de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
De quoi Georges Perros est-il le non ?

De quoi Georges Perros est-il le non ?

Inclassable, cette œuvre est impossible à ranger tant son auteur se refusait à être dérangé. Pas une de ses lignes qui n’illustre une esthétique du refus. Il y a incontestablement du Bartleby en lui, mais en plus radical. D’autant que ses « non » s’exerçaient dans la sphère de l’édition, de la librairie et de la moindre participation à la mondanité littéraire. Lui aussi préférait ne pas. Ses écrits sont des dépôts ; il faut laisser fermenter, quitte à ce que ça prenne toute une vie, rien ne presse. Il est vrai que lorsque tant d’autres s’ingénient à se faire une place au soleil, lui s’efforce de s’en faire une à l’ombre. Du genre à s’acheter un « coffre-faible » et à s’étonner que ça coûte aussi cher que sa version la plus résistante.

Qui ça ? Georges Poulot dit Georges Perros, lecteur. Lui plus encore que d’autres. Pas seulement parce que ce comédien qui fut pensionnaire à la Comédie-Française, vibrait pour le théâtre mais dut y renoncer (comme il perdait ses moyens dès qu’on le regardait, il se résigna à ne jouer qu’en coulisses), fut lecteur professionnel pour le TNP de Jean Vilar et pour les éditions de la Nrf. Car s’il a lu toujours lu tout le temps et tous azimuts avec un plaisir inentamé, d’une lecture considérée comme de l’écriture remise en mouvement, on sent qu’il est de la race des écrivains qui aiment moins écrire qu’avoir écrit. Et même dans cette catégorie, il relève de la minuscule sous-catégorie de ceux qui constituent le principal obstacle à la publication de leur œuvre (Léon-Paul Fargue et quelques autres). Il lui est arrivé de renvoyer à Gaston Gallimard les contrats d’édition qu’il lui proposait afin de repousser le spectre de la publication. Il fallut la conspiration de ses amis Gérard Philipe, Jean Paulhan, Jean Grenier, Michel Butor pour faire ployer un peu cet homme du non. Comme si la liberté se mesurait à l’aune de la faculté de refus. Ce dont Perros, ce réservoir de « non », était convaincu (écoutez-le dans ce passionnant documentaire)

Il ferait une drôle de tête en découvrant ce pavé intitulé Œuvres (1600 pages, 92 documents, 32 euros, Quarto/ Gallimard). Rien ne le fait fuir comme de paraître en librairie sous forme d’un livre. Pourtant, ses textes paraissent mais en revue, lieu privilégié et territoire protégé. Il ne jure que par la revue ; et comme beaucoup ont cessé de vivre depuis, la collection de ses écrits était indispensable. Les écrivains y sont partout mais jamais envahissants. Il tient Kafka, écrivain célibataire, pour un « seulibataire ». S’étend sur Stendhal promenant ses mélancolies et entre le Louvre et l’Opéra (et il peut noircir des pages sur : « La vie se compose de matinées »). Se défie du jeune Philippe Sollers quand la haute république des lettres (Aragon, Mauriac…) l’adoube pour son premier roman Le Parc, prix Médicis 1961 :

« Je ne marche pas. C’est trop roublard pour moi, trop charmant, trop « de qualité ». On n’a pas idée d’aimer la littérature de cette manière distinguée. Ca fera long feu ».Expo2016.3.8

Rien ne l’exaspère comme le moderne autoproclamé surtout lorsque celui-ci disqualifie l’ennemi en le traitant d’« anachronique ». Plutôt Sartre que Camus quand on était sommé de choisir l’un à l’exclusion de l’autre, il déteste l’esprit de la bande à Tel Quel et se désole de voir que, entre les mains de la génération montante, la littérature est devenue « la tarte à la crème des gens qui meurent d’envie d’écrire, mais en sont incapables ». Le sabir structuraliste l’insupporte. Se réfugie alors dans François Villon pour oublier. Chacune de ses notes de lectures présente ainsi l’intérêt de parler de manière vraiment critique d’un livre, d’une oeuvre et d’un auteur et, au-delà, d’exprimer un art poétique, une esthétique, une vision du monde, une conception du roman. C’est en cela qu’elles sont bien plus que des notes à leurs dates lorsqu’elles concernant des contemporains ; s’agissant de classiques, elles méritent souvent l’anthologie. D’avoir assisté jeune au cours de Paul Valery au Collège de France laisse des traces.

On comprend qu’un moraliste ait été son écrivain de chevet et que Joseph Joubert fut celui-ci ; car si cet homme des Lumières écrivait beaucoup (lettres, notes, journaux), il refusait d’être édité ; il fallut attendre une quinzaine d’années après sa mort pour que son ami Chateaubriand fasse éditer ses aphorismes sous le titre Recueil des pensées de M. Joubert (1838). Un modèle pour Perros. On sent également l’ombre portée de Lichtenberg. Toutes précisions du côté des classiques destinées à vous éviter d’aller chercher du côté de Cioran et autres.

Un peu ours mais pas trop sauvage, foncièrement gentil, coléreux, désordonné, détaché, ascète sans ostentation, avec lui il fallait faire gaffe car il tenait pour insultante toute question posée à un poète sur la signification de son poème. Les sociologues lui faisaient horreur. Pas facile à interviewer, le bonhomme :

« Xavier Grall parle de vous comme étant continuellement en quête d’une ancre de miséricorde. Vous vous y reconnaissez ?

– Il faudra lui demander de développer »

G.Perros2-1 2La Bretagne n’était pas son pays d’origine mais Paris. Qu’importe puisque, quel que soit le lieu, il n’a cessé d’y transporter sa mansarde. La Bretagne, il l’avait adoptée : il y vivait, elle l’habitait. Depuis Douarnenez, où il avait l’illusion de se sentir plus protégé qu’ailleurs, il la parcourait à moto, bleue et rouillée, pour fuir le temps et le changer en vent dans ses virées à travers les marées. Thierry Gillyboeuf, maitre d’œuvre de cette belle édition quasi exhaustive ( manque la correspondance, trop énorme pour être disciplinée dans ce volume) qualifie ses poèmes de « chaloupés » (bien vu) et insiste sur la nature insulaire de toute son œuvre (bien lu) qu’il s’agisse des trois volumes de Papiers collés, de Une vie ordinaire, volée musicale de petits vers à huit pieds qualifiée de roman-poème, et des innombrables notes de lecture.

Cet écrivain de fragments a toujours cultivé le grand art de la note, poussant le vice jusqu’à écrire des « Notes sur la note ». Il paraît que de telles flaques d’écriture sont le fait de noteurs. Ou de faiseurs de notes comme autant de notes de musique. Preuve que parfois en littérature le diable et le bon dieu se retrouvent non dans le détail mais dans le déchet. Comme à tout moraliste, on peut lui reprocher de dire ce que nous ne savons que trop. D’autant qu’il parle de la vie, la mort, l’amour, l’amitié, le suicide et la solitude dont il convient de dire qu’elle est réactionnaire – mais pourquoi ? Téméraire lorsqu’on sait que dans ces hauteurs il y a toujours embouteillage de penseurs, surtout pour lui qui a lu et aimé Nietzsche et Kierkegaard. Sa note n’attend pas sous peine de moisir. Elle est griffonnée à la hâte en marchant sur des bouts de papier. La vitesse est constitutive de son mode d’écriture, donc de la sonorité qu’elle dégage. Il la tient pour la petite sœur du poème. Pour l’aphorisme plus encore :

 « Cocteau, ou le génie de n’en pas avoir »… « Sans la littérature on ne saurait ce que pense l’homme quand il est seul »… » Les personnages de Giraudoux ont lu du Giraudoux »…

On imagine ce que le titre Papiers collés doit à Braque, à ce qu’il en fit en 1912 lorsqu’il était premier de cordée du cubisme avec Picasso. A l’origine, cela s’appelait « Bout d’essais ». Puis « Carnet d’un indifférent ». Enfin « Papiers collés », qui correspond si bien à son objet, ces éclats de pensée, ces fusées de sensations. « Quelle que soit sa forme, le fragment perrossien trace une ligne de partage entre la liquidité maritime de la parole et la solidité tellurique du silence » remarque Thierry Gillyboeuf.

Ecrit à ras de la langue en pleine conscience du décollement de ce qu’il écrit par rapport à ce qui se fait ailleurs. Ses phrases ne sont pas destinées à être gravées dans le marbre mais sur le mur du vent. Le ton n’est pas moralisateur. N’empêche : pas un de ses fragments qui ne soit contestable, retournable, inversable. Lui-même s’en excuse : « C’est mon infirmité d’écrire des petites phrases ». Son génie est de faire se rencontrer des mots qui jusqu’alors étaient en froid. Perros réchauffe son monde. Evoque-t-il les petits torrents des Vosges que lui vient l’image d’un « truitage de la pensée ». Affirme sans déclamer. Rien de péremptoire avec l’arrogance que cela suppose. C’est juste que, dans sa forme, le genre de l’aphorisme ou de la maxime ne souffre pas le doute même si celui-ci ronge intérieurement son auteur. Pour avancer dans l’écriture, il se laisse envahir par ses fulgurances, creuse puis stratifie sans se préoccuper de faire dans le génie. C’est bon pour les autres, pour Kafka dont il admire la justesse du trait.

Seul un fort volume de Quarto rangé chronologiquement pouvait rendre justice à la singularité de l’œuvre de Georges Perros. L’auteur est à l’intérieur. C’est un couronnement et une fin de parcours quand tout est accompli. D’ailleurs c’est écrit dessus : Perros/ penn ar ros. Autrement dit : le bout du chemin. Le livre donne envie de rejoindre la société secrète des lecteurs du lecteur.

(« Xavier Grall, Nicole Corelleau et Georges Perros », , « Georges Perros », « Pierre tombale de Georges Perros » photos Michel Thersiquel)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

832

commentaires

832 Réponses pour De quoi Georges Perros est-il le non ?

la vie dans les bois dit: 28 novembre 2017 à 15 h 09 min

bouh, Phil, sorry vos name droping ,vos intrigues couillues et en uniform glissent sur moi, comme le crachin sur un imper breton. C’est dire si vos remarques, certainement costaudes, peuvent faire ni chaud ni froid. Ca aussi c chiant.

Phil dit: 28 novembre 2017 à 14 h 58 min

dear lavie, pour les costaudes de votre genre, les mauviettes sont nombreuses. De cette époque je ne connais encore vivante que Suzy Delair, qui n’en a jamais manqué pour démacroniser à votre bonne santé en tapant le centenaire: « le voyage à Berlin en 42 est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie ».

Phil dit: 28 novembre 2017 à 14 h 44 min

que voulez-vous, dear Lavie, depuis qu’Abetz a reconnu la nrf comme une puissance majeure française, l’amitié avec l’Allemagne ne s’est pas démentie.
Bertaux a été aussi le premier traducteur de « Mort à Venise », ceux qui aiment compareront pied à pied les deux traductions. by the way, celle des Buddenbrook dans la petite édition de poche « biblio » est bien mauvaise.
Dommage que Thomas Mann n’aie pas connu le film de Visconti. (comme Yourcenar qui s’est « farcie » celui de Schlöndorf ?)
dhh, peut-être trouverez vous plaisir à lire les carnets de Thomas Mann (son journal) des années 30, Félix Bertaux y « occure » très souvent dans ces années où Mann et son oeuvre s’enfoncent dans le cyclone de la guerre à venir. D’ailleurs Mann rend visite à tous ses traducteurs en Europe, prenant l’Orient express et descendant dans les grands hôtels, à suivre comme un baedeker littéraire.

D. dit: 28 novembre 2017 à 14 h 25 min

Vous faites un métier bien décrié, Chaloux.
Mais il le faut bien. Chacun a un rôle à jouer dans notre société. On oublierait trop facilement que vous êtes au service de victimes.

Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 14 h 16 min

Hélas pour le piano, D., j’ai maintenant de l’arthrose, ce qui n’entrave en rien mon immense talent pour la saisie, mobilière et immobilière.

Alleluia!

Paul Edel dit: 28 novembre 2017 à 14 h 11 min

parmi les grands traducteurs de la langue germanique je placerai Robert Rovini pour Holderlin et Heimito von Doderer si oublié en France et dans les grandes réussites aussi jc Hemery et Claude PORCELL pour Thomas Bernhard et Botho Strauss et enfin ne pas oublier le travail si précis et inspiré de Claude Riehl pour Arno Schmidt le magnifique misanthrope. ..

D. dit: 28 novembre 2017 à 14 h 11 min

Néanmoins, je me permets d’attirer votre attention sur ceci : moins on écrit, moins on écrit de sottises.

C’est pour cette raison que j’interviens fréquemment ici.

D. dit: 28 novembre 2017 à 14 h 10 min

Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 11 h 45 min

Pauvre boumou, toute une vie à se flairer le fondement…

Ce n’est pas facile, Chaloux. Mais mon chat y arrive très bien.

D. dit: 28 novembre 2017 à 14 h 08 min

Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 14 h 05 min

Vous allez voir comme.

Je vous laisse, le travail s’amoncelle…

Moi aussi je suis surbooké, Chaloux. Une chose de plus qui nous rapproche vous et moi qui sommes deux virtuoses du piano.

D. dit: 28 novembre 2017 à 14 h 07 min

et alii dit: 28 novembre 2017 à 7 h 09 min

Le lundi 4 décembre 2017, Artcurial vendra un exceptionnel fonds photographique d’Émile Zola,

Ah oui ? Et en quoi cd fond serait exceptionnel alors qu’il manque tout ce qu’il y avait au dessus ? C’est limite publicité mensongère votre truc.

la vie dans les bois dit: 28 novembre 2017 à 14 h 02 min

Moi, il y a une rencontre de Poètes qu’il m’aurait plu de lire, surtout qu’elle a eu lieu. Celle de Guillevic et Perros, un beau rêve , peut-être.

christiane dit: 28 novembre 2017 à 13 h 46 min

Lvdb dit : « Il me semble avoir lu récemment que la trad de Ph Jaccottet, pour « mort à Venise », était un honnête boulot de débutant. C’est raconte dans ce très beau livre d’Amaury Nauroy, chroniqué sur la RDL »
Je reprends donc le très beau livre d’Amaury Nauroy « Rondes de nuit » (Le bruit du temps).
Pages97 et 98 :
« … il ( Philippe Jaccottet) avait quand même demandé un rendez-vous à Mermod sans introduction de quiconque, pour savoir s’il pouvait lui donner du travail de traduction. (…) D’emblée Mermod, sentant chez lui une force ou ne sentant rien, mais décidé à faire confiance à la jeunesse, lui dit qu’il aimait beaucoup La Mort à Venise mais qu’il ne trouvait pas que cette longue nouvelle fût bien traduite. Il lui proposa de faire un essai, deux pages, ensuite il verrait ce que ça donnait. (…)
Mermod et Jaccottet allèrent porter un exemplaire de La Mort à Venise à Thomas Mann qui résidait avec son épouse dans un palace à Zürich (…). La-bas l’hôte, dont l’œuvre déjà immense avait été couronnée par le prix Nobel, les accueillit en très « grand seigneur » des lettres. (…) Revenu dans sa villa Pacific Palisades en Californie, Thomas Mann lut la nouvelle traduction de son récit avec grand plaisir et, pour pinailler, signalerait à Mermod une incompréhension bénigne – « Kapellmeister » traduit par « maître de chapelle » alors qu’il s’agissait d’un « chef d’orchestre » – tout en précisant que c’est le genre de petites fautes dont on doit s’accommoder dans chaque traduction.
A la suite de ce travail inaugural Philippe Jaccottet travaillera pour Mermod jusqu’à son installation à Grignan dans la Drôme, en 53. »

Il n’est dit nulle part par Amaury Nauroy, dans ce livre, que cette « traduction de Ph Jaccottet, pour « mort à Venise », était un honnête boulot de débutant »…

DHH dit: 28 novembre 2017 à 13 h 07 min

@phil
Vous écrivez
dhh, vous avez eu « la crème de la crème » des maîtres d’allemand.
certes mais j’ai peu profité de l’excellence du maître ,car les cours que j’ai suivis etaient dispensés avec un objectif pratique de remise à niveau de personnes qui en avaient besoin dans un cadre professionnel.
De sorte que, dans cette perspective, il s’agissait evidemment pour M Bertaux d’une activité « alimentaire » au sein de laquelle la qualité de sa culture littéraire allemande avait peu d’occasions de s’exprimer
C’etait dommage et ,nous décortiquions plus souvent le Spiegel que les extraits des Buddenbrok
L’essentiel de ce que je retiens aujourd’hui de lui c’est sa definition de l’objectif qu’il assignait à ce qu’il nous apportait ::Transformer notre vocabulaire passif en vocabulaire actif

la vie dans les bois dit: 28 novembre 2017 à 13 h 04 min

Il me semble avoir lu récemment que la trad de Ph Jaccottet, pour « mort à Venise », était un honnête boulot de débutant. C’est raconte dans ce très beau livre d’Amaury Nauroy, chroniqué sur la RDL

christiane dit: 28 novembre 2017 à 12 h 52 min

@davy louis-marie dit: 24 novembre 2017 à 10 h 35 min
Ah, je découvre seulement votre commentaire de la première heure, bien plus complet que le mien. Merci.
Je le remets, tant il est précis.

« Le documentaire proposé en lien est issu des archives de la télévision régionale de Bretagne. Il est signé Paul-André Picton qui produisait avec son ami Pierre-Jakez Hélias un magazine culturel pour l’ORFT de Rennes. De nombreuses séquences de ce film seront reprises par Jérôme Garcin dans le portrait de G. Perros qu’il signera pour la collection « Un siècle d’écrivains » sur France3 »

christiane dit: 28 novembre 2017 à 12 h 46 min

@Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 12 h 27 min
Mais Chaloux, ce n’était en rien persifflant l’expression « approximations littéraires » puisque pour entrer dans la lecture exhaustive de Perros, vous avez acheté le Quarto. je trouve même cela formidable.
Quant à en dire trop ou pas assez, c’est le lot de chacun ici, surtout quand on lit, surprise, un commentaire inattendu d’un certain Chaloux. inattendu car moqueur dans un dialogue qui ne le laissait aucunement prévoir. Ne vous avais-je pas défendu dans vos batailles avec WGG – jusqu’à y renoncer car c’était devenu un mouvement perpétuel… Quant à la moquerie les jupes de pablo, c’était non salace mais désignant un mouvement enfantin de quelqu’un qui cherche protection près de sa mère.
Vous valez mieux que cette noria de commentaires un peu indigestes.
Et votre dialogue avec Pablo sur cette interprétation musicale était de toute beauté.
Allez, oubliez ces passes peu glorieuses et pour moi et pour vous.
Je suis sincère quand je dis être intéressée par votre découverte du Quarto. Bonne lecture.

P. comme Paris dit: 28 novembre 2017 à 12 h 37 min

POSTFACE à « Les enfants Jéromine ».

 » Le troisième volume de ce livre, c’est l’Histoire qui l’a écrit, en gras et terrifiants caractères, et il n’est permis à aucune fiction de projeter sur cette horreur le reflet de l’art transfigurateur.
Bornons-nous donc à laisser rentrer silencieusement ces êtres agissants et souffrants dans le cœur d’où ils sont un jour sortis. Le sable de Sowirog recouvrira leurs yeux éteints, et nous ne savons encore quel avenir Dieu lui réserve en ses conseils, à ce sable de Sowirog.
Sans plus parler accordons-leur ceci : le repos à tous ceux qui dorment, la paix à tous ceux qui sont morts. »
Ernst Wiechert.
Hof Gagert, juillet 1946.
(Tra : Félix Bertaux et E. Lepointe.)
Calmann-Lévy, 1948.

Et pourtant, Wiechert revient avec « Missa sine nomine » au village de Sowirog (Le coin aux chouettes), par la bouche de Christophe le cocher qui le nomme « le village sans nom ».
(Tra. Jacques Martin)
Calmann-Lévy 1953

Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 12 h 27 min

N’en faites rien, mes approximations littéraires sont bien trop nombreuses et flagrantes. Néanmoins, je me permets d’attirer votre attention sur ceci : moins on écrit, moins on écrit de sottises.

christiane dit: 28 novembre 2017 à 12 h 14 min

@Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 11 h 33 min
C’est très bien, Chaloux. Vous êtes le premier lecteur à ouvrir le Quarto. Je lirai avec attention vos recensions.

christiane dit: 28 novembre 2017 à 12 h 12 min

Phil,
On a du mal à imaginer les pressions qui s’exercèrent sur les écrivains et artistes allemands qui n’avaient pas fui à l’étranger pendant la guerre. Cela me ramène à un roman dont on a beaucoup parlé chez Paul Edel : « Deutschstunde » / « La leçon d’allemand » (chez R.Laffont) de Siegfried Lenz (traduit par B.Kreiss). Lui aussi était né en Prusse orientale, enrôlé à 13 ans dans la Jeunesse hit.lérienne puis avait déserté l’armée du Re.ich. Dans son roman, le peintre Max Ludwig Nansen (inspiré par E.Nolde) est frappé par l’interdiction totale de peindre et ses toiles confisquées car son art est considéré comme « dégénéré » par le régime na.zi.

bouguereau dit: 28 novembre 2017 à 12 h 02 min

pfiou..quand qule figaro parlait de gros cons violeur cloclo y prennait tout pour lui..il est plus rilasque cloclo

bouguereau dit: 28 novembre 2017 à 11 h 55 min

Son imaginaire est (a)encré dans la Prusse orientale, celle que Tournier n’a pu que fantasmer et Gracq regretter de ne jamais avoir parcouru

il a eu des peintres haussi

Phil dit: 28 novembre 2017 à 11 h 49 min

Christiane, Wiechert n’a pas eu la postérité donnée à d’autres auteurs de sa génération (Hans Fallada par exemple) alors qu’il a vendu des millions d’exemplaires en son temps, probablement à cause de sa résistance dite passive, insuffisante pour nos médiateurs d’aujourd’hui, restant assigné à résidence à Berlin pendant la guerre avant d’aller mourir à Zurich. Goebbels qui le convoqua, écrit dans ses carnets:
« …Hinter einem neuen Vergehen steht nur die physische Vernichtung. Da wissen wir nun beide.“
(s’il recommence (ses agissements et déclarations), destruction physique. Maintenant nous le savons tous les deux)
Son imaginaire est (a)encré dans la Prusse orientale, celle que Tournier n’a pu que fantasmer et Gracq regretter de ne jamais avoir parcouru.
dhh, vous avez eu « la crème de la crème » des maîtres d’allemand. je ne pensais pas qu’une nouvelle traduction après celle de Bertaux était nécessaire, celles d’avant-guerre n’étant quasiment jamais fautives, sauf concessions d’interprétation. Golo Mann, le seul fils qui rejeta l’ombre de son père au point de refuser d’être enterré à ses côtés, a donc bien poursuivi la tradition familiale.

bouguereau dit: 28 novembre 2017 à 11 h 46 min

Le plus plausible étant qu’elle ne croit à rien et que la case religion soit restée vierge (pas comme elle !)

t’es d’un goût esquis dlalourde

bouguereau dit: 28 novembre 2017 à 11 h 40 min

Delaporte et moi-même partageons les mêmes idées. Cela nous rapproche encore un peu

t’as des idées derrière la tête ou c’est dlalourde dédé?

Chaloux dit: 28 novembre 2017 à 11 h 33 min

Lu la préface du Quarto, remarquable, la chronologie, entamé la relecture des Papiers Collés 1, et lu quelques notes de lecture : Perros lecteur à la dent très dure. Je n’y vois ni « échec d’une vie », ni « costume trop grand », mais un homme qui a vécu selon ce qu’il entendait vivre, avec les restrictions et les obstacles que nous connaissons tous, et surtout une ambition d’exprimer tout à fait aboutie. Jean Grenier ni Paulhan ne s’y sont trompés.
Je maintiens, en dépit de mes approximations littéraires nombreuses et variées, que j’ai bien fait de batailler. On ne peut pas laisser raconter n’importe quoi. Et je continuerai.
Certes, il n’est pas interdit de se raccrocher aux branches en parlant d’autre chose.

christiane dit: 28 novembre 2017 à 11 h 07 min

Phil,
« Danke »… souvenir ancien… je vous le retourne.
Non, j’ai la traduction de Jacques Martin, dommage ! nous aurions traversé la même traduction. DHH avait esquissé le cadre historique antérieur à cette histoire. Sur cette montagne dominant la forêt de Thuringe, dans cette bergerie, rescapés du règne de terreur du na.zisme, ces trois frères. Amédée, que j’accompagne en ce début de roman, a connu quatre ans d’internement dans un camp de concent.ration, aussi, ses pensées, sa recherche de sérénité sont importantes, presque miraculeuses. Que peut-il vivre et apporter dans ce monde dévasté d’après-guerre ? Je n’ai pas encore rencontré les deux autres frères, ni aucun personnage féminin. Pour l’instant, il tente d’échapper aux démons de son passé…
Je trouve ce roman essentiel en cette période troublée où la place de l’autre est ambiguë. Cette prose magnifique nous jette dans notre présent, ouvre des brèches au fond desquelles revient un autre temps. C’est bouleversant, comme un territoire que l’on gardait au fond de soi, le tombeau des ombres. Ce roman demande un déracinement indispensable vers un pays perdu, une histoire de racines sous la souche… Pour qui écrivait Ernst Wiechert ?
Le bruit de sa voix qui peu à peu se superpose à celle de Georges Perros… Une ville bretonne… « La vie d’un mort est toujours fictive (…) Les vivants aiment bien enterrer les morts sous des monuments de mots et de papier… » écrivait B.Noël en pensant à lui fuyant tout cela sur sa moto, et à la présence silencieuse des amis : Parain, Paulhan, Klossowski, Butor…
Page 185 des « Papiers collés I », une pensée de lui : « Il n’y a que l’eau, les femmes et la mort, qui nous prennent dans notre nudité. Nous changent. ». Encore une fois ombre et lumière en deux lignes… Quelle nudité ? Quel changement ? Et me voici à nouveau propulsée dans « Missa sine Nomine ». Des textes entre présence et absence. Est-ce pour cela que G.P. écrivait, plus loin :  » Donc, j’écris pour un écrivain qui sera peut-être moi, mais je n’y tiens pas exagérément. » L’incognito de Douarnenez…
Les livres sont puzzles faits de morceaux que le lecteur doit imbriquer pour trouver une vérité qui se dérobe. Cette fureur de clarté qui nous saisit (et là je pense à Char !) Puis, comme écrit JJJ, un jour tout disparaîtra… Frisson… Silence et silence…

DHH dit: 28 novembre 2017 à 10 h 37 min

@phil
nouvel envoi de mon post précèdent parti avant correction de fautes de frappe
Bertaux dont vous indiquez qu’il a traduit Missa sine Nomine est l’auteur avec son collègue Lepointe d’un dictionnaire classique allemand français
Et c’est ensemble qu’ils ont traduit les enfants Jeronim
Quant à l’amitié Mann Bertaux elle s’est poursuivie à la génération suivante, quand Golo Mann ,lecteur à l’école normale supérieure de Saint Cloud était proche du fils Bertaux, Maurice (je crois), qui a été mon prof d’allemand à la fin des années 60

DHH dit: 28 novembre 2017 à 10 h 32 min

@phil
Bertaux dont vous indiquez qu’il a traduit missa sine nomine est l’auteur avec son colleguue lepointe d’un dictionnaire classique allemand français
et c’est ensemble qu’ils ont traduit les enfants Jeronim
quant à l’amitié Mann Bertaux elle s’est poursuivie à la génération suivante quand Golo Mann ,lecteur à l’école normale supérieure de Saint Cloud était proche du fils Bertaux, Maurice (je crois, qui a été mon prof d’allemand à la fin des années 60

renato dit: 28 novembre 2017 à 8 h 24 min

«…Dieu s’est incarné en homme de sexe masculin…»

Il y a eu un pape (Albino Luciani) qui en était sûr : Dieu est Mère.

Phil dit: 28 novembre 2017 à 0 h 37 min

Danke Christiane pour ces extraits de Wiechert. Bertaux, ami de Thomas Mann, en a fait la première traduction française, la lisez-vous ? wikipedia nous explique que Wiechert perdit sa femme jeune, la page allemande ne cache pas qu’elle se donna la mort, comme le fit la mère de l’écrivain dix ans plus tôt. vous apprendrez cette triste nouvelle après la lecture du roman mystique sorti des sables et forêts de bouleaux de la Prusse.

D. dit: 27 novembre 2017 à 23 h 57 min

Je constate que sur le sujet de la monarchie britannique Delaporte et moi-même partageons les mêmes idées. Cela nous rapproche encore un peu.

Sergio dit: 27 novembre 2017 à 23 h 18 min

Jean Langoncet dit: 27 novembre 2017 à 20 h 52 min

Sur cadre rigide et une selle à-même le cadre, c’est aimer les coups de pieds au cul

Houi mais ça me rassure ! Un de ces quatre le pneu va m’éclater au nez pendant que je gonfle…

christiane dit: 27 novembre 2017 à 23 h 11 min

@Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 21 h 09 min
Bien vu, Jansen.
Pour vous, la suite de l’extrait offert à Phil (quelques pages, plus loin) :
« Dans pareille chambrette, le danger rôde par temps d’hiver. Le danger que le solitaire ne succombe aux choses et aux ombres, comme les bêtes malades succombent au loup dans les bois. Comme le prisonnier succombe dans sa cellule, au poids des choses. Il faut savoir lever la main, pour les tenir en respect, comme un magicien. Il faut savoir dire : « demain je traverserai le marais, je n’irai pas où vous vous allez. Vous ne m’entraînerez pas dans ce hall, dont le plancher était creusé de rigoles pour l’écoulement du sang. »
Et il ne suffit pas de le dire, il faut le faire.
(…) Il n’avait pas succombé, et il attendait le moment de sortir de la fosse et de retrouver sa pureté. La brume ne l’avait pas égaré, ni la bataille, ni les slogans de la propagande. Son cœur n’avait pas changé et c’était plus que d’avoir sauvé sa vie. (…) Il connut la magie et la félicité du travail. Un engloutissement comme celui d’une île, avec l’espace, le temps, avec son souffle et les pulsations de son cœur. Et l’émergence de quelque chose de nouveau, dans le silence et le mystère : d’un autre espace, d’un autre temps, de visages qui dévoilaient leurs fronts, de mains qui s’ouvraient et se fermaient, de lèvres qui se mettaient à parler, une présence sur laquelle ni le temps ni l’espace n’avaient prise. Une réalité supérieure qui s’affirmait jusque dans son sommeil. »
Allez, il me faut éteindre l’ordi si je veux savoir la suite de « Missa sine Nomine ».
A bientôt.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 23 h 05 min

En plus, elle parle français :

« Elle a étudié le français pendant huit ans et elle l’affiche sur ses tee-shirts. » (Sic)

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 22 h 53 min

Un bon point néanmoins pour Meghan Markle, quand on nous apprend qu’elle a été « engagée pour la cause des femmes auprès de l’ONU ». Son CV n’est pas complètement nul !

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 22 h 51 min

Il faudra notamment lui apprendre que la religion cathodique n’en est pas vraiment une, et que tout ce pour quoi elle a oeuvré jusqu’ici était, sur ce plan, du pipeau. Cela ne va pas être facile de lui inculquer ces données élémentaires.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 22 h 46 min

J’espère que la famille royale d’Angleterre a un bon ecclésiastique préparateur aux mariages, parce qu’avec Meghan, va y avoir du boulot. Sa confrontation avec Dieu sera sans doute très rock’n roll…

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 22 h 41 min

On attend donc avec impatience que la petite Meghan nous dise à quoi elle croit, si elle a été baptisée ou non. Le plus plausible étant qu’elle ne croit à rien et que la case religion soit restée vierge (pas comme elle !).

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 22 h 39 min

Dans cette union entre le prince Harry et Meghan Markle, ce qui pose question c’est la religion de cette dernière, religion qu’on ne connaît pas. On ne sait même pas si elle en a une quelconque, la pauvrette. Le pire serait qu’elle soit catholique, mais c’est tout de même peu probable. La presse explique pourquoi :

« la religion est un facteur clé dans le protocole. L’Acte d’établissement de 1701 stipule en effet que les membres de la famille royale dans la lignée directe de succession ne peuvent épouser des catholiques. Aussi, si Meghan Markle est catholique, elle devra se convertir à l’anglicanisme. »

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 22 h 35 min

des hipstères franchouille

..bitnik..dailleurs d’où tout ce raté a peu prés..
ses aphorismes c’est dla douce merdouilles a éffeuiller sur des panneau dchiotte à la dilan..ses poésies sont mieux

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 22 h 27 min

est mort havec elles un certain motard romantique à la papa..pas le connard de biker à bandana ni le prince inaccessib à goldwin..ni le qui smélange à béême..dommage

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 22 h 22 min

Sur cadre rigide et une selle à-même le cadre, c’est aimer les coups de pieds au cul et les bleus à l’âme

les motobécanes étaient super peinard et assez belles..pas idoine au blouzon nouère..celle des curés branchés des 50’s et des hipstères franchouille..mono ou bi..je vois pas bien

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 22 h 18 min

Bien vu, Clopine, la même vulgarité distinguée !

sapré baroz qui en rajoute une couche..mal vu bonne clopine..outre que c’est une psychologie himbécye : elle n’hillustre rien

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 21 h 09 min

@ 20.32, Je crois comprendre le sens de votre sérénité indestructible face aux crachats, Ch. ; vous ne doutez pas de l’avenir, d’où votre sérénité en dépit des immondices ; je ne fais qu’en douter, de cet avenir, et j’ai souvent mal à votre poitrine. Je vous envie, et ne rougis pas d’en faire l’aveu en public.

Paul Edel dit: 27 novembre 2017 à 21 h 04 min

jjansenn oui mais où je suis loin de mon ordinateur et problèmes à régler et prochain présentation d’un récit de jp Ferrini et de son « voyage en Italie « à Ferrare dans un climatde couple très Antonioni. ..

Jean Langoncet dit: 27 novembre 2017 à 20 h 52 min

@Sergio dit: 26 novembre 2017 à 22 h 07 min
Et puis son pneu arrière ? Un pneu ça se gonfle à trois bars, nom de d’là !

Sur cadre rigide et une selle à-même le cadre, c’est aimer les coups de pieds au cul et les bleus à l’âme

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 20 h 38 min

« Pour en revenir à la photo, on dirait (les) Rita Mitsouko (si Chichin avait survécu et si Ringer avait arrêté de surveiller son poids, bien sûr.) »

Bien vu, Clopine, la même vulgarité distinguée !

christiane dit: 27 novembre 2017 à 20 h 32 min

@Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 19 h 46 min
Puisqu’on est « dans le même sac », j’en profite pour vous donner la réponse à la question que vous m’aviez posée chez S., il y a quelques semaines.
Plutôt qu’un récit de voyage, c’est un conte qui se jouerait sur la toile de fond d’un pays réel, contrairement aux contes de fée. Son héroïne possédait la force des faibles, cette capacité insoupçonnée de résister à l’adversité. Grâce à elle, elle agissait d’instinct et triomphait une à une de toutes les épreuves. Dans son désarroi initial, elle avait été mise sur la voie de la seule issue possible par l’intervention d’un personnage à dimension mythique, sa vieille grand-mère. Cette bonne fée, un peu sorcière détenait la connaissance immémoriale des plantes médicinales de Provence. Elle connaissait l’avenir…
Au plaisir.
Bonne soirée

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 20 h 28 min

L’idée d’un revenu universel prônée par Benoît Hamon va être appliquée à titre d’expérimentation dans huit départements, en attendant un jour son application urbi et orbi :

« La volonté de huit présidents de départements d’expérimenter le revenu de base s’inscrit dans la lignée de deux autres projets en gestation, preuve que l’idée phare de Benoît Hamon a fait des adeptes. »

Clopine Définitivement un cas à part dit: 27 novembre 2017 à 20 h 25 min

Pour en revenir à la photo, on dirait quand même une visite de Perros aux Rita Mitsouko (si Chichin avait survécu et si Ringer avait arrêté de surveiller son poids, bien sûr.)

Chaloux dit: 27 novembre 2017 à 20 h 16 min

On dirait que le temps s’est encore gâté pour le lectrice sans approximations littéraires, mais qui fait une lecture -mais je me demande comme Bavenbois si elle a jamais ouvert Perros- insultante pour un homme, pour un écrivain et pour toute la littérature.

Quoiqu’il en soit, j’ai acheté le Quarto et m’en vais l’ouvrir.

Bonne soirée,

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 19 h 46 min

@ vous me mettez dans le même sac que Christiane

C’est pas très grave au demeurant, car EN MEME TEMPS on finira toutes au paradis, AU FINALE.

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 19 h 22 min

@ »la traînée la plus putassière du lot »

eh bé…, mais vous parlez plus pire que la fange des sous-bois, là ! N’essayez pas de rivaliser, vous perdriez à tous les coups, mon « pauv’garçon », on n’est pas de taille face à l’abjection ! la honte a changé de camp, on vous l’a assez dit !…

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 19 h 18 min

Il faudrait que nicolas hulot cède rapidement sa place à yannick noah au ministère de l’écologie, dans le gouvernement actuel du président Macron. Et que laurent wauquiez se retire définitivement de la politique politicienne, il n’est pas de taille à remplacer martine lepène. Enfin, moi c’est ce que je pense, voyez.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 19 h 12 min

« Alors que William l’honore bien qu’il ait eu l’idée saugrenue d’aller chercher une roturière, certes convenable, mais manquant de noblesse quoique on en dise. »

C’est un Windsor, il a fait comme son père avec Camilla, en allant chercher la traînée la plus putassière du lot. Il faut se faire une raison… C’est exactement pareil avec Harry.

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 19 h 06 min

Delaporte => revenu universel/hamon ; Jésus-Christ ; Meghan Markle.
Mens sana in corpore sano.
Que mange-t-on ce soir, au just’ ?

D. dit: 27 novembre 2017 à 19 h 04 min

Harry n’a eu de cesse de déshonorer sa famille. C’est triste. Alors que William l’honore bien qu’il ait eu l’idée saugrenue d’aller chercher une roturière, certes convenable, mais manquant de noblesse quoique on en dise. C’est quand même une sacrée drôle d’idée quand on connaît le nombre de d uchesses qui pretendaient. Mais bon ce qui est fait est fait. Hélas.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 18 h 53 min

Avec Meghan Markle, le divorce est toujours possible. Le prince Harry prend un gros risque, surtout que la donzelle a trois ans de plus que lui. C’est donc un mariage dont on peut augurer du pire, et je ne m’en félicite pas pour la couronne royale d’Angleterre.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 18 h 50 min

Meghan Markle a été entre plusieurs hommes, elle a dû faire un choix :

« entre le producteur et le prince, Meghan Markle a en effet une relation de deux ans avec un autre homme, le chef culinaire canadien Cory Vitiello. Celui-ci était d’ailleurs le petit ami de la comédienne au moment où elle a rencontré son prince… »

christiane dit: 27 novembre 2017 à 18 h 46 min

@Phil dit: 27 novembre 2017 à 14 h 30 min
oui, pas de quoi poster sur la rdc, néanmoins j’ai beaucoup aimé la première demi-heure qui promettait. De plus ce Kornel Mondruczo est doué. Donc, voir ce jeune migrant syrien poursuivi par la police dans une course folle de chasse aux migrants, à la frontière hongroise, c’était haletant mais surprise, criblé de balles, il tombe à terre dans la boue du marais puis brusquement, s’élève en apesanteur. Toute cette scène sur la musique inspirée de Jed Kurzl. Le polar devenait SF poétique.
La suite, hélas, est lourde et mystico-indigeste. Je garde quand même l’image du jeune héros de « La lune de Jupiter » lévitant doucement dans le ciel de Budapest, de quoi retrouver son assise après ce flot d’images renversées et tourbillonnantes.
Donc, revenant au chaud dans la douce lumière de ma lampe, je reprends le beau roman d’Ernst Wiechert.
Quelques lignes qui semblent nées de cette soirée qui commence :
« Ce qui vit en hiver, c’est le feu. Il est le roi des soirées et des nuits. Pour rester assis devant lui, il faut avoir chassé les démons de son cœur, sinon ils vous narguent dans chaque flamme. Il faut avoir oublié les appels du passé, sinon vous les entendrez, dans le chant léger qui plane sur le feu. Il faut que vos cheveux aient blanchi dans la paix, pour pouvoir rester tranquillement assis devant l’âtre, les mains croisées autour de vos genoux, dans le cercle des ombres que projettent les choses. »
Bien sûr l’hiver est la saison des solitaires, chez les hommes et chez les loups, chez ceux qui vivent à la limite…
Bonne soirée.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 18 h 45 min

« Il parait que Sa Très Gracieuse Majesté apprécie cette union et le choix de la mariée, Delaporte ? »

Oui, c’est étonnant. La vieille reine se modernise, et passe tout à son petit-fils chéri. Tant pis pour la raison d’Etat.

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 17 h 58 min

« Le mystère plane sur cette union royale à deux balles »

Il parait que Sa Très Gracieuse Majesté apprécie cette union et le choix de la mariée, Delaporte ?

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 17 h 56 min

« Dieu le Père et la Mère »

Puis, finalement la Mère tout court, Delaporte.
Chez Hidalgo, à la mairie de Paris, ils ont décidé d’adjoindre cette année à la future Journée du Patrimoine : « et du Matrimoine » (mon correcteur automatique doit être macho, il corrige instantanément le M en P !)

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 17 h 50 min

« lvdb 14h 35 : wouarf. Autre chose, non ? »

Même pas son énorme faute de français, en une seule et courte phrase…

Backer Lee dit: 27 novembre 2017 à 17 h 36 min

Très intéressant comme publication!!!! Georges Perros contrairement à de nombreux auteurs qui donneraient tout, mais alors tout y compris leur vie pour être connus et reconnus, fait tout pour rester dans l’anonymat. Je vous avoue que je suis en train d’écrire et mon pire cauchemar serait que mon oeuvre ne soit pas connue. Perros désolé, peut-être adopterai je ta philosophie lorsque j’aurai ta renommée…

et alii dit: 27 novembre 2017 à 17 h 23 min

A lire aussi
Religion : pour Raphaël Enthoven, le nouveau « Notre Père » est islamophobe
France
Religion : pour Raphaël Enthoven, le nouveau « Notre Père » est islamophobe
Politique
Présidence LR : Valérie Pécresse ne soutiendra aucun candidat
Orange avec AFP, publié le vendredi 24 novembre 2017 à 16h52
Dans sa chronique sur Europe 1 en début de semaine, le philosophe a jugé la nouvelle version de la prière universelle des catholiques était destinée à se distinguer de l’islam. Dans un entretien à La Croix, il regrette ses propos, reconnaissant avoir dit « des conneries ».

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 17 h 07 min

l’astéroïde en forme de cigare est bel et bien un vaisseau-mère

dans l’espace hon entends pas crier les filles a daddy dédé

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 17 h 03 min

saint Paul, accusé à tort de misogynie

il n’y a ni juif ni salope ni tarlouze tout le monde y s’encule quil a dit

D. dit: 27 novembre 2017 à 17 h 03 min

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 16 h 55 min
il y a plusieurs femmes qui ont reçu le très haut titre de Docteur de l’Église
doctoresse dédé..attation

Eh flûte, en plus il y a eu une circulaire de Nyssen ce matin. Je vais être viré de la RdL pour de bon, là.

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 17 h 02 min

Phil , Aragon est trop anachronique. Faut fréquenter des spots high et branchouilles privatisés pour l’occasion, pr avoir une idée de ces mascarades avec « déguisements » d’époque. Ce sont pourtant des salons de thé avec vue bien fréquentés, la journée…

D. dit: 27 novembre 2017 à 17 h 00 min

Delaporte, je me suis renseigné ce week-end auprès de différent se.vices s.ec.ets et oui, l’astéroïde en forme de cigare est bel et bien un vaisseau-mère en provenance du système stellaire Proxima centauri-4200BS-76.
Par contre je ne pourrai parler que plus tard du motif de ce voyage.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 16 h 55 min

Un rouquin 100 % poil de carotte et une métisse pur jus : cela va donner de beaux enfants, il n’y a pas de raison…

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 16 h 55 min

il y a plusieurs femmes qui ont reçu le très haut titre de Docteur de l’Église

doctoresse dédé..attation

Phil dit: 27 novembre 2017 à 16 h 46 min

Sanglé dans l’uniforme nazi, le jeune prince avait la fière allure qu’Aragon admirait en son temps sous toutes les coutures. Cela dit, c’est bien plutôt la dulcinée, divorcée du producteur adipeux, qui pourrait craindre un mariage morganatique avec un prince étonnamment rouquin dont les parents ont le grand teint d’artichaut.

D. dit: 27 novembre 2017 à 16 h 23 min

Seuls les papes Grégoire Ier et Léon Ier ont reçu le titre de Docteur de l’Église.

Le glyphosate autorisé encore pour 5 ans ?! Faut pas permettre l’Europe, c’est tout. Elle ne sera jamais capable de vous donner autre chose que ça et des migrants.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 16 h 14 min

Le prince Harry va se marier avec Meghan Markle, c’est officiel. Mais le mariage sera-t-il religieux et comment ? C’est la grande question. En effet, Meghan Markle est déjà divorcée d’un producteur américain, et l’on ignore d’autre part à quelle religion appartient la pauvrette. Le mystère plane sur cette union royale à deux balles :

« Meghan Markle, actrice américaine de 36 ans engagée pour la cause des femmes auprès de l’ONU, va épouser le prince Harry au printemps prochain. »

D. dit: 27 novembre 2017 à 16 h 09 min

En tout cas il y a plusieurs femmes qui ont reçu le très haut titre de Docteur de l’Église. En comparaison, peu de papes l’ont.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 15 h 59 min

Chez les catholiques, et même chez saint Paul, accusé à tort de misogynie, la femme reprend un rôle essentiel, à égalité avec l’homme. S’il y a bien une religion qui respecte la femme, c’est celle-là.

Delaporte dit: 27 novembre 2017 à 15 h 56 min

« dans la mesure où Dieu s’est incarné en homme de sexe masculin, c’est qu’il est masculin »

Traditionnellement, dans les représentations notamment picturales, Dieu est « Dieu le Père », sauf pour les féministes qui ont inventé un « Dieu le Père et la Mère ». Cruciale question théologique…

Sergio dit: 27 novembre 2017 à 14 h 50 min

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 11 h 13 min
Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique ; une loi universelle régirait l’ensemble des phénomènes : deux hémisphères, cinq continents,

D’autant qu’il y a l’infiniment petit, qui relève de la physique quantique, et l’infiniment grand, cette fois de l’astronomie ; et là les lois ne semblent effectivement guère être les mêmes…

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 14 h 33 min

Pour ceux qui lisent Perros, hypothèse toujours valide, malgre qq imposteur(e)s, comme cricri, à signaler cet hommage fort:animal litteraire retourné à l’état sauvage. On n’est pas lecteur de Thoreau pr rien.

Clopine Définitivement un cas à part dit: 27 novembre 2017 à 14 h 22 min

LVDB, vous me mettez dans le même sac que Christiane : il est certain que cela me fait hausser les épaules. Mais pourtant : s’il faut absolument qu’on m’introduise dans ce genre d’objet, je préfère encore y gigoter en compagnie de cette pauvre Christiane qu’avec vous, tant vous êtes volontairement et avec une belle constance déplaisante, non ce n’est pas le mot juste : odieuse, voilà qui convient mieux…

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 14 h 11 min

@12.37, OD nous fait savoir ce pitch explicatif

[RÉSISTANCES – Paris et sa banlieue, premier quart du XXIè siècle. En pleine guerre civile six mois après que la Ligue Patriotique a remporté les élections, 48 heures dans la vie d’une dizaine de personnages de générations et d’origines diverses. Fiction existentialiste à l’ombre des fascismes qui ont pris le pouvoir en France, RÉSISTANCES se déroule dans un futur très proche. Les personnages qui peuplent cette perspective sont confrontés tant à l’horreur et au danger d’une guerre intérieure aux multiples antagonismes qu’à la précarité de leur quotidien. Alors que leurs parcours respectifs se croisent et traversent les territoires dévastés par l’implosion nationale, les hommes, les femmes, et les armes prennent la parole dans la nuit post-démocratique. Refusant le diktat d’une littérature blanche s’opposant à la noire et inversement, RÉSISTANCES se veut une alerte politique qui sacrifie autant au réalisme social qu’à la forme résolument actuelle des séries. Olivier DAVID]

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 13 h 58 min

Hier, j’ai vu le film « la belle et la meute » d’une réalisatrice tunisienne. Quelques faiblesses, mais dans l’ensemble, le message est inattaquable et la démo assez exemplaire. Le monde commence à aller mieux depuis que « la honte change de camp », depuis les printemps arabes et l’affaire Veinstein. Je pense que plupart des internautes masculins de la rdl sont d’accord pour lutter contre le harcèlement sexuel dans tous les domaines, y compris celui des femmes entre elles à la rdl.

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 13 h 57 min

Sinon, j’ai bon espoir d’acquérir un numéro de la revue RBL , consacré à Georges Perros. Mais je ne viendrai peut pas ici,le partager C kom ça.

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 56 min

tu vois djizeusse torturée dans une cave à lassouline..ça speut pas..là c’est que des salopes..elles ont des trucs a sreprocher ça fait pas un plis..dmande à bonne clopine

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 54 min

dans la mesure où Dieu s’est incarné en homme de sexe masculin, c’est qu’il est masculin

c’était pour pas affoler la soldatex une fois sur la croix dédé..t’es vraiment nul en casuistique

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 13 h 50 min

‘Reusement pour les anges, cette vieille cinglee de cricri a perdu sa capacité de nuisance. Quel engin.

Janssen J-J dit: 27 novembre 2017 à 13 h 49 min

Le topo sur la schizophrénie du sujet a été visiblement efficace vu les réactions engendrées… (Flytox habituel, battez des pattes et pondez vos oeufs, allez buzzer en paix, ma fille, comme dirait l’aut’glyphosate).

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 13 h 43 min

Je viens seulement de comprendre que cricri n’a absolument rien lu de Perros. Myho, mais grave. c’te vieille carne.

D. dit: 27 novembre 2017 à 13 h 43 min

Bouguereau, dans la mesure où Dieu s’est incarné en homme de sexe masculin, c’est qu’il est masculin.
Il existe des déesses en veux-tu en voilà dans d’autres religions, et c’est pas d’aujourd’hui, hein Athena que j’ai raison?

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 41 min

j’hinforme dédé..j’hinforme..et millet m’semblait causer de l’inclusivitude..henfin j’ai lu en flash..500 caractères en 30″..j’ai appris..ptête mal

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 13 h 39 min

Et l’anesse qui braye y va de son hihan prognathe. Deux vieilles paumees dans leurs papiers, la cricri et la brayonne, quel couple, aaarf.

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 39 min

« les liseuses, nuances de gris, sans excitation »

chus sûr que térzoune peut t’y faire des coucous phils..mais faut passer par bézos

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 36 min

Je confirme, DHH. Je suis en train de lire gratos « Middlemarch » en VO…Environ mille pages papier

reuzment qupédro achète à 3€..sinon comment que les écrivains achtraient leur benzodiazépam..chte ldemande baroz

christiane dit: 27 novembre 2017 à 13 h 35 min

Jazzi,
la schizophrénie peut provoquer des dédoublements de personnalité ahurissants… la personne qui en souffre n’a pas conscience de sa maladie. La schizophrénie se traduit par des contours incertains de la personnalité, elle devient une entité aux facettes multiples, parfois antagonistes, souffrant d’une dissociation psychique la tiraillant entre des propos contradictoires, sujette à des bouffées délirantes. Ces troubles entrainent souvent des difficultés de socialisation chez la personne atteinte, provoquant des retraits épisodiques de la vie sociale…
Enfin, il est possible que je me trompe et que la rencontre de leurs commentaires ne soit que le fait d’un hasard. J’ai pensé aussi à daaphnée dont l’insulte suprême envers les femmes était « la danse du ventre ».
Bon, je pars au ciné.
Bon après-midi.

bouguereau dit: 27 novembre 2017 à 13 h 33 min

Exempt me, le boug !

hon dirait des phrazouilles pour coche de devlopeur personnel à la tèrzoune..ses aforism péros doivent pouvoir éte généré par algorithm pas trop dmander de rsource..bref c’est fait pour le samsung à son phiancé phil..15 par jours
t’es exemp baroz..nous on a des des sextuplecor refroidi au vent de norvège comme les viking

Clopine Définitivement un cas à part dit: 27 novembre 2017 à 13 h 15 min

Comment peut-on me prendre pour LVDB ? Ca me dépasse… D’abord, je ne suis pas assez douée pour avoir plusieurs fausses identités, ni pour jouer différents rôles, ni surtout pour rire du malaise engendré par les insultes ni les railleries. J’ai mis bien trop de temps et de souffrance, dans ma petite vie, pour devenir à peu près celle que je suis, pour m’amuser à faire souffrir autrui. Donc, une seule Clopine, et plein d’avatars cachés sous LVDB…

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 13 h 04 min

« Le droit à l’erreur », une mesure phare du gouvernement Macron.
Pour qui, les riches fraudeurs ou le pauvre quidam ?

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 12 h 32 min

En plus cette naze continue de distribuer les bons points, a vite atteint les limites de son domaine de competences, selon le principe de Peter. Perros ne mérite pas cela. Ce rien comateux, beurk.

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 12 h 28 min

Quand cricri ne sort pas son sifflet, son mètre de mensurations de croque-mort elle insulte. Les fachos confondent esthétisme et spiritualité, et cricri son esthétisme ce sont les cadavres. Pauvre folle.

christiane dit: 27 novembre 2017 à 12 h 22 min

@la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 12 h 19 min
Il n’y a pas de mal à vous imiter. En ce domaine et ici, vous me battez !

christiane dit: 27 novembre 2017 à 12 h 20 min

@Jazzi,
Le monde des critiques littéraires est vaste, Jazzi… Pour quelles raisons Jérôme Garcin n’aurait-il pu écrire et mettre en ligne dans la presse ce qu’il pensait de Georges Perros. Je ne classe pas plus les écrivains que les critiques littéraires. Je lis, suivant un chemin parfois de hasard, parfois au bout d’une longue recherche.
Il se passe la même chose ici, chacun y va de son impression sur un livre, un auteur. Dans ce brassage continu, tous les livres évoqués ne sont pas nos livres de chevet. Il arrive même que certaines critiques soient supérieures aux livres évoqués sur les sites prestigieux des écrivains tenant salon, un pied dans une maison d’édition, ou liés par l’amitié à tel écrivain, tel cercle…
Donc, se faire son opinion, retenir des passages de livres aimés, avoir raison ou se tromper, quelle importance ? L’essentiel n’est-il, pour chaque lecteur, de trouver du bonheur à lire et parfois plus.
Sais-tu que tes recherches dans la collection  » Le goût de… » m’ont fait découvrir des livres que je ne connaissais pas, des auteurs à relire. Tu fais partie des gens que j’aime pour ta simplicité, ta modestie qui cachent une immense culture (et curiosité en tout domaine…) et beaucoup, beaucoup de générosité.

D. dit: 27 novembre 2017 à 11 h 53 min

Le volcan indonésien Agung peut exploser d’un instant à l’autre, avec un indice d’explosivite de 5 a 7.
Les évacuations actuelles sont parfaitement justifiées, sinon ce sont près de 200 000 morts qu’il faudrait compter.
Il existe une probabilité de 1 sur 3 pour qu’une explosion comparable à celle de 1815, survenue sur un autre volcan indonésien de type similaire, provoque une ou plusieurs années sans été jusqu’en Europe du fait de la quantité phénoménale de particules fines opaques qui seraient projetées jusqu’à 40000 mètres de hauteur.
Les températures en Europe seraient moindres de 2 à 3 degrés avec des conséquences très graves sur le rendement des cultures.

Olivier DAVID dit: 27 novembre 2017 à 11 h 37 min

Joubert, Lichtenberg, Nietzsche, Kierkegaard, en apparence tout est dit: points de suspension, à la ligne, Perros. On rouvre les inépuisables Papiers collés et le breton sort de l’ombre pour ne pas y retourner avant longtemps.

Clopine Définitivement un cas à part dit: 27 novembre 2017 à 11 h 30 min

Closer et DHH, plus précisément j’ai la KOBO AURA mais peut-être n’ai-je pas su la configurer pour éviter les désagréments dont j’ai parlé ?

Sinon, bien sûr, comme tout le monde, j’ai téléchargé dessus tout plein « d’oeuvres complètes » : de Shakespeare à Hugo en passant par Balzac, Dosto, Voltaire, etc., et effectivement c’est une drôle de sensation que de transporter l’équivalent de plus d’une centaine (que dis-je, 100 ? En fait, je n’en sais rien) de livres dans un objet qui pèse tout nu 50 grammes.

Du coup, je me souviens de vacances en Corse, dans une sorte de « camping-car » : j’avais emporté, en guise d’incantation magique, deux gros livres de droit public, que j’étais censée étudier – mon dieu, ma seule excuse était que je n’étais jamais venue en Corse, et que donc j’ignorais que c’est le dernier endroit au monde où l’on peut travailler en vacances, tant la peur de louper une parcelle de la beauté constante qui vous entoure est plus forte que le remords de la paresse – et il n’y avait pas d’autre endroit où les stocker que dans un placard en hauteur. A chaque fois que j’ai ouvert ce placard, cette année-là, boum ! Les deux énormes volumes me sont tombés sur la tête, accentuant bien entendu mon sentiment de culpabilité. A chaque fois, consciencieusement, je les remisais de nouveau loin de mes yeux, et je continuais bien évidemment mes vacances.

Or, si j’avais eu ma liseuse, j’aurais pu échapper à toute forme de culpabilité. Certes, l’objet vous informe de l’avancée de vos lectures, un peu comme les nouveaux gadgets vous informent des calories dépensées dans la journée (par exemple, j’en suis à 75 % de la lecture de Balzac, ce qui me fait… une belle jambe), et mes livres-pensum auraient affiché un beau 0% d’avancement de lecture. Mais basta ! C’aurait été moins douloureux que la bosse récurrente que j’ai trimballée cette année-là sur mon crâne, du fait des chutes intempestives des volumes et de mes bonnes résolutions !

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 11 h 20 min

« les hommes ne LISENT PAS ce qu’écrivent les hommes. Ils classent, disent ce qu’ils en pensent : c’est bon, c’est mauvais, mais ils ne savent pas plus lire qu’écouter. »

Exempt me, le boug !

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 11 h 13 min

« Critiques littéraires et écrivains britanniques et/ou américains dressent l’inventaire des meilleurs livres de 2017… »

« Que me demande-t-on, au juste ? Si je pense avant de classer ? Si je
classe avant de penser ? Comment je classe ce que je pense ? Comment je pense quand je veux classer ? (…) Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique ; une loi universelle régirait l’ensemble des phénomènes : deux hémisphères, cinq continents, masculin et féminin, animal et végétal, singulier pluriel, droite gauche (…) Malheureusement ça ne marche pas, ça n’a même jamais commencé à marcher (…). N’empêche que l’on continuera encore longtemps à catégoriser… »
G.Perec, « Penser/Classer »

JAZZI dit: 27 novembre 2017 à 11 h 06 min

Bonne citation de (e) chez Paul Edel !

« Vous ferez aussi une petite découverte, qui a son importance. C’est que les hommes ne LISENT PAS ce qu’écrivent les hommes. Ils en parlent: c’est bon, c’est mauvais, mais ils ne savent pas plus lire qu’écouter. »
(« La mer et les poissons », Papiers collés II)

christiane dit: 27 novembre 2017 à 10 h 56 min

Jérôme Garcin…
Il y a eu ce billet :
http://larepubliquedeslivres.com/tombeau-de-lecrivain-inconnu/
Et un autre que je ne retrouve pas sur « La chute de cheval » (un livre mélangeait le récit de la mort de son père et des impressions très personnelles) ou sur « Cavalier seul » ( un journal tenu pendant 2 ans qui ne contient que des anecdotes concernant sa passion de l’équitation avec son cheval « le buveur de vent » ou ses rencontres avec des hommes et des femmes passionnés de chevaux : J. Rochefort, M. Leforestier, G. Canet, M. Dugain, F. Sagan, Bartabas…).

DHH dit: 27 novembre 2017 à 10 h 40 min

@closer
j’ai la même liseuses que vous et j’en suis ravie .
aucune intrusion de publicité dans ma lecture. confort de l’eclairage et choix immediat de la casse et surtout acces qugratuit ou quasi gratuit à une flopéee d’œuvres completes d’écrivains tombés dans le domaine public ce qui m’a donné l’occasion de découvrirai de Zola ou de Balzac des oeuvres que j’ignorais.
Et puis ce confort d’obtenir de manière quasi instantanée un extrait d’un livre qu’on peut ainsi tester avant de l’acheter et aussi l’agrément de transporter dans son sac toute une bibliotheque,ce qui permet, au fil de la journée, de choisir sa lecture de l’instant ,au gré du lieu ,dans le bus , le train, ou le bistrot

D. dit: 27 novembre 2017 à 10 h 22 min

e indispensable (soupir, soupir, soupir) à cause de l’état de mes yeux. Poil aux aïeux. Et ça, c’est incomparable : vous pouvez agrandir la police et régir la luminosité poil au poplité d’affichage selon votre vue poil au cil. C’est pourquoi je m’accrocherai à ma liseuse jusqu’au bout poil au cou !

christiane dit: 27 novembre 2017 à 10 h 20 min

Renato – 8h35
Vous m’étonnez toujours par le choix énigmatique de vos photos… Silvina Ocampo…
Je pense au poème « Sur le sable », Poèmes d’amour désespérés (éd. Corti bilingue- traduction de S B. Supervielle):
«Je voudrais pénétrer dans les profonds reflets, pénétrer dans la lumière de ces grands miroirs
que la mer forme dans les sables de ses rivages,
et dans leur profondeurs horizontales, loin,
mourir, vivre à peine.»

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 10 h 08 min

Ah ben si ce goût de l’échec vient de Garcin, autant laissez ceux qui aiment tomber de cheval, persister.

christiane dit: 27 novembre 2017 à 9 h 54 min

Je remets ce lien où J.Garcin en 1994, dans cette excellente note, évoque de Perros « son goût effréné de l’échec et de la mort ».
http://encrier87.fr/textes/index.php?post/Texte-sur-Georges-Perros-%3A-Extrait-de-Litt%C3%A9rature-vagabonde-J%C3%A9r%C3%B4me-Garcin-1994-265
Et quelques fragments de « Papiers collés III :
« La plume est ce que j’ai trouvé de plus aigu pour rompre l’enchaînement du temps. » p.12
« Le langage, c’est un océan de mots. Pour ma par, ou je suis presque noyé dedans ou, quand la mer se retire, je regarde, je marche sur ce qui reste. Des trous, des flaques. » p.67
« J’écris dans les trous » p.184
« Puis il y a le corps, ce vieux sa.laud, qui vieillit en douce, se lézarde. Moi, c’est la lézarde que je protège, pas le corps. Sa béance. »

Maintenant, chaque lecteur le lit différemment…

Phil dit: 27 novembre 2017 à 9 h 23 min

Dear Renato, le pasdamalgamme est un courant de pensée en plein développement qui ne semble pas avoir atteint votre stoïque renatitude. Ce matin, en causerie sur Radio Palissandre, le démographe Le Bras qui se réjouit de la faible empreinte écologique de la population du Sahel sera sans doute en accord avec votre copine défenseuse de la panzer-drague en vogue sous nos tropiques.
imaginez-vous confondre Victoria avec Silvina qui eût pu nouer une relation avec Drieu La Rochelle ?

closer dit: 27 novembre 2017 à 8 h 57 min

Clopine, je suis étonné de ce qui vous arrive avec votre liseuse. J’ai un autre modèle depuis quelques années, dont le nom commence aussi par K, qui dispose d’un catalogue très complet, en français, en anglais et (moins) en espagnol et qui ne m’a jamais envoyé le moindre message ni la moindre pub sur la liseuse elle-même…

renato dit: 27 novembre 2017 à 8 h 20 min

J’ai entendu une femme plutôt bébête, peut-être égarée dans le désert de la pensée, nuancer ainsi « Le mieux est de ne pas faire d’amalgames, la drague lourde ce n’est pas du harcèlement ». Il ne faudrait surtout pas rêver, ceux qui draguent lourdement ce sont des harceleurs, refuser cela ce serait, au mieux, faire preuve, de faiblesse mentale ; au pire, cela pourrait cacher une volonté d’ignorance ce que, puisque dans une société dotée d’une civilisation avancée dans les relations humaines le savoir l’emporte sur l’être, porte en soi la volonté de réduire le savoir au silence, ce qui génère et nourrit la volonté de puissance de nietzschéenne mémoire. Nous pouvons imaginer qu’à un moment du désastre, violence et séduction ne seront plus tenues pour des comportements formellement antagoniques, et quelques grands séducteurs en mal de conquêtes reviendront à la massue de la légende paléolithique… et il y aura sans doute un ou une humaniste qui nous invitera à « ne pas faire d’amalgames ».

http://blogfigures.blogspot.fr/2012/04/robert-morris-lynda-benglis-ex-change.html

la vie dans les bois dit: 27 novembre 2017 à 7 h 19 min

@23h23, non au merci, je n’y suis que par intérêt personnel. Et je le considère comme une insulte à ceux qui l’ont lu, et connu, et réédité.

De plus je ne lis pas Perros comme ce triste compte-rendu de 23h23

à la ville:
Homme de théâtre, comme acteur, puis relecteur de manuscrits, avec contributions à des traductions de Tchekhov, et d’un dramaturge suédois, lecteur professionnel ensuite, et auteur de compte-rendus de lecture. Auditeur libre, jusqu’à extinction de la voix.

et dans  » une vie ordinaire »:
Ni tristesse, ni empêchement, ni obsession de l’échec, ni encore moins en deuil permanent.
Juste un hypersensible.
Qui a dit un non à l’obsession d’être autre chose qu’un figurant, au rôle à durée déterminée, en somme. Rien que cela, mais tout cela. Occuper pleinement la scène, une seule scène, sur laquelle il a continument gardé l’étonnement d’être là. Il l’a trop bien écrit.

Voilà en gros ce que je pense de ma pauvre lecture du roman-poème, « une vie ordinaire », où il entreprend son lecteur, et le provoque  » finalement ».

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 novembre 2017 à 0 h 37 min


…l’évolution et mutations des gens, dans les mentalités,…
…pas, grand choses, quoi,!…la mousse d’intellos,…le temps, et, puis, çà stagne, comme la marre à cochons,…trop, bien, dans les boues,…
…le primitivisme à sangliers, une réserve, de chasse privé,…ô clock,!…of course,!…

…du commerce d’idées,…pour standing d’Europe,…
…tous, des  » Potemos « , ou des  » 5 étoiles « ,…et encore, la  » révolution en marche « ,…Bon,!…

…il y a, tout de même, une révolte, sur, ce système d’investissements et profits, stériles, sur l’ensemble de nos sociétés,…
…comment, dire, de l’économie Cro-Magnon,…
…se mentir, ç ses larmes de crocodiles,…
…c’est trop, bon, puisque c’est permis,!…
…les élites, à leurs chasses gardées, en pâturages,…les réservées huppées à boudoirs,..du terroir,…
…l’union, des patries, et fratries,…
…pour quels commerces,…

…fabriquez,les raretés, à la côte,…
…liberté de penser,!…pense-tu,…
…le féminisme, les gays,!…rien que des diversions de commerces,…
…comme qui, dirait, Venise, est, plus grande, dans le monde, que, sur ses terres,…
…pourvu, qu’il reste, quelques malfrats, pour le change,…assurément en divers  » Stalags 13,…et officines des shériffs,…

…l’élite à son bétail,…que Dieu, est grand,…du gigot, pervers à vendre, à louer,…
…générosité, bien ordonnées, déjà, par soi-même,…en plus, si çà peux, sans déborder,…il n’y a pas, de sales et pauvres  » métiers « ,…
…un emploi, canapé,…of course, juste, sous le bureau,…une place vacante,…à côté de votre portable,…les premiers essaies,…Oui,!…vous décrochez,!…Hop, la dis,!…Hop, la Da,!…

…la risée, de tout liens, avec le passé et l’avenir,…le silence, cette valeur d’or,…un soupçon d’argent, pour plus de dureté,…
…à l’écriture, des connaisseurs,…le temps d’un répit,…
…il est ou, il est ou,…dans sa sphère,!…etc,…
…un plus gratuit,!…Go,!…goélettes,…

Chaloux dit: 27 novembre 2017 à 0 h 16 min

Des lieux communs, des paroles et paroles, qui semblent pouvoir tomber comme le tissu universel sur n’importe quel marginal des lettres, ça ne suffit pas pour faire croire qu’on a compris. Ce n’est même plus de l’approximation littéraire, c’est de l’auto-imposture.

christiane dit: 26 novembre 2017 à 23 h 23 min

Lvdb,
« écriture de l’échec »…
C’est cette tristesse, il y a toujours une perte chez Perros, quelque chose de perdu dès les premiers poèmes. Son emploi du temps c’est un peu une manière de ne pas employer le temps, de le mettre en sursis, de nuit en nuit, puisqu’il écrivait surtout la nuit (son sablier). Écrire pour oublier que le temps passait, à la fois utile et inutile, le temps que les mots efface le temps. Le temps-silence des solitaires… Le Perros des « non », la liberté du refus, ce qu’il donne à voir ou plutôt à ne pas voir de lui par toutes ces écritures, par ses absences, lui qui voulait être ailleurs pour mieux être.
Autant de variations sur l’empêchement, sur l’échec de dire, sur l’épuisement (comme dans la dernière citation copiée dans votre dernier lien) dans ses phrases dépouillées à l’extrême. Comme une voix de silence jusqu’au temps de L’ardoise magique (posthume). Il l’écrit, il doit continuer, remettre ses bottes chaque matin. Il le veut, c’est irrépressible. Livré à l’émoi et à l’impuissance, comme dans un obscurcissement, comme s’il creusait dans la langue, avec ses morts qui marchent à ses côtés. C’est un univers gris et noir, où il cherche la lumière. Étrange mélange de vigueur et de lassitude dans une obsession de l’échec, oui… Une probité que vous m’avez fait redécouvrir par vos liens. Perros avance dans un brouillard d’incertitude, dans l’infini du recommencement. En 2013, j’avais refermé ses livres. Ils me donnaient le bourdon…
Vous avez été brillante et éclairante sur ce fil de commentaires dédié à Perros. Merci.

la vie dans les bois dit: 26 novembre 2017 à 22 h 23 min

un road movie, pas ordinaire

http://www.limprimante.com/perdrial/Un-jour-ordinaire_a132.html

Un jour ordinaire
Texte paru dans la revue Verso n°111 en décembre 2002

J’avais d’abord pensé m’arrêter à Audierne. Puis déçu par le manque d’animation, ou de soleil je ne sais plus, j’avais poursuivi jusqu’à Pont-Croix. Mais là un seul hôtel sur la place, et sinistre. Alors pourquoi pas Douarnenez, me suis-je dit, et arrivé à l’entrée de la ville, j’ai bifurqué vers Tréboul à tout hasard. L’hôtel Ty-Mad était fléché. J’ai suivi les flèches. L’endroit m’a plu. Une belle bâtisse de pierres grises dominant la mer. A proximité, une chapelle du seizième siècle et un cimetière marin. J’ai garé ma voiture près de celle de l’hôtelier. J’ai retenu la plus petite chambre pour quelques jours. Puis je suis allé faire un tour jusqu’à la pointe du Van où depuis mon dernier passage avaient poussé de blanches éoliennes. J’ai alors songé à Georges Perros qui sillonnait les lieux sur sa moto pétaradante et la pipe en bouche, mais ce n’est qu’à mon retour à l’hôtel Ty-Mad que la petite lumière s’est allumée dans mon cerveau. Que je me suis souvenu. Oui c’était ici qu’il était enterré. Dans ce cimetière donnant sur la mer. Je suis allé m’en assurer sans retard, raflant au passage sur le chemin côtier, une petite branche épineuse à minuscules fleurs blanches. Avisant un vieil homme à l’allure de marin qui nettoyait une tombe, je lui ai demandé s’il savait où se trouvait celle de Georges Perros. Je vais vous montrer, m’a-t-il répondu, m’accompagnant jusqu’à la partie la plus récente du cimetière. Georges c’était la classe, m’a-t-il dit, et je me suis dit que c’était bien vrai, avant de comprendre ce qu’il avait voulu dire quand il a ajouté : Oui, on est de la même année lui et moi. Vous l’avez connu personnellement ? lui ai-je demandé et il a esquivé d’un : Il était bien connu ici, avant de faire demi-tour. Je me suis approché de la tombe, une simple dalle recouverte de gravier et plantée d’un semblant de menhir avec dessus gravée l’inscription Georges et Tania Poulot. Je ne me suis pas attardé. J’ai juste enfoncé ma petite branche fleurie dans le gravier avec une petite pensée pour Perros et aussi pour Tania qui avait eu bien du mérite. Après je crois qu’il a plu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*