de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Et vous, en quelle langue lisez-vous ?

Dès qu’un écrivain porte un nom à consonance étrangère et qu’il est censé être d’origine sinon de formation multiculturelle, il n’y coupe pas : « En quelle langue écrivez-vous ? ». La question est le plus souvent suivie d’autres de la même encre sur le pourquoi et le comment du vécu de son déchirement entre deux langues, deux mondes, deux imaginaires ect Air trop connu. C’est même devenu une scie de toute rencontre intellectuelle francophone ou anglophone. Une tarte à la crème. Un poncif. Bref, basta ! Abdelfattah Kilito y revient dans la toute dernière ligne de son essai Je parle toutes les langues, mais en arabe (136 pages, 19 euros, Sindbad/Actes sud). L’universitaire marocain, auteur d’une dizaine d’essais et de récits, y regrette qu’on ne lui pose jamais la question : « En quelle langue lisez-vous ? ». Car selon que l’on soit bilingue ou monolingue, et que l’on possède aussi l’autre langue d’un romancier ou pas, notre intelligence de son texte en est modifiée ; elle n’est pas nécessairement supérieure, mais différente ; et si deux lectures possibles, il y a bien deux romans en un sous un seul titre.

Tout ce recueil d’articles, conférence et notes de lecture tourne autour des rapports entre les langues dans sa vie propre vie quotidienne d’homme de la rue, de professeur, d’écrivain et surtout de lecteur. Un homme qui s’exprime tous les jours en arabe dialectal marocain (darija), lit en arabe classique considéré comme la langue du sacré, de la déclamation poétique et de la littérature et rend grâce à ses parents de l’avoir fait naître et grandir à Rabat, zone sous protectorat français, plutôt que dans le nord sous influence espagnole. Son livre est écrit directement en français, comme ses autres livres, à l’exception de Tu ne parleras pas ma langue (2008) rédigé parce que conçu en arabe avant d’être traduit en français. On se dira qu’à l’heure où triomphent les mêmes romans sur les listes des meilleures ventes un peu partout dans le monde, ces interrogations identitaires sur la langue sont une vue de l’esprit. On pourra aussi penser qu’elles viennent justement à point pour prendre la mesure du chemin parcouru entre une réflexion fameuse de Goethe sur la Weltliteratur en 1827 (« La littérature nationale ne signifie pas grand-chose, maintenant le moment est venu de la littérature mondiale, et chacun doit s’employer à hâter la venue de cette époque ») et un constat récent de Tim Parks selon lequel le roman global (signé dans le meilleur des cas Umberto Eco et Haruki Murakami, et dans le pire, Dan Brown and co) s’est imposé au prix d’une standardisation et d’un appauvrissement de la langue, volontairement débarrassée de ses nuances, de ses subtilités et de ses particularismes afin de mieux correspondre aux attentes supposées d’un public international.

Notre langue nous annonce autant qu’elle nous dénonce. Abdelfattah Kilito dans un chapitre où il paie sa dette à celui à qui il a emprunté le titre de son recueil : Kafka qui, dans son Journal, notait en évoquant une artiste pragoise : « Voyez-vous, je parle toutes les langues, mais en yiddish ». Si polyglotte que l’on soit, sauf à avoir été véritablement élevé dans plusieurs langues que l’on possède chacune d’égale manière, on s’exprime toujours dans des langues étrangères à partir de la sienne propre. Ne serait-ce que par l’accent qui nous trahit. Le français de Cioran, si classique à l’écrit, sonnait valaque à l’oral, pour ne rien dire de l’accent pied-noir de Jacques Derrida (l’avoir entendu expliquer Shakespeare en anglais sur le ton naturel d’El Biar à l’intention des professeurs de l’université de Chicago réunis en séminaire demeure un grand souvenir personnel) ; mais Derrida lui-même ne se moquait-il pas cruellement de l’accent jugé « comique et obscène » de René Char lisant ses poèmes ? Kilito, lui, ne peut s’exprimer en français sans rouler les « r », de même que le libanais Amin Maalouf et d’autres encore. Et l’on se souvient de l’accent charmant, mais qui rendait son français parfois incompréhensible, de l’argentin Hector Bianciotti. Encore que dans certains cas, on se demande si certains ne le font pas exprès, pour mieux feindre d’être exclus d’une conversation qu’ils font mine de ne pas comprendre, cas d’espèce que Kilito analyse comme « l’effet Hercule Poirot », le fameux détective belge endormant ainsi la vigilance de ses interlocuteurs au risque d’être moqué.

La question de la traduction dans une langue européenne, considérée comme un événement et une consécration dans le monde arabe, occupe également une part de sa réflexion. Cela va sans dire mais va mieux en l’écrivant à nouveau : on peut juger de l’épanouissement d’une culture à l’aune du nombre de ses traductions. Non irriguée par un flux venu d’ailleurs, elle tourne en rond et s’étiole. Au passage, en revisitant de grands textes de Jàhiz, Ibn al-Muqaffa et Ma’arrî aussi bien que le Quixote, Gabriel Bounoure ou les frères Tharaud, l’auteur nous rappelle que même les contes oraux des Mille et une nuits, absolu du chef d’œuvre de la prose poétique arabe, est une traduction puisque l’édition de référence dite de Bûlâq est une traduite en littéral d’un texte composé à l’origine en dialectal… (loué soit Antoine Galland qui donna corps à un texte qui n’existait pas stricto sensu)

On l’aura compris : il est recommandé de lire ce bref recueil comme Roland Barthes y invite dans Le Bruissement de la langue : en levant le menton de temps en temps. Rien de tel que de quitter le texte des yeux, de s’en absenter par instants, pour mieux s’imprégner des idées qui y sont exposées. Et, qui sait, à notre tour, parler arabe, mais en français.

(« En Israël, à Tanger, en Chine… » photos Passou)

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532 Réponses pour Et vous, en quelle langue lisez-vous ?

renato dit: 11 mars 2013 à 13 h 54 min

« Crimes d’honneur », voilà où nous en sommes. Et les crimes passionnels c’est pour quand ? C’est vrai que apprendre la différence entre un crime prémédité et un crime non prémédité peut se révéler intéressant utile. Un crime reste un crime, mais bon, ça c’est tout à fait secondaire…

Cela dit, « L’homme est sale et tue les animaux »… et la diffusion à grande échelle de douches et baignoires n’a pas amélioré les choses.

le psychanalyste du prof de maths du fils de l'épouse lasse du crémier de JC dit: 11 mars 2013 à 13 h 35 min

Il y a ceux qui ont marché dedans, et ceux qui, les yeux au ciel des idées, ne verront jamais l’étron suivant.

יום ראשון dit: 11 mars 2013 à 12 h 46 min

Une tarte à la crème. Un poncif. Bref, basta !
le billet , et l’auteur ,raillent des approches quasi pavloviennes , des automatismes professionnels repérés comme les arguments échangés sur les blogs, comme on peut repéréer que dans leur vie quotidienne, des gens parlent à peu près l’internet sans en avoir conscience , des mots , des gestes,qu’ils sont marionettisés : c’est un auteur qui le leur dévoile .

xlew.m dit: 11 mars 2013 à 12 h 18 min

Quand nous sommes chez nous à Keelung, que nous autres de là-bas préférons appeler dans le secret de notre urbaine intimité « Ke-Lâng », nous lisons en jîlong, c’est à dire en formosien, quand nous sommes loin de mes pénates, comme aujourd’hui à Paris, nous lisons en chaise longue, c’est à dire la colonne vertébrale métamorphosée en futon, un matelas de neige la formant bien. Nous avons lâché les Samsung pour les smarts HTC, l’amoled de leurs écrans est super-réactif (moins de 12 ms), l’e-lecture s’en trouve transformée ; quand nous parcourons un texte en arabe, par exemple, le texte source en hébreu apparaît en transparence et tout son substrat étymologique araméen s’invite en surimpression. En vérité, je vous le dit, vous aussi vous lirez bientôt dans toutes les langues grâce à la technologie (sous Android mais sur-féminine) venue de Taïwan.

renato dit: 11 mars 2013 à 12 h 14 min

Il y a de bon aussi que ce n’est pas sur un blog littéraire — aussi ‘prestigieux’ qu’il soit — qu’on lit les meilleures prévisions relatives au sort de l’Occident.

Bloom dit: 11 mars 2013 à 11 h 57 min

C’est étonnant, Bloom, comme aujourd’hui même l’expression « homme de conviction », paraît désuète …

En occident, peut-être, parce qu’on a trop bouufé et qu’on est ramolli, repu et qu’on rote en s’endormissant. Ailleurs, il est des convictions, du genre de celles qui vous éclatent à la gueule alors que vous méditiez sur l’inconvéneient d’être né, du type de l’alliance mortifère entre gauchisme et islamisme, le paradigme Gresh-Ramadan, par exemple, ou le dogme gauchiste au service des nouveaux damnés de la terre, le cerveeau lavé par les prêches et l’argent des pétromonarchies du Golfe qui achètent tout, des Champs Elysées à la Fifa en passant par le Louvre et la Sorbonne et les clubs de foot, n’en jetez plus la cour est pleine, merci…Voir l’analyse qui ne date pas d’hier de Toynbee, « Civilisation à l’épreuve », (Gallimard 1951) et le chapitre « L’Islam, l’Occident et l’avenir » où Arnold T. annonce ce que nous vivons, la division jusqu’au sang des musulmans entre « zélotes » et « hérodiens », termes empruntés à l’histoire juive et à la division des juifs réagissant à la romanisation du monde à l’orée de notre ère.
Voilà ce qui se joue en ce moment, dans les printemps arabes. Et face à notre manque de conviction, ce sont d’autres convictions, de fer et de feu, qui l’emporteront. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’on avait pas mesuré l’ampleur des convictions de l’Autre.

Je vais me faire des amis. Chic.

ueda dit: 11 mars 2013 à 11 h 44 min

Salut, Mauvaise langue

« Vous pensez naïvement que les goûts et l’intérêt pour l’art ne vient aux gens que du fait de la notoriété de l’artiste. »

Si c’est à moi que ce discours s’adresse, vous ne m’avez pas compris ou plutôt comme on dit plus poliment, je me suis fait mal comprendre.

« Soit vous êtes un communiste invétéré lecteur de l’Huma, soit vous êtes un con. »
Le champ des possibles que vous m’ouvrez est quand même un peu riquiqui.
Remarquez, communiste invertébré est probablement pire encore.

Il y a malentendu sur le fond, et j’en suis probablement responsable.
J’ai toujours trouvé Michaux extrêmement intéressant (y compris dans sa dimension « expérimentale » à laquelle faisait allusion Daaphnée).
Je ne sépare pas son oeuvre plastique de ses textes et de sa vie, un point c’est tout.

A vrai dire (mais Michaux n’en est absolument pas responsable), c’était les propos de ce/cette galériste enthousiaste mais répandant un orientalisme de pacotille qui m’avait assommé.

Vive Michaux, bien sûr.
Lisons le, regardons le, il se défend très bien tout seul.

le prof de maths du fils de l'épouse lasse du crémier de JC dit: 11 mars 2013 à 11 h 40 min

Quand on pense aux nombres d’abrutis par la TV, d’indigents culturels, de non-artistes, qui ne connaissent rien de monsieur Riemann, rien de sa conjecture …
Et qui continuent à vivre en pensant à autre chose. c’est désespérant !

renato dit: 11 mars 2013 à 11 h 39 min

Tout va bien Madame la Crémière, tout va bien, tout va très bien… car personne ne nous impose de connaître quoi que ce soit, et c’est une chance si on y réfléchit

l'épouse lasse du crémier de JC dit: 11 mars 2013 à 11 h 34 min

Quand on pense aux nombres d’abrutis par la TV, d’indigents culturels, de non-artistes, qui ne connaissent rien de monsieur Michaux…
Et qui continuent à vivre en pensant à autre chose. c’est désespérant !

versubtil dit: 11 mars 2013 à 11 h 30 min

Je ne m’exprimerais pas dans les termes aussi durs et tranchés que les votre, renato mais je partage votre sentiment!
Nous aurions pu évoquer la « langue » de Christian Dotremont, de Camille Bryen ou de La Villeglé, Cy Twombly entre autres…
Et même De Biasi, le flaubertien avec ses « codes acryliques » dans les années 79.

renato dit: 11 mars 2013 à 11 h 23 min

« Réalisation. Pas trop. Seulement ce qu’il faut pour qu’on te laisse la paix avec les réalisations, de façon que tu puisses, en rêvant, pour toi seul, bientôt rentrer dans l’irréel, l’irréalisable, l’indifférence à la réalisation. »
Henri Michaux, Poteaux d’angle

renato dit: 11 mars 2013 à 11 h 19 min

Pauvre Michaux, mieux vaut se faire cracher à la figure que d’être défendu par des si piètres avocat… piètres ou pitres ? bof, peu importe… c’est une chance qu’un blog ne change rien de la aperception d’un artiste…

@lachipie dit: 11 mars 2013 à 11 h 08 min

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 10 h 56 min

Bien moins que vous vilaine teigne et surtout pas pour raconter mes voyages languedocien dont tout le monde se fout

Quand on sait pas on cause pas dit: 11 mars 2013 à 10 h 51 min

coup de sifflet dit: 11 mars 2013 à 10 h 45 min

Paparemborde est Palois, donc poupougne

coup de sifflet dit: 11 mars 2013 à 10 h 45 min

entre « Castel » et Agen, par un fils Abaladejo ou Paparemborde,ueda.
Ben, le premier est plutôt du côté Dax/Mont de Marsan et le second de Béziers, non?
Qu’il nous parle des matchs/beaufs à la télé et pas de rugby, please!

La mauvaise langue dit: 11 mars 2013 à 10 h 42 min

Bien sûr qu’ils auraient retenu aussi mon attention !

Vous parlez dans le vide, vous ne les connaissez pas ces dessins de Michaux.

Vous pensez naïvement que les goûts et l’intérêt pour l’art ne vient aux gens que du fait de la notoriété de l’artiste. C’est là une façon de penser populaire des gens qui n’ont aucun goût et qui attendent que l’Huma leur dise comment il faut penser et qui aimer.

Soit vous êtes un communiste invétéré lecteur de l’Huma, soit vous êtes un con. Ce qui revient un peu au même…

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 10 h 38 min

Homme de conviction, il refusa le poste d’ambassadeur du Pakistan en France car il ne se sentait pas capable de défendre la politique officielle de son pays.

C’est étonnant, Bloom, comme aujourd’hui même l’expression « homme de conviction », paraît désuète … comme si avec la perte de valeurs que traverse notre époque, à tout le moins un brouillage de ces valeurs comme peut-être une déperdition de la langue, se perdaient aussi des comportements …
Il n’y a pas à dire, la question des langues est avant tout une autre question.

La mauvaise langue dit: 11 mars 2013 à 10 h 32 min

Daaphnée, venez à Sitgès, je vous l’offre ! Grand beau temps, un peu venteux il est vrai. Je vais aller me balader à Tarragone aujourd’hui, sans doute.

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 10 h 20 min

Boire une bière avec lui, C.P., MàC, Polder, Sergio, tiens même ML, JC et Aleclewlabobine, sûrement un grand plaisir, MAIS pour ueda, Daaphnée ! Comme une incompréhension.

Tiens, on aura compris que ni CP, ni MAC, ni Polder, ni ML, ni Aleclewlabobine, ni ueda
ne cherchent à … « boire une bière » avec machinette, très proprablement.
Vu le mauvais esprit, cela se comprend.
A trop manoeuvrer ..

Bloom dit: 11 mars 2013 à 9 h 37 min

le vice-consul de Lahore

Comme Battambang, Lahore, sonnait bien à l’oreille de la grande Marguerite. Rien de plus, rien de moins. Comme chacun sait, il n’y a jamais eu de Vice-Consul à Lahore, mais un consul honoraire, de mon temps le remarquable Jahangir M., de père pakistanais et de mère française, homme d’affaires très avisé qui possédait une des plus belles collections de bustes du Gandhara de tout le sous-continent, ainsi qu’un potager qui n’aurait pas déparé les jardins de son homonyme moghol. Homme de conviction, il refusa le poste d’ambassadeur du Pakistan en France car il ne se sentait pas capable de défendre la politique officielle de son pays. Et puis un excès de cholestérol l’a emporté loin des tourments du siècle naissant.

le crémier de JC dit: 11 mars 2013 à 6 h 04 min

Il m’a montré les vermicelles de Michaux, mon client !
Exercice nul ce truc, à peu près aussi nouille et indigne du moindre questionnement que Chavez comparé à de Gaulle plus Bloom.
On peut dire à n’importe qui n’importe quoi sur n’importe qui, mais parler de Michaux … ça vous fout en l’air votre soirée. Nul !

un copain de fac dit: 11 mars 2013 à 3 h 09 min

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 22 h 55 min
je me souviens de ma colère lorsqu’il était au programme de licence, et que je me passionnais tant pour le poète que j’ai refusé de rien écrire alors que l’on y soumettait son oeuvre à une pseudo psychanalyse de gargotte

Je m’en souviens aussi, je vous vois encore taper du poing sur la table pendant l’examen. Vous aviez déjà du caractère.

Fletcher Christian dit: 11 mars 2013 à 2 h 59 min

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 1 h 16 min
les garçons ont aussi des mots, presque mutins .

Ah ça, demandez un peu à cet enfoiré de captain Bligh ! Il a cru qu’on était des gonzesses, il l’a regretté.

Levassor & Bouffartigue dit: 11 mars 2013 à 2 h 50 min

Nous comprenons la digne révolte de ueda mais nous préférerions que nos noms ne soient pas mêlés à cette histoire.
Deuxièmement, Walter Spanghero m’a confirmé qu’Albaladejo ne mangeait pas de cheval.
Troisièmement, il est bientôt 3 heures du matin et nous aimerions bien dormir si ça ne vous ennuie pas. Alors un peu de silence, s’il vous plaît. Merci.

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 1 h 16 min

Oh « coquille », c’est mignon .. comme quoi les garçons ont aussi des mots, presque mutins .

Un peu de décence ne nuit pas dit: 11 mars 2013 à 1 h 14 min

« bon, c’est vrai, c’est invisible pour les autres mais quand même »
Les pompons roses

On est cons mais quand même !

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 1 h 06 min

(au fait, Ueda, j’ai vu que vous étiez très incisif sur Pound (autre article). Je suis impressionnée et déjà que vous êtes, parfois, très sévère avec moi – bon, c’est vrai, c’est invisible pour les autres mais quand même – je sens bien que je vais devoir aller faire une offrande aux Dieux ..)

Daaphnée dit: 11 mars 2013 à 0 h 56 min

Oulala, c’est le psychodrame !

D, se met à bouder ….
(en fait, D., vous devez être capricieux. )

Quand je pense qu’avec Michaux on atteignait la métaphysique !
Pas une « esthétique de l’instinct » comme le disait ML. Non, je ne trouve pas; mais une métaphysique, oui .
Michaux aurait quitté trop volontiers son enveloppe corporelle pour qu’on puisse parler d’instinct (expériences des drogues, etc ..). C’est un cérébral. Les drogues, il en a un usage très déterminé par ce qu’il recherche ; voyez les « carnets » qu’il en tient: à telle heure ceci, qqs secondes après … etc .
Et ce qu’il fait avec la calligraphie est aussi une recherche. Donc, non pas « instinctif », très mental .

Après, l’argument de Ueda ne tient pas . Justement parce que cela participe d’une démarche et donc qu’il y a une initiation, la sienne propre, qui aboutit à cette forme d’expression-là … Ce qui ne veut pas dire que tout ce qu’il produit est d’égale intensité, d’ailleurs le mots « intensité » ne lui convient pas tant il cherche à s’abstraire de la matière, à disparaître ..,

(désolée, Ueda, mais votre argument était de l’ordre de  » monochrome ? Tout le monde peut en faire autant » )

Bref, une expression artistique (ses encres, ses textes quelques peu hallucinés ) qui tendent plutôt vers une métaphysique .

Delta velorum dit: 11 mars 2013 à 0 h 20 min

D’ailleurs à partir de ce soir je n’adresse plus un mot aux femmes. Cela va régler pas mal de problèmes. Je les ignore. Mesdames vous n’existez plus pour moi. Terminé.

Delta velorum dit: 11 mars 2013 à 0 h 19 min

J’ai horreur de me faire remettre à ma place par une bonne femme. Je ne suis pas prêt de lui pardonner. Je n’ai aucun esprit de vengeance, je suis prêt à tout pardonner, mais je n’oublierai jamais cette humiliation publique.

Delta velorum dit: 11 mars 2013 à 0 h 16 min

Vous m’avez fait beaucoup de peine, Daaphnée.
Ce soir je sais la vérité à votre sujet : vous êtes une méchante femme. Puisque c’est comme ça, je vais dégager d’ici, comme vous le suggérez à demi-mots.
Demain il n’y aura plus ni D. ni Deneb ni Delta Velorum, ni Danette, ni rien de ce genre. Je vous assure que ça va faire un grand vide, croyez-moi.

יום ראשון dit: 11 mars 2013 à 0 h 15 min

ueda , sur le « mais », vous en avez des pages de Derrida !
mais… c’est quand même mieux abruti , c’est quand même affectif !

Arolles, mélèzes et épicéas dit: 11 mars 2013 à 0 h 13 min

La nostalgie n’étant plus ce qu’elle était, un gros dodo s’impose.
Bonsoir tarin.

יום ראשון dit: 11 mars 2013 à 0 h 10 min

ueda, c’est bien que vous ayez pu reformuler votre critique :c’est effectivement une question qui n’est pas mince , celle de la notoriété ,de l’incognito, de l’institution !
encore faut-il aussi s’être testé amplement soi-même , et ne pas se précipiter à interpréter l’autre …: ça aussi c’était une faiblesse de Derrida !

Mea culpa dit: 11 mars 2013 à 0 h 02 min

Fumiste oui, traître non.
Ça ne vous est pas arrivé, à vous?
ueda

MàC et Sophie.
Morasse et …..DiB.
Polder et …..Dexter.

Oui.

Allez les romains dit: 10 mars 2013 à 23 h 57 min

« par un fils Abaladejo ou Paparemborde »

Déconnez pas ueda, faut pas rigoler, cet aprèm d’hier on se faisait 35-12 comme qui rigole et les bistrots du Port-Vieux étaient blindés.
Tiens, un pari à perdre sa culotte, dans trois les romains gagnent le tournoi.
10 euros misés sur le Henri IV de C.P.

ueda dit: 10 mars 2013 à 23 h 54 min

« Ueda, ! Pauvre abruti ! »

Comme c’est vrai, Mauvaise Langue.

Abruti, donc réduit à l’état de brute, c’est ce que je ne cesse de dire.
Brute, et par conséquent « pauvre », mais bien sûr.

Il arrive que, quoique conscient de mon caractère primitif, j’en oublie ma pauvreté.
Mais vous êtes là, tout va bien.

ueda dit: 10 mars 2013 à 23 h 48 min

« Ueda a été ridicule .
mais »

Merci, Dimanche.

« Ueda » ridicule, forcément.

Mais votre « mais » est sympathique.
Voilà, c’est ça, un bon blog.
« Oui, mais ».

(Quand je pense qu’on se moquait de VGE, ce grand bourgeois d’avant-garde.
Grand bourgeois, MAIS d’avant-garde, est-ce assez clair?)

ueda dit: 10 mars 2013 à 23 h 44 min

@ « Chaloux ok, mais vous ! »

Ecoutez, ça relève du « destin » (j’y mets des guillemets, hein, mon français est passable mais limité).

Daaphnée connaît bien ma sévérité ou (au contraire) ma négligence (elle l’appelle complaisance, opportunisme, surtout avec les dames), mais quoi, il faut rester fidèle jusqu’au bout à ce qui vous est arrivé un jour, une fois.
Même sur un blog.
Fumiste oui, traître non.

Ça ne vous est pas arrivé, à vous?

ueda dit: 10 mars 2013 à 23 h 36 min

Mais oui, Mauvaise Langue.

Ils sont fort intéressants, ces dessins.

Mais s’ils étaient signés (à l’occasion d’une opération Vide-grenier, par exemple) « Amédée Levassor » ou « Jean-Bernard Bouffartigue », sans aucun commentaire, je doute fort qu’ils aient retenu votre attention.

Que voulez-vous, je suis un incroyant, croyez bien que cela me désole.
(Et pourtant que de « richesses » -c’est une concession à l’air du temps- sous les nobles noms de Levassor ou de Bouffartigue.)

Tenez, ces dessins in articulo mortis, j’aimerais qu’ils vous soient présentés, quelque part entre « Castel » et Agen, par un fils Abaladejo ou Paparemborde, on verrait votre réaction, M. le pédagogue.

« Patou » Paparemborde, pilier droit.
Quel artiste modeste, quelle noblesse.

Ses signes, voyez-vous, c’était sur le terrain: c’est lui qu’on regarde aujourd’hui sur YouTube, et non (z. B., hein) les performances expressionnistes-abstraites d’un Mathieu aux belles moustaches (c’est du flan, mais la ferveur d’un petit carré de Japonais esthètes et francophiles me va, malgré tout, droit au coeur).

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 23 h 36 min

votre colère après ueda et son genre de réduction de votre manière de voir et de penser,Mauvaise langue, est pleinement justifiée.
Ueda a été ridicule .
mais la question, vous le savez bien, ne serait pas qu’il ait ou non vu ces oeuvres. Il s’agit de l’application du mot chef d’oeuvre qui vient de faire l’objet de gloses nombreuses.
Comment justifions nous nos admirations, notre goût , pas toujours d’une ouvre, parfois d’une vision, et même d’une vision dans un rêve!, comment les communiquons – nous et en quelles langues?
je vous rappelle le titre de Darian Leader: « Ce que l’art nous empêche de voir  » et maintenant imaginez nous emêche de lire, u d’entendre , ou nous permet de lire et d’entendre , et la lancinante question : en quelle langue !!

Sergio dit: 10 mars 2013 à 23 h 33 min

Il faudra quand même plusieurs bières, tant la réalité, même représentée bien souvent par une modélisation mathématique des plus imparfaites, se révèle en général à tout le moins têtue…

Chaloux ok, mais vous ! dit: 10 mars 2013 à 23 h 31 min

Allez va Colette, pour la bière on vous fait une petite place sur pliant avec Bloom et abdel, pleurez pas !

Chaloux ok, mais vous ! dit: 10 mars 2013 à 23 h 25 min

Ueda c’est plutôt un mec sympa.
Boire une bière avec lui, C.P., MàC, Polder, Sergio, tiens même ML, JC et Aleclewlabobine, sûrement un grand plaisir, MAIS pour ueda, Daaphnée ! Comme une incompréhension.
Ok, on passe, mais toujours aussi dur, un peu comme le vieux Laz qui nous raconte Polanski en Pirate du troisième âge.
Bon, ok, vous serez toujours pardonné, mais LES MULES, NON.

Tip Top dit: 10 mars 2013 à 23 h 08 min

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 16 min
@iso type ?
Vous avez du mal à assumer votre colique ?

De quoi je m’occupe La Teigne vous êtes chargée de défendre les visiteurs de banlieue ?
prenez le bus pour Cuzco et fermez la.

ueda dit: 10 mars 2013 à 23 h 06 min

« Mais les derniers dessins de Michaux qu’il a réalisés sur son lit d’hôpital quelques années avant de décéder, sont pour moi des chefs-d’œuvre. Et les textes qui les commentent idem. »

Je pense que ce sont les textes qui les commentent qui en font à vos yeux des chefs d’oeuvre, Mauvaise Langue.

Sergio dit: 10 mars 2013 à 23 h 06 min

Il y avait le projet de Roland Moreno consistant à capter l’aura. Seulement cela ne retranchera rien à la nécessité de préciser sa pensée, que l’expression en soit littéraire, picturale ou musicale.

Sergio dit: 10 mars 2013 à 22 h 57 min

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 20 h 08 min

new-age-fascisante

Ca sert à rien qu’on souscrive ou pas de toutes manières on y est déjà jusqu’au cou pleinement immergé… Y a même plus besoin de faisceaux ni de brassards c’est gravé tatoué dans les cellules bientôt les chromosomes ! De quel côté que l’on se tourne…

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 22 h 55 min

C’est un plaisir de vous retrouver ici, Mauvaise Langue, mais votre passion de théoriser avec des mots qui ont déjà une telle histoire, une telle histoire de .;traduction!- -comme instinct , ou sublimation-de disputes entre professionnels qui ont travaillé avec des artistes ne me convainc pas .
j’ai vu bien sûr des oeuvres de Michaux en galerie , aussi, mais c’est encore un auteur/artiste qui m’incite à reconnaître mes limites (je me souviens de ma colère lorsqu’il était au programme de licence, et que je me passionnais tant pour le poète que j’ai refusé de rien écrire alors que l’on y soumettait son oeuvre à une pseudo psychanalyse de gargotte

La mauvaise langue dit: 10 mars 2013 à 22 h 28 min

Breton a théorisé une écriture en prise directe avec l’inconscient. Michaux l’a réalisée.

On ne peut pas comprendre son œuvre graphique qui relève du même défi. Ce qui compte, c’est moins le résultat que la tentative, la tentation. Il voudrait que le trait soit comme le trait d’un sismographe intérieur de son âme. Parfois ça marche, souvent ça rate, mais le défi demeure.

Mais les derniers dessins de Michaux qu’il a réalisés sur son lit d’hôpital quelques années avant de décéder, sont pour moi des chefs-d’œuvre. Et les textes qui les commentent idem. Cette alliance chez Michaux entre le dessin et le commentaire qui a toujours existé depuis les années 20 est certainement ce qui l’a amené d’une manière ou d’une autre à s’intéresser à la culture chinoise, ou les deux vont également de paire.

Cette esthétique des instincts, si l’on peut dire, n’est pas sans donner à penser. Car elle est, en somme, un culte idolâtre et dangereux aux instincts, à la sauvageries des instincts, une contestation fondamentale de toute civilisation, un a priori sur la vie qui serait profondément instinctive, qui ne pourrait s’épanouir que près des instincts. C’est une vue de l’esprit. Si cette esthétique a donné de grandes réussites, il n’est pas certain non plus qu’elle ne constitue pas en soi une impasse pour l’art, qui est toujours au contraire un dépassement des instincts, une maîtrise des instincts, une sublimation des instincts.

Il y a une profonde similitude chez Michaux (ou une profonde contradiction) entre son art et son écriture et ce qu’il écrit dans Epreuves, Exorcismes, qui est peut-être ce qu’on a écrit de plus profond sur le nazisme et l’Occupation. Il avait la bonne grille de lecture de la barbarie nazie parce que précisément son art, violent et instinctif, la lui fournissait mieux que n’importe qui et n’importe quoi.

La mauvaise langue dit: 10 mars 2013 à 21 h 42 min

Vous dites ça parce que vous ne connaissez pas toute l’œuvre graphiste de Michaux. Voyez notamment en « Appel de visage », chez Verdier. Splendide !

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 21 h 30 min

Son amour de La Langue Française était détachée

c’est bien ce que je pensais ! peut-être parce que je n’aime pas plusque ça la langue française
vos amours ne sont pas encore bien détachées de l’arbre des pommes d’Api

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 21 h 29 min

ou Arthaud, Ueda, dans ses poèmes les plus flippés ! (désolée mais je n’ai rien lu de Pound. Ô abyme de ce que nous n’aurons pas le temps de ..!)

Cela dit, les questions importantes se trouvent chez plusieurs. Et celle des limites de la langue à dire le monde en est une.

ueda dit: 10 mars 2013 à 21 h 20 min

« au moment où Van Gogh flirte avec la folie qu’il peint les toiles les plus fortes . Vous voyez où je veux en venir ? »

Mais bien sûr.
C’est pourquoi, par exemple, je lis Pound avec tellement d’attention.
« Anatomie d’un délire », certes, mais quels aperçus, et assumés avec tant de crânerie…

ueda dit: 10 mars 2013 à 21 h 12 min

Mais non, Sunday, vous avez très bien compris, inutile de me taquiner.

Il l’a suffisamment exposé dans le Monolinguisme de l’autre et autres Circonfessions.

Son amour de La Langue Française était détachée de toute adhérence historique ou sociologique. L’idiome de l’universel dans lequel on pouvait confondre les ennemis de l’universel, hein.
1942, quoi.

Entendre tout d’un coup, à la radio… Une sorteu de folkoristeu… Pratiquemeng, un commentateur du ballong ovaleu…

Recevoir en pleine gueule la singularité déniée (papa, héros quotidien du petit commerce de l’Algérie française), à cause ce terroir incongru, heidegerrieng, parfumé de lavandeu et de romaring…

Troppo, eh.

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 21 h 11 min

comment on peuT dire
à croire que les galeristes ne connaissent que le mot vermicelle ! j’en ai connu une qui imputait à son emploi de ce mot sa brouille avec un de ses peintres
à vos amours, ueda, et à votre pastafarisme inné

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 21 h 07 min

Ueda,
non.

Mais l’ensemble de la démarche m’interpelle.
Je pourrais vous dire que l’art brut m’interpelle aussi. Et je pourrais vous dire également, que c’est à mon avis au moment où Van Gogh flirte avec la folie qu’il peint les toiles les plus fortes .
Vous voyez où je veux en venir ?

Bonux dit: 10 mars 2013 à 21 h 04 min

Il y a plus à ressentir dans un seul dessin de Franquin (Idées Noires),
que dans toute l’œuvre graphiste de Michaux !!! !! !.

Mélétos dit: 10 mars 2013 à 21 h 03 min

Accusé levez-vous. Qu’avez-vous à dire pour votre défonse ? Et ne me dites pas que vous exigez la Clémence du jury.

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 21 h 02 min

le « public » (La France) c’était aussi sa névrose à lui, hein.
d’ailleurs , ça je ne comprends pas du tout comment on peu dire que le public est la névrose de x , y ou z : sans compter que Sollers écrit que
tout écrivain digne de ce nom est paranoïaque !
et vous ueda, à votre cluedo, qu’est ce que êtes, à part brutus devant l’éternel ?

ueda dit: 10 mars 2013 à 20 h 54 min

« Quand on va regarder le « vermicelle » de Michaux, »

Daaphnée, regardez moi dans les yeux.
Vous allez souvent revoir ce vermicelle pour votre propre jouissance?

ueda dit: 10 mars 2013 à 20 h 52 min

Rarement furieux, Dimanche, rassurez-vous.

Voici un détail concret sur cette affaire de galeriste.

Selon son souvenir, Michaux attendait beaucoup de la réaction des « chinois » invités pour le vernissage de ces dessins/peintures (années 70?).

Les chinois, disait-il en substance, ne réagissent pas en fonction des critères du réalisme (not his words).

Ils étaient venu en groupe, avec pardessus et casquette, envoyés bien sûr par l’Ambassade.
Partis sans un mot.

Michaux blessé.
Il voulait croire que les chinois étaient toujours des chinois.
Hélas…
Ces malheureux, ignorants (en majorité) ou terrorisés (en minorité) n’auraient de toute manière pas su quoi dire.

Bonux dit: 10 mars 2013 à 20 h 52 min

Bonux dit: 9 mars 2013 à 13 h 52 min

Et-vous-en-quelle-langue-lisez-vous :
en pariétale !!! !! !.

Le débile vous salue !!! !! !.

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 20 h 40 min

ueda , ce n’est pas grave , cette faute d’accord à à une expérience qui l’avait bouleversée,>qui l’avait bouleversé, lui, Derrida!, lequel raconta, qu’il était sujet à des accès de fou-rire!
bonne soirée , et gare aux accès de fuhrer !

ueda dit: 10 mars 2013 à 20 h 36 min

« Bien évidemment, Ueda, mais  »

C’est l’avantage de dialoguer avec un brute, Daaphnée, vous marquerez toujours un point.

Vous avez vu cet esprit?
J’avais prédit que les Anglais se montreraient arrogants, à cause de leur rêve de Grand Slam mais surtout de leur sous-estimation de la différence apportée par le retour de Sergio Parise (quelle erreur manifeste).
« Fratelli d’Itaaaalia »…

ueda dit: 10 mars 2013 à 20 h 32 min

@ יום ראשון
Mais non, Monsieur/ Madame Dimanche, c’est seulement que les galeristes-adonné(e)s-à-Michaux sont relativement peu nombreuses sur la place parisienne.
Peu importe l’identité de la personne en question.

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 20 h 19 min

Derrida donnait expression à une expérience qui l’avait bouleversée,
ueda, d’accord que c’est l’image parle du jour de la femme , mais qund même ! inutile d’empiler les « e » , on passe là de ce qui à entendre sonnait comique pour Derrida( aussi perplexe sur les photos d’écrivains ) à grotesque !

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 20 h 18 min

Le Tex Avery !!! !! !.

En ce cas, Bonux, toute la peinture depuis le pariétal, lit le monde en « Tex Avery ».
Votre commentaire est débile.

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 20 h 08 min

(Sergio, je m’étais demandé si vous souscriviez à ces positions de new-age-fascisante de Soral and co°, avais-je tort ?)

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 20 h 05 min

quelle belle quête que celle des Européens de cette époque!

Bien évidemment, Ueda, mais votre appréciation relève du politique.
Quand on va regarder le « vermicelle » de Michaux, ce n’est pas parce qu’il incarne une compréhension tellement profonde qu’elle en est indicible, de l’autre qui n’est pas le « barbare », mais seulement parce qu’il interroge sur ce rapport ..

Sergio dit: 10 mars 2013 à 20 h 05 min

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 37 min

des sites-soral-en-guess-star

Ce sont les liens d’Hautetfort, les derniers blogs mis à jour ? Je crois pas qu’on puisse les ôter, enfin faut dire j’ai pas trop cuisiné le problème…

ueda dit: 10 mars 2013 à 20 h 03 min

« Comment un accent peut-il être « comique et obscène » ? Un tel jugement ne fait pas honneur à Derrida.  »

John, John…
Pas vous.

Derrida donnait expression à une expérience qui l’avait bouleversée, puisqu’il idolâtrait Char. De loin bien sûr.

Les mots dont je me souviens chez lui, c’est « un accent indigne d’une parole publique ».
Naturellement le « public » (La France) c’était aussi sa névrose à lui, hein.

ueda dit: 10 mars 2013 à 19 h 57 min

Sergio?
« Qu’en pensez-vous, mon coeur ? »

Mais Daaphnée, chacun sait que c’est mon patron.
Sévère mais juste.
Ne comptez pas sur moi pour le trahir!

ueda dit: 10 mars 2013 à 19 h 55 min

Littérairement parlant, je suis une brute, Daaphnée, et vous savez bien que ce n’est pas une affectation, je n’ai pas encore lu « La Recherche » d’un bout à l’autre (et pourtant!).

Au fond, une ligne (disons plutôt un pointillé) doit être franchement tracée entre les auteurs qu’on lit et ceux qu’on relit, les plasticiens qu’on regarde et ceux qu’on regarde à nouveau.

J’ai connu une personne, définissons la comme « galleriste/ collectionneur adonné(e) à l’oeuvre plastique de Michaux », devant qui je me sentais un peu gêné de ne pas souscrire à tant de déclarations enthousiastes non sur telle ou telle oeuvre, mais devant Michaux et l’Orient, avec une majuscule. Impossible de ma part de réagir autrement que par un sourire silencieux qui se voulait une marque d’impuissance et de sympathie.

J’ai presque toujours lu/vu ce qui me tombait sous les yeux, chez ce grand Belge, avec énormément d’intérêt.

Les seuls textes que je relis (si je me peux) ont trait aux voyages (le poilant Barbare en Asie bien sûr) ou intérieurs.

Mais devant le vermicelle calligraphique (des années 20) reproduit par l’article universitaire que vous citiez, je n’ai qu’une attitude d’historien (« quelle belle quête que celle des Européens de cette époque! », après tout c’est presque un contemporain de Pound, enfin la génération d’après…) tout en le jugeant (c’est l’égoïste qui parle) d’une totale insignifiance (insignifiance veut seulement dire: ce qu’une brute a lu, mais ne relit pas).

Ne m’en veuillez pas: c’est le souvenir de ce(te) galleriste qui me touche.

John Brown dit: 10 mars 2013 à 19 h 52 min

« mais Derrida lui-même ne se moquait-il pas cruellement de l’accent jugé « comique et obscène » de René Char lisant ses poèmes ? »

Comment un accent peut-il être « comique et obscène » ? Un tel jugement ne fait pas honneur à Derrida. On croirait du sous- Richard Millet .

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 44 min

(Rose, si j’avais un conseil à vous donner je vous dirais de prendre du plaisir à ce que vous voyez et non à ce que vous lirez.
L’immédiateté des sens n’est pas méprisable.

C’était un peu la quête de Michaux. )

rose dit: 10 mars 2013 à 19 h 39 min

Je vous laisse en tête à tête si cela vous arrive, vous devez avoir des choses à vous dire.

La star Ac et voice et papi mouzot tilali.

Souvent je pense à Blandine et aux lions qui se figent, c’est vrai. Devant ses poils aux aisselles. Et encore, elle n’a pas enlevé le bas.

Et Jésus s’exclamant : Blandine la salle de bains crénom, tes poils !

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 37 min

Ueda chéri, convenez que Sergio sait doser ses interventions avec un humour qui est loin d’être déplaisant …. Bon, les liens qu’il mettait chez lui sur des sites-soral-en-guess-star demeurent un mystère que je n’ai pas encore élucidé.

Qu’en pensez-vous, mon coeur ?

rose dit: 10 mars 2013 à 19 h 35 min

Michaux  » une langue sans prétention pour des hommes sachant qu’ils ne savent pas. […]. Signes qui permettraient d’être ouverts au monde autrement, créant* et développant une fonction différente en l’homme, le désaliénant ».

* Rien des dessins, animés ou non, en provenance de la vulgarité et y retournant. Il s’agirait de signes demandant réflexion et nécessitant déchiffrage, jusqu’à un certain point capables de rééquilibrer l’Homme dissymétrique.

Dans ce livre, je n’ai rien entrepris de pareil. Cette tâche conviendrait à des dessinateurs plus ouverts sur le Monde. Au lieu d’un seul inventeur, j’imagine plutôt un groupe de trois ou quatre se comprenant bien, rejoints ensuite par quelques personnalités complémentaires.

Michaux

Bonne soirée à tous Daaphnée et alii.

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 32 min

On considère généralement que, plus un hexamètre a de césures, plus il est harmonieux

Tiens donc! Donnez nous des exemples qui vous aurait persuadé au lieu de nous donner des mouches à gober!

ueda dit: 10 mars 2013 à 19 h 31 min

Daaphnée dit:
Hau, Rose
Sergio dit:
Ha Michaux

Daaphnée? Sergio?
C’est un langage secret entre vous?

Métrique d'antan dit: 10 mars 2013 à 19 h 26 min

> Anapeste

wp : On considère généralement que, plus un hexamètre a de césures, plus il est harmonieux (cf. Gradus ad Parnassum).

Relire encore, donc, pourtant, pale fire.

rose dit: 10 mars 2013 à 19 h 24 min

>M je reconnais elle est bandante : ce manteau rouge lourd brodé en brocard de fils d’or jeté au final pour rester en tenue de nymphette, wow ! Marlène est au top. Magnifique moment vu deux fois et ce n’est pas fini (étudions sa manière de monter l’escalier d’un déhanché harmonieux mais simple).

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 23 min

Ah Sergio … il est vrai qu’on pourrait reprocher à Michaux un hermétisme au même titre qu’on reprocherait à Duras de s’intéresser à un milieu qui n’est pas connu , aujurd’hui, par le plus grand nombre. Mais le plus grand nombre, n’a jamais été le critère et la source d’un quelconque progrés de l’humanité; au mieux, un paramètre non négligeable pour qu’une masse, en terme de poids démographique, ne fasse pas sombrer le tout dans la bestialité.

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 19 h 10 min

Hau, Rose, je ne suis pas la légataire de Michaux mais vu l’abyssale effondrement de ce que vous faites de tout ce que vous mélangez , piqué ici ou là, laissez tomber.

rose dit: 10 mars 2013 à 19 h 00 min

« Henri Michaux
Par des traits

Soixante-cinq illustrations de l’auteur.
1984 ‒ 112 pages ‒ 17 x 24 cm ‒ ISBN 978.2.85194.296.8

S’il est un écrivain qui incarne l’esprit de Fata Morgana, c’est bien Henri Michaux. Ici, le trait est à l’honneur, “premier début et dernière des traces”, trait fondateur, genèse de toute construction. Trait destructeur également, celui qui “biffe”, rature, met un terme. L’ouvrage se poursuit par un essai, “Des langues et des écritures. Pourquoi l’envie de s’en détourner”, où l’auteur développe une interrogation précise sur la langue, la lecture, le signe pictographique. Il nous confie alors les raisons de sa recherche d’une “langue modeste, plus intime”, une langue moins encombrée, épurée, la langue parfaite des “hommes sachant qu’ils ne savent pas”. »

iso type ? dit: 10 mars 2013 à 18 h 38 min

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 13 h 41 min

« non, non, »
Alors je crois, Daaphnée, qu’il faudrait demander à D. : 60 ? 80 ? 100 ?

Il est finalement bien possible que baroz soit plus c.n que vontraube.

Sergio dit: 10 mars 2013 à 16 h 20 min

Bloom dit: 10 mars 2013 à 15 h 24 min
comme ambassadeurs

Ben sinon y aurait bien le vice-consul de Lahore, voilà au moins un gars qui n’a rien à dire et qui le dit pas…

Sabine dit: 10 mars 2013 à 16 h 18 min

Moi je suis d’accord pour être encouragée aux langues avec quelques sous-fifres. Lors de mon séjour linguistique je n’ai pas du tout souffert du jet-langue.

Bloom dit: 10 mars 2013 à 15 h 24 min

Pas sûr que ce soient les meilleurs de nos représentants, Bloom ?

Détrompe-toi, Baroz, eux vont au contact, comme on dit au rugby, ils mouillent le maillot et sont très majoritairement dignes de la plus haute estime.
Dans un pays tourné sur lui-même, rien d’étonnant à ce qu’ils ne soient pas prophètes. C’est ce genre de personnes que les habitants du cru rencontrent, c’est avec eux qu’ils travaillent et bâtissent des projets en commun, artistiques, culturels, économiques, de développement, que sais-je.
On parle assez peu de la France dans les journaux, et souvent ce sont ces personnes invitées qui fixent une certaine idée du pays dans l’esprit des gens.
Franchement, Baroz, comme ambassadeurs, on fait pire (notamment bon nombre d’ambassadeurs ministres plénipotentiaires de première classe, mais c’est là une autre histoire. La seule fois où NS a dit une chose sensée, c’était sur les ambassadeurs, sur le mode ‘tous des … »).

ueda dit: 10 mars 2013 à 14 h 43 min

Tout le monde sur ce blog déplore probablement qu’on persiste à doubler des films étrangers sur des chaînes comme Arte.

Jusqu’à présent on était contré par une accusation d’élitisme (vous voulez empêcher Bitru de voir des bons films, Madame Michu n’est pas habituée à lire tout en écoutant).

Mais on a donné plus haut un argument politico-pédagogique auquel je n’avait pas songé: les pouvoirs publics, émus devant ce retard français, vont encourager les sous-titres pour permettre aux jeunes téléspectateurs de s’habituer à « la » langue étrangère (si seulement on pouvait ajouter l’allemand).

Cet argumentaire est peut-être foireux, mais je prends.
Allez l’Obs, Telerama, l’Ecole des parents, les Inrocks, Huffington et autres brûlots, mo-bi-li-sez vous!

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 14 h 43 min

Si vous voulez que l’on se rencontre, sans prévention ni conversion, mon téléphone est dans l’annuaire, HR ?

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 14 h 20 min

et une tentative de conversion,
quand j’ai lu dans le mag litt Kierkegaard:
« rappeler aux philosophes et aux dogmaticiens d’aujourd’hui l’importance pour la spéculation des mots « convertissez-vous » , c’est à peu près la même chose que crier « Hep »après un Juif »
15mai 1839
je cois que là vous criez help et que ça ne le fera pas

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 14 h 15 min

Prenons, par exemple, les derniers présidents de la république française. Selon tes critères, François Mitterrand serait le plus ignare et le plus âne d’entre eux, moin derrière Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande !

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 14 h 07 min

« les personnes que l’on accueille à l’étranger, artistes invités, intellos, universitaires, archéologues, économistes, même les sénateurs, parlent un anglais très honorable, qui leur permet d’être compris des élites locales et de monsieur tout le monde. »

Pas sûr que ce soient les meilleurs de nos représentants, Bloom ?

Bloom dit: 10 mars 2013 à 14 h 02 min

Parmi les élèves exceptionnellement doués, j’allais oublier les élèves d’origine africaine noire, dont plusieurs sont maintenant des collègues d’ailleurs. La classe.

Bloom dit: 10 mars 2013 à 13 h 57 min

Pas exactement des beaufs, mais des ignares, des ânes, ueda.

Je note quand même les effets de la sempiternelle reproduction, les personnes que l’on accueille à l’étranger, artistes invités, intellos, universitaires, archéologues, économistes, même les sénateurs, parlent un anglais très honorable, qui leur permet d’être compris des élites locales et de monsieur tout le monde.

J’ai le souvenir que dans ma classe de 6e d’un petit collège de la banlieue parisienne, un tiers de la classe ne s’intéressait pas à l’anglais, un tiers suivait cahin-caha, et un autre tiers (auquel j’appartenais) était passionné par les horizons infinies qu’ouvraient ces nouveaux sons, les diphtongues anglaises, qu’on se mettait goulument dans la bouche pour faire plaisir à Mme Habib, à qui je dois une reconnaissance éternelle.

Tout cela pour dire que chez nous, la grande masse de la population est assez peu performante en langue, parce qu’elle s’en fiche et n’a pas l’appétence pour; il y a peu de chance que cela change vu le ‘dumbing down’/ l’abrutissement généralisé auquel elle est confrontée, et le mérpis dans lequel sont tenues les langues étrangères dans le secondaire.

A ce propos, j’ai constaté lorsque j’enseignais dans le secondaire qu’assez souvent les meilleurs élèves étaient d’origine immigrée, asiatique, portugaise, et maghrébine. Je croyais sottement qu’en 6e tout le monde arrivait avec une égale chance de bien réussir à se lancer dans la grande aventure de l’autre langue. Le naïf! J’avais oublié primo que ceux qui parlent une autre langue que le français à la maison partaient avec une bonne longueur d’avance, car leur système phonique était déjà préparé aux contorsions qu’impose l’anglais, et secundo, j’avais sous-estimé la prégnance inchangée de la loi des 3 tiers.

Enfin quand on enseigne en prépa dans le 6e arrondissement de Paris, il est assez difficile de ne pas remarquer que ceux qui ont des parents binationaux se baladent en langues étrangères. Ce qui rejoint mon constat sur les invités des postes diplo.

J’enfoncerai une dernière porte ouverte en répétant haut et fort que le monolinguisme est une malédiction absolue, surtout quand il s’exprime dans un idiome raréfié qui racornit l’Umgebung et jivarise la Weltanshauung.

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 13 h 56 min

Entre une véritable rencontre, dont je ne vous crois pas capable, et une tentative de conversion, n’y-a-t-il pas incompatibilité dans le processus de communication D. ?

D. dit: 10 mars 2013 à 13 h 47 min

Jacques, voudriez vous me rencontrer, nous aurions une soirée entre garçons, je vous propose le bar du Ritz. Je m’habillerais de couleur beige avec des chaussures noires et le journal La Croix étalé sur mes genoux ?
Je vais essayer de vous convertir au catholicisme de la Tradition.

Hal dit: 10 mars 2013 à 13 h 45 min

c’est l’amour qui donne du sens à nos vies
c’est l’amour qui donne des vies à nos sens
c’est le sens qui donne de l’amour à nos vies
c’est le sens qui donne des vies à l’amour
c’est la vie qui donne du sens à l’amour
c’est la vie qui donne de l’amour à nos sens

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 13 h 41 min

« non, non,  »

Alors je crois, Daaphnée, qu’il faudrait demander à D. : 60 ? 80 ? 100 ?

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 13 h 37 min

« De là notre propension au pessimisme, propension d’autant plus forte qu’il donne des ailes à la pensée négative. »

Le bouquin de Ferry, « La révoution de l’amour », ne verse-t-il pas dans l’autre extréme, sans vraiment donner des ailes à la pensée positive ?

Glissement sémantique dit: 10 mars 2013 à 13 h 35 min

 » c’est l’amour qui donne du sens à nos vies  »

Faut le dire vite !

C’est la vie qui donne de l’amour à nos sens.

Ça va, ça vient, quoi.

Jacques Barozzi dit: 10 mars 2013 à 13 h 32 min

« combien de vos interventions PA a-t-il enlevées ne serait-ce qu’entre hier et avant-hier ?
30 ? 40 ? 50 ? »

Vous voulez parler des commentaires orduriers à nos noms à tous, Daaphnée ?

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 13 h 31 min

puiqu’on parle d’amour et de temps :
Anders a fait valoir, dans le premier volume de L’Obsolescence de l’homme, l’intérêt d’une histoire du sentiment ; les pages qui suivent portent l’esquisse d’un tel projet, et l’amour en constitue le fil rouge.

En 1979, Anders déclarait dans un entretien avec Mathias Greffrath : « […] j’ai tenu un journal sur le fait amoureux en Amérique. Au moment où je l’ai écrit, il s’appelait Lieben heute (Aimer aujourd’hui). Maintenant, je l’ai rebaptisé Lieben gestern (Aimer hier). Et s’il paraît un jour, il faudra sans doute qu’il s’appelle Lieben vorgestren (Aimer avant-hier)… »
Traduction Isabelle Kalinowski
http://www.fage-editions.c.la/

D. dit: 10 mars 2013 à 13 h 25 min

Oui Madame Daphnée, mes commentaires sont souvent censurés, c’est inique et je compte partir pour de bon. L’ange Gabriel est venu me rendre visite et m’a annoncé que sans MOI, la RdL perdrait le meilleur de son âme et le lien vers le saint esprit, le père et mon double JC.
Comme W, la passagère Mademoiselle A. du métro, HR et vous-même, plus Sophie et toutes mes collègues de piscine, aucune femme ne jette un regard sur moi. Pourtant je suis joli-garçon et jamais je n’ai le regard lubrique, sauf pour regarder mes pieds chaussés de Weston que je prononce veston. Je vais vous faire un aveu, je lis en cantalou et en français sms. Quand je serais roi de France, j’interdirais les langues étrangères, les min-jupes, les Ti scheurts jaunes et les pantalons en dessous de la taille naturelle. Je ferrais changer pour le personnel, les blouses blanches pour des tenus en latex couleur fraise écrasée.

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 13 h 25 min

c’est comme les gonzesses quand t’en a assez soupé d’lune tu changes pour l’autre.

Tiens, le bouquin de Ferry « la révolution de l’amour » dont j’ai écouté un entretien pourrait vous intéresser:

« Comme la conscience malheureuse décrite par Hegel dans la Phénoménologie, nous avons tendance à ne percevoir dans l’histoire que ce qui s’effondre et meurt, presque jamais ce qui surgit et prend vie. De là notre propension au pessimisme, propension d’autant plus forte qu’il donne des ailes à la pensée négative. Par où il devient la maladie du siècle. On ne compte plus les essais qui annoncent le déclin de l’occident, la défaite de la pensée, la désertion civique, qui prophétisent à longueur de pages, persillées de Schopenhauer ou de l’inévitable Cioran, le destin à l’évidence tragique du vieux continent.Laudator temporis acti : éloge (si possible distingué) des temps révolus. Si l’on veut dire par là que les motifs traditionnels du sacrifice collectif, violent et massif, ont été liquidés, j’en conviens volontiers. Qui voudrait encore aujourd’hui, du moins dans les jeunes générations de l’Europe, mourir pour Dieu, pour la patrie ou pour la révolution ? Personne ou presque. Mais à l’encontre de la morosité ambiante, je prétends que c’est la meilleure nouvelle, non pas du siècle, mais bien du millénaire. Champagne ! Car cela ne signifie en rien que nous vivions pour autant la fin des grandes causes. C’est même là l’illusion archétypique de cette conscience malheureuse qui aime tant ne pas aimer. J’y insiste : ce que nous vivons n’est nullement la liquidation du sacré, l’éclipse des valeurs, mais tout au contraire leur incarnation dans un nouveau visage, celui de l’humanité. L’évidence crève les yeux : c’est l’amour qui donne du sens à nos vies. Sous l’effet d’une histoire encore largement méconnue, celle de l’invention en Europe du mariage d’amour, de ce passage des unions arrangées à des unions choisies, l’amour a acquis un statut inédit. Non plus celui d’une passion parmi d’autres, à côté de la colère, de la jalousie ou de l’indignation par exemple, mais celui d’un nouveau principe de sens. C’est de lui que nait toujours ce que j’appelle la « sacralisation de l’humain ». Qu’est-ce, en effet, que le sacré ? Non pas, ou en tout cas pas seulement, le religieux opposé au profane, mais d’abord et avant tout, cela s’entend dans notre langue, ce pour quoi on peut se « sacrifier », risquer sa vie, voire la donner … « 

"Victorin vaut pu rin "... Standard&Poor's dit: 10 mars 2013 à 13 h 14 min

Alors, les républicains de la RdL ? la littérature vous empêche de réagir aux imbéciles comparaisons de ce minispitre Lurel ? Il parle en votre nom, savez-vous ?

Où ont-ils été chercher ce c.n distingué, agréable, coloré… mystère ? Il leur fallait un nègre ?

Hal dit: 10 mars 2013 à 12 h 50 min

: le sinthome

Ouais ben la psychopathologie y’a pas a tortiller mon petit gars, la névrose c’est chuis un con la psychose c’est tous ces cons croient que chuis un con et puis des fois c’est comme les gonzesses quand t’en a assez soupé d’lune tu changes pour l’autre.

Daaphnée dit: 10 mars 2013 à 12 h 49 min

( D., dites-moi entre vous et Rose, combien de vos interventions PA a-t-il enlevées ne serait-ce qu’entre hier et avant-hier ?
30 ? 40 ? 50 ?

Juste pour vous faire remarquer qu’il y a un moment où vous n’êtes plus dans aucun dialogue avec quelqu’un (quant à l’intérêt de la chose qui ne regarde au final que vous-même …) et que cela devient asphyxiant.
J’imagine, D. que vous, vous en avez conscience .. )

Allo, Hal ? dit: 10 mars 2013 à 12 h 36 min

> l’écriture à l’ordinateur

Le pire maintenant c’est qu’il commence à répondre, enfin tant qu’il reste encore bien poli ça va.

יום ראשון dit: 10 mars 2013 à 12 h 03 min

C’est même devenu une scie
fréquence par rapport à la question sur l’écriture à lordinateur ou au stylo ? Comment apprécier le lien entre les deux questions : relais ?

D. dit: 10 mars 2013 à 11 h 13 min

Quand je dis que je suis « voiles », je n’entend pas récuser toute offre de vapeur, pour peu qu’elle soit d’excellente qualité.

D.lta velorum dit: 10 mars 2013 à 11 h 13 min

J’ai surtout mille pseudos, tous résultat d’un choix intelligent vers 03:15 quand mon QI atteint 380°. Je vais vous faire une confidence, Rose, quand je suis dans les vapeurs de la piscine, je pense à vous et fantasme de piétiner votre manteau. Madame Sophie, ma patronne, ne porte que des vestes en plumes d’oie du Canada, il m’est impossible de les piétiner, je peux pas garder mon équilibre physique, pour le mental, malgré mes mille pseudos, je suis fidèle à mon pathos et mon whisky mauve de Connemara.

ueda dit: 10 mars 2013 à 11 h 10 min

Euh, à 7 h 16 min, le propos de JC ne manque pas de vivacité, mais traduit un étonnement républicain.

La première phrase incriminée de Victorin L. sur De Gaulle/ Blum peut à la rigueur jouir du bénéfice du doute (il ne dit pas que c’est son opinion, mais la perception des Vénézuéliens: ce qui, même si c’est faux, n’est pas scandaleux).

C’est évidemment la deuxième phrase qui déconne: « Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (…) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur ».
Le gouvernement avait dépêché un ministre au profil bas et il a fallu qu’il l’ouvre (il y a une part de provoc’ dans ce qu’il dit, il fait du JC de gauche, quoi, mais en tant que ministre il devait la fermer).
Vous remarquerez malgré tout que la phrase est incomplète: on trouve partout les « (…) », même sur le site d’Europe 1 qui avait recueilli ses propos. Le buzz se répercute à l’infini, mais on ne nous donne nulle part le texte complet.

D.lta velorum dit: 10 mars 2013 à 11 h 07 min

Merci Rose, nous allons pouvoir débuter une belle histoire d’amour platonique. Vous avez remarqué je suis « voiles », inutile de me proposer des leçons d’amours charnels. Je compte rester immaculé de partout, sauf du cerveau.

rose dit: 10 mars 2013 à 11 h 01 min

Ai relu en entier « Par des traits » de Michaux il ne parle que du langage/des langues.
Là j’ai du boulot, ce qu’il dit est magnifique, je vous en ferai part ce jour.

rose dit: 10 mars 2013 à 10 h 59 min

Le navire Argo navire avec lequel Jason partit à la recherche de la Toison d’Or.
Mais pour l’instant dans l’hémisphère sud nous ne vous voyons pas. Comment faire ?

Vous faites partie des voiles élélment essentiel de la navigation (la carène aussi, le gouvernail dont fait partie Canopos). Vous êtes un élément clé du navire.
J’ai pas encore compris pourquoi « delta » des quatre, je ne renonce pas, peut-être nous le direz-vous.

abdelkader dit: 10 mars 2013 à 10 h 59 min

Bloom dit: 10 mars 2013 à 3 h 37 min
d’ccord avec vous…meme l’Arte se sent obligee de doubler les documentaires de la BBC et des films classiques anglais…entendre la voix de Richard Burton doublee en francais est une torture pour moi…d’ailleurs j’ai debranche mon satellite francais…la BBC4 passe en ce moment une bonne serie francaise, engrenages, en VO…

ueda dit: 10 mars 2013 à 10 h 57 min

Bloom, vous êtes sûr que votre frère électif aurait pensé que tous les non language-conscious étaient un mélange de con et de salaud (c’est ce que veut dire beauf, si je comprends bien)?

Les plus ridicules dans cette histoire sont nos dirigeants, le plus extraordinaire étant Sarkozy qui mélangeait un pro-américanisme presque servile (un peu embarrassant pour ses hôtes) et une paresse de cancre pour ce qui est d’apprendre enfin l’anglais.
(D’autre sont simplement poilants comme Raffarin)

rose dit: 10 mars 2013 à 10 h 54 min

>delta velorum

j’ai vérifié, vous ne nous racontez pas des craques : vous avez une chance inouïe car vous êtes situé dans l’immensité du ciel très proche de Canopus qui me tien grandement à coeur. Pilote du vaisseau qui emmena Ménélas à Troie rechercher sa belle Hélène (quelle poire!) il le ramena aussi au retour près d’Alexandrie. A l’origine dans la constellation de l’immense navire Argo puis séparée. Vous êtes bien entouré.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Carinae

D.lta velorum dit: 10 mars 2013 à 10 h 37 min

J’men vas wou esplker lorigine de mon pseudo: Vous remarquerez que je suis une étoile de la fausse croix (je suis un faux cul de mauvaise foi et ma foi catholique de la Tradition me force à être mauvais comme une peste)
Delta Velorum (δ Vel / δ Velorum) est un système d’étoiles de la constellation des Voiles. Il est situé à environ 79,7 années-lumière de la Terre.
Le système est composé de deux étoiles binaires. La plus brillante des quatre étoiles, δ Velorum A, est une naine de la séquence principale de type A avec une magnitude apparente de +2,02. Sa compagne binaire, δ Velorum B, possède une magnitude de +5,1 et est située à 2,6 secondes d’arc de la composante A.
Le second système binaire est à 69 secondes d’arc. Il est composé de l’étoile de 11e magnitude δ Velorum C et de l’étoile de 13e magnitude δ Velorum D, distante de 6 secondes d’arc.
On a découvert récemment que cette étoile était variable, grâce à la sonde spatiale Galileo en orbite autour de Jupiter1. Elle varie d’environ 30 % sur un cycle de 45 jours. Curieusement, bien qu’étant une des étoiles les plus brillantes du ciel, ce fait n’avait jamais été remarqué.
À cause de la précession des équinoxes, δ Velorum deviendra l’Etoile Polaire Sud aux environs de 9000.
Cette étoile fait partie de l’astérisme de la Fausse Croix.

le secrétaire du Cardinal JC dit: 10 mars 2013 à 8 h 33 min

Le patron en conclave à Roma a d’autres soucis plus urgents que celui de rendre un peu plus ridicule ce Victorin qui se dénigre délicieusement bien tout seul ! Pauvre Guadeloupe…

Bloom dit: 10 mars 2013 à 7 h 48 min

A quelques jours de la semaine de francophonie, il importe de souligner que le mépris assez généralisé pour l’accent autre ne se limite pas aux francophones natifs, mais il frappe également les étrangers qui font l’effort d’apprendre notre langue, qui ont du mal à se faire comprendre, le Français moyen supportant assez difficilement qu’on parle aussi mal sa langue que lui.
Mon frère électif divisait le monde en deux catégories de personnes: les language-conscious, qui savent et apprécient les efforts que font les apprenants d’une langue étrangère, et les non-language-conscious, les beaufs qui refusent de parler un peu moins vite, ou d’articuler et d’un peu simplifier…

Victorin ? Moins que rin ! dit: 10 mars 2013 à 7 h 16 min

Qu’un ministre de la république du pays des « droits de l’homme » encense l’empaillé vénézuelien, l’ami des pires dictateurs de la planète, sans être démis de ses fonctions est un marqueur délicat de ce gouvernement, aussi bon que le XV de rugby national : juste capable de faire un match nul…. Comparer de Gaulle à Chavez ! Victorin, démission, qu’il devienne Sinistre chez Maduro !

Bloom dit: 10 mars 2013 à 3 h 37 min

JB parlait de paresse intellectuelle et avouait la sienne, plus haut. Elle semble malheureusement bien partagée, si l’on en croit le 3e article de slate.fr sur la nullité des Français en anglais:

« Selon l’enquête de la Commission européenne, la France est le seul pays avec l’Espagne et la Belgique francophone (la Belgique a été divisée en trois entités en fonction du langage parlé pour les besoins de l’étude) où les programmes télévisés et les films au cinéma sont majoritairement doublés et non sous-titrés.
Il faut dire que le public français n’est pas vraiment demandeur. Une étude de 2007 a démontré que la diffusion d’un programme en version sous-titrée pouvait entraîner une chute d’audience d’environ 30%, et les versions doublées en français sont de loin les plus piratées par les internautes qui téléchargent des films.  »
http://www.slate.fr/story/68587/francais-nuls-anglais-fatalite

Avec 30 élèves ou plus (j’en avais jusqu’à 36 en 1ère), pas forcément motivés (pour de bonnes et moins bonnes raisons), comment voulez-vous que les profs bossent sérieusement la phonétique et la phonologie? Et quand des inspecteurs démagogues et capitulards vous sortent que le véritable anglais, c’est le leur (celui des élèves) et pas le vôtre, qu’il faut leur révéler les richesses qu’ils ne savent pas qu’ils recèlent, c’est tout le problème de la validité de la transmission qui se pose. De cela, il n’est évidemment pas question dans l’article, alors que le problème est bien la capitulation de l’Institution devant le manque d’appétence pour l’effort, dès qu’il n’est pas spectacularisé et immédiatement récompensé (sport, par ex.).

Bon, ce que j’en dis…

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 55 min

si les martiens s’aiment la nuit sera bonne ; les chimpanzés aussi s’aiment doucettement ; je devrais être capable de faire un effort, crois-je.

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 53 min

j’aurais pu t’amer sans alcool !!! Tu vois ? Tu t’imagines ?

avec alcool je n’ose pas y songer

allez biz pégueuses (à coz des litchees et d’la can à suc’)

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 51 min

Défais vite c’est un impératif faut un « s » en finale pas un « t » ça me casse ce « t ». J’aurais eu pu t’amer violemment sans cela -non pas sous la pluie. Ni dans la glaise lourde et collante aux basques.

Bon je vais me pieuter.

Biz ploc ploc

[…] le commun(le « gemein » et le « gleich » de Hegel parlant de la peinture hollandaise du XVIIème siècle) est l’ek-stase.

voilà Schlafen Sie gut…

Delta velorum dit: 10 mars 2013 à 0 h 51 min

Cela dit ne vous inquiétez pas : un seul lien unit ces êtres à l’intelligence aussi complexe que poussée : l’amour. Le même lien qui unit un chien et son maître polytechnicien ou énarque, voire normalien pour prendre un niveau en dessous.

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 44 min

oui je marche en errant c’est dit & c’est écrit : je n’ai jamais passé un aussi bon samedi soir depuis longtemps, merci à renato je lui suis redevable.

« wenn sie so dasass, das scharze Gesangbuch vor sich »

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 41 min

« C’est le dimanche de la vie, qui égalise tout, et éloigne de la mauvaiseté » Hegel

[…] la femme n’a pu pour une fois aller à l’office.

Delta velorum dit: 10 mars 2013 à 0 h 40 min

D’ailleurs il suffit d’ajouter · pour obtenir |╩· signifiant « Défait vite tes bagages et descend au salon, un cocktail aux litchis t’y seras servi ».

rose dit: 10 mars 2013 à 0 h 37 min

>j’ai trouvé euréka
page 34 chez Persée
Hegel
Cours d’Esthétique, 3ème partie, 3ème section, chapitre premier « la Peinture » 3, « la Peinture hollandaise et allemande ».

Hoinix dit: 10 mars 2013 à 0 h 31 min

D, seriez-vous intéressé par la traduction martienne de cette proposition:
 » Approche,ne crains pas; bientôt tu pourras tracer notre écriture, et tu posséderas dans tes mains les marques de notre langage?

Delta velorum dit: 10 mars 2013 à 0 h 31 min

Il existe effectivement de nombreux langages extraterrestres. Pour certains d’entre eux, leur lecture courante est impossible même après un long apprentissage parce que notre cerveau n’est pas conformé comme le leur. Un seul signe très simple, par exemple trois barres l’une au dessus de l’autre peuvent correspondre à plusieurs pages chez nous. C’est ce qu’on pourrait appeler une écriture-objet relative. Cela n’a rien à voir avec les hiéroglyphes ou les idéogrammes. C’est simplement qu’un signe tracé prend une signification dépendant des signes précédents, mais aussi suivants, avec une atténuation logarithmique dont e(x) peut aussi varier avec le contexte. Voilà pourquoi il faut leur cerveau, et pas le nôtre. Je ne sais pas si vous avez compris, mais à la limite si vous n’avez pas compris ce pourrait aussi être parce que vous ne pouvez pas comprendre ce genre de choses aussi bien que moi.

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