de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

vie littéraire

Ceci n’est pas un plagiat

Ceci n’est pas un plagiat

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Chacun ses manies de lecteur. La mienne consiste à commencer ma lecture par la fin. Non pas la fin du récit, du roman, de l’essai, et donc du texte proprement dit, mais la fin du livre. Le plan bien sûr, qui en dit tant non seulement sur sa structure mais sur son esprit, et surtout ce que la plupart appellent « Remerciements » et que, en tant qu’auteur, je préfère appeler « Reconnaissance de dettes ». Car c’est bien ce de cela qu’il s’agit. Etrangement, les Français y rechignent, de même qu’ils traînent les pieds devant l’exercice d’admiration. Comme si c’était déchoir de reconnaître […]

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De la lecture angoissée à la correction névrotique

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Il faudra être indulgent pour les fautes, erreurs, bourdons, doublons et coquilles de ce billet. l’émotion, probablement ; la compassion, certainement. C’est que les correcteurs ont le blues : le blues des correcteurs. Cela dure depuis quelques années déjà et cela ne s’arrange pas. Le métier tend à disparaître, les conditions de son exercice sont de plus en plus précaires (11 euros net de l’heure à domicile), on leur demande de travailler de plus en plus vite au détriment de la qualité… Un article paru dans la dernière livraison de la Revue des deux mondes s’en fait l’écho sous le titre […]

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Le CNL n’est plus le « Colosimo National du Livre »

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Le CNL, combien de divisions ? 30 millions d’euros, manne bienvenue à répartir chaque année entre les librairies, les maisons d’édition, les bibliothèques, les organisateurs de festivals et salons du livre, les traducteurs, les auteurs etc. Sauf que résumer ainsi l’action du Centre national du livre le réduirait au rôle de Caisse nationale des lettres qui fut le sien il y a très longtemps. Jean-François Colosimo, à qui rien de ce qui touche au livre n’est étranger (il a été lui-même longtemps éditeur et auteur), a imaginé qu’il pouvait en être autrement : sollicité par deux ministres de la Culture successifs (Christine Albanel […]

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Arthur Koestler dérange encore

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Tiens, une nouveauté chez Gallimard ! Dans le programme de la rentrée, cela va de soi ; dans le hall de la maison, moins. L’entrée du 5, rue Gaston-Gallimard, anciennement rue Sébastien-Bottin, lieu mythique que la mémoire littéraire a d’ores et déjà inscrit classé monument historique et virtuellement rajouté à l’inventaire supplémentaire, carrefour permanent d’écrivains, d’éditeurs, de journalistes, de libraires, de représentants, ce nœud de la Maison est d’ordinaire décoré de portraits d’auteurs de la dernière rentrée en date. Ils y sont toujours ; mais depuis le début de la semaine, une imposante sculpture trône parmi eux. Cette œuvre sur bois datant […]

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Ne laissez pas mourir la « Quinzaine littéraire » !

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C’est de mort, en effet, qu’est menacée La Quinzaine littéraire : pas dans six mois, pas dans un an, comme elle l’a souvent été durant les 47 années de son existence, mais dans les semaines qui viennent. Rien d’étonnant dans la situation actuelle de la presse écrite, rien d’étonnant pour un périodique qui n’a jamais voulu se mettre « au goût du jour » et a refusé de céder aux sirènes publicitaires pour conserver la liberté et l’indépendance auxquelles il est tellement attaché. En effet, depuis 1966, La Quinzaine littéraire n’a cessé de défendre une certaine qualité de l’écriture et de la pensée, et de […]

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Crime de lèse-Ulysses en Irlande joycienne

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Si ce n’est pas fait exprès, c’est bien imité. Sûr que les joyciens canal historique sauront l’apprécier à sa juste valeur comme un hommage crypté au maître. Encore que du côté de Dublin, on ne plaisante pas toujours avec l’orthodoxie ulyssienne. Surtout à l’approche du centenaire non de la parution du monstre (1922 ) mais du centenaire de la plus extraordinaire déambulation urbaine du siècle littéraire échu, avec celle qu’Alfred Döblin fit faire à Franz Biberkopf dans son Berlin Alexanderplatz. Bref, pour une gaffe, c’est une belle gaffe. Explication : Stephen Dedalus, qui est avec Leopold Bloom l’un des deux héros […]

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Feu le livre de poche ?

Feu le livre de poche ?

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Drôle d’anniversaire que celui du livre au format de poche. Il y aura certainement des bougies et du champagne sur un petit air de fête début 2013 pour célébrer ses 60 ans et, dans la foulée, ceux de ses labels pionniers – le Livre de Poche suivi quelques années après par J’ai lu, 10/18, Pocket, Folio… Le ton sera au consensus et à la convivialité car enfin, qui est contre le grand instrument la démocratisation de la culture ? ou plutôt : qui oserait encore être contre une littérature de qualité à moindre prix pour un encombrement réduit ? Espérons que, si elle […]

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L’addiction, s’il vous plaît ! c’est pour Jonathan Franzen…

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Franchement, si Jonathan Franzen n’exprimait pas périodiquement sa phobie des réseaux sociaux, on n’attacherait guère d’importance à ses conférences et ses interviews, tout Grand-Ecrivain-Américain qu’il soit (Les Corrections, Freedom qui vient de paraître en poche chez Points/Seuil). Elles sont le plus souvent faites de lieux communs sur le roman, les personnages, les lecteurs, et de poncifs sur leurs relations avec l’auteur. Ce fut encore le cas tout récemment à la Foire internationale du livre de Guadalajara. Morceau très choisi dans le compte-rendu d’El Pais, le seul qui présente un intérêt : « Je ne suis pas opposé au livre électronique, mais en […]

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Tournons la page !

Tournons la page !

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« La République des livres », site d’informations et de critiques littéraires,voguera désormais sous son propre pavillon qui ne sera pas de complaisance, promis juré. Elle aura pour ambition de s’adresser à quelques deux cents millions de personnes, excusez du peu. Le chiffre, immodeste il est vrai, est celui du nombre de lecteurs en langue française, même s’il est moindre dans le village global connecté appelé « [email protected] ». Vous y retrouverez mon billet, comme sur le blog né il y a sept ans sous d’autres cieux, tous les jours, ou tous les deux ou trois jours, suivant l’inspiration de la librairie, l’air du […]

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