de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Théâtre

Vous êtes sûr que ça va, Jean-Claude Grumberg ?

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 » Ca va ? –  Pas des masses, figure-toi que… – Stop attention, je te signale que tu t’apprêtes à franchir la ligne jaune. – Quelle ligne jaune ? – Je te dis en passant « ça va », et toi, au lieu de me dire « pas mal et toi ? », tu t’arrêtes et tu t’apprêtes à me raconter ta vie. – Je m’apprête à répondre à ta question, oui. – Je ne t’ai pas posé de question, je t’ai dit « ça va », comme j’aurais pu te dire « bonjour ».  Avec deux petits mots faciles comme un coup de fil (et le bonjour qui va avec), Jean-Claude […]

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L’affaire Vaudoyer : une comédie très française

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Qui l’eut dit et qui l’eut cru : une « affaire Vaudoyer » en 2013 ? Elle agit symboliquement comme une piqure de rappel : s’il est vrai que les qualificatifs de « négationniste » et de « pédophile » sont les plus efficaces pour détruire une réputation, lorsque c’est à titre posthume, « collabo » fait encore des ravages. L’affaire remonte à mai 2012 mais n’a vraiment éclaté que ces jours-ci. A cette date, six unités de soins étaient inaugurées au nouvel hôpital de Clamart, non sans avoir été auparavant baptisées avec des noms du monde de la culture : Dora Maar, Auguste Rodin, Anna Marly, Pierre-Jean de Béranger, Fernand […]

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Shakespeare au coeur d’une manipulation

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Voilà un « Du même auteur » qui pourrait s’intituler « Des mêmes auteurs ». Quitte à jeter un trouble, cela aurait pour vertu d’annoncer la couleur. Celle du double et de l’ambiguïté à l’œuvre dans La Tragédie d’Arthur (traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner, 516 pages, 22 euros, cherche midi) d’Arthur Philips. Car vérification faite, il y a bien deux listes en page de garde : d’une part les œuvres de William Shakespeare, d’autres part celles un peu moins nombreuses et nettement moins connues d’Arthur Philips. On devine déjà que l’on va pénétrer dans un grand roman de manipulation, couronné par le New York […]

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Le « voyage » de Ferdinand Balmer

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Cela ne pouvait décemment pas commencer autrement que par « Ca a commencé comme ça… ». L’incipit du Voyage au bout de la nuit n’est peut-être pas aussi connu que celui de la Princesse de Clèves, de la Recherche ou de l’Etranger, mais tout de même. On en use souvent comme d’un clin d’œil ou un d’un signe de reconnaissance. Le comédien Jean-François Balmer est depuis quelques jours Ferdinand Bardamu sur la scène du Théâtre de l’Oeuvre à Paris, à une encablure de la place de Clichy, détail qui n’est pas superflu s’agissant du bonhomme Céline. Le spectateur se sent d’emblée dans […]

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