de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Vous êtes priés de trouver ça drôle

Vous êtes priés de trouver ça drôle

Le premier qui dit ou écrit que l’humour est la politesse du désespoir, je le frappe ! Non, je plaisante. Encore que ce lieu commun est devenu une telle scie dans toute conversation sur le sujet qu’il peut pousser à de telles extrémités. Contrairement au comique, domaine assez limité puisqu’on n’en connaît que deux sortes – et encore ! (le comique de répétition et le comique de répétition), l’humour a d’innombrables facettes, au moins. Les vrais humoristes sont ceux qui ne se présentent pas comme tels. Les professionnels de cette profession formulent implicitement une injonction à rire de ce qu’ils disent, et cette situation n’est vraiment pas drôle tant elle est préméditée, organisée, systématisée. Tous des nains à côté de Pierre Desproges. Ils ne lui arrivent pas à la malléole. Il avait aussi de l’humour quand eux ne font que de l’humour. Ce décalage est un signe des temps.

Les volontaires sont assommants ; les involontaires, pathétiques ; et les pires, ceux qui vous débitent des histoires drôles à la file, inconscients de ce que chacune annule l’effet de la précédente ; de plus, ils sont les premiers à rire de leur génie du rire, ce qui ne se fait pas. L’Anglais ne rit pas de ses blagues. Il en laisse le soin aux autres, ce qui lui permet de les juger vulgaires, à la manière de Groucho Marx qui n’aurait pas voulu appartenir à un club qui l’accepterait pour membre.

Franchement, ce n’est pour me vanter, mais quand j’y repense, c’est incroyable ce que j’ai pu me faire rire en écrivant mon dernier roman. On dira que pour la modestie je ne crains personne, ce qui est une vue rapide des choses. Car l’autodérision est un exercice des plus sains pour le moral, préférable à tout prendre à ces fabricants de formules qui se disputent la paternité d’un bon mot. Ainsi François Cavanna et Woody Allen se sont querellés pendant des années, par livres et médias interposés, la propriété de ce trait :

« Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a crû qu’il faisait de la peinture ».

Pas de quoi être si fier. Où va se nicher la vanité de ces gens qui veulent toujours être le premier à avoir trouvé quelque chose fût-ce dans un état second. Orson Welles et Graham Greene, eux, ont longtemps revendiqué chacun de leur côté l’écriture de la plus fameuse réplique du scénario du Troisième homme :

« L’Italie sous les Borgia a connu trente ans de terreur, de meurtres, de carnage… Mais ça a donné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité, cinq cents ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi ? … Le coucou ! »affiche-le-rire-de-munch-50x40

La querelle était d’autant plus vaine entre l’acteur et l’écrivain-scénariste qu’en fait, la pendule à coucou, symbole de la Forêt noire, a été inventé dans le Bade- Wurtenberg. Ce que j’eus un jour l’occasion de révéler à Graham Greene. Il en déduisit aussitôt que Welles n’était pas seulement prétentieux mais nul en histoire.

Parfois une seule phrase suffit à définir l’humour d’une personne. Une phrase d’elle non et une phrase sur elle. Ainsi de la définition de la psychanalyse par Vladimir Nabokov :

« Application de vieux mythes grecs sur les parties génitales ».

Ou de la réplique de Marie Curie lorsqu’on lui demandait ce que ça lui faisait d’être mariée à un génie :

« Demandez à mon mari ».

Ou à la Beckett dans l’une de ses pièces à deux personnages :

« Quelle heure est-il ? – La même que d’habitude ».

Ou celle de Jean d’Ormesson lorsqu’on l’interrogeait sur ce que l’élection de la première femme allait changer à l’Académie française :

« Avant, au sous-sol, il n’y avait qu’une seule porte marquée  « Toilettes ». Désormais, il y en aura deux : « Hommes » et « Marguerite Yourcenar » ».

Jean et ses histoires d’O manqueront beaucoup à la vieille dame du Conti car elle n’a pas souvent l’occasion de se marrer, surtout lors des discours de réception, que l’orateur soit totalement dépourvu d’humour (Giscard) ou qu’il s’applique à être drôle (Weyergans)- on n’en connaît pas du troisième type.

Somerset Maugham aimait commencer ses conférences sur la littérature en adoptant un air pénétrant avant de déclarer : « Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman ». Puis, après un long silence suivi d’un lent regard circulaire dans le public, il ajoutait : « Personne ne les connaît ». N’essayez pas car l’effet n’est pas garanti. Toutes les réactions sont possibles selon les latitudes, l’ambiance et l’auditoire. Les gens de théâtre le savent bien qui doivent s’adapter à la note du soir, pour les représentations de Maitres anciens par exemple, selon qu’ils devinent le public sensible à l’humour de Thomas Bernhard ou écrasé par l’admiration qu’il porte à celui qu’il tient pour un maitre ancien. Rien n’est embarrassant comme de sentir qu’une manifestation d’humour, savamment appuyée sur les béquilles de l’ironie, du paradoxe et du calembour sans que nul n’en distingue la savante mais discrète architecture, ni ne devine la somme d’efforts nécessaires à sa secrète édification, tombe à plat. Alors le silence se fait pesant, interminable, laissant passer toute une légion d’anges.

Henri Cartier-Bresson, toujours prêt à donner à un ami de rencontre l’exemplaire de Mon Cœur mis à nu de Baudelaire qu’il conservait dans sa poche, jugea un jour opportun de l’offrir au chirurgien qui s’apprêtait à l’opérer du cœur. Ce que ce dernier prit froidement : « Vous êtes un gamin ». Sur celui-là, une greffe du sens de l’humour serait demeurée sans effet. Cioran, lui, ayant envoyé quelques uns de ses ouvrages à son inspecteur des impôts dans l’espoir d’alléger l’addition, s’entendit répondre : « J’ai essayé de lire vos livres ; ils m’ont foutu le cafard… Bon, votre dossier est classé. » Un exemple à suivre, sait-on jamais ; les feuilles d’impôts des écrivains sont en général tellement drôles qu’elles en sont impayables. De l’inconvénient d’être niais. Quelques temps après il mourut d’une rupture d’aphorisme, selon Bernard Morlino.

asset-version-75cd66bfc6-couv-topor_monde-hd_preview 2Un jour, comme le photographe et le moraliste, j’ai voulu essayer moi aussi. Pris dans une dispute publique dont je voulais me sortir, mais assez lucide pour savoir que l’humour me tirerait d’embarras sans me tirer d’affaire, je lançais une devinette : à quoi reconnaît-on un Espagnol dans le flot de touristes le jour de leur arrivée à Paris ? C’est celui qui se précipite aux Invalides pour s’assurer que Napoléon est bien mort ! Allez savoir pourquoi, ça a jeté un froid. Je regardais la sympathique assemblée en riant tout seul, ce qui ajouta à ma déconfiture. Manifestement, leur sens de l’honneur avait engendré un plombant esprit de sérieux. Ils passent pourtant pour être caustiques. Il est vrai que cela se passait en Espagne.

Avec les Juifs aussi, c’est compliqué. Ils sont pourtant comme tout le monde, seulement un peu plus. J’ai mis longtemps à comprendre (environ deux mille ans) qu’en fait, l’humour juif, c’est comme l’humour allemand, avec l’humour en plus (de toute façon, pour l’humour allemand, on ne saura jamais car il faut attendre la fin de la phrase pour comprendre ce qu’ils disent et nul n’en a la patience). Encore faut il distinguer. Il y a l’humour séfarade :

« Quand un achkénaze pèle un oignon, c’est l’oignon qui pleure » (irrésistible).

Il y a l’humour achkénaze :

« On est juif lorsqu’on parle yiddisch. Les autres on sait pas » (lourd).

Enfin il y a l’humour juif qui les réconcilie :

« On ne comprenait pas pourquoi cette vieille fille ne trouvait pas un mari bien qu’elle soit passée par un site de rencontres juif réputé pour son efficacité. Vérification faite, son annonce était ainsi libellée : « Femme bien sous tous rapports cherche séfarade distingué ou achkénaze généreux ».

A quoi ressemble l’humour français en regard ? A une petite chose malicieuse où la légèreté souriante le dispute à l’autodérision faussement modeste. Du concentré de Jean d’O, au fond. L’humour belge, qui se manifeste d’abord par sa jovialité, a réussi à élever le sens de l’absurde au rang d’un des beaux-arts ; l’Union européenne ne s’y est pas trompée qui a élu domicile à Bruxelles.

Et les Anglais ? Ah, les Anglais… Mes préférés dans le genre.

Ce ne sont pas des gens comme nous. On peut en juger par leur humour qu’ils qualifient eux-mêmes de « britannique » pour ne pas vexer les autres. Non les étrangers mais les autres sujets de Sa Majesté. Prenez deux donc Britanniques parmi d’autres au hasard, George Bernard Shaw et Winston Churchill par exemple. Un jour, le premier envoya au second deux places pour le théâtre accompagné d’un mot : « C’est pour la première de ma nouvelle pièce. Venez avec un ami, si toutefois vous en avez un. » A quoi l’intéressé répondit en renvoyant les places accompagnées d’un mot : « Merci mais malheureusement, je suis pris ce soir-là. Cela dit, je viendrais volontiers à la deuxième, si toutefois il y en a une ».

Voilà, c’est quelque chose comme cela, leur humour. Toujours en sourire, jamais en rire. Cela ne se fait pas. Ce serait aussi mal vu que de porter des souliers marrons après dix-huit heures. Ou de parler politique à table où doit régner le small talk, spécialité nationale consistant à ôter tout intérêt à la conversation en la ramenant au plus anodin dans le fol espoir de lui conférer la légèreté de l’ineffable. L’humour made in là-bas est un cocktail composé d’un mélange qui a fait ses preuves depuis des siècles, de Shakespeare-upon-Avon aux séries télévisées. Une grosse poignée d’autodérision, juste assez pour avoir conscience de leur excentricité ; une cuillerée à soupe de nonsense, forme la plus proche de l’absurde, lequel consiste à développer des raisonnements dénués de sens sous une apparence logique ; l’understatement en fond sonore de manière à donner ses lettres de noblesse à la litote ; nappez d’une couche d’insinuations indirectes mettant en cause des personnes, de préférence à propos de leur sexualité ; avec cela, une pincée de jeux de mots en pleine conscience de la part d’irrationnel du langage ; ce qu’il faut de private joke pour cultiver l’entre soi, mâtiné d’une bonne dose d’hypocrisie, exercice pour lequel les Anglais n’ont pas à forcer leur nature ; secouez bien le shaker, servez à température ambiante tout en méditant la perfidie prêtée à Albion, avec le sourire complice de manière à mieux faire passer la cruauté sans méchanceté du traitement, et vous comprendrez pourquoi s’exilant en Angleterre, le chevalier d’Eon ne pouvait naturellement s’établir que dans le Middlesex.

L’Anglais a de l’humour, le Français a de l’esprit à défaut d’avoir du caractère. Prière de ne pas confondre. Dans le premier cas, c’est considéré comme une marque de civilisation ; dans le second, comme une absence de caractère. Enfin, c’est ce qu’ils disent. Il et vrai qu’ils n’ont pas le tempérament blagueur. Ce doit être génétique, cette carence. L’Angleterre n’est-elle pas le plus proche des pays lointains ? Pierre Desproges prétendait connaître le moyen de distinguer les deux formes d’humour qui dominent l’univers :

« L’humour anglais souligne avec amertume et désespoir l’absurdité du monde. L’humour français se rit de ma belle-mère. »

On voit par là que ce gentleman était français. Il y a des années de cela, à une période où nos deux gouvernements étaient sérieusement en bisbille, le plus gros tirage de la presse tabloïd anglaise avait lancé le concours de la meilleure devinette francophobe. Celle-ci l’avait remporté :

« Pourquoi les Champs-Elysées sont-ils bordés d’arbres ? / Pour permettre à l’armée allemande de défiler à l’ombre ».

C’est vrai, les Anglais ont de l’humour. On ne s’en relève pas : une telle morgue l’accompagne qu’il en est tuant. Dommage qu’on ne comprenne pas ce qu’ils disent.

Notre humour est désormais sous surveillance. Il suppose toujours moins de certitudes et davantage d’esprit critique vis à vis de soi. Simplement, le principe de précaution a installé une tyrannie douce dans les esprits. On veut bien être décalé, user du second degré, faire un pas de côté, insinuer le doute, faire dérailler la logique, enchanter le réel, donner une certaine légèreté aux évocations les plus graves, afin de toujours mieux critiquer la réalité non sans esprit, mais à condition de ne pas oublier que désormais, tout est affaire de limites. C’est à peine si on ose encore avoir le sens de l’humeur. Ou alors aux cruels dépens d’autrui, la salutaire autodérision ayant été remplacée par l’esprit de dérision, succès néfaste dont ce qui fut la bande à Canal + est grandement responsable. Le goût de la provocation est heureusement toujours là mais le goût des autres l’a déserté.

Dans l’une de ses fameuses Brèves de comptoir, un compagnon de zinc de Jean-Marie Gourio a cette pensée profonde entre deux verres : « Tiens, je serais même prêt à aimer Michel Drucker : je trouve qu’il explique bien l’humour ». L’air de rien, cela va loin quand on sait qu’il est indéfinissable par définition. Car l’humour a ceci de commun avec l’amour, c’est que ça ne s’explique pas. Sinon c’est autre chose. La cuite au prochain numéro.

arton1103-7ffa5

(« Les Anglais ne sont pas des gens comme nous » photo D.R. : »Le rire » de Munch revue et corrigé par « Le cri » de Geluck ; « A s’en décrocher la mâchoire » dessin de Topor ; « Ecriture inclusive » photo Arton)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

553

commentaires

553 Réponses pour Vous êtes priés de trouver ça drôle

christiane dit: 31 décembre 2017 à 12 h 14 min

DHH – 10h35
Je relis le billet :

« …Les vrais humoristes sont ceux qui ne se présentent pas comme tels. Les professionnels de cette profession formulent implicitement une injonction à rire de ce qu’ils disent, et cette situation n’est vraiment pas drôle tant elle est préméditée, organisée, systématisée.(…)
et les pires, ceux qui vous débitent des histoires drôles à la file, inconscients de ce que chacune annule l’effet de la précédente.(…)
Parfois une seule phrase suffit à définir l’humour d’une personne.(…) »
Il me semble que dans ces mots, on touche au nerf de l’humour et souvent, ça fait mal. Ce n’est pas du comique mais d’abord une morsure intérieure.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 13 min

Quand tout est dit et fait, les gens ne sont pas si mauvais que ça, suffit de les remettre sur les rails quand ils se plaisent un peu trop sur la voie de garage

reuzment qut’es là kabloom

Petit Rappel dit: 31 décembre 2017 à 12 h 11 min

Après le Musée des Tissus de Lyon menacé de destruction par le présent Ministre de l’Intérieur, c’est Carnavalet qu’on assassine! Il n’y en a pas un pour racheter l’autre.
La Tribune de l’Art:
Carnavalet, chronique d’un désastre muséal annoncé;

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 06 min

« Ah merci..,oui, mon ami, la mort de ma belle-soeur nous a tant affectés »

private djoc huhu..huhu..huhuniversel

Ed dit: 31 décembre 2017 à 12 h 06 min

Lavande dit: 31 décembre 2017 à 11 h 42 min
Ed, Sacha Guitry disait des femmes (avec sa misogynie indécrottable) :
« Elles causent, elles causent, jusqu’à ce qu’elles trouvent quelque chose à dire »

Quelle horreur ce type. C’est comme Woody Allen, une machine qui fabrique des citations à la con. Il devait être sourd, car ceux qui parlent pour ne rien dire, ce sont bien souvent les hommes. Tout simplement parce qu’ils ont peur du silence et de ne pas être à la hauteur des injonctions inhérentes à leurs sexes.

Bon sinon, j’ai été avertie hier par je ne sais plus au sujet de fraises des bois…Je crois que je viens de comprendre. Merci encore.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 04 min

Je considère que « Milieu de la vie » est en effet le poème qui m plaît le mieux chez Hölderlin

dracul trouvant le consensus millénaire havec lui même..il plane sur les os

la vie dans les bois dit: 31 décembre 2017 à 11 h 48 min

bloom défend sa p’tite tribu de Niakoués, quoi de plus normal en macronie.
Pourtant elle me plaît beaucoup cette comptine pour l’ami Chang, c’est aussi à sa santé que je mettrai ce soir un litchi au fond de la coupe de champagne. En souvenir d’Anne-Marie..
Mr SopoRifique dans sa lutte contre l’illégitimité citoyenne pourra toujours se balader dans les sentiers lumineux du XIIIE arrondissement de paris et attendre un nouvel an pas vraiment républicain, sans chinoiser.

Petit Rappel dit: 31 décembre 2017 à 11 h 46 min

Pour l’humour par l’Absurde Il ne faudrait pas oublier Alphonse Allais, qui, dans ses meilleurs contes, atteint à des sommets dans le genre. Breton ne s’y est pas trompé qui lui consacre de très belles pages dans son Anthologie de l’Humour noir. Et, à une époque plus lointaine, le Catalogue des Livres de Mythophilacte dans le Roman Bourgeois de Furetière.
« Par sauts et gambades »: les théoriciens du Nouveau Roman savaient-ils que Charles Sorel- le Charrosel de Furetière- titre la seconde Edition du Berger Extravagant « L’Anti-Roman »? Probablement pas.
Bien à vous
MC

Lavande dit: 31 décembre 2017 à 11 h 42 min

Ed, Sacha Guitry disait des femmes (avec sa misogynie indécrottable) :
« Elles causent, elles causent, jusqu’à ce qu’elles trouvent quelque chose à dire »

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 11 h 38 min

Je considère que « Milieu de la vie » est en effet le poème qui m plaît le mieux chez Hölderlin. Ma traduction n a rendu tout la bauté qui ressortit du rythme et des images, que Geneviève Blanquis avoue elle-même ne pas avoir su traduire.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 11 h 36 min

Moi, je l’ai, et je peux vous assurer que closer est un âne bâté, qui ne connais vraiment rien à la poésie ! QI=zéro…

closer dit: 31 décembre 2017 à 11 h 29 min

« Hälfte des Leben » est un des plus beaux poèmes que j’ai jamais lus. Le premier vers de la traduction me paraît particulièrement raté.

Geneviève Bianquis a admirablement traduit Hölderlin. Je n’ai malheureusement pas son anthologie sous la main (Aubier Montaigne).

Ed dit: 31 décembre 2017 à 11 h 20 min

« Mieux que personne il sait comprimer le maximum de mots dans le minimum de pensée »

J’ai pour habitude de dire à propos des (nombreuses) personnes concernées que j’ai pu rencontrer : « Il parle beaucoup, mais ne dit rien ». Je crois que cela vient de l’allemand (er redet viel, sagt aber nichts)

closer dit: 31 décembre 2017 à 11 h 13 min

DHH, Churchill est vraiment le champion du monde des bons mots. Ci-dessous un petit choix:

http://www.lalibre.be/actu/international/les-10-meilleures-repliques-de-winston-churchill-54c0e52f3570af82d503b954

Il en manque beaucoup, par exemple: « Monsieur Attlee est un homme modeste et qui a toutes les raisons de l’être », « un taxi vide s’arrête devant le 10 Downing Street, Monsieur Attlee en descend » ou « Mieux que personne il (Mac Donald) sait comprimer le maximum de mots dans le minimum de pensée » ou « il (Chamberlain) est décidé à être indécis, résolu à être hésitant, inflexible dans le flottement et puissant dans l’impuissance »…et bien d’autres.

J’aime particulièrement: « Mieux que personne il sait comprimer le maximum de mots dans le minimum de pensée ». Ça s’applique à tellement de monde, ici ou ailleurs.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 11 h 11 min

Le poème de Hölderlin « Hälfte des Lebens » est un poème qu’il a écrit dans sa période de maturité avant de devenir fou : « entrückt von den Göttern » (« ravi par les dieux »); il s’intitule « Milieu de la vie ».

Le « milieu de la vie » constitue pour Hölderlin, à la suite de Dante, comme une période de basculement et de risque. Il fait signe ici vers le caractère catastrophique du « Milieu de la vie », où il est devenu fou. On évite souvent d’en traduire les images tragiques qui le traversent sous l’apparente splendeur du monde qu’il décrit.

Fred Uhlman, dans L’Ami retrouvé, où il le cite, le relie/relit évidemment comme signe avant-coureur de la folie de l’Allemagne qui s’engage à partir de 1933 dans une impasse qui va mener l’Europe à la catastrophe :

HÄLFTE DES LEBENS

Mit gelben Birnen hänget 

Und voll mit wilden Rosen

Das Land in den See, 

Ihr holden Schwäne, 

Und trunken von Küssen 

Tunkt ihr das Haupt
Ins heilignüchterne Wasser.

Weh mir, wo nehm ich, wenn

Es Winter ist, die Blumen, und wo

Den Sonnenschein 

Und Schatten der Erde? 

Die Mauern stehn 
Sprachlos und kalt,
im Winde 
Klirren die Fahnen.
_______

MILIEU DE LA VIE

Avec ses poires aux reflets dorés pend,
Chargé de roses sauvages,
Le paysage dans le lac,
Ô mes cygnes à qui tout sourit,
Ivres de baisers,
Trempez la tête
Dans cette eau sainte et tranquille.

Mais moi, ô malheur ! Où
Trouverais-je, quand vient l’hiver, les fleurs,
Où un rayon de soleil,
Et l’ombre sur la terre ?
Les murs se dressent,
Muets et froids, dans le vent
s’entrechoquent les étendards.

Dante avait écrit dans L’Enfer, in La Divine comédie:

Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura !

Au milieu du chemin de notre vie,
je me suis retrouvé dans une forêt obscure.
J’avais perdu la voie droite.
Ah, c’est une dure tâche de décrire
cette forêt sauvage et âpre et forte
dont le souvenir ravive l’effroi !

Annelise dit: 31 décembre 2017 à 10 h 57 min

J’aime b la blague échangée en son temps lors d’un dîner off à Lagrasse entre Bob, Gérard Bobillier, et Jean-Claude Milner : un Juif se trouvant brusquement veuf épouse en deuxième noce la soeur de sa défunte femme, selon la tradition. Un ami se présente, qui ne l’avait pas vu depuis longtemps et a appris le décès : « Je vs présente mes condoléances ». L’homme au bord des larmes, lui tapotant le bras, étreignant pensivement sa main : « Ah merci..,oui, mon ami, la mort de ma belle-soeur nous a tant affectés »

rose dit: 31 décembre 2017 à 10 h 44 min

je ne sais le définir DHH parce qu’il me semble que chacun y trouve son compte et pas dans les mêmes blagues.
Il peut être grossier vulgaire caustique cacher une réalité ou être um moyen de la dire.
Celui qui nous dilate la rate est salvateur.
C’est une manière de résoudre des noeuds sans toucher à la ficelle.
Il y a hurler de rire.
Se fendre la poire.

j’y songe à votre question.
L’humour n’est ce pas rendre léger ce qui est grave en se moquant de soi-même ou bien d’autrui ?

DHH dit: 31 décembre 2017 à 10 h 35 min

Ce billet sur l’humour,brillant et agreablement illustré des traits d’humour de tel ou tel, enrichi de commentaires apportant formules et blagues bien venues a fait remonter en moi une certaine irritation contre moi-même .
Parce que si je peux sans me tromper reconnaître et apprécier ce qu’il y a d’humour dans tel mot, tel texte , telle caricature ou tel dessin , et que je sais le distinguer de la drôlerie sans humour de la plupart des blagues, je me retrouve incapable de cerner le concept lui-meme dans sa substantificque moelle , le principe unique qui rende compte de toutes les formes d’humour, le denominateur commun qui s’appliquerait à toutes ses configurations. Des que je crois le tenir il me nargue en me montrant des cas où le contenu que je lui donnais ne colle pas .
J’avais cru un temps m’en tirer en voyant dans l’humour une des formes de cette intelligence élégante dont parle Valery. L’humour serait l’art de rendre intelligible par une schématisation habile une idée forte, voire complexe ou douloureuse, et en même temps de la mettre à distance par la dérision, la vidant ainsi de sa violence passionnelle ou de ce qu’elle a de gênant.
Cela ce serait l’humour de la Fontaine, qui par exemple dans les animaux…dresse un portrait cruel du fonctionnement de la société, y ajoutant même l’usage de la religion comme instrument d’oppression des petits avec dans la bouche du lion cette formule : « Dieu a Permis pour nos péchés cette infortune »
C’est de même toute l’histoire d’Israel et ses problèmes actuels ramassés dans la blague connue, où le grand père arrivé en 1947 sur l’Exodus montre à son petit-fils ce qu’il a fait de cette terre, le champ aujourd’hui fertile qu’il a défriché de ses mains, le mur qu’il a construit tout seul, et s’entend répondre :Alors grand –père quand tu étais jeune tu étais un arabe ?
Mais cet humour là n’a rien à voir par exemple avec la replique de Churchill à une dame qui l’avait irrité dans une réunion mondaine. Elle lui avait dit folle de colère : »Si vous étiez mon mari je vous mettrais du poison dans votre café », « et moi si j’avais été votre mari je le boirais » lui répondit Churchill
Cela pourtant aussi c’est de l’humour. Mais alors qu’est-ce que l’humour ? qui m’aide à sortir de cette impasse ?

Ed dit: 31 décembre 2017 à 10 h 24 min

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 10 h 18 min
Ed, c’est dire à quel point vous connaissez mal le français…!

Vous êtes si prévisible.

rose dit: 31 décembre 2017 à 10 h 21 min

je pense que c’est sa langue maternelle à renato, l’italien. Si ce n’est sa mère, ce peut être sa nourrice dont il a tété le sein.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 10 h 20 min

Crois-moi, Bloom, quand on lit ici certains, le QI des bœufs est assez facile à établir… Il est proche du zéro comme la tête à (rena)toto, qui n’en rate pas une depuis qu’il exerce ses divins talents sur la Rdl…

christiane dit: 31 décembre 2017 à 10 h 07 min

@Chantal 2 dit: 31 décembre 2017 à 2 h 08 min
Oui, le hasard est un bon allié, ainsi cette émission de radio. Il faut du temps pour résister à un jugement négatif sur un écrivain. Ces liens si nombreux sur internet sont à trier. Il faudrait différer les réponses… Il semble que celle-ci s’adapte mieux à votre question ancienne.
Pour le lune, est-ce sa proximité qui a rendu l’océan si furieux en Bretagne et sur les plages du Nord ? Il y a un rapport si mystérieux entre cet astre et l’eau, avec la terre aussi. Comme si la terre et ses océans chutaient sur la lune. Sa force de gravité est bien plus grande que celle du soleil.

zerbinette dit: 31 décembre 2017 à 9 h 49 min

« Y a qu’à voir ici la proportion impressionnante d’imbéciles et de gens mauvais au persiflage débile qui dénote un QI de bœufs poussif juste bon pour les labours… » (WGG)

Mais alors pourquoi ne pas aller voir ailleurs ? Cela nous permettrait de souffler un peu…

Ed dit: 31 décembre 2017 à 9 h 44 min

Lavande dit: 31 décembre 2017 à 9 h 42 min
Wgg on en recausera le jour où vous parlerez l’italien (ou toute autre langue) aussi bien que Renato le français.

Tiens donc. Je n’avais même pas remarqué que ce n’était pas sa langue maternelle.

Bloom dit: 31 décembre 2017 à 9 h 44 min

QI de boeufs

ML, le QI d’un boeuf est malheureusement difficile à établir puisque cette « mesure de l’intelligence », très controversée, concerne les humains et se calcule avec la formule âge mental X 100 : âge réel.

Le passionnant manuel de psychiatrie qui me sert à mieux cerner les personnalités délirantes qui nous dirigent suggère de se rapporter au MMPI ( Minnesota Multiphasic Personality Inventory), test psychométrique de la personnalité adulte & de ses psychopathologies.

Lavande dit: 31 décembre 2017 à 9 h 42 min

Wgg on en recausera le jour où vous parlerez l’italien (ou toute autre langue) aussi bien que Renato le français.

rose dit: 31 décembre 2017 à 9 h 34 min

renato
bonne journée à vous aussi

marc court je vous aime beaucoup ;vous n’intervenez qu’à propos, j’admire cela immensément.

rose dit: 31 décembre 2017 à 9 h 29 min

les Chrétins nullissimes etc. (c’était un trait d’humour ou bien c’était parce que la guerre à trois c’est bien mieux qu’à deux ?), appellent-mal-ce mur, des Lamentations.
Je l’ai vu de mes yeux vu : côté hommes je ne sais pas.
Côté femmes c’est lamentations et prières.
Trois fois le petit papier pou Màc est tombé et il nous a quitté. Trop de coeur.
Faudrait voir à le brider.
La jeuen femme, maman, portait-elle une perruque ? avait laissé sa petite fille sur sa poussette, à côté de sa chaise. Elle partait auur, revenait, gémissait, priait, pleurait, une espèce de catharsis publique ; c’était fort impressionnant, cela m’a rendu inquiète.
Elle nourrissait sa petite pourtant, vraiment petite et au moment où les lamentations sont devenues insupportables pour le commun des mortels, l’enfant s’est saisi du paquet de biscuots et a mangé sans que sa mère lui donne trois par trois.

Côté femme c’est tout à fait le mur des Lamentations. Cent pour cent.

Bloom dit: 31 décembre 2017 à 9 h 29 min

Il est temps de donner la parole à GB Shaw. L’auteur de L’autre île de John Bull, est très injustement oublié:

« Ne faites pas aux autres ce que vous aimeriez qu’on vous fasse. Il se peut que leur goût diffère du vôtre. »

« Ceux qui ne changent pas d’avis ne peut rien changer. »

« J’ai appris il y a longtemps qu’il est inutile de se battre contre un porc. D’abord, on se salit, et ensuite, le porc adore ça. »

« On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit; on vieillit parce qu’on a arrêté de jouer. »

« Le vie est un premier brouillon…sans jamais aucune mise au propre. »

Chaloux dit: 31 décembre 2017 à 9 h 24 min

J’avais posté hier soir un extrait de notice ge-.ne.a.net sur le patronyme de Blabla. Pas spécialement ibérique, présent dans toute l’Europe, même chez les belges. Toute son histoire familiale ici rabâchée doit être en flan, comme le reste.

Chaloux dit: 31 décembre 2017 à 9 h 19 min

ED, parce que je supposais qu’on est au moins deux.

Je vois que vous allez passer un excellent 31, voire un 1er flamboyant avec le bloche pédagogique.
Ne mordez pas trop à son hameçon!

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 9 h 14 min

Y a qu’à voir ici la proportion impressionnante d’imbéciles et de gens mauvais au persiflage débile qui dénote un QI de bœufs poussif juste bon pour les labours…

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 9 h 12 min

Mais mon brave renatoto, tout le monde sait que le mouvement féministe est parti des suffragettes britanniques. Mais ce n’était pas de cela qu’il s’agissait.

Encore un qui n’a pas inventé l’eau chaude, ce brave renatoto ! Et faudra peut-être qu’il se décide un jour à apprendre vraiment le français… au lieu d’écrire dans ce charabia souvent incompréhensible. Eh oui, mon pauvre chéri ! T’es pas une flèche !

Ed dit: 31 décembre 2017 à 9 h 07 min

« les gens ne sont pas si mauvais que ça, suffit de les remettre sur les rails quand ils se plaisent un peu trop sur la voie de garage. »

Votre bonté vous perdra à vous aussi. Je ne partage pas cette bienveillance, même si j’aimerais tant…

Ed dit: 31 décembre 2017 à 9 h 06 min

Renato,

Avez-vous trouvé cette interview intéressante ? Pas palpitante, hein =

Chaloux,

C’était ironique, étant donné l’affluence au Sacré Cœur en temps normal…Mais peu importe, qu’est-ce qui est « curieux » ?

Bloom dit: 31 décembre 2017 à 9 h 05 min

Zazie fait de la résistance…elle aurait pu rentrer dans la Milice où certains torturaient et humilier pour faire iech leurs vieux. Pas sûr que cette motivation ait été la plus répandu, malheureusement on n’a pas d’audit sur la question.
J’adore entendre les gens dégoiser sur « les Chinois », surtout le moment où je leur dit que ma femme est chinoise et que mes gamins passent pour des Xinjiangais quand ils sont dans leur deuxième patrie. L’embarras fait plaisir à voir. Quand tout est dit et fait, les gens ne sont pas si mauvais que ça, suffit de les remettre sur les rails quand ils se plaisent un peu trop sur la voie de garage.

renato dit: 31 décembre 2017 à 8 h 56 min

Pynchon avait suivi des cours de Nabokov à la University of Cornell, mais l’auteur de Lolita avoua ne se pas souvenir de lui ; Vera, sa femme, qui corrigeait les copies, se rappelait surtout de l’écriture (calligraphie & style) du futur auteur de The Crying of Lot 49.

renato dit: 31 décembre 2017 à 8 h 45 min

Oups !

et d’un autre que naturaliser l’appris ce n’est pas donné à tout le monde.
devient :
et d’un autre qu’ILS COMPRENNENT que naturaliser l’appris ce n’est pas donné à tout le monde.

renato dit: 31 décembre 2017 à 8 h 11 min

«Aujourd’hui tout le monde est intelligent, c’est devenu un véritable fléau social !»
Oscar Wilde cité par Paul Edel
Ah ! ces vieux aigris ! on ne peut que les voir malheureux — heureux, peut-être ? — d’avoir perdu la vue à force de ne pas s’en servir — d’un marronnier à l’autre — mais c’est connu, depuis l’invention de Gutenberg n’importe qui ait accès aux livres peut dire des choses intelligentes ; il y a néanmoins un point qui fait problème et quiconque se penche un instant sur le comportement irrespectueux et agressif des gros rustauds qui vomissent leurs insultes sur le net, peut toucher de sa main que le prétendu savoir que ce type accompli de pseudo érudit prétentieux régurgite est fait d’à peu près. Cela dit, il se peut qu’un dieu farfelu et jouer ait soufflé l’invention de l’imprimerie au grand imprimeur allemand afin que l’on puisse s’amuser par le biais la bêtise de ces baladins qui « parlent trop d’eux même en se vantant, ce qui n’est pas seulement peu intelligent, mais mal élevé et inélégant aussi ». Enfin, on attend toujours que ces braves intellectuels européens arrêtent de faire une différence entre réactionnaires de droite et réactionnaires de gauche, d’un côté, et d’un autre que naturaliser l’appris ce n’est pas donné à tout le monde.

Ed dit: 31 décembre 2017 à 7 h 11 min

Delaporte dit: 31 décembre 2017 à 1 h 52 min
Une bonne idée pour passer le réveillon de manière spirituelle, loin des mouvements de foule populaires, mais dans le recueillement pour bien commencer 2018. Je serais tenté :

« À la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris (18e arrondissement). Une messe universelle pour la paix commencera à 22 heures et sera suivie d’une veillée pour la paix. Puis à minuit, chacun pourra déposer l’une des 2018 bougies disponibles, dans le chœur de la basilique. »

Oh oui ! On doit y être bien tranquille, seule avec sa foi…

Chantal 2 dit: 31 décembre 2017 à 2 h 08 min

RETOUR A christiane dit: 30 décembre 2017 à 15 h 58 min
Merci pour ce lien concernant HH, Christiane… J’écouterai l’émission en podcast avec plaisir.
D’autant qu’il semble se dévoiler là…
« Sept fois à terre, huit fois debout ! »

La vie, à quoi la comparer si ce n’est « à la goutte de rosée secouée du bec de l’oiseau aquatique et sur quoi vient luire un reflet de lune » (Mâ)

Justement, cette nuit, durant la passage à la nouvelle année, une Lune ultime : jamais aussi proche de nous ! Prochaine proxigée prévue en 2257 !
Alors, demandons la lune !
Tous mes voeux…

Jean Langoncet dit: 31 décembre 2017 à 2 h 01 min

Quelle que soit la teneur de la réponse du père Hugo (une grande tête molle à à la collection dressée par le comte ?) ou l’entreprise de faire valoir posthume initiée par le père Breton, le jeune Isidore Ducasse se rit d’eux et de nous pour toujours

Delaporte dit: 31 décembre 2017 à 2 h 00 min

Demain dimanche, la lecture à la messe est la présentation au Temple de Jésus, avec la prophétie de Syméon, sublime passage :

Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Delaporte dit: 31 décembre 2017 à 1 h 52 min

Une bonne idée pour passer le réveillon de manière spirituelle, loin des mouvements de foule populaires, mais dans le recueillement pour bien commencer 2018. Je serais tenté :

« À la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris (18e arrondissement). Une messe universelle pour la paix commencera à 22 heures et sera suivie d’une veillée pour la paix. Puis à minuit, chacun pourra déposer l’une des 2018 bougies disponibles, dans le chœur de la basilique. »

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 1 h 47 min

En URSS avant la guerre, sur 2 151 000 juifs soviétiques, seuls 381 000 avaient le yiddish comme langue maternelle, soit 17,7 %. Ce qui est peu. Tous les autres parlent russe comme mes grands-parents. Seuls mon grand-père de Pologne savait lire et écrire le yiddish mais ma grand-mère d’Odessa ne savait que le russe, et sans doute même pas quelques mots d’hébreu. Elles faisaient partie des Juifs parfaitement acculturés d’Odessa comme la grande masse d’entre eux.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 1 h 39 min

Claude Hagège rajoute que le yiddish isolait un peu plus les Juifs de l’est de la population locale et était une cause supplémentaire de haine. Là, je crois que c’est une réflexion de Juif séfarade qui n’a pas d’ancêtres juifs de l’Est. Car les Juifs de l’Est parlaient en fait plusieurs langues, dont les langues locales. Georges Charpak indiquait que dans sa jeunesse en Pologne il parlait cinq ou six langues, selon les circonstances, les interlocuteurs, les institutions, les moments de la journée. Il devait en être très tôt pareillement autrefois.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 1 h 29 min

Claude Hagège indique même que le yiddish n’était plus parlé à la veille de la Grande Guerre que dans certaines localités hessoises. C’est dire que dans les grandes villes comme Berlin, plus personne ne parlait le yiddish. Mais il arrivait qu’il y eut, par curiosité intellectuelle, un dictionnaire à la maison yiddish-allemand, comme c’était le cas à Berlin, me dit-il un jour, chez mon ancien prof d’allemand du lycée Chaptal. Mais alors qu’il parlait parfaitement le dialecte suisse allemand avec un accent impeccable (je l’ai entendu un jour le parler au téléphone sans aucun accent hochdeutsch) pour avoir vécu à Davos pendant la guerre chez des cousins, qui ne parlaient pas plus yiddish que lui, il ne parlait pas yiddish

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 1 h 19 min

La haine dont les Juifs ont très tôt été l’objet, rappelle judicieusement Claude Hagège, vient essentiellement du fait que dans l’Europe de l’Est, relativement arriérée, il n’existait pas de classe moyenne entre la noblesse et la paysannerie analphabète. Les Juifs, qui savaient tous lire et écrire en raison de l’obligation de lire la Torah, et relativement bien formés pour l’époque, constituaient les intermédiaires quasi indispensables et naturels entre la masse inculte des paysans et la noblesse. Assis entre deux chaises, ils susciteraient la haine de tous. La liquidation des Juifs d’Europe de l’Est par les nazis était en quelque sorte déjà inscrite dans cet élément sociologique qui eut comme conséquence quasi logique l’implication importante des Polonais, Ukrainiens de souche dans les massacres de masse à l’Est.

Petit Rappel dit: 31 décembre 2017 à 1 h 09 min

Elle est en effet savoureuse, cette lettre du jeune Ducasse au Père Hugo , Jean Langoncet. De méchantes langues prétendent qu’il avait une lettre-type pour jeunes poètes façon « Je suis le Passé, vous êtes l’Avenir, je me couche, vous vous levez. » Ce qui est vrai, c’est que ses réponses ,souvent à de parfaits inconnus, sont laudatives et bienveillantes, mais n’engagent à rien, se situant soit dans le domaine des généralités, soit beaucoup plus rarement sur le terrain de la poésie. A -t-on la réponse à celle-ci?
Bien à vous.
MC

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 1 h 09 min

Le la’az est le terme hébreu par lequel les Juifs de France et d’Italie désignaient leur langue véhiculaire avant l’invention du yiddish.

Les grands-parents de Primo Levi parlaient encore le judéo-piémontais (cf. Le système périodique) et le judéo-provençal était parlé jusqu’en 1977 par Armand Lunel, date de sa mort.

On distingue parmi le la’az le sarphatique (de Tsarfat : la France), parlé par Rachi de Troyes, dérivé de l’ancien français, et le shuadit, dérivé de la langue d’oc.

Il n’y a pas moins de 3500 mots d’ancien français qui viennent du sarphatique. Claude Hagège indique même dans l’un de ses savants ouvrages Le souffle de la langue: voies et destins des parlers d’Europe) que les communautés juives du Rhin (Spire, Worms, Mayence, Coblence, Cologne) avaient encore au XIIè siècle comme langue véhiculaire le « sarphatique » comme la’az (langue étrangère). Ce n’est qu’en se déplaçant vers l’Est (Souabe, Franconi, Bavière, Autriche) qu’ils adoptèrent un dialecte voisin de leur environnement linguistique quotidien, le yiddish. Claude Hagège signale que le terme « Ashkénaze » désigne dans la Bible (Genèse, Chroniques, Jérémie) un pays voisin de l’Arménie à l’Est et ne fut retenue que tardivement (XIIè siècle sans doute) pour désigner les Juifs d’Allemagne de la diaspora.

Ce sont les bandes de croisés qui, passant par la vallée du Rhin, chassèrent les Juifs de ces grandes villes qui trouvèrent refuge, pour éviter les massacres, plus à l’Est, en Pologne et en Lituanie, en Ukraine, en Bessarabie, en Galicie jusqu’à Oswiecim (Auschwitz) et en Russie, rejoints un peu plus tard par les Juifs de Bysance et par les éléments de la classe aristocratique des convertis au judaïsme issus des Khazars, les Levy, la classe sacerdotale sans doute.

Hans Schwarz, dans L’Ami retrouvé indique que ses ancêtres connus ne remontent pas au-delà de deux siècles en pays souabe, ce qui remonte au XVIIIè siècle, où il ne devait pas y avoir encore beaucoup de Juifs en Souabe.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2017 à 0 h 43 min


…de toutes façons, les chinois,!…

…comme tout les vandales,( Asie & d’outre-Rhin ), et autres parasites juifs ( Orient & Afrique ), même sans côtes à l’Adam,!…ou autres ( chameaux et dromadaires ),…n’ont rien à faire, en Europe,…toutes, nos vaches, nous suffisent,!…of course,!…

…circulez, circulez,!…avec, nos A.D.N.,…conforment,…ou voyez ailleurs, à nous mettre vos formes aux culs,!…
…la rétrospective,…
…réunir, l’empire romain,…et sonnez, le glas, de la paix – romaine,!…

…vous êtes, chez-vous,!…citoyen de Rome,!…adoptez vos lois en conséquences,!…
…à la trahison des élites, la terreur continue,!…Ah,!Ah,!…etc,!…

…en, plus, je préfère Sparte, à Athènes,…
…depuis, que je lis,vos commentaires débiles,…ces juifs, pauvres cons,…comme des pharaons -chinois obsolètes en Ouroboros,!…

…financiers et ou médecins déjà,!…en acupunctures et bondages tout court,!…
…Ah,!Ah,!…Go,!…

D. dit: 31 décembre 2017 à 0 h 01 min

A l’époque la Lune était en dernier quartier alors qu’elle est actuellement montante en pleine lune prévue le 2. C’est malheureusement la situation la plus défavorable qui soit. S’y ajoute beaucoup de météorologues en vacances au lieu d’être à leur poste.
Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augure, ce n’est pas mon genre, mais il y a beaucoup à craindre.

Delaporte dit: 30 décembre 2017 à 23 h 57 min

Pour mémoire, voici la comptine, que j’avais déjà communiquée ce matin :

«Chang est assis, Il mange du riz, Ses yeux sont petits, Riquiquis

Chang me sourit, Quand il me dit: «Veux-tu goûter à mes litchis?»

T’es dans ton bateau qui tangue, T’as mal dans tes tongs, Tu vois des orangs-outangs, Ta tête fait ping-pong, Ping!»

La comptine se termine par un appel au meurtre : « Ta tête fait ping-pong ». Vraiment sinistre !

D. dit: 30 décembre 2017 à 23 h 56 min

Les prévisions météo pour le 1er janvier ne m’emballent pas du tout. Je ne peux m’empêcher de penser à la tempête de 1999 survenue pratiquement au même moment dans l’année et dont la force des vents avait été un ou deux jours avant fortement sous-estimée.

Sergio dit: 30 décembre 2017 à 23 h 38 min

Delaporte dit: 30 décembre 2017 à 23 h 05 min
Je suis stupéfait que sur ce blog de Passou cette affaire scandaleuse n’ait pas soulevé davantage de protestation.

Seulement il aurait fallu l’avoir, cette citation ; autant étudier dans le texte… Si personne ne prend soin de l’afficher ici, sûr que cela va passer à l’as…

Delaporte dit: 30 décembre 2017 à 23 h 05 min

Déclaration de Dominique Sopo, président de SOS Racisme, après l’immonde comptine raciste qui appelle au meurtre des Chinois et de toute population asiatique :

« Nous sommes en France en 2017. Un pays où il y a beaucoup de personnes d’origine asiatique. Comment dès lors accepter que des personnes soient réduites à quelques clichés et renvoyées à une anormalité physique qui rime toujours avec illégitimité citoyenne ? » (Dominique Sopo)

Je suis stupéfait que sur ce blog de Passou cette affaire scandaleuse n’ait pas soulevé davantage de protestation. Comme quoi, tout passe.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2017 à 22 h 16 min

Ce recueil -de fragments posthumes-de Baudelaire, n’était pas plutôt à titrer « Si Philis m’était contée »?

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 22 h 12 min

Ce qui est intéressant par ailleurs concernant le yiddish, c’est qu c’est un langue apparue en Allemagne vers le Xè siècle, par les Juifs qui étaient d’origine française et italienne, donc qui parlaient à l’origine un judéo-français et un judéo-italien. Les éléments hébraïco-araméens du yiddish existaient déjà dans ces dialectes judéo-français et italien comme langue religieuse et véhiculaire à la fois, qui explique en partie l’unité du parlé yiddish dans toutes les régions d’Allemagne, qui valait comme langue communautaire, lingua franca commune à toutes les régions, en dépit des parlés allemands très divers selon les régions.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2017 à 22 h 02 min

De Leon de Modene
« Il faut pourtant avouer, qu’il y a des Juifs qui abusent du nom de Dieu et des anges dans la vue de faire des choses surnaturelles, couvrant cette mauvaise pratique du nom spécieux de Cabbale, pour persuader qu’ils ne font rien en cela, que suivre la tradition de leurs pères. En effet sous ce mot de tradition ils imposent aux plus simples d’entre eux, et même à quelques chrétiens, qui se laissent aller à ces rêveries et cabbalistiques de, qui sont tous les fondements de la Magie » Il faut pourtant avouer, qu’il y a des Juifs qui abusent du nom de Dieu et des anges dans la vue de faire des choses surnaturelles, couvrant cette mauvaise pratique du nom spécieux de Cabbale, pour persuader qu’ils ne font rien en cela, que suivre la tradition de leurs pères. En effet sous ce mot de tradition ils imposent aux plus simples d’entre eux, et même à quelques chrétiens, qui se laissent aller à ces rêveries et cabbalistiques de, qui sont tous les fondements de la Magie »

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 21 h 55 min

Et au fond, je pense que c’est profondément ce qui déplaît à Heidegger dans le monde juif, c’est cette conception moderne de l’identité, d’une identité qui n’est jamais là mais toujours en mouvement, dans le questionnement sur soi dans son rapport à l’Autre. ce qui lui plaît au contraire dans le nazisme, c’est sa conception régressive de l’identité figée dans un lointain passé médiéval avec ses origines germaniques imaginaires. Et le nazisme lui-même peut être interpréter comme un mouvement de repli sur soi face à ce mouvement de l’histoire qui est la modernité.

Mais Heidegger ignore toute la profondeur de l’interrogation kabbalistique lourianique qui rejoint et dépasse même son interrogation sur l’Être. Au fond Luria ancre l’identité juive sur une interrogation perpétuelle et sur l’abîme qu’est en réalité toute identité humaine. C’est ce qu’il y a de plus fort et de plus passionnant dans la Kabbale lourianique avec ses concept d’infini (Ein Sof), d’abîme (Tehom) et de contraction (tsimtsoum) de l’univers.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 21 h 25 min

Ce qu’inaugure la renaissance du monde juif à la fin du XIXè siècle dans le monde ashkénaze, bien au-delà des particularismes qui l’ont caractérisé jusqu’au XVIIIè siècle (et on trouve encore des Hassides aussi bien à Jérusalem qu’à Montréal !) avant la grande réforme de la Haskala, initiée par Moses Mandelssohn, c’est une conception moderne d’une identité juive mouvante, qui fait l’objet de constantes renégociations. La construction de l’identité moderne et celle de nation comme « communauté de culture » se produisent parallèlement. Il n’y a plus d’identité juive figée dans le marbre de la tradition, mais un discours identitaire en perpétuelle construction évolutive qui vient donner un sens et de la valeur à un ensemble de relations interactives : l’identité culturelle ne saurait désormais faire l’économie d’un rapport à l’altérité et donc à la communication interculturelle.

Les individus, acteurs culturels atomisés et désenclavés de la tradition, sont en quête d’une identité collective, qui permet au groupe de se reconnaître par le biais d’un passé commun, du souvenir, de la commémoration, de l’interprétation du passé et de sa réinterprétation constante. L’identité est bien moins une essence figée qu’une construction intellectuelle et spirituelle constamment réaménagée. C’est ce rapport fécond à l’Autre qui permet de redéfinir l’identité, la culture et la judéité.

On voit très bien le rapport avec un roman moderne comme Les particules élémentaires, de Michel Houellebecq, qui pose exactement les mêmes problèmes que les Juifs ashkénazes à l’aube du XXè siècle.

DHH dit: 30 décembre 2017 à 21 h 23 min

@Wgg
Vous rappelez avec justesse l’importance des bribes de français truffant les commentaires talmudiques de Rachi pour la connaissance du parler vernaculaire français au XI eme siècle; elles lui servaient à apporter certains éclaircissements à ses ouailles champenoises à partir du vocabulaire de leur vie quotidienne.
Et de fait à cette époque où tout ce qui s’écrivait s’écrivait en latin , la langue vernaculaire laissait peu de trace écrite .C’est ce qui rend précieux le témoignage qu’en donnent les écrits de Rachi , témoignage qui ,de plus, du fait de la transcription phonétique des mots français en caractères hébraïques est très éclairant sur la prononciation.
L’étude de ces gloses a fait l’objet d’un travail universitaire en Israël. Son auteur Moshé Catane en a fait un bref résumé de quelques pages contenant notamment des exemples commentés des mots français qu’il a relevés. On le trouve en appendice d’un petit livre de Simon Schwarzfuchs consacré à Rachi (Albin Michel)
connaissez vous ce travail ?sinon compte tenu de votre intérêt pour cette question je vous invite à vous y reporter.

Petit Rappel dit: 30 décembre 2017 à 21 h 16 min

Pour revenir au sujet,Il y aurait aussi une place à faire à l’humour dans la musique. Il fit au moins une fois peur à son créateur meme. Le Saint Saens du Carnaval prit soin d’en interdire toute exécution de son vivant.
D’autres, plus doués pour la Muse légère et la parodie nous enchantent encore, d’Offenbach aux Américains. avec justement chez le premier ce coté bricolé, mal fichu d’apparence, parodique, qui transfigure ses parodies d’Opéras.
Il faudrait aussi réécouter les Souvenirs de Munich , les Souvenirs de Bayreuth, ou la version parodique récente de l’Ouverture de Tannhäuser. Toute une musique est là, qui, à domine à l’image de l’art français, sans écraser ni ennuyer.
Bien à vous.
MC

rose dit: 30 décembre 2017 à 21 h 15 min

ou ça
https://www.youtube.com/watch?v=bUH9O6GRvFQ

en plein air, l’après-midi ; ils ne se connaissent pas et ils dansent ensemble dans des grands cercles qui tournoient : nous on est autour on les regarde danser. On est comme des couil.ns mais au fond on est tellement heureux de les voir danser -rien de ringard, je ne trouve rien qui corresponde sur la toile, qu’on oublie qu’on est couil.on comme la lune. Tous les âges sont mélangés et c’est incroyablement gai. Oui.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 21 h 02 min

Ce qui achève l’autonomisation du monde ashkénaze, c’est la popularité dont y jouit la Kabbale lourianique au XVIIè siècle, issue de Isaac Luria à Safed en Galilée et des kabbalistes séfarades expulsés d’Espagne qui y ont trouvé refuge. À Girona, on peut lire la longue liste des kabbalistes de la ville tout au long de son histoire juive. L’essor du mouvement hassidique en découle, qui est très populaire tout au long des XVIIè et XVIIIè siècle.

J. Attali, qui le connaît bien, en parle d’ailleurs dans son ouvrage, en citant deux concepts clés de la kabbale lourianique, avec le Sefer Etz Hayyim (le Livre de l’Arbre de Vie).pour penser la naissance de l’univers, qui rejoint d’ailleurs de ce point de vue les données actuelles de la mécanique quantique, le concept de Tehom, qui fait penser à la béance du Chaos des Grecs, l’abîme qui succède au Tohou-Bohou de Genèse I,2, « les ténèbres couvraient la face de l’abîme » et la notion d’infini, de « Ein Sof » en hébreu, qui est tout sauf du temps, alors que pour les Grecs l Chaos est un temps infini dans le passé, alors que pour la Torah (n cla confirmée par la mécanique quantique) le temps commence avec le monde, et le concept clé de tsimtsoum ou « contraction » de l’univers pour donner naissance à l’espace et à l’Être.

La Kabbale va encore plus loin que Heidegger pour interroger ce qui précède l’Être.

Chaloux dit: 30 décembre 2017 à 20 h 57 min

Il y a des Blabla dans toute l’Europe, et ce nom n’est pas plus exclusivement espagnol que je ne suis garde-barrière.

« Le nom a des origines géographiques très diverses. En Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, il pourrait correspondre au nom de personne germanique Albart, variante d’Albert. Fréquent en Espagne et en Italie, il peut avoir deux origines : soit le nom de personne féminin X, soit, le plus souvent, un toponyme, nom de nombreuses localités. Le toponyme n’évoque sans doute pas l’idée de blancheur, mais plutôt celle d’élévation. Dans certains cas (Languedoc-Roussillon), X peut aussi être une variante de Blablan (voir Blablanet).

Il est belge, je le savais!

rose dit: 30 décembre 2017 à 20 h 52 min


Ce sont les danses traditionnelles qui ont lieu tous les week ends sur la promenade de bord de mer de Tel Aviv. Hommes, femmes, jeunes, vieux… se retrouvent pour danser ensemble sur des chansons traditionnelles. Si vous restez un peu longtemps à Tel Aviv, vous y viendrez

j’ai trouvé : cela s’appelle rikoudim : c’est génial !

rose dit: 30 décembre 2017 à 20 h 50 min

<em
Ce sont les danses traditionnelles qui ont lieu tous les week ends sur la promenade de bord de mer de Tel Aviv. Hommes, femmes, jeunes, vieux… se retrouvent pour danser ensemble sur des chansons traditionnelles. Si vous restez un peu longtemps à Tel Aviv, vous y viendrez

j’ai trouvé : cela s’appelle rikoudim : c’est génial !

rose dit: 30 décembre 2017 à 20 h 46 min

c’est au pied de l’hôtel Renaissance, de la sono à fond la caisse, sur la promenade des plages successives, sur le trottoir bétonné et les gens viennent seuls ou en couple ou en famille et ils dansent ; je n’ai pas retrouvé cette musique. Ai rarement vécu un moment avec une telle intensité de bonheur. N’ose pas vous dire mon ressenti ; un jour, je vous le dirai.
https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0ahUKEwjzn6nevbLYAhWTF8AKHWLVDC8QFghFMAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.marriott.fr%2Fhotels%2Ftravel%2Ftlvbr-renaissance-tel-aviv-hotel%2F&usg=AOvVaw0eggcUwZnBN4KZZRkOH2iX

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 38 min

Rabbi Jacob, le fondateur du pilpul, la scolastique talmudique correspondant à ce qu’on appelle en Europe occidentale la « disp.ute scolastique », s’installe à Cracovie en Pologne où il apparaît sous le nom de Rabbi Jacob Pollak.

Dans L’Ami retrouvé, Hans est sarcastiquement (là il s’agit de sarcasme ! Clopine) qualifié par un de ses camarade de « Pollack », allusion claire aux Juifs de Pologne, miséreux à l’époque du récit.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 35 min

C’est à cette époque que le centre de la vie juive ashkénaze se déplace progressivement vers l’Est de l’Europe, autour de 1500, considérée comme la date symbolique d’une nouvelle grande période de la culture juive ashkénaze marquée par le départ de Prague de Rabbi Jacob.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 34 min

Au XVIè siècle, c’est désormais la Pologne qui dvient le centre de la vie juive en Europe. Lorsque le sépharade Joseph Caro rédige son code des Lois, le Shulhan Arukh, les autorités rabbiniques ashkénazes contestent sa validité et son adéquation aux us et coutumes religieuses d’Europe centrale et orientale. Et Moïse Isserles de Cracovie y adjoint même (encore en hébreu et non en yiddish comme c’était souvent le cas au Moyen-Âge même pour les commentaires sacrés, comme on le voit en français pour Rachi à Troyes) un supplément important qui confère un statut de loi à de nombreux usages ashkénazes.

Après le raysonnment de l’âge d’or espagnol avec notamment Maïmonide au XIIIè siècle en Andalousie, les grands textes qui en sont issus sont assortis de commentaires et d’adaptations en yiddish au nouveau centre du monde juif qui est ashkénaze et en Pologne.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 30 min

Mais à la même époque en Allemagne, les Juifs ashkénazes n’accroissent leur cohésion interne que parce qu’ils sont régulièrement expulsés de villes ou d’Etats allemands à partir de la première croisade en 1096 et tout au long des XIIè, XIIIè et XIVè siècle où sévit en plus la peste noire dont les Juifs furent souvent accusés pour être ensuite persécutés. À cette circulation constante des personnes mais aussi des idées, vient mettre un coup d’arrêt, au XIVè siècle, l’appel du grand duc de Lituanie et le roi de Pologne Casimir le Grand, qui accordent des privilèges aux Juifs pour renflouer leur économie anémiée.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 29 min

À l’époque de Rachi, il n’y avait pas vraiment de centre de la vie juive pour les ashkénazes. Le centre était là où vivait un grand rabbi qui faisait parler de lui par sa science rabbinique. Troyes et Worms le devinrent sous l’influence marquante de Rachi, qui attira à lui des Juifs de toutes l’Europe, ainsi que ses descendants qui se marièrent avec ses filles.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 26 min

À l’époque de Rachi, il n’y avait pas vraiment de centre de la vie juive pour les ashkénazes. Le centre était là où vivait un grand rabbi qui faisait parler de lui par sa science rabbinique. Troyes et Worms le devinrent sous l’influence marquante de Rachi, qui attira à lui des Juifs de toutes l’Europe, ainsi que ses descendants qui se marièrent avec ses filles.

Mais à la même époque en Allemagne, les Juifs ashkénazes n’accroissent leur cohésion interne que parce qu’ils sont régulièrement expulsés de villes ou d’Etats allemands à partir de la première croisade en 1096 et tout au long des XIIè, XIIIè et XIVè siècle où sévit en plus la peste noire dont les Juifs furent souvent accusés pour être ensuite persécutés. À cette circulation constante des personnes mais aussi des idées, vient mettre un coup d’arrêt, au XIVè siècle, l’appel du grand duc de Lituanie et le roi de Pologne Casimir le Grand, qui accordent des privilèges aux Juifs pour renflouer leur économie anémiée.

C’est à cette époque que le centre des la vie juive ashkénaze se déplace progressivement vers l’Est de l’Europe, autour de 1500, qu’on considère comme la date symbolique d’une nouvlle grande période de la culture juive ashkénaze marquée par le départ de Prague et l’installation de Rabbi Jacob, le fondateur du pilpul, la scolastique talmudique correspondant à c qu’on appelle en Europe occidentale la « dispute scolastique », à Cracovie en Pologne où il apparaît sous le nom de Rabbi Jacob Pollak.

Au XVIè siècle, c’est désormais la Pologne qui dvient le centre de la vie juive en Europe. Lorsque le sépharade Joseph Caro rédige son code des Lois, le Shulhan Arukh, les autorités rabbiniques ashkénazes contestent sa validité et son adéquation aux us et coutumes religieuses d’Europe centrale et orientale. Et Moïse Isserles de Cracovie y adjoint même (encore en hébreu et non en yiddish comme c’était souvent le cas au Moyen-Âge même pour les commentaires sacrés, comme on le voit en français pour Rachi à Troyes) un supplément important qui confère un statut de loi à de nombreux usages ashkénazes.

Après le raysonnment de l’âge d’or espagnol avec notamment Maïmonide au XIIIè siècle en Andalousie, les grands textes qui en sont issus sont assortis de commentaires et d’adaptations en yiddish au nouveau centre du monde juif qui est ashkénaze et en Pologne.

Chaloux dit: 30 décembre 2017 à 20 h 23 min

Le doux Blabla fait de l’humour … comme il fait de la littérature. Tout chez lui est universellement mauvais. Rien à garder. Un cas.

et alii dit: 30 décembre 2017 à 20 h 11 min

Arsène Darmesteter naît dans une famille juive installée en Lorraine depuis le milieu du xviiie siècle et dont les ancêtres sont originaires du ghetto de Darmstadt.
Calmann, le père, et Cerf, le grand-père, sont relieurs et libraires ; l’un des grands oncles Darmesteter était scientifique à la cour du tsar de Russie. La mère, Rosalie née Brandeis, est issue d’une famille juive polonaise qui compte des soldats, des scientifiques et des rabbins.
wiki

et alii dit: 30 décembre 2017 à 20 h 09 min

Arsène Darmesteter est un érudit du judaïsme et philologue français du xixe siècle (Château-Salins, le 5 janvier 1846 – Paris, le 16 novembre 1888).

Il est le frère du linguiste James Darmesteter.

Evidence dit: 30 décembre 2017 à 20 h 04 min

ne pas être d’accord avec le p’tit Court est considéré par son Eminence comme un crime de lèse-majesté… quel pignouf !

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 03 min

Faites comme rose, rendez-vous sur place, vous direz moins de sottises sur la musique klezmer, elle qui en dit pourtant déjà assez ici…

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 20 h 01 min

On sait que le monde juif ashkénaze n’est pas sans importance pour la culture française elle-même, puisqu’on pense maintenant, sans en être néanmoins tout à fait certain, que Chrétien de Troyes serait d’origine juive, en rapport avec la communauté autour du grand talmudiste Rachi de Troyes (Rabbi Salomon Isaac, né à Troyes en 1040) et les communautés voisines de Worms et Mayence en Allemagne au XIè et XIIè siècle. La présence de cette communauté juive de Troyes est importante aussi pour une autre raison, Rachi émailla ses commentaires bibliques de mots français écrit avec l’alphabet hébraïque, qui en donnent ainsi la prononciation exacte, ce qui a permis au linguiste Armestester de codifier l’évolution phonétique de la langue française qu’on apprend aujourd’hui pour passer le capes et l’agrégation.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 19 h 47 min

Les mondes juifs séfarade et ashkénaze ne sont pas si étanches que ne le laisse entendre l’article de Passou. Mon nom est séfarade mais mes ancêtres qui le portaient en Pologne depuis au moins 1832, selon les archives de Plock, et en Russie, étaient ashkénazes avec des livres de prières, que je possède encore (une très belle édition dorée sur tranche), selon la codification religieuse de la Halakha. Ils venaient à l’origine d’Espagne. Des Juifs séfarades sont passés en Espagne tout au long des siècles depuis le XIVè siècle où le roi Casimlir les a fait venir d’un peu partout.

Le monde ashkénaze s’est peu à peu autonomisé à partir du Moyen-Âge par rapport au monde juif de leur origine proche-orientale lointaine, du moins pour les hommes, tandis que les femmes juives européennes sont originaires d’Europe et sont des converties pour la plus grande part selon des recherches génétiques récentes. Et aussi bien du point de vue de la culture que des rites religieux. On a pris l’habitude de considérer que c’est l’ordonnance du Rabbi Gershom au XIè siècle, sur la prohibition de la polygamie, qui marque l’acte d’indépendance du monde ashkénaze par rapport au reste du judaïsme.

Durant les XIIè et XIIIè siècles, l’école de pensée piétiste des Hasidei Ashkenaz (les Pieux d’Allemagne) illustre bien l’indépendance marquée du monde juif ashkénaze du monde juif séfarade (d’origine espagnole). C’est Le Livre des Pieux (Sefer Hasidim), attribué à Yehuda ben Shmuel he-Hasid (Yehuda, fils de Samuel le Pieux) de Ratisbonne, qui codifie par ses instructions éthiques et religieuses la piété et les croyances particulières des communautés juives allemandes de l’époque.

bérénice dit: 30 décembre 2017 à 19 h 32 min

Des scientifiques de la NASA ont développé un fusil spécialement conçu pour projeter des poulets morts dans les pare-brises des avions de ligne, des jets militaires et des navettes spatiales. Le but étant de vérifier les conséquences de possibles collisions avec des volatiles et d’adapter les matériaux des pare-brises en conséquence.

Les ingénieurs britanniques ayant entendus parler de ce genre de fusil ont de suite développés un identique pour effectuer le même type de tests sur leurs trains à très grande vitesse. Lorsque le premier test fut effectué, le poulet traversa le pare-brise, la console de commande, la motorisation pour finir sa course dans le mur opposé.

Horrifiés et étonnés par ces résultats, les ingénieurs britanniques les communiquèrent à leurs confrères américains afin d’obtenir des suggestions de leur part. La NASA leur répondit en une seule phrase: « Décongelez le poulet avant! »

Petit Rappel dit: 30 décembre 2017 à 19 h 31 min

Après l’Homme Blanc, Rutabaga poétique de l’année sur un blog qu’il est défendu de critiquer, nous avons le plaisir d’annoncer Pureté du règne Animal. Chacun appréciera le talent poétique de la Muse aux vers boiteux, aux rimes approximatives, qui fait, avec un résultat inoui, de la Bonne Littérature avec de bonnes intentions. Il n’est pas interdit de lui préférer cette vieillerie de La Fontaine, mais il ne faut pas le lui dire…

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 19 h 15 min

Ce Gefen n’est probablement que le tout premier de ces gros cons qui ne vont pas tarder à se multiplier et pulluler sur la période de merde que nous traversons.

La France se suicide.

bouguereau dit: 30 décembre 2017 à 19 h 14 min

Je dirais ex aequo avec le vieux libidineux dont j’ai oublié le pseudo. À parler sans arrêt de sexe en faisant exprès de faire des fautes d’orthographe pour mieux me mépriser, femme idiote future pigiste pour Marie-Claire bien évidemment, il sombre dans le pathétique. Je suis certaine qu’il ne se fait pas rire lui-même

jlai rconnu..ha qu’il est laid..c’est keupu

D. dit: 30 décembre 2017 à 19 h 12 min

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 13 h 30 min

Les Juifs sont des gens joyeux avec un fond de mélancolie. La musique Kletzmer en est le reflet. Des gens qui, contrairement au chrétiens, tiennent la vie ici-bas pour l’essentiel.

Naturellement. Cela va de soi.

bouguereau dit: 30 décembre 2017 à 19 h 11 min

Jdanov sous Staline réclamait enfin une littérature utile et militant pour la classe ouvriere.. une littérature directement utilitaire pour guider, éclairer,réconforter le peuple .Sa bete noire étazit ,luin aussi « le formalisme petit bourgeois » et l’élitisme..

tu déconnes polo..jdanov c’était havant..et pis c’était un complotiss..dmande a serdgio

hamlet dit: 30 décembre 2017 à 19 h 08 min

il travaille au cnrs le type ? ou à l’inserm ?
qui aurait pu prédire qu’un jour les écrivains deviendraient concurrents des toubibs ?
qui disait que quand on entre dans une librairie ça sent la pharmacie ? c’est pas Sollers qui disait ça ?

JAZZY dit: 30 décembre 2017 à 19 h 08 min

Pourtant on s’encule de plus en plus dans la littérature contemporaine française, hamlet ! La bien traitance est acceptée…

bouguereau dit: 30 décembre 2017 à 19 h 07 min

Ce soir je mange une omelette aux pleurotes

a midi j’ai forcé sur l’aquavit..glacé comme pendant barbarossa..le lieu jaune avalé on se sentait comme un poisson dans l’eau

hamlet dit: 30 décembre 2017 à 19 h 04 min

même Dostoïevski ! il ne laissait pas dormir ses personnages… c’est le plus gros problème de la littérature française aujourd’hui : les personnages de roman dorment beaucoup trop.

aucun éditeur n’accepterait de sortir un bouquin d’un auteur qui ne laisse pas dormir ses personnages, c’est de la maltraitance, et maltraiter ses personnages c’est bien pire que de mal écrire, d’Ormesson n’a jamais maltraité personne, du coup tout le monde l’aime bien.

Petit Rappel dit: 30 décembre 2017 à 19 h 04 min

Tenons compte tout de meme qu’il s’agit d’une thèse publiée, et que le propos peut en etre gauchi dans le cadre étroit et souvent mutilant de la publication et de l’entretien. Que ce soit pertinent,on peut en discuter, mais, à suivre sa notice biographique, on ne peut lui dénier le mérite d’une certaine cohérence de pensée.

bouguereau dit: 30 décembre 2017 à 19 h 04 min

Entre la belle-mère, le tonton rigolo et la reine d’Angleterre qui se bidonne à tous casser, on est mal…

t’es un vandu aux puissances épicétou

JAZZY dit: 30 décembre 2017 à 19 h 03 min

Josiane Savigneau s’amuse à tirer sur ses remplaçants, rien de plus, Paul. Moi, la littérature m’a toujours fait le plus grand bien, surtout au teint !

bouguereau dit: 30 décembre 2017 à 19 h 02 min

Clopine, votre bonté vous perdra

bonne clopine a horreur qu’on dise qu’elle est bonne..pasque c’est pas vrai..ya pas dquoi rire ed..c’est tragique qui dirait dracul

hamlet dit: 30 décembre 2017 à 18 h 59 min

Paul Edel si vous voulez je peux vous éclairer votre lanterne sur la littérature thérapeutique, vous me dites, c’est vous qui voyez, en plus c’est hyper fastoche à comprendre.

vous pouvez même vous affilier à l’association contre les maltraitances faites aux personnages de romans, ils ont même déposé une plainte contre Cervantes à cause du sort qu’il fait subir à quichotte.

c’est bizarre pour un soi disant lecteur de Bernhard de poser des questions de ce genre.

en fait, pour tout vous dire, le problème ne vient pas des écrivains, genre leur milieu social, non le problème vient des éditeurs et de leur rapport au pouvoir, je veux dire qu’ils n’ont pas intérêt à sortir des livres où l’on ne traite pas ses personnages avec un minimum de respect et d’humanisme, ou qui ne prônent pas l’amour du prochain.

quel éditeur français aurait le courage d’éditer Swift aujourd’hui ?

Paul Edel vous avez déjà lu Jean d’Ormesson ? vous en pensez quoi ? c’était vraiment un très mauvais écrivain, non ? c’est pas bien de le dire ?

JAZZY dit: 30 décembre 2017 à 18 h 55 min

Demain, dès l’aube…
Bonne et heureuse année anticipée à tous !

(ce matin, j’ai enterré mon dernier mort de la traversée des décembres : décembre 2017 s’en va, vienne janvier 2018 !)

Delaporte dit: 30 décembre 2017 à 18 h 50 min

Comme Paul Edel, j’ai également lu l’interview d’Alexandre Gefen dans le Monde, et j’ai été assez dubitatif sur ce qu’il racontait. Il m’a semblé justement qu’il racontait un peu n’importe quoi, et en tout cas que c’était extrêmement peu pertinent. Il n’y a que le Monde pour proposer des articles aussi peu significatifs dans ses pages littéraires. Plus c’est invraisemblable, et plus cela retient leur attention. C’était déjà comme ça sous Josyane Savigneau, ça n’a pas changé, ce n’est pas devenu mieux. Pas pire non plus, c’est impossible.

JAZZY dit: 30 décembre 2017 à 18 h 43 min

Je ne crois pas qu’il faille attacher plus d’importance que cela à cet essai sur « la littérature réparatrice », Paul. Corti (paix à son âme !) ne nous refera pas le coup de « La littérature à l’estomac », et Alexandre Gefen n’est pas Julien Gracq. Bien sûr que la littérature est réparatrice, depuis toujours, mais elle est surtout beaucoup plus que cela !

Demain, dès l’aube…
Bonne et heureuse année anticipée à tous !

(ce matin, j’ai enterré mon dernier mort de la traversée des décembres. Décembre 2017 se meurt, vienne janvier 2018 !)

Petit Rappel dit: 30 décembre 2017 à 18 h 16 min

– Mc Dérivant à la surface de la Littérature… (Clo T
– Mc Dérivant à la surface de La Littérature (Ed)
-Une Laure Adler a une fraicheut intellectuelle de jeune fille (la meme!))
Oui , c’est bien la seule qu’elle puisse avoir vu sa réputation de Bécu au petit pied)

Sergio dit: 30 décembre 2017 à 17 h 54 min

« les vieux auteurs dans les poubelles des maisons de retraite.. »

Remarque ça fait de la lecture pour la Mendiante du Gange…

Paul Edel dit: 30 décembre 2017 à 17 h 52 min

Comme Josyane Savigneau dans son tweet, je m’interroge sur Alexandre Gefen .Ce directeur de recherche au CNRS dans son entretien au « Monde des livres » de cette semaine a publié chez Corti un essai « réparer le monde » .. dans cet essai voici ce qu’il propose dans son texte de présentation : » Sauver, guérir ou du moins faire du bien, tels sont les mots d’ordre, souvent explicites, placés au coeur des projets littéraires contemporains.
Refusant de devenir un jeu postmoderne ou une simple dilection d’arrière-garde, la littérature française d’aujourd’hui a l’ambition de prendre soin du moi, mais aussi des individus fragiles, des oubliés de la grande histoire, des communautés ravagées et de nos démocraties inquiètes. » dans son essai (que je n’ai pas encore lu,mais ça ne saurait tarder..) Gefen défend la notion de « littérature réparatrice ». C’est, affirme-il, un courant actuel qu’il a découvert en lisant ces dernières années le roman francais.. fait-il allusion au livre de Kerangal « Réparer les vivants » ?à d’autres niouveaux auteurs..(oui Clopine, les vieux auteurs dans les poubelles des maisons de retraite..) j’aimerais qu’il en donne une définition précise car c’est le constat qu’il fait après avoir lu de nombreux romans français(lesquels ?) de ces dernières années.
Mais surtout, autre versant de sa pensée dans cet entretien, Gefen s’en prend au « formalisme » du Nouveau Roman et tenez-vous bien aux « écritures autonomes et esthétisantes » !! diable ! rien que ça..Des noms !! Jdanov sous Staline réclamait enfin une littérature utile et militant pour la classe ouvriere.. une littérature directement utilitaire pour guider, éclairer,réconforter le peuple .Sa bete noire étazit ,luin aussi « le formalisme petit bourgeois  » et l’élitisme.. Mais dans quels fictions françaises Gefen a-t-il découvert cette notion de « réparation ». ? A-t-il fait des statistiques sur cette fonction réparatrice de la littérature ? le a roman francais est-il sous tente à oxygène ? Passou a-t-il lu son essai ? de quoi parle-t-il ce Gefen ? De réparer les lecteurs ? la littérature française ? les auteurs ? Met-il en question les éditeurs ? la critique ? Certains auteurs « formalistes » doivent-ils passer chez le garagiste pour réoarationn urgente ? et leurs romans- guimbardes mises sur un pont élévateur pour révision complète ? S’agit-il d’un nouveau courant moraliste? faut-il revenir à une évaluation stricte de la valeur sociale d’un roman? Affaire à suivre..Pierre Assouline,observateur-lecteur privilégié des tendances récentes du roman Français, vous qui êtes en train de finir un roman , éclairez nous.

gisèle dit: 30 décembre 2017 à 16 h 26 min

@christiane , je viens de lire votre post concernant H.Haddad, le lien que vous donnez est nettement plus riche et intéressant que le dernier que vous aviez posté. Excellent ajout.

JAZZI dit: 30 décembre 2017 à 16 h 12 min

Aïe aïe aïe !
Et moi qui souhaitais à tous les erdéliens de finir l’année en paix !
La galerie des portraits masculins par Clopine ne manque pas… d’humour, surtout pour celles et ceux qui n’y figurent pas.
Mais Ed n’a encore rien vue, si elle ne connait pas déjà « la vie dans les bois »…

P. comme Paris dit: 30 décembre 2017 à 16 h 00 min

 » je me dis qu’on n’a pas fini de souffler. »

Souffler n’est pas jouer.
Aller à dame,
aller à dam,
aller à Amsterdam.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2017 à 15 h 59 min

Inutile de prier. Ce billet est archi nul. Invite au sarcasme ou au ricanement tant cet « humour » est plus aux dépens persifleurs de ceux qui en font les frais. Zero pointé en revient ici à HCB, laissons Desproges et son manuel de savoir-vivre à l’usage des cancéreux,
et plus encore à « Passou » qui joue sur le velours de la scie dont il se gausse, comme on dit d’une courbe en cloche.
Je vous réserve le #balance le vieux, bonne idée !, pour cette histoire de château en Espagne.(notez dans vos agendas, dès la mi-janvier) Vous allez voir comme la modestie c’est d’accepter que vous soit cédé un strapontin dans le métro.
Je ne vous souhaite pas une bonne fin d’année, vu que pire billet c’est guère possible en blog.
Mais, ave plein de bulles , je vous souhaite meilleure suite.

christiane dit: 30 décembre 2017 à 15 h 58 min

Chantal,
si vous passez par là et pour continuer un échange ancien sur Hubert Haddad :
https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/hubert-haddad-geometre-de-limaginaire-les-mesures-demultipliees-de-lart
J’ai écouté cette émission avant-hier soir et j’ai pensé à vous.
On y entend autour d’Hubert Haddad : Serge Kantorowicz, Colette Fellous, Sapho et de nombreux extraits musicaux : « Danse roumaine » n°3 de Bela Bartok, la « Cantate BuxWV 75 de Bach, une improvisation au ‘oud’ et mon morceau préféré : « L’air de Barberine », des Noces de Figaro de Mozart.

Pat V dit: 30 décembre 2017 à 15 h 51 min

Non, PatV, celle du papier cul.

Ah, ah, je l’ attendais celle-là!
Et vous en avez mis du temps pour la sortir.

( Bon,
Vous n’ êtes pas priés de trouver ça drôle! )

Ed dit: 30 décembre 2017 à 15 h 47 min

Clopine, votre bonté vous perdra. Vous les dédouanez bien trop. Et j’insiste : je crois en l’individu plus que tout et pense que la vieillesse n’est pas une excuse.

Lorsque je vois comment ma sœur élève mon neveu par rapport à mes nièces, je me dis qu’on n’a pas fini de souffler.

christiane dit: 30 décembre 2017 à 15 h 46 min

@zerbinette dit: 30 décembre 2017 à 11 h 21 min
ah, je n’avais pas lu la référence des dessins !
Je maintiens mes préférences de ses autres chats dont le charme est dans la parole, souvent continuée sur un ensemble de trois cases, ce célèbre félin créé par ce dessinateur belge Philippe Geluck.
J’avais vu l’ensemble des planches au musée en Herbe, dont est tiré « le cri » de Munch (« L’art et le chat »). On y rencontre aussi Le bleu Klein, le Martyre de Saint Sébastien, les lacérations de Fontana ou les compressions de César… Basquiat, Wharol, Vasarely, Boudin… . Face à face du célèbre félin avec ces chefs d’œuvre e l’art, puis les planches sont sorties en album.
Je n’y retrouve pas le « Nadal des jeux de mots ». Humour noir et acide à toutes les pages de ces trente ans de création de cet anti-héros : le Chat. Une sacrée friandise…

Clopine dit: 30 décembre 2017 à 15 h 39 min

Vous savez, Ed, il ne faut pas trop leur en vouloir non plus. Ils n’ont pas été éduqués avec comme objectif de vaincre leurs déterminismes, et leurs mamans, les pauvres, avaient un autre rapport au monde qu’une fille d’aujourd’hui. Perso, j’ai toujours eu envie de la vieillesse, comme d’un temps où on arrêterait de me balancer mon sexe à la figure – à 20 ans, comme toutes, la rue n’était qu’un endroit où j’allais me faire aborder tant et plus. Je m’aperçois désormais que cet âge que j’appelais de mes voeux comprend quelques notoires désagréments ! Je crois qu’il faut « en prendre et en laisser » chez les erdéliens : n’ont-ils pas déjà connus assez de défaites comme cela ? (décidément, mon bon coeur me perdra)

Pat V dit: 30 décembre 2017 à 15 h 24 min

vous pouvez vider entièrement le dictionnaire des synonymes, l’odeur sera toujours la même…

Celle du papier vierge, Clopine?

Sergio dit: 30 décembre 2017 à 15 h 20 min

Clopine dit: 30 décembre 2017 à 15 h 01 min
aux porteurs de coucougnettes ???

Il est vrai que c’est mal foutu, quand on y regarde savamment ! Le bon Dieu est contre la moto ça c’était réglé comme du papier à musique…

Ed dit: 30 décembre 2017 à 15 h 17 min

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 15 h 16 min
D’autant qu’elle n’est plus toute fraîche non plus, la Clopine…! E’m’fait rire, tins !

Quel rapport ? Une Laure Adler a une fraîcheur intellectuelle de jeune fille et j’ai rencontré des même-pas-trentenaires qui devraient aller vivre en Arabie saoudite. Ils y seraient comblés.

Ed dit: 30 décembre 2017 à 15 h 13 min

Clopine dit: 30 décembre 2017 à 15 h 07 min
Au premier rang desquels, à mon sens, se place Marc Court, dit « petit rappel » et autres pseudos bidons. Tout chez ce débris dérivant à la surface de la littérature est déplaisant. Son arrogance, sa condescendance, sa suffisance : vous pouvez vider entièrement le dictionnaire des synonymes, l’odeur sera toujours la même…

Je dirais ex aequo avec le vieux libidineux dont j’ai oublié le pseudo. À parler sans arrêt de sexe en faisant exprès de faire des fautes d’orthographe pour mieux me mépriser, femme idiote future pigiste pour Marie-Claire bien évidemment, il sombre dans le pathétique. Je suis certaine qu’il ne se fait pas rire lui-même.

Widergänger dit: 30 décembre 2017 à 15 h 12 min

Personne ne fait d’étalage ici. C’est un blog littéraire où par définition on étale sa culture littéraire. Où ets le problème ? Je ne vois pas. Il n’y en a que pour ceux qui veulent en voir.

Le mouvement féministe en France est largement descendu dans la rues ! Il découle largement de Mai 68. C’est un fait historique, il ne sert à rien de le nier en d’en appeler aux Américains. Les Françaises étaient assez grandes filles pour manifester dans les rues à Paris sans avoir besoin des Ricains ! Faut arrêter le délire.

Clopine dit: 30 décembre 2017 à 15 h 07 min

Au premier rang desquels, à mon sens, se place Marc Court, dit « petit rappel » et autres pseudos bidons. Tout chez ce débris dérivant à la surface de la littérature est déplaisant. Son arrogance, sa condescendance, sa suffisance : vous pouvez vider entièrement le dictionnaire des synonymes, l’odeur sera toujours la même…

Paul Edel, si je vous habille pour l’hiver, c’est pour vous permettre de le passer au mieux. A votre âge, vous savez, il ne faut pas plaisanter avec les précautions. (mais je n’arriverai jamais à vous détester vraiment, parce que vous, au moins, vous êtes de cette espèce en voie de disparition : l’écrivain romantique. Et puis vous aimez Rome. )

Pat V dit: 30 décembre 2017 à 15 h 07 min

Tuer le temps

L. s’ ennuyait. Il avait tout fait pour tuer le temps. Légion étrangère, tournois d’ échecs, littérature d’ avant-garde, recherche scientifique, masochisme, combats de taureaux, expéditions polaires, perversités sexuelles.
Il s’ ennuyait toujours et le temps, lui, se portait comme un charme.
Norge.

Ed dit: 30 décembre 2017 à 15 h 03 min

toute manifestation un brin critique ne saurait émaner que d’un Troll.

Votre mauvaise foi est désespérante. Vous n’avez eu aucune manifestation un brin critique envers mon blog, mais l’avez tout bonnement démonté. Aucune argumentation, juste du « c’est nul » et autre faux argument : « personne le connaît ». Vous confondez critique et dé-zingage.

Je confirme, vous êtes irrécupérable, pire que le tonton beauf que chaque famille subit, hélas, spécialement en fin de repas arrosé. Car lui a l’excuse de l’alcool, mais vous non. Et vous vous prenez au sérieux en plus, toujours avec votre style soporiFique.

Clopine dit: 30 décembre 2017 à 15 h 01 min

Le féminisme français des années 70, avec surtout l’apparition du MLF, est la conséquence directe des mouvements de pensée américains , qui sont passés d’un réformisme type Women’s Rights Movement au Women’s Liberation Movement, radicalisé et s’appuyant non seulement sur Beauvoir, mais encore sur Kate Millet ou Adrienne Rich (en France, une intellectuelle comme Cixous a beaucoup théorisé, pendant que des mouvements beaucoup plus pragmatiques défendaient les droits essentiels, en descendant notamment dans la rue…)

Une autre caractéristique des vieux schnocks, outre de penser pour vous, est de vous attaquer vous, votre personnalité ou votre physique s’ils le peuvent, plutôt que de discuter de vos idées. Une seule solution, ai-je pensé longtemps : la disparition. Mais pourquoi, au fait ? Pourquoi laisser encore et toujours le micro et le reste aux porteurs de coucougnettes ??? Quels que soient mes prétendus complexes, ils seront de toute façon moins nocifs que l’étalage dont peuvent faire preuve ces (vieux) messieurs…

Paul Edel dit: 30 décembre 2017 à 14 h 59 min

Clopine, c’est le 24 décembre au soir qu’on pose ses nombreux cadeaux de noel au pied du sapin ,même sur un blog.Votre rubrique, « balance tes vieux! » est très réussie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*