de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
A chacun sa montagne magique

A chacun sa montagne magique

Il arrive qu’un grand roman occupe une telle place dans l’imaginaire collectif que son titre devienne un totem. Surtout pour les écrivains qu’il a durablement hantés. Quel romancier américain n’a pas dès ses débuts eut l’ambition de réussir son Moby Dick ? Ce statut particulier, seules les grandes œuvres intemporelles et universelles peuvent y prétendre. Il y a autant de listes que de lecteurs ; mais il est rare que La Montagne magique (1924) de Thomas Mann ne se retrouve pas dans la plupart, d’autant qu’il s’agit d’un roman de formation et le titre même se prête bien à l’appropriation.

 Rome ou Jérusalem ? Ce pourrait être l’autre titre du Retour du phénix (405 pages, 22 euros, Albin Michel), troisième volet de l’ambitieuse trilogie de Ralph Toledano. Cette fresque romanesque de facture proustienne comblera les nostalgiques de temps révolus par son écriture métaphorique, ses dialogues désuets, ses descriptions détaillées à l’extrême et exaspèrera les autres pour les mêmes raisons. Tout y est précieux dans la double acception du terme : la langue foisonnante, les personnages baroques, les situations inattendues (lire ici un extrait)

Lui, c’est Tullio Flabelli, un prince romain qui considère sa ville comme l’utérus de sa mère, de sa grand-mère et de toutes celles qui les ont précédées. Il fuit la médiocrité intellectuelle et le vide spirituel de la Rome contemporaine, réduite à sa fonction de splendide décor figé pour l’éternité, en s’immergeant dans la lecture des philosophes néo-platoniciens . Elle, c’est Edith, une séfarade issue d’une prestigieuse lignée de cabalistes, dont la famille est originaire de Tanger, frustrée de n’avoir pas réalisé son fantasme aristocratique en épousant cet homme en son palais décati. Ils appartiennent tous deux à d’illustres dynasties, héritage dont ils ont conscience qu’il leur confère plus de devoirs que de droits. Deux tribus à galerie d’ancêtres qui n’eurent guère l’occasion de se rencontrer.

Ce couple improbable constitue la symbiose et les paradoxes de l’auteur, dans le civil historien de l’art et expert de peintures italiennes du XVIIème, plus Bernard Berenson que Mario Praz. Après avoir longtemps vécu et travaillé dans la péninsule, il a choisi de se retirer sur sa montagne magique à Jérusalem, cité aussi inachevée que Rome ne l’est pas, afin de mieux y guetter l’arrivée du Messie… Leurs pérégrinations de l’une à l’autre ville les montrent travaillés par une volonté de sauver un patrimoine menacé, dans le regret mélancolique d’une autre Italie et d’un autre Israël aujourd’hui à l’agonie ou disparus. Ce sera l’occasion de réflexions, de dialogues et d’affrontements avec d’autres personnages, et l’expression de points de vue souvent polémiques sinon violents.

Ces deux pays autrefois passionnément aimés sinon adulés, idéalisés même pour leur histoire et leur mode de vie, sont désormais passés au crible de la critique et du reproche pour s’être voués au culte effréné du profit, de l’éphémère, de la consommation, de la technologie et du paraître aux dépens de l’être. A croire qu’ils concentrent désormais toute la vulgarité du monde. Une manière singulière d’envisager le choc des cultures, loin des clichés. On passe sans cesse du très bas au très haut, du trivial au spirituel. Au fond, d’un absolu à l’autre, même si on finit par comprendre que l’homme propose et Dieu dispose…

Dans ces forteresses d’immobilité, rien n’effraie comme le mouvement perçu comme synonyme de progrès. On ne dira même pas que c’était mieux avant tant la nostalgie d’un paradis perdu enveloppe en permanence les deux personnages ; on dira plutôt qu’avant, c’était et que désormais, ce n’est plus rien. L’évocation minutieuse de bals mondains d’un raffinement révolu et de la quête de la présence du divin s’achève en plein conclave HSSF (Haute société sans frontières) avec les funérailles du dernier gentilhomme romain à Santa Maria  in Aracoeli, et l’enterrement du monde qu’il incarnait. A ceci près que la fin d’un monde ne sera jamais la fin du monde que pour un microcosme dès lors que celui-ci se donne pour une élite.

Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins (…)Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie.

Ces lignes de Paul Valery dans La crise de l’esprit datent de 1919. Sans y être reprises, elles éclairent en permanence d’une lumière en clair obscur Le Retour du phénix, puissant roman qui les réactualisent, ce qui n’est pas moindre de ses vertus. resized_650x365_origimage_681569 2

En revanche, dans  Hôtel Waldheim de François Vallejo ( 304 pages, 19 euros, Viviane Hamy), la montagne magique est tout sauf métaphorique. Elle s’affiche, se présente et se donne comme telle dès l’abord. Ca se passe dans un Grand hôtel perché à 1560 mètres, à Davos en Suisse, l’une des villes les plus hautes d’Europe, lieu de l’action du chef d’œuvre de Thomas Mann (mais il n’est pas le seul écrivain à croiser dans les parages, quoique le principal, puisque les fantômes de Durrenmatt et Walser sont aussi de la partie). Le narrateur s’y retrouve longtemps après y avoir passé ses vacances dans sa jeunesse avec sa tante ; en effet, il a reçu de mystérieuses cartes postales jaunies de l’établissement d’un correspondant non moins mystérieux lui demandant en une phrase leitmotiv :

 « Ca vous rappelle queque (sic) chose ? ».

Il se rendra à un rendez-vous anonyme pour en savoir plus… Et nous, on le suit car on veut aussi savoir tant Vallejo réussit à susciter l’empathie pour son personnage. Tout se joue dans la tension qui s’installe dès lors entre lui et sa mystérieuse épistolière, cette Frieda Steigl qu’il finit par rencontrer. Elle lui reproche rien moins que d’avoir joué un double jeu entre Est et Ouest qui provoqua la disparition de son père. Le narrateur se retrouve alors contraint de rassembler ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il était à 16 ans l’hôte du Grand hôtel et qu’il avait lié connaissance avec des personnes bien plus âgées que lui. Des années après, chacun de deux protagonistes se voit contraint de produire ses preuves. Mais lorsqu’elles coïncident, seule la lecture de l’Histoire diffère en se jouant des ruses de la mémoire. Qui manipule qui ? On sent les personnages si déroutés, surtout le narrateur, que l’on se surprend à se demander avec lui : ai-je bien été celui que je crois être ?

L’auteur tient la note juste jusqu’à la toute fin grâce à une mécanique d’une précision horlogère (ici un extrait). Preuve que plus le paysage des Grisons paraît apaisé, plus il est effrayant. Non sans malice, l’histoire pleine d’incidents bizarres, qui entremêle l’espionnage inconscient,  la neutralité helvétique, la Stasi et les fuyards de l’ex-RDA, est parfaitement ficelée. Celle d’un homme condamné à ne jamais comprendre ce qui lui arrive. Passionnant de bout en bout.

(« Bernard Berenson à la galerie Borghèse à Rome, 1954 » photo David Seymour ; « Hôtel Schatzalp à Davos » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

697

commentaires

697 Réponses pour A chacun sa montagne magique

Chaloux dit: 9 septembre 2018 à 0 h 27 min

En réalité, Pablo, je ne connais pas une bonne version -une version parfaite- de cette étude. Il y a une page très difficile -celle où le thème est repris en octaves à la main gauche, à cause de la main droite-, le reste est de la haute adresse comme souvent chez Liszt. Le problème est que ça n’a pas été écrit pour des mains humaines. L’humain se prend les pieds dans le divin. Je dis ça et je n’aime pas beaucoup cette veine de Liszt.

En revanche:

https://www.youtube.com/watch?v=s4xv35plMGo

Et là non plus aucune version qui approche ce que j’entends (et serais parfaitement incapable de reproduire, ce n’est pas mon métier). Il faudrait être un parfait virtuose ayant abandonné toute idée de virtuosité : un grand style littéraire, c’est aussi de cet ordre, il me semble.
J’aurais bien aimé entendre Chopin jouer La Leggerezza… hélas…

Delaporte dit: 9 septembre 2018 à 0 h 13 min

Pablo75 dit: 9 septembre 2018 à 0 h 10 min

Malin Pablo, dans ce cas il faut faire la moyenne des deux chiffres, et on arrive quand même aux environs de 35 000.

Delaporte dit: 9 septembre 2018 à 0 h 06 min

Certainement n’y avait-il pas dans les rues que des croyants, ou de grands catholiques, mais néanmoins, désormais, un seul pas en faveur de l’écologie est un pas accompli vers Dieu.

Delaporte dit: 9 septembre 2018 à 0 h 02 min

Clopine, vous qui êtes une mécréante avec des oeillères, que pensez-vous de l’écologie (je crois que vous habitez à la campagne) ? Ne savez-vous que seul le pape François prend ce domaine de réflexion politique au sérieux ? Etes-vous conséquente avec cela ?

Delaporte dit: 9 septembre 2018 à 0 h 00 min

« 50.000 personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi à Paris, annonce les organisateurs de la Marche pour le climat »

Très beau résultat. Comme quoi, les gens s’intéressent à l’écologie et à l’avenir de la planète. Il y a les hommes politiques, proches des ploutocrates, qui épuisent la planète par leur irresponsabilité, et il y a les honnêtes gens, qui manifestent pour le climat, en attendant l’abolition légale du travail. C’est en bonne voie.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 23 h 55 min

Gisèle, merci, mais à chaque jour suffit sa peine. Nous faisons nos documentaires, et c’est déjà, faites-moi l’amitié de me croire, un effort considérable, pour nous et pour ceux qui nous donnent leurs images, qui nous nourrissent ainsi, je ne sais pas comment dire mais enfin : contrairement à la littérature, exercice solitaire, le documentaire vous abreuve de la générosité infinie d’autrui. Sans rire : je ne serai plus jamais la même, tant je suis éblouie par la confiance de ceux qui m’ont donné leurs images. Je ne me vois certes pas inviter un ministre à les regarder, et , franchement, je pense que ce n’est pas mon boulot. Mais vous, peut-être ?

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 23 h 51 min

@ Ed

« tu devrais développer. Je sais que tu ne veux pas, mais quand même. »

J’irai développer dans ton blog.

gisèle dit: 8 septembre 2018 à 23 h 46 min

@Clopine 18h34. Mon post n’était ni critique, ni négatif,je pense que vs l’avez compris.Pour que votre film ait un impact, il faudrait qu’il passe sur France3 régional ET national. Par expérience, je sais qu’on rencontre dans ces réunions,des gens qui sont persuadés et motivés; c’est faire bouger les choses qui est difficile, et en ce qui concerne les abeilles,nombreux sont les lobbies qui font de la résistance.C’est bien le « comment » qui importe . Que votre film soit réussi,images, accompagnement musical, OK; ensuite l’utiliser au maximum et…faire bouger et les gens et les politiques. Invitez le nouveau ministre. Dans la ville où j’habite, il y eut un député-secrétaire à ..écologie ou agriculture: il faisait tailler les arbres des avenues en plein mois de juillet….
Je suis persuadée que ce sont les petits pas qui comptent.

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 23 h 46 min

@ Chaloux

« J’écoute, c’est très beau, mais ça m’intéresse moins. »

Si tu parles de « Samba e amor » de Mehldau, il faut surtout le regarder jouer. Comment il fait « monter la sauce » petit à petit, comme « en spiral », jusqu’à arriver, grâce à un rythme implacable, à une espèce de transe.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 38 min

L’interview de Zeri dans l’express nous révèle un homme désinvolte à l’humour caustique, il denonce les effets mode dans le monde du marché de l’art si ce n’est l’imposture et l’inculture des investisseurs , les collectionneurs semblent rares.

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 23 h 37 min

@ Chaloux

Je n’avais pas vu ces commentaires de Blabla et Cricri.

C’est Borges qui a dit: « Je n’ai que deux vices dans la vie: lire l’Encyclopédie Britannique et ne pas lire Enrique Larreta » (qui était un écrivain médiocre mais très célèbre en Argentine).

Moi je commence à avoir aussi le vice de ne pas lire les petits Larreta du blog.

Ed dit: 8 septembre 2018 à 23 h 35 min

@Pablo

Je suis complètement passée à côté des commentaires que vous décrivez- Je ne me souviens que des réactions amusées et taquineries qui ont suivi. Votre astuce sexuelle avait fait mouche, tout comme vos histoires de femmes de pouvoir ayant profité de celui-ci pendant vos jeunes années. Non, franchement, Pablito, tu devrais développer. Je sais que tu ne veux pas, mais quand même.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 33 min

Christiane,j’ai enfin lu ce court roman de TM, Mort à Venise, pas vu l’adaptation cinematographique. Bien sûr je ne me suis pas attaquée à la fameuse montagne ( paresseuse la guêpe !), pourvu que je puisse y entrer plus facilement que dans l’inaccessible jeune Joseph . Je me demande si ce thème , l’adoration et la fascination qu’exerce involontairement un jeune garçon sur un homme vieillissant,a été avant ce texte exploré par d’autres auteurs, à la réflexion le choix laisse perplexe.

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 23 h 23 min

@ Ed

« Attendons qu’il se remette à causer pression pubienne. Là il intéresse tout le monde… »

Mais tu n’as pas vu les réactions hystériques de certains devant mes commentaires innocents sur ce que demandent certaines femmes au lit? Si quelques impuissants lisant toujours de travers ne m’ont pas dénoncé aux Ligues pour la Vertu, c’est parce qu’elles n’existent plus. C’est dangereux de parler de sexe devant des vieillards cacochymes qui ont eu la panique des femmes toute leur vie.

Pat V dit: 8 septembre 2018 à 23 h 22 min

lire hors-texte.

Il existe des analyses critiques de la pensée foucaldienne à propos des Ménines, mais de les exposer, ce serait prolonger inutilement le débat hors du propos de la photo de Seymour qui développe une pensée de vision d’ ailleurs moins sophistiquée que celle de Vélasquez. On peut parler de peinture hautement conceptuelle chez cet immense peintre.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 22 min

Ceci dit, Gisèle, belles manif en faveur de l’écologie aujourd’hui dans plusieurs grandes villes françaises dont Paris.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 19 min

Gisèle, pas un être comme un autre , les homozygotes peut être et bien qu’ils ne soient pas forcément occupés des mêmes pensées.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 17 min

MC, j’ai lu le synopsis sur wiki , il me reste peu de choses de ce film sinon le souvenir des situations malsaines. Il arrive qu’à revoir certaines images tout nous revienne mais là j’avoue que autant je garde traces de ce que j’ai réellement vécu autant les films s’effacent, d’ailleurs pour pallier à l’oubli je note ceux que je vois , au moins le titre et parfois le thème mais encore toujours.

gisèle dit: 8 septembre 2018 à 23 h 16 min

@ Betelgeuse 18h46. Victoire, vous avez deviné: oui, je suis Michaël Moore !! Fantastique, des comme vous y’en a pas deux!

Chaloux dit: 8 septembre 2018 à 23 h 12 min

Pablo, quand Blabla et Cricri s’y mettent. Je plaisantais.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 22 h 07 min
@Mauvaise pensée dit: 8 septembre 2018 à 21 h 56 min
Il est surtout très influençable… Dommage, il savait être captivant mais trop d’injures…

Jean Langoncet dit: 8 septembre 2018 à 23 h 10 min

MC dit: 8 septembre 2018 à 23 h 01 min
Oui, cet Œuf est bien dur, mais on s’en souvient!
MC

Comment, depuis le temps … Vous avez encore mal au c. Marc ?

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 23 h 09 min

@ Chaloux

« tu sens-tu influencé par le fluide de la divine Wanda? »

Drôle de question… Tu veux dire quoi?

J’écoute tjs ses « Variations Goldberg » de temps en temps. Elle comme Casals: indémodable.

Pat V dit: 8 septembre 2018 à 23 h 09 min

Et de sa vie.

pourquoi cristiane rajouter cette remarque alors qu’ il est question des romans commentés et de la photo qui va avec. Que la photographie fasse partie de sa vie, certes, mais cela est commun à beaucoup de photographes amateurs et professionnels et ne nous apporte guère d’ éclairage supplémentaire sur l’ analyse de la photo de Seymour proprement dite.

Oui, il figure même sur la couverture du livre. (Chap.1 Page 20 à 31)

Là, je ne comprend pas très bien. S’ il figure sur la couverture, il ne peut se déployer sur onze pages, sinon c’ est son analyse.
Mon édition comporte un hors-teste sur deux pages pliées sur papier couché mat, édition Gallimard 1970 ( la première étant de 1966.)
Pour la page de couverture il s’ agit je suppose de l’ édition de poche, Tel?
Cela m’ évoque le souvenir d’ un gros mois de cours d’ esthétique sur ce sujet avec M.J. Mondzain ( qui se nommait Baudinet à l’ époque ), c’ était en 1971 ou 1972 à la Sorbonne, seconde année ou licence…
Un bail!

https://histoireetsociete.wordpress.com/2011/12/10/lanalyse-des-menines-de-velasquez-par-foucault-par-nicolas-rouillot/

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 23 h 08 min

Christiane, j’ai vu ces films en 1987 ou 88 à l’occasion d’une cycle incomplet, tout ce dont je me souviens tient à cette séquence où une femme est livrée à une expérience, filmee,on l’enferme avec un nourrisson, son bébé ? malade qui ne cesse de crier et sont observées ses réactions. Il me faudrait les revoir. Avec quelques décennies de plus j’aborderai son cinéma d’une autre façon. Le documentaire présentée en début d’année donne envie d’y replonger mais ici pas de rétrospective, il faudrait que je me procure les DVD .

christiane dit: 8 septembre 2018 à 22 h 42 min

Bérénice – 18h14
Cet « œuf de serpent » qui laisse apparaître à travers sa fine coquille la formation du parfait reptile (la tentation du mal) ? Les origines du Mal ? Un film trop violent d’une trop grande noirceur Berlin années 20. Ce n’est vraiment pas mon film préféré ! Je préfère « A travers le miroir » « Le Septième sceau » ou « Fanny et Alexandre »…

Ed dit: 8 septembre 2018 à 22 h 40 min

« Je ne lis plus les commentaires de Pablo »

Moi non plus, car sortie du rock, je ne peux parler musique. Attendons qu’il se remette à causer pression pubienne. Là il intéresse tout le monde notre Pablito:)

Ed dit: 8 septembre 2018 à 22 h 39 min

« Non, pas celui-là, Betelgeuse »

Mais c’est moi qui t’ai causé, andouille ! Mais c’est qui l’extraterrestre ? En tout cas, « selon mes canons », le mari est très beau-

christiane dit: 8 septembre 2018 à 22 h 27 min

Pat.V. – 20h23
« La photographie à ce que je sache fait partie intégrale de l’ article de Passou, non? »
Et de sa vie.

« il me semble d’ ailleurs que cette photo emblématique des regards ajoutés, croisés, appelant les références, est d’ une réelle importance de commentaires. ( On peut penser à ce propos aux Ménines de Vélasquez et du commentaire – en autre – de Michel Foucault.) »
Oui, il figure même sur la couverture du livre. (Chap.1 Page 20 à 31)
Le passage qui m’a le plus marquée et fait découvrir autrement le tableau de Vélasquez est cette image que reflète le miroir. Ce sont les souverains, Philippe IV et son épouse. « On les devine déjà dans le regard respectueux de l’assistance, dans l’étonnement de l’enfant et des nains. Le tableau en entier regarde une scène à contempler, qui à son tour est une scène. miroir regardant et regardé. La place où trône le roi et son épouse est aussi bien celle de l’artiste et celle du spectateur ».
Oui, Pat.V; un beau chapitre que ces « suivantes ».

christiane dit: 8 septembre 2018 à 22 h 07 min

@Mauvaise pensée dit: 8 septembre 2018 à 21 h 56 min
Il est surtout très influençable… Dommage, il savait être captivant mais trop d’injures…

christiane dit: 8 septembre 2018 à 22 h 05 min

Jazzi,
j’ai retrouvé :

Passou dit: 6 septembre 2018 à 17 h 59 min
Bloom, Bernard Berenson et Mario Praz ont incarné dans l’histoire de l’art au XXème deux types de connoisseurs distincts, les deux également fascinants.
Le premier d’origine juive lithuanienne, bostonien d’adoption, grand spécialiste de l’art toscan, a développé une importante production critique , co-fondé le Burlington Magazine et surtout, il a été très lié au monde des galeries et par un contrat demeuré longtemps secret à un grand marchand pour lequel il a produit nombre d’expertises Joseph Duveen, étant à la fois juge et partie puisqu’il était dès lors directement intéressé à l’authentification des objets.
Le second, italien comme ce n’est pas permis, polyglotte, très éclectique dans ses goûts, était d’une immense érudition comme en témoignent d’innombrables articles et livres, un vrai savant et un humaniste, mais plus désintéressé que BB, qui a amassé dans ses appartements au palais Ricci puis au palais Primoli des collections néo-classiques de grande valeur tout en enseignant pendant longtemps la littérature anglaise à l’université ; on lui doit aussi d’avoir élevé la décoration d’intérieur au rang d’un des beaux-arts.(…) »
Oui, il en parle bien. On dirait qu’il les connaissait.

x dit: 8 septembre 2018 à 21 h 38 min

@ Hamlet à chacun sa Musique magique :
https://www.youtube.com/watch?v=z4zA4trgvcg

même si ce n’est plus cette version du concerto pour violoncelle en la Majeur Wq. 172 de C.P.E. Bach que j’écoute désormais, mais plutôt celle (« métal ») de l’ensemble Resonanz dirigé par Riccardo Minasi avec Jean-Guihen Queyras en soliste, non disponible sur le Tube.
Aucune mélancolie ne résiste au 3ème mouvement (ici à partir de 14’06)

x dit: 8 septembre 2018 à 20 h 59 min

Bande de mauvaises langues : Passou a tout simplement interviewé Marisa B mais il a préféré nous cacher ça pour éviter de faire des envieux.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 20 h 58 min

Jazzi dit: 8 septembre 2018 à 20 h 44 min

« Ce n’est pas Berenson, que Passou a rencontré »
De quel collectionneur et amateur d’art parlait-il ? J’ai lu ce court commentaire sur ce fil mais je ne le retrouve plus.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 20 h 56 min

hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 51 min
Vous écrivez : « un des sujets du livre de Thomas Mann est la temporalité, parce que le temps était l’enjeu de l’époque ».
Oui, de trois semaines on passe à sept ans mais c’est surtout que le temps passe différemment là-haut. La séduction de la maladie et de la mort, l’approche de la première guerre mondiale, le siècle finissant et surtout le fait que Hans Castorp vit de façon continue son aventure dans le sanatorium alors que Jeff Valdera vit son séjour pendant la Guerre Froide où s’affrontaient l’Est et l’Ouest et que ce séjour vécu en 1970, il doit s’en souvenir bien des années plus tard, se confronter à l’adolescent qu’il était. Ce serait plutôt Mort à Venise, où Aschenbach se confronte au bel adolescent Tadzio.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 20 h 40 min

@Pat V dit: 8 septembre 2018 à 20 h 23 min
Oui, bien sûr et même Passou y a participé rappelant ses rencontres avec Berenson mais je répondais à hamlet par rapport au roman de T.Mann. Y a-t-il un lien avec le roman de F. Vallejo Hôtel Waldheim. « La montagne magique est tout sauf métaphorique – écrit Passou- Elle s’affiche, se présente et se donne comme telle dès l’abord. Ça se passe dans un Grand hôtel perché à 1560 mètres, à Davos en Suisse(…) »lieu de l’action du chef d’œuvre de Thomas Mann. »
Aussi, on tangue entre les deux explorations.

Pat V dit: 8 septembre 2018 à 20 h 23 min

Et là nous entrions dans ses passions d’amateur d’art, occultant l’essentiel du roman

Et pourquoi donc devrions-nous parler du roman alors que la plupart du temps personne ne l’ a lu, cristiane?
Rappelez-vous le roman de Patrick Grainville…
La photographie à ce que je sache fait partie intégrale de l’ article de Passou, non?
il me semble d’ ailleurs que cette photo emblématique des regards ajoutés, croisés, appelant les références, est d’ une réelle importance de commentaires. ( On peut penser à ce propos aux Ménines de Vélasquez et du commentaire – en autre – de Michel Foucault.)
Passions d’ amateur, non, des commentaires posés plutôt…( je parle pour moi ).
Bonne soirée à tous.

Chaloux dit: 8 septembre 2018 à 20 h 22 min

@Pablo. Pour le reste, je fais comme toi, je ne lis plus que les gens qui m’intéressent. Pour les autres, sint ut sunt.

Chaloux dit: 8 septembre 2018 à 20 h 19 min

Pablo, la partition indique 100 à la noire, l’enregistrement dont j’ai donné le lien est intéressant mais abusif, et peu long, surtout vers la fin.

Un peu de Scriabine, mais pas de temps pour le piano en ce moment,- sans compter l’accordeur dans la nature, injoignable, et je ne tiens pas à ce quelqu’un d’autre tripote mon piano qui a mal supporté l’été.

En tout cas, pas ça. Heureux Rachmaninov qui trouvait l’op.42 N°5 parce qu’il avait dû y passer une heure.

https://www.youtube.com/watch?v=POU-h9A-2Oo

(Les fausses notes, pas bien grave, tout le monde en fait).

Jazzi dit: 8 septembre 2018 à 20 h 15 min

Non, pas celui-là, Betelgeuse. Celui-là, c’est son mari, qui sert de guide au bel extraterrestre, selon les canons d’ed…

Jazzi dit: 8 septembre 2018 à 20 h 14 min

Une qui n’a jamais su qui elle était, hamlet, c’est bien cette pauvre Whitney Houston. Je viens de voir le film. J’étais parti pour aller voir le Bergman de Margarethe von Trotta, mais un incident sur la ligne m’a contraint à me rabattre sur le film de Kevin Macdonald. J’aurais pu tomber sur Christiane ? Whitney, donc. Belle et talentueuse, elle était la fille de Cissy Houston, célèbre choriste, et la cousine de Dionne Warwick. Dressée par sa mère à l’école rigoureuse du Godspell, elle avait tout pour réussir. Ce qui fut fait. Après le succès de « Bodigard », elle était devenue une star planétaire. Derrière l’image lisse que nous en avions, se cachait, se terrait une lesbienne, droguée à mort, battu par son mari, mère intérimaire… plus dure fut sa chute. Tout aurait commencé dans son enfance. Elle et son frère ont sexuellement été abusés par un membre de la famille. Ils avaient 7 et 9 ans. En l’occurence… une femme. Leur cousine de dix-huit ans leur ainée : Dee Dee Warwick !
Triste histoire mais grande voix…

Ed dit: 8 septembre 2018 à 20 h 13 min

Jazzi,

Je viens de voir la bande d’annonce. Vous parlez de l’acteur que l’on voit avec la jeune femme au début ? Mais c’est pas un extraterrestre, si ? En tout cas il est canon. Un visage d’ange.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 20 h 05 min

@hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 42 min
Vous avez raison, hamlet. Je crois que si le roman de T.Mann La Montagne magique est si peu évoqué c’est que l’on sent, en lisant l’extrait et le billet de Passou, que le récit Hôtel Waldheim, de François Vallejo, est construit sur une énigme : Qui envoie ces cartes ? Quels faits évoquent-elles qui auraient eu lieu dans cet hôtel ? Le narrateur avait seize ans à l’époque, il semble en avoir quarante quand il reçoit ces cartes. Il y a donc comme une énigme fragilisée par une mémoire vacillante. Comment se souvenir avec précision de ce court séjour tant d’années plus tard ? Il me semble que le lieu seul est un lien. Mais je n’ai pas encore lu le livre.
Les deux livres paraissent intéressants. Celui de Ralph Toledano aussi Le retour du Phénix . Nous nous sommes attardés sur Berenson à cause de la photo et des premières pages. Et là nous entrions dans ses passions d’amateur d’art, occultant l’essentiel du roman qui semble être la vie mouvementée de Tullio Flabelli, ce prince romain, et son épouse Edith, entre Rome et Jérusalem.
Ces billets dévoilant les romans de la « rentrée » joints à toutes ces émissions à la radio et à la télévision sur ces romans de rentrée finissent par nous embrouiller. Que lire ? Que choisir ? Comment intercaler ces nouveaux livres dans nos lectures habituelles ? Mais c’est très riche, effectivement. Et quand nous lisons un de ces romans, il n’est plus temps d’en parler, l’actualité du livre se situe ailleurs, à nouveau. Il faudrait revenir sur tous ces livres, quelques années plus tard, voir ce qu’il reste de nos lectures, ce que sont devenus les auteurs.

hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 51 min

un des sujets du livre de Thomas Mann est la temporalité, parce que le temps était l’enjeu de l’époque : Proust et une vie pour boucler la boucle d’un chemin de campagne, Woolf refait ce parcourt en une journée dans Dalloway (titre inspiré de Proust et de son « du côté de chez… » il faut lire Dallo »s way), Joyce et sa virée dublinoise en une heure….
pourquoi cette obsession du temps ? à cause d’Einstein bien sûr !

comment dire qu’aujourd’hui un roman s’inspire de celui de Mann alors que notre rapport à temporalité n’est plus le même !

Même s’il le voulait et mettait dix à l’écrire aucun écrivain ne pourrait s’inspirer de la MM, pas plus qu’on puisse s’inspirer de l’hsq.

ce n’est pas possible !

alors pourquoi nous mentir ? pourquoi mentir aux lecteurs ?

c’est pas bien de mentir !!!

hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 45 min

Alors je veux bien qu’on fasse semblant de raccrocher aux branches, qu’on fasse semblant redonner quelques cohérence à ce monde, mais faut pas pousser le bouchon trop loin.

Il faudrait décider d’arrêter de jouer à ce petit jeu, s’asseoir, faire pouce, et tous ensemble, d’une commune voix, avouer que ne comprenons rien à ce monde et que nous sommes tous totalement paumés !

hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 42 min

Je vois bien la façon dont vous vous cachez derrière toutes vos affirmations péremptoires pour montrer aux autre que vous avez tout compris !

Mais je suis certain que ce n’est qu’un moyen pour dissimuler le fait que vous êtes tout aussi paumés que moi !

Même l’article de passou est truqueur : je suis certain que passou est tout aussi paumé que nous !

hamlet dit: 8 septembre 2018 à 19 h 37 min

Paul Edel a raison ! Il est regrettable que les discussions ne portent pas plus souvent sur les articles de passou, d’autant qu’ils soulèvent des questions qui mériteraient d’être plus approfondies.

Par exemple il est question ici de livres qui s’inspirent ou font référence à la Montagne Magique.

Ce « faire référence » devrait provoquer plus de commentaires.

Dire « cet auteur s’est inspiré de la MM » est déjà « problématique ».

Est-ce juste du marketing éditorial ? l’éditeur qui a demandé à cet auteur de lui écrire un truc qui s’inspirerait de la MM ?

En fait je ne vois pas du tout ce que cela signifie…

Je ne comprends plus rien à ce monde…

Je suis totalement paumé !!!

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 18 h 57 min

Gisèle, j entendais que Bruxelles reçoit l’ équivalent d’ une petite ville, 30 000 lobbyistes qui à 80% représentent et oueuvrent pour des intérêts privés, industrie et seulement 20% agissent et tentent d influer pour le compte d ONG . Voyez le rapport de force.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 18 h 46 min

Gisèle doit être le Mickaël Moore de l’ écologie, ce dernier récolte t il les fruits des dénonciations pertinentes ? Pas vraiment cette impression, quand on voit l’ acharnement de Trump à détruire les moindres mesures de son prédécesseur, environnement, santé, sans parler du poids des lobby et des traités qui nous menacent , imbroglio commercial , les ententes, les falsifications, les autorisations abberantes accordées à côté de la complexité du droit.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 18 h 34 min

Gisèle, je crois qu’il n’y a pas que les abeilles… Mais bon, on peut aussi se coucher par terre et attendre la fin. Les bêtes le font, quand il n’y a plus d’espoir, et jusqu’aux chiens : celui de la terrible nouvelle « construire un feu » de London abandonnera son maître…

On peut ainsi se laisser aller à la dévastation. Mais le peu qu’on peut faire, à mon sens, on doit le faire. Si ce n’est pour nous, du moins pour nos enfants.

Sinon, je suis d’accord avec vous – les gestes individuels (et même habiter aux champs comme je le fais, avec centrale photo-voltaïque, chauffe-eau solaire, recyclage des déchets et vie le plus possible respectueuse de notre environnement), ne servent à rien, tant que collectivement nous n’aurons pas la force de convaincre.

Cependant, cependant, cela fait désormais trois jours que les néonicotinoïdes sont interdits sur le territoire français. Les abeilles ne voient plus leurs plateaux-repas (par exemple, un champ de colza) saupoudrés de poison.

Et je crois aux petits pas. Ils valent toujours mieux que le croisement des bras…

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 18 h 26 min

Comment sauverait on les abeilles? Pour le moment de plus en plus d’ agriculteurs qui sont des gens intelligents et responsables tentent de traiter les plants différement , ensuite il faudrait investir dans la recherche pour fabriquer de nouveaux produits moins toxiques voir inoffensifs. Federer les politiques agricoles européennes à un projet industriel, or on sait que Monsanto a été racheté par Bayer firme allemande qui s’ est lourdement endettée à cet achat, tout ou partie? Existe t il d’ autres groupes industriels à l’ origine des produits incriminés? Monsanto vient de perdre un procès et fait appel pour avoir été reconnu responsable du cancer d’ un utilisateur de round up. C’EST est un pas, je mentionnais il y a quelques jours l’ entreprise américaine Dupont qui a abandonné la production du gaz à qui l’ on devait les trous d’ ozone en cours actuel de résorption. A l’ époque il existait une volonté politique relayée par une loyauté des industriels concernant ce problème particulier.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 18 h 14 min

Christiane, pas seulement la peur et la solitude, je n’ ai pas pu voir tout de son œuvre mais je me souviens d’ une comédie autour du couple et de ce monstrueux œuf du serpent, les fraises sauvages ne tourne t il pas aux alentours de l’ inceste? Il y a si longtemps que j’ai vu ces films je n’ en garde qu’à un souvenir effacé.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 18 h 12 min

W.L.
Paul Edel sur son blog écrit de lui : « Jacques Chesnel, vous pouvez bien sûr commenter ici ou chez Passou. Pour l’instant deux ou trois zozos brouillent la RDL alors que Pierre Assouline donne des pistes de lectures sur la Rentrée Littéraire d’un grand interet.. sa curiosité et ses analyses sont vraiment exemlaires de précision et d’honnêteté.. ..C’est un grand +++ à la critique littéraire.Vous êtes, Jacques, mon faulknerien préféré dans sa fidelité…et vous êtes aussi l’homme qui se souvient de Jo Trehard, de son travail thétrakle et d’animsation culturelle..de ses encouragements pour votre oeuvre picturale no..Et « Monsieur » Sébire » !qui m’a tant encouragé.. -comme Trehard et tout le TMC.. et Antoine Vitez, quelle génération…J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois Michel Gresset ,lui aussi, Faulknerien capital..et ses notes des volumes pleiade et ses traductions sont vraiment d’un grand traducteur et analyste. »

christiane dit: 8 septembre 2018 à 18 h 09 min

@William Legrand dit: 8 septembre 2018 à 18 h 01 min
Oui, c’est vraiment dommage. Incontournable pour le jazz et la littérature sud-américaine. Un grand monsieur. Je ne pense pas que ce soit Passou qui soit à l’origine de cette impossibilité.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 18 h 06 min

@Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 17 h 05 min
Oui, je l’ai vu aussi. Très intéressant mais j’ai été plus attachée à la parole de Margarette von Trotta. Le grand écran, la salle noire y sont certainement pour beaucoup. De plus j’avais beaucoup aimé son « Hannah Arendt » et la discussion qui avait suivi au cinéma des Cinéastes. Hier, sur France Inter (« L’heure bleue », je crois) elle parlait avec beaucoup de clarté de son film. La proximité avec ses amis et la famille est étonnante de vérité. Ce grand réalisateur suédois était toujours dans un état entre raison et folie où il survivait. … et installait cette folie dans certains de ses films (« L’heure du loup »). Ses thèmes s’articulaient autour de la peur de mourir et de la solitude. Il manipulait les acteurs jusqu’à ce qu’ils endossent des rôles contraignants, inquiétants. Le résultat est beau, dramatique, un réel teinté de fantastique, violent.

William Legrand dit: 8 septembre 2018 à 18 h 01 min

Quel dommage que Jacques Chesnel ne puisse commenter ici, il connait bien le jazz, je possède son livre écrit avec Gérald Arnaud « Les grands créateurs de Jazz » chez Bordas (****)

gisèle dit: 8 septembre 2018 à 17 h 24 min

Clopine,Pablo 75,16h33 ? J’ai regardé la bande annonce de votre film. Manque de nerf, mal ciblé . Que voulez-vs? que voulons nous ? que les abeilles cessent de crever, et qu’on arrête de nous vanter l’excellence du miel récolté sur le toit de l’Opéra de Paris. Les abeilles aiment Verdi ?OK, mais leur vie , c’est ailleurs, dans des champs où poussent encore des fleurs. Aujourd’hui, chez moi, dans la France profonde comme disent les politiques, on projette un film sur les abeilles, demain, aussi. En 10ans,il y a eu des dizaines de réunions, de défilés, quel résultat ? aucun. C’est un problème politique; mais il y a des lobbies qui disent beni oui oui et qui ne font ?rien. Dans peu de temps, ma ville va empester,labours, on va étouffer sous les pesticides et les engrais, irrespirable.Votre démarche est très louable, le film sûrement très bien; mais quelle efficacité ?on ne mange plus de miel, à la maison.Alors, à côté des films, des défilés et des paroles catastrophiques ou lénifiantes, on les sauve comment, les abeilles ??

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 16 h 44 min

16.12 Houla, Claudio B., et ben voilà quelqu’un de positif… Heureux de votre retour et message. Non non, je ne veux pas de cadeau de retour, et ne puis révéler d’aucune façon à quiconque mon identité avant deux ans, fut-ce par un moyen détourné. Patience. Trinquons ensemble à la santé du marcheur Jean Béliveau, dont j’ai hélas cru comprendre récemment que la fin de vie se naufrageait un brin depuis son divorce. Ne vous en faites pas pour moi. En revanche, dites-nous si vous vous en tirez pas trop mal au Brésil, autre contrée bien mal en point, d’après les dernières news… Quant à « l’esprit de Noël », il n’a jamais flotté sur la rdl, n’entretenons aucune illusion à ce sujet. Parfois, pourtant, on y rencontre des gens bien comme vous, alors on est récompensés. A bientôt, et encore merci pour votre message.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 16 h 42 min

Bon, changeons de « sujet »…
Merci, Jazzi, de ton incitation à aller voir « A la recherche d’Ingmar Bergman » réalisé par Margarethe von Trotta. J’en sors. Ce n’est pas un documentaire de plus sur Bergman mais une exploration très personnelle de l’impact des films de Bergman sur son travail de réalisatrice et même sur sa vie. Elle s’y met d’ailleurs en scène évoquant son arrivée à Paris dans les années soixante et la découverte des « Cahiers du Cinéma », de Godard, Truffaut, Rohmer… Donc, elle rencontre ses amis, des réalisateurs. Nombreuses séquences de films mais surtout des prises pendant les tournages. L’homme n’était pas souple… « Fanny et Alexandre », « Le Septième sceau », « Les Fraises sauvages »… Elle reçoit aussi les témoignages de ses fils. C’est un moment surprenant où l’on découvre un Bergman plus artiste que père…. Liv Ullmann est très fine dans son approche. Olivier Assayas est certainement le réalisateur actuel qui le comprend le mieux et J.C. Carrière n’est pas en reste.
Un bon temps de cinéma où comprendre un peu ce qui se passe derrière la caméra… de Bergman.
Et ces rivages sauvages de l’île de Faro où il s’était retiré… qui ouvrent et ferment le film.

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 16 h 33 min

@ Clopine

Il n’y a pas une TV normande (FR3 Normandie) pour acheter et diffuser le documentaire?

Si ce n’est pas le cas, il faut l’envoyer aux politiciens écolos de la région, pour qu’ils fassent le nécessaire.

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 16 h 32 min

@15.45, J’apprécie votre souci de moi, D. et votre suggestion de me voir disparaitre à nouveau trois mois pour mon bien. Je ne suis pas de genre à soupçonner une autre explication à votre sollicitude, admirant surtout votre capacité à botter en touche à la moindre mise en cause publique, la dernière en date, très drôlatique, étant relative à vos repas quotidiens avec un amateur de pâtes italien disparu depuis vingt ans. Il se trouve que je ne pratique jamais l’avion ni les voyages interstellaires, et reste en général campé sur mon fumier consolidé, bien accroché. C’est un fumier genre qui ne pollue pas, et qui de surcroît, enrichit la terre Dulot de sa fumure bio, maintes abeilles normandes l’apprécient. Laissez-moi donc me décider seul à rester hors sol et hors du temps et ré-atterrir quand bon ce me semble. Vous m’avez reproché récemment un manque d’humilité lors de mon retour estival avec lvdb et gwg, or moi je ne vous reproche rien ni ne vous inflige régulièrement la teneur de mes repas vespéraux en forme de soap opéras. Essayez de me comprendre parfois, à défaut de me ressembler. Je vous lis, comme tout le monde avec un égal plaisir, mais par pitié…, veuillez ne point me lire quand vous me voyez réapparaître, plutôt que de vouloir m’envoyer paître dans l’autre galaxie. Un deal honnête, Axel, non ? :-) Que mangez-vous ce soir boulevard des envahisseurs de la Pécuche, David Vincent ?

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 16 h 25 min

Clopine, la bande annonce est prometteuse et donne envie de voir le film. Bon choix musical. Votre initiative est bien venue quand nous profitons encore des bienfaits de ministères sous influence. Il serait temps de prendre tout ceci au sérieux , un titre dans le monde pour des agriculteurs de plus en plus nombreux à changer de méthode de production.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 16 h 17 min

Clopine, excusez mon manque d’expérience attention mais puis je vous demander de repréciser le sujet de votre documentaire? Quant à faire se côtoyer musette et jazz manouche, c’est est une hérésie, un scandale.

Claudio Bahia dit: 8 septembre 2018 à 16 h 12 min

Eh!, Mais, Janssen est de retour ! Bienvenue à vous. Il y a 3 semaines environ j’avais demandé de vos nouvelles. On m’avait répondu (peut-être Jazzi ?) que vous étiez allé faire un trek au Tibet, sans en être sûr. Est-ce vrai ? Racontez. Mais si vous préférez la discrétion, honneur à vous.
Il y a environ un mois de cela mes amis de Haute-Savoie m’ont envoyé un message avec photo pour me signaler que votre livre était arrivé chez eux. Muito obrigado
Je ne le recevrai que dans la première moitié d’octobre ; que pena que vous n’ayez pas mis une adresse d’expéditeur. Vous pourriez encore corriger cela : envoyez à mes amis un petit mot avec une adresse, que sais-je, d’un voisin, d’un ami, d’un beau-père, que je puisse moi aussi faire un petit cadeau de Noël.
A ce propos, l’esprit de Noël ne flotte pas de trop sur le blog, soyez sur vos gardes.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 16 h 11 min

Bételgeuse, excusez-moi, je ne vois pas trop à quoi votre « la » (« particularité « la » concernant » ???) renvoie. Au jazz manouche ? A la musique manouche, plutôt ?

Non, pas de « vol du bourdon » dans le film. Avec Texier qui est un jazzman très acoustique, très rythmé, aux structures fleurant bon les longs solos du free jazz, il me fallait un contrepoint beaucoup plus souple, plus aérien encore, plus mélodique. Le jazz manouche, avec son côté « chanson », voire même « chanson réaliste », populaire, musette… introduit au coeur du jazz, ne convenait pas du tout, du tout. Enfin, à mon sens. Et comme c’était moi qui décidais, ahaha !

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 15 h 58 min

Clopine, oui je sais, cependant je me suis souvenu de cette particularité la concernant. Et pourquoi pas apres tout installer Django pour votre vol du bourdon. D’ ailleurs si vous pouviez donner le lien qui ouvre sur votre réalisation, j’ ai du le louper et je ne l’ai ai pas cherché.

D. dit: 8 septembre 2018 à 15 h 45 min

Janssen JJ si on se cotise pour vous payer le billet d’avion, accepteriez-vous un nouveau retrait du monde de…mettons trois mois.
Je dis pas ça agressivement. C’est parce que je me rends compte que ça vous fait du bien et le bien d’autrui me soucie.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 15 h 44 min

Bételgeuse, je pense que vous le faites exprès ? Parce que ne pas comprendre que, si je « mettais de côté le jazz manouche », ce n’est pas par dédain (j’adore ça, et le duo Grapelli/Django m’a toujours subjuguée ! Et j’aime aussi le free jazz, et le be-bop, etc. Là n’est pas le point, bien sûr ! ) mais juste par inadéquation avec le sujet qu’il s’agissait d’illustrer, c’est vraiment avoir la comprenette bouchée. Or, je pense que ce n’est pas votre cas ?

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 15 h 42 min

Delaporte, j ai lu ce matin que Renato lui concédait le courage de ses actes, ces terroristes d extrême gauche ne pouvaient s’ abriter derrière aucune figure tutélaire, de là à y voir un soutien ou une admiration serait faire preuve de simplification réductrice de l’ idée que s’ en fait Renato. Je comprendrais plutôt qu’ il considère vos considérations comme autant de couardises caché que vous êtes derrière le paravent d’ un pseudo parmi d’ autres, hésitant ou semblant hésiter à faire l’ apologie du crime car c’est est désormais condamnable, on ne peut plus dur les réseaux chanter tout et n’ importe quoi sans avoir à rendre des comptes. Ensuite vous pourriez fiche le feu au véhicule de votre voisin que vous en seriez moins inquiété si votre quartier n’ est pas encore truffé de caméra.

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 15 h 24 min

« Quelqu’un pourrait-il la résumer succinctement : intérêts et principal ? »

Je le ferais bien, si vous voulez, mais pas maintenant.

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 15 h 21 min

Cette phrase de Kundera est d’ailleurs étrange, venant de lui. Car qui, plus que Kundera, aura eu un destin de feuille morte, balancé par le vent de la mode, inapte à la grande Histoire ? Non dénué d’un petit talent au début de sa carrière (la Plaisanterie, la Valse aux adieux), il a fini par se diluer dans une superficialité sans nom. Certes, il a été à la mode, mais l’on peut prédire que pour l’avenir il n’en restera rien. Ajoutons qu’en ce qui le concerne il a été rattrapé par une sale histoire qui mêlait service secret, délation et sexe. Ce n’est pas un beau personnage.

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 15 h 16 min

« Milan Kundera : Vivre dans le vent est un destin de feuille morte. »

Il y a le « vent » de la mode, mais il y a aussi le « vent » de l’Histoire. Avec Ulrike Meinhof, je parlais de ce dernier. Ulrike Meinhof revient comme un personnage fondamental hanter notre histoire contemporaine, elle nous sert de point de repère, de base. Qu’un renato soit soudainement séduit par cette grande figure de la pensée politique ne peut en effet que prêter à rire ; comment un tel minus pourrait comprendre tout ce qui est en jeu avec elle ? Il ne faut pas donner des perles aux pourceaux, lit dans l’Evangile. C’est ce que j’ai l’impression de faire avec le léger renato, proche du néant, un zéro qui ne multipliera jamais.

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 15 h 10 min

Depuis le début, je n’ai rien compris à cette histoire d’Ulrike Meinhoff qui remonterait avant le mois d’aout foi d’animal. Quelqu’un pourrait-il la résumer succinctement : intérêts et principal ? Si non, ça voudra signifier qu’elle n’avait strictly aucun intérêt.

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 15 h 02 min

On comprend maintenant tes opinions sur la peinture.
Mes opinions ?… Quelles opinions ? ai-je dit quoi que ce soit sur celles et ceux qui entendent Brad Mehdlau aux Pusses de SO sous les a-plats des pots de Valentine broguées dans le crépi de leurs ouïes ? Si fines, les ouïes en général et les ibères en particulier.
– Pas fait montre de la moindre opinion sur Jankélévitch non plus, ici du moins. Une erreur de lecture courante, rendons à Césarée – Rappelons au passage qu’une opinion ne saurait jamais se confondre avec un jugement de valeur à l’emporte-pièce, celle-là demande à être au moins un brin articulée. – Des gens sont désormais libérés de la honte d’avoir sévi longtemps à s’en faire mal, ils ont trouvé la bonne solution : se faire interdire de jeu video à la rdl : widergranger, fraise des bois, j-c ou santangelo, brougrolle ou sergio, voire jean-philippe à cheval. Tout le reste n’est qu’empoussiérages, enfumiérages et autres condiments salés et sucrés.
C’est encore Elisabeth Costello qui aura la dernier mot, telle cette internaute obstinée. Elle se demande encore à son âge : »parce qu’il est asservi par son appétit, dit Heidegger, l’animal ne peut agir, à proprement parler, ni dans le monde ni sur le monde ; il ne peut que se comporter, et se comporter, en outre, que dans le monde délimité par l’ampleur et l’amplitude de ses sens. L’animal ne peut appréhender l’autre en lui-même ; l’autre ne peut jamais se révéler tel qu’il est à l’animal »… et la voici qu’elle roule autour de ces billevesées. Mais pourquoi s’y attarde-t-elle ainsi ? Elle est ainsi faite, magnifique… et passe son chemin (l’Abattoir de verre, JM Coetzee). Et toi, tu les aimes, mes fesses, BB ?

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 15 h 01 min

Je vais pouvoir voir et entendre en vous une pluie sans fin. Jazzi et christiane, je n’ai pas lu vos critiques, j irai ainsi sans présupposé et si je ne saisis pas la nature du propos, je ferai comme pour les peintures , je chercherai dans les critiques ce que je n’ ai pas été en mesure de comprendre seule.

D. dit: 8 septembre 2018 à 14 h 49 min

a discrétion demandée aux gardiens du temple qui avant exigeaient les papiers (universitaires, le plus souvent !)

Je confirme, on m’a demandé les miens.

Chtimimi dit: 8 septembre 2018 à 14 h 46 min

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 14 h 10 min
Edgar Faure disait que ce n’était pas la girouette qui tournait, mais le vent.

et Milan Kundera : Vivre dans le vent est un destin de feuille morte.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 14 h 36 min

Jazzi 12h17 si vous aviez raison sur ce que sont les femmes_ je trouve abusif de résumer tous et toutes à un portrait, une personnalité, un profil, une mentalité qui serait commune _ ce serait la fin des haricots et bien que pour moi le genre importe moins que l’individualité.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 14 h 29 min

Christiane, certaines inconsciences sont dans cette citation un manque de tact , un oubli de l’autre, un produit de l’égoïsme, on pourrait y entendre une gaffe, mais la citation de Le Clezio donne à comprendre que les gens ont beau mettre un couvercle sur leur fond ou policer leur attitude il advient qu’il deborde et peut atteindre . Dans ce cas Le Clezio fait part de sa fragilité à ce genre de débordements assez fréquents d’ailleurs.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 14 h 19 min

Lavande, pour Bad Mehldeau c’est tout de même dommage. J’aime beaucoup son évolution. Pour revenir à une allusion et qui ne vous concerne pas , contrairement à un d’entre nous qui mettait de côté la musique manouche elle était et encore une des seules qui m’allege du poids d’un spleen quand il m’envahit. C’est une musique qui réussit à faire partager un sentiment et une volonté de liberté , d’itinérance aussi mais cet aspect est vraisemblablement lié pour moi à ce que je sais de leur mode de vie.

Lucien Bergeret dit: 8 septembre 2018 à 14 h 15 min

@ Lavande

Jazzi interpole effectivement un peu hâtivement.

Je suis une femme avec un pseudo masculin. Pourquoi pas?
Pas de coming out lè-dessous.

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 14 h 10 min

Bref, encore quelques jours à ce train-là, et renato va devenir le plus grand thuriféraire d’Ulrike Meinhof sur ce blog. Sachez que je m’en réjouis. Edgar Faure disait que ce n’était pas la girouette qui tournait, mais le vent.

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 13 h 44 min

@ Clopine dit: 8 septembre 2018 à 11 h 00 min

« …le problème que j’ai avec vous Christiane est que vous venez ici pour lâcher des « citations » qui sont le plus souvent inopportunes et sans aucun rapport avec le sujet, et qui démontrent surtout votre virtuosité à manipuler le copié-collé. Quant à la « profondeur de votre pensée », vingt dieux ! Vous avez beau tenter d’exprimer vos idées de manière fleurie, choisie, sans « mots qui fâchent », exactement comme ces rombières qui lèvent le petit doigt en buvant la lavasse qui leur fait office de thé, vous ne pouvez guère en masquer l’inanité, ni dissimuler l’étroitesse de votre « intelligence ». Je ne devrais pas vous le dire, mais c’est plus fort que moi. Plus votre bêtise est enveloppée de gracieusetés chichiteuses, plus elle se révèle telle qu’elle est : aussi épaisse, mon dieu, que la plus épaisse purée de pois qu’on puisse imaginer. »

Quelle lucidité et quel talent littéraire, ensemble ! C’est rare de lire ici des textes aussi aigus et aussi enlevés. Ce que j’admire le plus c’est la politesse assassine avec laquelle tout cela est dit. Si française et si féminine.

(N’empêche: ne pas lire Christiane et quelques autres commentateurs assommants, est devenu pour moi un plaisir quotidien).

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 13 h 40 min

@ Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 11 h 34 min

« Il faut dire que dans les musées, ce qui m’intéresse avant tout, plus que les toiles, tujours plus velles dans les catalogues ou sur internet, c’est la façon dont les gens les regardent, leurs poses pseudo inspirées. »

Tout s’explique.

On comprend maintenant tes opinions sur la peinture.

Jazzi dit: 8 septembre 2018 à 13 h 39 min

Vu, hier, « Invasion » du cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa. Toujours intéressant, bien qu’à priori la science-fiction ne soit pas mon fort. Je recommande le film à D., ed et Lavande. Le premier, parce que c’est son histoire, celle de la collaboration d’un humain avec un extraterrestre ; la seconde, pour la beauté longiligne du comédien japonais incarnant le rôle de extraterrestre et enfin la troisième, pour le remarquable travail, discret et sophistiqué, sur les costumes de l’héroïne principale.
https://www.mk2.com/films/invasion

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 13 h 35 min

@ Chaloux

« Mais finalement, ça aussi c’est très moderne. […] Scriabine, étude op. 8 N°4. »

C’est surtout très beau.

Mais pourquoi alors tout le monde le joue beaucoup plus vite?

Première nouvelle de ce Morton Estrin. Je vais chercher ses Scriabine.

« J’ai découvert Stanislav Neuhaus très tardivement et je ne m’en lasse pas. »

Lui, il est un peu comme Mozart: avec le meilleur pédagogue de l’époque pour le piano comme père…

J’écoute la Sonate nº 2 de Scriabine (l’une des oeuvres pour piano que j’aime le plus et dont j’ai plein de versions) dans le lien que tu as mis de Stanislav Neuhaus, et j’entends à 6 min 04 sec… un couac, une fausse note, non?

Dans l’Etude opus 45 nº 5 ça déc.conne plusieurs fois (je ne sais pas si c’est lui, le piano – écoute à 39min58 – ou le disque ou Youtube) entre 32min35 et 33min50 (surtout à 33min30) – quand on est habitué à entendre cet étude par Richter ou Horowitz, ça fait drôle… Ou même Trifonov:

Scriabin -Étude op.42 n.5 – Daniil Trifonov
https://www.youtube.com/watch?v=MnRgGY_Tz-M

La plus belle version pour moi de cet oeuvre (que je connais par coeur, tellement je l’ai entendu) est celle du coréen (habitant Paris depuis 44 ans) Kun Woo Paik (édité par Dante en 1991), introuvable sur Youtube. C’est (avec Richter) mon pianiste préféré en Scriabine. Les 2 cds qu’il a dédiés à l’ami Alexandre je les ai écoutés des centaines de fois. J’ai d’autres disques de lui (Fauré, Ravel, Bach, Beethoven) et il ne me plaît pas autant, tout en le trouvant très bon.

Tu joues du Scriabin?

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 13 h 19 min

« La Meinhof a au moins bien posé le courage de ses actions »

renato commence à prendre goût à Ulrike Meinhof, mes efforts n’auront pas été vains. C’est vrai qu’elle a été courageuse. En général, les femmes ont plus de courage que les hommes. Cette lopette de renato le sait bien.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 13 h 13 min

Pour Lavande et pour vous , Raymond, que j’avais si injustement oublié (mais c’est que vous vous faites rare ces derniers temps et votre blog (passionnant) est en panne !) cette CITATION qui vous rappellera certains commentaires…
J.M.G. Le Clézio L’extase matérielle :
« Certaines inconsciences sont pour moi comme des méchancetés. Une parole dite, un geste qui n’est pas contrôlé, une attitude, un reflet de l’œil, une intonation, un réflexe… et le monde est là, pourri, irrécupérable. (…)
Ils cessent brusquement, sans qu’on ait pu comprendre pourquoi, d’être voisins. Ils reprennent leur vieux visage de l’ennemi. Ils mentent. Ils trompent. Ils glissent dans le domaine de l’incontrôlable, de l’inhabitable. (…) Et surgit comme un masque grimaçant la face qu’on ne connaît pas. Le règne du vil commence. »

Et, retour à la lumière :
« La douceur des êtres est dans ces brusques éclairs de pureté et de calme, qui viennent trouer la nuit de la solitude. (…) la compréhension qui ne s’exprime pas mais qui se sent. Ce miracle, seule la lucidité peut l’opérer. »

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 13 h 10 min

Lavande, oui je sais que j’ai tort, mais… J’ai tellement souffert, dans ma vie, des Christiane (encore que celle-ci, celle du blog, n’est pas la pire, loin de là, car elle n’a pas d’arrogance..); mais j’ai souffert, c’est vrai, de la bêtise d’autrui, et à l’époque je culpabilisais, bref !!!

Pour le dvd voici comment faire (au plus simple). Vous envoyez un chèque de 14 euros + 2, 50 euros de frais de port, soit 16,50 euros, au :

SAHN (syndicat apicole de Haute-Normandie), Francis VANDERVELDE, 50 rue Pottier, 76770 HOUPPEVILLE,

en indiquant votre adresse et l’objet du chèque : achat du DVD « demain, l’abeille : la dette humaine ».

Le DVD vous parviendra après le 25 octobre, sous papier bulle.

Normalement.

Sinon, vous pourrez toujours faire appel à moi !

MERCI POUR LES ABEILLES DE VOTRE SOUTIEN !

christiane dit: 8 septembre 2018 à 12 h 51 min

@raymond dit: 8 septembre 2018 à 12 h 23 min
Très fine remarque !
Quand votre blog sera-t-il réparé ? lui, il a explosé en plein vol !

Lavande dit: 8 septembre 2018 à 12 h 34 min

Hamlet vous m’avez fait une fausse joie! J’ai cru que c’était en 2018 or c’est en 2012. Et non je n’en avais pas connaissance. La prochaine fois vous m’inviterez?

Lavande dit: 8 septembre 2018 à 12 h 30 min

Jazzi, la seule info qu’on ait est celle-ci :
Lucien Bergeret dit: 7 septembre 2018 à 19 h 22 min

J’ai été intriguée–il n’ a pas ici d’erreur d’orthographe–

pas d’extrapolation trop rapide.

Lavande dit: 8 septembre 2018 à 12 h 24 min

Eh oui Jazzi on passe souvent de Dickens à Balzac, des « Great expectations » aux « Illusions perdues ».

raymond dit: 8 septembre 2018 à 12 h 23 min

@christiane
Jankelevitch dans un cours dit: « non, mais c’est pas évident de calculer la vitesse de Dieu en plein vol »…bonne blague improvisée…

Lavande dit: 8 septembre 2018 à 12 h 20 min

Hamlet ( ou…) je ne suis pas très familière du jazz et donc je ne vais pas aux concerts des « Détours de Babel ». C’est sans doute une grosse lacune.
Ce matin sur France Inter des commentaires intéressants sur Bernstein dont c’est le 100ème anniversaire de la naissance.

Jazzi dit: 8 septembre 2018 à 12 h 17 min

J’avais cru, avec le poète, Lavande, que la femme était l’avenir de l’homme. Hélas, elle n’en est, le plus souvent, que la caricature !
Encore une illusion de perdue…

christiane dit: 8 septembre 2018 à 12 h 16 min

@Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 11 h 34 min
Oui, il y a toujours eu sur ces fils de commentaires des êtres cachés derrière leur(s) pseudo(s) qui, sous prétexte de vous entretenir de musique, de nature, de souvenirs du temps passé ou de littérature, mènent, associés, un jeu que l’on appelle « bashing » et auquel ils se laissent prendre dans la durée, se prenant pour des justiciers. Ne plus les lire et les laisser à leur travail de sape est salutaire.

J’ai beaucoup aimé votre échange avec hamlet sur Jankélévitch. Il est difficile de cerner ce philosophe qui suscite le respect. Une extrême subtilité dans sa pensée, des textes inhabituels, poétiques, ondoyants et l’exigence d’une morale têtue avec aux racines de sa pensée philosophique. L’expérience de l’émigration marque son œuvre, à travers son père fuyant le na.zisme, sa famille, juive, ayant fuit les pogroms de Russie, quelques années auparavant. Une résistance, donc, qui est devenue pour lui une fidélité aux morts. Un passé qui ne peut se défendre contre l’oubli que par la mémoire. Il n’a cessé d’apparaître et de disparaître comme un voyageur laissant dans son sillage des essais, toujours écrits à l’encre bleue, aux noms étranges : Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien / L’irréversible et la nostalgie / L’imprescriptible / Quelque part dans l’inachevé / l’innocence et la méchanceté…, auxquels il faut ajouter ceux consacrés à la musique : Gabriel Fauré et ses mélodies / Maurice Ravel / Le Nocturne / La Musique et l’Ineffable / Liszt et la rhapsodie / La Musique et les heures(posthume)…
L’exigence d’une conscience liée à la manière dont l’homme doit agir pour faire le bien, « être à la hauteur de soi-même ».
Ses cours ? Il improvisait à partir de quelques notes cherchant à attraper l’idée qu’il poursuivait? cela donnait cette parole rapide trouvant peu à peu sa clarté. J’aime les réécouter grâce aux liens nombreux.

Lavande dit: 8 septembre 2018 à 12 h 04 min

« Mais voilà, le problème que j’ai avec vous Christiane … « :
Mais c’est tellement facile, Clopine, de sauter à pieds joints par dessus le commentaire de quelqu’un avec qui on a des problèmes !
Autrefois le nom était marqué en petits caractères confidentiels à la fin du com. Maintenant il trône en majesté au début.
Bien sûr il ne faut pas avoir des problèmes avec trop de gens sinon… c’est plus la peine de venir ici (et ce serait dommage) !

Sinon j’aime bien la bande annonce de votre documentaire. Comment est-ce qu’on peut le précommander?

Anwen dit: 8 septembre 2018 à 11 h 47 min

L’intuition est un phénomène cérébral favorisé par l’altitude. C’est pourquoi les Muses sont toujours représentées comme vivant sur les montagnes. C’est l’Olympe en Grèce, « la montagne des filles de Sion » en Palestine, le mont Méron où se réfugièrent les dernières fidèles Israélites, le Carmel en Phénicie, le Liban, etc., etc.
Le Sépher, qui est un livre de science et une œuvre d’intuition, a-t-il été écrit sur le Mont Sinaï ?
C’est probable ; c’est là, sans doute, dans cette solitude, que Myriam fut favorisée d’un de ces éclairs intuitifs qui font apercevoir subitement la Vérité absolue.
C’est l’altitude qui détermine l’état particulier du cerveau qui engendre une lucidité exceptionnelle. Ce fait fut connu dans l’antiquité, puisque le Sphinx le symbolise, mais, comme l’intuition a toujours été considérée par les hommes comme un phénomène surnaturel, on raconta de façons diverses ce fait naturel. Le souvenir en restait dans les esprits où la tradition l’avait encore amplifié, lorsque Philon écrivit l’histoire surnaturelle de Moïse.
Du temps de David, on connaissait encore très bien l’histoire de Myriam. Dans un verset des Psaumes (LXVIII), à propos du Mont Sinaï, il est dit :
9. « La terre tremble pour la présence de Hévah en ce Mont Sinaï, pour la présence de Hévah, Déesse d’Israël ».
12. « Les Messagères de bonnes nouvelles ont été une grande armée ».
Ce verset faisait croire qu’elles étaient nombreuses.
Et c’est, sans doute, dans le même esprit de critique méchante qu’on disait d’elles qu’elles allaient mourir de faim dans le désert si elles n’étaient pas nourries miraculeusement. C’est ironiquement qu’on devait dire qu’elles seraient nourries d’une manne tombée du ciel, les considérant comme incapables d’exécuter les durs travaux nécessaires pour se procurer leur nourriture par la culture.
Avec le temps, on a pris ces propos ironiques pour des faits réels ; alors on a voulu les expliquer. Voici une de ces explications :
Dans la vallée de Sin, les fugitifs trouvèrent une gomme friable qui paraissait sur le sol le matin, après la rosée, et qui fut appelée manne parce qu’en la voyant tomber on s’écria : Man hu ? (Qu’est-ce ?).
Voici une autre explication aussi peu fondée :
Les bédouins de la Péninsule du Sinaï appellent encore aujourd’hui manne l’exsudation sucrée de l’arbuste appelé Tamaria mannifera, qui croit en abondance dans les Wadis ou petites vallées fertiles qui se creusent au milieu de la stérilité du désert. Le suintement de cette gomme a lieu en mai, mais on peut la conserver.
A côté de ceux qui cherchent à expliquer le fait par un phénomène naturel, il y a ceux qui l’interprètent surnaturellement.
Ainsi, dans le Psaume CV, 40, il est dit :
« Le peuple demanda et il fit venir des cailles, et il les rassasia du pain des cieux. »
Nous sommes ici en plein symbolisme. Le pain des cieux, c’est la nourriture de l’esprit.
Il ne faut pas oublier que, à cette époque, le mot Ciel désigne symboliquement le monde féministe, le régime gynécocratique, et le mot enfer la domination masculiniste qu’on voulait lui substituer.
Sur la cime du Sinaï appelée par les moines Gebel Katherine (où existe le couvent de Sainte-Catherine), jaillit un petit ruisseau appelé source des perdrix et sur lequel on raconte des histoires merveilleuses. Dieu l’aurait fait sourdre à l’intention des perdrix qui accompagnaient en grand nombre les anges portant le corps de sainte Catherine d’Alexandrie au Sinaï.
Si, maintenant, nous consultons des sources plus scientifiques sur la présence de Myriam-Hathor sur le Sinaï et sur ses occupations dans cette solitude, voici ce que nous apprenons : Ebers, qui était un égyptologue distingué, nous dit dans Ouarda ceci :
« L’Hathor du Mafkat était principalement révérée dans la péninsule du Sinaï ; c’était la Déesse des mines, des gemmes, des métaux, de la fusion des minerais.
« D’après les travaux de Lepsius sur les métaux de l’antique Egypte, il paraît certain que le Mafkat n’était ni le cuivre, ni la turquoise, comme on le pensait, mais une sorte de pierre verte. Lorsque le Mafkat (ou Maskat) est appelé vrai, on veut dire l’émeraude, autrement c’est ou la malachite, ou la chrysoprase, ou du verre teinté en vert.
« On avait l’habitude alors de faire un pèlerinage à l’Hathor des Emeraudes, ce qui voulait dire : aller sur le Mont Sinaï, dans un lieu qui lui était consacré. Elle était la Déesse du métal en fusion, celle qui sépare le pur de l’impur, le métal des scories. »
Ceci peut s’entendre de deux manières : comme une figure rappelant que, dans le Sépher, elle a expliqué ce qu’est le Bien, ce qu’est le Mal, ou comme une constatation, la montrant occupée de chimie (1).
Nous savions déjà que Marie l’Égyptienne était considérée comme la fondatrice de la science de son époque, dont une des branches, la chimie, était appelée « l’art sacré », puisque la tradition venue jusqu’à nous nous avait appris que c’est elle qui, la première, employa le système de cuisson dans l’eau bouillante qui a gardé son nom, le « Bain-Marie » (2).
Ebers nous dit encore que « le sanctuaire de la Déesse est à une grande journée de marche des mines ; un torrent coule de la Montagne Sacrée du Sinaï (dans l’Oasis Feirân), comme l’appelèrent les Mentous (les Montagnards de la péninsule).
« Les monuments dont les débris se retrouvent sur l’emplacement des deux mines de la presqu’île du Sinaï, apprennent que le culte d’Hathor y était prépondérant ; ces deux localités sont Dadi Maghara et Sarbout el Chadem ».
Dans la Grande Encyclopédie, on appelle Hathor « la Dame du sycomore », et aussi « la Dame du pays de Malkait », « de la péninsule du Sinaï et celle de Pananit », c’est-à-dire des régions de l’Afrique qui bordent la Mer Erythrée depuis Souakim jusqu’à la côte des Somalis ; elle est alors confondue avec l’Athtare des vieilles populations arabes.
Elle se confondit très tôt avec Isis. Elle eut un fils, Harsomtous. La ville de Dendérah, celles d’Itfou et d’Atfila lui étaient consacrées.
(1) On appelle Table d’Emeraude la pierre sur laquelle la Divinité du Sinaï aurait écrit.
M. Caillet, qui l’attribue à Hermès dit : « La Table d’Emeraude, si souvent citée et traduite, est toujours entachée d’un véritable contresens, qui atteint même le non-sens, quand on veut lui faire dire, comme Khunrath : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique ».
(2) Nous lisons dans le Magasin Pittoresque de mai 1876, ceci :
« LE BAIN-MARIE. Il y a presque du pédantisme à mêler la science étymologique à certaines préparations les plus simples. Il est assez curieux cependant de chercher à expliquer les locutions de notre langue habituelle.
L’expression de « Bain-Marie » a été empruntée à la science mystérieuse des alchimistes. Les disciples du grand œuvre avaient fait de Marie, la sœur de Moïse et d’Aaron, une sorte de Prophétesse dont ils aimaient à associer le nom à leurs travaux. Au XVème et au XVIème siècle, on connaissait déjà sous le nom de balneum Mariae (Bain-Marie) l’opération innocente que nos cuisinières les moins expérimentées renouvellent chaque, jour.
« Ajoutons que les philosophes hermétiques attribuaient à Marie une de leurs rêveries savantes ; ils la considéraient comme l’auteur d’un traité écrit sous l’inspiration divine et intitulé : De lapide philosophiae (De la pierre philosophale). »
Cordialement.
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/histoire-des-israelites.html

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 11 h 34 min

11.20 autrement dit, à peu près tout le monde… sauf la normande. – un passage à vide, comme un passage à tabac.

11.22, oui bien sûr, elle était affichée à côté du grand tryptique de la 2e salle, au dessus du catalogue de michaux illustrant 8 lithos de ZWK, souvenez-vous. L’hommage à Manet était beau, celui à Matisse, beaucoup moins. J’ai fait une superbe photo d’un vieux monsieur perclus, collé devant, avec beaucoup de perplexité dans la voussure. Hélas je ne peux pas vous la montrer ici. Il faut dire que dans les musées, ce qui m’intéresse avant tout, plus que les toiles, tujours plus velles dans les catalogues ou sur internet, c’est la façon dont les gens les regardent, leurs poses pseudo inspirées. Qu’ont-ils au juste dans la cervelle, voilà ce que je me demande et qui me préoccupe.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 11 h 22 min

@Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 10 h 23 min
A propos de Michaux, la citation que vous offrez,c’est par rapport à Zao Wou-Ki ?

christiane dit: 8 septembre 2018 à 11 h 20 min

@Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 11 h 03 min
Oui, JJJ, ne plus lire certains commentaires et s’attacher à ceux qui apportent réellement quelque chose au débat comme ceux de DHH, Closer, J.Chesnel, Tchimimi, Lavande, Renato, Pat.V, Et Alii, Delaporte, x, Jazzi, Bloom, de nota, même D, P.Edel, Bérénice, Ed, M.Court, CP, Bloom, hamlet, Jean L, les vôtres… Alors le dialogue reprend sa légèreté et permet de progresser. Il faut juste éviter les poids lourds… les hargneux, les destructeurs.

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 11 h 03 min

@ Quand on ouvre une ancienne page de la RdL, on retrouve les mêmes intervenants, le même ton, les mêmes disputes.

Auriez-vous une recette pour vous abstraire de ce juste tableau ?

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 11 h 00 min

Ah là là, ma pauvre Christiane, « tout tourne en rond », dites-vous, en vous trompant évidemment, comme d’habitude, parce que dans la diversité quotidienne de la Rdl, rien ne « tourne en rond »,justement, et que tout évolue : si les postures des uns et des autres restent peu ou prou les mêmes, les interactions, elles, ont profondément changées depuis le début du blog, et cela ne va pas à mon avis s’arrêter là. Dans les lignes de force du changement : la résistance collective aux trolls, qui a porté ses fruits, l’émergence d’une parole féminine plus assurée, la discrétion demandée aux gardiens du temple qui avant exigeaient les papiers (universitaires, le plus souvent !) à l’entrée, la rémanence des conversations, et le départ des personnalités les plus excessives.

Mais voilà, le problème que j’ai avec vous Christiane est que vous venez ici pour lâcher des « citations » qui sont le plus souvent inopportunes et sans aucun rapport avec le sujet, et qui démontrent surtout votre virtuosité à manipuler le copié-collé. Quant à la « profondeur de votre pensée », vingt dieux ! Vous avez beau tenter d’exprimer vos idées de manière fleurie, choisie, sans « mots qui fâchent », exactement comme ces rombières qui lèvent le petit doigt en buvant la lavasse qui leur fait office de thé, vous ne pouvez guère en masquer l’inanité, ni dissimuler l’étroitesse de votre « intelligence ». Je ne devrais pas vous le dire, mais c’est plus fort que moi. Plus votre bêtise est enveloppée de gracieusetés chichiteuses, plus elle se révèle telle qu’elle est : aussi épaisse, mon dieu, que la plus épaisse purée de pois qu’on puisse imaginer.

christiane dit: 8 septembre 2018 à 10 h 36 min

x dit: 8 septembre 2018 à 0 h 45 min
Vous écrivez :
« Je citais Jankélévitch à propos de la persistance des malentendus et de la confusion, parce que j’essayais de comprendre pourquoi des gens fonctionnant a priori normalement « in real life », dans la vraie vie, dans leur métier, dans leur famille, peuvent ici non seulement tomber dans de tels quiproquo mais persévérer ainsi dans l’erreur. »
Peut-être à cause des « horloges arrêtées »… comme dans ce bref poème d’Henri Meschonnic du recueil Puisque je suis ce buisson (Arfuyen). « Ça ne commence pas », « ça ne finit pas »…
« quelqu’un avait une horloge
arrêtée
à la place de son visage
depuis trente ans le même langage
les mêmes mots la même heure
une histoire s’est endormie (…)
peut-être sans le savoir
nous ne sommes que les syllabes
de mots que nous commençons
mais nul n’a la phrase entière
le sens c’est seulement des bouts
de sens que nous sommes ce qui
manque
pour faire la phrase c’est chez
l’autre, l’autre l’autre  »
Comme si le présent s’absentait même quand quelques commentaires déplient la presse quotidienne. Tout tourne en rond, ici. Quand on ouvre une ancienne page de la RdL, on retrouve les mêmes intervenants, le même ton, les mêmes disputes. « se taire n’est pas assez / parler est de trop ». Tous se cherchent entre les deux… Tout se défait et se refait à l’identique quel que soit le billet offert par Passou. Un fil de commentaires comme un sursis… à l’abri du monde extérieur. Une représentation théâtrale où les comédiens ne peuvent plus sortir de scène, liés par un sortilège, jusqu’à épuisement. Des séquestrés imaginaires qui subissent les affres de la promiscuité comme dans « L’ange exterminateur », ce film corrosif de Buñuel.
Les discussions sont tantôt drôles, cyniques, noires, érudites, tantôt des monologues. Que faire, donc ? Attendre ? Attendre le prochain billet…

Janssen J-J dit: 8 septembre 2018 à 10 h 23 min

Si Michaux avait écrit: « chez qui l’espace est musique ou bruissement ou mélodie ou sérénade de cordes ou explosion de murmures », – Mais il n’a pas écrit cela, vu qu’il ne se prenait pas pour un snoble, il a seulement précisé : « l’espace est silence comme le frai abondant tombant lentement dans une eau calme », ce qui change un brin la perspective. Et la truite, aux shubertiades, ajoutait : « je ne voulais pas être flic, mais j’ai aimé l’être ». Comprenne qui pourra.
Un excellent thriller psychologique également recommandé par Stephen King : « My absolute darling » (de Gabriel Tallent, chez Gallmesiter).
Il évoque l’emprise mentale d’un pervers sociopathe sur sa gosse de 14 ans. Et le suspense distillé en est très convaincant. C’est le dans le récit haletant et tordu du combat de la jeune héroïne pour essayer de se défaire de cette emprise mortifère. C’est bien un peu longuet et parfois touffu…, mais heureusement, il y a quelques scènes d’anthologie respirables qui vous plongent dans la nature sauvage et le grand large californiens (on pense aux romans de Jim Harrison) : faire du feu après le tsunami (on craint que l’épisode vire à la robinsonade, mais non) ; mettre au défi de faire bouffer un scorpion vivant au père tout puissant… Des passages qui font un temps oublier l’amour de Turtle Alveston pour les armes à feu (culture complaisante très US oblige – admissible à la lumière de l’intrigue). Le rendu d’ensemble est magistral sur les horreurs que fait subir le monstre à la gamine… comme est réussi le déni dans lequel elle se trouve d’avoir à les dénoncer aux soupçonneux qui lui envoient des signaux de mise en garde (le grand père alcoolo, le prof du collège en joggeuse et planchiste, et surtout le copain lycéen Jacob, autre figure attachante en contraste intrigué). Il a du Tallent ce jeune romancier de trente ans, et de l’imagination. Je le recommande aux simples amateurs du genre. Sait-on jamais comment convaincre quiconque de prendre plaisir aux séries B.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 10 h 05 min

Pablo75, MERCI pour Brad Meldhau. Génial !!! Tout ce que j’aime, à savoir le métissage et le pétage du « plafond de verre » qui sépare les genres et hiérarchise les styles.

Clopine dit: 8 septembre 2018 à 10 h 02 min

Pour D. : alors, comment vous dire que oui, on sait faire la différence entre la noire et la Buckfast (*) ? Que ce « télescopage » est prémédité, parce que ça correspond à quelque chose dans le film ?

Mais si vous voulez vraiment tout vérifier, alors, une seule solution : pré-acheter le DVD, tiens, pardine. Geste de soutien pour l’abeille (tous les bénéfs seront reconvertis en formations, recherche pour tenter de résoudre le problème du frelon asiatique, partenariats pour l’installation de rucher-écoles, etc.) , un peu pour notre petite association de production de documentaires (ce qui nous permet de rester des bénévoles et donc d’avoir la parole la plus libre possible, c’est bien ce statut d’association loi de 1901) , et en plus, si vous l’achetez aujourd’hui c’est 14 euros, après le 1er octobre ce sera 18…

(*) : l’origine de ce nom est d’ailleurs évoquée dans le film. Entre autres…

William Legrand dit: 8 septembre 2018 à 9 h 26 min

Ici, c’est l’annexe de La République du Jazz ! On aimerait avoir l’opinion d’un critique reconnu

renato dit: 8 septembre 2018 à 8 h 00 min

« Ulrike Meinhof pose bien a l’homme contemporain égaré… »

La Meinhof a au moins bien posé le courage de ses actions, ce que Delaparte devrait apprendre et faire en arrêtant de se cacher derrière un pseudo. Bon, il ne fait évidemment pas trop demander à un chrétien d’opérette, perdu dans la poubelle de l’histoire.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 6 h 34 min

X, par extension, en lisant la fin du post ,personne ne peut dire – je suis pur, je suis modeste …- et sans que j’ai eu le sentiment que ce commentaire m’était destiné.

Chaloux dit: 8 septembre 2018 à 1 h 20 min

Pablo, j’écouterai tout ça dans les jours prochains.

Keith Jarrett, c’est une légende. le Köln concert coule dans mes veines…

Pablo75 dit: 8 septembre 2018 à 0 h 58 min

Oui, Mehldau c’est du lourd, comme tu dis. Un intello du piano, avec une curiosité inépuisable: tous ses disques sont très différents. Il mélange du classique, du jazz, du rock et des musiques de partout comme ici une samba. Au début il était très influencé par Keith Jarrett, mais il a dévié très vite.

Brad Mehldau Trio – Samba e amor

https://www.youtube.com/watch?v=ED49zwHH6f8

x dit: 8 septembre 2018 à 0 h 45 min

@ Bételgeuse 7 septembre 2018 à 23 h 19 min

???
Je citais Jankélévitch à propos de la persistance des malentendus et de la confusion, parce que j’essayais de comprendre pourquoi des gens fonctionnant a priori normalement « in real life », dans la vraie vie, dans leur métier, dans leur famille, peuvent ici non seulement tomber dans de tels quiproquo mais persévérer ainsi dans l’erreur.
Je ne vois pas le rapport avec la prétention.

Hamlet à 23h 42 : là je ne vais pas être d’accord. VJ ne déambule pas sans but, il sait où il va mais progresse en spirale, ce n’est pas la même chose. Un peu comme une route en lacets à l’assaut de la montagne. À chaque étape il prend en compte les objections possibles, et les examine méthodiquement. Cela donne une pensée certes sinueuse mais qui, contrairement aux apparences, ne fait pas des allers-retours : il a changé pour un moment de direction, mais c’est pour passer au palier suivant.

Conscience de la fragilité, des renversements, des paradoxes, oui ; mais il y a des fixes que l’on retrouve d’un livre à l’autre, comme l’irréversible du temps humain, la différence (à maintenir) entre les catégories de l’esthétique et de l’éthique, à l’intérieur de cette dernière le primat de la bonne volonté ; et un certain nombre de points non négociables (comme chacun sait à propos du pardon).

D. dit: 8 septembre 2018 à 0 h 42 min

Clopine, en ma qualité de spécialiste, je viens de relever un e incohérence à 51 secondes : on vient juste de nous parler d’abeilles noires, on a bien vu quelques unes et subitement paf une autre espèce à 51 secondes, des Buckfast je pense. Abeille plus douce et productive que la noire mais essaimant plus facilement et hivernant moins facilement que la noire.

Bételgeuse dit: 8 septembre 2018 à 0 h 33 min

Chaloux,0h04 je l’ai entendu s’exprimer cet été, il n’a pas dû me déplaire , je ne me souviens plus de ce qu’il disait mais je n’ai pas coupé.

Delaporte dit: 8 septembre 2018 à 0 h 10 min

Pour Donald Trump, le livre de Bob Woodward est une «escroquerie» 20minutes

C’est plus précisément une escroquerie sur une escroquerie. Je me demande en effet quel peut être l’intérêt d’un tel livre, une fois qu’on l’a résumé.

Chaloux dit: 8 septembre 2018 à 0 h 04 min

Brad Mehldau

Pablo, je ne connaissais pas mais c’est du lourd. Tu en écoutes 5 minutes et tu mesures tout de suite la culture et le cerveau du type. Pas un plaisantin.

hamlet dit: 7 septembre 2018 à 23 h 42 min

x dit: 7 septembre 2018 à 22 h 58 min

le malentendu est d’ordinaire source de conflit, chez Janké il devient source de tranquillité, il apaise. Que serait le monde s’il ressemblait à ces phrases de Janké, cette déambulation sans but, suite d’instants échappant à tout affirmation, est-il le plus musical des philosophes ? sa pensée n’est-elle que pure musique ?

Janké dessine les contours d’un monde sans affirmation, ou toute affirmation se transforme instantanément en une négation d’elle-même, tout ce qui est dit cohabite avec sa propre fragilité, son inconsistance.

Ne parle-t-il pas de lui quand il écrit : « le charme tient alors à la musicalité impondérable d’une occasion, d’une occurrence-éclair. Mais peut-on asseoir une sagesse sur cette pointe délicate et impondérable de l’instant ? ».

il aimerait qu’on réponde oui, une sagesse peut tenir sur cette pointe délicate, il en est la preuve.

ou quand il s’exclame :

« Inconsistante, presque inexistante musique ! lieu des pensées fondantes et crépusculaires ! ravissante ambiguïté ! exquis et décevant mirage d’un instant ! comme tout ce qui est précaire, délicieux irréversible – une bouffée de passé respiré fugitivement dans un parfum…. »

« la musique fait de l’homme un être absurde et passionné ; l’homme tient passionnément, infiniment à ce qui ne dure une seconde, ou n’arrive qu’une fois, comme si la seule ferveur de sa dilection pouvait retenir et pérenniser la divine inconsistance…. le charme labile et fragile et le pressentiment de sa caducité enveloppe d’une poétique mélancolie l’état de grâce qu’il suscite. »

Pablo75 dit: 7 septembre 2018 à 23 h 20 min

@ Chaloux

« …il y avait aussi Shirley Horn »

Je connaissais pas du tout. Les plus fou, comme dans le cas aussi de Ray Charles et Nina Simone, c’est que non seulement ils sont des grandes pianistes, mais ils chantent, composent, et même dansent. On dirait qu’ils sont nés pour la scène.

Bételgeuse dit: 7 septembre 2018 à 23 h 19 min

X, suite à la lecture de votre communiqué je pourrais dire qu’il existe une prétention dans le fait de prétendre ne pas prétendre, cependant la lignée dont je fais partie manque d’ambition, il y a même absence d’ambition par manque de moyens , de matière première. Pour la prétention , c’est quand même outre une mentalité qui affecte certains individus dénués de dons particuliers une question d’objectivité ou d’acuité. Les plus grands sont souvent modestes quand ils sont de plus habités par une dose d’humanité et de bonté. C’est mon sentiment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*