de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Bagatelles pour un pensum

Bagatelles pour un pensum

Encore Céline ? Encore… A croire qu’on n’en finira jamais avec lui. Sauf que cette fois, c’est autant de l’homme et de l’œuvre qu’il s’agit, que de l’immense cohorte de ses fidèles lecteurs, confondus pour les besoins de la cause en autant de céliniens, célinologues, célinomanes, célinolâtres (heureusement qu’il ne signait pas Destouches !). La cause, c’est celle de Pierre-André Taguieff et d’Annick Duraffour, deux universitaires qui ont consacré énormément de temps, d’effort, d’énergie à effectuer des recherches sur un homme qu’ils vomissent et sur une œuvre qui les indiffère ; une telle attitude, qui n’est pas si courante en histoire littéraire, relève d’une psychologie qui nous échappe. Leur projet s’inscrit en gros caractères sur la couverture de leur pavé, moins dans le titre (exquis) Céline, la race, le juif que dans le sous-titre Légende littéraire et vérité historique (1182 pages, 35 euros, Fayard).

Ainsi, dans la France de 2017, il se trouve encore des chercheurs réputés pour prétendre détenir « la vérité historique » sur un sujet. C’est qu’ils ont vraiment pris au sérieux toutes ses élucubrations, ses délires, ses inventions. C’est qu’ils ont vraiment tout vérifié. Une telle naïveté ne donne déjà pas envie d’y aller voir car leur démonstration est de toute même épaisse d’un bon millier de pages. On y va tout de même et dès la page 42, dans les dernières lignes de la préface, on lit cette énormité doublée d’une ânerie :

 « On ne saurait considérer que l’écrivain, parce qu’on lui reconnaît du « génie », a toujours raison. Il n’a pas non plus tous les droits, à commencer par celui de mentir ».

Comme si les lecteurs de Céline lui donnaient raison ! Comme si un romancier n’était pas fondamentalement gouverné par le mensonge ! Nombre de chercheurs ont de longue date suffisamment déconstruit les trois pamphlets et analysé leurs sources pour que l’on sache déjà à quel point il pillait, manipulait, déformait. Et alors ? De ce genre de livres-là, on n’attend pas des informations. Ni des autres du même. Lorsqu’il écrit dans D’un château l’autre que Pierre Laval, avec qui il prétend souvent bavarder à Sigmaringen, lui a proposé le poste de gouverneur de Saint-Pierre et Miquelon (en 1944 !), on ne voit guère que Taguieff & Duraffour pour prendre ça eu sérieux. En revanche, s’il y a une chose que des essayistes n’ont pas le droit de nous imposer, c’est un pavé aussi indigeste, confus, bavard et in fine illisible. On s’interroge sur ce que la littérature a bien pu leur faire pour qu’ils manifestent ainsi tant de mépris à son endroit.

Leur postulat est clairement affiché : ils ne se demandent pas, contrairement aux pékins que nous sommes, comment l’admirable auteur du Voyage au bout de la nuit a pu écrire ses appels au meurtre mais plutôt comment l’ordurier pamphlétaire a pu écrire Voyage au bout de la nuit. Armés de cette idée à proprement parler renversante, ils ont épluché tout ce qui a été publié sur le sujet afin de prouver que Louis-Ferdinand Destouches était un être vénal, que les Allemands l’avaient payé, qu’il travaillait pour leurs services, qu’il était au courant de l’existence des chambres à gaz et qu’il mouchardait à tour de bras (il est vrai qu’il a même dénoncé Racine et le pape), mais ils n’avancent guère de preuve.

Ils veulent à tout prix faire de Céline un carriériste des lettres qui, après examen du marché, aurait choisi l’antisémitisme comme un créneau porteur pour se faire connaitre ! Faut-il avoir abdiqué tout esprit critique, à condition d’en avoir jamais été pourvu, pour imaginer que le Voyage au bout de la nuit a été conçu comme un produit marketing, que la haine des Juifs était un bon placement dans le débat d’idées et que tout ce que Céline a dit et écrit relevait du calcul et de la stratégie littéraire.

Salaud, Céline ? Oui, il aurait même mérité le titre de président à vie du Racisme Club de France. Cynique, misanthrope, arriviste, inhumain, égoïste, opportuniste tout autant, et alors ? Lui au moins n’a pas attendu l’Occupation pour cracher son venin antisémite. Dès les années 30 on savait à quoi s’en tenir avec lui, mais cela n’enlève rien au génie de l’auteur de Mort à crédit et à sa capacité à dynamiter la langue française dans la lignée d’un Rabelais.

Bien que le ton et l’esprit de leur livre hésite en permanence entre l’analyse rigoureuse de l’historien et les excès polémiques, ils ont voulu « démythologiser » Céline. Peine perdue : son œuvre n’en continuera pas moins à être des rares qui dominent le XXème siècle littéraire. Son oeuvre complète, pamphlets et correspondance inclus. En regard de ce massif littéraire, on n’a rien à faire de cette brique d’archivistes tant le jugement par lequel elle entend condamner un écrivain n’est animé que par la morale, sinon la moraline. De là à faire autant de salauds des céliniens, il n’y a qu’un pas. Accusés de complaisance, ils passent pour des négationnistes, ou peu s’en faut. Un comble lorsqu’on sait que Taguieff et Duraffour n’ont rien exhumé d’autre que les documents déjà publiés par les célinologues, seule leur interprétation tranche. Disons qu’ils sont les premiers à les découvrir pour la deuxième fois. Bagatelles pour un pensum ! Nous revient alors ce soupir de Céline à la fin de sa vie : « Dieu qu’ils étaient lourds !… »

(« Louis-Ferdinand Céline en 1959 », photo François Gragnon)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 105 Réponses pour Bagatelles pour un pensum

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 15 h 58 min

Pierre Assouline, merci de votre réponse. Vous me posez un grave problème, car c’est un livre qui a compté pour moi. Il faut que je le retrouve et que je le relise. Mais après un quart de siècle ou peu s’en faut, il peut en effet y avoir des surprises…

rose dit: 20 mars 2017 à 15 h 53 min

Chaloux à 13h24

Ce que vous racontez concernant le piano est il transposable à la guitare ou à la trompette ?

JiBé dit: 20 mars 2017 à 15 h 51 min

Je te rassure, Chaloux, depuis que je vote, assez tardivement dois-je bien avouer, celui pour lequel j’ai déposé un bulletin dans l’urne s’est toujours fait rétamer. Pour réussir mon pari, il faudrait, logiquement, que je vote pour… Marine Le Pen ! C’est trop dur !

Passou dit: 20 mars 2017 à 15 h 30 min

Oui Chaloux, j’avais lu en son temps « Les idées de Céline » de Philippe Alméras et plus tard son Dictionnaire Céline entre autres. Ce qui me gêne, ce n’est pas seulement qu’il veuille nous convaincre d’une rupture idéologique chez Céline dans l’entre-deux-guerres alors que l’évolution dans un certain continuum me frappe plutôt, ce dont sa Correspondance témoigne, notamment les lettres récemment publiées. Ce qui me gêne, au-delà, c’est une écriture qui donne le sentiment de la confusion et de l’absence de rigueur, mais peut-être n’est-ce qu’un faux-semblant.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 20 mars 2017 à 15 h 09 min

«Lorsqu’il écrit dans D’un château l’autre que Pierre Laval, avec qui il prétend souvent bavarder à Sigmaringen, lui a proposé le poste de gouverneur de Saint-Pierre et Miquelon (en 1944 !), on ne voit guère que Taguieff & Duraffour pour prendre ça eu sérieux.»

D’autant plus que les vichystes avaient été virés le 24 décembre 1941 par l’amiral Muselier, le tout approuvé par 98% des votants.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 15 h 08 min

Jibé, pour finir, avant de partir, je dois avouer que je suis généralement très mauvais en diagnostic électoral. En 2007, je ne pouvais absolument pas croire que Sarkozy serait élu, ça me paraissait trop gros, c’est dire ma naïveté.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 15 h 00 min

Avant de m’éclipser, j’aimerais savoir si Pierre Assouline a lu Les idées de Céline de Philippe Alméras -le contraire inimaginable-, et ce qu’il en a pensé.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 14 h 50 min

D’ailleurs, il ne me semble pas du tout impossible que Maqueron ne soit qu’un dindon programmé pour tomber.

Phil dit: 20 mars 2017 à 14 h 49 min

Madame Duraffour, probable lectrice du prestigieux blog à passou, pourrait y faire une rapide visite d’explication de textes et d’intentions, ou M. Taguieff lui interdit-il de paraitre ici après l’éreintement ?
Céline en pleine disgrâce n’hésitait pas à écrire à Gaston Gallimard qui ne s’en formalisait pas: « envoyez un exemplaire au juif.. (professeur aux US), qui me défend avec son prépuce ».

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 14 h 46 min

Et aussi, Jibé, la censure du gouvernement par le parlement, ça peut valser tous les trois mois. Je fais le pari que le premier objectif d’une assemblée trop morcelée sera non seulement de faire tomber les gouvernements successifs, mais surtout de réduire la durée du prochain enquiquinnat à deux ou trois ans, pas davantage. Le prochain président risque d’être le dindon de cette farce, ce peut-être pourquoi finalement on préférera laisser Maqueron gagner, en espérant rafler la mise pour dix ans après l’avoir escamoté au bout de trente mois. Dans cette affaire, on verra à quel point l’absurde quinquennat est de nature à aiguiser les impatiences. J’ai l’impression (de quoi faire rire Proust) que ce n’est pas une élection présidentielle qui se profile, mais deux.

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 14 h 35 min

Barozzi, c’est sûr.

Sans oublier qu’il y en a qui s’en sont tirés à bon conte. Et sans procès…………………

J’vous laisse avec les pensionnaires, je dois quitter.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 14 h 33 min

« condamné à un an d’emprisonnement »

C’est somme toute modeste, LVDLB, comparé aux douze balles dans la peau d’un Brasillach !

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 14 h 33 min

Ah non, pour voter aux élections présidentielles en France, faut aller dans un bureau de vote, pas utiliser la zapette ni faire le N° du maillon faible, ça marchera pas. Autant que vous le sachiez.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 14 h 30 min

« une caricature de la troisième république. »

Non, la Constitution de la Cinquième république a tout prévu, Chaloux, l’article 16 (pleins pouvoirs) et le 49.3…

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 14 h 26 min

Il parait- dires de P. Monnier son éditeur- que pendant l’audience où a été rendue le verdict , condamnant Céline, la lecture des extraits des pamphlets, s’est terminée dans « l’hilarité générale » de l’assistance.
Devait pas trop être convaincant, le coupable.

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 14 h 21 min

On peut adorer le changement, surtout politique, et ne pas voter pour un suicide, surtout politique.

MAQUEREAUNADE !

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 14 h 16 min

Je ne peux pas blairer Taguieff, cependant les critiques ad hominem me semblent un peu ridicules. Ou alors prouvez le. Je suis prêt à changer d’avis.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 14 h 14 min

JC, on se demande comment finira cette maqueronnade. La presse, toujours en retard de vingt trains, commence à timidement poser l’hypothèse que le prochain culbuto rangé faubourg, quel qu’il soit, n’aura pas de majorité à l’Assemblée. En réalité, ce qui se profile dans ce grand chambardement, ce n’est pas l’avenir (qu’est-ce que c’est?), c’est une caricature de la troisième république. Il va falloir nous habituer à écarquiller les yeux jusqu’à en avoir mal.

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 14 h 10 min

Il a fallu attendre fin 2010 pour avoir un travail de chercheur, celui de Gaël Richard, sur ce procès de Céline ?

(j’espère que les deux pseudos-chercheurs du CNRS vont lui refiler une partie de leurs a-valoir)

« La nouvelle s’étant répandue dans la presse, le Garde des sceaux, Daniel Mayer, dessaisit Seltensperger du dossier pour le confier au Commissaire du gouvernement adjoint, René Charrasse. L’exposé de celui-ci, reproduit intégralement dans le volume de Gaël Richard, conclut que les écrits de Céline publiés sous l’Occupation, Les Beaux Draps notamment, constituent bien “des actes de nature à nuire à la défense nationale” et donc une infraction, sinon à l’article 75, du moins à l’article 83 du Code pénal. (Précisons que l’antisémitisme de Céline, lequel n’a exercé aucune activité au sein du Commissariat général aux questions juives, n’est pas incriminé en soi, l’incitation à la haine raciale n’étant devenu un délit en droit français qu’en 1972 ; le caractère outrancier de Bagatelles pour un massacre a d’ailleurs rendu le livre suspect aux organisateurs de la notoire exposition « Le Juif et la France » de 1941-1942, ce dont Céline n’a d’ailleurs pas manqué de s’indigner.) Le 21 février 1950, Céline, jugé par contumace devant la cour de justice, est reconnu coupable et condamné à un an d’emprisonnement, peine assortie de cinquante mille francs d’amende, de l’indignité nationale et de la confiscation de la moitié de ses biens. »
http://www.nonfiction.fr/article-4765-celine_devant_la_justice_francaise.htm

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 14 h 07 min

Le cinéma a eu sans doute une grande importance dans la vie de Céline, mais pas dans son style, qui n’a rien de vraiment visuel. Je n’en dirais pas autant du style de Malraux par exemple. Mais c’est comme les Surréalisites, tous passionnés par le cinéma. Mais le style d’Aragon ne doit rien au cinéma ou pas grand-chose.

Le style de Céline c’est surtout de la musique. Il le dit lui-même : « Il s’agit d’une manière de symphonie littéraire ». C’est tout à fait ça. Mais c’est du rythme, des sons, tout un jeu complexe du rapport son/sens dans ses phrases, qui a peut-être aussi à voir avec son goût pour les danseuses et la danse. Il y a un swing dans les phrases de Céline.

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 14 h 06 min

Chaloux me fait penser que « une maquereaunade à l’hollandaise » est du meilleur effet …

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 14 h 05 min

Notre CNRS de l’Institut Bartabacs de Porquerolles, le Centre Nationaliste et Rétrograde des Suffisants, vient de pondre son dernier œuf :
« Résoudre le conflit Israélo-palestinien ».

Pour ces Bac + 12 dévoués à la paix dans le monde, je vous synthétise les 1234 pages du rapport.

– on se saisit partout dans le monde de tous les Sémites, Juifs et Musulmans
– on stocke les raflés, mélangés, hommes femmes enfants, de toute obédience, dans des camps construits à la va-vite
– on en élimine les trois quarts de la plus douce façon, sans regret mais sans haine.
– on laisse mijoter les survivants, mélangés dans les camps, pendant 5 ans entre morts-vivants
– on les installe 5 autres années chez les Inuits rieurs et accueillants, non pas cruel mais salutaire
– 10 ans plus tard, on transfère les survivants au Moyen Orient.

Et là… Miracle !…. on constate que, ayant souffert ensemble sans subventions européennes ou pétro-monarchiques, ils s’entendent comme frères de lait !!!

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 13 h 58 min

A propos de lectures, et comme il a été question de 1848, j’ai replongé dans les premiers chapitres du livre de Henri Guillemin La première résurrection de la république, Gallimard 1967, Trente journées qui ont fait la France. Lu trop tôt, il y a une vingtaine d’années, alors que ma culture humaine et historique -l’un ne saurait aller sans l’autre- était encore beaucoup plus sommaires qu’aujourd’hui, et dont j’espère pouvoir achever la relecture dans la semaine. Les premières pages de ce livre, consacrées à Thermidor, sont d’une stupéfiante actualité.Ce que nous vivons aujourd’hui avec Hollande, et davantage encore ce que nous allons vivre, est une sorte de Thermidor, de reprise en main du pays par le pouvoir de l’argent. Maqueron et/ou Pillon, car rien ne dit que l’un ne sera pas premierministré par l’autre, n’en seront que les agents. Reste le problème de La Terreur auquel le vrai Thermidor a mis fin (plus ou moins). Soit la république l’aura lissée, la rendant impossible et caduque, soit elle est devant nous.

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 13 h 56 min

« Il est certain que Céline a été un agent des Allemands. Les preuves sont dans les archives. Annie Lacroix-Riz les a consultées et elle en parle dans ses bouquins à propos de Céline. »

quelle référence, digne de confiance et d’objectivité, didon.

En fait il y a bien un livre avec référence des documents versés au procès Céline.

Et je ne sais pas si cette parution, dans la très longue listes de billets Céline sur la RDL, avait fait l’objet de commentaires à l’époque.

So, my pardon, si déjà connu.
C’est pour ceux comme moi qui le découvrent pour la première fois, une énième fois.
Gaël Richard, Le procès Céline 1944-1951, Ed. du Lérot, 2010, 320 pages, 45€.
http://www.lepetitcelinien.com/2010/12/louis-ferdinand-celine-vient-de.html

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 53 min

« Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain.
Ce qui m’a influencé, c’est le cinéma.
Ah ! ça, le cinéma, je le connais. »
CELINE

Mensonges et vérité, WGG !

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 48 min

Les beaux mensonges d’Aragon montrent qu’il leur a fait de beaux enfants, Chaloux. Oedipe roi…

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 13 h 46 min

De toute façon, il me semble qu’on exagère beaucoup en voyant l’écriture de Céline comme un météore tombé de je ne sais quel ciel de la littérature.

Le langage de Céline n’est que l’aboutissement de toute une révolution esthétique et stylistique qui remonte au tournant des Lumières et du Romantisme. Insuffler de l’énergie dans la langue, de l’émotion, c’est déjà le projet littéraire de bien des écrivains romantique voire même préromantique comme Mme de Staël. Michel Delon a un peu fait le tour de cette question dans sa thèse, L’idée d’énergie au tournant des Lumières, puf.

Céline écrit au grand Gaston Gallimard : « Il s’agit d’une manière de symphonie littéraire émotive plutôt que d’un véritable roman. » Mais cette émotion, ce « style émotif » n’aurait jamais été possible dans tout le travail de réinvention des codes littéraires par les Romantiques, sans la Préface de Cromwell de V. Hugo avec la déconstruction de la rhétorique des discours à l’œuvre chez tous les écrivains de sa génération et d’après jusqu’aux Surréalistes avec leur désir de « dynamiter » la culture comme lieu privilégié de l’aliénation de l’homme. Ce sont eux, bien plus que Rabelais qui n’est qu’un lointain cousin sans influence réelle sur Céline parce que bien trop éloigné dans le temps et par la culture, qui ont rendu Céline possible. Le style de Céline, c’est simplement un point de vue radical sur la langue, jusqu’à la méchanceté. Il le dit d’ailleurs lui-même : « seul livre vraiment méchant de tous mes livres ». J’irai même jusqu’à dire qu’il y a quelque chose de fasciste dans l’énergie que Céline investit dans la langue, quelque chose de phallique et parfois même de grotesque.

Il n’est que de comparer le style de Céline et le style d’Aragon par exemple dans Aurélien (1943) ou le style de R. Queneau dans Pierrot mon ami (1942) pour voir que le style parlé mêlé au style savant n’est pas l’apanage du seul Céline, et, par ailleurs, que le style parlé d’Aragon, notamment, est bien autrement élégant, raffiné, farci de nuances autrement plus fines dans les émotions qu’il dispense que ce labourage logorrhéique à la Céline qui, par sa radicalité, par cette colère incessante et d’ordre phallique voire fasciste à l’œuvre, finit par lasser.

Pour ma part, je préfère de beaucoup l’aspect presque féminin du style d’Aragon surtout dans Aurélien, avec ses rêveries, ses phrases qui se perdent dans l’inachevé et le presque rien, ses évocation poétique, ses essais presque philosophiques aussi dans la matière romanesque même, qui constitue un chef-d’œuvre de style et de monde imaginaire, au style emporté de Céline qui finit par me tapper sur le système nerveux central… et n’est pas parfois à faire penser à du Audiard joué par Jean Gabin.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 13 h 44 min

Jibé, tes renseignements sont incomplets. Andrieux a bien été ambassadeur en Espagne, mais il est surtout connu pour son rôle dans la répression des soubresauts lyonnais de la Commune, en avril 1871, pour sa députation et sa création du journal Le Petit Parisien.
Quant au choix du pseudonyme, « Aragon » me semble surtout poser le doigt sur sa faculté de bâtir des châteaux en Espagne, et par raccroc sur une aptitude sans exemple au mensonge. De lui, on peut le dire.
Je me demande depuis longtemps si les poèmes d’appel au meurtre d’Aragon dans les années trente, ses justifications des massacres de la révolution russes, ne sont pas tout simplement une façon paradoxale de singer le père.

D. dit: 20 mars 2017 à 13 h 38 min

ceux qui se font raboter le cul ce sont ceux qui disent la vérité, Nicolas.

C’est bien vrai, Jibé.

D. dit: 20 mars 2017 à 13 h 36 min

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 13 h 24 min

Je n’ai rien compris, Chaloux. Un piano est un piano, le reste tient du superflu.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 33 min

Chaloux, son père naturel fut ambassadeur de France en Espagne, ce qui détermina Aragon dans le choix de son nom…

Bloom dit: 20 mars 2017 à 13 h 30 min

Tu sais que ça peut te coûter de défendre des positions antisémites, Baroz. T’as des côtés sympas, mais j’hésiterais à jouer au petit célinien si j’étais toi…tu pourrais t’en vouloir.

D. dit: 20 mars 2017 à 13 h 30 min

concernant Joseph Kessel, me demande si sa mère était enceinte de lui lors des quarante jours de traversée de l’Atlantique.

ptet ben qu’oui, ptet ben qu’non

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 27 min

« Le parallèle célinien a tout pour me déplaire. »

Normal, c’est le contraire du ton diplomatique, que tu as fait tient, Bloom…

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 13 h 24 min

Un petit exemple musical. Il y a quelques temps, une de mes amies achète, sur mes conseils, un sublissime Erard 185 de 1903, -donc un grand quart, très entretenu et restauré par ses précédents propriétaires, dans un état absolument parfait. Une fois le piano installé, réglé et accordé, je vais l’essayer. Après l’avoir testé, écouté ses réactions, en avoir plus ou moins apprivoisé le clavier, je joue de mon mieux, c’est à dire pas forcément très bien, quelques œuvres de Scriabine (préludes et études, les partitions étaient sur le piano). Or, au moment où je m’y attends le moins, dans l’à-peu-près des présentations, le piano commence à comprendre ce que je tente de lui dire et à me répondre. Et cette réponse prend la forme d’une sorte de spectre sonore qui s’en élève et me fait face, à la manière d’une flamme invisible, qui me stupéfie, parce que cette musique m’est absolument étrangère ; elle semble s’être totalement émancipée des deux causes qui la génèrent, le pianiste et le piano, des intentions, s’il en a, de l’instrumentiste et des capacités de l’instrument. Elle est autonome, elle est devenue un être qu’on ne peut plus réduire à la personnalité de celui qui joue et qui d’ailleurs ne s’y reconnait pas. Si on remplace le pianiste par l’écrivain, le piano par la langue et leur rencontre par cette flamme, on comprend peut-être mieux ce que j’entendais ce matin par secret et pourquoi le mot mensonge ne me semble pas à sa place.

(Jibé, en ce qui concerne Aragon, on a trop fouillé du côté de la mère et pas assez du père, qui était, si je ne m’abuse, le préfet de police Louis Andrieux. Or, à mon très humble avis, c’est là qu’il faut chercher).

Bloom dit: 20 mars 2017 à 13 h 24 min

Le parallèle célinien a tout pour me déplaire. Les Irlandais ne sont pas des anges, sinon Joyce et Beckett n’auraient pas fui.

XYZ dit: 20 mars 2017 à 13 h 18 min

Baroz, le binaire, c’est pas glorieux. Hibernophile & irlandiciste, certes mais aussi anglophile et britannophile.
En revanche, contrairement à d’autres, pas du tout micro-nécro-zoophile (qui aime les petits animaux morts)

JiBé dit: 20 mars 2017 à 13 h 11 min

« Céline parle de la façon dont les Irlandais ont mis les Anglais dehors »

Tu devrais être content, Bloom, n’es-tu pas particulièrement irlandophile avant tout ?

Nicolas dit: 20 mars 2017 à 13 h 10 min

Les écrivains sont des menteurs, hou hou on s’éclate à la RDL. Pas autant que les politiques, Macron va se faire raboter le cul!

Bloom dit: 20 mars 2017 à 13 h 05 min

Dans sa logorrhée meurtirère, Céline parle de la façon dont les Irlandais ont mis les Anglais dehors et établit un parallèle qu’on imagine aisément. Il déplore (toujours gémissant) qu’il n’existe pas en France d’équivalent du …’Sinn-Finn’ et des … ‘Sinn Finners’…du n’importe quoi, puis qu’il s’agit du Sinn Fein & des Sinn Feiners.
Pas à une approximation près dans son diagnostic, le docteur de Bezons….

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 13 h 03 min

Il faut s’entendre quand on parle de mensonge en littératur.

Ni mensonge ni vérité, mais « mentir-vrai » comme dit Aragon. On invente pour chercher à dire la vérité. C’est le paradoxe de la littérature. Ramener tout ce jeu complexe du mentir-vrai au simple mensonge n’a guère de sens. C’est éviter de poser le problème de la littérature.

Céline ne ment pas, il cherche SA vérité du monde. Maintenant il y a l’homme Céline, plutôt Destouches, c’est autre chose. Travestir la réalité, c’est autre chose. Il est certain que Céline a été un agent des Allemands. Les preuves sont dans les archives. Annie Lacroix-Riz les a consultées et elle en parle dans ses bouquins à propos de Céline. Ce sont des preuves irréfutables. Si Céline le nie, il ment tout simplement. Mais ça n’a rien à voir avec le jeu de la littérature, mais avec la politique et la morale et ça regarde l’homme Céline, dont on se fou t quand même un peu quand on lit ses chefs-d’œuvre qui sont exempts de ce genre de problèmes.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 43 min

« par l’ombre d’un préfet de police. »

Au commencement, Aragon n’avait pas de père, sa mère se faisait passer pour sa soeur, sa grand-mère pour sa mère, et il dû s’inventer son propre nom, Chaloux…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 41 min

« Tu prends le problème… par la queue ? »

Proust aussi : « longtemps je me suis branlé de bonheur » !

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 12 h 27 min

De même, on ne comprend rien à Aragon -j’y pense ayant lu récemment les articles de Paul Edel sur son blog- si on ne s’aperçoit pas que son œuvre est largement dominée, bien au-delà des enjeux de la poésie, de la politique, et même de la sexualité, par l’ombre d’un préfet de police.

XYZ dit: 20 mars 2017 à 12 h 26 min

J&B, quand on lit ton Merline, on comprends illico qu’il va choisir l’Allemagne, surtout si elle gagne. C’est pas du courage proleptique, ça?

« …en dépit des lourds tombereaux d’écœurantes flagorneries que nous déverse à pleines colonnes poubelles et chaque matin notre jolie presse démagogique, la France demeure un des pays les plus arriérés du monde… Chiffres en mains. Rendons cependant justice au pinard.
Rien ne saurait le remplacer pour pousser les masses au crime et à la guerre, les
abrutir au degré voulu. L’anesthésique moral le plus complet, le plus économique
qu’on connaisse, c est le vin! et de première force… »

Le Vigan, c’est un bled perdu en Lozère. Der Archloch der Welt.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 12 h 21 min

Il aurait pu dire ‘le peuple le plus ‘spiritueux’ du monde…’

dans la cave a femme nu torturé il cherche l’eau minéral là ou rablais pousse à la conso..lui c’était un médecin des riches

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 12 h 15 min

C’était un très grand comédien, mieux que son pote le Vigan !

sa « machine » comme dit estraordinairment lussette avec gen paul..ses quelques mots sont trés bons

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 12 h 15 min

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 08 min
Tout le monde avance masqué, Chaloux, toi comme moi.

Oui, Jibé, mais ça n’a rien à voir. Tu prends le problème… par la queue?

XYZ dit: 20 mars 2017 à 12 h 14 min

Il t’aime, la Merline, J&B et nous autres aussi:

 » Le pinard n’est jamais autre chose qu’inoffensif, antirachitique, hygiénique, gaulois, digestif, antiseptique, fortifiant, carburant de
l’Intelligence (le peuple le plus spirituel du monde) et panacée au surplus de « longue
vie ». Mais la mortalité française demeure malgré tout l’une des plus élevées du monde…
France, 15.7 (pour 100), Angleterre, 11.7, Allemagne; 11.8, Belgique, 12, Espagne,
15.6, Irlande, 14.4, Grèce, 15.5, Suède, 11.2, Suisse,12.1, Norvège, 10.2, Australie,
9.5, Nouvelle-Zélande, 8.2″

D’après les stats, J&B, on revient de loin. Rien de tel que les Hygiénistes pour te rappeler à la dure loi de la jungle

Il aurait pu dire ‘le peuple le plus ‘spiritueux’ du monde…’, mais il a pas une once d’humour ,la Merline, juste de la bile noire & de l’acidité verte à déverser sur son prochain.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 12 h 13 min

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 51 min

boumou, Mon sot de nuit, pour éviter de proférer tes âneries, encombrantes comme dix fûts de bière, il te faudrait te lester (sic) d’un peu de lectures (choisies).

« Afin de comprendre Rabelais il faut se débarrasser de toutes les conceptions et notions artistiques ancrées dans l’esprit des contemporains, situer sa place et son rôle dans le vaste flot de la culture comique populaire qui s’est opposée à la culture sérieuse, officielle des classes dominantes.Dans ce but, l’auteur analyse à tour de rôle les différents éléments constituants de la culture comique populaire dans l’oeuvre de Rabelais : le vocabulaire de la place publique, les formes et images de la fête populaire, le banquet, l’image grotesque du corps, le bas matériel et corporel, et enfin les images de Rabelais et la réalité de son temps. »Mikhaïl Bakhtine

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 07 min

Sur la photo, Céline a pris son plus bel air de mater dolorosa, le boug. C’était un très grand comédien, mieux que son pote le Vigan !

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 12 h 05 min

@MCourt.
« « Qu’est ce qu’un homme? Un misérable petit tas de secrets… », Malraux, Antimémoires.

Jibé, la question ultime ne serait-elle pas : »Pour pouvoir démasquer, l’écrivain doit-il être masqué? ».

Vous avez deux heures…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 05 min

« Tout de suite les grands mots… »

Je m’adapte, me mets à niveau. Kapo, c’était un petit mot doux ?

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 12 h 04 min

Léautaud sont authentiques

surtout le cache nez et la voix baroz et le reste baroz..il est surdéterminé..regarde la photo du haut..ha sans hon perdrait vachtement des trucs

XYZ dit: 20 mars 2017 à 12 h 01 min

Tu ferais un excellent censeur, voire inquisiteur, XYZ !

Tout de suite les grands mots…j’investigue, certains font dans le Fion, moi j’incline vers les macchabées de placards.
T’aimes ça, toi, les sales petits tas de secrets, Ajar, Passou…
Beau pays, la Rance, non?

MCourt dit: 20 mars 2017 à 12 h 00 min

Rogojine, meme expérience que vous de cet ouvrage que je ne trouve ni méprisable ni si bete qu’on veut le dire ici.
Je rejoins W sur cette problématique filiation rabelaisienne. Après Rabelais, il n’y a pas de filiation possible. Meme Bonaventure des Périers, surnommé pourtant le singe de Rabelais , ne lui ressemble pas.Béroalde de Verville? trop alchimique dans le Voyage des Princes ou trop retenu dans le Moyen de parvenir.
Chaloux, il me semble que « le misérable tas de secrets » vient de chez Proust,dans un contexte d’opposition à la critique Beuvienne façon plus j’en connais sur l’homme, plus je comprends l’œuvre.
Bien à vous.
MC
Bien à vous.
MC

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 12 h 00 min

Passou, je vous en conjure !

Trop de cons sévissent encore chez vous, ô saint homme ! Exterminons les, voulez-vous ? … J’ai la liste, pas de juifs, rassurez vous, mais un ensemble de crapules où caracole en tête sur son cheval de bois acheté à crédit, l’immonde JC.

Bien à vous.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 12 h 00 min

Proust et Léautaud sont authentiques, Chaloux, et, chacun à sa manière, travaille à tomber le masque…

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 56 min

je suis prêt à céder sur vos exigences intellectuelles les plus lourdes

..tu t’es préparé au baqueroume jicé?

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 11 h 54 min

Jibé, ce que tu appelles authenticité n’est peut-être qu’un masque parmi d’autres. Je crois que quels que soient ses choix affichés, et même revendiqués, un écrivain n’aboutit paradoxalement que s’il consent à n’avancer que pieds et poings liés. La décision d’écrire (ou celle de ne pas ou de ne plus écrire) est dans une certaine mesure un acte volontaire et libre. Mais dès qu’il se trouve dans l’œil du cyclone, le créateur est certainement confronté à des forces qui dépassent infiniment cette décision, forces avec lesquelles il lui faut parlementer, jouer, apprendre à lutter, par lesquelles il doit se laisser porter, parfois dominer, savoir laisser libres, le tout sans en être anéanti. C’est aussi le cas du comédien qui tient son rôle et que son rôle emporte, et c’est absolument celui de l’instrumentiste. Je me demande si la théorie des deux moi de Proust ne lui est pas venue, non pas avec la volonté d’ériger une ligne Maginot entre ses livres et sa vie comme on le dit trop souvent, mais tout bonnement en relisant ses propres textes, oubliés et délaissés, dans le choc d’une relecture lui révélant qu’il n’était pas le seul à tenir la plume. Puis dans un apprentissage graduel, allant de Jean Santeuil à La Recherche, consistant à laisser une part grandissante à cet autre, comme s’il n’était possible d’écrire son livre qu’en s’en absentant progressivement et peut-être totalement. Il y a un écrivain qu’on tiendrait pour absolument exempt de ce type de processus, c’est Léautaud, qui prétend écrire comme il pense, de la manière la plus naturelle, la plus franche, la plus directe, la plus brutale parfois, la plus authentique. Pourtant, il suffit de s’habituer à sa voix, ce qui peut prendre des années et même des décennies, pour s’apercevoir qu’il est aussi piégé que les autres.

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 11 h 52 min

J’arrive d’une réunion magnifique avec les bras armés des Douanes Françaises. Quel bonheur de sauter la clôture des idées reçues et de vivre du face à face non-numérique entre brutes instruites et ensoleillées !

Changement de pied. Si vous êtes d’accord avec moi sur la création d’un concept politique amusant, nommé « se livrer à une maqueronade à l’hollandaise », je suis prêt à céder sur vos exigences intellectuelles les plus lourdes, ce qui devrait rester raisonnable :

JiBé dit: 20 mars 2017 à 11 h 52 min

On imagine ce que Céline écrirait sur l’Islam aujourd’hui !
Houellebecq manquerait-il de couilles ?

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 51 min

dans la littérature ultra-populaire

y’avait pas d’bédé ni de cosmo à l’époque et bien des chansons a picoler et à fourrer étoye en latin..c’est l’hinverse..il voulait ête pigé du populo..et montere qu’en langue vulgasse hon pouvait continuer la sempiternelle hénigme qu’on kiffait tant au moyen age

JiBé dit: 20 mars 2017 à 11 h 48 min

Et « Femmes » et « Hombres », pourront enfin réintégrer les oeuvres complètes de Paul Verlaine dans la Pléiade !

XYZ dit: 20 mars 2017 à 11 h 47 min

Tiens, juste pour toi, paskil a pas toujours tort la Merline, pas vrai, J&B?

Le Midi bavard, resquilleur et vaniteux est un excellent bled pour les J—s, absolument accueillant.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 47 min

Tu m’as l’air daté et périmé, XYZ !

une vieille barbaque faut bien la mariner et havec bien du piment ça peut faire un lundi

JiBé dit: 20 mars 2017 à 11 h 44 min

Il faut laisser du temps au temps, XYZ.
Il en a fallu pour que l’on puisse enfin lire le marquis de Sade sorti de l’Enfer.
Dans quelques décennies, quelques générations, les pamphlets seront intégrés aux oeuvres complètes de Céline…

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 44 min

Dans son roman, l’écrivain est maître chez lui

c’est telment certain baroz et c’est comme hune honte d’avoir a le rapler..c’est un drole de régime de vérité

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 11 h 40 min

Ecrire est un acte dont on ne partage avec personne la responsabilité

c’est comme montrer son cul..sapré simone !
lassouline dit ‘gouverné’ et c’est certain baroz..pour ça qu’au début c’était ferboteune! faut pas houblier que le roman c’est une sinjrie dla messe baroz..et tu lsais mieux qu’moi

rose dit: 20 mars 2017 à 11 h 37 min

Ah ils ont peut être en commun la connaissance de la nature humaine. Céline dans la noirceur. Rabelais dans le rire tonitruant. Sans concessions.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 11 h 28 min

« Ecrire est un acte dont on ne partage avec personne la responsabilité. Dans ce roman (L’Invitée), je me livrais, je me risquais au point que par moments le passage de mon cœur aux mots me paraissait insurmontable. (…) Relisant les pages finales, aujourd’hui figées, inertes, j’ai peine à croire qu’en les rédigeant j’avais la gorge nouée comme si j’avais vraiment chargé mes épaules d’un assassinat. (…) Dans les passages réussis du roman, on arrive à une ambiguïté de signification qui correspond à celle qu’on rencontre dans la réalité. »
(Simone de Beauvoir, « La Force des choses »)

XYZ dit: 20 mars 2017 à 11 h 15 min

T’aimes pas les bagatelles à Merline, J&B? Tu le lis bien, non? Allez, encore un extrait, puisque tu thurifères le Pon Herr Doktor, tu pourras te guérir les hémorroides en bonne Kompagnie

(P.96)

Tout bon prolétaire anglais se trouve joliment heureux, « in petto », solidaire à fond des
Lords sur ce point, que 300 millions d’Hindous en loques et d’autres exploités
frimards, lui font bien plaisir, demi-animaux, demi-humains, épars au fond de
l’univers, fellahcieux, Incas à plumes, coolies, benibouffes, anthropogans, cafres
rouges, orthocudes, Karcolombèmes, tout à fait d’avis que tous ces misérables la
sautent, là-bas, la fument, la tortillent, la faminent, se cassent le cul tous pour lui…
Farfouillent les mines, taillent les rizières, râtissent les pampas, pour lui envoyer son
confort… Sur ça, il est impitoyable !… Egoïste, « Briton d’abord » ! Il se trouve pas du
tout « frère de peine… ». Il a pas envie de partager ni avec moi, ni avec lui… ni avec
vous… Avec les « britons » seulement et ses maîtres J. Il trouve que la conquête des
faibles représente bien des avantages…

Lucy dit: 20 mars 2017 à 11 h 15 min

« L’antisémitisme était diffus dans la société française. » (WGG) Tout à fait d’accord. Mes grands-parents tenaient un restaurant « ouvrier » pendant l’occupation mais ma grand-mère que j’ai toujours entendu faire des réflexions sur les Juifs, a fait tout son possible pour aider ceux qu’elle connaissait pendant cette période. Les ennemis, c’étaient les « Boches ».

rose dit: 20 mars 2017 à 11 h 10 min

Mentir et le secret sont deux choses fondamentales différentes.

Puis, malgré tout, ce que je reproche c’edt le terreau mis à disposition, de manière bienveillante.

Sans ce terreau, que nib. que dalle. Sec comme un pruneau l’auteur.

Mais pas Rabelais. Outrecuidant.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 11 h 07 min

Pas sûr que « Les Bienveillantes » passent la postérité, Paul. Sinon, sur le mensonge du romancier, il me semble que vous étiez d’accord avec Passou ? Secret, dit Chaloux, moi je plaide surtout pour la sincérité, l’authenticité du romancier…

rose dit: 20 mars 2017 à 11 h 06 min

C passqu’il sort de son trou qu’il observe les janissaires et les tatars. Ce n’a pas changé. Et lorsque cela fait moins de cent ans qu’ils ont foutu le camp au galop de la misère, savent même pas d’où ils viennent.
Faudrait pas leur offrir le grand confort ?
Faudrait les maintenir à la chandelle ?

rose dit: 20 mars 2017 à 10 h 58 min

Le style c’est l’homme.
Les deux ont des prédécesseurs mais pas d’héritiers. Leur style leur est propre. Autonome. Particulier.
Sont uniques.

(Pas se laisser impressionner par deux aristocrates russes emperlousées.)

Paul Edel dit: 20 mars 2017 à 10 h 57 min

jibé littell à pas mal puisé dans junger pour écrire les bienveillante surtout « les notes du Caucase « 

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 10 h 57 min

« Comme si un romancier n’était pas fondamentalement gouverné par le mensonge ! »

Écrire à côté, taire ou feindre de taire, crée une tension que n’aurait certainement pas une description directe, et permet une exploration bien plus serrée de ce que l’on regarde en secret. Pas mensonge, secret. Le vrai lecteur est celui qui se montre capable d’entrer dans le cercle du secret (qui ne se réduit pas, évidemment, au misérable petit tas de secrets dont parle Malraux). Ce qui ne signifie pas non plus qu’on soit en mesure de dire en quoi consiste ce secret. L’écrivain ne le sait peut-être pas lui-même; c’est le point où son œuvre s’émancipe, où elle prend vraiment la parole, avec une liberté qui l’affranchit de tout. A mon humble avis, c’est la distinction qui existe entre les écrivains : d’un côté, ceux qui peuvent laisser leur œuvre s’échapper et devenir vivante, de l’autre ceux qui la gardent prisonnière, donc déjà moribonde au moment où ils l’écrivent. L’obsession maladive et quasi démente de Céline n’y change rien : il appartient à la première catégorie et c’est pourquoi il continue de fasciner ses lecteurs.

XYZ dit: 20 mars 2017 à 10 h 56 min

Et ça, ça date aussi? Même discours heute. 2 bouts, la Rance!

Il n’est qu’en France qu’on reçoive tout… C’est-à-dire tout ce qu’entrainent derrière
eux, nos conquérants j… tous bic.ts, toute l’Afrique, le proche Orient, tous leurs
janissaires, leurs tueurs, leurs hommes de main, tous ! électeurs de plus en plus…
Evidemment, comprenons bien que le bas yout.e, le fias, l' »unichemise » qui sort tout
juste de son souk… du fond de son ghetto roumain, il trouve une sérieuse différence,
un drôle de changement quand il voit la place Pigalle… Tous ces magasins, ces
torrents d’ampoules, ces pyramides de bricoles, Ça lui en jette plein les mires… toutes
ces petites vendeuses bien suçantes ça lui plaît énormément… Il se trouve à l’instant,
ravi, transposés sinoqué, lui qui depuis 14 siècles, arrête pas de ruser, de tressaillir
d’un choléra dans l’autre, d’un typhus dans trente-six massacres, de ch.er du sang de
déroute, de toutes les steppes et les pogroms, il trouve ce pays tout ouvert, joliment,
follement délicieux… Faut pas s’etonner qu’il délire… qu’il se prenne rapidement pour
un pape… Mais nous faudrait pas qu’on déraille, qu’on déclare que c’est arrivée… La
réalité c’est tout autre !…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 10 h 55 min

« On ne saurait considérer que l’écrivain, parce qu’on lui reconnaît du « génie », a toujours raison. Il n’a pas non plus tous les droits »

Dans son roman, l’écrivain est maître chez lui. Il a tous les droits, mais aussi les devoirs qui vont avec…

XYZ dit: 20 mars 2017 à 10 h 49 min

Merline dans son jardin de roses:

…C’était moi le bigleur… le lynx… Je connaissais tous les clients… Ils me connaissaient pas… Je connaissais tous les voleurs. Dans les Italiens et les Slaves il y avait des pervers… surtout chez les femmes… les
Russes, les plus huppées aristocrates… y en avait des drôles parmi… des piqueuses
friponnes!… taquines!… C’était leur vice d’estoufarès une petite parure… Ah! les
« manchettes » c’était la mort… Je gafais… je voyais venir… A l’instant… Pssss!… où ça
filait dans le manchon. Je « toc-toc-toc »! trois petits coups à ma porte… C’était entendu
avec Ben Corème… Ça s’arrangeait toujours très bien, jamais un scandale.

Le bon Docteur S’Lestouche

XYZ dit: 20 mars 2017 à 10 h 42 min

Qui lit encore Junger ? Céline, oui !

1. C’est pas un argument dans le cadre de la discussion qui nous zokupe
2. Céline est très peu lu, acheté, mais il tombe des mains tellement il est daté
3. Junger est en Pleiade – et il pas fransoze, pas noimbreux au 20e s.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 10 h 41 min

Le romancier puise dans les archives de son vécu, Bloom. Qu’a donc à cacher le Passou romancier ?

Bloom dit: 20 mars 2017 à 10 h 38 min

Baroz, c’est parce que Passou est avant tout biographe. Il a toujours l’impression de mentir un peu quand il ne colle pas à l’archive.

D’accord avec toi, transposer, passer la « réalité » de l’expérience (la sienne, celle des autres, l’histoire, l’Histoire, etc.) au processus de distillation de l’athanor créatif est tout sauf mentir, mais bien produire la pierre philosophale qu’on appelle « art ».
Aragon, le mentir-vrai.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 10 h 36 min

« Junger méprisait celui qu’il appelle Merline dans ses Journaux. »

Qui lit encore Junger ? Céline, oui !

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 10 h 34 min

boumou : « c’était plutôt havant mon larbin »

Oui, mon sot de nuit, mais il a puisé -hors la part d’érudition qui est aussi énorme que ton inculture- dans la littérature ultra-populaire, pas au niveau de sa propre production.

Quant à Céline, sous la couche de « dynamitage », il y a un expert masqué de la langue et la littérature classiques, et je me demande si ce n’est pas ce qui retient le plus, sans qu’on s’en aperçoive toujours à la lecture. A l’écoute, c’est une évidence.

JiBé dit: 20 mars 2017 à 10 h 28 min

« Comme si un romancier n’était pas fondamentalement gouverné par le mensonge ! »

Je n’ai jamais été d’accord avec cette affirmation de Passou. Transposer n’est pas mentir, le romancier ne cherche pas à tromper le lecteur mais plutôt à lui livrer sa vérité…

XYZ dit: 20 mars 2017 à 10 h 21 min

Junger méprisait celui qu’il appelle Merline dans ses Journaux. Un malade mental, qu’il disait.
Et Lucette, pourquoi qu’elle interdit la republication des pamplhets? Pour qu’on puisse avoir accès à l’oeuvre complète si considérable de l’hygiéniste geignard qui partagea sa vie? A d’autres!

…Révolution ?… Bien sûr!… Certes!
Pourquoi pas ?… Mais mauvais goût, c’est mauvais goût… Le mauvais goût du J., la
bride sur le cou, c’est le massacre du blanc, sa torture. C’est la torture du blanc et le
profond instinct du J., le profond instinct du nèg.e. Toutes les saturnales révolutionnaires d’abord puent le nèg.e, à plein bouc, le J. et l’Asiate…Marat…Kérenski…Béhanzin,…l’Euphrate… le Vaudoo… les magies équatoriales… les esclaves aux requins… Saint-Domingue… c’est la même horreur qui surgit… Tout ça c’est la même sauce dans le fond… ça suinte de la même barrique…

JiBé dit: 20 mars 2017 à 10 h 16 min

« Pour la première fois, une plume féminine, Mme de Lafayette, va figurer au programme officiel de terminale littéraire. C’est grâce à une pétition lancée par une enseignante que les lignes ont bougé.
La nouvelle a paru sans bruit, jeudi, au «Bulletin officiel» de l’Education nationale. Les deux livres au programme de littérature du bac 2018 seront «les Faux-monnayeurs», d’André Gide, et «la Princesse de Montpensier», de Mme de Lafayette. Et alors ? Alors, c’est la première fois, dans l’histoire du baccalauréat, que l’oeuvre d’une femme figure au programme en terminale littéraire. »

Etonnant, je croyais que la marquise de Sévigné ou George Sand, entre autres, étaient enseignées au lycée depuis longtemps !

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 42 min

Dis, rends-moi service. Comme tu n’as rien à faire de tes journées

hoo comme c’est vrai que la vérité sort de la bouche des cons..t’es délégué pour mle rapler robinoud..

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 41 min

ce rapprochement Céline Rabelais a quelque chose d’indécent

hooo comme c’est bien dit..la vérité sort de la bouche des cons..et ça c’est un signe des temps

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 9 h 38 min

T’inquiète djavert, tu es encore loin des saillies scato de ton avatar original. Et encore plus loin de celles de Céline.

Dis, rends-moi service. Comme tu n’as rien à faire de tes journées, si on connait la réaction de grandes Plumes au procès Céline, on ne connait pas plus que ça les attendus de ce procès.

Trouve-moi le lien qui va bien, une chronique judiciaire, je repasse ce soir.

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 37 min

Si le style, c’est l’homme, il n’y a donc aucune différence entre l’homme et l’oeuvre

le mieux c’est dpas havoir deuve jean marron..comme ça t’es locdu..locdu mais pénard

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 35 min

le Français jalouse volontiers celui qui roule dans une voiture plus grosse que la sienne, attitude impensable pour un Allemand, c’est une cause de guerre

ça mfait penser a un certain qui à la perspective esquissée des douzes balles dans la peau a répondu qu’il avait roulé en grosse caisse havec plein d’bimbo..qu’il haurait vécu hintensément et qu’il fallait savoir payer la note

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 29 min

Je ne crois pas qu’on ait vu pulluler les Rabelais après Rabelais

c’était plutôt havant mon larbin..il a dabord ramassé..c’est un tardif..dailleurs les gens le situe pas naturelement ‘renaissant’

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 25 min

Il y aurait donc quelque vertu à l’antisémitisme pathologique, par opposition à l’antisémitisme opportuniste?

comment ..y’a des vertus en soldes que d’autre hon acheté havant moi..qu’il dit ce sapré jean marron..refait comme dab

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 21 min

L’antisémitisme était diffus dans la société française. Mais de là à vouloir les exterminer, non

roaa..dracul en bourreau qu’est soiffard mais pas trop

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 20 min

« Si le style, c’est l’homme, il n’y a donc aucune différence entre l’homme et l’oeuvre. »
(XYZ)

sapré jean marron..c’est rouge c’est pas lsang du cri..c’est du pinard

bouguereau dit: 20 mars 2017 à 9 h 18 min

roo..mon larbin qui fait des efforts surhumain pour pas béler et pisser comme le mérinos

C.P. dit: 20 mars 2017 à 9 h 02 min

Michel, vous avez raison pour l’acte III de « L’Eglise ».
hamlet exagère dans sa distinction entre la « forme » et un « fond » (je préférerais le terme « signification ») inexistant. Céline déclare (cf. l’enregistrement « Leur oeuvre et leur voix ») qu’il n’est pas « un homme à idées, un homme à messages », mais un ‘homme à style ». Cependant « Voyage… » ne dit pas rien sur la guerre, les coloniaux, le travail à la chaîne aux Etats-Unis, la banlieue pavillonnaire, les fous, les hommes de la plaine de Gennevilliers…
Il n’est enfin pas juste de séparer complètement les romans plus ou moins autobiographiques et les pamphlets. On peut, sans confondre tout à fait Destouches et Bardamu, admettre que dans « Voyage au bout de la nuit » ce dernier (se) raconte en 1930. Quand Il évoque sa convalescence et l’attente de sa réforme en 1915, sa fréquentation alors des dancings où se mêlent, loin du front, des internationaux, il y a au moins cette cette espèce d’anticipation :
 » Déjà notre paix hargneuse faisait dans la guerre même ses semences.
On pouvait deviner ce qu’elle serait, cette hystérique rien qu’à la voir s’agiter déjà dans la taverne de l’Olympia. En bas dans la longue cave-dancing louchante aux cent glaces, elle trépignait dans la poussière et le grand désespoir en musique négro-judéo-saxonne. Britanniques et Noirs mêlés. Levantins et Russes, on en trouvait partout, fumants, braillants, mélancoliques et militaires, tout du long des sofas cramoisis. Ces uniformes dont on commence à ne plus se souvenir qu’avec bien de la peine furent les semences de l’aujourd’hui, cette chose qui pousse encore et qui ne sera tout à fait devenue fumier qu’un peu plus tard, à la longue. »

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 8 h 32 min

Tiens d’ailleurs, il me semble que l’éditeur sud-américain, à qui certains ici donnaient dans le genre  » mon cher Philippe », proximité langagière, genre  » copain de blog », qui avait l’insigne honneur de pouvoir « commenter » sur la RDL, a disparu, lui et ses éditions délinquantes.

la vie dans les bois dit: 20 mars 2017 à 8 h 25 min

@ 8 h 04 min

Il est nécessaire de donner la référence des citations.
Car il s’agit d’extraits des écrits de Céline, qui aujourd’hui, et sans attendre cette manne éditoriale de deux pseudos-chercheurs, tomberaient sous le coup de la loi française. Eh oui, depuis 1972.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 8 h 09 min

Le maqueronisme ambiant m’étonne aussi. Tant de gens si pressés de transformer un pays en élevage.

XYZ dit: 20 mars 2017 à 8 h 04 min

C’est vrai qu’il a pas attendu la domination nazie pour appeler à l’extermination – le style, c’est l’homme.

– Alors tu veux tuer tous les J.?
– Je trouve qu’ils hésitent pas beaucoup quand il s’agit de leurs ambitions, de leurs purulents intérêts… (10 millions rien qu’en Russie)… S’il faut des veaux dans l’Aventure, qu’on saigne les J.! c’est mon avis! Si je les paume avec leurs charades, en train de me pousser sur les lignes, je les buterai tous et sans férir et jusqu’au dernier! C’est la réciproque de l’Homme.

Grand écrivain sans sang sur les mains.

Widergänger dit: 20 mars 2017 à 7 h 02 min

En effet, tout le parcours de Céline est marqué par l’antisémitisme depuis 1926 et sa pièce L’Église qui met déjà en scène un certain Bardamu et sa haine des Juifs.

Ce que dit JC n’est pas tout à fait faux. L’antisémitisme était diffus dans la société française. Mais de là à vouloir les exterminer, non. La virulence de l’antisémitisme s’est évidemment aggravé avec l’arrivée du nazisme en Allemagne et plus encore avec l’Occupation.

Dans Le Voyage au bout de la nuit, Céline ne l’évoque pas et ne le convoque pas. C’est un roman à l’écriture encore équilibrée, qui fait la part belle aux classiques repris à sa manière bien sûr. Il s’agit d’opposer une langue à une autre, un langage à un autre, langages de classe mais dans un certain équilibre qu’on peut qualifier de plutôt classique. Et sans hystérie.

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 6 h 48 min

« Si le style, c’est l’homme, il n’y a donc aucune différence entre l’homme et l’oeuvre. »
(XYZ)

Très juste autocritique !…

XYZ dit: 20 mars 2017 à 6 h 33 min

Campa ne comprends, ce qui n’est pas nouveau. Destouches, lui, avait le délire antisémite & anticommuniste cohérent:

« Le J. était moins que rien au temps de Néron, il est en passe de devenir tout… En Russie, ce miracle est accompli… En France. presque… Comment se recrute, se forme un Soviet en U. R. S. S. ? Avec des ouvriers, des manuels (à la deuxième génération au moins) bien ahuris bien Stakhanovistes, et puis des intellectuels, bureaucrates j., strictement j…. »

Résumons..... dit: 20 mars 2017 à 6 h 13 min

Tout le monde était à l’époque du Docteur Destouches plus ou moins antisémite, ici et ailleurs, comme d’aucuns louèrent le Petit Père du Peuple russe, une charogne communiste, sans se poser de question.

Bref la mode d’époque ! Aujourd’hui on est macronite, par goût du troupeau nouveau. Un jeune, un Pierre mondialiste médiéval, apte aux Croisades… !

Bref l’humanité est infantile et le restera… la preuve ? ce livre se vendra.

XYZ dit: 20 mars 2017 à 5 h 14 min

Lui au moins n’a pas attendu l’Occupation pour cracher son venin antisémite

Il y aurait donc quelque vertu à l’antisémitisme pathologique, par opposition à l’antisémitisme opportuniste?
Pardonnez-moi, mais c’est vraiment n’importe quoi.
Destouches déteint diablement grave…

XYZ dit: 20 mars 2017 à 4 h 03 min

Si le style, c’est l’homme, il n’y a donc aucune différence entre l’homme et l’oeuvre.

Rogojine dit: 20 mars 2017 à 1 h 09 min

C’est toujours intéressant, un billet engagé, un peu rageur et méprisant, surtout quand ça concerne Céline que des crétins persistent à vomir en bloc sans avoir rien lu ou compris de lui. Sur le principe, je serais assez partant avc votre colère dédaigneuse.
Mais j’ai lu plusieurs chapitres de l’ouvrage en question et là j’ai quand même un doute. Je n’en retiens pas une haine anticélinienne naïve, mais plutôt une démarche cohérente et légitime: non pas démolir l’oeuvre entière et culpabiliser ses lecteurs trop enthousiastes (là c’est vous qui extrapolez, Passou), mais s’attaquer, point par point, – d’où l’allure « pensum »? – à la relative indulgence qui entoure les choix idéologiques et les agissements de Céline dans le petit milieu de ses commentateurs ou biographes; évidemment tous très différents, mais enfin avec une idée générale, sinon une thèse, récurrente. Cette thèse plus ou moins dans l’air, c’est, pour faire vite: Céline antisémite par tempérament, pour emmerder le monde, de manière pulsionnelle, quasi ludique – bref, ce serait un vrai excité et un faux méchant; ça, c’est un truc que j’ai entendu souvent, vraiment souvent, et plutôt dans la bouche d’admirateurs de l’oeuvre romanesque. La poétique de l’excès qui explique bien des choses – il carburait à la misanthropie faut pas le prendre au pied de la lettre – ah ce Céline alors il y allait pas avec le dos de la petite cuillère – pas politique pour un sou, un artiste, quoi etc.
Les auteurs de cette étude, passablement agacés par ce qu’ils considèrent être une complaisance, prétendent montrer que l’antisémitisme de Céline était nettement plus raisonné, plus systématique et en un sens plus banal en son temps que ce que certains ont pu en dire. Ce n’est peut-être pas le dernier mot sur l’affaire, ça ne révolutionne certes pas l’interprétation des textes (et ça n’a pas cette prétention), mais enfin ça ne m’a pas paru creux, vain. Sans être une entreprise de démystification, ce livre prend le contre-pied de toute une tradition. Contrairement à ce que vous dites, je crois qu’on est loin d’un pur produit de « moraline ».

rose dit: 20 mars 2017 à 0 h 59 min

Je ne sais pas. L’excès langagier des deux. L’outrance. Mais ce qui les sépare est phénoménal : l’usage de l’ironie chez Rabelais. Son emploi de la recherche de l’utopie (par exemple dans l’abbaye de Thélème)avec la critique corrosive qui en découle.

À mes yeux, Rabelais est unique.
À le rapprocher d’un écrivain, Céline, ce serait de Houellebecq.

Chaloux dit: 20 mars 2017 à 0 h 31 min

Le fait qu’un écrivain en admire un autre n’induit pas qu’on puisse établir un parallèle entre leurs langues, même en usant de la notion de « dynamitage » tout de même assez discutable. Je ne crois pas qu’on ait vu pulluler les Rabelais après Rabelais, ce qui n’est malheureusement pas le cas du pauvre Céline. On le comparerait plutôt à Racine, aventurier de la tragédie, et père bien involontaire d’une descendance innombrable, travaillant inlassablement une matière qui s’apparente à la croute de camembert.

rose dit: 20 mars 2017 à 0 h 21 min

Sur le plaisir à décortiquer, il me semble inhérent à la littérature. Il est plus commun que ce soient des fans qui décortiquent.
Par exemple, concernant Joseph Kessel, me demande si sa mère était enceinte de lui lors des quarante jours de traversée de l’Atlantique. Quant il ed né à Villa Vlara, en Argentine, à côté de Villaguay, la petite ville n’existait pas. La synagogue,les rues furent construites après lorsque le père de Josef, docteur, décida de repartir avec femme et enfant. Villa Clara est le lieu de naissance point sans ancrage. On dit « bicha »clara.

On oublie souvent que Céline était docteur. Cela fait sens pourtant.

rose dit: 20 mars 2017 à 0 h 11 min

Connaissant peu Céline, un peu mieux Rabelais, je leur trouve en commun la truculence. En point de désaccord sûrement la jouissance. Chose que possède Rabelais.

Phil dit: 19 mars 2017 à 23 h 53 min

Céline, petit-fils d’un professeur de rhétorique admirait Rabelais pour la forme, Hamlet. le Français jalouse volontiers celui qui roule dans une voiture plus grosse que la sienne, attitude impensable pour un Allemand, c’est une cause de guerre.

Sergio dit: 19 mars 2017 à 23 h 47 min

Un peu de québecquois :

– Grosse Corvette, petite quéquette !

N’empêche on se fait havoir par Chevrolet sur ce coup-là… Enfin, c’est presque vrounzé quand même !

hamlet dit: 19 mars 2017 à 23 h 18 min

ce rapprochement Céline Rabelais a quelque chose d’indécent, bien à l’image de la confusion actuelle qui règne dans les esprits : Rabelais est un des auteurs les plus courageux et les plus couillus de la littérature française, il n’avait pas peur de s’en prendre aux plus forts et à toutes les institutions : tout le contraire de Céline qui était un modèle rare de lâcheté et de petitesse, d’où sa façon gueularde d’écrire, un peu comme les types qui roulent en grosses bagnoles pour oublier qu’ils ont des toutes petites roubignoles

hamlet dit: 19 mars 2017 à 22 h 55 min

oui Phil, c’est même sans doute à cette admiration pour Rabelais que Céline doit son inébranlable humanisme.

à moins qu’il n’admirait chez Rabelais que la forme ? ce serait dommage vu que chez Rabelais le fond est bien plus intéressant que la forme, tout le contraire de Céline pour qui la forme représente 99,99% de son intérêt, d’où son succès « grand public ».

cette prédominance écrsante de la forme sur le fond fait de Céline un auteur assez mineur et assez peu intéressant.

du coup ses critiques parlent surtout de son antisémitisme, c’est son seul aspect un peu « attrayant », s’il y avait une philosophie, des pensées ou des idées originales dans ses bouquins des auteurs l’auraient remarqué.

son antisémitisme est pour Céline une aubaine à laquelle il doit sa postérité.

Sergio dit: 19 mars 2017 à 22 h 44 min

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 46 min
et Fayard est un éditeur habitué à sortir ce genre de truc débiles qui ne servent qu’à faire du « buzz » médiatique.

Si toutefois, par exemple dans le cas qui nous occupe, tout n’est pas arrangé avant que ne soit écrit le premier mot de l’ours en question…

Phil dit: 19 mars 2017 à 22 h 16 min

notule rafraîchissante, comme l’air du temps. hier Renaud Camus traité de raciste sur franceculture, la routine, aussitôt défendu par Finkielkraut.
mille pages c’est énorme. La dame doit bien avoir d’autres intentions qu’une bafouille à la Harlem Désir ou resucée du Milton Hindus.
comme papy mougeot qui tient le micro, profitons pour dire les quelques beautés jamais avouées des pamphlets: la visite de Petrograd dans Bagatelles, la traversée sur le Normandie dans les beaux draps. pas lu le troisième, trop spéculé sur le marché des libraires seineux.
Admirateur de Rabelais, Céline l’a dit et aussi écrit.

hamlet dit: 19 mars 2017 à 21 h 09 min

@JansenJJ : ça vous paraît couillu aujourd’hui parce que vous n’êtes pas habitué à lire des critiques qui rentrent dans le lard d’écrivains.

à l’époque de ma jeunesse ce genre d’article c’était la routine !

ça pétait, ça cognait, ça vous m’était une ambiance d’enfer.

passou a un peu gardé cette fiblre parce qu’il a toujours bien aimé les écrivains de droite, genre hussards, les types qui commençaient par cogner et réfléchissaient après, genre Obelix.

maintenant la critique littéraire critique carbure à la moraline.

heureusement que des critiques comme passou pointent ce grand jacuzzi de moraline, il le fait chez les auteurs comme chez les critiques !

j’ai pas raison passou ?

Chaloux dit: 19 mars 2017 à 20 h 55 min

« Comme si un romancier n’était pas fondamentalement gouverné par le mensonge ! »

S’il n’y avait que ça, la littérature n’aurait strictement aucun intérêt. C’est beaucoup plus fin.

Quant à la moindre velléité d’accoler le nom de Rabelais à celui de Céline (même s’il s’agit de « dynamitage »), mon dieu, passons.

Sur le sujet, Philippe Alméras a écrit un maître-livre, Les idées de Céline, paru initialement chez Berg International (réédité ailleurs, je crois). Après l’avoir lu, vers l’époque de sa parution, je n’ai pas pu ouvrir Céline pendant cinq ans. Et puis c’est revenu.

(Philippe Alméras a écrit également une très bonne biographie de Céline, ainsi qu’un Pétain qui est à lire.)

Janssen J-J dit: 19 mars 2017 à 20 h 03 min

@ « En regard de ce massif littéraire, on n’a rien à faire de cette brique d’archivistes tant le jugement par lequel elle entend condamner un écrivain n’est animé que par la morale, sinon la moraline ».

Ca, c couillu hein, com prise de position… ! Mais si on en a rien à faire, pourquoi en causer ?…
On est surtout sûr que not’Passoul l’a pas lu sinon ouvert c’te « pensum » (sauf à la page 42), tandis que la mère Duraffour du CNRS, elle a bien fait la job, douze cent pages, et c pas cher payé ! Chez f.busnel, je l’avais sentie un poil coincée de l’échancrure, l’avait pas l’habitude des medias, et pi y’avait pas l’autre taguieff qu’a mis son nom sur la couv, mais pas écrit grand chose, d’après ce qu’j’en sais. C’est sûr qu’il tourne pas bien ce gars là.
Brèfl, je m’demande si icite, j’avions encore le droit de pas aimer l’Céline, de pas se pamoiser devant le Voyage dau bout de Gul d’Hiver, et si on pourrait un jour enfin passer à autre chose… La post’héritée de welbecq au 22e s. à st pierre et mic, for instance, ce serait un bon sujet pour nous occuper, non ?

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 46 min

passou, vous avez raison de dénoncer ces arnaques !

déjà le titre sent l’arnaque !

mais si je peux me permettre, l’erreur que cous commettez est de vous en prendre à ces auteurs peuchères…

il faut monter d’un cran et vous en prendre à l’éditeur qui accepte de publier des débilités pareilles !

j’ai nommé Fayard.

et Fayard est un éditeur habitué à sortir ce genre de truc débiles qui ne servent qu’à faire du « buzz » médiatique.

vous ne devriez même pas en parler sur votre blog : en parler c’est faire de la pub à cet éditeur indigne incapable faire son boulot !

le véritable responsable n’est pas l’écrivain mais l’éditeur qui publie ses torchons !!!

passou, rassurez-moi vous n’avez jamais rien publié chez eux ?

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 34 min

« On ne saurait considérer que l’écrivain, parce qu’on lui reconnaît du « génie », a toujours raison. Il n’a pas non plus tous les droits, à commencer par celui de mentir ».

c’est évident que l’écrivain n’a pas tous les droits, sinon ils ne paieraient jamais leur parkmètre.

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 31 min

« Ainsi, dans la France de 2017, il se trouve encore des chercheurs réputés pour prétendre détenir « la vérité historique » sur un sujet. »

passou, faut pas médire sur ses confrères ! sinon ils vont pas vous louper.

c’est évident qu’en France, en 2017, il y a des tas de gens qui détiennent la vérité historique.

je peux même dire qu’ils représentent la majorité.

je ne vois vraiment pas où est le problème.

le seul problème c’est pour trouver une bon président de la République, mais question vérité historique on est les champions du monde.

c’est même un truc que les autres pays nous envie, même qu’on appelle ça l’exception culturelle française.

pour une fois qu’on est bon dans un domaine je ne vois vraiment pas pourquoi s’en priver.

j’ai pas raison greubou ?

la vie dans les bois dit: 19 mars 2017 à 19 h 29 min

Dans le billet, je trouve cela remarquablement juste:
« Leur postulat est clairement affiché : ils ne se demandent pas, contrairement aux pékins que nous sommes, comment l’admirable auteur du Voyage au bout de la nuit a pu écrire ses appels au meurtre mais plutôt comment l’ordurier pamphlétaire a pu écrire Voyage au bout de la nuit. »

La sortie de ce bouquin avait été signalée dans les commentaires.
Le parti pris de ces « chercheurs » est clairement une charge anti-Céline, ad personam, ad-hominem, mais plus encore contre tous ceux qui ont eu à le lire. Ou seraient tentés de le faire.

Leurs précautions oratoires au début de leur ouvrage est peut-être ce qui se fait de mieux actuellement dans le dévoiement des études supérieures dites de sciences sociales et humaines en france, avec label recherche scientifique au profit de mandarins bien installés. Avec leurs idéologies fumeuses.
Heidegger est même pris en exemple pour expliquer leur épistémologie du « Culte de Céline »
.
L’un des auteurs est qd même un vieux routard de l’akadémie, et au CNRS.
Payé à rien faire. Un de plus.

Passou dit: 19 mars 2017 à 19 h 28 min

Mais Widergänger, Qui a jamais dit qu’une page de Céline « ressemblait » à du Rabelais ? ! Rien à voir. Il s’agit de leur rôle respectif dans le contexte de leur époque littéraire et de l’analogie qui en découle quant à leur capacité à dynamiter la langue française de leur temps.

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 25 min

« bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 20 min
la charge n’est pas sur céline mais sur ces lecteurs..voilà tout le propos du live..c’est porteur »

et alors greubou ?

tu croyais que tu allais t’en tirer comme ça ? ni vu ni connu ?

assume mon pote, t’aime ce tordu de Céline faut assumer jusqu’au bout !

ou alors tes roupettes sont aussi grosses que des pois chiches ?

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 23 min

greubou tu vis sur quelle planète ?

sûr que c’est une discussion de salon !
qui plus est de salon littéraire.

c’est le sujet le plus servi dans la salons avec les petits fours et le kirch framboise.

une discussion de salon sans parler de Céline c’est comme une bouffe au resto routiers sans pouvoir mettre la main au panier de la serveuse !

tu sais quoi greubou, retourne jouer avec tes pompom girls !

ici on discute sérieux !

et le cas Céline c’est un cas sérieux !

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 20 min

la charge n’est pas sur céline mais sur ces lecteurs..voilà tout le propos du live..c’est porteur

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 18 min

greubou, lis ce qu’écrit passou : « son œuvre n’en continuera pas moins à être des rares qui dominent le XXème siècle littéraire. »

Céline est le plus grand écrivain du 20è siècle !

après Proust, Mann, Musil, Bernhard, Svevo, Kafka, Broch et Marie Darrieussecq

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 17 min

je suis lecteur de céline keupu je veux bien être d’un parti de salon comme il s’y trouve himmanquablement des solides cons..c’est un fait

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 14 min

détrompez-moi mais j’ai l’impression d’avoir lu 200 fois la même chose.

et ils vont tous ressortir les mêmes fadaises.

passou, si vous nous parliez d’un truc que personne ne connait, du genre Heidegger et le nazisme.

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 19 h 13 min

Passou s’engage et il a raison ! Il n’y a que les cons qui ne s’engagent pas. Quelle petitesse chez ces auteurs célinophobes !

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 11 min

greubou arrête de faire ton mariole !
tout le monde ici sait bien que tout est ‘achement simple pour tézigue.

le talent de Céline n’est plus à démontrer.

reste la question du Mal.

le Mâââl est tellement nécessaire à l’acte de créassiiiion atistik, parce que tout atist est fait d’une face luuumineuze et d’une face sombre, et dans l’acte de créassiiiion la face sombre et aussi nécessaire que la face lumiiiineuse.

mais toi greubou l’art t’y pige keudal même c’est poursa que tout est simple pour toi.

vouloir découper un atist dans la longueur entre sa bonté et sa méchanceté reviendrait à découper son heuuuvre !

Résumons..... dit: 19 mars 2017 à 19 h 07 min

Delaporte des Chiottes prend parti pour la littérature ! Il est vrai qu’une porte doit être ouverte ou fermée… Avec le bonjour d’Alfred.

Widergänger dit: 19 mars 2017 à 19 h 06 min

J’ai jamais compris ce que Rabelais venait faire dans cette histoire parce que vous prenez une page de Rabelais, n’importe laquelle, si vous y voyez quelque chose qui ressemble à la langue de Céline, c’est que vous êtes vraiment myope. Remarquez, ça peut servir de test, comme dirait Sergio. Pour votre myopie…

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 04 min

Mutatis mutandis, comme on dit, c’est quand même cette simple considération qu remet bien à leur place les anarchiques prises de position en ce sens de la majorité des intellectuels de ces générations…

fortes pensées..y’a rien qui réussit comme le succés

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 03 min

so on devait compter tous ceux qui n’ont pas attendu l’occupation pour cracher leur venin antisémite la liste serait longue.

Wagner non plus n’a attendu l’occupation, ni Marcion, ni même Paul, et on n’en fait pas toute une tartine.

d’autant que si Wagner avait dû attendre l’occupation ça l’aurait fait vivre au moins 150 ans, ce qui est tout sauf possible.

je ne comprends pas trop cette logique.

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 03 min

la douce ironie latente de la phrase à plusieurs étages et effet retard

pas plus qu’un écrivain peut être banal..ordinaire..commun..mais pas suiviste : c’est pourtant simple

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 19 h 00 min

De là à faire autant de salauds des céliniens, il n’y a qu’un pas

y’a trés longtemps taguieff étoye un type courageux..qui marchait pour lui..c’est dvenu une smelle de botte..pour lui et pour d’autres les lecteurs de céline sont clairement dvenu un parti. hun phénomène social hindépendant qu’il faut traiter comme tel..au fond la litterature ne srait qu’un alibi pour cacher forcément des ressorts honteux..des penchants..des tropes..qu’une storitelling hintime ou le lecteur serait en fait le héro..la litterature comme crise de foi

hamlet dit: 19 mars 2017 à 19 h 00 min

« heureusement qu’il ne signait pas Destouches »

pourquoi ? ça donnerait : destouchiniens, destouchologues, destouchomanes, destoucholâtres

je ne vois pas en quoi ça choque.

Sergio dit: 19 mars 2017 à 18 h 52 min

« l’antisémitisme comme un créneau porteur »

Mutatis mutandis, comme on dit, c’est quand même cette simple considération qu remet bien à leur place les anarchiques prises de position en ce sens de la majorité des intellectuels de ces générations…

Annelise dit: 19 mars 2017 à 18 h 47 min

.. »Lui au moins n’a pas attendu l’Occupation pour cracher son venin antisémite »
la douce ironie latente de la phrase à plusieurs étages et effet retard. Le dynamiteur Pierre est demandé à l’accueil

bouguereau dit: 19 mars 2017 à 18 h 46 min

je regrette de t’avoir dit d’aller où tu sais lassouline..j’étais fautif c’est un fait

Sergio dit: 19 mars 2017 à 18 h 08 min

« Saint-Pierre et Miquelon »

L’un des premiers territoires repris (à Vichy), encore en quarante je crois, par l’amiral Muselier pour le compte de De Gaulle…

Ferdine il aurait dû rdébarquer !

Sergio dit: 19 mars 2017 à 17 h 58 min

Ha mais ça c’est du billet ! Ha mais parfaitement… C’était essetrêmement urgent ! Ca c’est vraiment du bon billet… Sûr et certain ! C’est même encore mieux que tous les autres billets réunis… Faut pas le l’abîmer, hein ! Faut pas le gâcher en le lisant trop vite ; un peu comme le Finnegans, un seul mot par jour ! Et naturellement on le change que lorsque tout le monde l’aura lu par coeur… Pour bien faire faudrait qui tienne jusqu’à… un aute billet sur Ferdine !

Delaporte dit: 19 mars 2017 à 17 h 50 min

« Dès les années 30 on savait à quoi s’en tenir avec lui, mais cela n’enlève rien au génie de l’auteur de Mort à crédit et à sa capacité à dynamiter la langue française dans la lignée d’un Rabelais. »

Merci de prendre le parti de la littérature.

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