de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Le camp des siens

Le camp des siens

Les commentateurs ont été si préoccupés par la capacité d’écrivains (Sinclair Lewis, George Orwell, Philip Roth) à anticiper la société qui s’annonce dans l’Amérique de Trump qu’ils ont négligé de s’intéresser aux penseurs que celle-ci instrumentalise pour mieux s’en inspirer. Deux italiens notamment : Antonio Gramsci (1891-1937) et Julius Evola (1898-1974). Nul n’avait prévu leur retour dans l’actualité la plus chaude.

Du premier, philosophe marxiste et membre fondateur PCI, on a voulu surtout récupérer et détourner le concept d’hégémonie culturelle devenu furieusement tendance depuis quelques temps. Parvenir à la domination non plus seulement par la force mais par du consentement cuirassé de coercition. L’alt-right américaine, qui se veut une droite alternative pour mieux masquer ce qui demeure en elle de suprématisme blanc, ne cache pas qu’elle a engagé une bataille culturelle. Breitbart News, son site de référence, n’est pas avare en citations de Gramsci, l’une notamment extraite des Cahiers de prison censée éclairer la vraie nature de la crise actuelle :

Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître. Dans cet interrègne surgissent des phénomènes morbides les plus variés”.

Selon les traductions, l’interrègne prend des allures de clair-obscur, et les phénomènes morbides sont plutôt désignés comme des monstres. Or tant les équipes de Trump aux Etats-Unis qu’un Jean-Luc Melenchon en France propagent l’idée qu’il faut dépasser la dimension économique pour prendre l’avantage moral et intellectuel, et que celui qui a l’hégémonie culturelle détient le vrai pouvoir par la subversion des esprits.

S’agissant du retour en grâce de Julius Evola, c’est moins troublant mais plus inquiétant car il était, lui, le théoricien d’un élitisme antimoderne et contre-révolutionnaire, un authentique fasciste auquel les extrême-droites italienne et française n’ont jamais cessé de se référer depuis la fin de la guerre. Or, outre Aube dorée en Grèce et le Jobbik hongrois qui propagent ses écrits racistes et ésotériques, il a trouvé un porte-voix plus discret mais bien plus influent en la personne de Stephen Bannon, conseiller de Donald Trump, lequel s’est empressé une fois élu président de le nommer au Conseil de sécurité nationale (il vient juste d’être forcé d’en démissionner/ rajout du 5 avril). Pour avoir lu attentivement les livres du penseur italien, il se contente prudemment pour l’instant de parler de sa doctrine traditionnaliste dans des conférences ou d’en faire louer les idées par d’autres sur son fameux site Breitbart News. Mais s’agissant d’autres moins sulfureux, Stephen Bannon se lâche volontiers.victor escandell

Une expression revient de manière récurrente dans ses discours, interviews et déclarations pour justifier le bannissement d’un certain nombre étrangers jugés indésirables sur le territoire américain : « Nous vivons l’invasion du Camp des Saints ». L’allusion est claire, et il ne s’en cache pas, au titre du roman dans lequel Jean Raspail ne mâche pas ses mots sur la « submersion ». Tout y tourne autour de l’angoissante question « Et s’ils arrivaient ? » – non pas les extra-terrestres mais les déshérités du Sud, Indiens du Gange plutôt qu’Africains du Maghreb, un million d’émigrants à bout de souffle, débarqués sur les plages du Midi de la France, face à des indigènes occidentaux qui se demandent s’ils doivent les renvoyer chez eux, les enfermer dans des camps ou tirer dans le tas, solution qu’adoptera le dernier carré des irréductibles tandis que la population se sera réfugié dans le Nord…

C’est peu dire que la tradition d’une France terre d’asile en ressort laminée. 70 000 exemplaires s’en étaient écoulés en trente-sept ans à raison de 1500 exemplaires par an ces derniers temps. Réimprimé sans discontinuer depuis 1973, et réédité chez Robert Laffont en 2011 avec une préface (intitulée « Big Other ») l’actualisant, il est régulièrement évoqué dans la presse nationaliste en France comme un roman-culte. Longue de 27 pages, elle est nettement moins allégorique que le roman : c’est le texte de combat d’un homme ne renie rien (« Français de souche et fier de l’être ») ; malicieux et perfide, il cite les lettres que lui avaient alors adressé des personnalités qui n’étaient pas précisément des défenseurs du trône et de l’autel contrairement à lui (Malraux, Mitterrand, Jospin, Chevènement, Mermaz, Badinter, Pinault, etc encore que certaines ne sont que courtois accusés de réception), un stock qui constitue son «  »parachute » » en cas de besoin, comme il dit ; malin, il se réserve l’apologie du triple Angélus et laisse au Général de Gaulle le soin de défendre les Français « peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (1959) ; provocateur, il indique à ses détracteurs les pages susceptibles d’être poursuivies en justice (87 motifs) en vertu des lois Pleven, Gayssot, Lellouche et Perben s’il paraissait aujourd’hui pour la première fois : « Impubliable à moins d’être gravement amputé ». On y trouve sa profession de foi ainsi résumée :

 « Ce que je ne parviens pas à admettre, et qui me plonge dans un abîme de perplexité furieuse et désolée, c’est pourquoi tant de Français avertis concourent aveuglément, méthodiquement, voire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France –évitons le qualificatif d’éternelle, qui les révulse –sur l’autel de l’humanisme exacerbé »

Aux Etats-Unis, Le Camp des Saints est paru une première fois en 1975 dans l’indifférence. Mais depuis 1983, il est devenu là aussi un livre-culte dans les milieux hostiles à l’immigration, Cordelia Scaife May, héritière de la fortune Mellon, ayant financé ses nombreuses rééditions et sa diffusion. De quoi permettre à tout électeur de Donald Trump d’y retrouver le camp des siens.

(« Drapeau américain » photo D.R., « Donald Trump par Victor Escandell« )

Cette entrée a été publiée dans Actualité.

1106

commentaires

1 106 Réponses pour Le camp des siens

Bloom dit: 11 avril 2017 à 0 h 21 min

Je lis dans The World on line que Philippe de Villiers roule pour le FN – ça fait un bon bout de temps que le fou du puy ne fait plus rire personne. Sa fille Sophie est conseillère pour la communication et les relations extérieures de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale (pas franchement la plus sympa de l’équipe), groupement d’intérêt public dont le directeur général, Joseph Zimet, historien estimable et estimé, est un ancien proche de DSK et le mari de…Rama Yade.
14-18 ou l’union sacrée…?

rose dit: 10 avril 2017 à 22 h 30 min

« Ajoutée le 21 nov. 2016
– interview de Jean Lassalle, député et candidat à l’Elysée. Il raconte comment un magnat industrialo-médiatique français a tenté de l’acheter. Et pourquoi et contre quoi il se présente à la magistrature suprême. »

Quelqu’un sait-il qui est le magnat en question ?

Celui qui lui a promis un édredon pour l’étouffer ? 2 Jours à peine après sa déclaration de candidature ?

salut à tous

D. dit: 10 avril 2017 à 21 h 59 min

A la limite je pourrais voter Arthaud pour rigoler. Pour dire qu’une fois dans ma vie j’ai voté Arthaud. Quelle blague !

D. dit: 10 avril 2017 à 21 h 57 min

ribouldingue dit: 10 avril 2017 à 19 h 10 min

« Dupont-Aignan, pour lequel je vais voter dans quinze jours »

Nous avions tous cru comprendre que tu votais pour Marine, D….Un virage à gauche?

Je le préfère à Marine Le Pen.
Mais au 2nd tour ce sera elle, c’est clair est net.

Chaloux dit: 10 avril 2017 à 21 h 16 min

Petit problème, les questions historiques doivent être débattues par des historiens. Les politiques -sauf s’ils ont été acteurs, comme par exemple de Gaulle ou Churchill qui sont tout de même d’un autre calibre que ceux que nous avons sous les yeux- n’ont pas à dire l’histoire. C’est littéralement un abus de pouvoir, révélateur de beaucoup d’autres abus.

JC..... dit: 10 avril 2017 à 20 h 45 min

Que ce soit clair !

Les Nazis étaient de braves teutons, de même que les Islamistes immmodérés sont de braves muslims !

Bonne nuit, les nains de jardin !

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 20 h 34 min

La littérature, me disait un gardien de phare éteint breton, c’est la mise en forme de délires de psychotiques bavards égocentrés !

c’qu’il voulait dire c’est que naufrageur au moins ça rapporte des ronds

ribouldingue dit: 10 avril 2017 à 20 h 26 min

Une doctorante en géologie de l’université tunisienne de Sfax a choisi de faire sa thèse en allant à l’encontre des fondements de la science moderne, avec une thèse sur « Le modèle plate-géocentrique de la terre arguments et impact sur les études climato / paléoclimatiques ».

L’étudiante chercherait à démontrer dans son étude que la Terre « est plate, fine, fixe et située au centre de l’univers ».
Des étoiles pour lapider les diables

Des extraits de la thèse sont cités par Jeune Afrique et montrent l’esprit de ce travail universitaire, avec l’orthographe d’origine : « en ce qui concerne les lois physiques connue on a rejeté les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein vue la faiblesse de leurs fondements et ont a proposé par contre une nouvelle vision de la cinématique des objets conforme aux versets du coran. La vitesse de la lumière et du son sont ainsi recalculé et on démontré que leurs vitesses correspond à celle de l’ordre 1.43.109 km/s. La théorie du Bigbang et de l’expansion universelle ont été également rejeté ».

L’étudiant soutient également que « les étoiles se situent à 7 000 000 km avec un diamètre de 292 km et leur nombre est limité. Ils possèdent trois rôles : pour être un décor du ciel ; pour lapider les diables et des signes pour guider les créatures dans les ténèbres de la terre ».

Encore plus fort que la mécanique quantique et les extra terrestres selon WG!

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 20 h 24 min

Les chevaux ont des pieds et des membres.

et une bouche attation..je parle pas du trou du cul..même bonne clopine en a un..ça prouve qu’elle est en bonne santé

Nicolas dit: 10 avril 2017 à 20 h 23 min

C’est certain hamlet comme cette histoire de valeur absolue, si la France vaut 100 et la Roumanie 80 alors 18 en France fait plus que 22 en Roumanie mais moins quand même en fait.

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 20 h 22 min

deux choses qu’exécrait cet immense bonhomme qu’était De Gaulle

la belle affaire dédé..hen plus il était nul en voyage astral

rose dit: 10 avril 2017 à 20 h 15 min

cela faisait longtemps que vous n’aviez pas cherché la guerre :-(

j’ai cru saisir que vous étiez célib. Tachez de vous tenir ce temps.

hamlet dit: 10 avril 2017 à 20 h 14 min

tout à fait Nicolas ! vous avez très bien compris ce que veut dire Paston qui est vachement plus facile à comprendre que Leibniz qui lui est vachement moins grand public.

ça c’est vous comparez la France et l’Italie, mais si comparez l’Italie et la Grèce, ou la France et la Roumaine, vous verrez que ce n’est parce que l’Ialie est battue par la Grèce, et la France que la Roumaine, que vous pouvez en déduire que la Grèce est battue par la Roumaine.

et quand vous faites entrer dans les calculs la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, a Belgique, le Danemark et le Luxembourg, vous obtenez une équation à 25 variables que même Paxton n’a pas réussi à résoudre, à tel point que les plus grands mathématiciens s’y ont collé, et croyez-moi Nicolas ! celui qui saura résoudre l’équation du Mal Absolu obtiendra la médaille Field !

j’ai pas raison WGG?

rose dit: 10 avril 2017 à 20 h 13 min

Un fantôme donne son nom. Si on ne le sait pas, on le lui demande. Pas obligé d’être mort pour être un fantôme.

Brefle

hamlet dit: 10 avril 2017 à 20 h 08 min

passou, vous avez été inspiré par la dernière saison de Homeland pour pondre cet article ?

sauf que dans Homeland c’est vachement mieux expliqué, même un gamin de 6 ans comprend, alors que votre article il faut avoir loupé 4 fois son agreg comme WGG pour en saisir le sens.

Nicolas dit: 10 avril 2017 à 20 h 04 min

Si j’ai bien compris quand Paxton compare la France et l’Italie c’est pour signifier qu’il y a eu moins de deporté juif en Italie parce que la police n’a pas collaboré et il sous entend que si la police française n’avait pas collaboré les nazis auraient dû envoyer des troupes en France ce qui aurait affaibli son armee et raccourci la guerre. J’imagine aisément que ce genre de propos bien-pensants doivent rendre fou de rage Zemmour. Avec des si moi je refais le monde.

hamlet dit: 10 avril 2017 à 20 h 03 min

« En fait, ces élections présidentielles sont une course de fond »

c’est bien vrai ça Rosie-chérie-je t’aime-chérie je t’adore…

encore faudrait-il remplacer au mot « fond » la première lettre par un « c » et la dernière par un « s ».

et là ce serait parfait !

hamlet dit: 10 avril 2017 à 20 h 00 min

qui a dit « c’est pas le Bien, mais le Mal qui unit les hommes ! »

c’est pas Aristote qui a dit ça ? ou un autre philosophe à la noix du même acabit.

à moins que ce soit Shakespeare qui l’a dit ?
ou Melville ?
ou Conrad ?
ou bien un auteur russe ? genre Pouchkine ?

en tout y’en a un qui l’a dit !

et c’est pas tout à fait faux quand on repense à deux fois, encore que le fait d’y repenser implique qu’on y a déjà pensé une première fois.

rose dit: 10 avril 2017 à 19 h 58 min

En fait, ces élections présidentielles sont une course de fond. Cela s’avère extrêmement intéressant.
Il faut tenir la distance, tenir, le rythme, ne pas commettre d’erreur, ne pas se faire blackbouler, ne pas avoir commis d’avanies;

Ai comme le sentiment que les journalistes nous trimballent, nous maintiennent en haleine et font varier les côtes d’amour par les projecteurs qu’ils braquent. Un tel, puis tel autre, puis un autre encore. In fine, seuls les bulletins posés calmement dans les urnes diront pour qui les français ont voté. On ne le sait pas;

Pourtant, la dernière fois, les instituts de sondage ne s’étaient pas trompés dans leurs pronostics.

Cela s’avère beaucoup plus serré, comme course, que tout ce qui a été annoncé.

« Hamon trop moderne » ai-je entendu ; « les gens ne sont pas prêts ». Certains supplient « pourvu que l’on reste dans l’Europe » ; d’autres gémissent « pourvu que l’on sorte de l’Europe ». « Si Macron passe, je m’exile », « si Marine passe je m’exile. »

Moi j’aime ça le fait que certains songent à s’exiler. Loin ou près.

Certains n’ont aucune chance, mais ont fait une belle campagne ; quand Lasalle raconte son premier enterrement, je ris aux larmes ; il bouffe du curé lui, pour de vrai. Curés qui portent un nom bizarre. J’espère juste qu’il soit encore député qu’on puisse l’écouter narrer avec son accent du Béarn. Les bergers sont bavards, c’est vrai. Pour en placer une, il faut se lever de bonne heure. L’heureux z’homme.

hamlet dit: 10 avril 2017 à 19 h 57 min

en plus les fantômes ont le chic pour se pointer quand on est à moitié endormi.

les horaires de travail des fantômes sont très mal foutus, même avec les changements d’heure ils arrivent toujours à la mauvaise, je veux dire à la mauvaise heure.

hamlet dit: 10 avril 2017 à 19 h 55 min

WGG vous saviez que tous les fantômes se ressemblent presque, enfin je veux dire pour le premier clampin venu, s’il voit un fantôme de Cheng il pourrait le confondre avec un des vôtres.

et ça c’est un bouquin qui manque, au point que passou devrait nous le pondre, un bouquin qui aurait pour titre un truc du genre : l’art de reconnaître un fantôme quand il se pointe.

hamlet dit: 10 avril 2017 à 19 h 52 min

le Mal Absolu !!!!

si je me souviens bien pour Cheng le Mal Absolu c’est Nankin ! avec ses fantômes qui viennent le hanter chaque nuit depuis son enfance.

du coup c’est pas les mêmes fantômes, sauf que le problème avec les fantômes c’est qu’ils se ressemblent tellement qu’on pourrait presque finir par les confondre….

rose dit: 10 avril 2017 à 19 h 47 min

Cela fait soixante dix ans et plus que des familles entières cherchent à rétablir la paix dans leurs coeurs après les atrocités commises par les nazis, avec complicité.
Et puis, pendant, il y eut les discrets.
LES JUSTES

« Vous êtes contraint d’ordonner à vos gendarmes de chercher les Juifs. Toutefois, vous pourriez peut-être leur laisser entendre qu’ils ne sont pas obligés de les trouver. » Marc Donadille cité dans son dossier de Juste conservé à Yad Vashem, Jerusalem.

Nicolas dit: 10 avril 2017 à 19 h 29 min

Je relisais un papier sur Alfred Fabre-Luce, après la guerre il a écrit « Pour en finir avec l’antisémitisme », en 79. Il montre « comment du fait de son existence même, bloquant la politique allemande, en menant un double jeu, en transformant la Collaboration en une politique qui, au lieu de servir l’Allemagne, servait davantage la France, le régime a contribué au sauvetage des Juifs de France. Pour Fabre-Luce, c’est précisément grâce à la salutaire politique de résistance du régime aux pressions allemandes, grâce aux bons Français comme Bousquet, que 28% seulement des Juifs furent exterminés. » Je vous passe les détails Fabre-Luce est ignoble. On notera que Zemmour a fait des progrès, il est beaucoup plus « subtil ».
Bonne soirée

ribouldingue dit: 10 avril 2017 à 19 h 10 min

« Dupont-Aignan, pour lequel je vais voter dans quinze jours »

Nous avions tous cru comprendre que tu votais pour Marine, D….Un virage à gauche?

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 19 h 06 min

Ceci dit, cela n’exonère pas Pétain et le régime Laval-Pétain de tous ses crimes monstrueux qui sont les crimes de la France contre les Juifs, contre le peuple juif. Mon père y a perdu sa mère et sa tante même s’il en est ressorti vivant. Sans parler des fantômes des morts qui perdurent et nous hantent à jamais.

rose dit: 10 avril 2017 à 18 h 42 min

Sur place, sa mère et son beau-père côtoient leur ami Antoine de Saint-Exupéry. L’écrivain et aviateur donne à Michelle Rosier le privilège d’être sa première lectrice de son nouveau roman qui deviendra son chef-d’œuvre, Le Petit Prince. « Le manuscrit était magnifique. Quelques mots seulement par page, écrits de la main de Saint-Ex, en tout petit mais faciles à lire. Et sur la page d’en face, un dessin à l’encre, délicatement coloré à l’aquarelle. »4.

hommage (wikipédia) pour Michèle Rosier

D. dit: 10 avril 2017 à 18 h 26 min

En effet, il ne reste que deux candidats gaullistes historiques : Dupont-Aignan, pour lequel je vais voter dans quinze jours et Marine Le Pen. Les 9 autres étant voués à l’ennemi : l’Europe fédérale ou bien le communisme, deux choses qu’exécrait cet immense bonhomme qu’était De Gaulle. Il serait temps de vous réveiller mes p’tits chéris, les 80′ c’est fini.

Sergio dit: 10 avril 2017 à 18 h 11 min

Annelise dit: 10 avril 2017 à 17 h 36 min
sacrés marathoniens les bougres.

Oui mais, tous mérites mis à part, l’entraînement en altitude !

Un jour le hasard a voulu que je repique aux footings directos en rentrant du ski : incroyable ! Un autre monde… Seulement cela ne dure que maxi une petite quinzaine ; donc pour eux finalement avec les déplacements et tout ça doit pas changer beaucoup…

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 17 h 49 min

Marine Le Pen a même précisé :

« je suis du côté des gaullistes historiques »

Mais voyons !?!

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 17 h 41 min

Admirez là aussi le paralogisme. Dans ce genre de discussion, ceux qui jouent sur les mots ou sur une pseudo-logique ont généralement de mauvaises intentions.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 17 h 40 min

La réponse très faux-cul de Marine à la polémique engendrée par ses propos :

«Je condamne le régime collaborationniste de Vichy, et ma position vise d’ailleurs à ne lui donner aucune forme de légitimité.»

Qui va croire ça, sachant ce qu’elle a dit, et ce qu’est le FN (qui doit encore beaucoup à son père) ?! C’est rajouter de la provocation au scandale.

Annelise dit: 10 avril 2017 à 17 h 36 min

Michèle Rosier qui vient de disparaître, à laquelle la Cinémathèque avait consacré une rétro l’an dernier, fille d’Hélène Lazareff, fut la première lectrice du PP. .les Kikuyus du Kenya, Sergio? Il en fallait dans le jarret pour y échapper..sacrés marathoniens les bougres. Sinon magnifique entretien de Don Mc Cullin ds Le Temps..ms votre Passou vs l’a signalé en tweet à dte

Nicolas dit: 10 avril 2017 à 17 h 35 min

En fait tout le délire de Zemmour viendrait du fait que Paxton aurait critiqué l’assimilation à la française. Oh mon Dieu!

D. dit: 10 avril 2017 à 17 h 31 min

Dessine-moi un Vougros abec un code-peinture !
Tais-toi et mange ta soupe si tu veux regarder Patrick Sébastien.

D. dit: 10 avril 2017 à 17 h 23 min

Le p’tit Prince chez les Esquimaux : dessine-moi un phoque; mouais d’accord, mais habille-toi d’abord, tu va prendre froid, gamin.

Sergio dit: 10 avril 2017 à 17 h 13 min

Houi enfin y a encore les Esquimaux, qui échappent au Petit prince… Les mecs du Birobidjan… Les Wholofs les Saracolets les Kikouyous !

Ca va pas durer… Haprès on va le mettre dans des bouteilles dans l’espace pour les gars des soucoupes !

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 17 h 06 min

De nouvelles révélations qui accroissent encore le scandale. Fillon aurait menti sur les dates :

« Selon Mediapart, l’épouse de François Fillon aurait été rémunérée dès 1982 à l’Assemblée nationale. »

Lacenaire dit: 10 avril 2017 à 17 h 04 min

c’est comme Marine avec le gaz sarin et les enfants morts… tant que ce ne sont pas des petits français… JC adore

Sergio dit: 10 avril 2017 à 17 h 02 min

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 16 h 56 min
Vichy a sauvé des Juifs, au détriment d’autres.

Des communistes par exemple ; évidemment le mec qui s’ingéniait à être juif et communiste…

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 16 h 56 min

J’ai bien compris le propos de Zemmour : Vichy a sauvé des Juifs, au détriment d’autres. Drôle de manière de comptabiliser les vies épargnées, telle la bouteille qu’on voit à demi pleine ou à demi vide. Quel cynisme relativiste !

D. dit: 10 avril 2017 à 16 h 55 min

Quel petit onc, le p’tit Prince, quand on y pense. Je te lui mettrais une de ces paires de baffes. Et son mouton il le boufferait en méchoui sous une tente.

closer dit: 10 avril 2017 à 16 h 46 min

Delaporte, le propos de Zemmour est de démontrer que le maintien d’une certaine dose de souveraineté a permis au régime de Vichy de limiter les dégâts concernant la déportation des juifs. Zemmour est avant tout un souverainiste. Il lui est facile de comparer la situation des juifs français avec celle des juifs des pays qui étaient sous administration directe du Reich et qui ont été anéantis à près de 100%. Au contraire en France (et en Italie) la grande majorité des juifs nationaux s’en est sortie. C’est un fait, c’est comme ça. Et aucun historien ne peut démontrer le contraire.

D. dit: 10 avril 2017 à 16 h 45 min

Je m’égorgerais bien le mouton du P’tit Prince, ni vu ni connu. Rien que pour le faire iech d’avoir été traduit dans plus de cent langues.

zarbizarbo dit: 10 avril 2017 à 16 h 40 min

dry grass / broken glass, après straw

herbe sèche opposé à vert, puis verre cassé, après paille

VERT / VERRE (jaune fané)

L’auteur Eliot est French-aware ?

Sergio dit: 10 avril 2017 à 16 h 13 min

D. dit: 10 avril 2017 à 14 h 31 min
Ce soir je mange du couscous royal.

I faut un mouton halor…

Et du gris de Boulaouane !

rose dit: 10 avril 2017 à 15 h 34 min

sur www2.edu
The Hollow Men T. S. Eliot
Mistah Kurtz—he dead.
A penny for the Old Guy I
We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together

bizarre.

Pourquoi la traduction de T.S Eliot est elle apprenant, donc ? Faudrait le manuscrit, pour vérifier r, ou n ?

rose dit: 10 avril 2017 à 15 h 31 min

dans schabrières wordpress, est aussi traduit leaning

Nous sommes les hommes creux
Les hommes empaillés
Cherchant appui ensemble

rose dit: 10 avril 2017 à 15 h 28 min

dans shmoop
c’est

Mistah Kurtz—he dead.

A penny for the Old Guy

I
We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together

rose dit: 10 avril 2017 à 15 h 12 min

“We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together
Headpiece filled with straw. Alas !
Our dried voices, when
We whisper together
Are quiet and meaningless
As wind in dry grass
Or rats’ feet over broken glass In our dry cellar.”

T.S. Eliot, The Hollow Men.

Nous sommes des épouvantails
Nous sommes des hommes farcis
Penchés côte à côte
Nos crânes bourrés de paille, las !
Nos voix asséchées, lorsque
Ensemble nous chuchotons,
Sont tranquilles et sans aucun sens,
Autant que le vent dans l’herbe sèche
Ou les pieds des rats piétinant le verre brisé de nos celliers desséchés

A l’arrachée, difficile de rendre l’anaphore en dry, trois fois !
C’est pour cela que j’ai pris épouvantail, parce que sec, sec, sec.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 15 h 06 min

Et en 1960, le problème de la non indemnisation des ayant-droit des déportés étrangers montre que la proportion d’ayant-droit français était très faible. C’est bien ce qui a arrangé et De Gaulle et Adenauer qui n’a pas eu à débourser d’argent pour indemniser les crimes des braves Allemands !

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 15 h 03 min

Oui, ben justement ! Les statistiques donnent raison à Zemmour contre Wieviorka, figurez-vous !

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 15 h 03 min

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 45 min
[…] Donc, le discours d’Eric Zemmour n’est pas dénué de fondements historiques !!!!!!!!!!!!!
_______
Quels paralogismes faurisonnesques !

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 58 min

Wgg, élargissez un peu le problème, et ne le cantonnez pas à votre famille. Son destin n’est pas inintéressant en soi, mais ne donne pas une idée globale de la question. Réfléchir, c’est aussi sortir hors de soi.

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 14 h 56 min

Les anglais n’ont qu’un mot, feet, pour désigner uniformément les pieds ou les pattes !

les spiders have 8 legs baroz c’est même a ça qu’on les rconnait

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 53 min

Non, pas du tout ! Simplement une certaine dose de l’historiographie française, dont Annette Wieviorka est une éminente représentante, refuse de voir une certaine réalité et d’en discuter, en dépit du discours scientifique ou voulu comme tel qu’elle exprime. Et ça va durer sans doute comme ça encore durant quelques bonnes décennies avant que le problème ne se décante. Mais il faudra bien un jour que les historiens se penchent sur le problème que leur posent des gens comme mon père et sa famille.

Paleine dit: 10 avril 2017 à 14 h 53 min

La métonymie gâche invariablement la rectitude de la pensée, quelle que soit l’étendue des connaissances accumulées.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 53 min

Pascal écrit :

« D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et un esprit boiteux nous irrite ? À cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié, et non colère. »

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 50 min

Ceci dit, Eric Zemmour n’a jamais écrit que la France n’était pas responsable de la déportation des Juifs comme l’affirme Marine Le Pen. C’est une caricature de ce qu’écrit Zemmour que de le prétendre. Mais c’est le refus d’une historienne pourtant de grande valeur comme Annette Wieviorka de s’enfoncer dans ce genre de polémique qui repose sur des braises encore brûlantes. Moi, je viens d’une famille mixte, ce qui me donne un regard différent sur la réalité de la déportation sans doute. Mon père était Français.

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 14 h 49 min

Donc, le discours d’Eric Zemmour

..m’aide a cqu’on laisse israel pénard dans ses oeuvres divines à la kilzèmeol

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 14 h 47 min

Oui, WGG, mais pour être tout à fait honnête, il faudrait

..que je commence par non..mais tu es dracul et moi baroz..c’est toi le gros et moi le petit

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 45 min

Ce que dit Eric Zemmour c’est que les Juifs français n’ont pas été déportés aussi massivement que les juifs étrangers. Que Pétain s’est servi des Juifs étrangers pour épargner les Juifs français. C’est une thèse évidemment qui se discute. Mais si je prends l’histoire de ma famille, c’est tout à fait vrai. Mon père n’a pas été déporté, son oncle, le frère de sa mère russe pourtant déportée n’a pas été déporté sans doute (?) parce qu’il était devenu Français par mariage, et pas ma grand-mère, sa fille Jacqueline Schneider n’a pas été déportée, de mère française catholique et de père d’origine russe juif. Une autre cousine Jeannette, de mère russe et juive n’a pas été déportée, de père sans doute Français mais j’ignore encore à ce jour la parentée exacte, mais c’était une cousine de mon père, ce qui est certain, que j’ai même connue. Donc, le discours d’Eric Zemmour n’est pas dénué de fondements historiques !!!!!!!!!!!!!

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 14 h 44 min

N’oublie pas l’harissa, D. !

fais la toi même dédé..même une recette au rabais..allaoukbar

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 43 min

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 39 min
Affirmation gratuite, Wgg. Au moins elle, elle donne des arguments, et sa pensée paraît droite et solide. Ce qui est loin d’être votre cas, puisque vous devenez hystérique sur ces questions, au lieu de les aborder (comme elle) avec méthode et patience.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 30 min

Voilà ce qu’en dit l’historienne Annette Wieviorka dans Le Monde :

« Marine Le Pen n’est pas la seule à revenir sur cet épisode. Eric Zemmour le faisait aussi dans son essai sur « le suicide français ». Il y a donc tout un courant qui exonère Pétain et le régime de Vichy de toute responsabilité. »

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 25 min

Le pauvre vieux fou, c’est vous, Wgg, qui avez l’esprit surmené et tourné par de mauvaises lectures que vous n’avez pas su digérer.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 15 min

Quant à Zemmour, pour le lire et l’avoir lu, je peux vous dire qu’il émane de lui un parfum fort de pétainisme, plus qu’une nostalgie…

ribouldingue dit: 10 avril 2017 à 14 h 15 min

Encore une mauvaise traduction de WG! De l’anglais cette fois:

“We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together
Headpiece filled with straw. Alas !
Our dried voices, when
We whisper together
Are quiet and meaningless
As wind in dry grass
Or rats’ feet over broken glass In our dry cellar.”

T.S. Eliot, The Hollow Men.
_________

« Nous sommes les hommes creux
Nous sommes les hommes en peluche
Apprenant l’un de l’autre
Casque rempli de paille. Hélas!
Nos voix sèches, quand
Nous murmurons ensemble
Sont silencieuses et vides de pensée
Comme le vent dans l’herbe qui a séché
Ou pieds de rats sur le verre brisé dans notre cave sèche.

T.S. Eliot, Les hommes creux.

En voici une bonne, la mienne:

« Nous sommes les hommes creux,
Les hommes embaumés,
Penchés l’un contre l’autre,
La tête pleine de paille. Hélas!
Nos voix desséchées, quand
Nous murmurons ensemble
Sont faibles et dénuées de sens
Comme le vent dans l’herbe sèche
Ou les pattes des rats sur le verre brisé.
Dans notre cave sèche. »

Je n’ai pas le temps de peaufiner, mais c’est déjà mieux.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 14 min

De quels 13 000 déportés français nous parlez-vous donc ? Il y a eu plus de 76 000 déportés juifs.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 13 min

Mais je crois qu’à peu de choses près on pourrait aujourd’hui dire la même chose à propos du Faust, de Gœthe, qui est écrit dans un allemand beaucoup plus daté que n’est par exemple pour nous le français de Molière, qui commence à l’être pour nos élèves les plus jeunes.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 10 min

A mon avis, il est dangereux dans de telles questions d’en revenir toujours au « sens des nuances », d’ailleurs généralement dans une seule direction, pour défendre un propos, toujours le même, qui ne cadre pas avec la réalité historique. Les 13 000 déportés français sont là comme une preuve intangible et inoubliable qui nous incite à être prudents.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 09 min

Mais c’est paradoxalement vrai, Jazzi ! Le vocabulaire de Shakespeare est illisible pour le commun des Brits sans un bon dictionnaire. C’est qu’il y a une double origine de la langue britannique : latine et bretonne. Sans parler du saxon.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 07 min

Non, Eric Zemmour n’a jamais dit ça dans son bouquin ! Mais je ne l’ai pas porté au nues ! J’ai simplement dit qu’il contenait bien des vérités que la doxa des bien pensants refuse de reconnaître, ce qui est bien différent. Mais il ne faut pas compter sur les gens comme vous pour avoir le sens des nuances, qui se plaisent à caricaturer la pensée des autres qui ne leur plaisent pas…

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 14 h 06 min

Chirac en 95 avait fait enfin preuve de lucidité, en reconnaissant la participation de l’Administration française à la rafle du Vel d’hiv. Comment, après de grands historiens, et même de plus petits, remettre tout ceci en question ? Ici, il n’y a pas d’arguties qui tiennent, sauf pour les escrocs-révisionnistes comme Zemmour et Le Pen, que je mets dans le même sac.

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 02 min

Mais je le sais, Jazzi ! Et c’est ça justement l’horreur ! On reviendrait à un temps maudit, avant la déclaration de Chirac de 1995. C’est intolérable ! monstrueux ! Ignoble ! Mitterrand s’est fait huer à la cérémonie de la Rafle du Vel d’Hiv, à juste titre ! Quel salopard aussi !

JAZZI dit: 10 avril 2017 à 14 h 00 min

J’ai l’impression que l’attentat en Suède, 5 morts, fait plus de vagues dans nos médias que ceux d’Egypte, 46 morts ?

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 14 h 00 min

Eh oui, Jazzi ! C’est ce qui est passionnant dans l’étude des langues. GAG fait remarquer aussi que l’allemand n’a qu’un mot pour « mot » et « parole », das Wort. Ce qui n’est pas sans conséquence. Comme l’écrivait déjà Nietzsche, que j’aime à citer : Der Philosophe in den Netzen der Sprache eingefangen (le philosophe pris dans les filets du langage).

Pour « stuffed men », on pourrait aussi traduire par des hommes de chiffon.

T.S. Eliot pense sans doute aussi aux hommes politiques avec leurs promesses creuses… C’est un poème d’actualité !

JAZZI dit: 10 avril 2017 à 13 h 59 min

Oui, WGG, mais pour être tout à fait honnête, il faudrait restituer l’entièreté de sa déclaration où elle renvoie la responsabilité de la Rafle du Vél’d’Hiv à Vichy, comme de Gaulle et Mitterrand…

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 13 h 59 min

Pourtant, Wgg, Marine vient de redire la même chose que soutenait Eric Zemmour dans son essai sur la France que vous avez ici porté aux nues. N’y a-t-il pas dès lors une petite contradiction ? Un court-circuit dans vos neurones ?

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 13 h 55 min

La Marine s’est révélée telle qu’en elle même, à quelques encablures du jour J, heureusement. On sait d’où elle vient. J’espère simplement que les Juifs qui étaient prêts à voter pour cette râclure de bidet auront compris. Quelle horreur ! Quelle horreur !

Nicolas dit: 10 avril 2017 à 12 h 33 min

Hamon est mauvais mauvais mauvais, oh la la ! Franchement plus ca va plus il s’enfonce, c’est de la faute des autres qu’il dit, mais en fait c’est juste qu’il est mauvais mauvais mauvais, il fait ca très bien tout seul. Beurk! Faudrait vraiment que je me fasse violence pour voter pour un branquignole pareil ! Mon Dieu help me!!!

Widergänger dit: 10 avril 2017 à 12 h 27 min

Une interprétation de Heart of Darkness par T.S. Eliot.

“We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together
Headpiece filled with straw. Alas !
Our dried voices, when
We whisper together
Are quiet and meaningless
As wind in dry grass
Or rats’ feet over broken glass In our dry cellar.”

T.S. Eliot, The Hollow Men.
_________

« Nous sommes les hommes creux
Nous sommes les hommes en peluche
Apprenant l’un de l’autre
Casque rempli de paille. Hélas!
Nos voix sèches, quand
Nous murmurons ensemble
Sont silencieuses et vides de pensée
Comme le vent dans l’herbe qui a séché
Ou pieds de rats sur le verre brisé dans notre cave sèche.

T.S. Eliot, Les hommes creux.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 11 h 40 min

Il reste qu’à mon avis c’est Yann Moix qu’il faut absolument remplacer. Lui, ça ne peut plus durer !

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 11 h 38 min

Pour conclure, je dirais que, tant qu’on y est, Nabilla devrait normalement avoir toutes ses chances, elle aussi, pour animer ONPC à la saison prochaine.

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 11 h 35 min

Sonia Mabrouk a même écrit un livre en 2017 : « Le monde ne tourne pas rond, ma petite-fille » (Flammarion), dialogue avec sa grand-mère sur les grandes questions du temps. Un gros oeuvre sans doute très rafraîchissant…

JC..... dit: 10 avril 2017 à 11 h 29 min

Mabrouk s’en va-t-en guerre
Mironton mironton mirontaine
Mabrouk s’en va-t-en guerre
Ne sait quand reviendra

Elle reviendra z’à Pâques
Mironton mironton mirontaine
Elle reviendra z’à Pâques
Ou à la Trinité ….

Delaporte dit: 10 avril 2017 à 11 h 25 min

Pour remplacer Vanessa Burggraf, ça cogite fort ! Après Apolline de Malherbe, le curseur s’arrête sur Sonia Mabrouk, l’étoile montante d’un monde médiatique de jour en jour plus vide :

« Samedi 8 avril, Thierry Ardisson a affirmé à l’une de ses invités dans Salut les Terriens (C8), la journaliste Sonia Mabrouk (39 ans), qu’elle était fortement pressentie pour succéder à Vanessa Burggraf ! »

JC..... dit: 10 avril 2017 à 11 h 22 min

La littérature, me disait un gardien de phare éteint breton, c’est la mise en forme de délires de psychotiques bavards égocentrés !

Ca me fait penser à Eric Reinhardt … une bête de divan !

rose dit: 10 avril 2017 à 11 h 05 min

Vous attirez sur moi la foudre de lvdlb pour ensuite vous réconcilier tendrement avec elle, quand elle revient de la plage. Piscine Joséphine Baker.

Et vous êtes complice, parce que vous riez de ses conneries (moi je m’en balance depuis le 27 mars, jour faste, elle piétine, je décolle).

Ai lu que c’est grâce à Georges Simenon, un de ses nombreux amants si la revue spéciale Joséphine Baker a été créée au Moulin Rouge.

Ensuite, il s’est mis aux polars.

Hé hé

je vais semer mes tomates ; arrêtez de me distraire. Et d’abord qu’êtes-vous allé f….à Reijavik sur un banc, hein ?

JC..... dit: 10 avril 2017 à 10 h 49 min

Rose, je suis en train de tomber amoureux de vous !

Odieux ! Lamentable ! Pervers ! Inadmissible !

Rose, pouvez vous rejeter cette dérive avec haine ? Nous sommes sur un blog où la littérature interdit une approche aussi fruste, franche et simplette … !

rose dit: 10 avril 2017 à 10 h 42 min

Sergio dit: 9 avril 2017 à 23 h 19 min

j’en suis à me demander si ce n’est pas lui le père -il n’a jamais été père- et si le narrateur n’est pas l’enfant. Je me torture un de mes trois abattis.

Enfin, cela pour vous dire que j’ai du mal.

Mais effectivement quelques très belles envolées. Pour un pilote, c’est bien le moins qu’il puisse faire.

JC..... dit: 10 avril 2017 à 10 h 38 min

…. tu seras moins fier d’aller supplier le Frère Bougboug de te sauver les rognons lorsque les miliciens de Marraine La Pine viendront te chercher dans ton immeuble, raclure de Lacenaire !

rose dit: 10 avril 2017 à 10 h 38 min

>christiane

Néanmoins, vous dites boursouflé ; j’ai pensé pompeux. Nous sommes dans le même registre.

Il m’aurait fallu lire toutes les biographies ensuite, pas avant : énorme erreur stratégique.

rose dit: 10 avril 2017 à 10 h 36 min

christiane dit: 10 avril 2017 à 8 h 00 min
oui. je me pose exactement la même question : celle sur Céline et consorts.
Cela ne sert à rien.

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 10 h 00 min

du démoniaque au sens freudien

l’en avait une trouille hintense du démoniaque dans la littérature..surtout française..en clair c’était un dangeureux concurent de son biz..il le dit a peut prés dans ces termes

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 9 h 57 min

un mutisme caractéristique, que traduit le démoniaque en proie au travail d’évitement du deuil dans la mélancolie

le diabe à l’oeuvre c’est en avoir rien a péter du phantome..il bosse pour dracul..sapré dracul

bouguereau dit: 10 avril 2017 à 9 h 52 min

ce matin même j’ai oui dans l’poste d’un ténor ‘l’opéra est une forêt’..c’est dla synchronicité

JC..... dit: 10 avril 2017 à 9 h 51 min

On a déjà été la risée du monde avec Chirac la Faignasse, avec Sarko le Nain Agité, avec Hollande le Petit Bedonnant Casqué …

De quoi on aura l’air quand ils verront notre First Granny usée, Brigitte Strogneugneux ?!

JAZZI dit: 10 avril 2017 à 9 h 46 min

Giscard, le plus jeune président de la Ve République, à l’âge de 48 ans.
Macron, 39 ans, le record risque d’être largement battu !

renato dit: 10 avril 2017 à 8 h 26 min

Entendu quelqu’un parler de « silence de la forêt amazonienne ». C’est « très poétique », certes, mais déjà dans nos bois le silence est tout à fait relatif : l’eau d’un ruisseau se brise contre les pierres ; le vent anime les branches des arbres et des buissons, créé des tourbillons de feuilles au sol ; une mésange donne l’alerte ; au loin les grognements d’une harde de sangliers ; un pic s’acharne sur un tronc ; le sifflement d’un merle. Ce n’est pas le brouhaha d’une fête foraine car même les plus luxuriants de nos bois ne bouillonnent pas de vie sauvage, on ne peut cependant pas parler de silence. La forêt amazonienne, espace qui est resté pour ainsi dire longtemps hors du temps, est encore le domaine de la luxuriance. C’est vrai que l’ouïe n’est pas très présent dans le volet 1927 de Apprenti touriste — les indiens Do-Mi-Sol sont un intéressant élément décoratif insonore (revenir sur les passages relatifs) — ; il se peut que tout le long du voyage Mário de Andrade ne se soit pas trop éloigné du fleuve — c’est un livre que j’ai lu il y a longtemps déjà et le souvenir s’estompe — ; il se peut aussi que le long de l’Amazone la vie soit peu bruyante, mais si on entre au cœur de la forêt : activités, donc sons et bruits — cris, chants, coassements, sifflements… Je me souviens d’un après-midi dans la campagne, près de Sienne, une ruine : restes de fresques d’un maître mineur — anges musiciens —, dehors bosquet de jeunes chênes, le rythme sec, strident, obsessionnel, assourdissant de cigales ; au loin, le cri d’un faisan. Un autre jour, dans la campagne lombarde, canal bordé d’une haie de peupliers, chaque feuille une rainette : un bruit à devenir fou. Alors, la forêt amazonienne, ses mélodies, ses rythmes, comment peut-elle être silencieuse ?

christiane dit: 10 avril 2017 à 8 h 00 min

Bonjour Rose,
un petit mot avant de partit (semaine passionnante en vue). Vous êtes une grande lectrice mais pourquoi plombez-vous les écrits imaginaires de Saint-Exupéry avec sa biographie ? La création est pour un écrivain une aire d’envol, de liberté, loin du quotidien. Il est dans son monde onirique, fabuleux, où il peut tout se permettre. Laissez au loin les épouses, les amours, la famille.
Sentencieux, Citadelle ? oui, très souvent. Il faut lire entre les lignes, trier dans ce récit boursouflé pour trouver au hasard de la lecture des passages très beaux, des perceptions aiguës de ce que pourrait être un monde de sagesse, d’honnêteté, de courage.
J’avais bien aimé, il y a quelques années puis c’est resté dans un coin de ma mémoire comme une lecture attachante.
Je préfère pour approcher leur vie, les journaux d’écrivains ou carnets de notes ou la correspondance (M.Frisch, Kafka, A.Nin, V.Woolf, E.Hillesum, Camus, Valéry, Gide, Les Goncourt, Mme de Staël, Stendhal, Montaigne, Léautaud, Jaccottet, Pessoa, Rolin…)
Mais l’intime n’est-il pas aussi une invention ?

JC..... dit: 10 avril 2017 à 7 h 53 min

Au retour du jogging, j’en apprend de belles :

– Brigitte T., séduite par la beauté du bébé Emmanuel M., l’aurait ALLAITE au sein pendant 6 mois ! …
– Mélenche serait le père du Petit Ben qu’il aurait eu avec Arlette Laguillerette, en 69 ! …
– Le Petit Bedonnant chercherait une maison de maître en Corrèze pour écrire un livre retentissant : « Mémoires courtes »

La vie est belle.

Sergio dit: 9 avril 2017 à 23 h 19 min

rose dit: 9 avril 2017 à 21 h 55 min
ne comprenant guère ce que vient faire son père là-dedans, mort alors qu’il avait quatre ans, et me questionnant in petto

Je crois me souvenir de quelque chose comme cela, et que cela m’avait étonné aussi ; il doit y avoir des max de symbolique…

Pas étonné, mais enfin comme quelque chose qui retarde le vif du sujet…

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 57 min

Les vieillards, chez Kafka, dans Le Château sont aussi des figures de la mélancolie et du démoniaque au sens freudien.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 54 min

Ce n’est pas un hasard si Kurtz est d’abord perçu comme une « voix » par Marlow le narrateur dans le roman de Conrad. Le diable, comme le montre Max Milner, est un grand bavard… Mais Kurtz finit par s’enfermer, comme Monsieur Ouine, dans un mutisme caractéristique, que traduit le démoniaque en proie au travail d’évitement du deuil dans la mélancolie. Freud a écrit à ce sujet précisément un texte : Deuil et mélancolie, qui parle de ça, datant de 1925. Et c’est déjà présent dans le roman de Conrad de manière prémonitoire. C’était des idées qui flottaient vraisemblablement dans l’air du temps.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 49 min

Le roman de Conrad est sans doute le roman qui voit le basculement du diable en tant que personne au diable en tant que travail de dé-symbolisation dans les structures romanesques. Et au-delà en tant que travail de déconstruction dans le processus de la Modernité jusqu’au post-modernisme qui en est l’aboutissement.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 44 min

Il y a pourtant de grands livres sur le diable, comme celui de Max Milner, Le Diable dans la littérature française. Mais on peut généraliser. Et surtout approfondir en s’enfonçant dans le démoniaque, y compris dans sa portée philosophique, qui permet de comprendre bien des choses sur Kafka par exemple qu’explique GAG dans son bouquin sans se rendre compte qu’il parle en vérité de ce que Kiekegaard appelle le « démoniaque ». J’ai même envie de faire une thèse sur la poétique du démoniaque chez Kafka, Bernanos et un auteur russe pas très connu, avec Kiekegaard en appui. On ne peut pas comprendre Auschwitz sans une réflexion approfondie sur le démoniaque.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2017 à 22 h 40 min

D’un autre côté djavert, grâce à toi, la rosse à fait son brexit à Jérusalem. Pour quel résultat? Toujours semblable à elle-même. Une hystérique, et puis c’est tout.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 38 min

Oui, Nathalie Sarraute est la grande initiatrice du Nouveau roman. Mais Robbe-Grillet est le pape quand même.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 31 min

L diable a joué également un rôle capital dans la vie de Freud. On doit même la naissance de la psychanalyse au diable si l’on en croit. Et il a écrit deux ou trois textes fondamentaux sur le diable. Le XXè siècle est vraiment, à tout point de vue, le siècle du diable.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2017 à 22 h 27 min

la rosse est en « pétard » , ne se remet pas de son deuil. Mais tu n’y es pour rien djavert. Faut lui dire.
Today, c’etait le Dimanche des Palmes au Mexique, me souviens plus dans quel bourgade, j’ai vu cette fête.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 17 min

Nathalie Sarraute et Sartre ensemble…? Ça aurait formé un drôle de couple en tout cas. Deux monstres sacrés quoi qu’il en soit.

rose dit: 9 avril 2017 à 22 h 15 min

oui, Widergänger, j’aime sa grande sincérité, son implication à fond dans ce à quoi il croit, et lui, simple exemple, il n’a pas besoin de se la jouer je suis le grand méchant loup.

Je connais des gens comme cela : ils sont faciles à vivre. Reposants.

Bonsoir

rose dit: 9 avril 2017 à 22 h 14 min

je lis les nouvelles ; tout paraît désormais tant dérisoire

les enfants gazés
Sarah Halimi défenestrée
le camion de Stockholm
deux églises coptes en Egypte

les missiles de Trump au milieu

cela me semble de plus en plus bête de parler littérature au milieu de cela, je vous le dis

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 11 min

Parce que Marcel Conche est un homme bon je crois, rose. C’est un homme et un penseur qui respire la bonté. Qu’on aime même quand il tient des propos contre le Judaïsme…

rose dit: 9 avril 2017 à 22 h 10 min

Non mille excuses grande confusion avec Michel Butor;
Je retourne à Citadelle

gardez vos projectiles

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 09 min

Jusqu’au XIXè siècle, le diable était personnifié. À partir du début du XXè siècle, le diable perd son statut de personne pour s’immiscer dans les structures romanesques…! C’est ça qui est passionnant à étudier.

rose dit: 9 avril 2017 à 22 h 07 min

Marcel Conche, je l’aime beaucoup, sans trop savoir pourquoi.

Moi, je suis contente de dormir dans mon lit plutôt que sous un pont. Ai toujours détesté les GPS.
Demain, je me collerai le dos contre le bois qui protège le citronnier et le clémentinier, face au soleil, je prendrai un coquillage que je me collerai à l’oreille, je fermerai les yeux, et je serai aussi à la mer.

J’aimerai que l’on n’oublie pas les livres d’artistes de Robbe Grillet, ses poèmes, ses voyages et son inlassable curiosité.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 22 h 04 min

On voit bien d’ailleurs comment s’ouvre le XXè siècle comme l’ère du démoniaque comme dé-symbolisation qu’on trouve déjà inscrit chez Conrad dans Heart of Darkness de manière explicite quand Marlow dit que Kurtz était un symbole sans préciser de quoi, ou Kafka dans ses romans où ne sont jamais non plus explicité le sens de leur portée symbolique ou plus exactement où la question du symbole et de la symbolisation est devenue caduque. Comme le rappelle Paul-Laurent Assoun « l’heure du démon est celle où nul texte ne tient plus et où s’ouvre une expérience aiguë de dé-symbolisation. » Le démon, le diable est précisément celui qui sépare alors que le symbole réunit, c’est aussi sur le plan formel ce que Jean-Claude Reichler a nommé la « diabolie » et qu’il fait remonter au Roman de renart au Moyen-Âge. Mais on pourrait élargir la notion de « diabolie » à toute la littérature du XXè siècle.

rose dit: 9 avril 2017 à 22 h 02 min

jjj « je trouve que vous devenez meilleure. »

Ben pas moi.
Elle me crispe pire que saint ex. Et ce n’est pas une sinécure. Le 27 mars était un jour faste pour moi, si je voulais atteindre les trois mois fallait que j’accélère et je ne réponds plus à ses injures mais franchement j’aurai une couronne.

Elle devient autant meilleure que vous devenez chrétien, c’est vous dire.

Mais, de manière générale, je suis d’accord avec vous ; tout le monde devient adorable sur ce blog, courtois, poli, élégant, même Bob à qui on ne dit pas le contraire de ce qu’il dit. Mais on voit peu DHH et Lavande et plus Clopine. C’est pas juste.

la vie dans les bois dit: 9 avril 2017 à 22 h 00 min

djavert epargne-moi tes considerations gps, pour paumés de la psy de groupe pour les nuls; demain je lève le camp et je vais voir la mer.

rose dit: 9 avril 2017 à 21 h 57 min

guillemet fermant  »  »

espère que vous allez bien D. et vos avatars et vous souhaite bonne soirée

rose dit: 9 avril 2017 à 21 h 55 min

Il lui répondait (et son c<…c'est du poulet, parce ce qu'entre ce qu'il écrit et ce qu'il fait, nombre de montagnes russes)
qu’il est si reposant d’être noués tous deux comme deux arbres de ses forêts. D’être remués par les mêmes grands vents. De recevoir ensemble le soleil et la lune et les oiseaux du soir. Pour toute la vie.

Puis, le courrier envoyé, il retournait baiser avec une de ses nombreuses admiratrices ou avec sa mécène.

Ai lu la préface, et commencé Citadelle, légèrement crispée par le ton élégiaque, ne comprenant guère ce que vient faire son père là-dedans, mort alors qu’il avait quatre ans, et me questionnant in petto « mais mon bonhomme entre ce que tu écris, là, et ce que tu as vécu, où est le lien ?
Espère vivement me décrisper. Tout son premier discours sur la maison, le havre, c’est de l’utopie parce qu’il a passé le plus clair de son temps à vivre en hôtel, et je n’ai guère rencontré d’individu qui ait autant déménagé que lui. Et il nous moralise sur la maison. Euh.

D. dit: 9 avril 2017 à 21 h 52 min

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 19 h 31 min
C’était le 777e commentaire !
Que faut-il en conclure, D. ?

2926 sera une année de grand renouveau, Jacques.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 21 h 50 min

Non, ce n’est pas qu’une étiquette commerciale. Comme si on allait réduire le classicisme français à une étiquette. C’est insignifiant de penser de cette manière. Il y a bel et bien derrière une façon neuve de penser l’art du roman sous ses multiples facettes nouvelles qu’incarnent les auteurs en question. Il y aurait d’ailleurs tout un travail à faire sur la crise du roman de l’époque de Conrad à celle du Nouveau roman. Travail de forçat…!

Janssen J-J dit: 9 avril 2017 à 21 h 48 min

Désolé de vous avoir induite en erreur. Mais coucher sous le pont Garabit au clair de lune, vous ne m’en remercierez jamais assez. Un jour, j’ai du dormir sur un banc en regardant le soleil ne pas se coucher sur la rade de Reykjavik, à cause de traîtres. Et finalement, j’ai béni leur traîtrise, quoiqu’ils ils ne surent jamais le bonheur qu’ils purent me procurer à leur insu. Voyez. Je trouve que vous devenez meilleure, comme beaucoup icite, je sais pas trop à quoi ça tient au juste. Une sorte de désarroi par rapport au politiquement correct de la méchanceté gratuite qui ne dirait pas son nom peut-être, et qui provoquerait conséquemment une forme solidarité contra legem. Profitez bien de la Margeride, et ne doutez jamais de ma bonne volonté et de mon insondable bienveillance à l’égard de toussent.

rose dit: 9 avril 2017 à 21 h 48 min

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 15 h 01 min

Non ; pas du tout. Refus délibéré de mariage de sa part à lui.
Quant au fait de vivre en groupe, tous à l’époque vivaient ainsi, tous ensemble. Sans rien de virtuel.
En lisant Consuelo je l’ai encore saisi. Elle a fréquenté, souvent avec son mari, Maurois, Gide, Maeterlinck, d’Annunzio, Salvador Dali dont elle était l’amie à New York et d’autres encore ; un des apparts habités avait hébergé Verlaine et Rimbaud.

A ce sujet, Vol de nuit a été écrit aussi dans une autre maison de Tagle, à Buenos Aires ; et Le Petit Prince à 3/4 d’heure de New York au nord, à North Port.

Cela ne sert à rien de savoir tout cela.

A peu de temps de sa disparition (il quitte New York par l’Hudson en sous-marin), elle lui écrit
Vous est dans moi comme la végétation est sur la terre. Je vous aime, vous mon trésor, vous mon monde.
Votre femme.
Consuelo
29 juin 1944

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 21 h 47 min

Nathalie Sarraute, tu veux dire, je suppose ? On l’étudie même. Je l’ai fait récemment avec mes étudiants de BTS à propos du post-modernisme.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 21 h 45 min

La Jalousie, au tout début, comme La Reprise à la fin sont de très grands livres à mes yeux. Surtout le dernier qui commence à Berlin, là où a habité Kiekegaard, grand penseur du démoniaque qui intéressait Robbe-Grillet pour cette raison sans doute. Mais c’est le XXè siècle tout entier qui est le grand siècle du démoniaque de Conrad à Robbe-Grillet, en passant par Kafka, Bernanos et GAG avec son masochisme assumé.

JAZZI dit: 9 avril 2017 à 21 h 39 min

Je ne crois pas que S. Beckett et Claude Simon soient réductibles au Nouveau Roman, Delaporte à raison, WGG. Lit-on encore Claude Sarraute ?

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 21 h 36 min

Mais Robbe-Grillet est un très grand écrivain aussi. Plus secret, plus mystérieux que les deux autres, sans doute. Plus pervers aussi, mais non moins important. Les ranger dans la catégorie du Nouveau roman n’a rien de professoral. C’est un authentique courant de pensée qu’il s’agit de prendre en compte en tant que tel dans l’histoire littéraire. C’est comme quand on range Molière dans le classicisme français. Il est évident que Molière excède le classicisme comme Robbe-Grillet lui-même excède ses propres théories du Nouveau roman. Mais cela ne constitue pas une objection.

Widergänger dit: 9 avril 2017 à 21 h 31 min

Je ne pense pas qu’il n’y ait que de la tristesse dans la condition post-moderne. Il y a aussi un souci, porteur d’avenir, de la douleur de l’autre, et une formidable émancipation de l’individu, qu’il risque, certes, de payer au prix fort, s’il n’y prend pas garde, par une trop grande solitude.

Je pense qu’en à moi que l’évolution de la physique, la « physique de la conscience » notamment dans son prolongement de la mécanique quantique, va nous faire redécouvrir une certaine forme du divin mais dans la Nature, comme le pense également Marcel Conche.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*