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La République Des Livres par Pierre Assouline
60 ans de « Masque », 30 ans de « Répliques » : bon anniversaire !

60 ans de « Masque », 30 ans de « Répliques » : bon anniversaire !

Combien de temps une émission-culte peut-elle demeurer une émission-phare ? La preuve par deux : Le Masque et la plume, cela fait soixante ans ; Répliques, trente. Les deux viennent de souffler les bougies autant que l’air du temps le permettait.

Les fidèles disent « le masque » et Dieu sait qu’ils sont nombreux, tenaces et inconditionnels dans leur fidélité. Soixante ans que cela dure sous les férules successives du tandem François-Régis Bastide/Michel Polac, Pierre Bouteiller et Jérôme Garcin. Ce dernier vient d’y consacrer un livre-anniversaire Nos dimanches soirs (299 pages, 19 euros, Grasset/ France Inter) au ton un rien nostalgique alors que l’aventure continue, et de plus belle, avec un public nombreux que le podcast a encore augmenté. On peut, comme s’y emploie son chef d’orchestre/chef de gare/chef de gang depuis 1989, définir cette émission comme une réunion publique de beaux parleurs, un concours d’éloquence ou la rencontre entre l’Actors Studio et le grand oral de l’Ena. Au fond, c’est avant tout une pièce de théâtre.

Ne jamais oublier qu’elle est enregistrée en public  trois jours avant sa diffusion. Ce qui change beaucoup de choses. Les critiques s’y produisent devant les centaines de personnes en gradins qui garnissent le studio Charles-Trenet. De quoi stimuler et encourager le cabotinage sinon la démagogie. Tout le sel de la joute orale. Nul doute qu’il en serait autrement dans le catimini d’un petit studio classique où l’on distingue à peine les réactions sur le visage des régisseurs à travers la vitre. Des passeurs, certes, mais des comédiens que ces chroniqueurs (je m’honore d’en avoir été de temps à autre, autrefois).

Pas sûr que tous bannissent « la complaisance et l’élitisme, l’à-plat-ventrisme et l’à-quoi-bonisme », ainsi que l’assure sans trembler le chef de la bande. On a même régulièrement la preuve du contraire chez tel ou telle. Mais globalement, c’est vrai que nul n’est épargné. Pas sûr que le conseil du Baltasar Gracian du Criticon y ait été souvent suivi d’effet : “ Tout bon entendeur doit y trouver salut et s’y retrouver non sali “.

Au vrai, lorsqu’un créateur consacre quelques années de sa vie à écrire un roman ou une pièce, à réaliser un film, s’il comprend qu’il faut accepter d’être critique selon l’adage “Qui expose s’expose”, il n’apprécie pas que l’on se serve de son travail pour rivaliser de bons mots, faire tordre de rire le public et s’emparer d’une oeuvre à seule fin d’en guignoliser l’auteur. Pas de droit de réponse qui tienne face au massacre. Les critiques bien nés se souviennent d’un papier assassin d’Henri Jeanson sur Un grand amour de Beethoven, film d’Abel Gance avec Harry Baur, à la suite duquel il adressa au journal une lettre pour se plaindre, que le critique commenta d’une phrase : « Même la lettre est mauvaise ». Le même Jeanson, lorsqu’il oeuvrait dans la critique dramatique, avait été fort mécontent de se retrouver à une première place derrière un pilier ; ne voyant que la moitié de la scène, il quitta le théâtre furibard à la moitié de la pièce et publia la moitié d’un article.

Sur ce plan, celui de la partialité de la critique d’humeur, comme sur les autres (vivacité du débat, violence des partis pris, humour, jugements acérés, dérision, goût des formules qui tuent – « c’est curieux de nullité »-, caricature, rosserie, exagération) rien n’a changé. Y compris dans l’excès en toutes choses. Jusque dans la méchanceté. Ainsi est-ce vécu à juste titre par nombre de créateurs systématiquement étrillés. Ils feraient mieux de ne jamais écouter cette émission lorsqu’elle les concerne de trop près, conseil d’ami que je suis le premier à suivre. De toute façon, gentillesse ou méchanceté, cela n’a guère de sens puisqu’un critique juge en fonction d’un absolu de la littérature, du cinéma ou du théâtre. Tant pis pour les dégâts.Marne 1936

A cette tribune, on a l’excommunication d’autant plus facile que l’on est dans l’entre-soi ; il en serait autrement si l’on faisait face à l’offensé. Mais lorsque la mauvaise foi enveloppe la malhonnêteté intellectuelle, c’est à mépriser et à fuir. Il suffisait d’écouter le florilège des moments les plus saillants proposé dimanche dernier par le malicieux Jérôme K. Jérôme Garcin pour s’en convaincre.

 « Les critiques de théâtre sont un peu plus violents que les autres. Les critiques livres, eux, se régalent à prendre un air accablé pour lire une phrase accablante. Il y a plus d’empathie chez les critiques cinéma. Pour le reste, le principe est le même : on examine la forme, le style, avant le propos, l’histoire” explique l’animateur.

Grâces en soient rendues au légendaire tandem de frères ennemis Charensol/Bory qui ne perdait jamais une occasion de rompre des lances. La tradition a perduré avec les critiques cinéma Ciment/Kaganski, en théâtre avec Nerson/Costaz (autrefois Sandier, Schmitt) et même en littérature avec Crépu/Viviant. C’est peu dire que ces antagonismes sont encouragés ; ils font vivre l’émission et participent à sa réputation. Ils en sont l’esprit, à défaut de l’âme, pour le meilleur et pour le pire. Comme si on avait placé un micro à la bataille d’Hernani. Tant et si bien qu’au lendemain du suicide de Jean-Louis Bory, apprend-on dans Nos dimanches soirs, François-Régis Bastide envisagea de mettre un terme au Masque : « Car sans Bory, la fête était finie ». On aura compris, au cas où le doute planerait encore, que la radio, c’est du spectacle. Au fond, cette émission a préfiguré avec quelques décennies d’avance une récente tendance qui a consisté à installer des caméras dans tous les studios où se fait l’information en direct, comme c’était déjà le cas pour le divertissement.

Et ceux qui se demandent selon quelle mystérieuse alchimie se choisit l’indicatif d’une émission découvriront dans ce livre que c’est souvent pour des raisons extra-musicales : la Fileuse de Mendelssohn, extraite de Romances sans paroles (opus 67, No4) interprétée au piano par Daniel Barenboïm. Avant, un impromptu de Schubert accompagnait le générique du Masque. Mais en 1975, Bastide décida soudain d’en changer. Pour deux raisons : Bory le mélancolique survolté se trouvant en clinique terrassé par la dépression, l’animateur espérait que ce signe amical et particulièrement gai aurait des vertus thérapeutiques ; et le courrier du Masque étant devenu depuis quelque temps irrespirable, des auditeurs évidemment anonymes s’étant plaint du « trop de youtres à la tribune », plutôt que d’y faire le ménage comme on l’y invitait, Bastide leur infligea une double peine en choisissant un compositeur juif interprété par un musicien juif.

 Nos dimanches soirs est en filigrane un bel éloge de la critique. Ne manque qu’une seule dimension à ceux du Masque pour être pleinement convaincants : le sens de l’autocritique, s’agissant notamment d’une tendance à sacrifier le fond d’une œuvre pour s’offrir l’effet facile d’un jeu de mots. Il leur faudrait tomber le masque. Cette famille d’esprit y gagnerait en noblesse ce qu’elle perdrait un peu en rigolade. « Plus on s’engueule, plus on est près de la vérité » disait Claude Chabrol. Raison de plus pour continuer à allumer le poste le dimanche à 20 heures et des poussières pour ce pur plaisir si français de la conversation lorsque, après avoir ferraillé, l’on s’accorde enfin sur ses désaccords.

Lors de la soirée anniversaire du Masque et la plume, qui s’est tenue jeudi dernier dans le studio Charles Trenet, au cours de laquelle deux émissions ont été enregistrées en présence d’invités, il y eut quelques beaux échanges. Celui-ci par exemple :

« Jean-Michel Ribes : A 25 ans, j’ai pleuré en écoutant votre émission : ce que vous avez dit de ma première pièce était tellement cruel et injuste… Et puis quoi : les critiques ne racontent pas la pièce : ils parlent d’eux. Le manque de talent, parfois, la haine le remplace. Enfin, c’est mieux que rien…

Les critiques : Nous ne nous adressons pas aux créateurs, contrairement à ce qu’ils croient, mais au public.

J.M. Ribes :  Trop difficile d’être critique.

Les critiques : Qu’en savez-vous ?

J.M. Ribes : Ca ne doit pas être drôle d’aller tous les soirs au théâtre ».

Quand on vous dit que le Masque est une pièce ! Ce soir-là, on a pu notamment entendre cette réaction chue du courrier des lecteurs :

« Quand vous dites du mal d’un spectacle, est-ce que ça pourrait prendre moins de temps que quand vous en dites du bien ? »

Répliques n’a pas eu la chance du Masque de fêter dignement son anniversaire. A croire que le sort s’acharne sur l’émission d’Alain Finkielkraut. 2015 est l’année de ses trente ans. Cela devait être célébré par deux émissions enregistrées pour une fois en public avec des invités prestigieux : la première fois, la grande grève de mars-avril dernier a imposé l’annulation ; la seconde fois, la semaine dernière, les mesures de sécurité pendant les trois jours de deuil national faisant suite aux attentats, ont également poussé à l’annulation. Pas de chance. Raison de plus saluer cette émission qui n’a rien de commun avec le Masque, qui se situe même aux antipodes.

Pas de public qui applaudit aux saillies des uns et des autres, pas de critiques pour se battre en duel. Juste deux invités en studio feutré, parfois un seul, sans oublier l’invité principal, l’animateur de l’émission Alain Finkielkraut ; mais autant le temps de parole qu’il s’attribuait exaspérait autrefois, autant l’on peut désormais s’en réjouir. D’abord parce qu’il l’a réduit, ensuite parce que dans tout débat d’idées, c’est avant tout avec lui que l’on a rendez-vous eu égard à la place qu’il a prise désormais dans le champ médiatique et intellectuel. On est rarement déçu, sauf lorsqu’il quitte son domaine de compétence et s’aventure en territoire pour lui incertain : peinture, musique, cinéma, bref les domaines artistiques.

Pour le reste, que ses invités soient des abonnés (Paul Thibaud, Pierre Pachet, Marcel Gauchet etc) ou inattendus sinon inconnus, c’est un festival d’intelligences en action, un crépitement de réflexions et de citations qui ouvrent des pistes et des perspectives, stimulent d’autres réflexions, reflètent parfois les recherches en cours en philosophie, histoire, sciences humaines. De la conversation faite controverse entre des gens de bonne compagnie qui ne craignent pas si nécessaire que la polémique se fasse pugilat. Malgré et peut-être grâce aux thèmes (l’école, le communautarisme, la Shoah) et références (Arendt, Péguy, Lévinas) récurrents d’Alain Finkielkraut, son inquiétude et son intranquillité trop hâtivement catalogués comme une propension au tragique, toutes choses que d’aucuns jugeront obsessionnelles mais qui constituent la cohérence d’une pensée sur la durée.

Dans ce pays où l’on est sans cesse sommé de répondre aux injonctions binaires (êtes-vous Voltaire ou Rousseau ? Beatles ou Rolling Stones ? etc), osons être Masque et Répliques. Un concert de voix que ces deux rendez-vous hebdomadaires qui restent, à leur meilleur, des phares dans la circulation des idées et des arts. J’oubliai : la première, c’est sur France-Inter, la seconde, sur France-Culture. Alors, au cas où vous auriez encore un doute, vive la radio du service public !

(Photos Henri Cartier-Bresson)

 

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commentaires

959 Réponses pour 60 ans de « Masque », 30 ans de « Répliques » : bon anniversaire !

christiane dit: 29 novembre 2015 à 14 h 55 min

@MONTAIGNEACHEVAL dit: 29 novembre 2015 à 13 h 59 min
Salut à vous et joie de vous lire. A priori ça passe puisqu’on vous lit, ce jour !

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 novembre 2015 à 14 h 52 min

Sinon s’extasier à grands cris et flaques en trouvant soudainement une relève trentenaire c’est une manière comme une autre de raconter quelques trop longues histoires.

C.P. dit: 29 novembre 2015 à 14 h 46 min

@ trouver autre chose… et @ Résumons :

C’est vrai, « preux » n’est pas meilleur que « chevalier ». Mais comme il s’agit d’une appellation associée deux ou trois cents fois (variations : « le fort », « le tueur d’hommes ») au nom de tel ou tel héros nommé dans « L’Ilade », que faire ? Moi, je veux bien que l’on répète autant de fois « le chevalier » (quatre syllabes au lieu de deux), par association -ici rose a raison- aux chevaux (ceux d’Achille, Xanthos et Balios, donnés par Zeus à Pélée, prêtés par Achille à Patrocle, sont d’ailleurs à la fois immortels et dotés de sentiments -ils pleurent-, et Xanthos, par le vouloir d’Héra, est même doué de la parole au Chant XIX) que possèdent les hommes de renom, mais c’est tout aussi cliché. « Cavalier » ne me va pas du tout, parce que je le rapporte au fait de monter à cheval, absent de « L’Iliade ».
En tout cas, « Hector, le dompteur de chevaux » (ou « Hector aux chevaux bien domptés ») est la traduction la plus souvent choisie pour les tout derniers mots du Chant XXIV.
Bon, je m’arrête là, et ce n’est pas grave.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 29 novembre 2015 à 14 h 17 min

excuses totalement acceptées, Rose, avec soulagement : vous n’êtes pas un troll !

(et vous avez tout-à-fait le droit de me trouver agaçante, inintéressante, maladroite, pompeuse d’air, grandiloquente, et tout ce que vous voulez. Mais au moins, rendez-moi justice : non, je ne suis certes pas l’arriviste qu’on voudrait faire croire !)

MONTAIGNEACHEVAL dit: 29 novembre 2015 à 13 h 59 min

Je viens d’écouter , par hasard, la « conférence » du Sieur Assouline, qu’il fit à Lagrasse, le Hay on Wye français, en Août de l’an de grasse 2014.

Stupeur et en même temps, fierté. J’aurais donc été Camille Claudel. Mazette ! Sstadire : si je suis tricard ici, c’est que ma « famille »- ce terme est plein d’un jésuitisme confitural,- aurait recommandé à Pierre Assouline de me « priver de plaques » d’Enghien à Bourbonne les Bains en passant par Forges les Eaux, Cannes ou Biarritz, pour , je cite « préserver ma santé mentale » !!!!
Alors deux choses
-ou c’est du flan, mais de la part de Pierre Assouline, je n’en crois rien
-ou c’est vrai et alors comme disait je ne sais plus qui, « QUel bonheur d’être orphelin »..

Widergänger dit: 29 novembre 2015 à 13 h 44 min

Ben, geo, au vu de ses commentaires, tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il en tient une sacrée couche…

courtes pattes dit: 29 novembre 2015 à 13 h 26 min

pourquoi Agamemnon dit, en parlant de Christs
« elle, je ne la libèrerai pas ».

c’est incroyable , quel laxxise! que fait la police ? les Français veulent savoir!

rose dit: 29 novembre 2015 à 13 h 15 min

pardon lucien bergeret je savais que cela commençait par p.
pardon clopine

il y a des gens de province qui percent mais ils ne font que ça je crois. Je pense à Muriel Barbery. A Jean Giono;

Je suis quelque peu navrée d’être à c point là obsessionnelle mais je crois bien que dompteur de cheval et dresseur de cheval ce n’est pas tangiblement la même chose;

Dans The misfits, John Wayne le démontre bien. Il dompte un cheval. Sauvage. Le dresser c’est un rituel à établir. Ultérieur.

Mais pourquoi Agamemnon dit, en parlant de Christs
« elle, je ne la libèrerai pas ».

Bises

Achille dit: 29 novembre 2015 à 13 h 14 min

geo dit: 29 novembre 2015 à 12 h 52 min
Attila, ne parlez pas sans savoir

En quoi votre savoir est-il supérieur au mien ?

Mais je suis ravi que vous en soyez persuadé, c’est dans la droite ligne de tous vos propos ici.

rose dit: 29 novembre 2015 à 13 h 07 min

avec qui j’aurais aimé vivre.
Si vous eussiez été entreprenant. Parce qu’il faut pas compter sur moi pour l’être.

affectueusement vôtre,
rose

rose dit: 29 novembre 2015 à 13 h 05 min

mais il faudrait comprendre le grec pour dire geo… le parler est une chose . Le lire une autre.
le mot démarre par hippo. La suite est le verbe dompter. Si on découpe lexicalement en dérivant on obtient dompteur de cheval; Sachant que la traduction ce n’est jamais du mot à mot et que la dimension poétique est essentielle dans cette opération délicate, on peut douter du bien-fondé.
Maintenant je le comprends que l’on choisisse chevalier eu égard à la noblesse d’âme et surtout parce que – je crois que j’ai oublié de le signaler cela- tueur d’hommes c’est le guerrier ; ce qui pourrait corroborer chevalier.

Lorsque je pourrai, je vais cueillir des kakis cet après midi et le mien d’arbre en a donné dix. Peut-etre même douze; Tout petits, tout jolis; Surtout quand les feuilles tombent et qu’il reste ces lanternes là; Cela date de Noces d’Albert Camus qui a induit que j’ai planté l’arbre dans le jardin.
Lorsque je le pourrai, je garde cela en tête, je chercherai les autres occurrences du mot qui traduit hippodamoio

(Agamemnon dit en parlant de Chryséis « celle-là je ne la libèrerai pas);
mais que lui fait-elle Chryséis à Agamemnon et pourquoi elle, il ne la libérera pas ?).

Bon après midi

pour moi, vous n’êtes pas un fantôme, vous êtes un être vivant que j’aurais aimé côtoyer ;

trouv er au tre ch ose dit: 29 novembre 2015 à 12 h 59 min

« preux » (même si cela fait un peu médiéval »

du bas-latin « prode » « prodesse » : « être utile »
emploi d’origine médiévale cf la Chanson de Roland
donc pas mieux comme trad, que « chevalier » ou « cavalier »

Un, deux, trois, soleil dit: 29 novembre 2015 à 12 h 54 min

pff dit: 29 novembre 2015 à 12 h 42 min

William/Henriette se transforme en un désagréable petit râle.
Une Evidence, Madame gaga est en fin de vie, c’est pas drôle pour le Momo.

geo dit: 29 novembre 2015 à 12 h 52 min

Attila, ne parlez pas sans savoir…La traduction de Backès (Folio) est absolument magnifique. Chevalier est polysémique. Il peut désigner l’appartenance à un ordre aristocratique avec l’avantage d’inclure une référence au cheval. Dans le reste du texte, le mot chevalier n’est pas utilisé et évidemment jamais dans l’expression absurde que vous imaginez.

Il fallait conclure sur un mot qui désigne Hector avec sa noblesse, son courage et une référence au monde du cheval puisqu’il semble que l’original grec comporte cette référence (je parle sous le contrôle de Rose). Il me semble que « chevalier » est un des meilleurs choix possibles.

pff dit: 29 novembre 2015 à 12 h 42 min

Résumons….. dit: 29 novembre 2015 à 11 h 32 min

Il demande aux autres d’accepter une opinion objective ! Lui, le Fantôme !

Allez donc contempler la bornitude nulle dudit chez Sergio !

Lyapunov dit: 29 novembre 2015 à 12 h 21 min

Des lacunes de google en général… quelles différences entre un adjectif et un complément d’objet, certes, trop direct!

C.P. dit: 29 novembre 2015 à 12 h 20 min

Juste en passant: si « chevalier » voulait dire homme qui monte à cheval, ça ne colle pas, et « cavalier » non plus. C’est pourquoi Flacelière a choisi partout « preux » (même si cela fait un peu médiéval ?) dans sa traduction de « L’Iliade ». Aucune mention de selle. On n’y monte PAS les chevaux, qui, reliés par un joug, tirent à deux le char. Il est fait plus rarement mention d’un cheval de pointe supplémentaire, et même de quatre chevaux, mais c’est pour des déplacements, et non au combat. Pour celui-ci, un conducteur du char et le combattant proprement dit, qui le plus souvent descend du char pour affronter un ennemi. Il y a bien une troupe de « soldats », mais la plupart des combats racontés entre « preux » sont individuels.

Achille dit: 29 novembre 2015 à 12 h 09 min

Lucy dit: 29 novembre 2015 à 12 h 03 min

Bon, vous avez décidé de jouer la Clopine bornée, ne discutons plus et gardez votre templier.

Lucien Bergeret dit: 29 novembre 2015 à 12 h 05 min

@ Clopine

Si « je sais tout de vous », c’est qu’il est difficile de faire autrement si on fréquente ce blog et si on a eu la curiosité d’aller lire le votre.

Vous noterez que mon message, adressé à Rose, était, dans la mesure du possible, objectif : des faits, rien d’autre.

Il semblerait, vous venez de le confirmer, que la dame à qui vous adressâtes vous répondit en termes peut-être excessifs…
Avez-vous envisagé l’idée–ici, je sors évidemment de l’objectivité–que Polac qui n’était peut-être pas la crème de hommes–précisons encore qu’il n’y a là qu’une hypothèse assortie d’un brin d’inexcusable malveillance de ma part–ait eu envie de faire une farce?

Lucy dit: 29 novembre 2015 à 12 h 03 min

bien plus proche des temps homériques

Résumons, pardonnez-moi, je ne pensais pas que vous étiez aussi autant tellement vieux et décati.

Achille est toujours jaloux d’Hector à ce que je vois : « Un chevalier sur son char, grotesque », plus grotesque qu’un « cavalier sur son char » ou encore qu’un « dresseur de chevaux sur son char  »
Baste.

christiane dit: 29 novembre 2015 à 11 h 47 min

@Stromaée dit: 29 novembre 2015 à 10 h 56 min

Donc Aurélien Barrau revient à la théorie de la relativité d’Einstein. J’ai toujours pensé que l’histoire du chat de Scrödinger (qui a tant marqué Sergio) était un pied de nez à Einstein. Faut-il ouvrir la boîte de Pandore et découvrir si le chat est mort ou vivant ?
La passion d’A.Barrau pour les trous noirs, le big-bang, le cosmos, les univers multiples m’évoquent « le Bateau ivre » de Rimbaud.
« Le monde a été centré sur notre planète, puis sur notre étoile, puis sur notre galaxie, enfin sur notre cosmos. » Qu’en sera-t-il demain ? Qu’en dit D candide ? Il fait exploser la notion de monde clos, parfait. A.B. n’aime pas Deleuze mais il écrit : « Je n’aime donc pas Deleuze mais j’aime les deleuziens. J’aime qu’ils construisent à partir de ce matériau étrange, de cette glaise encore saturée de l’humidité des devenirs impensables. J’aime les ciselures qu’ils impriment à son cristal de temps. Je ne l’aime pas mais je vivrais moins bien sans lui. En fait, je vivrais plus confortablement. Et je crois que l’inconfort est le lieu de la pensée. Deleuze a l’immense vertu de nuire à mes évidences et je ne l’en remercierai jamais assez. »
Voilà, Stromae, des mots qui balancent bien avec vos passerelles et mes inimitiés-amitiés. Je laisse le dernier mot à Pierre Assouline : « A cette tribune, on a l’excommunication d’autant plus facile que l’on est dans l’entre-soi ; il en serait autrement si l’on faisait face à l’offensé. »
Dans ces univers multiples, nous ne feront jamais face à JC-Oskar (incendiaire à ses heures), qui pose un regard implacable sur nos mots et martèle les siens sur le tambour de sa rage en poussant des cris à briser les verres de nos lunettes (de myopes -dit-il). Oui, il est bon de se reposer en écoutant l’échange de « Répliques » et les voix d’ici qui en font écho.

Gégé dit: 29 novembre 2015 à 11 h 40 min

Clopine, définitivement un cas à part… dit: 29 novembre 2015 à 11 h 26 min
depuis des années savez tout de moi

Nous savons tout de vous car vous racontez tout de vous, avec une indécence et une complaisance assez gênantes parfois.

Résumons..... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 36 min

Les sondages, càd l’urinaire de l’information, donnent une Le Pen dans le Nord, une Le Pen dans le Sud …. c’est largement insuffisant !

…..on manque de Le Pen !

Achille dit: 29 novembre 2015 à 11 h 35 min

Chevalier comme dernier mot de L’Iliade est d’un anachronisme totalement ridicule.
Un chevalier sur son char, grotesque.

Stormaelle dit: 29 novembre 2015 à 11 h 33 min

@ Mon but étant, plus que devenir je ne sais pas quoi d’ailleurs, de vaincre ainsi ma finitude

Et bien moi, je trouve cela parfaitement respectable. Et d’ailleurs la plupart ici pensent pareil, alors qu’ils peuvent guère aller plus loin que de postillonner leurs quelques vomissures quodidiennes. Il se disent : mes postillons erdéliens valent bien leur messe au regard de l’éternité.

Résumons..... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 32 min

Clopine vous êtes un monument d’orgueil !

Par pitié, et dans le but de vous faciliter la vie devant Saint-Pierre bientôt, car la vie est brève : acceptez une opinion objective ! …une fois … ce n’est pas la mare à boire !

Résumons..... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 28 min

Ne soyez pas stupide Lucy !

Acceptez d’entendre d’autres bruits que le vôtre. Cavalier est bien moins connoté, bien plus signifiant, que le féodal « Chevalier » et donc, bien plus proche des temps homériques .

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 26 min

Mais poursuivez donc, Lucien Bergeret qui depuis des années savez tout de moi… L’amie en question dirigeait « le Dilettante », et,si on suit les hypothèses sur mon insupportable entrisme dans le monde de l’édition, j’aurais donc dû, évidemment, me faire valoir de l’opinion de Polac sur moi, voire glisser une photocopie de la lettre que Polac m’avait envoyée, bref, tout faire, tout agiter, tout exhiber, pour atteindre mon but si peu caché : devenir, ah, devenir « quelqu’un », n’importe qui mais « quelqu’un », dans le Monde des Lettres…

Voilà, c’est l’attitude qui aurait dû découler normalement de l’avis de Polac, si vous suivez les portraits tracés ici de moi.

Eh bien, non. Les encouragements (sincères) de Polac m’ont effectivement donné l’impulsion pour envoyer un texte au Dilettante. Mais bien entendu, dans mon courrier d’accompagnement, je n’ai pas fait la moindre allusion à la correspondance. Je n’ai pas envie d’être « reconnue », voyez-vous, surtout s’il faut, pour cela, se parer des plumes du geai.

Et pour avoir un avis sincère sur ce que je faisais, il fallait évidemment que je me présente comme ce que j’étais (ce que je suis toujours) : une parfaite inconnue…

Je n’ai pas été déçue.

La personne du Dilettante m’a carrément insultée, en me demandant par quel miracle j’avais bien pu avoir son adresse, et en levant les bras au ciel « parce que, si, maintenant, on n’est même plus à l’abri d’envois d’inconnus provinciaux, si on ne peut même plus échapper à « ça », alors… »

Une Daphnée, cette femme, une forcenée de l’entre soi…

Ce n’est définitivement pas mon monde. Et ce fut encore une blessure que cette tentative.

Etonnez-vous, après, que frileusement, je préfère devenir une simple Clopine Trouillefou.

(mais j’écrirai toujours, quels que soient les résultats obtenus, je pense que c’est tout simplement plus fort que moi. Mon but étant, plus que devenir je ne sais pas quoi d’ailleurs, de vaincre ainsi ma finitude. Je crois en ce sens ne faire de mal à personne, mais pour les trolls, c’est insupportable de fatuité !)

Lucy dit: 29 novembre 2015 à 11 h 22 min

Cavalier est réducteur concernant Hector, tous ceux qui montent à cheval, même mal sont des cavaliers. Comme Résumons ???? 😉

Résumons..... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 16 min

Clopine n’écrit que pour satisfaire son principal défaut : l’Orgueil.

Le premier d’entre tous les défauts, le pire, le plus sordide ….uhuhu!

Lucy dit: 29 novembre 2015 à 11 h 15 min

geo et rose, Homère et Hector

le texte littéral est bien ‘dresseur de chevaux’, mais le terme chevalier (notion qui n’existait pas chez les Grecs) convient mieux pour la compréhension à notre époque par ce qu’il évoque de « chevaleresque » concernant Hector.

Résumons..... dit: 29 novembre 2015 à 11 h 03 min

« J’avoue que cette avancée me séduit beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’elle laisse de la place à la poétique de Flaubert, elle justifie une plage de discussion interstitielle possible entre Christiane et D., mais aussi entre lola, DHH, Clopine d’un côté, et WGG, JC de l’autre… elle leur dit que la haine de soi de ceux-ci peut être à terme vaincue par l’amour de la vie de celles-là. »

Quel beau délire que cela ….. ! Quelle conclusion à la con-clusion ! On se marre comme des fous, chez Passou !

Lucien Bergeret dit: 29 novembre 2015 à 11 h 00 min

@ rose du 29 novembre 2015 à 9 h 35 min

Vous avez, je crois, fait une confusion très excusable entre Pivot et Polac.

C’est à Polac que Clopine a envoyé quelques textes; c’est Polac qui lui a confirmé son talent d’écrivain et l’a orientée vers une de ses amies travaillant dans l’édition…

Stromaée dit: 29 novembre 2015 à 10 h 56 min

Oui, je pense qu’il ne faut pas hésiter à entrer en contact avec Suzanne Julliard, elle est facilement accessible. Elle sera surprise d’apprendre l’intensité et la qualité des échanges suscités par ses vues sur Flaubert.
Merci à Christiane pour sa réaction à mes propos sur la perte de Luc Bondy. Contre vents et marées, elle trouve toujours les mots appropriés pour justifier ses pulsions amicales et ne point s’en laisser conter par les médiocres qui voudraient la faire taire. Elle est tellement au dessus de leur engeance.
« Nous n’avons qu’une seule planète ». A propos de l’existence des mondes parallèles qui préoccupent bien des internautes ici, je rappelle où nous en sommes à peu près arrivés depuis la discussion de Hugh Everett liée aux conclusions de l’expérience du chat de Schrödinger (vous savez, cette histoire d’interaction d’un système quantique avec un système classique qui produirait une bifurcation en plusieurs univers parallèles,en gros…, la superposition d’un monde où le chat est mort et un autre où il est vivant). On pensait depuis longtemps que ces deux mondes réels n’interagissaient plus entre eux. Et bien, ce n’est pas sûr du tout, d’après l’astrophysicien Aurélien Barrau. Il soutient, dans la foulée de Don Page, qu’à partir du moment où des évolutions quantiques de l’Univers sont différemment observées depuis notre monde, il n’y a pas de raison de distinguer comme incompatibles les deux hypothèses prévalentes de la non interaction et/ou de la pluralité des univers. J’avoue que cette avancée me séduit beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’elle laisse de la place à la poétique de Flaubert, elle justifie une plage de discussion interstitielle possible entre Christiane et D., mais aussi entre lola, DHH, Clopine d’un côté, et WGG, JC de l’autre… elle leur dit que la haine de soi de ceux-ci peut être à terme vaincue par l’amour de la vie de celles-là.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 48 min

Contradiction éternelle et ô combien chiante pour nous les femmes, la maman et la putain ; alors que nous sommes les deux et acceptez-opus lapsus clavii, nous comme nous sommes. Et cessez d’avoir peur, bon dieu. Soyez entreprenants plutôt que d’être entrepris par n’importe qui.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 45 min

geo :

à mes yeux ce n’est sincèrement pas la religion. Beaucoup plus un ego boursouflé et une incapacité à se construire différent des modèles que l’on a eu sous les yeux. Incapacité de penser autrement l’écart nord sud par exemple.
Incapacité notoire à changer le monde.

Nous n’évoluerons pas par la destruction. Mais par la compréhension de l’autre qui est différent de soi.

Le mot qui me vient à la bouche est modeler. Comme la terre glaise.

Bonne journée,

Salammbô – pourvu que je n’écrive pas une autre grosse imbécilité, madre de dios- non je préfère pas, je dois le réfléchir avant. Pardon.

L’amour est fait pour être concrétisé, pas théorisé. Ou alors, pas seulement théorisé. Il manque la dimension charnelle, essentielle à mes yeux. Pour l’accomplissement. Et chasser l’inconsolable.

radio Vat-hihan dit: 29 novembre 2015 à 10 h 41 min

« ancrés dans le péché, à leur aise dans le péché, arrivés au port dans le péché.  »

C’est voulu par le très-très-haut (créateur d’emplois entre autres)

Paul edel dit: 29 novembre 2015 à 10 h 40 min

Pourquoi le lys dans la vallée est il si singulier dans l oeuvre de Balzac? Sans doute et entre autres parce que c est une confession par lettres d une contradiction masculine entre un amour éthéré idéalisé et une ravageuse pulsion et ivresse charnelle auprès d arabelle et Balzac ne cache rien de l immaturité de felix et c est un roman de la mauvaise conscience et un règlement de compte de Balzac avec lui même

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 38 min

hier j’ai écrit une grosse imbécillité et j’espère que vous me pardonnerez ce fait : Salammbô est Salammbô et ni tarte ni s…

De toutes façons, elle meurt aussi. Je sais pas encore si c’est après Mathô ou juste avant mais ils meurent tous les deux et au moment de la mort nous sommes rassemblés. Je ne me fais aucun souci.

Dans la mort on est rassemblés.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 34 min

Je vous dis où cela se situe pour que vous ne mourriez pas idiots ; vivre imbécile, et heureux, je l’admets volontiers, mais mourir idiot ça non !

Montbrun les bains (eau soufrée) c’est derrière le mont Ventoux du coté des dentelles de Montmirail de Nyons (les olives noires).

C’est le Ventoux par derrière; Où sur le côté nichée tout contre lui se trouve Malaucène. Là où a été tourné Bagarres, le film avec Maria Casarès.

Plus loin, plus près surtout d la vallée du Rhône, se trouve Saint Rémy vent violent herbes sauvages. Là où Van Gogh n’a cassé de contrer sa folie intérieure son exaltation hystérique par des champs entiers de tournesols sur sa toile.
Plus bas encore avant Avignon et la douceur de ses méandres, Arles où le grand fleuve ne cesse de nous donner des preuves du monde antique ; au cas où nous aurions pu l’inventer ; fleuve où les archéologues ne cessent de découvrir.

Ce pays, c’est chez moi. Les gens qui ne le connaissent ne peuvent
1/ en savoir l’importance
2/ connaître le peuple qui l’habite

Heureux, sans être imbéciles.

Et c’est lié à l’espace qui nous environne, de toute beauté, mais surtout au fait que nous, nous ne vivons pas en ville.

Sur ce, bon dimanche, à tous,

christiane dit: 29 novembre 2015 à 10 h 26 min

Bonjour Rose,
Mon 9h28 est en attente dans la gare de triage. Mystères de l’algorithme… Plus tard, il réapparaitra et vous amusera aux dépens de Flaubert.
J’aime l’alternance de vos élucubrations, de vos méditations, de vos rages, de vos remarques vachardes et de vos tendresses.
Quant à vos critiques littéraires, ce sont les plus drôles que je n’ai jamais lues.
Pour vous un brin de serpolet de notre Provence fantasmée comme l’était l’Orient pour Flaubert.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 25 min

Je résume donc pour ceux qui se sont moqués hier
« Homère, c’est la poésie des grecs »
et puis Giono mais oui ! Tout le Hussard sur le toit, tout le Serpent d’étoiles, tout L’Homme qui plantait des arbres, tout Ennemonde et autres caractères que j’ai toujours sous la main :

« Ainsi, Zeus et le Dieu d’Abraham ne sont pas plus profondément ancrés dans ce monde que cette petite mouche blonde ; il lui suffit d’être un million ou deux et de se gratter le ventre avec des ongles d’un dixième de millimètre pour que sa colère soit à la mesure des espaces infinis. »

« elle manoeuvra. D’abord elle apprit à conduire la B14. Elle se débrouilla tout de suite ; elle avait le gréco-romain devant les yeux. (…) pour ses soeurs il était Saint Jean Bouche-d’or :  »

« Suivant que le virage la projetait vers la gauche ou vers la droite, c’était contre l’horizon au- dessus de Montbrun qu’Ennemonde allait s’appuyer jusqu’à toucher le soleil couchant, ou contre les grands glaciers des Alpes par-delà lesquels montait la nuit. Si la course se faisait le matin, elle allait d’un côté frotter ses joues dans les vents de l’aurore et de l’autre passer comme une hirondelle au-dessus des brouillards qui contenaient Montbrun. De temps en temps, elle regardait son beau Samuel qui conduisait, très détaché des contingences terrestres lui aussi, tenant à peine le volant avec deux doigts. Si Honoré avait pu les voir, s’il avait pu surtout s’intéresser encore à eux, il aurait dit que ces deux-là étaient ancrés dans le péché, à leur aise dans le péché, arrivés au port dans le péché. »

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 16 min

moins de temps possible la somme de connaissances qu’il possède, est difficile à suivre; J’ai pris bcp de notes mais trop c’était beaucoup.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 14 min

geo
(logis)

oui je l’entends les traductions différentes

un, didier Pralon a conspué mon seul aimé Victor Bérard et si je déroge à cette règle ce sera sur mon lit de mort, a d’une phrase courte assassiné Bérard disant « il a châtré l’Odyssée ».

Il recommande lui la traduction de 1946 ; je n’ai pas eu le temps de noter de qui; Ce type d’érudit intelligent dont le seul but est de dire en le moins de temps possible la somme de connaissances qu’il est d’un pénible à suivre !

D>e même dans les cinq catégories qui suivent l’époque romantique, c’est à dire le dix-neuvième, j’ai noté grand foutoir. C’est ce qu’il a dit Didier Pralon ; et j’ai pu prendre note de quatre, c’est à dire un, deux trois et cinquième; La quatrième m’a échappée, à jamais je crains.

Il est hors de question pour moi de tenter de lui écrire. Son monde n’est pas le mien. Et le mien, je l’aime.

Seulement, c’est vrai, j’aimerai qu’il soit respecté par autrui, même si imbécile heureux.

Néanmoins, j’entends ce que vous disez et vous remercie de cela, un dompteur de chevaux c’est un chevalier; C’est à dire un homme qui monte à cheval;

Voyez-vous, lorsque l’on marche à pieds, proche de terre, l’on sait aussi que l’homme à cheval est supérieur à vous.

L’envie, la suffisance, la vacuité et l’imbécilité ne sont pas de mon monde ; je vous présente mes plus plates excuses et suis franchement désolée que vous n’appréciez pas Lucchini, talentueux de manière certaine ; ampoulé, certes, mais si attachant. Puisse une femme le reconnaître.

rose dit: 29 novembre 2015 à 10 h 03 min

Seconde remarque sans plus de certitude que la première (tentative d’analogie avec tout évènement ayant survenu étant toute aléatoire) :

l’inversion en lien avec la toute puissance de la mère : je prends l’exemple d’Hitchcock.
Alfred.

Dans Psychose, Norman Bates délire de sa non capacité à couper un lien mortifère. Au lieu de retourner cette incapacité notoire contre lui-même, ce qui serait éminemment masochiste, il la retourne contre autrui => sadisme, psychose.
Cette incapacité à baiser une femme qu’il aimerait, intelligente, et non cet ersatz d’imbécile dans le vagin de laquelle il se complait, qu’il tente incessamment mais en vain de sortir de sa fange bourbeuse, sa seule capacité à se faire draguer par l’imbécile du bar du motel où il réside à côté de sa demeure victorienne, son impossibilité à être entreprenant, trouvant expression dans l’assassinat des femmes qu’il n’aura jamais dans son lit, eh bien
roulement de tambour
tatatata

eh bien, il en est le seul responsable.

Son père, sa mère, tout le tintouin c’est le passé.
Le squelette de s amère dans la cave desséché en atteste.

Et ça Hitchcock en sait quelque chose. Lui qui a quitté sa vieille Angleterre pour s’installer aux USA et qui a été entouré toute sa vie des plus belles femmes du monde qui alliaient la beauté à l’intelligence.

Norman Bates préfigure les déséquilibrés d’aujourd’hui. Incapable de construire un avenir différent de son passé.
Fragile comme du chocolat Menier. Fondu. Enchaîné.
Déjà, pendant qu’il est là, il n’est pas ailleurs, soulagement dans les chaumières.

geo dit: 29 novembre 2015 à 9 h 57 min

Rose, dans ma traduction, celle de Jean-Louis Backès que Christiane a aimée, les derniers mots sont:

« Ainsi fut célébré le rite pour Hector le chevalier ».

Evidemment, si vous lisez l’original, je n’ai rien à dire…

geo dit: 29 novembre 2015 à 9 h 53 min

« Non ce n’est pas la religion. »

Rose, je suppose que vous voulez dire: « ça ne devrait pas être la religion »…

cqfd dit: 29 novembre 2015 à 9 h 52 min

« les imbéciles ont grande propension à être heureux : d’où l’assemblage « imbécile heureux ». »

C’est pas pour reu rien qu’il a été dit texto ‘Heureux les simples d’esprit ‘

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 29 novembre 2015 à 9 h 51 min

Oh, Rose, vous me calomniez : je n’ai JAMAIS écrit à Bernard Pivot, savez-vous ?

Et si j’ai écrit à Monsieur Mascolo, c’était pour le soutenir face au petit Yann Andréa.

Le portrait qu’en une phrase vous me jetez à la figure serait d’une intrigante, qui veut « s’introduire ».

Vous ne faites que reprendre, ainsi, toutes les insinuations des trolls, qui ne peuvent entendre une parole sans l’alourdir de sentiments laids : sentiments qui n’appartiennent pas à la personne visée, mais bien qui proviennent des bas-fonds trollesques et déviés – de jalousie, etc.

je ne suis pas la seule visée dans ces entreprises de démolition systématique…

Mais de vous, Rose, cela m’étonne un peu.

D’autant que vous n’êtes pas sans savoir mon peu d’ambition à ce sujet.

(je me fais régulièrement engueuler par Clopin, tenez, qui ne comprend pas que je ne cherche pas à « pousser » plus les quelques malheureuses pages que j’ai pondues ici-bas. C’est que, justement, c’est précisément ce que je n’arrive pas à faire. C’est peut-être un signe d’orgueil monstrueux, mais enfin je me sens, moi, bien trop modeste pour attraper un porte-voix et proclamer, comme le fait WGG, mon « génie » sur terre (wouarf).

bref, Rose, voici que vous venez de me blesser, à votre tour…

bref dit: 29 novembre 2015 à 9 h 51 min

Rose faudrait pas oublier les siècles de désastres causés par les religions, le rôle manipulateur des religions, et aussi et la quasi inexistence de mixité sociale

rose dit: 29 novembre 2015 à 9 h 50 min

De la première remarque découle l’idée des corps en miettes : de l’explosion de la ceinture, une tête posée là par terre.
Le corps des autres en miettes.
Son propre corps en miettes.

rose dit: 29 novembre 2015 à 9 h 48 min

en versus du hystérique il y a imbécile. Mais je constate journellement que les imbéciles ont grande propension à être heureux : d’où l’assemblage « imbécile heureux ».
Ce qui n’a rien d’oxymorique.

Phil dit: 29 novembre 2015 à 9 h 48 min

Pauledel est très occupé, il enterre une actrice nippone. Après la fête au saké, il viendra dire bonjour à Clopine.
 » Quand la tête baisse, la pine monte »
Flaubert (Correspondance, in pléiade dorée 22 carats)

rose dit: 29 novembre 2015 à 9 h 47 min

deux remarques :

le dernier mot du chant 24 c’est dompteur de chevaux ; la guerre de Troie a pris fin lors la ruse de l’homme aux mille ruses qui a consisté à faire entrer un cheval de Troie dans l’enceinte fortifiée.

De là à penser que l’on succombe par le point le plus rigide qui nous constitue (nous freine ?) cancer de l’intestin, du pancréas, vésicule biliaire qui se ratatine, etc.
Dans le discours d’Apollon, en colère, qui s’en prend à Achille, trois reproches sont faits :
absence de raison
absence de réflexivité (esprit incapable de se plier)
sauvagerie, caractère farouche ; la comparaison avec le lion accompagne Achille tout au cours de l’Iliade

Or, c’est après le meurtre qu’il commet contre Hector, et après longues palabres auxquelles Thétis sa mère participe qu’Achille se soumet à Priam et rend le corps d’Hector pour les funérailles. Corps auparavant attaché derrière son char et longuement et à de multiples reprises trainé dans la terre, humiliant ainsi la dépouille de son ennemi. Comme si le tuer n’avait pas suffi.

Pourtant, ultérieurement, la charge contre Ulysse recevra un double démenti;
Et, dans la coda, Achille évolue. Bouge. Sors de son immobilisme antérieur. Grâce à Priam qui lui pardonne d’avoir tué son fils, mais veut l’enterrer et rendre la décence à sa dépouille.

rose dit: 29 novembre 2015 à 9 h 35 min

Oui Clopine

nous savons que vous chérissez et êtes chérie par vos proches.

oui nous savons aussi que vous aimez écrire au fils de Marguerite Duras, à Bernard Pivot pour qu’il reconnaisse en vous un talent certain, etc. pour mettre un pied dans l’univers des écrivains que vous chérissez.

christiane dit: 29 novembre 2015 à 9 h 28 min

@rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 16 min
Vous voici bien matinale, Rose.
Vous m’écrivez :
> lola n’est pas une fille ce qui explique tout.
Qu’importe… J’aime sa part féminine épineuse. Qu’elle soit femme, n’explique rien du tout. C’est ainsi. Le féminin et le masculin dansent ici une valse à trois temps. Françoise Héritier y perdrait ses repères.
Et vous ? Peut-être bien aussi, comme Guillaume Galienne, empruntez-vous tour à tour jupes ou pantalons, bijoux ou rasoir bic ?
Cette nef continue sa traversée avec ses fous et ses sages (l’un étant souvent l’autre), ses lucides et ses paumés, les livres et la parole, les disputes et les harmonies, les chagrins aussi.
On s’y écorche, s’y rassure, s’y étonne. On s’en éloigne. On y revient, presque immobiles, alors que la terre tourne à vide au beau milieu des étoiles indifférentes.
Belle Provence à vous, peut-être réelle, peut-être imaginaire.
Salammbô ? Le rêve d’Orient de Flaubert qui s’ennuie avec la Bovary… Matho est plus réussi que la sensuelle Salammbô. Flaubert était un misanthrope plus crédible en ami qu’en amoureux craignant la pluie mais y laissant son amoureuse… et son désir était d’abord celui d’écrire. Un roman historique tiré par les cheveux vers le roman sentimental, entre tant de batailles. Vous êtes vraiment rigolote dans vos critiques littéraires. Sacrée Rose !

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 29 novembre 2015 à 9 h 25 min

à Lola : merci de ne pas avoir gardé d’animosité contre moi, ma maladresse et ma fatigue auraient pu, à juste titre, l’engendrer.

Merci aussi pour votre explication de votre écoute – si je comprends bien, ce que vous reprochez surtout aux Répliques d’hier, c’est leur aspect un peu « généraliste » par rapport à ce qu’une analyse fouillée, experte, de Flaubert aurait pu donner. C’est bien cela ?

Peut-être est-ce précisément cela qui m’a plu, a contrario de vous…

Savez-vous que, pendant deux ans, j’ai habité au second étage d’un immeuble qui fait le coin de l’hôtel-Dieu, à Rouen, c’est-à-dire précisément en face de la maison d’enfance de Flaubert, du lieu de travail de son père, et, dorénavant, du musée qui lui est consacré (en tout cas, c’était là qu’il était dans les années 70, je ne sais maintenant…)

Vous vous doutez bien que, même à 20 ans et peu renseignée, ma passion pour la littérature, chauffée à blanc par cette proximité, m’a conduite tout droit chez Flaubert. A l’époque, tel le moderne silure, dorénavant monstre de nos rivières, j’avalais à peu près tout ce qui passait à portée, sans rigueur ni ordre, ni recul, mais pourtant, je m’accorde aujourd’hui d’avoir tout de même su discerner les pistes qu’en tant que lectrice, j’allais emprunter toute ma vie.

Par exemple, tenez, lors de l’émission d’hier, Madame Julliard a remarqué que la poésie, chez Balzac, était limitée d’après elle au « Lys dans la Vallée ». Je l’aurais embrassée d’avoir dit ça. Car c’est bien précisément pourquoi je n’aime pas le Lys dans la Vallée, alors que j’ai très longtemps pratiqué, presque comme un viatique, le reste de la Comédie Humaine. Et c’est sans doute aussi pour cela qu’un Paul Edel, chez Balzac, distingue précisément ce Lys-là.

Je ne suis pas assez avancée pour déterminer si, oui ou non, la poésie du Lys « vaut le coup ». Je veux juste dire que ce n’était pas cela que je cherchais dans mes lectures de Balzac : j’aime le portraitiste réaliste, pas le sentimental, en quelque sorte…

Mais revenons à Flaubert. Dès mon entrée dans l’appartement dont je vous ai parlé, j’ai bien évidemment acheté l’oeuvre complète, en poche cela représentait assez peu de volumes finalement, et me voilà partie à Carthage avec Salammbô, à Yonville avec Emma, à la suite du fiacre dans les rues de Rouen, devant le vitrail de Saint-Julien l’hospitalier, sur la Seine avec Frédéric Moreau (et à cette dernière occasion, tenez, un peu avec , justement, le Balzac du Lys …)etc., etc., jusqu’aux parodies ironiques du dictionnaire des idées reçues et les balourdises de Bouvard et Pécuchet…

Oui, j’ai lu ou plutôt absorbé tout cela comme je le faisais à l’époque, exactement avec la même férocité que le boa constrictor met à étouffer ses proies, avant de les manger vivantes, dans une lente déglutition.

Vous voyez, avec cette bifide comparaison, que je ne me flatte pas d’avoir été bien ragoûtante dans mes appétits de lectures, Lola, mais c’est aussi que j’avais bien faim…

Bref.

Eh bien, Flaubert ne me rassasiait pas. Oh, certes, il y avait des phrases savamment construites, une posture au monde d’une courageuse lucidité, un discernement des souffrances et de l’étouffoir social, bref, tous les ingrédients d’une littérature universelle, mais rien ne me parlait de moi, dans cette oeuvre-là, ni de mon propre rapport au monde, sauf peut-être dans l’admirable « coeur simple », bien sûr. Mais enfin. Je mettais ma déception sur le compte de ma médiocrité intellectuelle, qui m’empêchait de savourer le « nectar » dont d’autres se nourrissaient, et je passais outre, vaguement admirative tout de même, mais sans reprendre de dessert…

Et puis, ici même (c’était du temps où il m’aimait bien), il y a quelques années, Paul Edel m’a fortement conseillé la Correspondance. A l’époque des fêtes, j’ai donc avoué avoir envie de ces volumes, sont-ils 5, 6 ou 7, enfin je ne sais plus mais je sais qu’ils étaient fort coûteux, comme tous ceux de la pléïade. Je rougissais de mon envie, qui dépassait la somme habituelle des cadeaux courants…

Mes proches (je les chéris, savez-vous ?) se sont tous cotisés…

Et là, j’ai enfin compris. Pour moi, l’oeuvre réelle de Flaubert, ce n’est pas ce qu’il a produit. C’est sa correspondance. Il y a tout là-dedans, et surtout la description exacte de ce doit éprouver celui qui se met à avoir la prétention d’écrire…

A 20 ans, la Correspondance n’aurait pu me toucher : je cherchais si désespérément, à travers mes lectures désordonnées, à construire quelque chose qui me ressemblât, que le génie flaubertien m’aurait laissée froide.

Mais à 50, et après que moi aussi, certain jour de 1999, j’ai décidé d’écrire, quels que soient les résultats de l’entreprise, à 50 ans, là, les mots de Flaubert me touchaient au coeur.

D’où mon bonheur, hier, d’entendre Madame Julliard témoigner d’une lecture de Flaubert point trop éloignée de la mienne…

Et ce bonheur, qui rompt une solitude habituelle, est tel que je voudrais en témoigner auprès de Madame Julliard, qui était pour moi une parfaite inconnue avant hier matin.

Je ne sais pas bien si j’irais, par exemple, jusqu’à lui écrire, mais si je le fais, je lui parlerais très certainement de ce que j’ai attendu pendant toute l’émission d’hier, sans l’obtenir.

A savoir cet oubli de Giono, si courant, si injuste et si insupportable. Oh certes, je comprends que l’on passe du temps avec Céline et Proust, comment faire autrement ?

Mais Giono, bon sang, Giono, pour une émission qui parlait poésie et prose !

« C’était une nuit extraordinaire.
Il y avait eu du vent, il avait cessé, et les étoiles avaient éclaté comme de l’herbe. Elles étaient en touffes avec des racines d’or, épanouies, enfoncées dans les ténèbres et qui soulevaient des mottes luisantes de nuit. »

Maintenant, comment faire pour envoyer une lettre à Madame Julliard, mmmhhh ?

(et je dois reconnaître que, sans Paul Edel et la Rdl, je n’aurais jamais eu ce culot et cette envie, d’aller em… cette femme, toute extraordinaire qu’elle soit à mes yeux, depuis l’émission d’hier. )

Phil dit: 29 novembre 2015 à 9 h 20 min

Oui Bloom, d’ailleurs Céline, qui a inauguré les déclamations de Lucchini, serait le premier surpris de la sonorisation de son puissant muet. Quand il fallait changer de registre, il chantait, lui.
Le public, sauf celui de la radio, ne lit plus et prend confusément Lucchini pour un Woody Allen goy.

Bloom dit: 29 novembre 2015 à 8 h 29 min

Il est le porte voix. C’est toujours mieux que d’être le porte fusil. Le pire actuel étant le porte ceinture.

Dont acte.
Mais il est bien d’autres, porte-voix: je pense au débotté à Gérard Desarthe, André Wims, Didier Sandre, Maurice Durozier, Anouk Grimberg, Sabine Azéma, qui restent en retrait de leurs textes, uniquement préoccupés de servir la voix de l’auteur.

Polémikoeur. dit: 29 novembre 2015 à 7 h 02 min

Le commentarium est un groupe de parole
qui n’a de thérapeutique que de retenir,
aussi longtemps qu’ils s’y produisent,
ses participants de nuire ailleurs.
Camisolément.

rose dit: 29 novembre 2015 à 7 h 00 min

je voulais vous dire deux mots au réveil sur le chant 24, et aussi l’inversion en lien avec la toute puissance de la mère, les deux idées cohabitent dans ma tête, mais j’ai glosé bêtement… je reviendrai vous dire mes hypothétiques liens ultérieurement

je vous embrasse affectueusement, bon dimanche

ah : sur Hector, le tueur d’hommes se traduit aussi par le guerrier.

Je me demande aussi si la fin de Salammbô avec la mort de Mâtho ne pourrait être mise en lien avec les funérailles d’Hector.

Je me demande aussi si Salammbô a su, de manière profonde, su dans sa chair, gravé, combien Mathô l’a aimée et désirée violemment.
Je n’en suis pas sûre.
Si non, quelle tarte ; si oui quelle s….e !

Sur ce ne perdez pas le sommeil, ni le boire ni le manger ni dormir avec une femme : vous n’êtes pas seul ; Passou me l’a dit, je l’ai constaté, il avait raison ; je vous le transmets à mon tour,

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 49 min

Et puis il les sert, les auteurs, il ne les dessert pas
sauf si on est allergique à l’amphigouri.
Une manière de se cacher sans doute.
Sous, il y a l’homme.

Il est le porte voix. C’est toujours mieux que d’être le porte fusil. Le pire actuel étant le porte ceinture.

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 46 min

>bonjour Bloom

nous en parlions avant hier de Lucchini

maniéré, ampoulé amphigourique

ah, je l’aime bien

je crois que tout lui est prétexte pour que sa vie soit une pièce & que toute pièce soit sa vie ; il a refusé la scission, je ne lui en veux pas, choix personnel.

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 42 min

Dont les garçons qui ont quarante ans ici ont une petite soeur au village de douze ans.
Et cela constitue.

Si on s’intéressait à la place de la femme dans tout cela ?

Au fait, qu’au Nigeria, les bombes humaines sont programmées par des hommes qui envoient les petites filles se firent exploser sur les marchés , Onze et dix huit ans ? Dans une indifférence quasi générale , Leurs noms ? Leur histoire leur statut, leur vie ? Vivantes, mortes. En miettes. Et passons à autre chose. Alors que les autres tordus font les manchettes des journaux et ont leur nom en Une;

Et les petites filles du Nigeria ,

Et le nord du Mali ?

La pauvreté comme cause;
La religion est porteuse de vie, pas de mort.
La pauvreté est porteuse de mort elle, au sens propre.

Bloom dit: 29 novembre 2015 à 6 h 37 min

Lucchini est insupportable…Sa diction & son ton maniérés font écran aux auteurs qu’il prétend servir mais dont il se sert sans vergogne.
Pas de droit de réponse car il prend soin de choisir des morts.

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 36 min

Parenthèse hypothétique : c’est le père qui crée le déséquilibre (ou l’équilibre). De manière générale, dans ce qui a été dit lorsque le père réagit il est déjà trop tard. Un autre, gourou de préférence, a pris la place.
Un qui donne un sens à des vies qui n’en ont pas.
Qu’a inventé le type de Toulouse qui a levé la vie à des enfants à la sortie de l’école ?

Et pourtant tout le monde parle d lui.
Célébrité crée par la mort donnée.
Et pire antériorité du reste car il est un des premiers : on a laissé de côté sid ahmed rezala abattu comme un chien au portugal, repéré grâce à son portable ; et on a caché -il doit être encore vivant, déjà ou pas encore sorti de taule ? je parie pour déjà- le jeune homme qui a fait tenir par deux de ses camarades le principal d la Ciotat, puis qui l’a tué de coups de couteau (dans le dos ou dans le coeur ?).
C’est son propre père qui l’a dénoncé à Marseille qq temps après parce qu’il franchissait les étapes supérieures. Et aurait fini par mettre sa propre vie en danger.

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 28 min

J’ai pris le relai à l’aube ; j’aime cela.
Sur la religion prétexte des iconoclastes.
Non : j’imagine les dégâts ailleurs : dans la manière dont se constitue la famille.
Savoir l’évolution des familles des secondes générations;
L’homme a acheté sa femme vierge, au pays.
Quarante ans après il retourne au village riche; S’achète une autre femme de trente ans de moins.`L’achetée de dix-huit ans il y a 40 de cela, reste en France et sensé enfants aussi.
Dans les sept ou huit il y a les plus paumés que d’autres. Jaloux jusqu’à l’os de ce à quoi ils n’accèdent pas mais surtout ce à quoi ils n’auront aucune chance d’accéder.
Tout particulièrement la joie au coeur.
Dans ces cas là la solution c’est la ceinture.

Nous sommes passés successivement du je fais ceinture, jeûne monacal, au je fais ceinture, moyenâgeuse de chasteté au je fais ceinture dévastateur qui s’en prend à notre jeunesse magnifique.

Non ce n’est pas la religion.

Un bon retour dans le désert pour apprécier les oasis.
Il leur manque la difficulté de vie de leurs ancêtres. L’Histoire. Leur histoire. Ce qui manque à ces jeunes déjantés c’est leur histoire.
Et ils se font un nom, cela compte leur désir de gloire auquel nous participons en les nommant. Ne pas les nommer. Le jour où nous cesserons d elles nommer ils perdront toute revendication d leur existence. Preuve en est que leur gloire, comme celle de lola se concentre sur les réseaux sociaux.
Sans cela, ils n’auraient pas droit de cité (je les vois mal arpenter collines et montagnes, vallées et cols élevés pour se transmettre les consignes, ce sont des enfants de la balle, dans la rue en bas, des cités mortifères où papa boit pendant que maman gère la smala). Enfants des cités.

Plutôt que la religion, incriminons la pauvreté : pas toujours sonnante et trébuchante mais culturelle (elles sont conjointes non ?).

La religion c’est le paravent bien utile pour le je me permets n’importe quoi. Dont toucher à la vie d’autrui. Personne n’a ce droit, sauf dieu.

rose dit: 29 novembre 2015 à 6 h 16 min

>christiane lola n’est pas une fille ce qui explique tout.
Et rien d’autre. Mais vous l’avez compris, elle est dans son imaginaire.

Pas besoin d’expliquer à qui que ce soit : chacun comprend à son tour. Parfois tard, surtout les enjeux financiers, les arnaques monumentales les exploitations de l’un par l’autre, mais comprend in fine.

vieillir non ce n’est pas au même rythme. Mais surtout ce n’est pas dans les mêmes conditions.

>Jacques Salammbô bien sûr et tout ce qui suit après les jardins d’Hamilcar ! Pas seulement l’incipit. Merci Jacques,

>DHH il en existe encore des typographes qui font des tirages au plomb et ont tous les caractères qui conçoivent manuellement des petits bijoux d’ouvrages. Âgés c’est vrai. Qui s’occupera de leurs machines et de leurs caractères ? Oeil clair et habilité manuelle fine sont nécessaires.
Un s’appelle Philippe Moreau. A consacré sa vie à cela. Je vais lui demander qui lui a appris et pourquoi il a choisi cela au moment où cela tombait en désuétude.
Si vous pouvez vous procurer ou lire la belle ouvrage nommée les typographes. Sur du papier adéquat. Nous ne sommes pas loin de la fontaine de Vaucluse et ses papeteries.

Sant'Angelo Giovanni dit: 29 novembre 2015 à 3 h 57 min


…à nos socialistes et autres représentants du peuple,  » Judas « ,!…merci du Cinéma à la nation, la France y survivra,!,…etc,…

Sant'Angelo Giovanni dit: 29 novembre 2015 à 3 h 48 min


….on vous retrouvera,les  » os « , en l’air,…
…c’était l’équipe des faux français de novembre 2015,…
…pour le profit, des juifs-nazis,!…socialistes et droites confondus – camouflés,!…
…à dominés les français sur la chaise – électrique des valeurs de l’amort du prochain,!…Ah,!Ah,!…etc,!…
…un autre Clovis est revenu,…goutez les archers,!…toutes ces flèches de morts et de mépris,!…
…avancez, les bottes aux fesses,!…les tripes en l’air,!…tout ces abrutis affamés,!…etc,!…déjà, la terreur applaudie,!…l’échiquier,!…mat,!…
…etc,!…

"Et puis voici des vers qui ne sont que pour vous!" dit: 29 novembre 2015 à 2 h 03 min

SUR LA FALAISE

Dela falaise solitaire,
Les bateaux, tous petits, là bas,
On dirait qu’ils ne bougent pas.
On n’entend du ciel à a terre,
Dans l’herbe haute, que le cri,
Toujours le meme, du Cricri.

Les bateaux pourtant vont et viennent
D’un bout à l’autre de la mer
Et les souffles qui son dans l’air
Les emportent et les ramènent,
Excepté quand ils ont péri.
Et toujours chante le Cricri.

Sous le vasteciel,les voyages
Autant que le ciel dureront.
S’il en périt, d’autres s’en vont
Toujours passeront les nuages.
Ainsi dans le gazon fleuri
Le chante et le veut le Cricri.

Paul Delair
La Vie Chimérique….

christiane dit: 29 novembre 2015 à 0 h 26 min

Pour Einstein et sa galaxie.

Celui-là il l’a nommé Alvaro de Campos. C’est le plus furieux mais aussi celui qui lui ressemble le plus.
Sa galaxie rencontrera peut-être la vôtre…
Alvaro de Campos… Sous ce nom, Fernando Pessoa a écrit entre 1923 et 1935 des textes traduits du portugais par M.Chandeigne et P.Costa. (C’est dans la troisième partie du recueil publié chez C.Bourgois sous le titre « Œuvres d’Alvaro de Campos »).
En voici un pour vous :

« Ah ! qui écrira l’histoire de celui que j’aurais pu être ?
Elle serait, une fois écrite,
La véritable histoire de l’humanité.

Ce qui existe n’est que le monde réel – le monde, certes, mais sans nous !
Ce qui n’existe pas, c’est nous, voilà la vérité !

Je suis celui qui a manqué d’être.
Nous sommes, nous tous, ce que nous supposons être.
Notre réalité est ce que nous n’obtiendrons jamais.

Qu’est devenue notre vérité – le rêve à la fenêtre de l’enfance ?
Qu’est devenue notre certitude – le projet à la table du lendemain ?

je médite, la tête appuyée sur mes bras
Croisés sur la grille du balcon,
assis sur le coin d’une chaise après diner.

Qu’est devenue ma propre réalité, puisque je ne possède que ma vie ?
que suis-je devenu, puisque je ne fais qu’exister ?

Ah, tous les césars que j’ai été !

Dans l’âme, et avec quelque pertinence ;
Dans l’imagination, et avec justice ;
Dans l’intelligence, et avec quelque raison… »

Quant au paradoxe du chat de Schrödinger, il pose un problème : est-ce la mesure ou l’observation qui décide vraiment si le chat est mort ou vivant ? ou encore, si elles déterminent la réalité des choses ? Ainsi, si les humains n’existaient pas, le monde n’existerait pas non plus et votre galaxie non plus !

Sant'Angelo Giovanni dit: 28 novembre 2015 à 23 h 55 min


…les pieds sur terre,!…please,!…

…la  » France « ,!…les à bien  » élevé « , comme çà, pour çà,…qu’elle tire son plan,!…avec,!…
…qu’est ce qu’il y a comme prostituées arabes en plus,!…
…le jour les voiles, la nuit,…les fesses en l’air,!…mais bien sur qu’elle sont vierges de quelque chose, le système arabe de paranoïa sexuel,!…et tout le reste à reconsidérer, face aux ordinateurs et loisirs,!…pour quelles productions d’échanges,!…des histoires d’attentats,!…
…çà nous gomme nos libertés, nos vacances, le tourisme chez-soi en deuil, la France socialiste  » ridiculisée, par ses promesses, qui permet, à un ministre des Rothcild’s, à contrôler l’économie ,non pas issue du vote socialiste, mais contournée, par l’élite dite socialiste-élue,!…
…la traîtrise vient du gouvernement, au peuple,…Oui,!…du Vichysme pur,!…un coup d’état au ralentit, sur les institutions du peuple,!…
…et, personne qui voit çà,…en attendant, vous partager,  » touche pas à mon pôte « , qui à controler, le flux migratoire,!…

…donc, c’est à dessein, avec avantage de racisme idiot,…que le complot, d’une France à Vichy, s’effectue,!…Oui,!…
…votre gouvernement, aussi,!…des vraies traîtres de la Nation dans tout le sens du terme,!…
…même pas envie de cracher dessus,!…
…pauvre cons français,!…en diversions d’intérêts les culs en l’air, du profits, sur leur nation tranchée, ensanglantée,!…etc,!…
…bien dit Giovanni,!…
…et bien vu,!…merci,!…

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 23 h 11 min

D. dit: 28 novembre 2015 à 23 h 05 min
ni queue ni tête.

Ca c’est embêtant y a vraiment plus rien à becqueter le chat est passé avant j’en étais sûr ! Y a qu’à le becqueter lui, alors, hein…

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 23 h 07 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 21 h 08 min
On voit bien que quelque chose déborde les problèmes religieux et dont les âmes bien pensantes

Bien sûr, que c’est un paravent ; mais on peut se poser des questions : est-ce que les nazis croyaient, même un petit peu, à leur truc, en dehors du fait qu’il leur apportait une raison, même dont ils ne pouvaient pas ne pas ressentir la fragilité, de vivre ?

Au fond c’est des gars qui s’emmerdent !

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 22 h 52 min

Relativité (tout est) dit: 28 novembre 2015 à 22 h 21 min
rêveries sergiesques

Ha là c’est très dangereux pour la portance… Passe que la réalité, qu’est-ce qu’elle fait ? Hein ? Hum… Eh bien elle fait comme le steak elle se cache ! Et alors la portance, qui est comme une sorte de vecteur de la Parque, subrepticement elle est déminéralisée tronçonnée désactivée presto subito et même ausgeschaltet, du coup c’est comme une chute en delta du haut des Himalayas ! Même Bébert il aurait les pattes en ressorts de matelas crevé…

geo dit: 28 novembre 2015 à 22 h 46 min

Bérénice, la population musulmanes britanniques serait de deux millions de personnes environ. Pour la France ce serait de 5 ou 6 millions. A % de fanatiques comparables, il y a forcément plus de djihadistes venant de France sans qu’il soit besoin d’invoquer des causes tordues comme le fait WG.

geo dit: 28 novembre 2015 à 22 h 42 min

Comme si Stiegler ne disait pas une part de la vérité »….(WG)

Elle est infime cette part de vérité, WG! Les terroristes du 11 septembre (il ne faudrait pas les oublier ceux-là!), ceux du métro de Londres, ceux de France, n’étaient en rien des damnés de la terre. C’est archi connu. Comment peut-on répéter des âneries comme celles de Stiegler. Il y a eu et il y a encore des populations mille fois plus discriminées que celles de nos banlieues, à commencer par les millions d’immigrants qui ont franchi l’Atlantique ou qui traversent le Rio Grande.

C’est évidemment la religion l’explication principale. Vous avez déjà vu des miséreux se faire sauter par désespoir pour tuer le plus de monde possible sans moteur religieux? Jamais.

Danemark, Espagne, USA, Russie, Pays Bas, Belgique, Grande Bretagne ont connu le terrorisme isl.am.ique. Passé colonial ou pas, misère ou pas, les criminels isl.ami.stes tuent.

Une bonne quinzaine de fois dit: 28 novembre 2015 à 22 h 33 min

geo dit: 28 novembre 2015 à 22 h 21 min
il y a 2 ou 3 fois plus ……..C’est arithmétique mon cher WG.

L’arithmétique d’un c.. reste l’arithmétique d’un c.. dirait JC.

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 22 h 23 min

Je me souviens avoir lu Feu, Mille aujourd’hui, rue du docteur Thomas d’une autre vie, tous les feux le feu dans la même région spatio-temporelle .

Relativité (tout est) dit: 28 novembre 2015 à 22 h 21 min

christiane dit: 28 novembre 2015 à 22 h 09 min

Christiane, si vous voulez absolument vous exprimer en JC scientifique matiné de rêveries sergiesques je m’incline.
Entendons la douleur.
Aîe.

geo dit: 28 novembre 2015 à 22 h 21 min

« Les blocages de la société française peuvent en partie expliquer que la France soit la plus grande pourvoyeuse de criminels de Daesh devant l’Angleterre.  »

Il n’y a pas besoin de chercher des blocages…Il suffit de constater qu’il y a 2 ou 3 fois plus de musulmans en France qu’en Angleterre…C’est arithmétique mon cher WG.

christiane dit: 28 novembre 2015 à 22 h 09 min

@Relativité dit: 28 novembre 2015 à 21 h 53 min
Bien,
quand vous aurez fini de m’en…, vous pourriez considérer comme Einstein que cette perturbation de l’espace-temps introduite par le commentaire de Stromae est à l’origine du mouvement du mien et que la présence d’une étoile peut être simulée en posant une pierre sur les mots et que celle-ci s’enfonce dans le langage, le déforme et y crée une dépression. Notons quand même les limites de cette analogie puisque nous vieillissons au même rythme.

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 22 h 08 min

Christiane, arrêtez d’entendre chez les autres.

D’un autre côté à moins d’être soi-même chanteur ou speaker que pourrait-on s’attendre d’entendre sinon l’autre qu’il soit là ou ailleurs, technologie ou télépathie?

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 28 novembre 2015 à 21 h 56 min

N’oubliez pas de cacher aux membres de votre famille comme vous aimez les faire passer au forum format mondial avant le reste. Bonne soirée!

Relativité dit: 28 novembre 2015 à 21 h 53 min

christiane dit: 28 novembre 2015 à 21 h 43 min
Mais j’ai entendu dans ce post

Christiane, arrêtez d’entendre chez les autres.
Loin d’être toujours en accord avec vous, je préfère cent fois quand vous vous lâchez à vos « compréhensions » de n’importe qui.

christiane dit: 28 novembre 2015 à 21 h 43 min

@Relativité dit: 28 novembre 2015 à 20 h 49 min

Il y a un temps pour tout.
Bien sûr que d’autres grands metteurs en scène sont morts.
Mais j’ai entendu dans ce post une vraie douleur, une fêlure qui va au-delà de cette mort.
Je ne chialais pas, j’essayais de répondre à cet ami.
Oui, j’aime aussi être drôle car la vie est plus légère ainsi mais sous l’humour, surtout en ce moment, il y a des envies de pleurer qui si on s’y abandonnait seraient irrépressibles.
Jean qui rit
Jean qui pleure
Il y a un temps pour tout.

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 21 h 38 min

Lola 21h18 je n’ai pas comme vous les moyens de chercher une reconnaissance mais soyez assurée de ma totale disponibilité à votre richesse. Tête de turcs, c’est un bouquin sur l’exploitation de certains hommes par d’autres dans l’industrie nucléaire et comme vous le savez mes inquiétudes sont purement environnementales.

Hun, deux, trois, soleil dit: 28 novembre 2015 à 21 h 38 min

Attila dit: 28 novembre 2015 à 21 h 31 min
dans les jardins d’Hamilcar.

Annibal revit.
Comme quoi un éléphant peut tromper.

Voyons voirLes Français doivent savoir dit: 28 novembre 2015 à 21 h 35 min

Attila dit: 28 novembre 2015 à 21 h 31 min

C’était à Versailles, faubourg de Paris, dans les jardins de Louis XIV.

Ouais, c’est prout.

Les Français doivent savoir dit: 28 novembre 2015 à 21 h 31 min

DHH dit: 28 novembre 2015 à 21 h 27 min
dont j’ai chez moi une dizaine de titres offerts par l’IN

A quel titre ?

Attila dit: 28 novembre 2015 à 21 h 31 min

Pas poétique, la prose de Flaubert !

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. »

DHH dit: 28 novembre 2015 à 21 h 27 min

@lola
lorsque dans les années 90 je travaillais à l’imprimerie nationale, dans ce merveilleux bâtiment devenu annexe du quai d’Orsay le saint du saint était le cabinet des poinçons ,où etaient conservées les poinçons en or destinés a donner forme aux matrices dans lesquelles étaient fondus des caractères de plomb.
je pense que ce trésor a retrouvé un abri dans une institution culturelle publique .
Mais ce qui est défensivement perdu c’est le savoir -faire des compositeurs au plomb, encore détenu à l’époque ou j’étais dans ces murs par des hommes proches de la retraite entrés en apprentissage à 14 ans et qui étaient familiers de toutes le typographies aussi à l’aise pour composer du grec de l’hebreu, du Rashi du chinois du cunéiforme ou du hiéroglyphe
Une tentative de faire vivre une activité plomb, évidemment non rentable sorte de mécénat de l’entreprise à l’heure de l’offset , s’est traduite par la publication de quelques grands textes dans une collection spécifique la Salamandre , que dirigeait Pierre Brunel,et dont j’ai chez moi une dizaine de titres offerts par l’IN

Mais non je ne suis pas Bérénice dit: 28 novembre 2015 à 21 h 21 min

« trouvez-vous vite une autre tête de Turc »
Lola

Mais non Lola, vous êtes parfaite, à part Clopine je ne vois pas mieux.

Du verbe fossoyer dit: 28 novembre 2015 à 21 h 18 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 21 h 08 min

j’ai osé dire du bien et j’ai été fossoyé par le robot, comprenne qui pourra.

lola dit: 28 novembre 2015 à 21 h 18 min

Pour Bérénice 20h37. Ma diction est incomparable, très chère, tous mes amis le savent. Intello ? pur jus! d’ailleurs je vais vous faire profiter de mes vrais goûts d’intello. Voici; c’est une chanson que chante Jeanne Moreau, à la beauté sublime et mutine.

 » Où vas-tu Mathilda
Où vas-tu ce soir
Le long du canal
De ce pas animal ?
-Je cherche un beau mâle
un beau mâle, un beau malabar
qui m’aimera ce soir
sans jamais me revoir
Refrain:
Vogue Vogue Vieux navire
Vogue vogue grand bateau
Que ton étrave déchire le néant des flots
Nous ne connaîtrons des îles
Que les filles à matelots
Nous ne verrons pas les Antilles
Nous ne verrons pas Macao

De grands lascars aux cheveux frisés et noirs
j’en ai plein ma péniche, viens donc,sois chiche
Des gars tatoués comme des panthères
Dont les corps musclés ont des bras qui serrent
Vi en dras tu ce soir ?
Refrain …
– Au son des tangos et des valses musettes
Sur mon vieux rafiot nous fîmes la fête
Et la fière Mathilda ,ses longs cheveux épars
Donne à chacun sa part
De son p’tit corps barbare
Refrain….
où vas-tu Mathilda
où vas-tu ce soir
le long du canal
de ce pas animal

-Je cherche un beau mâle
un beau mâle un beau malabar
qui m’aimera ce soir
sans jamais me revoir  » Rezvani

Chère Bérénice, j’embarque demain, sur un vieux raffiot, trouvez-vous vite une autre tête de Turc, un Intello !

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 21 h 10 min

Ralebol des jesaitou dit: 28 novembre 2015 à 21 h 01 min
__________
Ras le bol surtout des crétins dans votre genre qui accusent délibérément les autres d’avoir la rage pour mieux les anéantir. Vous n’êtes qu’un minable.

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 21 h 08 min

J’ai vu Drancy se métamorphoser. Quand j’en suis sorti, en 2007, il était assez courant de voir le matin, alors que je me rendais au bahut, des jeunes gens dans les rues avec leur barbe et leur djellaba, chose qui n’existait absolument pas quand j’ai commencé à y enseigner en 1989.

Les élèves que j’ai eu étaient déjà contaminés par leurs aînés. Il ne supportaient pas par exemple que je parle du Coran en classe alors que c’est dans mes fonctions de le faire en 6ème par exemple. Ils ne supportaient pas que le jour de la libération du camp d’Auschwitz, je consacre un cours à la Shoah comme le demande à tous les professeurs une circulaire de 2001. J’étais le seul à le faire dans le bahut ! J’ai été persécuté par mon hiérarchie pour ça ! Le mot n’est pas trop fort. Persécuté. Ces élèves connaissaient-ils l’islam ? Absolument pas. Je leur demande un jour si Jérusalem est une ville importante pour l’islam. Ils me répondirent tous en cœur : NON ! Ils ne savaient même pas que c’est en principe le troisième pilier de l’islam ! On voit bien que quelque chose déborde les problèmes religieux et dont les âmes bien pensantes comme Passou ne veulent voir. Mais c’est cet aveuglement qui est dangereux et pourvoyeur d’attentats futurs.

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 21 h 06 min

J’ai vu Drancy se métamorphoser. Quand j’en suis sorti, en 2007, il était assez courant de voir le matin, alors que je me rendais au bahut, des jeunes gens dans les rues avec leur barbe et leur djellaba, chose qui n’existait absolument pas quand j’ai commencé à y enseigner en 1989.

Les élèves que j’ai eu étaient déjà contaminés par leurs aînés. Il ne supportaient pas par exemple que je parle du Coran en classe alors que c’est dans mes fonctions de le faire en 6ème par exemple. Ils ne supportaient pas que le jour de la libération du camp d’Auschwitz, je consacre un cours à la Shoah comme le demande à tous les professeurs une circulaire de 2001. J’étais le seul à le faire dans le bahut ! J’ai été persécuté par mon administration pour ça ! Le mot n’est pas trop fort. Persécuté. Ces élèves connaissaient-ils l’islam ? Absolument pas. Je leur demande un jour si Jérusalem est une ville importante pour l’islam. Ils me répondirent tous en cœur : NON ! Ils ne savaient même pas que c’est en principe le troisième pilier de l’islam ! On voit bien que quelque chose déborde les problèmes religieux et dont les âmes bien pensantes comme Passou ne veulent voir. Mais c’est cet aveuglement qui est dangereux et pourvoyeur d’attentats futurs.

Cherchons dit: 28 novembre 2015 à 21 h 05 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 57 min
Oui, tout le monde sait qu’être éduqué jusqu’à bac + 5 et se retrouver au chômage, ce n’est pas désespérant du tout !

Euh…. Des sociologues ?
Comme Stiegler ?

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 21 h 01 min

Bref, je pense pour l’avoir un peu travaillé que les recherches de Flaubert sont différentes de ce que les protagonistes de Répliques ont montré.A Rouen le 4 dec, soutenance de thèse « Flaubert et le spectre du musical » joli sujet.

Constatons que sur les ondes radiophoniques aucun ne pense à le préciser et en plus ils tendent le mot « modestie » quand l’un ou l’autre s’enflamme de se voir trop beau dans le miroir.

Ralebol des jesaitou dit: 28 novembre 2015 à 21 h 01 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 37 min

Ah les belles théories de ceux qui savent.
Il suffit de les écrire pour qu’elles se cassent la gueule.
Donnez votre avis, apportez si vous le pouvez votre petite pierre, mais ne nous faites pas chiller avec vos certitudes de café du commerce.
Si par hasard le ridicule tuait, vous seriez mort.

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 59 min

Il y en a un qui s’est fait sauter qui était de Drancy. À quelques années près, j’aurais pu l’avoir comme élève.

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 57 min

Oui, tout le monde sait qu’être éduqué jusqu’à bac + 5 et se retrouver au chômage, ce n’est pas désespérant du tout !

Comment peut-on être aveugle à ce point ?!

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 54 min

Le poème en prose, c’est en réalité, non pas Alosius Bertrand, qui est dans l’ensemble un écrivain pas très important, mais c’est Baudelaire avec Le Spleen de Paris, qui, à certains égards sont assez proches de la prose flaubertienne.

La prose poétique de Baudelaire a un goût de poison; la prose poétique de Flaubert a une odeur de moisi. C’est déjà une certaine France moisie. Flaubert voulait d’ailleurs que sa prose sentît le moisi ! Et c’est très réussi, de ce point de vue aussi…!

La grande prose poétique, pour moi, c’est la prose d’Aragon, notamment dans Aurélien, qui est d’une très grande beauté. C’est bien plus poétique et beau que Le Voyage au bout de la nuit. C’est le roman de la génération d’Aragon entre les deux guerres. Le début en est sublime, fascinant, admirable de simplicité et d’efficacité poétique. Aragon est vraiment un très grand prosateur.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 28 novembre 2015 à 20 h 53 min

bérénice ai encore vu aujourd’hui des gens s’entre-féliciter de bien expliquer et corriger, il est loin d’être exclu ( pour moi… ) qu’en fait ils n’expliquent pas grand chose à grand monde et que cela ne soit pas volé mais creusé… twitter aurait du choisir une poule comme visuel

Voyons, voyons dit: 28 novembre 2015 à 20 h 52 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 37 min
Les blocages de la société française peuvent en partie expliquer que la France soit la plus grande pourvoyeuse de criminels de Daesh devant l’Angleterre

Mon Mimi, ils étaient pas un peu Belges ?

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 20 h 51 min

Sur foi d’apothicaire et fuyant à toutes jambes le cynisme, on pourrait croire aux amphétamines si ce n’était pas si dangereux.

Relativité dit: 28 novembre 2015 à 20 h 49 min

christiane dit: 28 novembre 2015 à 20 h 35 min

Christiane,
arrêtez de chialer.
Vous pouvez être très drôle alors rangez vos mouchoirs.
Vitez est mort depuis 25 ans.

Jumeaux dit: 28 novembre 2015 à 20 h 45 min

« Levallois et Molenbeek »

La corruption et le djihadisme.
Bel exemple de coopération.
JC va nous rappeler que le libéralisme l’emportera toujours et à jamais.

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 40 min

Arnaud Macé

exemple d’Archélaos

l’homme parfaitement injuste et capable d’échapper à toute punition est la condition la pire qui puisse exister.

Sur ce, bonsoir à tous,

bérénice dit: 28 novembre 2015 à 20 h 37 min

A propos de Répliques,je maintiens ce que j’ai écrit ce matin

Enfin quelque-chose de définitivement rassurant, pour le reste je trouve franchement dommage que personne n’ait pensé à vous convier, votre à-propos jumelé à votre connaissance du sujet ainsi que vraisemblablement votre diction incomparable eût été d’un apport sans pareil, on se demande pourquoi ces intello patentés restent entre-eux toujours les mêmes alors qu’une foule de talents se presse aux alentours des studios.

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 37 min

C’est donc sur les ruines de l’ultralibéralisme que se construit la radicalisation ?
Oui. On ramène le radicalisme à une question de religion, et c’est scandaleux. (Stiegler)
________
Il n’est pas le seul à le penser. C’est le fruit de nombreuses études sociologique dont on ne peut contester au moins le sérieux. Ces études montrent que le radicalisme ne devient religieux qu’en second lieu, en se greffant a posteriori sur une idéologie religieuse mortifère, incarnée par Daesh.

Les blocages de la société française peuvent en partie expliquer que la France soit la plus grande pourvoyeuse de criminels de Daesh devant l’Angleterre.

Il faut assurément anéantir Daesh. Mais serons-nous sortis pour autant de la problématique des attentats ? Rien n’est moins sûr ! Les Américains ont bien anéantis Al Qaïda, mais c’est un monstre à plusieurs têtes, qui est réapparu sous la forme de Daesh. Il en sera de même quand on aura éradiqué Daesh. Le monstre renaîtra en Lybie ou on ne sait où. Il ne faut, certes pas nier la dimension islamique des attentats. Mais à elle seule, elle n’épuise pas les racines du mal. Et le mal, il est aussi chez nous dans une société de plus en plus injuste et de plus en plus bloquée, avec la menace rampante de la montée du FN au pouvoir.

Michel Onfray a raison de dire que le débat en France est devenu impossible. Les gens préfèrent s’envoyer des noms d’oiseaux à la figure par blog interposé plutôt que de se mettre à penser. C’est la solution de facilité. La solution aussi des lâches de toutes époques !

christiane dit: 28 novembre 2015 à 20 h 35 min

@Stormaé dit: 28 novembre 2015 à 19 h 48 min

« la disparition de luc bondy m’affecte autant que celle de patrice chéreau  »
Oh, comme vous savez dire les évènements vraiment importants ! Celui-ci m’emplit de tristesse.
Le reste c’est un sable sournois qui s’éboule et abîme nos châteaux de rêve.
Un monde disparaît et comme les enfants nous creusons autour de nos citadelles des petits fossés dont la marée montante se moquera. Mais comme Luc Bondy face à la maladie – si ancienne -, nous nous battrons avec nos rêves invincibles jusqu’au bout.

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 32 min

Olivier Renaut

Dire le contraire de ce que vous pensez pour ne pas perdre la face face à un public nombreux
in le Gorgias
!!!!!!

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 28 min

le grain à moudre et le grain de millet est de la même espèce

Heureux les fondus enchaînés car les oiseaux viendront picorer dans leurs mains.

lola dit: 28 novembre 2015 à 20 h 27 min

Pour Clopine. En préalable, dire que je n’ai contre vous nulle animosité.Il vous faut veiller à ne pas dire n’importe quoi !sur n’importe qui !

A propos de Répliques,je maintiens ce que j’ai écrit ce matin.F.L. n’était pas très en voix,il en fait des tonnes; mais je le considère comme un grand acteur de cinéma, j’ai vu tous ses films,ce film extra où Sandrine Bonnaire qui s’est trompé d’étage, le prend pour un psychanaliste !
S.J n’était pas là pour faire un cours,mais pour s’entretenir avec A.F. Il est dommage qu’ils s’embarquent sur ce vieux sujet bateau.Elle aurait pu faire allusion à « Gaspard de la Nuit » d’Aloysius Bertrand » poème en prose…pourquoi s’embarquer dans Flaubert ? dont je n’ai pas dit qu’il ne travaillait pas sa prose! parler d’un « coeur simple » comme un ex. de prose poétique,c’est à voir. Ce que cherchait Flaubert , nous le savons, par sa correspondance, et par ses romans. Ah! Léon, le Poète ! les rêves poétiques d’Emma où elle se voit avec Rodolphe….(lire le texte!)le discours aux Comices Agricoles,mélodie pour 2 pianos ..
Mais la scène où Emma à la ferme invite Charles à boire un verre et où Flaubert épie le mouvement de ses lèvres et le vent qui soulève doucement la poussière, tandis que les poules se mettent à caquetter…ce sont des moments musicaux, et qui révèlent une action future. » Ce fut comme une apparition » la simplicité extrême et la beauté absolue, de Mme A.
Il faut lire « mémoires d’un fou » « Novembre » (réédités ou sur Gallica) il faut lire René Dumesnil- qui répondit à Proust qui avait écrit un article sur Flaubert dans la NRF du 1°janv 1920,sur le style de Flaubert. Il y avait eu le fameux article de Louis de Robert (août 1899)  » Flaubert écrivait mal » critique qui fit les délices des revues. Bref, je pense pour l’avoir un peu travaillé que les recherches de Flaubert sont différentes de ce que les protagonistes de Répliques ont montré.A Rouen le 4 dec, soutenance de thèse « Flaubert et le spectre du musical » joli sujet.
Alors Clopine ,lisez et relisez Flaubert,et vous y trouverez du plaisir !exit prose poétique!
(NB j’ai lu Flaubert pour mon plaisir et ma gouverne personnelle, c’est tout)

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 27 min

le grain à moudre et le grain de millet est de la même espèce

Heureux les fondus enchaînés les oiseaux viendront picorer dans leurs mains.

Multiplication des pains dit: 28 novembre 2015 à 20 h 25 min

Mariana Alcoforado dit: 28 novembre 2015 à 20 h 10 min
Qu’est-ce qu’elles disent au juste ?

Comme dab,
que William/Henriette et Momo sont des petits trous du c…
A l’Evidence de Madame Gaga.

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 24 min

Il me semble aussi important de vous dire que Zeus et Thétis parlent du deuil inconsolable de perdre un enfant.
Zeus dit à Thétis « je sais moi aussi »
οἶδα καὶ αὐτός· vers 105 chant 24
Comme s’il savait ce qu’elle pense en son coeur.

elle pleure le fils qu’elle va perdre et lui, laisse mourir son fils Sarpédon.

Cela signifie « je sais moi aussi ce que c’est de perdre un enfant. »

Puis Thétis va parler à son fils Achille vers 128 et lui dit

« Τέκνον ἐμὸν τέο μέχρις ὀδυρόμενος καὶ ἀχεύων 128
σὴν ἔδεαι κραδίην μεμνημένος οὔτέ τι σίτου
οὔτ᾽ εὐνῆς; ἀγαθὸν δὲ γυναικί περ ἐν φιλότητι 130
μίσγεσθ᾽·
« O mon fils, combien de temps encore te rongeras-tu le cœur dans la tristesse et dans les larmes, oubliant à la fois et la nourriture et l’amour ? Il est cependant bon de s’unir à une femme, parce que etc. »

travaux de Frederic Trajet.

Bien cordialement à vous,

rose, éblouie

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 21 min

@Passou
C’est aussi affligeant de juger l’article de Stiegler affligeant ! Comme si Stiegler ne disait pas une part de la vérité. Vous pratiquez la philosophie du marteau-piqueur maintenant… ?

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 20 h 17 min

SJ ou le néant critique ! Ce qu’elle dit ou rien de la prose du grand Flaubert, on n’en a rien à cirer. C’est une nullité de lectrice de Flaubert, cette bonne femme.

Fournier dit: 28 novembre 2015 à 20 h 12 min

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 01 min
Les plus beaux poèmes en prose sont les deux du grand Homère, ce me semble.

La fatuité (et la vacuité) des cultureux de toute nature m’impressionnera toujours.
Pouvoir sortir une phrase d’un tel niveau de bêtise sera toujours pour moi un emerveillement.
Merci rose, je n’en attendais pas moins de vous pour votre retour.

Mariana Alcoforado dit: 28 novembre 2015 à 20 h 10 min

On vient de découvrir de nouvelles lettres portugaises à porquerolles, jc. Qu’est-ce qu’elles disent au juste ?

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 06 min

Notons aussi que Achille aux pieds infatigables trouve à apaiser sa colère lorsque Priam le supplie et l’exhorte à lui rendre la dépouille de son fils.
Or, jusque là rien n’apaisait la colère d’Achille lancée par le vol d’Agamemnon de Briséis puis exacerbée par la mort de Patrocle son ami, au combat alors que lui refusait de combattre contre les Troyens aux côté »s des achéens.

Relativisons dit: 28 novembre 2015 à 20 h 03 min

Stormaé dit: 28 novembre 2015 à 19 h 48 min
Maintenant il n’y a plus rien d’aussi talentueux

Il l’avait dit pour Chéreau, il le redira pour X, Y ou Z.
Le plus grand, le plus beau, le plus magnifique.
Le plus c.., celui qui ose l’écrire.

rose dit: 28 novembre 2015 à 20 h 01 min

Sinon, je voudrai partager cela avec vous : le mot final dans la coda de l’Iliade est « hippodamoi » qui signifie dompteur de chevaux. Il s’agit alors des funérailles d’Hector
en grec ἱπποδάμοιο.

chant 24

le terme coda est employé en musique mais également en chorégraphie ; il est l’excipit d’un texte.

Le second épithète qui définit Hector est le tueur d’homme. Onze occurrences dans l’Iliade.

Travaux faits par Frederic Trajber université d’Aix Marseille.

Les plus beaux poèmes en prose sont les deux du grand Homère, ce me semble.

la vie dans les bois dit: 28 novembre 2015 à 19 h 56 min

Oui, il faudrait saluer Luc Bondy.
Humblement un merci pour ce souvenir, de Titus Andronicus à l’Odéon, ou ce qui lui avait tenu lieu de scène, à l’époque.

Stormaé dit: 28 novembre 2015 à 19 h 48 min

Christiane, la disparition de luc bondy m’affecte autant que celle de patrice chéreau, ils étaient nos 2 plus grands metteurs en scène. Maintenant il n’y a plus rien d’aussi talentueux. Le théâtre est mort. La littérature aussi, le cinéma également. Les artichauts surnagent, mais jusque à quand pourra-t-on en manger ? « Réplique » se naufrage, et la plume agonisante tombe les masques. Il ne nous reste plus qu’à mourir et laisser la place aux cultures orientales. Ecouter votre voix chaleureuse reconnaissable entre toutes qui donne un peu d’espoir et permet de survivre de répit encore un peu.

Phil dit: 28 novembre 2015 à 19 h 48 min

La religieuse prête à débats, la vie. Avec ou sans le chapeau crémeux doit- elle être présentée ? Un jour lointain, prise de bec avec une pâtissière qui n’avait la recette orthodoxe.

lola dit: 28 novembre 2015 à 19 h 41 min

A propos du masque et la plume,un blogueur a fait allusion à Jérôme Peignot, un homme extraordinaire qui a fait et fait encore des pieds et des mains pour sauver tout le patrimoine typographique de l’Imprimerie Nationale.Imprimeur, son petit traité de la vignette est un régal; excellent écrivain: « l’Or des fous »  » les jeux de l’amour et du langage » (etc..etc… ) Il fut l’ami de Leiris et le neveu de « laure »(Colette Peignot). Un grand homme de lettres.

rose dit: 28 novembre 2015 à 19 h 35 min

L’anaphore est aussi poétique ainsi que allitérations et assonances, mais aussi toutes figures de style, avec grande préférence pour le chiasme, mais aussi pour le zeugma. Racine dans son théâtre a grande figure poétique.
En fait dès qu’une phrase nous emporte c’est poétique.

rose dit: 28 novembre 2015 à 19 h 32 min

La mollesse de Félicité est pudique manière de noter la chair faible;

Sur la prose poétique, antoine de saint exupéry me semble être le parfait exemple; En prose mais poétique;

Sinon obsession : la prétérition c’est chouette mais j’ai découvert l’antanaclase qui est archi-chouette.
ex : « Aujourd’hui Perpétue et Félicité jouissent d’une perpétuelle félicité » (Saint Augustin) in wiki

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 28 novembre 2015 à 19 h 29 min

Gras et paliers, oui donc autant parler moteurs, le blogàpassou se la joue tant turbo d’être fait pour ça aprés tout

de nota dit: 28 novembre 2015 à 19 h 24 min

Oui, la prose de Flaubert n’est pas poétique et pour des raisons qui seraient trop longues à développer ici, je crois que la métaphore seule peut donner une sorte d’éternité au style, et il n’y a peut-être pas dans tout Flaubert une seule belle métaphore.

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 18 h 49 min

Hum… Comprends un mot sur huit aux recettes de cuisine… M’en vais vous pastarger un coupié-coulé de six pages sur le gonflage des moteurs, moi… De Luc Méloua… I doit avoir cent vingt ans, maintenant…

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 18 h 44 min

Tiens c’est vrai ça, on est Nestlé ou on est Suchard… La Confédération coupée en deux !

Et pour les profiteroles (qui ne prennent qu’un L. comme Clemenceau), y a qu’à gorger ça au Banania ! C’est bon…

christiane dit: 28 novembre 2015 à 18 h 37 min

Pour Phil le gourmand : Van Houten amer (en poudre) ou chocolat noir de bonne qualité à fort taux de cacao ou chocolat noir pâtissier (la cuisson au bain marie est meilleure pour faire fondre le chocolat (ou micro onde)et ça sent bon, hum !

pff dit: 28 novembre 2015 à 18 h 33 min

Résumons….. dit: 28 novembre 2015 à 17 h 36 min

Sacrée Judith ! …. Ah ! la frontière entre poésie et prose, j’en ris encore….. « argumentée » … uhuhuhu !!!

Comptez pas trop sur Mr Basdeplafond pour argumenter !

geo dit: 28 novembre 2015 à 18 h 22 min

« Julliard est un gros patapouffe qui ne connaît rien à la poésie. C’est un cœur de pierre. Un plouc savant, comme il en existe, hélas, beaucoup dans l’enseignement supérieur. »

Si vous aviez écouté l »émission WG, vous sauriez qu’il s’agit de Suzanne Julliard et non de Jacques.

Par ailleurs DHH, SJ a défini l’écriture poétique, ou en tout cas ce qu’elle entendait par là, à la demande d’AF ou de FL.

Résumons..... dit: 28 novembre 2015 à 18 h 19 min

Quittons nous rapidement – je sens la fièvre du samedi soir qui monte – par un constat réjouissant !

Jamais la République n’était tombée aussi bas qu’aux Invalides avec ce show minable et honteux, ces chansons à la c.on, cette gueule d’acteur corrézien, employé aux écritures funestes, tous ces petits « invités », petits miteux qui vont être bouffés par le peuple : 1789 !

Bonne soirée les bisounours !

Sergio dit: 28 novembre 2015 à 17 h 57 min

D. dit: 28 novembre 2015 à 17 h 03 min
il ira vite au ciel.

Là ça va, sous réserve de se mettre en apnée à temps… Mais alors dans l’autre sens ! J’avais entendu l’histoire d’un gars qui, largué mettons à quatre mille (mètres), prenait à mi-chute le temps de tomber, cette fois-ci, dans les pommes quelques secondes, de reprendre ensuite connaissance et d’ouvrir normalement tranquillos action poignée à sept cent cinquante mètres as usual ; et i repartait à l’avion suivant illico subito !

Sinon évidemment y a aucune raison ni de se casser caleter ni de s’enfuir plier prendre la poudre d’escampette, sinon Passou faut le surveiller il est bien capable de s’en prendre mettons au baroque ou à l’écriture à écailles…

Ligne de démarcation dit: 28 novembre 2015 à 17 h 56 min

Paul Edel, JC et WG sont d’accord.
Youpi.
Finalement les sexagénaires (ou presque) mâles sont bien stupides que les sexagénaires femelles.

Résumons..... dit: 28 novembre 2015 à 17 h 42 min

Accordez moi que se préoccuper de la ligne de démarcation entre poésie et prose, c’est de l’onanisme littéraire …

De la branlette à mémères, si vous préférez !

Paul edel dit: 28 novembre 2015 à 17 h 39 min

La ligne de démarcation entre prise et poésie vous allez passer lle reste de votre vie à la définir comme entre désir et amour

Résumons..... dit: 28 novembre 2015 à 17 h 36 min

Comment ne pas être en admiration devant des personnes qui peuvent se poser, à leur âge, des questions aussi importantes, intéressantes, et pour tout dire GRAVES :

« la question de la frontière entre prose et poésie que j’aurais aimé entendre voir expliciter ou contredire de manière argumentée ce matin »

Sacrée Judith ! …. Ah ! la frontière entre poésie et prose, j’en ris encore….. « argumentée » … uhuhuhu !!!

DHH dit: 28 novembre 2015 à 17 h 25 min

@ clopine
Parfaitement d’accord avec vous sur le fait que la prose de Flaubert n’a rien de poétique
Mon sentiment ,évidemment un peu fruste sur la question de la frontière entre prose et poésie que j’aurais aimé entendre voir expliciter ou contredire de manière argumentée ce matin ,c’est qu’il y a poésie des lors que dans un texte l’essentiel de la signification vient moins du sens trivial des mots que de leurs connotations et de leur harmoniques divers notamment intertextuels ;
Ainsi de Valery, quand pour rendre a la fois la verticalité et l’implacabilité de la lumière du soleil au zénith ,il écrit midi le JUSTE, ce qui au pied de la lettre n’a pas de sens
Un essai stimulant sur la spécificité du langage poétique que j’ai lu de prés et avec intérêt mais qui n’a pas complètement répondu à mes interrogations :structure du langage poétique de Jean Cohen

christiane dit: 28 novembre 2015 à 17 h 24 min

@bérénice dit: 28 novembre 2015 à 15 h 53 min

Mais il manque par ces temps de froidure un chocolat à l’ancienne pour accompagner les tartines, à déguster par exemple dans un passage près de l’Odéon et du boulevard Saint Germain, Cours du commerce Saint André. Il y a un bar à chocolat !
ou à faire soi-même !
Casser le chocolat en petits morceaux dans un casserole avec quatre cuillères à soupe d’eau.
Lorsque le chocolat est ramolli, ajouter le sucre vanillé, et si on aime, la cannelle.
Dès que le chocolat forme une pâte bien lisse, on verse progressivement le lait en fouettant à l’aide d’un fouet ou d’une fourchette.
Laisser chauffer un peu, à feux doux.
Retirer du feu et fouetter énergiquement pour que le chocolat soit bien mousseux.
C’est prêt! (ça, je sais faire)

radioscopie dit: 28 novembre 2015 à 17 h 14 min

Widergänger dit: 28 novembre 2015 à 16 h 53 min
« Julliard est un gros patapouffe qui ne connaît rien à la poésie. C’est un cœur de pierre. Un plouc savant, comme il en existe, hélas, beaucoup dans l’enseignement supérieur. Punk, aus. »

Se pourrait-il que vous méprissiez ? Suzanne Julliard « un gros patapouffe (sic) », « un plouc savant » ?

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