de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Big Orwell

Big Orwell

Quoi de neuf ? 1984. S’il est un classique d’une brûlante actualité, c’est bien le roman de George Orwell (1903-1950). Il est pourtant paru pour la première fois en français en juin 1947 chez Gallimard dans la traduction d’Amélie Audiberti. Depuis, il n’a cessé d’être lu, analysé, disséqué, comparé, commenté, imité. Nombreuses sont les œuvres littéraires, philosophiques, poétiques, cinématographiques, télévisuelles, théâtrales qui lui doivent quelque chose. Parfois, l’essentiel.

Le cas actuellement du 2084, le roman de Boualem Sansal qui détient probablement pour cette rentrée le record de sélections sur les listes des prix. Aux trois grands empires Océania, Eurasia, Estasia, auxquels correspondent l’Amérique, l’Europe et la Chine, dont Orwell prédisaient qu’ils s’affronteraient pour la domination du monde, l’écrivain algérien ajoute un quatrième : le totalitarisme islamiste.

George Orwell n’y avait pas pensé ; Eugène Zamiatine non plus dont le roman Nous autres (1920), description d’une dystopie totalitaire, l’avait inspiré. Des paranos prisonniers du siècle des ténèbres, Orwell et Zamiatine ? Vraiment pas. Ce qu’ils dénonçaient est toujours là, sous nos yeux, mais sous d’autres formes. En épigraphe de Il était une ville, roman qu’il vient de publier sur Detroit, ville devenue fantôme à la suite de la crise de 2008, Thomas B. Reverdy a placé cette phrase en épigraphe : 

« Certes, ce Taylor était le plus génial des anciens. Il est vrai, malgré tout, qu’il n’a pas su penser son idée jusqu’au bout et étendre son système à toute la vie » (extrait de Nous autres)

Il n’y a pas que les livres. Un Comité Orwell créé il y a quelques mois à peine à Paris par des journalistes dont Natacha Polony, entend défendre la liberté d’expression, le pluralisme des idées et « notre héritage social et politique fondé sur la souveraineté populaire”. La pensée antitotalitaire de George Orwell, socialiste qui demeura un homme de gauche, aimait à se présenter comme un anarchiste conservateur. Son ami Cyril Connolly se moquait volontiers de son souci social :

 « Il ne pouvait pas se moucher sans s’interroger sur les conditions de travail dans l’industrie des mouchoirs ».

Depuis un demi-siècle, 1984 a été l’objet de bien des détournements ; et la fortune rencontrée par l’adjectif « orwellien », au moins égale à celle de « kafkaïen » en tout cas sur Twitter, annonce d’autres instrumentalisations en perspective. Et il n’y a pas que « Big Brother » devenu le lieu commun allégorique du Chef. Il n’est que de voir les querelles autour de la traduction du concept de common decency, que l’on trouve plutôt sous la plume de l’essayiste politique : « simple décence », « décence élémentaire »,  « décence ordinaire », « morale commune », « honnêteté élémentaire », « décence commune » et même « « élan spontané vers la solidarité » etc

Société de surveillance généralisée, fin de la vie privée, négation de l’Histoire, réécriture du passé, novlangue par laquelle la chose disparait car elle n’est plus pensable dès lors que le mot est éradiqué… Ses anticipations sont terrifiantes de vérité et de justesse. A l’origine, dans l’esprit de son auteur, 1984 devait s’intituler Le dernier homme en Europe. Ce qui était jugé assez pessimiste. Son éditeur Victor Gollancz refusa également 1948 qui risquait de déprimer ses lecteurs tout autant. Aussi inversa-t-il les chiffres et donna-t-il un caractère plus futuriste à son histoire afin de moins les heurter. Et c’est ainsi qu’Orwell est grand.

Il faut lire et relire 1984. Dans la deuxième partie, au cinquième chapitre, il est écrit :

« On avait enlevé à la Section de Julia, dans le Commissariat aux Romans, la production des romans. Ce Département sortait maintenant, à une cadence précipitée, une série d’atroces pamphlets.”

Là aussi on y est, presque.

(« Somewhere in L.A. » photo Passou)

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commentaires

593 Réponses pour Big Orwell

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 22 h 19 min

Polemikoeur les commentaires s’assemblent pour ainsi dire en une espèce de perruque qui trouve à coiffer la calvitie de Pierre Assouline et vous prévoyez que d’ici peu même la perruque fera défaut? Quelle catastrophe cela va être pour un site non classé mais possiblement admissible au patrimoine de L’UNESCO cependant sans cheveux vrais ou faux, il ne passera pas quoique l’on repère de loin les sans cheveux pour ne pas dire en blessant chauves et cheveux rares. Et si tous les chauves étaient des êtres supérieurement intelligents ils n’auraient aucunement besoin de cacher cette perte car il compensent par une production émanant de l’intellect puissant que Dieu peut-être au hasard de la distribution leur à confié de faire fructifier. Alors on s’en fiche pour finir du classement probablement refusé.

Polémikoeur. dit: 24 octobre 2015 à 22 h 08 min

Après 2084, 2050 ?
Au risque d’en déprimer certains,
en 2050, les commentariens actuels
survivants (le présent commentarium
sera fermé depuis des lustres) seront
si réduits en nombre (déjà faible
au départ), leurs rangs étant encore
clairsemés par les effets du grand âge
sur l’activité cérébrale, que leur névrose
du commentaire infini ne comptera plus
que pour quelques radotages isolés.
Extinctivement.

Béranger dit: 24 octobre 2015 à 22 h 04 min

news from porquerolles dit: 24 octobre 2015 à 21 h 53 min

Lacenaire veut nous montrer ses dsipositions en langues étrangères.
Un Bloom au pied.

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 21 h 57 min

A son âge, virer poujadiste de base !

évidemment Ueda ne pouvait plus se voir en populiste, trop contemporain pour lui qui n’aime que les vieux fauteuils Auteuil, quel snob!

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 21 h 07 min

« L’art et la culture sont vecteurs de pensée ; ils sont l’espace par excellence de réflexion du monde qui nous environne et les artistes nous font réfléchir, car ressentir, à travers le débat que leurs œuvres suscitent, aux enjeux de notre temps. L’art et la culture sont ainsi des piliers de notre société, et assurément un socle de notre pacte social. Dans une période où les fondamentalismes s’expriment de toute part, la politique culturelle peut être le premier rempart à la régression politique incarnée par quelques extrémistes. Mon ambition est de réaffirmer ce socle et de lui donner une nouvelle ampleur pour que les Franciliens se l’approprient. »

C’est vous, Bloom, qui avez fait le discours?

J’en ai fait, c’est à la fois inévitable et dérisoire.

Vecteurs de pensée…
Socle de notre pacte social…

Vous remarquerez que ce n’est pas nul, c’est plutôt ce qu’on pourrait appeler le « primaire supérieur ».
Il faut maximiser le banal, sans pour autant traverser le plafond de verre qui transformerait le discoureur en auteur.
–Ce qui jetterait un doute sur sa sincérité d’homme ou de femme publique.

« De nos élus, nous attendons qu’ils servent, avec talent.
Mais qu’ils ne prétendent surtout pas penser ni être original, ce n’est pas leur rôle.
Le peuple sanctionnerait cette arrogance, avec raison ».

Ah c’est pas simple.
Mais même dans ces modestes tâches ancillaires, les pro savent reconnaître qui est bon et qui l’est moins.

Namaste!

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 20 h 27 min

Sergio dit: 24 octobre 2015 à 19 h 33 min
un bras d’honneur dans le bus andin.
Y a pas la place ! Ou alors faut avoir des petits bras…

Exact patron.

Admirons la capacité de planification des organisateurs totalitaires type Nürnberg.
Le calcul préalable du Lebensraum individuel minimal.

Etre massif, être serré, mais pouvoir bander du bras.
Pour la photo!

Phil dit: 24 octobre 2015 à 20 h 22 min

Le Jacquot, c’est le baron Hirsch du prévisionisme, vous inquiétez pas si ça tournicote, l’essentiel est d’être dans le train.
Pas étonnant que Mitterrand gardait les idées claires en relisant Chardonne.

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 20 h 22 min

Il dit qu’elle est possible WGG

Oui bon mais tout reste possible ce qui fait beaucoup de possibilités à explorer, la paix aussi néanmoins là, il va falloir se préparer à son coût, des milliers de plasma répandus en surface, des centaines de raid aériens dans le ciel et des pluies de bombes pour remplacer la pluie qui manque à rendre fertile la terre, un rééquilibrage des forces en présence, une stabilisation des alliances, une ferme détermination à éradiquer les velléités extrémistes de tout genre.

Widergänger dit: 24 octobre 2015 à 20 h 04 min

J. Attali ne prédit pas la guerre vers 2050. Il dit qu’elle est possible. Il dit aussi qu’on peut peut-être l’éviter. Enfin, ce qui est sûr, c’est qu’on est mal parti pour l’éviter. En 2050, j’aurai 96 ans, encore de ce monde. Je prévois de mourir à cent ans !

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 19 h 35 min

Gontrand 18h12 cet homme est une machine à écrire, je ne pense pas qu’il conçoive sa vie autrement qu’en publiant rapports essais thèses, incroyablement prolifique me disais-je dernièrement en constatant un nouveau livre fraîchement paru .

Sergio dit: 24 octobre 2015 à 19 h 33 min

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 19 h 09 min
Il te fait un bras d’honneur dans le bus andin.

Y a pas la place ! I sont deux cent quarante-trois à l’intérieur… Ou alors faut avoir des petits bras…

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 19 h 28 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 51 min

Votre liste est-elle a scientific one? because i didn’t know all about those birds and it seems to be a little poetic but not true.

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 19 h 14 min

Il te fait un bras d’honneur dans le bus andin.

Vous vous fatiguez inutilement Ueda,à mon humble avis, un doigt serait amplement suffisant à signifier votre sentiment.

Sergio dit: 24 octobre 2015 à 19 h 12 min

Non mais la cuisine africaine, c’est peut-être pas très bon, mais… Comment dire… A côté de cela… Euh… Sur un autre plan… Enfin il semblerait…

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 19 h 09 min

Et ses belles traductions dit: 24 octobre 2015 à 19 h 02 min
Le Suédois ?

Il te fait un bras d’honneur dans le bus andin.

Phil dit: 24 octobre 2015 à 19 h 09 min

Sapré Attali. La démographie teutonne est boostée par les migrants, les saucisses très nourrissantes et Wagner, joué à l’oktober fest…hopla, fermez la porte capitonnée.

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 19 h 09 min

vous savez bien que dieu reconnaît toujours les siens, ma fille allez en paix

Je vous remercie bien pour la réassurance mais je ne crois pas en Dieu et je ne m’inquiète absolument de l’absence de vie après la mort et même tant mieux.

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 18 h 59 min

Attali, impossible de le prendre au sérieux.

Mais pour prendre un verre, c’est OK.
On a connu des voisins de comptoir plus ennuyeux.
D’habitude on dit de telles choses, lui les écrit:

« Quand je veux embrasser l’avenir d’un pays d’une manière rapide et synthétique, je regarde sa démographie, signe de sa force vitale, sa gastronomie, témoignage de sa propension à la joie, et sa musique, preuve de sa capacité de se penser. C’est pourquoi j’accorde peu d’avenir à la Chine, qui n’a qu’une de ces trois forces, la gastronomie, et beaucoup à l’Inde, qui les a toutes. L’Afrique a la démographie et la musique. L’Allemagne a la musique, mais ni la démographie ni, hélas, la gastronomie. A la France, il ne manque que la musique – et encore, elle excelle dans bien des musiques. »

India super-star?…

Ce qui est amusant est d’imaginer le défilé des protestataires: l’Allemand et sa gastronomie, le Chinois et sa musique (je me pense aussi!)…
Et le concert des absents: le Japonais, le Russe…

gontrand dit: 24 octobre 2015 à 18 h 12 min

dans son immortel chef d’oeuvre « comment prévoir l’avenir? », Jacques Attali, l’idole de WG, nous livre les recettes pour:

1/ « prévoir son propre avenir », 2/ « prévoir l’avenir de ses proches », 3/ « prévoir l’avenir d’une entreprise », 4/ « prévoir l’avenir du pays » et 5/ « prévoir l’avenir de l’univers »…

Plusieurs hypothèses:

1/ foutage de gueule
2/ il a besoin d’argent et compte sur la nombreuse clientèle d’amateurs de recettes miracles pour réussir leurs misérables vies
3/ il croit réellement à ce qu’il écrit…grave, grave…

Phil dit: 24 octobre 2015 à 17 h 57 min

Merci Baroz d’avoir devoilé Dédé, reste à éclaircir pourquoi tkt s’est vaporisé. Dans 1984, le plus pervers boit du bon vin.

Sergio dit: 24 octobre 2015 à 17 h 19 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 51 min
Oui, mais quelle alouette ?

Y en a pas de Scheu… de Schreu… Enfin je veux dire, rapport au chat, quoi, à force il a faim, cette bête…

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 51 min

Oui, mais quelle alouette ?
Richesse des mots, richesse des espèces !

Alouette à ailes rousses
Alouette à bec rose
Alouette à collier
Alouette à dos roux
Alouette à long bec
Alouette à nuque rousse
Alouette à ongles courts
Alouette à poitrine rose
Alouette à queue blanche
Alouette à queue rousse
Alouette abyssinienne
Alouette bateleuse
Alouette bilophe
Alouette bourdonnante
Alouette brune
Alouette calandre
Alouette calandrelle
Alouette cendrille
Alouette chanteuse
Alouette d’Angola
Alouette d’Archer
Alouette d’Ash
Alouette d’Assam
Alouette de Barlow
Alouette de Beesley
Alouette de Benguela
Alouette de Birmanie
Alouette de Blanford
Alouette de Botha
Alouette de Clot-Bey
Alouette de Dunn
Alouette de Friedmann
Alouette de Gillett
Alouette de Hume
Alouette de Java
Alouette de l’Agulhas
Alouette de Mongolie
Alouette de Razo
Alouette de Rudd
Alouette de Sclater
Alouette de Somalie
Alouette de Stark
Alouette de Swinhoe
Alouette de Williams
Alouette d’Érard
Alouette d’Erlanger
Alouette des champs
Alouette d’Indochine
Alouette d’Obbia
Alouette du Degodi
Alouette du Dekkan
Alouette du Karoo
Alouette du Kordofan
Alouette du Namaland
Alouette du Tibet
Alouette du Transvaal
Alouette éperonnée
Alouette fasciée
Alouette fauve
Alouette ferrugineuse
Alouette gulgule
Alouette hausse-col
Alouette leucoptère
Alouette lulu
Alouette malgache
Alouette masquée
Alouette mélodieuse
Alouette monotone
Alouette monticole
Alouette nègre
Alouette pispolette
Alouette polyglotte
Alouette raytal
Alouette roussâtre
Alouette rousse
Alouette sabota

Dur à suivre mais essayons dit: 24 octobre 2015 à 16 h 47 min

Observatoire du petit troll à pseudo multiple dit: 24 octobre 2015 à 16 h 34 min
D.es vacances par Amende honorable
Hum… non, je crois plutôt que Des vacances est le petit troll à pseudo multiple.

L’Observatoire sait que Amende honorable ne peut pas être Des vacances puisque Amende honorable c’est lui.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 24 octobre 2015 à 16 h 40 min

« pourquoi il a, au même moment, bifurqué vers l’enseignement technique et renoncé à toute ambition professionnelle »

Hé bé… Très drôle… Si des comme ça n’existaient pas faudrait les inventer…

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 38 min

« Les corbeaux ne passeront pas. »

L’allouette relève la tête, je répète, l’alouette relève la tête…

Observatoire du petit troll à pseudo multiple dit: 24 octobre 2015 à 16 h 34 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 30 min
D.es vacances par Amende honorable

Hum… non, je crois plutôt que Des vacances est le petit troll à pseudo multiple.

Simon veille dit: 24 octobre 2015 à 16 h 32 min

JC n’a toujours pas répondu, comme d’habitude il se défile, se débine ou bien
QUI NE DIT MOT APPROUVE; sinon sa lâcheté est évidente

Hotte maille dit: 24 octobre 2015 à 16 h 29 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 26 min

Qui vous dit que les parents de bouguereau sont des lecteurs d’Orwell ?

Amende honorable dit: 24 octobre 2015 à 16 h 27 min

« Beowulf » revisité par Tolkien
PAR CHRISTOPHER TOLKIEN

nul

L’évangile du foot selon Pasolini
PAR PHILIPPE GODOŸ

nul

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 26 min

Ce pourrait-il que les lecteur d’Orwell soient les premiers à demander l’exclusion de certains commentateurs ?
Déjà que Bouguereau a été interdit de RDL à la demande de sa famille !

Des vacances dit: 24 octobre 2015 à 16 h 26 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 22 min
Big Orwell pas mort

Et tu es un parfait exemple des petits corbeaux qui le vénèrent.

Amende honorable dit: 24 octobre 2015 à 16 h 25 min

Phil dit: 24 octobre 2015 à 16 h 07 min

nul

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 12 min

nul

Des vacances dit: 24 octobre 2015 à 16 h 16 min

nul

Des vacances dit: 24 octobre 2015 à 16 h 16 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 16 h 12 min
Ah, si Bernardo avait pu parler, Phil

Il te dirait de la fermer.

toto dit: 24 octobre 2015 à 15 h 50 min

« Idem pour le christianisme, Bloom, notamment en Amérique latine où la sodomie est largement pratiquée par les jeunes garçons… »

ben voyons
à peine obsédé ele pauvre Attila à côté de la plaque

Observatoire du petit troll à pseudo multiple dit: 24 octobre 2015 à 15 h 47 min

les gens veulent savoir/christian/chrys butin dit toujours la même chose: 24 octobre 2015 à h min

chrys buttin dit: 24 octobre 2015 à 15 h 41 min

Sanchez, confesseur con fesseur….. dit: 24 octobre 2015 à 14 h 37 min

la Fiv est ce qu’il y a de plus propre

christian dit: 24 octobre 2015 à 15 h 39 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 00 min
Les plus grands sodomites et pédophiles ne se recrutent-ils pas dans l’église catholique, entre autres ?

Pratique très répandue au vatican parait-il
mais vous savez surement mieux que tout lemonde ce qu’il en est, comme sur tout surtout sur ce sujet

les gens veulent savoir dit: 24 octobre 2015 à 15 h 36 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 03 min
L’Islam, entre autres, qui exige la virginité absolue des jeunes épouses, ne favorise-t-il pas la sodomie ?

c’est pas interdit par le livre sacré?

les gens veulent savoir dit: 24 octobre 2015 à 15 h 35 min

Attila Idem pour le christianisme, Bloom, notamment en Amérique latine où la sodomie est largement pratiquée par les jeunes garçons…

il en sait des choses Attila apprise sur le terrain pour sûr
(et après, ils les font cuire?)

Sergio dit: 24 octobre 2015 à 15 h 29 min

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 13 h 32 min
Si l’on prend la chose par sa face sud

On a le soleil dans le dos c’est moins que recommmandé…

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 27 min

Idem pour le christianisme, Bloom, notamment en Amérique latine où la sodomie est largement pratiquée par les jeunes garçons…

Une caricature dit: 24 octobre 2015 à 15 h 25 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 14 min

Comme dit JC, Annibal l’est autant au propre qu’au figuré.

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 15 h 23 min

L’Islam, entre autres, qui exige la virginité absolue des jeunes épouses, ne favorise-t-il pas la sodomie ?

Idem l’hindouisme, Baroz. Des centaines de millions d’opportunités, du Pendjab au Kerala et du Bihar au Tamil Nadu…

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 14 min

« @pado, @Paul Edel
en parlant pseudos de blogs j’ai pondu un petit texte assez ambitieux sur mon expérience des blogs, sur l’enseignement philosophique qu’on peut en tirer, sur l’herméneutique qu’on peut en extraire, sur la substance dont on peut en puiser, sur la philosophie qu’on peut en enseigner, sur l’enseignement qu’on peut en philosopher :
http://www.amazon.fr/Antimati%C3%A8re-Maurice-Desborels-ebook/dp/B016O5KVKS/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1445688363&sr=1-2&keywords=desborels
Rédigé par : puck | le 24 octobre 2015 à 14:35″

Rétractation après aveu ?

D. dit: 24 octobre 2015 à 15 h 07 min

Attila est persuadé que je suis Maurice Desborels. Je me demande pourquoi. Si c’est uniquement à cause de l’initiale, c’est une déduction à l’emporte-pièce.
De toute façon, TKT sait très bien qui je suis.

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 15 h 04 min

En 1939, Orwell note dans son carnet une info tirée du journal agricole « Smallholder » (petit propriétaire): “Rat population of G. Britain estimated at 4–5 million.”

« Rat population of rdl estimated at 10-12 »

Attila dit: 24 octobre 2015 à 15 h 03 min

L’Islam, entre autres, qui exige la virginité absolue des jeunes épouses, ne favorise-t-il pas la sodomie ?

Simon veille dit: 24 octobre 2015 à 14 h 59 min

allez JC, un peu de courage : allez-vous affirmer comme Christine Boutin que l’homosexualité est une ignominie ?

Sanchez, confesseur con fesseur..... dit: 24 octobre 2015 à 14 h 37 min

« Sucer, est-ce pécher ?

Si cet acte contre nature est pratiqué dans l’intention finale de porter en quantité la semence masculine vers le vase féminin prévu pour la procréation, il est permis.

Si cet acte contre nature est pratiqué par simple plaisir, comme l’immonde Attila le suggère, il est formellement interdit !

liliane dit: 24 octobre 2015 à 14 h 28 min

auvre IF dit: 24 octobre 2015 à 13 h 50 min
« Bloom dit: 24 octobre 2015 à 12 h 58 min
Blommy est bien le crétin supposé.
Il a eu 15 il y a trente ans »

Faudrait qu’il se représente tous les ans

Attila dit: 24 octobre 2015 à 14 h 27 min

« Qu’ils brulent en Enfer, comme les Livres Saints le prévoient »

Attention, confusion virtuelle !
Est-ce JC l’athée ou D., le vierge de Dieu, qui parle ?

Attila dit: 24 octobre 2015 à 14 h 24 min

« des orifices créés par Dieu, dans son immense sagesse, à des fonctions bien précises »

Sucer c’est pécher ?

intéressant..... dit: 24 octobre 2015 à 14 h 09 min

Madame Verniglia nous informe que le PQ s’est fait repiquer dans la pissotière de la rue Fournier à côté de chez lui mais qu’un quidam lui cette fois volé son pantalon, qu’est-ce qu’on a ri avec son cul tout nu et sa petite quéquette

Sodomites de tous les pays, punissons nous ! dit: 24 octobre 2015 à 14 h 07 min

Oui ! Punissons les, ces affreux sodomites !

Ils ne respectent rien des orifices créés par Dieu, dans son immense sagesse, à des fonctions bien précises, ces pervers égarés…

Qu’ils brulent en Enfer, comme les Livres Saints le prévoient, ou alors, interdisons les Livres et leur bonne morale !

la technicienne de surface dit: 24 octobre 2015 à 14 h 04 min

encore un grand coup de balai pour nous débarrasser du PQ qui, planqué courageusement, et ose signer Sodomites….. pour s’en prendre aux fiottes dont il est le roi

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 14 h 00 min

Ouarf dit: 24 octobre 2015 à 13 h 57 min
Diagonal argumente.
WG aboie.
Une passerelle est-elle possible ?

Ça ne s’appelle pas une laisse?

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 13 h 59 min

Attila dit: 24 octobre 2015 à 13 h 50 min
Manifestation de folie passagère ou de délit caractérisé ?

Désir refoulé peut-être?

Ouarf dit: 24 octobre 2015 à 13 h 57 min

Widergänger dit: 24 octobre 2015 à 13 h 37 min

Diagonal argumente.
WG aboie.
Une passerelle est-elle possible ?

Attila dit: 24 octobre 2015 à 13 h 50 min

« Sodomites de tous les pays, punissons nous ! dit: 24 octobre 2015 à 13 h 43 min
Attila en est, la salope !
Qu’elle brûle en enfer, la fiotte, rôtie comme un vieux porcelet arrosé d’huile brulante, tous les quart d’heure que Dieu fait ! »

Manifestation de folie passagère ou de délit caractérisé ?

Pauvre IF dit: 24 octobre 2015 à 13 h 50 min

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 12 h 58 min

Blommy est bien le crétin supposé.
Il a eu 15 il y a trente ans et il essaie toujours d’en tirer les bénéfices.
Un gagne-petit.

no soucis dit: 24 octobre 2015 à 13 h 49 min

Bérénice Marre, des guerres de religions.

vous savez bien que dieu reconnaît toujours les siens, ma fille allez en paix

Attila dit: 24 octobre 2015 à 13 h 48 min

« Aucune phrase prononcée par un homme ne peut le sauver. Mais l’écriture, le récit de ses phrases, a, elle, le pouvoir de le protéger de la folie et de la mort »

De la folie, peut-être, mais de la mort, jamais, dites-le à JC, Diago !

Sodomites de tous les pays, punissons nous ! dit: 24 octobre 2015 à 13 h 43 min

Attila en est, la salope !

Qu’elle brûle en enfer, la fiotte, rôtie comme un vieux porcelet arrosé d’huile brulante, tous les quart d’heure que Dieu fait !

Attila dit: 24 octobre 2015 à 13 h 42 min

Quel jargon, Diago !
j’espère que ton étude sur l’inceste sera écrite dans un français fluide, clair, musical, tel celui de Christine Angot ?

Widergänger dit: 24 octobre 2015 à 13 h 37 min

La discussion matinale Redecker/Bronner sur FC démontrait qu’entre la philo et la socio, aucun langage ni passerelle ne pouvait possiblement s’établir à cause d’épistémologies abyssalement opposées. (Diagonale du fou)
————————
Faut arrêter de pousser grand-mère dans les orties, mon petit chéri !

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 13 h 32 min

Ceux qui mettent des commentaires en langues étrangères seraient bien inspirés d’en donner la traduction : simple question de correction élémentaire

Si l’on prend la chose par sa face sud, ça fait travailler ceux qui comme moi ne sont pas tout à fait bilingue. Ceci dit, ciao-bye-bye.

Sodomites de tous les pays, punissons nous ! dit: 24 octobre 2015 à 13 h 30 min

Car nous sommes des égarés, dans l’abomination la plus effroyable, qui brûlerons éternellement en enfer !

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 13 h 28 min

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 12 h 55 min
Hitchens,

Yes!

Un plaisir que ses interventions ironiques contre certaines têtes de bois théologiques.
Heureusement qu’ils nous reste beaucoup de vidéos (disponibles sur YouTube).

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 13 h 26 min

Faut reconnaître qu’U est un preux chevalier volant au secours de cette pauvre faible femme sans défense et généreuse

bientôt nous n’aurons plus le droit d’exprimer quelque opinion que ce soit sans courir le risque d’être mal reçu et si vous êtes une personne publique encourir le tribunal. Entre nous on pourra les formuler en frisant la parano, y-a-t-il des micros dans la salle, des caméras dans le secteur, des écoutes sur téléphones, une police sur le réseau etc etc. Au point où c’est un réel plaisir de se retrouver à l’extérieur de ce quadrillage qui devient un maillage de plus en plus dense. Marre, des guerres de religions.

les routiers trop sympas dit: 24 octobre 2015 à 13 h 16 min

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 12 h 28 min
Il est scandaleux que Mme Boutin soit traînée devant un tribunal pour avoir dit…

Faut reconnaître qu’U est un preux chevalier volant au secours de cette pauvre faible femme sans défense et généreuse

Polémikoeur. dit: 24 octobre 2015 à 13 h 02 min

« Liberté de penser »,
comme dans la chanson criarde !?
Quand on la sort, celle-là, n’est-ce pas
le plus souvent pour imposer son point de vue,
si ce n’est son mode de vie ?
Ne surtout pas oublier de faire précéder
du possessif « ma » !
S’il y a faiblesse plus que vulnérabilité,
ce n’est pas sur la liberté mais sur la pensée !
Pauvrillement.

bérénice dit: 24 octobre 2015 à 13 h 02 min

je comprends bite… D 10h59
Puisque c’est comme ça je m’en vais relire Ben Hecht que j’avais ADORE li y a 33ans pour voir si je l’aime encore ou plus ou moins, de toutes manières hormis quelques uns de plus en plus de gens causent anglais ici ou bazardent des livres non traduits, c’est Sciant. Sinon oui je copie-colle, je suis absent mind, D , bisous.

Diagonal dit: 24 octobre 2015 à 13 h 00 min

La discussion matinale Redecker/Bronner sur FC démontrait qu’entre la philo et la socio, aucun langage ni passerelle ne pouvait possiblement s’établir à cause d’épistémologies abyssalement opposées. Je pense que les premiers (Redeker, secouru par AF) ne comprennent tout simplement pas ce que signifie le mécanisme de « désenchantement du monde » depuis Weber ; ils préfèrent l’ignorer plutôt que d’avoir à en imaginer ou tirer les moindres conclusions empiriques ou pragmatiques. Ou du moins, hypothèse plus prosaïque mais formulable, ont-ils inconsciemment la trouille qu’il pourrait les amener à devoir prendre le risque de penser autrement le risque (« positivement » dirions-nous), au risque, précisément, d’un bouleversement total de leur « être » (ego) philosophant sans risque. Je crois qu’ils préfèrent se retirer dans la bonne conscience mondaine de leur kantisme vulgarisé, comme si la « Raison » avait toujours eu quelque rapport univoque et unidirectionnel avec l’idée d’un « Progrès » (de la conscience humaine ?). Je pense qu’ils sont précautionneux et vieux, et imagine assez bien qu’ils voudraient voir le monde de leur déclin s’engloutir avec eux plutôt que de l’imaginer pouvoir rebondir « de son plein gré », en dehors de leur propre décryptage.
Ce n’est là qu’une opinion en passant, mais pourquoi ne pas la formuler ? Vu qu’ici, on est comme dans la phrase infinie de Thomas Bernard http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/La-phrase-infinie-de-Thomas.html d’Aldo Gargani, plutôt que dans un délire de névrose collective propre à la rdl, je pense. « Aucune phrase prononcée par un homme ne peut le sauver. Mais l’écriture, le récit de ses phrases, a, elle, le pouvoir de le protéger de la folie et de la mort », dit-il. Pas mal, non ?

Pépèpe dit: 24 octobre 2015 à 12 h 59 min

Attila, j’ai essayé de répondre à Gibézzziii chez Paulo, mais ça passe pas. Tant pis. Tu ne sauras jamais que je t’ai dit.

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 12 h 58 min

Ceux qui mettent des commentaires en langues étrangères seraient bien inspirés d’en donner la traduction : simple question de correction élémentaire…

Sorry me lad, but I don’t speak your lingo: could you possibly translate your expostulation out of sheer consideration for the English-speaking readership of this here blog? ‘Ta.

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 octobre 2015 à 12 h 57 min


…ce qui reste bien,!…au de là,!…dans les vies privées,!…avec caméra de surveillance,!…

…surtout si c’est enregistrer, bien au chaud,!…la ville, qui fait quoi donc ou,!…

…des sosies, pour en diversions aux leurres,!…
…bien sur, jamais, je ne suis aller ou la, ou ailleurs,…ou bien travestis,!…
…putains des caméras cachés aux bordels comme en privés,!…
…Sire, je vous invite,…ma cour est à vous,!…question,…de faire du Cinéma de velours,!…elles sont bien huilés,…
…même qu’elles rougissent déjà;…aux fards d’Alexandrie,…façon Pénélope, plus U lisse, dix ans pour s’assouvir tout les prétendants, façon épargnes public et Cinéma au petit cochon, aux Godes Orwell,!…
…déjà de retour,!…à l’habite molle,!…
…le coffre est plein, et le village sans le sous,!…Pénélope à son Banco, misez haut,!…il reste toujours un petit jus à branler, façon chèvres à vaches,!…
…le taureau aux arènes crétoises,!…à Troie,!…en famille paddock les épousailles,!…etc,!…

…non, rien,!…

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 12 h 55 min

À quand des têtes à la hauteur de nouveau ?..

Frd, Hitchens, qui avait commis un excellent bouquin sur Orwell quand je travaillais en Australie (vers 2004), avait quelque chose d’Eric Blair. Au début en tous cas.

Quand on « lit » (un pensum de non pensée) les néo-réacs d’aujourd’hui, il y a effectivement de quoi désespérer…Comme dit l’ami Orsenna: « 50 nuances de microbes ».

Attila dit: 24 octobre 2015 à 12 h 55 min

Ceux qui mettent des commentaires en langues étrangères seraient bien inspirés d’en donner la traduction : simple question de correction élémentaire…

Pépèpe dit: 24 octobre 2015 à 12 h 52 min

un greluchon aux joues caves et puant de la gueule (ueda)

traduction : un jeune homme qui n’était pas issu de la bourgeoisie et votait sans doute mal.

Pépèpe dit: 24 octobre 2015 à 12 h 48 min

Je vous vois venir, vous tous, vous essayez de sous-entendre que Ueda est un idiot. C’est un jugement hâtif. Contentez-vous de dire qu’il n’est pas avenant, que c’est un personnage antipathique, un individu peu recommandable.
Le reste ne nous regarde pas.
Mais vous le saviez déjà.

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 12 h 46 min

« Tu connais la joie? »

C’était un greluchon aux joues caves et puant de la gueule qui demandait ça, du côté de la rue Saint Severin, de la littérature krishna sous le bras.

« Tu connais Pascal? »

V. dit: 24 octobre 2015 à 12 h 43 min

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 12 h 28 min
Il est scandaleux que Mme Boutin soit traînée devant un tribunal pour avoir dit…

Dans un Etat de droit, Ueda, tout citoyen a le loisir de porter plainte. Vous pouvez considérer que ses propos n’engagent à rien et ne sont que l’expression d’une opinion (je le pense aussi) mais vous ne pouvez pas trouver scandaleux que la justice se penche sur une plainte.

On commence par récuser l’arbitrage judiciaire et on finit par appeler de ses vœux l’arbitraire islamiste, comme dit quelqu’un.

D. dit: 24 octobre 2015 à 12 h 30 min

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 11 h 57 min
Jamal Debbouze, affreuse gazouze

Votre aversion pour les Arabes vous aveugle, U eda. Jamel Debbouze faut preuve d’une formidable vis comica.

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 12 h 28 min

Non, nous ne sommes pas sous Big Brother mais la liberté de penser recule.

Il est scandaleux que Mme Boutin soit traînée devant un tribunal pour avoir dit que selon elle (et la Bible) l’homosexualité est une abomination.
Elle a parfaitement le droit de le penser et de le dire.
Elle ne serait condamnable que si elle se lançait dans une campagne anti-homosexuels, ce qui n’est pas le cas.

En revanche, les sermons racistes et machistes de maints imams de banlieue (« celui qui mange du porc finit par ETRE un porc », vous vous rappelez ce zozo?) ne sont jamais inquiétés pour « incitation à la haine » (comme on dit).

Notre univers se rétrécit, non sous l’action d’un Grand frère mais sous celle d’une infinité de Petits frères, tous aussi cons et attachés à étouffer l’expression de la pensée.

Détournons une parole du Général:
Vive l’Europe libre!

renato dit: 24 octobre 2015 à 12 h 27 min

@Ueda

   Juan Rodolfo Wilcock, Ik-men-ha-kaf-Mjw

Gli occhi di smalto fissano il mistero dell’aldilà come se fosse un topo, e può ben darsi che lo sia. Visse tremila anni fa; si chiamava Ik-men-ha-kaf, che significa qualcosa come il lampo o il fulmine; ma quei tempi come adesso nessuno usava il nome intero per rivolgersi a un gatto o chiedergli un favore, così che lo chiamavano Ik, e più spesso Ik-ik, ch’è fulmine abbreviato.
   Abitava a Abido, in una casa dai tetti bassi, ma anche così il tetto gli sembrava troppo elevato, inutile spreco per un così semplice labirinto, talmente elementare che dopo due o tre giri ne conoscevi tutti gli ingressi e tutte le uscite. Ik-ik era stato portato da Tebe all’età di tre mesi, e i primi giorni non riusciva in verità a distinguere gli ingressi dalle uscite, doveva fermarsi sulla soglia per studiare i percorsi più adatti; finché non giunse alla conclusione che ingressi e uscite coincidevano, si trattava di una distinzione puramente accademica. Da quel giorno trascorse molte ore fuori, talvolta si spingeva fino al Nilo e ritornava con un pesce marcio, alta la testa per non farlo trascinare nella sabbia e la melma. Una notte, dalla riva, vide passare una barca luminosa con sopra una grossa mucca, che tra le corna portava la luna; era molto lucida, questo vide, ma il fatto rientrava nell’ordine per lui estraneo delle cose del fiume, e non ci fece caso. Nonostante quel tetto ridicolamente distante dal pavimento, accettò quella casa come sua; ma per molti anni, anzi fino alla morte, dovette condividerla con un numero variabile di esseri umani, che forse erano sempre gli stessi, o sembravano gli stessi. Quelli che lo conoscevano lo chiamavano Ik-ik, quelli che non lo conoscevano lo chiamavano « Mjw », ossia Miao, ch’è la parola egizia per gatto; alcuni dicevano che era bianco con macchie nere, altri che era nero con macchie bianche. Qualunque nome usassero per chiamarlo, Ik non venne mai. Morì come si suol dire eroicamente, di un ascesso alla coda provocato dal morso di un altro gatto; molto prima di morire perse la conoscenza, e finché non la perse credette che si trattava di un malessere passeggero; e può ben darsi che lo fosse. Si era rifugiato presso l’ingresso di un sepolcro rotto; i suoi servitori lo rinvennero e lo fecero imbalsamare.
   L’imbalsamatore, come si usava in quegli anni, gli congegnò con le fasce un corpicino da uomo, coi suoi due piedi o meglio il suo singolo piede o piedistallo di argilla; questa era l’usanza a Abido, doppiamente biasimata a Tebe: perché i gatti non hanno un piede né due bensì quattro zampe, che vanno avvolte con il corpo?, e perché nel cimitero dei gatti le mummie non riposano dritte ma sdraiate come tutti i mortali. Le lunghe strisce sottili di lino che fasciano la sua salmuccia, di colori non troppo vivaci adatti a un gatto anziano, appaiono intrecciate secondo il più elegante disegno geometrico per gatti; attorno al collo la benda si stringe in un fitto collare lasciando libera la testa impeccabile. Il viso è pieno, il naso sottolineato da un tratto sapiente, le orecchie dritte e attente; lo sguardo è pronto al balzo nei millenni. Su una lastrina di piombo, il suo nome in demotico: « Ik-men-ha-kaf-Mjw ».

Polémikoeur. dit: 24 octobre 2015 à 12 h 18 min

Société, système, régime ou agglomération :
à quelle échelle y a-t-il le moindre espoir
de peser un tant soit peu sur l’organisation
qui gouverne l’existence ?
Quelle forme de dépendance est-on prêt à accepter ?
Quelle part d’exceptions privilégiées à la règle
commune est-elle supportable ?
Concrètement, comment négocier le prochain scrutin
portant sur les nouvelles, pour beaucoup d’entre elles,
régions ?
Sacredécoupement.

Sodomites de tous les pays, unissez vous ! dit: 24 octobre 2015 à 12 h 12 min

Si l’homosexualité n’est pas une abomination, caisse ?

Une maladie mentule…. ?

Uhuhuhu, comme dirait le taré de Porquerolles !

les routiers trop sympas dit: 24 octobre 2015 à 12 h 08 min

Zouzou serait diffusé en boucle à le télé et la radio eh ben le monde irait mieux comme il dirait ueda le petit monsieur- yaurait même des processions de reconnaissance à sa gloire

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 11 h 57 min

D. c’est Chevallier, et hamlet c’est Laspalès?
Ou c’est le contraire?

Remarquez qu’ils ne sont pas les plus plats, on peut trouver par exemple Les Chevaliers du fiel, qui ressemblent à du Perrier ouvert l’avant-veille. Ou Jamal Debbouze, affreuse gazouze (en arabe dans le texte), jet d’acide dans l’estomac.

Winston Smith contraint d’écouter quotidiennement Debbouze, belle approximation de l’enfer.

Big Mother is cocooning you ! dit: 24 octobre 2015 à 11 h 27 min

Mais si ! votre cas est désespéré.

Ne vous mentez pas ! Tout ce que vous aimiez disparaît sous vos yeux aveugles et vos lois bafouées. Tout ! … mes pauvres innocents !

Maman ira pleurer sur vos tombes, et les camera TV une fois parties, … cracher.

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 11 h 18 min

D., votre cas n’est pas désespéré.

Je veux croire que vous allez parvenir à sauvegarder le talent qui vous reste et éviter l’auto-immolation (un geste qui vous vaudrait post-mortem une brève considération mais qui serait vite oublié).

Sinon, ce qui vous attend est d’être expulsé de notre Oceania, où règne l’idéologie du IngSoc, pour rejoindre l’autre continent dont Goldstein parle peu dans le roman: l’Eastasia dont l’idéologie est l’Obliteration of the Self, et même le culte de la mort.

Ces idéologies sont les mêmes, mais il faut le cacher aux peuples, c’est ce qu’on explique à Winston Smith, mais il y a quand même le charme des petites différences (Chine, Japon, Indochine — souvenir des Burmese Days de G.O.?)

D. dit: 24 octobre 2015 à 10 h 59 min

Je comprends bite, d’havitude, mais il m’a fallu un certain temps pour me rendre compte que, quand U eda disait Ta gueule keupu, il s’adressait à moi. Bous imaginez vien que je suis ovligé de lui rendre la pareille, et personne ne me donnera tort sur ce point :
4° Ta gueule U.

Sean, frère de Sherlock et Mycroft dit: 24 octobre 2015 à 10 h 54 min

Rorty… Motihari… vous ne voyez le code caché ?
Moriarty, bien sûr, l’incarnation du mal.

Ueda dit: 24 octobre 2015 à 10 h 42 min

Dans un des derniers recueil de papers du regretté Richard Rorty, « Contingency, Irony and solidarité », on trouve deux très bon essais sur Nabokov et sur Orwell.

En pragmatiste radical, Rorty montre que pour résister à la violence intellectuelle exercée par O’Brien, dans 1984 (2+2=5), la référence à une vérité ou réalité objective (« out there ») est impossible.
Sa thèse a été vivement dénoncée par James Conant (l’auteur de l’excellent « Metaphysical Club, prix Pulitzer).

La radicalité nonchalante de Rorty était un plaisir, je crois bien que c’est le seul philosophe qui me manque.

rien que des assistés dit: 24 octobre 2015 à 10 h 41 min

7h18
Bilan des vols : 176.000 euros.

l’équivalent d’une conférence géniale par un vrai connaisseur honnête et droit

les temps ont changé dit: 24 octobre 2015 à 10 h 20 min

DHH
A quand la promotion Boualem Sansal ?
cette Ecole a toujours fait bon ménage avec les utopies et autres dystopies

elle (l’ENA) n ‘est plus adaptée semble-t-il

la technicienne de surface dit: 24 octobre 2015 à 10 h 03 min

le grand ménage a commencé, ouf !, c’est pas trop tôt mais mieux vaut tard que jamais

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 9 h 11 min

Orwell: un nom de rivière (de fleuve?)
https://www.google.co.in/maps/@51.9757272,1.1608495,11z

« Eric Arthur Blair was born in 1903, at Motihari*, in British-occupied India. He was the second child of Richard Walmesley Blair and Ida Mabel Limouzin. His father, then aged 46, was an agent in the Opium Department of the Indian Civil Service.(…) When he left Eton (…) Eric Blair joined the Indian Imperial Policie and was trained in Burma. Her served there for nearly five years and then in 1927, while home on leave, decided not to return. (From 1929) he used his parents’ home in Suffolk for writing and earned money from occasional articles and teaching (….)
Discussing the publication of « Down and Out in Paris and London » (Dans la dèche à Paris & à Londres), he wrote to his agent in late 1932:

‘As to a pseudonym, a name I always use when tramping etc is P.S. Burton, but if you don’t think this sounds a probable kind of name, what about

Kenneth Miles
George Orwell
H. Lewis Allways

I rather favour George Orwell’

The Orwell is the river in Suffolk, south of his parents’ home »

– Raymond Williams, George Orwell, Fontana / Collins, 1971

* Motihari est dans l’état oriental du Bihar, le plus pauvre de l’Inde.

renato dit: 24 octobre 2015 à 8 h 03 min

Si la « prolifération des caméras de surveillance inquiète la plupart des gens » c’est surtout un problème d’apparence: « suis-je photogénique ou pas », voilà désormais la question que le citoyen lambda se pose…

Big Mother is cocooning you ! dit: 24 octobre 2015 à 7 h 18 min

« Les 17 bagagistes jugés depuis mercredi par le tribunal de Bobigny pour avoir volé dans les valises de passagers d’Air France entre 2008 et 2011 ont été condamnés vendredi à des peines de prison avec SURSIS et des amendes.

En prononçant des sanctions allant de 2 à 15 mois avec sursis, et de 400 à 4.000 euros d’amende, le tribunal est allé en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé des peines allant jusqu’à un an de prison ferme à l’encontre de ces salariés de la société Europe Handling Roissy (EHR).

«C’est un véritable soulagement: les juges ont tenu compte de la personnalité de ces hommes, insérés et pères de famille», qui avaient tous un casier judiciaire vierge, s’est réjouie auprès de l’AFP Malika Larbi, avocate de l’un des agents de piste, qui encouraient jusqu’à sept ans de réclusion. » (Libé)

Nous aimons tellement nos enfants, nos bons pères de famille insérés (!) que notre pardon leur est acquis. Ils ne volent pas ! Ils organisent la redistribution des richesses …

Un peu de sursis, une p’tite amende, et hop, ils y retournent, sans crainte de la justice.

Maman est gentille avec les voleurs… très gentille ! Bilan des vols : 176.000 euros.

Bloom dit: 24 octobre 2015 à 1 h 01 min

L’ars poetica d’Orwell & sa genèse:

(…) The Spanish war and other events in 1936-37 turned the scale and thereafter I knew where I stood. Every line of serious work that I have written since 1936 has been written, directly or indirectly, against totalitarianism and for democratic socialism, as I understand it. It seems to me nonsense, in a period like our own, to think that one can avoid writing of such subjects. Everyone writes of them in one guise or another. It is simply a question of which side one takes and what approach one follows. And the more one is conscious of one’s political bias, the more chance one has of acting politically without sacrificing one’s aesthetic and intellectual integrity.
What I have most wanted to do throughout the past ten years is to make political writing into an art. My starting point is always a feeling of partisanship, a sense of injustice. When I sit down to write a book, I do not say to myself, ‘I am going to produce a work of art’. I write it because there is some lie that I want to expose, some fact to which I want to draw attention, and my initial concern is to get a hearing. But I could not do the work of writing a book, or even a long magazine article, if it were not also an aesthetic experience. (…)

– G.Orwell, Why I write, 1946

la vie dans les bois dit: 23 octobre 2015 à 21 h 42 min

Phil, vous souvenez-vous de 007 dans le téléphérique. Eh bien demain ce sera un peu the same thing.
Mais causez du Miniver, c’est plus dans le sujet.

Ueda dit: 23 octobre 2015 à 21 h 21 min

Widergänger dit: 23 octobre 2015 à 20 h 03 min
Attali
Oui, c’est vrai. Mais ma vocation serait plutôt tournée vers l’admiration. Malheureusement notre époque pourrie donne très peu à admirer.

Ca m’a serré le coeur de lire ça.

Et puis un jour, on apprend que la grande historienne Lacroix-Riz avait trafiqué sur la piastre.
Ou que selon la famille du philosophe Rosset, c’était un homme d’une tristesse tragique.
Quelque chose comme ça.

Admirons malgré tout!

Ueda dit: 23 octobre 2015 à 21 h 14 min

DHH dit: 23 octobre 2015 à 21 h 05 min
la promotion de l’ENA en cours de scolarité a choisi de se placer sous le parrainage

Rêve ritualisé et collectivisé d’étudiants, déjà écrit à l’imparfait.

Ils savent tous, ce faisant, y laisser un pucelage politique, l’année d’après c’est oublié.

Sauf pour les dîners:
« Réservation Promotion Voltaire ».

la vie dans les bois dit: 23 octobre 2015 à 21 h 11 min

@19h38
C’est gentil de penser à moi…
En usurpant mon pseudo.
Je suis actuellement en WE en Italie et demain versant sud du Mt Blanc.
J’ai lu 1984 il y a trop longtemps.
Bisous bisous . À bientot.

Ueda dit: 23 octobre 2015 à 21 h 11 min

keupu ou un autre dit: 23 octobre 2015 à 19 h 53 min
Ok mais « Allahu akbar » en suédois, vous en pensez quoi ?

Just a another sloppy reader.

Je pensais que c’était une connerie, et ce n’était pas en suédois.

Voulez-vous que je vous reserve le plat?

Ueda dit: 22 octobre 2015 à 13 h 19 min
« Suède: un mort dans une attaque au sabre dans une école » (Le Parisien)
« Suède : un « Allahu akbar » attaque une école avec un sabre, cinq enfants blessés » (Le Monde juif.info).
Pourquoi cette précipitation?
Au doigt mouillé, c’est un Nippon.

End of quote.

DHH dit: 23 octobre 2015 à 21 h 05 min

la promotion de l’ENA en cours de scolarité a choisi de se placer sous le parrainage d’Orwell ;
il y avait déjà eu la promotion Thomas More.
A quand la promotion Boualem Sansal ?
cette Ecole a toujours fait bon ménage avec les utopies et autres dystopies

cavalcanti 3 dit: 23 octobre 2015 à 20 h 50 min

Guy Debord , ayant repris en main les fameuses éditions  » Champ Libre  » ,après avoir viré, entre autres, le décidément… très lourd Raphaêl Sorin, s’est empressé d’y faire éditer tous les opus du génial visionnaire Georges Orwell. C’est pas du qualitatif ça ?…

Larbin de bouguereau dit: 23 octobre 2015 à 20 h 21 min

Tous les bouguereau viennent de disparaître.

Erreur, on a gardé le plus gros. A chaque fois que Monsieur dégueule, il croit qu’il éjacule. Ne le détrompons (!) pas.

Clopine qui a travaillé dur toute la semaine dit: 23 octobre 2015 à 20 h 20 min

Je confirme : 1984 est un livre qu’on n’oublie pas de sitôt. Les cigarettes dont le mauvais tabac s’échappent dans le fourreau de médiocre papier, l’oeil sur le héros qui lui intime de mieux faire sa gymnastique, l’accablement généralisé et surtout ce rapport tellement incroyable entre la victime et son bourreau (qui partagent tous deux la même phobie : celle du rat..)

Quiconque l’a lu une fois ne peut l’oublier, à mon sens. Même si, pour ma part, je l’ai lu bien trop jeune pour comprendre toutes les allusions politiques, à part celle, évident, du « petit père des peuples »…

Les adorations de Mimi dit: 23 octobre 2015 à 20 h 10 min

Widergänger dit: 23 octobre 2015 à 20 h 03 min

Attali est le phare du monde sauf si……… Mimi ayant une idée (on peut rêver) celle-ci ne cadre pas avec la pensée sublime du Maître.
Auquel cas Attali est un pauvre c.. (ce qui d’ailleurs…….)

Widergänger dit: 23 octobre 2015 à 20 h 03 min

Oui, c’est vrai. Mais ma vocation serait plutôt tournée vers l’admiration. Malheureusement notre époque pourrie donne très peu à admirer. Elle donne surtout à dénigrer parce qu’il n’y a rien d’autre à faire devant ce monde décadent.

keupu ou un autre dit: 23 octobre 2015 à 19 h 53 min

Ueda dit: 23 octobre 2015 à 19 h 26 min
3) Ta gueule, keupu.

Ok mais « Allahu akbar » en suédois, vous en pensez quoi ?

la vie des bois dit: 23 octobre 2015 à 19 h 38 min

« je n’ai effectivement jamais lu 1984 et apparemment grand bien m’a fait. Parce que c’est manifestement un tissus de betises, ce truc, à ce qu’on m’en dit ».

Tenez je vous mets une fiche de lecture québécoise rapide pour vous aider à tenir le coup avec la limande ce soir,
http://www.crsdd.uqam.ca/pages/docs/R%C3%A9sum%C3%A9FicheLecture1984_FINAL.pdf
Vous verrez, vous serez médusé et vous changerez d’opinion. Tous ceux qui sont nés après 1984 regrettent généralement de n’être pas nés plus tôt.

Ueda dit: 23 octobre 2015 à 19 h 26 min

1) Orwell sur Miller:

…I first met Miller at the end of 1936, when I was passing through Paris on my way to Spain. What most intrigued me about him was to find that he felt no interest in the Spanish war whatever. He merely told me in forcible terms that to go to Spain at that moment was the act of an idiot. He could understand anyone going there from purely selfish motives, out of curiosity, for instance, but to mix oneself up in such things from a sense of obligation was sheer stupidity. In any case my Ideas about combating Fascism, defending democracy, etc., etc., were all baloney. Our civilization was destined to be swept away and replaced by something so different that we should scarcely regard it as human — a prospect that did not bother him, he said. And some such outlook is implicit throughout his work. Everywhere there is the sense of the approaching cataclysm, and almost everywhere the implied belief that it doesn’t matter.

2) Miller sur Orwell (Paris Review):

NTERVIEWER: You knew Orwell in those days too?

MILLER: Orwell I met maybe two or three times on his visits to Paris. I wouldn’t call him a friend, just a passing acquaintance. But I was crazy about his book Down and Out in Paris and London; I think it’s a classic. For me it’s still his best book. Though he was a wonderful chap in his way, Orwell, in the end I thought him stupid. He was like so many English people, an idealist, and, it seemed to me, a foolish idealist. A man of principle, as we say. Men of principle bore me.

INTERVIEWER: You don’t have much use for politics?

MILLER: None whatever. I regard politics as a thoroughly foul, rotten world. We get nowhere through politics. It debases everything.

INTERVIEWER: Even political idealism of Orwell’s sort?

MILLER: Especially that! The idealists in politics lack a sense of reality. And a politician must be a realist above all. These people with ideals and principles, they’re all at sea, in my opinion. One has to be a lowbrow, a bit of a murderer, to be a politician, ready and willing to see people sacrificed, slaughtered, for the sake of an idea, whether a good one or a bad one. I mean, those are the ones who flourish.

3) Ta gueule, keupu.

frédé dit: 23 octobre 2015 à 19 h 14 min

pour en revenir à la citation de George Orwell tirée de Inside the Whale (le lien ne s’affiche pas) Henry Miller = ‘the ordinary man’

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 23 octobre 2015 à 19 h 10 min

Avec le programme de divertissement d’une boîte à cons télévisuelle servi 20 plus tard dans les journaux d’actualités l’avenir carpe diem d’Aragon c’est 50% de chômage chez les jeunes. Génial, non? Ah pardon, tout cela n’a aucun lien, comme un pneu décousu chez Donatella Versace.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 23 octobre 2015 à 18 h 57 min

Faudrait avoir une position plus claire contre un futur avec ongleries free refill de silicone et salons de coiffure ou de toilettage à chaque arrêt de bus. Ce serait pas dommage pour faire moins… Non rien…

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 23 octobre 2015 à 18 h 49 min

L’élite est complètement coupé de la base. (Widersteher)

Est-ce nouveau ? Et puis enfin, où scie-t-on le moins ?

frédé dit: 23 octobre 2015 à 18 h 44 min

Bloom
the ordianry man, the « average sensusal man », has been given the powers of speech, like Balaam’s ass (9h14)

« I have been using the phrase ‘ordinary man’ rather loosely, and I have taken it for granted that the ‘ordinary man’ exists, a thing now denied by some people. I do not mean that the people Miller is writing about constitute a majority, still less that he is writing about proletarians.
No English or American novelist has as yet seriously attempted that. And again, the people in Tropic of Cancer fall short of being ordinary to the extent that they are idle, disreputable, and more or less ‘artistic’.
As I have said already, this a pity, but it is the necessary result of expatriation. Miller’s ‘ordinary man’ is neither the manual worker nor the suburban householder, but the derelict, the déclassé, the adventurer, the American intellectual without roots and without money. Still, the experiences even of this type overlap fairly widely with those of more normal people.
Miller has been able to get the most out of his rather limited material because he has had the courage to identify with it. The ordinary man, the ‘average sensual man’, has been given the power of speech, like Balaam’s ass. »
(Inside the whale)

Le Terrier du Roy dit: 23 octobre 2015 à 18 h 17 min

Enfin D. !
il est important pour des intellectuels de polémiquer puissamment sur des sujets sans importance, cela dissimule leur impuissance sur les sujets qui en valent la peine.

D. dit: 23 octobre 2015 à 18 h 14 min

Cela-dit, ça demeure une opinion personnelle, il n’y aurait pas lieu de polémiquer là-dessus de façon généralisée

Le Terrier du Roy dit: 23 octobre 2015 à 18 h 12 min

« William Christie qui fréquente assidument le bocage en sa merveilleuse demeure verdoyante de Thiré… » (Manu Goldu) http://www.jardindewilliamchristie.fr/

Autant nous sommes reconnaissant à William Christie pour son action musicale …. autant ses goûts en matière de jardinage sont des goûts de m.erde !

Son jardin est horrible !

D. dit: 23 octobre 2015 à 17 h 56 min

D, dans les années 80, j’avais travaillé à l’édition française de la biographie d’Orwell par Bernard Crick chez Blland. A votre avis, elle tient toujours le coup ?

Oui, tout à fait. Il n’y en a jamais eu de meilleure que je sache.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 23 octobre 2015 à 17 h 52 min

“You don’t have to burn books to destroy a culture. Just get people to stop reading them.” Ray Bradbury

Voilà, effort d’intégration par copié collé fait ici pour la journée. Ne vais pas appeler ceci une BA tout de même…

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 23 octobre 2015 à 17 h 49 min

how do you say

Pas sûr. Après avoir vu le fayotage massif que peux provoquer le culte des ex mauvais élèves. Pourtant c’est assez drôle et divertissant…

La version du traducteur dit: 23 octobre 2015 à 17 h 47 min

« Peut-être voudriez-vous aussi revenir sur votre « Allahu akbar » d’hier. »

C’est vrai qu’en suédois ce n’est pas évident.

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