de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce n’est rien, juste des mots écrits sur l’eau

Ce n’est rien, juste des mots écrits sur l’eau

De Paterson de Jim Jarmusch, on pourrait dire a priori qu’il y a là un certain abus à anticiper sur le label poétique que la critique ciné ne manque pas de lui accoler. Il y a bien une histoire : un jeune chauffeur de bus, sa compagne, leur bouledogue anglais craint comme un pittbull vivent à Paterson, New Jersey. Paterson (car c’est aussi son nom à lui) a un emploi du temps hautement répétitif, ritualisé sans maniaquerie ni ponctualité. Juste que c’est tous les jours pareil : lever à six heures, gare des bus, la ligne toute la journée, retour à la maison, s’assoit dans le canapé, observe le chien (la croisette lui promet déjà la Palme dog) puis le promène après dîner, s’arrête au même bar au coin de la rue boire un verre et bavarder, puis dodo. Parfois, un incident bouscule un peu les travaux et les jours. Une fois, il désarme au péril de sa vie un amoureux éconduit qui veut se suicider avec un pistolet à balles de mousse. Une autre fois, le bus tombe en panne électrique.

J’oubliais l’essentiel : c’est un poète. Entendez qu’il écrit de la poésie sous l’influence de William Carlos Williams, lui-meme de père anglais et de mère portoricaine, poète le plus célèbre de Paterson, New Jersey; il a même publié en cinq volumes un poème épique intitulé Paterson de 1946 à 1958. Allen Ginsberg aussi a vécu là. Une pépinière que ce coin-là. Pas n’importe quelle ville : type même de l’ancienne ville industrielle qui fut un centre textile attirant nombre d’ouvriers italiens et irlandais, un terreau de l’anarchisme syndicaliste américain. On peut être poète et chauffeur de bus. Après tout, comme il le dit lui-même, Jean Dubuffet était bien peintre et météorologue à la Tour Eiffel, du moins en 1922. On voit passer un exemplaire de Dante.paterson-image-1

« La poésie en traduction, c’est comme prendre une douche avec un imperméable ».

Après avoir écouté le babillage des voyageurs toute la journée, il s’assoit face à un torrent et se laisse envahir par l’eau. Même quand un drame survient dans cette vie répétitive comme tant d’autres vies, il ne s’énerve pas. Egal à lui-même. Calme, maître de ses émotions, sous contrôle. A l’image de Jarmusch himself. On n’imagine pas qu’il ait jamais rencontré la colère ailleurs que dans un livre. Ou alors au cinéma. Pourtant, quand on vit secrètement pour la poésie, et qu’elle nous aide à vivre jusqu’à embellir la banalité du quotidien, ca ne doit pas faire plaisir de découvrir en rentrant du cinéma que le bouledogue anglais a réduit en miettes l’unique exemplaire de son carnet à poèmes. Le vrai film d’horreur est là, sur le tapis, et non juste avant sur l’écran. Lui ça l’enferme juste un peu plus dans le silence et la mélancolie. Il n’en sort que pour rassurer sa compagne :

« Ce n’est rien, juste des mots écrits sur l’eau »

Les poèmes du film sont de Ron Padgett. Ainsi raconté, on pourrait croire que Paterson présente une variété inédite de l’ennui cinématographique. Mais toute la magie de Jim Jarmusch est de ce faire de cette accumulation de petits riens (une boîte d’allumettes Ohio Blue Tip, un curieux « Ah, ah » lâché par un japonais rencontré sur un banc) quelque chose de magique, un récit aérien avec des personnages comme en apesanteur, illuminés par le géant à la voix grave Adam Driver et la miniature persane Golshifteh Farahani. La caméra se contente de les caresser avec douceur. Comme dans ses précédents films, de Mystery train à Broken flowers, il s’autorise le grand luxe de la lenteur et de la répétition. Une vraie grâce s’en dégage, vraie en ce sens qu’elle ne doit rien aux artifices, à la sophistication, au calcul.

Les dialogues y sont rares. A peine une pluie de mots. Le film est surtout fait de silences, de soupirs et de pauses, au sens où l’entendent les musiciens. Difficile de ne pas y repenser en apprenant que, pour son inhumation à la suite de la cérémonie religieuse, le grand chef d’orchestre Georges Prêtre a demandé dans ses dernières volontés qu’aucune musique ne soit jouée : juste « un silence total pour permettre la réflexion de chacun ».

(je reprends et actualise ici ce billet à l’occasion de la sortie du film sur les écrans)

(Photo Jean-Pierre Bertin-Maghit et « Adam Driver dans Paterson », photo extraite du film)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Poésie.

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commentaires

713 Réponses pour Ce n’est rien, juste des mots écrits sur l’eau

Sergio dit: 10 janvier 2017 à 15 h 40 min

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 14 h 15 min
sans que cela vous fasse changer de case identitaire

Faut pas en avoir faut avoir une identité molle comme dans un Dali… Ca passe sous la porte… Entre les molécules !

Delaporte dit: 10 janvier 2017 à 15 h 26 min

Affaire de Tarnac, c’était un canular d’étudiants. La justice le confirme aujourd’hui :

« 10 janvier 2017. La Cour de cassation écarte définitivement la qualification terroriste. »

Julien Coupat et ses amis peuvent retourner jouer dans leur bac à sable.

Boudegras dit: 10 janvier 2017 à 15 h 14 min

« ta gueule raclure » éructe le bouguereau trois fois par jour ; problème : ya tellement de raclures ici qu’il serait bon de la nommer à chaque fois, en dehors de JC l’andouille raclure suprême (de volaille)

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 14 h 53 min

ECONOMIE MORALE

Vous n’avez pas assez d’argent pour incinérer Grand Mère d’un seul coup, lorsqu’elle décèdera sans rien vous laisser ?

Anticipez le pire ! Prenez les devants !

Notre Société vous propose : « La crémation par étape ! » Cramez la Mémé par petit bout par petit bout, un peu chaque mois !….

Garanti sans souffrance….

Sergio dit: 10 janvier 2017 à 14 h 49 min

Jibé dit: 10 janvier 2017 à 11 h 42 min
Avez-vous jeté l’éponge depuis ?

Ben houi et tout le monde se la prend dans la gu…

hamlet dit: 10 janvier 2017 à 14 h 36 min

whaouhhh renato ! quel bel enfilage d mouches, de perles, l’art de ne rien de belle façon, la belle façon n’est ce pas le plus important, la forme plutôt que le fond, la forme a tant la forme, l faut la privilegier, tant pis pour le fond, d’ailleurs tout le monde se fout du fond, ça fat penser a paul edel le roi de la forme, cent pour cent forme

fait pas moquer d ceux qui ont voté trump, c’est la faute a jarmusch si trump est president, les pauvres il ne leur restait que cette option

mais t en fait pas bloom ceux qui ont voté trump vont bientot retomber dans la resignation, on va les faire rentrer dans le rang, retomber dans le silence si cher aux poetes, courber l echine

« éloge de la resignation », il aurait dû l appeler comme ça son film jarmush

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 14 h 15 min

Répondant à ma question angoissée :
« Que puis je faire pour indiquer à ma chère Bérénice, le chemin de la joie ? »

mes collègues de l’Institut répondirent d’une seule voix :
« Ô Tite ! conseille lui de suivre la direction que depuis toujours indique ta vertueuse mentule ! »

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 14 h 15 min

Nicolas 13h23, les genres différents ont en commun un patrimoine de pratiques, les hommes font aux hommes ce que des femmes pourraient offrir en terme de prestation, les hommes procurent du plaisir à des femmes de la même manière que le feraient des femmes , enfin on peut réussir avec un peu de bonne volonté à partager toute une littérature sans que cela vous fasse changer de case identitaire, quelle idée avez-vous là, demandez à Bouguereau, jusqu’au gode-ceinture qui reste à ce jour une de ses expériences traumatisantes!

Phil dit: 10 janvier 2017 à 14 h 12 min

Pour votre brillante analyse des sources de la déconstruction, Bérénice, ajoutez Paul de Man, belle figure de gourou années 30 qui donna ses idées à Derrida sans bien le savoir.

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2017 à 14 h 12 min

Renato, demain dès l’aube, à l’heure du coucou suisse, pourrez-vous développer cette phrase:

« relations assez floues avec l’expérience — fréquente confusion entre expérience directe et indirecte (le monde des choses vues — le monde des choses lues). »

Cela me paraît être un point aveugle.
Vous faites à Paterson, un reproche infondé.

Une attaque que vous vous gardez bien de faire du reste, à tout un panel d’écrivains de langue française qui vivent dans les livres. Et qui font, comme on dit des livres « littéraires ». Et qui ont même des prix, des fois.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 14 h 09 min

Le blabla du prophète Ieshoua est clair.

Tout est travail intérieur à conduire. Aucune remise en cause du système temporel qui n’est que d’essence environnementale, cad d’importance réduite !

Faut être congre comme un commerçant épileptique pour mêler temporel et spirituel !

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 14 h 07 min

béré faut toujours quelle fasse croire que c’est la première a sfaire ploter par lgourou

Bouguereau, vous extrapolez, je tente de réunir les arguments collectés en une analyse brillante qui n’a rien à voir avec un mouvement de sympathie ou plus de reddition. Je suis misanthrope plus encore vis à vis des orateurs qui s’érigent en éclaireurs alors qu’ils ne songent qu’à nous faire chuter dans l’abîme ténébreuse des partis qu’on peut supposer en mesure de faire courir de graves périls à notre système politique qui autorise la pluralité des voix et leur expression .

Nicolas dit: 10 janvier 2017 à 13 h 48 min

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 12 h 21 min
Boug, l’homme de la hauteur, l’omniscient, le Dieu de la rdl, monsieur je fais mon intéressant parce que je suis une mauviette. Intéressant.
lol

Jibé dit: 10 janvier 2017 à 13 h 36 min

« Je suis toujours de gauche pourtant. Mais je ne vote plus pour personne. »

Bref, comme les enfants, après avoir démonté le jouet tu ne sais plus comment le remonter ? Irresponsable !

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 13 h 34 min

qui agirait un peu comme les sectes d’autrefois puisqu’elle recrute de tous côtés pour fonctionner et agir de l’encadrement jusqu’aux aux basses besognes

béré faut toujours quelle fasse croire que c’est la première a sfaire ploter par lgourou

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 13 h 32 min

On a des oreilles, aussi, comme excroissances, les filles. Suffit de les tendre…

..et dfaire hihan pour tenter l’diab

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 13 h 30 min

Le dézingage de Zemmour par le Nouvel Obs pourrait être lui-même facilement dézingué…

dit il en flamme..t’as lu trop dbuck danny

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 13 h 28 min

Autrement dit le contraire de ce que prêchent les mouvements marxistes ou gauchistes

en gros c’est hencore tousse a jéruzalème en vélo hélectrique..ça devient d’un commun

Nicolas dit: 10 janvier 2017 à 13 h 23 min

« Les garçons sont transformés en bonnes copines des filles. (…) Tout est rose bonbon, mièvre, acidulé. L’objectif n’est plus : «Tu seras un homme mon fils !», mais plutôt : «Tu seras une femme, mon fils. »
C’est vrai que j’ai plein de copine, je dois vous avouer que j’ai bouffé le minou à certaine, ca fait de moi une lesbienne?

gontrand dit: 10 janvier 2017 à 13 h 12 min

Bérénice 9h29. Vos auteurs ont juste oublié un détail:

« mon royaume n’est pas de ce monde »

et d’autres passages importants qui montrent que Jésus n’est pas venu réformer la société, mais prêcher un changement de comportement des hommes en tant que personnes. Si ses préceptes avaient été suivis, la société auraient changé évidemment, mais pas par une révolution ou une réforme globale pensée comme telle. Autrement dit le contraire de ce que prêchent les mouvements marxistes ou gauchistes.

bref dit: 10 janvier 2017 à 13 h 10 min

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 12 h 43 min

Non, certainement pas ! Je ne vote plus depuis plus de quinze ans.
Derrida était venu faire un discours à l’église Saint-Bernard. J’avais été chargé de joindre au téléphone Jacques Roubaud, que j’ai eu effectivement au téléphone pour lui demander de prendre position et de venir comme Derrida à l’église s’exprimer. Mais il a dû me prendre pour un excité et ne s’est pas déplacé ou il a eu un empêchement. »

vous prendre pour un excité ML on croit r^ver!

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 13 h 03 min

J’avais 7 ans, et l’âge de déraison, lorsque le père de Zemmour me dit au sortir d’une église orthodoxe achetée sur fond saoudien, mosquéetisée, puis vendue à Zadig et Molaire comme hangar :
« Petit ! les femmes sont avant tout des ventres »

etudiant sérieux dit: 10 janvier 2017 à 12 h 58 min

10 janvier 2017 à 12 h 43 min
« Tuez les opposants ! TOUS !  »

hurle le gnome varois, il en perd sa perruque !

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 12 h 54 min

On rédigeait des tracts dans plusieurs langues pour les touristes puisque c’était en plein mois d’août, en anglais, en allemand (c’est moi qui le faisais avec mon ancien prof de Chaptal, Pierre Aron, qui lui-même dirigeait la section du 17ème de la LDH), et en chinois parce qu’il y avait pas mal de chinois qui étaient venus se greffer au mouvement par la suite, un mouvement qui ne concernait au départ que des Africains musulmans de différents pays du Maghreb et d’Afrique noire (Mauritanie, Sénégal, etc.).

closer dit: 10 janvier 2017 à 12 h 51 min

Pauvre Nicolas. Le dézingage de Zemmour par le Nouvel Obs pourrait être lui-même facilement dézingué…Ce qui ne veut pas dire que je sois d’accord à 100% avec EZ, en particulier sa conception de la femme ne me plaît pas du tout, mais pas du tout!

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 12 h 49 min

Lorsque vous rencontrez un gland qui vous parle « gauche » ou « droite », laissez le délirer !

Puis, parlez de « haut », et de « bas »…

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 12 h 43 min

Non, certainement pas ! Je ne vote plus depuis plus de quinze ans.

Derrida était venu faire un discours à l’église Saint-Bernard. J’avais été chargé de joindre au téléphone Jacques Roubaud, que j’ai eu effectivement au téléphone pour lui demander de prendre position et de venir comme Derrida à l’église s’exprimer. Mais il a dû me prendre pour un excité et ne s’est pas déplacé ou il a eu un empêchement. Mais il n’en pensait pas moins je pense comme la plupart des gens de gauche de l’époque, dont j’étais alors. C’est même moi avec un autre copain qui avions organisé toute la propagande autour de ce mouvement et les panneaux d’affichage accrochés aux grilles de l’église que des foules entières venaient lire sur les problèmes de l’immigration dans le monde et entre l’Afrique et l’Europe. Les RG étaient même venus m’interroger quand je fabriquais les panneaux comme si on ne savait pas que c’était des agents des RG. Il y avait pas mal de pontes de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales aussi qui participaient activement au mouvement aussi, dont l’un, un marxiste pur et dur, un juif d’origine allemande qui a écrit un super bouquin sur Clausewitz, mais j’oublie son nom présentement.

Mais aujourd’hui tout ça est mort. Les problèmes se posent tout différemment. Aujourd’hui je ne soutiendrais plus du tout ce genre de mouvement. Je suis toujours de gauche pourtant. Mais je ne vote plus pour personne.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 12 h 43 min

J’aurais sur le fonctionnement de nos institutions démocratiques un point de vue d’humaniste prudent :
« Tuez les opposants ! TOUS ! Cela suffit, les sauts et gambades autour des mouches… » !

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 12 h 31 min

Jibé, ce proverbe pourrait expliquer que les jeunes générations qui se sentent flouées, rejetées, méprisées ou qui ne trouvent sans ces sentiments de place dans une société renouent avec une origine idéalisée et dans ce qui nous préoccupe modifiée par une idéologie politico-religieuse mortifère mais qui agirait un peu comme les sectes d’autrefois puisqu’elle recrute de tous côtés pour fonctionner et agir de l’encadrement jusqu’aux aux basses besognes.

Jibé dit: 10 janvier 2017 à 12 h 20 min

Classer « Lolita » de Nabokov parmi les grands romans américains, n’est-ce pas un peu abusif ?

« Quand tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. »

De fait, les fils veulent de moins en moins ressembler à leur pères mais de plus en plus à leurs lointains ancêtres, Pablo !

Phil, à Toulon, Dieudonné est programmé au Zénith…

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 12 h 18 min

Aujourd’hui, je militerais plutôt pour les expulser de France

la ldh est hantisémite..ça leur fra les pieds

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 12 h 14 min

Tentatie d’intégration à outrance inutile dans ce cas d’espèce, le boug !

rénateau..un cas d’espèce..t’as pas honte?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 12 h 13 min

Foucault avait travaillé et défendu les Sans papiers à une autre époque, dans les années 70. L’un des dirigeants de la LDH et dirigeait la section de Montmartre où j’étais, un Marocain d’origine, le connaissait d’ailleurs très bien.

Mais aujourd’hui, je le dis tout net, je ne m’engagerais plus pour défendre les Sans papiers. Terminé. Il y a vingt ans, les choses étaient assez différentes d’aujourd’hui. Aujourd’hui, je militerais plutôt pour les expulser de France. L’époque a complètement changé.

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 12 h 13 min

12h07, de ces choses en trop qui ennuient les hommes qui n’ont pas encore rompu avec la phallocratie en dépit du Droit. Zerbinette, non je ne pensais pas au buste féminin.

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 12 h 11 min

Le grand roman américain, de Philip Roth

y’a pas dflingue de gnole et de pendu pour l’exempe..c’est nul

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 12 h 11 min

« Quand tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. »

Pablo, je m’en souviens cependant le destin a voulu qu’en rien je ne devienne sportive peut-être en raison du conflit de génération, d’un esprit de contradiction inné, de mes croyances animistes confuses et infantiles.

zerbinette dit: 10 janvier 2017 à 12 h 10 min

« œuvrer pour le droit des femmes…Nos droits sont en droit les mêmes que les vôtres….effacer les excroissances du code pénal et du code du travail »….

Et les autres « excroissances », physiques par exemple, on les efface aussi ???

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 12 h 09 min

« Quand tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. »

..l’auvergne fachiss pas paçaranne!

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 12 h 05 min

il est préférable d’œuvrer pour le droit des femmes, non ?

Nos droits sont en droit les mêmes que les vôtres , il suffirait de savoir observer un devoir de réserve en toutes circonstances afin d’effacer les excroissances du code pénal et du code du travail.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 12 h 05 min

Mohawk dit: 10 janvier 2017 à 11 h 58 min
« Il n’existe qu’un seul grand romam américain: Le grand roman américain, de Philip Roth. Je me demande si l’abruti à la houpe … »

Ne me dites pas, pauvre hère, que, huppé, vous ressemblez à Tintin ? Car votre définition est si ressemblante…

Tu vois ce que je veux dire, cong ?

Pablo75 dit: 10 janvier 2017 à 12 h 01 min

@ Jibé

« Seule solution, aller de l’avant, même si l’on ne sait pas où l’on va ! »

« Quand tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d’où tu viens. »

(Proverbe africain)

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 11 h 58 min

Mon amour de la paperasserie m’inciterait plutôt à bruler vif (… càd à feu doux …), les « Sans papiers » souvent fort combustibles !

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 58 min

Un journaliste de La Croix avait même écrit tout un article sur moi et mon histoire personnelle avec le passé que l’on connaît parce qu’il me voyait à la tête du mouvement en train de travailler tous les jours sur les dossiers des sans papier avec Ababacar qui par la suite est devenu milliardaire en remportant un procès contre Vivendi qui lui avait piqué le nom de son association d’aide au Sénégal dont il était originaire, ce qui a bien arrangé ses affaires (il était informaticien de formation), je ne sais pas ce qu’il est devenu.

Mohawk dit: 10 janvier 2017 à 11 h 58 min

Il n’existe qu’un seul grand romam américain: Le grand roman américain, de Philip Roth.
Je me demande si l’abruti à la houpe ne va pas faire sortir de sa retraite le sage de Newark.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 11 h 54 min

Les droits de l’homme étant si bien protégés partout dans le monde, y compris chez les gorilles incultes de UN, il est préférable d’œuvrer pour le droit des femmes, non ?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 53 min

J’étais pourtant au premier plan à la LDH dans la lutte des sans papiers. C’est moi qui travaillais durant tout l’été 1996 avec Ababacar Diop à l’église Saint-Bernard dans le quartier de la Goutte d’Or. C’est moi qui rédigeais les communiqués de presse. Tout ce travail avait été planifié par la LDH et par son patron de l’époque Maître Henri Leclerc comme un général en chef avec tout le staff juridique de la LDH. Et on a tous été très efficaces dans cette affaire jusqu’à réussir à faire perdre la face du gouvernement Juppé et finalement à l’abattre politiquement aux élections qui ont suivi. Je ne regrette pas ses actions qui eurent des répercussions jusque dans mon collège de Drancy à l’époque où j’ai sauvé de l’expulsion les parents de l’un des élèves du collège. Mais ensuite tout s’est dégradé à la LDH et je suis parti.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 11 h 48 min

« Seule solution, aller de l’avant, même si l’on ne sait pas où l’on va ! » (JiBé)

Un logicien y trouverait à redire : comment aller de l’avant si on ne sait pas où on va ?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 44 min

Je ne suis ni prophète ni politicien, Jibé. Je n’ai pas de solution magique clef en main. Personne n’en a. Mais c’est l’affaire de tous. Déjà si le diagnostic est accepté, c’est un premier pas très positif. Chaque chose en son temps. L’avenir se nouera autour des élections, les toutes prochaines comme les suivantes. C’est autour de ces point de tension politique et de débat que les choses se détermineront.

Mais il faut s’attendre à vivre des moments très tragiques avec de terribles attentats et des réactions de plus en plus épidermiques de nos concitoyens.

Jibé dit: 10 janvier 2017 à 11 h 42 min

« Il se trouve que quand j’étais à la Ligue des Droits de l’Homme »

Pourriez-vous nous résumer votre parcours « humanitariste », WGG ?
Avez-vous jeté l’éponge depuis ?

Jibé dit: 10 janvier 2017 à 11 h 39 min

J’étais à Toulon ces derniers jours. Le grand remplacement est passé par là et le centre ville ressemble désormais à la casbah. Ici, la municipalité FN n’a pas fait long feu. On ne reviendra pas en arrière. Seule solution, aller de l’avant, même si l’on ne sait pas où l’on va !

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 11 h 21 min

Jésus, entend ma prière !
Intercède pour moi auprès de ton père !

(non ! pas le charcutier boulanger ébéniste ! Le vrai… celui qui a fait Joseph cocu)

QUE MARINE LE PEN, notre blonde si séduisante, soit élue par les bolos frankaouis, ignorés, insultés !

Que RONALD TRUMP, règne sur la paysannerie américaine, que la ségrégation reprenne, encore plus forte !

Le blond, la blonde et le chauve du KGB ont tout pour réussir… et la Terre poursuivra sa course inutile !

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 20 min

Derrida a eu une influence énorme aux États-Unis sur les penseurs américains. Avec la déconstrcution de l’idée de genre dont on a vu assez récemment l’exportation jusque dans nos écoles où la gauche a essayé de l’imposer dès l’école primaire dans l’éducation des enfants, et la révolte des parents qui y ont résisté. C’est du concret ça ! C’est pas des mots en l’air.

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 16 min

Le courant de pensée de la déconstruction n’est pas arrivée comme ça par hasard un beau matin. Et par ailleurs, elle a été lue et commentée et critiquée par toute l’intelligentsia française, patrons de presse, revues comme Tel Quel de Sollers, hauts fonctionnaires dans leur formation à l’ENA, Polytechnique, Normale Sup et ailleurs. Des penseurs comme Adorno ou Lévi-Strauss ont préparé le terrain avant la guerre et juste après la guerre, et l’école de sociologie de Vienne avec Horkheimer, Marcuse qui jouèrent un rôle prépondérants en Mai 68. Tous les cadres pensants de la société les ont lus et médités.

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 11 h 15 min

WGG, à part Derrida dont je ne connais pas l’influence concrète sur notre mode de vie et point que peut-être vous renseignerez, quels sont les autres?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 11 h 00 min

Mais c’est là où nous divergeons, vous et moi, bérénice.

Je ne crois pas du tout d’abord que Zemmour ait une pensée raciste ni soit lui-même raciste. Et je ne crois pas du tout que la pensée déconstructionniste ait été sans influence sur la société. Les grands penseurs de la déconstruction ne so.nt pas arrivés par hasard sur le devant de la scène.

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 10 h 55 min

Mais c’est là où nous divergeons, vous et moi, bérénice.

Je ne crois pas du tout d’abord que Zemmour ait une pensée raciste ni soit lui-même raciste. Et je ne crois pas du tout que la pensée déconstructionniste ait été sans influence sur la société. Les grands penseurs de la déconstruction ne so.nt pas arrivés par hasard sur le devant de la scène. Leur pensée n’est pas sortie d’un chapeau mais de l’histoire du monde, de la guerre, de la Shoah, des millions de morts au cours des deux guerres mondiales et de penseurs qui les ont précédés et préparé le terrain comme Adorno, Horkheimer, Marcuse qui a tellement influencé Mai 68 (c’est le grand penseur revendiqué par les contestataires de Mai 68 aux Etats-Unis comme en France) et toute l’école sociologique de Vienne. Adorno surtout a préparé le terrain de la déconstrcution, et plus lointainement Nietzsche qui est le Père fondateur de la déconstrcution et de la mise à mort de la pensée occidentale résumée par sa formule célèbre « Dieu est mort ». Tous ces courants de pensée ont évidemment eu une très grande influence sur les hauts fonctionnaires, les dirigeants des partis politique, sur toute l’intelligentsia française qui les a lus et médités, commentés et critiqués dans la presse, dans les revues comme Tel Quel de Sollers, les émissions très populaires de Pivot et de J. Chancel. Tout ce magma social a produit la situation présente, la critique de l’École et sa désagrégation actuelle à force de réformes toutes plus insensées les unes que les autres par exemple. Mais on pourrait prendre de très nombreux autres domaines que Zemmour illustre dans son livre.

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 10 h 35 min

WGG, pourquoi ne pas voir qu’il légitime sa pensée raciste en utilisant des grands noms qui n’ont rien à voir avec le contexte qui est le nôtre, le raccord paraît grotesque quand on sait le peu d’influence qu’ont pu avoir les travaux des philosophes et des chercheurs en sociologie sur l’organisation sociale, c’est comme si vous vouliez nous faire croire que les décisions ou l’absence de décisions sont innervées par toute une bibliothèque, je crois que notre pays souffre d’un sérieux manque d’organisation en plus d’avoir reléguer à plus tard la mise en place de solutions( absence de projet, voire Fadela Amara et son ministère privé de budget) qui peut-être auraient donné des résultats. Ceci étant plus aucun pays ne peut se revendiquer d’une autonomie totale puisque nous sommes engagé dans un processus européen tentant pour le mieux de maintenir un équilibre dans le processus de mondialisation dont personne ne pourra dire qu’il ne profite pas au capital pour commencer et qu’on tente de dresser des garde-fou dérisoires pour garantir le maintien d’une certaine équité, justice sociale, tout en sachant que le système tel qu’il fonctionne ne fait que construire un mur solide entre ceux qui intelligemment peuvent s’y intégrer qu’ils soient migrants ou non, et les autres de plus en plus nombreux et qui pèsent par leur pauvreté sur le fonctionnement des institutions , scolaires notamment puisqu’il en est question. Tout ceci sur un contexte de guerre au Proche Orient qui grande première déstabilise les démocraties occidentales .

http://www.politique.net/2010061102-portrait-fadela-amara.htm

Phil dit: 10 janvier 2017 à 10 h 31 min

ne manque plus que l’aimable Abdelkader qui aimait pointer le tête de belette à Zemmour, probablement victime du miroir renversé à renato.
c’est un temps pour aller au cinéma. éliminons le numérique, combien de salles équipées d’un projecteur 35mm reste-il à Paris ?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 10 h 31 min

Il y a tout un courant de pensée qu’on pourrait nommer le courant « altruiste » avec une « philosophie altruiste », courant auquel appartient J. Attali, avec des économistes, de nombreux autres intellectuels de tous horizons. C’est un courant qui essaie de redresser la barre pour éviter la guerre civile. Mais c’est une question de force en présence. Peut-on raisonnablement résister à la vague de fond et à la violence du capitalisme mondialisé avec une telle philosophie ? On peut en douter fortement. Mais là encore, on ne peut pas le savoir à l’avance. Peut-être un sursaut des peuples va-t-il permettre de redresser la barre sans effusion de sang. On verra. Les quatre années de Trump qui arrivent vont être déterminantes pour l’orientation du monde vers la guerre ou vers la paix. On est juste à la croisée des chemins comme Œdipe qui voit la charrette qui lui barre la route et s’apprête à tuer son père sans savoir que c’est son père. L’humanité en est exactement à ce point crucial de son destin.

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 10 h 17 min

. Au mieux des mécanismes fonctionnants sur le retournement de modèles pré-faits (miroir renversé) ;

renato, je ne comprends pas ceci. Pouvez-vous m’expliquer?

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 10 h 14 min

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 9 h 29 min
Je n’ai pas bien compris où vous vouliez en venir. Vous avez mis en ligne une espèce de synthèse des idéaux d’un courant de pensée des catholique de gauche voire d’extrême gauche qui ont une lecture marxiste des évangiles. Oui, et alors ? Qu’est-ce que vous voulez dire avec ça ? Je n’ai pas bien compris.

Les aveugles qui veulent déconsidérer Zemmour, ceux qui depuis quarente ans nient le réel, nient ce que les gens vivent tous les jours dans leur vie, nient ce que vivent les professeurs dans leurs classes, nient l’effondrement de l’École, sont ceux-là mêmes qui rattachent la pensée de Zemmour au populisme, que d’ailleurs, par un jeu de mots, le revendique. Mais le diagnostic que dresse Zemmour n’a en soi rien de populiste parce que son rôle n’est pas de proposer des solutions mais de dresser un diagnostic de la situation de la France d’aujourd’hui.

Zemmour n’est pas en soi contre l’Europe, il est contre l’Europe qu’on veut nous vendre. Ce n’est pas la même chose. Il n’est pas populiste, il est pour la défense de la culture française, le mode de vie à la française quand les Juifs pouvaient dire « être heureux comme Dieu en France ». Cela n’a rien de populiste. Il n’est pas contre les étrangers, il est pour une assimilation des étrangers dans la culture française.

Ce qui manque sans doute à sa pensée, c’est de penser au-delà du diagnostic pour penser la mutation en cours. Là, je crois qu’on atteint les limites de la pensée de Zemmour. Il est très bon pour le diagnostic, mais ce n’est pas un penseur, il n’est sans doute pas capable d’aller au-delà du diagnostic pour penser tout ce qu’il met en évidence à juste titre mais comme mutation du monde occidental. Il nous manque un penseur capable de penser le monde actuel comme mutation. Mais c’est évidemment beaucoup plus difficile à penser.

Zemmour est assez pessimiste. Il voit clairement la guerre civile se profiler à l’horizon entre les tenants de la défense de la Voie française de la paideia comme dirait Jean-Claude Milner, comme lui où se reconnaissent de plus en plus de Français, je dirai des millions de Français en révolte de plus en plus clairement contre l’oligarchie au pouvoir (droite et gauche confondue), et les courants des tenants de l’oligarchie, une grande partie de l’intelligentsia française, la presse, les medias, les hauts fonctionnaires, la majorité des courants politiques, ce qui fait aussi des millions de personnes. Il n’est pas impossible du tout que la guerre civile éclate en France et que la solution à ces contradictions de la société française résulte des conséquences d’une guerre civile. Nul ne peut le dire pour le moment. Mais c’est une option. Il en existe d’autres sans doute. Je reste moi aussi assez pessimiste. On verra.

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 10 h 09 min

C’est pourquoi l’islam, religion de la soumission, arrive à point nommé dans l’évolution du capitalisme mondialisé comme ultime rebondissement avant son explosion et son effondrement qui promet d’être apocalyptique

dracul n’est pas allé a la selle depuis au moins hune semaine et jean marron s’en fout

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 10 h 01 min

Barack Hussein Obama sera sans suite, la vie présidentielle américaine redevient « normale » au sens US…

23,144 Bombs en 2016..un hawk caché dans le soleil jicé..pas un metre carré de cette terre n’est hors de portée en quelques heures

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 9 h 55 min

Au mieux des mécanismes fonctionnants sur le retournement de modèles pré-faits (miroir renversé) ; et en arrière-plan, une forma mentis fondée sur d’assez banals réflexes conditionnés. Il est rare qu’il nous surprenne vraiment en proposant des séquences qui ne soient pas banalement extra-rétiniennes

pour nous tirer vers le haut y’a rénateau jicé

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 9 h 51 min

Pas de quoi être fier, quand on porte à cette hauteur gouvernementale des brêles pareilles…

un bon roué guérit des écrouelles, de la galle, soulage du chancre mal placé..il est pas là pour te faire grête eugène

bouguereau dit: 10 janvier 2017 à 9 h 47 min

ce débat qui va durer des décennies

toute vie est un débat entre milou diable et milou ange jicé..je te souhaites de longues decennies

Phil dit: 10 janvier 2017 à 9 h 40 min

Bérénice, nos amis belges, qui n’ont pas la même censure politique que leurs voisins Français mais partagent le goût pour les peuples migrateurs, ont produit quelques études éclairantes sur les populations originaires du rif. Un article en particulier a été publié dans le Monde (après la quarantaine imposée par les décodeurs).

bref dit: 10 janvier 2017 à 9 h 36 min

Boudegras dit: 10 janvier 2017 à 9 h 27 min

« donner la trique au beauf »… encore faudrait-il qu’il en ait une de quéquette la JCette »
la femme de Jc aurait déclaré: « on me dit que Jc me trompe, la question que je me pose, c’est pas avec qui mais avec quoi! »

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 9 h 31 min

CRISE A PORQUEROLLES

Elle a éclatée à propos de Youssouf Fofana, le type qui a torturé et tué le juif Ilan Halimi. Le brillant Fofana, ce joyeux salaaud, qui a pris « perpète à la française »…
« Youssouf Fofana est détenu à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), la plus sécurisée de France, où il est à l’isolement. Devenu islamiste radical et extrêmement violent, il y a agressé plusieurs surveillants qui sont désormais obligés de se protéger pour lui servir les repas. En 2012, il s’était filmé dans sa prison de Clairvaux en tenant des discours antisémites et islamistes. » (le Figaro)

Pourquoi cette crise à Porquerolles ?

-Certains de nos amis humanistes voulaient s’en débarrasser en supprimant toute nourriture au nom de la défense de l’intégrité physique des surveillants qui font les majordomes pénitentiaires

-Certains autres, trouvant le temps long et l’argent dépensé en pure perte, pensait au polonium 210 dans le couscous … Après tout, Yasser Arafat y a gouté !

Pour ma part, je regrette que le docteur Guillotin ne nous aide pas à trancher dans ce débat qui va durer des décennies.

bérénice dit: 10 janvier 2017 à 9 h 29 min

WGG, toujours possible d’interpréter des travaux à la lumière du jour, actuelle et de l’influencer, d’oublier le contexte qui a permis la naissance de cette pensée, je soupçonne Zemmour de faire feu de tous bois et de surfer en concoctant un potage sur la vague populiste, mais je n’oublie en rien le peu de compétences que notre pays a démontré à intégrer une population venue d’ailleurs. D’autres pays s’en sortent mieux, nos immigrés sont-ils plus mauvais que ceux de l’Allemagne par exemple? Sinon pour exemple de lecture radicalement opposée à celle que vous proposez et produite encadrée des mêmes repères temporels que ceux des textes et du type de pensée mis en cause, quelques extraits:

: « Une lecture matérialiste est donc toujours inséparable d’une cert aine pratique économique et politique libératrice. C’est parce que nous luttons pour supprimer la société de classes et l’exploitation de l’homme par l’homme que nous avons envie de relire encore des textes où se fait jour un désir qui fut assez fort pour affronter la mort »14. Les relectures matérialistes s’inscrivent dans une démarche qui conduit le militant à se faire lecteur de la Bible en partant de la praxis dans le but annoncé de retourner à la praxis.

___________________________________________________________________________________________

e. Belo veut montrer que la société palestinienne du temps de Jésus est le résultat de la victoire des classes sacerdotales dirigeantes et que Jésus en s’opposant au Temple, conteste ce système d’exploitation du peuple par les classes dominantes. En rupture avec le système social dominant, il veut instaurer de nouveaux rapports sociaux fondés sur l’égalité. Son action se situe dans le cadre de l’Empire romain et non pas dans celui du nationalisme juif prôné par les Zélotes. La définition de ces deux objectifs permet aux auteurs de montrer que l’action de Jésus se caractérise à la fois par son communisme et son internationalisme21. L’objectif de Belo est de montrer à quel point la pratique de Jésus est radicalement subversive, qu’elle vise la libération des opprimés, qu’elle est une pratique de lutte des classes. Il établit que l’Évangile de Marc est essentiellement le récit d’une pratique subversive et libératrice.

https://siecles.revues.org/535

J’ajoute que n’étant pas intellectuelle, je n’ai pas exploré toutes les entrées, ceci pour vous dire qu’on peut traduire une pensée de différentes façons et que l’interprétation et la récupération n’équivalent pas à objectivité ou lucidité.

Boudegras dit: 10 janvier 2017 à 9 h 27 min

« donner la trique au beauf »… encore faudrait-il qu’il en ait une de quéquette la JCette, pasque d’après les voisines, ni vu ni connu uhuhuhuh !!!

bref dit: 10 janvier 2017 à 9 h 25 min

Pour résumer la RDL: avis général
La situation est mauvaise, très mauvaise:
Jc le pessimiste dit:
« pire que ça c’est pas possible »
ML l’optimiste dit:
« Mais si c’est possible, c’est possible »
salut les vieux!

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 9 h 09 min

Lorsque l’on se permet, assis sur son rond de cuir usé par l’effort culturel expatrié, de critiquer les choix du peuple américain, càd porter à la présidence des USA notre cher blondinet de maison de retraite Donald Trump, il serait bon de rappeler la vulgarité de nos choix français : Nicu Sarkozy, l’agité du bocage, l’inconséquent majeur, et tout dernièrement le nul de Tulle, François le Bedonnant, scooteriste amateur, dégonflé de première classe.

Pas de quoi être fier, quand on porte à cette hauteur gouvernementale des brêles pareilles…

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 8 h 41 min

Bloomie le Frogie,

C’est sûr que ton  » …donne la trique au beauf … » nous met d’emblée, toi et moi, au même niveau de la plus haute vulgarité ! Sacré minaudier…

Bienvenue au Club des Grossiers du Blog, ô Prince des Faux-Cultes !…

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2017 à 8 h 26 min

C’est une vraie critique Renato.
Il fait ressortir ce détachement du personnage principal, le poète, avec la réalité immédiate. Laquelle n’émerge, de ce qui semble être une routine, que par des faits ou situations, a contrario bien définies.
Si ces choix devaient être  » ce qu’il faut savoir du monde », de manière universelle ?- alors ce but n’est évidemment pas atteint.
Est-ce que le poète -comme le spectateur qui s’ennuie ferme, comme Renato- attend d’être surpris ?
Ce poète-chauffeur de bus ne s’ennuie pas dans sa vie.
Pas plus que le Dr Williams.
Il faut dire que Paterson n’est pas une ville imaginaire.

renato dit: 10 janvier 2017 à 8 h 04 min

Paterson : factualité. Prendre le discours au sérieux n’est pas toujours possible, il y a un problème de confiance car il pose des questions afin de démêler la masse de préjugés et des poncifs sous-jacents afin que chaque question ne perde de cohérence ni de consistance (peut-on poser des questions précises relativement aux coutumes est démêler sérieusement la masse des préjugés qui les articulent sans dilemmes morales ?) ; mais il recycle aussi des « modes » par des segments d’un mortel ennui : crises sans importance et rituels de séduction sous-jacentes calqués sur les petites banalités du quotidien. Il est rare qu’un moment soit réellement intéressant ; que le sens s’enracine dans quelque chose de concret : belles architectures syntaxiques ; éblouissements ; ennui profond. Quelques associations mentales mais pas de formidables énigmes ni de lieux inextricables ; pas d’ambitions dadaïstes ni soubresauts de ton ; peu ou pas d’homogénéité ; relations assez floues avec l’expérience — fréquente confusion entre expérience directe et indirecte (le monde des choses vues — le monde des choses lues). Quelques avancements par bonds — parfois avec une pointe d’angoisse : approches minables et préjugés risibles exprimés avec surprenante agilité. Dissonances cognitives prédigérés et pas marrantes installées dans un panorama fait de frustres interférences symboliques sur des lieux physiques qui ne se perçoivent jamais dans leur réelle intégrité. Au mieux des mécanismes fonctionnants sur le retournement de modèles pré-faits (miroir renversé) ; et en arrière-plan, une forma mentis fondée sur d’assez banals réflexes conditionnés. Il est rare qu’il nous surprenne vraiment en proposant des séquences qui ne soient pas banalement extra-rétiniennes. La fluidité du temps. L’atténuation du vrai — affirmations inadéquates. Nous devrions prêter attention aux arrières plans des situations, aux limites posés par certains aspects du seuil des signifiés. Le courant spontané de la vie… Minimalisme : même si la définition est simple l’application est complexe. Est-il conscient des processus de fabrication qu’il emploie ? Il est vrai que son « Laboratoire de l’Œil » est parmi les plus expérimentés : Stranger than paradise ; Daunbailò ; Dead man ; Ghost dog ; Broken flowers…, mais il n’a vraiment pas jeté un pont vers l’imaginaire de Ron Padgett : les échappées dans le refus comme origine de l’émergence du rien, de la traversée du chaos comme occasion pour exercer le réalisme, de l’utilité des restrictions formelles. Il faudra aussi qu’un jour il nous dise comment a-t-il appris ce qu’il faut savoir du monde — ce sera pour le prochain film, peut-être.

[ http://blogfigures.blogspot.fr/2010/12/joe-brainard-if-nancy-was-ashtray.html ]

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 7 h 57 min

À gauche c’est le bal des faux-cultes. Tous menteurs. Aucune vision politique sérieuse. Le néant politique.

la vie dans les bois dit: 10 janvier 2017 à 7 h 55 min

Il ne semble pas que ce film Paterson soit politique au sens politicien du terme.
Il est par ailleurs remarquable, que pendant ces 7 jours et un matin, la rumeur du monde, -et son flot, et son écume médiatiques-, n’atteint pas ce quotidien. Celui du poète.
Une autre réflexion, car ce film reste dans le registre un de l’utopie, c’est que la la vie de sa compagne, qui elle est bien branchée new technologies, pour ce qui en est montré, n’éveille qu’un intérêt amusé, plus que curieux.

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 6 h 34 min

Il est cocasse d’entendre ceux qui célébraient la dynastie Kennedy, la dynastie Bush, la dynastie Clinton, s’étrangler de rage, fulminer leur courroux, s’époumoner de mépris, au lieu de fêter comme il se doit la dynastie Trump naissante !

Rappelons que le père Joseph Patrick Kennedy avait fait fortune dans les années 30, était dans les meilleurs terme avec Dolfie P’tit Mustach, et le gros Goering.

Bref, l’intermède Barack Hussein Obama sera sans suite, la vie présidentielle américaine redevient « normale » au sens US…

On se réjouit pour nos indéfectibles alliés d’outre atlantique !

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 6 h 09 min

« un silence total pour permettre la réflexion de chacun ». (dernières volontés)

Le silence total nécessite le vide parfait …

JC..... dit: 10 janvier 2017 à 5 h 44 min

MONEY ! MONEY !….
« L’Etat a versé 1,5 million d’euros par mois aux migrants installés à Calais via l’allocation pour demandeur d’asile. Ce qui alimentait l’économie souterraine du camp.
Ceux qui l’avaient baptisé « bidonville d’Etat » n’étaient pas loin de la vérité. Chaque mois, les pouvoirs publics déversaient sur le campement de migrants de Calais plus d’1,5 million d’euros. Non content d’avoir créé de toutes pièces ce bidonville géant, en obligeant en mars 2015 les résidents des petits camps disséminés dans le centre-ville à s’y réunir, l’Etat a ensuite « subventionné » à son insu l’économie informelle de ce lieu qu’il a finalement fini par démanteler… » (Le Monde)

Incohérence des élites françaises !

Lesquelles croyaient benoitement que tous les migrants allaient abandonner leur projet de passer en GB retrouver des proches, en demandant l’asile en France.

Sant'Angelo Giovanni dit: 10 janvier 2017 à 4 h 28 min


…Oui,!…tout est relatif,!…

…moi, je m’en fait pas,!…le soleil brille,!…au dessus des nuages,…etc,!…

…l’invention c’est l’invention,!…

…le monde du futur,n’est surtout pas, que de l’électronique,!…
…la pérennité de votre existence, vous la mettez où,!…etc,!…

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 0 h 44 min

Trump c’est la dernière poupée inventée par les élites pour mettre en place la phase finale du capitalisme mondialisé. La poupée populiste qui laisse croire à un repli sur soi du capitalisme, aux frontières, au nationalisme, etc. C’est un grand théâtre d’ombres. En réalité ceux qui ont pris le pouvoir avec Trump, ce sont tous les grands loups du capitalisme mondialisé, les banques qui sont à l’origine de la crise financière de 2008. Trump ne mettra pas huit ans à mettre le monde à genoux.

l'ombelle des talus dit: 10 janvier 2017 à 0 h 37 min

Et Iggy Pop qui fait des doigts au public, non mais tu (non pas vous) te rends compte. Quel manque de respect. I Am, eux au moins, ils savent dénoncer ce comportement inconvenant et malsain

hamlet dit: 10 janvier 2017 à 0 h 36 min

le but du capitalisme est d’ingerer la verticalite.

à en croire ce qu ecrit passou avec les films de jatmusch meme le silence est transformé en produit commercial.

apres ça je vois pas trop ce qu’il peut rester comme verticalite a se mettre sous la dent.

hamlet dit: 10 janvier 2017 à 0 h 31 min

fzudrait faire un film sur ceux qui se pament devant les films de jarmusch pxour les montrer a ceux qui votrnt pour trump heures stoire de leur rappeler poursuoi ils votent pour lui

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 0 h 29 min

Dans la pensée de Deleuze, on voit très bien se mettre en place, en lieu et place d’une pensée de la verticalité qui s’incarnait dans la figure du Père et des grands récits mythiques du judéo-christianisme qui structuraient la société et le vivre-ensemble, toute une pensée des réseaux, du rhizome qui est une pensée de l’horizontalité. Notre société des réseaux est une société horizontale, pas verticale. Une société qui hait la hiérarchie des valeurs, une société où domine le ressentiment contre les élites qui elles-mêmes tendent à se séparer de la masse pour fonctionner en roue libre et à mettre en place le grand remplacement de la masse autochtone du peuple par un peuple d’immigrés plus faibles, plus fragiles, corvéable à merci et soumis. C’est pourquoi l’islam, religion de la soumission, arrive à point nommé dans l’évolution du capitalisme mondialisé comme ultime rebondissement avant son explosion et son effondrement qui promet d’être apocalyptique.

hamlet dit: 10 janvier 2017 à 0 h 27 min

oui j’avais pas le film de sorrentino sous cet angle, ma foi c’est vrai, en plus d’etre vulgaire ce film est aussi mièvre que la prose de paul edel qd il blablate de l italie

si Jarmusch n’existait pas il faudrait que le capitalisme l’invente, ce type et ses films sont une carcature à gros traits de l’oeuvre du créateur neo punk post moderne.

entre sorrentino et jarmusch faudrait voir quel est le plus previsible des deux, ou le moins imprevisible
affligeant

candide dit: 10 janvier 2017 à 0 h 20 min

si la recherche anecdotique et néanmoins fondamentale vous intéresse, je vous invite à vous rendre chez paul edel, dans l’espace commentaires, à la date du 08 janvier 2015, pour mesurer combien on ne peut que souhaiter que court n’ait plus cours ; une monnaie de singe

christiane dit: 10 janvier 2017 à 0 h 15 min

@Janssen J-J dit: 9 janvier 2017 à 12 h 51 min
Oh, JJJ, quel bel arc-en-ciel où vous vous profilez avec humour et concision. Plusieurs points nous distinguent, d’autres nous rapprochent. Il m’arrive de lire plusieurs livres en même temps mais à des heures, des jours différents. Je n’ai alors aucune difficulté à changer d’atmosphère et à retrouver et la page que j’avais laissée en suspens et l’atmosphère du livre. Il m’arrive aussi d’oublier de dormir pour continuer une lecture qui me passionne ou de reprendre un livre plusieurs mois ou plusieurs années après une interruption pour me donner une deuxième chance. Il m’arrive aussi de continuer à ne pas pouvoir entrer dans un livre, dans une écriture, d’y être insensible ou de m’y ennuyer.
Je lis en spirale. Quelque chose lie mes lectures entre elles, une intuition, une attente. Plus tard je m’aperçois que j’ai tourner en rond, enfin pas tout à fait, la courbe s’approche d’un centre invisible ou s’en écarte dans un mouvement d’enveloppement comme dans la musique de Stravinski (Le sacre du printemps).
J’aime les couleurs que vous avez choisies, sauf le noir qui claque là comme un couperet.
Pour moi, c’est le blanc qui domine comme si les mots étaient les hôtes d’un effacement possible. J’aime oublier les livres lus le temps qu’ils remontent à la mémoire. C’est alors des pans entiers du livre qui prennent vie. J’entends la voix de l’écrivain, son rythme, presque son souffle. Alors je prends le livre, le laisse un long temps fermé entre mes mains et il s’ouvre. C’est un immense bonheur, je le lis vraiment, profondément, avec tout le respect que je lui dois, celui qui honore un travail d’écriture, long, difficile qui lui a permis de prendre forme. Après un certain temps d’immersion dans le livre, on ne fait plus d’effort. Bonheur intense comme lorsqu’on a marché longtemps et que le corps s’est habitué, la respiration aussi. La voix du livre, alors, change. Elle s’éloigne de celle de l’écrivain et de celle du lecteur, il devient lui pleinement, comme un monolithe solide. Une voix plantée dans celles des hommes de cette terre, humble ou forte, douce ou brute, pleine de fureur ou de silence, mélancolique ou joyeuse, savante ou innocente. Les livres lus sont comme une symphonie. Ils jouent ensemble et ce qu’on entend ouvre le cœur et l’intelligence. J’ai lu la moitié de vos livres, l’autre moitié, elle ressemble aux petits tiers de Pagnol (Marius), quand César explique à Marius comment doser un mandarin-citron-curaçao.
Pour le plaisir, je ne m’en lasse pas !
« CÉSAR
C’est ça ! Insulte la clientèle au lieu de te perfectionner dans ton métier ! Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l’expliquer, le picon-citron-curaçao. (Il s’installe derrière le comptoir.) Approche-toi !
(Marius s’avance et va suivre de près l’opération. César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles. Tout en parlant, il compose le breuvage.)
Tu mets d’abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c’est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d’eau. Voilà.

MARIUS
Et ça fait quatre tiers.

CÉSAR
Exactement. J’espère que cette fois, tu as compris.
(Il boit une gorgée du mélange).

MARIUS
Dans un verre, il n’y a que trois tiers

CÉSAR
Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !

MARIUS
Eh non, ça ne dépend pas.
Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.

CÉSAR (triomphal)
Alors, explique moi comment j’en ai mis quatre dans ce verre.

MARIUS
Ça, c’est de l’arithmétique.

CÉSAR
Oui, quand on ne sait plus quoi dire, on cherche à détourner la conversation. Et la dernière goutte, c’est de l’arithmétique aussi ? »

Votre réponse c’est un beau cadeau. Merci, JJJ.

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 0 h 15 min

Là où les analyses de Zemmour manque de pertinence et mériteraient quelque ajustement, c’est quand il dit que les immigrés n’ont pas été renvoyés alors que notre pays connaît le chômage de masse. Il se trouve que quand j’étais à la Ligue des Droits de l’Homme j’ai pas mal travaillé sur ces questions et qu’un chercheur sociologue du ministère du travail est venu à plusieurs reprises faire des conférences au siège de la LDH dans le milieu des années 90, et ses études montraient qu’en fait les immigrés ne premnaient pas le travail des Français mais occupaient des postes dans la société que les Français ne voulaient plus, par exemple de nombreux postes (boulanger, boucher, etc.) d’artisanat ont été pris par des immigrés quand les Français qui les occupaient sont partis en retraite. La peur de voir les immigrés prendre le pain de la bouche des Français est une vieille peur qui était déjà présente en 1848 où les ouvriers français s’en prenaient déjà aux Savoyards !

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 0 h 05 min

révolte des élites, qui n’a aucun sens dans le système des élites « à la française ». (JJJ)
_________
C’est pas très sérieux. C’est même n’importe quoi. Comme si la France était une île isolée du reste du monde. Vous étiez hippy, je crois. Vous auriez dû le rester…

Widergänger dit: 10 janvier 2017 à 0 h 03 min

Tout le discours propalestinien et de haine d’Israël l’assimilant à un colonisateur est à situer dans la même veine de cette doxa de la déconstruction. La déconstruction pense le sionisme comme un colonialisme, il déconstruit le sionisme pour en montrer la prétendue face cachée, le colonialisme, la haine de l’Arabe, la haine du prétendu Palestinien qui est en fait une fabrication du KGB, et le racisme qu’est à ses yeux fondamentalement le sionisme. Cette haine du sionisme et d’Israël n’est en fait que la nouvelle mouture de l’antisémitisme éternel qui ose s’afficher désormais ouvertement sous l’effet de la décomposition du système de pensée qui dominait jusqu’au années 60 et jusqu’en 67, où tout a basculé.

Janssen J-J dit: 9 janvier 2017 à 23 h 59 min

22.09 Merci pour l’info sur la source Christopher Lasch. Hélas, vous introduisez sans grande prudence cette terminologie des Etats-unis de révolte des élites, qui n’a aucun sens dans le système des élites « à la française ».
22.19 Bien triste nouvelle que vous m’apprenez là, la disparition de Z. Bauman, un grand intellectuel de la trempe de B. Geremak, son contemporain polonais, il n’y en avait pas beaucoup dont la pensée avait réussi à conquérir les murs de l’occident (merci aussi pour le boulot de la courageuse C. Chambon, de l’avoir introduit et fait traduire en France).
23.07 Merci pour l’info passée à Ch. Je n’avais pas vu passer non plus la levée du robot…
21.40 Quant aux ‘objets intelligents’ déjà dépassés… très bien ! et merci pour l’info horrifique-Harriri, une raison de plus pour s’en passer… Une effroyable accélération du temps à laquelle même Hartmunt Rosa n’aurait pas pensé. Heureusement, le blog veille, toujours en avance d’une fraction de seconde.

NB/ En revanche, pourquoi détester à ce point La grande Belleza, moi qui suis pas cinéphile, ça m’avait bien plu. Faut esspliquer plusse ou mieux, non ? Enfin bon, personne n’est obligé à rien, mais passou risque pas de se sentir interpellé.

Widergänger dit: 9 janvier 2017 à 23 h 53 min

Zemmour met à bas les idoles d’hier. Il fait lui aussi de la déconstruction mais pour déconstruire les déconstructeurs, dont il montre la connivence, impensée par eux, avec l’évolution du capitalisme américain. Son analyse se tient.

Widergänger dit: 9 janvier 2017 à 23 h 45 min

Bérénice, vous vous placez d’un point de vue qui n’est pas le mien. Vous vous placez du point du curé qui demande qui a le droit de parler, ou du commissaire politique qui vérifie que celui qui parle a bien la carte du parti. C’est un point de vue absurde.

Le seul point de vue qui vaille, c’est celui de la raison et des arguments. Zemmour met en évidence dans ces penseurs prestigieux l’évidente connivence (non pensée par eux, et c’est ça qui est le plus fort parce que Zemmour se livre lui-même à une vraie déconstruction mais qui est le contraire du dévoiement auquel elle a donné lieu dans la doxa populaire de ces grandes figures de la pensée française) avec le capitalisme américain. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, à mon avis, si cette forme de pensée a eu tant de succès aux États-Unis au point de se faire appeler la « French theory » avant même d’être reconnue ici en France comme telle.

Au départ, la déconstruction, c’est la pensée de Nietzsche, c’est lui le premier grand déconstructeur, qui pense l’impensé de la doxa de l’époque, essentiellement les valeurs de la morale chrétienne pour montrer qu’en fait tout le discours chrétien de la pitié et de la charité est un discours des faibles pour organiser une forme de domination. Il voit la déconstruction comme un creusement perpétuel qui pense l’impensé, ce que cache la pensée, les désirs à l’œuvre dans toute pensée. Il emploie lui-même la métaphore du creusement, du mineur qui creuse.

Les grands penseurs des années 60 et 80 ont repris le flambeau pour mettre à bas tout le système des vieilles valeurs qui structuraient la société d’avant Mai 68 avec la figure du père dans le générald e Gaulle. Zemmour a complètement raison. Son analyse est parfaitement juste. Reste à savoir comment on se sort de la destruction actuelle pour construire du neuf. C’est un autre chapitre à écrire.

Sergio dit: 9 janvier 2017 à 23 h 33 min

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 23 h 19 min
The Run

Ha bin j’en comprends un peu ; et ça m’a tout l’air d’apporter des moulins à ma croisade quotidienne contre l’Identité…

Seulement c’est comme dans Gaston Lagaffe, quand il faut les ranger, les trillions de molécules…

Bon je rentre à la base…

bérénice dit: 9 janvier 2017 à 23 h 30 min

WGG il est qui Zemmour pour se permettre de faire passer pour pertinente sa critique de ces philosophes, avant lui on a eu affaire avec un certain président qui voulait réduire à néant l’héritage de 68, quel est son niveau, son bagage intellectuel?

Widergänger dit: 9 janvier 2017 à 23 h 25 min

Zemmour explique très bien l’évolution du capitalisme depuis les années 1920 et les différentes dévastations qu’il produit jusqu’à nous avec la complicité des élites et des grandes figures intellectuelles de la Déconstruction (Derrida, Deleuze, Guattari, Foucault essentiellement) avec la destruction du système scolaire, l’enfant roi, la destruction de la culture et de sa transmission, l’humiliation organisée des professeurs dans le système scolaire et la défaite au bout du compte de la pensée au profit de la consommation à-tout-va qui devient elle-même le modèle de l’éducation réduit à une consommation avec toute une mentalité qui l’accompagne qu’on voit aujourd’hui à l’œuvre chez nos élèves qui ne s’intéressent plus aux problèmes intellectuels pour eux-mêmes mais pour le profit à courte vue qu’ils vont pouvoir en tirer. Zemmour est très très lucide.
https://www.youtube.com/watch?v=p9NjsBXV-f0

bérénice dit: 9 janvier 2017 à 23 h 23 min

sinon je vois pas trop l intérêt d aller les voir au cinéma

Hamlet, vous exagérez, le cinéma tend les bras à bien des aventures y compris sociologiques mais on n’y va pas comme au zoo pour étudier des spécimens absents d’un écosystème qui nous est familier.

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 23 h 19 min

Sergio, just run.

The Run
I go through
trillions of molecules
that move aside
to make way for me
while on both sides
trillions more
stay where they are.
The windshield wiper blade
starts to squeak.
The rain has stopped.
I stop.
On the corner
a boy
in a yellow raincoat
holding his mother’s hand.

Ron Padgett

Sergio dit: 9 janvier 2017 à 23 h 11 min

Miss Totland, miss Totland… Passeque l’organisation Todt, ça c’est un truc qui marchait, hein ! Ca c’était de l’entreprise… Si Dieu l’avait voulu on leur refilait la muraille de Chine et le barrage contre le Pacifique !

Nollet dit: 9 janvier 2017 à 23 h 09 min

Chaloux dit: 9 janvier 2017 à 23 h 01 min

Le temps ne fait rien à l’affaire.
Quand on est quon on est quon.
La vie est un long fleuve tranquille et immuable.

bérénice dit: 9 janvier 2017 à 23 h 07 min

Christiane, si vous ne l’avez pas lue, la réponse de JJJ 12h51 est en ligne, à propos de ses choix de lectures…

Chaloux dit: 9 janvier 2017 à 23 h 01 min

Arvo Pärt : grande découverte pour moi aussi. Le jour où j’ai entendu une de ses œuvres pour la première fois, je me suis dit que c’était la musique que j’avais toujours désiré entendre.

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 22 h 54 min

A lire ces vieilles donneuses de leçons, qui se congratulent, avec force bassesses et courbettes, je repense, merci à la miss Lancelin, au bien nommé principe de Peter, en action. Auquel elles n’échappent jamais.

Miss Totland, qui avait été bonne élève et remarquable institutrice, fut promue inspectrice primaire.
Elle devait maintenant enseigner non à des enfants, mais à de futurs professeurs. Pour cela, elle
employa les mêmes techniques qui lui avaient si bien réussi avec les tout-petits !
S’adressant à des instituteurs, seuls ou en groupes, elle leur parle lentement et distinctement. Elle
emploie généralement des mots faciles, d’une ou deux syllabes. Elle explique chaque chose plusieurs fois, de façon différente, pour être sûre d’être comprise. Elle arbore toujours un beau sourire.
Les professeurs détestent cette fausse cordialité et ces airs supérieurs. Leur ressentiment est si vif qu’au lieu de suivre ses conseils ils passent leur temps à chercher des prétextes pour ne pas faire ce
qu’elle recommande.
Miss Totland s’est révélée incapable de communiquer avec des instituteurs. Elle ne sera donc plus promue, et restera toute sa vie inspectrice adjointe, au niveau de son incompétence.

soca pic dit: 9 janvier 2017 à 22 h 52 min

Anciens membres
Ron Asheton (décédé)— Guitare (1967–1971, 2003–2009), Basse (1972–1974)
Scott Asheton (décédé)— Batterie (1967–1971, 1972–1974, 2003–2014)
Steve Mackay (décédé) — Saxophone (1970, 2003-2015)
Dave Alexander (décédé)— Basse (1967–1970)
Bill Cheatham (décédé)— Guitare (1970)
Zeke Zettner (décédé)— Basse (1970)
Jimmy Recca— Basse (1971)
Tornado Turner – Guitare (1973)
Bob Sheff— Claviers (1973)
Scott Thurston— Claviers (1973–1974)

christiane dit: 9 janvier 2017 à 22 h 52 min

Hamlet,
et vous auriez-vous parler à Jep Gambardella, dandy cynique et désabusé s’il avait été votre voisin ? Auriez-vous traversé ses rêves et Rome endormie la nuit, vu s’envoler les flamands roses à l’aube ? Toni Servillo, quel immense acteur… Lui auriez-vous demandé pourquoi il n’a rien écrit depuis quarante ans ? Quelle était sa peur expliquant cette paralysie ?
Sorrentino filme avec des trompe-l’œil (ces fantoches grimés qui dansent comme dans un tableau d’Ensor sur la terrasse de cet appartement romain). Mais quelle beauté quand il nous entraîne dans ces palais romains, immenses et silencieux, où Jep pénètre, une nuit. C’est une déclaration d’amour à Rome.
Quant à ce film de Jarmusch, oui, que se cache-t-il sous cette lenteur , cette insignifiance apparente ?

christiane dit: 9 janvier 2017 à 22 h 31 min

@DHH dit: 9 janvier 2017 à 19 h 19 min
On dirait que vous avez neuf vies comme les chats de l’ancienne Égypte.
Vous prenez le temps de réfléchir, de répondre et toujours en passant par un livre ou un souvenir. Ici traversant la Bretagne de Mona Ozouf pour apaiser les déchirures d’une double identité. Je n’ai pas eu à connaitre ce dilemme. Les transmissions étaient plus simples dans ma famille alors je m’inventais des vies imaginaires, des enlèvements, des erreurs de berceaux pour compliquer ma vie d’enfant et justifier ainsi mon appel du large.
Votre réponse est très jolie. Elle ne fait pas de bruit comme dans les contes à la veillée. Merci beaucoup.

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 22 h 29 min

A propos de la  » miniature persane », dont le visage n’était pas inconnu, peut-être rappeler ce rôle particulier qu’elle a tenu dans  » About Elly », l’histoire d’une disparition.

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 21 h 54 min

Évidemment Paterson a une autre philosophie.
Le smartphone sert à téléphoner. Et uniquement, en cas d’urgence.

Phil dit: 9 janvier 2017 à 21 h 54 min

merci Pablo, information bienvenue après la période d’écoute des Carols.
oui dhh, le recrutement à l’ena « s’endogamise » depuis quelques années

hamlet dit: 9 janvier 2017 à 21 h 50 min

en principe Jarmush s’autorise des trucs cs bien plus saignants que juste la lenteur
il aime bien faire le procès soit d son époque, soit d sa génération qui pour lui est passée totalemenrt à côté

ses films sont lents mais ses règlements de compte sont saignants

passou, si vous n’y avez vu que la lenteur c’est que vous avez dû passer totalement à côté du film

en tout cas si vous croisez Jarmush ne lui refilez à lire votre critique, vous risquez de le vexer

hamlet dit: 9 janvier 2017 à 21 h 44 min

il a l’air bien ce film

le cinèma c’est super important pour se pencher sur la vie des petit s gens qu’on aimerait pas inviter prendre l apero à la maison.

passou, rassurez moi d’un mot, ce type, sivous l’aviez comme voisin de palier vous ne lui adresseriez pas la parole?

sinon je vois pas trop l intérêt d aller les voir au cinéma

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 21 h 40 min

et alii, en cliquant, sur ce lien « bankable », on trouve quand même l’interview horrifique de Rafi Haladjian.

hamlet dit: 9 janvier 2017 à 21 h 39 min

désolé de le dire, mais j’ai vraiment detesté ce film de Sorrentino : la grande bellezza, j’ai trouvé ça d’une vilgarité abyssale, je suis désolé de le dire parce que je sais que paul ed l a adoré ce film, et passou aussi a ce trouvé ce film génial, alors que c’est le film le plus affligeant qu’il m’ait été donné de voir,deux heures de vrai supplice, je suis vraiment désolé de le dire parce que tout le monde ici avait bien aimé ce film.

passou, rassurez moi, avec le recul, avec le temps, l’eau qui a coulé sous les ponts, comme je sais que vous aussi parfois vous avez un n peu de retard à l’allumage, rassurez moi, maintenant, vous aussi vous trouvez que c film de Sorrentino, comme tous les films de sorrentino, est d’une vulgarité sans nom?

et alii dit: 9 janvier 2017 à 21 h 36 min

il faut réfléchir?
Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images. COCTEAU

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 21 h 25 min

Ok, je comprends le langage informatique…

« Qu’est ce que j’ai fait moi? J’ai ouvert les télécommunications à la concurrence. Vous pensez qu’il y aurait de l’Internet en France si on avait toujours France Telecom avec des fonctionnaires? »
Belle arrogance, non ?

Oui, il faut en arriver à cette extrémité pour contrer les » bus » macron conduit par un énarque, et c’est dommage.

Car cela devient effrayant. A lire le précurseur de l’internet grand public en France.

Avant de cliquer, il faut réfléchir… et corriger.

http://www.atelier.net/trends/articles/rafi-haladjian-heure-objets-co.n.nectes-connaissons-revolue_436754

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 21 h 22 min

« Qu’est ce que j’ai fait moi? J’ai ouvert les télécommunications à la concurrence. Vous pensez qu’il y aurait de l’Internet en France si on avait toujours France Telecom avec des fonctionnaires? »
Belle arrogance, non ?

Oui, il faut en arriver à cette extrémité pour contrer les  » bus » macron conduit par un énarque, et c’est dommage.

Car cela devient effrayant.

http://www.atelier.net/trends/articles/rafi-haladjian-heure-objets-connectes-connaissons-revolue_436754

Pablo75 dit: 9 janvier 2017 à 21 h 14 min

@ Phil

« de quand date ce cantus en mémoire de Benjamin Britten ? »

Pärt [prononcé pert] (Paide, Estonie, 1935) l’a écrite en 1977, après la mort de Britten en décembre 1976. Elle a été jouée pour la première fois à Londres en 1979.

« Des sentiments inexplicables de culpabilité et de remords montèrent en moi. Je venais seulement de découvrir Britten pour moi-même. Juste avant sa mort, je commençais à apprécier la pureté inhabituelle de sa musique — j’avais l’impression d’un type de pureté comparable à celle des ballades de Guillaume de Machaut. Et, ajouté à cela, depuis longtemps j’avais voulu rencontrer Britten en personne — et maintenant cela n’adviendrait pas. » (A.Pärt)

La version du disque (du label ECM, 1984) qui a fait découvrir Pärt à beaucoup de monde, dont moi, dirigée par Dennis Russell Davies:
https://www.youtube.com/watch?v=_BncRc4But4

Pour les techniciens:

« La pièce débute par la cloche seule, qui joue inlassablement le même motif : trois blanches pointées suivies de trois mesures de silence. La mélodie est une gamme descendante de la mineur. Elle débute par un la aigu, puis une note s’ajoute à chaque fois au fragment précédent : la, la-sol, la-sol-fa, la-sol-fa-mi,… La pièce se termine par un accord de la mineur, chaque pupitre se stabilisant progressivement. La mélodie est descendante.

Le Cantus est construit comme un canon à cinq entrées. Chaque entrée voit ses valeurs doubler et est jouée une octave en dessous de la précédente. Les parties supérieures — violons 1 et 2 — et des voix graves — violoncelles et contrebasses — sont divisées, l’alto peut donc être considéré comme le cantus firmus.

Pärt utilise les modes rythmiques médiévaux trochaïque et iambique, en alternance. »

DHH dit: 9 janvier 2017 à 21 h 10 min

@phil 19 h 48
vous écrivez: la diversité dans le recrutement de l’ENA diminue
vous avez peut-être raison; les elements auxquels je me réfère qui me font affirmer le contraire sont anciens et remontent à la période où j’étais en activité

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 20 h 57 min

Les énarques en politiques, c’est un peu le s.y.s.t.e.m.e de l’Etat fonctionnaire endogame qui arrive à bout de souffle.
On le voit tous les jours en hollandie en fin de vie.

D. dit: 9 janvier 2017 à 20 h 46 min

Fille d’un instituteur breton, bretonnant militant, devenue normalienne, agrégée,

Ça sous-entend quoi, ça, DHH ?
Qu’il est étonnant qu’une normalienne sorte d’un instituteur breton ?
Je n’aime pas du tout vos petites allusions, autant que vous le sachiez je suis breton et fils d’instituteur. Et pourtant Énarque.

Chaloux dit: 9 janvier 2017 à 20 h 45 min

Dire que le XIXe siècle continue, ou revient, peut-être, mais L’Ancien Régime… C’est une brève de comptoir?

la vie dans les bois dit: 9 janvier 2017 à 20 h 34 min

« Après tout, comme il le dit lui-même, Jean Dubuffet était bien peintre et météorologue à la Tour Eiffel, du moins en 1922.  »

En relisant cette phrase du billet, je constate que j’ai commis une petite erreur, confusion venue d’ailleurs, je ne sais d’où, ce doit être vraiment grave, puisque c’est bien avec B. Buffet que j’ai rendez-vous. Et que le musée parisien Jean Dubuffet est fermé pour travaux…
Quel fard, me direz-vous.
Eh bien pas tant que cela figurez-vous. Car je me souviens que dans le film, ce n’est pas Paterson qui cause de Jean Dubuffet, ni le japan Poet.

C’est un poète de l’école de New-York:

Naphtha by Frank O’Hara

« Ah Jean Dubuffet
when you think of him
doing his military service in the Eiffel Tower
as a meteorologist
in 1922
you know how wonderful the 20th Century
can be
and the gaited Iroquois on the girders
fierce and unflinching-footed
nude as they should be
slightly empty
like a Sonia Delaunay
there is a parable of speed
somewhere behind the Indians’ eyes
they invented the century with their horses
and their fragile backs
which are dark
(…) »

bouguereau dit: 9 janvier 2017 à 20 h 32 min

Houi mais les mots écrits sur l’eau qu’est-ce qui prouve que c’est pas plus coriace qu’un sandwich de kevlar au tungstène ?

hach la mémoire de l’eau..

bouguereau dit: 9 janvier 2017 à 20 h 24 min

mais pourquoi « révolte » ? Je n’arrive pas à me le représenter concrètement

mais henfin l’aminche..passe contrerévolutionnaire ..mais contrerévolté?

bouguereau dit: 9 janvier 2017 à 20 h 21 min

L’Ancien Régime, c’était le bonheur dans le pré carré

l’herbe était plus verte à l’hintérieur gotferdom..les filles pissaient derrière les statues c’est pour ça

bouguereau dit: 9 janvier 2017 à 20 h 19 min

drh fait son pti discours de hussarde nouarte qu’elle n’a jamais été..comme toi t’aimes les invertis de loin phil..vertiges de l’amour

Jibé dit: 9 janvier 2017 à 19 h 53 min

Certes Passou a fait un bon choix avec le « Paterson » de Jim Jarmusch, mais c’est Annelise qui l’a mis dans le mille avec le « Diamond Island » de Davy Chou ! Un film tout en délicatesse et en douceur, dans le cadre d’un néo Las Vegas cambodgien. Musique sublime en sus !

Phil dit: 9 janvier 2017 à 19 h 48 min

la diversité dans le recrutement de l’ena diminue, dear dhh. malgré les tentatives de discriminations positives, plus discrètes et moins nombreuses que celles encouragées par feu le pdg de sciences po.

Phil dit: 9 janvier 2017 à 19 h 44 min

Pablo, de quand date ce cantus en mémoire de Benjamin Britten ?
L’Ancien Régime, c’était le bonheur dans le pré carré.

DHH dit: 9 janvier 2017 à 19 h 44 min

Contrairement à une idée reçue le recrutement des grandes écoles est très democratique ,celui de l’ENA en particulier où la diversité des origines sociales des élèves est très grande ;et même depuis quelque temps on peut noter un soupçon de discrimination positive.
Ce qui est antidémocratique France c’est qu’on est definitivement determiné par les peaux d’âne qu’on a recoltéees avant 25 ans . Les grandes ecoles fabriquent ainsi à partir de gens venus de milieux divers « une noblesse d’Etat » qui se transforme en caste fermée ,ce qui est tres different de la reproduction denoncée par Bourdieu

DHH dit: 9 janvier 2017 à 19 h 19 min

@Christiane 14 h 07
L’installation a part entière dans une identité nationale et citoyenne structurante d’une insertion sociale n’est pas antinomique d’un attachement culturel et affectif à l’univers de ses racines ;les deux affects ne se situent pas sur le même plan et il n’y a pas chez les individus qu’ils habitent compétition entre deux fidélités .
Dans mes lectures j’ai rencontré deux écrivains qui exprimaient et expliquaient admirablement cette idée :Renan dans sa prière sur l’acropole et Mona Ozouf dans composition française
De ce livre j’avais il y a longtemps écrit ailleurs ceci
« Ce livre est une autobiographie attachante qui se double d’une réflexion riche sur le métissage culturel .
Fille d’un instituteur breton, bretonnant militant, devenue normalienne, agrégée, puis historienne de renom, Mona Ozouf raconte son itinéraire de fille de la « laïque », de produit classique de la méritocratie républicaine.
A partir de ce qu’elle nous livre d ’elle dans ce livre, elle montre, de manière brillante et convaincante, comment on peut porter vivante, une culture particulière, pour elle celle du monde bretonnant avec sa langue ses paysages, ses légendes ,sa religiosité mâtinée de paganisme , sans parasiter en rien une identité fondamentale et structurante, celle de son enracinement dans la France et l’imprégnation au plus profond d’elle-même de ses valeurs universelles.
En elle ces deux composantes de sa sensibilité et de sa culture s’enrichissent l’une l’autre ,en une symbiose heureuse ;c’est cela la « composition française » ,qui au prix d’un discret calembour donne son titre à l’ouvrage .
Une magistrale leçon pour ceux qui porteurs d’une culture venue d’ailleurs ont la tentation de voir dans le repli communautariste la condition de la sauvegarde de cette part de leur identité

Janssen J-J dit: 9 janvier 2017 à 19 h 05 min

@la république ne produit plus qu’une oligarchie arrogante qui en vient à se révolter contre le peuple pour fonctionner en roue libre au mépris des intérêts généraux du peuple et du pays

Cet extrait, issu d’une position dans l’ensemble pertinente; ou du moins à l’analyse de laquelle j’adhère, me reste un peu obscur. Pourriez-vous préciser le comment de cette révolte de l’oligarchie contre le peuple ? Que de le distance se soit installée, certes, et c’est l’un des ressorts majeurs des thèses de Gauchet, mais pourquoi « révolte » ? Je n’arrive pas à me le représenter concrètement.

Jean dit: 9 janvier 2017 à 18 h 41 min

Mais le problème n’a jamais été l’existence de lycée comme H IV ou Louis Legrand. (Widergänger)

Louis-le-Grand ( LLG pour les intimes ).

Widergänger dit: 9 janvier 2017 à 18 h 40 min

Nicolas n’est guère convaincant parce que son discours est très confus. Je n’y comprends rien.

Widergänger dit: 9 janvier 2017 à 18 h 39 min

Je partage en effet ce que dit Delaporte. L’Ancien Régime perdure, c’est le problème en France.

La France a le plus grand mal à passer à la modernité, c’est clair. Il faudrait refonder entièrement l’École. Mais les Français n’y sont pas prêts. La catastrophe n’est pas encore assez patente pour ça. Mais on le voit bien au PISA, la France recule d’année en année. Les profs de maths comme les profs de Français s’arrachent les cheveux. Et, les pauvres, quand ils arrivent en Terminale, aborder la philo devient l’Himalaya à escalader. Je vois ça avec mon élève de Terminale qui me raconte comment se passent les cours de philo à Jacques Decourt, c’est tragique.

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