de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Avec lui, on est toujours à deux pas de l’hôpital

Avec lui, on est toujours à deux pas de l’hôpital

Etrange comme certains éprouvent le besoin de médicaliser la passion. On observe le phénomène parfois en littérature, ou même en peinture (ah, le « je ne suis pas assez pervers pour aimer Puvis de Chavannes » du tonton flingueur Bernard Blier !) mais plus encore en musique. Comme si elle devait nécessairement conduire ses sectateurs et thuriféraires aux transports les plus paroxystiques et les plus hyperboliques, lesquelles, on le sait, mènent lentement mais sûrement à la maladie mentale. L’essai sous forme d’anthologie de Philippe Berthier annonce la couleur dès la couverture : Toxicologie wagnérienne. Etudes de cas (252 pages, 20 euros, Bartillat).

Professeur émérite de littérature française à la Sorbonne, ce qui trahit un certain âge et une formation certaine, ce spécialiste des études stendhaliennes tient Wagner pour le nom d’une maladie. Vous avez bien lu. A ma connaissance, on ne sache pas que les mozartiens ou les verdiens aient été jamais traités de la sorte. Car enfin, voir traiter de pathologie l’objet de sa passion artistique, ce n’est pas rien. On pourrait se vexer, et même se sentir humilié, pour moins que cela. La folie Wagner dont il est question n’est pas celle du maître mais bien celle de ses adorateurs. Peut-être est-ce dû à l’ombre portée du grand Nietzsche : si son Cas Wagner (1888) a tant marqué les esprits, c’est aussi qu’il s’y présentait comme un malade de Bayreuth en voie de guérison. Son antidote ? Rien moins que Carmen. Il est vrai qu’à côté, la tétralogie, c’est du brutal. Le festival, auquel le philosophe avait assisté dès sa première édition, est organisé avec ce qu’il faut de rituel sacramentel : révélation etc

L’essai de Berthier est donc conçu autour de larges extraits commentés. On lui sait gré d’avoir été les pêcher. Certains sont inoubliables :

« Ce n’est pas un homme, c’est un demi-dieu qui a écrit ça » ose sans rire Paul Claudel à propos des adieux de Wotan dans la Walkyrie.

Nietzsche n’est pas en reste :

« Il a rendu la musique malade…. Wagner est une névrose… Avec lui, on est toujours à deux pas de l’hôpital » ».

Thomas Mann jugeait que cette musique était un au-delà de la musique qui participait à la nature et au spectacle du monde. Cela dit, lorsqu’on écoute les wagnériens, qu’ils soient ou non conscients de leur état, ils ne donnent pas l’impression de vouloir en sortir. Mais à les en croire (à cette légère distance, vous comprendrez que je n’en suis pas), cette musique a une puissance d’envoûtement, un pouvoir de séduction, de quoi anesthésier le raisonnement et hypnotiser l’intelligence.

Philippe Berthier use d’un vocabulaire médical bien choisi : étiologie, syndrome, virus, infectieux… Il suffit de considérer le romantisme comme un catalogue d’affects pour s’embarquer dans ses raisonnements. Elimir Bourges, Thomas Mann, d’Annunzio, Joséphin Peladan, Blasco Ibanez, Edouard Rod, Arthur Schnitzler, D.H Lawrence, Lucien Rebatet… Chez certains, l’admiration confine au délire. Un vrai concours de superlatifs. L’auteur a examiné leurs nouvelles ou leurs romans, parfois leurs articles, et les plus wagnériens au prisme du pessimisme créateur du grand homme, mais c’est rarement ce qu’ils ont écrit de mieux. Il y a débusqué les symptômes de leur fascination pour la mort liée à l’amour, si puissamment transcendée dans ses opéras, païenne dans le Crépuscule des dieux et chrétienne dans Parsifal. Pour le Rebatet des Deux étendards par exemple, c’est facile tant le texte est « saturé » sinon « surchauffé » de bout en bout par le wagnérisme ; les personnages, qui veulent vivre selon Tristan, s’y exténuent de sublime ; ce qui n’a pas empêché le Dictionnaire encyclopédique Wagner (Actes sud, 2010) d’ignorer royalement celui qui a pourtant écrit Une histoire de la musique (1969) de référence bien qu’il ait du sang sur les mains (mais pas sur la conscience).

Au détour, on apprend que, dans son combat archaïque contre la prééminence de Paris, Lyon se prétend « la ville la plus wagnérienne de France ». Ce qui laisse entendre que, outre la programmation de son opéra et les travaux de son Cercle Richard Wagner, l’ancienne capitale des Gaules possède des services hospitaliers spécialisés en traitement de la wagnérite, un peu comme l’hôpital municipal de Florence s’enorgueillit de soigner, lui le seul, le syndrome de Stendhal. Mais en quoi ce compositeur surexcite-t-il la machine nerveuse davantage que d’autres ? Après tout quiconque a assisté à un opéra de Verdi, de Bellini ou de Puccini, surtout en Italie, plus encore à la Scala lorsqu’une diva s’y produit, peut témoigner des hurlements, des huées et des sifflets, du passage de l’état de grâce à l’état de transe et retour, chez nombre de spectateurs qui souvent n’attendent même pas la fin de l’acte pour manifester. L’Opéra apparait alors comme le plus élitiste des transports en commun. Parlera-t-on pour autant à propos de ce phénomène d’hystérie quasi collective de « pathologie » ? (dès que je pourrais vérifier dans La Civilisation de l’opéra de Timothée Picard, je ferais le cas échéant un rajout ; on se souvient peut-être de son essai sur les rapports antiwagnérisme et germanophobie)

Là où on le suit plus difficilement, c’est lorsqu’il esquisse un rapprochement alambiqué entre le mal et le remède. Car dans son idée, ceux qui s’adonnent à ce culte le font pour se soigner. Il dresse donc une analogie avec le pharmakon grec : ce qui inocule le mal et en délivre. Encore faudrait-il savoir de quoi souffrent les wagnériens au départ, ce qui n’est pas si clair. Si c’est de la maladie de Wagner, elle existe bel et bien : c’est une maladie vitréo-rétinienne rare, à transmission héréditaire, un trouble du tissu conjonctif qui affecte le collagène et doit son nom à l’ophtalmologue Suisse Hans Wagner, mais il n’a pas été prouvé (pas encore ?) que cela frappait surtout les pèlerins de Bayreuth.

Au fond, ce qu’il manque à cet essai original, c’est une large conclusion qui inclurait un rapide panorama de l’actuel wagnérisme littéraire, juste pour voir si la maladie a évolué et comment. Heureusement qu’il est dédié à « mes amis les plus atteints », ce qui change tout. Il est vrai que les commentaires de l’auteur tout le long ne manquent pas d’humour, ce qui ne semble pas être la principale caractéristique des mélomanes atteints de wagnérite, qu’ils évoquent leur dieu, demi-dieu, quart-de-dieu… Sauf à penser que Philippe Berthier le tout premier est le plus atteint d’entre eux puisqu’il fait tenir à Richard Wagner le double rôle de grand contaminateur et de bienfaiteur de l’humanité, « bien évidemment… ». Qu’on se rassure sur un point : ce voyage en haute toxicité n’a rien de toxique.

(Photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Musique.

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commentaires

894 Réponses pour Avec lui, on est toujours à deux pas de l’hôpital

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 23 h 10 min

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 55 min
en plus ça fait au moins 20 ans que je n’ai pas ouvert un livre.
même 25.
________
Précision bien inutile. On s’en était aperçu tout seuls. Et sans commettre d’erreur de lecture cette fois.

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 23 h 08 min

pour Mann c’est juste une question d’intelligibilité : la musique doit rester un truc intelligible pour tout le monde.

sa charge contre la musique moderne,musique intelligible par peu de gens qui font croire aux croire aux autres qu’ils l’ont comprise démarre à qui ? à Wagner.

pourquoi ? parce que Wagner n’écrit pas une musique pour tous, mais pour quelques-uns.

et ça c’est une grande première dans l’histoire de la musique occidentale nous dit Mann !
c’est une grande première qui marque la fin des haricots.
et sur ce coup, désolé de le dire, mais il a vu juste.

et c’est pour ça que Paul Edel m’a viré de son blog : parce que je lui ai rappelé cette vérité !
comme en plus je lui avais dit juste avant que si lui aimait Thomas Bernhard, l’inverse était peut probable hop ! il m’a viré sans préavis de son blog !

voilà ce qui arrie à ceux qui osent dire la vérité.

Sergio dit: 6 janvier 2017 à 23 h 07 min

Le nombril c’est bien, mais pour faire ça en 3D, eh ben c’est pas coton… La moindre coquetterie se repère à des huit kilomètres, même sans jumelles de théâtre comme la marquise de Cambremer…

Chaloux dit: 6 janvier 2017 à 22 h 59 min

A mon avis, Carmen est très éloigné d’être au niveau du dernier des italiens: plutôt qu’un opéra comique, ce n’est qu’une opérette franchouillarde, le terrible symbole du puits académique dans lequel était tombée la France après la défaite de 70. C’est l’abominable pays de Huysmans, de Bonnetain, des romans réalistes de Lorrain et de quelques autres, à laquelle le génial Mirbeau présentera l’addition avec Le Journal d’une Femme de Chambre.

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 52 min

sûr que quand vous perlez des graves erreurs de lecture vous savez de quoi il s’agit.

c’est à peu près votre domaine d’expertise : l’erreur de lecture.

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 49 min

non non, vous n’y êtes pas du tout, les bee gees n’ont jamais essayé de donner des leçons de morale au peuple américain !

c’est tous le intellos, les artistes, ls journalsites de la côté est, et de la côte ouest qui ont réussi à couper leur pays en 2.

en France c’est kifkif.

mais ça ils n’en assumeront jamais la responsabilté, ils préfèrent nous pondre des âneries sur nietzsche et wagner plutôt que réfléchir à la façon dont iols ont réussi à couper leur pays en 2 parties qui ne communiquent plus !

sûr qu’n parlant de wagner et nietzsche on risque moins les embrouilles.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 22 h 43 min

En général, hamlet, vos interventions arrivent pile poil au bon moment pour nous éviter de commentre de graves erreurs de lecture. Heureusement que vous êtes là. Merci.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 22 h 40 min

Jean dit: 6 janvier 2017 à 21 h 59 min
Ce que vous dites est très drôle, parce que vous dites exactement ce que dit Lacoue-Labarthe mais vous n’en avez pas conscience… Je crois que vous n’avez pas compris ce que veut dire Lacoue-Labarthe par « sa propre contradiction ». D’où votre commentaire qui mériterait d’être appelé « comment taire ? »

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 40 min

« L’erreur du penser traditionnel est de considérer l’identité comme son but »

non ça c’est l’erreur de la pensée de Nietzsche : deviens ce que tu es !

celui qui ne peut pas aimer Bizet pense « deviens ce que tu es »

celui qui peut aimer Bizet pense « sois ce que tu deviens »

et c’est là toute la différence pointée par Thomas Mann, parce que le « devin ce que tu es » est à la base de toute la musique wagnérienne, supposée à permettre à ce qu’ils le sont déjà sans le savoir de devenir ce qu’ils sont en le sachant qu’ils le sont devenus !

autrement dit le « deviens ce que tu es » de Nietzsche est le résumé en quelques mots de toute lapensée anti humaniste qui va faire naitre le nazisme.

c’est pour ça que Mann met Nietzsche et Wagner dans le même sac !

et c’est pour ça que quand Nietzsche dit qu’il aime Bizet, en vérité c’est tout du flan à deux balles tout jute bon pour des pseudos intellos à la noix qui n’ont jamais mis ls pieds à Séville !

Sergio dit: 6 janvier 2017 à 22 h 32 min

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 27 min
les 2 autres grands responsables de l’élection de Trump étant bien sûr Simon et Garfunkel,

Tiens c’est marrant chuis en pleine période de Bee Gees, un peu le même genre ; j’espère que ça va pas, chais pas, moi… m’enlever le toit !

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 30 min

arrêtez de dire que Clopine est parano !

c’est un mensonge ! depuis qu’elle prend du lithium elle va beaucoup mieux, enfin je trouve.

Sergio dit: 6 janvier 2017 à 22 h 28 min

« L’erreur du penser traditionnel est de considérer l’identité comme son but. La puissance qui rompt l’apparence d’identité est celle du penser lui-même. » (Adorno)

Zère goutte ; un peu la formule de Roth, beaucoup, même. Mais halors pour les en convaincre les dix milliards d’englutis, ben c’est pas la peine d’insister, quoi…

Proust l’annonçait dans ses premières pages ; mais haprès il s’est largement redégonflé l’identité y a plus que ça en hifi et en stéréo…

Faut leur envoyer des volcans en fusion, tiens ! Et en port dû…

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 27 min

les 2 autres grands responsables de l’élection de Trump étant bien sûr Simon et Garfunkel, il suffit d’écouter « sond of silence » pour comprendre que ce genre de chanson ne peut qu’amener le pire.

ribouldingue dit: 6 janvier 2017 à 22 h 27 min

Le narcissisme et la paranoïa de Clopine dépasse l’entendement…Quand donc cessera-t-elle de se regarder le nombril en pensant à Popaul?

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 25 min

ce qui ne pas dire, entre parenthèses, que Nietzsche n’aurait pas voulu aimer Carmen…
FN aurait tout donné pour être capable d’aimer Carmen, et tout ce qu’il écrit sur son amour « impossible » de Carmen est touchant, il aurait voulu l’aimer mais il ne peut pas l’aimer, résultats des courses il va l’utiliser comme une arme contre Wagner !

que quelqu’un me dise la couche qu’il faut tenir pour faire de Carmen une arme de destruction massive !

Carmen c’est presque du Puccini, c’est même presque du Verdi, il faut être un taré comme Nietzsche pour en faire une arme, preuve qu’il n’a rien compris et qu’il est pssé à côté et qu’il est incapable d’aimer ce genre de musique !

non seulement Carmen n’est pas une musique pour Nitzsche, mais en plus ce n’est pas une musique pour tous les nietschéens !

et le plus drôle est de voir un nietzschéen écouter Carmen ! obligé qu’un momeent ou à un autre il va nous verser une petite larme en pensant à l’amour de Fn pour cet opéra !

et c’est là qu’on touche le fond.

si aujourd’hui un type comme Trump est la tête des usa c’est à cause de types comme ça, c’est triste à dire mais c’est la vérité.

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 16 min

« le plus drôle est que thomann cesse d’être wagnérien en même temps qu’il cesse d’être nietzschéen. »

pour les neuneux qui ne le sauraient pas : il suffit de faire une petite recherche sur google pour voir que « thomann » est le diminutif allemand de Thomas Mann !

hamlet dit: 6 janvier 2017 à 22 h 12 min

sûr que c’est drôle, très drôle même, quand on sait que Thomas Mann est de tous, celui qui est le plus rentrer dans le lard de Wagner, quand il dit de lui qu’il marque la fin d’un humanisme sur lequel reposait toute la musique occidentale depuis la Renaissance.

le plus drôle est que thomann cesse d’être wagnérien en même temps qu’il cesse d’être nietzschéen.

du coup l’histoire de Carmen contre Lohengrin ça l’aurait marré, Mann aurait répondu à cette stupidité que Nietzsche aimait Bizet / Carmen pour de très mauvaises raisons.

pourquoi parce que même en préférant Bizet à Wagner, nietzsche partageait avec Wagner ce désir de mettre fin à cette belle tradition sur laquelle repose tout le corpus musical occidental depuis la Renaissance !

Nietzsche aime Bizet pour de mauvaise raisons parce qu’il ne peut pas comprendre Bizet, on ne peut pas aimer Bizet quand vit perché sur des cimes au dessus de la canopée.

il suffit qu’un gamin de 6 ans lise 3 lignes de Nietzsche pour comprendre qu’il ne peut aimer Carmen, c’est pas possible !

alors oui c’est drôle, ces intellectuels quyi nous rejouent la Montagne Magique perchés dans leur immeuble bourgeois parisiens c’est très drôle, et ikl faudrait n’voir pas une once d’humour pour ne pas voir toute la drôlerie de cette tartuffe mascarade.

le Bizet de Nietzsche contre wagner en mettant Mann dans le camp wagnérien c’est à mourir de rire !

Jean dit: 6 janvier 2017 à 21 h 59 min

Wagner, affirme Lacoue-Labarthe, « sature et clôture l’histoire de la musique, l’empêchant ainsi de produire sa propre différence »

Ah bon ? Quand j’écoute Debussy, Ravel, Schoenberg, Webern, Berg, Messiaen, Xenakis et quelques autres, j’aurais plutôt tendance à me dire qu’il a loupé complètement son coup.

Intéressant à cet égard de lire dans « Monsieur Croche » les remarques de Debussy sur la musique de Wagner. Il est clair que, pour lui, cette musique appartient au passé, et que la musique moderne empruntera des voies très différentes (il pense, bien entendu, à la sienne).

Lacoue-Labarthe décrit plutôt une potentialité (une ambition ?) de la musique de Wagner que ce qui est effectivement advenu. Cette musique n’a pas plus empêché l’histoire de la musique de produire sa propre différence que la philosophie de Hegel n’a clôturé l’histoire de la philosophie.

Sant'Angelo Giovanni dit: 6 janvier 2017 à 21 h 57 min


…dire qu’il y a une tribut qui se croit permis de casser du sucre sur mon dos, ici,!…

…assez simplet en plus,!…
…j’ignore en quoi, il doivent s’en prendre le plus, puisque je ne suis lèche-culs de personne,!…

…des alsacienne en déroutent, non, les dites bretonnes, s’en prennent à me passer en faisant en casseroles,!…

…pourtant il y a de très belles françaises de souches sûres,!…qui écrasent les noix,!…les noisettes,!…
…tout est bon, pour les écureuils,!…
…etc,!…Ah,!Ah,!…
…vive les bretonnes et les alsaciens,!…
…à tire bouchons,!…


…et à part çà,!…je vois pas,!…
…des connivences  » juives  » partout, pourvu, que Poutine,…s’y joint en accordailles,!…
…bref,!…vivons dans la merde des bonnes affaires,!…le commerce écrasez quelques  » têtes brulées « , qui ne demandent que çà,!…

…la  » classe « ,!…agir après conciliations,!…bon des fautes d’étiquetages, une raison de rendre les valises aux porteurs,!…

…l’honnêteté qui prime,!…entre deux parties de bondages des muscles en cinéma Pub & Managements,!…sur l’échiquier des Trusts habiles & C°,…Madoff encore au travail en noir & blanc,!…
…l’aventure c’est l’aventure,!…
…entre simulacres & diversions,!…aux leurres,!…etc,!…

bref dit: 6 janvier 2017 à 21 h 53 min

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 21 h 15 min

Je dirai même, mon cher MCourt
Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 50 min

Je dirai que c’est plutôt une certaine idéologie qui conforte

ML apprenez l’usage du conditionnel!!

Janssen J-J dit: 6 janvier 2017 à 21 h 45 min

Après « l’absolue perfection du crime », j’entame dès à présent « l’article 353 du code pénal », toujours chez Minuit. Une belle plage bretonne de lecture en perspective avant l’heure fatidique, je l’espère. D’autant que ma libraire a dit : « Très bon choix, monsieur ! ». J’étais fier comme Artaxerxès.

Janssen J-J dit: 6 janvier 2017 à 21 h 36 min

Je sais comment extirper certains membres de la rdl tombés sous l’emprise zemmourisée de la secte du Temple solaire, avec les services littéraires de la Miviludes.

NB/ Le robot n’a finalement pas retenu mes éléments de réponse wagnériens au questionnaire proustien de @12.16. Il est tjs surprenant et facétieux c’t’appareil. J’essaierai de les retrouver, il m’y faudra un peu temps. Donc, aucune muflerie de ma part. Je demande un peu de patience.

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 20 h 59 min

Bon, voila Clopine annexée à l’idéologie de suicide collectif Wiedergangerienne! Et elle aura beau dire le contraire, ce sera lettre morte.
Frappant, non?
MC

Paul Edel dit: 6 janvier 2017 à 20 h 51 min

Clopine qu’ est ce qui vous prend?dès que vous voyez mon nom vous bondissez.dommage car Proust et l amour de la littérature devrait nous rapprocher mais non depuis des années vous Petez un câble car j ai eu le malheur d examiner vos textes et de dire qu’ il y en avait de bons… mais ensuite J ai dit à propos de je ne sais quel auteur que vous affirmiez une idiotie. et depuis vous êtes un errynie une furieuse un papillon noir qui tournicote sur tout ce que je dis.ça suffit oubliez moi.sourire non?

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 50 min

Je dirai que c’est plutôt une certaine idéologie qui conforte Clopine dans cette attitude à laquelle elle adhère presque sans y penser. L’idéologie même qui conduit au suicide français. On voit ça à l’école aussi. La culture et instruire autrui c’est violent, faut ménager les élèves, faut surtout pas les traumatiser avec des auteurs trop difficiles, ouh lala ! Et à force on va réussir à les rendre illettrés.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 45 min

Faut dire qu’avec vous, MCourt, on rencontre rarement des arguments frappants… Si je vous donne l’impression de « foudroyer » comme vous dites, c’est sans doute que les miens d’arguments ont cet effet sur vous qu’ils vous paralysent pour que vous restiez à ce point muet face à eux !

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 20 h 39 min

« Clopine, il faut absolument vous défaire de votre complexe d’infériorité »
C’est vrai, Wiederganger que pour ce qui est du votre, vous vous en etes magistralement débarassé.
Cela dit, je crois que ledit complexe fait partie du fond de commerce Clopinien. Il lui permet d’exister et d’écrire. Il permet bien des stratégies d’approche attraction séduction. Ce sont des choses qu’on ne trouve pas souvent chez vous qui préférez foudroyer que convaincre…
Bien à vous.
MC

la vie dans les bois dit: 6 janvier 2017 à 20 h 34 min

Adorno lisait l’horoscope. En anglo-americain.
Et en tirait des conclusions, sous forme de plans sur la comète.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 28 min

Clopine, il faut vous défaire de cet affreux complexe d’infériorité à partir duquel vous jugez de tout dans la vie. Je crois que ça déforme complètement votre perception des autres, de vous-même et du monde en général. Soyez simplement vous-même sans vous abriter derrière je ne sais quelle infériorité/supériorité supposée dans le regard qu’autrui porte sur vous. Usez uniquement d’arguments sans faire de polémique. Vous verrez, vous vous en tirerez beaucoup mieux. Soyez percutante dans vos arguments. Que vous n’ayez pas fait d’études, que vous ne soyez pas une professionnelle, tout le monde s’en tape. Ce n’est pas ça qui fait la pertinence ou pas d’un discours mais uniquement les arguments, la capacité à penser les choses ou pas.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 23 min

MCourt croit pouvoir faire front contre la pensée à coups d’affirmations gratuites et d’invectives contre Adorno et Lacoue-Labarthe. C’est un peu mince comme argumentaire, mon petit chéri…!

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 20 min

Ensuite, l’unité de sa musique serait au service « d’une vision mythologique […] de la nation en général et de la nation allemande en particulier ». C’est une opération politique qui a permis aux nazis de le récupérer. (Ristat)
_________
Mon ancienne copine de khâgne, Claude Millet, a écrit un excellent bouquin sur la mythologie et son rapport avec le débat démocratique au XIXème siècle : Le Légendaire au XIXè siècle, Poésie, mythe et vérité, PUF.
Il faut lire les derniers chapitres, très éclairants à ce sujet :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4808524b

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 6 janvier 2017 à 20 h 18 min

Paul, je crois que vous devriez vous poser une question sincère, une fois dans votre vie (et non § Il ne s’agit pas de vos successifs rapports amoureux)? A savoir : les grandes satisfactions et la reconnaissance reçue das votre carrière de critique littéraire ne vous coduisent-elles pas à adopter une attitude « chasse-gardée » vis-à-vis des malheureux qui, sans même prétendre à la professionnalisation, ose néanmoins s’adonner à l’exercice ?

Je veux dire, une quelconque opinion présentée comme une appréciation à la fois sensible et analytique d’une oeuvre ne vous serait-elle pas d’autorité agaçante et au-delà, si elle venait d’une parole non autorisée – étant donné que la liste des autorisés, ceux qui peuvent présenter les bons papiers, tamponnés à où il faut, certifiant les capacités et assurant le bon parcours au bon endroit, est, elle, affchée quelque part chez vous et que les amateurs, les petits, les sans-grade, n’ont pas leurs noms dessus ?

Sincèrement, je me demande si ce n’est pas ça, surtout, qui vous agace tant en moi qu’il vous faudra toujours tourner en dérisiondes remarques pourtant émises avec les avertissements et la modeste de mise.

Mais rien n’y fait. Vous ne supportez, en fait, que de m’apprendre des analyses sur des lectures que je suis présupposée ignorés, et surtout vous frémissez d’horreur si, par malheur, m’y viennent des idées. Pauvre pygmalion qui veut bien apprendre des choses à des gens, à condition d’être la seule bouche qui s’ouvre, le seul qui parle, le seul qui puisse éventuellemet accorder la parole à autrui, en se réservant de la renifler longuement, comme si elle sortait d’une conserve potentiellement contaminée…

Je ne crois pas que ce rapport puisse permettre une conversation « d’égal à égal ». Or, voyez, tous deux contemporains et commensaux d’un certain nombre d’endroits, comme la rdl, partageant un « socle » de lectures classiques communes, et authentiquement littéraires, tout est abrupt, injustice et « repli sur sa légitimité quand vous parlez de moi.

Et si vous vous disiez, un jour : « suivant des formes dirons-nous définitivement à part, et dons sans légitimité officielle ou au moins reconnue, cette Clopine pousse devant elle, comme une mère accablée d’enfants, une poussette emplie d’histoires, d’opinions et d’analyses littéraires. Et si, au lieu de barrer le verrou par le ricanement de « celui qui sait », j’acceptais de la considére, non comme une égale mais au moins comme une interlocutrice valable ? Ca permettrait peut-être de converser ensemble, au lieu de m’offrir (sans même le courage de me les adresser – juste en parlant de moi à d’autres) des petits commentaires impertinents et méprisants ?

la vie dans les bois dit: 6 janvier 2017 à 20 h 15 min

Et ça coûte un peu moins de 10000 euros en Suisse, think of it, si cela pouvait abréger votre calvaire.

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 20 h 15 min

On se doutait qu’Adorno et son « comment peut-on écrire de la musique après Auschwitz?  » nous pendait, si j’ose l’écrire, au nez.
Il y aurait une étude à faire sur la perception d’Adorno en France, limité à quelques livres et à quelques phrases , toujours les memes, qui ont servi à toutes les palinodies à prétention musicales et à toutes les excommunications.
Le problème, c’est que c’est aussi, et peut etre surtout, un grand musicologue, et que son Beethoven prouve qu’il sait de quoi il parle! Je voudrais bien que ce soit le cas pour ceux qui le réduisent au ras des pâquerettes… La phrase de Lacoue-Labarthe, entre autres, est de ce point de vue d’une sidérante idiotie!
Note
Il existe un Commentaire de l’Apocalypse par Heidegger, et, quoique ce ne soit pas Martin, une souscription pour l’offrir à W pourrait bien etre lancée…
Bien à vous.
MC

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 10 min

Il est vraiment excellent cet article de Ristat. Jamais rien lu d’aussi éclairant (même s’il ne l’a pas pensé comme tel) sur la catastrophe idéologique présente et les raisons profondes du suicide français.

la vie dans les bois dit: 6 janvier 2017 à 20 h 06 min

Il s’est mis en claviardage automatique le poltergeist, rien ne l’arrête.

Tant qu’il n’aura pas toucher les sous de la mémé dans le ciel, il va nous emmerder.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 20 h 04 min

Pour Adorno, il s’agit d’une philosophie de la non-identité « confrontée dans l’expérience à la dimension radicale de ce qui n’est pas la pensée, à savoir la souffrance du sujet vivant » (Badiou). (Ristat)
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Voilà le socle idéologique à la politique migratoire de Merkel par exemple, qui explique que les cerveaux qui acceptent cette politique ne sont pas en état de pouvoir la lire correctement et de la comprendre. Ils ont chaussé des lunettes trompeuses qui leur offrent un tout autre spectacle que celui qu’ils ont pourtant sous les yeux et que Zemmour essaie, bien en vain, de leur montrer. Leur faire désciller les yeux est une tâche gigantesque et vouée à l’échec. Sauf pour une frange éclairée.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 56 min

Adorno écrit que « l’existence est devenue un rapport universel de culpabilité ». Justice ne peut être rendue, « ils sont morts dans une absence totale de sens ». Quelle musique ou quel art possible après le mal ? Que devrait être une philosophie après Auschwitz ?
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C’est tout à fait ça ! Le mea culpa généralisé de l’Occident. C’est contre ça que lutte Zemmour. On voit les forces à l’œuvre. Le combat de titanesque que livre Zemmour contre la doxa. D’où ses propos sur la Shoah, etc. Et les lectures affadissantes contre son discours qui veulent le ramener au pétainisme. Tout s’éclaire.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 50 min

Chacun a encore dans l’esprit l’affirmation d’Adorno selon laquelle, après Auschwitz, il n’était plus possible d’écrire des poèmes. Déclaration qu’il nuance dans Dialectique négative en posant qu’après Auschwitz, il n’est plus possible de parler de positivité de la culture ou même de l’existence. Voilà un dernier tour que nous joue l’identité : « Quelque chose de barbare a eu lieu, tournons-nous vers la culture ! » (Badiou). Nous sommes coupables : comment considérer la vie, l’existence positivement « puisque nous ne sommes rien d’autre que ceux qui ont survécu à Auschwitz » ? (Jean Ristat)
_________
Après ça, on comprend merveilleusement bien pourquoi l’École de la République en est venu, de réforme insignifiante en réforme meurtrière, à détruire la culture et sa transmission. Tout s’éclaire. Et on comprend les propos de Bourdieu sur l’école, et de Michel Foucault, sous un autre jour, le coup de grâce en somme.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 44 min

Wagner, affirme Lacoue-Labarthe, « sature et clôture l’histoire de la musique, l’empêchant ainsi de produire sa propre différence », tout comme Hegel pour l’histoire de la philosophie. La musique de Wagner n’annonce pas le début de la différence mais porte à son paroxysme la clôture identitaire (son antisémitisme n’est donc pas anecdotique mais fondamental). Comment reconnaître la différence, selon Adorno ? « Dans le fait que quelqu’un se trouvera en position de victime […], c’està- dire dans la réalité objective de la souffrance. » C’est pourquoi la question d’Auschwitz et de la victime est une rupture dans l’histoire.
_________
N’empêche, lire et relire Adorno permet de mieux comprendre la logique interne du déclin français. Cet article de Jean Ristat éclaire incroyablement le présent. On comprend en le lisant pourquoi on est en train de se suicider et pourquoi les forces contraires au suicide comme le discours de Zemmour a peu de chance de triompher malgré son succès médiatique. Le ver est dans le fruit et le mal est profond.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 39 min

« L’erreur du penser traditionnel est de considérer l’identité comme son but. La puissance qui rompt l’apparence d’identité est celle du penser lui-même. » (Adorno)

la vie dans les bois dit: 6 janvier 2017 à 19 h 31 min

le poltergeist pris en flagrant délire:

» Pour Lacoue-Labarthe, Wagner est un proto-nazi, parce que sa « nouvelle cérémonie consistait à imposer aux masses une configuration mythique qui répétait leur enfermement». (Badiou)
___________________________

c’est archi-faux, il ne sait pas lire:

« Peut-on imaginer une vraie cérémonie du communisme capable de relancer le mouvement populaire communiste, et non dévouée à célébrer l’immobilité despotique d’un État ? » Badiou qui célèbre Wagner, comme le maître de cérémonie

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 28 min

« La nécessité d’apprécier les différences, le respect de l’altérité, la nature criminelle du non respect identitaire des différences et l’inévitable et violent désir de similarité universelle. » Le principe d’identité est porté à son comble « dans la détermination de l’Autre sous la figure du nazisme » : les camps de concentration, Auschwitz.
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On voit comment Badiou récupère Auschwitz au service d’une critique du principe d’identité et la promotion d’un multiculturalisme. Au fond, ce qui sépare Badiou des effets de la mondialisation est assez mince.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 25 min

Adorno, il faut l’inclure aussi dans les déconstructionnistes avec son principe d’identité. Tout ce que dit Zemmour est une déconstruction du déconstructionnisme d’Adorno finalement. On comprend quand on écoute Zemmour que le principe d’identité chez Adorno ait pu conduire à la chienlit d’aujourd’hui. Une société qui pense comme Adorno est forcément suicidaire. Zemmour a complètement raison.

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 19 h 14 min

« la démocratie, telle que nos sociétés la définissent, est par définition l’échec de la cérémonie » (Badiou)

la vie en est une havec dla merde du cul et du diesse iré..hévidemment du tiercé et du bergueune entre deux dracul..t’as pensé a ta tisane ?

la vie dans les bois dit: 6 janvier 2017 à 19 h 13 min

Quel ambianceur, ce R.W.

Prada
Luna Rossa
Wagner Richard
Scène 1, Prélude

Pampers
Active Fit
Wagner Richard
La Chevauchée des Walkyries

Nike
Equipementier
Wagner Richard
Mort de Siegfried et Marche Funèbre

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 10 min

« la démocratie, telle que nos sociétés la définissent, est par définition l’échec de la cérémonie » (Badiou)
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Ou le commémoratif (le Mémorial) comme seule cérémonie de la fin de la démocratie, avec celle des attentats. Idée très intéressante.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 19 h 07 min

» Pour Lacoue-Labarthe, Wagner est un proto-nazi, parce que sa « nouvelle cérémonie consistait à imposer aux masses une configuration mythique qui répétait leur enfermement». (Badiou)
__________
J’étais donc pas le seul à le penser !

et alii dit: 6 janvier 2017 à 18 h 48 min

badiou wagner
Wagner, affirme Lacoue-Labarthe, « sature et clôture l’histoire de la musique, l’empêchant ainsi de produire sa propre différence », tout comme Hegel pour l’histoire de la philosophie. La musique de Wagner n’annonce pas le début de la différence mais porte à son paroxysme la clôture identitaire (son antisémitisme n’est donc pas anecdotique mais fondamental). Comment reconnaître la différence, selon Adorno ? « Dans le fait que quelqu’un se

http://www.les-lettres-francaises.fr/tag/apollinaire/

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 18 h 26 min

rose dit: 6 janvier 2017 à 15 h 42 min
« Merci Clopine de votre analyse. Y ai pris plaisir. »

Merci rose de votre commentaire. Y ai pris plaisir.

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 18 h 19 min

Paul Edel dit: 6 janvier 2017 à 15 h 46 min
« Le parallèle entre Proust et Wagner est l objet de multiples thèses universitaires. »

Aaaah ! Que c’est grand, que c’est beau, que c’est bon, les thèses universitaires en littérature, aaaaahaaahahahaha… on ne rit pas !

Paul Edel dit: 6 janvier 2017 à 18 h 13 min

Bouguereau y a même des grands esprits de la fac de rennes qu’ ont écrit sur la montée orgasmique de parsifal et qui ont vu des filles fleurs de Wagner devenir des jeunes filles en fleurs à cabourg encore couvertes d herbes aquatiques du Rhin! Enthousiasmant non ?

et alii dit: 6 janvier 2017 à 18 h 06 min

badiou et le cas wagner:
« . La musicolâtrie a pris le relais de l’idolâtrie, écrit Lacoue-Labarthe. La musique a pris le pas, affirme-t-il, sur tout autre forme d’art, y compris les arts de l’image. Cette remarque n’est pas fausse et va à l’encontre de l’opinion reçue selon laquelle nous vivons dans un monde des images. Nous savons tous, explique Badiou, que depuis les années 1960 la musique « est devenue à échelle de masse un symbole d’identité pour la jeune génération ». Il est vrai également que la musique est « l’un des acteurs principaux de la circulation du capital ». Elle a aussi un rôle social important : par exemple les raves parties. Enfin, elle a éliminé ce qu’il appelle « l’esthétique de la distinction ». Il entend par distinction une esthétique qui met des frontières entre l’art et le non-art.
http://www.les-lettres-francaises.fr/2011/02/badiou-rouvre-le-%C2%AB-cas-%C2%BB-wagner-ii/

Sergio dit: 6 janvier 2017 à 17 h 54 min

Tuer quelqu’un, tuer quelqu’un, y a des types qui veulent pas, faut en plus leur courir haprès !

Mais l’ouvrage d’Hamélie Notomb est un bon travail de référence c’est bien essepliqué… Une sorte de Grévisse, quoi !

Nicolas dit: 6 janvier 2017 à 17 h 38 min

Boug,
vos commentaires sont affligeants. Si vous voulez on peut discuter, j’en serais ravi, sinon épargnez moi vos illuminations.
D’avance merci.

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 17 h 25 min

quand j’entends du richard chtrauss j’ai envie de donner des coups d’os de pilon dpoulet sur la tête à bordeau..je sais pas d’ou ça me vient..t’as une idée polo

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 17 h 22 min

T’es une mauviette

la testostérone gache un matériel trés cher payé par le contribuabe..fait les morts du camp qui perd..bref elle fait les mauvais patriotes..

Jacques Chesnel dit: 6 janvier 2017 à 17 h 10 min

Richard Strauss : ses « Quatre derniers lieder » chantés par Kiri Te Kanawa sont pour moi le sommet de l’œuvre de ce compositeur

Bloom dit: 6 janvier 2017 à 17 h 02 min

laisse la même licence aux français..et tu peux la multiplier par 10

D’accord avec le Boug’.
Beaucoup de hargne et une fâcheuse tendance à monter tout de suite aux extrêmes.
Dans ce pays de chapelles et de castes, chacun a toujours une bonne raison d’avoir un groupe social dans le pif.
Vu le nombre de jeunes (et de moins jeunes) qui se disent prêts à recourir à la violence pour que « ça change », ce serait règlement de comptes à Ok Coral tous les jours…

ribouldingue dit: 6 janvier 2017 à 17 h 01 min

Hallucinant éditorial du Monde aujourd’hui sur l’école…Il s’étonne, ou fait semblant, que la fuite vers le privé continue malgré toutes les réformes faites depuis 2012, comme si celles-ci avaient été positives!

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 59 min

Tu serais prêt à tuer quelqu’un Boug si t’avais un flingue?

qu’est ce que cela signifie ? qu’un tiers des français ne possédent pas d’arme..que ce n’est pas le centenaire de la der..que je suis un mec exceptionnel ?..un pétentieux qui le crois..

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 50 min

C’est vrai Boug, à l’ancienne ça aurait plus de gueule

tu te racrapotes..la culture des armes exige des règles que le petit américain apprend toumpti..hévidemment ça n’empeche pas la statistique meurtrière..laisse la même licence aux français..et tu peux la multiplier par 10

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 43 min

pis ‘la musique romantique’ et ‘le romanesque’ nous survivront fastoche..hon emporte rien dans sa tombe..c’est cqui hulcère des pti néron à la dracul..du drame et du tragique qui trouve sa soluce dans un pansement gastrique et hune tisane..

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 30 min

dans la mesure ou la tradition musicale allemande trouve sa quintessence et son prolongement non en Wagner

jme permets polo..ce genre de propos mène aux impasses..aux garages à porsche cayenne à pas cher

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 26 min

se faire rencontrer les bons esprits s’est toujours plus ou moins respecter une espèce d’étiquette idéale..ou l’contraire comme fait dracul havec 68..j’viens dlire que la droite est parait il maintenant majoritaire chez les enseignants..j’ai du mal a l’croire..beaucoup moins quand jlis dracul..les gramsci de droite des années 80 hont fait un sacré boulot..

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 16 h 18 min

Il n’est pas neuf, ce parallèle, et, quel que soit le talent de Clopine, dire qu’une époque se clot avec lui tient en partie de l’illusion rétrospective, dans la mesure ou la tradition musicale allemande trouve sa quintessence et son prolongement non en Wagner mais en Richard Strauss .

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 16 h 16 min

wagner était le sujet de tous les salons polo..et la musique..du temps en boite qu’on rtoruve a façon..et pour finir le méchant allemand havec le gentil inverti français smélangeant dans les noces des phin de la musique romantique et du romanesque..roaaa..dlarsenic ou dla pate d’amende pour la galette..bétise..mais par contre du nanan de thèse..et dla machine a laver pour le peuple hélu..dla biomasse à dracul

Janssen J-J dit: 6 janvier 2017 à 15 h 57 min

@12.16 Je comprends votre curiosité légitime, mais répondre à vos questions engagerait une vie privée entière, ce n’est pas le lieu. Par politesse et estime, je vous répondrai néanmoins, et bien prosaïquement, ceci :

1 – quels livres anciens avez-vous repris pour retrouver un passage ou les relire.

VIOLET / Kafka, Proust, Sade, Melville, Faulkner, Tolstoï…, mais c’est un acte très rare. Je relis rarement… Je commence seulement, au seuil de la vieillerie, à découvrir des chefs d’œuvre immenses qui m’avaient toujours fait peur, et j’y vais toujours avec beaucoup d’hésitation, quand je mesure les océans de gloses qui les entourent et vous tiennent à bonne distance. Ce sentiment de ne jamais pouvoir combler ces lacunes reste une douleur un peu inhibitrice, dont je me suis accommodé avec le temps passant. Je recherche donc toujours la nouveauté dans l’obscurité et le flair, cela me donne une (fausse) impression de liberté.

2 – Et pour les livres de votre liste,
quel chemin vous a conduit vers eux ? Le hasard, un ami, une critique littéraire, un cadeau… et encore,

VERT / Tout cela et rien de tout cela. Les influences ne se manifestent empiriquement uniquement parce que quelque lien de mémoire interne entre les livres et les écrivains y prédispose, sans que je m’avise toujours moi-même des raisons précises qui font que… Une chose est cependant sûre : il n’y a aucun hasard dans les connexions qui m’amènent à choisir tel bouquin plutôt que tel autre dans une passion perpétuellement inassouvie. « L’amitié » joue néanmoins un rôle déterminant. J’ai une très grande confiance en des gens qui (me) parlent de leurs goûts quand je les sollicite (ou les entend) parfois à ce sujet, mais une autre choses est sûre : je ne supporte pas qu’on me les impose. Je cherche plutôt dans les enthousiasmes et les dégoûts de certains lecteurs (qui ne font pas semblant) à comprendre qui ils sont, y compris dans leurs (dé)plaisirs. Et je lis souvent des livres qu’ils ont expliqué avoir détesté. Je ne leur fais jamais part ouvertement ma propre déception, sauf si je sens qu’ils sont prêts à admettre mon avis et qu’ils me le demandent. A ce moment-là, on peut discuter de pied ferme.

3 – comment lisez-vous ?
JAUNE / Assis, couché, rarement debout (sauf pour des bouts de poésie lus à haute voix, c’est la meilleure posture, et surtout quand on est assuré d’être seul).

4 – Quand lisez-vous ? Où lisez-vous ?
BLEU / Tout le temps, n’importe où, et uniquement sur du papier. Sur les écrans, je ne retiens strictement rien. J’ai toujours besoin de papier et d’un crayon. Mes livres sont invendables, je ne les montre jamais à personne, trop le sentiment d’un viol.

5 – Pouvez-vous lire plusieurs livres en même temps
NOIR / Non

6 – dans des espaces temps différents ?
ROUGE / Oui (des livres « de boulot » tout à fait étanches et cloisonnés avec les livres d’imagination)

7 – Vous est-il arrivé de préférer la lecture à toute autre activité, même à une invitation ?
BLANC / Oui, et j’ai sacrifié beaucoup de choses et d’événements pour l’amour des livres… Mais, ne sachant pas ce que j’aurais manqué à cause de leur emprise, je ne l’ai jamais regretté.

8 – Et maintenant qu’ils sont lus, quel rapport avez-vous avec eux ?
INDIGO / Je les liste et garde mes notes, pour ne pas les oublier. C’est terrible pour moi d’oublier un livre intégralement mis à nu. Rien de totalitaire là dedans, juste une lutte contre la perte de mémoire, un patient travail de vérification à 60 ans de ce que je savais déjà à 20, comme aurait dit Cioran.
… Cela ne sert à rien, mais c’est ainsi. C’est un vice qui n’a jamais nui à personne.

9 – Il y a dans ces liste des livres que j’aime, d’autres que je ne connais pas. Un vrai vivier…

JAUNE / Tant mieux si certains titres de cette liste donnent envie, mais il ne faut surtout pas se baser là-dessus. Le choix d’un livre doit rester pour chacun-e une affaire totalement égoïste, sinon indicible, surtout quand on ne connaît pas l’enjeu de la curiosité, même la personne la plus bienveillante. On entend les « resons » dans la grotte primitive, c’est déjà pas si mal.

10 – Ces livres vous ont-ils donné envie d’écrire ?
ORANGE / Non jamais, car je n’ai jamais eu aucune imagination romanesque, je l’ai toujours su. J’écris ailleurs et pour d’autres choses qui n’ont rien à voir avec la littérature qui pourtant me nourrit quotidiennement. Et cela suffit amplement à mon bonheur.

Paul Edel dit: 6 janvier 2017 à 15 h 46 min

Le parallèle entre Proust et Wagner est l objet de multiples thèses universitaires. Wagner enthousiasmE la verdurin et swann rêve de se rendre à bayreuth .madame de cambremer pense que Debussy est un sur-wagner. et dans une certaine lettre en 1922 proust déclare à Benoist-mechin: »la musique à été une de mes grandes passions de ma vie ».il ajoute: »elle court comme un fil conducteur à travers mon oeuvre. « 

rose dit: 6 janvier 2017 à 15 h 44 min

Ai lu élu et pas supérieur.
Hum. Pas le tps de lire le lien. Plus tard.
Néanmoins cela me semble inconciliable.

IRL élu est supérieur.

D. dit: 6 janvier 2017 à 15 h 41 min

Mais demain nous aurons 8, chiffre de la surabondance. Ce sera encore mieux.
Dimanche ce sera le 9, symbole des grandes durées et des fin de règne : ce sera la connerie surabondante et durable.
Nous entamerons un nouveau cycle lundi : la connerie unitaire, mardi la connerie double et copulente, mercredi son fruit :la connerie en famille, samedi suivant la connerie en tribu, puis de nouveau la plénitude, la surabondance, etc..

D. dit: 6 janvier 2017 à 15 h 31 min

C’est sidéral le nombre de conneries qu’on peut lire depuis ce matin.
Voyons-voir le chiffre du jour.
6+1+2+0+1+6=16 et 1+6=7

7 est le chiffre de la plénitude, aujourd’hui celle de la connerie.

etudiant sérieux dit: 6 janvier 2017 à 15 h 18 min

12h37 « avant de lui céder son siège »

Le siège va céder sous le poids du « nouvel ‘homme fort » expression consacrée dont les journalistes raffolent

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 31 min
« 68 a contribué largement à aider le capitalisme »
Ça aurait achevé « les meilleurs » s’il n’avait pas été récupéré

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 14 h 57 min

Quittons nous définitivement -compétition de baby-foot cet après midi à bord d’un Petiot de luxe- sur une méthode de lutte contre les barbus débiles . Luttons de l’intérieur !

Convertissons nous en masse !… et foutons leur la merbe dans les hangars hagards, et les caves suintant la foi…

Sergio dit: 6 janvier 2017 à 14 h 45 min

Nicolas dit: 6 janvier 2017 à 14 h 13 min
Si la Musulmanie nous envahie

Ben houi ça va recommencer i sont tellement nombreux qu’on peut tirer à peu près n’importe où…

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 14 h 44 min

« C’est une montée orgasmique extraordinaire – l’échelle de Jacob de l’amour sensuel, et sa résolution tragique. » (Clopine d’ours)

Question montée orgasmique, tu ne m’as jamais entendu à la flûte traversière, ma chère ! Un must : succès fabuleux à la SBM, Monaco…

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 6 janvier 2017 à 14 h 33 min

J’ai toujours fait un parallèle entre Wagner et Proust : l’un comme l’autre étant une sorte (à mon sens) de « point final » d’une époque ; je pourrais écrire « baisser de rideau », mais cela ne rendrait pas justice à l’ampleur des oeuvres. pourtant, il y a de ça. La « musique romantique » finit avec Wagner dans une sorte de bouquet final exténué. La « littérature romanesque » fait de même avec Proust. Tous deux tuent le dix-neuvième siècle, mais en concentrant et en explosant son contenu.

Perso, c’est le prélude (et la mort d’Iseut) de Tristan qui me touche le plus. C’est une montée orgasmique extraordinaire – l’échelle de Jacob de l’amour sensuel, et sa résolution tragique.

Chez Proust, l’ampleur lyrique du propos est couplée avec une méticulosité dans le détail, si sordide soit-il, qui force l’éblouissement. Chez Wagner, c’est l’attente, la résolution de l’accord suspendue jusqu’à l’insupportable presque, qui « prend les nerfs ». Chez les deux, c’est une page tournée, qui pose ensuite la question « que faire, après ça ? »

Bien entendu, on trouvera la réponse, ahaha ! Et Debussy entrera calmement dans la maison, en passant par la porte-fenêtre, pendant que de l’autre côté, façade côté rue c’est-à-dire devant la scène, le somptueux rideau wagnérien retombera encore et encore…

christiane dit: 6 janvier 2017 à 14 h 24 min

@DHH
Je vous reconnais bien dans ce commentaire honnête et comprends vos réticences. Votre regard de lectrice passe au crible l’écriture des livres qui sont entre vos mains et vous ne supportez pas les faiblesses ( » ces petites vignettes sur les étapes de la vie d’Albert n’évitent pas les clichés ,sont souvent gratuites et relèvent parfois du « tirage à la ligne ». D’ailleurs même la recomposition du personnage par l’imagination raisonnée de l’auteure tient souvent de ces lieux communs, qui plaquent un certain nombre d’images attendues et toutes faites sur les sentiments et les réactions du personnage ,ou qui l’ imaginent dans des scènes à faire »)

Ce livre m’a passionnée, surtout par la révélation de cette partie de l’Histoire que je connaissais mal (les juifs d’Algérie à la fin du XIXe siècle et les épreuves qu’ils ont traversées en lien avec le décret Crémieux leur donnant la citoyenneté française).
Bien aimé aussi ce rendu de la vie des années 1920 sur la Riviera, faisant d’Albert une sorte de Gatsby français. L’Histoire incarnée…
Ensuite, j’ai été sensible au destin d’Albert qui cherche où et comment il pourra vivre sa différence.
La fin du récit, hors le cas d’Albert, m’aura rappelé le frisson qui me parcourait à chaque fois que, pour des raisons professionnelles, je devais me rendre Cité de la Muette à Drancy (qui n’a guère changé) et passer devant le Wagon-mémoire qui a été installé sur la place. Je pensais à cette gare de triage, proche, au sort qui attendait les êtres entassés dans ces wagons à bestiaux. Albert fut gazé à son arrivée…
J’ai vu récemment « Le fils de Saul » de László Nemes. (Le rituel abominable qui précédait le chemin vers les chambres à gaz, l’horreur de cette mort, la suite sordide vers les crématoires, le Sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau… )
Oui, des chapitres courts, des vignettes, une impossibilité de connaitre vraiment cet Albert. Elle ne peut que tenter de l’imaginer à partir des documents qu’elle a trouvés. Elle n’a pas écrit un roman mais un récit. Et contrairement à la remarque de ribouldingue – 13 h 02 min – ce livre n’est pas construit sur du malheur, du pathos. C’est même tout le contraire, c’est un portrait sensible et précis autant que faire se peut. L’écriture de B.Benkemoun bien que fluide garde un recul, une pudeur, une discrétion par rapport à ce qu’elle aurait pu inventer. Son style narratif est sobre, ponctué de réflexions touchantes mais n’est pas un « roman », DHH.
Il ne faut pas oublier que Brigitte Benkemoun est journaliste et qu’elle écrit comme une journaliste, non comme une romancière. Elle saisit le moindre indice , le moindre détail pour enquêter et en connaître davantage sur la vie d’Albert. Elle a l’âge qu’Albert avait quand il est mort à Auschwitz, cet oncle dont elle n’avait entendu parler qu’ à voix basse…

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 14 h 07 min

(le mélomane possède cette supériorité sur le créateur d’être capable d’un éclectisme qui semble souvent refusé à l’autre)

nietzlche en parle de son cul endolori de groupie du pianiss..c’est un excellent sujet..wagner ? combien de divisions ?

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 13 h 57 min

dracul c’est des kils de biomasse qui s’évaporent comme le lisier dcochon..halors qu’il a la puissance d’éclairage d’un local poubelle..peut être même deux

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 48 min

L’aveuglement, la puissance de dénégation du réel n’ont jamais été aussi grands dans notre société et surtout à gauche.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 39 min

On vit sous un ordre mondial cannibale. C’est certain. 52,8% des richesses du monde appartiennent à 500 multinationales, toutes les cinq secondes un enfant meurt de faim dans les pays du Sud de la planète. Ordre mondial, ordre cannibale. Et aucune révolte dans les pays du Nord contre cet Auschwitz à l’échelle du monde.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 31 min

Mai 68 a contribué largement à aider le capitalisme à détruire les institutions de la République. L’aspect positif de Mai 68, la libération de la parole, a vite été englouti par la tendance mortifère de la mondialisation qui a sapé les fondements de la démocratie. L’incroyable régression religieuse et le repli sur soi dans un individualisme suicidaire que nous vivons actuellement n’en sont que les conséquences directes, et le signe avant-coureur que le pire est devant nous.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 24 min

Jean Ziegler paraît vraiment comique aujourd’hui quand il dit que Mai 68 a libéré le désir.
Désir de destruction, là c’est sûr. Suicide, devrait-on dire plutôt. Désir d’en finir avec la vie, la culture, le beau, le bien, le vrai.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 20 min

C’est vrai qu’on vit le triomphe de l’absurdité. Chaque jour nous apporte son lots d’absurdités monumentales proférées avec une bonne conscience à couper au couteau.

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 13 h 19 min

Il y a un article très complet sur Georges Pretre dans l’édition du Monde en ligne, Christiane.
Sinon, on peut toujours écouter le chef lyrique soit dans Dialogues des Carmélites, soit en accompagnateur d’une Callas sur la pente descendante , mais encore impressionnante.
Bien à vous;
MC

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 13 min

L’héritage ne se fait plus. On a tué le père. C’était déjà le cas entre la génération des émigrés juifs de Pologne comme mon grand-père et la génération de mon père qui ignorait tout du Judaïsme, du yiddish qu’il confondait avec l’hébreu et de la synagogue où il n’avait quasiment jamais mis les pieds de sa vie. Mais la catastrophe s’est aggravée et généralisée avec la génération de 68 dans sa haine de la culture, le refus de la transmission, l’opprobre jeté sur l’École de la République comme réservée à une élite quand au contraire elle a permis à toute la génération d’après guerre, à laquelle j’appartiens, de se former et de grimper dans l’échelle sociale. Il y a là une erreur monumentale d’interprétation des analyses de Bourdieu qui ne s’est pas contenté de se fourvoyer mais a contribué, avec Michel Foucault qui tapa joyeusement dessus également, à détruire l’École de la République pour en faire cette horrible champ de ruines actuel.

zerbinette dit: 6 janvier 2017 à 13 h 07 min

Et puis JJJ lit même Elena Ferrante, qu’il soit pardonné ! J’ai attendu que le Nouveau Nom paraisse en poche.

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 13 h 04 min

Nous vivons un exil intérieur et la France sous l’emprise des trois D, comme dit Zemmour : Déconstruction, Dérision, Destruction.

La dernière Destruction en date étant l’École. En décembre est paru un rapport sur la fuite des élèves de l’EN pour l’école privée. Une tendance de fond. Ceci ajouté au recul dans le Pisa.

Les grands prêtres de la Déconstruction : Deleuze, Derrida, Bourdieu, Guattari, et alii.
Les grands prêtres de la Destruction : Hollande, Bel-Kacem, Peillon, Merkel, Obama, et alii.
Les grands prêtres de la Dérision : Canal+, les Guignols de l’info, Montebourg, et alii.

ribouldingue dit: 6 janvier 2017 à 13 h 02 min

Normal DHH, Christiane s’emballe pour pas grand chose, du moment qu’il y a du malheur et des grands sentiments…On a l’habitude.

DHH dit: 6 janvier 2017 à 12 h 47 min

@Christiane
Tentée par vous, j’ai lu d’un bout à l’autre et sans déplaisir ce roman d’une lecture agréable qui s’inscrit dans la lignée inaugurée avec les Disparus,et illustrée en France par le roman de Jabloncka sur sa quête « des grands parents qu’il n’a pas eus » .
Ne parlons pas de la petite satisfaction satisfaction qui m’a été propre de pouvoir mettre des images précises et une topographie familière derrière la mention de certains lieux, ou d’apprécier la verité des tranches vies qui y sont mises en scène
Ceci mis à part je pense que pour un lecteur « profane » il y a deux axes de lecture d’intérêt littéraire inégal
D’abord, ce qui est le plus réussi, le compte rendu d’une quête aboutissant à la reconstruction d’un destin..L’auteure qui est aussi l’auteure de cette quête nous associe avec bonheur à ses recherches, à ses démarches, nous fait partager émotions déceptions et surprises heureuses, ménageant avec bonheur des suspenses, évoquant avec justesse, souvent avec des portraits bien venus , les rencontres et les documents qui lui dévoilent progressivement la vérité .
Ensuite, autre axe de lecture, la biographie recomposée d’Albert avec pour toile de fond les mondes dans lesquels il a vécu ,traitée selon le principe un peu artificiel d’accrochage de petites vignettes d’ambiance à chacune des étapes de sa vie :Les années Max Regis , les bouges homosexuels d’Oran :la Riviera, sa faune et ses palaces à différentes époques ,Amsteram et les rituels du monde des diamantaires ,le front populaire, Drancy et Auschwitz, méthode typique de certains romans historiques un peu fabriqués .
Et là, même si les évocations sont parfois réussies, je suis moins d’accord avec vous sur la qualité , car ces petites vignettes sur les étapes de la vie d’Albert n’évitent pas les clichés ,sont souvent gratuites et relèvent parfois du « tirage à la ligne ». D’ailleurs même la recomposition du personnage par l’imagination raisonnée de l’auteure tient souvent de ces lieux communs, qui plaquent un certain nombre d’images attendues et toutes faites sur les sentiments et les réactions du personnage ,ou qui l’ imaginent dans des scènes à faire , dont elle ne se refuse pas la facilité et les quelques lignes d’écriture qu’elles lui offrent , telle l’evocation de cette rencontre qui aurait pu avoir lieu avec la mère de Romain Gary
J’aimerais un billet de Pierre Assouline sur ce livre , qui corrigerait et enrichirait mes impressions ,à partir de l’approche d’un homme du métier .
nous sommes bien loin du sujet du billet ….mais puisque nous parlons littérature….

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 12 h 37 min

Quittons nous sur une tragédie intellectuelle aux USA :

« Comme un dernier pied de nez, Barack Obama risque d’humilier Donald Trump avant de lui céder son siège à la Maison-Blanche. On imagine déjà l’image : Barack Obama triomphant, entouré de tout le gratin du showbiz américain venu lui porter un toast, face à un Donald Trump délaissé de tous. »

Les Etats Unis d’Amérique vont très mal… le monde a peur !

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 12 h 32 min

Des amis fidèles m’ont prévenu : « Fais gaffe, JC ! Christiane est en train de tomber amoureuse de ton rival JJJ… »

J’ai répondu, combattif : « Ce Jeune Jéronte Jentil » est un personnage sans danger, sans intérêt : il fait des listes chez Mediapart.

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 12 h 26 min

On peut se passer de La Mecque comme de Bayreuth ! Mais si on aime la démarche créative, révolutionnaire, la volonté d’un art total de Richie W., il faut se rendre à Bayreuth, petite ville banale, sans aucun intérêt autre que « l’atmosphère » puissante qui s’en dégage, autour du Temple…

christiane dit: 6 janvier 2017 à 12 h 20 min

Pensez-vous, M.Court que Bayreth est la ville où écouter Wagner ?
Pouvez-vous nous parler de Georges Prêtre ? Est-il vrai qu’il dirigeait son orchestre à mains nues comme on pétrit la glaise ?

christiane dit: 6 janvier 2017 à 12 h 16 min

@Janssen J-J dit: 6 janvier 2017 à 10 h 57 min
Bonjour et bonne année JJJ. Quelques questions :
Hors cette liste,
quels livres anciens avez-vous repris pour retrouver un passage ou les relire. Et pour les livres de votre liste,
quel chemin vous a conduit vers eux ? Le hasard, un ami, une critique littéraire, un cadeau… et encore,
comment lisez-vous ?
Quand lisez-vous ? Où lisez-vous ?
Pouvez-vous lire plusieurs livres en même temps, dans des espaces temps différents ?
Vous est-il arrivé
de préférer la lecture à toute autre activité, même à une invitation ?
Et maintenant qu’ils sont lus, quel rapport avez-vous avec eux ?
Il y a dans ces liste des livres que j’aime, d’autres que je ne connais pas. Un vrai vivier… Ces livres vous ont-ils donné
envie d’écrire ?

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 12 h 15 min

Exact, Wiwi, il y a élection et élection…

L’érection démocrate, elle était du côté d’Hussein Obama, l’éviction démocrate du côté de Siegfried Trump.

Rodolphe à la Vie dans les Bois dit: 6 janvier 2017 à 12 h 14 min

« En revanche, c’est assez stupéfiant que cet opus de Wagner, das Judenthum in der Musik, n’ait pas eu, ici, une une pub à l’égale de celle de la bible « mon camping » pour néo-nazis. »

A propos de das ‘Judenthum in der Musik’ : Wagner y écrit que les juifs sont incapables d’inventer, de créer. Le drôle de l’histoire, c’est que la Walkyrie doit beaucoup à Mendelssohn et à ses Hébrides du point de vue harmonique en plus de l’introduction en trilles qu’il a purement simplement copiée… Ecoutez les deux, vous rendez compte de ces similitudes.

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 11 h 45 min

C’es vrai, Phil, il y a un oubli d’Elemir Bourges, dont les trois œuvres, Le Crépuscule, Les Oiseaux s’envolent e les fleurs tombent, et la Nef manifestaient au moins une ambition wagnero-rosicrucienne via Péladan.
On peut penser que le verbe de Claudel a réduit à peu de chose la cosmogonie de la Nef. Que la disparition de la Haute Société d’avant 1914 relègue temporairement le Crépuscule au magasin des accessoires, et qu’il ne suffit peut-être pas de croiser Eschyle, Shakespeare, Prométhée et les Elizabethains, pour obtenir un chef-d’oeuvre? Mais il se peut aussi que, de meme que Daniel Gueguen réhabilite la peinture rosicrucienne avec un Delville de sorti, de meme, on va peut-être assister à un regain d’intérêt pour cet homme de lettres qui prit P2ladan au sérieux , et écrivit mieux que lui. Les Atlantides littéraires ressurgissent parfois.

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 11 h 39 min

Ce n’est pas pour envenimer une situation déjà horriblement complexe, mais les « amoureux des listes » sont d’inestimables crapules totalitaires.

Nous le savons tous, nous qui avons souffert !

Dans ce cas crapuleux, on trouve homme/femme lige du Комитет государственной безопасности, l’ado-minable JJJ vers 10h57, notre Jovial Jouisseur Jacobin, qui en est la parfaite illustration …

Que la justice divine mandate un Archange sérieux, pour lui faire comprendre que ce chemin ne mène nulle part.

Bloom dit: 6 janvier 2017 à 10 h 58 min

Quand le français permettra t-il l’utilisation d’un neutre comme le «to all» anglais? (Bloom)

Pas du Bloom, ça.
Le commentaire (A tou(te)s – sans complexe), yes.
C’est pas du Husserl, pourtant.

Contes cruels du Brexit:
https://www.theguardian.com/politics/2017/jan/05/man-told-to-take-citizenship-test-despite-living-entire-life-in-uk
https://www.theguardian.com/politics/2016/dec/28/dutch-woman-with-two-british-children-told-to-leave-uk-after-24-years
http://www.irishtimes.com/news/politics/german-media-sympathetic-to-irish-brexit-fears-1.2926822 https://www.theguardian.com/world/2017/jan/05/irish-passports-soar-in-popularity-amid-brexit

Janssen J-J dit: 6 janvier 2017 à 10 h 57 min

Voici les errances ordonnées d’un lecteur amateur de l’année 2016. Histoire que leur consignation serve à quelque chose ou à quelqu’un, et d’abord à JJJ lui-même (« si ce livre pouvait me rapprocher de toi », se dit-il en pensant à quelques aimables intervenants quotidiens de la rdl, et à « m’éloigner de toi », en pensant à tous les autres détestables ou pas franchement sympas). Cette liste est tout à fait ridicule, mais pas tant que celle de Raymond Queneau qui aurait noté durant 60 ans toutes ses lectures, allant jusqu’à consigner les jours d’ouverture et de fermeture du bouquin (NB/ j’ai trouvé ce détail dans Pierre Dumayet, Autobiographie d’un lecteur). On n’en est pas là… bien que j’en connaisse pas mal qui, dépourvus de blogs, n’oseraient dévoiler manie analogue. Je précise que les lectures restées inachevées (le Golem, par exemple, car hélas il m’est tombé des mains à mi-chemin), ou les lectures liées au boulot ne sont pas consignées dans la présente liste. Je n’évacue ici que la trace de mes seuls plaisirs ou des déplaisirs littéraires au fur et à mesure de la fantaisie du musardage gratuit, et sans grand espoir d’en discuter, vu que mes soucis recoupent rarement les préoccupations de Passoul, ce qui est bien normal, on ne va quand même pas se laisser influencer !
Je remarque simplement, à la mise au propre de cette liste, que l’année 2016 restera surtout pour moi comme l’année de la découverte éblouie de l’immense Pessoa ; comme celle de l’approfondissement de l’œuvre de Goliarda Sapienza parmi une théorie de belles romancières italiennes ; comme celle des kilomètres de marche silencieuse dans les pas de l’amical Bernard Ollivier ; comme celle du regret de visites trop tardives au cimetière des écrivains disparus cette année et trop peu fréquentés de leur vivant ; comme celle de la replongée toujours émerveillée dans le bain d’Istanbul, ville meurtrie découverte récemment, et toujours vibrante dans l’œuvre d’Orhan Pamuk. Enfin, comme la petite cerise sur le gâteau, la découverte de deux superbes romans de l’autrichien Robert Seetheler…

1953 (2014) -> Julien GRACQ, Les terres du couchant.
1982 (2014) -> Orhan PAMUK, Cevdet Bey et ses fils.
2016 -> Patrick RAMBAUD, François le Petit, Chronique d’un règne.
2014 -> Nicolas MATHIEU, Aux animaux la guerre.
1944 -> Henri QUEFFÉLEC, Un recteur de l’île de Sein.
2003 -> Varlam CHALAMOV, Récits de la Kolyma (extraits).
2007 -> Orhan PAMUK, Istanbul, souvenirs d’une ville.
2012 -> Arnaldur INDRIDASON, Les nuits de Reykjavik, la première enquête d’Erlandur.

2016 -> Catherine POULAIN, La grand marin.

2015 -> Georges DIDI-HUBERMAN, Sortir du noir.

2013 -> Goliarda SAPIENZA, L’Université de Rebibbia.
2015 – > Angelo-Maria PELLEGRINO, Goliarda Sapienza, telle que je l’ai connue.
1994 (1996) – > Umberto ECO, L’île du jour d’avant.

2016 -> Jean ECHENOZ, Envoyée spéciale.

2005 – > Boualem SANSAL, Harraga.

2016 – > Robert SEETHELER, Une vie entière.

2015 -> Jean-Christophe RUFIN, Le collier rouge.

2001 -> Bernard OLLIVIER, Longue marche, à pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie, I. Traverser l’Anatolie.

2001 -> Bernard OLLIVIER, Longue marche, à pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie, II. Vers Samarcande.

2003 -> Bernard OLLIVIER, Longue marche, à pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie, III. Le vent des steppes.

2016 -> Olivier CADIOT, Histoire de la littérature récente, I.

2015 -> Bernard OLLIVIER et Association Seuil, Marche et invente ta vie.

1983 – > Raymond CARVER, Les vitamines du bonheur (nouvelles).

2016 -> Patti SMITH, M Train.

2006 -> David van REYBROUCK, Le fléau.

1962 -> Claude SIMON, La route des Flandres.

2014 – > Axel KAHN, Pensées en chemin (Ma France, des Ardennes au Pays basque).

1988 – > Alan HOLLINGHURST, La piscine-bibliothèque.

2015 -> Christophe BOLTANSKI, La cache.

2006 -> Robert SEETHELER, Café Tresniek.

2006 – > Virginie DESPENTES, King Kong Théorie.

2006 -> Annie PROULX, C’est très bien comme ça (nouvelles).

2015 – > COLLECTIF, Patrice Chéreau, un musée imaginaire.

2015 -> Milena AGUS, Sens dessus dessous.

2016 -> Erri DE LUCA, Le plus et le moins.

1930 -> Fernand FLEURET, Jim Click, ou la merveilleuse invention.

2016 -> Colum Mc CANN, Treize façons de voir.
2005 – > Rick BASS, La décimation.

2011 -> Horacio CASTELLANOS MOYA, La servante et le catcheur.

2012 -> Goliarda SAPIENZA, Moi, Jean Gabin.

2014 (2016) -> Anna HOPE, Le chagrin des vivants.
2001 – > Sylvain TESSON, Priscilla TELMON, La chevauchée de steppes, 3000 kilomètres à cheval à travers l’Asie centrale.

2005 -> Hervé LE CORRE, Tango Parano.

2009 -> Bernard OLLIVIER, Aventures en Loire, 1000 km à pied et en canoë.

2014 -> Amanda COPLIN, L’homme du verger.

2003 -> Don DE LILLO, Cosmopolis.

2001-> Haruki MURAKAMI, Chroniques de l’Oiseau à ressort.

1973 -> Jim HARRISON, Un bon jour pour mourir.

1956 -> Michel BUTOR, La Modification.

1958 -> Elie WIESEL, La nuit.

2016 -> Bernard OLLIVIER & Bénédicte FLATET, Longue marche, suite et fin.

2016 -> Laurent MAUVIGNIER, Continuer.

2016 -> Georges-Arthur GOLDSCHMIDT, Un destin.

2016 -> Olivier BLEYS, L’art de la marche.

2016 – > Jim HARRISON, Le vieux saltimbanque.

2015 -> Neil CASSADY, Dingue de la vie & de toi & de tout (Lettres 1951-1968).

1945 -> Natalia GINZBOURG, La route qui mène à la ville.
1962 – > Vladimir NABOKOV, Feu pâle.
2016 -> Jean-Baptiste DEL AMO, Règne animal.

2002 -> Elena FERRANTE, Les jours de mon abandon.

2016 – > Gaël FAYE, Petit pays.
2016 – > Céline MINARD, Le Grand Jeu.

[1961], 2016 -> Kurt VONNEGUT, Nuit mère (Mother night)

[2011] 2014-> Elena FERRANTE, L’amie prodigieuse I.

2015 – > Olivier BOURDEAUT, En attendant Bojangles,

1994 – > Louis ARAGON, Le con d’Irène.

2016 – > Négar DJAVADI, Désorientale.

2016 -> Emma-Jane KIRBY, L’opticien de Lampedusa

2016 -> Peter MAY, Les disparus du phare.

1994 -> Michel HOUELLEBECQ, Extension du domaine de la lutte.

1999 (F., 3e éd.) -> Fernando PESSOA, Le livre de l’intranquillité de Bernardo Soares (autobiographie sans événements).

1980 -> Louis ARAGON, Le Mentir-vrai (+ 26 nouvelles).

2016 -> Elena FERRANTE, Le nouveau nom (l’amie prodigieuse, II)

2016 -> Jean-Philippe POSTEL, L’affaire Arnolfini, enquête sur un tableau de Van Eyck.

2006 -> Svletana ALEXIEVITCH, Derniers témoins.

2016 -> Sylvain TESSON, Sur les chemins noirs.

2013 -> Bernard OLLIVIER, Histoire de Rosa qui tint le monde dans sa main.

1968 [2012] – > Francis SCOTT FITZGERALD, La fêlure et autres nouvelles.

2005 – > Bernard OLLIVIER et François DERMAUT, Carnets d’une longue marche, Nouveau voyage d’Istanbul à Xi’an.
2006 (F., 2011) -> Orhan PAMUK, Le musée de l’Innocence.
2014-> Colum Mc CANN (+ 75 auteurs réunis), Être un homme.

Jean dit: 6 janvier 2017 à 10 h 49 min

La correspondance de Wagner avec Gobineau rend agréable le commerce des deux personnages. (Phil)

Très rigolote et instructive est la découverte, sur le site internet consacré à Berlioz, des relations entre Berlioz et Wagner. Mis en relations par Liszt, qui les admirait tous les deux (le mélomane possède cette supériorité sur le créateur d’être capable d’un éclectisme qui semble souvent refusé à l’autre), tous les deux rivalisent, dans leurs échanges épistolaires, d’amabilités et de protestations d’estime et d’intérêt pour la production musicale du confrère. En réalité, chacun, persuadé de détenir seul la Vérité en matière de musique et d’opéra, méprise totalement les oeuvres de l’autre et crache allègrement dessus dans ses lettres adressées à d’autres correspondants. C’est ainsi que Berlioz se réjouit du bide de « Tannhäuser » à Paris en 1861, tandis que Wagner tourne en ridicule le livret des « Troyens ».

che dessus dit: 6 janvier 2017 à 10 h 48 min

La correspondance de Wagner avec Gobineau rend agréable le commerce des deux personnages. (Phil)

Très rigolote et instructive est la découverte, sur le site internet consacré à Berlioz, des relations entre Berlioz et Wagner. Mis en relations par Liszt, qui les admirait tous les deux (le mélomane possède cette supériorité sur le créateur d’être capable d’un éclectisme qui semble souvent refusé à l’autre), tous les deux rivalisent, dans leurs échanges épistolaires, d’amabilités et de protestations d’estime et d’intérêt pour la production musicale du confrère. En réalité, chacun, persuadé de détenir seul la Vérité en matière de musique et d’opéra, méprise totalement les oeuvres de l’autre et crache allègrement dessus dans ses lettres adressées à d’autres correspondants. C’est ainsi que Berlioz se réjouit du bide de « Tannhäuser » à Paris en 1861, tandis que Wagner tourne en ridicule le livret des « Troyens ».

Jean dit: 6 janvier 2017 à 10 h 34 min

Quand le français permettra t-il l’utilisation d’un neutre comme le «to all» anglais? (Bloom)

Souhaiter la bonne année « to all » est en effet autrement efficace et beau que d’user du masculin pluriel ridiculement étriqué du français. C’est ouvrir l’offrande, non seulement aux deux sexes, mais aussi aux animaux, aux plantes et à tout ce qui existe. Happy new year to all (et d’abord à mon chat) !

Phil dit: 6 janvier 2017 à 9 h 58 min

Elimir Bourges, rarement cité sur ce prestigieux blog, a écrit un bon livre sur la future Yougoslavie, probablement sans la connaître. La correspondance de Wagner avec Gobineau rend agréable le commerce des deux personnages. Pas vraiment saisi la dimension wagnerienne des « Deux étendards » qui verse simplement dans le repentir chrétien. Etonnant comme la prose de Rebatet continue d’être blackboulé, il y a pourtant de ses critiques de films, reparues, qui valent mieux que beaucoup de charabias d’aujourd’hui. Trois générations plus tard, certains esprit forts continuent de carburer à la pilule de l’épuration, phénomène sociologique aussi surprenant que l’élection de Trump.

Nicolas dit: 6 janvier 2017 à 9 h 43 min

C’est juste un esprit paranoïaque qui se radicalise ambiance post vérité d’extrême droite. Beurk.

christiane dit: 6 janvier 2017 à 9 h 41 min

Jean et M.Court…
l’un évoque sur ce blog une conversation qui tourne souvent à l’invective, l’autre y voit des soliloques, paroles confiées à un Freud imaginaire, tout droit remontées de l’enfance. Et entre les deux Wagner est évoqué, plus dans son antisémitisme que dans sa musique, tantôt louée tantôt décriée. C’est un début d’année semblable à tant de saisons des échanges ici, avec soi-même ou avec l’autre.
M.Court va s’enfouir dans la conversation lettrée d’un blog proche et Jean, interroger sur son blog, la vie intellectuelle dans notre pays.
Bon… ces méditations me laissent le temps de continuer à noter ici mes impressions de lectrice. Ce récit biographique de l’arrière-grand-oncle Albert ne cesse de me surprendre. Je viens de traverser les années niçoises. Ah, les belles pages ! Quel voyage dans le passé (qui trouvera peut-être ce soir un écho dans le court-métrage de J.Vogo « A propos de Nice » qui passe sur Ciné-Classic. Film muet… Beau répondant à l’écriture.).
Donc, le 11 bis, avenue Baquis, Nice. (27e chapitre). « Il faut imaginer Albert heureux (…) dans cette ville somptueuse et cosmopolite, extravagante et libre » pendant les années folles. Fêtes, plaisirs et jeux, argent, champagne, casino (aujourd’hui disparu, « démonté après sa reconstruction (incendie) en 1944 pour tenter d’en faire un barrage contre le débarquement allié. Il ne sera jamais reconstruit. Il en reste les tableaux de Dufy. » (Merci pour cette note en bas de page, Mme Benkemoun).
Et pourtant, Albert choyé par Etienne se sent « décalé, souvent illégitime, dans les salons, les concerts et les réceptions ». Entre Paris interlope et Nice, je le retrouve « sapé comme un milord ». (Toujours ces photos retrouvées et annotées qui sont les repères de cette enquête), sans oublier Anvers, la plaque tournante du diamant.
Les années passent… 1929, Etienne meurt, Albert, insouciant, a quarante ans. « Charles Trenet compose Y a de la joie. Léon Blum et le Front populaire remportent les élections… »
Arrive Monsieur Roux, Gaston, les années quarante.
« A Nice, les juifs allemands sont de plus en plus nombreux, puis les Autrichiens chassés par l’Anschluss… Ils arrivent par l’Italie, se font refouler à Menton (…). L’afflux de migrants souvent démunis entraine des réactions de rejet, mais de solidarité aussi(…), au moment où les actualités montrent des foules exaltées acclamant le Fü.hrer en Allemagne. »
Traverser l’Histoire sur les pas de Albert le Magnifique m’offre un long chemin de lecture, hors de ce temps et dans ce temps.
Bonne journée à tous.

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 9 h 33 min

ISLAMISME

Le seizième président des États-Unis Abraham Lincoln disait:
« Vous pouvez mentir à certaines personnes tout le temps,à tout le monde un certain temps mais vous ne pouvez mentir à tout le monde tout le temps »

Pas sûr ….!

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 9 h 18 min

Puisque vous avez cette chance d’en savoir un peu plus, ne s’agissait-il pas que d’un banal,normal rapport de classe comme ils existent aussi aujourd’hui, de maître à domestique, une verticalité à l’oeuvre qui ne s’ignorait pas et passait dans l’ordre établi d’une hiérarchie sociale peu charitable et bien cruelle mais si répandue?

torturer ainsi froidment mon larbin..les femmes « née toute armée » c’est des bien des natural born monstres wagnériens..

rose dit: 6 janvier 2017 à 9 h 15 min

Les mets sans sauce et les femmes nues sans objets sexuels même combat. Bougereau bonjour

Juste lassitude du sentiment de supériorité : ce m’est étranger.

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 9 h 10 min

..et puis sur un divan on met une femme nue..un apollon du belvédère..un âne du poitoux..en clair c’est dlhusurpation insuportabe

rose dit: 6 janvier 2017 à 9 h 07 min

Il y a pire. Au petit dej. tous les matins du caramel liquide à barhouiller sur du pain fade. Le troisième jour tu renacles.
Et les mets, sans sauce, souvent, se suffisent. Refuser la sauce au poivre etc. Et savourer le rumsteck en regardant d’un oeil critique les frites -minables- qui ne sont pas maison. Le dire au garçon qui s’en fout. Comme la fille du chauffeur de maître qui s’en fout autant. S1 cantine est la meilleure table du 7 ème. Élue.
Seule la fille d’espagnole et de Guernica se demande pourquoi l’assiette ne correspond pas à la carte.

bouguereau dit: 6 janvier 2017 à 9 h 05 min

meussieu courte, vagnère est un des premiers artiss authentiquement européen..ceux qui pensent que la musique est un robinet d’eau tiède ne l’aime pas..subsequemment ils ne cherchent pas à lui rende service

JC..... dit: 6 janvier 2017 à 6 h 35 min

Marc Court parle de la RdL comme « divan du Peuple Elu » …

Cela n’est pas faux, cela devient vite insupportable car toute sauce ne convient pas à tout mets, pas la peine de tout barbouiller au Nutella juif !…

Et si je vois bien ce qu’est un « divan », objet qui existe, je ne comprend pas qu’on puisse se croire, se proclamer, « peuple élu »… une notion totalement ridicule !

Widergänger dit: 6 janvier 2017 à 3 h 21 min

Mais Offenbach écrit-il des parodies ou des pastiches ? L’atmosphère joyeuse de sa musique ne prête pas à l’équivoque. Rien à voir avec la méchanceté des personnages de Wagner, voyons ! Un peu de bon sens.

Bloom dit: 6 janvier 2017 à 3 h 19 min

Quand le français permettra t-il l’utilisation d’un neutre comme le «to all» anglais?

A tou(te)s.

Pas de complexe.

Petit Rappel dit: 6 janvier 2017 à 1 h 59 min

Vous ignoriez qu’Offenbach utilisait parfois des parodies de thèmes juifs, W?
Je ne vois pas en quoi considérer un musicien pour sa musique est un exemple de déni du réel.
Ce blog virant au divan du Peuple élu, on peut se demander s’il reste encore de la place pour le sujet.
MC

et alii dit: 6 janvier 2017 à 1 h 35 min

. A 6 mois, les bébés occidentaux et javanais décèlent une fausse note en écoutant une mélodie étrangère à leur culture; les adultes en sont, eux, incapables.

et alii dit: 6 janvier 2017 à 1 h 18 min

Ces études montrent surtout que, au cours des premières années de la vie, le cerveau – donc la façon de penser, de réagir, de se comporter – ne se construit pas seulement à partir des stimuli visuels et de l’ambiance familiale, mais aussi en fonction de l’environnement sonore. La manière dont il est structuré peut ainsi correspondre au style de certaines musiques. Par exemple, un cerveau « logique » et analytique se sent dans son élément avec une musique dite « intellectuelle ». C’est pourquoi beaucoup de mathématiciens adorent Bach ! Un cerveau « intuitif » ou « émotionnel » est plutôt touché par des musiques romantiques…
http://www.psychologies.com/Culture/Savoirs/Musique/Articles-et-dossiers/Musique-la-frequence-bien-etre/4Un-cerveau-melomane

hamlet dit: 5 janvier 2017 à 23 h 21 min

« je ne suis pas assez pervers pour aimer Puvis de Chavannes » du tonton flingueur Bernard Blier

la réplique exacte est : « je ne suis pas assez pervers pour aimer les Pubis de Chanoines ».

encore une approximation.

hamlet dit: 5 janvier 2017 à 23 h 18 min

comme l’écrit Nietzsche dans une phrase restée célèbre : « celui n’est pas wagnérien à 20 ans n’a pas de coeur, et celui qui l’est encore à 60 ans n’a pas de tête ».

hamlet dit: 5 janvier 2017 à 23 h 16 min

« Thomas Mann jugeait que cette musique était un au-delà de la musique qui participait à la nature et au spectacle du monde. »

le genre de phrase à l’emporte pièce qui laisserait penser que Thomas Mann est resté wagnérien jusqu’à la fin de ses jours, alors qu’il a écrit ça en 1918 et l’exact contraire 20 ans plus tard.

ahhh si les choses étaient aussi simple et manichéennes que cet article le laisser imaginer….

et alii dit: 5 janvier 2017 à 23 h 15 min

L’absence de plaisir ressenti à l’écoute de la musique est liée à un manque de connectivité dans certaines zones particulières du cerveau, montrent les travaux de scientifiques de l’Université de Barcelone en Espagne et de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l’Université McGill.

Sergio dit: 5 janvier 2017 à 22 h 51 min

la vie dans les bois dit: 5 janvier 2017 à 20 h 47 min

thum selon Wagner.

Bon. Le plus urgent est d’hétouffer l’affaire… On cherchera les responsables ensuite !

Sergio dit: 5 janvier 2017 à 22 h 42 min

la motodérision c’est pareil mais en plus hon donne des sacrés bons coups de latte dans les portières…

Sergio dit: 5 janvier 2017 à 22 h 37 min

la vie dans les bois dit: 5 janvier 2017 à 21 h 04 min
« mon camping »

Phynancé par Trigano ? Hm… Passeque ça se prononce « Pon Gompat » ; je le mets pas en Hautrichien faut rouler les R. comme pas possible… Là y en a pas, mais je me souviens d’un « Ihr Beruf » devenu « Ihl Beluf » on se demandait vraiment…

la vie dans les bois dit: 5 janvier 2017 à 21 h 13 min

« Qu’on se rassure sur un point : ce voyage en haute toxicité n’a rien de toxique. »

c’est une plaisanterie de mauvais goût.

bérénice dit: 5 janvier 2017 à 21 h 11 min

mais il a martyrisé son assistant qui était juif

Puisque vous avez cette chance d’en savoir un peu plus, ne s’agissait-il pas que d’un banal,normal rapport de classe comme ils existent aussi aujourd’hui, de maître à domestique, une verticalité à l’oeuvre qui ne s’ignorait pas et passait dans l’ordre établi d’une hiérarchie sociale peu charitable et bien cruelle mais si répandue?

la vie dans les bois dit: 5 janvier 2017 à 21 h 04 min

pas le temps de lire un alcoOlique  » débordé », comme bénêt triste, et pagnon.

En revanche, c’est assez stupéfiant que cet opus de Wagner, das Judenthum in der Musik, n’ait pas eu, ici, une une pub à l’égale de celle de la bible « mon camping » pour néo-nazis.

bérénice dit: 5 janvier 2017 à 20 h 56 min

20h41 si vous avez parcouru l’article vous aurez noté qu’il ne revient pas sur l’antisémitisme du compositeur et pose la question de savoir ce qui doit être retenu de l’artiste, de l’art et de l’homme, peut on dissocier l’un de l’autre, n’y aurait-il pas trop de l’un dans l’autre ( je ne connais absolument pas l’oeuvre) or il est question plus loin d’art total, comment pourrait on oublier le crime et ne garder que le musicien sauf à considérer qu’à cette époque être antisémite correspondrait à voter Lepen aujourd’hui, l’antisémitisme n’y étant en rien diabolique et ne laissait alors pas présager de l’avenir.

bérénice dit: 5 janvier 2017 à 20 h 43 min

19h48 Ne pourriez-vous pas nous donner des liens expliquant comment l’antisémitisme fut un mode de pensée majoritaire à certains moments de l’Histoire , disparaissant puis revenant irriguer les différentes strates des sociétés de haut en bas et de bas en haut, je ne suis guère savante mais on l’aperçoit chez beaucoup à l’oeuvre ou dénoncé.

Janssen J-J dit: 5 janvier 2017 à 20 h 36 min

C’est en effet un handicap de planer et de pas pouvoir atterrir, je le regrette, croyez le bien, filochard. J’envie souvent les pieds nickelés :-)

bérénice dit: 5 janvier 2017 à 20 h 30 min

JJJ, très belles aquarelles mais à la décharge de Lautner et d’Audiard le peintre n’était pas connu pour cette face cachée de son oeuvre.
Pour Wagner, il me faudrait chercher à l’excuser comme on lit bien Céline malgré ses pamphlets , je ne l’écoutais pas ni ne le recherchais quand encore j’errais dans les bacs des médiathèques.

ribouldingue dit: 5 janvier 2017 à 20 h 15 min

« c’est dommage de pas pouvoir rire avec la masse, c’pas grave. »

Forcément, vous planez à une telle altitude…

Janssen J-J dit: 5 janvier 2017 à 19 h 50 min

Peut-être serait-il temps d’en finir avec une injustice, y compris pérennisée sur la rdl.
http://www.lefigaro.fr/culture/2014/10/07/03004-20141007ARTFIG00328-puvis-de-chavannes-le-peintre-raille-des-tontons-flingueurs-rehabilite.php
Je me demande ce que Puvis de Chavannes pensait de la musique de Wagner,j’ai l’impression qu’elle n’a pas beaucoup inspiré sa peinture. Il faut dire que les dialogues de michel audiard ne m’ont jamais fait rire, j’ai beau me situer entre 7 et 77 ans et d’avoir toujours essayé de me forcer, non, ça marche jamais, c’est dommage de pas pouvoir rire avec la masse, c’pas grave.

Chaloux dit: 5 janvier 2017 à 19 h 48 min

Je ne suis pas spécialiste de la vie de Wagner, mais il a martyrisé son assistant qui était juif (ce qu’il ne manquait de lui rappeler) d’une manière absolument immonde. Les extraits de ses lettres que j’ai pu lire ne laissent aucun doute sur ce point.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 5 janvier 2017 à 19 h 37 min

D’abord, bienséance oblige, Bonne Année 2017 à toutes et à tous. Quand le français permettra t-il l’utilisation d’un neutre comme le «to all» anglais?

La médicalisation à outrance a bien servi nazis et soviets: plus de criminels, que des malades. De là à abolir le libre arbitre, il n’y a qu’un tout petit pas vite sauté.

Pauvre race humaine… Non seulement se croit-elle créée à l’image de Dieu, elle impute à la maladie ses pires dévoiements.

et alii dit: 5 janvier 2017 à 19 h 14 min

@nicolas
ma formation musicale n’est pas telle que je puisse parler savamment de wagner, partition en main; je me laisse volontiers envouter par Tristan, que j’ai vu à Orange, et les Wesendonck Lieder; je crois qu’on doit reconnaître le musicien pour un grand artiste mais ne rien cédef à son antisémisime , et que c’est une leçon pour la critique quand elle veut épingler; j’ai commencé à vivre en musique, jeune , -des mélomanes autour de moi qui aimaient les instruments et la voix, l’opera , cela m’a donc été naturel d’être sensible à la voix, sans pour autant adorer comme des dieux , là, c’est une autre question de ma totale incapacité à diviniser, si bien que je prends plus facilement mes distances avec un personnage, une figure, un « objet » -la musique- si les circonstances de la vie me mènent à remettre en question mes addictions: j’ai refusé d’accompagner une folle de psy à Bayreuth, partie la femme, partie bayreuth où je n’aurais pas été à ma place;je n’ai plus rien à en dire

Nicolas dit: 5 janvier 2017 à 18 h 42 min

et alii,
il faudrait être plus explicite, on ne voit pas vraiment où vous voulez en venir. Peut être pourriez vous nous faire part de votre expérience?

Jean dit: 5 janvier 2017 à 18 h 26 min

Bonne année, chère Bérénice, et merci pour le lien. Je n’ai pas encore lu l’article en détail, mais il me paraît plein d’intérêt et très riche. L’auteur rappelle les convictions révolutionnaires de Wagner, proches des anarchistes, au tournant de 1848.

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