de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Dans le tourbillon de la vie

Dans le tourbillon de la vie

Ce soir, la Cinq diffusera Ascenseur pour l’échafaud, inoubliable errance urbaine écrite par Louis Malle et Roger Nimier, mise en musique par Miles Davis (accompagné de Barney Wilen, René Urtreger, Pierre Michelot, Kenny Clarke, merci pour eux jamais cités) et au centre une Jeanne Moreau pétrie d’angoisse, de doute et de solitude admirablement photographiée en noir, blanc et toutes les nuances du gris de la nuit à gros grains par Henri Decae. Hier soir, Arte diffusait Jules et Jim, un film qui renvoie à un livre qui lui a fait écho.

Il y a comme ça des gens dont la mémoire précède la naissance. Une vieille sagesse juive raconte ça. Des individus de ce type, on en connaît trois à Paris, trois achkénazes qui ont mis leur plume au service de ce monde-là. Des Juifs venus de là-bas échoués par ici, qui ont tout perdu sauf l’accent. Ce trio est constitué du dramaturge Jean-Claude Grumberg, du regretté nouvelliste Cyrille Fleischman, et du documentariste Robert Bober. Ce dernier avait fait une entrée fracassante en littérature en 1993 avec Quoi de neuf sur la guerre ? Puis il y eut Berg et Beck suivi de Laissées-pour-compte (tous publiés par POL). On y sentait passer un doux vent mélancolique, avec ce qu’il faut d’humour et de tendresse pour ne pas sombrer dans la tristesse. Des qualités retrouvées dans le dernier en date On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux.

Il s’est servi dans Plupart du temps de Pierre Reverdy. Juste le titre. Pour le reste, il doit tout à Jules et Jim. Le livre d’Henri-Pierre Roché, le film de François Truffaut. Il est vrai que le jeune Robert Bober, futur documentariste, fut son assistant pour les Quatre cents coups, Tirez sur le pianiste et Jules et Jim. Ca laisse des traces. Son récit, qui tient du collage de séquences, raconte des histoires à travers une histoire. Celle de sa mère. Elle a vécu presque la même chose. Ce qui renvoie un étrange écho. D’un côté Jules, Jim et Catherine. De l’autre Yankel, Leizer et maman. Yankel s’est dissipé en cendres dans le ciel d’Auschwitz, Leizer s’est carbonisé dans le vol Paris-New York qui coûta la vie à Marcel Cerdan, maman est restée là avec son chagrin et son fils, le narrateur. Il faut Truffaut pour qu’elle sorte de son silence et qu’elle raconte son secret. Ce que c’est d’avoir aimé deux hommes, d’avoir perdu son Jim après avoir perdu son Jules.

Nous sommes dans les années 60, déjà dans le tourbillon de la vie. La guerre n’est pas si loin encore. On dirait qu’il y a eu comme un trou noir. Dans ce monde-là, où l’on ne cesse de vadrouiller autour de son passé, lorsqu’on se souvient d’un nom, l’adresse suit juste après. On chante aussi le Temps des cerises. On sait, mais pour combien de temps encore, le sens du mot « guinguette ». On ne peut remonter Belleville sans être envahi par des souvenirs d’école. On est parisien comme seuls ces yids-là savaient l’être. On croise des gens qui furent des personnes avant de devenir des personnages.

Le fameux clown Pipo, qui faisait rire les spectateurs sous la botte, et qui était le seul du cirque à ne pas rire car lui seul savait qu’il était né Sosman. Cette Boubé qui décida d’être muette sous l’Occupation car « les mots qui sortaient de sa bouche portaient tous une étoile jaune », qui s’est rattrapée depuis sans apprendre le français pour autant et serait bien capable de dire « rue des Hospitalières-Saint-Gervais » en yiddish. En passant, on fait un bout de chemin avec le Robert Giraud du Vin des rues, et le Robert Doisneau des bistros et Vins-charbons.

Jules et Jim est le leitmotiv de cette quête nostalgique ; ce n’est pourtant pas un film qui la gouverne, ni même un livre, ou un album, mais un tiroir. Celui où l’on range à la diable les photos d’autrefois. Incroyable ce qu’elles peuvent faire rêver. Elles sont l’aimant secret de nos vies intérieures. A la fin… A la fin, vous verrez bien, si toutefois les larmes ne vous brouillent pas la vue.

(Jeanne Moreau 1928-2017 photo extraite d’Ascenseur pour l’échafaud)

Cette entrée a été publiée dans cinéma, Histoire Littéraire.

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commentaires

822 Réponses pour Dans le tourbillon de la vie

rose dit: 4 août 2017 à 13 h 30 min

bob

l’impression que cried in a whisper est très proche du gémissement.

christiane

classer c’est ranger.
et ranger les choses c’est ranger ds sa tête. un jour – c parti à la poubelle, mon prof est parti, en 6 mois, cela m’a bouleversée, il a voulu sa femme ses gosses son frère, moi, une de ses élèves, il m’a poussée dehors doucement, j’avais commencé à peindre des graines de …..je vais retrouver, flamboyant peut-être, de Marie Galante.
Classement. Rangement. Ds ta tête en // cela déménageait. je voulais faire des mobiles suspendus.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 13 h 18 min

« il bout tt le temps »

Il dit que c’est à cause de commentateurs comme toi : baisse le feu !

Bloom dit: 4 août 2017 à 13 h 18 min

Oui, rose, mais je ne suis pas sûr que l’antéposition de l’ordre canonique GN Sujet+ GN Objet (Anything…features/I have never seen), justifie l’élision du sujet « I ».
Cela se veut du dialogue mais c’est très très écrit…comme d’habitude.

rose dit: 4 août 2017 à 13 h 11 min

Anything approaching the change that came over his features I have never seen before, and hope never to see again. »
Bloom
n’avais jamais vu, auparavant, quoique ce soit d’approchant ce qui envahit ses traits ; espoir de ne rien revoir de tel.

rose dit: 4 août 2017 à 13 h 05 min

to cry en anglais c ‘est pleurer
to shout crier
to cry in a whisper
pleurer ds un murmure
cela ressemble à un couinement

(bcp de retard, je rattraperai)

Bloom dit: 4 août 2017 à 13 h 00 min

Vous avez parfaitement raison, Petit Rappel, dans les mots de Kurz/Conrad, il y a le tragique shakesperien avant tout.

A la découverte du meurtre de Banquo, Macduff s’exclame:

« O horror, horror, horror! Tongue nor heart
Cannot conceive nor name thee! »

Dans “Othello”, le Maure de Venise réagit aux soupçons d’adultère concernant Desdemona:

« On horror’s head horrors accumulate »

A la date du 15 février 1944, Hélène Berr, agrégée d’anglais, juste avant son arrestation et sa déportation, écrit les derniers mots de son Journal en anglais:

“Horror! Horror! Horror!”

rose dit: 4 août 2017 à 12 h 43 min

bob
mettre de l’ambiance
c’est vrai : comme un disc-jockey

génie
ou incompris ou sans bouillir

jazzi
juste après le repas, le festin orgiaque + le bébé dcd à l’eau, gloups oups

JC..... dit: 4 août 2017 à 11 h 59 min

RAPPEL

En mer, on n’enterre pas … on jette à l’eau et c’est bien naturel. Avec ou sans drapeau. Avec ou sans cercueil. Une planche suifée et zou !

Le reste est sensibilité inutile, hélas bien littéraire.

Petit Rappel dit: 4 août 2017 à 11 h 52 min

Il n’y a pas que Dante, il y aussi Shakespeare avec le Horror Horror qui renvoie à Macbeth et précisément, Macduff…

JAZZI dit: 4 août 2017 à 11 h 24 min

Je ne demande pas à un auteur de quelle confession il est, Phil. Et donc n’en parle pas. Sauf, s’il s’en revendique, comme Mauriac, écrivain catho… et pédé honteux !

bob dit: 4 août 2017 à 11 h 21 min

christiane
ce besoin qu’il a de toujours râler et prouver qu’il a raison (quant à la poissarde, givrée en plus!! )

JAZZI dit: 4 août 2017 à 11 h 02 min

spécial dédicace à vicD.oria

« Et puis deux hommes étaient venus et l’avaient forcée. Ils l’avaient obligée à desserrer son emprise. Elle se défendit. Elle cracha et mordit. Mais ils étaient plus forts qu’elle. Ils réussirent à lui prendre l’enfant et, sans un mot, le jetèrent par dessus bord. Elle se souvenait encore du bruit horrible de ce corps aimé, embrassé, touchant l’eau. »
(« Eldorado »)

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 49 min

Pas besoin d’aller chercher bien loin dans le temps pour les scènes d’horreur. Pour le « Goût de la Méditerranée » je cherchais un roman qui abordât le thème des migrants. Je l’ai trouvé : « Eldorado » de Laurent Gaudé. Une mère, sur un bateau à la dérive au milieu de la Méditerranée, abandonné par l’équipage, sans réserve d’eau ni de nourriture, tient serré contre elle son enfant de onze mois qui vient d’expirer. Quelques hommes le lui arrache des bras pour le jeter à la mer… Plouf !

Jean dit: 4 août 2017 à 10 h 45 min

Ce matin, lu sur mon écran d’accueil Orange : « Jeanne Moreau, les détails de sa mort dévoilés « .

Extraordinaire comme une telle annonce (dont le principe n’est pas différent des annonces publicitaires) exhibe l’obscénité inconsciente (si inconsciente que cela ?) des médias.

Phil dit: 4 août 2017 à 10 h 39 min

est-il question du Congo de Leopold II dans cet étripage ? indeed c’était le bon temps, rues propres tirées au cordeau de Leopoldville, l’enfer dantesque à machettes est arrivé en 60. Lavie qui vient de prendre son ovomaltine confirmera.

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 36 min

Je ne lis pas Lauréamont, merci pour les autres. Abjection, cruauté, pour leur donner du frisson. Par ces temps de  » chien », pourquoi pas.

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 33 min

je déteste les spams littéraires. Les dédicaces non sollicitées, c’est pareil.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 31 min

spécial dédicace pour LVDLB

« Il commençait à me sembler que l’univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n’était peut-être pas ce que j’avais rêvé de plus grandiose. Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupt du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai espérer pénétrer, moi, si jeune, les mystère du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains et d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche, on devine ce qu’il en faisait. Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car,enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !… jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisit un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. Il lui dévorait d’abord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien ; car, il croquait les os. Ainsi de suite, durant les autres heures de son éternité. Quelquefois il s’écriait : « Je vous ai créés ; donc j’ai le droit de faire de vous ce que je veux. Vous ne m’avez rien fait, je ne dis pas le contraire. Je vous fais souffrir, et c’est mon plaisir. » Et il reprenait son repas cruel, en remuant sa mâchoire inférieure, laquelle remuait sa barbe pleine de cervelle. O lecteur, ce dernier détail ne te fait-il pas venir l’eau à la bouche ? N’en mange pas qui veut d’une pareille cervelle, si bonne, toute fraîche, et qui vient d’être pêchée il n’y a qu’un quart d’heure dans le lac aux poissons. Les membres paralysés, et la gorge muette, je contemplai quelque temps ce spectacle. Trois fois, je faillis tomber à la renverse, comme un homme qui subit une émotion trop forte ; trois fois, je parvins à me remettre sur les pieds. Pas une fibre de mon corps ne restait immobile ; et je tremblais, comme tremble la lave intérieure d’un volcan. A la fin, ma poitrine oppressée, ne pouvant chasser avec assez de vitesse l’air qui donne la vie, les lèvres de ma bouche s’entrouvrirent, et je poussai un cri… un cri si déchirant… que je l’entendis ! »
(« Les chants de Maldoror »)

bob dit: 4 août 2017 à 10 h 31 min

WG tout le monde sait quel génie, incompris, vous êtes – D’ailleurs vous le dites assez souvent, pour le cas où ça ne sauterait pas aux yeux. Heureusement que vous êtes là aussi pour mettre de l’ambiance

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 31 min

Après ce début de matinée agité, je vais reposer mon esprit divin en poursuivant mes lectures ukrainiennes, mes petits chéris. Et essayez en mon absence de ne pas dire trop de sottises. Sinon, panpancucu à mon retour…!

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 30 min

wannacry, c’est un truc, genre « tu vas pleurer »

Marcus Hutchins, the 23-year-old British security researcher who was credited with stopping the WannaCry outbreak in its tracks by discovering a hidden “kill switch” for the malware, has been arrested by the FBI over his alleged involvement in another malicious software targeting bank accounts.
https://www.theguardian.com/technology/2017/aug/03/researcher-who-stopped-wannacry-ransomware-detained-in-us

JC..... dit: 4 août 2017 à 10 h 29 min

Demander à Bob la Pointe Emoussée de « faire quelque chose de bien », c’est confier le Charles de Gaulle à un capitaine de pédalo, la Présidence de la RF à Bébé Macron, l’Archevêché de Paris à Dodo la Saumure …

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 27 min

Tiens, mon Jeanjean, console-toi un peu avec ces deux vers sublimes du Paradis de Dante :

Benigna volontade in cui se liqua
sempre l’amor che drittamente spira

(Paradis, XV, 1)

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 24 min

Mais je n’ai aucune grandeur, ici. Je ne fais que dire des banalités. Mais j’y suis bien forcé puisque vous n’avez même pas encore accédé à ce niveau, gros malin ! On ne peut pas planer avec des gens comme vous, on est sans cesse obligé de se battre comme un chiffonnier pour imposer des banalités, cornard !

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 24 min

« Dante ne faisait pas dans la contemplation de l’abjection »

Ah bon ! Et Ugolino et ses enfants, c’est un pique-nique en famille, LVDLB ?
Disons alors, pour te faire plaisir, que c’est « Les chants de Maldoror » de Lautréamont !

Jean dit: 4 août 2017 à 10 h 23 min

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 20 min
Quoiqu’il en soit, tu n’as pas le droit de mourir avant ta compagne, Jean !

En effet. C’est la seule chose qui me retienne. Amour …

Quoiqu’il en soit s’écrit quoi qu’il en soit. Ah ça mais c’est que … !

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 22 min

On put faire comme Perec et écrire une imitation ironique des nécrologies des Mémoires, pour notre brave Jeanjean.

bob dit: 4 août 2017 à 10 h 22 min

« Il eut un cri murmuré  »
On souhaiterait trouver mieux
mais ça colle avec le contexte

« vous fiez bêtement à votre dictionnaire comme tous les gens qui ne savent rien du travail d’un traducteur ! »
ah ah ah ! (voyons wg personne n’oserait rivaliser avec votre immense grandeur, qui sait tout )

Jean dit: 4 août 2017 à 10 h 20 min

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 05 min
Mais tu n’as qu’à la publier ici en avant-première, Jean, c’est gratuit. Et tu pourras, de ton vivant, lire nos commentaires ! Une bonne préparation, avant d’affronter saint Pierre…

Dans les deux cas, j’aurais intérêt à en présenter une entièrement bidon. Chère imagination …

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 20 min

Lance-toi donc, bob, tu nous feras rire, ça nous changeras un peu de l’ordinaire de tes fadaise !

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 19 min

C’est l’Enfer de Dante !

Pas vraiment non. Dante ne faisait pas dans la contemplation de l’abjection.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 14 min

« Près du même arbre, deux autres paquets d’angles aigus étaient assis, les jambes ramenées près du corps. L’un, le menton reposant sur les genoux, fixait le vide, d’une façon intolérable et épouvantable : c’est le front qu’appuyait, comme vaincu par une grande lassitude son fantôme jumeau ; et d’autres gisaient de toutes parts, en une variété infinie de postures de prostration convulsées, ainsi qu’en un tableau figurant un massacre ou une épidémie de peste. »

C’est l’Enfer de Dante !

Jean dit: 4 août 2017 à 10 h 12 min

Question pur divertissement, entre la mort de Simone Veil ou de Jeanne Moreau et le retour d’Usain Bolt, y a pas photo. Il est vrai que je ne me suis jamais vraiment intéressé à l’athlétisme.

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 12 min

bob, question tarée, tu te poses là, avec ton grand courant d’air entre les oreilles. Je t’ai déjà conseillé de déposer plainte, pour ta lobotomie qui a foiré.

JC..... dit: 4 août 2017 à 10 h 12 min

Jeanjean,
N’hésite pas à nous pondre une nécrologie digne de Saint Simon.

Une fois mort, on devient grand de grandeur ! sauf pour l’undertaker qui mesure la viande froide … Fantasme ta nécro, nom de dieu de boordel de merbe ! Ment ! rajoute ! Censure !…

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 09 min

Ces problèmes de traduction montrent bien qu’on est là au sommet de l’œuvre, au point nodal du roman où tout vient converger, toutes les contradictions du personnage. Ça tient miraculeusement en anglais, mais en français c’est déjà beaucoup plus problématique parec que toute la machinerie conradienne à produire de l’ambiguité voulue montre ses trucs. On est à la limite du système qui fait tout tenir ensemble, le cri, les pleurs, les interprétations plus ou moins erronées de Marlow, celles qui sollicitent le lecteur, etc.. C’est ça le génie, ça fait tenir ensemble ce qui ne tient pas normalement ensemble pour tenter de traduire le mystère du Mal, le caractère impensable du Mal. Il réussit là un tour de force. C’est bien pour ça qu’on le qualifie à juste raison de « grand écrivain ».

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 09 min

on dirait plutôt alors cri de plainte, sanglot bruyant.
Il n’y a qu’un point d’exclamation, après la répétition « horror » , ce n’est pas non plus un râle, hein !

JAZZI dit: 4 août 2017 à 10 h 05 min

Mais tu n’as qu’à la publier ici en avant-première, Jean, c’est gratuit. Et tu pourras, de ton vivant, lire nos commentaires ! Une bonne préparation, avant d’affronter saint Pierre…

Widergänger dit: 4 août 2017 à 10 h 03 min

Si, il y a quelque chose qui dit qu’il s’agit de cris, ce sont les points d’exclamation !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 10 h 03 min

@Mais à mon avis la traduction proposée est mauvaise. Parce qu’elle ne rend pas compte de tout ce que le mot « cry » contient de lâcheté, de sentimentalisme larmoyant et pitoyable chez Kurtz.

assez d’accord pour dire que « he cried in a whisper » traduit par « il eut un cri murmuré » ne rend peut-être pas ce que chacun ressent à la description de cette scène, de Kurtz en train de flancher.
Qui apparait à Marlow, narrateur de la scène comme d’une trivialité abjecte, voire un peu forcée.

Jean dit: 4 août 2017 à 9 h 51 min

JAZZI dit: 4 août 2017 à 9 h 45 min
« Oui, mais après le quinze août ? Qui veut mourir ? »

Tu as préparé ta nécrologie, Jean ?

Tu penses bien qu’elle ne ferait pas la Une de « Nice Matin ». Peut-être qu’en payant … mais je n’y crois pas. Ou alors, très grassement… mais je n’ai pas les moyens.

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 47 min

Mais à mon avis la traduction proposée est mauvaise. Parce qu’elle ne rend pas compte de tout ce que le mot « cry » contient de lâcheté, de sentimentalisme larmoyant et pitoyable chez Kurtz. Car il y a ce que dit Marlow, qui ne comprend pas forcément Kurtz, qui fait des contre-sens, et il y a ce que doit en comprendre le lecteur, qui est bien différent de ce que comprend Marlow, au sujet de Kurtz. C’est toute la difficulté de la lecture, c’st un texte à multiples facettes, très difficile à interpréter et c’est fait exprès évidemment. C’est ça une « machine littéraire » bien huilée ». Mais vous êtes trop prétentieux, trop minable, trop vaniteux pour comprendre ça !

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 9 h 47 min

@cried in a whisper Faut voir plus de contexte (pas le temps)
dommage bob, souvent t’as  » pas le temps »

Mais t’as toujours 2min chrono, pour « shouter » tes balivernes de zonarde.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 9 h 45 min

« Oui, mais après le quinze août ? Qui veut mourir ? »

Tu as préparé ta nécrologie, Jean ?

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 41 min

bob dit: 4 août 2017 à 9 h 27 min
WG pour info « crier » se dit « to shout » (pas « to cry »)
________
Ne vous en déplaise, vous voyez bien que j’ai raison quand je vous adresse le reproche de manquer de précision dans l’analyse. Je n’ai fait que reproduire une traduction qui traduit « cry in a whisper « par « il eut un cri murmuré ». Traduction, ma foi, qui est justifiée par ce que dit effectivement Kurz : « Horreur ! Horreur ! »

Non seulement, vous voyez, vous manquez de précision dans l’analyse, mais vous vous montrez comme un petit prétentieux qui n’a rien compris à la traduction proposée et vous fiez bêtement à votre dictionnaire comme tous les gens qui ne savent rien du travail d’un traducteur ! À bon entendeur, salut !

Jean dit: 4 août 2017 à 9 h 37 min

Qu’est-ce qu’on va pas s’ennuyer, que je m’étais dit début juin. De quoi que la télé et les journaux y vont nous causer ? Heureusement, Simone Veil est morte pile poil au bon moment. juste avant le Tour de France ! Ensuite on a enchaîné avec la natation. Après quoi, Jeanne Moreau est morte pile poil au bon moment. Juste avant les mondiaux d’athlétisme. Usain Bolt revient ! Vive le sport, vive la mort ! Oui, mais après le quinze août ? Qui veut mourir ?

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 32 min

Ce que vous avez beaucoup de mal à comprendre, christiane, c’est que les classements de Perec ne sont JAMAIS à prendre au pied de la lettre. Il joue à classer, il joue à reproduire un type de texte qu’on peut appeler « critique » ou « universitaire » mais son classement est tout autant un désir de nous égarer dans son labyrinthe intérieur. Qand il classe Espèces d’espaces dans « ces interrogations » qu’il qualifie de « sociologiques », il est bien clair qu’il y a là une forte coloration ironique, qui n’est pas tant ironie à l’égard de soi-même qu’ironie à l’égard de tout classement, car il est bien clair que tout ce qu’il raconte dans Espèces d’espaces est intimement autobiographique. Il montre ainsi que classer c’est voiler, c’est cacher quelque chose.

Perec est beaucoup plus difficile à lire que ce que vous croyez. C’est un auteur très difficile à lire, très subtile. Ses textes sont à double-fond comme les valises des émigrés ou des déportés qui cachent quelque chose.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 9 h 26 min

« Un léger tintement de métal, derrière moi me fit tourner la tête. Six Noirs avançaient à la file, montant péniblement le sentier. Ils marchaient lentement, très droits, gardant en équilibre sur la tête de petits couffins emplis de terre, et le tintement rythmait leurs pas. Un chiffon noir leur ceignait les reins, et ses pans, noués derrière, se balançaient comme des queues de chien. Je voyais chacune de leurs côtes, les articulations de leurs membres saillaient comme les nœuds d’un cordage ; chacun avait au cou un collier de fer, et ils étaient tous reliés par une chaîne dont les ballants oscillaient entre eux, et cliquetaient en mesure. […] Ils passèrent à six pouces de moi, sans un regard, avec cette totale indifférence, semblable à la mort, qui est celle des sauvages quand ils sont malheureux. Derrière cette matière première, l’un des ex-barbares, produit des forces nouvelles à l’œuvre, marchait d’un pas morne, portant son fusil par le milieu. Il avait une vareuse d’uniforme, à laquelle manquait un bouton, et, voyant un Blanc sur le chemin, il hissa son arme sur l’épaule avec empressement. Simple prudence, les Blancs se ressemblant tellement vus de loin qu’il ne pouvait pas discerner qui j’étais au juste. Il fut promptement rassuré, et d’un large sourire éclatant et canaille et avec un coup d’œil à ceux dont il avait la garde, il parut m’associer à son exaltante mission. Moi aussi, après tout, j’étais au service de la noble cause de ces mesures de haute justice.
« Au lieu de continuer à monter, je tournai et descendis vers la gauche. Mon idée était de laisser cette équipe d’enchaînés disparaître avant de gravir la colline. […] J’ai vu le démon de la violence, et le démon de l’avidité, et le démon du désir brûlant, mais par tous les dieux du ciel ! c’étaient des démons pleins de force et d’énergie, à l’œil de feu, qui dominaient et menaient des hommes – des hommes, vous dis-je. Mais là, sur ce flanc de colline, j’eus la prémonition que, sous le soleil aveuglant de cette contrée, je ferais la connaissance du démon avachi, hypocrite, au regard fuyant, d’une sottise rapace et sans pitié. […]
« Je contournais une énorme excavation que l’on avait creusée à flanc de coteau, dans un dessein qu’il me parut impossible de deviner. Ce n’était pas une carrière, en tous cas, ni une sablière. C’était simplement un trou. Il n’est pas exclu qu’il ait eu un rapport avec le désir philanthropique de donner quelque chose à faire aux criminels. Je n’en sais rien. Puis je manquai choir dans un ravin très étroit, à peine plus qu’une saignée dans la pente de la colline. Je m’aperçus qu’on y avait jeté une quantité de tuyaux d’évacuation des eaux usées, importés tout exprès pour l’établissement. Il n’y en avait pas un qui ne fût brisé. C’était un jeu de massacre délibéré. J’arrivai enfin sous les arbres. Mon intention était d’y venir chercher de l’ombre un moment ; mais à peine y fus-je entré qu’il me sembla que j’avais porté mes pas dans le cercle ténébreux de quelque Inferno. […]
« Des formes noires étaient recroquevillées, couchées ou assises entre les arbres, appuyées à leur tronc, s’agrippant à la terre, à demi soulignées, à demi estompées dans la lumière indécise, selon toutes les attitudes de la souffrance et du désespoir. […]
« Ils mouraient à petit feu – c’était très clair. Ce n’étaient point des ennemis, ce n’étaient point des criminels, ce n’était plus rien de ce monde-ci désormais – plus rien que des ombres noires de maladie et d’inanition, gisant pêle-mêle dans l’ombre verdâtre. Amenés de tous les recoins de la côte, dans toute la légalité de contrats temporaires, perdus dans un cadre hostile, nourris d’aliments auxquels ils n’étaient pas accoutumés, ils dépérissaient, perdaient leur capacité de travail, et avaient alors le droit de s’éloigner en rampant et de se reposer. Ces silhouettes moribondes étaient libres comme l’air, et presque aussi ténues. Je commençai à distinguer des yeux qui luisaient faiblement sous les arbres. Puis, abaissant mon regard, je vis près de ma main un visage. Le squelette noir gisait de tout son long, une épaule contre l’arbre, et les paupières s’ouvrirent doucement, laissant monter jusqu’à moi le regard des yeux enfoncés, immenses et atones, une sorte de bref éclat blanc et aveugle dans la profondeur des orbites, qui s’éteignit doucement. L’homme semblait jeune – un adolescent presque – mais, vous savez, chez eux c’est difficile à dire. Je ne trouvai rien d’autre à faire que de lui tendre un des biscuits de mer que j’avais en poche, cadeau de mon bon Suédois. Les doigts se refermèrent dessus doucement et le tinrent – il n’y eut ni d’autre mouvement ni d’autre regard. Il s’était noué un brin de laine blanc autour du cou – Pourquoi ? Où se l’était-il procuré ? Était-ce un insigne – un ornement – une amulette – un acte propitiatoire ? Avait-il seulement une quelconque signification ? Il faisait un effet surprenant autour de ce cou noir, ce bout de fil blanc venu d’au-delà des mers.
« Près du même arbre, deux autres paquets d’angles aigus étaient assis, les jambes ramenées près du corps. L’un, le menton reposant sur les genoux, fixait le vide, d’une façon intolérable et épouvantable : c’est le front qu’appuyait, comme vaincu par une grande lassitude son fantôme jumeau ; et d’autres gisaient de toutes parts, en une variété infinie de postures de prostration convulsées, ainsi qu’en un tableau figurant un massacre ou une épidémie de peste. Tandis que je demeurais là, frappé d’horreur, l’une de ces créatures se dressa sur les mains et les genoux, et partit vers le fleuve à quatre pattes pour y boire. Il lapa l’eau dans sa main, puis s’assit au soleil, les tibias croisés devant lui, et laissa au bout d’un moment sa tête laineuse tomber sur son sternum.
« Je n’avais plus aucune envie de m’attarder à l’ombre, et repris à la hâte le chemin du poste. Arrivé près des bâtiments, je rencontrai un Blanc, accoutré avec une élégance si inattendue que je le pris d’abord pour une vision. Je découvris un haut col empesé, des manchettes blanches, une légère veste d’alpaga, un pantalon de neige, une cravate claire et des bottines vernies. Point de chapeau. Les cheveux séparés par une raie, brossés et pommadés sous le parasol doublé de vert que tenait une grosse main blanche. Il était stupéfiant, et avait un porte-plume derrière l’oreille.
« Je serrai la main de ce miracle, et appris qu’il était le chef comptable de la Compagnie, et que c’est dans ce poste que se faisait toute la tenue des livres. Il était sorti un moment, me dit-il, « pour respirer une bouffée d’air pur ».
(« Au cœur des ténèbres »,
Œuvres II
Bibliothèque de la Pléiade,
traduit par Jean Deubergue,
Editions Gallimard, 1985)

bob dit: 4 août 2017 à 9 h 25 min

JC….. »on est passé d’une féodalité aristocratique à une féodalité bourgeoise ! »

on passe à une féodalité du simplisme

bob dit: 4 août 2017 à 9 h 22 min

WG « Vous n’êtes pas habitués à la précision de l’analyse. »
Vous êtes trop obsessionnel du coup vous prenez trop les gens pour des buses: prétexte pour ressortir vos idées fixes un peu comme jc qui voir des sadiques partout

christiane dit: 4 août 2017 à 9 h 19 min

Jazzi,
Il y a ce Pléiade mais aussi, je reviens àPenser/classer et en particulier le texte qui ouvre le livre « Notes sur ce que je cherche » qui est très éclairant.
On peut découvrir ce classement:
« La première de ces interrogations peut être qualifiée de « sociologique » : comme de regarder le quotidien ; elle est au départ de textes comme Les Choses, Espèces d’espaces, Tentative de description de quelques lieux parisiens, et du travail accompli avec l’équipe de Cause commune autour de Jean Duvignaud et de Paul Virilio ; la seconde est d’ordre autobiographique : W ou le souvenir d’enfance, La Boutique obscure, Je me souviens, Lieux où j’ai dormi, etc. ; la troisième, ludique, renvoie à mon goût pour les contraintes, les prouesses, les «gammes», à tous les travaux dont les recherches de l’OuLiPo m’ont donné l’idée et les moyens : palindromes, lipogrammes, pangrammes, anagrammes, isogrammes, acrostiches, mots croisés, etc. ; la quatrième, enfin, concerne le romanesque, le goût des histoires et des péripéties, l’envie d’écrire des livres qui se dévorent à plat ventre sur son lit ; La Vie mode d’emploi en est l’exemple type. ».
Pour le deuxième film, que tu as mis en lien : « Récits d’Ellis Island », cette analyse est remarquable :
https://narratologie.revues.org/942
(En particulier ce passage :  » l’un des premiers chapitres énonçant : « Je n’ai pas de souvenirs d’enfance.» L’absence d’histoire personnelle est la conséquence de l’intervention d’« une autre histoire, la Grande, l’Histoire avec sa grande hache». Fils d’immigrés juifs polonais, né en 1936, Georges Perec perd son père, engagé volontaire, en 1940. Pour le protéger, sa mère se sépare de lui, avant d’être déportée en 1943. Perec a dès lors perdu jusqu’au souvenir de ses parents. Restent l’imaginaire et les histoires, qui lui apportent un secours malgré tout fragile. »
Merci de ta constance et de ton honnêteté dans tes commentaires.

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 17 min

Mais la confrontation est intéressante, Jazzi. Quand Conrad écrit notamment : « He cried in a whisper » (il eut un cri murmuré), on est à la limite de l’invraisemblable et de l’image alambiquée… mais la scène ainsi créée le fait passer quand même.

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 15 min

C’est oublier un peu vite toute la fascination trouble et énigmatique que Kurtz exerce sur Marlow. La voix du narrateur compte autant que les faits. Et d’ailleurs, Kurtz — on a trop tndance à l’oublier aussi — n’existe piur le narrateur que par sa voix dont il se plaît sans cesse à souligner les intonations.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 9 h 14 min

Le mépris et la générosité : l’un vous bajlance le texte en anglais, l’autre le traduit pour vous en français…

JC..... dit: 4 août 2017 à 9 h 12 min

Quant aux imbéciles lamentations « PAIX AU VIET-NAM ! » aboyées dans les rues par les pleureuses serviles, idiots utiles des dictatures communistes en action de colonisation, j’y repense avec le sourire à Saigon, avec tristesse à Hanoï, avec sérénité à Hué.

Que d’erreurs ! que de mauvaises décisions…

Bloom dit: 4 août 2017 à 9 h 11 min

Merci, Ml pour la version française. Qui en est l’auteur?
je trouve inutile de suivre l’ordre des mots de la phrase qui suit, sans parler du faux sens de la fin:
« Anything approaching the change that came over his features I have never seen before, and hope never to see again. »

« De comparable au changement qui altéra ses traits, je n’avais jamais rien vu, et j’espère ne rien revoir. »

Au débotté, je propose, pour plus de fluidité:

« Je n’avais jamais vu rien qui approchât la transformation qui affecta ses traits, et n’espère jamais ne rien revoir de tel. »

bérénice dit: 4 août 2017 à 9 h 04 min

 » Au fond, on pourrait simplifier : Kurtz a toujours été double, mais d’une dualité d’abord divergente, puis convergente : il y avait d’abord un collecteur d’ivoire par métier, doublé d’un philanthrope par vocation. La collecte, selon le génie du lieu et l’insistance du lucre, est devenue exaction, et, la philanthropie jetée par- dessus bord, l’exaction de fait, quand on y a pris goût, est devenue principe de puissance, annoncé dans la mémoire par le sentiment d’une différence comme d’un être supérieur et quasi divin par rapport aux Noirs. Ainsi le chasseur d’ivoire devient-il chef de bande sauvage, et chasseur de têtes .  »
Introduction JJ Mayoux – GF Flammarion ( 530)

Widergänger dit: 4 août 2017 à 9 h 00 min

« Un soir que j’entrais avec une bougie je fus saisi de l’entendre dire d’une voix un peu tremblée, « je suis là couché dans le noir à attendre la mort ». La lumière était à un pied de ses yeux. Je me forçais à murmurer, « bah, des bêtises ! » debout au-dessus de lui, comme pétrifié.
« De comparable au changement qui altéra ses traits, je n’avais jamais rien vu, et j’espère ne rien revoir. Oh, je n’étais pas ému. J’étais fasciné. C’était comme si un voile se fût déchiré. Je vis sur cette figure d’ivoire une expression de sombre orgueil, de puissance sans pitié, de terreur abjecte – de désespoir intense et sans rémission. Revivait-il sa vie dans tous les détails du désir, de la tentation, de l’abandon pendant ce moment suprême de connaissance absolue ? Il eut un cri murmuré envers une image, une vision – il eut par deux fois un cri qui n’était qu’un souffle :
« « Horreur ! Horreur ! »

JC..... dit: 4 août 2017 à 9 h 00 min

La nuit du 4 août 1789 ! …Ahahahahaha !

Comme si on avait aboli la féodalité ! Ces Républicains révolutionnaires nous prennent vraiment pour des naïfs !

Résumons : afin que rien ne change, on a tout changé, càd que l’on a changé de féodalité … on est passé d’une féodalité aristocratique à une féodalité bourgeoise !

Comme d’habitude, en France, on fait semblant ! Et le bolo national est content ! Et le bolo national commémore, aujourd’hui, demain, toujours, ….

Rideau.

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 8 h 57 min

Joseph Conrad, Heart of Darkness

« De la part d’un écrivain de cette qualité, ce ne saurait être maladresse et Conrad n’avait à craindre aucune espèce de vengeance ou de répression, donc il ne s’agit pas non plus de prudence. Si l’action se passe dans une Afrique presque abstraite et que les personnages sont schématiques, c’est entièrement volontaire.
Il y a bien une dénonciation dans son oeuvre, mais elle ne relève pas de la justice, au sens judiciaire du terme. Elle est morale ou, si l’on veut, métaphysique. Elle a même un aspect de confession personnelle.
(…)
Mais cette profondeur, qui renvoie chacun de nous à la méditation sur la présence, en
nous, d’un «Cœur de Ténèbres» qui n’attend qu’une occasion de se manifester, s’il rend la portée du texte plus large, le sort en quelque sorte du rayon des « récits exotiques
» pour le mettre au rang des grands textes universels, est au détriment de la signification de «pamphlet antiléopoldien
» que l’on a voulu lui attacher.Le mal colonial n’est au fond qu’un avatar du
Mal absolu. Le film Apocalypse Now
de Francis Ford Coppola , une adaptation libre de Heart of Darkness où l’action est transposée dans le cadre de la guerre du Vietnam, ne trahit donc nullement l’intention originelle de Joseph Conrad.
Pour beaucoup d’Américains, cette guerre, qui était d’ailleurs par plus d’un aspect une guerre «coloniale», représentait ce que son bref passage dans l’EIC a été pour Conrad : un contact direct avec l’Abîme , avec l’horreur brute portée à son paroxysme. Cette expérience, qui est souvent celle de la guerre, peut varier dans sa nature. Le résultat ne change pas.
L’âme en reste à jamais brûlée.
Car cette démarche place au premier plan l’action intérieure, psychologique si l’on
veut, celle qui se passe dans la vie intérieure des personnages… et ceux-ci sont tous blancs. »

Widergänger dit: 4 août 2017 à 8 h 53 min

Non, pas encore. Mais je vais tâcher de me le procurer ainsi que le volume de la Pléiade. Mais j’ai déjà presque toute son œuvre en poche dans ma bibliothèque. Cependant l’appareil critique de l’édition de la Pléiade est indispensable. Et on voit grâce au film de Robert Bober à quel point chaque détail compte dans sa vie comme dans son œuvre.

Mais on ne peut la comprendre que si on la met en rapport avec les autres œuvres qui parlent de la Shoah. Par exemple, la comparaison avec Piotr Rawicz, très sarcastique, permet de bien mieux sentir toute la douceur qui règne dans les livres de Perec, une douceur teintée d’amertume et de mélancolie, avec je ne sais quoi de très enfantin et innocent, qui fait son charme.

la vie dans les bois dit: 4 août 2017 à 8 h 47 min

Joseph Conrad, Heart of Darkness

« Mais surtout,ce voyage précis lui offre la cruelle occasion d’une descente aux enfers,
dans le coeur palpitant du mal colonial. Entre les mythes entretenus autour de ses idoles d’enfant et la réalité des exactions de la Belgique de Léopold
II, entre les idéaux de l’aristocrate européen et le quotidien brutal de l’Afrique d’alors, il y a un gouffre qu’il découvre au moment même où il est confronté à l’expérience troublante d’une altérité difficilement compréhensible. »
http://www.congoforum.be/upldocs/Conrad-2.pdf

JAZZI dit: 4 août 2017 à 8 h 40 min

« Aussi les députés font-ils disparaître à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire »

En partie rétablie depuis, mais pas toujours respectée, en témoignent les incendies dans le sud de la France et en Corse !

bérénice dit: 4 août 2017 à 8 h 38 min

jazzi , petit rappel (s’il passe par là)

Regardé la vidéo sans musique ( trop de bruit chez moi), très belle épure, la fin spectrale n’est à mon avis pas indispensable mais vraisemblablement à cette date la réalisation devait avoir à prouver et se servir de l’innovation technique .

Bloom dit: 4 août 2017 à 8 h 36 min

= 4 août 1789 & 25 août 1792 =
Conséquence de la prise de la Bastille, les députés de l’Assemblée nationale constituante proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges dans la nuit du 4 août 1789. Les paysans s’inquiètent d’un éventuel retour en force des nobles et de la restauration de leurs prébendes. Aussi les députés font-ils disparaître à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres. L’ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli par le décret du 25 août 1792.

JAZZI dit: 4 août 2017 à 8 h 30 min

WGG, peu d’écrivains ont droit à un album illustré dans la pléiade. Celui qui vient de paraitre sur Georges Perec est particulièrement émouvant et intéressant, l’as-tu consulté ?

Bloom dit: 4 août 2017 à 8 h 27 min

« One evening coming in with a candle I [Marlowe] was startled to hear him [Kurz]say a little tremulously, `I am lying here in the dark waiting for death.’ The light was within a foot of his eyes. I forced myself to murmur, `Oh, nonsense!’ and stood over him as if transfixed.
« Anything approaching the change that came over his features I have never seen
before, and hope never to see again. Oh, I wasn’t touched. I was fascinated. It was as
though a veil had been rent. I saw on that ivory face the expression of sombre pride,
of ruthless power, of craven terror — of an intense and hopeless despair. Did he live
his life again in every detail of desire, temptation, and surrender during that supreme
moment of complete knowledge? He cried in a whisper at some image, at somevision — he cried out twice, a cry that was no more than a breath:
«  `The horror! The horror!’

Joseph Conrad, Heart of Darkness

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 août 2017 à 8 h 23 min


…une de mes œuvres, les plus étonnant, même, pour moi-même,!…

…reste,…une peinture d’un paysage réaliste, ciel, clocher,…réalisé, en 1970,!…

…et d’un, le papier support à rétrécit beaucoup, et donc,…les détails, sont inabordables, pour faire des retouches ou restaurations,!…
…mais, en plus,…mon père, n’aimait pas, le coté  » brillant  » du vernis « ,…
…j’ai réussis à imaginer, un système, pour décollé le vernis en feuilles et par lambris, avec des traces de couleurs, pour certains pigments, sur le vernis, enlevé,…

…très étonné de ce résultat, mais combien de manipulations, pour retrouver, les couleurs-fraîches,…inouïs,…
…ce plaisir,…
…il avait raison, papa,…sans vernis, c’est plus beaux,!…

Widergänger dit: 4 août 2017 à 8 h 18 min

JC….. dit: 4 août 2017 à 6 h 55 min
Tout à fait de ton avis !

Quand l’Histoire sert de justification à leur aveuglement coupable, à tous ces grands et faux naïfs de ce blog.

Widergänger dit: 4 août 2017 à 8 h 14 min

Le monologue du film relève d’une esthétique de la cruauté de supermarché. Il est bavard et stupide comme Delaporte. Et typiquement américain, qui joue à se faire peur avec une morale de vile prix, comme Delaporte. C’est simplement du bavardage à la diable, ce monologue bavard comme le diable qui se prend pour un petit génie, comme Delaporte, qui ne comprend rien et montre simplement toute l’horreur qui l’habite.

Rien à voir avec le génie qui préside au roman de Conrad, et à son esthétique de la cruauté qui ne laisse quasiment pas parler Kurtz, qu’on ne perçoit qu’à travers ce qu’en dit le narrateur sur sa barque chancelante sur la Tamise. La situation d’énonciation vient fortement modaliser son propos. Mais tous les Delaporte naïfs et stupides sont bien incapables de comprndre ça. Il préfère la littérature de supermarché, c’est moins difficile à comprendre.

JC..... dit: 4 août 2017 à 7 h 14 min

La chaleur caniculaire révèle les corps à la recherche de fraicheur, une fois que les habits s’amenuisent et dévoilent les ravages de la bouffe.

Dieu ! Qu’ils sont gras, gros, laids, moches, et empâtés à l’extrême, nos frères humains ….

JC..... dit: 4 août 2017 à 7 h 03 min

Il y a des Apocalyse Now partout aujourd’hui… mais le sujet qui nous préoccupe s’appelle NEYMAR !

On ne peut vendre une information moralisée !

Il faut, au bolo, du culte, du fric, du futile, du people : la mort de Jeanne Moreau c’est bon ça, coco !

JC..... dit: 4 août 2017 à 6 h 55 min

Je ne crois pas qu’Apocalypse Now soit d’une autre époque. Bien au contraire. C’est par son côté révélateur du mal éternel que, ne supportant pas cette vision juste de l’humain, nous essayons de nous débarrasser de l’horreur en la mettant dans une autre époque … soi-disant révolue.

Ce qui soulage, mais ne trompe personne sauf les imbéciles d’humanistes !

L’apocalypse now est présente, toujours présente. Maintenant ! Rien ne peut changer dans l’homme bon et mauvais à la fois, depuis toujours. Ne rêvons pas. Tout ce qu’on peut, c’est rendre la réalisation de l’horreur plus difficile !

Mais l’homme est inventif, le plaisir de faire le mal est toujours si tentant …

rose dit: 4 août 2017 à 6 h 51 min

ai passé la soirée exquise avec Ya russky, son petit fils.
c’était baroque
quelle chance les rencontres dans la vie qui déterminent un parcours…

merci JJJ
encore des.choses à rattraper

les.deux films de jazzi
la baie des anges de

merci Delaporte pour Apocalypse now.
(pas vu)(pas pris)
en orient il y a encore la guerre.
en méditerranée des milliers de gens sont jetés noyés arrivent.

ce qui fait que ce n’est pas tout à fait fini la guerre. le sera- ce un jour ?

rose dit: 4 août 2017 à 6 h 43 min

merci Olga
cela m’a.semblé proche de Poitiers

il.existe parfois des zoos fort bien tenus par exemplemcelui de.Berlin mais de Franckfort um Main aussi..Des où les.visiteurs somt en train à narreaux et les anaux se baladent au milieu des traims, anaux en liberté.

Mais là, dans ce milieu naturel humide,je ne sais s’il est facile de les voir ; ils pourraiemt se cacher toute la journée.

irai voir.

Delaporte dit: 4 août 2017 à 4 h 57 min

Le monologue « explicatif » de Brando/Kurtz à la fin d’Apocalypse now. A méditer :

« I’ve seen horrors… horrors that you’ve seen. But you have no right to call me a murderer. You have a right to kill me. You have a right to do that… but you have no right to judge me. It’s impossible for words to describe what is necessary to those who do not know what horror means. Horror… Horror has a face… and you must make a friend of horror. Horror and moral terror are your friends. If they are not, then they are enemies to be feared. They are truly enemies! I remember when I was with Special Forces… seems a thousand centuries ago. We went into a camp to inoculate some children. We left the camp after we had inoculated the children for polio, and this old man came running after us and he was crying. He couldn’t see. We went back there, and they had come and hacked off every inoculated arm. There they were in a pile. A pile of little arms. And I remember… I… I… I cried, I wept like some grandmother. I wanted to tear my teeth out; I didn’t know what I wanted to do! And I want to remember it. I never want to forget it… I never want to forget. And then I realized… like I was shot… like I was shot with a diamond… a diamond bullet right through my forehead. And I thought, my God… the genius of that! The genius! The will to do that! Perfect, genuine, complete, crystalline, pure. And then I realized they were stronger than we, because they could stand that these were not monsters, these were men… trained cadres. These men who fought with their hearts, who had families, who had children, who were filled with love… but they had the strength… the strength… to do that. If I had ten divisions of those men, our troubles here would be over very quickly. You have to have men who are moral… and at the same time who are able to utilize their primordial instincts to kill without feeling… without passion… without judgment… without judgment! Because it’s judgment that defeats us. »

P. comme Paris dit: 4 août 2017 à 2 h 36 min

Le pire pour Conrad :
Son premier capitanat encalaminer à l’est du golfe de Siam entre Bangkok et Singapour. 30 jours à voir son équipage crever parce que le médecin du bord avait vendu le médicament d’origine.
Car il en était le responsable puisqu’il avait pris la mer sans vérifier la pharmacie alors que ce n’était pas un novice.

Widergänger dit: 4 août 2017 à 2 h 08 min

Ce dont le poète souffre le plus dans ses rapports avec le monde, c’est du manque de justice interne. La vitre-cloaque de Caliban derrière laquelle les yeux tout-puissants et sensibles d’Ariel s’irritent.
(René Char, Partage formel)

P. comme Paris dit: 4 août 2017 à 1 h 59 min

Et Conrad fait plus fort que Coppolla avec sa promenade parmi des nègres enchaînés à des arbres.

P. comme Paris dit: 4 août 2017 à 1 h 01 min

Jean Langoncet dit: 3 août 2017 à 19 h 23 min…

Apocalypse Now :

c’est vraiment une autre époque.

olga dit: 4 août 2017 à 1 h 00 min

Rose, Obterre est le nom du lieu-dit où se trouve la réserve de la Haute Touche, qui est un parc animalier et non un zoo. C’est immense, des prairies, de la forêt, une rivière. Les animaux y vivent en liberté,avec une baraque pour dormir ou une bauge.J’y allais avec des amis et la troupe des enfants, avec vélos, patinettes, patins à roulettes; jeux et quête des animaux, qu’on ne peut pas toucher, mais qui s’approchent très près des grillages.Une journée complète ! Obterre est dans la Brenne, pays d’étangs, superbe, à l’est de l’Indre, à côté d’Azay le Ferron.Tapez Azay le ferron, il y a une carte de la réserve. Il y a nombre de petites églises romanes avec parfois des danses des morts (fresques!)

olga dit: 4 août 2017 à 0 h 46 min

jazzi , petit rappel (s’il passe par là)
https://vimeo.com/173335494
c’est une video de 14′ de Erico EliaS ; danse -en mouvement donc- pas de deux sur une musique de Norman Mac Laren. Etude du mouvement démultiplié à l’infini.
C’est absolument fascinant. Mais, très différent de la photo. La camera est fixe et n’accompagne pas le mouvement. Très grande habileté technique des 2 danseurs et du réalisateur. Grâce et beauté.
Merci à Jazzi pour le lien-video, très riche.

bérénice dit: 3 août 2017 à 23 h 51 min

36 puis 35 annoncés , j’espère que météo France se plante, en ville rajouter quelques degrés, remuer, servir à point.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 23 h 47 min

« Le poète est l’homme de la stabilité unilatérale. »

(René Char, « Partage formel », in Fureur et mystère)

bérénice dit: 3 août 2017 à 23 h 45 min

Chaloux comment gérez vous vos amours ces derniers jours? On ne vous voit ni ne vous entend plus écrire , vous l’un des grands plongeurs ici présents en littérature, eaux profondes et classiques, sans O2 comme les pêcheurs de perles japonais .

bérénice dit: 3 août 2017 à 23 h 41 min

Dommage que Sergio soit en vacances, le détail s’il est authentique l’aurait intéressé, lui aussi le pratiquait après s’être essayé à l’escrime et peut-être l’équitation, de cela je ne me souviens plus .

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 août 2017 à 22 h 49 min


…nécessité fait lois,…Ah,!Ah,!…

…comment cela,…il faudrait, créer, un parking, particulier, pour les profs consciencieux de parfaire dans leurs polyvalence des cours, des cours de  » langues « , pour jeunes filles, encore aux seuls extases des  » morales  » à se surpasser, pour réussir, dans la vie, aux pluriels,…

…comme les religions, des simagrées, pour tirer son coup,…hormis, les royaumes des dieux et lois du seigneur,et les républiques bannières,…
…probablement des procédés ad-hoc,…pour tout faire avaler d’un bloc,…
…prendre l’air, aux frais des décou-vertes en rues,…
…il y a longtemps, quand est t’il aujourd’hui,!…de constater, surpris soi-même, de ces pratiques d’exhibitionnistes au pairs,!…en chairs et en os,…
…à nos crus, dans les rues,…
…leçons de morales, pour réussir en lieux sur,…
…on ne peux reconnaitre personne,!…
…rien vu, rien dit,…toutes ces valeurs morales, un niveau réel, pour abrutir les normes des commerces pour filles et sociétés corrompus,!…
…les jeunes, de pauvres ânes éternels à tirer les charrues,!…etc,…
…Ah,!Ah,!…la morale en commerce,!…
…etc,!…

Delaporte dit: 3 août 2017 à 22 h 42 min

Quand ça sent le roussi, Wgg se carapate. Je rappelle sa phrase, qui dénote une outrecuidance symptomatique et révèle sans doute une vérité honteuse quant aux rapports de Wgg avec la Shoah, qu’il ne cesse de fantasmer à travers son misérable cas de malade mental :

« Et même une mémoire de ce qu’on n’a pas vécu et dont on est obligé de porter le deuil ! »

JAZZI dit: 3 août 2017 à 22 h 14 min

Voulez-vous savoir à quoi je ressemble, intellectuellement et un peu physiquement ? D’où je viens du côté maternel. Sa mère et ma mère étaient soeurs. Je me reconnais assez dans ce cousin germain, qui est aussi mon parrain, et dont une génération nous sépare. C’est un réalisateur très considéré dans son milieu, ami de Georges Perec et de bien d’autres artistes et intellos que j’ai pu côtoyer chez lui, dans son appartement du Marais, où il est interviewé ici.
http://www.ina.fr/video/CPD05005266

Delaporte dit: 3 août 2017 à 22 h 08 min

« L’héritage de l’oncle d’Amérique est un mythe, un fantasme, généralisé en Europe, WGG ! »

Bien vu, Jacuzzi. Tout est fantasme, chez Wgg !!!

JAZZI dit: 3 août 2017 à 22 h 01 min

« Merci, Jazzi, je l’avais retrouvé et un autre aussi. Il faudra que je me lance aussi un jour là-bas pour rechercher les cousins Levy qui ont débarqué à Elis Iland en 1905 pour savoir s’il n’en existe pas encore des descendants. »

L’héritage de l’oncle d’Amérique est un mythe, un fantasme, généralisé en Europe, WGG !

Janssen J-J dit: 3 août 2017 à 21 h 48 min

@21.42 … on y pense on y pense, en effet, à l’étroitesse ou la ténuité de de la frontière opposant (?) l’wgg et l’enric marco.

Delaporte dit: 3 août 2017 à 21 h 42 min

« Et même une mémoire de ce qu’on n’a pas vécu et dont on est obligé de porter le deuil ! »

C’est bien de le noter, Wgg, car à force on finirait par penser que vous êtes vous-même un rescapé de la Shoah. Mais vous n’êtes pas un imposteur non plus, bien sûr… quoique cet argument vous ait sans doute traversé l’esprit…

Widergänger dit: 3 août 2017 à 21 h 36 min

Merci, Jazzi, je l’avais retrouvé et un autre aussi. Il faudra que je me lance aussi un jour là-bas pour rechercher les cousins Levy qui ont débarqué à Elis Iland en 1905 pour savoir s’il n’en existe pas encore des descendants. C’est chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais on peut toujours essayer. Peut-être qu’ils m’aideront à trouver comme en Pologne et en Russie. Mais faut que je parle mieux l’anglais !

Janssen J-J dit: 3 août 2017 à 21 h 34 min

20.38 super sympa,… rose forwardant à notre grive musicienne ! Venez de me faire comprendre que la description extatique de ce jardin mouillé du matin (dans un coin perdu de la Charente-Maritime, pour jazzman) illustrait largement ma nécrologie, car j’en emporterai l’image dans l’au-delà auquel je ne crois pas. Merci infiniment. Le soleil est revenu, entre temps…
La + belle soirée sereine qui soit, à chacune je souhaite. « Heure exquise »…, si vous le le permettez en outre,
https://www.youtube.com/watch?v=nU-GhfeWSP8

la vie dans les bois dit: 3 août 2017 à 21 h 19 min

Je me souviens que Perec était parachutiste. Mais cela est top secret. Remonter la rue Crubellier, aussi.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 21 h 10 min

Et l’incompréhension qu’il rencontre chez la plupart de ses lecteurs au bout du bout ! Là, on mesure le défi gigantesque au destin, à la vie que constitue la littérature. C’est le grand combat titanesque contre les Ténèbres, ténèbres de l’Histoire, ténèbres des lecteurs et plus largement de la réception, ténèbres de l’impossibilité de la mémoire à reconstruire la vie en morceaux, ténèbres de la filiation, ténèbres de tout ! Et malgré tout, un jour la lumière surgit quand même. Comme dit Paul Celan dans l’un de ses poèmes : la clairière qui est illumine le monde :

Lichtung

JAZZI dit: 3 août 2017 à 21 h 08 min

J’avais aussi mis en lien le film de Robert Bober et Georges Perec sur Ellis Island. Peux-être plus intéressant pour toi, WGG. C’est là que, je cite : « Perec y explicite pour la première fois ce que représente pour lui la judéité : refusant de « ressasser » les légendes de l’immigration américaine, le trop-plein des anecdotes, il se confronte à son histoire brisée, marquée par l’absence. »

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 59 min

Mais qui prétend ça, WGG ?
Mais c’est ce que laissait entendre ton commentaire, Jazzi ! Tout simplement. On sent les uns et les autres que vous n’avez pas conscience de la confusion de vos commentaires. Vous n’êtes pas habitués à la précision de l’analyse. t bien entendu, on ira dire que je suis « pédant », tout de suite les grands mots pour se défausser du reste.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 57 min

C’est ce qu’il faut sans doute appeler une « pédagogie innovante ». La Shoah expliquée à coups de pinceau et décimètre… Moi, ça m’a toujours fait rire la bêtise de l’EN au sujet de la Shoah. Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

JAZZI dit: 3 août 2017 à 20 h 57 min

« comme si la Shoah était une ligne de partage en deux entités symétriques. »

En deux entités, certainement.
Symétriques, certainement pas.
Mais qui prétend ça, WGG ?

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 51 min

Mais il faut pfréciser les choses quand vous parlez. Sinon on ne peut pas se comprendre. Concernant l’importance oui, évidemment. Mais il n’est pas le seul à parler de la Shoah. Sa spécifité est à recentrer dans la « littérature des camps ». Mais il y a une place d’honneur bien sûr au côté des plus grands : Primo Levi, Paul Celan, Rawiz, etc.

rose dit: 3 août 2017 à 20 h 50 min

c’est JJJ; christiane

parfois je loupe des choses moi aussi. Vous pourriez me dire le titre du film dont vous parliez avec jazzi ?

Dans Espèces d’espaces, il y a la description d’une chambre très étroite, très très étroite

https://issuu.com/noaraquintana/docs/esp__ces_d_espaces_georges_perec_ga

C’est un lit très étroit, et la chambre aussi est très étroite (à quelques centimètres près, la largeur du lit plus la largeur de la porte, soit guère …

je la faisais dessiner à mes élèves, cette chambre très étroite, en en lisant la description précise ; une toile sur le mur, une aquarelle ? On allait chercher les toiles représentant ce qui était accroché sur le mur. Un pot à eau, je crois, sur une tablette en marbre. Une chaise, une armoire.

christiane dit: 3 août 2017 à 20 h 49 min

@rose dit: 3 août 2017 à 20 h 43 min
Il est pu.ant de vanité et mal.honnête dans ses réponses. C’est terminé. Je ne le lirai plus, ni lui adresserai la parole sur ce blog.
Votre citation du beau commentaire de JJJ est bien plus important.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 48 min

Et dans le cas de Perec, on voit dans le film de R. Bober à quel point la clé de toute sa vie est au fond cette lettre Pé en hébreu qui veut dire en plus « bouche ». C’est énorme ! C’est tout un monde infini : la bouche par laquelle il parle, la bouche qui a embrassé sa mère. Il lui a fallu vingt ans de cure et davantage encore peut-être pour le comprendre. Un parcours initiatique, un parcours aussi du combattant, il faut avoir le cœur bien accroché pour survivre à ça et surtout réussir à en faire une œuvre. Quand on pense à la complète déréliction quétait sa vie telle qu’il la raconte dans Un homme qui dort, on mesure son courage, sa force de caractère pour surmonter tout ça !

JAZZI dit: 3 août 2017 à 20 h 47 min

Je parle de l’importance littéraire, WGG. Calme, tout doux ! Sinon, ni le fond ni la forme, ne lient Proust à Perec ou à … Céline !

rose dit: 3 août 2017 à 20 h 46 min

Je n’y suis jamais allée dans la Brenne, Olga

les pandas se nourrissent de bambous, faudrait les loger dans une bambouseraie :-)

christiane dit: 3 août 2017 à 20 h 45 min

Merci, Rose, de nous donner accès à ce texte magnifique de JJJ Je ne l’avais pas vu, arrêtée par la question de Jazzi (juste au-dessus). Une sacrée plume !

rose dit: 3 août 2017 à 20 h 43 min

christiane

wgg il sait tout, il voit tout, il a le regard de die. : c’est le narrateur omniscient.

Comme vous vous adressez à nous avec une certaine délicatesse, il est nécessaire de vous lire avec certaine délicatesse.

bien cordialement

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 39 min

Non, il n’y a pas de symétrie entre Proust et Perec. C’est une analyse beaucoup trop simpliste comme si la Shoah était une ligne de partage en deux entités symétriques. Non, ça n’a guère de sens de aisonner de cette façon. La mémoire de mémoire comme pour la mienne comme pour tout juif est une mémoire impossible. C’est une tout autre problématique que pour Proust. Et même une mémoire de ce qu’on n’a pas vécu et dont on est obligé de porter le deuil !

rose dit: 3 août 2017 à 20 h 38 min

voilà : c’est JJJ, le jardin, et jazzi surenchérit (bibi)

JAZZI dit: 3 août 2017 à 11 h 36 min
Beau jardin de famille, JJJ, c’est dans quelle région ?

JAZZI dit: 3 août 2017 à 11 h 36 min
Pourquoi ne pas nous donner ta nécrologie de ton vivant, JJJ ? Ainsi, tu pourrais lire les commentaires qu’elle, que tu nous inspires !

Janssen J-J dit: 3 août 2017 à 11 h 26 min
Le regard droit devant, à la table de la cuisine, le bol de café encore fumant. Dehors, il bruine. Sur la gauche, à l’intérieur, pendouille de fil d’un pied de perfusion devant la grosse télé. A l’extérieur, sur la terrasse où trônent table et chaises en plastic blanc écru pour ne pas dire grisâtre, la pelouse se reverdit. A droite, au premier plan, le seringa taillé en boule. Derrière, des lilas, eux-mêmes auréolés des branches faîtières du sumac ou vinaigrier étoilé. Le bruine se transforme soudain en pluie drue. Elle tombe dru et s’élève alors un halo de brume devant le mur végétal. En face, encore légèrement à droite, la partie inférieure de l’immense sapin de noël, planté il y a 62 ans, durant les jours se sa naissance, en mars. Il a désormais atteint cinq fois la dimension verticale de la maison. Branches et ramures majestueuses plongent dans l’herbe ou se redressant érectiles vers un soleil momentanément absent. Juste en face, sur trois plans successifs : d’abord un althéa taillé aux fleurs roses, la seule vraie touche de couleur tranchant dans la composition, avec à l’arrière, les branchettes du lagerstroemia constellées de petites fleurs en grappes rouges. Derrière le « prunier du barbeuc » (dont les fruits violine gorgés ont donné hier soir une tarte un peu décevante, une amertume compensée par une colée de sucre de canne qui sur rétablit avec bonheur l’équilibre de la saveur perdue).
Au sommet du prunier à l’arrière de la haie, la cime pointue d’un sapin plus jeune et élancé (12 ans), celui du potager. Et en extrême fond sur la gauche, l’immense noyer vétéran. Une trouée dans la végétation laisse percevoir les tuiles mécaniques de la maison de la voisine. Que tentent de masquer son prunus flamboyant, et plus près de nous, en revenant par ici, les branches du cytise, les branches du figuier et celles du petit dernier, l’olivier, qui s’est parfaitement bien adapté. A l’entrée du potager, on note ce bouton de rose épanoui qui dépasse pour entrer dans la toile. La pluie vient de cesser brusquement, le silence est encore absolu car les oiseaux se sont tus, seul le gros coq tout mouillé fait la gueule : apparemment, ses 5 poules rousses et blanches ne veulent pas glousser dans sa combine.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 35 min

Mais apprenez à lire ! J’ai pas écrit « retrouvée », j’ai écrit « pour reconstruire ». Bien sûr que non qu’il ne l’a jamais retrouvée, et ne pouvait pas la retrouver. Finkielkraut l’a bien analysé, cette perte irrémédiable, dans Le Juif imaginaire. Qu’ai-je de commun par exemple avec mon arrière-grand-père de Pologne avec sa longue barbe et son caftan ? À part le nom, rien ou quasiment rien. Mais ce qui compte c’est la filiation. C’est ça reconstruire ce qui a été détruit. Je pense que les autres n’arrivent pas à comprndre ça. Ils ne savent rien des fantômes et de ce que ça veut dire en réalité. Savoir qui est qui, quel lien de famille existe entre tel et tel, qui écrit à qui dans telle lettre, etc. Ce sont des questions qu’il m’a fallu résoudre, et pour ce faire, il a fallu que je me mette à apprendre le russe, et suffisamment de yiddish pour lire une lettre écrite de New York. Vous n’arrivez manifestement pas à comprendre ce que ça charie de problèmes de toutes sortes.

JAZZI dit: 3 août 2017 à 20 h 26 min

« pour reconstruire son identité perdue. »

L’a t-il jamais retrouvée ? Rien n’est moins sûr…

JAZZI dit: 3 août 2017 à 20 h 24 min

Calmos, de toute façon, Georges Perec n’a pas fini d’être découvert et redécouvert. C’est à la fin du XXe siècle, ce que Prous fut au début…

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 24 min

C’est juste sa vérité vivante de 1979. Rien de plus. Mais derrière il y a une dynamique que vous faites abusivement passer à la trappe. Alors que le sens de l’œuvre de Perec, ce n’est pas tant le fait qu’il soit juif (ce dont tout le monde se fiche en réalité !) mais c processus intérieur labyrinthique pour reconstruire son identité perdue.

olga dit: 3 août 2017 à 20 h 24 min

précision : à Obterre, parc de la Haute Touche, dans la Brenne, tous les animaux sont en liberté.Il y a des nandous, des casoars, mais pas de pandas !

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 18 min

Vous en faites une vérité en soi, alors que ce n’est que la sienne à un temps t, ce qui change tout ! Mais vous êtes trop bête pour comprendre ce truc fondamental !

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 16 min

Vous l’avez lu, c’est certain. Mais vous l’avez compris complètement de travers. Et c’est certain aussi !

christiane dit: 3 août 2017 à 20 h 16 min

@W
Pauvre type, vous êtes comme la grenouille de La Fontaine qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Fin de dialogue. Je vous laisse à vos délires !

olga dit: 3 août 2017 à 20 h 16 min

rose 19h45 entièrement d’accord avec vous.
Le nom de l »accoucheur-veto est aussi heureux que l’association Donald’Scaramouche..
Connaissez-vous la réserve d’Obterre ?

christiane dit: 3 août 2017 à 20 h 14 min

@W.
Arrêtez de finasser. J’ai écrit :
« Était-il juif ? Il le dit, bien que non rattaché à un peuple, à une langue, à une histoire. Ce n’était inscrit ni dans son nom ni dans son prénom. Cela appartenait à un passé, la marque d’une absence, d’un manque (la disparition de ses parents pendant la guerre). Comme il l’a confié dans un entretien avec Jean-Marie Le Sidanner pour « L’Arc ».

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 14 min

Et ses racines juives sont inscrites dans son nom. Perec est un nom juif. Mais il ne le sait pas au moment de cet entretien, c’est ça qui est émouvant, mais ce n’est pas LA vérité, c’est son ignorance du moment sur le long chemin de la remontée vesr la vie réelle, avec ses ancêtres, ses filiations, ses liens au passé. Il est même parent éloigné de l’écrivain yiddish polonais Isaac Leib Peretz. Mais il ne le savait pas n on plus. Comme moi, j’ignorais quasiment tout des racines juives qui me rattachaient à mes ancêtres juifs quand mon père est décédé. Et ça m’a pris plus de vingt ans avant que les circonstances m’obligent à y revenir au bout d’une longue crise d’identité dont je suis sorti comme un nouveau né. C’est ça le sens de ce qu’il dit. Ça n’a rien à voir avec vos propos.

christiane dit: 3 août 2017 à 20 h 11 min

@JAZZI dit: 3 août 2017 à 18 h 49 min
J’ai lu W ou le souvenir d’enfance (Denoël) et bien d’autres livres de lui. Je sais cela, mais lis ci-dessous ce qu’il dit de sa judaïté.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 05 min

Perec parle de sa lente remontée vers ses racines juives. C’est tout autre chose. C’est comme pour moi, la remontée a été encore plus lente que pour lui. Vous en faites tout autre chose qui n’a rien à voir avec cette progressive retour à la filiation, renouage avec les liens perdus, effacés. Je connais ça fort bien pour l’avoir vécu de mon côté à ma manière qui n’est pas la sienne.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 02 min

Il écrit : « Je suis juif. » Or, vous écriviez : « Était-il juif ? » C’est une question de trop ! La question ne se pose pas.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 20 h 00 min

Mais c’est son point de vue. C’est autre chose ! Comme mon mon père, qui était juif mais ne se sentait pas tel, quoique persécuté comme Juif pendant la guerre. Faut préciser quand vous écrivez, sinon c’est la plus grande confusion.

christiane dit: 3 août 2017 à 19 h 58 min

@W.
Ah, vous voilà monsieur « je sais tout » fanfaronnant ! une petite citation pour vous renvoyer à plus de modestie ?
 » Je suis juif. Pendant longtemps ce ne fut pas évident pour moi ; ce n’était pas se rattacher à une religion, à un peuple, à une histoire, à une langue, à peine à une culture ; ce n’était nulle part présent dans ma vie quotidienne ; ce n’était même pas inscrit dans mon nom ni dans mon prénom. C’était quelque chose qui appartenait à un passé dont je me souvenais à peine, c’était une détermination qui m’avait été imposée de l’extérieur et même si j’avais eu à en souffrir, je ne ressentais pas la nécessité de la prendre en charge, de la revendiquer. En fait, c’était la marque d’une absence, d’un manque (la disparition de mes parents pendant la guerre) et non pas d’une identité (au double sens du terme : être soi, être pareil à l’autre).
(Georges Perec, « Entretien avec Jean-Marie Le Sidaner », L’Arc, p.9)
Quant à votre vie se-xuel-le étalée ici avec prétention, je rejoins l’opinion de Pat.V, Rose et Sergio (sur son blog). Vous êtes un pédant mal-faisant !

rose dit: 3 août 2017 à 19 h 45 min

l’heureux papa, l’a rien fait du tout : insémination artificielle.
Bibi est marraine avec une princesse de Chine, Chine qui loue les pandas aux zoos, à celui de Berlin aussi. Il suffit de ne pas avoir vu les pandas au zoo de Pékin, parce qu’alors, on n’a pas assez de larmes pour pleurer.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 19 h 42 min

Quand je vous disais que la bêtise fatigue ! On lit deux lignes de rose et on tombe déjà de fatigue devant ce mur de sottises qui s’affiche sans vergogne.

rose dit: 3 août 2017 à 19 h 40 min

j’aime la grande Russie, celle de Catherine II ; déteste les morcellements et les hommes à femmes.

Widergänger dit: 3 août 2017 à 19 h 35 min

Quan d on appelle l’Ukraine l’annexe de la Russie, c’est manifestement qu’on la déteste…

rose dit: 3 août 2017 à 19 h 32 min

nous, quoiqu’il se passe, on gardera notre amour inconditionnel pour la Russie. (et l’Ukraine, l’annexe) (et la Crimée).

Widergänger dit: 3 août 2017 à 19 h 28 min

Et le q n’a jamais exclu non plus le romantisme. D’ailleurs le q sans romantisme n’est pas vraiment le q !

Widergänger dit: 3 août 2017 à 19 h 25 min

Ben évidemment qu’elle était d’accord. Mon père ne concevait pas autrement d’avoir des garçons étant donné qu’il était lui-même circoncis. Que ça compte ou pas il l’a fait, preuve pour lui que ça comptait, c’est l’essentiel.

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