de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Costa le Grec

Costa le Grec

Aujourd’hui encore, pour ceux qui le connaissent, Costa-Gavras (Loutra-Iraias, en Arcadie, 1933) est de ces hommes qui séduisent par leur enthousiasme. Surtout lorsqu’il est question de cinéma. Ou plutôt de films, ceux des autres comme les siens. Autant de balises d’un parcours plein d’embûches, mais de nature à l’exciter davantage encore, évoqué dans Va où il est impossible d’aller (520 pages, 25 euros, Seuil). Des mémoires si l’on veut, mais surtout un récit dans lequel sa gourmandise des choses de la vie semble inentamée. Des pages où on sent qu’il aime mieux parler des films que du cinéma.

Aux Etats-Unis, assistant –réalisateur est un métier à vie ; en France, une étape pour devenir réalisateur. Costa-Gavras a appris le cinéma à l’IDHEC alors présidé par Marcel L’Herbier, mais il a appris comment faire du cinéma en travaillant aux côtés d’Yves Allégret, René Clair, Henri Verneuil, René Clément, Henri-Georges Clouzot. Ils lui ont autant transmis un savoir-faire qu’un savoir sur ce qu’il fallait éviter de faire. Quelque chose comme de l’expérience accumulée. De quoi partir armé à la guerre tout en sachant que sa véritable université, là où son regard s’est formé, c’est à la cinémathèque d’Henri Langlois dès le premier choc, celui des Rapaces d’Eric von Stroheim.

Mais pour le jeune émigré grec débarqué à Paris à 20 ans à la Cité universitaire sans connaître un mot de français, qui fit ses débuts dans la vie comme danseur dans un corps de ballet, suivit des cours de filmologie de Gilles Deleuze à la Sorbonne sans y comprendre grand chose, eut la chance avec d’autres étudiants de l’Idhec de visiter le musée de l’Homme avec un guide nommé Michel Leiris, et de tout apprendre des règles de l’art en travaillant dans l’ombre sur Le Triporteur avec Darry Cowl, même si la fréquentation intensive de la cinémathèque semblait vitale, il lui fallait d’abord acquérir la technique ne fut-ce que pour mieux l’oublier ensuite. Domestiquer la machine, vaincre le monstre-caméra, il faut passer par là si l’on veut ensuite prétendre créer un univers sensible, visible, audible à partir de rien. Puis se laisser emporter par une conviction dont jamais il ne dévia, selon laquelle un film se fait non sur le plateau mais dans la salle de montage.  Car c’est là que s’ordonne le temps, que se fixe le rythme et que surgit définitivement l’écriture du film.

Michel Creton, Jean-Claude Brialy, Bruno Cremer

Michel Creton, Jean-Claude Brialy, Bruno Cremer

Son premier Compartiment tueur était un polar dans les règles de l’art, très maitrisé. Avec déjà, les qualités en germe des suivants : l’action, l’efficacité, la rapidité. De quoi tourner sec un cinéma physique. Un homme de trop, scénarisé par Daniel Boulanger, son deuxième film sur le télescopage entre des jeunes refusant le STO pendant l’Occupation et la présence d’un homme rétif à tout engagement au sein d’un groupe, mérite d’être (re)découvert car il est vraiment remarquable. Pas plus que le précédent, il n’a vieilli. Une vraie leçon de cinéma tant dans l’écriture, la mise en scène que dans l’intensité.

Le plus souvent, ses films sont nés de rencontres avec des gens ou des livres mais sans que jamais sa propre cohérence politique ne soit prise en défaut. Pas de hiatus dans la ligne qu’il s’était fixée à ses débuts et dont il n’a jamais dévié. Parfois, une phrase a pu suffire : d’avoir entendu à la radio Romain Gary user de l’expression « Profaner le malheur » lui a suffi à se précipiter pour lire son Clair de femme et à le réaliser. C’est venu ainsi, par hasard. Mais on lui a apporté The execution of Charles Horman, an american sacrifice de Thomas Hauser pour qu’il ait envie d’en faire Missing. Outre sa bande de complices (Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprun, Chris Marker, Régis Debray), on croise du monde dans ces pages, souvent inattendu, tel Edgar Morin en président de la Commission d’avances sur recettes et d’autres encore. Même à l’écrit, le mémorialiste trahit ses réflexes de scénariste, notamment dans son sens de l’ellipse :

« Mon grand-père Konstantinos,  né en 1867, était resté célibataire jusqu’à l’ouverture de son magasin où on vendait de tout et où on réparait de tout. La plus belle du village est venue un jour pour faire réparer sa bottine. En la lui remettant, la main du grand-père est montée, caressante. Le long de la jambe. La belle l’a giflée et est partie. Le lendemain, elle est revenue avec l’autre bottine. Neuf mois plus tard est né mon père ».

thumb_52922_media_image_1144x724Mais les mémoires d’un homme tel que Costa-Gavras valent aussi par le récit des films qu’il n’a pas tournés. Car ce milieu est ainsi fait que l’on y agite nombre de projets, quitte à perdre de l’argent dans le traitement, le développement, les repérages même, pour ne pas en perdre davantage en allant jusqu’au bout. Pour lui, très sollicité par les producteurs dès le début ou presque,  il y aura La Condition humaine de Malraux qu’il propose lorsque le producteur des James Bond lui donne carte blanche avant de lui refuser son envie par un définitif « Trop de Chinois ! ». Une autre fois, c’est lui qui refusera un biopic sur Jimmy Hoffa, chef mafieux du syndicat des routiers. Il refusera également Le Parrain, jugeant le roman de Mario Puzo trop médiocre et ne se jugeant pas lui-même assez « italien » pour le faire. Il accepta une histoire sur le goulag sibérien envoyée par Soljénitsyne puis la refusa après l’avoir entendu célébrer Franco et Pinochet. Il se réjouit de faire Monsieur Klein avec Jean-Paul Belmondo jusqu’à ce que les deux jeunes producteurs qui lui avaient apporté le projet s’avèrent peu fiables.

Pendant qu’il tournait l’admirable Section spéciale sur la justice gangrenée par les lois rétroactives sous l’Occupation, il fut même entrepris par deux mystérieux émissaires du colonel Kadhafi soucieux de la convaincre de porter à l’écran un scénario du guide la révolution libyenne La Fuite en enfer, réflexion sur la tyrannie s’appuyant sur Périclès, Churchill et Thatcher ! Mais tout Costa-Gavras qu’il fut, malgré les nombreux succès engrangés et la porte des studios grande ouverte à Hollywood, on lui refusa La Mort est mon métier d’après Robert Merle jugé « trop dur ».Claude Berri aussi le lui refusa (« Il n’y a que des monstres dans ce livre, personne n’ira voir ton film »). Et de lui proposer à la place Le Vicaire, une pièce de l’allemand Rolf Hochhuth qui avait défrayé la chronique en son temps, consacrée au silence de Pie XII sur l’extermination des Juifs pendant la guerre. Après dé-théâtralisation, ce sera Amen dont l’affiche sur fond de croix catholique et de croix gammée fit scandale.L_Aveu

Il ne faut pas s’attendre à de longs développements sur la signification de l’image-mouvement, l’image-temps et la notion de subjectivité. Outre les souvenirs, c’est truffé de détails de tournage et d’anecdotes comme l’exige la loi du genre. Pour L’Aveu, son ami Jorge Semprun exigea de signer seul le scénario alors qu’ils l’avaient écrit ensemble, probablement parce qu’il avait beaucoup mis de lui-même et de son passé communiste dans l’adaptation du livre d’Arthur London ; exigence acceptée d’autant que le scénario n’est que le corps d’un film et non son âme. Vaclav Havel, lui aussi, dût le juger si personnel qu’il s’arrangea en juin 1990 pour qu’une diffusion du film ait lieu à Prague en pleine campagne présidentielle afin qu’il influence les élections (ça lui a porté chance). Dans Z, tourné à Alger sous Boumedienne, le metteur en scène n’obtint pas l’autorisation de faire crier par des manifestants d’extrême-droite en pleine rue : « Les pédés, à Moscou ! ». Alors il leur fit hurler « Les pédés, à Chatou ! » pour que le doublage des voix au montage soit raccord… ce qui eut pour effet de les faire tous tordre de rire et de raffermir les liens entre les acteurs secondaires. Z encore. Pour sa sortie en Italie où il triompha, le distributeur local n’en fit qu’à sa tête, prétextant mieux connaître que quiconque les habitudes de son public, et malgré les refus répétés du réalisateur, rebaptisa le film L’orgia del potere !

Z le lança et installa durablement son nom et sa manière dans les esprits un peu partout dans le monde. Pourtant, en janvier 1968, personne n’en voulait. Il croulait sous les propositions mais lui n’en démordait pas : Z ou rien. En 2009, pour les 40 ans du film, j’ai eu le privilège de débattre à Athènes avec Costa-Gavras, en présence de certains de ses personnages (Irène Papas), du musicien qui en avait composé la musique (Mikis Théodorakis), de l’écrivain auteur du roman éponyme (Vassilis Vassilikos, auteur d’une centaine de livres mais toujours ramené à Z, lui aussi) et surtout des véritables protagonistes de l’affaire Lambrakis, notamment le juge Sarzetakis légèrement moins connu en France que son double Jean-Louis Trintignant bien qu’il devint par la suite président de la République hellénique, ainsi que l’un de ses successeurs Karolos Papoulias. Ce soir-là, l’écrivain avait raconté la genèse de son roman (traduit du grec par Pierre Comberousse, 384 pages, Folio) :

« La forme s’est imposée car j’étais sous l’influence du De Sang-froid de Truman Capote, même si Z est un western politique doublé d’une histoire policière. Bêtement, je donnais le nom du coupable dès le début ! Ceux qui ont fait le film ont eu la bonne idée de tout renverser ». Leur autre bonne idée aura été de ne l’helléniser que par des clins d’œil (la bière « Fix », un mot grec lâché ici ou là…) et de nommer le plus souvent les personnages par leur fonction (le Colonel, le Général, l’Avocat, le Juge…) afin d’universaliser la dénonciation d’une démocratie corrompue et rongée par le prurit de la dictature. Sinon, par son mécanisme, le film co-écrit avec Jorge Semprun, est parfaitement fidèle au livre. »

A son tour, Costa-Gavras rappela que son entreprise ne s’annonçait pas sous les meilleurs augures, les Artistes Associés ayant refusé le scénario de crainte que leurs films ne soient interdits de distribution en Grèce :

« En France, ça n’a vraiment démarré qu’en troisième semaine d’exploitation. Dans le reste du monde, sa diffusion fut un sismographe de l’avènement à la démocratie : chaque fois qu’un pays d’Amérique latine l’autorisait, c’était le signe d’un changement de régime ».

Section-speciale-AKA-Special-Section-1975-2Puis le noir se fit. Je pris place à la droite du réalisateur. Tour à tour ému et amusé, il me commenta le film en chuchotant à l’oreille. En fait, il ne l’avait vu que quelques fois en quarante ans, le dernière il y a peu à New York où il est ressorti à l’occasion du 40ème anniversaire. Yves Montand ? « Bizarrement, le public l’associe à Z alors qu’il n’y apparaît que 12 minutes en deux heures. » Le discours pacifiste du député Lambrakis le soir de son assassinat ? : « Piqué au président Kennedy dans son discours le jour de son intronisation ». Le chirurgien anglais qui opère le député du cerveau ? : « Tiens, c’est Raoul Coutard, le directeur de la photo ! ». Les échauffourées entre manifestants pacifistes et fascistes ? «  »De vrais bagarres, ils ont accepté de ne pas faire semblant et c’était rude » ». La représentation du Bolchoï ? : «Volée au Théâtre des Champs-Elysées par manque de moyens, en accord avec la direction, lors d’un vrai spectacle où on avait envoyé le procureur, François Périer… » Celui-ci tout comme Bernard Fresson, Pierre Dux, Renato Salvatori, Marcel Bozuffi, Georges Géret, Charles Denner, Yves Montand, Jean Bouise… : « Mon Dieu, tous morts désormais tous ces grands, même si le cinéma les garde vivants. Charles, il y mettait une passion, lui… ». La soirée s’acheva tard dans la nuit. Comme si les célébrants avaient du mal à se séparer jusque dans la rue Sina. Je me souviens qu’à la sortie, on percevait au loin les échos répétés des sirènes de police. Rude retour au réel. Soudain, 2009 rattrapait 1969. Depuis minuit, la Grèce était paralysée par la grève générale.

Voilà ce qui m’est revenu en mémoire à la lecture des Mémoires d’un créateur engagé qui ne se prend pas pour un artiste, témoigne d’une fidélité exemplaire à « ses » acteurs, ne se pousse pas du col mais qui a fait des films qui ont marqué les consciences. Au soir de sa vie, Costa-Gavras ne compte plus son âge en années mais en films. Un cinéaste nourri de livres, comme c’était la règle au XXème siècle. Le titre de ses mémoires est d’ailleurs emprunté à l’écrivain Nikos Kazantzakis, auteur prolifique mais toujours ramené, lui, à Zorba le grec :

 « Aller là où il est impossible d’aller »

Ce qu’il n’aura jamais cessé de faire à seule fin de ne pas se trahir et de rester lui-même, différent.

(« Costa-Gavras à la résidence de France à Athènes », photo Passou ; Photos D.R. tirés de « Un homme en trop », « Missing », « L’Aveu », « Section spéciale »)

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commentaires

765 Réponses pour Costa le Grec

renato dit: 1 mai 2018 à 8 h 10 min

Le « tu » est désormais une habitude en Italie et en Suisse Italienne, Jacques, mais on emploie encore le « lei » pour tenir à distance les personnes que l’on apprécie peu ou pas.

renato dit: 1 mai 2018 à 8 h 04 min

J’aimais aussi le tutoiement amical de Bouguereau ; celui complice de Jazzi et le taquin de Bérénice, D.

renato dit: 1 mai 2018 à 8 h 02 min

Ah ! le sens de la vie, cette incertaine et vaine inquiétude de paroissiale mémoire ! Pourtant la vie n’est pas une énigme à déchiffrer : à un moment nous entrons dans le monde, à un moment nous rentrons dans le chaos originel ; entre ces deux événements, il y a un intervalle de temps plus ou moins long au cours duquel, puisque toutes les espèces forment des systèmes capables de maintenant l’unité de leur organisation à travers les itérations de leurs membres, nous avons à garantir la survivance et la reproduction de notre espèce. En marge de ces activités — non dépourvues de quelques aspects agréables à vivre —, il nous est donné de pratiquer un chic passetemps : observer ce qui réellement advient et évaluer la perception que nous en avons — notre esprit est perméable au flux en mutation continus de l’expérience. Or, tout le monde peut comprendre que cette activité ne peut que procéder de l’éducation et de la culture de chacun ; en conséquence, que chacun aura sa propre perception de l’ensemble des objets de bricolage sous-jacents à l’histoire d’une vie — en ce sens, à tous les égards interprétable — ; en d’autres mots que n’étant pas dotée d’un sens commun[1] à tous, l’image que nous nous faisons de ce sens ne peut être que subjective : une goutte d’eau est juste assez lourde pour incliner la feuille d’un iris, une autre pas.

Toutefois, puisque nous vivons sur terre entre des humains qui ont favorisé la large diffusion d’une coutume cléricale caractérisée par une panoplie de préjugés, de compromis et d’intolérance idéologique, ce qui fait que le concept d’opinion est fort mal appréhendé, pour ne pas dire carrément méprisé, certains, irrésistiblement attirés par l’absolu, aurons tendance à croire que leur conception du sens de la vie est meilleure que celui d’un voisin qui regarde Les Feux de l’Amour plutôt que Broken Flowers, par exemple, ou d’un autre qui lit Horribles et Épouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel plutôt que L’Équipe. Évidemment, si quelqu’un aime chevaucher un manche de balai personne ne peut le persuader que les hennissements singés qu’il lance à pleine gorge ne sont pas ceux de son imaginaire cheval.

Il y aurait aussi à démêler la pelote de suggestions mentales qui structure la question absolument accessoire et plutôt risible de la métempsycose… se faire un film serait opportun ? Nous imaginer renaitre en êtres capables de nous questionner serait utile ? Notre prochaine enveloppe sera humaine, animale, végétale ? Peu importe. J’aimerais bien expérimenter comment un brin d’herbe perçoit le pré où il vit ; mais, et dans l’éventualité que cela soit possible, il s’agira d’un autre moi, et il n’y a aucune commune mesure entre cet état-là et celui qui est le mien aujourd’hui.

1 — Imaginer le sens de la vie de la « mute de Pampelune » ou des tyrans et des criminels politiques, de ceux qui se sont compromis avec le fascisme, d’un raciste…

En tout cas, je n’ai pas dit que la vie est futile, mais qu’il ne faut pas attendre la mort pour savoir que ce qui vient après est futile… mais ce n’est pas la première fois que ce goujat se goure… ça doit être le sort des frustrés.

Chaloux dit: 1 mai 2018 à 0 h 41 min

A propos de Noël Noël, je dois me tromper. La lettre était plutôt pour lui qu’écrite par lui. Ô mémoire…

bérénice dit: 30 avril 2018 à 21 h 52 min

C’est chiant au possible.

moi je vous trouve amusante de bêtise et de suffisance. Voyez comme il est possible de prendre de l’agrément auprès de personnes assez désagréables , qui plus est incontinentes.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 21 h 50 min

Mais il est vrai que beaucoup ont peint la paix, le bonheur de vivre qu’il fut installé dans de somptueux salons, sur les rives méridionales ou dans ce qui formait encore une campagne aux abords de Paris, la Normandie également, Pont-Aven… Un vrai plaisir à en découvrir qui ne nous sont pas arrivés, c’est toujours un évènement dans une vie qu’une exposition réunissant des toiles qui viennent des quatres coins du monde.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 21 h 46 min

Pour la bonne société je revoyais James Tissot ( je me souviens du nom à cause des montres), certains de ses somptueux tableaux ont été présentés dans la région quand elle disposait encore d’un budget suffisant .

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 21 h 42 min

C’est « Passou qui va tousser.lol.
Magnagna la jauniss peut seulement japper. Cela n’y changera rien.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 21 h 36 min

lv, vous allez pouvoir livrer bataille, checher des noises, noircir les tableaux , pour résumer vous délivrer sans vous en départir de votre excès de négativité et nous convaincre de votre esprit. Amen.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 21 h 30 min

Pour les impressionistes je signale la sortie en librairie d’un roman indiqué  » magistral » de P.Grainville « falaise des fous ». On y retrouve Monet, Giverny,peut-être même le jardin japonais…
Tout ça pour dire que je suis allée à la librairie prendre le livre de Ph. Lançon; ça va saigner.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 21 h 23 min

Chaloux; c’est un peu comme pour les japonnais bien qu’on ne puisse affirmer qu’en cette fin de XIX éme les paysans , les maraichers, les ouvriers aient connu le bonheur. Les peintres sont des témoins et des rapporteurs importants de cette époque bien que nombreux soient ceux qui aient consacré leur oeuvre à peindre un certain monde comme retranché et épargné par les vicissitudes atteignant le petit peuple. Belles toiles au demeurant.

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 21 h 21 min

Et l’inventeur de la première sécurité sociale, Jean Leclaire, qui fut maire d’Herblay. On était encore il y a trente ans en très bonne compagnie sur ce belvédère qui domine la forêt de Saint-Germain, et qui était habité par un véritable génie du lieu. Aujourd’hui, une quelconque banlieue.
Merci.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 21 h 12 min

Chaloux, le pb c’est qu’ ‘au XIXème siècle… rien. Je ne goutais pas les asperges.
Merci pour ce petit rappel historique.

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 20 h 50 min

LVDB, Bloom a raison, les asperges d’Argenteuil étaient très réputées au XIXe siècle. La maison des mes arrières grands-parents a été construite moitié dans un parc moitié dans des champs d’asperges. Comme ces champs étaient étroits et très longs, il fallait en acheter plusieurs pour pouvoir y faire tenir une maison. Avantage non négligeable, il en résultait de très grands jardins.

Bérénice dit: 30 avril 2018 à 20 h 47 min

Lvdlb si vous parcourez les impressionnistes vous pouvez noter la transformation du paysage, il n y a peut être plus à Argenteuil d asperges mais il y en eut, c est certain.

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 20 h 46 min

Dans le Journal Mathieu Galey, on le voit aller déjeuner avec Chardonne dans une épicerie-restaurant des bords de Seine. C’est le restaurant Vigreux, qui jouxtait le club nautique de La Frette, et que j’ai moi-même beaucoup fréquenté avec mon père. On y mangeait surtout du lapin chasseur, ce qui ne m’arrive plus guère.

Et n’oublions pas Albert Marquet qui y possédait une petite maison, un peu après l’église, et qui a laissé d’innombrables vues de la vallée. la gloire locale est un autre peintre, Paul Louchet. Et le comédien Noël Noël qui y possédait une maison, et qui confia un jour à l’amie dont j’ai parlé une lettre à poster… qu’elle retrouva un demi-siècle plus tard dans le livre où elle l’avait oubliée.

Bérénice dit: 30 avril 2018 à 20 h 45 min

16h24 il eut bien ce titre _ la mauvaise vie_ mais il fut vendu au grand jour et je l’ai lu dans un état sûrement second car je n’ avais pas entrevu de devoir le condamner.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 20 h 40 min

Merci Phil, trop d’honneur ; vous pensiez peut- être à P. Claudel…

Bel effet de stylistique « il peignait des tasses et des paravents « .
Les grecs appelaient cela un zeugma?

Genre: il sautait sa femme et les barrières, à pieds joints.

Je confirme, il n’y a pas d’asperges en banlieue parisienne. Mais beaucoup dans le Sud-Ouest.

Bérénice dit: 30 avril 2018 à 20 h 27 min

10h40 il a du se séparer de son archive après un incendie qui eut lieu juste après qu il ait du licencier quelques uns de ses employés. Perso je n’ ai pas remarqué que sa galerie attire les fachos , il faut juste aimer la photo. Ce n’ est pas réservé qu aux nouveaux républicains fidèles à Wauquiez que je sache. Il y avait dans le cliché des photos brûlées celle de Tabarly jeune à la barre.

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 20 h 26 min

Sans oublier Hortense Allard, qui s’en allait dans l’Île aux Oiseaux lire à haute voix du Chateaubriand, ce qu’elle lui écrit.

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 20 h 18 min

Il n’y pas d’asperges à La Frette, mais à Argenteuil et à Cormeilles-en-Parisis. Les coteaux de La Frette, c’était plutôt, comme ceux d’Herblay, la vigne, et un peu plus loin en aval, la pierre de Gaillon sur laquelle sont posées toutes les statues de Versailles, et donc les champignons de Paris cultivés dans les carrières désaffectées. Lorsque j’étais enfant, on allait encore dans ces parages chercher le lait à la ferme, un lait qui n’avait rien à voir avec celui du Périgord et du Limousin, qui était pour moi celui des vacances.

Pour ce qui concerne Chardonne, dont une amie de mon père, morte à 99 ans en 2008, a bien connu Camille Belguise, la compagne de Chardonne, on a l’impression que ce n’était pas une tête bien politique, et qu’en dépit de tics qui sont ceux de son temps, il n’était peut-être pas très convaincu de qu’il se laissait dire, ce qui certes n’est pas toujours une excuse. C’est aussi ce que semble penser Pascal Ory, avec sa finesse habituelle, dans l’émission de France Culture consacrée à la publication de la Correspondance Morand-Chardonne qu’on peut encore écouter. Pour le reste, je suis tout à fait d’accord avec Phil, les livres de Chardonne tiennent très bien le coup.

(Autre grand styliste, ce dont je ne me serais pas douté, Edgar Degas, qui a écrit des lettres qui sont autant de chefs-d’œuvre. Daniel Halévy a fait de Degas un très beau portrait dans ses souvenirs).

Phil dit: 30 avril 2018 à 17 h 24 min

La Frette, merci dear Bloom..belle campagne et compagnie (j’ignorais pour les asperges)
« A l’heure où le Japon était heureux, il peignait des tasses et des paravents ». pensé à vous, dear Lavie, en lisant cette phrase de Chardonne

rose dit: 30 avril 2018 à 17 h 02 min

je vouvoie.
si je n’est pas d’accord, vous le violez.
D’où le pourquoi sinistre des petites filles tuées après le viol. Parce que cela vaut mieux pour elles.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 16 h 24 min

Toujours les mêmes tropismes Phil. Gaffe, vous devenez transparent.
Faut que je me rappelle du nom de ce diplomate pederaste qui fit un voyage en Inde, qui en a tiré in bouquin qui se refile sous le manteau de certains couillus d’ambassade. Des que ça me revient je vous filerai la référence, C’est tout pour vous,ça.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 16 h 05 min

Mille fois Phil, et une fois de plus s’il le faut. Le français châtié n’est pas l’apanage des salopards d’extreme-droite.
Mais ils en ont besoin. Pour planquer habilement leurs « ptits besoins » littéraires. lol.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 16 h 01 min

Bof Phil, quelques minutes perdues dans le silence du cyberespace jamais n’aboliront ce qui a été.
Et ne mettront à mal mes poumons.

Toujours tentative d’atteinte au corps n’est-ce pas Phil. Mais en vain.
En tout cas Les deux salopards M&C espéraient une postérité que leur fausse désinvolture , mais vraie lachete, ne leur aura même pas permis. Ah.

Bloom dit: 30 avril 2018 à 15 h 58 min

Dear Bloom, est-ce la Ferté s. Seine ?

La Frette, dear Phil, dans l’arrondissement d’Argenteuil (les asperges, les impressionnistes, mon mariage…)

Bloom dit: 30 avril 2018 à 15 h 57 min

Jean-peste-brune a beau citer le plaidoyer pro domo du passe-passeur de service qui n’aura de cesse de se refaire une virginité, notamment grâce à l’engagement dans la résistance de son fils, les faits sont têtus: Chardonne fut un bon gros suppôt de la collaboration, qui aimait tant Hitler qu’il fit 2 fois le voyage en Allemagne avec Drieu et écrivit des joyeusetés du genre de celles qu’aimerait bien proférer le crétin des Alpilles du blog si le dispositif légal n’était pas si opérant.

« Il n’y pas de “pauvre” gouvernement de Vichy. Il n’y a que des pauvres Français. Pétain est le seul grand. Je le trouve sublime. Il est toute la France. Je vomis les juifs, Benda, et les Anglais — et la Révolution française. C’est une grande date que 1940. Et qui doit beaucoup à 1918. Je suis sûr que vous verrez un jour dans quelle erreur nous étions »
« Le national-socialisme a créé un monde neuf autour de la personne humaine ».

De la grande littérature, sans aucun doute.

Boutelleau Jacques, de son vrai nom, seulement à demi-persuadé du succès de son entreprise de ripolinage, refusa dans son testament toute rue, toute plaque à son nom. Bien inutile précaution: nul ne fête les traitres à la patrie.

Phil dit: 30 avril 2018 à 15 h 54 min

Dear Bloom, est-ce la Ferté s. Seine ? je ne savais que d’autres écrivains l’avaient honorée de leur présence. Mathieu Galey, le critique littéraire qui n’avait pas besoin de palissandre pour viatique intellectuel, a pourtant recensé l’ensemble des visiteurs de la stammtisch de Chardonne à laquelle il se joignait sans baisser l’étendard de sa judéité qui plaisait aux vieux hussards.
Lavie a beau s’époumoner comme une diablesse, cinquante ans plus tard la prose de Chardonne se tient toujours à quelques coudées au dessus du landerneau littéraire français.

Jean dit: 30 avril 2018 à 15 h 35 min

« Cher maître, vos « Propos comme ça » m’enchantent. J’admire l’ampleur et la désinvolture de votre pensée. Je goûte votre style pur et sans accessoire  »

Rappelons que ces lignes, extraites d’une lettre adressée à Jacques Chardonne en 1966, sont de Charles de Gaulle.

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 15 h 09 min

Va-t-il falloir attendre jusqu’en janvier pour lire le nouveau Houellebecq ? Il sera « catholique », comme de juste, et parlera de l’amour (les spéculations vont vont train). Mais la grande surprise, ce sera quand Houellebecq, après tout cela, se fera moine… :

« Le nouveau roman de Michel Houellebecq, son septième, est fin prêt. Selon nos informations, il sortira en janvier 2019 chez Flammarion, son éditeur historique (oublions la petite infidélité faite avec Fayard du temps de La Possibilité d’une île). Si l’auteur reste évasif quant au titre du best-seller annoncé, quelques indices circulent néanmoins aux terrasses de Saint-Germain-des-Prés. Les thèmes pressentis ? Le catholicisme (une constante chez lui depuis La Possibilité d’une île justement), la ruralité (en bons BouRus – Bourgeois-Ruraux –, ses protagonistes s’installeront-ils à la campagne ?), mais aussi la Russie… En janvier 2017, notre trésor national lâchait sur le plateau du JT de Pujadas : « Je vais arrêter avec l’axe politique. Les sentiments sont plus importants, j’en n’ai pas fini avec l’amour. Mes romans peuvent paraître très négatifs mais il y a beaucoup de moments de bonheur aussi, souvent ça rate de peu et je n’ai toujours pas été au fond »… Enfin un Houellebecq bucolique et sentimental ? La réponse dans 9 mois. »

Jean dit: 30 avril 2018 à 15 h 09 min

Chardonne était un collabo pétainiste. En ce sens en 1940 on ne peut pas dire qu’ il était un traître aux patriotisme pétainiste germanique. Un « excellent français » (LVDLB)

Exactement. Il y a patriotisme et patriotisme. Selon les périodes, le mot ne désigne pas les mêmes choix, les mêmes conduites ; cela va d’une chose à son contraire. Combien d’entre nous, s’ils en avaient eu l’occasion, auraient pratiqué, entre 1940 et 1945, le même patriotisme que Chardonne ? Rappelons que sa conception du patriotisme ne devint blâmable que parce que l’Allemagne, notre allié d’alors, perdit la guerre. Qu’en eût-il été si elle l’avait gagné ? Ayons le sens du relatif.

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 15 h 07 min

Oui, Clopine, il faisait plutôt beau en Mai 68 à Paris, si l’on en croit Frédéric H. Fajardie, venu casser du flic du côté de l’Odéon avec ses potes de banlieue !

« Malgré la fraîcheur des « nuits chaudes », il fit assez beau en Mai 1968…
Les pèlerines bleues rasaient le bitume sous le tir très tendu de nos pavés, canettes, plaques de macadam et autres objets violents non identifiés par les récipiendaires. (…)
Après la prise du canon à eau attribuée – ce qui me surprendra toujours – au PSU, je perdis de vue mes copains lors de la contre-attaque assez violente des flics.
Ce sentiment de solitude en milieu hostile, me pesait chaque instant davantage. J’avais beau être entouré de « camarades », je préférais, et de loin, mes « copains », eux et leurs mauvaises manières, leur grossièreté, leur irrespect en plein « moment historique », leur sens de l’humour et de la dérision, malgré la « gravité de l’heure », qui provoquaient des mines sévères et crispées chez les petits cheffaillons, chiens de garde autoproclamés d’un troupeau sauvage qui ne demandait qu’à renverser tout ce qui se trouvait sur son passage.
Nous, de la zone, nous n’étions vraiment pas sérieux, à preuve : nous voulions tout tout de suite ! »

Jean dit: 30 avril 2018 à 15 h 03 min

il bénéficie en mai 1946 d’un non-lieu à la suite des déclarations de son fils et de Paulhan18. Il écrira à ce sujet : « Le tribunal de Versailles, pendant deux ans, a examiné mon cas. Il était présidé par un communiste et le juge d’instruction était un juif. Ils ont jugé qu’il n’y avait rien à retenir contre moi ; et je crois bien avoir été le seul (dans ces circonstances) qui a été proclamé sans reproche. » (source : Wikipedia).

Chardonne n’a donc pas été condamné pour trahison. Il est sorti indemne et libre de la période agitée de l’épuration. Le stigmatiser comme traître à la patrie, comme le fait Bloom, me paraît relever de ce manichéisme idéologique et politique dont notre pays n’est pas parvenu à sortir depuis 1945. Honorons Chardonne comme un excellent écrivain et faisons fi de l’anecdotique, c’est-à-dire de tout ce qui, comme dans le cas de Céline, n’est pas littérature, en ne perdant jamais de vue cette distinction fondamentale que pose Proust entre le moi de l’écrivain et le moi de l’homme. Entre un excellent écrivain comme Chardonne et un passable écrivaillon comme Roger Ikor, y a pas photo, tout de même !

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 15 h 00 min

Chardonne était un collabo pétainiste. En ce sens en 1940 on ne peut pas dire qu’ il était un traître aux patriotisme pétainiste germanique. Un « excellent français  »

Pour ceux qui n’avait pas 20 ans pleins d idéologie cocodemocratique bourgeoise en 68,année zeroique, un peu de zique.
https://youtu.be/lVRdSb6Nex4

Jean dit: 30 avril 2018 à 14 h 50 min

Nul n’est prophète, etc. et davantage encore quand il a trahi. Je me demande quel pays (quelle ville grande ou petite) commémorerait, (sans parler de célébrer) un traitre à la patrie. (Bloom)

Si je comprends bien ce que Bloom dit entre les lignes, Chardonne était un traître à sa patrie. Jamais entendu dire ça. Ou je me trompe, ou Bloom devrait nous en dire plus.

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 14 h 45 min

Bloom, Clopine… On aurait de quoi célébrer un banquet parisien arrosé !
Entre Nanterre et le Père-Lachaise ? Du côté du boul’Mich, peut-être…

D. dit: 30 avril 2018 à 14 h 37 min

renato dit: 30 avril 2018 à 8 h 58 min

C’est quoi cette habitude de tutoyer les gens sans accord préalable ?

Je suis plutôt d’accord avec vous sur ça, renato. Néanmoins j’aimais beaucoup le tutoiement amical de Bouguereau; j’aime le tutoiement complice de Jazzi, celui taquin de Bérénice.

Bloom dit: 30 avril 2018 à 14 h 32 min

Chardonne eut le bon goût de mourir avant mai 68, exactement aujourd’hui il y a 50 ans.
Pour ajouter au catalogue des non-commémorations-célébrations, merci à Costa-Gavras de servir de truchement.

Même la petite ville de sa dernière destination, à quelques kilomètres d’où je me trouve, n’en dit mot, dear Phil. Elle lui préfère Roger Ikor, écrivain d’origine juive, qui y a vécu et l’a décrite sous un autre nom dans « Les eaux mêlées », prix Goncourt 1955. La galerie d’art contemporain locale porte d’ailleurs son nom.
Nul n’est prophète, etc. et davantage encore quand il a trahi. Je me demande quel pays (quelle ville grande ou petite) commémorerait, (sans parler de célébrer) un traitre à la patrie. En connaissez-vous?
Détail intéressant, Roger Ikor a fondé le Centre contre les manipulations mentales (CCMM).
Lest we forget.
https://www.ville-la-frette95.fr/

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 14 h 16 min

Mais un laicard sans foi ni loi comme vous jean marron, a peu de chance d accéder à une certaine liberté de penser. Dans son acception la plus belle.

Jean dit: 30 avril 2018 à 14 h 04 min

certains n’ont qu’une très petite idée de ce qu’est l’hérésie (LVDLB)

hérésie = « haïresis » = choix (personnel)

La condamnation systématiquement portée par les religions monothéistes dominantes sur tout écart par rapport à leur compréhension du dogme en dit long sur la place qu’elles accordent à la liberté individuelle, et d’abord à la liberté de pensée : aucune.

Jean dit: 30 avril 2018 à 13 h 59 min

C’est plutôt le contraire qui font les philosophes. J’ai connu un très bon ami de C.Rosset qui m’a dit un jour que le grand drame de l’auteur de « L’Anti-nature » est qu’il était homo et ne l’assumait pas. (Pablo75)

Ce qui éclairerait fichtrement son paradoxe de la joie tragique. Je m’en trouve conforté dans mon sentiment que plus d’un philosophe ou catalogué tel prétend donner une portée universelle à ce qui n’était jamais, au départ, qu’une expérience singulière, la sienne.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 13 h 01 min

Pas du tout bas rosis 11h30
Pour l instant dieu m’en garde, nul n’a eue la mienne…Et pourtant ce ne sont pas les efforts qu’ils déploient.

Tout à fait jean marron, certains n’ont qu’une très petite idée de ce qu’est l’hérésie. À trop fréquenter les nouveaux inquisiteurs, sans doute.

Clopine Trouillefou dit: 30 avril 2018 à 12 h 24 min

En tout cas, ma semaine à venir est très très parisienne ! Mais j’ai commis l’erreur de ne pas prévoir d’imperméable, ni de gros pull bien chaud. Je pense qu’en 1968, il devait faire beau à Paris – imagine-t-on tous ces pavés volant sous la pluie, et la plage qu’il y avait dessous trempée ?

Pablo75 dit: 30 avril 2018 à 12 h 16 min

@ closer

« « C’est quoi cette habitude de tutoyer les gens sans accord préalable ? »
C’est très naturel en Espagne, Renato. »

Ça n’a rien à voir avec l’Espagne. L’une des choses que j’aime le plus en France c’est la facilité avec laquelle on peut vouvoyer, pour tenir les gens à distance, chose très difficile en Espagne (pays où « das la mano y te cogen el brazo », comme dit le proverbe). Du coup, dans la vie réelle je vouvoies beaucoup (tous mes voisins, par exemple, que je connais pourtant depuis 20 ans).

Mais ce que j’aime aussi en France c’est provoquer des vieux finauds qui essaient de pè_ter plus haut que leur c-ul, genre Renato (des gens difficiles à trouver en Espagne, où ça devient vite ridicule de trop se prendre au sérieux).

Clopine Trouillefou dit: 30 avril 2018 à 12 h 10 min

Jazzi, le 18, non, mais demain à 10 heures je serai au mur des fédérés (d’autant que mon aïeul, n’est-ce pas, y fut fusillé).

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 12 h 06 min

« Serait-ce différent en Italie ? »

Les Italiens, closer, entre le « tu » et le « vous », ont recours à la troisième personne du masculin-féminin : « lei »… Mais renato, se surcroît, à toujours été un peu snob…

Pablo75 dit: 30 avril 2018 à 12 h 04 min

@ Jean

« Clément Rosset n’aura fait que succomber à la tentation de tout philosophe, d’occasion ou pas, qui est de poser comme universel ce qui n’est après tout qu’expérience individuelle et subjective (moi). A moins qu’il n’ait exhibé son cas personnel comme exemple à suivre : regardez-moi ! regardez comme c’est chouette d’être empli de joie de vivre ! Faites comme moi et vous connaîtrez le bonheur. »

C’est plutôt le contraire qui font les philosophes. J’ai connu un très bon ami de C.Rosset qui m’a dit un jour que le grand drame de l’auteur de « L’Anti-nature » est qu’il était homo et ne l’assumait pas.

Comme son maître Nietzsche.

Les deux, plus ils parlent de joie dans leurs livres, plus ils dépriment dans la vie.

closer dit: 30 avril 2018 à 11 h 33 min

« C’est quoi cette habitude de tutoyer les gens sans accord préalable ? »

C’est très naturel en Espagne, Renato. Serait-ce différent en Italie?

P. comme Paris dit: 30 avril 2018 à 11 h 32 min

Grosso modo, de la Grèce moderne,
je ne connais que David Herbert Lawrence, Henry Valentine Miller, et of corse, La Bouboulina.

Jean dit: 30 avril 2018 à 11 h 28 min

Les tragédies grecques au cinéma, C’est une hérésie (LVDLB)

J’adore le mot « hérésie ». C’est un mot que deux siècles de christianisme (sans compter les deux autres monothéismes) ont chargé de négativité. Comme le mot « hypocrisie », tiens. Or « hérésie » est la copie du mot grec « haïresis » qui veut dire « choix ». Choix personnel. Ainsi, toute mise en scène d’une oeuvre du passé — quel qu’en soit le support — est une hérésie au meilleur sens du terme. C’est-à-dire une interprétation (« hypocrisis »).

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 11 h 25 min

« Prenez et sossiologisez, ceci est son corps enlivré pour ulmiens invertis. »

Jolie formule, LVDLB, mais qui pourrait servir depuis le premier Livre !

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 11 h 22 min

Non, Jean, entre deux bouffées égotistes, WGG nous donnent à lire et à réfléchir. As-tu des nouvelles de JC, un autre toi-même ?

Sant'Angelo Giovanni dit: 30 avril 2018 à 11 h 19 min


…çà devait être quelque chose, l’antiquité,…
…avec tout ces gens, à demi nus, qui tournent en rond,…
…un camp de nudistes permanent,…
…avec des peaux de bêtes,…fourrées,…
…etc,…

Jean dit: 30 avril 2018 à 11 h 17 min

Alors que moi je saute par-dessus tes com. à pieds joints, Jean !(Jazzi)

Alors là, je m’en tamponne absolument. Je partage en effet avec Untertrouduc ce trait commun que l’auto-contemplation de mon génie suffit à me ravir.

Clopine Trouillefou dit: 30 avril 2018 à 11 h 11 min

lvdb n’a jamais vu la Callas dans Médée de Pasolini. Mais au jour d’aujourd’hui, avec le streaming et tout et tout, elle peut se rattraper : rien n’est perdu.

Jean dit: 30 avril 2018 à 11 h 01 min

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 10 h 55 min
Oups » trop près du trottoir »

Les tragédies grecques au cinéma, C’est une hérésie

A ce compte-là, toute représentation d’une tragédie grecque en dehors du théâtre de Dionysos, avec masques et cothurnes, n’a jamais été qu’une hérésie.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 11 h 01 min

Nouveau livre de la madone Bellegueule?

Prenez et sossiologisez, ceci est son corps enlivré pour ulmiens invertis.

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 59 min

Petit Rappel . dit: 30 avril 2018 à 10 h 40 min
Curieux que tout le monde se rue sur Zorba quand Cacoyannis est aussi, et pour moi surtout, le cinéaste d’Electre, d’Iphigénie, et des Troyennes.

En somme, essentiellement un adaptateur, ce qui n’a rien de déshonorant bien sûr, loin de là. Mais convenons qu’il y a plus d’originalité dans le moindre Verneuil que dans le plus accompli Cacoyannis.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 10 h 55 min

Oups  » trop près du trottoir  »

Les tragédies grecques au cinéma, C’est une hérésie. Sauf à faire du théâtre filmé.

Phil dit: 30 avril 2018 à 10 h 53 min

et l’auteur surtout de « Stella », Petitrappel, toute la puissance sans compter des premiers films.

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 49 min

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 20 min
Jean se cite généralement lui-même (à défaut des autres) et WGG se parle à la troisième personne. Que d’égo sur ce blog !

Et pourquoi pas ? je ne fais, après tout, que céder à la tentation si généralement présente sur ce blog, d’exhiber mes élucubrations devant un public, si restreint soit-il. Quant à Untertrouduc, il a beau considérer le même public comme un ramassis d’incurables crétins et le leur faire savoir dès qu’il peut, il ne saurait résister à la tentation de venir frétiller devant eux dès qu’il en a l’occasion. Le narcissisme est la chose du monde la mieux partagée.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 10 h 49 min

Court toujours la tête trop prêt du trottoir…
Plisson n ‘est pas lepenisste parce qu’ ‘il expose bien en vue sur la place, à la Trinité/mer.
Mais par « engagement  » lol.
Suffit d’aller faire un tour…la clientèle avertie en vaut deux…

Après pour les mythes grecs au cinéma C’est une hérésie, presque.

Petit Rappel . dit: 30 avril 2018 à 10 h 40 min

Curieux que tout le monde se rue sur Zorba quand Cacoyannis est aussi, et pour moi surtout, le cinéaste d’Electre, d’Iphigénie, et des Troyennes.
On peut dire bien des choses de Plisson, mais l’accuser de lepénisme parce qu’il expose à la Trinité sur Mer est carrément stupide.

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 36 min

« Je ne me cite que pour rebondir sur ma propre réflexion. »

Alors que moi je saute par-dessus tes com. à pieds joints, Jean !

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 32 min

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 20 min
Jean se cite généralement lui-même

Je ne me cite que pour rebondir sur ma propre réflexion. C’est souvent à quoi me servent mes posts sur ce blog.

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 21 min

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 18 min
« Renato, vos années 68 furent bien sexy »

D’autant plus qu’elles finissent en 69, Phil !

C’est tout comme ma femme et moi. Mai 68 ne nous toucha guère. C’est qu’en 68 nous étions déjà en 69.

Clopine Trouillefou dit: 30 avril 2018 à 10 h 21 min

Nouveau livre d’Edouard Louis : « qui a tué mon père ? », salué par Télérama (qui se dit « bouleversé »). Je présume pourtant que Louis, comme d’habitude, tient à distance le pathos à l’aide de l’outil sociologique. C’est justement cette démarche intellectuelle qui me séduit , moi. Je pense donc que Télérama commet une erreur en étant « bouleversé », car si l’histoire personnelle de Louis, qu’il prend sans arrêt comme champ d’investigation, est effectivement bouleversante, elle ne dépasse l’anecdotique que par la perspective politique dans laquelle Louis la replace. Mais bon. Je sais pertinemment qu’on ne lit toujours que ce qu’on veut voir écrit (fellation et empalement compris).

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 20 min

Jean se cite généralement lui-même (à défaut des autres) et WGG se parle à la troisième personne. Que d’égo sur ce blog !

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 20 min

La tronche que fait Costa Gavras sur la photo du haut trahit manifestement une irrésistible joie d’exister. Je me demande quelle tronche faisait Clément Rosset dix minutes avant de claquer.

Jazzi dit: 30 avril 2018 à 10 h 18 min

« Renato, vos années 68 furent bien sexy »

D’autant plus qu’elles finissent en 69, Phil !

Quel lien de cause à effet, renato, entre la mort de Kerouac et votre départ de Londres ?

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 18 min

Clément Rosset n’aura fait que succomber à la tentation de tout philosophe, d’occasion ou pas, qui est de poser comme universel ce qui n’est après tout qu’expérience individuelle et subjective (moi)

A moins qu’il n’ait exhibé son cas personnel comme exemple à suivre : regardez-moi ! regardez comme c’est chouette d’être empli de joie de vivre ! Faites comme moi et vous connaîtrez le bonheur. Bien sûr, bien sûr. Encore faut-il être quelque peu doué pour ça, et que les circonstances s’y prêtent. Rosset filousophe d’occasion ?

Jean dit: 30 avril 2018 à 10 h 11 min

Clément Rosset a eu raison de cesser de poser comme étroitement liés le tragique et la joie d’exister. C’est que le tragique n’existe pas en soi. Il n’y a pas de tragique « objectif ». Ce qui existe, c’est un sentiment du tragique, une émotion du tragique; Il n’existe du tragique que des définitions subjectives. Un événement, une situation, un personnage, jugés tragiques par l’un, ne susciteront chez l’autre qu’irrésistible rigolade. Les hommes ne s’entendront jamais sur ce qui est tragique et sur ce qui ne l’est pas. On peut juger tragique l’enchaînement des causes et d’effets qui nous conduit de la naissance au trépas ; on peut tout aussi bien le trouver parfaitement anodin et dépourvu de signification, sinon que c’est un enchaînement de causes et d’effets, parmi d’autres. La nature ignore le tragique, invention humaine, donc subjective. Certains sont hantés par le sentiment du tragique, d’autres l’ignoreront toute leur vie. A ce propos, je trouve assez rigolo que Clément Rosset pose la joie d’exister comme inhérente à la condition humaine : qu’est-ce qu’il en sait ? De quel droit étend-il à tout le genre humain ce qui n’est après tout qu’idiosyncrasie personnelle ? Il suffit de visiter quelques EHPAD ou CHU pour se convaincre que la joie d’exister n’est pas la chose du monde la mieux partagée. La tronche que font la plupart des pignoufs qui y sont parqués suggérerait plutôt qu’ils sont hantés par le tragique de leur situation. Mais moi qui les regarde, je me pisse dessus de rire en les regardant. Tout ça est très subjectif. Clément Rosset n’aura fait que succomber à la tentation de tout philosophe, d’occasion ou pas, qui est de poser comme universel ce qui n’est après tout qu’expérience individuelle et subjective, comme toute expérience humaine.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 9 h 41 min

J’ai même pu observer dans le port un géant noir racheté par un milliardaire italien autour duquel s’activait une armée de techniciens équipée et sexy vue comme ça.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 9 h 38 min

ah ah, magnagna la jauniss et ses précautions de langage.

le vaccin antirabique en vente dans toutes les bonnes pharmacies. Subutex ou vernon ?

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 9 h 36 min

« Hiroshi Ueda, pédophile douteux. »

je ne savais pas pour zouzou d’la rdl; mince alors.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 9 h 33 min

 » J’ignorais son engagement »

ah ah, magnagna la jauniss et ses précautions de langage.

P. comme Paris dit: 30 avril 2018 à 9 h 31 min

Hiroshi Ueda, pédophile douteux.
Encore heureux que le gosse est parti avec l’appareil photo.
Agresser les enfants dans un musée avec ses yeux bridés. Non mais!!!.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 9 h 29 min

https://youtu.be/oztzZu5zPzs

lvdlb, j’y suis allée plusieurs fois en septembre, peu fréquentée, il n’affiche pas ses opinions politiques qui ne transparaissent pas dans ses photos, c’est un grand voyageur. J’ignorais son engagement, c’est dommage car son travail mérite le détour.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 9 h 19 min

(aucune sur le web, voir sa galerie à la Trinité).

Bien sûr . Le seul problème c’est que la galerie est mal fréquentée. Plein de lepenisstes. Car Plisson est le fotographe de la marine du Borgne.

Sant'Angelo Giovanni dit: 30 avril 2018 à 9 h 18 min


…la meilleure réponse, et en tout,…
…effacer, les pistes à son accès,…
…tranquille à jours,…
…etc,…

Pablo75 dit: 30 avril 2018 à 9 h 16 min

On passe de « cette année-là avec mes amis du mouvement beat nous étions… » à « c’est quoi cette habitude de tutoyer les gens sans accord préalable? »

Quel naufrage la vieillesse, Renato !

bérénice dit: 30 avril 2018 à 9 h 10 min

8h49 je prends les gens de loin, vous devez connaître ce photographe breton Philip Plisson qui réalise des photos assez surprenantes de plages de l’Atlantique(aucune sur le web, voir sa galerie à la Trinité). Des promeneurs ne restent que silouhettes distribuées isolées ou en petits ensembles comme sur un immense jeu de damier ou d’échiquier .

Sant'Angelo Giovanni dit: 30 avril 2018 à 9 h 08 min


…bérénice, à 8 h 45 min,

…plus, que le verre Baccara,…

…des techniques personnelles inédites,…le temps, hiérarchique de réfléchir,…

…l’artiste, à prévoir ses avenirs,…
…comme, un J.R.,Dallas, normal,!…

…stratégies et ingénieries, se démultiplier soit-mêmes, en ses concurrences objectives,…
…un maître d’art,…etc,…hors du commun,…et inconnu,…la force plus que tranquille,!…

renato dit: 30 avril 2018 à 9 h 08 min

On ne peut pas mourir pour se sortir d’une situation désagréable, Phil. Cette année-là avec mes amis du mouvement beat nous étions entre des extrémismes opposés : l’extrême gauche, l’extrême droite et les conformistes ; la police complétait le tableau ; la situation étant plutôt inconfortable, rester parmi les sauvages réactionnaires d’Europe Continentale n’était point raisonnable, ainsi de mai à la mi-juin au Népal ; l’été à Formentera ; à partir de septembre jusqu’à fin octobre Maroc ; puis à Londres où je suis resté jusqu’au décès de Kerouac — 21 ottobre 1969 —.

Phil dit: 30 avril 2018 à 9 h 02 min

Chardonne eut le bon goût de mourir avant mai 68, exactement aujourd’hui il y a 50 ans. Pour ajouter au catalogue des non-commémorations-célébrations, merci à Costa-Gavras de servir de truchement.

Pablo75 dit: 30 avril 2018 à 8 h 55 min

« Ce qui vient après la mort est futile », dit Albert Camus. Il ne faut pas attendre si longtemps…
(renato)

Comme quoi on peut être un écrivain lucide et écrire de co.nneries monumentales… Qu’est-ce qu’il en savait, le pauvre Albert? Et c’est quoi cette manie des « penseurs » de pontifier sur des thèmes dont ils ignorent tout?

Futile la vie, Renato? Si c’est celle-là ta conclusion après l’avoir vécue, je te plains, parce qu’il te reste quelques centaines, voire quelques milliers de réincarnations à faire – jusqu’à que tu en comprennes le sens.

renato dit: 30 avril 2018 à 8 h 49 min

Ah ! ces gens qui s’auto-portraiturent : tu flâne et un con t’insère dans ses stupides souvenirs de voyage envers et contre le droit à l’image !

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 8 h 41 min

« il a profité de l’occasion pour se faire une photo avec lui »

Quelle difference avec une selfih pride ?

Le bâton japonais en moins. lol

« Si vous avez une bonne idée, quelqu’un y a sûrement pensé avant. La perche à selfie par exemple, cette avancée technique et sociale discutable qui terrorise les musées et agace la planète, a été inventée et brevetée au Japon dès le début des années 1980.

L’idée est venue à Hiroshi Ueda, un ingénieur qui travaillait chez le fabricant d’appareils photos Minolta, lors de voyages en Europe. «Quand je voulais une photo de moi avec ma femme, je devais demander à quelqu’un de la prendre, raconte-t-il lors d’une interview à la radio de la BBC. Mais il y avait toujours un risque que cette personne parte avec l’appareil, particulièrement en Europe.» Il dit s’être fait voler plusieurs appareils, notamment au musée du Louvre, par un enfant. »

https://www.20minutes.fr/insolite/1590623-20150420-perche-selfie-fait-flop-annees-1980

Sant'Angelo Giovanni dit: 30 avril 2018 à 8 h 41 min


…la richesse personnelle, outre les tableaux de maîtres,…
…une priorité absolue,…confidentiel,…of course,…etc,…
…la littérature, en  » interlude « ,…à ses diversions,…à leurres,…

Pablo75 dit: 30 avril 2018 à 8 h 37 min

Curieux: ma phrase « il a profité de l’occasion pour se faire une photo avec lui » est tout de suite interprétée comme s’il s’agissait d’un selfie (« Pour une critique du selfi, lire le dernier Beigbeder…! »… « C’est amusant cette histoire de selfie de Costard Gravas en raout franco-parisien en Chine »). Or, il s’agit d’une photo prise par un tiers, dans laquelle on les voit presque en entier.

Ça me rappelle cette vidéo qui circule sur le Net dans laquelle on voit un gosse de moins de 2 ans avec une revue et qui essaie de passer les pages en glissant son doigt comme sur une tablette.

Comme quoi, la Technique modifie de plus en plus notre vision du monde sans qu’on se rendre compte, ou dit de façon plus directe, nous bouffe de plus en plus le cerveau « à l’issue de notre plein gré ».

bérénice dit: 30 avril 2018 à 8 h 37 min

Crète et Grèce en 1982 ressemblaient encore à celle du film, ici parfois , une histoire de lumière et de paix quand la plage est désertée on s’y croierait presqe, manquent certains de ses parfums qui peut-être ont disparu du paysage là-bas . Vous descendiez du bateau après avoir traversé la nuit sur la mer pour gagner par les rues bruissantes des ateliers une chambre, simple. Le soleil toujours de la partie. Comme un air de dimanche de communion pour qui vient du nord, je ne saurais me l’expliquer.

Sant'Angelo Giovanni dit: 30 avril 2018 à 8 h 35 min


…quelques métiers, que vous voulier exercer, en libre de droits,…

…bien, sur, les connaître, parfaitement, selon les anciens, depuis l’antiquité,…
…sans investissements, de machines-outils, aux coûts prohibitifs,…

…bien, sur, tout métiers, sans rien à se dépenser,…
…rester  » exclusifs  » et privé, vendre à la  » pièce  » unique « , sur commande, avec un pourcentage de 50 %, déjà facturer, non remboursable,…
…vous n’aller, pas, travailler, pour rien,…
…d’égal, à égal, avec les meilleurs usuriers, sur bourses & Trusts,…
…les finances,
…une dictature agréable à se devenir, son J.R.,Dallas,…des prix, en déconfitures,…

…gardons, 10.000 fois, plus, que ce qu’on investit,…châteaux compris,…
…devenir, plus riches, avec des riens, continuels,…
…etc,…

renato dit: 30 avril 2018 à 8 h 27 min

« Ce qui vient après la mort est futile », dit Albert Camus. Il ne faut pas attendre si longtemps…

bérénice dit: 30 avril 2018 à 8 h 21 min

J’ai lu Zorba il y a si longtemps , 35 ans peut-être que je ne me souviens plus très bien du bouquin , en revanche je crois que chacun se souvient d’Anthony Quinn dansant le sirtaki dans ce rôle pour un film qui a été produit en 1964.
https://youtu.be/2AzpHvLWFUM

bérénice dit: 30 avril 2018 à 8 h 06 min

. La famille est décidément quelque chose d’amusant.

Rien de bien choquant, un brin incestueux mais de très loin, rien à voir avec les mariages entre cousins ou les amours entre un frère et une soeur issus du même lit.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 8 h 03 min

Rendons Zorba à son auteur.

« En créant le personnage de Zorba, Kazantzaki a consciemment créé un mythe, celui d’un homme primitif qui sait aller à l’essentiel, et vivre le mystère d’exister dans ses dimensions fondamentales : les perceptions, l’action, la femme, l’amitié, l’art, le positionnement métaphysique, la joie. »

Ulysse a fait un beau Voyage, Zorba aussi.

La possibilité d’une île :

http://jevousdediecelivre.eklablog.com/alexis-zorba-analyse-du-roman-a106152400

bérénice dit: 30 avril 2018 à 8 h 00 min

Sinon concernant l’accord nord-sud et dénucléarisation de la zone nord, je pensais Rose que Kim Jong un pouvait se plier à l’exigence, la pression internationale pour bénéficier d’une remise de peine, acceptant les contrôles et consacrer un budget important à l’évolution tant technologique que sociale de son pays. Cela lui permettrait de sortir le nord des affres économiques, la Chine si elle est présente dans ces tractations pourrait intensifier cette voie de commerce exterieur dont elle a besoin avec une Corée avec qui elle entretient des relations commerciales officieuses pour la soutenir( Corée du nord qui au dire des experts paradoxalement tire une croissance malgré l’embargo, imaginez sans) et la présence des américains ne se justifierait plus en si grand nombre .

bérénice dit: 30 avril 2018 à 7 h 52 min

Est-ce qu’il vous ressemble? J’avais contemplé il y a de cela fort longtemps un portrait de groupe, vous passiez, où vous aviez l’air heureux, épanoui; vous y apparaissiez beau, irradiant le bonheur, la joie, un sourire dans le regard comme un soleil.

bérénice dit: 30 avril 2018 à 7 h 48 min

Pablo, bonjour, je pensais à vous hier . Votre fils est en Chine pour perfectionner son chinois. J’ai toujours conçu une admiration pour ceux capables d’apprendre une langue orientale. Quelle musique si différente de la nôtre, tout un système à enregistrer jusqu’à l’écriture . Bravo, belle réussite.

la vie dans les bois dit: 30 avril 2018 à 7 h 17 min

C’est amusant cette histoire de selfie de Costard Gravas en raout franco-parisien en Chine.
Quelle bravitude; gageons qu’il aura revêtu son plus beau col mao, comme tous nos anciens « dissidents ».

Il n’est pas allé à L’inauguration de Chinawood ?

« Dans le domaine des nouvelles technologies, il n’est pas un service, un réseau social ou une application mobile venus des États-Unis qui n’a pas son équivalent chinois. Grâce à la presse économique, on sait ainsi qu’il existe un « Google chinois », un « Twitter chinois », un « Facebook chinois », un « Uber chinois », etc. Mais le high-tech n’est plus le seul secteur où la Chine tente de résister à l’hégémonie américaine puisque, depuis ce week-end, il est désormais possible de parler officiellement d’un « Hollywood chinois ». »

http://www.france24.com/fr/20180429-chinawood-chine-cinema-hollywood-ginqdao

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 6 h 01 min

Le macaque Naruto a fait son propre selfie, mais la justice ne lui a pas accordé le droit d’en être l’auteur juridiquement. Beigbeder aurait dû aborder la question, tout ce qui est « singerie littéraire » lui étant proche :

« Nous partons en Californie, où un tribunal vient de répondre à une question inattendue. Un animal, même célèbre, et dont les photos font le tour du monde, peut-il prétendre à des droits d’auteur ?

Dans un jugement rendu lundi 23 avril, la Cour d’appel de Los Angeles a jugé que ce n’était le cas. La décision concerne le macaque Naruto. Si vous êtes un adepte des réseaux sociaux, vous connaissez ce singe de l’archipel des Célèbes en Indonésie.

En 2011, il avait réalisé son autoportrait, un selfie, après s’être emparé de l’appareil du photographe britannique, David Slater. »

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 2 h 48 min

Je suis sûr que dans son prochain roman, en attendant de se faire moine, Houellebecq va nous concocter une petite glose de derrière les fagots à propos de l’artichaut à la juive. En plus, Houellebecq est un ami d’Israël…

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 2 h 44 min

Si ça se trouve, les selfies, les gens vont arrêter d’en prendre. Ils seront excédés par tout ça. Les touristes prennent des photos qu’ils ne regardent même pas ensuite. Cela ne sert à rien ! Et Beigbeder n’a pas pressenti ce phénomène !

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 2 h 40 min

« Pour une critique du selfi, lire le dernier Beigbeder…! »

Moi, je me passe très bien d’une prétendue glose de Beigbeder sur le selfie, par contre, l’artichaut à la juive, casher ou non, là je trouve qu’il y a un problème, et que les commentaires seraient les bienvenus. Beigbeder a encore loupé le coche !

Delaporte dit: 30 avril 2018 à 2 h 36 min

Intéressant article dans la Croix sur une polémique qui agite le grand rabbinat d’Israël à propos du caractère casher ou non des artichauts, légume délicieux et dont la forme ronde représente symboliquement la succession infinie des cycles humains :

« La gastronomie romaine a de nombreuses sources mais la délicieuse cuisine de l’ancien Ghetto y figure au premier rang avec l’agnello alla giudia (agneau à la juive), la concia di zucchine (des courgettes frites et marinées) et, surtout, les fameux carciofi alla giudia, les artichauts à la juive… Mais voilà : aux yeux du grand rabbinat d’Israël, ces artichauts, soigneusement taillés puis frits, ne seraient pas conformes aux règles rituelles de l’alimentation juive. »

Petit Rappel . dit: 30 avril 2018 à 1 h 51 min

On le dit pour montrer qu’il existe un autre cinéma grec, capable lui de rendre compte des grands mythes.
MC

Chaloux dit: 30 avril 2018 à 0 h 44 min

Widergänger dit: 29 avril 2018 à 23 h 45 min
« imbécile. Quand on ne l’est pas, ça ne touche guère. »

Il est évident que le cavalier qui devait te porter un message destiné à t’informer du fond de ta nature, à t’éclairer, en quelque sorte, s’est égaré en chemin. Inutile de l’attendre, désormais. Il ne viendra plus. C’est ce qui te rend si amusant.

Ne change rien, j’ai encore tant de flèches.

Hurkhurkhurk!

Widergänger dit: 30 avril 2018 à 0 h 43 min

Mais je dirais en plus que Costa-Gavras apporte un plus au genre du film engagé. Avec Un homme de trop, il s’en prend au mythe de la résistance en mettant en scène un anti-héros qui refuse simplement la guerre. C’est la raison principale à l’évidence de son échec commercial. Il a pris les Français à rebrousse poil ! Son anti-héros, plus vrai que nature, ne fait pas rêver. Or, les Français aiment bien qu’on leur raconte de belles histoires : la France pays des droits de l’homme, la France résistante, la France épurée de ses collabos en 1945-47, la France du Front populaire et autres fadaises.

Widergänger dit: 30 avril 2018 à 0 h 30 min

En revanche, ce qui me paraît digne de retenir notre attention chez Costa-Gavras, c’est ce sur quoi il insiste souvent, la notion de spectacle. Il a beau faire des films engagés, ce qui fait la puissance de ses films engagés, c’est précisément qu’il ne perd jamais de vue qu’un film doit deumrer un spectacle. Autrement dit, la notion d’engagement est filtrée par la nécessité formelle de faire du spectaculaire. Or, l’engagement en soi n’a rien de spectaculaire. Il évite l’ennui sans pour autant verser dans le divertissement gratuit. Il réussit à trouver le juste équilibre entre deux travers qu’il a su par son génie propre éviter. On a plaisir à regarder un spectacle qui nous fait réfléchir sur les problèmes politiques. C’est ce que j’aime chez Costa-Gavras.

Widergänger dit: 30 avril 2018 à 0 h 18 min

Petit Rappel . dit: 30 avril 2018 à 0 h 02 min
Pourquoi pas. Mais c’est simplement une affaire de goût personnel qui ne dit rien ni de Costa-Gavras ni de Michel Caccoyannis.

On pourrait dire la même chose de n’importe quel réalisateur ! On n dit là rin d’autre que : j’aime/j’aime pas. Quel en est l’intérêt ? Voisin de zéro…

Pablo75 dit: 29 avril 2018 à 23 h 48 min

Aujourd’hui, vers 18 h, je suis passé ici pour lire le dernier papier d’Assouline sur Costa-Gavras, où il cite la phrase « Trop de Chinois ! » et parle de « L’Aveu ».

Une heure après, je regarde mes mails, et j’en vois un dans lequel mon fils, qui est à Pékin, où il passe une année pour améliorer son chinois, m’envoie une photo dans laquelle il est en compagnie de… Costa-Gavras !!

Explication: il est allé aujourd’hui à l’Alliance Française, où il y a un Festival Costa-Gavras, et il a vu « L’Aveu » en présence du réalisateur, avec lequel il a parlé à la fin. Et il a profité de l’occasion pour se faire une photo avec lui.

Étrange synchronicité…

Widergänger dit: 29 avril 2018 à 23 h 45 min

Mais je comprends qu’il ne soit pas agréable d’être qualifié d’imbécile. Surtout si on l’est !

Quand on ne l’est pas, ça ne touche guère. Surtout venant d’un imbécile…!

Sant'Angelo Giovanni dit: 29 avril 2018 à 23 h 44 min


…merci,..rose,…

…entre gens singulier, de la méditerranée,…
…de proche en proches,…s’épauler, un peu plus, à nos réputations de vivre, sous les oliviers, et autres temples aux dieux,..qui nous le rende biens,?…
…aidons nous à mieux vivre,…etc,…
…confraternels,…

Widergänger dit: 29 avril 2018 à 23 h 39 min

Ce pauvre jeanjean des brumes ne comprendra donc jamais rien au réel. Roger-Pol Droit ne donn ici aucun argument à éliminer le tragique. Aucun. Il dit simplement que le paradis pour Clément Rosset est exactement le contraire de ce que notre culture judéo-chrétienne appelle le « paradis » (dans la Bible pour être tout à fait clair). Et en effet !

Dire d’un imbécile que c’est un imbécile, injurier un imbécile n’est pas une dénégation de l’imbécile en question. C’est exactement le contraire, la prise en compte de l’imbécile pour affirmer son imbécilité. La dénégation de l’autre, c’est le nier dans son être, ça n’a rien à voir, c’st le propre de toutes les formes de racisme. Qualifier quelqu’un d’imbécile n’a strictement rien à voir avec le racisme.

Vu, mon jeanjean des brumes ! T’es bien perdu dans tes brumes de l’imbécilité, ça c’est sûr !

Jean dit: 29 avril 2018 à 23 h 21 min

Il semble bien que, depuis l’époque de ses débuts en philosophie et de la publication de ses premiers livres, Clément Rosset ait de moins en moins vu l’intérêt de maintenir l’association par trop romantique (et nietzschéenne) entre tragique et joie d’exister. Peu à peu, le tragique est mis en veilleuse, et il ne reste que la joie, indéracinable, inexplicable, presque animale, d’être au monde. On lira à ce sujet le texte que, dans « Le Monde des livres » de vendredi dernier, Roger-Pol Droit consacre au dernier livre de Rosset (62 pages, dont un texte sur la musique). Roger-Pol Droit écrit notamment :
« Ici-bas se trouve le paradis, le vrai, l’unique.  » L’endroit du paradis » — titre de ce petit recueil posthume — c’est donc le réel, là où vivent les hommes, éphémères et fragiles. Le paradis officiel, celui que l’on imagine, n’est que l’envers du réel, son double inexistant ».
J’avoue que je partage entièrement cette compréhension de la joie d’exister et de sa puissance … vitale. Vouloir mettre du tragique là-dedans, c’est convoquer inutilement l’emphase, la pose, le baratin pédantesque. Soyons simples et laissons-nous aller à être heureux.C’est ce que me chuchote le ronflement de mon chat,bienheureusement étalé sur sa couverture au pied de mon lit, les pattes en-l’air.

rose dit: 29 avril 2018 à 23 h 15 min

à propos de famille Alice et Elisabeth ne sont pas les mêmes, cf. article d’hier. Alice est sourde de naissance et est sur la liste des Justes. S’est impliquée dans la Croix rouge et a caché des juifs durant la guerre.
En rapport avec le prince consort.

rose dit: 29 avril 2018 à 23 h 11 min

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche 29 avril dans les rues de La Valette, la capitale maltaise, pour réclamer « vérité et justice », plus de six mois après l’assassinat de la journaliste et blogueuse Daphne Caruana Galizia.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/04/29/malte-des-milliers-de-manifestants-reclament-verite-et-justice-sur-la-mort-de-daphne-caruana-galizia_5292347_3214.html#oKPr4Dm7peT1U2DO.99

Giovanni

j’ai trouvé c’est la journaliste bloggeuse assassinée à Malte.

Chaloux dit: 29 avril 2018 à 23 h 01 min

On en apprend tous les jours. J’ignorais, ou avait oublié, mais c’est aujourd’hui que cela me parait frappant, que le professeur Adrien Proust aurait fait épouser à son fils Robert, frère cadet de Marcel, la fille légitime de sa maîtresse. Dixit Jean Pavans sur France Culture. La famille est décidément quelque chose d’amusant.

Jean Langoncet dit: 29 avril 2018 à 22 h 53 min

@En avant, route !

En route, mauvaise troupe !

En route, mauvaise troupe !
Partez, mes enfants perdus !
Ces loisirs vous étaient dus :
La Chimère tend sa croupe.

Partez, grimpés sur son dos,
Comme essaime un vol de rêves
D’un malade dans les brèves
Fleurs vagues de ses rideaux.

Ma main tiède qui s’agite
Faible encore, mais enfin
Sans fièvre, et qui ne palpite
Plus que d’un effort divin,

Ma main vous bénit, petites
Mouches de mes soleils noirs
Et de mes nuits blanches. Vites,
Partez, petits désespoirs,

Petits espoirs, douleurs, joies,
Que dès hier renia
Mon coeur quêtant d’autres proies.
Allez, ‘aegri somnia’.

Verlaine

Claudio Bahia dit: 29 avril 2018 à 22 h 47 min

Jean dit: 29 avril 2018 à 22 h 20 min
euh! Vous citez lequel des deux? Pour moi, en ce qui regarde les injures et insultes, ils se valent; pourtant j’observe que depuis deux-trois semaines, l’apport (pour ce qui concerne la litérature) a nettement faiblit chez Chaloux.
Donc, j’attend le prochain billet de Passou….

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