de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Captorix, mon amour

Captorix, mon amour

Paraphrasant Woody Allen, notre dernier grand critique, on pourrait dire du Houellebecq nouveau : « J’ai lu Sérotonine, ca se passe en Normandie ». Mais on ne le fera pas. Florent-Claude Labrouste, le narrateur, a 46 ans, roule en 4X4 Mercedes G 350 TD, mange du boudin artisanal au volant, boit du Coca zéro, n’appartient à aucun milieu, vandalise les détecteurs de fumée dans les chambres d’hôtel, vomit les écoresponsables et pense avec nostalgie au bonheur de ses années d’études. Au fond un type d’une nature assez simple qui n’en finit plus de se cogner à la complexité du monde. De quoi être désespéré et autodestructeur.

Indifférent à son destin, assez bartlebyen dans sa manière de « préférer ne pas », misogyne et homophobe, il est déjà au soir de sa vie en raison d’un enchainement de circonstances qui est justement l’objet de son récit. Il n’est plus que nausées et impuissance, la faute au Captorix, un antidépresseur nouvelle génération qui présente l’avantage de ne pas pousser au suicide tout en libérant par exocytose de la sérotonine produite au niveau de la muqueuse gastro-intestinale. Bref : un neurotransmetteur dans le système nerveux central associé à la gestion des humeurs. De quoi permettre de maintenir le désespoir à un niveau convenable.

On a droit à des pages reproduisant la carte et le menu du O’Jules de la rue Bobillot ou les horaires du Carrefour City de la place d’Italie, mais ceux du chemin de fer entre Bagnoles-de-l’Orne et Canville-la-Rocque manquent cruellement à supposer que la ligne existe encore, absence regrettable quand on se souvient que Proust y décelait une certaine poésie. On emploie parfois des mots inusités : « sororal », « rom’com » ; pas de gays dans ces pages mais des « pédés », des « pédales » voire des « pédales botticelliennes » (le narrateur a Bac+8) ; il y a ce qu’il faut de pédophilie et de zoophilie pour être en phase avec le plus glauque de l’actualité ; on réussit tout de même à placer le Christ en planche de salut dans la toute dernière page in extremis plutôt qu’in excelcis ; on « échange par Skype » ; on croit néoproustifier en rebaptisant un volume de la Recherche « A l’ombre des jeunes chattes humides » ; et on se permet de traiter Goethe de « vieil imbécile » et de « radoteur ». Qu’est-ce qu’on est postmoderne !

Quant aux femmes, dont on sait qu’elles sont les premières lectrices de romans et cette fois encore elles n’y manqueront pas, elles sont rarement dites « femmes » mais plus précisément qualifiées de « chaudasses », de « bombasses » ou plus prosaïquement de « grosses salopes ». Enfin un homme qui sait leur parler ! Au cas où un doute subsisterait , leur fonction est limpide dès la page 73 :

« On se retrouvait en permanence dans une situation de choix ouvert entre les trois trous, combien de femmes peuvent-elles en dire autant ? Et en même temps comment les considérer comme femmes, ces femmes qui ne peuvent en dire autant ? »

Ca, l’œuvre du grand écrivain français contemporain, le plus lu, le plus écouté, le plus traduit, le plus commenté, le plus controversé dans le monde ? C’est écrit sans génie et sans lourdeur (ici un extrait), malgCIMG1363ré des procédés à l’effet calculé mais dont la répétition est lassante : « n’anticipons pas », « j’y reviendrais », « j’en ai parlé », « dans des circonstances que je relaterais peut-être quand j’aurais le temps », « pour différentes raisons que j’expliquerais sans doute plus tard » jusqu’au puéril « Zadig et Voltaire ou bien Pascal et Blaise » à plusieurs reprises . Cela dit, ce côté potache, dont Houellebecq ne s’est jamais défait, est sauvé par un humour, une ironie, un sens de l’understatement réjouissants qui en font un roman somme toute agréable et fluide, quoique peu dialogué, comme on le dirait d’un page turner. Ah, la « Weltanschaung des réceptionnistes », il fallait y penser… Pour ce qui est de la grâce du Centre Leclerc de Coutances, l’effet est désormais usé, ayant beaucoup servi dans ses précédents livres. Aussi daté que son esthétique du porno et de ce qu’il convient d’appeler non sans délicatesse son goût de chiottes, décalage qui concourt à donner à Houellebecq un côté « vieux con » dont on finit par se lasser d’autant qu’il lui est désormais naturel quand ses thuriféraires voudraient faire passer cela pour l’ultime feinte de l’écrivain dans la construction de son propre personnage.

Mais par pitié qu’on ne prenne pas tout cela trop au sérieux ! Quand on imagine déjà les futures thèses de doctorat qui nous menacent sur « Sombritude urbaine et dépression agricole dans Sérotonine de M.H. », on est effondré à l’avance. Car le propos est somme tout assez anodin quand il n’est pas quelconque. Toutes ces généralités sur les hommes, les femmes, les Hollandais (« des putes, une race de commerçants polyglottes et opportunistes »), les Japonais (« personne n’y comprend rien ») etc sont d’un intérêt littéraire, poétique et rhétorique limité, et d’un enjeu intellectuel réduit. Au passage, l’auteur/narrateur (mais qu’alliez-vous imaginer ?) confirme Platon (merci pour lui), dément Schopenhauer (tant pis pour lui), découvre Les Âmes mortes, la Montagne magique et Mort à Venise (il était temps). Mais enfin, c’est là l’expression d’une pensée simpliste qui devrait enchanter le plus grand nombre, d’autant que la masturbation qui l’occupe tant est un sujet universel, alors de quoi se plaint la librairie.

Sérotonine (347 pages, 22 euros, Flammarion) est le récit existentiel et désenchanté des affres, des doutes, des incertitudes d’un ingénieur agronome dépressif, inquiet de l’état de la France et de sa bite. Ce qui ne change pas, c’est qu’un roman signé Houellebecq est incontestablement un événement avant d’être publié et avant d’avoir été lu ; un jour, il le sera avant même d’avoir été écrit. Contrairement à une idée répandue, il n’est pas le Godard de la littérature. Car si leurs apparitions et interviews sont également recherchées en raison de leur goût commun de la provocation, de la dérision et du comique, les livres de l’un sont très lus partout alors que personne ne va voir les films de l’autre nulle part.

Mais qu’est-ce que ca dit d’autre que ce que ca raconte ? A vrai dire, pas grand chose et c’est là que le bât blesse. Les houellebecquiens canal historique auront beau faire, bien qu’ils comptent des agents dans la plupart des avant-postes médiatiques, ils auront cette fois du mal à louer ses dons visionnaires et prémonitoires, à défaut de son prophétisme. Car il faut un certain culot pour, comme l’a fait le Figaro avec toutefois le bémol du point d’interrogation, oser un gros titre raccrochant la crise des quotas laitiers, les barrages des éleveurs sur les routes, les suicides des cultivateurs et autres désespérances agricoles hélas récurrentes depuis des années, à l’actuelle révolte desdits Gilets jaunes. Il paraitrait que les métaphores sont limpides à ceux qui savent les lire : les poulets élevés en batterie dans des conditions atroces, ce serait nous, les Européens ; et le poulailler, l’Occident en pleine décadence néolibérale ; ce qui, je l’avoue à ma courte honte, m’avait échappé ayant déjà eu du mal, jusque là, à considérer la Normandie comme le centre du monde, mais de ce défaut de perspective devrons-nous peut-être revenir aussi après Sérotonine puisque les « unes » des gazettes nous y engagent avec uCIMG1354ne rare ferveur s’agissant d’un nouveau roman.

Il ne suffit pas d’aligner des marques pour critiquer la société de consommation ou appeler à la décroissance. Or on nous enjoint déjà un peu partout à considérer que, à l’égal des aristocrates du faubourg Saint-Germain disséqués par Proust, les producteurs d’abricots du Roussillon et les producteurs laitiers du Calvados sont des personnages universels. Encore que, il faudrait y réfléchir à deux fois, son héros cultivateur Aymeric d’Harcourt étant l’héritier d’une des plus anciennes et des plus illustres familles françaises, propriétaire d’un immense domaine foncier, membre du Jockey club et susceptible d’occuper bientôt un rond-point de jour comme de nuit dans sa commune, ce qui change tout. Sacré Houellebecq ! Il n’a décidemment pas son pareil pour humer l’air du temps et s’y glisser.

La France rurale se meurt depuis des années, mais l’a-t-on attendu pour le découvrir ? Michel Houellebecq ne dérangera rien ni personne avec son septième roman. Ni l’ordre des choses, ni les institutions, ni les puissants. On le dit lucide et certains de ses livres ont témoigné de son flair de sociologue amateur, mais que sa vision du monde est sinistre, que sa France est lugubre toute à sa décomposition morale, le négatif inversé d’Amélie Poulain étant entendu que les deux ont faux tant leur regard est biaisé. De son « Je » qui n’est jamais un autre mais bien lui-même, on a voulu faire un Bardamu comme si le héros de Céline n’était qu’un pauvre type et un médiocre qui portait sur ses épaules toute la misère humaine qu’il se charge de dénoncer.

Michel Houellebecq sait très bien se vendre : couverture de Valeurs actuelles bien en avance sur la décadence de l’Occident avec des accents empruntés à Oswald Spengler, mariage people en amont chez Lapérouse, embargo sur les épreuves du livre « imposé » aux journaux, éloge de Trump dans un magazine américain, mise en place de 320 000 exemplaires etc Mais on n’est pas obligé d’acheter. On lit partout que Sérotonine est bouleversant, poignant, crépusculaire etc Question de lunettes et de verres teintés. Il est vrai que le réel qu’il décrit est d’une tristesse sans nom et qu’il annonce pour demain la guerre civile à l’égal de n’importe quel factieux sur Facebook. De tous ses personnages de vaincus de la société pour lesquels il éprouve une réelle empathie, rares moments où affleure une authentique émotion, l’auteur est lui-même le seul looser qui ait réussi. Claro, le feuilletoniste du Monde des livres, a d’un touite remis les pendules à l’heure :

“Le seul intérêt du nouveau roman de Houellebecq, c’est qu’il nous permet de jauger sur pièces le niveau de la critique littéraire en France ».

Disons que c’est un effet collatéral non négligeable. Page 29 de Sérotonine, le narrateur dit de Yuzu, sa compagne japonaise :

”La vérité, c’est qu’elle n’en avait absolument rien à foutre ».

Comme quoi l’extra-lucidité de Michel Houellebecq va parfois jusqu’à anticiper les réactions de certains de ses lecteurs les mieux intentionnés.

(« Mariage de M.H. » photo Philippe Matsas ; « Normandie » photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

765 Réponses pour Captorix, mon amour

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 22 h 11 min

Renato, je crois bien que Borgès dit accident. Ce qui me fait penser à Cavafy qui faisait ronéotyper ses poèmes et dont le premier -et dernier, pour ainsi dire- livre est posthume. Ce qui ne l’empêche pas d’être un des premiers poètes du XXe siècle.

Jean Langoncet dit: 29 décembre 2018 à 22 h 09 min

N’est-ce pas d’abord un désenchantement et une défiance vis à vis de ceux qui apportent voire imposent des réponses toutes faites à la vie publique ? “L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur” ni le rabbin, ni l’imam … l’infâme

Giovanni Sant'Angelo dit: 29 décembre 2018 à 22 h 09 min


…on prend, au plus pressé, dans une  » fourchette « , choisie,!…
…et, faire bonne mesure, sans se compliquer la vie,!…mince, pas tarte, à rebrousse-poils, et que sait-je encore,!…
…normale, ou artiste, vedette ou autre consommée, conforme à tout, avec des œillères,!…etc,!…
…à dada, sur mon dada,!…

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 21 h 39 min

Jazzi, juste pour exprimer ma position actuelle, le sexe sans amour, sans désir spontané, sans magie, le sexe comme une transaction ordinaire m’indiffere.

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 21 h 33 min

Pour ma part, j’ai des témoignages directs -ou par leurs enfants- de femmes nées autour de 1885-1888 (dès ma petite enfance, je me suis beaucoup intéressé à ce que disaient les personnes âgées dont j’étais entouré), elles n’avaient pas l’air particulièrement contentes des hommes non plus. Nous croyons que les choses changent parce que nous oublions très vite.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 21 h 26 min

« Lesquelles sont bien plus jeunes que les femmes de « cette génération ». »

Elles appartiennent à celle qui vient juste après et paraissent encore plus désenchantées, de la vie en couple et des hommes. Quand à Ed, avec elle les choses ne semblent pas s’arranger !

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 21 h 24 min

En fait, Renato, je m’aperçois que j’ai plus ou moins plagié Borgès (La publication n’est qu’un accident dans une vie d’écrivain).

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 21 h 21 min

Houellebecq est plus malin qu’intelligent et d’une sensibilité extrême. C’est plus un révélateur de l’humeur du temps présent qu’un prophète. Là, il se goure régulièrement en faisant de la fiction prospective. Mais quand il se met en scène, observe et analyse le monde autour de lui, ç’est percutant, voire grinçant. Je comprends que cela puisse agacer Clopine, hélas.
Dans le fond, Houellebecq est un homme fondamentalement ordinaire, un macho hétéro de base. Son homophobie de parfait beauf est le fruit d’une certaine frayeur. D’une certaine jalousie aussi. Je me demande, hamlet, toi l’agrégé es-RDL, spécialiste incontesté de Musil, si Houellebecq n’est pas l’incarnation actuelle de l’homme sans qualité ?

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 21 h 17 min

A l’origine du chef-d’œuvre, il y a toujours quelque chose d’inexplicable. Sur ce thème, je pense toujours à Mishima qui écrit de très beaux livres et tout à coup rédige dans les dernières années de sa vie un chef-d’œuvre absolu, les quatre volumes de La mer de la Fertilité, certainement un des plus grands romans du XXe siècle. Qu’est-ce qui fait qu’il passe de l’un à l’autre? Qui peut le dire? Il n’y a pas de plus grand mystère.

Jean Langoncet dit: 29 décembre 2018 à 21 h 17 min

@Ce qu’il dit des femmes de cette génération, fait échos à ce qu’écrivent ici Bérénice ou rose…

Lesquelles sont bien plus jeunes que les femmes de « cette génération ». Quant aux bien plus anciennes, Marianne mise à parts … Alors 68, « en finir avec », n’a plus bon dos

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 21 h 06 min

Non, Chaloux, désolé, les deux extraits de Paul, sont des morceaux d’anthologie. Ce qu’il dit des femmes de cette génération, fait échos à ce qu’écrivent ici Bérénice ou rose…

Delaporte dit: 29 décembre 2018 à 21 h 03 min

« Je crois, que tu as une définition trop restrictive et négative de la paresse, Delaport. »

C’est que la paresse ne va pas assez loin ; elle n’est pas suffisamment « éthique ». Quant à l’opportunisme, qui caractérise le personnage de Soumission, il est sans conteste une sorte de paresse sociale ou intellectuelle, mais c’est aussi le symptôme d’un mal plus profond qui ronge le narrateur (et peut-être Houellebecq lui-même). D’ailleurs, Soumission ne dit pas si réellement le personnage trouvera le bonheur dans sa conversion à la religion musulmane. Pourquoi pas, du reste ? Mais, aussi bien, n’est-il pas condamné, après cette période de rémission, à errer encore ? Sérotonine, que je n’ai pas encore lu, se termine, paraît-il, sur une interrogation chrétienne. Houellebecq tend vers la religion, à nouveau. Il a compris que là résidait la seule solution acceptable. L’avenir du christianisme est évidemment gigantesque. Houellebecq en est le prophète absolu et (encore) nihiliste. A la lecture de Soumission, on pouvait penser qu’il allait se passer quelque chose, comme une conversion dans les ordres. Houellebecq a préféré se marier. Avec Sérotonine, ne répète-t-il pas la même impossibilité ? Il ne pourra pas se marier perpétuellement. Un jour ou l’autre, il devra se faire moine.

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 21 h 01 min

D’autre part, plus je vais plus je me demande si un vrai chef-d’œuvre n’est pas un accident dans une vie d’écrivain, tout comme une chute dans l’escalier. Les Vingt années sans apparemment rien faire dont parle quelque part Thomas Mann, sans lesquelles un grand livre serait impossible.

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 20 h 56 min

Paimpopol, on n’écrit pas une œuvre avec ce qui traîne dans toutes les sentines. Je maintiens. Cette page est ridicule et affligeante.

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 20 h 54 min

Le 27 janvier, une marche républicaine de soutien à Macron est prévue. (

Quoi? Todd, Onfray, Gauchet (!), Schneidermann, Ferry et tant d’autres, ne seraient pas républicains?.

On en apprend tous les jours.

Paul Edel dit: 29 décembre 2018 à 20 h 52 min

Chaloux, « vous entendiez brailler »? j’en suis fort aise..mais lui Houellebecq a écrit.Ecrit.et bien.et avec cette continuité et cette persévérance:ça s’appelle une œuvre.

Paul Edel dit: 29 décembre 2018 à 20 h 50 min

Ce qui a provoqué une surprise et une rupture dans le « ton » Houellebecq lorsqu’il apparut, c’est qu’il a supprimé tout effet littéraire visible , ces effets de plume, cette joliesse séductrice à laquelle le roman français « modèle courant » reste attaché…Prenant le ton de celui qui raconte, en journaliste, un fait divers, Houellebecq ajoute le froid raisonnement logique du sociologue qui enregistre ;il choisit l’autorité du constat, comme un témoin ordinaire devant un accident banal , avec une platitude savamment biaisée par un discret un humour froid, blanc. Le constat sociologique est terrible, mais aucun lyrisme de l’indignation chez lui, aucune compassion visible, aucun affect, mais, comme chez Simenon, cette écriture « qui ne se voit pas » dans son minimalisme. Le raisonnement neutre est une arme terrible, car c’est une démonstration clinique, logique, comme dans cet extrait des « Particules élémentaires » :
« Les femmes qui avaient eu vingt ans aux alentours des années 68 se trouvèrent la quarantaine venue, dans une fâcheuse situation. Généralement divorcées, elles ne pouvaient guère compter sur cette conjugalité –chaleureuse ou abjecte- dont elles avaient tout fait pour accélérer la disparition.(..) Enfin, le culte du corps qu’elles avaient puissamment contribué à constituer ne pouvait, à mesure de l’affaissement de leurs chairs, que les mener à prouver pour elles-mêmes un dégoût de plus en plus vif- dégoût d’ailleurs analogue à celui qu’elles pouvaient lire dans le regard d’autrui .»

Chaloux dit: 29 décembre 2018 à 20 h 46 min

Paul Edel dit: 29 décembre 2018 à 20 h 11 min
Dans « Soumission »(2015) Houellebecq écrivait prophétiquement (…).

Une prophétie Bonux. En 1988, j’entendais déjà brailler : C’est 1788 !.
Il n’est rien de plus ridicule que cette prophétie.

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 20 h 22 min

Jazzi, les smartphones ne proposent pas encore d’application mais cela ne saurait tarder, orgasmes garantis. Vous irez aux toilettes et si vous n’êtes pas du genre sentimental , une espèce de taser vous procurera cette experience spastique en quelques secondes, minutes ou plus selon le programme sélectionné. Hygiène garanti, pas de palabre, du temps déshumanisé gagné pour lire ou vous consacrer à ce qui vous importe plus que ces choses .

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 20 h 19 min

« parce que j’étais moi-même passablement résigné et apathique. »

Parfaite définition d’une forme de paresse morale, Paul !

Paul Edel dit: 29 décembre 2018 à 20 h 11 min

Dans « Soumission »(2015) Houellebecq écrivait prophétiquement :
« Que l’histoire politique puisse jouer un rôle dans ma propre vie continuait à me déconcerter, et à me répugner un peu. Je me rendais bien compte pourtant, et depuis des années, que l’écart croissant, devenu abyssal, entre la population et ceux qui parlaient en son nom, politiciens et journalistes, devait nécessairement conduire à quelque chose de chaotique, de violent et d’imprévisible .La France ,comme les autres pays d’Europe occidentale, se dirigeait depuis longtemps vers la guerre civile, c’était une évidence ,mais jusqu’à ces derniers jours j’étais encore persuadé que les Français dans leur immense majorité restaient résignés et apathiques- sans doute parce que j’étais moi-même passablement résigné et apathique. Je m’étais trompé. »

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 20 h 11 min

« Passez au laser, dear Bérénice, les échangistes pratiquent la saisie digitale »

avant la mise en bouche, Phil !

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 20 h 06 min

« Quand on aime, on parle avec justesse de ce qu’on aime. »

Tout a fait d’accord avec toi, JR. Il y a bien une petite musique houellebecquienne, d’autant plus intéressante qu’elle se masque sous une écriture blanche !

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 19 h 57 min

Je crois, que tu as une définition trop restrictive et négative de la paresse, Delaport. En tant qu’anthologiste, je me dois, au contraire, de revisiter cette notion sous tous ses angles et aspects… Mais je n’ai pas retenu au sommaire Houellebecq. J’aurais pu introduire un extrait de « Soumission ». L’opportunisme n’est-il pas une forme de paresse morale ?

renato dit: 29 décembre 2018 à 19 h 56 min

Pourtant il avait dit :

« Je ne puis demeurer ici plus longtemps, il vous reste la soirée et toute la nuit pour vous éclater avec vous même! »

Peut-être un besoin de s’éclater avec soi-même

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 19 h 49 min

« pas plus belle la vie quand même ? »

Non, ça c’est pas la vie, mais du roman-photo, rose. Ma soeur adore, et ne rate aucun épisode !

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 19 h 40 min

renaît confond éducation et instruction ( on peut imaginer ce qu’il entend par  » réel  » ) et achève son ânerie par une flagornerie mondaine ( vous avez lu ce que dit Tudor..)
Bête et prétentieux? Mais ça on le savait depuis des lustres! :)

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 19 h 37 min

béeénice ,non je ne suis pas synesthète mais je vous signale un livre qui peut vous intéresser
le cerveau cet artiste de Vilayanur Ramachandran qui est passionnant;j’en ai lu un autre dont je ne retrouve pas le titre(en bibliothèque!)
il a un site que j’ai consulté il y a longtemps

Phil dit: 29 décembre 2018 à 19 h 28 min

les bons aéroports sont correctement climatisés. le célèbre intervenant de Zurich, TKT, pointait en son temps le ridicule des voyageurs en tongs dans les aéroports, celui de Zurich propose plus de bars à Champagne que de toilettes.

renato dit: 29 décembre 2018 à 19 h 14 min

« … quand vous m’aurez expliqué ce qu’est une » approche du réel « , on en reparlera… »

Je ne suis pas ici pour faire votre éducation, prenez des informations — vous vous rappelez, je suppose, de la reactions de David Tudor à une question de trop.

Have a nice trip.

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 19 h 13 min

Trêve de plaisanterie, je plains ed de devoir se cailler des heures, peut être maintiennent ils les halls à basse température pour lutter contre la proliferation microbienne , dix heures , c’est long. Si je voyageais, je m’en souviendrais et prevoirais chaussettes écharpe et tout le bazar.

D. dit: 29 décembre 2018 à 18 h 56 min

Bon il faut souhaiter qu’Ed retrouve vite ses deux chatounettes parce que toutes les trois réunies elles sont adorables, n’est-ce pas Delaporte ?

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 18 h 56 min

Bon, quand vous m’aurez expliqué ce qu’est une  » approche du réel « , on en reparlera renato.
Je ne puis demeurer ici plus longtemps, il vous reste la soirée et toute la nuit pour vous éclater avec vous même! 😉
Kikou.

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 18 h 55 min

On a qu’à la flambée à l’alcool à brûler, c’est une technique qui a fait ses preuves au 19 ème siècle, pourquoi ne plus y croire?

D. dit: 29 décembre 2018 à 18 h 54 min

Le boudin noir peut être lourd en effet. Il m’est arrivé d’en être un peu dégouté. Il faut attendre d’en avoir envie et ce soir j’ai une grosse envie de boudin. J’ai un bon fournisseur de boudin pas gras du tout.
J’aime aussi beaucoup les boudins créoles pimentés. Peut-être encore davantage que les boudins métropolitains.

renato dit: 29 décembre 2018 à 18 h 50 min

de limites > deS limites… Limites qui restent, Pat V. D’ailleurs, vous vous tombez bien bas : pfff ! s’en prendre aux erreurs de syntaxe et d’orthographe c’est admettre que l’on n’a pas d’arguments.

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 18 h 50 min

J’ai horreur du boudin noir, le blanc passe mais cela ne me dit rien. Il faut bien le saisir pour qu’il croustillante un peu en surface malgré sa mollesse et ma cuisine n’est pas équipée de hotte , trop de fumée, éliminé.

D. dit: 29 décembre 2018 à 18 h 50 min

…en plusse elle va ramener les microbes en France. Et tout le monde sait que les pires grippes viennent d’Asie. Je serais d’avis de la mettre en quarantaine dès son débarquement.

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 18 h 45 min

D est autrement réjouissant avec sa simplicité culinaire. 😉

Il n’y a pas d’embrouille, sa nourriture est franche du collier.

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 18 h 41 min

Causera, êtes vous vous meme synesthete, le sujet vous intéresse . C’est une chance que de faire partie de cette minorité, sensibilités associées quand on se satisfait d’une réceptivité  » normale » reste à imaginer ce que ces personnes découvrent et éprouvent. J’ai vécu un passage probablement causé par une grande fatigue où j’ étais hyperesthesique au bruit, chaque violence sonore déclenchait une sensation physique intense , des localisations diverses , ce n’était pas des frissons , plus comme des griffures, des coups d’epingles sur une zone cutanée plus ou moins étendue. A un autre moment de ma simple existence , c’est au visionnage de films, images, sons, imprévus scénaristiques devenaient insoutenables et je me disais que je finirai comme Vian d’une crise cardiaque à une projection. Puis ces phénomènes sensoriels ont disparu.

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 18 h 38 min

« Votre observation donne la preuve de limites de votre approche du réel »

Vous ne vous rendez même pas compte du ridicule de votre phrase en plus de son incorrection syntaxique.
Mais qu’est-ce ce gloubi boulga,  » de limites de votre approche du réel »? Vous vous payez de mots saperlipopette! 😉

Delaporte dit: 29 décembre 2018 à 18 h 37 min

« Ce soir je mange du boudin aux pommes et hop une petite vodka devant Patrick Sebastien puis au dodo. Demain Messe à 11h. »

Tiens, moi j’ai prévu aussi une petite vodka (avec le saumon fumé). Vous optez pour quelle marque, D ? Moi, j’ai choisi de l’Absolut, excellent rapport qualité-prix. En plus, c’est de saison, avec ce froid. Il faudrait dire à Ed qu’en somme, si elle a eu froid dans son aéroport, c’est normal. Elle n’avait qu’à boire une petite vodka, comme nous. Après tout, on est en hiver. Au moins, il faisait beau, à Saïgon ?

renato dit: 29 décembre 2018 à 18 h 26 min

Je ne coupe pas le cheveux en 4, Pat V, je fais des différences. Votre observation donne la preuve de limites de votre approche du réel et en conséquence de la critique. ce qui ne m’étonne point.

D. dit: 29 décembre 2018 à 18 h 23 min

Fallait pas y aller, Ed.
Moi je suis très bien où je suis.
Ce soir je mange du boudin aux pommes et hop une petite vodka devant Patrick Sebastien puis au dodo. Demain Messe à 11h.

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 18 h 07 min

Nabokov était synesthète , c’est bien connu mais je crois que sa femme aussi l’était; et même son fils mais là il faut vérifier

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 18 h 02 min

 » Modernité ce n’est pas modernité. » renato.

Mais qu’est-ce que c’est que cette maladie de couper les cheveux en quatre!
Ma phrase :  » Modernité? Modernité? Est-ce que j’ai une gueule de modernité? » substantifie à deux reprises en la paraphrasant la fameuse répartie d’Arlety : Atmosphère, Atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère!?
Il faut tout lui expliquer à ce monsieur.
Kikou! 😉

Giovanni Sant'Angelo dit: 29 décembre 2018 à 18 h 01 min


…de la porte,!…encore la,!…

…la vérité, nous vient des juifs,!…

…’ n’importe quoi ‘,…çà se saurait,!…

…et, le lucre, la cupidité, çà vient, de nos sœurs, sans doutes,!…épaulées,!…

…vous n’avez rien, à faire ici,!…BASTA,!…tirer-vous,!…BANDE DE LASCARS,!…la coupe est pleine,!…
…etc,!…
…il y a des lois, contre la philosophie dite biblique et abus en famille, pour nourrir son cochon,!…etc,!…
…en levrette, en missionnaires,!…

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 51 min

à propos de Mead :Mead était également douée d’une rare habileté de synesthésie, c’est-à-dire qu’elle pouvait, par exemple, « toucher » un arôme, « entendre » une couleur ou « voir » un son.
je voulais vous signaler à propos de biographie:
En 2001, la peintre américaine Carol Steen écrivait dans la revue Leonardo un article qui allait faire date, à la fois récit autobiographique détaillé sur sa synesthésie et analyses du rapport entre ses oeuvres picturales et sa condition. En 2002, alors qu’Harrison publiait son Synaesthesia: The Strangest Thing[47], Patricia Lynne Duffy, professeur d’anglais à l’ONU à New York et synesthète proche de Carol Steen, publiait un livre à succès, Blue Cats and Chartreuse Kittens, How synesthetes color their worlds. Ce livre incluait récit autobiographique et considérations sur l’état de la science et de l’art sur la synesthésie. Ces deux femmes qui jouent un rôle important dans la diffusion du nouveau savoir et des nouveaux comportements vis à vis de la synesthésie incarnent une tendance nouvelle, celle de l’activisme culturel dans le domaine de la synesthésie. Elles créèrent The American Synesthesia Association dès 1995 qui organise chaque année un important colloque. La révolution culturelle de la synesthésie était en marche et caractérise la première décennie du siècle avec le changement d’attitudes des synesthètes envers leur condition qui restait la plupart du temps un secret intime ou de famille.
http://epistemocritique.org/la-synesthesie-vues-de-linterieur/

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 17 h 49 min

Soirée échangiste sur l’ile de la Cité, MH à toujours été un peu anthropologue , tout de même ce genre de job nécessite un minimum d’implication. Je le verrais dans le role du voyeur, pas fatigant, tu prends des notes sur ton carnet.

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 46 min

Même si elle a été mariée, Mead n’excluait pas la possibilité de rapports intimes avec les femmes. C’est du moins ce que suggère sa fille, Mary Catherine Bateson, dans son livre Regard sur mes parents. En effet, elle aurait entretenu une relation étroite avec deux femmes anthropologues, soit Ruth Benedict et, plus tard, Rhoda Métraux, avec qui elle a vécu de 1955 jusqu’à sa mort en 1978.

Margaret n’a cependant jamais reconnu officiellement qu’elle était bisexuelle ou lesbienne, mais dans ses écrits, elle avance qu’on doit s’attendre à ce que l’orientation sexuelle d’un individu évolue au cours de sa vie.

Jean Langoncet dit: 29 décembre 2018 à 17 h 46 min

Mais Birnbaum argumente et du haut des ses plateforme-shoes cite l’argument massue (Saint) Michel :«La religion la plus con, c’est quand même l’islam»
Religions du livre et argumentation, y’a pas à dire, c’est lié … Ah Oz

Jacques R. dit: 29 décembre 2018 à 17 h 44 min

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 36 min
Quand on aime, on parle avec justesse de ce qu’on aime.ça c’est vite dit et reste à argumenter

Au moins on a beaucoup plus de chances d’en parler juste.

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 44 min

on raconte que M.Mead qui s’est particulièrement intéressée au sexe des femmes, encouragée par sa mère à « observer » ses soeurs, fut mystifiée par ses informatrices quand elle exerça comme anthropologue

Jacques R. dit: 29 décembre 2018 à 17 h 43 min

Quand je dis de la littérature qu’elle est d’abord musique si elle est un art, cela implique que, pour rendre compte avec justesse et justice d’une oeuvre littéraire qui en vaut la peine, il faut l’examiner à la lumière des concepts musicaux : composition, contrepoint, mélodie, forme symphonique, forme concertante, prélude et fugue, ad libitum. Dans son billet, Assouline examine, avec une certaine précision, un certain nombre d’ingrédients du texte houellebecquien, mais il reste très en-deçà de la cohérence complexe de sa forme musicale, parce qu’il n’est pas porté par cette musique. Quand j’aurais lu « Sérotonine », chiche que je m’y essaie !

Jacques R. dit: 29 décembre 2018 à 17 h 33 min

De la simplicité, que diable ! Dites-le carrément, que vous aimez le cynisme de Houellebecq, non à cause de sa « petite musique » (Clopine)

C’est Céline, je crois, qui parlait de sa « petite musique ». Dans la mesure où elle est un art, la littérature est musique avant toute chose. S’il n’y a pas une musique, il n’y a pas de littérature, ou bien alors seulement cette « littérature » que rejetait dédaigneusement Verlaine. Peu importe alors que l’auteur soit cynique (comme vous le pensez de Houellebecq) ou tout ce que vous voudrez, cela vient ensuite, et c’est secondaire. Ce n’est pas parce qu’il était chrétien et qu’il a écrit de la musique religieuse que j’aime Bach, c’est parce qu’il a écrit cette musique-là et pas une autre. Je ne m’identifie aucunement ni à Houellebecq ni à aucun de ses personnages, mais, depuis « les Particules élémentaires », son art m’a toujours séduit, comme me séduit l’art de Flaubert ou celui de Duras. Je ne dédaigne nullement Assouline mais je crois qu’il est fermé à la musique houellebecquienne. Ne pas être d’accord avec la vision du monde d’un écrivain et argumenter contre elle ne saurait en aucun cas rendre compte de son génie d’artiste. C’est pourquoi le papier de Jean Birnbaum me paraît survoler celui d’Assouline parce qu’il est en empathie avec l’art de Houellebecq et que, du coup, tout ce qu’il en dit sonne juste. Quand on aime, on parle avec justesse de ce qu’on aime.

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 18 min

PLUS Récent

La Femme eunuque
Auteur Germaine Greer
Version originale
Langue anglais
Titre The Female Eunuch
Date de parution 1970
ISBN 0-374-52762-8
modifier Consultez la documentation du modèle
La Femme eunuque est un livre de Germaine Greer publié en 1970. Devenu un best-seller international, c’est un texte qui a marqué le mouvement féministe. Dans un style mélangeant recherche académique et pamphlet, Germaine Greer y défend l’idée que la famille nucléaire « traditionnelle », consumériste et vivant dans les quartiers résidentiels opprime sexuellement les femmes, et est castratrice, faisant d’elles des eunuques. Elle y critique « le Grand amour », « une drogue dont la mythologie populaire entoure la sexualité »1. Le livre, publié en octobre 1970, avait quasiment épuisé son second tirage en mars 1971. Il a été traduit en onze langues.

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 08 min

« la mère du Women’s Lib » est morte à Washington, samedi 4 février, le jour même de son quatre-vingt cinquième anniversaire,
ça alors; le jour de son anniversaire, comme Fr Héritier , Pontalis c’est quand même bizarre ce symptome d’anniversaire :on dirait que c’est lié à l’égo

caulerpa dit: 29 décembre 2018 à 17 h 04 min

The Feminine Mystique puis traduit en français par Yvette Roudy en 1964.commencé en 1953
évidemment c’est tout récent !comme si il ne s’était rien élaboré en psychologie depuis!vous devriez vous renseigner!

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 16 h 48 min

ce qui devrait garantir de votre modernité, pfff !

Modernité? Modernité? Est-ce que j’ai une gueule de modernité?
Les gros mots :) vous sont plutôt difficiles à porter renato.

renato dit: 29 décembre 2018 à 16 h 42 min

Vulgaire ?! où ça, Pat V ? Apparemment vous n’avez aucune idée de la qualité que l’on demande à l’information et mois je serais vulgaire ?
Cela dit, me voilà rassuré : vous avez appris l’usage des emoji, ce qui devrait garantir de votre modernité, pfff !

Ed dit: 29 décembre 2018 à 16 h 33 min

Jazzi vous êtes une sacrée mauvaise langue. Je suis déjà partie plus longtemps que ça et elles m’ont toujours fait la fête en rentrant. Elles ne m’ont jamais sauté dessus directement, ce ne sont pas des chiens, mais une fois leurs marques retrouvées, c’est double ration de ronrons . J’ai hâte. Enfin j’en peux plus de ces escales dans des réfrigérateurs surtout. Et encore je ne parle pas de mon premier vol depuis Saigon : l’avion qui ne voulait pas se poser. Mais quelle tanasse les voyages. J’aurais mieux fait de rester chez moi avec mes chattounes et ma guitare.

Ed dit: 29 décembre 2018 à 16 h 27 min

Sujet hautement littéraire. La climatisation dans les aéroports et avions. Je termine mes 10h d’escale à Hong Kong et je grelotte. Je lutte pour que le bout de mes orteils ne gèle pas et je viens de voir aux toilettes que mes lèvres étaient un peu bleues. Qu’on ait froid dehors est une chose que j’accepte, mais dans un aéroport au froid créé est inadmissible. Je suis folle de rage.

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 16 h 26 min

Mais renato ne soyez pas vulgaire ( je ne « vomi » rien, je lis et essaie de comprendre ce que vous énoncez… 😉 ), ni surtout ridicule à préciser le nombre de signes d’un tweet alors que ce qui est important c’est de ne pas confondre tweet et facebook!
Vous fouillez avec préciosité le détail là où il n’a pas lieu d’ être, c’est tout.
Il n’y a pas le feux au lac! :)

Janssen J-J dit: 29 décembre 2018 à 16 h 18 min

Juduith, je parlais plutôt de Friedan au lieu de Fridan, on est tous mystifiés. Regardez pour la haine qu’évoque Hamlet, nous savons qu’elle est toujours associée à la peur. Or c’est cette peur qu’il faut comprendre pour essayer de l’enrayer. Je ne pense pas que les héros de MH soient vraiment misogynes. Ils craignent surtout de ne pas être à la hauteur. Ils brodent là dessus, c’est qu’une certaine pression féministe a fait ses ravages parmi beaucoup. De terreur, ils se vengent en peignant des tableaux effroyables. Comme d’aucuns icite sur les GJ contre lesquels ils n’ont rien mais ne peuvent s’empêcher de proférer des ordures comme sur les juifs, après quoi, ils redeviennent tels des agnelles.
Mes amitiés.

renato dit: 29 décembre 2018 à 16 h 16 min

N’importe qoui ! Une mauvaise information reste une mauvaise information. Or, il y a une différence entre 120 et 240, donc tout votre vomi de 15 h 53 min — le sel et tout ça — est dépourvu de sens.

Delaporte dit: 29 décembre 2018 à 16 h 01 min

Le personnage houellebecquien est solitaire, déprimé, suicidaire : il ne se rend pas compte qu’il faudrait qu’il regagne la communauté des hommes et des femmes (en plus il est misogyne). Sa direction secrète, inconsciente, est le monastère, plutôt que le club échangiste. Tant qu’il n’aura pas compris cela, le héros houellebecquien sera une larve humaine, défaitiste, alcoolique, peu fait pour le bonheur.

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 15 h 53 min

Mais pas crédible de quoi mon pauvre renato, c’ est comme si on parlait gâteaux genre cake ou flaugnarde et que vous répondiez la dose exacte de sel!
Enfin, appliquez-vous à vous même ce que vous préconisez aux autre, abstenez-vous de me lire! 😉
Pour ma part, il y a longtemps que je ne relève pas votre syntaxe surgonflée ainsi que vos  » pensées  » réduites en forme d’image Panini.
Et c’est là, hélas tout votre côté obscène.
Pas moral, comme vous l’avez mécompris l’autre fois, mais esthétique.

Delaporte dit: 29 décembre 2018 à 15 h 46 min

« Delaporte, dirais-tu que Houellebecq et ses doubles fictifs, plus ou moins bartlebyens, sont des paresseux ? »

Jacuzzi, c’est le mot « paresseux » qui me gêne, trop négatif, trop volontaire, pas assez fataliste. Le personnage houellebecquien a du vide en lui, en cela il tient un peu de Bartleby, en effet.
Quant à Lavande, qui me demande ce que je pense de la phrase de Amos Oz sur le kibboutz, je dirais pourquoi pas ? J’ai vu l’autre soir l’extraordinaire film japonais « Une affaire de famille ». Cela raconte l’histoire de gens qui n’ont que l’amour à partager : n’est-ce pas une belle utopie ?
Si vous lisez ce qu’écrivent les papes depuis Paul VI, vous allez constater qu’ils proposent à leurs ouailles le bonheur et la joie sur Terre. Que ce soit le kibboutz, l’utopie marxiste, et donc le monastère, il n’y a qu’un seul enjeu : réaliser la plénitude humaine. Amos Oz a raison de dire qu’un jour le kibboutz reviendra, mais il ne devrait pas faire un trait sur l’idéologie marxiste qui, transformée, mieux comprise, pourrait donner des réalisations remarquables (alors que les soviétiques l’ont pervertie).
Les Esséniens étaient une communauté chrétienne du premier siècle. On a retrouvé leurs parchemins dans le désert. Etaient-ils heureux, portaient-ils la joie avec eux ? Il semblerait que oui. L’avenir de l’espèce humaine repose sans doute dans la constitution de communautés, centrées autour d’idées religieuses. Ce n’est pas une idée nouvelle. C’est le déploiement d’une longue tradition, aujourd’hui mise entre parenthèses, mais qui pourra revenir quand ce qu’ont écrit des gens comme Amos Oz sera pris au sérieux. Ce qu’il dit du travail frôle l’abolition légale ; son programme était de travailler moins. Amos Oz a ici mis le doigt sur un problème essentiel ; une fois de plus, la vérité nous vient des juifs.

Giovanni Sant'Angelo dit: 29 décembre 2018 à 15 h 40 min


…pour nos écrivains, savoir faire jouer; plusieurs jeux de cartes  » ensemble « , et que çà tienne-bon, le vent,!…etc,!…

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 14 h 10 min

rose, je connais la télé autant que le cinéma. J’y ai même travaillé un peu, ainsi qu’à la radio. J’en connais les dessous et les codes narratifs. J’apprends beaucoup sur l’humanité en regardant, notamment, les émissions de télé réalité… Comme Houellebecq, justement !

rose dit: 29 décembre 2018 à 14 h 04 min

moi aussi je regarde l’amour est dans le pré, rose. J’adore, et parfois je commente avec mes copines.

vous me sidérez jazzi.
Un de mes meulleurs potes est copain d’enfance avec un des candidats.
Quand on sait les dessous, on tombe de haut.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 13 h 54 min

moi aussi je regarde l’amour est dans le pré, rose. J’adore, et parfois je commente avec mes copines !

On a tendance à vouloir faire de Houellebecq un moraliste, qui fustigerait dans ses romans : la société de consommation, les voyages sexuels et les partouzes échangistes, l’opportunisme politique, les idées de Mai 68, le déclin de l’Occident, l’individualisme forcené… Moi je trouve qu’il revendique plus qu’il ne dénonce. Je n’ai jamais cru à cette histoire de dissociation du moi social et du moi écrivant, de l’auteur et du narrateur. Certes, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, mais je trouve que Houellebecq est tout entier dans ses romans et que ses lecteurs s’y reconnaissent pareillement.

DHH dit: 29 décembre 2018 à 13 h 53 min

@Lavande
je suis désolée ;je n’arrive pas a remettre la main sur mon Amos Oz ,probablement prête à un de ms petits-enfants et jamais revenu
@JJJ
j’ai bien mérité d’être remouchée.
mais,- circonstance atténuante ?-, je rencontre si souvent la confusion entre mythifié et mystifié que mon inconscient orthographique en a fait un mix à mon insu

rose dit: 29 décembre 2018 à 13 h 42 min

jazzi
faut le voir ds l’interview mise en ligne par Chantal sur son rapport avec les femmes : il regarde L’amour est dans le pré (comme mes enfants qui me cherchent un mari) et quand l’intervieweuse lui demande « vous pourriez travailler pour elle ?  » il a un haut le coeur se détourne violemment et puis il rit bravement.
On comprend tout : le macho aime.que l’on travaille pour lui, pas le contraire.

rose dit: 29 décembre 2018 à 12 h 41 min

JJJ à 11h

et hier ma mère m’a reconnu.
j’espère que vous avez transmis mon bisou d’il y a deux mois.
Ne renoncez jamais.
et alii dit trop tard, il a tort. Et le tort tue.

Ai eu l’expérience il y a deux jours avec la soeur de ma mère. On peut ramener quelqu’un sur le rivage lentement et doucement. Sans brusquer.

phil et jazzi
ils se sont aimés point barre. (François Étienne et Marie Thérèse).
Lui a commis l’erreur de lui être infidèle, c’est un grand dommage.

Clopine dit: 29 décembre 2018 à 12 h 31 min

Jacques R;, vous avez tout faux, là, quand vous dites « peu m’importe le dédain d’un Assouline ». Outre le fait que c’est en réalité de votre propre dédain pour notre hôte dont vous parlez, (et dans ce cas, que faites-vous ici ?), il n’y a aucun « dédain » chez Assouline pour Houellebecq. Au contraire : avant même la parution du livre, voici une critique argumentée et rudement violente. Le vrai dédain aurait été le silence. Mais Assouline est bien trop intelligent pour dédaigner un tel phénomène que Houllebecq… et ses lecteurs ! Vous avez donc tout faux dans votre manière dédaigneuse de vous exprimer. De la simplicité, que diable ! Dites-le carrément, que vous aimez le cynisme de Houellebecq, non à cause de sa « petite musique », (wouarf, là encore ! Dites, quand vous écrivez des trucs pareils, vous jouez du flûtiau ? ) mais parce qu’il correspond au vôtre…

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 12 h 21 min

Les boulangers pâtissiers, à Paris, à peine les bûches dégustées, n’attendent pas la fête des rois pour présenter les galettes en vitrine. Le tiroir-caisse passe avant les traditions, c’est agaçant !

Vous avez bien fait, renato, je considère l’héritage comme un boulet !

renato dit: 29 décembre 2018 à 12 h 07 min

Mon cher Jacques, j’ai vendu le premier d’une longue série de tableau — un Giacomo Ceruti, baroque tardif — à 18 ans, et j’ai renoncé à ma part d’héritage.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 11 h 58 min

Ma tante, Iraïde dite Henriette, soeur aînée de mon père, atteinte d’alzheimer à la fin de sa vie, appelait sa fille maman !

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 11 h 51 min

Moi, du côté de mes grands-parents paternels, ils ont été jusqu’à cinq. Mon père étant le dernier. Pas étonnant que je ne sois pas, contrairement à vous renato, un héritier, hélas !
J’ai dû gagner mon argent de poche, très tôt, et tout seul, alors que tout me prédisposait au luxe et à la volupté…

renato dit: 29 décembre 2018 à 11 h 37 min

En tout cas, Jacques, il y avait des gens raisonnables. Même époque que François I, mes ascendants étaient fonctionnaires de l’empire, et pas exagérés du tout dans leur désir de se reproduire :
— ligne paternelle, Milanais, 1 seul fils, Mazzinien, par dessus le marché ;
— ligne maternelle, Vénitien, en réalité Autrichien, une fille et un fils, qui d’ailleurs choisit de devenir Italien après 1961.

Et c’est de même pour beaucoup de mes amis héritiés.

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 11 h 26 min

JJJ, une belle histoire que j’ai peut-être déjà racontée ici mais qui m’émeut particulièrement.
Une amie âgée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, était dans une institution spécialisée et son mari allait la voir tous les après-midis. Lorsqu’elle a cessé de le reconnaitre et l’a appelé « Monsieur », il lui a dit : « Alors, Madame, il va falloir que je recommence à vous faire la cour. »

Phil dit: 29 décembre 2018 à 11 h 24 min

Les morts se bousculent sans demander la permission, Amos Oz tourne déjà en boucle sur radiofrance avec ses équipages toutes voiles dehors pour s’essuyer les larmes.
Jony a bien éclipsé l’aimable Ormesson descendu officiellement dans la tombe deux jours avant. les corniauds de producteurs ont probablement dû congeler le jony pour le ressortir en tête de gondole. préparez-vous braves gens, aujourd’hui on fiche des fèves dans la galette des rois à l’effigie de jony. pourquoi pas des suppositoires.

Pat V dit: 29 décembre 2018 à 11 h 17 min

Il occupe son blog au moment où Amos Oz s’en va, et cette intrus l’oblige à reléguer sur son compte twitter le magnifique article qu’il consacre à ce monument de la littérature israélienne. DHH parlant de Passou.

Il s’agit ce me semble de son compte facebook, twitter n’ admet que 120 signes… 😉

Phil dit: 29 décembre 2018 à 11 h 16 min

oui Baroz, tous les tableaux et récits de l’époque montrent la souveraine en noir des années durant, après la disparition de François I mort d’une crise cardiaque à Innsbruck. Elle ne quittait pas le noir pour sermonner sa tête de linotte de fille Marie-Antoinette qui allait bientôt la perdre.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 11 h 16 min

« Marie-Thérèse n’a jamais eu d’amant avéré, rare mariage sincère de l’empire »

ça, le téléfilm, en deux épisodes, le montre bien, Phil. L’histoire hypothétique de Marie-Thérèse avec le Prince Esterasi Palatin de Hongrie est plus complexe…

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 11 h 12 min

« restée en noir des années durant après la mort de François I. »
Comme Victoria, inconsolable de la mort de son Albert, Phil ?

Phil dit: 29 décembre 2018 à 11 h 05 min

Du foin idio-visuel, dear Baroz. Marie-Thérèse n’a jamais eu d’amant avéré, rare mariage sincère de l’empire, restée en noir des années durant après la mort de François I.
Comme d’habitude, Arte confuse avec Sissi qui poussa au compromis austro-hongrois, dit-on, encouragée par sa liaison avec le diplomate Széchenyi, qui donne son nom aujourd’hui à des bains pour touristes fessus et ignorants.
Arte est aussi un propagandiste vermouleur de premier cru.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 11 h 05 min

« ou de se faire photographier en parka même en été.. »

De préférence en compagnie de pop stars ou de Gérard Depardieu, Paul !
D’accord avec Claro pour reconnaitre la petite musique houellebecquienne à nulle autre pareille, qui nous ravit ou que l’on déteste, c’est selon. Moi j’aime bien…

Janssen J-J dit: 29 décembre 2018 à 11 h 00 min

-> Sans doute il y a de la haine répandue qui n’entend rien reconstruire derrière elle, car il n’y aura jamais de possibilité d’amour pour les haineux. Et pourtant, il y a néanmoins quelque chose. Creusez en chacun d’eux, et il vous apparaîtra qu’ils ne croient pas non plus au chaos ou au déluge derrière eux. C’est un mystère dont va venir à bout la neurobiologie cognitive. La haine n’est donc pas le terme adéquat pour expliquer ce qui se passe, on ne peut pas comparer la situation avec l’état d’esprit de quelques allemands « adhésifs » des années 30. Du moins, je ne le pense ni ne le crois.
-> Il est préférable d’orthographier correctement les femmes mystifiées qu’on n’a certes pas oubliées, DHH, non.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Betty_Friedan
-> Cessons d’évoquer un prix nobel de littérature pour MH, après Bob le Dylan, PA va finir par nous faire une crise cardiaque.
-> je n’ai pas trouvé d’explications convaincantes sur la poule pondeuse autrichienne. Ni dans la biographie qui lui a été récemment consacrée par Mme Badinter. Par suite mon explication est que certaines femmes mourraient de dépression si leur était ôtée la faculté de n’être pas enceintes à perpétuité : ne tombent jamais, se relèvent toujours.
-> N’ayant jamais fréquenté Amos Oz, je crois devoir commencer par Judas, son dernier roman traduit qui semble avoir la faveur des connaisseurs de la rdl.
-> Il était question d’une asiatique qui aimait partouzer avec des chiens. Rien à voir.
Le sol est encore gelé, mais les huîtres de Ré absolument succulentes. Et hier, ma mère m’a reconnu. J’ai embrassé une nouvelle pensionnaire qui disait Carglass, Carglass, elle ne prononçait que ce mot-là. Bonne année ?

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 10 h 56 min

DHH j’ai ressorti mon « Histoire d’amour et de ténèbres » (nrf Gallimard).
Pouvez-vous me dire de quel chapitre il s’agit ?

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 53 min

Mais je suis d’accord avec vous, renato. Poids de la religion et absence de tous moyens de contraception = natalité galopante.

Paul Edel dit: 29 décembre 2018 à 10 h 51 min

on voit bien sur cette photo merveilleuse d’ironie qu’il y a un dandysme bouffon chez Houellebecq,comme sa manière de tenir sa cigarette ou de se faire photographier en parka même en été..

Phil dit: 29 décembre 2018 à 10 h 51 min

Le Prussien n’émerge qu’à la fin de l’empire austro-hongrois, pour donner le vulgaire coup de grâce au corps affaibli par une propagande vermouleuse. Le Turc et le Français restent les ennemis héréditaires, craints, honnis, jamais vulgaires comme le Prussien.

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 10 h 47 min

Jacques R. vous êtes intéressant quand vous n’écrivez pas d’ignobles conneries. Un cas typique de schizophrénie?

Phil dit: 29 décembre 2018 à 10 h 46 min

hamlet, toutes vos lectures musiliennes devraient écarter les visions mussoliniennes de l’histoire qui ne se repasse pas les plats. faites-vous partie de ces thésards tardifs qui voient Musil-Törless préfigurer les nazis, à cause de trois petits mots « nucleo » laissés dans son Journal ?

renato dit: 29 décembre 2018 à 10 h 46 min

« Il fallait des militaires et des fonctionnaires… »

Autre vaste excuse, Jacques, mais pas envie de me perdre dans cet argument. La promotion d’une natalité excessive est d’origine religieuse ou paleofasciste et conduit toujours à la guerre — ou à la misère, ce qui revient au même.

Ed dit: 29 décembre 2018 à 10 h 46 min

Sont bizarres d’être tombés dans le panneau, Lavande. D’un autre côté c’est une bonne chose de voir que l’anonymat des écrivains peut être préservé. Ferrante a pu en bénéficier pendant longtemps.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 44 min

Et le Prussien, Phil.

L’argument du besoin de bras dans les campagnes, de renato, ne tient pas en ce qui concerne ma famille maternelle, les Dalmas de Lucéram. Terres trop arides et travail trop rude. Des neuf enfants de mes grands-parents, des agriculteurs disposant pourtant d’un large patrimoine, un seul garçon est resté au village. les autres sont tous partis chercher du travail en ville. A commencer par ma mère, qui a été élevée par les religieuses, dès la petite enfance, à Nice. Religieuses qu’elle adorait, détestant fermement la campagne.

hamlet dit: 29 décembre 2018 à 10 h 38 min

Janssen J-J dit: 28 décembre 2018 à 22 h 34 min

en Angleterre le « brexit » a montré la haine des anglais non pas de l’Europe mais de Londres et des londoniens : les anglais non londoniens n’ont pas voté le brexit pour sortir de l’Europe mais juste pour emmerder les londoniens.
aujourd’hui cette haine se concrétise et est devenue réciproque : les londoniens haïssent le reste de l’Angleterre autant que l’inverse.

pareil aux US : les américains du centre du pays n’ont pas voté Trump pour avoir un avenir meilleur, mais juste pour emmerder les deux côtes (et surtout les journalistes du New Yorkers et du Washington post).

Dans les deux cas, ceux qui ont voté pour Trump et voté le brexit savent qu’ils n’ont rien à y gagner, ils l’ont fait parce qu’ils n’ont plus rien à perdre.

Et en France c’est en train de devenir pareil : les français haïssent Paris et cette caste de parisiens qui incarnent un monde dont ils ne font plus parti, nul doute qu’aux prochaines élections cette haine se concrétisera dans leur vote.

Et cette situation se propagera au reste des pays occidentaux, une situation semblable à celle de l’Allemagne de 1933, où la majorité des populations n’a plus rien à perdre, un « no futur » qui engendre la violence.

Comment a-t-on pu en arrivés là ?

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 10 h 38 min

Ed : non bien sûr. Le seul cas c’est justement Emile Ajar qui l’a eu parce qu’on ne savait pas que ce nom cachait Romain Gary,
« Un seul écrivain a reçu le prix Goncourt a deux reprises, ce qui est théoriquement interdit. Il s’agit de Romain Gary, qui l’a obtenu en 1956 sous son nom usuel avec le livre « Les racines du ciel », puis sous un nom d’emprunt, Emile Ajar avec « La Vie devant soi » en 1975. »

Phil dit: 29 décembre 2018 à 10 h 37 min

François I n’a jamais eu d’amants ! encore une série télévisée produite à la Mordillat moi le noeud
friture sur la ligne avec les partouzes de Houellebecq, qui dit-on, est passé dans son dernier opus de Lanzarote aux soirées échangistes sur l’Ile de la Cité.

Phil dit: 29 décembre 2018 à 10 h 31 min

Baroz, l’empire austro-hongrois luttait contre le Turc et le Français, comme aujourd’hui ! Il y faut plus de diplomatie que de bras.

Jacques R. dit: 29 décembre 2018 à 10 h 28 min

Claro, le feuilletoniste du Monde des livres, a d’un touite remis les pendules à l’heure :

Il tout juste tenté de mettre à son heure sa propre pendule.

Assouline, me semble-t-il, insiste beaucoup sur le fait que Houellebecq redit dans ce livre ce qu’il a plus ou moins dit dans les précédents. Soit. Mais qu’un écrivain — et cela vaut pour les plus grands — ressasse de livre en livre sa thématique personnelle, c’est une constante de la littérature. Assouline n’aime pas Houellebecq, on le sait depuis longtemps. Ni l’homme ni sa manière d’écrire. C’est son droit. Du coup, il passe complètement à côté de la petite musique Houellebecquienne, une petite musique parmi d’autres — celle de Proust, celle de Céline etc. Moi, je suis sensible à cette petite musique, depuis la lecture des « Particules élémentaires ». Les attendus de la critique n’y sont pas pour grand’chose, excepté qu’au départ un ou deux comptes-rendus ont éveillé ma curiosité. La petite musique d’un écrivain, c’est essentiel, c’est la source de tout plaisir, de tout engouement. Fan de Houellebecq comme je pourrais l’être de tel chanteur ou de tel groupe rock/pop, j’ai naturellement tendance à croire Birnbaum et à considérer qu’Assouline passe à côté de l’essentiel. Ce qui compte, c’est mon plaisir de lecteur, et je ne compte ni bouder mon plaisir ni le justifier. Peu m’importe, dès lors, le dédain d’un Assouline.

DHH dit: 29 décembre 2018 à 10 h 25 min

@ lavande suite
La foule avait l’air pétrifiée dans l’hallucinant silence nocturne, à croire que ce n’étaient pas des humains de chair et de sang, mais des centaines de silhouettes opaques, peintes sur la toile des ténèbres vacillantes.
On aurait dit qu’ils étaient morts debout. On n’enten¬dait pas un mot, pas un toussotement, pas un piétinement. Pas le moindre bourdonnement de moustique. Seule la voix profonde et rauque du speaker américain qui s’échappait de la radio dont le volume, poussé à fond, faisait vibrer l’air nocturne, à moins que ce ne fût la voix du président de l’Assemblée, le Brésilien Osvaldo Aranha. Il lisait les noms des derniers pays de la liste, dans l’ordre alphabétique anglais, aussitôt suivis de la réponse de leur représentant. United King¬dom : abstains. Union of Soviet Socialist Republics : yes. United States : yes. Uruguay: pour. Venezuela : pour. Yémen : contre. Yougoslavie : abstention.
Ici, la voix s’interrompit et le silence venu d’ailleurs qui s’abattit soudainement figea la scène, un silence terrifiant, tragique, le silence de foules retenant leur respiration, un silence tel que je n’en avais jamais entendu avant cette nuit ni ne devais plus jamais entendre par la suite.
Puis la voix épaisse, un peu cassée, fit à nouveau trembler l’air tandis qu’elle résumait avec une rude sécheresse débordant d’allégresse: trente-trois pour. Treize contre. Dix abstentions et un absent. La résolution est approuvée.
Sa voix fut couverte par un grondement qui s’échappa de la radio, enfla, déborda des galeries en liesse de la salle de Lake Success, et, après deux ou trois secondes de saisissement, la bouche ouverte, comme assoiffée, les yeux écarquillés, un premier rugissement affreux jaillit de notre rue perdue, au fin fond de Kerem Avraham, au nord de Jérusalem, déchirant les ténèbres, les bâtiments et les arbres, une clameur stridente, rien à voir avec les acclama¬tions de joie des spectateurs, plus près peut-être de l’horreur et de l’épouvante, un beuglement cata¬clysmique à ébranler les pierres, à glacer le sang, comme si les vociférations des morts passés et futurs s’immisçaient par un interstice, aussitôt refermé, pour céder la place à une multitude de beuglements d’allégresse et de cris rauques où se mêlaient  » Le peuple d’Israël est vivant  » ,l’hatikva que l’on s’efforçait vainement d’entonner, les glapissements des femmes, les applaudissements, et « Ici, dans le pays chéri de nos ancêtres « , ensuite la foule se mit à tourner lentement sur elle-même comme si elle était malaxée dans une gigantesque bétonnière.
Il n’y avait plus d’interdits, je sautai dans mon pantalon, négligeant chemise et pull, et déboulai dans la rue où quelqu’un, un voisin ou un inconnu, me prit dans ses bras pour que je ne me fasse pas piétiner et, passant de main en main, j’atterris sur les épaules de papa, près du portail. Mes parents étaient là, enlacés, tels deux enfants perdus dans la forêt – jamais je ne les avais vus ainsi, ni avant ni après cette nuit-là – et je m’étais retrouvé brièvement au milieu de leur étreinte, puis à nouveau sur les épaules de mon père, si intelligent et si poli, qui criait à tue-tête, à voix nue, sans plus de mots ni calembours ni cris de joie, comme avant la création des mots.
À présent, les gens chantaient, la foule entonnait en chœur : « Crois-moi, un jour viendra », « Ici, clans le pays chéri de nos ancêtres », « Sion, ma parfaite », « Dans les montagnes brille notre lumière », « De Metulla au Néguev », mais mon père, qui ne savait pas chanter et ne connaissait pas les paroles des chansons, criait à perdre haleine aaahhhhh et, quand il était à bout de souffle, il inspirait comme un noyé et reprenait de plus belle, lui, qui ambitionnait et méritait d’être un grand professeur, n’était plus qu’un aaahhhh qui n’en finissait pas. Et je vis avec stupeur ma mère caresser la tête mouillée de sueur et la nuque de papa avant de sentir sa main sur ma tête et mon dos, car j’essayais sans doute inconsciemment de prêter main-forte à mon père, et ma mère continuait à nous caresser comme pour nous rassurer, ou alors non, ce n’était pas ça, mais peut-être que des profondeurs elle cherchait à faire chorus avec lui, avec moi, la rue, le quartier, la ville entière, le pays tout entier, ma triste mère s’efforçait cette fois de participer.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 21 min

« les classes laborieuses, surtout dans les campagnes — besoin de bras —, mais pas pour la bourgeoisie et la noblesse. »

Il fallait des militaires et des fonctionnaires pour protéger et administrer le vaste empire Austro-Hongrois menacé de toute part, renato !

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 10 h 19 min

D. : ça ne m’étonne pas que vos prédictions soient foireuses.
« Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix. »
Remarquez il peut faire comme Emile Ajar, tenter le coup sous un autre nom.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 18 min

« sans doute trop jeune n’aviez vous pas entendu parler de ce livre trop tôt oublié mais fondamental dont je vous parlais aussi dans mon post d’hier:l a femme mystifiée de Betty Fridan »

Non, DHH. Mais de toute façon, ce n’est pas le côté sociologique des Choses, qui m’intéresse chez Perec. Ce n’est pas mon livre préféré de lui. Et dès le deuxième, L’homme qui dort, il est passé à tout autre chose. Contrairement à Houellebecq, qui creuse toujours le même sillon…

DHH dit: 29 décembre 2018 à 10 h 14 min

@ Lavande
pour vous essai d’envoi fractionné ,je continuerai si ça marche Samedi matin, disait-on, les délégués de l’Assemblée générale de l’ONU se réuniraient dans un lieu appelé Lake Success où ils décideraient de notre sort. « Qui vivrait et qui mourrait! » dit M. Abramski.
Et Mme Tocia Krochmal avait ramené la rallonge de la machine à coudre électrique de la clinique de poupées de son mari pour que les Lemberg puissent brancher leur lourd poste de radio noir dehors, sur la table du balcon (c’était la seule et unique radio de la rue Amos, sinon de tout le quartier). Ils augmenteraient le son au maximum pendant que les voisins se rassembleraient chez eux, dans la cour, dans la rue, sur le balcon du dessus et celui d’en face, sur le trottoir devant la cour, de sorte que tout le monde puisse écouter le verdict en direct et savoir ce que l’avenir nous réservait (« si tant est qu’il y eût encore un avenir après ce samedi-là « ).
— Lake Success, expliqua papa, signifie le lac du succès, de la victoire, c’est-à-dire le contraire de la mer des Larmes qui, chez Bialik symbolise le destin de notre peuple. Votre Majesté, poursuivit-il, sera évidemment autorisée à prendre part à cet événement en tant que fervent lecteur de journaux et chroniqueur militaire et politique.
— Oui, mais avec un pull. Il fait froid, ajouta maman.
Or ce fameux samedi matin, il s’avéra que le débat crucial, qui devait avoir lieu l’après-midi à Lake Success, ne serait retransmis que le soir à cause du décalage horaire entre Jérusalem et New York. Ou alors parce que Jérusalem se trouvait loin de tout, par-delà les montagnes des ténèbres, au bout du monde, et que ce qui se passait sur la pla¬nète nous parvenait affaibli et avec du retard. Le vote, pensait-on, se tiendrait très tard à Jérusalem, vers minuit, à une heure où « cet enfant devrait être depuis longtemps au lit parce que, demain, il y avait école ».
Papa et maman échangèrent quelques phrases rapides, une brève concertation en polonais schch¬phzhevska et en russe yanikachwik, au terme de laquelle maman annonça:
« Tu ferais quand même mieux d’aller te coucher ce soir comme d’habitude, pendant que nous irons dans la cour, à côté de la clôture, pour écouter la radio des Lemberg, et si le oui l’emporte, nous te réveillerons même s’il est minuit pour te le dire. C’est promis. »
Je me réveillai à minuit passé, vers la fin du vote. Mon lit se trouvait sous la fenêtre donnant sur la rue, si bien qu’il me suffisait de m’agenouiller pour regarder à travers les persiennes. Je frémis.
On aurait dit un cauchemar : des multitudes d’ombres immobiles et muettes, agglutinées les unes aux autres dans la clarté glauque du réverbère, envahissaient les cours, les trottoirs, la chaussée, telle une gigantesque assemblée de fantômes dans la lumière blême. Des centaines d’hommes et de femmes se pressaient sans bruit aux balcons, des voisins, des connaissances, des inconnus, certains en vêtements de nuit, d’autres en veston et cravate, coiffés de chapeaux ou de casquettes, il y avait des femmes tête nue et d’autres en robes de chambre et fichus, des pères portaient leur enfant endormi sur leurs épaules, et, un peu à l’écart, j’aperçus une vieille femme assise sur un tabouret et un vieillard qu’on avait porté jusque-là sur une chaise.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 13 min

« Une impératrice d’Autriche n’a pas pour mission de « repeupler » son Empire. »

Elle se doit de donner l’exemple, Phil. Comme rose, j’ai vu les deux épisodes sur Arte, hier soir. Ils étaient plutôt jolis garçons François Ier et, surtout, son amant hongrois !

renato dit: 29 décembre 2018 à 10 h 11 min

« … compte tenu de la mortalité infantile… »

C’était et reste une vaste excuse, Jacques ; valide certes pour les classes laborieuses, surtout dans les campagnes — besoin de bras —, mais pas pour la bourgeoisie et la noblesse.

DHH dit: 29 décembre 2018 à 10 h 08 min

@ Jazzi 9h 17
Le post que je vous avais adressé parlait de Houellebecq de Perec et des Choses , et n’est pas moi qui ai parlé ici du kibboutz à propos d’Amos Oz .
Le peu que je sais sur les kibboutz ,c’est que ceux d’aujourd’hui ,à vocation le plus souvent hôtelière , qui emploient des armadas de travailleurs immigrés , n’ ont plus grand-chose à voir avec le modele fondateur, directement inspiré ,comme vous l’écrivez, des socialismes utopiques qui faisaient flores en Europe au 19 éme siecle (fourier proudhon etc…) et dont la première concrétisation en Palestine date de 1901(Degania)
C’était encore le modèle qui prévalait en 1960 lorsque dans le cadre d’un voyage d’étudiants j’ai vécu et travaillé un mois dans un kibboutz proche de Gaza ,expérience intéressante .
Par ailleurs sans doute trop jeune n’aviez vous pas entendu parler de ce livre trop tôt oublié mais fondamental dont je vous parlais aussi dans mon post d’hier:l a femme mystifiée de Betty Fridan

Phil dit: 29 décembre 2018 à 10 h 06 min

Il fallait repeupler le vaste empire Austro-Hongrois, renato.

Dear Baroz, il est temps de vous repasser les Sissi. Une impératrice d’Autriche n’a pas pour mission de « repeupler » son Empire.
Marie-Thérèse eut 16 enfants couronnés et profitait des douleurs l’accouchement pour se faire arracher les dents gâtés. Ses peuples, l’empire austro-hongrois parlait au pluriel, l’adulaient ainsi que son mari François I qui sut valoriser l’économie de ses pays de manière si considérable que les historiens d’aujourd’hui n’en prennent pas encore la mesure, faute depouvoir déchiffrer sa graphie. Beaux sujets de recherches pour les étudiants de tous nos pays qui croient que l’histoire débute en 39.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 10 h 06 min

« L’autodérision, peut-être que Houellebecq connaît. »

Il menace de procès quiconque se livre à des révélations biographiques sur son compte ! Autodérision, oui, dérision, non !

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 10 h 04 min

WGG ne jurait que par Israël, Delaporte par le monastère mais ni l’un ni l’autre n’y songe pour lui-même. C’est juste un conseil pour les autres.

Jacques R. dit: 29 décembre 2018 à 10 h 00 min

Au passage, l’auteur/narrateur (mais qu’alliez-vous imaginer ?)

Eh bien, justement, Assouline aurait été mieux inspiré, me semble-t-il, s’il avait davantage fait la distinction entre l’auteur et le narrateur et, surtout, entre l’auteur et son personnage. L’autodérision, peut-être que Houellebecq connaît.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 54 min

La RDL est un petit kibboutz culturel, Lavande, où certains bossent plus que d’autres !

« Les rapports humains étaient fondés sur l’estime et le travail, pas sur le prestige. L’hypocrisie était inconnue. L’argent ne comptait pas. Comparez à ce qu’est devenue notre société, où les gens travaillent trop, pour avoir plus d’argent afin d’acheter des choses dont ils n’ont pas besoin et d’impressionner des gens qu’en réalité ils n’aiment pas. Je suis sûr que l’idée du kibboutz – contrairement au communisme, qui reposait lui sur l’utopie de changer par décret la nature humaine – reparaîtra sous une autre forme. »

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 46 min

Lavande, Delaporte n’est pas à une contradiction près. Il soutient les Gilets jaunes girondins et dénigre la province de toute sa superbe jacobine. Tout ça, en se prétendant un grand chrétien !

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 9 h 40 min

Delaporte devrait apprécier le texte sur le kibboutz que j’ai mis hier à 20h32 et ses considérations sur le travail.

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 40 min

« On ne met pas une femme dans la condition de faire 16 enfants, c’est immoral. »

Il fallait repeupler le vaste empire Austro-Hongrois, renato. A cette époque-là, compte tenu de la mortalité infantile, les femmes mettaient bas pratiquement chaque année. Ma grand-mère maternelle a eu neuf enfants viables, au début du XXe siècle, du côté de Nice.

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 9 h 35 min

Chaque fois que je sors de mon immeuble, je pense à la phrase de Stendhal : »Au bout de chaque rue, une montagne ».
Pour mon avenue, c’est la chaîne de Belledonne, la bien nommée, qui en ce moment est toute enneigée. Avec le soleil radieux dont on bénéficie ces jours-ci, elle est d’une splendeur dont on ne se lasse jamais.
Depuis ma terrasse c’est le Vercors : le Moucherotte et le Plateau de Saint-Nizier à l’ouest ; vers le sud la perspective s’ouvre un peu, entre les confins du Vercors et les Préalpes du Sud d’un côté, l’Oisans et le Dévoluy de l’autre.
Quand mon labo avait emménagé sur le campus (il y a longtemps !), la vue panoramique sur Belledonne était tellement éblouissante qu’en fin d’après-midi, il y avait toujours quelqu’un pour crier dans le couloir : « regardez le coucher de soleil sur Belledonne ! » Des dégradés de rose, mauve et violet à vous couper le souffle.
Impossible d’être blasé.
J’ai une chambre d’amis très confortable et j’invite tous ceux qui veulent partager ce bonheur quelques jours à venir séjourner chez moi.
(petite précision : j’aime beaucoup Paris aussi !)

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 27 min

« pédales botticelliennes » aurait mérité aussi une petite note en bas de page de l’article de Passou. Mais comment définir ce double qualificatif ?

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 23 min

Ce qu’il y a de bien avec les prédictions de D., c’est que l’on peut être sûrs que c’est le contraire qui risque de se produire. Il nous annonce un petit Emmanuel Houellebecq pour septembre. Au pire ce sera une Emmanuelle ? Mais peut importe. Ce qui nous intéresse sur la République des livres, c’est de savoir si Houellebecq aura le Nobel de littérature en 2019. Oui ou non, D. ?

jazzi dit: 29 décembre 2018 à 9 h 17 min

Amos Oz fait un éloge du kibboutz, DHH. Il l’oppose au communisme, qui, selon lui, ne pouvait pas marcher car reposant sur une idéologie, là où celui-ci s’articule sur l’idée de solidarité, de partage, de mise en commun du travail et des ressources. Mais d’où vient cette pratique ? Est-ce essentiellement juif ? N’y-avait-il pas un peu de cela dans le fouriérisme et le saint-simonisme ?

Lavande dit: 29 décembre 2018 à 9 h 10 min

Oui DHH, Passou n’a pas voulu interrompre aussi rapidement les commérages de ses fidèles et il a dû se rabattre sur twitter mais il y a écrit un très beau texte.
Dans Télérama.fr de beaux articles aussi.

DHH dit: 29 décembre 2018 à 9 h 01 min

Voila qui ne va améliorera les affaires de Houellebecq auprès de Passou .
Il occupe son blog au moment où Amos Oz s’en va, et cette intrus l’oblige à reléguer sur son compte twitter le magnifique article qu’il consacre à ce monument de la littérature israélienne

Bėrėnice dit: 29 décembre 2018 à 6 h 51 min

Chamonix, 21h16, si la faculté d’aimer n’a pas disparu , oui il est probable qu’aimer se présente encore mais autrement, dans le sens d’éprouver le sentiment pour quelqu’un(e) d’autre. Nous n’avons que l’embarras du choix, pensez donc, 7 milliards d’individus en circulation, ce serait un monde de n’en rencontrer aucun qui suscite le désir, l’amitié amoureuse, l’amour amitueux. Et bien qu’aux abords de la soixantaine la libido à côté du sentiment aussi vivace qu’une de ces plantes qui survivent aux hivers se porte comme une fleur sans eau, en dehors de toutes medications, serotonifiantes ou viagrisantes. Bon débarras , cependant je rêve quand même quelquefois à ce désir qu’autrefois j’eprouvais. Une nostalgie, un manque. La beauté, l’esprit, un tas d’ingredients viennent nous secourir.

https://youtu.be/UOEIQKczRPY

Delaporte dit: 29 décembre 2018 à 4 h 00 min

Le regard lucide d’Amos Oz sur la situation politique inextricable de son pays, Israël :

«Sans l’option rapide de deux Etats, il est fort probable que, afin d’empêcher l’établissement d’un Etat arabe coincé entre la Méditerranée et le Jourdain, s’instaure une dictature temporaire de juifs fanatiques, un régime raciste qui opprimera à la fois les Arabes et ses opposants juifs, écrivait-il empli de déception et de colère, dans Chers Fanatiques. Ce genre de dictature ne durera pas. Aucune minorité opprimant une majorité n’a perduré dans l’histoire moderne. Et, au bout du compte, il faudra s’attendre à la création d’un Etat arabe entre la Méditerranée et le Jourdain, suite à un boycott international ou à un bain de sang, voire aux deux.» Cité par Libération

Jean Langoncet dit: 29 décembre 2018 à 3 h 25 min

jazzi dit: 28 décembre 2018 à 15 h 01 min
Dali n’y allait pas avec le dos de la cuillère, Bérénice. Patronnant une émission caritative à la télé au profit des enfants trisomiques, au journaliste qui lui demandait pour quelle raison il s’impliquait dans cette cause, il répondit, en tapotant la tête d’un petit mongolien : « Parce que j’adôôrrrre les mooonsstres ! »

C’est une histoire horrible

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