de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce qui reste après du monde d’avant

Ce qui reste après du monde d’avant

Qui n’a pas connu dans sa vie de lecteur ce cas d’espèce : un bon livre sur un personnage détestable. Faut-il que le premier soit délectable pour ne pas nous dissuader d’aller plus avant dans la découverte du second ! D’Anne de Lacretelle, j’ignorais tout malgré la biographie qu’elle avait consacrée à La Comtesse d’Albany, une égérie européenne (éditions du Rocher, 2008). Qu’est-ce alors qui m’a fait me précipiter sur son Tout un monde. Jacques de Lacretelle et ses amis (330 pages, 22 euros, éditions de Fallois) ? Peut-être l’impression laissée par le feuilletage des toutes premières pages. Il est vrai que, passées huit heures du soir, ça ne court pas les librairies les nouveautés dédiées à « l’abbé Géhel, mon directeur d’inconscience ».

Dès l’incipit, elle se demande : « Peut-on écrire sur ses parents ? ». Sa réponse, qui fait un peu plus de trois cents pages, est brillante, enlevée, drôle. Je n’avais lu depuis longtemps un livre de souvenirs à l’écriture, à la composition, aux effets aussi maitrisés. Dès lors qu’il ne s’agissait pas d’une biographie de papa, l’espoir était permis. La bonne idée fut de faire sourdre une époque à travers des instantanés chus d’un album de famille, et quel ! Les amis de la famille y prennent toute la place : Proust, Gide, Cocteau, Morand, Mauriac, Valéry, Giraudoux, Larbaud… Un tout petit monde en marge d’un microcosme si « décaduc » comme le disait Proust, justement, dans l’un de ses néologismes dont il avait le secret – et encore, tous n’étaient pas des aristocrates, il s’en faut. De la fréquentation de l’auteur de la Recherche et de leur longue correspondance, Lacretelle conserva sa vie durant une certaine empreinte, « un snobisme à la Proust » en ce que tout dans ses références, ses allusions, sa manière se rattachait d’une manière ou d’une autre au passé et à l’histoire. On en connaît quelques uns sur la personnalité desquels l’ombre du narrateur a ainsi déteint durablement et profondément.

Ce défilé, interminable dîner de têtes, marqua l’enfance, l’adolescence, la jeunesse d’Anne de Lacretelle. C’est peu dire que les personnages qui peuplent ce livre se ressentaient « fils de rois issus d’une combinaison mystérieuse et native ». Un groupuscule qui se donne pour une élite. Tout un monde en effet, comme le titre indique, mais un tout petit monde qui doit son éclat posthume à la Recherche du temps perdu. Jacques de Lacretelle, que sa fille surnommait « Zeus », y apparaît en un être avant tout coléreux, mais d’une sale colère débarrassée de toute mythologie qui l’eut transcendé par la foudre, une colère domestique, mesquine, permanente quand elle se voudrait prophétique. Tout est traité dans ces pages avec une légèreté si naturelle qu’elle laisse un drôle de goût lorsqu’elle se traduit par une indulgence coupable pour le peu de qualités humaines de certains (Paul Morand). Avec le recul, ces années 1910/1940 ont quelque chose de « trente glorieuses littéraires » enfiévrées et fécondes malgré la noire parenthèse de la guerre qui n’en a pas moins marqué la période de son empreinte avec de grands livres tels que Le Feu de Barbusse et les Croix-de-bois de Dorgelès. C’est ce qu’on peut se dire à la vue non des palmarès des prix mais des sommaires de revue car ce fut, aussi, leur moment.

La vie de Jacques de Lacretelle  (1888-1985) ? Naissance au château (Cormatin, Saône-et-Loire), deux échecs au bac jamais obtenu, une démission de la banque où sa mère l’avait fait admettre par piston, une jeunesse frivole, un univers cantonné toute une vie durant dans les limites du bon XVIème, un hédonisme affirmé, une sincère quoique naïve dévotion à la littérature, l’entrée à la Nrf grâce à l’insistance de Proust auprès de Jacques Rivière, un premier roman sur l’incommunicabilité qui laissait entrevoir quelques dons (La vie inquiète de Jean Hermelin) suivi d’un roman ambigu sur l’antisémitisme (Silbermann, prix Femina 1922), de L’Amour nuptial et d’une ambitieuse chronique familiale en plusieurs volumes (Les Hauts-Ponts), un pas en politique à droite toute du côté des Croix-de-feu et du Parti social français… Voilà pour l’entre-deux-guerres. Pour l’après guerre, toute une carrière à la direction du Figaro puis du Figaro littéraire où il ne laissa pas que de bons souvenirs. Une vie d’homme de lettres. Ainsi parti, il ne pouvait finir qu’à l’Académie française, (ici son discours de réception), d’autant que deux de ses aïeux l’y avaient précédé. Il y fut élu à la seconde reprise en 1936 au fauteuil d’Henri de Régnier, ce qui nous vaut des pages délectables sur les usages et les coulisses des élections. De là à souhaiter, comme sa fille en a la faiblesse, qu’ « un regard plus scientifique soit jeté sur son œuvre » en la pléiadisant, il y a un pas que seule l’aveuglement filial permet de franchir.

De temps en temps, on tique. Ainsi lorsque l’auteure assure qu’il fallut attendre 1949, et la parution de la biographie de Maurois sur Proust, pour que celui-ci fut révélé « en majesté »,alors que dès les lendemains de son Goncourt en 1919, il fit l’objet de commentaires, de critiques, d’exégèses, d’études et de traductions de l’Angleterre au Japon en passant l’Espagne, pour ne rien dire de la France. De même lorsqu’elle présente Jean Prouvost comme « journaliste confirmé » au motif que l’industriel du textile était également propriétaire de quotidiens et de magazines (confondant au passage Paris-soir et France-Soir qui lui succéda).

Tout cela donne envie de (re)voir l’inoubliable Portrait-souvenir que Roger Stéphane avait consacré à Proust à la télévision le 11 janvier 1962 pour le quarantième anniversaire de sa disparition. Quel plateau ! On y voyait témoigner rien moins que François Mauriac, Jean Cocteau, Paul Morand, Daniel Halévy, la comtesse Greffulhe, Jacques de Lacretelle, Simone de Caillavet, Hélène Soutzo, Philippe Soupault, le duc de Gramont, Emmanuel Berl, Céleste Albaret… Le commentaire avait la voix de Jean Negroni. On y montrait même les manuscrits de la Recherche et leurs paperolles. Certains d’entre eux allaient disparaître peu après. Tous s’exprimaient comme s’ils l’avaient quitté la veille. Ah, l’émotion vraie de la merveilleuse Céleste, si tranchante dans cette foire aux vanités. Jacques de Lacretelle y est particulièrement… détestable. A la fin de ses souvenirs, sa fille Anne y revient et le déplore ; mais, sans le vouloir, elle rapporte l’indignation de son père à l’issue du tournage et cela n’arrange vraiment pas son portrait :

« Mais enfin ! Qui sont ces gens ? Ils vous dérangent, ne savent rien et ne vous laissent même pas de cachet ! Pour qui se prennent-ils, ces malotrus ! »

Et pourtant, Tout un monde est le charme même. Peut-être parce que, malgré le superficiel de sa mondanité, le portrait de Lacretelle y est sans concession et son univers désormais figé dans la naphtaline. Autant de fantômes poudrés échappés du bal de têtes du Temps retrouvé. M’est revenu alors en mémoire le souvenir de mes conversations avec Philippe Soupault à la fin des années 80 dans la maison médicalisée où il vivait, du côté de la porte d’Auteuil à Paris. Sa mémoire était gaie, vive, malicieuse et lorsque l’ancien pionnier du surréalisme en lui évoquait Aragon et surtout Dali, elle se faisait cruelle. Mais je ne le vis plus du même oeil du jour où il m’avoua :

« Depuis la mort  récente d’un ancien groom du côté de Cabourg, moi qui ai eu plusieurs longues conversations avec lui dans un fiacre alors que j’avais à peine plus de vingt ans, je peux dire aujourd’hui que je suis le dernier en France à pouvoir dire qu’il a connu Marcel Proust… »

Au risque de passer pour un dinosaure mélancolique, j’avoue que j’en fus retourné. Nous avançons dans un monde où il n’y aura bientôt plus personne pour goûter ce genre de documentaire et ce genre de livre faute de savoir de qui et de quoi il s’agit à supposer qu’un jour toutes ces choses présentent encore un quelconque intérêt.

(« Château familial de Cormatin »; « Jacques de Lacretelle en 1936 »; « Yolande De Lacretelle, Docterene Grumbach, Jean Cocteau, Francine Weisweiller, Marita Maurois et Jacques De Lacretelle lors d’une réception en 1955 »; « A l’Académie (à gauche) en 1973 avec Jean-Jacques Gautier et Louis Leprince-Ringuet » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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1 365 Réponses pour Ce qui reste après du monde d’avant

renato dit: 12 juin 2019 à 20 h 40 min

Pour la question de l’atelier :

Svetlana Alpers, Rembrandt’s Enterprise: The Studio and the Market, Chicago: University of Chicago Press, 1988

Chez Gallimard, il me semble, une tr. Fr.

gisèle dit: 12 juin 2019 à 20 h 29 min

christiane. La chose est bien connue, elle figure même, maintenant, sur wiki…je l’avais entendu raconter, il y a qq temps déjà,par je ne sais plus qui. Godard ne tenait pas à ce que cela se sache…Le film était terminé, monté, fini;il fut projeté à Carlo Ponti et Sam Levine qui tombent sur le dos de Godard et veulent Bardot nue, sinon rien…Or BB est partie depuis longtemps (elle n’acceptait que des tournages rapides et était très pudique) le chef op’ aussi est parti sur un autre tournage et tous les techniciens; donc Godard rajoute tout ce qu’il faut ,pour que le film soit distribué. J’ai oublié comment la bande annonce et les affiches ont été fabriquées. En fait, quelle importance !
** vous avez réussi à lire le livre de Schama ? 800p. Chapeau! j’avais seulement demandé à mon ombre double d’y jeter un coup d’oeil..en vain…

et alii dit: 12 juin 2019 à 20 h 20 min

Sur le manuscrit retrouvé et publié en 1948,
Ce manuscrit aurait été mis au jour par Raoul Mourgues, qui en a publié de larges extraits pour la première fois dans la Revue Juive, en 1937,

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 20 h 15 min

De même, pour la bouffe, quand je porte une critique, c’est que j’ai goûté. Ce soir, je mange des merguez artisanales, qui vont me rappeler le Maroc. Et vous, D, vous vous empoisonnez à quoi tonight ? Et vous Ed, toujours votre saucisse ? Ou bien un hamburger et des frites, dans ce McDonald dans lequel vous avez rencontré pour la première l’écrivain américain George Perrec ?

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 20 h 11 min

Avec tout ça, je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir Parasite, Jacuzzi. Mon agenda est bourré. Néanmoins, il y aura une petite accalmie en fin de semaine, et je pense qu’on pourrait avoir une ouverture dès vendredi, ou peut-être samedi. Est-ce si essentiel que ça d’aller voir Parasite ? Je m’interroge – mais je ne vais pas m’en priver. Je suis rigoureux, je ne parle pas de ce que je n’ai pas vu ou lu, contrairement à d’autres.

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 20 h 06 min

« D’ailleurs, autre chose rarement rappelée c’est la position de Rembrandt relativement à l’argent : « Un homme est aussi son prix », qu’il disait. »

Rarement rappelé, et pour cause, sans doute : cela m’étonnerait que Rembrandt ait dit une telle connerie, car, contrairement à ce « salaud » sartrien de renato, le peintre hollandais n’en était pas un, de salaud. A mettre au chapitre des « fake news » que nous transmet ce « salaud » de renato. Ou alors, donnez-nous la référence !

renato dit: 12 juin 2019 à 19 h 57 min

D’ailleurs, autre chose rarement rappelée c’est la position de Rembrandt relativement à l’argent : « Un homme est aussi son prix », qu’il disait.

et alii dit: 12 juin 2019 à 19 h 56 min

rembrandt-c’est son prénom, n’oublions pas- lui aussi étouffe
Je ne respire plus’De l’air, j’étouffe’ L’air revient.
Je suis mieux. Très lentement, doucement, je vais me
le redire, le secret de ma vie :

et alii dit: 12 juin 2019 à 19 h 53 min

rembrandt et son père:lesavez vous ,vous qui courez les musées et lisez entre les lignes:

Ce fait a été confirmé par Rembrandt dans un manuscrit
qu’il a écrit lui-même, et qui a été découvert et traduit par
Raoul Mourgues, sous le titre : « Rembrandt Kabbaliste »,
édité aux Editions « A la Braconnière » à Neuchâtel (Suisse),
en 1948. Raoul Mourgues, poète français,
de conviction catholique et ami sincère d’Israël,
évoque dans son livre, la vie de Rembrandt, d’après le manuscrit
qui a été confié à Stella, une des femmes de Rembrandt,
qui l’avait remis à un groupe d’initiés de la Kabbale.
http://www.juif.org/blogs/1535,rembrandt-kabbaliste.php

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 19 h 49 min

« Gisèle on peut j espère aimer le cinéma et ne pas entrer du tout dans l univers d Hitchock »

Hitchcock c’était quand même la quintessence du cinéma, PaulEdel.

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 19 h 19 min

« l’œuvre de Rembrandt n’a de sens – au moins pour moi – que si je sais que ce que je viens d’écrire était faux. »

Genet aimait à jouer avec les paradoxes. Dès qu’il faisait assaut d’érudition, il fallait aussitôt qu’il se déclare incompétent, voire inculte. Une pose, une coquetterie chez lui, plus que de la modestie ou un complexe d’autodidacte. Sartre ne s’y est pas trompé, qui le tenait pour plus intelligent que lui…

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 19 h 11 min

Belle analyse, gisèle.
Moi, ce qui m’avait beaucoup marqué dans ce film, allez savoir pourquoi, c’est la garçonnière, très conventionnelle, très middle classe anglaise du logement de James Steward, avec la déserte à alcool !

P. comme Paris dit: 12 juin 2019 à 18 h 54 min

« bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 07 min
Kor ki gwen ed kor ki gue !
un bretonnant..ziva dis moi »…

Du havrais par un noir paimpolais piqué quai du Brésil !.

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 18 h 29 min

la fameuse scène de fellation

ma mère de ma mère..et dédé..qu’est ce qui bouffe ce soir..

gisèle dit: 12 juin 2019 à 18 h 28 min

Paul Edel 17h43. Bien sûr , je vous l’accorde sans aucun doute! On peut aussi ne pas entrer dans les jeux d’Hitch; ce qui m’a semblé « anormal » ! c’est que vous n’ayez pas regardé ou vu le jeu des couleurs. Tout ce que vous avez écrit, ici ou là-bas, montrait quelle importance vous accordiez aux variations de couleurs, à la subtilité des nuances. La version restaurée que j’ai vue est très démonstrative.
Il n’y avait dans mon post aucun persiflage, un simple étonnement.
ps: en fait, le sujet doit être « Rembrandt »…!

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 18 h 26 min

l’œuvre de Rembrandt n’a de sens – au moins pour moi – que si je sais que ce que je viens d’écrire était faux. »bien sur c’est au moins troublant!et d’une modestie qui n’est pas fausse!c’est une leçon

il stouchait aussi genet..qui en doutrait

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 18 h 24 min

j’aurai tendance à considérer comme une « pathologie » le fait de se considérer toujours comme père

ma mère de ma mère..renfield bougeant les oreilles..c’est quand même un portrait craché

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 18 h 22 min

où « il a fallu que Rembrandt se reconnaisse et s’accepte comme un être de chair, de viande, de bidoche, de sang, de larmes, de sueurs, de mer.de; d’intelligence et de tendresse, d’autres choses encore, à l’infini, mais aucune niant les autres ou mieux : chacune saluant les autres. »

un portrait en dsous dla ceinture hen somme..comme si je disais que je sonne mon larbin et que je matérialise sa tête de fion enragé..sinon..pour rembrandt..ça n’est pas trés bon

christiane dit: 12 juin 2019 à 18 h 20 min

Et alii,
connaissez-vous le livre remarquable de l’historien Simon Schama Le Yeux de Rembrandt (800 pages) paru au Seuil (traduit de l’anglais par A.Zavriew).
Après 10 ans de réflexions, d’articles et de conférences sur Rembrandt, il y traite du long voyage qui a conduit le peintre à l’affirmation de sa singularité. Je ne connais aucun ouvrage aussi essentiel pour aller à la rencontre de Rembrandt.

et alii dit: 12 juin 2019 à 18 h 17 min

Le Mauritshuis acquiert un tableau de Pieter Lastman, maître de Rembrandt
l’élève est effectivement plus connu que « le maître »

et alii dit: 12 juin 2019 à 18 h 14 min

j’aurai tendance à considérer comme une « pathologie » le fait de se considérer toujours comme père -ce qui arrive plus souvent qu’à leurs tours aux erdéliens!

et alii dit: 12 juin 2019 à 18 h 12 min

ce qui vous turlupine:
La filiation est-elle un thème dans l’œuvre de Shakespeare ?
La filiation est un ressort chez Shakespeare, et à l’évidence dans les pièces « Hamlet » et « Le Roi Lear » puisque Hamlet n’existe que par la mission que lui donne son père… Et nous, nous ne le connaissons que parce qu’il a cette mission de vengeur. Hamlet récuse une filiation dont il ne veut pas, celle avec son beau-père. Dans « Hamlet », il y a un problème de filiation, Hamlet veut la purifier, parce qu’il a trop de pères…
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/le-pere-34-shakespeare-les-liens-du-sang-sont-ils-sacre

christiane dit: 12 juin 2019 à 18 h 05 min

Gisèle – 17h20
Merci pour cette information que j’ignorais, à la fin de votre commentaire :
« nb: dans « le mépris » ce n’est pas BB qui tourne les scènes de nus. Les producteurs in USA, avaient jugé les rushes peu commerciaux et avaient exigé des scènes de nus que BB refusa de tourner; c’est sa doublure qui est à l’image… »

nb : La doublure est très belle !

renato dit: 12 juin 2019 à 18 h 01 min

Les gens, même les créatifs, semblent ignorer l’importance de l’atelier dans le parcours de Rembrandt. En ayant déjà touché ici cet argument je laisse aux intéressé-e-s le soin de faire une vraie recherche.

christiane dit: 12 juin 2019 à 18 h 01 min

@rose dit: 12 juin 2019 à 4 h 16 min
Vous vous demandez : « Je ne sais absolument pas le dialogue dont Hamlet se.souvient avec tant de précision. »
à l’origine, mon commentaire du 11 juin à 13h37
Réactions d’hamlet à 20 h 23, 25, 31
mes réponses : 23h39,16h08

et alii dit: 12 juin 2019 à 18 h 01 min

, Saskia était sa légitime,
qui ne le sait pas? vous découbvrez ?
au fait:L’année Rembrandt
À l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Rembrandt van Rijn (1606-1669), les Pays-Bas lui rendent un hommage national. Toute l’année 2019 sera marquée par des expositions dans les villes qui ont marqué le peintre comme La Haye, Leyde, Leeuwarden et Amsterdam.

et alii dit: 12 juin 2019 à 17 h 59 min

l’œuvre de Rembrandt n’a de sens – au moins pour moi – que si je sais que ce que je viens d’écrire était faux. »bien sur c’est au moins troublant!et d’une modestie qui n’est pas fausse!c’est une leçon

Phil dit: 12 juin 2019 à 17 h 49 min

etalii, Saskia était sa légitime, Hendrickje n’a pas pris ombrage. peintes quasi en même temps, le statut se lit dans le regard

christiane dit: 12 juin 2019 à 17 h 47 min

Et Alii,
comme vous parlez bien de ce livre rare. Je l’ai dans la collection « L’Arbalète » de Gallimard. Le choix de n’y faire figurer que des fragments des tableaux cités par Genet, donne beaucoup de profondeur à ce petit-grand livre (40 pages) comme la mise en page des deux textes juxtaposés sur deux colonnes de tailles différentes. Les deux textes semblent se commenter l’un l’autre. La typographie est remarquable, opposant les lettres en italiques aux autres caractères. Le changement de corps d’un texte (1e partie – « le secret de Rembrandt » – c’est le texte de Jean Genet publié dans l’Express le 4/09/1958, proposé par Jean Cau, ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre) à l’autre, aussi.
Je pense à L’Atelier d’Alberto Giacometti édité aussi chez « L’Arbalète » avec les 58 photographies en noir et blanc d’Ernest Scheidegger. Même approche fine d’un autre grand créateur.
L’opposition entre cet homme laid et sale rencontré dans le train (colonne de gauche) et le beau visage d’Hendrickje puis de l’autoportrait où Rembrandt se peint, jeune et fringant, se regardant avec fierté dans son miroir, le conduit à cette méditation (col. de gauche) où il pense que « tout homme est identique à tout autre » mais il ajoute « cette fragmentation dans l’accident et dans la forme qui rend étranger à nous-mêmes chacun de ces fragments. » : sa singularité. Il termine ses commentaires en commentant (colonne de droite) le douloureux et dernier autoportrait de Rembrandt où « il a fallu que Rembrandt se reconnaisse et s’accepte comme un être de chair, de viande, de bidoche, de sang, de larmes, de sueurs, de mer.de; d’intelligence et de tendresse, d’autres choses encore, à l’infini, mais aucune niant les autres ou mieux : chacune saluant les autres. »

Enfin, Jean Genet m’épate dans la dernière phrase :
« Et il va de soi que toute l’œuvre de Rembrandt n’a de sens – au moins pour moi – que si je sais que ce que je viens d’écrire était faux. »

et alii dit: 12 juin 2019 à 17 h 25 min

je lis ce témoignage dans le monde:
A l’école, ou on vous adore parce que vous êtes le fils de, ou on vous déteste parce que vous êtes le fils de. Mais moi j’ai rien demandé ! »

gisèle dit: 12 juin 2019 à 17 h 20 min

Annelise et Paul Edel 13h53. Un peu déboussolée par le(s) transport(s) de la RdC sur la RdL et un peu surprise du post de PE que j’imaginais grand amateur de Ciné et pas seulement de Bergman. « Fenêtre sur cour » (que j’ai revu, restauré, 4 fois en 2sem alla TV) est l’un des plus grands Hitch; choix des acteurs,conduite de l’histoire. Il a le génie de choisir James St, immense par la taille et de le réduire à l’immobilité horizontale. Cary Grant souple, dansant, courant, nageant, aurait été impossible dans cette histoire. Et il lui glisse entre les bras ,façon de parler, la fille la plus éblouissante qui soit, qui se love tout contre lui jusqu’à une scène de calins torrides, à l’inverse de Bogart/Bacall, mais tout aussi érotiques. G K est habillée  » de fringues étriquées « ? Ouvrez l’oeil! elle arrrive en robe noire, à bretelles, chic classique, chevelure ondulée banale; à la 2° apparition, elle est en vert amande (cf Tippi Hedren dans les oiseaux) elle pose sa veste et apparaît de face dans une longue jupe fourreau et un casaquin, sorte de boléro sans manches qui lui monte jusqu’au cou. Un bibi blanc est juché sur une chevelure qui ne se révèle que lorsqu’elle se tourne et montre un dos entièrement nu,doré juste ce qu’il faut pour mettre en valeur le jaune ivoire du boléro et la magnificence baroque d’un chignon flamboyant qui supporte le bibi blanc mais se dénouera en flots ondulés lorsqu’elle se glissera avec quelle souplesse le long du corps de l’allongé séduit qui se laisse aller à une série de câlineries mutines. Couleurs sales, javellisées ?? vous avez vu un vieux film mité ? G.K. sort de son sac une envolée de frou frou blanc qui en dit long sur ses intentions. Et Hitch qui a rendu inactif JS, transforme GK , habillée en robe à triple jupon, en escaladeuse de passerelle pour les pompiers. Elle devient détective privée et gymnaste de 1° classe.Hitch sature le rôle de l’homme;immobile jusqu’à le faire tomber du balcon,les 2 jambes ds le plâtre tandis que la belle qui escalade les balcons, chevelure au vent,a trouvé la clé de l’énigme au risque de se rompre le cou.
Mille autres choses essentielles encore, qui ont été dites ailleurs déjà. Mais «  »fenêtre sur cour » est une réussite absolue, sur tous les plans cinématographiques.
Je n’ai pas vu le film de Kechiche, c’est prévu. J’avais suivi sa conf. de presse, assez nulle à mon avis. Il n’est pas donné à tout le monde d’être Oshima.
nb: dans « le mépris » ce n’est pas BB qui tourne les scènes de nus. Les producteurs in USA, avaient jugé les rushes peu commerciaux et avaient exigé des scènes de nus que BB refusa de tourner; c’est sa doublure qui est à l’image…

et alii dit: 12 juin 2019 à 16 h 46 min

rembrandt sur wiki
La mort de Saskia est bel et bien une rupture, et entraîne dès lors le rejet de «ses habitudes mentales »11, sa peinture se définit désormais à travers un double procès quasi-antithétique, elle devient conjointement exaltation et dénaturation des sujets, des corps, de la matière entre autres. Cette reformulation picturale est saisie par Genet comme un bouleversement inquiétant : « il ne saura plus [peindre] »12 c’est ce qu’il dit de Rembrandt au tout début du texte.

C’est un Genet aux traits de moraliste qui présente le travail du peintre hollandais, en soulignant avec âpreté sa « complaisance narcissique »12 à l’égard de lui-même. Loin des monographies qui encensent le sujet qu’elles traitent, Genet met en scène la perpétuelle déflation et dévaluation de Rembrandt à l’époque de ses contemporains, et fait du peintre un personnage hautement décevant. Cependant, un autre élan est donné au texte visant à mettre en lumière l’épiphanie esthétique s’opérant chez Rembrandt la figure du peintre est reconsidérée sous le jour d’une « bonté nouvelle », apparats et colifichets sont mis au rebut, il s’agit d’ « avoir du monde une vision plus pure et faire par elle une œuvre plus juste »13. Une nouvelle méthode est née, à ses travaux d’avant 1642 succède l’avènement d’une peinture qui ne travaille plus que sur la matière et le brouillage des formes, « l’exaltation de tout ce qui sera figuré, que pourtant il veut rendre non identifiable ». L’identité des êtres est remise en question, tout dans le travail de ce nouveau Rembrandt, hésitant, qui n’est plus l’homme sûr de lui, semble être équivalent (« une main vaut un visage, un visage un coin de table »14): la peinture n’est pas une franche métamorphose des choses au sens où elle retranscrirait de manière différente la réalité sur la toile, mais le seul lien d’existence possible de la solennité du monde, la main du peintre devenant « un va-et-vient frissonnant en quoi se sont changés tous les fastes, les somptuosités, toutes les hantises »15.

et alii dit: 12 juin 2019 à 16 h 35 min

Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes a été publié pour la première fois dans la revue Tel Quel en 1967. Le titre doit être pris littéralement : en 1964, suite au suicide de son compagnon, Jean Genet détruit les manuscrits sur lesquels il travaille, dont un consacré à Rembrandt. Quelque temps auparavant deux fragments en avaient été confiés à un traducteur, ce qui les sauve de la destruction.
Pour Tel Quel, Jean Genet les place en vis-à-vis sur deux colonnes, faisant de l’un le commentaire de l’autre, mise en forme radicale qui laisse entendre que toute parole est double.
Le premier fragment fait allusion à un épisode fondamental de sa vie : “un jour, dans un wagon, en regardant le voyageur assis en face de moi j’eus la révélation que tout homme en vaut un autre”. Cette expérience profondément humaniste est mise en regard du second fragment où il évoque sa fascination pour les peintures de Rembrandt.
L’épisode du train apparaît alors pour lui comme un événement aux conséquences fondamentales : si tout homme en vaut un autre, la puissance érotique se délite, tout individu devenant le sujet possible de l’art.
https://www.chemindefer.org/catalogue/styled-26/ce-qui-est-reste-d-un-rembrandt-dechire-en-petits-carres-bien-reguliers-et-foutu-aux-chiottes-jean-genet.html

christiane dit: 12 juin 2019 à 16 h 08 min

Hamlet,
vous parliez de parodie de L’homme sans qualités.
J’ai continué à lire après cette savoureuse page qui était revenue en votre mémoire et j’ai découvert pourquoi Clarisse tenait tant à Nietzsche. Écoutez ce qu’elle dit à Ulrich :
« Sais-tu ce que dit Nietzsche ? vouloir savoir à coup sûr est aussi lâche que de vouloir s’avancer à coup sûr. Il faut commencer quelque part, faire son affaire, pas seulement en parler ! de toi justement, j’attendais que tu entreprennes quelque chose de particulier ! » […] Il y a une chose à laquelle j’ai longtemps réfléchi poursuivit-elle en hésitant. Les plus grandes vilenies d’aujourd’hui ne proviennent pas de ce qu’on les fait, mais de ce qu’on les laisse faire. » […] puis violemment, elle poursuivit : « Il est dix fois plus dangereux de laisser faire que de faire ! Me comprends-tu ? » […] N’est-ce pas que tu me comprends parfaitement, cher Ulrich ? »
Et lui ne peut répondre sauf ces mots démunis, hésitants : « Je vais donc te raconter pourquoi je ne fais rien », commença-t-il ; puis il se tut. « On ne peut rien faire, parce que… mais tu ne comprendras même pas », dit-il en voulant commencer par le commencement. »

Mais il se tait.
C’est à la fin du chapitre 82. Et c’est bouleversant.

Cette manifestation pour le soixante-dixième anniversaire de l’avènement de leur empereur qui devait faire de l’année 1918 tout entière l’année jubilaire de la paix, après des propositions plus loufoques les unes que les autres, trouve ici sa sombre prémonition historique. Entre ironie et gravité…

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 15 h 08 min

Dans son film, lors de la fameuse scène de fellation, Bellochio fait raconter par le garçon l’épopée de Lénine accédant au pouvoir révolutionnaire. Pour bien montrer que le sexe, ici, était de gauche. De gauche et révolutionnaire, et léniniste. Que reste-t-il aujourd’hui de telles gâteries cinéphiliques ?

christiane dit: 12 juin 2019 à 14 h 58 min

@Annelise dit: 12 juin 2019 à 13 h 37 min

« … « Le Mépris ».. « un nanar grimpé sur pyramide aztèque »…
Savez-vous Annelise que si l’on supprime le mot « nanar », j’ai apprécié « grimpé sur une pyramide aztèque ». L’idée de sacrifice, ces rouges devenant obsédants sous le soleil de Capri, Bardot nue dans la mer (celle qu’on offre en sacrifice ?), ces morts à la fin… clin d’œil aux mythes grecs ? Cette Méditerranée de fiction, indifférente qui les entoure. Fritz Lang (réalisateur mythique) venu pour adapter L’Odyssée. Le dernier plan du film. Qu’a vu Ulysse bandant son arc ? Le cinéma n’est-il pas un mythe ?
d’A.Bazin :« Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » lit Godard dans « Le Mépris ».
« Nanar » ? Histoire d’amour mille fois contée si ici elle n’était revue et corrigée par Godard.

J’avais trouvée la formulation de bouguereau, intéressante.

PS : moi aussi je suis une lectrice attentive et silencieuse de votre blog.

Annelise dit: 12 juin 2019 à 14 h 54 min

le souffle de la bête qui halète, déposé en buée

Ecriture dans les transports en commun sur mini écran de téléphone, case trop petite, ça m’apprendra
Au-revoir aux Erdéliennes, Erdéliens

Delaporte dit: 12 juin 2019 à 14 h 49 min

Je me souviens avoir vu l’Empire des sens dans une salle bondée (et bandée) d’étudiants et d’étudiantes. A l’époque, les jeunes étaient peu habitués à ce genre de films. Pendant la scène de la fellation nippone, il y a une jeune spectatrice qui n’a pu refouler un orgasme. Mais cela n’a pas dégénéré en orgie, je vous rassure. C’était quand même un film sérieux, sale mais sérieux. Quant au film de Bellochio, la scène de fellation néerlando-ritale (sublime Maruhska Detmers) n’avait pas beaucoup d’intérêt. La salle, cette fois, était presque vide. Mais c’était un beau film qui évoquait l’extrême gauche italienne, la liberté de la jeunesse et des idées, la pensée sauvage, la révolution. J’avais bien aimé. C’était le film à voir pour tous les admirateurs d’Ulrike Meinhof…

renato dit: 12 juin 2019 à 14 h 28 min

« Nous avons l’homme immobile qui regarde. C’est une partie du film. La deuxième partie montre ce qu’il voit et la troisième sa réaction. Cette succession représente ce que nous appelons l’expression la plus pure de l’idée cinématographique. »
Hitchcock/Truffaut

Annelise dit: 12 juin 2019 à 14 h 25 min

De nota.
Hum. C’était la grande question métaphysique au moment de « Brown Bunny » de, et avec Vincent Gallo. ..Les Cahiers si j’ose dire, sur les dents, festivaliers acharnés à savoir si « postiche or not postiche », « doublure » ?.. Chloé Sévigny y a gagné d’étranges lettres de noblesse, que je qualifierais pour ma part d’anecdotiques.
L’escalade dans ce qui est montré, ou censément montré crûment n’est pas un gage d’intensité, de courage ni d’innovation.

Je ne vais pas abuser ici de l’hospitalité de Pierre Assouline. Simplement vous dire que Kechiche, après un premier opus éclatant de sensualité sensible, en dépit d’une entame très (trop?) explicite – rondeurs, nudités, embruns et corps chauds, avec une scène de brebis en train de mettre bas d’une émotion extraordinaire, on respire l’odeur de la paille, le souffle de la bête qui halète déposée en buée sur la main… – après ce « Canto Uno » si beau, si impétueux et fragile, donc, avec « Intermezzo » déçoit terriblement.. .
Sans doute s’est-il laissé aller à une transposition avec zéro distance, comptant sur la brutalité toute crue, la chair sans fard pour dégager de la force, un sentiment de jeunesse explosive ..le résultat est à l’inverse.. fadeur stridente, pauvreté artistique noyée en night-club sur ton de rave. Il va de toute évidence au bout d’une démarche, mais il y va seul, et en y emmenant ses acteurs de manière forcée. Cela se ressent et ne dégage aucune joie, seulement de l’hystérie qui, consumée, vire à une tristesse cendreuse
Ophélie Bau a quitté la salle durant la projection. Le temps réel, long parfois, même et parfois surtout au cinéma

Phil dit: 12 juin 2019 à 13 h 57 min

il s’agissait d’enlaidir la grâce de Kelly qui préférait le moustachu Rainier à olyhoud. Le gros Hitchkock est un pervers, fils de vendeur de poulets (comme lhimmler, ajoute bougreau)

Paul Edel dit: 12 juin 2019 à 13 h 53 min

C’est vrai que « Fenêtre sur cour », de Hitchcok avec ses couleurs sales, baveuses,avec des jaunes de sale lessive javellisée et des briquettes sur-éclairée studio façn toile peinte ,et des fringues mornes étriquées de Grace kelly, c’est complétement horrible à voir.

D. dit: 12 juin 2019 à 13 h 46 min

un peu de sac pour se dérouiller les poings

…si c’est pas trop indiscret, qui est dessiné dessus ?

de nota dit: 12 juin 2019 à 13 h 43 min

Un « blanc-seing » c’est érotique, mais pas porno. Reste que la fellation filmée par Kechiche n’est pas une première, les cinéphiles se souviendront de la fellation nipone de l’Empire des sens et de l’Européenne du diable au corps de Bellochio. C’est tout ce que j’avais à dire sur ce sujet sensible.

Annelise dit: 12 juin 2019 à 13 h 37 min

..une certaine discrétion n’empêche pas que j’ai toujours lu les billets ici, Christiane.. avant de vous dire au-revoir, de retourner à ma place de lectrice attentive et silencieuse : imaginez, chère Rose, ce que diriger RdC signifie de calvaires journaliers. .lire à propos de Godard, « Le Mépris ».. « un nanar grimpé sur pyramide aztèque ».. diable diable. Si encore cela s’arrêtait là ! Ah oui, il est des jours où mieux vaut s’être levée d’un bon pied, avoir solidement petit-déjeuné, fait sa gym, pompes, abdos, un peu de sac pour se dérouiller les poings avant d’y aller. . je souris car vous savez, cela vous étonnera peut-être, mais derrière les ruades, la mitraille, l’humour grinçant, les piques, ou foucades, ou différends, la fantaisie, j’y trouve et j’y lis en écho beaucoup de vraie érudition. . musculatures fines, esprits déliés, cinéphilies circonstanciées, béton. De quoi en apprendre et en remontrer

et alii dit: 12 juin 2019 à 13 h 32 min

Au cours de l’été 1941, peu de temps avant l’entrée en guerre des États-Unis, Florey et Chain s’envolèrent pour les États-Unis, où ils travaillèrent avec des scientifiques américains à Peoria, dans l’Illinois, pour mettre au point un moyen de produire en masse ce qui allait devenir les premiers antibiotiques de production de masse. À la fin de l’année 1943, des centaines de millions d’unités de pénicilline pure étaient produites chaque mois. L’impact sur la guerre était énorme. Pour la première fois de l’histoire, le principal meurtrier d’une guerre n’était plus l’infection. À la fin de la guerre, plusieurs laboratoires aux États-Unis et au Royaume-Uni produisaient en masse ce médicament.

Depuis, les antibiotiques n’ont cessé d’être produits et font désormais partie intégrante de la médecine moderne, à l’échelle mondiale. Malheureusement, leur banalisation a également entraîné une résistance des bactéries aux antibiotiques, espérons que les chercheurs trouveront des solutions efficaces pour y remédier.

et alii dit: 12 juin 2019 à 13 h 22 min

C’est la première fois que nous découvrons des restes, par ailleurs incroyablement bien conservés, d’un loup adulte du Pléistocène. Nous allons le comparer aux spécimens actuels pour comprendre comment l’espèce a évolué et reconstituer son apparence. »

christiane dit: 12 juin 2019 à 13 h 21 min

Merci, Rose,
grâce à votre erreur d’interprétation nous avons le plaisir de lire ici, Annelise et c’est une grande joie.

Annelise dit: 12 juin 2019 à 13 h 06 min

Et vous faites peu de cas de l’espièglerie de CP à réduire « Fenêtre sur cour », classique immense dont nous avions débattu à longueur de colonne avec passion l’année dernière, à une phrase lapidaire bien provoc. ..riez avec nous, Hitchcock ne vous en tiendra pas rigueur, James Stewart non plus. Avec la jambe dans le plâtre, il ne peut pas nous poursuivre, profitons-en

Annelise dit: 12 juin 2019 à 12 h 58 min

Rose à 7h09, enfin !
Où voyez-vous que j’écris « le porno c’est fabuleux » (et quand bien même..néanmoins pas du tout ce qui est signifié). .je soulignais que la parodie pornographique atteint les blockbusters, ce qui n’est pas anodin – en l’occurrence, Avengers qui fait partie des cartons mondiaux. Fabuleux dans le sens « hallucinant ».
..et partageais une étude, pas si récente, où il est détaillé de quelle façon la construction sexuelle des très jeunes gens, filles y compris, s’appuie de plus en plus sur tablettes branchées youporn en libre accès, m’interrogeant sur la manière dont les tabous sont déposés et/ou reconstruits quand les réseaux sociaux et le net prennent le pas sur les humanismes.
Ne confondez pas un constat ou une délibération sur motif, une réflexion d’ordre critique avec un blanc-seing ou un assentiment personnel, qui par définition me regarde en tant que personne privée. Bien à vous

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 12 h 34 min

Oui, Phil, les Ragazzi di vita romains sont devenus les Piranhas napolitains de Claudio Giovannesi : des petits tueurs mafiosi consuméristes. Ce que Pasolini avait déjà prévu dans son roman posthume « Pétrole »…

Phil dit: 12 juin 2019 à 12 h 19 min

L’époque de « Théorème » est finie, dear Baroz. le sexe n’intéresse plus la génération des crevettes ipodées. les parasites sudcoréens, gilets doublés de jaune, cousinent avec les Brésiliens du cinéaste Kleber Mendonça (Aquarius), les trousseurs à boniches dans « Casa Grande », tous héritiers des « Funny Games » de l’autrichien nazi subliminal Haneke, vingt ans déjà

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 12 h 03 min

Tiens, hamlet, amuse-toi…

6 juin 2019 à 10 h 31 min
De Joon-ho Bong je n’avais vu que « Snowpiercer » dont je garde le souvenir d’un brillant film de divertissement, sans plus.
C’est donc d’un oeil relativement vierge que j’ai découvert « Parasite », précédé du tintamarre de sa récente Palme d’Or cannoise et de l’incroyable unanimité d’une critique enthousiaste, chose somme toute assez rare : une écrasante majorité de cinq étoiles !
Dès l’abord, deux familles et deux mondes s’affrontent, celui du sous-sol, puant, humide, malsain et misérable, et celui de la surface, de la lumière, du confort, de l’aisance et des privilèges. Le petit monde du chômage, de la précarité et de la débrouillardise face à celui de l’argent, du luxe et de la beauté (magistrale illustration de cette différence par… l’odeur !).
Aucun contact possible entre ces deux mondes que tout sépare et entre lesquels, inexorablement, l’écart tend à se creuser de plus en plus, sinon par le biais de la domesticité.
Pour s’en sortir, la famille du sous-sol, les Ki-taek, doit faire preuve d’intelligence, là où l’autre, les Park, n’a qu’à se laisser porter au gré d’un vent favorable.
Très vite j’ai pensé à « Théorème » de Pasolini et à la prise de possession de toute une famille de la bonne bourgeoisie industrielle de Milan par l’ange d’amour incarné par le jeune Terence Stamp.
A part qu’ici, les séducteurs se démultiplient en quatre, et que l’angélisme est proprement diabolique.
Et c’est ainsi que d’un cinéma d’auteur, en apparence, nous passons peu à peu à une cinéma de genre, celui de la comédie italienne et de « Affreux, sales et méchants » de Ettore Scola !
Au mi-temps du film, tandis que je me demandais vers quelle morale allait bien pouvoir nous conduire cette fable sociale savamment mise en place par Joon-ho Bong, alors que les quatre membres de la famille Ki-taek ont pris possession de la maison des Park, la fusée concoctée par notre habile cinéaste-scénariste va soudainement révéler un second étage et un second sous-sol !
On s’enfonce alors dans des profondeurs abyssales et passons à un tout autre niveau.
De la comédie italienne nous glissons dans le monde tout à la fois absurde, surréaliste et politique des pires films d’un Luis Bunuel !
Beaux plans des rues de Séoul, tout en escaliers, et vertigineuse séquence des remontées des égouts qui voit la merde envahir toute la ville, et nous rappelle qu’en Corée du Sud, que l’on soit riche ou pauvre, plane éternellement la menace voisine du dictateur fou de la Corée du Nord dont le doigt sur le bouton nucléaire à de quoi rendre tout le monde paranoïaque !
Certes, on peut trouver quelques longueurs avant d’atteindre la résolution finale (pléonasme) du film, mais la sinuosité de l’histoire qui nous est contée par Joon-ho Bong semble ne pouvoir en faire l’économie.
Grand film époustouflant de virtuosité et de modernité dans un monde entièrement connecté, qui laisse loin derrière lui, le cinéma plus traditionnel d’Almodovar.
Quoique chez ce dernier on retrouve un univers qui lui est propre et que l’on peut se demander quel est, au-delà de sa superbe virtuosité, celui du premier ?

HERMANUS AUGUSTE MERRY dit: 12 juin 2019 à 11 h 41 min

JE VOUS LIS DEPUIS FORT LONGTEMPS, VOS LIVRES ET VOTRE BLOG.
VOTRE ARTICLE SUR DE LACRETELLE EST PARTICULIÈREMENT EXCELLENT.

Chaloux dit: 12 juin 2019 à 11 h 37 min

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 09 min
bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 07 min
bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 03 min

Etc. Etc.

Le ch’ti nain qui court après tout le monde pour nous faire croire qu’il a encore un activité cérébrale…

Hurk! Hurk! Hurk!

hamlet dit: 12 juin 2019 à 11 h 34 min

Jazzi, effectivement, dans le vocabulaire animalier on peut ne pas considérer une « pauvre petite poule » comme un parasite.

faut-il pour autant considérer le mépris de Proust à l’égard des pauvres d’un autre type que le mépris coréen ? faut voir.

cela dit ce serait plus simple pour tout le monde ici si tu nous recopiais ta critique du film coréen, c’est très simple tu fais copié et ensuite collé.

le fait même que tu refuses de la faire laisser planer sur toi un très lourd soupçon.

alors recopie-le nous illico stp qu’on puisse passer à autre chose !

et alii dit: 12 juin 2019 à 11 h 18 min

L’idiome commence par ce qui, en lui, ne peut être ni décrit complètement, ni dominé, ni lu, ni traduit, ni formalisé : ce reste toujours encore réductible, divisible, qui se retire dès le départ et finit toujours par revenir, ce reste qu’on peut toujours traduire dans une autre langue et qui revient comme autre, comme parasite. Le système de l’idiome, c’est qu’il parasite et qu’il peut toujours se laisser parasiter. En jouant des effets de vérité, il ouvre à l’abîme.
derrida la vérité en peinture

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 09 min

Quant à la conscience politique du Sud-Coréen, elle est très douteuse.
Les pauvres n’y sont-ils pas désignés sous le titre générique de « Parasite » ?

..y lisent trop l’figaro en corée baroz

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 11 h 06 min

Tu crois que rose et Soleil vert vont finir par se retrouver à Menton, le boug ?
C’est le cadre idyllique des retraités, avec un goût de citron acide !

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 11 h 03 min

a du poil au menton qu’elle ne parvient manifestement pas à suffisamment camoufler. Ce n’est certes pas de sa faute

margueritte aurait aujourdhui 113 ans..c’est la faute à voltaire à rousseau qu’il dit mon larbin

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 10 h 58 min

Non, on ne légitime pas : ni la pornographie

..pour rose un cul c’est toujours joué de dos par une pauvresse anonyme..surment pas grace kelly..mais ça tombe celui dta mère..reuzement qu’elle est là la rose

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 10 h 57 min

Déjà donnée plusieurs fois, hamlet.
Notamment à l’intention de Delaporte, qui devait aller voir le film et a oublié de m’en remercier…
Quant à la conscience politique du Sud-Coréen, elle est très douteuse.
Les pauvres n’y sont-ils pas désignés sous le titre générique de « Parasite » ?

closer dit: 12 juin 2019 à 10 h 56 min

« récension »

T’as commencé par récession, tu en es à récension. Tu finiras bien par trouver recension Zizzi!

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 10 h 56 min

Je parlais du couple de personnages voyeurs dans « Fenêtre sur cour »

mais non de grace kelly qu’elle te dit

bouguereau dit: 12 juin 2019 à 10 h 53 min

Quelle fille indigne vous faites, rose !

que d’oukazes..reuzment qut’es hors de portée baroz..

hamlet dit: 12 juin 2019 à 10 h 51 min

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 9 h 35 min

et ta critique du coréen Jazzi ! c’est celle-là qu’il nous faut lire pour comprendre la mesure d’une conscience politique d’un monde proustien !

et alii dit: 12 juin 2019 à 10 h 10 min

« Aux urgences, quand le soignant est plus malade que le patient, il faut s’arrêter »OBS
CECI m’est confirmé par des soignantes

et alii dit: 12 juin 2019 à 10 h 02 min

ce que j’en disait :lobotomie d’un « je »
si on l’a prend pour votre soeur)vous l’apprenez seulement ,rose qu’il confond lui aussi les personnes?
parlez en à la psy qui vous aidera à vous y retrouver;c’est banal cette confusion entre parents et enfants,même sans ressemblance :bonne journée

Jazzi dit: 12 juin 2019 à 9 h 35 min

Quelle fille indigne vous faites, rose !
Traîner votre vieille maman (pas si vieille, si on l’a prend pour votre soeur) pour aller voir un film de zombies, qui plus est intello, je comprends qu’elle se soit insurgée dès les premières images : « C’est le film, çà ? »
Cela dit, vous avez bien raison de vous faire plaisir.
A elle de suivre ou pas, elle peut toujours piquer un roupillon : c’est au cinéma que l’on fait les meilleures siestes !
Très juste votre réflexion sur la position de voyeur de l’homme des bois. Il symbolise à lui seul le spectateur de cinéma que nous sommes. Et on note, qu’avec les jeunes délinquants, ce sont les seuls personnages du film que Jarmusch sauve…

Oui, récension (je n’ose écrire critique de film, trop prétentieux, ni même compte rendu, trop sec).
Avec le recul, et après voir vu les autres films en compétition à Cannes, j’apprécie de plus en plus celui-ci.

Voici ce que j’en disait :

16 mai 2019 à 9 h 34 min
CANNES INTRANQUILLE
Ce 72e Festival de Cannes sera-t-il placé tout entier sous le signe de l’intranquillité ?
C’est du moins ce que donne à penser le film en ouverture de compétition qui voit l’invasion de la Croisette par les zombies !
Avec « The Dead Don’t Die », Jim Jarmusch revisite les films de genre et nous sert un cocktail Tarantino à sa manière, frappé et bien glacé.
Une bonne dose d’horreur, un goût prononcé de catastrophisme, un zeste de science-fiction, un lancinant relent de fable écologique, sur fond de thriller psychédélique, de pamphlet politique et de réflexion métaphysique.
Pas moins !
Ainsi sont convoqués ici la fin du monde (la terre étant subitement sortie de son axe), l’horreur sanglante (avec le retour des morts vivants envahissant la ville), l’arrivée finale des soucoupes volantes, le tout noyé de musique rock (le leitmotiv du morceau de Sturgill Simpson qui donne son titre au film et l’apparition en zombie d’Iggy Pop), et de références littéraires (Henry David Thoreau ou Herman Melville).
Un film particulièrement genré, qui peut se lire aussi comme une charge contre l’administration Trump, vantant les bienfaits de l’économie libérale et niant les rapports des experts sur l’état catastrophique de la planète, et le mensonge relatif des médias, disant au public ce que celui-ci veut bien entendre et évitant les questions qui fâchent.
Le tout porté par une distribution éblouissante : Tom Waits, Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi…
Paradoxalement, ce scénario trop riche, se traduit à l’écran par une narration lente (long processus de mise en place d’une apocalypse annoncée par l’inénarrable agent Peterson joué par Adam Driver, qui ne cesse de dire que tout cela va mal finir) et distanciée grâce à la forte dose d’humour désenchanté et désarmante de Jim Jarmusch.
Somme toute, un film en mode mineur chargé d’un message particulièrement lourd !
Ajoutons encore qu’il a pour cadre une ville forestière du Nord-Est des Etats-Unis, Centerville, autant dire n’importe où. Et que les zombies, bien sûr c’est nous, surconsommateurs sans âme et passablement lobotomisés.
De quoi en effet inquiéter la Croisette.
Heureusement que je connais toutes les hauteurs de la ville, d’où voir en beauté la fin programmée de l’humaine humanité…

renato dit: 12 juin 2019 à 9 h 01 min

« C.P qui relègue Grace Kelly au rang de voyeur dégueulasse »

Avez-vous vu Fenêtre sur cour, rose ?

Marie Sasseur dit: 12 juin 2019 à 7 h 44 min

Bonne journée à tous,

Ah ça, aucun problème. Le traitement de cheval de la psy de rose semble être un vrai cauchemar.

C.P. dit: 12 juin 2019 à 7 h 34 min

C’est vite dit, rose ! Je parlais du couple de personnages voyeurs dans « Fenêtre sur cour » et c’est une vieille discussion.

rose dit: 12 juin 2019 à 7 h 09 min

Annelise qui écrit c.fabuleux. À propos du porno.
C.P qui relègue Grace Kelly au rang de voyeur dégueulasse.
Sans compter le coût de bambou.

Un autre blog avec celui de Causeur auquel j’échappe.
Non, on ne légitime pas : ni la pornographie, ni les pauvres assassins.

Voilà : me suis rendormie sous la couverture en mohair sur le couvre lit blanc. Ai rêvé mon frère et mon père à qui je donnais un grand bâton et qui remontait des escaliers en courant avec son bâton en me disant tu m’as pourrie ma vie. Oui, j’ai passé la mienne, rebelle, à le contrer et le contredire.

Et maintenant, les provocateurs ne m’intéressent plus. Derrière moi cette époque. Les qui attirent l’attention sur eux en te faisant iech. Pas d’espoir, pas de désillusions. Je ne m’ennuie jamais et des projets plein la tête.

De Palma, de la daube.
Hormis la tourte au jambon sans Madère, eh ho les courses, derniers plats cuisinés rigatoni farcis à la viande, sauce tomate, risotto aux asperges et crevettes fraîches.
Pas de nouvelle cuisine à la c..

Quand à préférer la femelle de Trump bimbo siliconée de l’Est, qui se charrie sa belle-fille constamment, à la femme magnifique de Macron, qui a du charisme elle, de la classe du goût et du caractère, c’en est trop.

Bonne journée à tous,

rose dit: 12 juin 2019 à 4 h 19 min

C’est dû, la fin de la  mort* peur au dimanche de Pentecôte où
l’esprit saint a chû sur ma tête.

*lapsus clavici.

L’a chû.
Schbloung.
Sur ma tête.
Sur Jim, pas encore. L’a pas ouvert son cœur. Comme hamlet.

rose dit: 12 juin 2019 à 4 h 16 min

Christiane

Je ne sais absolument pas le dialogue dont Hamlet se.souvient avec tant de précision.
En revanche, il me semble pouvoir dire que votre -exhumé-

– Pas du tout. explique-moi donc pourquoi le désir de réaliser ce que notre esprit prend au sérieux te fait croire à une plaisanterie !

met à jour précisément la problématique d’Hamlet.
C’est DHH qui aimait ses chantournements.
Enroulements pourrait convenir. Comme la crosse de la fougère qui naît dans l’humus et les bruyères.

Hier, ai dit à ma psy. « Je n’ai plus peur ».
Schplaf.

Si vous croyez cela facile d’écrire schplaf vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

C’est dû, la fin de la mort* peur au dimanche de Pentecôte à l’esprit saint qui a chû sur ma tête.

*lapsus clavici.

L’a chû.
Schbloung.
Sur ma tête.
Sur Jim, pas encore. L’a pas ouvert son cœur. Comme hamlet.

rose dit: 12 juin 2019 à 3 h 59 min

Aqueux.
Aqueux ?
J Jarmush l’éternel jeune homme bien propre sur lui qui croit peut être que faire un film est nous transmettre la nostalgie de son enfance, sa chanson country qui le hante, son livre préféré de Melville et le reclus des bois qui échappe à ce marasme en guettant tout de ses jumelles.

Mais, si on a choisi la vie dans les bois, perché dans les arbres ou pas, pourquoi passerait-on ses journées en lisière à guetter ceux qui s’activent bêtement dans le monde matérialiste qu’il conspue ?

rose dit: 12 juin 2019 à 3 h 52 min

Lorsque les habitudes ont été insérées ainsi, au sein d’une saga familiale, et qu’ il y a impossibilité totale de changer matrice inscrite, se forgent ainsi destins boiteux.
Ceux qui en jouissent ont tout intérêt à que rien ne change.
Ceux qui sont bridés, martyrisés, sur qui repose l’emboitement qui dysfonctionne ont tout intérêt à ce que tout change.
La mort change la donne.
Jim Jarmush dit, à un moment donné « les morts reprennent les activités qu’ils avaient avant ». Golf, tennis donne-t’il en exemple. Les enfants vont s’acheter des jouets. D’autres vont chercher des outils. Tous, ils sont tordus.

Qu’est ce qui lui a pris à Jim Jarmush ? Ne pouvait-il laisser les morts en paix reposer dans la paix éternelle ?
Franchement, quelle cruelle panne d’inspiration.

rose dit: 12 juin 2019 à 3 h 44 min

Petit rappel à 24h43.

Pensant cela, au combat de taureau, à l’ immense placidité de la bête versus sa muflerie ( mais où est Versus ?), me suis posée la question de comment peut-on être contre la corrida, férocement opposé et en jouer.
Apparemment, cela se peut, pourtant.

rose dit: 12 juin 2019 à 3 h 39 min

Paul

Qu’est la brutalité de la société au regard de la brutalité de sa propre famille ?

Jazzi

Le mot requis, crois-je bien est recension.

rose dit: 12 juin 2019 à 3 h 21 min

Soleil vert

Ce n’est pas grave. Je ne connais pas Menton. Crois bien que c’est le pays des citrons.

Ai -ces temps longs derniers- en charge ma maman. Ce qui fait que je la présente à mes amis proches et lointains. Inconnus me demandent « c’est vot’copine ? » Et nous entamons conversation. Elle n’avait pas 23 ans lorsque je suis née.

Bon séjour à vous : vous allez avoir le ciel et la mer.
Moi j’ai les deux et la mienne. C’est un temps de ma vie. Ensuite, je courirai le monde.
Ne vous proposerai pas, donc, de café. Mon ordinaire est de thé.

Bien cordialement,

D. dit: 12 juin 2019 à 0 h 31 min

Sur quelques photos il est évident que Brigitte Macron-Trogneux, comme bon nombre de quasi-septuagenaires, a du poil au menton qu’elle ne parvient manifestement pas à suffisamment camoufler. Ce n’est certes pas de sa faute.

Soleil vert dit: 12 juin 2019 à 0 h 06 min

L’espoir, il est vrai, nous soulage,
Et nous berce un temps, notre ennui :
Mais, Rose, le triste avantage,
Lorsque rien ne marche après lui !

Vous eûtes de la complaisance,
Mais vous en deviez moins avoir ;
Et ne vous pas mettre en dépense
Pour ne me donner que l’espoir.

S’il faut qu’une attente éternelle
Pousse à bout, l’ardeur de mon zèle,
Le trépas sera mon recours

Vos soins ne m’en peuvent distraire
Belle Rose, on désespère,
Alors qu’on espère toujours.

(SV de plus en plus délirant)
P.S Pas d’étape marseillaise, direct à Menton

renato dit: 12 juin 2019 à 0 h 05 min

Avec un brin de conteste :

« Me dire qu’une rafale de mitraillette est une réalité est bon pour moi, bien sûr ; mais je demande au roman que derrière ces deux hectogrammes de plomb il y ait une tension tragique, une consécration opérante, un mystère, peut-être les raisons ou les non-raisons du fait … Le fait en soi, l’objet en soi, n’est pas que le corps mort de la réalité, le résidu fécal de l’histoire… »

Carlo Emilio Gadda, Un avis sur le néoréalisme, 1950, dans Les voyages et la mort

renato dit: 11 juin 2019 à 23 h 53 min

« Depuis la mort récente d’un ancien groom du côté de Cabourg, moi qui ai eu plusieurs longues conversations avec lui dans un fiacre alors que j’avais à peine plus de vingt ans, je peux dire aujourd’hui que je suis le dernier en France à pouvoir dire qu’il a connu Marcel Proust… »

Gadda a observé que le « fait en soi, l’objet en soi, n’est rien d’autre que le corps mort de la réalité, le résidu fécal de l’histoire ».

christiane dit: 11 juin 2019 à 23 h 45 min

@Jean Langoncet dit: 11 juin 2019 à 23 h 25 min
Chic ! Merci Jean. Voilà donc le nouveau blog de Paul Edel présenté avec beaucoup d’humour !

Petit Rappel dit: 11 juin 2019 à 23 h 43 min

Soleil Vert:
« Ce sont nos combats de Taureaux » disait Sainte-Beuve à propos des discours académiques souvent piqués de banderilles…

MC

christiane dit: 11 juin 2019 à 23 h 39 min

@hamlet
cet échange entre Clarisse et Ulrich est beaucoup plus éloigné dans le roman, 400 pages plus loin. C’est au chapitre 82. Clarisse réclame une « Année Ulrich ».
Ça commence d’une façon cocasse : Ulrich ne veut pas rencontrer Walter, seulement Clarisse. Il faut donc pour éviter son ami jaloux qu’il tienne compte d’une situation connue : « celle de la plupart des hommes jaloux qui ne peuvent surveiller leur femme qu’en dehors des heures de bureau. ». Donc, il se rend très tôt dans l’après-midi chez ses amis, certain de ne pas rencontrer Walter.
La description qu’il fait de Clarisse en entrant dans l’appartement est déjà surprenante : »Elle évoquait moins un être humain que la rencontre de la glace et de la lumière dans la fantomale solitude d’un hiver de haute montagne. » (Dehors il neige et les fenêtres n’ont pas de rideaux, soit, mais de là à provoquer cette apparition…
Bref, il entre et cherche à raisonner Clarisse pour qu’elle ne renouvelle pas son initiative d’écrire au comte Leinsdorf. C’est là qu’elle rappelle son idée « l’Année Nietzsche », s’étonne que le comte l’ait trouvée insensée et qu’Ulrich puisse imaginer qu’il a dû mettre sa lettre au panier. Clarisse espère qu’Ulrich défendra son idée mais il lui répond qu’elle est folle !

Donc, au début de l’échange, Clarisse fait mémoire de l’Année autrichienne (qu’elle trouvait absurde) pour logiquement introduire à nouveau son idée (qu’elle trouve bonne) : « l’Année Nietzsche ».
L’écoutant d’abord sérieusement, Ulrich demande effectivement à Clarisse :
« – Comment te représentes-tu exactement une année Nietzsche ? »
Et là l’échange devient comique, absurde (oui, il en rappelle un autre…)
« – Ça, c’est ton affaire !
– Tu plaisantes !
– Pas du tout. explique-moi donc pourquoi le désir de réaliser ce que notre esprit prend au sérieux te fait croire à une plaisanterie !
– Bien volontiers, repartit Ulrich en se dégageant. De toute façon, ça ne sera pas forcément Nietzsche, il pourrait s’agir aussi bien du Christ ou de Bouddha;
– Ou de toi. Imagine donc une année Ulrich ! […] pourquoi n’organises-tu pas l’année-Toi ? »
Et là on entre en plein délire (On croirait voir Chaplin dans « Le Dictateur !) quand Clarisse explique sa nouvelle proposition :
« N’as-tu pas remarqué que tout homme se trouve au centre d’un globe céleste ? lorsqu’il change de place, le globe le suit. »
Toujours sérieusement Ulrich la questionne :
« – Et c’est un peu comme ça que je devrais me figurer mon année, penses-tu ? […] je crains fort que tu ne veuilles me faire faire un coup d’état ! »
Clarisse réfléchit et ajoute :
– Disons donc une Année Bouddha. Je ne sais pas ce que Bouddha demandait ; ou fort vaguement. »
Ulrich la ramène en douceur à Nietzsche et lui demande des précisions. Là se situe le dialogue dont vous vous souvenez avec tant de précision :
Clarisse réfléchit. « Hé, bien sûr ! je ne pense pas à un monument, à une rue Nietzsche. Mais il faudrait amener les hommes à vivre comme…
– Comme il le demandait ? Mais que demandait-il ? »
Et Clarisse répond  » -Allons donc, tu le sais bien toi-même…
– Je ne sais rien du tout, dit-il taquin. mais je vais te dire une chose : on peut fort bien réaliser le vœu d’une Soupe-populaire-du-Jubilé, ou d’une Ligue-pour-la-protection-des-chats domestiques. […] Ce que cela signifie ? je l’ignore. Mais c’est ainsi. »

Oui, hamlat, c’est une page délirante !

D. dit: 11 juin 2019 à 23 h 15 min

Comment à 15 ans peut-on être attiré par une telle personne ? Les réponses possibles ne peuvent que renforcer l’inquiétude et le malaise qui ont envahi beaucoup de français depuis deux ans.

D dit: 11 juin 2019 à 23 h 10 min

Je viens de voir Brigitte Macron à la télé. Non seulement cette femme est laide, mais en plus ses accoutrement vestimentaires sont d’une vulgarité tape-à-l’oeil sans nom. Pour couronner le tableau, des mains et une voix de veillarde, ce qu’elle est bien en realité car là on ne peut plus rien maquiller.
Pour ses classiques oeuvres de charité elle s’occupe d’enfants, seulement je crains qu’elle en traumatisme quelques-uns par son apparence.
Même dans sa jeunesse cette femme arborait dejä cette espèce de rictus que je connais à certains types d’extraterrestres, notamment les gris.

renato dit: 11 juin 2019 à 22 h 42 min

D’ailleurs qui peut vraiment croire qu’une pierre quelconque soit ce qui reste d’une bête qui aurait vécu sur terre il y à de là des millions et des millions — des milliers de millions — d’années ? personne de normalement constitué, car la création, si l’on se tient aux textes, date de 7 ou 8000 années… à tout casser.

D. dit: 11 juin 2019 à 22 h 30 min

Quel con, vraiment, ce Keonardo Da Vinci.
Je continué de me documenter et nous avons affaire au parfait gros con parvenu.

D. dit: 11 juin 2019 à 22 h 18 min

Je me suis trompé Rose. Cela s’adressait à Roro. Rose, Roro, le correcteur d’orthographe, encore une fois… J’aime beaucoup vos commentaires. Continuez.

rose dit: 11 juin 2019 à 22 h 18 min

Soleil vert à 13h33

Je ne connais pas San Remo.
Pkoi *délire assuré* ?

Si vous passez par Marseille, je peux partager pour vous trois adresses,

Bien cordialement

rose dit: 11 juin 2019 à 22 h 08 min

d’un enfant, parce que ce sont les enfants qui vous donnent des racines.

Christiane

Ds le dernier film de jim jarmush (ma mère me demandant à voix haute  » c’est le film ça ? « Lors de l’apparition des zombies)(🙄😳) une scène géniale -en plus de bob l’ermite- trois enfants se sauvent deux filles et Géronimo, et une fille dit « suivez-moi je connais une planque sûre. » Ils se sauvent. Ce film me plaît pour cela.

D dit: 11 juin 2019 à 21 h 51 min

Écoutez vous nous cassez les bonbons, Rose.
Personne ne comprends rien à vos histoires à dormir debout. Flûte à la fin. Revenez aux réalités du monde littéraire. Sortez de vous-même.

rose dit: 11 juin 2019 à 21 h 41 min

t aussi le fait d’amener les gens à vivre comme… et là elle s’interrompt – «

Hamlet à 20h31

Hobby

Tu m’ donnes un conseil pour jusqu’ à ta prochaine visite ?

Le facteur :

Le monde est parfait.
Intéresse-toi de près aux détails.

Sinon, country music (Wisemancaussi 😳), zombies, métaphore lourdingue sur l société de consommation, non.

Le pire étant « j’ ai lu le script en entier. C’ est Jim qui me l’ a donné. »
Non.
Et que les morts se réveillent, non.
C’est un monde à part.

Zelda écossaise ? Faudra voir à contourner l’ Ecosse.
Et Andy Goldworsthy ?

Marie Sasseur dit: 11 juin 2019 à 21 h 19 min

« De Lacretelle ne m’inspirant pas grand chose, voici un extrait de la réponse de Marcel Pagnol au discours de réception de Marcel Achard- cousin de mon Papa – à l’Académie Française.  » Soleil vert

C’est effectivement beaucoup plus amusant que le discours de Lacretelle en reponse à Levis-Mirepoix( duc de) qui font tous deux un éloge de Maurras.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 20 h 31 min

Chrisitiane, il me semble que juste avant (ou après) le passage que vous citez, Ulrich demande à Clarisse à quoi pourrait ressembler exactement une « année Nietzsche ». Clarisse répond qu’elle pense à l’inauguration d’un monument, ou d’une « rue Nietzsche », et aussi le fait d’amener les gens à vivre comme… et là elle s’interrompt – « comme quoi ? » demande Ulrich – « comme il l’a exigé » répond-elle – « mais qu’a-t-il exigé? » demande Ulrich – « allons donc tu le sais bien » dit Clarisse – « non, je n’en sais rien du tout » réponde Ulrich.

on croirait un dialogue entre pablo et chaloux sur Schubert…

si quelqu’un a l’adresse d’Onfray il faudrait lui copié et lui envoyé ce passage hilarant.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 20 h 25 min

christiane dit: 11 juin 2019 à 13 h 37 min

tout ça pour dire qu’il faut lire cet extrait comme une de ces parodies. of course.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 20 h 23 min

christiane dit: 11 juin 2019 à 13 h 37 min

Bouveresse a écrit quelque part que pour une part essentielle, l’HSQ devait être lu comme une critique de la philosophie de la vie, et que le livre était truffé de passages parodiques (avec son ironie habituelle) illustrant cette critique.

Pour rappel l’opposition entre philosophie de la vie et philosophie de l’esprit a fait l’objet de pas mal de débats et règlements de compte dans toute la période qui va de Nietzsche au nazisme en passant par le néo-romantisme. Musil y voyait une des caractéristiques fondamentales des mécanismes intellectuels de l’homme moderne. Dommage qu’aucun écrivain n’ait pris son relai, il y aurait tellement de chose à en dire de nos jours.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 20 h 04 min

« Jazzi dit: 11 juin 2019 à 11 h 26 min

Plutôt que de te refaire ton roman, il suffisait de lire les deux récessions que j’ai donné de ces deux films, hamlet.  »

pas lu, mais vas-y jazzi, redonne moi ta critique du film coréen, et je la mettrai à la suite de celle du Almovodar, vas-y qu’on rigole un peu.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 19 h 15 min

et alii, vous savez probablement que la Belgique a trouvé dans ses mines de nombreux iguanodons du côté de Mons

haprés ils ont eu les buick les oldsmobil et les dodge..tout pareil pour écraser pareil sur france quand ils allaient au touquet

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 19 h 11 min

etalii ratisse large, de l’iguanodon aux lgbt. du temps de libre pour Lacretelle ?

schweinhund qu’il crève!

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 19 h 10 min

j’en ai assez d’ouvrir sur ce titre du billet parce que je ne peux m’empêcher de penser au titre « ce qui reste d’Auschwitz »

donne lui l’manche à renfield et il t’aurait fait minabe lhimmler avec son pti génocide à la papa

D. dit: 11 juin 2019 à 19 h 09 min

Je suis content, roro, que vous reconnaissez enfin que Da Vinci était bel et bien une sorte d’imbécile. Vous l’avez fort mal exprimé mais on a compris quand même le fond de votre propos.

renato dit: 11 juin 2019 à 18 h 50 min

Et il faut être stupides comme les Grecs anciens et Leonardo pour croire que les fossiles sont les restes d’animaux et de plantes des âges passés. Da Vinci, qui était vraiment un imbécile, ne croyait naturellement pas à la théorie d’un grand déluge et procédait à des observations systématiques pour prouver, justement, qu’il n’était pas un imbécile.

renato dit: 11 juin 2019 à 17 h 58 min

Enfin ! tout le monde sait que les fossiles ce sont des trucs que un dieu joueur a disperser de par le monde afin de mettre à la preuve la foi des humains ; que la femme n’est qu’un côte de l’homme — faut savoir qu’en vertu du fait que nous sommes symétriques avec quelques imperfection, ce drôle de dieu s’était trompé et il avait créé le premier avec une côte de plus — ; que les serpents mangent les pommes et peuvent donc en conseiller la consommation à une femme ingénue et peut-être un brin stupide — parce que on ne peut vraiment pas être tenu pour normal si on entend un serpent parler.

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 52 min

non, je ne le sais pas 11 juin 2019 à 17 h 36 min
et ne m’intéresse pas personnellement à ces bestioles
qui ont leurs fervents, je vous assure,ils animent tout un repas ;j’ai parlé d’Aix parce que j’ai bien connu ,et donc connu des gens , pas ou plus de grands lecteurs, sauf….;connu des américains aussi -hors festival !-

Phil dit: 11 juin 2019 à 17 h 36 min

et alii, vous savez probablement que la Belgique a trouvé dans ses mines de nombreux iguanodons du côté de Mons. Berlin avait aussi un iguanodon à l’entrée de son zoo, qui semble avoir disparu dans les bombardements; vos recherches peut-être confirmeront. les dinosaures de la littérature française n’ont jamais reparu fossilisés.

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 33 min

comme je crois qu’on parle plutôt d’insectes, D,en voici un provençal pour votre fooding branché
Voici un autre habitant fascinant du Grand Site Sainte-Victoire: l’Empuse pennée. Cet insecte étonnant au faciès d’alien, surmonté d’un étonnant chapeau semble tout droit sorti de l’imagination d’un auteur de science-fiction.

L’Empuse (Empusa pennata) appartient à l’ordre des Mantodea, mais contrairement à sa proche cousine la Mante religieuse, elle ne se régale pas de son homme après l’amour. C’est en revanche un prédateur efficace grand amateur de mouches et autres petits insectes.

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 28 min

un jeud’oeufs maux
Depuis la fin des années cinquante, le site attire des chercheurs du monde entier car ces coquilles pourraient receler le mystère de la disparition subite des dinosaures à la fin de l’ère secondaire. A tel point qu’Aix est aussi appelée « Eggs en Provence » par les scientifiques américains !

Pour admirer ces étonnants témoins du fond des âges, le mieux est de se rendre au Muséum d’histoire naturelle d’Aix qui présente une exposition permanente. La Maison Sainte-Victoire à St Antonin s/Bayon et la Maison du Grand Site à Vauvenargues exposent chacune un spécimen.

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 26 min

11 juin 2019 à 16 h 58 minmais ce que « je sais » c’est qu’il y a des oeufs de dinosaures(je mettais autrefois un y « dyn » en Provence et au musée d’AIX si mes souvenirs sont bons;les gens partaient à la recherche des oeufs comme desoeufs au chocolat à Pâques;des bons chrétiens
« Des fossiles de cette forme et de cette taille… de quoi peut-il bien s’agir ? Ils étaient bien intrigués, les premiers qui les trouvèrent au sud de Sainte-Victoire vers 1930.

Mais ce sont les recherches scientifiques menées après guerre par le Muséum d’histoire naturelle d’Aix , qui vont aboutir à la découverte d’une quinzaine de gisements d’œufs de dinosaures et consacrent Roques-Hautes comme un haut-lieu de la

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 20 min

il faut tranquilliser « dear P3 s’il n’a pas remarqué l’inquiétude de P.Assouline qui écrit Au risque de passer pour un dinosaure mélancolique !
non, je ne suis pas LGBT,mais ce n’est pas une raison pour ignorer les recherches en cours et comme les cours des chercheurs sont fréquentés:ça fait parfois cours de « têtes » (et de décolletés)

et alii dit: 11 juin 2019 à 17 h 14 min

je n’ai pas passé ma jeunesse dans le bon-ni le mauvais -xvi ème, dearP et j’ai eu mon bac aussi ; j’ai eu beaucoup à vérifier dans les articles sur des familles d’avant que j’ai connues,pas dans la région parisienne, mais si ressemblantes!

D. dit: 11 juin 2019 à 16 h 58 min

Ce que vous ne savez pas, et alii, c’est que l’homme était présent il y a 110 millions d’années. Il en existe des preuves formelles et incontestables soigneusement dissimulées car vous comprenez que si ça se savait c^ serait la catastrophe dans les milieux scientifiques dont les châteaux de cartes s’écrouleraient.

et alii dit: 11 juin 2019 à 16 h 54 min

Dans le champ du militantisme LGBT, dès la fin des années 1990, alors qu’il n’était pas encore forcément question d’intersectionnalité ou de convergence des luttes, différentes associations ont cherché à croiser féminisme, lutte contre le racisme anti-noir, prévention SIDA et combat contre l’homophobie. Le temps court, les (en)jeux électoralistes de pouvoirs inhérents à l’action politique et une presse politique clivante, peu encline à rendre compte des subtilités des débats universitaires en cours, encouragent rarement à faire preuve de modération et de finesse. Face à une telle situation, il convient donc sans doute de demeurer attentif et prudent quant aux usages politiques qui peuvent être faits de la catégorie de race.
https://laviedesidees.fr/Race-et-intersectionnalite

et alii dit: 11 juin 2019 à 16 h 44 min

CE QU’IL RESTE
Après analyse, il s’avère qu’il s’agit d’un fossile de dinosaure : un nodosaure ! Cet herbivore, mort il y a plus de 110 millions d’années, mesurait 5,5 mètres de long et pesait plus d’une tonne.

Les fameux cercles, observés par le minier, étaient en réalité des écailles (ou ostéodermes). Ces dernières, ainsi que les pics, qui protégeaient son cou et son dos, formaient une impressionnante armure.

Si une telle description est possible, c’est que le fossile a été extrêmement bien conservé : squelette, mais aussi écailles, peau…

et alii dit: 11 juin 2019 à 16 h 38 min

Pour apporter à ses lecteurs et ses lectrices quelques clés de compréhension de ces enjeux, la Vie des Idées a fait appel à cinq chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales qui ont accepté de se prêter au jeu difficile de l’entretien. Une philosophe, une sociologue, un anthropologue, une juriste et une politiste ayant chacun abordé les questions de race et de racisme dans leurs travaux ont ainsi répondu tour à tour aux six mêmes questions. La diversité de leurs réponses révèle qu’il n’y pas une ni même deux, mais bien de multiples façons d’aborder la question raciale en France, en fonction des disciplines, des méthodes et des positionnements.
https://laviedesidees.fr/Polemiques-et-controverses-autour-de-la-question-raciale.html

Soleil vert dit: 11 juin 2019 à 16 h 20 min

Bingo !
Hamlet tapant à bras raccourcis sur Proust dit qq part : « Proust ne décrit que qu’ il voit. » Sous entendu il manque d’imagination.
Et puis on a évoqué un courrier de l’auteur de La Recherche dans lequel celui-ci compare le conflit de 1914 à une guerre des mondes.
Or que dit Wells au début de son roman :
Personne n’aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi près peut-être qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau

Proust ce Martien ?

et alii dit: 11 juin 2019 à 16 h 16 min

For a show titled “Beauty From Ashes” at the Museum of Northern California Art, Shane Grammer made art from the remains of things burnt by wildfire. “I can sit in a museum, in front of a Jackson Pollock for an hour … and just bawl,” he said. “So when people come up to me and tell me my murals did that for them, that they felt like a beacon of hope, it’s an incredible feeling.”

et alii dit: 11 juin 2019 à 15 h 18 min

j’en ai assez d’ouvrir sur ce titre du billet parce que je ne peux m’empêcher de penser au titre « ce qui reste d’Auschwitz »

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 54 min

Elle révèle que jusqu’aux années 1750 incluses, les tableaux ne sont quasiment jamais signés

..on sait ça dpuis longtemps..hach lauthorisation du ‘fécit’..havec l’hindividualisme bourgeois chacun fzait son françois premier

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 45 min

les Italiens mettent ça pour faire leur carbonara

il l’affine..c’est un délicatéssène rital classos

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 44 min

Je constate que le récent AVERTISSEMENT de Passou équivalait à pisser dans un violon !

on va lsavoir que tu sais faire ça sans les mains baroz..c’est comme quand qui veut haller au guogueuneau mon larbin y dit ‘on m’attends à pleyel’..dla nue baroz..dla tnue

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 14 h 43 min

La joue de cochon, les Italiens mettent ça pour faire leur carbonara. Mais il faut bien la cuire.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 41 min

Vous classez la joue dans les abats ? Pourquoi pas

dpuis lmoyenage c’est un clasment légal gronaz

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 38 min

au lieu de renchérir vous m’insultez tristement. C’est dommage!

y va te mettre du arbeit mart frei par dsus la tête..et plus vite que chnèle

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 14 h 37 min

Je ne suis pas un fanatique du boeuf, même si j’aime ça parfois. Le cochon me plaît davantage. Tout est bon.

D. dit: 11 juin 2019 à 14 h 36 min

Vous classez la joue dans les abats ? Pourquoi pas. Il s’agit bien d’une viande néanmoins. Je la trouve de goût trop prononcé et lévite.
Pour les brochettes, prenez de l’onglet et vois m’en direz des nouvelles. Mettez un peu d’échalotte à côté des morceaux d’oignons.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 35 min

Et le ris de veau ?

une exception française que je disais..même les chinois le bêche..mais tu suis pas

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 33 min

le coeur hors celui d’agneau bien sur c’est à peu prés zéro..hors sa part de protéine qu’on ne néglige pas quand l’idiotie menace

D. dit: 11 juin 2019 à 14 h 32 min

Et le ris de veau ? Poêlé au beurre c’est un délice, ou en bouchées avec des champignons des bois.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 14 h 30 min

Les abats, c’est bon dans le veau, dans le cochon, pas dans le boeuf

l’onglet et la hampe hen sont..le rognon de boeuf avec du cresson c’est fort honnête..le foie de boeuf -frais- au beurre et vinaigre de framboise est un plat de travailleur en bonne santé dlalourde..sois a cque tu dis..havant on jaffait de la cervelle de boeuf au beurre noir pour a peut prés le prix du beurre..avec une frisées et des frites..et last but not least..introuvabe pour un fond de boeuf de la mort..la rate..hihiignorant

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 14 h 29 min

Comment manger les abats de porc :

____________________________

La cuisson varie en fonction des différents abats, et voici quelques conseils pour préparer au mieux ces pièces de viande particulières :
– Le foie sera meilleur poêlé avec un peu de vinaigre, mais peut aussi servir à concevoir du pâté et/ou des terrines.
– Les rognons de porc sont des abats à cuisiner de préférence avec du vinaigre et une pointe de moutarde. Ils se cuisent de préférence sautés, braisés ou grillés.
– La langue se prépare en terrine, elle doit être cuite longtemps quoi qu’il arrive.
– La cervelle se cuit, elle, plutôt à la poêle, en sauce, et peut servir de garniture de vol-au-vent.
– La joue se prépare en civet, en ragoût ou dans un pot au feu. Elle demande une cuisson longue.
– Le cœur de porc se cuisine de préférence en ragoût ou en sauce avec un autocuiseur. Il peut aussi parfois être transformé en pâté ou terrine.
Quant aux abats blancs, nous vous proposons de préparer les pieds de porc en salade, et de cuisiner l’estomac à la poêle.

D. dit: 11 juin 2019 à 14 h 13 min

Delaporte, William est tout simplement en manque de fesse réellement noble.
N’oubliez pas que Middleton ou town -ou ton, on s’en fout- est d’extraction roturière.
Le résultat après quelques années on le voit lá.

Delayourte dit: 11 juin 2019 à 14 h 12 min

Mon cher Delaporte, moi qui vous pastiche gentiment, au lieu de renchérir vous m’insultez tristement. C’est dommage!

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 14 h 10 min

D, j’ai déjà mangé du coeur de boeuf. Ce n’est pas très bon, aucun goût, et d’un dur… Les abats, c’est bon dans le veau, dans le cochon, pas dans le boeuf.

D. dit: 11 juin 2019 à 14 h 06 min

Donc commandez la veille à votre tripier coeur, mou et foie de boeuf.
Détaillez coeur et mou en cubes de 4 X 4, puis mettez à mariner une dizaine d’heures dans un grand pot. La marinaDe sera composée d’un peu de vin, de vinaigre, de sauce au soja, de coriandre fraîche, d’ail, de poivre, de sel, de piment.
Alterner sur piques foie, poivron, coeur, tomate, mou, oignon.
Rouler dans un mélange d’aromates du maquis et d’huile d’olive avant de cuire à la braise de bois.
Vous pouvez remplacer les abats par de la viande de boeuf ou des morceaux de saucisses mais ce sera moins original et plus onéreux. Si vous optez pour cette variante, évitez les morceaux trop maigres. L’onglet conviendra très bien par exemple.

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 14 h 05 min

L’adultère entre le prince William et la duchesse de Cholmondeley refait la une des tabloïds. Kate a tenté, en vain, d’ostraciser la jolie duchesse, qui est devenue ce faisant la coqueluche du tout-Londres. On dirait que c’est en Angleterre que les pires catins de la Terre se sont données rendez-vous depuis plusieurs générations. Londres les attire, comme du papier tue-mouches : :

« Si le prince William et toute la famille royale ont réussi à étouffer l’affaire de l’adultère, la maîtresse présumée du prince elle, continue de faire des siennes. Aux dernières nouvelles, Rose Hanbury ne porte plus son alliance puisqu’elle serait au bord du divorce avec son mari, le duc de Cholmondeley. Une façon d’avouer son petit écart avec William ? »

Delayourte dit: 11 juin 2019 à 14 h 00 min

Mon cher Jacuzzi, au lieu de regarder dix films par jour, dont neuf au moins sont d’irrécuperables navets, vous devriez relire Sartre et le laisser dégorger quelques mois avant de vous exprimer de nouveau. Moi je ne m’exprime qu’après avoir lu, relu et laissé degorger, c’est pour cela que mes propos sont le plus souvent incontestables.

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 13 h 55 min

Eric Chevillard : « En tant que président fondateur de l’Association des Amis d’Eric Chevillard, je suis bien évidemment dispensé de la cotisation annuelle. L’ennui, dès lors, c’est que les caisses sont vides ».

Il va se mettre à mendier, bientôt. La vie d’écrivain raté n’est pas une sinécure.
Faire de l’argent, la nouvelle génération n’a que cela à la bouche. Les mauvais livres en découlent…

Soleil vert dit: 11 juin 2019 à 13 h 53 min

D:

Ceci.
De Lacretelle ne m’inspirant pas grand chose, voici un extrait de la réponse de Marcel Pagnol au discours de réception de Marcel Achard- cousin de mon Papa – à l’Académie Française. J’ y vois métaphoriquement un éloge à tous les faux-culs du web et d’ailleurs :

 » Je commencerai donc par vous dire que le plaisir que j’ai à vous accueillir sous cette coupole n’a d’égal que mon étonnement de vous y voir. Non point que votre talent n’ait mérité ce siège, qu’il est convenu d’appeler fauteuil, mais à cause de certain épisode de votre vie passée, que je me vois forcé de rappeler aujourd’hui.
Tout le monde sait que Molière n’appartint pas à l’Académie, et l’on croit généralement (à cause des deux vers de Boileau) que notre Compagnie ne lui pardonna pas de s’être enfermé dans un sac pour y recevoir, en public, des coups de bâton. Or, Boileau, prince des critiques, parlait avec une grande légèreté d’une pièce qu’il n’avait certainement pas vue, car Molière, dans les Fourberies, n’a jamais joué le rôle de Géronte ; il jouait Scapin, et ces coups de bâton, c’était lui qui les donnait : exercice, en somme, honorable, et dans lequel excellèrent les grands seigneurs. Ce que l’Académie ne pardonna pas à Molière, ce fut tout simplement d’avoir fait le métier de comédien.
Eh bien, Monsieur, je regrette d’avoir à rappeler ici que vous êtes monté vous-même sur les tréteaux. Non pas dans un salon, ou à la Cour, comme le fit notre Louis XIV, par simple divertissement, mais sur un théâtre public. Et quels rôles avez-vous interprétés ? Cinna ? Hernani ? Chatterton ? Point. Vous avez joué, Monsieur, le rôle d’un pitre de cirque, dans une pièce que vous aviez délibérément composée vous-même. J’en parle savamment, car je vous ai vu, la face enfarinée, le menton pointé, les pieds en dedans, imiter de votre mieux l’accent anglais du cirque ; je vous ai vu, dis-je, soulever de grands éclats de rire et des applaudissements prolongés en recevant, Monsieur, des coups de pied !…
Combien de coups de pied ? 4.440. C’est vous qui l’avez avoué à l’envoyé d’une gazette qui ne se fit point faute de l’imprimer. Et des coups de pied où ? Au théâtre de l’Atelier, devant une foule chaque soir renouvelée.
Votre cas était donc beaucoup plus grave que celui de Molière : vous voilà pourtant parmi nous, et je vais vous dire pourquoi.
Tout d’abord, l’Académie a bien voulu déduire de votre passif le fait que cette carrière d’histrion fut courte, malgré votre scandaleux succès personnel. D’autre part, deux mois avant qu’il n’eût été parlé de votre candidature, un éminent critique de notre génération écrivit une petite phrase d’une grande importance :
« À la première de Voulez-vous jouer avec moâ, en 1923, on vit un auteur débutant, Marcel Achard, tenir lui-même le principal rôle de sa pièce parce qu’on n’avait pas pu trouver un interprète à meilleur marché ».

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 13 h 51 min

Les vieilles folles comme Jacuzzi, jadis elles avaient beaucoup plus de fantaisie qu’aujourd’hui. Elles se sont embourgeoisés, sont devenues cinéphiles, rangées. Sartre aurait été intéressé par la modernité de son concept de « mauvaise foi », qui perdure en 2019. Et qui s’applique, avec une telle évidence, à un conformiste comme Jacuzzi.

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 13 h 47 min

« Salaud » et « lâche » sont des critères philosophiques objectifs. Mais Jacuzzi ne peut le comprendre, lui le presque journaliste, pas philosophe pour deux sous. Ce que vous avancez, mon cher Jacuzzi, c’est dur pour Sartre, incompris par vous. A quoi ça a servi qu’il se décarcasse ?!

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 13 h 42 min

« Quand on voit ici un Grand Catho déclaré passer son temps à traiter certains commentateurs de salauds et de lâches, on se fait une piètre opinion de sa religion. »

Mon cher Jacuzzi, j’en parlais d’une manière un peu trop élevée pour vous. Je voyais cela par le biais de la philosophie (Sartre en l’occurrence). Il y a des traces de mauvaise foi chez vous, Jacuzzi. Attention ! Vous allez bientôt entrer, si vous continuez comme ça, dans la catégorie visée par Sartre. Vous êtes un foutu conformiste bourgeois, Jacuzzi, vous le presque esthète, le quasi-cinéphile, le demi-journaliste, le gay intégré… Et en tant que « grand catholique » et écologiste tendance Ulrike Meinhof, je vous emmerde !

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 13 h 42 min

des brochettes d’aristocrates assis sur leurs fauteuils louis philippe

De plus,les légitimistes s’en servaient surtout pour allumer le feu.

D. dit: 11 juin 2019 à 13 h 38 min

Écoutez, Soleil vert, en dehors de votre emploi du temps de vacances, qu’avez-vous d’intéressant à nous raconter ?

christiane dit: 11 juin 2019 à 13 h 37 min

De nota et X, vous m’avez donné envie de relire Musil. L’homme sans qualités (traduit de l’Allemand par Philippe Jaccottet) (Seuil)

Il est bon de revenir aux sources…

J’ai retrouvé dans le tome 1, au chapitre 17 « Influence d’un homme sans qualités sur un homme à qualités. » des pages dans lesquelles Musil a peut-être trouvé le sens et le titre de son roman…

Trois personnages Walter, Ulrich et Clarisse.
Walter qui se sent « un homme considérable » ne peut résister au besoin de dire du mal d’Ulrich et voudrait l’éloigner de Clarisse. Il aborde la jeune femme rageusement pour lui parler d’Ulo (Ulrich) :
« Je ne veux pas savoir ce qu’Ulo t’a raconté ; mais je puis te le dire, la force que tu admires en lui n’est que du vide ! […] C’est un homme sans qualités ! […] Rien ! précisément, ce n’est rien du tout ! »
Suit l’inventaire des qualités qui pour Walter doivent définir un homme (« doué, énergique, sans préjugés,courageux, endurant, téméraire, réfléchi… » pour, en opposition faire le portrait d’Ulrich :
« [ces qualités], il ne les possède pas ! Elles ont fait de lui ce qu’il est, elles ont déterminé son orientation, et pourtant elles ne lui appartiennent pas. Quand il est en colère, quelque chose rit en lui. Quand il est triste, il prépare quelque plaisanterie. Quand quelque chose le touche, il l’écarte. Toute mauvaise action finira par lui paraître bonne sous un certain rapport. Ce ne sera jamais qu’après en avoir entrevu les relations possibles qu’il osera juger d’une cause. Pour lui rien n’est stable. Tout est susceptible de changement, tout n’est qu’élément d’un ensemble, ou d’innombrables ensembles, eux-mêmes faisant probablement partie d’un super-ensemble, dont cependant il ne sait rien. De sorte que chacune de ses réponses n’est qu’un fragment de réponse, chacun de ses sentiments un point de vue, et que ce qui importe pour lui dans une chose, ce n’est pas ce qu’elle est, mais une manière d’être accessoire, une quelconque addition. »
et bien sûr, « à la fin de son exposé, il avait compris qu’Ulrich se réduisait à cette sorte de dissolution intérieure qui est commune à tous les phénomènes contemporains. » et ajouta :
« aujourd’hui tout est dissous. […]
Clarisse ! Ulrich est un danger pour toi ! Vois-tu, Clarisse, ce dont nous avons tous besoin aujourd’hui avant tout, c’est de simplicité, de santé, de contact avec la terre et aussi, sans aucun doute, quoi que tu puisses dire, d’un enfant, parce que ce sont les enfants qui vous donnent des racines. Tout ce qu’Ulo te raconte est inhumain. Je t’assure que moi, quand je rentre à la maison, j’ai vraiment, je possède vraiment le courage de prendre simplement le café avec toi, d’écouter les oiseaux, de faire une petite promenade, d’échanger quelques mots avec les voisins et de laisser tranquillement le jour s’éteindre : voilà ce qu’est la vie humaine ! »

Réponse de Clarisse :
« Nenni, mon cher ! » Elle attrapa un morceau de pain et de fromage sur la table et embrassa Walter rapidement sur le front.
« Je vais voir s’il y a des papillons de nuit. »

(Recopiant ces lignes, j’ai pensé très fort à deux d’ici qui aiment ferrailler…)

Soleil vert dit: 11 juin 2019 à 13 h 33 min

rose dit: 11 juin 2019 à 5 h 02 min

Merci Rose.
Je vais passer qq jours sur la Côte d’Azur et pousser jusqu’à San Remo. Dégustation café et fruits, chansons de Toto Cutugno, la-vie-est-une- comédie-italienne-tu-ris-comme-tu-pleures, l’ouvrage de Jazzi si je le trouves (alors Jazzi le service de presse ????). Hier soir en avant-gout vu le documentaire sur Visconti.
*délire assuré*
Rose je vous embrasse

et alii dit: 11 juin 2019 à 13 h 30 min

. Cependant, il faut attendre le Marat assassiné, pour que David invente la signature politique dans la peinture.

50Dans le Marat assassiné, peint en 1793, la signature au bas du tableau, « à Marat David »

rose dit: 11 juin 2019 à 13 h 30 min

Car le mépris dit ce que l’hypocrisie tait.

Et alii à 10h39.

C’est pour cela que le millimétrique mouvement de narine de Park le père surprend de par la violence de la réponse de Kim le père : un coup de poignard dans le coeur.

rose dit: 11 juin 2019 à 13 h 22 min

Boogie

C com ds Ne lièvre et la tortue. Tu suis ton train, tranquillou et qd tu vois se poindre l’arrivée -qui est le départ pour certaines s- tu commences à réfléchir pour ne pas la rater.
Tu vois, je fis lo zoeuf.
Remise ton huile de phoque. On fartera les skis plus tard.

et alii dit: 11 juin 2019 à 13 h 20 min

un « détail »
après 1734, date de sa réception à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il passe du « b » minuscule au « B » majuscule ; sa signature devient « fBoucher » [47]
[47]
Cette évolution est remarquée par André Chastel, « Signe et…. Cet indice en faveur d’un travail de la signature autographe

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