de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Biographie avec fourchette et bazooka

Rien n’est précisé sous le titre très bianciottien du nouveau livre d’Alix de Saint-André Garde tes larmes pour plus tard (287 pages, 20 euros, Gallimard). Aucun genre. Ni bon ni mauvais. Disons genre libre. C’est ce qui convient le mieux à cette biographie de Françoise Giroud qui a le mérite de renouveler le genre endormi en lui filant un bon coup de pied au cul. Ce qui est tout à fait le genre de l’auteur. Christine Ockrent et Laure Adler étaient déjà passées par là, donnant chacune leur « Françoise ». En repassant par là, la nouvelle venue s’y prend tout autrement. L’auteur… On connaît déjà ses passions par ses précédents livres : sa nanie, Malraux, les cimetières, les églises, les chemins de Compostelle… Imaginez Calamity Jane avec croix pectorale bien en vue, la curiosité faite femme, une fourchette à planter les fâcheuses dans la main gauche, un bazooka sur l’épaule droite. Dans ses bons jours, elle relève une faute de français chez Baudelaire : ès, contraction de l’ancien français « en les », employé improprement au singulier ; mais quand elle est d’humeur… Elle commence par dégommer ses deux prédécesseurs pour leurs oublis, erreurs, ratages, mensonges, ce qui ne se fait pas tant cela passe pour inélégant, mais c’est ce qui l’excite précisément. Puis elle choisit un parti pris et s’y tient de bout en bout : une enquête, une vraie, mais à la première personne, assez proche du journalisme gonzo dans sa facture, qui ne se refuse rien, mette le pied dans toutes les portes avant même qu’elles ne se referment, insiste lourdement au besoin pour arracher des informations, raconte les dessous des coulisses, les apartés, et par-dessus tout la volonté d’embarquer le lecteur dans ladite enquête en ne lui épargnant aucun détail, aucune surprise, aucun remords, aucun déboire. Autant dire que le voyage est agité car c’est écrit au pas de charge, d’un ton familier, grande gueule et formidablement entraînant.

Françoise Giroud (Lausanne, 1916- paris, 2003), on connaît déjà.  Journaliste étincelante, mémorialiste aiguë, portraitiste hors pair, romancière anodine, biographe médiocre, dans cet ordre. Sur le plan professionnel, une force de travail sans égal, un instinct remarquable, une ambition à déplacer les montagnes, une volonté d’en découdre avec la société depuis l’âge de 16 ans où elle commença à travailler pour elle et pour les siens. Sur le plan humain, égoïste, dépressive, suicidaire, mère nulle et grand-mère itou, une certaine méchanceté, un sourire mécanique. Sur le plan moral, une laïque plus laïque que laïque, au point qu’on la présente comme championne olympique d’athéisme. Mais quelle journaliste ! Voilà le tableau.

Toute l’affaire ici contée tourne autour de deux axes : les lettres anonymes antisémites envoyées par Françoise Giroud quand Jean-Jacques Servan-Schreiber, l’amour de sa vie et patron de leur Express, lui annonça son mariage avec une autre ; et la haine de soi. Ce qui, à la réflexion, ne fait qu’un. Car Giroud née Gourdji, d’origine juive turque, pratiqua tout au long de sa vie un déni quasi pathologique de son identité, avec une constance dans la dissimulation de sa judéité, et parfois la revendication de son baptême, qui ne pouvait provoquer qu’un retour du refoulé (un petit-fils rabbin orthodoxe). Le coup de grâce, ce sont encore les Mémoires de JJSS, dans lesquelles le kennedillon ne consacre que quelques paragraphes à celle qu’il appelle délicatement « la femelle de jungle ». Mais là n’est pas l’essentiel : Saint-André a eu l’intuition qu’il fallait creuser ses secrets de famille pour saisir son modèle dans toute sa vraie complexité. Françoise Giroud le méritait, elle qui, par son féminisme, avait libéré une parole et permis à nombre de femmes de s’incarner dans son personnage.

Caroline Eliacheff, pédo-psychiatre et fille de son héroïne, très présente dans le récit, l’accompagne souvent plus qu’elle ne la suit ; si nécessaire, elle lui ouvre des portes, fournit des contacts, procure des sésames ; cela vaut d’être souligné car il est rare qu’un ayant-droit joue le jeu à ce point au risque d’être désagréablement surpris par le résultat. Ce qui ne doit pas être le cas. D’autant que la tête chercheuse a déniché aux archives de l’Imec (Institut Mémoires de l’édition), dans le fonds Giroud naturellement, un inédit du tonnerre Histoire d’une femme libre, manuscrit autobiographique inachevé daté de son suicide raté à la suite de sa rupture avec JJSS et de son renvoi de l’Express (1960) ; non seulement Alix de Saint-André y puise et le cite, mais l’ayant exhumé, elle l’a fait publier ces jours-ci chez Gallimard où il fait un tabac. Plus intéressant sur un plan documentaire que littéraire. Extraits :

 « Je suis une femme libre. J’ai été, donc je sais être une femme heureuse. Qu’y a-t-il de plus rare au monde ? Cela est dit sans orgueil, mais avec gratitude à l’égard de ceux qui m’ont aidée à me construire ainsi. Car, pour la liberté, j’avais des aptitudes, mais peu de dons pour le bonheur (…) Choisir sa mort, l’heure et la forme de sa mort, c’est cependant l’expression la plus pure de la liberté. Elle m’a été interdite (…) Le jour de ma naissance, mon père m’a jetée par terre. Il voulait un fils. Il est mort à quarante ans sans que je garde de lui le moindre souvenir. Je vais parler de lui en disant : Mon Père. Mais pas Papa, ce mot-là n’a jamais été dans mon vocabulaire. Je suis là, ma bonne vieille blessure au flanc».

Et plus tard, dans une lettre à son petit-fils :

« Le passé m’ennuie. D’ailleurs, je n’en ai pas. Je l’abolis au fur et à mesure que la vie avance. C’est moi l’auteur de ma vie, tu comprends ? »

Ce journal d’une enquête est foutraque, déjanté, digressif et d’un charme fou, à l’image de l’auteur. Saint-André n’est pas biographiquement correcte et c’est tant mieux. A l’unisson avec son héroïne, elle est de celles qui pleurent rarement car dans leurs familles, on les a toujours enjointes de garder leurs larmes pour plus tard. Elle piétine les codes pour mieux les réinventer. Ce genre qui s’essouffle y trouvera peut-être un second souffle. A la suivre dans les tunnels imposés par son obsession généalogique, on se dit que l’enquêtrice est un peu frappée, avant de se reprendre car le fantôme de la Marguerite, posant sa main baguée sur notre épaule, nous souffle à l’oreille que non, mon petit, pas folle, juste sublime, forcément.

(« Françoise Giroud, avec JJSS et François Mauriac au marbre de L’Express en 1954 », photo L’Express ; Dessin Todd Saint-John)

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768 Réponses pour Biographie avec fourchette et bazooka

Jacques Barozzi dit: 8 février 2013 à 15 h 10 min

C.P., j’ai rencontré et discuté longuement avec Jean Bouquin, hier après-midi, personnage étonnant et attachant qui m’a dit avoir racheté le théâtre pour Coluche. Et aussi en souvenir de son enfance et de sa mère, modeste blanchisseuse du quartier. Lui, ne veut absolument pas entendre parler de subventions…

ixantherissme dit: 8 février 2013 à 15 h 10 min

je ne lacanise pas du tout poil à toutousde 8 février 2013 à 15 h 01 min
je vous signale quand même qu’une femme prénommée Alix a dû s’entendre parler de la traductrice
Alix Strachey (4 June 1892 – 28 April 1973), née Sargant-Florence, American-born British psychoanalyst
qui ,with her husband the translator into English of the works of Sigmund Freud.

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 15 h 05 min

Il quitte en 1972 la chaire de philosophie du droit de Turin pour devenir professeur de philosophie politique à la faculté des sciences politiques de Turin1. Alors que l’Italie est coincée entre l’opposition entre la Démocratie chrétienne et le PCI, Bobbio se montre sceptique relativement au « compromis historique » proposé par le secrétaire général du PCI, Enrico Berlinguer, et un des chefs de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro1. L’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, par les Brigades rouges, supprime de toute façon cette proposition de sortie de crise, empêchant ainsi à Bobbio de vérifier les raisons de son scepticisme.

C.P. dit: 8 février 2013 à 15 h 02 min

Jacques, j’ai pensé grâce à vous à Dejazet, que je connais bien, et à votre bon historique de ce lieu. En 1976-77, il avait été question de le reprendre, avec René Loyon, pour un théâtre d’esprit « à la Jarry », et puis ce projet, qui supposait une importante subvention de la mairie de Paris, est tombé à l’eau.

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 15 h 00 min

dinosaures du blog & pou¨et pouêtisme à la system Ueda à dada sur son blog ,reprenez un café sans moi .Je ne laacanise pas sur les poils du père,merci!

Jacques Barozzi dit: 8 février 2013 à 14 h 56 min

Je viens d’entendre un universitaire tunisien parler du « Martyr » à propos de l’opposant assassiné : c’est navrant, voire inquiétant ! Ou les mots n’ont plus aucun sens ou le religieux à tout contaminé dans ce pays ?

Jacques Barozzi dit: 8 février 2013 à 14 h 51 min

« Eh oh, c’est peuplé de verts galants, par ici. »

Enfin, plus tout à fait verts, ueda ! Quant à la galanterie d’Henri IV, elle est plutôt incarnée pas un DSK de nos jours ou un Roland Dumas, dont un de ses clients m’a dit hier qu’elle n’avait rien à envier à son confrère-compère…

Dr Bobobio dit: 8 février 2013 à 14 h 02 min

@ Ueda « Tu boiras un coup avec nous, aussi? »..avec plaisir cher U.!… pour moi qui suis né à l’ère du bio-beurk et de l’effondrement de la pensée (mais heureusement, vous êtes là!), vos gourmandises bio(graphiques) à vous, heureux ancêtres, c’est divin nectar, cocktail aphro., EPO, cokenstock!!…ah, comme j’vous aime!!

Dr Bobobio dit: 8 février 2013 à 13 h 45 min

@ Armée malienne : z’avez pas un peu forcé sur la bio, vous??..j’ai dit « 3 doses » pas douze!…voyez dans quel état vous êtes maintenant, c’est mali(e)n!

C.P. dit: 8 février 2013 à 13 h 43 min

alec, c’est à peu de chose près ce que disait Deleuze du « roman de journaliste ».

Quant au creusement psychologique dans les biographies, il s’orne, -pourquoi pas ?-, de données modernes, mais le mot « psychologique » associé à la biographie n’est pas nouveau : j’ai à côté de moi une grosse biographie (1932) de Maurice de Guérin, d’un certain E. Decahors, professeur à Institut Catholique de Toulouse, et dont le sous-titre est « Essai de biographie psychologique »,… et qui ressemble à beaucoup d’autres.

Petit oubli : j’ai tout de même bien aimé, en fin de fil du billet précédent, le vigoureux portrait d’Alix de Saint-André par ueda.

Dr Bobobio dit: 8 février 2013 à 13 h 26 min

CP à 12h32 : « MAIS j’ai un très bon souvenir de Françoise Giroud, … de débats qui ont grandement intéressé ma jeunesse »
Les bio comme elixir de jouvence?
C’est une idée ça!
Dinosaures du blogapassou : prendre chaque matin à jeun (j’ai dit : à jeun…) trois doses de bio, parfum au choix (FG, lacanou, sartriste, boursandieu, sorpabonne…vous avez le choix, l’époque était fertile) et retrouvez votre belle et vigoureuse jeunesse!
Merci qui?

Père Dupanloup dit: 8 février 2013 à 13 h 25 min

Vrillettissime, si ça ressemble, c’est bon : qui cherche vraiment une vérité, désormais en combinaison étanche ignifugée …

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 13 h 22 min

@P(ère)D(up)
quel plaisir de voir que vous n’avez pas prêté attention aux corrections de cette remarque sur le côté présenté .. !ça vous ressemble bien ..

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 13 h 09 min

bien plus que ….
voilà, je ne cherche pas du tout une maîtrise non plus à l’ordinateur, mais j’ai idée de quand je DOIS ME relire .

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 13 h 07 min

be n’est pas que « la vérité » comme on dit m’intéresse tant que ça, mais des savoirs, si. et depuis que je suis enfant pour des raisons personnelles qui tiennent à ma naissance sur laquelle il n’y a eu aucun savoir transmissible , et qu’il a bien fallu que je me débrouille très jeune avec des « traces », y compris des traces sur ma peau et les difficiles conclusions que j’ai pu à force de recherches en tirer .
Depuis, j’aiplus qu’ une grande patience pour les gens qui se lancent dans une démarche de « recherches » pour se représenter une question bien plsu que de posséder des réponses ou une maîtrise -serait-ce celle d’une langue ou d’une technique – et tenter de -se- comprendre

alec dit: 8 février 2013 à 13 h 06 min

le courant biographiste, plus que biographique, ambiant n’a rien de vraiment nouveau, c’est peut-être plus un parent de l’autofiction, une sorte d’autobiofiction, si l’on veut. il n’y a qu’à se souvenir des livres récents de Lydie Salvayre sur Hendrix, de l’enquête de Morgan Sportès, du bouquin écrit entre quatre yeux et deux mains par Amanda Sthers, de l’interpellation de Stendhal par Guéguan, j’en passe et je crois pouvoir dire des meilleurs.
l’écrivain, aujourd’hui, s’ennuie à rédiger des romans, alors il s’écrit ses propres aventures dans la vie des autres, sans avoir à engager de grands frais pour utiliser un nom et des faits d’emprunt. c’est cela la nouvelle littérature ; un perpétuel nouveau roman de la vie de Jean-Claude Romand. les écrivains écrivent sur des parkings de supérettes en attendant que ça « se passe ». le soir, ils rentrent chez eux et disent à leur femme ou mari, et leurs enfants : « dure journée chér(i)e, je viens encore d’écrire un livre à l’intérieur de la vie d’un autre, épuisant. »

Père Dupanloup dit: 8 février 2013 à 13 h 05 min

« Pourtant elle montre la joue droite, et le visage est tourné vers la droite… »

Elle montre l’essentiel.

ueda dit: 8 février 2013 à 12 h 40 min

Ça dépend du point de départ, C.P.

Je comprends qu’une biographie puisse vous apparaître comme un mauvais roman réaliste.

Quand on a dans la tête une culture historienne à base de structures, de modèles, de longue durée, de séries statistiques, la biographie est plus qu’un agréable rafraîchissement: c’est une occasion bénie pour se détacher un peu du pédantisme positiviste, et retrouver les plaisirs du singulier.

Enfin, quand le biographe a du talent (et de la science).
Pas comme…
Mais non, c’est une belle journée.

ueda dit: 8 février 2013 à 12 h 33 min

Si notre Comité de salut public fonctionnait correctement, mais ce sont des fat cats, tout porteur de barbe se verrait civilement épinglé à l’oreille par une puce électronique.

La lutte de la culotte contre la calotte paraît bien engagée, ne nous laissons pas souffler la victoire pas les sans-culottes.
« Attentifs ensemble », hein.

C.P. dit: 8 février 2013 à 12 h 32 min

ueda, c’est pour moi pis que pour ma fille Céline : la biographie me semble presque toujours un genre stercoraire, à l’exception peut-être de celles de quelques jazzmen, qui me font retrouver des moments que j’ai aimés.
MAIS j’ai un très bon souvenir de Françoise Giroud, belle femme vive et libre, journaliste animatrice de débats qui ont grandement intéressé ma jeunesse. Au fond, du « plus vrai » je n’ai rien à battre.

ueda dit: 8 février 2013 à 12 h 25 min

En tout cas, des femmes qu’on aime, il y en a plein dans les rues de Tunisie.

Tenez bon!

Votre jeunesse, votre intelligence, votre beauté mettront en fuite les cafards du Qatar.
Insh’allah.

chignolisssime dit: 8 février 2013 à 12 h 19 min

pabelle,tant qu’on ne sait pas combien de dents a la fourchette, on ne fait pas les comptes paarce qu’après le passage du trois au quatre, ce n’est pas le passage du quatre au saint passouline , mais du quatre au s »cours qu’il est chiant

ueda dit: 8 février 2013 à 12 h 17 min

« Françoise G. fout une trouille bleue aux vieux barbons mysogines du blogapassou »

Eh oh, c’est peuplé de verts galants, par ici.

D dit: 8 février 2013 à 12 h 07 min

Astéroide 2012 D A14: Je vais faire le nécessaire. Philippe Régniez, homme de La Tradition, ne doit pas être atteint.

allelouiai dit: 8 février 2013 à 12 h 04 min

L’astéroide 2012 DA14, de 45 mètres de diamètre, doit s’écraser sur l’île de PQ (le 15 février)puis à asuncion (paraguay), délivrant les populations d’un ricaneur et d’une hyène

Pabelle dit: 8 février 2013 à 12 h 00 min

Classement actuel :
1. Les Rothschild : 1237
2. Régis Debray : 1132
3. Anselm Kiefer : 878
Avec 557, pour l’instant, on est loin du compte
…ben, normal ça : comme toutes les femmes dangereuses (celles qui lisent, écrivent, aiment – cf Laure Adler), Françoise G. fout une trouille bleue aux vieux barbons mysogines du blogapassou

renato dit: 8 février 2013 à 11 h 58 min

« Non menar Lacan per l’aia », on le dit à quelqu’un qui cause beaucoup pour n’arriver à rien… que sais-je un roman ou quelque chose comme ça…

renato dit: 8 février 2013 à 11 h 48 min

« L’ecclésiastique Pierre Damien blâme d’ailleurs ce raffinement apporté par la princesse byzantine »

Il n’avait peut-être pas une bonne fourchette et n’aimait point que l’on lui rappelle, ces années-là caler à table ce n’était pas rien.

Jacques Barozzi dit: 8 février 2013 à 11 h 39 min

« biographie à’la fourche et au mortier »

Rurale et prolétaire, donc, ça devrait plaire à Clopine !

sans plus erdélysée dit: 8 février 2013 à 11 h 31 min

lu dans wiki:La fourchette est une petite fourche, de l’italien forchetta. Les fourchettes actuelles sont apparues dans l’Empire byzantin, et sont arrivées vers 1056 en Italie quand Théodora Doukas, la fille de Constantin Doukas a été mariée au doge de Venise Domenico Selvo, et ont été diffusées comme une mode en Italie du Nord. L’ecclésiastique Pierre Damien blâme d’ailleurs ce raffinement apporté par la princesse byzantine

sans plus erdélysée dit: 8 février 2013 à 11 h 24 min

Maintenant que Mauvaise Langue s’occupe de la quadruplicité , vous pouvez dribbler du zook-art,pour P.Assouline qu’il vous prépare son Lacan à la sauce messidor

podium dit: 8 février 2013 à 11 h 23 min

Classement actuel :
1. Les Rothschild : 1237
2. Régis Debray : 1132
3. Anselm Kiefer : 878

Avec 557, pour l’instant, on est loin du compte. D., on compte sur toi.

agapantier sans plus de 11 h 03 min dit: 8 février 2013 à 11 h 16 min

et pas après
ce que j’ai copié, je l’ai copié de wiki .
bonne journée .
ce n’est pas ma vocation de faire
de l’Assouline’s sitter !

agape entière dit: 8 février 2013 à 11 h 13 min

oups, j’ai vomi mon café au lait. J’ai mis du ketchup sur ma brioche, je confonds souvent avec la confiture de framboises, et c’est pas passé. Ça mieux maintenant, merci.

R., nanny dit: 8 février 2013 à 11 h 10 min

En tout cas, au Vieux Colombier, j’ai vu HR, qu’arrêtait pas de regarder son portable. Effectivement, c’est un être épicène. Impossible de dire si c’est un homme ou une femme.

agapantier++!! dit: 8 février 2013 à 11 h 06 min

L’efficacité du bazooka était limitée, sa précision n’était pas excellente et sa puissance ne permettait que très difficilement la destruction des chars allemands les plus puissants comme le Panther ou le Tigre. c ‘est dans wiki .

agapantier dit: 8 février 2013 à 11 h 03 min

regardé la page bazooka :
encore une histoire de cave
La dénomination bazooka provient d’un instrument de jazz popularisé dans les années 1930 présentant une silhouette proche de l’arme (le basson).

Routine dit: 8 février 2013 à 10 h 59 min

HR, ce serait vraiment plus sympa si vous continuiez à poster de nuit.
Cela simplifiera la fluidité des commentaires dans la journée et ne vous pénalisera en rien puisque nous zappons dans tous les cas de figures.
Changer de pseudo est tout aussi inutile, 2 lignes et vous êtes repérée.
Signez HR de 1 à 6 heures, postez vos 30 commentaires journaliers et tout sera parfait

(pseudo en cours d'élaboration) dit: 8 février 2013 à 10 h 53 min

« Je ne voudrais pas vous presser mais c’est pour demain. »

Copine Sabine aurait-elle aperçu Passou au Vieux-Colombier ?

agapantier dit: 8 février 2013 à 10 h 49 min

cette histoire de buste ,-la tête peut en être dissociée me tracasse: pourtant c’est Valentin le désossé : heureusment qu’il reste les draps pour faire des vagues

agapantier dit: 8 février 2013 à 10 h 41 min

ce matin, histoire de ne as filer le chiffres par les tweets assouliniens, je suia l’histoire du visage du courbet or not courbet : plus fournie que celle du Delacroix.
et lis
« «Dommage que le mouvement du buste, tourné vers la gauche, ou celui du drapé paraissent incompatibles avec la position de la jeune femme du portrait. »
Pourtant elle montre la joue droite, et le visage est tourné vers la droite…
heureux les erdéliens en canoé et en canotier !

W dit: 8 février 2013 à 10 h 31 min

J’ajoute polder que je ne dispose d’aucune oreillette mais que je serais bien en peine de devoir tenir quelque rôle que ce soit dans Richard III ,s’y produire sans filet nous vient d’un autre temps; voyez un exemple du bénéfice de la technologie appliquée et utile à tous ,l’acteur vainc son angoisse,le public regrette un peu que les gladiateurs ne soient plus déchiquetés,s’interroge ,quel dommage!

W dit: 8 février 2013 à 10 h 16 min

Puisse le travail (pas nécessairement travail de forçat)se transformer en oisiveté bien tempérée, en prière du mélange harmonique et contrepoint .

W dit: 8 février 2013 à 10 h 10 min

Polder je ne crois pas que quiconque se délecte de la catastrophe et s’y complaise pour finir la transforme en une espèce de trame de vie ait forcément les moyens intellectuels l’énergie la ressource d’écrire sa propre histoire,quoiqu’à l’ère de la télé réalité ou de la vidéo-transmission, on réussisse cet exploit de faire avaler pour nutriment la médiocrité de tout un chacun et des voisins,aucun intérêt si ce n’est que de niveler par le bas pour l’édification des masses et la tranquillité de l’élite pourvue du pouvoir,à anesthésier le peuple prévoir de l’urgo ou des prisons.Y voir une catastrophe ?ou du désir de faire de la stagnation ou régression un service publique?gratuit ou payant selon le niveau d’endettement des états.

ueda dit: 8 février 2013 à 10 h 08 min

« les vieux cons blogueurs qui ont des idées, on les prend comme généraux »

En plus, on a une certaine prestance, important pour la confiance.

l'infirmier psy de JC dit: 8 février 2013 à 10 h 04 min

JC « Back to Algiers  »

Pauvre chou ! il a pas encore percuté ni imprimé que l’Algérie ne lui appartient plus

JC dit: 8 février 2013 à 10 h 04 min

Un engagement de trois ans pour les jeunes banlieusards sans qualification dans les bataillons d’afrique, les chômeurs de plus de six mois dans la maistrance et les sous-officiers de la Coloniale, les vieux cons blogueurs qui ont des idées, on les prend comme généraux (on a toujours besoin de généraux débiles), et c’est parti pour la recolonisation de l’Afrique !
On résoud un paquet de problème en les délocalisant, façon capitalistique…

Pad Padre dit: 8 février 2013 à 10 h 02 min

@Onésiphore de Prébois 7 février 2013 à 19 h 40
« Moralité : on ne couche jamais avec le patron. »

Moralité faut pas coucher avant le mariage, et encore, autre restriction : c’est autorisé dans le mariage seulement si c’est pour procréer (des clones)

alex dit: 8 février 2013 à 10 h 01 min

ueda dit: 7 février 2013 à 21 h 50 min (« A la Chambre comme à l’école, le niveau monte.M. David Douillet, cité par Mme Taubira:« Oui je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes. Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas valorisant ».Ça c’est des mecs!) »

En fait la citation n’est pas de DD mais de JC- Le-PQ

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 20 h 45 min
(« Sui allée en chercher, il y a peu pour courir.Hé bien, on ne dit plus baskets mais running !Sans compter que le vendeur s’escrime à vous vanter l’amorti des semelles , que sais-je encore … ! »)

Le bus ne marchait donc vraiment pas …

JC dit: 8 février 2013 à 9 h 45 min

Back to work ! Back to Algiers ! Nos troupes, les meilleures du monde gallo-romain, sont à 200 kms de la frontière de l’ancien département ! Encore un petit effort… allez les gars ! en avant pour la reconquête !

Plus besoin de visa pour émigrer en France les jeunes, vous serez chez vous et chez nous, en même temps ! Pas belle la guerre au Mali ?
(j’ai bon, les réacs là , j’ai bon ?…)

ueda dit: 8 février 2013 à 9 h 33 min

« – ah bon ? et elle s’est fait mal en tombant ?
– figurez-vous que non ! »

Un gentleman, hamlet est un homme qui lit des biographies mais ne discute pas de biographie.

ueda dit: 8 février 2013 à 9 h 28 min

C’est tout à fait le type de bio que rêve d’écrire Hamlet, une bio plurielle (il faudra un index à la fin, pour que le lecteur s’y retrouve).

ueda dit: 8 février 2013 à 9 h 25 min

C’est assez juste, JC.
Tôt ou tard, la polyandrie exige le matriarcat.
Il faut une poigne au sommet pour éviter le massacre entre beaux-frères.

agapantier dit: 8 février 2013 à 9 h 23 min

eut-être quadrivial mais vrai:
 » Elle a un don pour l’écriture journalistique ­ «Ce n’est pas de la sous-littérature, c’est un genre en soi», disait-elle. Règle numéro 1 : «Inutile d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur vous a lâché à la quatrième.»

ueda dit: 8 février 2013 à 9 h 18 min

Excellente idée, JC.
Surtout si on a le droit de rejouer aux dés les places que vous avez attribuées dans la queue.

Pas de dé pour JB qui est content où il est, c’est le seul vrai libéral (« peu importe, si elle est bonne et nous donne à apprendre… », qu’il dit).

Un dé pour Dédé?

polder dit: 8 février 2013 à 9 h 14 min

W : mais non, voyons, je ne vous conseillais pas de retourner au boulot, « back to work » ça voulait simplement dire que je me remettais au travail après une courte interruption.
Je connaissais pas le film « Back Home », je vois que c’est une réunion de famille au moment de Thanksgiving.
A propos de famille, je peux pas m’empêcher de penser que quand on a des enfants ça a quand même tendance (je dis « ça a tendance », sinon on va me contrer en donnant plein d’exemples contraires), tendance à faire…. qu’on peut pas se permettre de se complaire… et même de se délecter… dans le catastrophisme.
S’inquiéter oui, ok, possible, mais tout en restant concret…
Il y aurait une étude à faire sur la délectation catastrophiste… Peut-être que le plus simple serait une bio de quelqu’un qui l’incarne… Mais comme personne ne saurait le faire ou n’aurait envie de s’y coller (!), ce pourrait être une autobiographie !
Pfff! Elle ne sera jamais écrite car la tête mangée par ledit catastrophisme et par la théorie dudit catastrophisme ne saura jamais s’atteler à la tâche. Dommage !
(back to work! ‘bye)

agapantier dit: 8 février 2013 à 9 h 07 min

ce que rapellela P .Sollers
« :&Relisez&Clausewitz.&La&vraie&guerre&est&toujours&défensive.&Lacan&était&très&stratège,&et&
il&menait&une&guerre&défensive&pour&ne&pas&être&marginalisé&ni&éliminé.&Il&avait&tout&le&monde&sur&le&
dos&:& les& philosophes,& les& propriétaires& de& l’École& normale,& l’Internationale.& J’étais& là& lorsqu’il&a&été&
renvoyé&de&l’École&normale&supérieure.&Lacan&était&seul.&J’étais&là,&je&portais&les&valises.&Lacan&essayait&
d’alerter& la& presse& sur& ce& renvoi.& Il& n’y& a& qu’une& personne& qui& nous& a& reçus,& elle& avait& été& sur& son&
divan :&Françoise&Giroud.&Lacan&a&fait&son&numéro&de&séduction,&et&il&a&eu&un&article.&Je&vous&parle&de&
cela,&car&cela&n’a&l’air&de&rien,&mais&c’est&beaucoup

Jacques Barozzi dit: 8 février 2013 à 9 h 05 min

Moi j’aime bien les biographie, je suis en train de lire celle du Caravage par Gérard-Julien Salvy, ancien modèle ou nouveau genre, peu importe, si elle est bonne et nous donne à apprendre…

JC dit: 8 février 2013 à 9 h 04 min

Tout bien réfléchi, mon opinion est faite après ma longue discussion de cette nuit avec le fantôme ailé (double ailes renforcées) de Taubira : je suis désormais pour le « mariage pour tous, release N+1 » !

C’est à dire, pas la mise en couple, en paire, en duet, en binôme singeant bêtement le mariage hétéro à l’ancienne, ridicule union où on s’enchaîne face à face pour le mauvais et pour le pire … Non ! Pour le mariage où N varie entre 2 et l’infini.

La polygamie, la voilà la solution ! Françoise Giroud n’aurait pas été laissée de côté par JJSS. Pas de drame, pas de dépression … hop ! on met une rallonge au pucier et le problème est réglé.

Ce mariage N+1 permettrait aussi l’union, le mariage, de plusieurs hommes avec une seule femme, naturellement : on est pas des réactionnaires ! Polyandrie joyeuse !

Vous imaginez notre adorable gourmande Daaphnée, liée par les liens sacrés du mariage N+1 avec TKT, ML, Chaloux, UEDA, John Brown, Barozzi ? Voilà une famille « modern style » qui pourrait adopter tous les petits D. trop souvent laissés à eux-mêmes. Quelle merveilleuse aventure !

CELINE dit: 8 février 2013 à 9 h 00 min

hamlet, avant d’aller travailler :

Les biographies en général m’ennuient. C’est pourquoi j’aime bien vos commentaires de ce matin.

Je vous souhaite une belle journée (il y a du soleil sur Paris).

Routine dit: 8 février 2013 à 8 h 39 min

Comme quoi rien n’est écrit,
on prévoit une pluie nocturne de HR et un brouillard de JC au réveil et on se retrouve avec un un abdel plein d’étoiles et un lever de soleil shakespearien éclatant.
La vie de prévisionniste rdlien est bien risquée.

agapantier dit: 8 février 2013 à 7 h 59 min

T Ma mère, elle, a commencé son analyse en 1964, à 48 ans. Elle a duré trois ans. L’analyse lui a été certainement d’un grand secours, mais elle n’a rien changé dans ses rapports familiaux. Comme sa mère, elle était très fine psychologue quand il s’agissait des autres mais avec nous, il était trop tard pour modifier nos relations.
Rétrospectivement, je trouve qu’elle a dit presque trop de bien de sa psychanalyse! »
personne ne trouve ça intéressant ? bizarre?

hamlet dit: 8 février 2013 à 6 h 15 min

le nouveau genre biographique étant beaucoup riche que l’ancien genre on se demande si cela va avoir un imapact sur la vie des gens ?

l’idéal serait qu’ils adaptent leur vie à ce nouveau genre.

une vie vécue sur un ancien modèle est-elle compatible avec une biographie d’un nouveau genre ?

hamlet dit: 8 février 2013 à 6 h 11 min

je viens d’envoyer un mail aux éditeurs pour qu’ils rajoutent sur les biographies une numéro de version, comme pour les logiciels, pour éviter les malentendus.

hamlet dit: 8 février 2013 à 6 h 09 min

certains personnages sont des témoins de leur époque, lire leur biographie permet de connaitre leur époque.

j’avais lu la biographie d’Alienor d’Aquitaine, comme biographie c’était très bien.

Par contre son gros problème est qu’elle avait été écrite dans un genre biographique ancien, très ancien, du coup elle est complètement datée.

Le marché de l’autobiographie est très différent de celui de l’automobile dans ce sens où ils ne font pas de reprises sur les anciens modèles….

hamlet dit: 8 février 2013 à 5 h 58 min

ceux qui auront la bonne idée de lire ce livre comportant toutes ces nouvelles conaissances sur la vie de cette dame auront la chance de mourir moins idiots que s’ils ne l’avaient pas lu.

c’est en effet un des intéret des livres : en plus du plaisir de les lire ils nous rendent moins idiots.

j’iamgine qu’il existe des repas en ville dans lesquels un des convives pourra glisser une petites anecdotes tirée de la lecture de ce livre, du genre
– saviez-vous que son père l’a jetée parterre à sa naissance?
– ah bon ? non tu l’as su comment ?
– j’ai lu, très cher, sa dernière biographie qui renouvelle le genre
– ah bon ? et elle s’est fait mal en tombant ?
– figurez-vous que non ! elle aurait pu y laisser des plumes mais quelqu’un l’a ratrappée au dernoer moment
– ah bon ? c’est aussi écrit dans le livre ?
– non mais cette hypothèse est fort probale
– ah bon ?
– cela explique bien sur que sa fille soit devenues pédopsychiatre
– ah bon ? pourquoi ?
– mais enfin mon chez vous etes bouché, c’est une évidence… quand sa mère est jetée parterre par son père au moment de sa naissance sous pretexte qu’elle n’était qu’une fille, que voulassiez-vous qu’elle deviennasse ?
– je sais pas ? gardien de but pour rattraper les ballons ?

hamlet dit: 8 février 2013 à 5 h 41 min

c’est une bonne idée de vouloir renouveler le genre biographique en y intégrant la question du genre.

le genre biographique a; il est vrai, connu des hauts et des bas.
un peu come le genre journalistique avec lequel il fait bon ménage.

booster le genre biographiqe pour lui donner un nouveau départ est une idée qui devrait etre repirse par les économistes et les philosophes qui eux aussi cherchent à prendre un nouveau départ.

En fait un tas de pans de notre paysage culturel sont à la recherche d’un nouveau départ, ou tout au moins d’un second souffle.

Le mieux serait de commencer par un travail théorique sur : c’est quoi un nouveau départ ?
En se référant à des nouveaux départs du temps jadis qui en veillissant ont perdu leur statut de nouveau départ.

Car un nouveau départ ne reste pas nouveau très longtemps.
Lorsqu’un nouveau départ ou un second souffle touchant aux questions culturelles commencent à durer il finit pas lasser son monde, à ce moment beaucoup commencent à regretter les méthodes anciennes.

Le nouveau départ a souvent pour origine un initiateur, qui en général a compris un truc que le sautres n’avaient encore capté.

S ce nouveau départ s’avère etre succès d’autres emboitent alors le pas.
Le nouveau départ prend alors des allures de marathon au moment du départ.
Le marathon est différent de la course de vitesse dans le sens où il n’y exsite pas la notion de faux départ.

Ma foi, il est indéniable que ces questions sont passionnanantes et on attend la suite avec impatience.

Si vous me le permettez je finirais avec une pensée pour les anciens biographes, maintenant disparus qui n’auront pas eu le bonheur de connaitre cette nouvelle ère de la biographie…
C’est le gros problème quand on meurt de ne pas connaitre les choses que nous aurions pu connaitre si nous avions encore été en vie.
Sur ce dernier point ce n’est pas une éminente freudienne comme Caroline Eliacheff qui me démentira.

Bloom dit: 8 février 2013 à 4 h 31 min

The harmonicas play
The skeleton keys on the rain
And these visions of Johanna
Are now all that remain

– Bob Dylan, Visions of Johanna

renato dit: 8 février 2013 à 3 h 19 min

La pensée cunique, cubique, conique, urique, tricycle, pentatonique, tétraphonique, alambique, stroboscopique, paludique e paralogique, stylique, liquéfiante, lénifiante, thciua-thciua thciua-thciua thciua-thciua crunch…

giovanni sant'angelo dit: 8 février 2013 à 2 h 46 min


…allez les marchand du temple,…littéraire,… » victimes – persécuteurs,…
…déjà,…demain,…la pêche d’esprits est-elle bonne,…etc,..

abdelkader dit: 8 février 2013 à 2 h 18 min

enfin foncièrement mauvais, peut-être, mais Richard 3 avait aussi un sens de l’humour démoniaque…comme disait l’autre, the devil plays the best tunes…

Copine Sabine dit: 8 février 2013 à 2 h 08 min

Bonjour

J’ai lu écrit « petite épopée » chez Hugo.

Nous on est allé au théâtre avec la prof et pour l’interro je voudrais savoir qui est le Hero de Hernani ?

De plus pour se faire la main on doit préparer comme question commentez cette tirade :

« 
DON CARLOS, à part.
Par les saints, l’idée est triomphante !
Il faudra bien enfin s’adoucir, mon infante !

Dona Sol va d’un pas grave et assuré au coffret qui renferme l’écrin,
l’ouvre et y prend le poignard qu’elle cache. Don Carlos vient à elle
et lui présente la main.

DON CARLOS, à Dona Sol.
Qu’emportez-vous là?

DONA SOL.
Rien.

DON CARLOS.
Un joyau précieux?

DONA SOL.
Oui.

DON CARLOS, souriant.
Voyons.
»

Je ne voudrais pas vous presser mais c’est pour demain.

Merci.

abdelkader dit: 8 février 2013 à 2 h 08 min

‘…Françoise Giroud (Lausanne, 1916- paris, 2003), on connaît déjà. Journaliste étincelante, mémorialiste aiguë, portraitiste hors pair, romancière anodine, biographe médiocre, dans cet ordre…’
c’est pas très sympa tout ca, M. Assouline…venant d’un biographe comme vous et a propos d’une autre biographe…z’avez pas d’esprit de corps dans votre profession ? bref, je vous crois sur parole hein, vu que je n’ai jamais lu ses biographies et ne pense pas le faire de sitôt…par contre Olivier Giroud lui, je veux bien lire sa biographie…je l’ai vu jouer plusieurs fois et je pense que dans 5 ans, il sera une grande star pour Arsenal et la France…les gooners (les supporters d’Arsenal Football Club pour les mal-comprenants) lui ont crée sa chanson spéciale qu’il a l’air d’apprécier…sur l’air de ‘Hey Jude’…anyways…je suis allé voir une superbe pièce anglo-japonaise ce soir, le Shogun et le Samouraï anglais, et ensuite boire une Guinness ou 3 dans mon ancien pub favori, le King’s Head a Islington qui a aussi un tres bon petit théâtre dans l’arrière salle et de la musique live…ce soir un groupe de Blues et l’énergie dans le pub, j’vous dis pas…ca dansait de partout…donc mon énergie a moi était du coup au grand max, surtout que demain j’ai une journée degueu…ensuite je passe sur votre prestigieux site, comme dit l’autre, et mon énergie se dissipe comme par magie…Françoise Giroud…tain…bref, on a retrouvé les os de Richard 3 cette semaine…sous un parking municipal a Leicester…pour moi, le plus grand personnage de l’histoire du théâtre…d’après Shakespeare, quelqu’un qui était foncièrement mauvais mais quelqu’un aussi qui se haïssait peut-être a cause de sa difformité et des humiliations que cela lui avait causé…d’apres moi, une autre Mauvaise Langue…

Routine dit: 8 février 2013 à 1 h 22 min

La nuit sera belle
ML et HR veillent
RDV pour le commentaire « humoristique » de JC sur le coup de 7h00.
La rdl n’est qu’un éternel recommencement

agapantier dit: 8 février 2013 à 1 h 08 min

@mauvaise langue
comme dans la plaisanterie . mais peut-être pouvez-vous espérer du rêve , au sens commun de vous présenter cette écriture
je vous demande de me croire : !c’est ce qui m’est arrivé, circa 2000

agapantier dit: 8 février 2013 à 1 h 05 min

mauvaise langue, il me semble que vous me faites des cadeaux sans le savoir ni le vouloir
omme dans la plaisanterie, avotre insu de votre plein gré , j’ajoute sua sponte qu’on trouve tant pour la philosophie chinoise chez Jullien
Je ne peux que vous en remercier publiquement

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 50 min

« Petite prophétie » fait penser symétriquement à « petite épopée » chez Hugo. Ecrire symétriquement à Hugo en somme…

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 48 min

La fin du & 74 de Milner :

« Demeure le nom juif ; il requiert la quadriplicité, parce qu’il ne subsiste que par elle. Au point que la conversion, pourrait-on dire, n’est pas son fort. Requérant la quadriplicité, il refuse un rêve humain et s’expose à l’odium des nations. Si le moderne se définit par la croyance en une réalisation illimitée des rêves, alors l’avenir est tout tracé. Il passe par l’antijudaïsme théorique et pratique absolu. À suivre Lacan au-delà de ce qu’il énonce expressément, sont ainsi jetées les bases d’une religion nouvelle : l’antijudaïsme sera la religion naturelle de l’humanité à venir. »

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 36 min

Mon angoisse depuis l’adolescence, mon rapport abyssal au monde, il le dit très bien : « chaque chose est toujours, plus oumoins, autre chose que ce qu’elle paraît être. » Une forme d’écriture qui rende compte de ça. Difficile, mais vital.

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 33 min

Travailler à la manière du Zohar, comme il dit encore, le r^ve comme « petite prophétie » ; « rêve-pensée ». Passionnant.

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 32 min

Il dit aussi : « rendre compte du cosmos intérieur de toute réalité sociale ». C’est ça la littérature de demain, c’est ce que j’aimerais pouvoir réaliser.

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 29 min

Ce que dit Milner du nouveau racisme se vit déjà ici ou là, sur des sites plus ou moins connu (celui dont j’ai été expulsé à coup de chèque, en est un exemple particulièrement frappant) mais pas que…

Ce que dit par ailleurs Maffesoli (soumission générant une pensée aristocratique, etc). On voit ça déjà chez Onfray. Une pensée qui me semble extrêmement dangereuse, qui rappelle en bien pire l’abbaye de Thélème de Rabelais.

Bref, on voit les choses se mettre en place sous nos yeux pour qui a les bonnes grilles de lecture du réel contemporain.

Et c’est assez effrayant, je dois dire…

agapantier dit: 8 février 2013 à 0 h 16 min

@mauvaise langue , voici une citation d’approche pour la quadriplicité , (homme su quaternaire)
. Alors qu’au
Moyen Âge, les disciplines enseignées
dans les universités européennes reposaient sur le Trivium (grammaire, rhétorique, logique) puis le Quadrivium (arithmétique, géométrie, musique, astronomie),
l’évolution technique accélérée depuis le
XII
e
siècle
2
aboutit à de nouveaux savoirs,
si bien qu’à la Renaissance on assiste à la
reconnaissance des Arts mécaniques
comme source de connaissance

e
,
le mot antique de technologie prend le
sens de « étude de la technique ».
Entre 1750 et 1820 sont posés trois piliers
de la discipline qu’on nomme aujourd’hui
technologie :
et un lien avant que vous ne sondiez chez heidegger!

http://www.utbm.fr/sites/default/files/gestionFichiers/docs/UTBM/EditionsMultimedia/DOCS_TECHNOLOGIE/Quelle-technologie_Lequin-Lamard_2037.pdf

alec dit: 8 février 2013 à 0 h 15 min

@ OOHO4, GMT, toujours subjugué par « la figure du cobra » du Sukhoï, D.ickie ?
pfffff (comme font souvent ces serpents-là avec leur bouche en luc de poule), vous me donnez un P-47 Snafu ou un simple Lavotchkine et je leur mets leur assiette de lit en portefeuille moi à vos Sukhoï et autres Mig-29 de mon luc.

La mauvaise langue dit: 8 février 2013 à 0 h 14 min

D., ce que vous dites est très intéressant. J’y adhère un peu. Sauf que je serais plutôt d’avis que l’ère babélienne n’est pas encore arrivée… Nous entrons tout juste, à mon sens, dans l’ére du nomadisme généralisé.

Voir par exemple le bouquin de Michel Maffesoli, Du nomadisme Vagabondages initiatiques. Il date de 1997. Je vais me l’emmener en vacances en, mars pour me le relire et le méditer en faisant du vélo sur les petites routes de Sologne et aux bords des étangs (j’avais la dernière fois dérangé une belle et grande grue avec mon vélo, la pauvre, je sentais presque son cœur battre et je suis parti à toute vitesse pour la tranquiliser…) et à Sitgès à côté de Barcelone. Nous avons la technologie nomade comme dit fort justement Attali, notre ordinateur. Passou est déjà un grand nomade devant l’Eternel.

agapantier dit: 8 février 2013 à 0 h 04 min

@ueda,
tout simplement, ai-je filé et noué à des souvenirs la bonnenouvelle du jour sur le visage supposé de « l’origine du monde’ que
L’analyse scientifique de la toile, la signature cachée dans l’oreille, les fils de trame

D dit: 8 février 2013 à 0 h 03 min

Je ne suis pas sûr qu’un gars comme alec, qui gobe autant de choses en matière de géopolitique, soit capable de comprendre les subtilités que j’expose.

agapantier dit: 8 février 2013 à 0 h 02 min

Mauvaise langue,
heureusement que nous ne nous connaissons pas, mais ce que vous dites me réjpuit d’une certaine façon … pour Lacan, compter jusqu’à 4 est déjà une prouesse d’où les cartels pour s’en tenir là
et chez Heidegger, , vous ne vous souvenez de rien ?
il sa sans dire que je suis pas la voie Heidegger … mais …ce dont on ne saurait parler ….

D dit: 7 février 2013 à 23 h 59 min

Tout cela vient d’une tablette que j’ai trouvée dans l’Indre, en pissant contre une haie le long d’un chemin vicinal. Je l’attribue aux Mayas.

D dit: 7 février 2013 à 23 h 58 min

Je vais vous faire une seconde révélation.
Il y a trois stades cycliques pour l’humanité, lesquels se répètent indéfiniment en boucle :

1 – stade nomade
2 – stade sédentaire
3 – stade dispersé

Nous venons de quitter le deuxième pour entrer dans me troisième, qui durera 2000 ans environ.

alec dit: 7 février 2013 à 23 h 56 min

être dépeint tel un »kenedillon », en nain trop vite rapetissé, de la politique, oui c’est difficilement contestable, la charge est sévère mais supportable car un poil ridicule aussi, mais d’autres auraient pu oser le terme et la comparaison, inutile de jeter Lapierre sur Collins, donc. mieux vaut être un petit Kennedy qu’un énorme Lyndon B. Johnson (deux ou trois exemples viennent à l’esprit dans notre pays), peut-être. mettons au crédit de Servan-Schreiber qu’il était très près de découvrir le graal du centrisme français avant que les faux-nez du gaullisme de gauche et du socialisme bien tempéré par les forces magiques du réel ne le dépouillassent de cet improbable liquide sacré ou n’en détournassent le possible héritage en l’asséchant dans une coupe chauffée à blanc sur l’autel des bonnes vieilles idéologies dont la France et ses curés politiciens n’ont jamais pu vraiment se passer. en matière de presse, c’est un géant, on n’oublie l’impact qu’eut son livre, « Le défi américain », qui n’était certes pas que du vent ; en bon ingénieur système, JJSS n’avait pas eu peur de plonger la main jusqu’aux racines des problèmes sclérosant la société française, n’hésitant pas à masser en profondeur les chênes qu’on continuait portant d’abattre.
en envisageant de nouvelles sources et ressources, il proposait un changement de paradigme, un vrai saut qualitatif sociétal.
bon, il ne put laisser l’empreinte de ses idées que dans la presse avec son Express de légende, mais quel pas en avant pour le journalisme.
quant à la belle et sauvage Françoise au sourire qui ne s’aimait pas (le coquet), j’ignorais les étapes importantes de sa vie et son apport si faste dans les métiers où courent les plumes sergent-major des immenses Albert Londres d’aujourd’hui.
je ne me souvenais que de sa phrase sur les Albertine qui viendraient après elle ; « La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente. »
on jurerait que c’était dit sur les décombres d’une vaste terre brûlée, après moi le déluge.
c’était à double tranchant, elle semblait s’exonérer de toute médiocrité même passagère (laissa-t-elle un souvenir impérissable dans les cercles du pouvoir quand on la désigna pour y siéger ?), et n’était pas spécialement amène avec les hommes. heureusement, ou malheureusement pour sa mémoire, les annales du temps ont donné tort à son adage. la femme compétente a fait sa place, l’incompétent notoire a gardé la sienne, et tous les deux jouissent du même salaire de la peur de la perdre. ah, il y aurait des différences de ‘traitements’, encore de nos jours..? comment cela se peut-il ? on m’aurait joué ?

La mauvaise langue dit: 7 février 2013 à 23 h 53 min

Non, je ne connais pas la genèse du concept de « quatriplicité ». Mais je pense naïvement qu’il vient de son travail de linguiste sur les noms et notamment sur le nom juif. C’est un long cheminement de la pensée de Milner. Je ne pense pas que ça vienne de Lacan. Mais je peux me tromper car je n’en sais fichtre rien.

agapantier dit: 7 février 2013 à 23 h 49 min

ce mot de Heine est si fameux , après coup, qu’il est facile à retrouver sur la toile :

On exécutera en Allemagne un drame auprès duquel la révolution française ne sera qu’une innocente idylle. »
— Histoire de la religion et de la philosophie en Allemagne
Bien avant la plupart de ses contemporains,

D dit: 7 février 2013 à 23 h 48 min

TKT dit: 7 février 2013 à 19 h 07 min

ML, voyez vous, depuis que vous avez avoué n’avoir jamais lu des textes, tout en reprochant aux autres (PC par exemple) de les avoir mal lu et de ne rien comprendre: Vos commentaires me concernant, je les relativise à l’aune de votre inconsistance.
___________________________
Vous écrivez décidément de mieux en mieux, Thierry. Et je vous ai toujours secrètement admiré, parce que vous êtes capable d’aller à fond de vos possibilités malgré des capacités limitées. Tout le contraire de moi.
Vous êtes mon complément, et c’est en cela que je vous apprécie. Il faudrait vraiment qu’on aille le manger, ce couscous, avec Jacques.

Jacques Barozzi dit: 7 février 2013 à 23 h 46 min

« ce mystère vous dépasse. »

Certes, ueda, mais surtout il me navre, à la manière de la danse des canards !

« de la catastrophe à venir auprès de laquelle la Shoah sans doute sera jugée à l’avenir comme une bagatelle (pour un massacre…). »

C’est beau, ML, mais aussi « cassandresque » que les habituelles prophéties qui constituent le fond de commerce de Jacques Attali

D dit: 7 février 2013 à 23 h 41 min

Et il y aura encore d’autres signes de ce genre-là, pour que vous ce compreniez toujours pas, mais au moins on vous aura prévenu, vous ne pourrez pas dire le contraire.

D dit: 7 février 2013 à 23 h 40 min

Je vais vous dire pourquoi tant de harengs sont dernièrement décédés en Norvège : pour montrer de façon symbolique que l’on persécuté au quotidien et massivement les chrétiens, dont l’emblème est le poisson.

agapantier dit: 7 février 2013 à 23 h 37 min

mauvaise langue, je reviens ,t lis votre long post en relevant -en commençant par la fin
 » auprès de laquelle la Shoah sans doute sera jugée à l’avenir comme une bagatelle  »
car vous connaissez bien ce mot auprés de quoi la récvolution française ne sera qu’une charmante idylle ‘
mais savez-vous d’où Milner , lecteur de Lacan, bien sûr (dont il rappelle qu’il était très attentif aux sciences ), tire la quacriplicité, exactement ?
j’en ai une idée associée à une remarque de Lacan , mais aucune certitude, même si « ça marche  » , d’une certaine façon -j’aurais dû lui demander à Milner quand j’ai été l’écouter, parce que ça m’intéresse tout particulièrement , bien que je ne joue pas aux cartes.

La mauvaise langue dit: 7 février 2013 à 23 h 23 min

Vous avez raison agapantier. Mais mes angoisses n’étaient rien à côté de celles qui m’attendent à l’avenir auxquelles j’étais très loin d’avoir pensé et que Milner nous donnent à penser. Car Milner est le penseur qu’a produit notre époque pour en penser son enfer propre et celui de notre avenir. C’est aussi en cela que Milner est notre Phare à tous.

Les lettres antisémites de F. Giroud ne sont rien par rapport à ce que nous réserve le nouveau siècle. Et ce nouveau siècle retiendra très certainement dans le futur que l’enfer du nouveau racisme fut déclenché dans le monde par celle-là même dont l’antiracisme était le combat, notre actuelle ministre de la Justice, si sûre d’elle-même. C’est avec ce racisme illimité de l’avenir qu’il me/nous faudra compter désormais avec ce que le mariage pour tous entraîne, dans un engrenage infernal qui en rappelle forcément un autre aux Juifs.

Pour être plus clair, il faut citer ici une grande partie du & 74 du bouquin de Milner, Les penchants criminels de l’Europe démocratique (c’est page 125 pour ceux qui connaissent) :

« Il s’agit du paragraphe 74 de son livre (&74, p. 125, pour ceux qui connaissent) ; Milner est le penseur que notre époque produit pour penser son enfer, heureux hasard si l’on veut :
« Je crois pouvoir me souvenir sans pouvoir en retrouver la trace, que Lacan émit un jour le logion : « Le racisme a de l’avenir. » Mirage de la mémoire, peut-être. Citation inasssignable ou fabrication involontaire, un nouage signifiant se propose ; impossible de le comprendre si on ne l’articule pas au titre de Freud, L’Avenir d’une illusion, et si l’on ne se souvient pas que sous ce titre, Freud entendait parler de la religion. Lacan — ou mon élaboration mnésique — donne à entendre, à qui le veut bien, que la religion de l’avenir, c’est le racisme. Ils imposent du même coup une interprétation du mot trop célèbre, attribué à Malraux (la fabrication est là presque certaine) : « Le vingt-et-unième siècle sera religieux ou ne sera pas. » À restituer désormais : « Le vint-et-unième siècle sera raciste ou ne sera pas. »
.
« Mais n’en déplaise aux organisations antiracistes, le racisme dont parle Lacan n’est pas celui dont elles s’occupent. Il faut l’entendre en un sens autrement précis : le racisme est cette position subjective qui tient que la race et ses — la lignée, les racines, la souche, le terreau — saturent la quadriplicité. Qu’elles en sont le substitut le plus exact, celui qui permet d’expulser la quadriplicité par un nom infamant. D’autant plus infamant qu’il est honoré. Il existe des dévots de la race ; il existe des dévots de la souche ; ils sont même innombrables. À la substitution l’antiracisme ne change rien. Après quoi, tout est permis en matière de ségrégation. »
.
« Dans la langue d’un homme du vingtième siècle, prédisant ce que serait le vingt-et-unième siècle, racisme doit s’entendre d’une seule manière : la haine de la quadriplicité. La société moderne met en œuvre cette haine ; le moyen sera la multiplicité illimitée des substituts tant matériels que symboliques ; le procédé technique ne se fera pas longtemps attendre ; le procédé d’opinion non plus et le nom de race demeurera pour longtemps un recours disponible — sous les deux formes du racisme et de l’antiracisme, trop opposés pour n’être pas équivalentes quand la bêtise et l’ignorance sont aux commandes. »

Je n’ai personnellement jamais rien lu de plus profond sur notre actualité la plus brûlante, et de plus prophétique de la catastrophe à venir auprès de laquelle la Shoah sans doute sera jugée à l’avenir comme une bagatelle (pour un massacre…).

renato dit: 7 février 2013 à 23 h 00 min

« … son nom propre qui l’a travaillé… »

Quelqu’un, disons Plin car le nom me fuit, avait avancé une hypothèse de ce goût-là pour Duchamp — son travail (le travail de M.D.) comme profondeur du camp de l’art. Un autre, disons Plan car ce nom-là aussi me fuit, dit qu’il comprenait « du champ », mais que même en étant doué d’une certaine imagination, il ne comprenait pas où Plin prenait la « profondeur ». Sur ça Plin répondit en prenant en exemple la photographie, discipline où la profondeur du champ est donnée par la plus ou moins grande ouverture de l’objectif par le diaphragme, ce qui contrôle la quantité de lumière qui entre dans la camera. Il semble qu’un ami de Plin, appelons-le Plun, qui assistait à la conversation fut prit par un fou rire lorsque le mot « camera » fut prononcé. Demandé d’une explication Plun, quand finalement put retenir ses éclats, répondit que le mot « camera » lui avez rappelle Leonard, Durer, Vermeer, non en séquence mais en cluster, ce qui avait produit une espèce d’image composée faite de parties d’œuvres des trois maîtres, plus ou moins synthétisée dans une espèce de Betty Boop aux magnifiques couleur de maître de Delft, mais tout à fait ridicule. Sur ça une polémique surgit car selon Plin cette image prouvait son idée de la profondeur de champ (N.B. jamais énoncée avant cet instant-là) : une image en rappelle une autre et puis encore une autre, et ainsi de suite, même s’il y a des différences entre elles. À ce point il était parfaitement évident que Plin avait raison pour un aspect de la question, cependant en prenant en exemple la plus ou moins grande ouverture de l’objectif par le diaphragme, il avait posé son hypothèse sur une base loufoque, et Plan ne se laissa pas échapper une si belle occasion : certes l’idée de profondeur de champs chez Duchamp n’était pas fausse mais il fallait :
1., lui montrer un appareil photographique capable de la prouesse décrite par Plun ;
2., trouver un autre cas d’artiste qu’avait créé une œuvre en réfléchissant sur son nom car sans cela l’hypothèse n’était pas vérifiée.
Il n’arrivèrent pas à tomber d’accord (curieux tomber d’accord c’est un peu comme tomber enceinte), et il finirent le diner (la scène se passait dans un restaurant) en parlant femmes, voitures, ballon.

Un critique qui était assis à la table à côté, appelons-le Splun, paya vite son addition, rentra chez lui et pondit un magnifique article à propos de la profondeur du champ chez Duchamp ; article qui parut le jours d’après sur un journal très respecté (un journal respecté, jamais compris l’expression, mais cela n’a pas d’importance). Le fait curieux est que Plin ne revendiqua jamais la paternité de l’idée et que Splun ne daigna jamais donner une explication du concept sous-jacent à l’idée de profondeur de champ.

Il y aura sans doute quelque erreur de frappe et des malfaçons, mais j’ai écrit ce souvenir sans trop m’attarder sur ces choses-là. Pour la chronique, je connaissais et fréquentais Plin, Plan, Plun, et Splun, je crois que Plun est encore ce ce monde, pas les autres.

Jacques Barozzi dit: 7 février 2013 à 22 h 21 min

(rose, très intéréssante cette histoire de tête retrouvée de l’Origine du monde, je parlais de la chatte minaudante et miaulante de qui vous saavez…)

W dit: 7 février 2013 à 22 h 19 min

Polder 10h31
votre usage de l’anglais m’autorise,n’ayant strictement rien lu de l’auteur en question,un film qui peut être a vieilli mais qui à sa sortie avait plu au public parisien ,Back home puisque vous me conseillez de retourner au boulot ,un détour par cette libre fantaisie psychologisante ,une histoire de famille .

ueda dit: 7 février 2013 à 22 h 16 min

des psychanalystes qui n’en cherchaient pas moins à trouver une oreille de femme ,mais d’une femme échangeable .

J’aime bien cette oreille de femme comme objet du désir, mais quand vous dites « échangeable », voulez-vous dire contre de l’argent?

ueda dit: 7 février 2013 à 22 h 10 min

« Réponse de la vieille dame:
« Que veux-tu, à mon âge et avec la gueule que j’ai, mon cul me coûte cher »! »

Les garçons capables de lever la patte en toute circonstances ont toujours été pour moi un mystère.

Quelle bénédiction (comme dirait M. Régniez) qu’ils existent, ça fait un peu baisser la tension dans le vivre ensemble.

Dans le cas contraire, on serait soi-même contraint à la goujaterie.
Et après, bonjour la haine de soi, comme dirait… hein.

agapantier dit: 7 février 2013 à 22 h 00 min

et qui travaillait durement
il me semble déà que Giroud à propos de ce fils dont reparle sa fille Caroline avait fait comp^rendre à celle-ci qu’elle ne comprenait pas ..
(eh oui, j’ai lu autrefois la dite caroline )

Chaloux dit: 7 février 2013 à 21 h 59 min

Cette histoire de vieillissement m’en rappelle un autre.
Léautaud raconte vers la fin des années trente qu’il rencontre Marguerite Moreno deux jours de suite retirant de l’argent à sa banque.
« Encore ? »
Réponse de la vieille dame:
« Que veux-tu, à mon âge et avec la gueule que j’ai, mon cul me coûte cher »!

agapantier dit: 7 février 2013 à 21 h 53 min

ce billet sur Giroud , peut-être parla question de « distance » donne l’impression que P.Assouline , comme beaucoup et bien des commentateurs ne se fait pas à des questions du féminin , et qu’il ne peut surtout pas reconnaître qu’il ena comme tout le monde , femmes y compris .Avec cette différence que les femmes, elles les ont mises sur la table, en cessant de se les laisser confisquer par « la médecine, et autre facultés et psycho psycha et les savoirs institués .
je rappelle quand même qu’il y a vingt ans une femme qui disait fric et qui ravaillait surement était traitée avec mépris par des psychanalystes qui n’en cherchaient pas moins à trouver une oreille de femme, peut-être pas celle de la tête de l’origine du monde à venir,mais d’une femme échangeable . …

ueda dit: 7 février 2013 à 21 h 52 min

Douillet, ML dirait que c’est son nom propre qui l’a travaillé, qui l’a poussé à prendre des coups, quoi.
Cette névrose, « ce n’est pas étonnant », dirait-il.

ueda dit: 7 février 2013 à 21 h 50 min

A la Chambre comme à l’école, le niveau monte.

M. David Douillet, cité par Mme Taubira:
« Oui je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes. Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas valorisant ».

Ça c’est des mecs!

rose dit: 7 février 2013 à 21 h 39 min

ben oui je suis d’accord avec ce que vous écrivez agapantier
mais « petits chéris  » c’est affectueux il faudrait bien le comprendre quand même cela !

Personne ne fait d’effort pour comprendre l’autre personne

Lui -le spécialiste de Courbet- il a dit un monceau de conneries (il est effrayant on se fout de la gueule e ton veut pas le savoir mais d’où il sort lui ? Lui ?) mais il a fait deux propositions intéressantes : la second elle a deux bras grands ouverts, et il a tenu compte de la trame des deux tableaux.

Le musée d’Orsay n’y croit pas : les gens intelligents sont toujours les derniers à comprendre les trucs simples comme bonjour (j’espère que le femme de C.P n’est pas mêlée à ce doute, parce qu’alors il n’aura pas fini de m’entendre …).

Barozzi n’aime pas les chaussures ; je suis catastrophée mais je ne vais pas me laisser saper le moral par un type qui n’aime pas les chaussures. Surtout aujourd’hui 7 février 2013.

Irlandaise la meuf ; j’ai cru turque un moment à cause des cheveux mais pas du tout. Maintenant, je voudrai savoir qui l’a découpée. Si quelqu’un a un tuyau, je suis preneuse.

>D ? Après les repentis des peintres renommés, y’at-il eu des cas de découpage de toiles ?

merci par avance je compte sur vous lorsque vous aurez cinq minutes de libre.

Chaloux dit: 7 février 2013 à 21 h 37 min

Daaphnée, toute la série des Chaloux énervé etc… ce n’est pas moi. J’ai idée qu’il y a du phacochère faliconais dans l’air (ne sentez-vous pas ces relents putrides). Le pauvre homme.
La chaussure est un sujet bien intéressant. Pendant longtemps, pour cause de budget livres astronomique, je me suis chaussé avec n’importe quoi. Maintenant, c’est impossible. Il faut y mettre le prix…Comme dans beaucoup d’autres domaines, vieillir, même si ce n’est qu’un petit commencement, coûte cher !

agapantier dit: 7 février 2013 à 21 h 34 min

Il m’est difficile de comprendre la manière de P.Assouline détresse la professionnelle d’un côté et de l’autre Sur le plan humain, et
. Sur le plan moral,
quelle simplification : très insatisfaisante :et je ne trouve pas que l’appel à la référence psy relève le morceau pour lui-même .

agapantier dit: 7 février 2013 à 21 h 24 min

après ce qua dit rose, à propos de Mauvaise Langue, mais peut-être a-t-il raison lorqu’il dit que les commentateurs ne peuvent pas le comprendre , et cela non parce que les commentateurs seraient des puits d’ignorance et de bêtise,mais parce qu’il a conscience aussi non suelement de la somme de recherches qu’il a faites pour ressaisir son histoire de famille et de la difficulté de ces recherches avc les émotions et les angoisses qu’il a raversées, aidé ou non, mais parce qu’il sait qu’il y a aussi tout ce qu’il ne peut pas dire , même allusivement, parce qu’il a sens de son intimité e qu’il n’a pas envie de se faire cannibaliser en supportant les sarcasmes . En quoi , même si souvent je ne le supporte pas , et que je n’aime pas cette relation d’adresse « mauvaise lngue /petits chéris’ il me semble qu’il a raison sur bien des plans .

rose dit: 7 février 2013 à 21 h 20 min

>D

les enfants soignent de plus en plus leurs parents et leur devenir est leur devenir pas celui de leurs parents, le leur.

Sur le mensonge et la sincérité, votre com. D à o heure et 24 mn, il y a une très belle nouvelle de Dino Buzzati qui s’appelle le Compte : au moment des comptes, et des règlements de compte, moins la liste est longue plus c’est facile de passer le cap.
Avec la sincérité la liste peut raccourcir sensiblement ; il y a nbre de crasses qui (m’)encombrent passablement, mais les mensonges encrassent en profondeur.

Je ne crois pas que vous vous trompiez de sentier : il me semble que vous êtes dans votre rôle de femme de montrer le sentier, pas le faux, le vrai.

Ceci sans aucun effet/lien par rapport à un dieu quelconque ou un jugement dernier : c’est juste soi face à soi-même.

Longue vie à vous et longue vie à lui.

ueda dit: 7 février 2013 à 21 h 13 min

J. Barozzi aurait probablement l’effronterie de dire qu’une telle femme nous fait un peu peur, à l’Est.

C’est méprisant et scandaleux, même si ce n’est pas complètement faux.

rose dit: 7 février 2013 à 21 h 12 min

on ne peut pas laisser dire quelqu’un qui a trop bu car il déparle.
Lui doit cesser et nous on doit le stopper.
Sinon c’est comme la flaque de fuel qui s’échappe dans le golfe du Mexique.
Et les poissons malheureux, malheureux.

ueda dit: 7 février 2013 à 21 h 11 min

« Mais quel appétit !
Si j’étais un homme, je n’y aurais pas été insensible .. Prudent, mais pas insensible. » (Daaphnée)

Blague à part, la photo est fascinante, reflet de l’époque.

FG est en effet tellement femme épanouie qu’elle est presque mère, et que JJSS, avec son petit nez retroussé, fait un peu garçonnet.
Il y a un moment où il s’est dit qu’il ne finirait pas ses jours avec maman.

Jacques Barozzi dit: 7 février 2013 à 21 h 07 min

(Heureusement qu’agapantier relève le niveau du côté des dames, au dessus de la chatte et du visage, à l’intérieur de leur crâne…)

rose dit: 7 février 2013 à 21 h 07 min

La mauvaise langue dit: 6 février 2013 à 22 h 31 min

Oui, c’était l’époque, c’est vrai, où il y avait des débats en France. Là, vous avez tout à fait raison, rose. On vit tellement dans le renatisme depuis des lustres, que Ça m’était sorti de l’esprit. Mais ce fut certainement une motivation pour F. Giroud.

Oui ML je vois les salles de rédaction comme des lieux d’intense bouillonnement intellectuel où elle a eu sa place, belle. Mais je lis le reste que chacun écrit, à +

agapantier dit: 7 février 2013 à 21 h 04 min

ce que précise encore le petit-fils rabbin
« Rav Aaron Eliacheff :
«Les racines juives de mon père, Robert Hossein, remontent à son grand-père, un certain Minkowski»

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 21 h 02 min

Pierre Assouline, j’aime assez ce protrait:
« Françoise Giroud (Lausanne, 1916- paris, 2003), on connaît déjà. Journaliste étincelante, mémorialiste aiguë, portraitiste hors pair, romancière anodine, biographe médiocre, dans cet ordre. Sur le plan professionnel, une force de travail sans égal, un instinct remarquable, une ambition à déplacer les montagnes, une volonté d’en découdre avec la société depuis l’âge de 16 ans où elle commença à travailler pour elle et pour les siens. Sur le plan humain, égoïste, dépressive, suicidaire, mère nulle et grand-mère itou, une certaine méchanceté, un sourire mécanique. Sur le plan moral, une laïque plus laïque que laïque, au point qu’on la présente comme championne olympique d’athéisme. Mais quelle journaliste ! Voilà le tableau. »

J’aurais souligné son sourire, un très beau sourire .. gourmand, au risque de paraître carnassier, peut-être.
Mais quel appétit !
Si j’étais un homme, je n’y aurais pas été insensible .. Prudent, mais pas insensible.

agapantier dit: 7 février 2013 à 21 h 00 min

ce que répond le petit-fils et rain
 » Il m’arrive aujourd’hui de déclamer dans ma cuisine des vers ou des morceaux de stances de l’un ou l’autre à mes enfants toujours un peu interloqués ! J’étais bien parti pour faire une carrière artistique : à dix-neuf ans j’avais déjà joué dans une pièce montée par Peter Brook et dans un très beau film sur les prisons turques de Ylmaz Guney (qui avait eu l’année d’avant la palme d’or au festival de Cannes). Je n’ai pas choisi entre l’art dramatique et la vocation de rabbin, j’ai plutôt « choisi » entre un judaïsme culturel et un judaïsme existentiel dont la problématique est très bien résumée dans le livre de Marthe Robert « Seul comme Franz Kafka ». Le rabbinat fut un hasard pour moi, suite à une proposition sympathique du grand rabbin René Gutman (grand rabbin du Bas-Rhin, NDLR) à un moment charnière de mon étude et de mon enseignement.

rose dit: 7 février 2013 à 21 h 00 min

apprendre à dire chéri toute seule c’est mieux que del’apprendre en suivant des cours du soir :
note : est capable d’évolution !
Waouh…
C’est le jour dévolu aux contes de fées
chéri la tête de l’origine du monde.
Jamais deux sans trois.

Les chaussures sont des chaussures…
Les pataugas ne sont pas des chaussures non plus.
(si elle évolue sur chéri elle peut bien évoluer sur les chaussures aussi)

rose dit: 7 février 2013 à 20 h 57 min

ben oui j’aime bien les formules de ML

« vous ne pouvez pas comprendre » avec parfois
« vous ne pouvez pas me comprendre »

il m’arrive de penser parfois qu’il a raison

j’aime bien aussi le
« mes petits chéris » très hypocoristique

je veux bien parle rmais je veux et j’exige de savoir à qui je parle c’est pas compliqué quand même de s’adresser à quelqu’un en sachant à qui on s’adresse : Pierre Paul Jacques ou Thomas.

Dès qu’on parle des femmes, vous les hommes n’avez rien à dire : cela me laisse coite. Avec les sujets la guerre, l’histoire votre flot langagier est ininterrompu.

Carole Martinez quand elle écrit Le bruit des murmures est juste.

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 20 h 54 min

XXXXXXX X.
( Ueda chéri, vous savez bien que certaines choses n’ont aucun commentaire à recevoir ) XXXXXXX X.

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 20 h 45 min

Il est vrai, Ueda, que la plume de Mauriace est des plus élégante … reconnaissons-le.

(mais pour les baskets, Chaloux, je bvais vous dire un truc ..
Sui allée en chercher, il y a peu pour courir.
Hé bien, on ne dit plus baskets mais running !
Sans compter que le vendeur s’escrime à vous vanter l’amorti des semelles , que sais-je encore … ! Je lui ai laissé débiter son baratin, et j’ai pris les moins moches. Ce n’est pas peu dire.
Comme si j’allais me laisser convaincre par des considérations techniques. Non mais! )

ueda dit: 7 février 2013 à 20 h 45 min

« ce que Milner appelle la quadriplicité (masculin/féminin/parents/enfant) grâce à laquelle le nom juif s’est perpétué à travers les siècles et les millénaires »

Ça ne vaut pas pour les Bretons?

Chaloux dit: 7 février 2013 à 20 h 45 min

ueda dit: 7 février 2013 à 20 h 39 min

Oui, il avait un esprit de vieille dame dissimulée. J’ai toujours l’impression qu’il n’a pas dit le quart de ce qu’il pensait vraiment.
L’infâme Peyrefitte (j’ai lu ça il y a trente ans sous la pluie ardennaise), évoquant le premier livre de Mauriac, Les Mains Jointes, commentait assez drôlement : « Les mains jointes, oui, mais sur quoi »?

agapantier dit: 7 février 2013 à 20 h 42 min

le secret des secrets du psy :
Plus tard, ce sont certains de mes patients qui m’ont permis de comprendre ce silence : même génération, même passé, même silence. Mon histoire et surtout celle de mes parents, que je croyais unique, était inscrite dans l’Histoire avec un grand H. Un soulagement. »

agapantier dit: 7 février 2013 à 20 h 41 min

uentreteien de la fille et psy , Caroline
«  »Ma mère, Françoise Giroud »
Autre précepte familial qu’elle s’appliquait à la lettre: “On ne se plaint jamais.” L’appartement était plus que vivant : trois générations de femmes y menaient chacune leur vie. »

« Un silence abyssal »
« Ma mère et mon père ne m’ont jamais dit qu’ils étaient juifs. J’ai été élevée dans la religion catholique, comme une évidence. Mon père, apatride, m’a dit une fois qu’il était orthodoxe et m’a coupé de sa famille. Ma grand-mère était catholique, convertie, mais je ne le savais pas. Dans mon enfance, j’allais à la messe tous les dimanches, seule! A la maison, les conversations me paraissaient passionnantes, mais il régnait un silence abyssal sur l’histoire familiale. Nous étions français et catholiques, point. Mais je savais que nous venions d’ailleurs. Ma tante avait été en camp de concentration comme résistante, mais on ne l’évoquait jamais.

ueda dit: 7 février 2013 à 20 h 39 min

« Avec cette réserve qu’un homme qui est devenu à peu près exactement ce qu’il entendait devenir ne peut être envisagé qu’avec distance et incrédulité. »

Il y a un moment qui est touchant, Chaloux, je veux dire littérairement touchant, c’est lorsqu’il prend la décision d’écrire, comme à l’ancienne, Un adolescent d’autrefois.

De quoi faire taire les railleries inutiles de Sartre.

Sa voix aussi était un petit chef d’oeuvre. Il manquait quelques cordes à son violoncelle, mais il savait en jouer, le bougre.
(Ce que j’ai entendu sur archives était souvent très drôle)

ueda dit: 7 février 2013 à 20 h 33 min

« on s’en fiche comme de l’an quarante, parce que d’abord on est femme. »

Ca tombe bien, rose, elle en avait 39.

brisemotte dit: 7 février 2013 à 20 h 32 min

7 février 2013 à 20 h 04 min
Daph le 7 février 2013 à 20 h 18 min, qui se lâche, et pourtant on a retrouvé sa tête pour réunir les deux parties du tableau..

Chaloux jaloux dit: 7 février 2013 à 20 h 24 min

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 20 h 18 min
revanche, après une nuit agitée

Un plat qui se mange froid. Bien fait pour toi, ueda.

Le chien, basset de Colombo dit: 7 février 2013 à 20 h 22 min

Chaloux, vous êtes le Colombo des hôtes de ces bois…

Dire qu’il nous cachait une peugeot 403 !

rose dit: 7 février 2013 à 20 h 20 min

je vous dis que je vais le dire, je vais vous le dire, je vous l’aurai dit :

aujourd’hui le 7 février 2013 fait partie desplus beaux jours de ma vie et ils ne sont pas pléthore : j’ai appris cette nouvelle sur france culture en allant travailler et depuis je n’atterris pas : la tête de l’Origine du Monde a été retrouvée par un type John, pas carré, et je suis heureuse.

Cette femme, que j’aime tant & qui n’a rien d’obscène mais est un des plus beaux hommages à la femme qui existe, a une tête.

Je voulais vous le dire et rajouter que Françoise Giroud, sans doute, avant d’être juive se sentait femme et cela c’est essentiel (je suis à deux doigts de faire comme ML je vais modaliser un max) : je me demande si vous êtes capable de le comprendre que l’on peut être femme et donc être juive libanaise ou Tombouctourienne on s’en fiche comme de l’an quarante, parce que d’abord on est femme.

Salut à tous, je vous salue bien bas !

Daaphnée dit: 7 février 2013 à 20 h 18 min

Me voilà rassurée, D., ici mieux vaut tout préciser à la virgule près.
Tiens, puisque certains font du mauvais esprit, je dirais qu’après une bonne nuit de sommeil, des joues de bébé. En revanche, après une nuit agitée, non. Un peu ébouriffée.
Normal .
Comme ils sont ! Pfff !

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