de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Espagne : la guerre n’est pas finie

Espagne : la guerre n’est pas finie

Certains livres d’histoire ont au moins le mérite d’annoncer le programme dès le titre sans détour et sans ambiguïté. Par programme, il faut entendre : point de vue, conviction, parti pris. Ce que le genre n’exclut pas, il s’en faut. Ainsi de celui de Paul Preston Une guerre d’extermination. Espagne 1936-1945 (The Spanish Holocaust, traduit de l’anglais par Laurent Bury et Patrick Hersant, 890 pages, 29,90 euros, Belin, 2016). Il affiche la couleur qui n’est ni noire ni rouge. Une teinte étrange qui laisse un goût amer après la lecture de ce qui se veut non un livre de chercheur (toutes les sources utilisées ont déjà été publiées) mais une synthèse offrant une nouvelle perspective en resserrant la focale sur la violence faite aux civils.

Ceux qui ont eu la curiosité de vérifier le titre de l’édition originale anglaise sur la page de garde se diront qu’on a échappé au pire (et plus encore ceux qui auront été chercher ailleurs le sous-titre Inquisition and Extermination in Twentieth-Century Spain) . Car enfin, s’il y a bien qui ne passe pas en France, du moins qui ne passe plus, c’est bien celui d’ « holocauste ». A-t-on assez dit depuis des décennies qu’il était impropre ? Il désigne un sacrifice rituel ; or ce qui s’est passé en Europe avec la solution finale appliquée par les nazis aux Juifs n’avait rien d’un sacrifice et ne relevait pas d’un rituel. Libre à chacun de l’appeler « génocide » ou « shoah » ou autre. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, on en est resté à « Holocauste » sous l’influence d’une médiocre mini-série télévisée à grand succès (Holocaust, 1978).

Quoi qu’il en soit, en user dans un autre contexte, c’est faire implicitement référence à « la destruction des Juifs d’Europe » pour reprendre le titre du grand livre de Raoul Hillberg. Le mot renvoie l’inconscient du lecteur à des images subliminales de charniers et de camps. Juste assez pour créer des parallèles. Le but, justement. Ce qui est d’autant plus absurde que la barbarie à l’œuvre dans la guerre civile espagnole se suffit à elle-même sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter avec des analogies douteuses. Si l’on date à raison les vrais débuts de la seconde guerre mondiale non de 1939 mais de 1937 en référence à l’Espagne, ce n’est pas seulement en raison du bombardement de Guernica par les aviations allemande et italienne : pour l’horreur aussi ce fut une répétition générale, le génocide en moins, justement.

Paul Preston (Liverpool, 1946) le sait mieux que quiconque. Historien formé à Oxford, enseignant à la London School of Economics, spécialiste de la guerre civile, biographe de Franco et de Juan Carlos, il est un spécialiste reconnu et acclamé de l’Espagne contemporaine. Ses travaux et leur retentissement en attestent. Son dernier livre a tout d’une somme : poids d’un pavé, notes par milliers en fin de volume, cartes, chronologie, glossaire, index… N’y manque curieusement qu’une bibliographie. L’allant du récit, la plume facile de l’auteur et la richesse de ses images, font oublier non seulement sa longueur mais l’horreur permanente qui y est racontée par le menu. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une histoire de massacres de part et d’autre gouvernée par une haine absolue et réciproque. Tout cela a déjà été écrit maintes et maintes fois par les historiens espagnols et étrangers.michael_mann_robert_capa_photo_02

Pourquoi dans ce cas l’ouvrage de Paul Preston fait-il problème à défaut de faire débat ? Par le manque de rigueur et la mauvaise foi de sa démonstration. Car il entend bien démontrer ceci et tout, du moindre fait avéré à l’interprétation plus contestable des chiffres de la comptabilité macabre, tout y est subordonné : d’un côté un camp nationaliste qui a commis exactions, meurtres, pillages, exécutions, viols, tortures ; et de l’autre un camp républicain toutes tendances confondues qui en a fait autant. La différence ? Les premiers, impulsé par Franco, ses généraux rebelles et les combattants de la Phalange l’ont fait systématiquement en vertu d’un programme d’extermination de masse rationnellement mis au point ; les seconds l’ont fait spontanément et en réaction.

Autrement dit, la droite incarne le Mal en pratique, mais lorsque la gauche s’y met à son tour, cela n’en est qu’une conséquence. L’une volontaire et déterminée, l’autre débordée. Pourtant, dans l’Espagne du début des années 30, toute la société était prise dans la spirale de la violence politique ; l’étudier de près permettrait justement de comprendre ce qui a nourri la haine fratricide qui s’ensuivit. Ce qui manque ici à supposer que Preston en ait été capable. Rendant compte du livre dans la revue l’Histoire (décembre 2017), Benoît Pellistrandi remarque avec justesse qu’à ce niveau de sauvagerie (femmes enceintes éventrées, sadisme à tous les étages, mépris des cadavres etc), ce n’est plus du ressort des historiens mais des anthropologues. Paul Preston tente bien une explication, du moins pour expliquer la barbarie nationaliste, la seule qui compte vraiment à ses yeux ; et ce faisant, il fait d’un épiphénomène bien connu une clé essentielle, ce qui en dit long sur son ethnocentrisme :

« Les leaders de la rébellion, les généraux Mola, Franco et Queipo de Llano, considéraient le prolétariat espagnol comme une race inférieure qu’il fallait subjuguer par une violence soudaine et sans compromis, au même titre que les Marocains. Ils appliquèrent donc en Espagne la terreur exemplaire qu’ils avaient apprise en Afrique du Nord, en déployant la Légion étrangère espagnole, et les mercenaires marocains de l’armée coloniale, les regulares. Ces généraux approuvaient la barbarie de leurs soldats, comme en atteste le journal de guerre tenu par Franco en 1922, qui décrit avec exaltation la façon dont les villages marocains furent détruits et leurs défenseurs décapités ».

Ah, les fameuses têtes des ennemis fièrement plantées au bout des baïonnettes pendant les passages en revue ! Comme si, dans la longue histoire du colonialisme et même avant, les occidentaux avaient eu besoin d’agir sous l’influence des autochtones arabes dans la pratique de la terreur ! Quant aux chiffres (100 000 morts au compteur des franquistes, la moitié à celui des républicains), ils ont été âprement contestés par les experts de la période. Pas sûr qu’un tel livre, qui fait fi de décennies d’avancées dans la recherche historique ou en manipule en sens unique les résultats, féconde la guerre de mémoire qui persiste aujourd’hui encore en Espagne. Il serait plutôt de nature à réactiver les polémiques non pour le meilleur mais pour le pire : l’affrontement stérile des mémoires. D’autant que la démonstration de l’auteur ne s’arrête pas à la fin de la guerre civile mais se poursuit jusqu’en 1945 avec « le terrorisme d’Etat » mis en place par le caudillo une fois parvenu au pouvoir.

N’en rajoutons pas une couche en précisant que l’essai de Paul Preston a été couronné du Prix d’histoire de la Catalogne 2011. Mais étonnons-nous tout de même de voir un livre si peu rigoureux avec les sources et leur interprétation, qui jongle imprudemment avec des termes aussi historiquement chargés qu' »holocauste », « inquisition », « extermination », et qui ferait plutôt reculer la connaissance que nous avons de la question, être publié en France dans une collection dirigée par Henry Rousso et Denis Peschanski, deux historiens français de référence sur tout ce qui a trait à la seconde guerre mondiale.

(« Civils espagnols sur les routes de l’exil vers la France » photo D.R. ; « Madrid, novembre-décembre 1936  » photo Robert Capa)

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commentaires

743 Réponses pour Espagne : la guerre n’est pas finie

zerbinette dit: 4 décembre 2017 à 11 h 58 min

L’année de mes 16 ans, juillet, le premier mois de liberté enfin retrouvée.
Je portais des lunettes, souvent des pantalons de golf, je terminais ma période zazou, je n’avais pas de moustache (car je n’avais pas encore rencontré le pilote de la RAF et son superbe attribut qui me servira de modèle jusqu’à aujourd’hui)…
Les bombes qui tombaient sur le centre-ville étaient notre principale terreur …

MON ÉTÉ 44 par Jacques Chesnel

http://jacqueschesnel.hautetfort.com/archive/2015/06/05/mon-ete-44-5634635.html#comments

DHH dit: 4 décembre 2017 à 11 h 56 min

oui Jazzi aussi est un conteur
il avait gratifié l’ancienne RDL d’un joli conte moral ,l’histoire d’un père de famille devenu « homme au foyer » qui commence par apprécier avec délectation le confort de ce statut, qui qui devient pour lui au fil du temps un enfer qu’il habite comme une prison

JAZZI dit: 4 décembre 2017 à 11 h 47 min

Qui dira les viols des filles aînées de la Manche de la famille France, passés volontairement sous silence ?
#Balance-ton-sauveteur !

Phil dit: 4 décembre 2017 à 11 h 45 min

les passages sur le prestigieux blog à passou de la dame clopine, excellente conteuse politique, ont aussi le don d’irriter légèrement la communauté. JJJ veut débattre des Allemands, il doit se contenter des officiers canadiens qui envoient leurs indiens opprimés les égorger.

zerbinette dit: 4 décembre 2017 à 11 h 43 min

A propos de Jacques Chesnel un extrait de son blog :

03/06/2008
EXPLICATION
– mazette, m’exclamai-je
– qu’est-ce qu’elle a ta zézette ? me demanda Martin
– j’ai pas dit zézette, j’ai dit mazette
– c’est quoi ta zette alors
– Martin, je ne parle pas d’une zette, je dis mazette qui est une interjection qui marque l’étonnement ou l’admiration
– on peut dire sa zette alors
– non c’est invariable mazette un point c’est tout
– pourquoi un point sur ta zette
– arrête Martin tu m’agaces
– c’est quoi ta gace alors
bon c’était mal barré avec Martin quatre ans sa bouille de poulbot et sa gapette de rappeur et ce disque de Jarrett qui me bouleverse tant cette façon de réinventer les ballades tiens Never Let Me Go putain et I Love In Vain il va me lâcher ce gamin
– tudieu, me rexclamai-je
– pourquoi tu veux tuer quelqu’un, Grandpa
– mais personne
– pourquoi tu veux tuer le monsieur Dieu
– c’est une vieille expression
– pourquoi c’est pas une interjection alors
faut pas que je me crispe vivement que sa mère rentre bordel elle est encore en retard
– Martin mon p’tit chou j’ai dit mazette et tudieu parce j’aime beaucoup le musicien qu’on écoute que je le trouve formidable voilà écoute bien et que je m’exprime enfin euh voilà
– comment qu’y s’appelle le monsieur que tu veux tuer alors
– mais je ne veux tuer personne d’abord le monsieur est un pianiste un grand pianiste et il s’appelle Jarrett Keith Jarrett
– pourquoi s’il est quitte tu dis que tu l’arrêtes alors qu’y joue encore
– MARTIN on écoute tu me lâches enfin merde on frappe voilà voilà j’arrête le disque
– pourquoi tu veux frapper le monsieur que tu arrêtes
– ah te voilà enfin c’est pas trop tôt
– excuse alors il a été sage mon ange
– Grandpa y dit que des gros mots et y veux tuer un monsieur lalalère
– qu’est-ce que c’est que cette histoire faut toujours que tu lui racontes n’importe quoi je vais hésiter à te le confier Papa tu n’es pas raisonnable à ton âge et le disque s’arrête et Martin me regarde je veux bien revenir Grandpa mais tu mettras plus de musique j’veux des dessins animés à la télé ou Chantal Goya en dévédé comme chez Maman alors
– mazette !

© Jacques Chesnel

JAZZI dit: 4 décembre 2017 à 11 h 41 min

Cela dit, Clopine, Jacques Chesnel semble édulcorer les bombardements meurtriers de Caen, dont parle Paul Edel ? Bombardements dont j’ai pu découvrir les marques profondes en Normandie mais aussi en Bretagne : Le Havre, Caen, Cherbourg, Brest, Vannes…

JAZZI dit: 4 décembre 2017 à 11 h 37 min

Quoi, JJJ, le conte de Clopine est beau comme une nouvelle de Maupassant, de quoi te plains-tu ?
Certains l’envient, toi tu la jalouses !

closer dit: 4 décembre 2017 à 11 h 33 min

Barozzi aussi est un excellent conteur. Et, comme par hasard, ce sont les deux contributeurs du blog qui n’ont pas eu la tête farcie de longues études universitaires.

Est-ce vraiment un hasard?

DHH dit: 4 décembre 2017 à 11 h 25 min

@closer
vous écrivez
Vos dons de conteuses se vérifient une fois de plus. C’est l’une des choses au monde que je suis le moins capable de faire…je vous envie! »
à la fois conscience un peu triste de l’absence du don d’écrire et envie pour ceux qui ont la chance de le posséder, ce sont exactement des sentiments que je partage

marie la forêt dit: 4 décembre 2017 à 11 h 13 min

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 20 h 13 min

Paul edel fait dans le discours victimaire caennais.

* * * *

le plus simple serait que la-vie-dans-les-bois, au lieu de nous infliger sa bêtise réactionnaire et son incurable misanthropie (qui n’ont pas même le mérite d’être drôle) aille poser sa candidature de commissaire politique à wikipédia !

Janssen J-J dit: 4 décembre 2017 à 11 h 12 min

Apparemment, p. edel ne se balade pas sur les blogs normands : résultat, on doit encore se farcir ce pensum sur la rdl. Et p. edel, est-il censé répondre ici sur le contenu, ou bien sur son propre blog ? Qui pourrait expliquer une bonne fois pour toutes à la rdl, cette histoire de bonne clopine/bon clopin qui réapparait régulièrement ?

bouguereau dit: 4 décembre 2017 à 10 h 57 min

il n’y a rien de particulièrement janséniss dans ce qu’a dit dédé et dlalourde tortille du cul et compose en faisant mine..homélie de premier diacre..à peine dlalourde

christiane dit: 4 décembre 2017 à 10 h 53 min

@rose dit: 4 décembre 2017 à 3 h 16 min
Votre petit couplet ne manque pas de saveur…
Oui, les loups sont entrés dans ce blog…
Connaissez-vous le conte des sept biquets, quand le loup fait patte blanche et prend voix mielleuse, onctueuse pour mieux les duper ?

closer dit: 4 décembre 2017 à 10 h 51 min

Il me semble que vous aviez déjà raconté cette histoire Clopine, à moins que ce ne soit sur votre blog.

Vos dons de conteuses se vérifient une fois de plus. C’est l’une des choses au monde que je suis le moins capable de faire…je vous envie!

bouguereau dit: 4 décembre 2017 à 10 h 51 min

« Et ne souffrez que nous soyons vaincus en tentation, »

ha c’est bien..c’est beau comme un gustave moreau

DHH dit: 4 décembre 2017 à 10 h 51 min

@jazzi
dans la foulée de votre post sur les noms de rue j’en ai commis un à base de considérations linguistiques que la modération retient
Quand il paraîtra et qu’on lira ce qu’il dit, on comprendre que le robot de la RDL a besoin de bien muscler son intelligence artificielle s’il veut intervenir de maniere à peu pres sensée

closer dit: 4 décembre 2017 à 10 h 49 min

« Moi, je conçois que Dieu a laissé une part de liberté à l’homme, dont celui-ci certes ne jouit pas toujours au mieux. »

Les jésuites contre Pascal, Pascal contre les jésuites! Nous sommes en plein 17ième siècle!

bouguereau dit: 4 décembre 2017 à 10 h 44 min

du Chat qui perche, du Pas de la mule…

je connais une rue du caveau..pour accéder direc au baqueroume ça ça srait bat tu trouves pas baroz?

bouguereau dit: 4 décembre 2017 à 10 h 42 min

les lettres de mon moulin

pluôt une nouvelle des guerres de vendée..havec un genre de père noel qu’exiss que la bas..polo y va trouver

bouguereau dit: 4 décembre 2017 à 10 h 40 min

Peut-être qu’avant de l’acheter 35 euros, serait-il bon d’aller visiter ce papier

les femmes ditlère sur le cable tous les jours..anguéla keiserine..un rétro de vévé qui coute un bras..35 €..les prussiens ça ba bien

DHH dit: 4 décembre 2017 à 10 h 34 min

@clopine
le roulement de tambour du début aurait dû être complété par des applaudissements à la fin, un vrai don de conteuse
vous avez un vrai don de conteuse
Cette évocation de votre vecu à l »ecoute d’un recit fait par un autre d’un moment fort qu’il a vécu ,je lui trouve un air de ce que j’ai aimé dans les lettres de mon moulin notamment avec la même présence attendrie de la toile de fond , campagne normande chez vous ,provençale chez Daudet

DHH dit: 4 décembre 2017 à 10 h 25 min

@jazzi
Et les noms de rue qui ont une histoire comme le rue du petit musc,avatar prude de la rue de » la pute qui muse » ou la rue aux ours parce que les gens ne comprenaient plus que la rue aux oues parlait d’oies
Et les rues qui conservent le souvenir de métiers disparus comme la rue le regrattier dans l’île Saint-louis, ou celles qui continuent à faire exister des mots sortis aujourd’hui de la langue comme ‘ »nonnains », rescapé, pendant quelques siecles avant de disparaître, du temps où le français avait encore des déclinaisons et où nonnain était le cas régime de nonne, comme putain de pute, ou garcon de gars .

Janssen J-J dit: 4 décembre 2017 à 10 h 22 min

Eric Neveu avait donné il y a longtemps un compte rendu complet du dernier bouquin d’Elias sur les Allemands, enfin traduit en français. Peut-être qu’avant de l’acheter 35 euros, serait-il bon d’aller visiter ce papier. Néanmoins, il vaut la peine que chacun puisse en équiper sa biblio, car on gagne vraiment au change par rapport à des milliers de littératures de pacotille peu indispensables.
http://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1997_num_47_5_395207
BJ à toussent sans sciatique, si possible. C’est atrocement douloureux.

Clopine Définitivement un cas à part dit: 4 décembre 2017 à 9 h 44 min

Pour Paul Edel, et en souvenir de la bataille de Caen, voici (roulement de tambour !) :

LA MOUSTACHE DE JACQUES

C’est chez Clopin que l’histoire de la moustache de Jacques me fut racontée, un soir d’été – un de ces soirs bleutés et rafraîchis si typiques de Bray. C’est-à-dire sous la glycine et la vigne, autour de la table de bois posée sur les pierres inégales. Devant, un chemin tout aussi pierreux sépare en deux le grand potager, où les trémières d’août, le soir, referment leur corolles colorées en bordure des carrés légumiers.

Toutes choses, maison, jardin, meubles et pierres, procèdent de Clopin : c’est pourquoi je les emprunte plus que je ne les habite. Cependant, je participe à cette demeure entourée. Mes oreilles, précisément, sont les précieux instruments qui m’aident à vivre ici ; et les récits partagés ont besoin de moi pour exister un peu plus longtemps que la nourriture (substantielle, biologique, potagère et savoureuse) servie à la table de Clopin.

La moustache de Jacques remplit elle aussi une fonction existentielle : à tel point que Jacques, de lui-même, en fait état. Il en est fier, bien sûr, en prend soin, la présente presque comme on tendrait sa carte d’identité à un flic soupçonneux. Jacques est désormais un vieux monsieur : on aurait donc tendance à sourire de ce qui apparaît, de prime abord, comme une coquetterie de personne âgée.

On aurait tort. Jacques a eu plusieurs vies, et bien remplies, et dignes d’un homme – je veux dire : pleines d’humanité, de rencontres et de musiques. Musicien lui-même et critique de jazz, peintre, curieux professionnel, amoureux et « mobilis in mobile ». Une remarquable ouverture au monde. L’âge n’arrive pas, ou si peu, à l’immobiliser. Tout juste le ralentir, et encore…

Cet homme possède donc une moustache sans doute moins dense aujourd’hui qu’autrefois, blanche et non plus roussâtre, mais toujours frémissante. S’étendant en pointes droites, de part et d’autre de la bouche souriante, à la façon d’un mousquetaire ou d’un Cyrano. Et si vous demandez à Jacques depuis combien de temps il arbore ce pileux ornement, il vous répond simplement « depuis toujours ».

C’est-à-dire depuis qu’elle a commencé à pousser ?

Oui, c’est cela. Jamais rasée. Toujours conservée en l’état…

Comme un tatouage alors ?

Ma question éveille un sourire chez Jacques qui, du coup, se rapproche de la table, croise les avant-bras, se penche au-dessus des couverts : et voici que c’est un adolescent maigre, malicieux et bouillonnant qui raconte. 17 ans en 1945, 16 ans en 1944, 12 en 1940. De quoi être avide et affamé pour le reste de sa vie.

Il habitait à Caen, chez ses parents bien sûr. Une grande maison. Et la première chose qu’il a vue ce matin du 19 juillet 1944, qui lui est depuis restée fixée à la rétine, c’est, à travers les vitres de la fenêtre donnant sur l’extérieur, le canon d’un tank qui, lentement lentement, remontait la rue.

Un char canadien.

Cela faisait des jours que les alliés bombardaient Caen, tentaient de déloger les allemands. Des jours et des morts, par centaines, par milliers. Toute sa vie, Jacques tentera de repousser l’horreur de ces sifflements, explosions et déchirements. Toute sa vie, Jacques opposera la légèreté de la musique de jazz à l’horreur humaine. Et toute sa vie, il pensera avec reconnaissance aux jours qui ont suivi l’entrée des Canadiens dans sa rue.

Car ce fut précisément dans la grande maison familiale que l’état-major des troupes canadiennes s’installa. Le maigre gamin en fut remué jusqu’à l’âme. Il assistait, lui, le simple Jacques, à une histoire héroïque qui allait dépasser à jamais le cadre si quotidien, si étriqué, de sa vie d’adolescent…

Et au passage, il allait attraper dans le paquetage des jeunes officiers le jazz américain, sans doute le plus beau cadeau que la vie pouvait lui offrir à ce moment-là : tout était donc, d’un seul coup d’un seul, exaltant, tout permettait enfin à ses 17 ans de repousser l’horreur et d’enfin jouir de la légèreté « des tilleuls verts, sur la promenade », promise par Rimbaud.

Le capitaine canadien à la manoeuvre chez eux était fort, le verbe haut, le geste ample, et résolu. Il plissait les yeux quand il rencontrait une difficulté. Et, entre autres, il lui fallut résoudre un problème conséquent : une batterie, (trois soldats allemands qui, semblait-il, n’avaient aucunement l’intention de se rendre) semblait inexpugnable dans une maison de la rive droite de l’Orne. Ce verrou, fortement armé de mitrailleuses, commandait un des quartiers de la Ville : les yeux du capitaine, au soir du deuxième jour, ne furent bientôt plus que des fentes, minces comme des meurtrières…

Jacques fut le témoin muet et dissimulé des instructions du capitaine : un soldat, mais pas n’importe lequel, fut appelé. C’était un Huron, oui, oui, comme dans les récits du 18è siècle, au corps recouvert de l’uniforme canadien, uniforme qui ressemblait tant à celui des soldats anglais, mais ne pouvait dissimuler le teint cuivré, les hautes pommettes et l’amande des yeux noirs. Ce fut court : il s’agissait, au mépris des règlements militaires, d’envoyer le Huron seul, en pleine nuit, au beau milieu de Caen. Seul, et avec son seul (et non répertorié dans l’équipement fourni) couteau…

Le Huron rentra vers quatre heures du matin. Jacques, qui n’avait bien entendu pas fermé l’oeil, n’entendit qu’un seul mot tombant de la bouche du canadien, en français du Québec : « C’est fait maintenant ». Trois corps, proprement égorgés, gisaient près des mitrailleuses désormais silencieuses.

Est-il besoin d’ajouter que le capitaine canadien possédait, outre une remarquable propension à utiliser les compétences d’autrui, la plus superbe des moustaches, « à la mousquetaire » ?

….

La nuit était tombée, dans le jardin de Clopin, quand Jacques a terminé son récit. Les trémières étaient définitivement closes sur elles-mêmes, le potager respirait paisiblement, tout était calme. La lumière de la lampe-tempête posée sur la table éclairait la paix nocturne… Mais quelque chose, pourtant, continuait à frémir dans la nuit brayonne : c’était les deux pointes, tendues comme des vibrisses de chat, de la moustache de Jacques.

Clopine Définitivement un cas à part dit: 4 décembre 2017 à 9 h 36 min

Ah oui, Jazzy, à Rouen j’ai pas mal divagué sur la « Rue du Pont à Dame Renaude » j’aurais voulu y habiter, et je crois que si j’avais eu cette chance, j’aurais gardé toutes les enveloppes des courriers qui m’y auraient été adressés. Les lieu-dits aussi sont formidables. Il y a quelques années, sur le chemin du travail, il m’arrivait ainsi de traverser les hameaux « de l’autre côté de l’eau » (avant Fontenay-Torcy), et surtout le si charmant « écoute s’il pleut » (près d’Anglesqueville sur Saâne)

JAZZI dit: 4 décembre 2017 à 9 h 19 min

« Moi, je préfère la rue du « vide gousset » de la « grande truanderie » »

Oui, les noms de rues inspirées par les lieux-dits sont tout un poème : rues des Francs-Bourgeois, des Nonnandières Sainte-Catherine, du Chat qui perche, du Pas de la mule…

renato dit: 4 décembre 2017 à 8 h 29 min

« ne nos inducas in tentationem »

Le vieux messieur avec barbe blanche peut faire ce que bon lui semble puisqu’il est en tous lieux, sur la terre et dans les cieux… à ces conditions ils serait impossible qu’il ne puisse induire ou ne pas induire, etc. La bêtise et la prétention des soi-disant croyants est grande.

renato dit: 4 décembre 2017 à 8 h 12 min

Toujours à propos de rigueur, puisque la salmonelle ne saute pas toute seule du water-closet à la boîte de conserve, nous pouvons imaginer une main qui passe du cul du tâcheron à la chaine de production, sans faire étape au lavabo. Il y aura sans doute quelques têtes de linotte pour trouver cette observation malveillante et politiquement incorrecte, mais peu importe.

renato dit: 4 décembre 2017 à 8 h 09 min

Fantastique ! en naviguant sur le net je découvre, par l’action heureuse de la télévision kulturelle Arte, que Vermeer vêtit son L’Astronome d’un kimono ! manches kimono aurait été osé, mais acceptable ; si par-dessus le marché le rédacteur du texte avait su caser une flute de bambou, des tambours et une voix plaintive accompagnée d’un luth à trois cordes, ça aurait été géant.

Delaporte dit: 4 décembre 2017 à 3 h 45 min

La presse anglaise est béate d’admiration devant Meghan Markle, et en profite pour critiquer William et cette pauvre Kate, qui ne sont pas glamour pour un sou :

« le risque n’est pas de voir Meghan Markle remiser ses convictions mais plutôt que Harry et sa future épouse éclipsent William et Kate. »

Petit Rappel dit: 4 décembre 2017 à 3 h 17 min

Sur ces polémiques , l’Ample Déclaration de Patenotre du Grand Calendrier et Compost des Berges, dont on peut penser qu’elle a été controlée par l’Eglise , comme bien des Textes de la Bibliothèque Bleue, élucide la difficulté en un sens qui vaut bien la dernière Vaticanerie:
« Et ne souffrez que nous soyons vaincus en tentation, »

rose dit: 4 décembre 2017 à 3 h 16 min

mais vous avez bien de grandes oreilles ?
c’est pour mieux t’écouter mon enfant.
et vous avez bien de grandes dents ?
c’est pour mieux te manger mon enfant.

au secours

taïaut

rose dit: 4 décembre 2017 à 2 h 31 min

inducas
ducere
leader
führer
il y a l’ idée de conduire
ne nous conduis pas à

hier c’était le premier dimanche de l’ Avent
aujourd’ hui 4 déc. c la sainte Barbe. mettre du blé ds une coupelle sur du coton humidifié.

P. comme Paris dit: 4 décembre 2017 à 2 h 18 min

Ha… la Vie,
je pencherais pour le valium, transkten (emphin, un truc comme çàaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa)
quoi.

P. comme Paris dit: 4 décembre 2017 à 2 h 02 min

Moi, je préfère la rue du « vide gousset » de la « grande truanderie », enfin, des noms qui parlent.

P. comme Paris dit: 4 décembre 2017 à 1 h 27 min

« JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 18 h 36 min »

Ha, JAZZI,
faut aller à confesse,
les curetons sont là pour ça.

Phil dit: 4 décembre 2017 à 0 h 25 min

certes J. Langoncet, Dresde devenue aujourd’hui le coeur de vote du mouvement Afd, celui qui risque de sonner la fin de la chancelière à moyen terme, ne s’encombre pas des subtilités d’états d’âme à la française

Jean Langoncet dit: 4 décembre 2017 à 0 h 03 min

@Quelques bons livres ont discuté le sujet outre-rhin mais évidemment n’ont passés la frontière hérissée de palissandre de franceculture.

les tenants et les aboutissants unis, en quelque sorte ; on imagine la réalité infiniment plus subtile

Phil dit: 3 décembre 2017 à 23 h 58 min

dear Delaporte, votre spectrum de débat est impressionnant, du prince rouquin Harry à l’évangile en passant par le pervers Polanski, où est le ppdc ? (rien à voir avec le frérot du nouvel ambassadeur en Tunisie; Plus petit dénominateur commun)
Dresde aussi commence aussi à douter du bien fondé de sa destruction par les armées alliés, alors que la guerre était finie. Quelques bons livres ont discuté le sujet outre-rhin mais évidemment n’ont passés la frontière hérissée de palissandre de franceculture.

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 23 h 51 min

et ne nos inducas in tentationem

En latin rien ne change. C’est toujours la traduction antique de saint Jérôme !

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 23 h 49 min

A la messe aujourd’hui, au moment du Notre Père, et à la phrase qui change, il y a eu un moment de flottement. Le prêtre, pourtant excellent d’habitude, n’a rien dit, et les fidèles ont repris la formule habituelle. Intérieurement, j’ai dit la nouvelle phrase, qui me semble plus satisfaisante.

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 23 h 45 min

A propos de religion, je voudrais revenir sur cet ami qui est en prison depuis quelques mois, et qui a répondu à ma lettre. Il me dit notamment : « ici on est coupé du monde, mais je prends cela comme une sorte de pèlerinage ». Ces quelques mots de l’ombre m’ont donné à réfléchir, d’autant plus que cet ami n’était jusqu’alors pas vraiment religieux. La détention lui ferait-elle changer d’avis ? A-t-il commencer un cheminement vers une sorte de sainteté ? Je l’espère de tout coeur. Quand je le reverrai à l’air libre, je constaterai peut-être ce changement, que j’appelle de mes voeux.

Clopine Définitivement un cas à part dit: 3 décembre 2017 à 23 h 43 min

Euh… Paul Edel, j’ai commis un petit texte qui s’appelle « la moustache de Jacques », (référence à Jacques Chesnel, dont vous avez, m’avez-vous dit, apprécié les dessins de jazzmen), qui relate une histoire anecdotique, certes, mais vraiment curieuse, de la libération de Caen. Souhaiteriez-vous le lire, par hasard ?

D. dit: 3 décembre 2017 à 23 h 39 min

Il faut bien comprendre que cette sixième demande de la prière du Notre Père, enseignée par Jésus lui-même signifie tout simplement : « Donne-nous ton Esprit d’amour », c’est à dire fais nous détester et fuir toute chose mauvaise, par la force de l’Esprit que nous te demandons.
Alors que ce soit traduit pas Ne nous soumets pas à la tentation où par Ne nous laisse pas entrer en tentation, cela revient strictement au même : si Dieu ne donne pas son Esprit à celui qui le demande, ce dernier entrera en tentation.
La soumission à la tentation n’est pas de la responsabilité première de Dieu, mais de celui qui ne demande pas de recevoir Son Esprit Saint.
Et cet Esprit est donné d’une façon inépuisable et intarissable, il permet tout dans l’absolu.

Pater noster, qui es in caelis
sanctificetur nomen tuum
adveniat regnum tuum
fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra.

Panem nostrum quotidianum
da nobis hodie
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus
debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.

Amen.

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.

Amen.

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 23 h 37 min

D. dit: 3 décembre 2017 à 23 h 14 min
« C’est la même chose, je n’en démords pas. La toute puissance divine, lorsqu’elle permet que le mal œuvre, soumet à la tentation. »

Moi, je conçois que Dieu a laissé une part de liberté à l’homme, dont celui-ci certes ne jouit pas toujours au mieux. La contingence existe bel et bien, c’est pour moi un principe fondamental. Mais vous, D, vous êtes janséniste, et donc bel et bien hérétique !

D. dit: 3 décembre 2017 à 23 h 14 min

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 20 h 14 min

« En réalité, Delaporte, ça veut dire exactement la même chose pour qui est un tant soit peu intelligent des choses divines; c’est le faux problème par excellence… »

Mais alors, pas du tout. Il faut entendre la nuance, y être sensible. Les évêques l’ont été, eux. Et c’est tant mieux !

C’est la même chose, je n’en démords pas. La toute puissance divine, lorsqu’elle permet que le mal œuvre, soumet à la tentation.
Ce n’est pas blasphématoire ce que je dis.
C’est que la dimension matérielle du cosmos dans laquelle nous vivons ne peut exister différemment, c’est métaphysique. Je ne suis pas un hérétique en disant cela.
Mais peu de gens sont capables d’appréhender cela.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 décembre 2017 à 23 h 14 min


…dans les banques, avec, ses pourcentages de licenciements,!…

…protégeons – nous,!…des avalanches en aval,!…des listes, pour un Oui, ou un Non,!…

…toutes ces poubelles de déchets, sans tries,…pourvu,!…que les pirates de données,…soient, bien rémunérés, pour n’encadrer, que des cibles faciles et ciblées,!…à codes,!…
…ces  » folles « , des débris et déchets,…
…nourrisson – les, d’objectivités divergentes,!…dancings et champagne,!…
…les mains aux vices,!…etc,!…
…niveau, de management, à son peuple,!…
…Go,!…

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 22 h 51 min

20h56 soyons patients, avec un peu de chance ce post tout à fait convenable sera débloqué, je vais finir de lire le lien un peu long qui illustre la complexité des choses.

closer dit: 3 décembre 2017 à 22 h 22 min

Oui Bérénice, mais aucune photo de ces atrocités ne circulera jamais sur le net.

Beaucoup, y compris sur la RdL j’en suis persuadé, pensent qu’au fond les victimes n’avaient qu’à pas être curés ou bonnes soeurs.

Un cas particulièrement triste, dont j’ai récemment appris l’existence par une ancienne prof d’espagnol est celui de Pedro Poveda, exécuté par les républicains au début de la guerre civile:

« The film tells the story of Pedro Poveda (Raúl Escudero), a tenacious and innovative priest who opens paths in the field of education and in the defense of the rights of women in early twentieth century Spain. UNESCO recognized him in 1974 as « Educator and Humanist » and Pope John Paul II canonized him in 2003. »

Jean Langoncet dit: 3 décembre 2017 à 22 h 15 min

@Le peuple suit ou ne suit pas ses dirigeants.

que pensez-vous du bloc de constitutionnalité des français et de sa si maigre portée aujourd’hui ?

closer dit: 3 décembre 2017 à 22 h 12 min

« qu’un peuple tout entier, libre de disposer de lui-même, a pris la décision raisonnée de procéder à un massacre de masse ? »

Un peuple tout entier ne prend jamais aucune décision. Le peuple suit ou ne suit pas ses dirigeants. Ou, plus exactement, une minorité activiste de militants poussent dans un sens ou dans l’autre tandis que l’immense majorité assure son quotidien en espérant passer à travers les gouttes en cas de grabuge.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 21 h 59 min

« regarde sur wikipedia à « bataille de Normandie ». »

Trois lignes plus ou moins anodines sur la bataille de Caen, en effet, Paul !

Jean Langoncet dit: 3 décembre 2017 à 21 h 38 min

Quand dans l’histoire des historiens peut-on dire qu’un peuple tout entier, libre de disposer de lui-même, a pris la décision raisonnée de procéder à un massacre de masse ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 décembre 2017 à 21 h 37 min


…quand bien, même, tout est présenté , comme parfait ?!,…

…faut voir, les management, en amont,!…of course,!…

…comment, cela,…
…les corruptions précédentes, pour arriver, à une Classe noble & police, exemplaire, sans connivences, avec, l’économie sociale, pour les seuls riches, à épargner,!…

…à c’est bien, sur,!…trouver, & fabriquer, des coupables exemplaires,!…remuer-vous, aidez-nous, faite – vous mettre au piloris,!…l’assurance payera, votre sacrifice aux héritiers,!…
…etc,!…
…Ah,!…Ah,!…la justice, pour des poches  » vidées « ,!…vive la liberté, pour qui,!…
…Ah,!Ah,!…le management – politique & social,!…
…des têtes coupées, pour moins que cela,!…Hop, la di,…Hop, la da,!…Hello,!…etc,!…
…questions, de vernir, ses comptes en banques, déjà,…et ses garants associés,!…les mêmes corrompus, dans tout les autres chefs et C°, de partis-pris,!…

…Oh,!…je baigne,!…les mouvements sociaux, ces comédies de rues, pour atteindre, son chiffre,!…
…Ah,!Ah,!…à nos  » gays  » catholiques, transgenres,!…
…et toutes les média, pour les diversions, à laisser aboyer, les chiens, quand la caravane passe,!…etc,!…

Paul Edel dit: 3 décembre 2017 à 21 h 15 min

Jazzi,mets toi à la place de ces normands. la France entière acclame les libérateurset danse aprés quatre années terribles. eux,les Norlands se trainent dans des villes détruites à 70%(voir Wiki) des villes cimetières..tout est cramé..ton ancien quartier? une plage…ils se sententsi décalés face à l’ enthousiasme patriotique officiel….on ne fait pas une victoire omelette sans casser d’oeufs..ils sont les œufs.. Libérés! mais sans toit.. plus rien..ça brule.. des membres de la famille morts.. De quoi méditer sur le sens de l’Histoire au sens collectif, confronté à l’Histoire individuelle.regarde sur wikipedia à « bataille de Normandie ».

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 20 h 52 min

Jazzi, quand j’entends parler actuellement ici de patriotisme et de courage je pense à ceux qui étaient prêts à donner leur vie pour des idées, j’aurais été terrorisée mais il me semble que là d’où je proviens nous aurions été du côté des républicains. C’est un peu facile de se prononcer confortablement installés et bien nourris éloignés de tous dangers.
http://stalker.hautetfort.com/files/sous_le_soleil_de_satan_pdf_zone.pdf

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 20 h 49 min

bas rosis, votre tarpé, là, il vient du Rif, ou bien ?

Rarement lu un avachissement de crétin, comme le vôtre. Mais ici, tout est possible.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 20 h 43 min

bérénice, Bloom va dire que vous avez choisi votre camp, opposé au sien.
Curieusement, on ne voit jamais d’images sur cet aspect de la guerre d’Espagne !

Pablo75 dit: 3 décembre 2017 à 20 h 41 min

@ chantal

« l’interview exclusive donnée ce soir par Carlos Puidgemont »

Ce que puisse dire ou ne pas dire ce cré.tin de « Putschdemont » n’intéresse plus personne en Espagne. Le type a tellement dit tout et son contraire, et sa folie s’est tellement aggravée depuis sa fuite, que même son parti ne sait plus comment s’en débarrasser.

Politiquement il est fini depuis longtemps. C’est un pitre, menteur compulsif (dans son cv il parlait de titres universitaires qu’il n’a jamais obtenu), capable de tout. On dit qu’il pourrait finir, avec sa femme roumaine, en Russie.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 20 h 38 min

Pour répondre à Jazzi qui n’ignore surement rien de la barbarie des crimes en temps de guerre:
-. Selon les études consacrées à la fureur qui a saisi l’Espagne en 193624, plus de 7 000 religieux dont 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés durant cette période25. Soit 88 % du clergé dans le seul diocèse de Barbastro (Aragon), dont l’évêque, Mgr Asensio Barroso, émasculé vivant avant d’être assassiné le 9 août 1936. Neuf diocèses perdirent ainsi plus de la moitié de leur clergé, la seule appartenance à ce dernier étant justiciable d’une exécution sommaire. Ceux qui ont pu y échapper se trouvaient en zone nationaliste, ou avaient pu fuir, se cacher ou bénéficier de protections. –

wiki d’après ces références:
Cf. Antonio Montero, Historia de la persecución religiosa en España (1936-1939)
↑ Stanley Payne et Javier Tusell, La Guerra civil. Una nueva vision del conflicto que dividio Espana, Madrid, 1996, p. 592-596.

Paul Edel dit: 3 décembre 2017 à 20 h 38 min

Jazzi il y a UN SEUL grand livre écrit à chad, pendant le brasier de Caen.c’est « Caen pendant la bataille ».édité peu de temps après les évènements sur du mauvais papier..et réédité en 1974.
Gosset André . et P. Lecomte sont deux journalistes de « Paris- Nomanrdie » ayant accompli un travail énorme. Ils ont sillonné tous les quartiers, tout noté, tout vu:depuis le travail éprouvant des équipes d’urgence pur déblayer les ruines en suivant les essaims de mouchesour retrouver les blessés ou les cadavres.. jusqu’aux responsables de la Résistance, émunis d’information,ils ont interrogé les héros anonymes secourant des gens sous les bombes..,décrit les abris de fortune,les centres de soins,les ravitaillements si incertains, les centaines de victimes réfugiées dans l’église saint etienne,le sort des « fous » à la Maladrerie..la manière de nourrir et rassurer de centaines de gens traumatisés.. ils racontent les drames personnels,les liasons avec la côte et la progression des canadiens dans les rues..dans tous les quartiers, Rive Droite ou Rive Gauche..les rumeurs.. incroyable et si tragique manque de coordination et d’information entre responsables de la Municipalité , réseaux de Resistance et armées Alliées..incompréhension totale de ces pilonnages répétés alors qu’il n’y avait pas bcp d’allemands..une petite garnison au Chateau.. Ces centaines de notes prises à chaudle furent si intelligemment et sobrementqu’n voit un film et des visages.Sans rien cacher.quel boulot. lecture stupéfiante, éprouvante,mais indispensable.

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 20 h 38 min

Compte-tenu de cet accablement en règle, il faut varier les sources.

Notes de lectures à propos de l’ouvrage de Paul Preston, The Spanish Holocaust. Inquisition and Extermination in Twentieth-Century Spain, paru en 2012 a été enfin traduit de l’anglais (Laurent Bury, Patrick Hersant) et publié en France aux Editions Belin sous un titre différent, Une guerre d’extermination, Espagne, 1936-1940 (2016, 892 p., collection Contemporaines).

Pascal Plas, directeur de l’IiRCO, Université de Limoges

http://www.unilim.fr/iirco/2017/03/17/paul-preston-guerre-dextermination-espagne-1936-45/

Pablo75 dit: 3 décembre 2017 à 20 h 31 min

@ Jazzi

« il existe aussi une placette Sartre-Beauvoir, au coeur du Montparnasse cher à leur coeur. Je faisais alors partie d’une commission de proposition de noms et ils faisaient partie de ma liste. Pour Genet et Coco Chanel, j’ai été recalé. »

Tiens, je m’étais toujours demandé qui étaient les crétins qui mettaient les noms des rues à Paris. Parce que c’est une honte. Il y a une grande quantité de noms de militaires, politiciens, écrivains, artistes et compositeurs oubliés, et manquent les rues Shakespeare, Cervantes, Dostoievski, Saint Jean de la Croix, Kafka, Monteverdi, Haydn, Richard Strauss, Piero della Francesca, Vermeer, Zurbaran, Goya, etc, etc, etc.

Et la rue Jean-Sébastien-Bach, qui est une rue minable du XIIIe, n’existe que depuis 1954 !! Et la rue Brahms, aussi minable que celle de Bach, depuis 1991 seulement !!

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 20 h 28 min

Un compte éloigné de celui publié dans cet essai de Paul Preston:

https://www.la-guerre-d-espagne.net/les_bilans.htm

Wiki donne ces chiffres avec une large fourchette pour l’estimation des excecutions qui ont eu lieu entre 1939 et 1943, période d’épuration:
Les chiffres suivants48 sont des estimations :

100 000 à 285 000 soldats morts au combat (pertes militaires directes)
10 000 à 15 000 civils morts des bombardements
40 000 à 200 000 exécutions en zone nationaliste
20 000 à 86 000 exécutions en zone républicaine
30 000 à 200 000 exécutions par le gouvernement franquiste entre 1939 et 1943

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 20 h 22 min

la super lune de ce soir je la trouve moins belle que celle d’hier.
Passant au dessus le la montagne, énorme orange, elle a sorti le relief de sa nuit, dans une clarté opalescente, quasi-irréelle.

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 20 h 14 min

« En réalité, Delaporte, ça veut dire exactement la même chose pour qui est un tant soit peu intelligent des choses divines; c’est le faux problème par excellence… »

Mais alors, pas du tout. Il faut entendre la nuance, y être sensible. Les évêques l’ont été, eux. Et c’est tant mieux !

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 20 h 13 min

Paul edel fait dans le discours victimaire caennais. C’est son droit, même s’il est crédible avec son histoire mémorielle de témoins qui n’ont pas réussi à témoigner.
Il existe un top des villes françaises bombardées par les Alliés pendant la WWII. C’est Marseille qui arrive en tête, pour le nombre de victimes, sauf à ce qu’il y ait une macabre bataille de chiffres, comme pour le bombardement de Guernica.

Je ne sais pas si dans le mag L’Histoire, z’ont perdu et la carte et le territoire ?
http://www.lhistoire.fr/portfolio/carte-guerre-despagne

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 19 h 57 min

Pour la super-Lune du siècle, il faudra patienter le 6 décembre 2052 : la distance entre les deux astres sera de 356.425 km. Enfin, pour une lune au périgée à moins de 356.400 km, il faudra attendre le 1er janvier 2257 (356.371 km). Le précédent record date du 14 janvier 1930 avec 356.397 km.

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 19 h 19 min

Rien lu sur ce fil de commentaires concernant « l’épiphénomène » indiqué dans le billet.
Où l’empire colonial espagnol est habilement dissous dans le vague terme de : colonialisme, les bons sauvages, toussa. Du même niveau que péter un scandale devant une pub banania, ce ton offusqué. Car en terme « ethnocentrisme », Faut avoir été biberonné à la daube structuraliste levi-straussienne, pour occulter à ce point l’histoire de l’Espagne ? celle de son empire colonial ?
Tiens pour en rajouter une couche, est-ce que la Catalogne n’a pas fait de la résistance passive au moment d’aller guerroyer au Maroc ?
J’sais pas, je pense que » Passou » n’a vu que du bien dans la colo marocaine.
Notez, reste un « mur des sables », c’est pas rien…

Sinon, belle nuit.
C’est celle de la « lune ultime », à ne pas manquer, car après cette trilogie, dernier épisode en janvier prochain, faudra attendre 2034 !

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 19 h 18 min

et c’est là que je me suis fait espliquer

chus pas allé au cambodge baroz..c’était dans la cuisine d’un restau chinois..badaboum y’a 4 casseroles qui tombent dans un bruit d’enfer..hon était bien une 10aines et dans l’lot un gars qui pique une crise supermaous..tout l’monde havait compris..j’étais le couillon de parisien ahuri

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 19 h 15 min

Je n’attends pas qu’il me tende son cul, mais la clé, le boug !

tsrais quand même pas foutu dgarder la clef pour hempécher les suivantes zet les suivants baroz?

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 19 h 13 min

L’autre Simone c’est elle, pas la ministre…

hallons baroz..d’être juive et française t’exonères d’office d’être « emmurées » dans l’athéisme sartrien

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 19 h 09 min

‘le retour à l’age de pierre’ c’est choc et awe polo..rimembeur?..c’est fou comme hon houblie vite..et pourtant tout est dispo dans l’esprit

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 19 h 06 min

au cambodge..les matins de bombardement de b52 les gens tremblaient comme des feuilles à ne plus tenir debout..et c’est là que je me suis fait espliquer que le karpet bombing était devenu surtout une arme psychologique..terribe..hon himagine comment chvartzcof a pus les enterrer vivant a coup de caterpilar

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 19 h 05 min

Mais il n’y a pas eu de livres d’histoire sérieux sur cette question, Paul ?
Ni un centre départemental de mémoire et d’archives ?

Paul Edel dit: 3 décembre 2017 à 18 h 58 min

Luc , je vous entends .
« Ouest- France » ,par exemple sa rédaction de Caen, mais aussi « paris- Normandie » et « Liberté de Normandie » ont fait souvent appel aux lecteurs, multiplié les enquêtes, cherché et retrouvé des témoins de l’époque dans les années récentes.la rédaction a régulièrement demandé aux caennais des photos ,des films amateur ,des dessins, des récits, des lettres, des journaux intimes sur cette période du Débarquement et les effets psychologiques des bombardements sur la vie des civils dans les ruines, et le lent retour à une vie ordinaire dans les baraquements ,car vivre avec la disparition de tant de gens, la disparition de grandes parties d’une ville,de votre passé familier reste inguérissable.. Je me souviens que, dans mon quartier Rive Droite, rue Albert premier certaines femmes en 1950 se mettaient à trembler en entendant un avion dans le ciel… Pourquoi la récolte des documents amateurs,ecrits divers, fut relativement maigre ?On ne peut qu’emettre des hypothèses,c’est un peu comme pour expliquer le mutisme des jeunes gens appelés, qui revenaient de la guerre d’Algérie, si traumatisés parc ce qu’ils avaient vu qu’ils restèrent muets dans leurs familles, comme emmurés dans leurs souvenirs
En revanche, les reporters professionnels, envoyés par leurs agences, coté américain angmaisegt canadiens ont couvert largement l’assaut sur Cherbourg ou sur Saint- Malo et la résistance acharnée côté allemand.. Par exemple la minuscule Ile de Cèzembre ( face à Saint- Malo).. Bombardée par vagues par les avions du 9° Bomber command de la RAF et recevant 4000 obus, des salves envoyées , notamment, du cuirassé anglais HMS Warspite,et pour finir, ile napalmisée.
Une exposition récente à Caen sur le renouveau de l’urbanisme,sur les options qui se présentaient aux architectes , était intéressante mais assez chiche en films amateur et photos amateurs sur les jours après les bombardements de Juillet. C’est comme ça. Ce sont des faits.
Je tiens à préciser que certains documents photographiques en Normandie, en 44, oui furent mis en scène . Enfants, vieillards, etc.. Je ne généralise pas.. Je ne sais rien de la manière dont la guerre d’Espagne a été couverte par les photographes des agences . Donc, je me tais.
J’espère que dans les années qui viennent, il y aura des découvertes dans certaines familles de Caen, de Rouen de Saint- Malo, et des villes martyrs normandes , peut-être à l’occasion d’un héritage, des boites rouillées laissées par ceux qui ont vécu ça.. Greniers ou caves doivent contenir des documents. J’espère.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 18 h 56 min

Phil à propos de Simone Weil et de Simone Veil , les deux femmes étaient juives et françaises. Comme je n’ai pas lu Sartre je ne sais pas en quoi l’une des deux aurait été murée dans l’athéisme sartrien, si vous pouviez développer ou donner un lien qui éclaire votre opinion je vous en serais reconnaissante.

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 56 min

faire part de nos émotions, de nos désirs les plus intimes…

et toi haussi tu veux nous faire croire que ça s’arrête là baroz..prends saint pierre pour un bourrin

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 52 min

c’est le faux problème par excellence…

yavé il hautorize toujours ahriman à condition qui sonne 3 fois dédé..c’est son minimum syndical qu’elle dirait bonne clopine..y’en faut pour lui haussi sinon comment que polo..

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 49 min

et qu’ici on présumera toujours le pire chez l’autre

..la reine d’angleterre te donne la license james bond polo..au chiotte le pape et son saint frusquin

D. dit: 3 décembre 2017 à 18 h 48 min

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 16 h 07 min

Aujourd’hui, c’est aussi le dimanche où la prière du Notre Père change officiellement. On dira : Ne nous laisse pas entrer en tentation, au lieu de : Ne nous soumets pas à la tentation. Et finalement, c’est un changement très heureux.

En réalité, Delaporte, ça veut dire exactement la même chose pour qui est un tant soit peu intelligent des choses divines; c’est le faux problème par excellence…

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 47 min

Certains ici, comme elle ou moi, venons pour nous confesser de nos faiblesses, exposer nos idées, faire part de nos émotions, de nos désirs les plus intimes…

les monseigneurs y confessent pas en couple baroz..y veulent les cuisiner à part..pour savoir comment qu’y sont soumis ha la tentation et comment qui s’y prennent mal..dans l’détail..c’est là qu’git le diabe

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 44 min

Les porteurs d’idées sont les premiers oubliés, le boug. Surtout quand elles sont bonnes !

la plus grande satisfaction de ses porteurs c’est dles voirs reprises dleur vivant baroz..et même les porteuses meurent peut être havec cette dernière hidée quelle chérisse..gache pas tout baroz

D. dit: 3 décembre 2017 à 18 h 43 min

Vous auriez pu tout laisser pour vous occuper des pauvre, Clopine. Comme d’habitude vous cherchez des excuses mais avec moi ça ne prend pas.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 18 h 36 min

Pour Clopine, je vote non coupable !

Certains ici, comme elle ou moi, venons pour nous confesser de nos faiblesses, exposer nos idées, faire part de nos émotions, de nos désirs les plus intimes… Avec franchise et le plus agréablement possible à lire. C’est la moindre des politesses. Les oreilles trop pudiques peuvent toujours s’abstenir…

Clopine Définitivement un cas à part dit: 3 décembre 2017 à 18 h 21 min

Bah, Paul Edel, j’ai bien entendu hésité – mais je me suis dit que, compte tenu des réactions aux photos, c’était l’occasion ou jamais de parler d’Handicap International. J’aurais pu le faire sans mentionner mes participations, ni m’étendre sur le sujet, mais du coup, je me suis dit qu’autant valait parler aussi de la banque alimentaire, et puis de MSF par-dessus le marché, puisque l’exemple peut parfois, éventuellement, sait-on jamais, être suivi. Je n’ai jamais eu l’intention de faire sonner ma « générosité » (tu parles ! Filer un tout petit peu d’argent, déduit des impôts en plus, c’est vraiment le minimum syndical, quand on pense à ce que d’aucuns font pour autrui, aux montagnes de dévouement et d’énergie, moi à côté mes culpabilités n’accouchent que de souris). Maintenant, je ne peux évidemment prouver ce qui reste de l’intention : vous sous-entendez que je cherche de l’approbation, de la reconnaissance, que j’étale ma « générosité ». Bah, ce n’est pas grave, je sais depuis longtemps que mon crédit de bienveillance, chez vous, est épuisé depuis belle lurette, et qu’ici on présumera toujours le pire chez l’autre.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 18 h 18 min

Les porteurs d’idées sont les premiers oubliés, le boug. Surtout quand elles sont bonnes ! Cela m’avait permis aussi d’appuyer le dossier de tout un tas de grands jardiniers-paysagistes auxquels nous devons quelques uns des plus beaux jardins de Paris : JC Forestier, le créateur de la roseraie de Bagatelle dont il avait fait racheter le domaine par la Ville en 1905, ou Barillet-Deschamps, auquel ont doit le style des jardins du Second Empire, tel le parc des Buttes-Chaumont. Mes deux jardins préférés parisiens. J’ai été entendu, par ma copine d’alors, Framboise de Panaupieu…

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 10 min

Vous êtes sans doute quelqu’un d’honnête mais pourquoi faire sonner les trompettes de votre charité?

c’est pour te donner l’envie irrépressibe dlui atteinde..la trique..est ce que tu t’sens soumis à la tentation polo?

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 18 h 03 min

Pays où l’histoire est conté par les vaincus, dixit la citation de Passou !

la shoah c’est victoire au finiche..sapré lassouline

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 17 h 59 min

Catholicisme va mal avec nationalisme

les rligion sont tribal clanique communautaire et esclusive..toutes?..toutes!

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 17 h 58 min

Mais pour Joséphine Baker, j’ai obtenu une piscine

j’espère que t’es gravé en araméen sur la plaque dinauguration baroz..sinon à quoi bon

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 17 h 58 min

Nationalisme + catholicisme = régression

Là dedans, l’idée régressive, c’est bien sûr le « nationalisme », et non le catholicisme, qui est universel. Catholicisme va mal avec nationalisme, c’est même une aberration que de vouloir les faire aller ensemble.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 17 h 56 min

« pont aux singes mal éclairé ouvert à tous les vents. »

Que j’emprunte souvent entre le parc de Bercy et le MK2-Bibliothèque, Phil. Mais il existe aussi une placette Sartre-Beauvoir, au coeur du Montparnasse cher à leur coeur. Je faisais alors partie d’une commission de proposition de noms et ils faisaient partie de ma liste. Pour Genet et Coco Chanel, j’ai été recalé. Mais pour Joséphine Baker, j’ai obtenu une piscine, sise juste en dessous du pont aux singes, bananes obligent !

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 17 h 55 min

Le mariage de Harry et Meghan Markle se fera un peu au rabais, car organisé par la couronne elle-même, un peu pingre en la matière :

Aimee Dunne, une experte en matière de mariages hauts de gamme, a déclaré à « CNN » : « Je ne pense pas que Harry et Meghan pourraient obtenir le mariage qu’ils désirent pour moins de 500 000 livres sterling ».

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 17 h 53 min

Nationalisme + catholicisme = régression

ni l’hun ni l’hote à jéruzalème..mais en paix havec soimême attation

luc n. dit: 3 décembre 2017 à 17 h 52 min

@Phil, 17h36) pour ce qui est de la Mairie de Paris et des indications de la Voirie il me semble bien qu’en 2006 le nommé Delanoë avait inauguré une « place Jean-Paul-II » sur le parvis de Notre-Dame, on vit vraiment une époque formidable

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 17 h 51 min

Dear Bloom, l’abus de prières sexy a sûrement conduit nos amis anglais au brexitage sans rémission. ite missa est

london vaut pas une messe..

Phil dit: 3 décembre 2017 à 17 h 37 min

Des deux Simone françaises, celle née juive à brillamment revisité le dogme catholique, tandis que l’autre, élevée par les meilleurs maîtres chez les religieuses, a mis a une rancoeur murée au service de l’athéisme sartrien, pour finir sanctifiée par la mairie de Paris en passerelle au dessus de la Seine, pont aux singes mal éclairé ouvert à tous les vents.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 17 h 23 min

Repose en paix, Bloom ! Tant de plaies ouvertes en Espagne, si mal refermées, que Passou peut bien titrer de nos jours que La guerre d’Espagne n’est pas finie. Pour cela, il faudrait que toutes les cartes soient posées sur la table… de ping pong ou pas !

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 17 h 03 min

« Et ne nous jette pas dans l’epreuve,mais protege nous du mal » telle est la traduction de Simone Weil

Très belle traduction aussi, qui rejoint celle que propose aujourd’hui l’Eglise.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 17 h 03 min

16h58 bien qu’il gèle à pierre fendre votre patience ne m’est pas indispensable, je ne vous lis que partiellement .

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 17 h 01 min

Bloom, l’anglais est carrément accusateur, le français demande une aide, que donnent les autres langues en une version qui ferait des hommes des êtres autonomes et responsables?

Phil dit: 3 décembre 2017 à 16 h 59 min

Dear Bloom, l’abus de prières sexy a sûrement conduit nos amis anglais au brexitage sans rémission. ite missa est.
Rossif est plus objectif dans ses documentaires animaliers.

chantal . dit: 3 décembre 2017 à 16 h 58 min

Je vais essayer d’être patiente Bérénice, la première comparution a lieu demain nous en sauront un peu plus sur l’argumentaire de maître Bekaert dans cette affaire catalane. Comme il gèle à pierre fendre je suis mélangée entre tenter d’assister à l’audience et celle de m’occuper de mes oignons.

Carlos Puidgemond a une tête de playmobil, est – là notre cadeau de Noël laïc en 2017, ou bien nous pouvons nous pencher sur nos propres idéaux religieux ou humanistes et ne pas en avoir honte.

Bloom dit: 3 décembre 2017 à 16 h 55 min

Baroz, on va pas jouer au ping pong. Tu as choisis ton camp, moi aussi, on fait avec. J’ai passé l’âge de vouloir convaincre. Je suis en paix avec « ce que je crois », comme disait Orwell.

J’oubliais, plus bas: l’anglais, concis,et l’araméen, circoncis. Oeuf corse.

luc n. dit: 3 décembre 2017 à 16 h 54 min

Clopine Définitivement un cas à part dit: 3 décembre 2017 à 11 h 20 min

…/ et où d’autres veulent « en savoir plus » (où elles ont été prises, qui sont sur les photos, etc.)

* * * *

vous êtes encore trop gentille avec certains voire certaines, Clopine, dans le cas précis… Le fait de vouloir savoir où des photos ont été prises, qui sont les personnes qu’elles nous montrent, etc., part en soi d’un bon sentiment : et à la limite c’est TOUT document, quel que soit sa nature et son support, qui se doit d’être soumis au crible de la critique des sources. Mais, en ce qui concerne PRECISEMENT l’Espagne 1936-39 on a souvent le désagréable sentiment que les objections, même lorsqu’elles sont a priori recevables, sont le fait de gens qui aimeraient bien que… ces photos n’aient pas existé ! Et allez donc

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 16 h 49 min

« Nationalisme + catholicisme = régression. »

Internationalisme + marxisme = quoi, Bloom ?

Je viens de revoir le film de Rossif. Toujours aussi impressionnant, malgré le lyrisme appuyé des voix off ! Les documents visuels proviennent de Moscou, Berlin (RDA), Paris, Londres, New York et le Pays Basque.Il semble qu’ici, l’Histoire soit contée du point de vu des vaincus…

de nota dit: 3 décembre 2017 à 16 h 41 min

@delaporte,

« Et ne nous jette pas dans l’epreuve,mais protege nous du mal » telle est la traduction de Simone Weil qui commenta et traduisit le notre Pere, pour Simone Weil la seule epreuve pour l’homme c’est d’etre abandonne a lui meme au contact du mal…

Bloom dit: 3 décembre 2017 à 16 h 40 min

Ne nous laisse pas entrer en tentation (11 syllabes)

Bof…
L’araméen originel est moins ampoulé :
« לא תעל נסי ונא » / w-la ‘ul lan l-nisyon (7 syllabes)
L’anglais, comme souvent, est précis, concis & sexy:
« Lead us not into temptation » (8 syllabes)
Et l’allemand sans détour:
« Führe uns nicht in Versuchung ». (8 syllabes)

delasacristie dit: 3 décembre 2017 à 16 h 21 min

C’est cela le beau texte parfait Delaporte:

Notre Père, qui êtes aux cieux
Que votre nom soit sanctifié.
Que votre règne arrive.
Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.
Et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.
Mais délivrez-nous du mal.  Ainsi soit-il.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 16 h 21 min

Bloom, si vous interdisez aux Catholiques de continuer de l’être il ne va plus rester de place que pour les autres cultes: les bouddhistes, les Musulmans, quelques autres orientalismes dont j’ignore les noms, des Coptes, des Orthodoxes, des Luthériens, des Protestants…

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 16 h 16 min

On a retrouvé la trace de Harvey Weinstein, qui a quitté la clinique de désintoxication, qui n’était pas à son goût, et qui s’est réfugié… en Suisse :

« Il compte rester plusieurs mois en Suisse pour les vacances de Noël, mais ce n’est en aucun cas une fuite, ajoute le communiqué, peut-être en référence à l’affaire Polanski. » (Match)

Bloom dit: 3 décembre 2017 à 16 h 15 min

Pays où l’histoire est conté par les vaincus, dixit la citation de Passou !

Nationalisme + catholicisme = régression.
De Valera (en partie d’origine espagnole…) fit subir la même punition à l’Irlande.

luc n. dit: 3 décembre 2017 à 16 h 15 min

(@Paul Edel, du 2 décembre 2017 à 19 h 15 min)

qui sait seulement, si « aucune photo » n’a été prise du passage de bulldozers auquel vous faites allusion : mais c’est une chose, que prendre des photos ; c’en est (et c’en était) une autre que d’arriver à les placer, surtout dans ce contexte…

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 16 h 11 min

c’est une idée personnelle, Chantal, mais on dit fil blanc parce qu’il serait plus visible et ne sert qu’à annoncer une décision qu’on prévoit et pour laquelle tous les débats, argumentaires, contestations ne changeront rien. Ce fil blanc est pour moi un fil de bâti, celui qu’on utilisait il y a quelques temps était rose pour qu’à l’exception d’étoffes roses être facilement repérable avant de disparaître après avoir été facilement ôté quand les pièces étaient cousues avec un fil de la même teinte que celle de l’habit.

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 16 h 07 min

Aujourd’hui, c’est aussi le dimanche où la prière du Notre Père change officiellement. On dira : Ne nous laisse pas entrer en tentation, au lieu de : Ne nous soumets pas à la tentation. Et finalement, c’est un changement très heureux. La plupart des fidèles s’en félicitent. Cette belle prière (la plus belle) est désormais parfaite.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 15 h 54 min

Chantal, j’ai toujours pensé que l’expression  » cousu de fil blanc » gagnerait en authenticité à être remplacé par « cousu de fil à bâtir » bien que cela alourdisse le style car cette sorte de fil est rose, du moins l’était et donc se voyait plus que le fil qui servait à assembler de façon définitive les pièces du vêtement.

chantal . dit: 3 décembre 2017 à 15 h 54 min

je ne comprends pas tout, en lisant l’article j’ai l’impression qu’il essaye de garder son immunité parlementaire pour pouvoir revenir après les élections du 21 mais que çà n’est pas garanti vu que le mandat d’arrêt contre lui fait force de loi, il conteste avec une jurisprudence du moyen âge pour moi c’est totalement irrationnel mais bon, est ) bien malin d’étaler son jeu partout, ou alors c’est du vent pur …

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 15 h 42 min

La semaine dernière, je suis passé par lettre au-delà d’une porte de prison. J’ai écrit à un ami qui est actuellement incarcéré. Il m’a répondu par retour du courrier, et je dois dire que j’ai lu son petit mot avec une certaine émotion. Il ne sait pas encore quand il sera libéré, il croupit à l’ombre depuis l’été dernier.

chantal . dit: 3 décembre 2017 à 15 h 42 min

@ pablo 75 merci je m’en doutais que c’est un entourlourpeur maître Bekaert au vu de la fin de l’article avec l’allusion claire en signature à je suis partout, sa plaidoirie semble cousue de fil blanc, mais n’étant pas juriste ni experte en histoire d’Espagne je trouve quand même assez grave en responsabilité de ce journal de lui accorder une telle tribune décomplexée …

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 15 h 40 min

on peut le prouver sans se signer, comme si seuls ceux qui confirment leur foi chrétienne pouvaient l’être, la foi quel que soit l’idole, le prophète référent ne devrait concerner que celui qu’elle traverse et occupe. Pourquoi le montrer?

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 15 h 38 min

« Delaporte, êtes vous coulissant, à charnières, à serrure, pivotant, en accordéon, en papier de riz ou de chêne massif, de prison ou du paradis? »

Plutôt « papier de riz ». Laissez parler les petits papiers…

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 15 h 36 min

« le jour du seigneur par delaporte, c’est dimanche sur radio cantique. »

C’est surtout l’occasion de s’instruire, vous ne trouvez pas ? et de faire peut-être un signe de la croix, dans le recueillement et le silence, pour montrer qu’on est toujours des êtres humains vivants, et pas des bêtes matérialistes…

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 15 h 35 min

Delaporte, êtes vous coulissant, à charnières, à serrure, pivotant, en accordéon, en papier de riz ou de chêne massif, de prison ou du paradis?

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 15 h 25 min

Bien vu, Paul Edel. On pourrait aussi conseiller à Clopine de se référer à saint Matthieu :

« Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 2-4)

Paul Edel dit: 3 décembre 2017 à 14 h 53 min

Clopine,votre commentaire qui affirme que vous êtes généreuse est-il vraiment indispensable? Pourquoi faire sonner ainsi votre générosité et votre souci des autres?Vous voulez convaincre qui? vos proches? vos lointains? Vous êtes sans doute quelqu’un d’honnête mais pourquoi faire sonner les trompettes de votre charité?

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 14 h 46 min

Monarchie anglaise : un laissez-allez moderne qui a du bon, et dont profite le prince Harry :

« Si le prince William avait voulu épouser une femme américaine et divorcée, il n’est pas certain que cela se serait passé de la même façon. C’est la chance des cadets: on leur laisse faire ce qu’ils veulent. »

Delaporte dit: 3 décembre 2017 à 14 h 39 min

En ce dimanche, à la messe, belle lecture du prophète Isaïe :

Tu étais irrité, mais nous avons encore péché,
et nous nous sommes égarés.
Tous, nous étions comme des gens impurs,
et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés.
Tous, nous étions desséchés comme des feuilles,
et nos fautes, comme le vent, nous emportaient.
Personne n’invoque plus ton nom,
nul ne se réveille pour prendre appui sur toi.
Car tu nous as caché ton visage,
tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes.
Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père.
Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes :
nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 14 h 27 min

Jazzi, si l’on en croit Pierre Assouline qui lui même se réfère à différentes études et autres inventaires, moitié moins en nombre et certainement du même type( la torture en moins?), ils ont commis l’erreur de s’en prendre au clergé dés le début qui après cela s’est rangé du côté des franquistes.

JAZZI dit: 3 décembre 2017 à 14 h 24 min

Merci pour le lien de « Mourir à Madrid » de Frédéric Rossif, vu il y a bien longtemps. Je le regarderai avec le recul du temps.C’est exactement le genre de documents dont je parlais et qui a forgé notre mémoire de la guerre d’Espagne. Pays où l’histoire est conté par les vaincus, dixit la citation de Passou !
Mais existe-t-il des films de l’autre bord, des témoignages des exactions commises par les Républicains ?

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 13 h 51 min

FR, _ il n’a donc pas commis que des documentaires animaliers qui tous se terminaient invariablement de la même façon, la loi de la jungle, du plus fort; je me souviens qu’enfant alors que le zapping n’était pas possible par télécommande je fuyais l’écran tv pour ne pas assister à l’issue fatale du combat bien que mon père tempérât d’un argument la mise à mort du plus faible.

Bloom dit: 3 décembre 2017 à 13 h 21 min

En novembre 1936, les nationalistes annoncèrent à la radio que Madrid allait être prise par 5 colonnes d’hommes en armes, 4 avançant sur les 4 routes principales menant à la capitale, une 5e formée des sympathisants de Franco à l’intérieur de la ville, traitres à la démocratie, espions à la solde de l’ennemi de la liberté. Ainsi naquit l’expression « 5e colonne »…La suite avec le poignant Mourir à Madrid, de Frédéric Rossif
https://www.youtube.com/watch?v=9rX6PuHpRvE

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 12 h 52 min

Ce type, qui ment comme il respire,

Pablo, pour exercer ce métier sauf dans les cas d’intimes convictions d’innocence chez l’avocat pour son client, il faut être rompu à l’art de la rhétorique qui est une autre version du mensonge ou de la manipulation d’arguments, d’idées, d’articles du droit, c’est un combat qui demande aux différentes parties de posséder des armes affûtées . Cette situation en Espagne pourraient réveiller de vieux fantômes , possédez vous encore les références des articles de presse que vous aviez mis en ligne et qui donnait à comprendre une espèce de système mafieux défendant des interets financiers? Puigdemont a hésité à se prononcer clairement à l’issue de ce référendum, a-t-il craint lui aussi que la situation dégénère?

Pablo75 dit: 3 décembre 2017 à 12 h 07 min

@ Chantal

Très drôle l’interview de cet avocat flamand pour qui des tueurs basques appartenant à une organisation qui a assassiné presque 900 personnes (dont des femmes et des enfants) n’étaient que des simples fugitifs politiques poursuivis par une fausse démocratie.

Ce type, qui ment comme il respire, devrait savoir qu’Amnistie International a dit que les prisonniers catalans n’étaient pas des prisonniers politiques.

Paul Bekaert n’est qu’un autre Jacques Vergès, puant autant la haine de la démocratie.

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 12 h 00 min

pour le trucage des photos, je suis abasourdie…

polo a pas faux..au moins l’affiche illustré a pour elle que l’eoil y voit vite une belle propagande..telement il est habitué a voir le beau..et non pas le vrai..en particulier celle de clark gable ne descendant jamais dessous ses 10 000 pieds je crois..hou cette phrase d’henriot..et hon comprendra pourquoi hon lui a fait la peau..’les américains, bombarder une ville pour havoir hun pont’..pour le trucage des photos, je suis abasourdie…pour le trucage des photos, je suis abasourdie…mon cul?..mon cul!

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 11 h 56 min

Quant à JC que vous réclamez, que dire? plus on est de fous plus on rit? Aux USA, il semble que certains s’activent à trouver une procédure de destitution , afin d’éviter le pire? s’agirait-il encore de défendre des interets financiers? Quelle belle réforme fiscale Mr Trump a réussi à faire passer en faveur des perdants qui ont voté pour lui et quel aplomb à défendre le mensonge, on n’a pas peut-être pas idée de ce qu’il ne sait pas même nous réserver, inquiétant, non?

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 11 h 50 min

Bouguereau, à propos de Edmund Burke cité hier soir, à quel ouvrage ou partie de sa vie très active faisiez vous allusion? Il était modéré, on ne peut pas lui reprocher d’avoir préféré la négociation à la guillotine.

bérénice dit: 3 décembre 2017 à 11 h 44 min

Clopine, à regarder cette petite fille toujours les mêmes simples mots me viennent pour ce genre de situations absolument injustes: pauvre petite fille. je la plains et ce qu’elle renvoie avec ces yeux innocents me semble demander pourquoi, je n’ai rien fait de mal… aucune rancune ni colère pourtant ne l’occupe encore, elle est bien trop jeune pour comprendre tout à fait ce qu’on lui a infligé.

bouguereau dit: 3 décembre 2017 à 11 h 38 min

Et je donne à Handicap International parce que je juge que les mines antipersonnel, qui explosent

jicé manque cruellement

Clopine Définitivement un cas à part dit: 3 décembre 2017 à 11 h 20 min

Il est vraiment curieux de constater nos différences – il serait sans doute impossible de déterminer d’où elles proviennent, sauf à convoquer Freud et Bourdieu, mais elles n’en valent certainement pas la peine… Enfin, bref, moi, dans les photos d’illustration, comme tous ici, ce sont les enfants qui focalisent instantanément mon regard – mais là où DHH est remplie de compassion et où d’autres veulent « en savoir plus » (où elles ont été prises, qui sont sur les photos, etc.), moi je vois certes des enfants amputés (sur la première)ou souriant dans les décombres (sur la seconde), mais enfin, surtout, des enfants VIVANTS, n’est-ce pas. Ayant la chance d’être vivant, et d’aller de l’avant, sur une seule jambe s’il le faut mais marchant ! pouvant sourire et porter ainsi tout l’espoir du monde. C’est cela que je vois, mais peut-être mes modestes contributions annuelles (*) à l’association « handicap international » m’amènent à ressentir cela ainsi…

(*) : d’ailleurs, c’est la pleine saison des appels et des collectes. Bien que persuadée que notre pays est suffisamment riche pour que l’Etat n’ait pas besoin de la charité privée, et qu’une simple décision politique empêcherait qui que ce soit d’y mourir de faim, je participe quand même aux collectes, moitié par conviction moitié par honte. Je donne à la banque alimentaire, parce qu’il n’y a pas d’échange d’argent mais que le paquet de nouilles, le café, le sucre et le lait concentré finiront forcément dans un estomac. Je donne à Médecins du Monde parce que c’est l’humanité qui se montre là à son meilleur. Et je donne à Handicap International parce que je juge que les mines antipersonnel, qui explosent encore un peu partout dans le monde et estropient combien d’enfants ?, sont une des plus belles saloperies qui soit – mais que les enfants appareillés peuvent posséder leurs rêves – et que la petite fille de la photo avait tout autant le droit de réaliser les siens.

Bon c’était mon quart d’heure « je prêche par l’exemple », je me rends bien compte que c’est insupportable m’enfin, sait-on jamais ???

chantal . dit: 3 décembre 2017 à 10 h 57 min

intégralité de l’interview de l’avocat du catalan rebelle.

« L’Espagne viole des droits humains, mais Juncker et le CD&V ferment les yeux »

02 décembre 2017 04:00
Portrait Vincent Georis
par
Vincent Georis
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Paul Bekaert, l’avocat de Carles Puigdemont, plaidera le « procès politique ».
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Dans son bureau, à Tielt, trône un exemplaire de « J’accuse », d’Émile Zola. Paul Bekaert, l’avocat du président catalan destitué Carles Puigdemont, n’a rien perdu de la flamme qui l’anime depuis Louvain et le « Walen buiten ».
Ses yeux bleus, cernés d’épaisses lunettes en écaillé, cherchent au loin l’inspiration, lui donnant l’air détaché du tribun avant la joute. Lundi, il plaidera la cause de l’homme le plus médiatisé d’Europe. Maître Bekaert a accepté de nous rencontrer pour un entretien exclusif.
Cela vous inspire de garder « J’accuse » sous les yeux?
Je suis un défendeur des droits humains. Zola a écrit ce texte à l’occasion de l’affaire Dreyfus et de la fondation de la Ligue des droits de l’homme. Il incarne la lutte d’un individu contre l’État et pour une Justice objective. On ne peut détourner la Justice pour des raisons politiques. Or, c’est précisément ce qui se passe dans notre affaire. On emploie les tribunaux belges pour mener une confrontation politique. C’est du déjà-vu en Belgique, où la Turquie utilise les tribunaux pour faire de la politique et jouer au procureur.
Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, utiliserait la Justice pour arriver à ses fins?
C’est aller trop loin que d’affirmer ça. Mais on sait que le procureur général et que les juges de Madrid sont unionistes. Le gouvernement espagnol est allé devant la cour constitutionnelle, entre autres pour destituer le Président et le Parlement catalan. Ensuite, le procureur espagnol a utilisé les décisions de la cour pour demander l’émission d’un mandat d’arrêt européen.
« Quand il s’agit d’autonomie, de minorités, Madrid emprisonne les gens. C’est comme ça. »
Réussirez-vous à convaincre le juge belge? La loi limite tout de même votre marge de manœuvre…
Voilà quarante-trois ans que je m’occupe d’extraditions. Avant 2004, c’était au gouvernement belge de décider d’une extradition. Et il ne pouvait le faire pour un délit politique. En 2004, on a transposé une directive européenne inspirée des attentats du 11 septembre 2001. Désormais, c’est le pouvoir judiciaire qui décide. Depuis, j’ai plaidé au moins douze cas impliquant des Basques et j’ai réussi quatre fois à éviter l’extradition. L’État espagnol est très rancunier. En 2013, par exemple, il a demandé l’extradition d’une Basque pour des faits qu’elle aurait commis il y a 35 ans. Elle vivait ici depuis dix ans. La cour d’appel de Gand a refusé. L’Espagne a refait une demande deux ans plus tard. La cour a de nouveau refusé pour risque de violation des droits humains. On peut donc refuser une extradition à l’Espagne pour des raisons liées aux droits humains.
C’est ce que vous allez plaider lundi?
Oui, le risque de violation des droits humains et la double incrimination des faits reprochés en droits belge et espagnol. Mais je ne peux pas dire plus. La dernière fois, le procureur s’est plaint qu’on plaide l’affaire dans les journaux (rire).
Jusqu’où le juge belge va-t-il comparer les deux droits?
La directive et la loi belge sur le mandat d’arrêt européen ne laissent au juge aucune marge de manœuvre. La philosophie, c’est de faire confiance au système judiciaire de l’autre État. Mais regardez le mandat d’arrêt européen envoyé par l’Espagne: ce n’est qu’un formulaire, sans même le mandat d’arrêt original.
Invoquerez-vous le procès politique?
Oui. J’ai ici plusieurs jugements refusant l’extradition parce qu’il existe un risque d’utilisation d’un mandat d’arrêt européen à des fins politiques. C’est un principe général. La directive européenne sur l’extradition dit clairement que le mandat d’arrêt européen ne peut être utilisé à des fins politiques, même si celles-ci sont cachées derrière des crimes.
Allez-vous plaider l’absence de rébellion car aucune violence n’a été utilisée par les séparatistes?
Oui. Il n’y a pas eu de violence. Ni de corruption. Et puis, de quoi parle-t-on quand on dit « sédition » ou « rébellion »? Aussi longtemps qu’il n’y a pas d’unité de droit pénal et d’instruction criminelle en Europe, cela n’a pas de sens de faire un mandat européen.
Vous attendez une décision rapide?
L’affaire peut durer jusqu’au 2 janvier, s’il y a cassation. Mais il peut aussi y avoir des prolongations.
Allez-vous demander au juge de poser une question préjudicielle à la cour européenne?
Je ne peux rien dire.
Carles Puigdemont peut-il encore demander l’asile, comme suggéré par Theo Francken?
C’est toujours possible. Mais on n’a pas besoin de Theo Francken pour dire ça. Tout avocat le sait. Je l’ai fait plusieurs fois pour des Basques et je ne l’ai jamais obtenu.
« Puigdemont ne s’est pas enfui. »
Pourquoi votre client s’est-il enfui?
Puigdemont ne s’est pas enfui. Il a décidé de poursuivre son combat politique, ce qu’il fera mieux ici qu’en prison.
L’emprisonnement d’anciens ministres catalans plaide-t-il contre son extradition?
Évidemment. Imaginez que le président du Parlement flamand déclare l’indépendance de la Flandre après un référendum. Vous pensez qu’on le mettra en prison? C’est impensable! Mon expérience avec l’Espagne remonte à 1994. Quand il s’agit d’autonomie, de minorités, Madrid emprisonne les gens. C’est comme ça.
Pourquoi emprisonner des opposants?
Il y a toujours un intérêt à criminaliser ses adversaires politiques. Cela remonte à la nuit des temps. Socrate, lui-même, avait été accusé de « corrompre la jeunesse ».
La campagne menée par Puigdemont ne risque-t-elle pas d’attiser l’indépendantiste en Flandre et en Europe?
C’est d’abord une question de démocratie avant d’être nationaliste. C’est la réaction de l’Europe et du PPE qui est très dangereuse. Jean-Claude Juncker dit tout le temps que les indépendantistes ont violé les lois et donc commis des crimes. Mais il ne dit jamais qu’il s’agit de politiciens. Le CD&V ne dit pas qu’ils ont commis des crimes, mais il ne proteste par non plus contre l’emprisonnement de parlementaires et de ministres. Pourquoi se taisent-ils? Ils ont besoin de l’Espagne. Par contre, si cela se passait en Pologne, ils protesteraient. Il y a deux poids deux mesures. L’Espagne viole les droits humains, mais Juncker et le CD&V ferment les yeux. C’est une honte!
Votre passion de la défense des minorités est née à Louvain, lors de vos études?
Oui, c’était en 68, une époque de contestation. Nous étions plus de 300 juristes, et pratiquement aucun n’a fait de la politique. Les politiciens n’ont pas voulu de nous. Ils n’aiment pas les contestataires. Beaucoup sont restés à distance des structures étatiques comme avocat, professeurs ou dans le secteur non-marchand.
« Je ne suis ni indépendantiste, ni militant pour la séparation de la Belgique. Je suis un démocrate. »
Vous avez aussi étudié les mouvements indépendantistes…
La Ligue des droits de l’homme m’a demandé d’aller en Irlande étudier la situation. Si je n’avais pas dit oui, je ne serais pas là aujourd’hui.
Êtes-vous indépendantiste?
Je ne suis ni indépendantiste, ni militant pour la séparation de la Belgique. Je suis un démocrate. Je ne suis pas flamingant, mais j’ai toujours eu du soutien de leur part. Il y en a même aujourd’hui qui sont ministres.
Pourquoi Puigdemont vous a-t-il choisi?
Je suis passé plusieurs fois dans les médias espagnols après avoir défendu des Basques avec succès.
Vous êtes convaincu qu’un individu a le droit de se battre pour sa terre?
C’est évident. Lisez les écrits de Guillaume d’Orange, « Apologie » et « Plakkaat van Verlatinghe » (acte de d’indépendance, NDLR), où il explique pourquoi être indépendant du roi d’Espagne. C’est motivé par le droit de s’opposer, un principe fondamental qui veut que si le roi ne défend plus ses citoyens, ceux-ci peuvent se défendre contre lui. Le droit d’opposition est reconnu, encore aujourd’hui, mais avec des restrictions.
Pensez-vous que Carles Puigdemont pourrait être tenté de rentrer juste avant les élections pour faire un coup d’éclat?
Je ne sais pas.
« Le seul chemin à suivre est que le mandat d’arrêt européen soit retiré par l’Espagne. »
Restera-t-il en Belgique?
Le seul chemin à suivre est que le mandat d’arrêt européen soit retiré par l’Espagne. L’autre solution, c’est qu’il bénéficie à nouveau de son immunité après les élections.
Cette affaire ne nourrit-elle pas l’agenda des indépendantistes flamands?
Oui. Je crois, beaucoup de gens ont de la sympathie pour lui.
Où se trouve Carles Puigdemont?
Je ne suis pas autorisé à vous le dire. Il est partout (rire).

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 9 h 48 min

Car elle était constituée comment cette population civile espagnole sous la monarchie, debut XXeme ? Grands propriétaires terriens et artisanat local ?!
Ce que je comprends c’est que le prof de lettres français qui fait la « critique » de ce bouquin de Preston dans le mag L’Histoire, roule pour des instances royales qui l’ont adoubé. Quand on se souvient du récent « discours d’un roi » lors des événements en Catalogne, on comprend qu’en Espagne, il y a encore « Sujet » et « sujet ».

la vie dans les bois dit: 3 décembre 2017 à 9 h 07 min

Le message du 2/12 à 9h11 sur la forme ne détonne pas dans l’injure ad personam, mais sur le fond pose une question historique intéressante, que la simplification à outrance du billet évacue très rapidement, en supposant que dans les années 30 tous les espagnols étaient encartés politiquement, ou presque, les autres : des civils ?

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