de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
2018 : Voeux à volonté !

2018 : Voeux à volonté !

 

bonne-année-humour-2018

(Photo Passou, dessin de Philippe Geluck)

 

 

 

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594 Réponses pour 2018 : Voeux à volonté !

Janssen J-J dit: 14 janvier 2018 à 19 h 10 min

@mes voeux berbères pour « Passou », only.
désolé : pas de « only » qui tieigne… tout ce qui s’écrit icite concerne tout le monde, c la loi du blog, sans blag.

Janssen J-J dit: 14 janvier 2018 à 18 h 40 min

(je répète) Merci pour vos bons vœux somme toute argumentés bien que parfois digressifs, mais…

moi, en revanche, ça commence bin mal, niveau orthog… L’effet de surprise interloquée, sans doute !

Janssen J-J dit: 14 janvier 2018 à 18 h 36 min

@ »Je m’associe ce dimanche 14 janvier de l’an de grâce 2018, avec Rimbaud, pour vous souhaiter du bonheur à l’occasion de ce nouvel an berbère… »

Merci pour vos bons vœux somme bien toute argumentés bien que parfois digressifs, mail nulle n’est parfaite. Je pense que la rdl sera très honorée de partir du bon pied avec vous, et que votre compagnie redeviendra fréquentab’. Une fois encore une loi se vérifie : « quand on veut êt’sympa, on peut ».

la vie dans les bois dit: 14 janvier 2018 à 16 h 13 min

Après avoir développé une petite digression sur le mot Séfar, l’intérêt –renouvelé- pour le mot Inquisition s’est imposé, à la lecture du nouveau livre de « Passou », non seulement parce qu’il l’a focalisée sur les seules victimes juives d’Espagne, comme on l’a lu, mais parce qu’historiquement, en Europe, elle a été, comment dire, fondatrice ? De quoi ? A vous de voir.
L’Inquisition médiévale a été illustrée dans ce petit livre « Le nom de la Rose », de U. Eco. Ce livre je l’ai mis dans mon panthéon littéraire, chacun le sien…
L’Inquisition espagnole, abordée dans le livre de « Passou », peut s’apparenter au mieux à un traité de science politique, dans ce que ces tribunaux ecclésiastiques de l’Eglise catholique romaine ont persécuté un groupe social, ici ethnique et religieux, défini comme une entité politique, au sens grec, et biblique, les Juifs considérés comme une « nation ».
De ce schéma de sciences sociales, sauce parigote, c’est-à-dire ultra-communautaire, il est bon d’en sortir, vite fait, bien fait, et d’en venir- enfin !- à ce qui est vraiment de la Littérature, dans ce qu’elle a de plus noble, la Fabula.
Tout commence par un tableau… « un tableau aux teintes nettement plus vives »
Je garde cette expression, en mémoire. Pour la bonne et simple raison, que dans quelques jours il sera permis de commenter le dernier livre de » Passou ». Et qu’à cette occasion, sans rien dévoiler pour l’instant, j’en commenterai deux. J’ai écrit cela sur la RDL, le 9 janvier à 21H15
And now, it’s time
Le tableau, pour cette histoire, petite histoire dans la grande, c’est un tableau de Bartolomé Bermejo.
Ce tableau, huile sur panneau, se trouve dans une riche demeure de Saragosse ; nous sommes en 1485, chez Ménassé de Montesa, enregistré sous un autre nom, dans une liste noire du tribunal de l’Inquisition.
Inquisition dont Tomas de Torquemada, la cruauté faite homme, « monarque sans couronne », initialement cantonné à Tolède, vient de prendre la tête, pour toute l’Espagne, après l’assassinat de l’Inquisiteur Arbuès, dans La Seo…
Ménassé de Montessa est un riche négociant juif, fraîchement converti, ayant fait le choix de monnayer sa conversion, pour lui et sa famille, pour échapper à l’exil ou plus sûrement au bûcher.
Le visiteur, attendu, qui contemple ce tableau de Bermejo est un chevalier à la triste figure, un hidalgo sans foi ni loi, accompagné seulement d’un Cerbero, un chien errant qui le suit comme son (h)ombre.
Ce tableau , commande privée, « une promenade », dépeint au premier plan les berges désertes de l’Ebre. Désertes, si ce n’est la présence d’un cheval d’une blancheur éclatante.
Ce livre fabuleux, au sens littéral, plaisir de la lecture, et rien que cela, est d’un inconnu (jamais lu auparavant) amateur de Mozart, son nom : Raphael Jerusalmy
et son « nom de la Rose » de personne ? « La rose de Saragosse », éditions Actes Sud, janvier 2018

la vie dans les bois dit: 14 janvier 2018 à 16 h 12 min

Vœux à volonté.
Je m’associe ce dimanche 14 janvier de l’an de grâce 2018, avec Rimbaud, pour vous souhaiter du bonheur à l’occasion de ce nouvel an berbère… (on n’a pas dit barbare, hein)
1/Comment j’ai lu le roman « Retour à Séfarad », de « Passou »
Déjà car j’aime l’Espagne, d’un amour tardif, tardif dans la saison d’abord, c’était l’automne, et tardif car arrivé fort tard dans ma vie, un road movie il y a une petite dizaine d’années à tracer des routes et des chemins dans le Nord, et Nord-Est, de la Catalogne, jusqu’à Burgos, en passant par Teruel, d’abbayes en cathédrales, de monastères en déserts, de bodegas…en ramblas y tapas . De la crypte de Gaudi, au tombeau de Chimène…
L’Espagne une autre fois , aussi, survolée, comme autant de petites lumières distantes dans la nuit, par le hublot d’un avion à destination du Maroc…
Et puis quoi, quand on intervient ici, chez lui, c’est bien la moindre des choses, que de la lire hors de lui. Lire Pierre Assouline, dans son jus.
2/Comment j’ai entendu l’appel du Roi, qui n’est pas roi, mais de mon « Espagne » personnelle
C’est peu dire que cet appel du Roi d’Espagne : « vous nous avez manqué », je l’ai entendu à ma façon. Un statut bien particulier, qui fait que je réentends ce rappel, lancé chaque année dans ma petite patrie.
3/Comment ce livre de « Passou » m’a mis les nerfs.
Par son parti pris assumé, qui fait faire des raccourcis, pas toujours très heureux. Et que je ne détaillerai pas, mais.
Mais j’ai pas aimé la parano.
Mais très clairement la critique légitime de l’Etat d’ Israël ne passera pour de l’antisémitisme, ni l’histoire de l’Espagne « vidée » des juifs, pour une réalité historique avec une uchronie que j’estime révisionniste. Et qu’il n’était pas le peuple le plus nombreux avant les Wisigoths…
Par la date, 1492, une date à retenir selon ces critères, alors que vous le vouliez ou non, elle restera d’abord, pour moi, liée à cette extraordinaire aventure « «Colombienne ».Avant d’être « un chagrin »…
Pas kiffé non plus, ce persiflage, rien de moins, à propos des descendants de Morisques, qui n’auraient pas légitimité à entreprendre le même lobbying que pour les Juifs expulsés par le décret de l’Alhambra, pour une reconnaissance, différente mais aussi légitime.
Et non ! Leurs descendants ne sont pas les terroristes de Daech !
Je zappe la guerre d’Espagne ayant déjà commenté abondamment sur les billets récents, ou moins, de la RDL.
Et puis at last, ce sera le dernier élément négatif, peut-être le plus saillant et personnel. Elle concerne la couleur des yeux… Le bleu de ses yeux, le bleu de l’hérédité,( vous connaissez les lois de Mendel ?, on apprend cela en cours de biologie : le caractère bleu des yeux est récessif…) ne suffira peut-être pas à calmer cette immense colère, qui reste celle de ceux qui ne tenaient pas plus que cela à ce que l’Algérie reste française. Bien au contraire.
3/ Comment j’ai quand même lu ce livre « jusqu’au bout », et que j’ai quand même pris le train du Pérégrin.
Voyager d’abord avec ce mot : Séfar (chap. 9) Ou comment onomastiquer avec plaisir
Séfar, Sefarad, « espace indéfini résultant d’une erreur d’interprétation biblique » (p.406) serait un hapax qui n’apparait qu’une fois dans l’ancien Testament, dans le livre d’Abdias, petit prophète qui raconte les Edomites, et le cap’ Achab
Le Livre d’Abdias est avec ses 21 versets le plus court de tous les « petits prophètes » (et de l’ensemble du Tanakh ou bible hébraïque d’ailleurs). Dans le rite séfarade, ce livre est la haftarah de la parasha Vayishla’h, qui décrit les démêlés des frères jumeaux Jacob et Ésaü. Le livre d’Abdias est en effet interprété comme prophétisant les difficiles relations entre judaïsme et christianisme (wiki)
Le pays d’origine des Édomites, selon le Tanakh (ou Bible Hébraïque), s’étendait de la péninsule du Sinaï jusqu’à la ville de Kadesh-Barnea (Sud de l’antique Israël). Vers le Sud, il atteignit Eilat (Sur la mer Rouge, golfe d’Aqaba), qui fut le port d’Édom. Au Nord le territoire d’Édom touchait celui de Moab et de Juda. La frontière entre Moab et Édom était le Wadi Zered. L’ancienne capitale d’Édom fut Bozrah (ou Botsra ou Botzrah, en Hébreu : בצרה) dans le Sud de l’actuelle Jordanie, au Sud-est de la mer Morte. La royauté d’Édom, au moins au début, n’était pas héréditaire. ( site : antikforever)
Mais aussi dans la Genèse, Gen 10.30
Leurs lieux d’habitation s’étendent depuis Mésha, du côté de Sepahr jusqu’aux montagnes de l’Est
Alors que je situe Séfar en Algérie, vers Djanet, Tassili n’Ajjer, pas loin du Hoggar du Père Foucault, une illumination qui m’est venue comme celle d’un juré Goncourt actuel qui y fit une expérience mystique…) une cité disparue, un ancien caravansérail juif, parait-il ( merci à Y. Arthus Bertrand pour ce reportage magnifique, l’Algérie vue du ciel)
J’ai bien aimé voyagé jusqu’à Debdou, après avoir débusqué la tribu Assouline, dans la grande Garabagne de Michaux, avec une halte dans un patelin paumé, Figuig…
Bien aimé retrouver Lawrence d’Arabie en route vers Aqqaba en Espagne…p.264
4/ comment j’ai trop kiffé le site de Faustino Calderon.(p.267)
C’est peu dire que loin de représenter de tristes sites (« Passou » et sa nostalgie attitude morbide, c’est qqchose kan même), ce chasseur de cités perdues, nous livre des trésors, où la vie , ici tapie, ne demande qu’à reprendre… Je ne sais pas pourquoi « Passou » ne songe qu’à y voir des cimetières, d’où les exilés ont emporté des plaques de rue, qui n’ont entre nous, et pour sûr ! jamais existé !
5/ comment j’ai appris à compatir pour Jamon…
C’est au sud, bien au sud de Barcelone, de mémoire que j’ai soupçonné que les jamons, encore vivants, sur pied, sont cachés dans des bâtiments longs et très bas, disséminés dans les collines désertiques sur lesquelles ne planent que des aigles…
6/ comment on découvre « Passou » qui drague sa voisine, et là c’est Sancho qui rit.
7/ j’aurais tellement encore de choses à dire que je préfère maintenant le bruit du silence, pas celui levinassien, quelle horreur rhétorique !
Alors que j’aurais aimé développé sur ces  » Dis.pU.tatios » pour rendre hommage à Pascal…

Bravo pour cette réussite à l’épreuve d’espagnol. Si j’étais Roi, je vous donnerai votre diplôme national de meilleur aubergiste!
Ps : page 204, je pense que cette maladie du Tay-Sachs a été évoquée dans le roman « Etat limite », une intuition… un motif dans le tapis.
Pps, page je ne sais plus, mais le Consulat c’est un truc diplômatique. Alors qu’un condominium est un mot toujours usité, il désigne un ensemble immobilier en location partagée…Une résidence de tourisme un peu. Pierre en vacances, pour dire.

On n’est pas fâchés ?
https://www.youtube.com/watch?v=iDRwaV5VM6o

Signé: une lecture oisive, hein (p.219)

ce que je faisais le 30 novembre 2015 ?
Probable que je fêtais un anniversaire. C’est pure vérité, celui d »une dame des confins, qui me manque trop.

Janssen J-J dit: 5 janvier 2018 à 10 h 45 min

@19.14, Belle intention de vœux, ce concerto d’Aranjuez. Merci.
@20.13 Hélas, mes bouquins sont invendables, à cause qu’ils sont tout gribouillés et par conséquent destinés aux cendres poussiéreuses du feu après relectures de mes réactions dans les marges. Avec ce constat généralement accablant pour justifier l’autodafé censé faire de la place : « comment ai-je pu être si stupide de réagir ainsi à l’époque ? »…
Voyez, c’est une expérience bin banale !
En revanche, je peux vous vendre pour pas cher, deux vieilles bagnoles et une vieille mobylette que vous pourriez encore sauver du naufrage, je pense, sachant vos qualités de mécanicien. A moins que Sergio prenne une sérieuse option, en surenchérissant sur votre offre.

Janssen J-J dit: 4 janvier 2018 à 16 h 06 min

Adieu 2017 et à cette nouvelle flopée de romans lus en intégralité dans la chrono de cette apparition (exit les books de philo, sciences humaines, et histoire principalement).
Si un seul « roman » devait t’accompagner et me rapprocher de toi sur ton dernier rocher, crois-moi sans hésiter une seule minute : emporte « Jérusalem » d’Alan Moore, et moi je lirai ce que tu me recommanderas les yeux fermés, oui les yeux fermés !
Et en route pour de nouvelles (re)découvertes en 2018 ! Bonne année à toussent.

2016 -> Tanguy VIEL, Article 353 du Code pénal.
1925 -> Frantz KAFKA, Le procès (tr° Bernard Lortholary).
1926 – > Isaac BABEL, Cavalerie rouge.
2017 -> Michel HOUELLEBECQ, En présence de Schopenhauer.
2016 -> David Van REYBROUCK, Zinc.
2017 -> Philippe BESSON, « Arrête avec tes mensonges ».
2016 [1979 ; 1980] -> Haruki MURAKAMI, Écoute le chant du vent ; Flipper 1973.
2013 -> Bernard OLLIVIER, Sur le chemin des Ducs, la Normandie à pied, de Rouen au Mont Saint-Michel.
2012 -> François GARDE, Ce qu’il advint du sauvage blanc.
2015 -> Laurent BINET, La septième fonction du langage.
2016 -> Asli ERDOGAN, Le silence même n’est plus à toi (chroniques).
2017 -> Hervé LE CORRE, Prendre les loups pour des chiens.
2017 -> Michaël COLLINS, Des souvenirs américains.
2017 – > Pierre LEMAITRE, Trois jours et une vie.
2014 – > Chimamanda NGOZI ADICHIE, Americanah.
2017 – > Goliarda SAPIENZA, Rendez-vous à Positano.
2017 – > Arnaldur INDRIDASSON, Dans l’ombre.
1946 – > Boris VIAN / Vernon SULLIVAN, J’irai cracher sur vos tombes.
2016 – > Lydie SALVAYRE, Petit traité d’éducation lubrique.
2017 -> Haruki MURAKAMI, Des hommes sans femmes (nouvelles)
2016 – > Ian Mc EWAN, Dans une coque de noix.
2014 -> Leonardo PADURA, Hérétiques.
2017 -> Erri DE LUCA, La nature exposée.
1974 -> Sándor MÁRAI, La nuit du bûcher.
2016 -> Dany LAFERRIERE, L’odeur du café.
2017 – > Pascal QUIGNARD, Une journée de bonheur.
2015 -> Tobie NATHAN, Ce pays qui te ressemble.
2017 – > Raia DEL VECCHIO, Hôtel Receptor.
2017 – > Russel BANKS, Voyager.
2017 – > Virginie DESPENTES, Vernon Subutex 3.
2017 -> Fred VARGAS, Quand sort la recluse.
1991 -> MO YAN, Professeur Singe.
2016 -> John M. COETZEE, Trois histoires.
2015 -> Régine DETAMBEL, Les livres prennent soin de nous (pour une bibliothérapie créative)
2015 – > Evguénia IAROSLAVSKAIA-MARKON, Révoltée (mon autobiographie).
1979 [1981] -> TREVANIAN (Rodney William Whitaker), Shibumi.
2017 -> Richard FORD, Entre eux.
2011 – > Leonardo PADURA, L’homme qui aimait les chiens.
2016 –> Eleni SIKELIANOS, Animale Machine, la Grecque prodige.
2017 -> Kamel DAOUD, Mes indépendances, Chroniques 2010-2016.
2015 -> Henning MANKELL, Les bottes suédoises.
2017 [1953] -> William S. BURROUGHS, Junky (le texte définitif de « Junk »).
1985 [1953] – > William S. BURROUGHS, Queer.
1994 – > William S. BURROUGHS, Mon éducation, le livre des rêves.
2012 [2008] –> William S. BURROUGHS et Jack KEROUAC, Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines.
1929 -> Virginia WOOLF, Une chambre à soi.
1956 –> James BALDWIN, La chambre de Giovanni.
2015 – > Irvin YALOM, Créatures d’un jour.
1920 – > André GIDE, Paludes.
1935 – > Jean GIONO, Que ma joie demeure.
1985 – > Claude SIMON, L’Acacia.
2017 -> Kamel DAOUD, Zabor ou Les psaumes.
2013 -> AYERDAHL, Rainbow Warriors.
2017 -> Marie-Hélène LAFON, Nos vies.
1973 – > William S. BURROUGHS, Les garçons sauvages. Le livre des morts.
2015 -> Henning MANKELL, Sable mouvant, fragments de ma vie.
2017 –> Daniel MENDELSOHN, Une Odyssée. Un père, un fils, une épopée.
2009 [1986] -> William S. BURROUGHS, Entre chats.
2008 [1963] – > William S. BURROUGHS, Lettres du Yage.
1955 – > James Patrick DONLEAVY, L’homme de gingembre.
1998 [1995] -> James Patrick DONLEAVY, La dame qui aimait les toilettes propres (Chronique d’une des plus étranges histoires colportées dans les environs de New York).
2006 [2002] -> Augusten BURROUGHS, Courir avec des ciseaux.
2017 -> Eric VUILLARD, L’ordre du jour.
2017 – > Christian OSTER, La vie automatique.
2017 – > Jean-Marie G. LE CLÉZIO, Alma.
1977 [1997] -> Jacques LACARRIÈRE, Chemin faisant (+ La mémoire des routes).
2016 -> Sandro VERONESI, Terres rares.
1970 -> Saul BELLOW, La planète de Mr. Sammler.
2017 – > Peter HANDKE, Essai sur le fou de champignons, une histoire en soi.
1970 -> Charlotte DELBO, Auschwitz et après I – Aucune de nous ne reviendra.
1970 – > Charlotte DELBO, Auschwitz et après II – Une connaissance inutile.
1971 – > Charlotte DELBO, Auschwitz et après III – Mesure de nos jours.
2017 – > Alan MOORE, Jérusalem.
1942 – > Ernst JÜNGER, Sur les falaises de marbre.
2015 -> Jérémy FEL, Les loups à leur porte.
2017 – > Paul YONNET, Zone de mort.

bérénice dit: 4 janvier 2018 à 10 h 02 min

vous extrapolez lvdlb, ne croyez pas qu’on puisse être jalouse de si vilaines conquêtes que celles qu’on vous suppose. Je vous redonnais tout simplement à lire vos humeurs du soir, votre lie de vin ou votre détresse affective, vote manque, votre rage, en un sémaphore crachotant dans la nuit une brume douteuse, nous sommes habitués à votre intolérance à la frustration , à vos colères, c’est d’ailleurs toujours un amusement d’avoir à les lire tout en leur accordant l’importance ou la cause de ce genre de divagations du meilleur goût . Cessez de projeter sur autrui vos propres affres. c’est tellement grotesque. Et renouvelez svp , vos humiliations manquent d’imagination mais glougloutent toujours dans une certaine prétention ancrée on ne sait trop dans quels porcs.

la vie dans les bois dit: 4 janvier 2018 à 9 h 50 min

lieules bavasseurs n’ont ils pas l’âme charitable au point de refiler qq euros à la chatbot en chaleur, pour qu’elle calme sa jalousie maladive et aille à la librairie la plus proche au lieu de se répandre en diarrhées verbeuses sur mes comments . Une bonne résolution! Et une bonne action!

bérénice dit: 4 janvier 2018 à 9 h 34 min

nous livre un peu de son secret de fabrique et met depuis 17h42 tout ses « fidèles » mal à l’aise- entendez fidèles bavasseurs de la RDL, ducon en tête, tu penses un keuf à la retraite, le bousouflé au bout du rouleau, la vieille hystérique , le musclé teigneux et bas de plafond, tous d’excellents français de l’administration- à ne pas comparer avec ses lecteurs.

Votre prose vespérale; le prince charmant vous-a-t-il visité ( je n’attends pas de réponse) et apaisée depuis lors pour que ce matin vous vous soyez extraite de cette saillie avilissant ceux à qui elle aurait été ( doutons) destinée ? La nuit porte conseil.

bérénice dit: 4 janvier 2018 à 9 h 28 min

« Pour l’instant, nous voyons à travers un verre sombre, mais face à face; maintenant je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme entièrement  »

est donné pour traduction de la citation ornementale, si vous souhaitez l’éclairer d’un sens plus juste et explicite par une traduction affinée et adaptée, je vous en saurais gré.

« Grâce à un verre, obscurément » pour votre référencé – « per speculum in aenigmate » -.

bérénice dit: 4 janvier 2018 à 9 h 15 min

le corbeau reste un « oiseau de mauvaise augure »

pour moi un corbeau est un délateur ou un maître chanteur. pour le reste de ce que vous exprimez et de ce que je n’ai pas personnellement lu, et bien que je ne rivalise pas en clarté dans mes énoncés, je vous avoue avoir relu plusieurs fois votre post d’hier vers 22h car il m’a semblé qu’il pouvait soit comme souvent chercher à rhabiller certains de ceux qui communiquent comme vous sur ce blog soit tenter de donner une idée des profils des personnages du bouquin cité: La cliente. Après avoir hésité entre la bonne et la moins bonne des deux interprétations, je n’en ai retenu aucune , et j’ai pensé que vous étiez souffrante .
Pour résumer, je pense que les situations de guerre qui restent les pires de celles que les hommes peuvent rencontrer révèlent les hommes pour le meilleur( humanisme, héroïsme, dépassement de soi) et le pire( cruauté, actes de sadisme non justifiés, évacuation du latent, expression accentuée du patent, crimes de guerre…) avec lequel ils sont contraints ou non de pactiser .

la vie dans les bois dit: 4 janvier 2018 à 8 h 34 min

Une histoire belge, concernant Désiré Simon,  » menteur professionnel ».

« Quand il avait lu La Cliente lors de sa parution, notre ami regretté Pierre Deligny s’était livré à une enquête sur le terrain touchant la transposition spatiale du roman dans le quinzième arrondissement de Paris. Il en ressortait qu’en bonne logique réaliste, dont tout romancier a évidemment le droit de faire fi, la cliente aurait dû fréquenter, non pas l’église Saint-Lambert-de-Vaugirard, distante de 1 300 m de son domicile, mais bien l’église Saint-Christophe de Javel, située à moins de 200 m de chez elle. L’astucieux Pierre Deligny avait alors émis l’hypothèse selon laquelle le choix du romancier-biographe constituait un autre et nouvel « immense clin d’œil à Simenon 7 » via Liège et sa place Saint-Lambert, où se trouvait jadis la cathédrale Saint-Lambert avant sa destruction par les révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle.

Lorsque Pierre Assouline m’avait offert son roman, il l’avait orné d’une amicale dédicace où il se disait persuadé que je saurais le « lire entre les lignes ». C’est, en un sens très particulier, ce que j’ai tenté de faire ici. Dans ce récit spéculaire où le motif du miroir est tellement important qu’il détermine une partie de la composition – ou de l’architecture – romanesque, les références à Simenon ne peuvent en tout cas être négligées. »

http://www.revues.be/cahiers-simenon/116-rapprochements-et-paralleles-ii/239-georges-simenon-et-pierre-assouline

la vie dans les bois dit: 4 janvier 2018 à 8 h 07 min

« Pierre Assouline dont on a entendu le témoignage dans un documentaire consacré à Clouzot et diffusé il y a peu, ne dit rien de nouveau ni opposé à que ce qu’en rapportent d’autres sur la période »

Je ne peux en témoigner, compte-tenu du fait que je n’ai pas écouté cette émission.

Mais je ne suis pas surprise d’avoir retrouvé dans le roman  » La cliente » Gallimard 1998, poche 2000/2004, roman qui m’est venu à l’esprit, et en pleine nuit, le 3 janvier à 1h32, lorsqu’il a été question de délation/dénonciation,
d’avoir retrouvé dans ce roman donc, un discours, ie narration forme dialogue ( indiqué:  » stérile » pour finir, mais pas vraiment…) à propos de ce film de Clouzot,  » Le corbeau ».
Dans ce dialogue dit  » de l’ami qui vous veut du bien », pour l’un ce n’est pas un film sur la  » quintessence de l’occupation », mais un universel sur la morale- ici au sens chrétien, et je ne pense pas dénaturer le propos du  » harceleur » ( s’cusez « Passou », je vous rhabille un peu, pour cet hiver rigoureux…) en le précisant, car il faut l’être, chrétien, pour déceler tout ce qui est misé sur cet état d’esprit, dans ce roman…-
Et pour l’autre, pris au piège, par cette référence ciné, pour se prononcer sur un dilemme moral, au sens philo (tout l’enjeu de ce roman) le corbeau reste un « oiseau de mauvaise augure »

l’un et l’autre, ayant chacun de bonnes  » raisons ». Mais l’un plus de sagesse que l’autre. (ressenti de lectrice)
Les deux sous la plume d’un même « scénariste », il faut le préciser.

___________________________________

A qq’uns, ceux qui ont lu ce roman, un ‘tit mot sur une citation,
« per speculum et aenigmate », sorte de sauve-qui-peut épistémologique 😉

complète est la suivante:

« Videmus enim nunc per speculum in aenigmate, tunc autem facie ad faciem; nunc cognosco ex parte, tunc autem cognoscam, sicut et cognitus sum »

renato dit: 4 janvier 2018 à 8 h 00 min

Ma grand-tante, bouguereau, t’aurait dit : «Voyons donc, bibi, les personnes qui subissent une vraie injustice savent la nommer, on peut en faire le constat lors de n’importe quelle grève. Tandis que perdu dans les abimes de ses obsessions névrotiques et privé de l’aide de l’intelligence par une réserve cognitive depuis toujours flétrie, le petit bourgeois a l’esprit vulgaire et borné tiendra le monde comme responsable de l’état de son tiroir caisse ou de la mauvaise fortune de ses opinions, de là bêtise sous-jacente à l’expression monde de merde»… Depuis le nuage de fumée qui l’accompagnait à longueur de journée sa sœur aurait acquiescé — tout en corrigeant : philistin pour ‘esprit vulgaire et borné’, p. ex.

rose dit: 4 janvier 2018 à 0 h 49 min

La réciproque existe et elle est vraie.

Parfois, à lire certaines nouvelles, je me surprends à penser que vous avez raison et qu’il faut des gens vigilants.
Néanmoins, la plupart du temps, pour cause de grande maladresse couplée aux injures systématiques, vous obtenez l’effet contraire de celui recherché et cela est fort dommage.

Widergänger dit: 4 janvier 2018 à 0 h 35 min

Faut être gentil avec moi, c’st tout…!

Obsessionnel, non. Juste la bonne dose. Ça compense la lâcheté ordinaire du Français moyen concernant le sort ds Juifs en Europe pendant la guerre, qui ont encore beaucoup trop de mal à comprendre l’importance d’un tel événement historique pour notre présent et l’avenir de l’Europe. On n’est jamais assez prévenu contre le mal, qu’on ne voit venir.

rose dit: 3 janvier 2018 à 23 h 37 min

ce qui s’ avère fort agréable, Widergänger, c’est lorsque vous marquez la capacité relationnelle d’ être en communication avec autrui.
il reste le côté archi- obsessionnel mais on ne peut pas progresser sur tous les plans conjointement.
Enfin, vous marquez vos qualités, cela rend notre blog très agréable à cotoyer.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 22 h 22 min

– entendez fidèles bavasseurs de la RDL

pourquoi toujours vous exclure du lot, entrez donc faites comme vous en avez l’habitude, je ne comprends pas vraiment à quoi l’on doit cette soudaine aigreur, que se passe-t-il? Pierre Assouline dont on a entendu le témoignage dans un documentaire consacré à Clouzot et diffusé il y a peu, ne dit rien de nouveau ni opposé à que ce qu’en rapportent d’autres sur la période mais je puis vous dire que ce que décrit Romain Gary dans L’éducation européenne ne vaut pas mieux côté pertes et outrages que ce que montrent certains films peignant la déliquescence morale de ce côté du front, il raconte ( au début du roman? récit?) comment les allemands occupaient d’anciennes demeures et raptaient femmes et jeunes filles dans les villages , les violentaient et pour joindre l’utile à l’agréable attendaient que les maris, compagnons, frères partisans sortent de la forêt pour les venger; les allemands mitraillaient alors tranquillement quand ces malheureux parvenaient aux abords de ces antiques maisons servant de bases militaires et de geôles. Tout ceci à l’est, les polonais attendaient une victoire des Russes à Varsovie et l’avancée des renforts .

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 21 h 00 min

Mais ce roman, c’est beaucoup plus que cela.
On y retrouve tous les travers de l’écrivain qui s’est approprié des citations, Valery, Saint Paul, etc, dont la plus connue reste, quand tout part en why: où va le blanc quand la neige fond.

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 20 h 51 min

Alors ça c’est pas mal.
Le « harceleur » de la boutique Armand Fleurs nous livre un peu de son secret de fabrique et met depuis 17h42 tout ses « fidèles » mal à l’aise- entendez fidèles bavasseurs de la RDL, ducon en tête, tu penses un keuf à la retraite, le bousouflé au bout du rouleau, la vieille hystérique , le musclé teigneux et bas de plafond, tous d’excellents français de l’administration- à ne pas comparer avec ses lecteurs.

C’est marrant car ce roman « la cliente » touche vraiment un point crucial de ce qu’il à fallu vivre après la Libération pour certains. Ou plus exactement continuer de vivre, et ce qu’aucune archive ne mentionnera jamais. Un modus vivendi mis à mal par une bonne volonté, qui peut nuire au bien, magnifiquement illustré.

Soleil vert dit: 3 janvier 2018 à 20 h 33 min

>M WGG « Je ne suis pas d’accord avec votre interprétation du Corbeau
Les délations de j…ifs pendant l’occupation n’ont rien à voir avec ce qui est représenté dans le corbeau ».
Tout a fait mais certains créateurs ont le don de saisir l’air du temps

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 19 h 53 min

Ls heures sont longues, ça marche, mais « l’heure est longue » ça ne marche déjà plus. De Fénelon à Fontane, il y a un hic…

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 19 h 39 min

Mais c’est comme ça que je suis à l’ordinaire, Christiane ! Quand on ne vient pas me chatouiller les narines…

La seconde nouvelle est vraiment passionnante. C’est une biographie vivante, fondée sur ds faits et recrée merveilleusement par Peter Härtling, comme il a su si bien le faire déjà dans ses précédents livres comme pour Hölderlin ou Lenau, de la vie de ce grand dessinateur de la fin du XVIIIè siècle qui a fasciné véritablement Peter Härtling quand il l’a découvert à la fin de sa vie lors d’une visite au musée.

Karl Fohr est un très grand dessinateur et un peintre de l’époque romantique qui, comme ses contemporains, est attiré par le voyage à Rome. Peter Härtling fait revivre avec brio toute cette période romantique en Allemagne, le romantisme de Heidelberg, la deuxième vague du romantisme allemand, celui de Görres, de Clemens Brentano, de Achim von Arnim, de Günderrode (que mettra en scène également Christa Wolf dans son récit sur la vie de Kleist, qu’elle fait mourir en compagnie de Günderrode sur les bords du Wannsee) ou le « philosophe candide » G. H. Schubert, époque fascinante à bien des égards.

Le récit Peter Härtling se termine comme il se doit à Rome, où Charles Fohr meurt par accident, noyé. Mais au-delà de la recréation de la vie d’un grand artiste, le récit est une méditation sur les fondements de la culture européenne et sur l’avenir de l’Europe en cours. Il n’est pas seulement attachant, il est instructif.

En voici l’incipit, d’abord en allemand puis dans ma traduction :

Unterm Schloss, in dem verwilderten Garten hinterm Haus, unterm Berg, hört das Kind zum ersten mal den Vater rufen. Es hat an der Hand der Mutter laufen gelernt und wagt es, durch die Tür zu gehen, aus der Küche hinaus, in die grüne Wildnis.
Wo bist du, mon petit Charles ? Wo bist du, ist die Sprache der Mutter, mon petit Charles die des Vaters.
Hier unterm Heidelberger Schloss kam Karl Fohr, in seiner Kindheit Charles getufen, auf die Welt. Im Schatten des gœtheschen Ginkobaums und begleitet von Feen und Prinzen, die seine Mama aus den Büchern rief, so lange, bis er sie selber erfand und ihre Geschichten den Eltern erzählte.

___________

Au pied du château, dans le jardin sauvage derrière la maison, au pied de la montagne, c’est là que l’enfant entend pour la première fois son père appeler. Il a appris à marcher en tenant la main de sa mère et n’hésite pas à se lancer à travers l’ouverture de la porte, de la cuisine, dans la nature sauvage.
Où es-tu, mon petit Charles ? Où es-tu, c’est la langue de la mère, mon petit Charles celle du père.
C’est ici, au pied du château de Heidelberg que Karl Fohr, appelé Charles dans son enfance, vint au monde. À l’ombre de l’abricotier d’argent de Gœthe, sous la protection des fées et des princes, que sa maman faisait appeler des livres, jusqu’à ce que lui-même en vînt à les inventer et en raconte l’histoire à ses parents.

christiane dit: 3 janvier 2018 à 18 h 50 min

@Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 14 h 57 min
Voilà, c’est exactement comme cela que je vous ai connu : clair, calme, pédagogue. que c’est reposant…
Il suffit d’entrer dans votre monde de pensée pour que tout s’apaise en vous. Quel être étrange vous êtes.

Oui, dans ce chapitre Michel Foucault ne parlait pas de l’art encore que le livre commence par quelques pages somptueuses sur l’analyse du tableau de Vélasquez qui est au Prado : « Les Ménines ». C’est le chapitre I « Les suivantes » , avec une exploration du miroir dans la peinture hollandaise (qui joue un rôle de redoublement de ce qui est déjà visible dans le tableau; sauf que là, remarque M.F., les deux personnages qui apparaissent sont le roi Philippe IV et son épouse. Le miroir fait voir « au-delà même des murs del’atelier, ce qui se passe en avant du tableau » faisant pénétrer l’extérieur dans l’intérieur de la scène., couple vers lequel se porte le regard de la petite infante. Couple qui serait absolument invisible sans le miroir qui fait naître un autre espace.)
C’est pour cette étude que j’ai acheté cet essai. Plus tard, j’ai découvert les autres chapitres.
Dans ce fameux chapitre II, il y a un passage pour vous (p.51) et là, on décolle… (DHH va sourire…)
« … le langage était transparent. Les noms étaient déposés sur ce qu’ils désignaient, comme la force est écrite dans le corps du lion, la royauté dans le regard de l’aigle, comme l’influence des planètes est marquée sur le front des hommes. Cette transparence fut détruite à Babel pour la punition des hommes. Les langues ne furent séparées les unes des autres et ne devinrent incompatibles que dans la mesure où fut effacée d’abord cette ressemblance aux choses qui avait été la première raison d’être du langage. Toutes les langues que nous connaissons, nous ne les parlons maintenant que sur fond de cette similitude perdue, et dans l’espace qu’elle a laissé vide. Il n’y a qu’une langue qui en garde la mémoire, parce qu’elle dérive tout droit de ce premier vocabulaire maintenant oublié ; parce que Dieu n’a pas voulu que le châtiment de Babel échappe au souvenir des hommes ; parce que cette langue a dû servir à raconter la vieille Alliance de Dieu avec son peuple ; parce qu’enfin c’est dans cette langue que Dieu s’est adressé à ceux qui l’écoutaient. l’hébreu porte donc, comme des débris, les marques de la nomination première… »
L’exploration continue. Elle vous plairait. C’était son préambule pour entrer dans le langage et écrire qu’il a à être le lieu des révélations et à faire partie de l’espace où la vérité, à la fois, se manifeste et s’énonce. Étrange livre, étrange méditation poétique qu’il m’a plu de retrouver dans le cadre de ce bel échange avec vous et Pat. V.
Bonne soirée.

Sergio dit: 3 janvier 2018 à 18 h 45 min

Ces dessins du Chat sont de facture très élaborée ; faudrait juste balancer un peu d’altitude au texte !

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 18 h 36 min

On peut lire dans cet incipit l’art de conteur de Peter Härtling. En quelques phrases bien senties, dont une en style indirect libre qui répercute les moqueries de ses proches, il esquisse déjà à grands traits un caractère et ses liens avec son entourage, ici familial, tout en créant un ton à la fois aimable et ironique, tout un climat qu’il installe sans en avoir l’air.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 18 h 26 min

– Et comme l’homme est essentiellement imitateur, j’ai imité !

hessantielman..t’es un girardien..moi haussi j’ai imité..c’est dla rétro-ingénierie serdgio ou je ne m’y connais pas..hon va sfaire mette par les machines et ed elle le sait pas hencore

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 18 h 23 min

Oui, en effet, DHH, on pourrait traduire par :

La vie est courte, l’heure est lente.

Ce ne serait pas une mauvaise traduction.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 18 h 20 min

elle ne vous donne pas droit au chapitre de la chair de la même façon que ces nobles, grands bourgeois et aristocrates en ont joui de plain-pied

c’est pus qu’une question de temps quant à ce ‘chapitre’..ce povre dracul rabillé en haillon de miséreux sessuelle..c’est comme les lettres de dénonciations..on scroit hélu qui dirait dracul

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 18 h 16 min

La première nouvelle de Tage mit Echo, de Peter Härtling raconte l’histoire d’un homme de théâtre de 78 ans qui continue à se produire sur scène mais pour des lectures d’œuvres littéraires uniquement, ce qu’on appelle n allemand Vorlesung, genre théâtral peu prisé en France mais apparemment assez fréquent en Allemagne. L’intérêt réside d’une part dans les commentaires des œuvres lues qui peuvent à l’occasion émailler le récit de la vi de c vénérable vieillard, et aussi les parallèles que tisse le texte entre les histoires lues et les histoires de la vie de cet hommed e théâtre dans ses pérégrinations à travers l’Allemagne, ses villes et ses souvenirs. Il vit en quelque sorte à chaque fois ce que l’histoire qu’il lit raconte. C’est un procédé qui remonte au Gœthe des Affinités électives.

Sont lues à chaque fois les dernières œuvres de chaque écrivains. C’est donc aussi une méditation sur la création littéraire à travers cette question métaphysique : Qu’est-ce qu’une dernière œuvre ? Cette expression a-t-elle vraiment un sens ? C’est aussi une médition sur l temps qui passe et sur la mort qui approche pour le protagoniste et à quoi renvoient ces œuvres comme des œuvres testamentaires sans toujours le savoir.

L’allemand qu’emploie Peter Härtling est simple et tranquille mais efficace pour produire l’émotion dans la tonalité qui convient. Voici par exemple l’incipit de ctte première nouvelle intitulée Brodeck und die letzten Bücher (Brodeck et les dernières histoires, ce qui fait un jeu de mot paradoxal en français, qui n’est pas étranger au sens même du texte allemand) :

Der Wind blieb in der Sonne kühl. Brodeck rückte seinen Stuhl in die Ecke, die sonst von den spielenden Enkeln beansprucht wurde. In seinen Gedanken war er dieser Bewegung schon voraus, und wieder machte ihm eine Widersinnigkeit zu schaffen. Er verhilt sich wie ein alter, kränkelnder Mann. Das war er sowieso, über das Pensionsalter hinaus, achtundsiebzig, doch noch immer, nach zwi Infarkten, ruhelos unterwegs auf Vortragsreisen, ein altes Bühnentier.

________

Ce que j’ai traduit par :

« Le vent restait frais au soleil. Brodeck prit sa chaise pour la déplacer dans le coin que ses petits-enfants avaient l’habitude de revendiquer pour y jouer. Sa réflexion avait précédé ce geste, et son incongruité lui sautait maintenant aux yeux : Il se comportait vraiment comme un vieil homme souffreteux. C’est bien ce qu’il était d’ailleurs, ayant dépassé l’âge canonique de la retraite, à soixante-dix-huit ans, mais il était toujours vaillant, malgré deux infarctus, en tournée pour ses conférences, une vieille bête de scène. »

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 18 h 15 min

Les choses ne sont pas forcément à voir avec ce rgard médical particulier à l’époque moderne qui a remplacé le prêtre et l’Eglise par le psychiatre et la psychiatrie

t’en es telement sûr que la démonstration du mobil n’est même pas a défende dracul..

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 18 h 11 min

mome j’ai pas mal brancardé pour les fous et les taulards..un jour un gars les deux jambes cassées me tend haineux son dossier..j’y réponds que j’ai dla meilleur lecture..il a sourit fielleux et m’a dit que j’avais même pas le courage de le lire en face de lui

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 18 h 06 min

Et puis qu’appelez-vous « le schéma posterieur » ?

il doit pas ête bien joufflu..bon ça dépend des gouts

Passou dit: 3 janvier 2018 à 17 h 42 min

Pour des recherches relatives à la préparation de deux livres (La Cliente et la biographie de Simenon), j’ai passé des semaines aux Archives nationales et aux archives départementales de Vendée à lire les originaux des lettres de dénonciation. Ad nauseam ! Et les femmes dénonçant le marché noir dont leur mari se rendait coupable, à seule fin de se débarrasser de lui et de se la couler douce avec leur amant, n’étaient pas en reste. Ce qui m’a le plus frappé, outre le sentiment d’impunité « à jamais » et d’irresponsabilité chez ceux qui envoyaient les juifs à la mort pour leur prendre leur appartement ou pour des raisons de rivalité commerciale, c’est deux choses : les lettres anonymes signées (elles avaient le style immonde de l’anonymat mais l’auteur ne pouvaient d’empêcher de signer) et le fait qu’en fuyant Paris, les Allemands ont laissé derrière eux des sacs entiers contenant des dizaines de milliers de lettres encore dans leurs enveloppes décachetées que, de leur propre aveu, ils n’avaient pas eu le temps de traiter tant il y en avait.

DHH dit: 3 janvier 2018 à 17 h 39 min

@WGG 16h 53
Pavese exprime en ces termes une idée proche de celle qui vous semble difficile à traduire de l’allemand
« L’oisiveté rend les heures lentes et les années rapides. L’activité rend les heures brèves et les années lentes.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 17 h 39 min

Je garderais le contraste court/long en évitant d’employer « infini » qui me semble déjà être une interprétation (juste, mais tout de même). L’auteur aurait pu écrire « die Stunde ist ohne Ende », or s’il choisit « lang », c’est justement pour cette opposition.

D. dit: 3 janvier 2018 à 17 h 22 min

Et puis qu’appelez-vous « le schéma posterieur » ? Postérieur à quelle autre schéma ? Votre questionnement posé question.

Sergio dit: 3 janvier 2018 à 17 h 20 min

Ed dit: 3 janvier 2018 à 16 h 30 min
Ces soulèvements d’une jeunesse sans avenir était même très beau.

des exemples indéniables d’actes (révolutionnaires en l’occurrence) nés dans et propagés par les réseaux sociaux.

C’est peut-être dans cette direction qu’il faut chercher la solution à ce danger islamique, qui visiblement déborde « le cadre de l’épure ». Une jeunesse sans avenir, sauf… celui du reste du monde, technique et progrès passionnants, diablement utiles, salvateurs, indispensables.

Et pas de guerre !

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 17 h 18 min

« …le temps est long » ne rend pas compte du contraste entre les deux parties de la phrase. On ne peut pas remplacer non plus « temps » par « heure », ça ne marche pas en français. Mais on pourrait peut-être dire, pour exprimer ce contraste et ce qu’il signifie :

« La vie est courte, l’heure est infinie. »

Car quand on dit « la vie est courte », on veut dire qu’elle n’est pas infinie justement.

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 17 h 13 min

en ont joui de plain-pied. (bérénice)

Le pied n’est peut-être pas l’organe appropriée comme dirait Bill (Clinton)… sauf pour les fétichistes.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 16 h 32 min

WGG, va pour la petite bourgeoise frustrée, je préfère ce statut à la mangeoire pornographique qui si vous vous y achalandez en palliatif à vos désirs vous fait participer à l’enrichissement de cette industrie en plein essor et fait de vous un bon citoyen en accord avec son temps, je ne sais si en d’autres vous auriez été convié à une fête galante dans quelque folie, il est vrai qu’on assiste à une démocratisation du phénomène par films interposés mais hélas elle ne vous donne pas droit au chapitre de la chair de la même façon que ces nobles, grands bourgeois et aristocrates en ont joui de plain-pied.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 16 h 30 min

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 16 h 23 min

non non non !!! Je ne condamnais pas du tout les printemps arabes. Ces soulèvements d’une jeunesse sans avenir était même très beau.
Je disais juste qu’ils étaient des exemples indéniables d’actes (révolutionnaires en l’occurrence) nés dans et propagés par les réseaux sociaux.

D. dit: 3 janvier 2018 à 16 h 29 min

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 23 min
n’est-ce pas D que les bêtes sont moins brutales que les hommes si l’on accepte le schéma postérieur de la pose reproductrice, elles ne sont que des bêtes et donc pas forcément des brutes?

Je n’en ai aucune idée Bérénice, et ce sujet ne m’intéresse pas. Pourquoi me poser une telle question ?

gisèle dit: 3 janvier 2018 à 16 h 24 min

Ed 14h59/15h03. Précisions , professeur…
a)je n’ai pas dit que VOUS confondiez blogs et réseaux sociaux. J’ai dit qu’ils étaient différents.
b) je n’ai pas dit que vous parliez de « thérapie ». J’ai dit que « cela soit considéré comme une thérapie..etc » Je ne confonds pas « exutoire/Thérapie ».Merci.
conclusion: mon post , donc, n’aurait pas dû s’adresser à vous. CQFD.Toutes mes excuses.
Le sujet m’intéresse, et il y a des yeux accompagnés d’oreilles, qui, fort opportunément s’approchent et vont s’emparer du sujet .
Bonne soirée,s’il fait nuit déjà dans le lieu d’où vous écrivez.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 16 h 23 min

Les révolutions arabes le confirment

ED, les printemps s’ils avaient pu être solidifiés ne furent pas des événements regrettables, c’est ce qui a suivi, leur récupération et la transformation de ces mouvements de révolte populaire et étudiants justifiables, sont entrés en concurrence les extrémismes religieux et les militaires qui ont profité de la déstabilisation pour prendre place. N’allez pas faire comme un de nos ministres en voyage en Tunisie qui demandait à ce que soit réprimé le mouvement .

http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/13/tunisie-les-propos-effrayants-d-alliot-marie-suscitent-la-polemique_1465278_3212.html

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 16 h 17 min

Peter Härtling a placé en exergue à son dernier recueil de nouvelles Tage mit Echo ces paroles énigmatiques extraites du Stechlin, de Théodor Fontane :

« Das Leben ist kurz, die Stunde ist lang. »

Facile à comprendre, difficile à traduire !

La vie est courte, l’heure est…

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 16 h 10 min

Sans être spécialement voyeur, on peut y trouver du plaisir. Les choses ne sont pas forcément à voir avec ce rgard médical particulier à l’époque moderne qui a remplacé le prêtre et l’Eglise par le psychiatre et la psychiatrie. La pornographie n’est pas forcémnt vulgaire. Tout ça, ce sont ds clichés de petits bourgeois frustrés.

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 16 h 07 min

Mais j n’ai pas dit qu’elles étaient dans l’esprit de l’auteur, j’ai dit xactement l’inverse. J’ai dit que cette lecture, sans spécification des Juifs, était déjà celle de mars 1944. Et qu’aujourd’hui, on peut très légitimment la faire. Une œuvre n’appartient pas à son auteur !

Sergio dit: 3 janvier 2018 à 15 h 57 min

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 30 min
La peinture depuis la Renaissance nous montre des bonnes femmes à poils, enfin ! Les sculpture à Versailles, idem.

Et non sans arrière-pensée, c’est le cas de le dire : à Versailles on avait installé dans les combles une telle galerie, mais avec vocation éducative à l’endroit du dauphin. Comme nous le rapporte Louis XV (Dumas père),

– Et comme l’homme est essentiellement imitateur, j’ai imité !

DHH dit: 3 janvier 2018 à 15 h 52 min

WGG
Je ne suis pas d’accord avec votre interprétation du Corbeau
Les délations de j…ifs pendant l’occupation n’ont rien à voir avec ce qui est représenté dans le corbeau
Ces délations anonymes étaient nombreuses (vous avez cité les chiffres) , mais elles s’adressaient de manière univoque aux pouvoirs publics , leur objet étant une vengeance individuelle par administration interposée ou plus banalement la perspective de faire déporter un voisin et sa famille afin de récupérer son appartement ou à défaut les biens qu’il contenait.
Du même ordre, et avec les mêmes objectifs d’intérêt personnel un autre courant de délation actif concernait le marché noir ou les fraudes sur le rationnement, une dénonciation pouvant permettre d’éliminer un concurrent. Les unes et les autres ont été monnaie courante sous Vichy ; et dans l’administration à laquelle j’ai appartenu à mes débuts j’ai côtoyé de vieux fonctionnaires du contrôle économique encore en activité, qui m’ont dit l’exploitation très fructueuse qu’ils faisaient de ces informations
Dans le film ces dénonciations sont à certains égards désintéressées, elles sont en quelque sorte lancées à la cantonade ; elles representent la manifestation matérielle d’un climat de médiocrité haineuse impliquant tout un groupe social et affectant les interactions entre ses membres . Tel est le sujet du film de Clouzot et il est clair en conséquence que les comportements qui sont représentés n’ont de commun avec les dénonciations de l’occupation que l’identité du véhicule, la lettre anonyme , mais vraiment rien d’autre qui aurait pu être dans l’esprit de l’auteur du corbeau

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 44 min

Mais un couple en pleine action, c’est très beau !

c’est naturel, ensuite libre au voyeur d’y discerner une beauté.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 38 min

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 36 min
Mais un couple en pleine action, c’est très beau !

Oui ! Mais certainement pas dans la pornographie. Je me demande si laideur n’est pas un synonyme de pornographie.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 34 min

un nu n’est pas un couple en action, le cinéma pornographique ne se donne pas pour but de révéler un esthétisme ou la beauté des corps quand bien même il lui arrive d’utiliser l’esthétisme pour montrer, exposer à un public informé le déroulement via des scénarios plus ou moins riches ( ou pauvres) des actes sexuels en images et sonorisés.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 34 min

Les films pornos peuvent aussi avoir une valeur éducative.

Vous confondez pornos érotiques, mais c’est tout à votre honneur d’être aussi naïfs. Les jeunes ne le sont pas, ils sont crédules et pensent qu’actrice porno = femme normale.

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 34 min

Oui, certains adorent couper les cheveux en quatre. Pour moi, c’est pareil. On ne voit pas l’acte dans les tableaux mais ils l’appellent en imagination. Il n’y a pas de mal à ça !

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 32 min

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 27 min
Ed merci mais sans être consommatrice il m’est arrivé de la penser en terme de pollution, d’influence dont on se défait difficilement, il y a je crois un phénomène d’addiction et de reproduction des schémas proposés ( ah tiens ça c’est cool si on essayait, passe moi le beurre …)

Exactement. Je ne suis pas consommatrice non plus (combien de femmes le sont), mais les méfaits sont indéniables. Les mécanismes de reproduction dans la vraie vie ont été étudiés par des spécialistes et je plaints les jeunes femmes.

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 32 min

Mais rien n’est si tranché. Les films pornos peuvent aussi avoir une valeur éducative. Pourquoi pas ? Faire l’amour c’est du sport… « Le sportif au lit », c’est le titre d’un poème de H. Michaux ! Ne l’oublions pas, ce coquin-là…

Au lit ou ailleurs, pas d’exclusive…

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 30 min

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 29 min
Mais vous me faites rire, la pornographie est de tout temps. La peinture depuis la Renaissance nous montre des bonnes femmes à poils, enfin ! Les sculpture à Versailles, idem. On ne peut pas faire un pas sans voir une nymphe à poils ! La vue d’un beau corps de femelle nue est un plaisir omniprésent partout où il y a de l’art et du pouvoir. Et on en redemande ! C’est quand même plus agréable aux yeux et à l’esprit et à tout le reste… qu’Adam et Ève chassés du Paradis par Dürer, non !

Vous confondez pornographie et nudité.

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 29 min

Mais vous me faites rire, la pornographie est de tout temps. La peinture depuis la Renaissance nous montre des bonnes femmes à poils, enfin ! Les sculpture à Versailles, idem. On ne peut pas faire un pas sans voir une nymphe à poils ! La vue d’un beau corps de femelle nue est un plaisir omniprésent partout où il y a de l’art et du pouvoir. Et on en redemande ! C’est quand même plus agréable aux yeux et à l’esprit et à tout le reste… qu’Adam et Ève chassés du Paradis par Dürer, non !

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 27 min

Ed merci mais sans être consommatrice il m’est arrivé de la penser en terme de pollution, d’influence dont on se défait difficilement, il y a je crois un phénomène d’addiction et de reproduction des schémas proposés ( ah tiens ça c’est cool si on essayait, passe moi le beurre …)

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 15 h 24 min

Mais sous prétexte d’exutoire, on ne peut pas laisser dire n’importe quoi sur les gens tout de même, enfin ! La bonne excuse, l’exutoire !

De même les névroses ne donnent droit à aucun droit. Ce n’est pas parce que les gens sont névrosés ou souffrent qu’on devrait leur permettre de salir leur prochain, enfin ! S’ils souffrent, ils n’ont qu’à se soigner et aller consulter un psychiatre, les psychiatres sont faits pour ça. Comme l’écrit Spinoza, le sentiment premier, naturel devant la vie, c’est la joie. Quelle que soit la situation réelle, concrète dans laquelle on se trouve. En dehors de la situation tragique des camps pendant la guerre bien sûr, mais parfois même là, comme le rapporte Primo Levi, on put ressentir cette joie pure d’être en vie.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 23 min

n’est-ce pas D que les bêtes sont moins brutales que les hommes si l’on accepte le schéma postérieur de la pose reproductrice, elles ne sont que des bêtes et donc pas forcément des brutes?

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 23 min

bérénice,

Je vous assure que le terme de brutalité est parfaitement adapté, mais je ne vous dirai pas de vérifier par vous-même ! La tendance du porno moderne à maltraiter de plus en plus la femme ne fait plus aucun doute, malheureusement. Quant au porno gay, il n’a rien à envier aux hétérosexuels.

Peu importe, je ne voulais pas rentrer là-dedans (!), mais juste vous montrer que la pornographie pervertit plus qu’elle ne sauve celui qui la consomme.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 20 min

On n’y vient pas pour faire la causette comme au bar-tabac du coin.

on dirait du lvdlb, est-ce que c’est un faux ou un authentique? Gisèle?

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 17 min

ils ne sont pas tous brutaux, bestiales ne conviendrait-il pas mieux à ces copulations industrielles?

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 16 min

de, jamais rien vu de porno excepté une pornographie à base de Raphael ( le peintre) tout en costumes et coupes de fruits débordantes, j’ai dû rater le moment sexuel de la séquence!

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2018 à 15 h 10 min


…à la réflexion, il faut pas se référer, à l’or,…pour briller,…Ah,!Ah,!…etc,…

Phil dit: 3 janvier 2018 à 15 h 09 min

Inutile de faire faire à Clouzot le film qu’il n’a pas fait (Lavie

D’autres l’ont fait. Preminger dans sa « thirteenth letter », remake du « Corbeau » tourné après guerre au Canada (Canada français pour rester entre soi), film autocensuré et donc raté qui donne la mesure des qualités du premier opus. Clouzot mal aimé familial et réchappé de tuberculose n’avait pas grande foi en l’humanité, pas plus qu’en une France libre ou occupée. Son intimité avec l’éminence Greven n’est malheureusement pas documentée. il continuera à filmer son érotisme à la Mandiargues dévoyé, avec une perverse direction d’acteur qui tuera sa seconde femme. magie du cinéma qui invite naturellement au retour, rebours, sur ce « Corbeau ».

DHH dit: 3 janvier 2018 à 15 h 08 min

@closer
vous écrivez
Ce n’est pas une peinture sociale démonstrative DHH. C’est ce qui fait sa force. Clouzot ne s’enferme pas dans des stéréotypes de classe; il met en scène des individus avec chacun ses problèmes, ses souffrances, ses névroses.
Vous avez certes raison, mais cela ne remet pas en question l’aspect peinture sociale du film .Au contraire cela en magnifie le sens , dans la mesure où Clouzot nous fait comprendre à travers cette peinture en quoi » problèmes souffrances et névroses » sont le produit de cet arrière-plan social oppressant , qui impose aux êtres les comportements et le langage dans lequel s’exprime ce mal-être

Ed dit: 3 janvier 2018 à 15 h 06 min

peut-être, néanmoins ils peuvent aussi servir à l’étincelle qui allumera la mèche du gros pétard ou de la bombe ( voir du côté des révolutions actuelles, des rassemblements sociaux…) Ils présentent avantages et inconvénients qu’il serait salutaire de pouvoir surveiller efficacement.

Oui. Les révolutions arabes le confirment.

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 15 h 04 min

Si des gens névrosés et esseulés se sentent mieux après y avoir craché leur haine sur des polémiques qui ne changeront rien à leur triste vie, ma foi tant mieux !

un exutoire? les réseaux sociaux présenteraient le même avantage hygiénique dans le sens assainissement évitant les passages à l’acte de type agression physique de la même façon que la pornographie privilégie la masturbation et évite les viols ; peut-être, néanmoins ils peuvent aussi servir à l’étincelle qui allumera la mèche du gros pétard ou de la bombe ( voir du côté des révolutions actuelles, des rassemblements sociaux…) Ils présentent avantages et inconvénients qu’il serait salutaire de pouvoir surveiller efficacement.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2018 à 15 h 00 min


…beaucoup de gens, ne compte plus, pour personne,…
…il on, à la place d’un cerveau,!…une carte à puce, peut – être, joint, à une carte – mémoire,…il y en a, qui n’en change pas,…de mémoires, c’est plus économe, ( j’allais écrire juifs, pour carte mémoire,…)

…des scénarios, prévus, anticipativement, pour manager, les cartes à puces de chacun,…
…mais, ou êtes vous, en dehors des cartes égarées, bien sûr,…
…combien, pour cette autre intervention,…
…réfléchir, ou parler, des  » Clouzot « à s’enfiler,!…les Tartuffes et prophètes de tout poils,…etc,…
…le maintien,du profit, à égarer, les raisons & m&moires,!…
… » Échecs & Mat « ,… Go,!…

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 14 h 57 min

Mais je ne suis pas sûr, Christiane, que Michel Foucault, inclut l’œuvre d’art dans les choses vues que l’on commente pour dire que ces deux champs de l’art et du commentaire se séparent par la suite.

Ce que dit Foucault c’est que la modernité a institué une séparation historique et arbitraire, qui n’existait pas avant (l’exemple emblématique de ça c’est Montaigne où œuvre et commentaires ne font qu’un), entre l’œuvre écrite et son commentaire.

Il me semble que justement, à l’inverse, l’œuvre d’art moderne inclut son commentaire, parce qu’elle part du principe que l’homme est avant tout un être parlant et que voir ne se suffit plus à lui-même. Non seulement il peut y avoir de l’écriture dans la peinture, mais la peinture et l’écriture sont deux formes de langage qui n’en font qu’un et qu’il est dès lors arbitraire de séparer sous prétexte qu’un tableau devrait selon des critaires anciens se suffire à lui-même pour susciter l’admiration ou le rejet hors de la sphère de l’art. La peinture et l’écriture ne sont que des pôles qui s’entrem^lent plus ou moins, c’est selon. Mais dénigrer un œuvre d’art sous prétexte que ses commentaires se substitueraient à sa nullité est absurde comme vision de l’art moderne. Par exemple, Bram van Velde a peint ce qu’on peut nommer des commentaires du poème de Hölderlin « En bleu adorable », de même que des poètes commentent des tableaux de peintres, ou Beckett la peinture de Bram. On peut aussi se contenter du silence devant une toile de Bram qui se suffit à elle-même tellement sa peinture est saisissante avant même qu’on y comprenne quoi que ce soit. On est simplement fasciné par la puissance hallucinatoire qui s’en dégage, comme clle qui peut se dégager d’un rêve ou d’un cauchemar… C’est en tout cas mon expérience première de son œuvre. Ses toiles m’ont d’abord et avant tout fasciné ; je n’en avais lu absolument aucun commentaire ; j’ignorais même qui était leur auteur et je n’en avais jamais entendu parler auparavant.

gisèle dit: 3 janvier 2018 à 14 h 56 min

Ed 14h34. Les réseaux sociaux et les blogs me semblent 2 choses très différentes. Le blog a un « maître » responsable de ce qu’il laisse publier (webmaster ou non)et logiquement un centre d’intérêt. On n’y vient pas pour faire la causette comme au bar-tabac du coin.
Ce qu’on appelle les « réseaux sociaux »se présentent de diverses façons, le « maître » a des followers , par centaines ou par millions, et les « infos » (vraies ou fausses) s’y propagent à la vitesse de l’éclair,à travers le monde. Bien plus redoutables que les blogs.
Par ailleurs, que les malheureux, les mal-aimés, les esseulés viennent épancher leurs chagrins et que cela soit considéré comme une thérapie,c’est hautement discutable.

consolez-vous, ma fille! dit: 3 janvier 2018 à 14 h 51 min

CQFD?
Permettez, je n’ai pas commenté le grandiose passage sur « Clouzot considérant la délation comme une maladie psychique métaphore des théories politiques qui ont conduit Pétain à la collaboration, Camus à la Peste, et Daesh à etre considéré comme une épidémie! » Et pourtant, ça c’est pensé, c’est solide, un peu philo classe de terminale, mais nous en avons vu tant d’autres…

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 39 min

Et les réseaux sociaux permettent également de savoir ce que les individus pensent vraiment, sans les filtres de la bienséance

mais si tum lis pas tu peux pas savoir ed..croa croa
bon c’est paltoubordel

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 37 min

C’est ce qui en fait un grand, plus grand que les Carné ou Renoir qui font de la sanguine…alors que Clouzot fait de l’eau forte

hooo la belle himage à cloclo..mais cloclo démontre qu’il est dur de louer sans dénoncer

gisèle dit: 3 janvier 2018 à 14 h 37 min

DHH 13h50 . Tout-à-fait d’accord avec vous.

@ Le personnage que joue Fresnay est archi-conventionnel,on le dirait sorti de « nous deux » ,et le rôle de Ginette Leclerc, peu développé, peu convaincant. Que dire de l’interprétation des 2 acteurs ?
-« l’assassin habite au 21 » me semble nettement plus fort; sorti en 42; et la fin de l’histoire est remarquable: comment faire peser les soupçons sur l’Autre et égarer l’enquête … Jean Tissier en fakir est extra et Fresnay en pasteur,tient un bien meilleur personnage que le médecin du Corbeau, plus vraisemblable. Quant à l’aveugle ? c’est la trouvaille ..
Dans un genre voisin, sinon semblable, « les 3 jours du Condor » est un chef-d’oeuvre.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 14 h 34 min

Delaporte dit: 3 janvier 2018 à 14 h 03 min
La meilleure garantie de la propreté des réseaux sociaux seraient la responsabilité de ceux qui postent des messages. Or, on en est évidemment loin, avec toute les polémiques antisociales qui naissent, sans parler de l’anonymat qui protège impunément le délateur. Les corbeaux ont encore de beaux jours devant eux…

Oui, mais la fonction d’exutoire des réseaux sociaux est intéressante. Si des gens névrosés et esseulés se sentent mieux après y avoir craché leur haine sur des polémiques qui ne changeront rien à leur triste vie, ma foi tant mieux ! Et les réseaux sociaux permettent également de savoir ce que les individus pensent vraiment, sans les filtres de la bienséance.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 33 min

se jaugent et se détestent au travers d’ un réseau de jalousies, de haines, de rancoeurs et de suspicions muettes

drh elle dit qu’y ont dénoncé pire qu’eux dracul..

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 14 h 29 min

Mais l’article sur Le Corbeau indique bien que dès mars 1944, le film est interprété comme le portrait d’une France lâche sous l’Occupation, en l’opposant à la France résistante !

Trois à cinq millions de lettres envoyées par les petits Français aux Questions juives, ça compte ! Parler d la délation pendant la guerre n Voulant l’ignorer est ignoble :

« L’historiographie sur le sujet est inexistante ou presque en France, alors qu’elle s’est développée, depuis une vingtaine d’années, à l’étranger, notamment en ce qui concerne l’étude de l’Allemagne nazie et de l’Union soviétique . Et le seul travail d’ensemble concernant la « délation sous l’Occupation » est l’œuvre du journaliste André Halimi. Dans ce livre, publié pour la première fois en 1983, l’auteur stigmatise la « veulerie », la « mesquinerie », l’« ignoble » comportement de ces « petites gens » qui ont dénoncé. Se fondant notamment sur les archives du Commissariat général aux Questions juives (CGQJ), l’administration antijuive de Vichy créée au printemps 1941, il estime qu’entre trois et cinq millions de lettres ont été envoyées aux autorités de 1940 à 1944 . La délation sous l’Occupation apparaît donc comme un phénomène massif, matérialisé par des lettres avant tout anonymes qui, pour l’essentiel, ont visé les juifs persécutés par les autorités allemandes et l’État français. »

S’il faut rstr priudent sur le nombre exact de « dénonciation », il attint malgré tout un nombre tel (des centaines, au dire de cet article) que la référence aux Juifs est incontestable même si ce n’était pas forcément la lecture de l’époque. Le sens d’un film n’est pas réductible à une lecture d’époque !

closer dit: 3 janvier 2018 à 14 h 28 min

« Pour ma part dans ce film que j’ai vu plusieurs fois, je n’avais jamais aperçu que la peinture cruelle d’un certaine bourgeoisie provinciale archétypale , »

Ce n’est pas une peinture sociale démonstrative DHH. C’est ce qui fait sa force. Clouzot ne s’enferme pas dans des stéréotypes de classe; il met en scène des individus avec chacun ses problèmes, ses souffrances, ses névroses. C’est ce qui en fait un grand, plus grand que les Carné ou Renoir qui font de la sanguine…alors que Clouzot fait de l’eau forte.

christiane dit: 3 janvier 2018 à 14 h 23 min

@ Pat V – 11 h 53
@ Widergänger – 12 h 44
La suite je la trouve dans un essai de Michel Foucault « Les mots et les choses » (Gallimard – 1990)
 » Cette primauté de l’écrit explique la présence jumelle de deux formes qui sont indissociables dans le savoir du XVIe siècle malgré leur opposition apparente. Il s’agit d’abord de la non-distinction entre ce qui se voit et ce qu’on lit, entre l’observé et le rapporté où le regard et le langage s’entrecroisent à l’infini.(…)
Savoir consiste donc à rapporter du langage à du langage. A restituer la grande plaine uniforme des mots et des choses. A tout faire parler. C’est-à-dire à faire naître au-dessus de toutes les marques le discours second du commentaire. Le propre du savoir n’est ni de voir ni de démontrer, mais d’interpréter. Commentaire de l’Ecriture, commentaire des Anciens, commentaire de ce qu’ont rapporté les voyageurs, commentaire des légendes et des fables.(…) Le langage a en lui-même son principe intérieur de prolifération, ce rapport permet un moutonnement à l’infini du langage qui ne cesse de se développer, de se reprendre, de faire chevaucher ses formes successives.(…)
Disparaît alors cette couche uniforme où s’entrecroisaient indéfiniment le vu et le lu, le visible et l’énonçable. Les choses et les mots vont se séparer. L’œil sera destiné à voir, et à voir seulement ; l’oreille à seulement entendre. Le discours aura bien pour tâche de dire ce qui est, mais il ne sera rien de plus que ce qu’il dit. (…) désormais le langage va croître sans départ, sans terme et sans promesse. C’est le parcours de cet espace vain et fondamental qui trace de jour en jour le texte de la littérature. »
(chapitre II : La prose du monde.)

Ainsi, je ressens le creux du langage, à la fois réel et impossible, ses esquives dans cet espace qui nous sépare devant « l’invisibilité » de l’œuvre d’art qui devient miroir (enchantement du double).
Ainsi, vous lisant, Pat.V, c’est vous que je rencontre et non l’œuvre de César et vous lisant, W., c’est vous que j’entends et non Heidegger, Hölderlin ou Peter Härtling. La marque d’un repli de votre pensée sur elle-même. Ensorcellement des signes.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 20 min

sans parler de l’anonymat qui protège impunément le délateur

pourtant havec une bonne tenaille rougie..

bérénice dit: 3 janvier 2018 à 14 h 17 min

je ne m’exprimerai pas car je n’ai pas vu Le corbeau pas plus que Salo ou les 120 jours et encore le Ruban blanc, l’auteur du premier de ces films fut inquiété pour sa vision d’une société en pleine dérive collaborationniste, le second fut par hasard assassiné peu après la diffusion de son film, le troisième vit encore; le point commun me parait tout de même une période sombre de l’Histoire où des individus sont soumis au fascisme et soit par couardise, penchants désinhibés et encouragés par le pouvoir en place se laissent aller à renoncer à ce qui rend les hommes associables et humains, dignes et dont l’amoralité latente reste contenue, endiguée par une sécurité et un système politique qui ne la soumet pas à l’ultime tentation. Ils renoncent à toute morale qu’elle qu’en soit la teneur ou l’origine pour asservir jusqu’à détruire d’autres par des moyens différents plus ou moins visibles,au minimum délétères jusqu’à à infliger une mort qu’on devinera plus ou moins douloureuse et infâme à un autre désigné, choisi et innocent . Je vois en ce cinéma même s’il se sert à distance des circonstances qui lui servent de base comme d’un matériel d’exploration comme un miroir( la monstration du monstrueux) des possibles toujours tapis dans les psychés qu’elles soient celles d’êtres construits, raffinés ou celles d’individus que d’aucuns considèrent, juchés sur quelque hauteur de vue revendiquée, comme à peine dégrossis et de ce point de vue qui est le leur plus prompts à ce genre d’agissements, de lâchage, d’effondrement de toutes valeurs absolues qui pourraient d’ailleurs à cette occasion se voir redéfinies.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 16 min

au sommet de son arbre dans « Goupil mains rouges » de Jacques Becker ..ça résume une époque

c’est comme l’étoile en haut du sapin polo..ou la queue drenarde en acrylique au plug de terzoune..question d’esthétique..tu vas me dire que ça compte..et c’est un fait..ça compte..

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 13 min

je n’avais jamais aperçu que la peinture cruelle d’un certaine bourgeoisie provinciale archétypale

réfléchi drh..comment qu’un crobeau se frait chyer sinon..faut qu’il connaissent comme ici les républicains d’jéruzalème à la crème..tu comprends mieux qut’es dans la picture avec chapeau et poireau sur le nez drh

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 14 h 10 min

Ah!, il a dit ça où, l’Umberto ?

sur la fin ça lui havait monté a la tête..un genre d’atali rital exotique qui plait fort a tèrezoune..mais il était pas né comme ça..a contrario de toi qu’as né con dracul..c’est sa faute à yavé

Delaporte dit: 3 janvier 2018 à 14 h 03 min

La meilleure garantie de la propreté des réseaux sociaux seraient la responsabilité de ceux qui postent des messages. Or, on en est évidemment loin, avec toute les polémiques antisociales qui naissent, sans parler de l’anonymat qui protège impunément le délateur. Les corbeaux ont encore de beaux jours devant eux…

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 14 h 02 min

Pourquoi deachach ne peut pas écrire: dénonciation de Juifs, comme l’autre boursouflé.

« ce film ,dont la signification ne doit rien au climat vichyssois » et plus loin: « peinture cruelle d’un certaine bourgeoisie provinciale  »

et pourquoi les deux notions ne vont’y pasensemble ?

C’est en tout cas ce qu’explique Bertin-Maghit dans cette recension, qui est loin d’être convaincante, d’ailleurs:
https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2005-4-page-109.htm

Delaporte dit: 3 janvier 2018 à 14 h 00 min

En Allemagne, une loi essaie de faire le ménage sur les réseaux sociaux. Et déjà une députée crie à la censure, après avoir posté un commentaire xénophobe :

« C’est un loi qui entrée en vigueur lundi et qui concerne les réseaux sociaux. Elle oblige Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, YouTube et même Google à supprimer tous les contenus haineux, les contenus de propagande ou les contenus violents dans un délai de 24 heures. Ça concerne toutes les plateformes qui comptent plus de deux millions d’utilisateurs à l’exception du réseau social professionnel LinkedIn et de l’application de messagerie WhatsApp. »

DHH dit: 3 janvier 2018 à 13 h 50 min

A propos du Corbeau, l’article cité est intéressant en ce qu’il vise à épuiser par une analyse fine la richesse d’une œuvre complexe, et ce qu’il nous dit de ses sources ,de sa réception de son contenu met en évidence le caractere dérisoire et à la limite hors sujet, du débat qui s’est installé ici sur la portée et le sens de ce film ,dont la signification ne doit rien au climat vichyssois, encore moins à la place que tenait dans la vie de l’époque la dénonciation des j…..f
Pour ma part dans ce film que j’ai vu plusieurs fois, je n’avais jamais aperçu que la peinture cruelle d’un certaine bourgeoisie provinciale archétypale , figée dans l’immobilisme d’une une petite ville, où, englués dans les non-dits et la sauvegarde des apparences, tous les gens se connaissent, se jaugent et se détestent au travers d’ un réseau de jalousies, de haines, de rancoeurs et de suspicions muettes .
Ce monde disséqué ici par Clouzot en une fable tragique, c’est le même qu’on retrouve mis a mal par le comique décapant de Chevallier avec Clochemerle

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 13 h 31 min

en réponse à Phil:
Phil dit: 3 janvier 2018 à 11 h 15 min
La fin du « Corbeau » laisse un doute sur l’identité de l’auteur des lettres.
Le talent de Clouzot consiste bien à montrer que le cinéma est plus important que la vie, comme le pensait Truffaut.

Très intéressant.
D’une part concernant le spoiler de la fin de ce film de Clouzot.
D’autre part concernant cette sentence définitive, par  » le mauvais garçon du IXème » interposé, qui tendrait à faire du cinéma l’indépassable limite de l’art pour représenter la psychologie humaine.

Sentence sur laquelle on peut discuter et que pour ma part que je considère comme fausse, absolument.

C’est amusant, je me souviens d’un commentaire de Court, sur l’apparition du ciné dans les campagnes reculées, racontée par un Suisse, Ramuz, de mémoire.

lu ça et là dans les commentaires, de Paul Edel par ex. de très mauvais résumés d’informations circonstanciées disponibles, et données en liens ici et là, sur tout ce qui concerne  » le procès Clouzot ».

Autrement sur les Juifs et le ciné sous l’occupation allemande, en france, Phil, il y a JP Berlin-Maghit qui connait son sujet à fond.

Pour le reste, un abîme insondable,le social network est aussi, mais que ce « aussi » est limitatif, l’occasion de s’exprimer pour des légions d’imbéciles, comme le rappelait très bien feu Umberto Eco. Inutile de faire faire à Clouzot le film qu’il n’a pas fait.

Petit Rappel dit: 3 janvier 2018 à 13 h 11 min

Le Journal de Bobine
Le Corbeau précurseur du trollisme? Ce qui me plait chez moi, c’est que J’ai toujours tout osé, surtout ce qui est insoutenable. J’avais bien pensé pour revenir en grâce à une analyse marxisto-hegelienne dominant dominée partir du refrain Avec son Tra-la-la, C’est du Clouzot, ahaha! Mais Suzy D. vit toujours, a beaucoup d’esprit, et pourrait me ridiculiser.
Paul E est méchant, ces temps-ci.  » Vous aimez être encensée, la critique, vous n’aimez pas trop. » Il n’aura pas ma prochaine nouvelle. Je l’enverrai à Edouard L et peut-être à Ed. Ah, Ed -Soupir- Elle me comprend, elle!
Rien ne peut m’empêcher d’être publié dans la blanche, et surtout pas le fait que j’occupe méthodiquement le terrain de ce blog, tout de même plus fréquenté que le mien… J’aimerais bien savoir pourquoi, d’ailleurs!
Ah, Passouliniens, Passouliniennes, vous verrez lorsque Bobine aura accouché de son chef d’œuvre! Et surtout quand il sera publié! Il y aura des pleurs et des grincements de dents. Un tirage de luxe à quatre exemplaires, trois pour le public, deux pour la critique, encore que mon cœur balance entre PE et PA. Le tout assorti d’une défense de le revendre, et d’une lecture obligatoire contrôlée par un questionnaire. La Librairie des Otages, à Stockholm, m’a proposé ses services, mais n’en disons pas trop.
Toujours délirante, pas si bienveillante.
Bobine

Paul Edel dit: 3 janvier 2018 à 12 h 57 min

Non Bouguereau.. je me souviens surtout de Le Vigan en Goupil- Tonkin au sommet de son arbre dans « Goupil mains rouges » de Jacques Becker ..ça résume une époque.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 45 min

(et en ce sens, nous sommes tous aussi coupables que notre hôte de permettre le trollisme avéré qui s’exerce parfois ici…)

(kurkrukrukrukurk)

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 12 h 44 min

Je ne crois pas qu’il s’agisse d' »étiquette » en matière d’œuvre d’art. C’est simplement que toute œuvre d’art, par nature, est inséparable de son commentaire, ell le suscite et le commentaire le nomme. Nommer st un acte essentiel de l’homme et de toute civilisation : « Je donnais à chaque chose son nom, fidèlement, comme un écho », écrit Hypérion dans une lettre (Ich gab nun treulich, wie ein Echo, jedem Dinge seinen Namen). œuvre et commentaire sont inséparables.

Et puisque Peter Härtling est décédé, rappelons le titre de son dernier recueil de nouvelles, un titre d’ailleurs d’allure hölderlinienne : Tage mit Echo /Echo des jours, où il s’agit de nommer les choses. C’est à la fois le travail du poète, et c’est le travail de tout commentaire.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 43 min

que le bouc émissaire est une infirmière

le bon est un ‘chirurgien du cerveau’..bonne clopine fait du gonzo

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 41 min

y’a même polo qui regrette de pas havoir été couvert de merde en 44 comme un jésus dlenphère..laissant que ses ptite cornes dépasser dla crotte..sapré polo

christiane dit: 3 janvier 2018 à 12 h 40 min

Pat.V;
Merci , merci pour tout cela.
J’en reviens à la littérature. Paul Edel, sur son blog, après nous avoir donné goût de Rabbit et du Centaure, nous a parlé, un jour, d’un autre ouvrage de John Updike : « Des musées et des femmes » (Traduit pour Gallimard par G.Magnane.).
Ici, un portrait pour vous faire sourire (keep cool) :
 » Je me rends compte maintenant qu’elle était quelque peu embrouillée et comme faussée par de graves lacunes. Il y avait chez elle un mélange impénétrable de connaissance et d’ignorance, de franchise et de réserve ; bien qu’elle m’emmena souvent le dimanche au musée, je ne me souviens pas que nous ayons jamais parlé de ce qui s’y trouvait, sauf une fois où, ayant remarqué que les petites statues me fascinaient, elle me dit : « Billy, ils ont l’air si malheureux ces petits êtres. » Dans cette brève remarque, elle avait touché quelque chose de juste. (…) Souvent, ma mère, était la seule personne de la pièce. Qui elle était était un mystère trop profond pour jamais prendre la forme d’une question.(…) Elle n’était pas satisfaite. Je sentais que le mouvement qui nous ramenait sans cesse vers le musée était un mouvement anxieux, qu’elle cherchait à m’acheminer, à travers ces corridors, vers un endroit radieux qu’elle-même avait désespéré d’atteindre. »

Clopine dit: 3 janvier 2018 à 12 h 39 min

Je pense que Clouzot considère la lettre anonyme comme une réelle perversion – c’est pour cela que le film est inscrit dans la sphère médicale, que le bouc émissaire est une infirmière, que les lettres se propagent comme une maladie contagieuse, que le premier corbeau est le psychiatre drogué, et qu’on se souvient de la scène proprement « hallucinante » de la lampe qui découvre le bien et le mal en se balançant, alternativement et sans donner plus d’importance à un côté qu’à un autre. Cette perversion psychique peut évidemment être décryptée comme une métaphore des théories politiques qui avaient conduit, à l’époque, un Pétain à la collaboration – comme Camus utilise, au même effet, la métaphore de la peste, et comme nous pourrions, aujourd’hui, utiliser la métaphore de l’épidémie pour qualifier Daech. Mais perso, je trouve qu’il faudrait sortir du registre médical, qui là encore est ambigu puisqu’il pose le problème de la responsabilité et donc qui individualise l’accusation – et bien passer à une responsabilité collective, où, comme l’aurait certainement affirmé Sartre (avec les limites qu’on sait, car ce ne peut être applicable à tous les cas !) ou encore la Boétie, tous sont redevables du crime. (et en ce sens, nous sommes tous aussi coupables que notre hôte de permettre le trollisme avéré qui s’exerce parfois ici…)

Paul Edel dit: 3 janvier 2018 à 12 h 37 min

Dans un premier temps, en 1944 il y eut plusieurs comités (nationaux et régionaux- ) pour statuer sur « l’ épuration professionnelle dans le milieu du cinéma ».Clouzot a récolté une des peines les plus lourdes : « interdiction à vie » n’exercer son métier de metteur en scène. il y avait 3 griefs principaux :
1) Son engagement actif à la firme Continental, au Coté d’Alfred Greven.. En qualité de chef des scénarios, scénariste et réalisateur .
2) Etre le réalisateur du « Corbeau » film « antinational, destiné à miner le moral des français » ; destiné à discréditer la France à l’étranger.
3) Bien sûr le voyage en Allemagne de Suzy Delair , sa compagne de l’époque, n’avait pas arrangé les choses..
En mars 1944, dans le premier numéro (clandestin) de » l’Ecran Français » réquisitoire très violent contre Clouzot .Son « réalisme noir » ne passe pas..
Il faut également se souvenir que sous la plume du critique G. Sadoul (parti communiste) le film avait été étrillé et que, par ailleurs, l’office catholique, sous Vichy, avait émis de graves réserves sur le contenu du film.
Pour la petite histoire il faut également savoir que Clouzot a travaillé avec Sartre, pendant l’Occupation, pour adapter le roman de Nabokov « Chambre obscure ».

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 34 min

Ce pays marche comme les crabes

ils sont pas casher mais c’est bien facilement meilleur quune carpe farcie

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 33 min

c’est comme bonne clopine..lulu bergeret la sauvra ptête de l’henfer d’hoù qu’elle rotit chaque jour..lui laissant la croupe trop fritte

Widergänger dit: 3 janvier 2018 à 12 h 24 min

Mais bien sûr, Passou, qu’il ne faut pas réduire Le Corbeau à un film d’époque. L’ironie de l’histoire, c’est que Clouzot, à la Libération a dû essuyer les accusations de la Résistance et des communistes pour dénigrement du peuple français, alors qu’ils avaient été les victimes des corbeaux. Ce pays marche comme les crabes.

Et ce qu’écrit Clopine sur le trollisme comme généralisation des corbeaux d’autrefois est tout à fait juste aussi.

D. dit: 3 janvier 2018 à 12 h 15 min

M.riam Rad#ja.vi est un nom qui sera abondamment prononcé ou écrit par les journalistes dans les mois à venir.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 12 h 05 min

le cinéma est plus important que la vie

c’est que ses personnages sont des guignols..à l’oeuvre que les puissances de l’inframonde..j’aime pas montand..mais je le vois ecrasant charles vanel comme un chef..il remonte dans mon estime

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 11 h 55 min

est-ce un doigt accusateur, ou un miroir, que le cinéaste nous tend ???

bonne clopine elle s’y voit nue dénoncée et rougissante comme une ado..henfin une ado..bref elle se fait son cinéma phil

Pat V dit: 3 janvier 2018 à 11 h 53 min

Sans le discours l’œuvre n’existerait pas.closer.

L’ histoire de l’ art est là pour nous indiquer le contraire!
Le problème contemporain, c’ est que l’ on discoure sur une absence d’ œuvre, ce n’ est pas du tout la même chose!

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 11 h 52 min

La fin du « Corbeau » laisse un doute sur l’identité de l’auteur des lettres

..c’est le pestateur lui même philou..surtout toi..dailleurs le corbeau est drole et sympathique et le toubib chiant comme la pluie..y’a une justice bordel !..moi je me suis hidentifié a roquevert..a chaque fois que je le vois c’est moi

closer dit: 3 janvier 2018 à 11 h 46 min

Passou a raison. Le Corbeau est un chef d’oeuvre intemporel. La preuve, c’est que, conçu avant la guerre, il trouve un écho particulier pendant la guerre et jusqu’aujourd’hui avec les campagnes de dénonciation sur le net qui sont la version moderne des lettres anonymes…

(Clopine aussi a raison, c’est mon jour de bonté…)

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 11 h 46 min

Personne ne songerait même à appeler ces « choses » une « œuvre »

faute cloclo..c’est faire abstraction des dieux

Pat V dit: 3 janvier 2018 à 11 h 44 min

Le dernier grand qui m’a émue est Anselm Kiefer par son travail sur la mémoire. Où est le passage du temps et le travail de la mémoire dans l’œuvre de César ? Christiane.

Mais c’ est évident, le temps est présent dans la pulsion scopique de son battement cardiaque, cosmique, dans la concentration d’ éléments dispersés ou concentrés. Avec César il y a comme une présentification du temps. Tiens, nous dit-il, je dis POUCE! Et il le fait, le bougre!
http://blogs.u-paris10.fr/archives/mcei/sites/mcei.u-paris10.fr/files/upload/l.jpg

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 11 h 44 min

Voyez son Centaure par exemple

la chimère fait pas hilusion..l’aurait du se mettre un verre de pastis le césar

closer dit: 3 janvier 2018 à 11 h 41 min

Christiane a raison PatV. Sans le discours l’œuvre n’existerait pas. Personne ne songerait même à appeler ces « choses » une « œuvre ».

Pat V dit: 3 janvier 2018 à 11 h 30 min

et l’œuvre devient dépendante des mots,Christiane.

Mais c’ est tout le contraire Christiane!
C’ est l’ œuvre qui est à l’ origine du ou des discours à son propos. Sans œuvre, il n’ y a pas de mot. D’ ailleurs certaines peuvent, justement, nous laisser sans mots.

Pat V dit: 3 janvier 2018 à 11 h 24 min

Je crois que c’est la non-intervention de la main de l’artiste – Christiane

Mais les compressions sont dirigées, les expansion aussi.

un phénomène moins esthétique : ingestion, digestion, expulsion.- Christiane.

Et pourtant ce phénomène est essentiel à la vie de tout être humain. (Il me semble que vous ne faites pas la différence entre des projections anthropomorphiques – ingérer, digérer, expulser – avec des mouvements cinétiques, plastiques, physiques que signifient la compression et l’ expansion – des corps solides, de la dynamique, quoi!
Il est d’ ailleurs à remarquer que César avec ses fers soudés étaient déjà dans une sorte de mouvement expansif. Des éléments hétérogènes sortent de ce corps sculpté mais en constituent en même temps son unité. Voyez son Centaure par exemple.
http://s1.lemde.fr/image/2017/12/07/534×0/5226275_7_400b_2017-11-28-c92b209-11055-mmf77n-f91uk_1ac69e52ca3e2a483f7d54321194498a.jpg

Phil dit: 3 janvier 2018 à 11 h 15 min

La fin du « Corbeau » laisse un doute sur l’identité de l’auteur des lettres.
Le talent de Clouzot consiste bien à montrer que le cinéma est plus important que la vie, comme le pensait Truffaut.

Clopine dit: 3 janvier 2018 à 11 h 03 min

Le Corbeau est aussi un film prémonitoire : la déferlante de trollisme qui infecte internet est issue des même ressorts psychologique que les lettres anonymes décrites par Clouzot – et je soupçonne fortement le réalisateur de croire à l’universalisme de cette perversion ; après tout, dans le film, à peu près tout le monde se met à écrire, sous couvert d’anonymat, des insultes et des calomnies… C’est pourquoi la dénonciation de l’horreur de telles pratiques (surtout appliquées à la dénonciation des juifs pendant l’occupation) peut être ressentie comme « ambigüe » par le spectateur de Clouzot ; est-ce un doigt accusateur, ou un miroir, que le cinéaste nous tend ???

christiane dit: 3 janvier 2018 à 10 h 58 min

Pat.V; (suite)
Je crois que c’est la non-intervention de la main de l’artiste et cette transmission aux machines pour les compressions de métal ou les expansions de résine qui ma glacent. Plus que cette belle image du cœur battant, elles m’évoquent un phénomène moins esthétique : ingestion, digestion, expulsion. Une vaste remise en cause du statut de l’artiste… Giacometti avait fui vers l’infiniment petit, César vers le gigantisme.
Vous et d’autres penseurs de l’art, vous faites du mot quelque chose de plus fort que l’œuvre et l’œuvre devient dépendante des mots, comme de la présence incontournable d’un éclaireur.
Passou dans son approche de H-Cartier Bresson, évoquait son silence dans ses face à face avec des œuvres. Les mots dépassent parfois le sens du travail de l’artiste. Les expos contemporaines ne peuvent plus se passer d’affichages de panneaux éclairant ce que le public va découvrir, exposé.
Pablo parlait du « beau » comme d’une boussole. Je comprends ce qu’il voulait exprimer. Maintenant la beauté n’est plus dans la chose regardée mais dans ce qui est écrit sur cette chose, avec talent. La beauté se dérobe… L’avenir est derrière nous…
Je continue à dessiner, à graver… une sorte de résistance… Les enjeux anciens de l’art se retrouvent plus dans les mots des critiques d’art, que dans les œuvres qui submergent les galeries, les FIAC, les salons. Le dernier grand qui m’a émue est Anselm Kiefer par son travail sur la mémoire. Où est le passage du temps et le travail de la mémoire dans l’œuvre de César ? Vous êtes un de ces passeurs dans l’art contemporain, venant du passé. Je reprends mon équilibre dans les tableaux du Quattrocento puis je me laisse guider par la lumière, les ombres, les volumes dans l’enchevêtrement des pratiques artistiques contemporaines.

Ed dit: 3 janvier 2018 à 10 h 55 min

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 59 min
Boubou, je ne vous lis pas, pour info

entre nous c’est que du corps a corps et dla transmission dpensée ed..ça rgarde pas lpopulo

Là, vous m’êtes moins antipathique…Mon je ne me tords pas de rire non plus, mais vous ne régressez pas, à défaut de progresser.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 59 min

Boubou, je ne vous lis pas, pour info

entre nous c’est que du corps a corps et dla transmission dpensée ed..ça rgarde pas lpopulo

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 57 min

c’est que sa portée est bien plus vaste

chus daccord lassouline..ce soir je parie que sur le cable y’a pas ‘hitler et ses femmes’ suivi de ‘heidegguère était il médecin chef a ochvits’..vers 2h du mat y’a pas non pus ‘comment l’avocat marron lassouline s’en sort il pour blanchir le waffen dracul’

Passou dit: 3 janvier 2018 à 9 h 52 min

widerganger : « J’aimerais bien savoir. Oui ou non, ce film dénonce-t-il des horreurs, qui en l’occurrence sont celles du comportement de nos concitoyens pendant la guerre ? »

Oui, sans aucun doute mais si ce n’était que cela et si on le réduisait à cela, ce ne serait qu’un film d’époque, l’un des meilleurs certes, et on en parlerait beaucoup moins aujourd’hui. S’il nous trouble encore, c’est que sa portée est bien plus vaste.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 44 min

rectificandos la grand tante à rénateau disait ‘la beauté du michton est dans son porte monnaie’..elle havait des sentiments artiss organisés

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 40 min

pfiou lassouline a réussi a sauver le wafen dracul et phil fait son collabo pour havoir une citroen 15cv et plein d’ausweiss

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 33 min

Sont-ils en t-shirt en torse nu ? Peut-être cela a-t-il son importance ?

tu crois que ctun concours de tshirt mouillé?..t’as une ame artiss..diastol sistol..hon se téléfone

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 30 min

Il me semble par ailleurs assez vain de projeter des sentiments trop personnels sur des œuvres. Celles-ci correspondent à une volonté organisatrice de l’ artiste

t’es prévnue ed..ça srait diminuer tes attouts de faire la méchante..ou bien les augmenter..ça dépend si t’es portoricaine artiste..

christiane dit: 3 janvier 2018 à 9 h 30 min

@Pat V dit: 3 janvier 2018 à 0 h 52 min
Oui, j’avais compris ! C’est étonnant, qu’il se soit trouvé dans votre approche. C’est une belle rencontre. Je crois que les artistes ne sont pas conscients de ce qui bouge en eux quand ils créent et c’est bien ainsi. Peut-être après votre rencontre a-t-il pris conscience de cela. Donc je ne dirai plus que vous avez de l’imagination mais beaucoup d’intuition.

bouguereau dit: 3 janvier 2018 à 9 h 24 min

chus mexicain j’ai plein d’or et toi t’es portoricaine havec un gros derche et des bonnets dédé eded..la vie est belle

Ed dit: 3 janvier 2018 à 9 h 16 min

renato dit: 3 janvier 2018 à 9 h 00 min
… à propos de la stupide expression « monde de merde » mon bon père disait que les gens parlent du marché sur la base de l’état de leur tiroir caisse…

« C’est celui qui dit qui y est »

renato dit: 3 janvier 2018 à 9 h 00 min

… à propos de la stupide expression « monde de merde » mon bon père disait que les gens parlent du marché sur la base de l’état de leur tiroir caisse

Ed dit: 3 janvier 2018 à 8 h 14 min

Te voila repue hystérie collective de décembre

Tu t’es bien défoulée, as abondamment mangé, souri et stressé

Le jour de l’an, les moutons restent dans leur enclos comme les humains dans leur chambre

Dors. Repose-toi bien. La vie va reprendre son cours et te réanimer.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2018 à 7 h 13 min

…bien, sur, avant chaque début de mois,…of course,…exploiteurs misérables français,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2018 à 7 h 11 min


…minimum, 3.000 €uro, hors taxes,…

…les taxes, vous les ajoutez, en frais de cultures complémentaires,…

…j’ai autres choses à faire, que de dorlotez, ce site,…Ciao,!…Go,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2018 à 7 h 01 min


…je viens de faire, un brouillons de site,…

…il s’appelle,…je vous le dirais, dès , qu’il est présentable,!…of course,…

…vos discussions, sont embarrassantes et mièvres,…

…contrairement, à votre esprit français,!…et autres prix Goncourt,…

…ma participation, doit être payante, par l’état français, ou , autrement, rien à dire et écrire,…que de pures idioties dorénavant, comme vous autres,…encore, si, je trouve le temps,!…

…Ciao,!…Ciao,!…etc,…

P. comme Paris dit: 3 janvier 2018 à 1 h 48 min

LVDB,
c’est deux maquisards modernes qui prennent le frais avant de plonger dans les catacombes.
Ils aiment se dépenser, les brâves.

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 1 h 41 min

sinon, les deux ploucs en short qui font un selfie sur les toits de Paris ne sont pas au casting d’un film de Clouzot, comme Phil voudrait refaire le scénar’.

Bonne nuit.

P. comme Paris dit: 3 janvier 2018 à 1 h 37 min

Blonde?

Une chinoise à anglaises ???.
Shirley Temple aux yeux bridés.

Faudra bien que je m’y fasse si je dure assez longtemps.

Putain de Céline.

la vie dans les bois dit: 3 janvier 2018 à 1 h 32 min

« J’aimerais bien savoir. Oui ou non, ce film dénonce-t-il des horreurs, qui en l’occurrence sont celles du comportement de nos concitoyens pendant la guerre ? »

Les parisiens pendant l’occupation allaient beaucoup au cinéma.
Peut-être y chercher un sauf-conduit « moral ».

C’est peut-être à eux que s’adresse cette question, qui n’est pas une question pour cinéphiles.
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« J’aimerais bien savoir. Oui ou non, ce film dénonce-t-il des horreurs, qui en l’occurrence sont celles du comportement de nos concitoyens pendant la guerre ? »

le slogan du film  » le corbeau » de Clouzot à sa sortie: « La honte du siècle : les lettres anonymes ! »
https://www.critikat.com/panorama/analyse/le-corbeau/

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« J’aimerais bien savoir. Oui ou non, ce film dénonce-t-il des horreurs, qui en l’occurrence sont celles du comportement de nos concitoyens pendant la guerre ? »

Cette question est peu légitime, voire irresponsable mentalement, si elle s’adresse à l’écrivain qui a commis un petit livre, sorti en 1998, qui se lit comme un roman.
Au début de l’histoire un biographe qui s’attèle à la vie d’un écrivain, est amené à consulter les archives.
Pas n’importe lesquelles, celles non accessibles au public ou aux istoriens de la 25ème heure, et pas non plus à destination des  » julian assange des archives » comme on en a eu un exemple récent ici, dans le commentarium ( copyright @ un regretté), alors que le sujet est toujours « vivant » si on peut dire, voir réf. donnée ci-après (*).

Non. Dans ce roman, la période relative au mouvement « populaire » de la dénonciation en règle, au début de ce  » régime », -un état, et non la République ( heureux rappel du romancier…)- promue devoir civique par Pétain et sa Révolution Nationale, est bien décrite par ce que le personnage principal de ce roman nous en fait découvrir aux Archives nationales.
Le roman s’appelle  » la cliente » et son auteur, déjà dénoncé maintes fois ici, sur son blog même. Bah voui.

(*)
Les archives de la période de l’Occupation : le cas des archives conservées aux Archives nationales, auteur Caroline Piketty

P. comme Paris dit: 3 janvier 2018 à 1 h 19 min

« Heureux soit qui mal y pense ».

Joie,
qu’un post crétin disparaisse par les mystères de l’informatique.
et Joie, Joie,
que du haut de sa sixième colonne de litrons,
WGG n’extermine ses petites classes.
Ah, chères petites têtes blondes.(?).

Pat V dit: 3 janvier 2018 à 0 h 48 min

Quant aux expansions, je les trouve hémorragiques. « diastole/systole »… vous avez de l’imagination…

J’ en avais entretenu César à une certaine époque( émission de cassette radio )il en fut tellement content que j’ eu la surprise de recevoir un coup de téléphone de sa part pour me remercier.
Il me semble par ailleurs assez vain de projeter des sentiments trop personnels sur des œuvres. Celles-ci correspondent à une volonté organisatrice de l’ artiste, même si celui-ci y laisse jouer une part de hasard. Ce double mouvement d’ expansion et de compression est un processus qui parcourt des ensembles d’ œuvres, cela est très significatif avec  » La suite milanaise  » exposée à Beaubourg.
Pas d’ imagination, mais une analyse la plus précise de l’ œuvre.
Bàv.

christiane dit: 3 janvier 2018 à 0 h 40 min

@Widergänger dit: 2 janvier 2018 à 23 h 33 min
Ossip Zadkine ? Son musée est tout proche (rue d’Assas, pas loin du jardin du Luxembourg). Oui, il est intéressant mais ce qui m’a fait rêver c’est la verrière inondant l’atelier de lumière qui glisse sur les corps de ses Vénus en bois et ce jardin où découvrir certaines de ces sculptures en pierre. C’était un solitaire comme vous. Il a fui la proximité de la Ruche pour travailler tranquille dans d’autres lieux et dans cette maison-atelier retirée. Ce qui ne l’empêchait pas de rejoindre ses amis à La Rotonde, le soir.
Bon. Vraiment j’ai sommeil et suis saturée d’écran. Alors, à demain !

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