de Pierre Assouline

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La République des livres
De quoi Georges Perros est-il le non ?

De quoi Georges Perros est-il le non ?

Inclassable, cette œuvre est impossible à ranger tant son auteur se refusait à être dérangé. Pas une de ses lignes qui n’illustre une esthétique du refus. Il y a incontestablement du Bartleby en lui, mais en plus radical. D’autant que ses « non » s’exerçaient dans la sphère de l’édition, de la librairie et de la moindre participation à la mondanité littéraire. Lui aussi préférait ne pas. Ses écrits sont des dépôts ; il faut laisser fermenter, quitte à ce que ça prenne toute une vie, rien ne presse. Il est vrai que lorsque tant d’autres s’ingénient à se faire une place au soleil, lui s’efforce de s’en faire une à l’ombre. Du genre à s’acheter un « coffre-faible » et à s’étonner que ça coûte aussi cher que sa version la plus résistante.

Qui ça ? Georges Poulot dit Georges Perros, lecteur. Lui plus encore que d’autres. Pas seulement parce que ce comédien qui fut pensionnaire à la Comédie-Française, vibrait pour le théâtre mais dut y renoncer (comme il perdait ses moyens dès qu’on le regardait, il se résigna à ne jouer qu’en coulisses), fut lecteur professionnel pour le TNP de Jean Vilar et pour les éditions de la Nrf. Car s’il a lu toujours lu tout le temps et tous azimuts avec un plaisir inentamé, d’une lecture considérée comme de l’écriture remise en mouvement, on sent qu’il est de la race des écrivains qui aiment moins écrire qu’avoir écrit. Et même dans cette catégorie, il relève de la minuscule sous-catégorie de ceux qui constituent le principal obstacle à la publication de leur œuvre (Léon-Paul Fargue et quelques autres). Il lui est arrivé de renvoyer à Gaston Gallimard les contrats d’édition qu’il lui proposait afin de repousser le spectre de la publication. Il fallut la conspiration de ses amis Gérard Philipe, Jean Paulhan, Jean Grenier, Michel Butor pour faire ployer un peu cet homme du non. Comme si la liberté se mesurait à l’aune de la faculté de refus. Ce dont Perros, ce réservoir de « non », était convaincu (écoutez-le dans ce passionnant documentaire)

Il ferait une drôle de tête en découvrant ce pavé intitulé Œuvres (1600 pages, 92 documents, 32 euros, Quarto/ Gallimard). Rien ne le fait fuir comme de paraître en librairie sous forme d’un livre. Pourtant, ses textes paraissent mais en revue, lieu privilégié et territoire protégé. Il ne jure que par la revue ; et comme beaucoup ont cessé de vivre depuis, la collection de ses écrits était indispensable. Les écrivains y sont partout mais jamais envahissants. Il tient Kafka, écrivain célibataire, pour un « seulibataire ». S’étend sur Stendhal promenant ses mélancolies et entre le Louvre et l’Opéra (et il peut noircir des pages sur : « La vie se compose de matinées »). Se défie du jeune Philippe Sollers quand la haute république des lettres (Aragon, Mauriac…) l’adoube pour son premier roman Le Parc, prix Médicis 1961 :

« Je ne marche pas. C’est trop roublard pour moi, trop charmant, trop « de qualité ». On n’a pas idée d’aimer la littérature de cette manière distinguée. Ca fera long feu ».Expo2016.3.8

Rien ne l’exaspère comme le moderne autoproclamé surtout lorsque celui-ci disqualifie l’ennemi en le traitant d’« anachronique ». Plutôt Sartre que Camus quand on était sommé de choisir l’un à l’exclusion de l’autre, il déteste l’esprit de la bande à Tel Quel et se désole de voir que, entre les mains de la génération montante, la littérature est devenue « la tarte à la crème des gens qui meurent d’envie d’écrire, mais en sont incapables ». Le sabir structuraliste l’insupporte. Se réfugie alors dans François Villon pour oublier. Chacune de ses notes de lectures présente ainsi l’intérêt de parler de manière vraiment critique d’un livre, d’une oeuvre et d’un auteur et, au-delà, d’exprimer un art poétique, une esthétique, une vision du monde, une conception du roman. C’est en cela qu’elles sont bien plus que des notes à leurs dates lorsqu’elles concernant des contemporains ; s’agissant de classiques, elles méritent souvent l’anthologie. D’avoir assisté jeune au cours de Paul Valery au Collège de France laisse des traces.

On comprend qu’un moraliste ait été son écrivain de chevet et que Joseph Joubert fut celui-ci ; car si cet homme des Lumières écrivait beaucoup (lettres, notes, journaux), il refusait d’être édité ; il fallut attendre une quinzaine d’années après sa mort pour que son ami Chateaubriand fasse éditer ses aphorismes sous le titre Recueil des pensées de M. Joubert (1838). Un modèle pour Perros. On sent également l’ombre portée de Lichtenberg. Toutes précisions du côté des classiques destinées à vous éviter d’aller chercher du côté de Cioran et autres.

Un peu ours mais pas trop sauvage, foncièrement gentil, coléreux, désordonné, détaché, ascète sans ostentation, avec lui il fallait faire gaffe car il tenait pour insultante toute question posée à un poète sur la signification de son poème. Les sociologues lui faisaient horreur. Pas facile à interviewer, le bonhomme :

« Xavier Grall parle de vous comme étant continuellement en quête d’une ancre de miséricorde. Vous vous y reconnaissez ?

– Il faudra lui demander de développer »

G.Perros2-1 2La Bretagne n’était pas son pays d’origine mais Paris. Qu’importe puisque, quel que soit le lieu, il n’a cessé d’y transporter sa mansarde. La Bretagne, il l’avait adoptée : il y vivait, elle l’habitait. Depuis Douarnenez, où il avait l’illusion de se sentir plus protégé qu’ailleurs, il la parcourait à moto, bleue et rouillée, pour fuir le temps et le changer en vent dans ses virées à travers les marées. Thierry Gillyboeuf, maitre d’œuvre de cette belle édition quasi exhaustive ( manque la correspondance, trop énorme pour être disciplinée dans ce volume) qualifie ses poèmes de « chaloupés » (bien vu) et insiste sur la nature insulaire de toute son œuvre (bien lu) qu’il s’agisse des trois volumes de Papiers collés, de Une vie ordinaire, volée musicale de petits vers à huit pieds qualifiée de roman-poème, et des innombrables notes de lecture.

Cet écrivain de fragments a toujours cultivé le grand art de la note, poussant le vice jusqu’à écrire des « Notes sur la note ». Il paraît que de telles flaques d’écriture sont le fait de noteurs. Ou de faiseurs de notes comme autant de notes de musique. Preuve que parfois en littérature le diable et le bon dieu se retrouvent non dans le détail mais dans le déchet. Comme à tout moraliste, on peut lui reprocher de dire ce que nous ne savons que trop. D’autant qu’il parle de la vie, la mort, l’amour, l’amitié, le suicide et la solitude dont il convient de dire qu’elle est réactionnaire – mais pourquoi ? Téméraire lorsqu’on sait que dans ces hauteurs il y a toujours embouteillage de penseurs, surtout pour lui qui a lu et aimé Nietzsche et Kierkegaard. Sa note n’attend pas sous peine de moisir. Elle est griffonnée à la hâte en marchant sur des bouts de papier. La vitesse est constitutive de son mode d’écriture, donc de la sonorité qu’elle dégage. Il la tient pour la petite sœur du poème. Pour l’aphorisme plus encore :

 « Cocteau, ou le génie de n’en pas avoir »… « Sans la littérature on ne saurait ce que pense l’homme quand il est seul »… » Les personnages de Giraudoux ont lu du Giraudoux »…

On imagine ce que le titre Papiers collés doit à Braque, à ce qu’il en fit en 1912 lorsqu’il était premier de cordée du cubisme avec Picasso. A l’origine, cela s’appelait « Bout d’essais ». Puis « Carnet d’un indifférent ». Enfin « Papiers collés », qui correspond si bien à son objet, ces éclats de pensée, ces fusées de sensations. « Quelle que soit sa forme, le fragment perrossien trace une ligne de partage entre la liquidité maritime de la parole et la solidité tellurique du silence » remarque Thierry Gillyboeuf.

Ecrit à ras de la langue en pleine conscience du décollement de ce qu’il écrit par rapport à ce qui se fait ailleurs. Ses phrases ne sont pas destinées à être gravées dans le marbre mais sur le mur du vent. Le ton n’est pas moralisateur. N’empêche : pas un de ses fragments qui ne soit contestable, retournable, inversable. Lui-même s’en excuse : « C’est mon infirmité d’écrire des petites phrases ». Son génie est de faire se rencontrer des mots qui jusqu’alors étaient en froid. Perros réchauffe son monde. Evoque-t-il les petits torrents des Vosges que lui vient l’image d’un « truitage de la pensée ». Affirme sans déclamer. Rien de péremptoire avec l’arrogance que cela suppose. C’est juste que, dans sa forme, le genre de l’aphorisme ou de la maxime ne souffre pas le doute même si celui-ci ronge intérieurement son auteur. Pour avancer dans l’écriture, il se laisse envahir par ses fulgurances, creuse puis stratifie sans se préoccuper de faire dans le génie. C’est bon pour les autres, pour Kafka dont il admire la justesse du trait.

Seul un fort volume de Quarto rangé chronologiquement pouvait rendre justice à la singularité de l’œuvre de Georges Perros. L’auteur est à l’intérieur. C’est un couronnement et une fin de parcours quand tout est accompli. D’ailleurs c’est écrit dessus : Perros/ penn ar ros. Autrement dit : le bout du chemin. Le livre donne envie de rejoindre la société secrète des lecteurs du lecteur.

(« Xavier Grall, Nicole Corelleau et Georges Perros », , « Georges Perros », « Pierre tombale de Georges Perros » photos Michel Thersiquel)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

832 Réponses pour De quoi Georges Perros est-il le non ?

Sergio dit: à

Trepalium = machine de torture à trois branches ; supplice de la roue ? Ou c’est trois pals, peut-être, plutôt…

Janssen J-J dit: à

@14.42, « Grand pas en avant, mais tellement limité au regard de la grandeur de Dieu ! »

Le m’rappelle pas plus pire que ce paralogisme exaspéré du curé du village natal, Gaston Delaporte (sans blag’!), la veille de ma communion solennelle :
– Dieu existe puisque la Bible le dit !
– Mais pourquoi je devrais croire la Bible ?
– Mais parce que c’est la parole de Dieu, gros malin !

Sergio dit: à

Ha voilam (Wiki) :

« Sous l’Antiquité, le terme bas latin trepalium (attesté en 582) est une déformation de tripalium, un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir. »

Sergio dit: à

L’argument ontologique :

– Si Dieu existe, il est parfait.
– S’il est parfait, il existe !

Encore plus fort que la simple casuistique…

Delaporte dit: à

Le problème est moins celui de l’existence objective de Dieu que celui de la foi dont est capable l’homme. C’est ce que voulait dire Perros dans sa phrase. Quand la foi manque, tout est à reprendre depuis le début !

Janssen J-J dit: à

mais pourquoi faudrait-il avoir la foi en quelque chose plutôt qu’en rien, banania ? Allez, va prêcher tes arguties ailleurs, on fatigue un brin.

Delaporte dit: à

Vivre sans avoir la foi en quelque chose, c’est bien triste. Cela veut dire qu’on a le coeur sec, et qu’on ne portera jamais de fruit. Perros, par exemple, avait certainement la foi. En cela, il est tout simplement un exemple.

la vie dans les bois dit: à

@Bas rosis
JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 12 h 08 min
Pour LVDLB

« Le drame de la vie c’est qu’il peut ne rien s’y passer.
Georges Perros ; Papiers collés (1960) »

Je plussoie, Bas rosis, et plutôt deux fois qu’une. Et pour cause : je n’étais pas née, ni même envisagée, pour votre copier-coller, qui date.

En revanche, plutôt que votre machine à hâcher qui insulte la mémoire de Perros, je vous invite à compléter le manque que j’ai volontairement fait apparaître sous la forme : (…), le24 novembre 2017 à 8 h 06 min

(relire aussi ce beau texte mis en lien en août dernier sur les fréquentations de Perros, qui n’est pas sans rappeler un club des poètes, comme celui de H-L Mermod, que je n’oublie pas)

Ce manque (…) est à l’honneur des Femmes, et a contrario, à charge des toquard(e)s entre eux.
Et c’est avec bien du plaisir que je vous laisse, entre vous.
A bientôt.

JAZZI dit: à

« quand qu’hon aime hon compte pas baroz.. »

C’est à Sergio qu’il faut le dire, le boug, moi j’en suis persuadé. Tu suis pas ou tu disjonctes ?

Chaloux dit: à

Gigi : » Allez, va prêcher tes arguties ailleurs, on fatigue un brin. »

Et si vous y alliez tous les deux…

JAZZI dit: à

« votre machine à hâcher qui insulte la mémoire de Perros »

Faut le dire à Passou, LVDLB, c’est directement tiré de son lien fulgurances …

la vie dans les bois dit: à

Parait que  » quatre consonnes et trois voyelles »,- l’ex de Carla, ex maîtresse de son father- notre meilleur filosofe du new age biblique, s’est un peu mélangé les pinceaux en lisant le  » Notre Père ». Il faut qu’il relise la sentence sur la pardon, qu’il n’est pas sûr d’obtenir, pour sa très grande faute. Prendre en otage les cathos, pour exprimer sa petite haine des muslims, bien perso. Va falloir qu’il fasse une autre pénitence.

la vie dans les bois dit: à

@Faut le dire à Passou, LVDLB, c’est directement tiré de son lien fulgurances …

bien lu ! bien vu !

Sergio dit: à

JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 15 h 36 min
« quand qu’hon aime hon compte pas.. »

En Auvergne on sait compter même si on sait jamais lire ! Surtout additionner…

JAZZI dit: à

Le ciel est un grand aquarium ou passent de petits poissons nuageux, du blanc translucide au rose flamboyant, bientôt suivis d’inquiétantes orques sombres et menaçantes, nous permettant ainsi de reconstituer nos illusions évaporées aux ciels caniculaires de l’été bleu.

Delaporte dit: à

Enthoven a en effet prétendu que c’était pas islamophobie que dans la nouvelle version du Notre Père on avait remplacé le verbe « soumettre ». Il a été obligé de s’excuser deux jours plus tard. C’était évidemment un gros délire, comme ce pitre en fait chaque matin à la radio. Pauvre France !

Jean dit: à

une lecture considérée comme de l’écriture remise en mouvement

Très juste. Surtout si cette lecture est orale, ce qu’elle devrait être toujours. On ne prend pas assez l’extraordinaire part de responsabilité du lecteur dans la création littéraire qui, au vrai, est toujours une création à deux (voix).

Jean dit: à

Pratique et utile, en effet, cette collection Quarto, surtout qu’en prime la réalisation matérielle est de très bonne qualité (celle du papier en particulier). Le tort qu’auront fait à tant d’oeuvres des éditions de poche atrocement sagouillées, on ne le dira jamais assez.

Delaporte dit: à

« Pratique et utile, en effet, cette collection Quarto, surtout qu’en prime la réalisation matérielle est de très bonne qualité (celle du papier en particulier). »

Celle de la colle aussi. Un Quarto pourra durer des décennies de lecture, c’est du solide. Mais le prix est à la hauteur : un peu plus de 30 euros, une fortune !

P. comme Paris dit: à

« Le tort qu’auront fait à tant d’oeuvres des éditions de poche atrocement sagouillées, on ne le dira jamais assez. »

Et d’aucuns n’auraient lu.

JAZZI dit: à

« On ne prend pas assez l’extraordinaire part de responsabilité du lecteur dans la création littéraire qui, au vrai, est toujours une création à deux (voix). »

C’est beau ce que tu dis là, Jean. Comment va madame ?

JAZZI dit: à

Personne ne peut plus afficher le lien renvoyant à son propre site !
Passou at-il justifié cet acte d’autorité à sens unique ?
Fasciste !

JAZZI dit: à

« Un événement à saluer : toute la correspondance de Flaubert, soit 4 450 lettres, mise en ligne en accès libre avec… t.co/5gew62bTqx »

ça c’est remarquable ! Je dirais même mieux, c’est un trésor !
Comment fait-on pour conserver un site en mémoire sur son ordinateur ?

Sergio dit: à

JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 17 h 16 min
Personne ne peut plus afficher le lien renvoyant à son propre site !
Passou at-il justifié cet acte d’autorité à sens unique ?
Fasciste !

Peut-être pas faf quand même, bien que cette interjection constitue un réveil salutaire, mais sinon bravo bravissimo !

Delaporte dit: à

« Un événement à saluer : toute la correspondance de Flaubert, soit 4 450 lettres, mise en ligne en accès libre avec… t.co/5gew62bTqx »

Cela ne doit pas nous faire oublier l’extraordinaire Pléiade, qui propose cette correspondance en plusieurs tomes, plus aisés à lire. Car tout lire en ligne pose problème. Ce n’est pas confortable. Tout le plaisir est perdu… On se demande à quoi cette mise en ligne va servir, si ce n’est peut-être pour des chercheurs, alors que la correspondance de Flaubert est bonne pour toutes catégories de lecteurs.

Delaporte dit: à

En livres, je lis. En ligne, j’oublie. (Effacement de la culture par le net.)

JAZZI dit: à

« Peut-être pas faf  »

Macroniste, alors ?

Sergio dit: à

AZZI dit: 25 novembre 2017 à 17 h 20 min
Comment fait-on pour conserver un site en mémoire sur son ordinateur ?

Le plus simple est de le faire retenir par le navigateur lui-même, qui possède un fichier écrit ad hoc ; concrètement cela se ramène à ce qui doit s’appeler un peu partout quelque chose comme « favoris » ; ça se passe dans les options ou paramètres du navigateur, et te met une icône tout en haut (du navigateur).

Alternative ou complément : un lien dans ton propre site ou blog, c’est bien pratique… Tu fais la tournée des grands-ducs vite et bien…

JAZZI dit: à

« Effacement de la culture par le net. »

Cas aggravé d’Alzheimer !

la vie dans les bois dit: à

En outre Bas rosis, vos petites « friandises » pourraient être de bon goût. Vous devriez les glisser dans les papiers d’argent des papillotes. En voilà une autre que je viens de lire:
La variété est la véritable épice de la vie. Elle lui donne toute sa saveur.
De qui est-ce ?

JAZZI dit: à

« La variété est la véritable épice de la vie. Elle lui donne toute sa saveur. »

Dave ?

Sergio dit: à

Delaporte dit: 25 novembre 2017 à 17 h 30 min
(Effacement de la culture par le net.)

C’est précisément l’inverse, semble-t-il : on est surchargé d’informations ; le plus pratique et simple demeure encore les Wiki…

JAZZI dit: à

Merci, Sergio.
Bientôt il va nous falloir venir en expédition commando pour pouvoir continuer à dialoguer sur la RDL !
Un retour direct à l’époque de Vichy ?

JAZZI dit: à

J’entends déjà le boug demander à descendre à la cave…

christiane dit: à

Jazzi,
que ce soit celle-ci ou les autres j’ai horreur de des aphorismes que ce soit ceux de Perros ou d’autres. Toutes ces citations à n’en plus finir dès qu’on cherche un contenu sur internet, c’est lassant. Un véritable arsenal pour boucher les trous et alimenter les conversations dans les diners ! Énoncés succincts pour des vérités souvent banales. Des assemblages d’idées parfois paradoxales, un peu le jeu du « cadavre exquis » des dadaïstes… Ce qui est agaçant c’est que leurs énonciateurs entendent leurs pensées comme définissant le vrai. Et quand tu joues au dépliant abusif pour touristes du blog, en les alignant, tu as un côté homme-sandwich !
Jules Renard, dans son Journal, ne se privait pas d’ironiser à propos de leur prolifération : “Prononcer vingt-cinq aphorismes par jour et ajouter à chacun d’eux : Tout est là” !
Autre chose est le haïku …

la vie dans les bois dit: à

Bas rosis, je suis tombée sur une collec’ de papillotes littéraires. En voilà une, dégustée à l’instant qui aurait pu etre de Georges Perros:
Entre amis il est si beau que le silence soit d’or, mais le rire bon et frais l’est plus encore.
De qui est-ce?

la vie dans les bois dit: à

Cherchez pas Bas rosis, la seconde papillote est d’un penseur de la montagne, Nietzsche était son nom.

la vie dans les bois dit: à

Je vais arrêter ces « fulgurances », sinon je n’aurai plus faim tt à l’heure.

Sergio dit: à

JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 17 h 47 min
Bientôt il va nous falloir venir en expédition commando

Prise d’hassaut de Drouant avec des grappins…

JAZZI dit: à

« Entre amis il est si beau que le silence soit d’or, mais le rire bon et frais l’est plus encore.
De qui est-ce? »

J’aurais dit Brassens, LVDLB !

JAZZI dit: à

Vous l’avez expédié en trois coups de cuiller à pot, le Perros, Christiane !
Tu frises l’exclusion chez Popaul !

JAZZI dit: à

« Prise d’hassaut de Drouant avec des grappins… »

Et exécution immédiate de Passou sur la place !

Passou dit: à

Certes certes, Delaporte de 17.28, la correspondance de Flaubert en ligne ne vaut pas celle de la Pléiade, mais vous oubliez un détail : l’une des deux est gratuite (devinez laquelle)

JAZZI dit: à

Passou non plus il ne clignote plus ?

JAZZI dit: à

Nietzsche était tout aussi méditerranéen, il a écrit l’essentiel de son oeuvre à Nice, LVDLB !

christiane dit: à

@JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 18 h 12 min
On est pas obligé de tout encenser… j’aime, un peu…

Delaporte dit: à

Qui va lire la correspondance entière de Flaubert sur le net ? Même si c’est gratuit ? Ce serait un travail épouvantable, et inhumain. C’est fait pour lire une lettre, ici ou là, et encore. Celui qui veut lire et profiter de cette correspondance, n’a qu’une solution : l’édition de la Pléiade. La publication sur le net dévalue le trésor littéraire, le fait passer aux oubliettes. Plus personne n’est intéressé. Le net en offrant de la culture ne fait en réalité que l’enterrer, la rendre illisible et improbable. Le net tue la culture en feignant de la rendre gratuite et libre d’accès. Mais il n’en est rien, cela se saurait…

JAZZI dit: à

« Mais il n’en est rien, cela se saurait… »

Rendez-vous dans un siècle, Delaporte !

Delaporte dit: à

« Rendez-vous dans un siècle, Delaporte ! »

Je vous parie que dans un siècle on aura fini de délirer, et que l’on mettra au premier plan la lecture vraie, sur papier. Ou bien, encore plus simple, plus personne ne lira, et même des blogs comme celui de Passou n’auront plus lieu d’être. La culture aura été anéantie… et par quoi ? par le net, bien sûr !

chantal *.* dit: à

Tiré de « Essentiels de Rumi »07 ESSENTIELS DE RUMI – extraits des poemes de Rumi Mevlana Maître Sufi – Derviche tourneur-

***

Bois toute ta passion

et sois le scandale

Ferme tes deux yeux

pour voir avec l’autre œil

Ouvre tes mains

si tu veux être porté.

Assieds toi dans le cercle

****

Sois vide de tout soucis

pense à qui créa la pensée !

Pourquoi rester en prison

La porte est grande ouverte !

Sors du labyrinthe des peurs.

Vis en silence

***

L’enfant suit, sans savoir

le goût du vin ou celui

de l’ivresse.

Tous sur cette planète, à part quelques uns,

sont enfants.

Aucun n’est adulte

sauf ceux, libérés du désir.

***

Si tu n’as pas laissé les jeux d’enfant,

comment être adulte ?

Sans la pureté de l’esprit, si tu es encore

dans l’avidité, l’envie et autres désirs,

tu es comme les enfants jouant au sexe,

Ils luttent, jouent et se touchent,

mais çà n’est pas du sexe

Pareil pour les combats des hommes.

Batailles de polochons ! de pistolets à eau !

sans objet, ni sens, totalement futiles.

***

Tes actions sont non-sens, le sexe, les guerres

que tu

fais.

***

***

Respire …

Des livres et des mots viennent les chimères,

et parfois, des chimères naît l’union.

***

Parti, dedans, dehors,

ni lune, ni terre, ni ciel.

***

Ce vin que nous buvons est notre propre sang.

Nos corps fermentent dans ces tonneaux.

Nous donnons tout pour un verre de ce vin.

Nous donnons nos âmes pour une gorgée de vin.

***

Des milliers de vins peuvent

prendre nos âmes.

Ne crois pas que tous les nectars

se ressemblent !

***

Toute chose, tout être

est une outre emplie de merveilles.

Sois connaisseur,

goûte avec délicatesse.

Tout vin peut t’élever

choisis comme un roi, choisis le plus pur.

***

La soif m’attira vers l’eau

et je bus le reflet de la lune.

***

Un, quand j’étais séparé de toi,

ce monde n’existait pas,

ni aucun autre.

Deux, quoi que j’aie cherché,

c’était toujours toi.

Trois, pourquoi ai-je appris à compter jusqu’à trois ?

***

***

C’est le schéma Maître Esclave

dansant ensembles. Ce n’est pas Etre.

Ni mot ni fait ne peuvent exprimer cela.

Sergio dit: à

Et puis la Pléiade j’oserais jamais essayer de tourner les pages avec mes doigts pleins de cambouis…

Sergio dit: à

Un motard qui n’est pas un poète est une brute, et un poète qui n’est pas un motard a tout raté !
Lord Byron… Euh non…

JAZZI dit: à

Il n’y a pire sourd qui ne veut entendre !
Suivez mon regard sur la photo, en haut à droite…

JAZZI dit: à

Que tous les désités de la terre se lèvent !

(qu’est-ce que je fous là, j’ai pas de site !)

JAZZI dit: à

Dans un siècle, il n’y aura peut-être plus personne pour lire sur la terre, Delaporte ?

JAZZI dit: à

C’est-à-dire que l’on commence par les sites et ensuite on interdira les liens !

Delaporte dit: à

« Dans un siècle, il n’y aura peut-être plus personne pour lire sur la terre, Delaporte ? »

Il y aura bien quelques rebelles, mais à part ça, Internet aura fait disparaître toute trace de culture. C’est évident.

Sergio dit: à

JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 18 h 52 min
Que tous les désités de la terre se lèvent !
(qu’est-ce que je fous là, j’ai pas de site !)

Raison de plus pour commencer tout de suite ! Et puis tu peux faire une discrète promo sur les ouvrages dont tu es l’auteur… Avec interviews et tout et tout.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

« En ce moment, j’écoute souvent le troisième concerto inachevé de Mendelssohn. Je ne sais rien de l’histoire de sa composition mais j’y
vois passer le fantôme de sa sœur, la sublime Fanny « .

Belle musique que je ne connaissais pas du tout.

C’est à la mort de sa soeur, qu’il aimait tant, que Mendelssohn (qui l’a survécu 5 mois seulement) a écrit son si poignant Quatuor op.80, si désespéré, qu’on appelle parfois « Requiem à Fanny ». C’est sa dernière oeuvre, et un chef-d’oeuvre. Son deuxième mouvement est l’une des musiques les plus déchirantes que je connaisse:

Artemis Quartet
https://www.youtube.com/watch?v=NioAFJe5avg

Delaporte dit: à

Néanmoins, la culture risque de subsister grâce à la religion. C’est dans la religion, quelle qu’elle soit, qu’il y aura une possibilité de résister au nivellement vers le zéro intégral qu’Internet nous propose. Ce que l’homme va garder de plus précieux et de plus intime, ce sera dans la religion qu’il le trouvera, parce qu’elle est forte et dure depuis si longtemps, et en a vu d’autres…

poussière dit: à

Comment fait-on pour conserver un site en mémoire sur son ordinateur ? (jazzi)

On trouve des programmes utilitaires qui le font et permettent de naviguer hors ligne. Par exemple HTTrack.

Pablo75 dit: à

@ Christiane

« j’ai horreur des aphorismes que ce soit ceux de Perros ou d’autres. »

Tu as horreur des aphorismes ou des mauvais aphorismes?

JAZZI dit: à

Delaporte, je voulais dire qu’il n’y aura peut-être plus d’êtres vivants !

Chaloux dit: à

Pablo,je vais le réécouter dans cette version.

J’aime beaucoup le troisième quatuor, et surtout l’andante, ici à 18.23. J’en ai une version que je trouve superbe (certainement par le quatuor Talich) qu’il faudrait que je retrouve.

https://www.youtube.com/watch?v=Oby40zDkr6A

christiane dit: à

Pablo75 dit: 25 novembre 2017 à 19 h 36 min
De ceux qui n’apportent aucune surprise et de leur accumulation, de ceux qui sont systématiques, de ceux qui empêchent de penser.
Parfois, un, isolé nous surprenant au hasard d’une lecture met la pensée en suspens. C’est alors comme une définition de la poésie qu’un jour, Pierre Assouline avait donnée. Je ne suis pas certaine : « la rencontre de deux mots qui n’étaient pas faits pour aller ensemble et qui soudain… »

bouguereau dit: à

sapré baroz..dans cent ans tu vas telment manquer que tout sra archi dépeuplé..qu’on dira une photo a rénateau

Delaporte dit: à

« Delaporte, je voulais dire qu’il n’y aura peut-être plus d’êtres vivants ! »

Les livres disparaîtront bien avant l’homme !

bouguereau dit: à

Car tout lire en ligne pose problème. Ce n’est pas confortable

un écran crt 15″ consommait 150w..pesait combien..10kg?..aujourdhui 2?..15w à peine..demain..

bouguereau dit: à

Ce que l’homme va garder de plus précieux et de plus intime, ce sera dans la religion qu’il le trouvera, parce qu’elle est forte et dure depuis si longtemps, et en a vu d’autres…

en attendant ta vie futur tu reprendras bien une tête de robot..2 vaut mieux que zéro tu auras..tu sonnes de plus en plus comme eli sunday de there will be blood dlalourde..une vérole

Paul Edel dit: à

merci pour le quatuor de Mendelssohn

Jean Langoncet dit: à

Nota : depuis, l’élevage en batterie fait des ravages

Nicolas dit: à

La poésie me volera de la mort
Char
On ne peut pas réduire l’aphorisme à la première clampine venue, m’enfin!

Sergio dit: à

Jean Langoncet dit: 25 novembre 2017 à 20 h 55 min

rien que des illettrés

Ha mais non ! Un Hells angel devait être capable, en quelques heures, de démonter puis de remonter intégralement sa Harley…

Faut savoir lire au moins la Revue mototechnique !

christiane dit: à

Je viens de relire le billet de Pierre Assouline et celui de Paul Edel. Je viens de regarder à nouveau le film de Paul-André Picton mis en lien ici.
Une impression, les deux billets magnifient l’écriture d’un homme qui était mal en point dans ces années à Douarnenez, qui ayant côtoyé des sommités du monde littéraire et artistique se trouvait tellement pas à sa place parmi eux qu’il a fui en Bretagne.
Là-bas, il s’est donné un rôle, a écrit sous contrainte de ce rôle. Il se devait d’écrire, de continuer d’écrire, sans halte, sur tout support pour s’empêcher de penser à l’échec de sa vie. L’édition de ses premiers écrits a dû le surprendre. Il aurait bien aimé que ses problèmes d’argent puissent être résolus, étant père de famille sans le sou. Il ne s’en cache pas dans le film.
Le reste c’est affaire de goût. L’avoir réécouté attentivement dans ce film et observé où il me semble endosser un costume trop grand pour lui me laissent dubitative. Les quelques plaquettes et recueils que j’avais de son travail d’écriture me suffiront…
Mais les billets de ces deux critiques littéraires sont magnifiques, ils donnent plus à connaître d’eux que de Perrec…

christiane dit: à

pas de « Perrec » de Perros !

Jean dit: à

JAZZI dit: 25 novembre 2017 à 17 h 08 min
C’est beau ce que tu dis là, Jean. Comment va madame ?

Merci de te souvenir. A ta question, il m’est difficile de répondre, tant les signaux sont déconcertants à force d’être contradictoires. Il n’ y a presque plus de langage et elle marche très difficilement. Et pourtant reste intacte une vivacité joyeuse, une vigilance attentive dans l’inattention. Je crois savoir maintenant ce que c’est qu’un aidant. Un aidant, c’est un aimant. Autrement, c’est impossible. Ce serait trop cruel, trop destructeur, pour l’une comme pour l’autre. Si le moindre acte, le moindre geste, la moindre parole, n’est pas porté par un élan de tendresse, ce n’est pas seulement inefficace, c’est contre-productif.
Elle dort maintenant. Je vais aller me coucher. Merci encore d’avoir pensé à elle. On n’a jamais trop de lumière pour continuer d’avancer. Merci.

JAZZI dit: à

« Un aidant, c’est un aimant. »

Qui aime et qui aimante, Jean.
Longue vie à toi !

et alii dit: à

Si le moindre acte, le moindre geste, la moindre parole, n’est pas porté par un élan de tendresse, ce n’est pas seulement inefficace, c’est contre-productif.
c’est juste ce que vous ditesvous touchez le point névralgique de la question des aidants et des aidés ; on pense à vous sans savoir juste comme une lumière au loin dans la nuit ;bonsoir.

P. comme Paris dit: à

« Comment fait-on pour conserver un site en mémoire sur son ordinateur ? »

Lorsque vous avez Mozilla comme navigateur :
Cliquer sur « Marque-pages »
Cliquer sur  » Marquer cette page »
Cliquer sur  » Barre personnelle ».
Cliquer sur le sigle à deux chevrons à l’extrême droite de votre barre de préférence.
Si le site est encore actif, vous en faîtes ce que vous voulez.

P. comme Paris dit: à

L’être humain est perfectible,
certes :

comme
Celine
Tchekhov,
Boulgakov,
Chalamov,
et la cage d’escalier
de Primo Levi.

A la bonne vôtre.

P. comme Paris dit: à

Autant en rester à Malcolm Lowry et son consul.

P. comme Paris dit: à

La barranca, une sacrée poubelle…

Bloom dit: à

je serait dans l’inquetude du meilleur de mes àmis.

Les élèves d’autrefois savaient écrire le français, eux! Flaubert nous en fait l’éclatante démonstration.

Bloom dit: à

écrire des histoire, je t’en prie dit-moi le, parceque ci tu veux bien nous associer je t’enveirai des cathiers que j’ai commencé a écrire

renato dit: à

« …l’existence objective de Dieu… » (sic !)

Religion it’s like a penis
It’s okay to have one
It’s okay to be proud of it
However
Do not pull it out in public
Do not pull it on children
Do not write laws with it
Do not think with it

christiane dit: à

Jean à 23 h 29 min et Jazzi
Merci !

la vie dans les bois dit: à

@Nietzsche était tout aussi méditerranéen, il a écrit l’essentiel de son oeuvre à Nice, LVDLB !

L’essentiel, ce long poème lyrique et métaphorique- est ailleurs…

https://www.youtube.com/watch?v=vIOh6DKPxXs

christiane dit: à

Renato – 8h50
June Christy…
En septembre, F.Gorin écrivait : « … Un soupçon de sfumato, une patine sensuelle, un velouté. Bref, on y va. Hasard de la réédition en CD, l’ajout de cinq titres en bonus fait naître une séquence. Après « Make love to me », vient la confirmation de ce qu’on pressentait : « I know about love ». Langueur en miroir, une chanson fait écho à l’autre et tant mieux si ce n’était pas prévu… »
http://www.telerama.fr/musique/june-christy-%282%29,-au-vent-de-la-nuit,n5193341.php

la vie dans les bois dit: à

Merci « Passou », de nous permettre de remettre en lumière, celui dont la postérité aura fait l’objet d’une tentative d’oubli par toute l’intelligentsia parisienne, qu’il avait fuie.

Lavande dit: à

Jean 23h29: une pensée très amicale.
Belle formule que « l’aidant-aimant ».

bérénice dit: à

chaloux 20h03 est-il opportun d’utiliser cet épithète quand il s’adresse à une composition musicale, ne disposeriez-vous pas, puisque depuis ce temps vous l’avez prouvé, d’un registre plus précis qui nous approche un peu plus de la réalité musicale que vous insistez à nous encourager de (à?) découvrir? Il y a certes des mots passe partout, le problème est qu’ils ne définissent plus rien.

bérénice dit: à

9h28 il n’y a qu’une lettre pour séparer ces deux là, et si l’on aime pas assez pour aider alors on peut apprendre, beaucoup de gens manquent de cette capacité et d’autres en disposent comme si c’était dès le départ inscrit dans leur logiciel, cela m’a toujours beaucoup étonné de remarquer cette qualité chez autrui, je faisais partie de ceux qui n’aiment qu’égoïstement dans le cercle étroit de l’intime ou de l’amitié, c’est toujours cela mais je crois que le monde crève de ça.

bérénice dit: à

8h50 renato, c’était avant Hiroshima, je suis assez contente bien qu’il n’y ait absolument pas de quoi car en terme d’optimisme ou de son impossibilité, j’entendais l’autre jour une jeune femme ( la vingtaine) exprimer exactement le même sentiment que le mien ( on nous vole la possibilité du rêve à moins d’aimer les mauvais), je me suis dit à cette occasion que ce qui m’habite trop souvent n’est pas un produit lié à l’âge et bien qu’une version différente eut pu me satisfaire et me rasséréner .

bérénice dit: à

. Ce que l’homme va garder de plus précieux et de plus intime, ce sera dans la religion qu’il le trouvera, parce qu’elle est forte et dure depuis si longtemps, et en a vu d’autres…

oui et comme c’est l’opium des pauvres et des simples d’esprit il serait temps de renoncer au polythéisme, la foi par les armes vaincra ; le petit massacre égyptien a rayé quelques âmes de la carte, pour les autres une variété d’objets se propose , tous les cultes sont admis.

Chaloux dit: à

Bérénice, la description d’une œuvre musicale a donné matière à peu de chefs-d’œuvre. Vous devriez plutôt vous intéresser au jugement de Christiane vous offrant sur Perros le point de vue d’une assistante sociale de la basse Bretagne, ou à celui de Bloom qui, à propos des fabuleuses lettres d’enfance de Flaubert, regarde le doigt. Il y a davantage matière à réflexion dans ces superbes contributions que dans mon malheureux adjectif.

christiane dit: à

la vie dans les bois dit: 26 novembre 2017 à 9 h 00 min
Elle n’a rien dit, rien contredit, juste mis ce lien-mémoire-Perros sur France Culture.

J’ai écouté, tout, même ce qui suit : les lectures de 3 mn de J.Bonnafé.
Et ça fait grand nettoyage dans ce recul face au film mis en lien de P-A.Picton. Film sorti des oubliettes par un internaute, ne portant aucune trace du réalisateur, de l’année où il fut tourné. Comme si on avait voulu l’effacer…
Donc, là, dans cette longue émission, aucune image mais profusion de témoignages, de sa parole nue et surtout de ses textes qui font chant (comme l’écrirait Jazzi), et peu à peu, la chair des livres revient en mémoire avec cette drôle de musique bancale de l’homme qui écrivait la nuit en se fuyant et en fuyant ces temps où il s’était senti un imposteur. Donc il a pris la route jusqu’au pays de granit, là où la mer est vivante et bouge, sans état d’âme. Il était l’étranger, s’est mis à écrire dans son grenier au long des nuits de sablier, a senti le sable s’écouler dangereusement comme un sang qui le quittait. C’est déchirant et souple comme la peau d’un cheval qui frissonne, son cheval-essence qu’il serrait entre ses cuisses au long des routes sur sa moto.
Merci, LVDB, de m’avoir redonné accès à Georges Perros. Vous êtes la seule qui ait réussi cela.

Chaloux dit: à

Pauvre Perros. Si j’étais écrivain, il y a des gens à qui j’interdirais de me lire.

Pablo75 dit: à

J’ouvre « Papier collés 2 », retrouvé ce matin, et je tombe sur un aphorisme de Perros qui résume parfaitement l’idée qui est derrière le titre et le début du texte de Passou:

« Je me suis fait un non ».

Il y a dans ce volume une excellente section « Portraits », avec quelques petits chefs-d’oeuvre: ceux dédiés à Joubert, Lichtenberg ou Jules Renard, par exemple.

Et d’excellents textes sur Valéry, Mallarmé, Klossowski, Michaux, Queneau ou le mystérieux Roger Judrin, entre beaucoup d’autres (Pavese, Claudel, Pinget, Barthes, Léautaud ou son ami Gérard Philipe – sans les deux « p » que lui attribue Passou).

Et toujours des aphorismes comme Christiane ne les aime pas, c’est-à-dire excellents:

« L’homme est le rêve de l’homme ».

« Les personnages de Racine ont tous passé leur bac. »

« L’écrivain n’est jamais que le nègre de l’enfant qui a déjà tout vu. »

« On écrit parce qu’on est comme tout le monde et que tout le monde ne ressemble à personne. »

« Travailler ! Travailler ! Comme si j’avais le temps. »

« Les meilleurs écrivains actuels veulent faire un livre avec rien. Du rien. Le drame, c’est qu’ils y arrivent. »

la vie dans les bois dit: à

@Merci, LVDB, de m’avoir redonné accès à Georges Perros. Vous êtes la seule qui ait réussi cela.

C’est bien involontaire, de ma part. C’est même d’un égoïsme absolu, pour dire. Perros je l’avais découvert au retour d’un voyage en Bretagne, un qui date…
Tant est charnel et tellurique ce qui me lie à la Bretagne; presque aussi magnétique qu’une archéologie plus cristalline.
Well, avant de passer aux 1600 pages, je vais m’enquérir des  » Poèmes bleus ».

Bon dimanche.

christiane dit: à

Pablo, puisque que tu as ouvert au tutoiement)
tu ne me convaincras pas de l’excellence de ces aphorismes. Cette mémoire des écrivains que tu cites est exactement le pas qu’il a voulu franchir entre papiers collés I et les deux suivants. Tu devrais écouter l’émission mise en lien, homme des causes perdues, pourfendeur d’une fausse réalité …(ton compagnon d’infortune, sancho panza aussi, sauf que l’agité c’est lui…)! Quelle dissymétrie entre vos deux personnages…

Pablo75 dit: à

Dans la rubrique « Hier aux Puces » (que je sais maintenant qu’elle a ses fanatiques sur le blog) « En vrac. Notes » de P.Reverdy (Flammarion), « Les règles de la fiction » d’Edith Wharton (Viviane Hamy), « Le tombeau de Bossuet » de M.Crépu (Grasset) et la poésie d’Ingeborg Bachmann (collection poésie/Gallimard)…. 6 € le tout. Chez un autre vendeur, l’Ancien Testament dans l’édition de la Pléiade, 20 euros les 2 vols. (je l’avais déjà mais c’est pour un ami), qui est la seule traduction honnête lisible que je connaisse en français (celle de Chouraqui, qui est aussi honnête est illisible).

Et j’entends déjà Delaporte demander:
qu’est-ce que c’est une traduction honnête de la Bible? Eh bien, c’est une traduction laïque faite en toute objectivité par des « non-religieux » et même des non croyants et que, donc, distingue, par exemple, « Élohim » – qui est un pluriel – et « Iahvé », au lieu de traduire toujours indistinctement par « Dieu » les deux termes différents en hébreu, comme font toutes les fausses traductions (fausses et pas mauvaises parce que les traducteurs font exprès). Ce qui donne, dans la première ligne: « Au commencement Élohim créa les cieux et la terre. » Autrement dit: « les élohim »… (les amateurs d’ésotérisme comprendront).

bouguereau dit: à

Pauvre Perros. Si j’étais écrivain, il y a des gens à qui j’interdirais de me lire

mais t’es larbin et tout lmonde y’est authorisé à tfoute des pieds au cul

bouguereau dit: à

Autrement dit: « les élohim »… (les amateurs d’ésotérisme comprendront)

on va lsavoir que tu joues a weurl ov warcraf pédro..que chte peigne tous les lundi soirs telment t’es nulosse

bouguereau dit: à

Tant est charnel et tellurique ce qui me lie à la Bretagne; presque aussi magnétique qu’une archéologie plus cristalline

tarzoune y joue au lavement d’hydromelle tiède chez cheune plouaguène..c’est son droit pédro

Chaloux dit: à

« tout lmonde y’est authorisé  »

En effigie seulement, boumou, ma grosse phiotte.

bouguereau dit: à

Ha mais non ! Un Hells angel devait être capable, en quelques heures, de démonter puis de remonter intégralement sa Harley…

à daèche c’est une ak47..les noeils fermé..les amateurs de grandsefoto croirait m’avoir déjà descendu dirait pédro..mais c’est pas vrai

Pablo75 dit: à

@ Christiane

J’ai honte de te répondre, tellement c’est facile avec toi, puisque tu accompagnes, chacun de tes commentaires, avec les verges pour te
faire battre.

Tu écris: « tu ne me convaincras pas de l’excellence de ces aphorismes. »

Mais comment tu vas les aimer, toi, qui est capable d’entrer en extase devant des phrases aussi vides que celle-là: « Sous l’éclairage d’un Piero della Francesca ou d’un Cézanne et dans la proximité savante de Malevitch, l’abstraction non illustrative ouvre des voies austères et violentes, sans concession pour le désir commun d’identification: il s’agit pour l’artiste de montrer des forces primitives… « .

On ne peut pas aimer le fatras d’Hubert Haddad et la sécheresse de Perros à la fois, la bran.lette sémantique du premier et les coups de fouet stylistiques du second. C’est incompatible.

bouguereau dit: à

quand jveux comme jveux..sapré larbin

Chaloux dit: à

« C’est déchirant et souple comme la peau d’un cheval qui frissonne, son cheval-essence qu’il serrait entre ses cuisses au long des routes sur sa moto. »

Cricri, il y avait donc un cheval sur la moto?

Chaloux dit: à

Bah voyons…grosse phiotte,

Janssen J-J dit: à

Perros : une assistante sociale de basse bretagne fait plus de bien au monde qu’un foutriquet de bas étage (Papiers encollés, III).

Chaloux dit: à

Marions-les, marions-les,
Je crois qu’il se ressemblent…

Pablo75 dit: à

@ Delaporte

« Je vous parie que dans un siècle on aura fini de délirer, et que l’on mettra au premier plan la lecture vraie, sur papier. »

Moi je suis entouré de lecteurs (de lectrices plutôt) qui lisent maintenant plus sur leurs « liseuses » que des livres en papier. Et moi même je
vais m’acheter une Kobo Aura H2O bientôt (il faut que j’aille à la FNAC pour voir si c’est facile avec elle de souligner les textes et d’extraire des citations).

« La publication sur le net dévalue le trésor littéraire, le fait passer aux oubliettes. Plus personne n’est intéressé. Le net en offrant de la
culture ne fait en réalité que l’enterrer, la rendre illisible et improbable. Le net tue la culture en feignant de la rendre gratuite et libre
d’accès. »

On a dit la même chose de la radio et la musique, et on continue à aller aux concerts et à vendre de disques. Et ensuite on l’a dit de la TV et les films et on continue à aller au cinéma et à acheter des dvd de films.

C’est même le contraire: le Net et la numérisation augmentent la consommation culturelle (on pirate beaucoup plus d’ebook.s aujourd’hui qu’on volait avant des livres dans les librairies).

Pablo75 dit: à

@ Passou

Pourquoi le mot « ebook » est permis ici et pas son pluriel « ebook.s »?

Chaloux dit: à

Pablo, est-ce que tu connais les transcriptions de Godowsky. Suite Renaissance.

Ici, le pianiste Victor Lyadov joue d’abord en sourdine le morceau initial puis la transcription. (Godowsky est un évènement dans l’histoire de la littérature pianistique).

https://www.youtube.com/watch?v=zUGQBoxLYNA

la vie dans les bois dit: à

la moto de Perros , à cheval sur son « ventre d’essence », est emblématique de ce qu’il revendique: un vocabulaire de « routier ».
Je recherchais une petite carte de visite, une habitude prise lors de road movies, celle d’une crêperie bretonne,halte improbable, sur le route vers un « penn ar ros ». Et je ne la retrouve plus; reste le tracé, cette route dans la lande.

la vie dans les bois dit: à

le route, hésitation entre la route, et le chemin.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Je connaissais pas du tout ces belles transcriptions de Rameau et Lully. De Godowsky je n’ai qu’un cd de transcriptions de valses de Johann Strauss II jouées par Marc-Andre Hamelin. Il faudrait que je le retrouve pour le réécouter.

Il y a quelques années il y avait aux Puces un type qui vendait des coffrets neufs, sous plastique, d’enregistrements anciens de piano, pas chers du tout (genre 10 € les 10 cd). Et il y avait 1 ou 2 de Godowsky jouant ses propres oeuvres.

christiane dit: à

Pablo,
A l’occasion, tu diras à ton sancho que la phrase dont il se moque est de Perros (dixit l’émission mise en lien par Lvdb). L’oubli volontaire des guillemets devait le faire réagir : banco !
Quant à comparer deux écrivains, tu sais bien que dans nos livres aimés peu sont comparables. D’auteur à auteur, des béances, des contradictions et tant de différences. De lecteur à lecteur aussi. De critique littéraire à critique littéraire, c’est encore pire. Eh oui, j’aime et l’un et l’autre… et pas qu’eux !
As-tu lu « Palestine » ? Tu y rencontrerais une écriture sèche. Quant à celle de Perros, elle est mouvante. Bien sûr si tu t’en tiens aux aphorismes, elle est lapidaire. Dans « Les poèmes bleus », c’est très différent ainsi que dans « Papiers collés II » ou « une vie ordinaire ». Tout n’y est pas « sècheresse »…
Quant à toute la science de l’ombre et de la lumière d’un Piero della Francesca ou d’un timide et farouche Cézanne, c’est une irruption de présences au fil de l’écriture de Haddad. Tes effarements ne sont qu’un repli convulsif vers les peintres qui te rassurent. Le regard d’Haddad est littéralement brûlé par les œuvres de son ami. Que les cortèges d’empreintes de Lascaux rivalisent dans l’intemporel avec la peinture abstraite de Malévitch, ne rayent pas d’un trait l’histoire de l’art. Les préjugés de ta culture obscurcissent ton regard, tu te cabres tout de suite jusqu’à n’offrir avec excès que des ricanements cachant une frémissante sensibilité (concertos mis en ligne) aux prises avec la raison. Un tourment qui vient de loin…

Au pied de la Sainte-Victoire et son échine bleue, cette montagne qui se métamorphose d’un instant à l’autre, parmi les pins, les rocailles, les terres rougeâtres, et les oliviers, Cézanne peint sombre et chaud, intense, tâtonnant. Il joue avec les lignes de force du paysage. Ses toiles sont massives et aérées à la fois comme celles de Serge Kantorowicz. L’approche du réel est terrible. Seule existe la joie de la couleur pure, la couleur géologique de la terre. La substance de son émotion : sa matière visuelle qui, dans la seule couleur voit l’objet à peindre et s’en empare. Eléments aussi d’espace et de volume. Un jaillissement expérimental de l’un à l’autre. Tout cela bouge et explose dans toutes les directions. Les formes s’échappent sous le ciel immobile. Et nous, contemplant leurs toiles, avons ce sentiment violent de saisie et de perte, en même temps, et les mots manquent. Toucher leur monde par les yeux. Les toiles sortent du cadre et vibrent…

Chaloux dit: à

@Pablo.
De Godowsky, ce que je préfère avec certaines transcriptions, c’est la très noire Passacaille sur un thème de la Symphonie Inachevée de Schubert. Le pianiste Anti Siirala la joue comme un dieu.

https://www.youtube.com/watch?v=LILpPG8CFiY

christiane dit: à

la vie dans les bois dit: 26 novembre 2017 à 12 h 42 min
Décidément, c’est la meilleure sur ce fil de discussions !

Clopine Définitivement un cas à part dit: à

Pablo75, j’ai une Kobo aura et je n’en suis pas très contente, en fait. D’abord, elle se « bloque » parfois, ou bien elle fait apparaître régulièrement des cadres dont vous n’avez que faire, dans le genre « si votre liseuse reçoit de l’eau il faut impérativement l’essuyer », au bout de vingt fois où ce message apparaît, ça devient lourdingue !

Mais le plus gros problème est bien entendu le catalogue KOBO, auquel vous avez accès soit directement via la liseuse soit sur votre ordinateur. Eh bien la moitié des livres que je recherche n’y est pas. En fait, la « boutique » est (presque) celle d’un rayon « librairie » de grandes surfaces, dès que vous tapez dans le confidentiel ou simplement le rare eh bien ça n’existe pas. Oh, vous pouvez quand même arriver à vos fins, mais c’est compliqué et demande des recherches sur internet et des manipulations longues…

Le dernier problème, mais non le moindre, est le côté commercial de l’objet. Vous ne pouvez ouvrir votre liseuse sans qu’elle vous propose des livres, que l’algorithme aura « finement » déduit de vos achats. Perso (ça m’a fait rire… jaune!) je n’avais pas la liseuse depuis 8 jours qu’elle me « suggérait » déjà d’acheter… La recherche du temps perdu (wouarf). Vous me direz que quand on entre dans une librairie, c’est tout pareil ? Oui, mais là la liseuse est chez vous, sous votre couette : perso j’ai horreur de ces suggestions que je n’ai pas recherchées !

Bon, une fois dit tout ça, il faudrait aussi parler des « mises à jour » : dès que vous ouvrez l’application, on vous impose de longues mises à jour (des dictionnaires, du fonds, que sais-je encore ?), là encore vous n’avez rien demandé et vous perdez du temps.

Et puis vous ne pouvez plus partager vos lectures. Impossible de prêter la liseuse comme on prête un livre, n’est-ce pas ?

Voilà, voilà, voilà, vous faites ce que vous voulez bien sûr mais vous voilà prévenu.

Sauf que ma liseuse m’est devenue indispensable (soupir, soupir, soupir) à cause de l’état de mes yeux. Et ça, c’est incomparable : vous pouvez agrandir la police et régir la luminosité d’affichage selon votre vue. C’est pourquoi je m’accrocherai à ma liseuse jusqu’au bout !

Chaloux dit: à

Pauvre Cricri, l’histoire du cheval n’était qu’un point de détail. C’est la sottise et la bassesse de votre jugement de maîtresse d’école qui m’ont fait réagir. Sur ce point, il n’y a jamais avec vous de déception possible. S’agiter de lectures comme vous le faites pour en arriver là…
Banco!

christiane dit: à

@Chaloux dit: 26 novembre 2017 à 13 h 09 min
Oui, mon gros bébé, tu as raison !

Chaloux dit: à

Molière savait qu’il faut laisser parler les vieilles sottes. Que ne m’en inspiré-je…

JAZZI dit: à

« la sottise et la bassesse de votre jugement de maîtresse d’école »

Tu devrais avoir honte, Chaloux ! Maîtres et maîtresses d’école ont bien du mérite…

Chaloux dit: à

Sans doute, mais pas en matière de jugement littéraire.

Lavande dit: à

Molière disait aussi:
« La grande réponse que l’on doit faire aux outrages, c’est la modération et la patience. »
Le bourgeois gentilhomme, II, 4

JAZZI dit: à

« Crise catalane : quelle valeur accorder à l’opinion d’un peuple qui a porté Trump au pouvoir et d’un autre qui a voté pour le Brexit ? Aucune, pour l’écrivain Javier Marias. »

Quelle estime accorder à un écrivain qui ne se prend pas pour une merde ?

Chaloux dit: à

Molière voit juste mais Perros est mort : il ne peut plus faire preuve ni de patience ni de modération face à certains jugements d’une abyssale sottise. C’est une certaine forme de respect qui me fait réagir, non le goût de l’outrage. Quant à évoquer Molière, les perpétuels sonnets d’Orgon(ne) peuvent sembler pénibles à la longue. On sait de quelle manière il y a répondu.

Sergio dit: à

Clopine Définitivement un cas à part dit: 26 novembre 2017 à 13 h 08 min
une Kobo

Excellentissime et bien utile compte-rendu : c’est bien ce que je craignais, mais quantitativement on dirait que c’est très pire !

Cela fait réfléchir…

Clopine Définitivement un cas à part dit: à

Chaloux, le problème (et j’y ai réfléchi, vous savez !)c’est qu’il faut être fou pour venir ici. A des degrés divers, mais néanmoins il faut au moins un germe d’aliénation. Du coup, vitupérer contre tel ou tel(le) vous soulage peut-être, mais ne sert à rien… D’autant que vous aussi vous vous exposez à cette mésaventure qui consiste à inspirer aux autres au mieux de l’agacement, au pire une haine pas loin d’être mortelle, pour plagier Racine.

Christiane est bien entendu parfaitement folle, dans son obstination à aimer tout et n’importe quoi, pourvu que ça brille, je veux dire pourvu que ça soit connu : elle est donc une sorte particulière de « fan », vous savez, comme ces filles qui hurlent de plaisir défaillant devant une idole de pacotille, sans pouvoir se rendre compte de la valeur (ou non) de leur engouement. Imagine-t-on une fan de Brassens s’égosillant de la sorte ? Non, n’est-ce pas ?

Mais la folie de Christiane n’est en aucune façon dangereuse, ce que je ne dirais pas du ou des trolls qui, ici, se parent d’identités multiples, jouent à plaisir de la calomnie et du harcèlement, bref, possèdent un vrai pouvoir de nuisance. Ceux-là, oui, je vous l’accorde, on peut s’insurger contre eux…

Mais la folie douce d’une Christiane, elle, est parfaitement acceptable, tout et autant que la folie de chacun des hôtes de ces bois. L’insatiable curiosité d’un Jazzy, l’amertume voilée d’un Paul Edel, les monomanies d’un Pablo75 ou la bouffonnerie d’un Bouguereau : vous ne croyez pas qu’ils en ont tous un grain, et que donc, assurément, vous aussi et … moi itou ?

Sergio dit: à

Pablo75 dit: 26 novembre 2017 à 12 h 07 min
acheter des dvd de films.

C’est une bénédiction : on est tranquille après l’achat. Mais cela risque bien de ne plus s’éterniser ; pour tout on va se retrouver acculé aux téléchargements, avec les canules que cela implique : inscription et suivi de ces contrats, donc préoccupations, paiement à partir du domicile, donc au beau milieu de sa vie personnelle, et tous les harcèlements, puisque la notion est à la mode, que dénonce Clopine, mises à jour exagérément fréquentes, assauts publicitaires quotidiens, enfin toutes ces choses connues et bien intempestives…

la vie dans les bois dit: à

@ Le tort qu’auront fait à tant d’oeuvres des éditions de poche atrocement sagouillées, on ne le dira jamais assez.

Jean implore toutes les excuses pour son  » Amour » exclusif.

C’est non, définitivement.
Lire sur papier laisse des traces, indélébiles.

la vie dans les bois dit: à

Lire sur papier laisse des traces, indélébiles. Moi
de celles qui comptent, enfin.

la vie dans les bois dit: à

« Passou » devrait faire le voyage en Catalogne, plutôt que de nous imposer sa vision venue « d’ailleurs ». Comme un bon parisien, qui s’aventure en dehors du périph’, et encore, en conduite accompagnée.

Delaporte dit: à

Existence possible d’extraterrestres :

« L’astéroïde venu d’une autre étoile serait-il un vaisseau extraterrestre ?
L’astéroïde `Oumuamua intrigue avec sa forme allongée. Trop petit pour être le vaisseau Rama, du roman d’Arthur Clarke, ne pourrait-il pas être tout de même une sonde interstellaire de passage dans notre Système solaire ? C’est la question que semblent se poser les membres du programme Seti ayant écouté le voyageur avec des radiotélescopes. »

JAZZI dit: à

« vous ne croyez pas qu’ils en ont tous un grain »

Tu as déjà rencontré des gens qui n’en ont pas, Clopine ?

radioscopie dit: à

@jazzi
Javier Marías mérite mieux que votre jugement expéditif, comme romancier et même comme chroniqueur au País semanal. Il est vrai que, vu de ce côté-ci des Pyrénées, on peut trouver (pour s’en amuser, s’en agacer ?) dans ses chroniques hebdomadaires un vieux fond moralisateur doublé d’une hypertrophie du moi mais c’est le cas de bien d’autres contributeurs.rices, une espèce de règle journalistique en Espagne. Quant à ladite chronique signalée par P. Assouline, sous la signature d’un anglophile patenté, elle dit surtout son amertume de devoir faire le constat de la dégringolade intellectuelle et culturelle du monde anglosaxon.

JAZZI dit: à

« Passou » devrait faire le voyage en Catalogne »

Mais il y va régulièrement, LVDLB, il a même demandé la double nationalité : espagnole, pas catalane !

la vie dans les bois dit: à

Bas rosis, on va attendre janvier prochain, pour se venger, hein.

JAZZI dit: à

« Javier Marías mérite mieux que votre jugement expéditif »

Probablement, radioscopie, d’autant plus que je ne l’ai encore jamais lu, mais il s »agissait seulement ici d’arroser l’arroseur !

JAZZI dit: à

La vengeance est un sentiment qui m’est totalement étranger, LVDLB. Tout comme la haine. Il parait que c’est une infirmité ?

la vie dans les bois dit: à

Bas rosis, faut voir. Sue ce fil vous avez traité » Passou » de tous les noms…

Moi je vais m’en tenir à ce que j’ai dit.
Voir comment les cathos passent à tabac.

la vie dans les bois dit: à

Sur ce fil, même Bas rosis.
relisez-vous, un pétard plus tard.

bérénice dit: à

Chaloux, soit puisque vous le dites, cette musique ne mérite pas mieux que « superbe »que je trouve paresseux, quant à Bloom pour Flaubert j’ai compris qu’il exprimait que l’orthographe même chez des auteurs de cette classe s’absente (La correspondance non épurée?), cela n’ôtant rien à leur génie; Christiane est un Orénoque , j’ai choisi d’emprunter le pont ce matin. Je vous salue .

Chaloux dit: à

Clopine, je vous ai lue, et je suis bien d’accord avec vous.

J’ai simplement réagi à ça:

 »
Là-bas, il s’est donné un rôle, a écrit sous contrainte de ce rôle. Il se devait d’écrire, de continuer d’écrire, sans halte, sur tout support pour s’empêcher de penser à l’échec de sa vie. (…)
L’avoir réécouté attentivement dans ce film et observé où il me semble endosser un costume trop grand pour lui me laissent dubitative.  »

Qu’est-ce qu’elle en sait, cette péronnelle? De quel perchoir si haut placé se permet-elle de tels jugements? Ce qui m’étonne le plus, c’est que ça passe sans émouvoir qui que ce soit.

Chaloux dit: à

Quant à Bloom, c’est un type intelligent, souvent partial dans ses jugements, ce n’était qu’une remarque en passant.

bouguereau dit: à

Ce qui m’étonne le plus, c’est que ça passe sans émouvoir qui que ce soit

c’est comme qutu sois con à manger du foin mon larbin sans qu’on tende une carotte et bien profond..c’est pas chrétien

bouguereau dit: à

joubert:wikipedia

un drôle de paroissien celuilà keupu..un pédagog

bouguereau dit: à

La vengeance est un sentiment qui m’est totalement étranger, LVDLB. Tout comme la haine. Il parait que c’est une infirmité ?

le cul et largent..de quoi tbricoler une croix ça suffit baroz..yavé c’est pas une bête non pus

bouguereau dit: à

Tu as déjà rencontré des gens qui n’en ont pas, Clopine ?

exempt!..hévidemment tu vas dire qu’cest une hinfirmité..

bouguereau dit: à

bonne clopine faut qu’elle se sente à plusieurs dans le vice..comme dans un gangbang baroz

bouguereau dit: à

Molière voit juste mais Perros est mort : il ne peut plus faire preuve ni de patience ni de modération face à certains jugements d’une abyssale sottise

mon couillon dlarbin volant au scours du beau et du bien..havec un protège dent tout neuf..cht’en préterais hun..mais voilà t’es vivant lâche et trouillard mon larbin..houblie pas qu’il disait

Phil dit: à

Dans son mouvement d’admiration urbi orbi, Christiane (confirmée par l’imprimatur de la considérable dhh) a tout de même porté la première fois dans l’histoire de ce blog le nom de l’écrivain prusso-allemand Wiechert, alors que de nombreuses fausses valeurs littéraires sont célébrées sur la seule foi d’un engagement anti-fasciste, comme c’est le cas depuis au moins deux décennies sur les ondes de radio france, sans perspective d’embellie.

Chaloux dit: à

Larbin, c’est du vocabulaire de larbin.

Chaloux dit: à

Phil, il est certain que parmi tant d’interventions il peut se glisser de temps à autre une bonne action.

christiane dit: à

Phil,
ce livre est extraordinaire. Il touche en profondeur là où notre mémoire est en suspens.

christiane dit: à

@Lavande dit: 26 novembre 2017 à 13 h 57
Bonsoir Lavande, oui vous avez raison… Ajoutez-y la malhonnêteté et la vulgarité…

christiane dit: à

Pinocchio, il faut vous relire :
Chaloux dit: 26 novembre 2017 à 11 h 48 min
mais comme c’est difficile d’être ridicule…

Chaloux dit: à

Cricri, remettez-vous, vous êtes une sotte, on vous pardonne.

Paul Edel dit: à

PABLO EXCELLENTE fiche WIKI sur Judrin prof de lettres ami de Perros et de Pauhlan qui donnait régulièrementà publier des petites phrases courtes qu’ il prenait pour des aphorismes parce qu’ il parlait avec aigreur de l humanité. il se teignait les cheveux en roux orangé d un effet stupéfiant comme si Andre Breton avait enfilé une perruque deplumee …Judrin venait boire des coups en 1966 dans les bureaux de la NRF du temps de Arland qui aimait Stendhal et de Paulhan qui faisait la moue…rigolo c est dans ce bureau que je vis le grand jeune Guyotat et son crâne rasé…et tout le monde avait du respect pour ce jeune auteur de « Tombeau pour 500 000 soldats »

Chaloux dit: à

Judrin, j’ai lu son recueil sur Saint-Simon (les billets des cahiers), du moins je l’ai commencé, c’est à mettre au feu. Bavardage sans intérêt.

JAZZI dit: à

Christiane, dans toutes tes interventions sur Perros, ici et ailleurs, tu as fait montre d’une admiration en zig zag ! J’ai toujours pas compris ton sentiment sur cet auteur…

Intéressant la mise en parallèle Perros/Guyotat? Le chaud et le froid ou le jour et la nuit ! Vous devriez développer cette idée. Il y a comme une fracture littéraire dans la littérature française de la seconde moitié du XXe siècle. Et vous y étiez ?
Merci de raconter !

Paul Edel dit: à

Clopine puisque vous avez la bonté nous définir avec doigté incomparable vous avez oublié de dire que je suis un écrivain de pacotille un critique moisi et pompeux, jadis un amant desinvolte .je suis egalement brutal avec mes enfants aussi ceux des autres je fais de curieux bruits avec la bouche en pleine nuit…suis désormais
gnangnan au plumard ,l haleine chargée le soir dans Rome,et incapable de retrouver mpn hotel près de la fontaine de Trevi.je joue mal du piano …ah j oubliais:je ne change pas assez souvent de chaussettes.

Chaloux dit: à

Paul Edel, je trouve que vous redevenez souvent très intéressant. Nous sommes tous à éclipses.

Pour le reste, je dois avouer que je suis stupéfait que parmi des gens qui sont censés réfléchir, aucun n’ait semblé comprendre ce qui m’a fait réagir dans la prose insensée de cette malheureuse (au sens de : dépourvue de la, moindre parcelle de tact) Christiane. Cela montre à quel niveau éthique est tombée notre société.

christiane dit: à

Chaloux dit: 26 novembre 2017 à 18 h 20 min
et vous un menteur !
quant à la péronnelle… tout est dit dans le film mis en lien !

Clopine Définitivement un cas à part dit: à

Paul, vous m’avez faite rire ! Franchement, je vous vois bien avec des chaussettes, non odorantes mais au moins dépareillées. Pour le reste, on a les amertumes qu’on peut, ne croyez-vous pas ? Non, moi j’évoquais plutôt la lente sénescence de la littérature – qui devient peu à peu un truc de vioques – un peu comme, quand j’étais petite, je considérais le rapport des grandes personnes à la radio, alors que la télé me paraissait tellement plus intéressante, moderne et dans le vent. Je ne crois pas à la mort de la littérature, notez, elle subsistera toujours, mais il faut se rendre à l’évidence : le monde d’aujourd’hui est tout image…

christiane dit: à

Jazzi,
C’est cela une lecture honnête, elle évolue avec le temps. Le film (mis en lien dans le billet) m’a désorientée, l’émission mise en lien par lvdb m’a convaincue de la qualité de l’ensemble de l’œuvre, par l’abondance d’autres témoignages et les textes lus.
Le résultat ? Je reste sur les livres que j’ai déjà lus ou ceux que j’avais empruntés à la bibliothèque en 2013 mais je n’ai pas envie de retrouver Perros dans un Quarto.
Pour Guyotat dont j’ai parlé avec JJJ, pas trop envie de me replonger dans l’écriture du « Tombeau… » Je laisse ce rapprochement périlleux à P.Edel.
Bonne soirée.

Chaloux dit: à

Cricri, on ne va pas y passer le réveillon. Ce que vous écrivez me choque, et je vous garantis qu’il est possible de tirer d’autres conclusions du film en question, que je connais, que les saletés que vous étalez. Que vous soyez incapable de vous en apercevoir ne m’étonne pas.
Fermons le ban.

Chaloux dit: à

Accessoirement, vous êtes beaucoup plus vulgaire que moi. Vulgarité de fond. Ça se voit moins? La belle affaire…

Chaloux dit: à

Il me semble plus difficile de statuer sur les vies en échec et sur les costumes trop grands que sur le nombre de pattes des araignées.

la vie dans les bois dit: à

l’antiquaire encaustiqué fait dans la  » comédie » bouffonne, un genre étranger à Perros.

la vie dans les bois dit: à

Trouvé dans une note de lecture:

« Reste à se poser la question de la place d’Une vie ordinaire et de Poèmes bleus dans l’œuvre de Georges Perros. Car ces deux œuvres de poésie semblent vivre d’une vie autonome dans l’ensemble de la publication du poète de Douarnenez. Si tout ce que Georges Perros a écrit, notes, lettres et poèmes, montre une « inspiration » commune, ces deux recueils se distinguent du reste par leur forme. Comme si la poésie constituait un aboutissement ultime de sa recherche. Par sa forme, car elle impose une construction; alors que les Papiers collés sont des notes à l’image d’un collage de Kurt Schwitters, et les lettres sont par définition discontinues. Et par son langage surtout, qui, avec moins de pages, semble en révéler plus que les autres textes sur la vision du monde qu’a Georges Perros. Peut-on voir Une vie ordinaire et Poèmes bleus comme un aboutissement du travail du poète, un absolu de la vue ? Derrière la fragmentation apparente de l’œuvre et de l’homme, il y a dans l’articulation de ce qu’il écrit cette quête d’un dire juste et singulier. Et même si « le petit bouquin [lui] fait penser à de la flotte, à une rue, où à peine la possibilité de pêcher », Une vie ordinaire semble bien être le lieu de la création d’une vision du monde au même titre, mais à une autre échelle, que l’œuvre de Proust. A la « vie ordinaire » quotidienne et concrète, répond une autre plus abstraite »

christiane dit: à

Et vous osez parler d’éthique ! Vous êtes un méchant homme, Chaloux, hargneux, cherchant querelle. Wgg a eu son lot, maintenant c’est moi. Pauvre homme ! Vos approximations littéraires vous entraînent à des jugements hâtifs. Avez-vous écouté l’émission mis en lien par lvdb ? Avez-vous lu le billet de P.Edel, ouvert les liens de celui de Passou ? lu les commentaires de tous ceux qui ont commenté l’œuvre de Perros, ici et chez P.E ? Avez-vous lu les « Poèmes bleus », « l’ardoise magique », « Une vie ordinaire » ? les volumes des papiers collés » ? Si c’était le cas vous seriez en train d’écrire des commentaires intelligents, dépourvus de haine et de vulgarité comme c’était le cas autrefois. Vous êtes, maintenant, un petit bonhomme aigri.
Bonne nuit !

Chaloux dit: à

Justement :
En écoutant l’émission dont le lien est donné par Bavenbois, on mesure la différence qu’il y a entre la hauteur du personnage et la bassesse des gluantes conclusions de mémère.

Chaloux dit: à

« Bonne nuit ! ».

C’est ça, allez vous coucher, femme sans approximations littéraires.
Et brisons-là.

christiane dit: à

Trouvé aussi dans votre nouveau lien, Lvdb, ce passage important pour mieux comprendre l’écriture de l’échec qui était la sienne, sa difficulté de vivre quand il reprend les vêtements de mélancolie de la veille, sans être certain qu’ils sont ajustés, qu’ils vont l’empêcher de s’effondrer :
« L’homme qui rentre seul le soir
chez lui mais chez lui n’a plus de sens (…)
C’est celui-là qui m’intéresse
cet homme seul en clair-obscur
qui se retrouve entre deux êtres
non pas entre deux portes mais
entre deux sensibilités (…)
entre deux eaux deux hommes femmes
seul dans le noir de l’escalier… »
Puis le thème semble être repris page 136 :
« A quoi pense un homme vous moi/ quand il ne pense rien voilà/ ce que j’aimerais bien savoir » Mais la reprise est surtout dans cet extrait, page 156 :
« Cet homme-là dans l’escalier
dont je vous parlais l’autre soir
voilà bien celui qui n’a rien
que son squelette à transporter… »
On retrouve également cette image dans « Échancrures » :
« Ce que je veux dire, sans cesse, est très simple. C’est qu’il y a, tous les jours, quelque chose qui interrompt l’aventure sociale, sentimentale, intellectuelle, qui laisse son homme en plan, stupéfait, quel qu’il soit, quoi qu’il fasse… »

Figure figée par la conscience de sa vacuité, cette image de l’entre-deux n’est pas tant la négation de notre présence au monde que l’affirmation de son caractère dérisoire. » Comme si, parvenu au seuil de la mort, Georges Perros avait trouvé remède à ces moments désespérés d’absence à soi-même… »

Chaloux dit: à

christiane dit: 26 novembre 2017 à 18 h 17 min
Pinocchio, il faut vous relire :
Chaloux dit: 26 novembre 2017 à 11 h 48 min
mais comme c’est difficile d’être ridicule…

Quant à ceci, ma pauvre vieille, vous êtes sourde ou je ne m’y connais pas. Votre galimatias n’est absolument pas une citation de Perros. C’est vous qui êtes ridicule. C’est vous qui êtes une menteuse.

Chaloux dit: à

Quittons-nous sur cette sublime et si juste pensée de Georges Perros:

« L’amitié, j’en connais le baume et la douleur bien davantage. Allez, plus on avance en âge, moins on a de temps à donner à ceux qui n’ont besoin de nous que luxueusement. C’est tout ce que ce soir j’ai à chanter ».

J’achète le Quarto.

la vie dans les bois dit: à

Je ne partage pas cette expression: écriture de  » l’echec »
sauf à donner raison à sa maman ( un passage qui tire le sourire quand Perros en parle) qui lui disait qu’il n’arriverait à rien, tout comme son père qu’il désespérait.

Alors que présence au monde, un « terriblement là » est sa puissance spirituelle.

Chaloux dit: à

C’est curieux, il me semble qu’il existe un lien assez fort entre Pavese (dont je n’ai pas parlé mais que j’ai lu trop tôt et que je vais relire,- je viens d’acheter le Quarto) et Perros (que je n’ai pas assez lu mais que je vais lire et relire), -et qui n’est jamais dit. Un tel débat n’a pas sa place ici. Et ce n’est pas de l’approximation littéraire.
L’homme est le rêve d’une ombre, certes, mais pour ceux à qui il est permis de voyager dans ce rêve, c’est à dire à très peu de gens, quelle passionnante aventure que notre vie.

Chaloux dit: à

Il n’y a aucun lien entre vacuité et échec chez Perros, il l’explique lui-même très bien. Il faut n’y avoir rien compris pour le croire.

la vie dans les bois dit: à

Il y a un humour à froid chez Perros, dans lequel il ne s’épargne pas, qui déménage ( les pârisiens surtout). Ne pas le reconnaître, c’est passer à côté, surtout des coulisses.

la vie dans les bois dit: à

c’est passer à côté, surtout des coulisses.
c’est passer à côté des coulisses du théâtre de la vie.

Sergio dit: à

Et puis son pneu arrière ? Un pneu ça se gonfle à trois bars, nom de d’là !

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