de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Familles, je vous haime !

Familles, je vous haime !

Certains titres de romans donnent immédiatement le vertige avant même d’ouvrir le livre, ou de se renseigner sur « ce que ça raconte » en le retournant, comme on se précipiterait intrigué vers le cartouche sous le tableau d’une exposition pour savoir « de quoi il s’agit ». Le cas de Je voudrais que la nuit me prenne (18 euros, 208 pages, Belfond) d’Isabelle Desesquelles. La mort d’une enfant vue du point de vue de l’enfant. Elle dit « je » de son vivant et continue d’outre-tombe d’un point de vue omniscient. Le parti pris narratif  est original, audacieux, risqué car il n’est pas sans créer un certain malaise (ici un extrait).

Fille unique, Clémence s’est noyée à 8 ans dans le lieu de vacances cher à ses parents, engloutie par le courant pour avoir nagé trop loin ; à partir de la page 81, elle continue à raconter mais à 24 ans d’outre-tombe, non plus leur enchantement d’être ensemble, si fusionnels dans leur bulle de fantaisie qu’ils chantent, dansent, lisent ensemble… à la folie (comme un petit air d’En attendant Bojangles), mais leur désarroi et leur résilience. Hantée par la scène fondatrice (la vision de l’accouplement particulièrement sauvage de ses parents), elle s’est sentie exclue du bonheur de ce couple qui se veut en fusion avec son enfant, en autarcie campagnarde ; seule la présence bienfaitrice de la grand-mère ou de la cousine parvient à tempérer ce qui se transforme vite en un huis clos étouffant que le métier d’Isabelle Desesquelles (c’est son neuvième roman) rend terriblement prenant.

L’enfant n’en est pas moins « l’ombilic », ainsi  qu’elle se présente, matrice oppressante autour duquel toute sa famille s’était constituée. Aussi vibrante qu’éreintante, Clémence est prête à tout pour impressionner son père, un instituteur. La mère met mal à l’aise tant elle est paradoxale ; elle rêve de raffinement mais crache sur ses cuisses, si inquiétante par son comportement qu’on l’imagine au centre du drame vers lequel tout tend, mais c’est finalement l’enfant qui en est l’axe. Que se passe t il quand il disparaît soudainement ?

Dans cette histoire qui en dit bien plus que ce qu’elle raconte, l’auteur développe un univers poétique lié au sud. Les personnages, surtout les enfants dans leur quête de tout ce qui a été digéré par les chouettes par exemple, entretiennent une relation animale avec la terre, aussi belle que âpre et destructrice. Il y a là quelque chose du jeune Giono dans le mystérieux rapport de ces personnages à la nature, du néoprimitivisme de Regain notamment, car la vie reprend ses droits à la fin. On dirait même que les pages les plus empreintes de réalisme merveilleux sont éclairées a giono ! Le contraste n’en est que plus rude avec celles où la mélancolie entraine progressivement le lecteur dans une spirale d’irrespirable noirceur. A force de resassement, le souvenir d’un certain bonheur et le fragile halo de lumière qu’il diffusait, en deviennent négatifs. L’un des romans les plus troublants de cette rentrée.

Après Mon père, ce héros : Ma mère, ce héros. Ainsi l’écrit Eric Fottorino lui-même dans Dix-sept ans (272 pages, 20,50 euros, Gallimard) alors épargnez-moi un assaut féministe, je n’y suis pour rien. C’est un peu la suite de la quête et le complément de précédents romans du même. Moins une quête d’identité qu’une enquête d’identité sur une famille à tiroirs. Ses trois fils au chevet de leur mère assistent à sa confession. Le secret de Lina : en 1963, accablée par l’injonction familiale de refuser son statut social de fille-mère, elle a abandonné sa petite fille à des religieuses qui l’ont vendue à une femme stérile. Rejetée par les siens, elle est exilée sur les hauteurs de la ville pour mieux y cacher sa honte. Depuis, ce non-dit l’oppresse et l’étouffe. Et l’auteur de repartir sur la route, dans les lieux même : Nice etc. La note juste et la juste mesure. Pas un mot de trop (lire ici l’extrait).

Il y a là, dans l’exploration de ce qui n’était jusqu’alors que le profil perdu de ses livres, quelque chose du Modiano de Livret de famille et de Dora Bruder. Des bonheurs d’écriture, une grande sensibilité, une vraie puissance émotionnelle, des mots coupants, une voix parfaitement identifiable. Que demander de plus à un écrivain ? La langue de celui-ci s’est faite pour la circonstance plus âpre que dans ses précédents romans ; elle y gagne en densité ; il est vrai aussi que la ville qu’il explore se remet à peine d’une tragédie (le massacre de la promenade des Anglais), que les blessures sont encore à vif. La rencontre d’un médecin chargé d’aider les enfants perturbés par l’attentat terroriste, et la reconstitution familiale que celui-ci lui propose à l’aide d’un simple playmobil, autorisera une forme de renaissance à ce qui reste en lui de l’enfant en souffrance.

Comprendre, c’est pardonner, disait déjà Madame de Staël. Le narrateur, professeur de droit à l’université de Bordeaux, a cherché à comprendre sa mère à laquelle le liait un désamour tenace, dans l’idée de lui pardonner. Le contexte, celui de la France des années 60, n’explique pas tout. Il y a l’entourage, les pressions familiales. Une société corsetée et un milieu sous l’influence morale de l’Eglise quand son magistère était encore puissant. De quoi imaginer qu’elle ait fait ce choix de l’abandon d’un enfant en un temps où les avortements clandestins étaient monnaie courante de même que les accouchements sous X dans des maternités publiques ?

17 ans, l’âge de cette femme lorsqu’à Nice, elle a accouché du futur écrivain ; c’est aussi l’âge où il fit connaissance de son père. Mais que l’on ne s’y trompe pas : bien que depuis trente ans Eric Fottorino ne cesse d’écrire sur les siens, il s’agit bien d’un roman ; cette fois, à partir d’une histoire qui le hante (un fantôme d’enfant), il reconstruit fictivement le passé de cette jeune file qui ne lui a rien raconté. Car si les premières pages sont clairement autobiographiques autour de cette femme qui avait été si peu sa mère et dont il avait si peu le fils, une proche mais plus grande sœur que maman, la suite est bien fictionnelle. Pour prendre des libertés avec la vie réelle et mettre à distance son lot de tristesse en s’évadant dans la vraie vie, celle du roman qui s’autorise tout.

Helena de Jérémy Fel (734 pages, 23 euros, Rivages) est à première vue, un classique thriller. Là, je l’avoue, dans cet engrenage de la violence à travers un drame familial, j’ai été soufflé par la technique de l’auteur car c’est admirablement composé. D’une efficacité redoutable. Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils ont commis l’irréparable ? Le narrateur dit à la fin que l’amour d’une mère change tout. En effet… Air connu  mais ici transfiguré. On hésite à dévoiler quoi que ce soit de l’intrigue (lire ici l’extrait). C’est un roman très américain, par sa facture et pas seulement parce qu’il se déroule au Kansas.

J’essaie de ne rien déflorer mais sachez que c’est une histoire d’adultes prédateurs, de psychopathes, d’ados meurtriers, de crimes, de viols, de chasseurs et de proies… Beaucoup de sang mais pas que, n’allez pas croire. Âmes sensible s’éloigner. La vraie souffrance y est familiale. Ce roman devrait faire du bruit au-delà du cercle des initiés car il a de vraies qualités littéraires. Quelle maitrise ! Un passage de Cormac McCarthy est cité en épigraphe, mais l’ombre portée de Stephen King se fait ressentir tout le long.

(photos D.R. et Alamy)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 036 Réponses pour Familles, je vous haime !

D. dit: 16 septembre 2018 à 10 h 11 min

A ce sujet il faut reconnaitre que le Président Mitterrand en dépit de ce qu’on a pu lui reprocher, avait veillé à ce que cela soit le cas.
Il s’agit d’une véritable mesure socialiste.

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 10 h 10 min

Renato, les apparences sont sauves, il vous faut accepter l’âge de votre état civil et adapter votre emploi du temps, ne pas présumer de votre résistance physique.

D. dit: 16 septembre 2018 à 10 h 09 min

Si le gouvernement voulait vraiment s’occuper des pauvres, il rendrait réellement rémunératrice la petite épargne populaire. Ce dont il se contrefout.

Janssen J-J dit: 16 septembre 2018 à 10 h 09 min

@ on se marre. On prépare la descente(8.12)
Ché pas pkoi, elle et sa copine me font toujours penser à Manu et Nadine…, les deux drôlesses bien sympatoches de despentes. Pas froid aux z’yeux et inclassab’, telles… a-théoriques dans l’e.nc.ul.age tarifié et content(king kong T). Parlent pas de l’enc. de brigitte m. par contrasse. Intéressant.
Hier, Abdolrezah Kahani parlait de son film « Les rives du destin ». Y avait là une follepas convaincue, « c’est pas crédible vot’film parce que moi, iranienne, si j’avais été à sa place, mon premier réflexe aurait été d’aller chez mes parents. Or là, on les voit pas ». « C’était pas mon sujet », a-t-il répondu calmement. Failli dégénérer. C’est-i tjs comme ça au mask et la plume des banlieues parisiennes ?…
Un été éprouvant, chacun.e cherche à retrouver ses marques. Ah bon ? pkoi ? La dernière rentrée scalaire à Janson de S. s’est bien passée, parait-il.

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 10 h 04 min

Rose, les gens font du business avec tout, y compris les idées. L’idée est pour une certaine catégorie un matériel de base comme les prolétaires ne possèdent que leur force de travail, la pensée est une force qui mériterait d’être sincère et respectée. Il faudrait encore que les émetteurs soient respectables. Si l’on s’intéresse au profit qui est tiré grâce à cette force de production qui n’est pas le lot de tous on pourra aussi prendre note que personne n’est jamais ou extrêmement rarement désintéressé au delà du gagner sa vie , une vie plus ou moins confortable, plus ou moins luxueuse construite sur un travail. De là à voir que tous les businessmen de la pensée sont en règle que ce soit avec leur conscience, le fisc, leur propre combat il existe une marge. Tout le monde veut faire fortune, chacun a cependant un schéma différent de ce que sa fortune serait .

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 8 h 47 min

Rose, et bien que je ne ne dois en possession d’arguments convaincants ou de solutions , l’impression que tout ceci me laisse est que ce gouvernement prendra pour amoindrie le déficit de l’argent partout où les gens n’ont pas les moyens de se défendre. C’est pas génial , je le concède et j’attends de pouvoir en distiller une opinion meilleure.

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 8 h 39 min

Des politiques qui publient…du nième livre de personnes éminents , la multiplication du pain, la source intarissable.

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 8 h 33 min

Affidés, correcteur, des tas de gens se font du fric sur l’idéal en utilisant l’appétit très french cancan du public entre autres choses.

Bételgeuse dit: 16 septembre 2018 à 8 h 31 min

Rose, je vois d’un assez mauvais œil l’esquisse de la réforme du droit de succession s’adressant à tous héritages au delà de cent mille euros, Sarko je crois avait oeuvrè CV de façon à ce que lri petites successions ne soient pas lourdement taxées, Mr Castanet qui est à l’origine e de cette idée devrait, à mon humble avis, y réfléchir. Pourquoi exhonerer par différents biais les fortunes afin qu’elles investissent si c’est pour taxer tout le monde au final via les successions, cent mille euros c’est le prix d’un studio dans une petite ville. Sinon, pour l’idéal, les idées, que font nbre d’intellectuels ou assikes qui profitent de leur notoriété pour innondere marché du livre de productions pas indispensables, la même chose que ce que vous dénoncer sans parler des polity qui exigent pour mettre du beurre dans leurs épinards.

rose dit: 16 septembre 2018 à 8 h 12 min

on se marre.
On prépare la descente.
Ils nous regardent.Dégoulinantes.
Je leur dis on arrive de Marseille. On est parties il y a trois jours.
On a remonté le Rhône on a tourné à gaucho, remonté la Durance, Touré à droit e remonté le Verdon.

ce que je dis ensuite, iils ne me croient plus. Elle est obligée de dire que c’est vrai.
On se prépare pour le Mississipi.

Ils viennent de Seine et Marne, en vacances. Nous on vit ici. On cherche des coins plus isolés encore.

rose dit: 16 septembre 2018 à 8 h 03 min

je ne sais pas comment on en arrive à parler de macron.
On canote
Elle me dit il se fait sucer par benallah.
je lui présente mes excuses pour ma grossièreté -prolégomène, plutòt que pro Ségolène- et je lui réponds non il se fait en.. .er.
et il aime ça. Se la faire mettre bien profond par benalala.
Elle conclut oui et il nous le rend bien. Nous on se la fait mettre bien profond tous les jours par lui.

Macron le président qui en…e les français.

+ tard, au glacier- citron vert/chocolat quelle association, la chantilly me fait baver, patronne et serveuse complaignent -comme toi- sur les gens pressés et de mauvais poil.

Normal.
Quand ts les jours tu te fais sodomiser par ton président, et que tu n’aimes pas ça, Comment veux-tu être de bonne humeur ?

rose dit: 16 septembre 2018 à 7 h 49 min

gouvernement de suicidés :
Hulot son frère
Nyssen son fils
Castaner son père

aux idées de génie. J’ avoue que faire payer la redevance TV aux gens qui n’ ont pas la télé, c’ est plus fort qu’ arnaquer le fisc sur du bâti hors autorisation su patrimoine des monuments historiques. Chose banale.

Castaner brillant, je n’ y crois pas un instant.
Opportuniste et doué au poker semblent plus proche de sa réalité.

Hulot fidèle à ses idéaux ? En ayant
bâti sa fortune dessus. reste à prouver. Bâti-t-on une fortune Sur des idéaux ?

——
nota : la/ les manipulations se pratique/nt en sous-mains.
nota bis : ai mangé un fish and chips extraordinaire comme à Soho, ds un trou du q du monde. Hier soir.
nota ter : moi aussi j’ ai l’ alcool triste. C’est ce qui a fait que je n’ ai pas bu.

——-
Bon dimanche.

vedo dit: 16 septembre 2018 à 3 h 27 min

« esprit staliniste, … petit cerveau autoritaire ». Ceux qui me connaissent seraient surpris. Mais une bêtise reste une bêtise. Je me suis trompé d’endroit. Pardon.

Mauvaise pensée dit: 16 septembre 2018 à 2 h 34 min

Depuis quand l’invective est-elle un argument sauf à en faire une perversion parodique de l’argument d’autorité?

Pablo75 dit: 16 septembre 2018 à 1 h 27 min

@ hamlet Puck-Puck l’Homelette, dit Monsieur Wkipédio, alias x (le grand enc.uleur professionnel de mouches en plein vol), alias vedo l’analphabète au QI de poule cacochyme, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison», l’antisémite hystérique qui confond le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, le négationniste fauris.sonien pour qui la Shoah équivaut à des polémiques sur un blog et qui, en plein crise de délirium tremens traite Proust de nazi pour avoir utilisé l’expression « rat de bibliothèque » qui date de 1850, la pu.te masochiste à la retraite qui vient ici se faire tabasser en public parce que c’est la seule chose qui l’excite encore, l’ordure à l’âme de collabo qui essaie de passer pour un professeur d’éthique croyant que les gens son analphabètes, le fou à qui les infirmiers de Sainte Anne laissent venir ici pour qu’il vomisse les insanités qu’il hurlerait sinon dans les couloirs de l’hôpital, le sinistre trou du c.ul argentin complexé par ses neurones de raté définitif, le sous-homme, la sous-me.rde, l’ét.ron puant de hyène enragée…

Qu’est-ce que tu as ce soir? Ta femme t’a battu et tu viens te venger ici, avant de pleurer tout seul dans ton lit toute la nuit? Tu es si lâche?

Petit Rappel dit: 16 septembre 2018 à 0 h 35 min

JJJ Ou,Dans Beugnot, dont la parution du texte s’est étendue sur des années, dont deux ultérieures à la mort de Chateaubriand?
La généalogie des Pontécoulant se trouve très facilement sur le net.
Bien à vous.
MC

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 23 h 28 min

Oui, la canicule parisienne a été dure aussi, renato. J’y suis allé mollo. Mais avec cet été indien, je compte me rattraper !

renato dit: 15 septembre 2018 à 22 h 32 min

Surmenage, Bételgeuse et Jacques ; après l’été torride que nous avons connu, j’ai vécu une première dizaine de septembre très active, la moitié du temps perdu en voyages, soirées mouvementées, etc., puis le chaud est revenu et il paraît que je ne suis plus si jeune que mon aspect extérieur le déclare

hamlet dit: 15 septembre 2018 à 21 h 57 min

« Un revenu universel en France alors que la dette française croit à la vitesse de 3.000 euros par seconde, que ce pays ne fait pas un budget équilibré depuis plus de 40 ans (contrairement à l’Allemagne) et que le troisième poste de dépense de l’État (42 Mds d’euros) est le paiement des intérêts de la dette (pas le remboursement, mais uniquement les intérêts – ce qui fait plus de 400 Mds d’euros chaque décennie !!)? »

le petit nazillon regrette peut-être l’époque où les sociétés allemandes allaient prendre de la main d’oeuvre gratuite dans les camps…

hamlet dit: 15 septembre 2018 à 21 h 47 min

et l’autre nazillon qui traite les autres d’autoritaires alors que lui dit savoir distinguer ceux qui ont une vie utile de ceux qui ont une vie inutile.

il n’y a bien que les petits nazillons qui sortaient des trucs de cet acabit.

cela dit, je reconnais que c’est dur d’admettre qu’on est un petit nazillon, surtout quand on en est un…

hamlet dit: 15 septembre 2018 à 21 h 40 min

c’est bien dans l’esprit baroque de boucler les boucles, Bach, appelé aussi « l’ami Jean-Sébastien », les aurait composées sur son clavecin, clavecin-luth, son ami le luthiste Weiss, autrement nommé « l’ami Léopold » l’aurait aidé pour éviter les doigtés scabreux, Leonhardt, émouvant d’écouter l’ami Léonard les rejouer une dernière fois en public.

l’esprit « baroque » est tellement supérieur à celui « romantique » que je n’échangerais pas la totalité des oeuvres « romantiques » (incluant celles de « l’ami Frantz », même celle dont on peut entendre l’angoisse de la mort dans sa dernière sonate en sib) contre une seule mesure de ces suites pour luth :

https://www.youtube.com/watch?v=UUy0VJfD_o8

christiane dit: 15 septembre 2018 à 21 h 30 min

@Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 19 h 14 min
Oui, Jazzi, un film qu’on déguste tant il est fin, subtil et beau.

poussière dit: 15 septembre 2018 à 21 h 15 min

le coup de fourchette j’en ai vu au moins deux dans 37,2 le matin et la petite voleuse mais dans la main du fils je ne vois pas

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 21 h 04 min

Sur les larges trottoirs des boulevards parisiens on voit de plus en plus de piétons roulants, montés sur une roue électrique et de bien d’autres instruments du même type. Quand j’écrivis mon conte des Homobiles, publiés à la fin de mon Goût de la marche, en 2008. Un conte où les hommes ont des roues à la place des jambes et un tuyau d’échappement pour tout sexe… La réalité rejoint la fiction ? Mais pas de la même façon que je l’avais imaginé. La réalité a raison. La réalité c’est la fiction de la fiction !

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 20 h 46 min

 » J’ai aussi enfoncé les pointes d’une fourchette sur le dos de la main de mon fils. »

Je vois bien le plan, Clopine, mais je ne me rappelle plus du film ?

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 20 h 43 min

« pour respecter les délais du prêt. »

A Paris, on peut prolonger plusieurs fois les délais, Bételgeuse. Pas chez vous ? Beau programme de lectures à digérer ?

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 20 h 19 min

Jazzi, j’ai repris ma lecture du second tome de l’HSQ et j’ai emprunté ce matin un Malaparte, un Saramengo, un Mann, un Woolf ainsi que entretiens J Gracq. Et je ne suis pas une rapide, je crains de devoir poser l’HSQ pour respecter les délais du prêt.

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 20 h 15 min

Repos, Renato, privé de déplacement et de dépenses physiques. Il vous reste tout un cosmos! J’espère que vous vivez comme moi avec un animal de compagnie et que vos amis vous rendent visite.

Pablo75 dit: 15 septembre 2018 à 19 h 36 min

@ Bételgeuse

« le sentiment que j’ai de mon insignifiance. »

C’est bien. Prendre conscience de son insignifiance est le premier pas vers la compréhension de l’essentiel, selon tous les mystiques.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 19 h 33 min

« Un conseil pour tes passages (heureusement rares) ici qui vaut aussi pour l’extérieur: si tu n’es pas maso, occupe-toi de tes fes.ses. »

Pablo75 s’est transformé en pitbull !

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 19 h 31 min

C’est que vous n’êtes pas prête, Bételgeuse, c’est une merveille, dans la lignée du Don Quichotte ! Je vous souhaite d’y entrer le jour venu…

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 19 h 20 min

Jazzi, j’avoue que j’ai menti, Jacques le fataliste attend encore que j’en acheve la lecture, le début m’a pompé l’air. Lecture ajournée.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 19 h 20 min

A l’issue d’une première lecture rapide, Clopine, je dirais : Hiroshima mon amour, les Valseuses, Hôtel du Nord, La Leçon de Piano et Les Demoiselles de Rochefort…

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 19 h 16 min

Renato, que nous vaut votre présence passées les heures très matinales qui habituellement sont votre créneau ? Des intempéries chez vous?

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 19 h 14 min

Bien d’accord avec toi, Christiane, « Mademoiselle de Jonquière » est un film charmant et bougrement intelligent. Fidèle à l’esprit de Jacques le Fataliste » de Diderot le Subtil. Une mine pour les scénaristes ! D’un épisode, Mouret en fait un conte moral à la manière de Rohmer. Ici, l’amour triomphe de la haine. Madame de La Pommeraye, pleine de l’idée de vengeance et de ressentiment contre le marquis des Arcis, cède le pas à la fin à l’amour et à l’innocence, à défaut de chasteté, à mademoiselle de Jonquières, belle comme une muse sortie tout droit d’un tableau de Botticelli…

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 19 h 13 min

Jazzi, 11h35, un peu d’affection ne nuit pas. Pour une fois que je ne me prends pas un seau d’eau sur la tronche , je ne vais pas me plaindre. JJJ est sympa avec moi, pour la flatterie je crois que même à haute dose elle ne réussirait à produire l’effet désiré , à savoir transformer le sentiment que j’ai de mon insignifiance.

Pablo75 dit: 15 septembre 2018 à 19 h 12 min

@ vedo

« il me semble que les contributions ici devraient se rapporter, d’une façon ou d’une autre à l’article initial. »

Tu es qui pour venir ici dire ce que les gens doivent faire? Un commentateur quelconque à l’esprit staliniste?

Quant aux « choses qui paraissent justes mais sont complètement fausses » en économie, ta phrase sans preuves est aussi vide de sens qu’a l’air de l’être ton petit cerveau autoritaire.

Un conseil pour tes passages (heureusement rares) ici qui vaut aussi pour l’extérieur: si tu n’es pas maso, occupe-toi de tes fes.ses.

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 18 h 56 min

La falsification élyséenne intégrale :

« Les mugs initialement commandés par l’Elysée pour être vendus sur le site Internet boutique.elysee.fr et au palais ce week-end, étaient faussement estampillés « Porcelaine de Limoges ». »

clopine dit: 15 septembre 2018 à 17 h 43 min

Jazzi (et les autres aussi, s’ils ont envie de jouer bien sûr), je me suis amusée à mon tour :

Cinéfille !

Et moi, qu’ai-je fait au cinéma ? (films ou personnages, hein !)

Je crois bien que je suis montée sur un bateau toute nue, mais cependant enveloppée de la toile cirée d’un canot de sauvetage. J’ai aussi enfoncé les pointes d’une fourchette sur le dos de la main de mon fils. J’ai estimé que mes petits neveux et nièces étaient d’affreux êtres sans véritables cous. J’ai pris mon pied pour la première fois avec un type minable, et qui sortait de prison. J’ai écarté toutes mes contrariétés rien qu’en disant « taratata ! » J’ai fait soigner mes dents pourries grâce à l’argent de mes tout premiers livres. Je me suis assise sur un banc à Manhattan avec un type à lunettes. J’ai distribué du papier toilette japonais. J’ai joué du piano sur une plage de Nouvelle-Zélande, mais aussi dans une ambassade où mon fils était retenu. J’ai emporté des inséparables sur un bateau à moteur. Je crois que j’ai tout vu, à Hiroshima. J’ai valsé avec un ébéniste. J’ai eu une gueule d’amosphère. J’étais prof de danse, dans une ville de province. Je me suis mise en biostase avec Jones pour revenir sur Terre. Et j’ai jeté mes lunettes inutiles depuis la plate-forme d’un train !

christiane dit: 15 septembre 2018 à 17 h 24 min

« La femme des sables »…
Dans le film, l’imagerie des insectes va être remplacée par celle de corbeaux, symbole de la liberté.

renato dit: 15 septembre 2018 à 16 h 25 min

Abe Kōbō — Hiroshi Teshigahara
Affiche japonaise du film ou couverture du livre, l’objet en ce moment me fuit, gisèle.

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 15 h 16 min

Gisèle, pardonnez mais je decouvre ce terme pour décapitation? en revanche il me semble que l’exposition présentait une représentation de sainte Agathe, si cela peut satisfaire votre curiosité, j’imagine que cela vaut bien une décollation.

gisèle dit: 15 septembre 2018 à 14 h 56 min

@ Renato,19h31. Je ne comprends pas du tout le lien que vs établissez ente Abe Kobo, Teshigahara( la femme des sables) et l’illustration, un corbeau noir?
Je n’y vois aucun rapport; j’aime autant le livre (en trad)que le film; intéressant, le film est quasiment muet,mais son rythme reflète bien la narration précise du roman ( 400p ,plus ?)

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 14 h 35 min

Sérieusement, on a vu son incompétence quand il a traité du dernier John Le Carré. Même PaulEdel a admis que cet article de Neuhoff ne valait rien. Chaque semaine il recommence, comme si de rien n’était.

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 14 h 35 min

La haine du désir
(paru chez Bourgois en 1978 et en poche en 1984 et 1994)

Si la question de la haine fait sens pour vous, même celle qu’on n’éprouve pas forcément mais qu’on retrouve à l’oeuvre, venue on ne sait d’où, ravageant ce qu’on fait et cassant le désir; si les questions de blocage, compulsion, culpabilité, pensée obsédante font sens pour vous; si l’idée vous tente de renouveler les vieux concepts de l’hystérie par les repères plus précis du devenir femme et de ses impasses, notamment du point de vue de la transmission du féminin et du rapport mère-fille; si vous vous demandez comment tout cela se rattache à d’autres formes de haine plus sociales et collectives (comme celles qu’on nomme à tort « racisme »); alors ouvrez ce livre, et lisez tranquillement. Quelques mouvements devraient s’en suivre.

gisèle dit: 15 septembre 2018 à 14 h 34 min

Renato, x, Bételgeuse. A propos d’Artemisia. Je n’ai pas le contenu complet de l’émission de ce soir(G.B. 2016)que je verrai. J’ai lu et je posséde l’histoire de la peinture italienne ,de Roberto Longhi,en fr; mais non les oeuvres complètes ! nobody is perfect. J’ai lu (mais ne possède pas) l’Artemisia d’Anna Banti.L’expo à laquelle je fais allusion, avait lieu, au Louvre (petite expo comme il y en a au Louvre, et non consacrée à Artemisia)c’était en 1996 ? il faut que je retrouve le catalogue. Elle était une réflexion sur les décollations. Le Louvre aurait bien aimé vendre, entre autres, un livre sur Artemisia, la responsable du rayon italien de la librairie du Louvre n’en avait trouvé aucun, confirmé par le commissaire de l’expo. Il ne s’agissait pas de livres sur la peinture italienne. J’ai lu le livre d’Alexandra Lapierre, qui disait sa fascination et ses recherches, livre qui ressemble plus à un roman qu’à une biographie; le Découverte-Gall est très différent. Si renato et x ont de meilleurs éléments, je suis preneur(e).récents, bien sûr.
Bételgeuse, excellent lien : je connais le Musée Fabre, j’ai habité place Chabaneau. Superbe expo sur le Caravagisme , les décollations et…Artemisia,2012.Si vs y habitez, chanceuse vs êtes.
nb: je lis l’italien, mais à petites doses; Renato est,à ce qu’il me semble, bilingue.

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 14 h 32 min

Hier le Figaro littéraire a recommencé à paraître, après la coupure estivale. Et zou ! Neuhoff était là, avec son article insipide, le même qu’avant les vacances, comme si rien n’avait changé. Quel que soit le livre dont il est censé traité, Neuhoff se débrouille pour le résumer à partir de la quatrième de couverture, sans jamais en lire une ligne à l’intérieur. Et il s’en tient là, il ne donne pas son avis, évidemment (il n’en a pas). Et il est payé pour ça !

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 14 h 27 min

Elle n’osera jamais dire qu’elle est de la même famille qu’Eric Neuhoff, ce journaliste littéraire paresseux, qui écrit toujours le même article insignifiant depuis des décennies. La honte ! C’est d’ailleurs dommage, car elle a l’air très sympa, elle.

Chtimimi dit: 15 septembre 2018 à 14 h 21 min

Par contre, si je me souviens bien (on ne rit pas !), dans le film Lacombe Lucien, l’instit résistant est joué par Jean Bousquet !

Chtimimi dit: 15 septembre 2018 à 14 h 11 min

Quoi de neu(hof)f ?

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 9 h 19 min
Vous êtes parente avec Eric, Alexia ?

Retrouvé sur le fil ‘lui c’est lui, moi, c’est moi’
Alexia Neuhoff dit: 19 mars 2014 à 8 h 58 min
Jacques Barozzi dit: 19 mars 2014 à 13 h 01 min

Jamais pensé à poser la question depuis tout ce temps ?
Peut-être des trous de mémoire ? C’est comme ça que ça commence, la maladie de…. de… ah, ça va me revenir… Ben non.

hamlet dit: 15 septembre 2018 à 13 h 53 min

– pardon mon ami, dit ma mère, n’avez vous pas oublié de remonter la pendule ?
– Grand Dieu ! s’exclama mon père, depuis la création du monde, une femme a-t-elle interrompu un homme par une question aussi sotte !

C’est ainsi que Tristram Shandy décrit le moment de sa conception.

Que faut-il y voir ? Comment le comprendre ?

L’habitude, une vérité héritée d’un fait habituel, l’imagination tirée d’une association d’idée etc… Sterne était un bon lecteur de Hume, il avait tout compris, et il avait su utilisé ses talents d’écrivain pour mettre en roman la pensée de David.

Le mari trouve que la question est « sotte », pas Hume, au contraire, la question de sa femme montre que l’absurdité de la vie démarre à ce moment-là, quand les spermatozoïdes vont voir leur course dérangée par une question « sotte », la progression normale, attendue, qui concevoir Tristram se transforme en une course confuse.

La naissance de Tristram se fait sous le signe d’oublie entrainant un changement d’habitude qui va être à l’origine de la « question sotte ».

Cette naissance de Tristram était censée représenter toutes les conceptions de tous les êtres depuis la création du monde, en les plaçant sous l’égide de l’absurdité.

L’universel et le particulier ? le particulier et l’universel ?

Qu’est-ce qui a changé dans la littérature ?

Comment en est-on arrivés là ?

Quelqu’un pourrait-il me rassurer en me confirmant que l’éditeur de cette dame n’a été guidé que par des raisons d’argent, en se disant ce genre d’histoire « devrait bien se vendre » ?

renato dit: 15 septembre 2018 à 13 h 53 min

La famille, la famille… c’est vite dit. Le bistrot et la banque bien à part, il y avait sur la place où habitait ma mère deux vieux magasins une « latteria » meublée avec du beau mobilier sécession viennoise et une ancienne quincaillerie dont le propriétaire, descendant d’une ancienne famille de métallurgistes milanais et très à l’aise, était la représentation même du bonheur. Puis sa femme murut : il vendit le magasin et il se réduisit à consommer ses journées — par tous le temps — assis sur un banc public, en un rien de temps il perdit beaucoup de poids et huit ou neuf mois après la mort de sa femme il murut. Personne dans le quartier ne suspectait qu’un amour si fou ait pu animer ce couple.

vedo dit: 15 septembre 2018 à 13 h 39 min

Il y a des contributions très intéressantes sur la rdl, et qui n’ont aucun rapport avec l’article, mais pour ce qui est de l’économie, on ferait mieux de s’abstenir, croyez-moi.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 12 h 27 min

Légèreté, dites-vous, renato ! Un beau témoignage parmi les commentaires sur votre lien…

« Daniel Negrini

I’m an oncologist (a doctor that treats cancer). Last year (2017) I had a patient with terminal cancer that had all Floyd’s albuns artworks tatooed over his body. He was the biggest Pink Floyd fan in the world for sure. He was hospitalized in his last 2 weeks of life and I used to visit him as a doctor almost every day. Since I’m also a Floyd’s fan, in every visit we talked a lot about Pink Floyd, even more than about his disease or simptoms. I told him that « Live in Pompeii » was my favourite album and two days before his death he gave me his copy of the « Live in Pompeii » DVD. It was an amazing and meaningfull gift. RIP man !! Pink Floyd forever ! »

D. dit: 15 septembre 2018 à 12 h 09 min

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 11 h 58 min

Sinaï viendrait de » Sinea « , la haine, car la Révélation a entraîné la haine des autres peuples contre Israël…

Pas préciséement. Ça vient de la lettre Shin et de la symbolique qui lui est associé. C’est la rédemption qu’il faut voir dans le Shin. La traversée du Sinaï était un acte rédempteur.
Plus tard, Jésus accomplira pour le hommes l’ultime car divine et définitive Rédemption.
Il suffit d’ailleurs d’ajouter un shin aux lettres de YHWH (Yahvé) pour obtenir Jésus : YHSWH (Yeshoua).

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 12 h 02 min

Vous consultez
8 – De quoi la haine – actuelle – de la psychanalyse est-elle le nom ? ou La psychanalyse est un acte de parole

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 11 h 58 min

Sinaï viendrait de  » Sinea « , la haine, car la Révélation a entraîné la haine des autres peuples contre Israël…

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 11 h 15 min

« J’ai écrit une nouvelle intitulée Un pays de crème glacée. »

???

« J’ai applaudi Sally Bowles sur la scène du Kit-Kat à Berlin »

Cabaret.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 11 h 10 min

Pour le volcan et la disparition d’Anna, c’est L’Avventura d’Antonioni, Clopine. Sinon, on peut dire que tu as gagné haut la main. Moi même je ne les ai pas tous identifiés…

clopine dit: 15 septembre 2018 à 11 h 09 min

Je crois que je ne trouverai pas le reste, parce que je pense n’avoir pas vu les films en question, tout simplement;

Quelques indices supplémentaires ???

J’ai quelle note ?

clopine dit: 15 septembre 2018 à 11 h 07 min

Miranda séquestrée dans une cave, je sèche. Bon, il y a un peu la même dans le silence des agneaux, mais je ne pense pas que c’est à ce film que la citation fait allusion.

Pour le silence des agneaux, le texte aurait dit un truc du genre : j’ai rendu visite à Hannibal Lecter au bout d’un épouvantable couloir…

clopine dit: 15 septembre 2018 à 11 h 02 min

Par contre, ça : Rue de l’Alboni, j’ai loué un appartement de 120 mètres carrés qui donnait sur la tour Eiffel et le métro aérien, je me demande bien ce que c’est. Je ne vois que le dernier tango à Paris, mais je ne me souviens pas avoir vu la tour eiffel pendant que Brando sodomisait/violait Maria Schneider.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 11 h 02 min

« Rue de l’Alboni, j’ai loué un appartement de 120 mètres carrés qui donnait sur la tour Eiffel et le métro aérien. »

Celui-ci est réputé à cause de l’usage particulier d’une tablette de beurre, Clopine !

clopine dit: 15 septembre 2018 à 10 h 58 min

Si c’est pas Pierrot le fou, c’est à bout de souffle. Mais je dirais qu’il y a les deux, à cause de celle qui ne sait pas quoi faire… (pendant qu’on parcourt sa ligne de hanches, ahaha)

clopine dit: 15 septembre 2018 à 10 h 56 min

Deliverance, bien sûr, je suis conne… Lacombe lucien, aussi… Et taxi driver (à damiers !)…

Bon il m’en manque encore…

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 10 h 55 min

« Les pieds dans la cendre, j’ai escaladé les pentes du Stromboli. Sur l’île d’en face, quelqu’un appelait en vain une femme nommée Anna. Sur les Champs-Elysées, j’ai acheté le New York Herald Tribune à une Américaine en tee-shirt blanc. Elle avait un accent adorable et les cheveux coupés très court. »

Pour ces deux-là, tu fais une confusion, Clopine !

Janssen J-J dit: 15 septembre 2018 à 10 h 54 min

En remontant le fil de Morphée de la nuit
– lu depuis cette « rentrée » trois romans français, deux détestables ou franchement faiblards (Ferrari ; Bosc) et un très convenable (Mathieu), et puis deux « très à part », Coetzee (la Costello vieillissante) et Guyotat (fin de sa trilogie biographique, comme un traité d’Idiotie). Mais tout cela reste écrasé sous la chape du Chateaubriand dont je ne me remets pas (lourd)… Et la moitié reste encore à venir l’an prochain, si je ne l’ai pas suivi entre temps dans la tombo-là…
-> Lire les Echos tous les jours pour mieux discuter avec Bérénice ?… Mais « l’économie » du monde de la croissance représentée par D. Seux me traumatise et me fatigue, qui dit tout et son contraire tous les jours. Et pourtant, faut bien se tiendre au courant des généralités. Les fiches résumé de Béré me conviennent bien à cette gare. Je me fais les mêmes objections qu’elle, généralement. J’apprécie beaucoup son zèle pour les formuler, et recadrer les objections des co.nnards qui font que d’l’emme.rder. Ne vous laissez pas faire avec les lapsus d’écriture, même s’ils sont savoureux. Ses gros doigts roses n’arrivent pas à s’adapter à son smartphone, y’aurait un roman désopoilant à écrire la-dessus. Une méridionale bien attachante aux doigt tachés et fâchés.
@ veto a dit « il me semble que les contributions ici devraient se rapporter, d’une façon ou d’une autre à l’article initial ». Meu nan ! Voilà t’un faux « semblant », propos d’un naïf fraichement débarqué sur la chaîne. Dites-lui que la rdl sert à tout, y compris à la cause des abeilles, mais pas à causer des LIVRES (quant au caracatère républicain de la cuserie, lui dire qu’il atteint vite ses limites). Au passage des bee gees, on signale un nouveau roman très « latourien » de Richard Powers sur papier recyclé des grands arbres. Hum/Miam… (Je pars me l’acheter avant d’aller au marché). On nous parle d’un nouveau film d’Audiard pour mercredi, les frères Soeurs, un cinéaste jamais décevant.
Bref, le panier Kulture est bien rempli pour la semaine, heureux élu, et en plus de quoi manger à sa faim. En musique… en plus. Sur Mezzo HD hier : Agrippina d’Haendel dans une mise en scène viennoise à couper le souffle je reviendra surement voir la suite. A +

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 10 h 51 min

Celui-là est facile, Clopine !

« J’ai conduit un taxi jaune à damiers le long de la 42e Rue, puis je me suis tondu le crâne à l’iroquoise. »

clopine dit: 15 septembre 2018 à 10 h 44 min

Chic, un jeu !

Alors, à la première lecture et en vrac, j’ai identifié Psychose, la nuit du chasseur, apocalypse now, pierrot le fou, la dolce vita, china town, certains l’aiment chaud, Le lauréat, manhattan cow boy, le feu follet, vol au-dessus d’un nid de coucous, shining, cabaret, stromboli, le troisième homme, un après-midi de chien…

faut que j’y retourne pour le reste !!!

renato dit: 15 septembre 2018 à 10 h 13 min

Anna Banti a beaucoup écrit sur la condition de la femme dans l’histoire, x, et son Artemisia est un bon exemple de son approche. Merci de l’avoir rappelé.

Puis il y a The Passion of Artemisia de Susan Vreeland, 2002 il me semble — d’elle voir aussi Girl in Hyacinth Blue, à propos d’un tableau imaginaire de Vermeer —.

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 9 h 57 min

Ce livre s’inspire de l’article de Donald WinnicottLa haine dans le contre-transfert. Cet article est issu d’un texte que Winnicott avait présenté à la Société britannique de psychanalyse le 5 février 1947 sous le titre de Quelques observations sur la haine. Il y aborde des thèmes devenus depuis centraux pour la psychanalyse : la haine que les psychanalystes peuvent éprouver à l’égard de leurs analysants mais aussi celle que les psychiatres manifestent par la violence même de leurs méthodes et, enfin, la haine des mères envers leurs enfants. Winnicott adoptait une démarche qui était et qui demeure provocatrice, à tel point que nombreux sont ceux parmi les analystes à préférer ne pas en tenir compte.

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 9 h 47 min

Portrait d’un ciné-fils

« Je me présente. J’ai conduit un taxi jaune à damiers le long de la 42e Rue, puis je me suis tondu le crâne à l’iroquoise. Un bandeau rouge autour de la tête, j’ai joué à la roulette russe dans un tripot de Saigon. J’ai empaillé le cadavre de ma mère et l’ai gardé dans une cave. J’ai kidnappé Katharine Ross à l’église le jour de son mariage. La cérémonie avait à peine commencé. Sa longue robe blanche l’empêchait de courir. Dans le bus, au dernier rang, Rico Rizzo était en train de cracher ses poumons.
J’ai descendu la via Veneto au volant d’une décapotable. J’ai embauché Marianne Renoir comme baby-sitter. Elle ne savait jamais quoi faire. Les pieds dans la cendre, j’ai escaladé les pentes du Stromboli. Sur l’île d’en face, quelqu’un appelait en vain une femme nommée Anna. Sur les Champs-Elysées, j’ai acheté le New York Herald Tribune à une Américaine en tee-shirt blanc. Elle avait un accent adorable et les cheveux coupés très court. J’ai tenté de m’évader d’un hôpital psychiatrique avec McMurphy. Je suis entré tout habillé dans la fontaine de Trevi en compagnie d’une suédoise aux gros seins. J’ai écrit une nouvelle intitulée Un pays de crème glacée. J’ai poursuivi Harry Lime dans les égouts de Vienne. J’ai bu des moloko plus dans une boîte de nuit. Un voyou de Los Angeles m’a tailladé la narine gauche. Rue de l’Alboni, j’ai loué un appartement de 120 mètres carrés qui donnait sur la tour Eiffel et le métro aérien. J’ai suivi une cure de désintoxication dans la clinique du docteur de la Barbinais. Tout un hiver, j’ai été gardien de l’hôtel Overlook. J’ai descendu une rivière des Appalaches en canoë. J’ai applaudi Sally Bowles sur la scène du Kit-Kat à Berlin. J’ai braqué une banque en scandant « Attica ! Attica ! ». J’ai séquestré une certaine Miranda dans la cave de ma maison de campagne. J’ai été pianiste dans le bar de Plyne avant de m’enfuir avec Léna la serveuse. Je me suis tatoué « Love » et « Hate » sur les phalanges. J’ai été bloqué dans l’ascenseur des entreprises Carola après avoir assassiné mon patron. J’ai chanté Cavalleria Rusticana au Teatro Massimo de Palerme. Je me suis engagé dans la Gestapo de Figeac en juin 1944. J’ai aimé l’odeur du napalm au petit matin. Je sais bien que personne n’est parfait. Tout ce qui est arrivé depuis Mai 68 est personnellement dirigé contre moi.
Déjà la nuit précédait les étoiles. Merde, j’étais encore à Saigon.
Les flics ne m’auront pas vivant. »
(Eric Neuhoff, « La séance du mercredi à 14 heures », La Table ronde, 1998)

christiane dit: 15 septembre 2018 à 9 h 39 min

@Alexia Neuhoff dit: 15 septembre 2018 à 8 h 52 min
Exact !
il faut dire que la présentation de ces romans de rentrée est difficile à commenter, même avec des extraits des livres, car ils sont très nombreux et non lus par les commentateurs. La sélection offerte par ce billet (1 et 3) est assez sombre. L’enfance blessée qui parle de la tombe ou le psychopathe qui jouit d’écorcher un chien. Brrr ! Il faut aimer suivre ces lectures, fussent-elles remarquablement écrites, avant, un viol comme entrée dans la folie, un amour lesbien qui finit dans la mort et entre deux, Malaparte et son obsession de la guerre et de ses horreurs. Alors, on migre, qui vers la peinture, les costumes de scène, qui vers la musique, qui vers les commentaires xénophobes de D et sur une petite phrase du billet, qui vers l’amour ou la haine. Joignez à ces … actualités la journée du Patrimoine et ses merveilles dévoilées, d’autres livres que nous lisons, la radio ensorceleuse… Ces fils de commentaires, en automne réveillent d’obscures blessures et des souffles noirs montent des mots. Vous vous arrêtez pour en contempler le flot un peu confus, triste de n’y trouver que peu de littérature.
W.Gombrowicz écrivait dans son Journal : « Que nous reste-t-il ? Les écorces de nos choix, de nos plus subtiles démissions, de nos fausses sérénités, (…) Il faut donc attaquer du dessous, recourir aux biais, apparemment infantiles. Jouer, mais froidement, la mort au cœur, la mort d’une certaine décadence. Jouer le jeu pour venir à bout du jeu, simuler (…) bréviaire quasi anonyme de toutes les guerres, de tous les maquis, de toutes les guérillas aristocratiques à venir. »

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 9 h 35 min

L’amour n’est pas aimé, Et Alii !
Voyez Alexia Neuhoff qui, dès qu’on sort le mot amour, parle de sacristie !

Et Alii dit: 15 septembre 2018 à 9 h 33 min

arendt
. Heidegger ayant refusé de diriger sa thèse, il l’a en effet envoyé à Karl Jaspers, un humaniste allemand avec qui elle se lie d’une amitié sans faille et qui restera son vrai maître jusqu’à sa mort, en 1969. La thèse d’Hannah Arendt, Le concept d’amour chez Saint Augustin, est publiée en 1929. Elle commence à s’intéresser à l’histoire et à la politique, prend conscience de sa condition juive, de l’antisémitisme et de la montée du nazisme.

x dit: 15 septembre 2018 à 9 h 25 min

Gisèle et Renato (qui le sait) : entre les deux, le livre d’Anna Banti, (élève puis épouse de Roberto Longhi), Artemisia, était paru en Italie en 1947 et il avait tout de même été traduit en français en 1989.

Alexia Neuhoff dit: 15 septembre 2018 à 8 h 52 min

La République des livres se singulariserait-elle ? De plus en plus la République Du Livre ! Atmosphère de sacristie…

Jazzi dit: 15 septembre 2018 à 8 h 32 min

« Saint Jean dit : « Dieu est amour ». Cet enseignement se retrouve dans toutes les traditions et religions. De l’Egypte antique à la Chine, en passant par l’Inde, l’Amérique du Sud… il est universel et naturel. La vie est amour, c’est un état de conscience, une façon d’être et de voir le monde. »

Je dois être essénien sans le savoir, renato ! L’amour n’a rien à voir avec la haine…

renato dit: 15 septembre 2018 à 7 h 42 min

« Demain samedi à 20h40 La saison italienne Artemisia Gentileschi50mn. Il y a 20 ans Artemisia était inconnue. J’avais vu l’un de ses tableaux ,au Louvre, dans une petite expo sur « les décollations »…Aucun livre;ni en France, ni en Italie.Confirmé par le commissaire de l’expo.Un ou 2 ans plus tard paraissait une biographie très romancée d’Alexandra Lapierre. Puis, bien plus tard ,l’expo parisienne ,avec la parution du Découverte-Gallimard, d’Alexandre Lapierre qui avait retravaillé le sujet. »

gisèle, il ne faudrait pas exagérer, en 1916 Roberto Longhi et Mina Gregori publièrent en revue (L’Arte) un essai sur les Gentileschi (père et fille) ; publié par Sansoni en 1961 dans les Œuvres complètes de Roberto Longhi. Vous savez qui est Longhi, je suppose…

Bételgeuse dit: 15 septembre 2018 à 5 h 56 min

Vedo, le mieux pour l’économie est de consulter les échos, c’est quand même pas très folichon pour la France. Une série d’articles entiers et accessibles explicatifs, dettes, intérêt, mis en rapport avec d’autres états membres, situation de l’Allemagne en regard des pays fortement endettés dans le jeu europeen font la France.

rose dit: 15 septembre 2018 à 5 h 41 min

Maís en vrai, (j’écris vrai, il met beau, le formaté, je suis en mon très fort intérieur ( j’écris suis il met dios, je le surveille désormais quand je tourne le dos), en vrai, mon moi c’est cette petite fille là
https://www.google.fr/search?q=les+trois+brigands&client=ms-android-samsung&source=android-browser&prmd=vin&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjE35yFirzdAhUkyYUKHf2fC_QQ_AUICigC&biw=360&bih=512#imgrc=ZWAXee9gQZHd6M:

que je l’aime beaucoup, beaucoup.

vedo dit: 15 septembre 2018 à 4 h 05 min

Pablo75 13h03
En général, il me semble que les contributions ici devraient se rapporter, d’une façon ou d’une autre à l’article initial. En particulier, pour ce qui est de l’économie, il vaut mieux s’abstenir plutôt que de dire des bêtises (ou des choses qui paraissent justes mais sont complètement fausses).

rose dit: 15 septembre 2018 à 3 h 42 min

sans qu’avec.
Il gémit à l’idée que tu le débranches le correcteur automatique. Si encorenil t’apprenait qq. chose. Mais ríen. Le vide sidéral sans super nova.Le baudrier du bouclier d’Orion, armé. Épée. Bouclier.

rose dit: 15 septembre 2018 à 3 h 39 min

s dans les bras de Morphée. Tu lui confíes ta puissance ab2solue. Tu te laisses

c l’histoire du correcteur et de la chaîne histoire.
toi, tu écfis confiance absolue, lui, derrière toi réecris puissance.
Toi tu es loin devant, lui il croit influer en modifiant tes mots.

La chaîne histoire tu l’as. Alors que tu penses ne pas l’ avoir. Mais, tu n’es pas Plus malheureux dans qu’avec.

Morphée, ce sont des voiles légers.

rose dit: 15 septembre 2018 à 3 h 34 min

Ce n’est pas compliqué.
https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://m.youtube.com/watch%3Fv%3DgHmvfGnX4BM&ved=2ahUKEwjZlpmQ7bvdAhWty4UKHVltAYoQwqsBMAB6BAgJEAU&usg=AOvVaw0PHPMUonr6CIJMV67f9fw-

tu te mets dans les bras de Morphée. Tu lui confíes ta puissance absolue. Tu te laisses glisser.

pas besoin d’apprendre tout. Il découvre hier, le tyran domestique, combien dérisoire est la politique face à la mort qui te glace le sang.

Réchauffer ses vieux os.

Ai renoncé à me réconcilier avec lui.
Hier, ai fait l’effort considérable de ne pas
lui diré, en partant, je t’emmerde.

gisèle dit: 15 septembre 2018 à 2 h 39 min

Jazzi, merci pour les renseignements. Cet après-midi, j’ai acheté le Cahier de l’Herne,Malaparte 330 pages; très clair, avec beaucoup de lettres.Je me suis replongée dans » Kaputt ».Je trouve que le programme de L’Institut est remarquablement varié.. Si vs savez qq chose sur une projection du film, prévenez. Grazie mille.

gisèle dit: 15 septembre 2018 à 2 h 27 min

@Chaîne histoire. La cka^ne histoire figure dans l’abonnement de Free Orange Bouygues Sfr ….il serait étonnant que vs ne la receviez pas 121 125 205 182 89 :
Demain samedi à 20h40 La saison italienne Artemisia Gentileschi50mn. Il y a 20 ans Artemisia était inconnue. J’avais vu l’un de ses tableaux ,au Louvre, dans une petite expo sur « les décollations »…Aucun livre;ni en France, ni en Italie.Confirmé par le commissaire de l’expo.Un ou 2 ans plus tard paraissait une biographie très romancée d’Alexandra Lapierre. Puis, bien plus tard ,l’expo parisienne ,avec la parution du Découverte-Gallimard, d’Alexandre Lapierre qui avait retravaillé le sujet. Mais la vie d’Artemisia comporte encore des zones d’ombre, mystérieuses ( que Wikipedia clarifie !!!!)
La chaîne histoire présente des émissions « historiques, au sens très large du mot.
J’irai voir Noureiev à Moulins,il y a longtemps que je n’y suis pas allée. Les costumes de Leon Bakst pour les Ballets Russes sont des splendeurs.

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 1 h 01 min

Il reste que c’est le Monde, avec sa mauvaise foi coutumière, qui déteste qu’on lui raconte que l’intellectuel de gauche, c’est fini. Même devant l’évidence, ils préféreraient crever !

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 0 h 58 min

Les intellectuels de gauche étaient plus nombreux et avaient beaucoup plus de succès que les rares intellectuels de droite, qui se regroupaient d’ailleurs au Figaro autour de Raymond Aron, sous l’égide de Tocqueville. Pauvre Tocqueville, devenu l’alibi, contre Marx, de tant de penseurs creux et insipides !

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 0 h 54 min

Le Figaro est somme toute assez rancunier : l’intellectuel de gauche lui a fait jadis beaucoup de mal. Le journal putride de feu Serge Dassault est content de son extinction définitive. Un jour, la planète en a eu fini des dinosaures ; aujourd’hui, c’est de l’intellectuel qu’elle célèbre la perte. Sic transit gloria mundi.

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 0 h 49 min

Le Figaro littéraire est paru aujourd’hui, pour cause de grève de la presse putride hier. Une double page sur les intellectuels, avec une interview de l’inaltérable Pierre Nora (qui se prend très au sérieux, même quand il essaie, en vain, de faire de l’humour), et un éreintement de Pierre Rosanvallon. Ils sont au moins d’accord sur un point : l’intellectuel, spécificité française, a disparu.

Delaporte dit: 15 septembre 2018 à 0 h 45 min

« L’Église doit-elle autoriser le mariage des prêtres ?
36724 réponses ; 92% oui »
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On en serait presque au point où la population mécréante forcerait les prêtres à se marier, y compris contre leur gré… Si un homme veut se marier, libre à lui. Mais cela veut dire qu’il n’est pas fait pour devenir prêtre. L’Eglise ne force personne à se faire ordonner. Evidemment, en pleine crise de la pédophilie dans l’Eglise, mon propos pourrait paraître consternant. Mais il faut, je crois, dissocier, autant que faire se peut, cette noble tradition du célibat, que le Christ avait prôné par son exemple, et qu’on retrouve dans le bouddhisme, et cette crise qui bouleverse l’institution. Après tout, casse-t-on les pieds au dalaï lama comme quoi il n’est pas marié, etc., etc. ? Si vous continuez comme ça, on va tous se faire bouddhistes, et ce sera tant mieux !!!

christiane dit: 15 septembre 2018 à 0 h 12 min

Renato- 19h31
Merci ! « La Femme des sables » est l’un des plus grands romans de la littérature japonaise.
Cette image est superbe. Est-elle extraite du film que le cinéaste Teshigahara, a tiré du roman d’Abé Kôbô ? (un film couronné au festival de Cannes). Film que j’avais vu au « Studio 28, qui m’avait fascinée. De partout le sable arrivait, et il pénétrait partout. Des dunes autour du village l’engloutissaient et le voyageur, professeur parti à la découverte d’insectes des sables, se retrouvait prisonnier, obligé de creuser le sable au fond d’un trou. Tout s’effondrait en permanence. Le temps n’existait plus. La présence de la femme des sables, son regard suffira à lui faire oublier son emprisonnement…

christiane dit: 14 septembre 2018 à 23 h 47 min

Il y a quatre heures, « L’heure bleue » de Laure Adler. Ce soir le retour, après sept ans de silence de Nicole Krauss, romancière américaine, pour la sortie de son quatrième roman : « Forêt obscure » (L’Olivier). J’avais beaucoup aimé en 2006 “L’Histoire de l’amour”(Gallimard) :
https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-14-septembre-2018
L’émission est intéressante, toute entière consacrée à l’écriture de ses romans avec deux documents sonores de qualité : Joseph Brodsky qui lit son poème « Almost and Elegy », Philip Roth à propos de ses origines familiales (INA 1999) et Marthe Robert à propos d’une histoire d’épée extraordinaire de Kafka (INA 1972). (toute une partie du roman est inspirée par la vie de Kafka qui, déjouant la mort, mènerait une seconde vie en Israël, rêve de F.K à la fin de sa vie – exofiction dirait Passou)
(Découvert ce soir le film que R.Mihaileanu a tiré de « Histoire de l’amour »).
Passou nous parlera-t-il de cette romancière quand le travail du jury sera terminé ?

P. comme Paris dit: 14 septembre 2018 à 22 h 45 min

YÔ, D,

« Mais moi aussi j’ai des origines juives, je descend de David de Sept@imanie, exi@larche des juifs de Jérusalem au 8ème siècle. Du coup je descend aussi du Roi David et je suis donc cousin de Marié de Nazareth et de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je ne suis pas le seul, d’autres que moi ont aussi cette ascendance mais en revanche nous sommes assez peu à pouvoir la prouver. »,

Qu’en est-il de vos origines extragalactiques ?

Vous seriez-vous embourbé dans cette tourbe glèbeuse que depuis le néolithique cette planète façonna.

Vous êtes l’élite de l’élu de chez les lut.

Et que mangez-vous après-demain soir ?

Bételgeuse dit: 14 septembre 2018 à 21 h 25 min

11h17 Lavande, faut il soupçonner un message subliminal? Je crois que c’est un peu de ma faute étant l’auteute d’une erreur de lecture j’avais commencé par Beltegeuse au lieu de Betelgeuse, sur quoi D a abondamment réagi jusqu’ à ce que je m’interroge sur l’origine de ses ironies. Quoiqu’il en soit, si votre souci cherchait à me ménager, ne vous inquiéter pas, je me fiche pas mal des erreurs de scripts de Rose et bien qu’il lui faudrait éclaircir l’origine de ces lapsus calamité.

Jazzi dit: 14 septembre 2018 à 21 h 22 min

J’ai vu « Première année » de Thomas Lilti, avec Vincent Lacoste et William Lebghil. Je craignais un peu le scénario : deux étudiants de 1ère année de Médecine qui bossent comme des kons pour passer en deuxième année. Passeront-ils ou pas ? Ancien médecin lui-même, j’avais déjà vu de celui-ci « Hippocrate », avec le même Vincent Lacoste. Que j’avais beaucoup apprécié. Et les critiques étant unanimement bonnes, je me suis laissé convaincre. Sans regrets. Le film est bien rythmé, la narration efficace et moderne, et le film, super bien joué par le duo de comédiens, créé un suspense sous la forme d’un conte, contemporain et bien réel, sur celui qui avait la vocation et celui qui ne l’avait pas. La morale de la fable réserve une surprise au spectateur…

Chtimimi dit: 14 septembre 2018 à 21 h 07 min

Sondage ‘Le Point’ en ligne (14/09)

L’Église doit-elle autoriser le mariage des prêtres ?
36724 réponses ; 92% oui

Jazzi dit: 14 septembre 2018 à 21 h 06 min

Lis l’article de l’architecte sur la villa de Capri, Chaloux ! ça en dit plus long sur Malaparte que bien des débats…

Delaporte dit: 14 septembre 2018 à 20 h 57 min

« Perso j’aimerais bien que Delaporte (au hasard,hein !) m’explique le rapport entre les évangiles et le célibat des prêtres. »

Les douze apôtres sont des hommes, aucune femme (alors qu’à l’époque les religions païennes avaient beaucoup de prêtresses dans leurs rangs). Dans le christianisme, la femme est mise plus haut que les hommes : par exemple, la Sainte Vierge, etc. Je suis personnellement à fond pour le célibat des prêtres. Ils font soi-disant un « sacrifice », mais leur cause le mérite amplement, je pense.

Chaloux dit: 14 septembre 2018 à 20 h 45 min

Bon, j’ai acheté le cahier de l’Herne Malaparte et le Quignard.
Le cahier est copieux, mais quelle drôle d’idée cette impression en bleu. Pour emm… les vieux dont la vue baisse?

Janssen J-J dit: 14 septembre 2018 à 20 h 22 min

@ 19.33 je peux attester que Claude Bahia existe bel et bien, il a reçu de la correspondance par des voies détournées, et on doit ajouter à la vérité qu’il n’est pharmacien en aucune manière. En revanche, chacun doute de la foi chrétienne de D et delaporte (à défaut de leur existence aux deux extrêmes de l’échiquier politique), comme des internautes féminines en ont pu en témoigner ici.
Cela dit, je m’exonère par avance du mal fait à la mémoire chateaubrianesque, mais il fallait bien que les MOT fussent expulsées comme elles le purent, après les lentes maturations estivales. J »ajoute que ces régurgitations d’outre tombe en feu d’artifices composites ne sont sans doute pas encore achevées, car des esprits nous hantent. L’affaire soit lassante, mais voilà, passons notre chemin. Il faut néanmoins restituer ses émois littéraires où « ça » peut et comme « ça » peut, quand on n’a pu le faire avec quiconque jusqu’à présent. Or ici, à la rdl, c’est coule, et quand même fait pour cela.

(Rien à voir…, je remarque toujours le même confusionnisme historique sur les cibles et missions des RG et de la DST dans ce pays, y compris depuis leur fusion-absorption et les diverses survivances depuis 2008). Sur quelques témoignages très « langue de bois » parmi l’ensemble des patrons ayant sévi ces dernières années à la tête de nos six SR civils et militaires, signalons au moins « les guetteurs » (pas dit, les jetteurs). Ils te balisent qq pistes institutionnelles élémentaires, à défaut d’autre chose, et c déjà pas mal : https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/sciences-politiques/guetteurs_9782738143198.php

Jazzi dit: 14 septembre 2018 à 20 h 00 min

« ce fut un hommage aux Esséniens qui prêtaient la salle à manger de la dernière cène et qui pratiquaient le célibat… »

Vous croyez qu’ils étaient tous gays, renato ?

renato dit: 14 septembre 2018 à 19 h 56 min

À l’origine, Clopine, ce fut un hommage aux Esséniens qui prêtaient la salle à manger de la dernière cène et qui pratiquaient le célibat… Certains croient que Jesus était essénien…

Jazzi dit: 14 septembre 2018 à 19 h 44 min

Mais avant d’être Chrétiens, nous étions aussi Gaulois, et un peu Romains, D., vous les oubliez, eux ?
De par chez nous on nous appelait les parisiis, ensuite nous fûmes nommés lutéciens. Depuis les Normands nous n’avons cessés d’être envahis. Aujourd’hui nous sommes devenus multiculturels, et de plus en plus pédés que chez les Grecs anciens. Ainsi tourne la roue dans le sens du progrès… Ainsi nos destins vont-ils Droit dans le mur !
FIN

Chtimimi dit: 14 septembre 2018 à 19 h 40 min

@ Rose
Pour compléter ga ,go, gu / ge, gi.
Dans certains mots h = u :
ghetto, spaghetti, larghetto, dinghy …..
grrrrr !

Clopine dit: 14 septembre 2018 à 19 h 33 min

Perso j’aimerais bien que Delaporte (au hasard,hein !) m’explique le rapport entre les évangiles et le célibat des prêtres. Vu que c’est encore un truc pondu par ce fêlé de saint Paul, pour de vrai…

Enfin, paraît qu’il y a une chance qu’on en voit le bout… Mais bon. Vu les névroses du clergé catholique, même la permission de se marier doit être appréhendée avec prudence, selon moi. Y’a qu’à espérer qu’au moins, les curés se bornent désormais à tripoter leurs propres enfants seulement…

rose dit: 14 septembre 2018 à 18 h 37 min

ça me la coupe, moi, je la Comprendes, la, comme la chique.

Lavande ai commencé à visionner votre lien sur la super-nova au nord du bouclier d’Orion.
oui, il dit, l’astronome, Bételjeuse. Qui s’écrit ávec un g.
je disais « gu » à tort.

Claudio Bahia dit: 14 septembre 2018 à 18 h 29 min

Dites, D et Delaporte, les deux jumeaux, je ne sais pas ce qu’en pensent les autres mais vous ne seriez pas en train de nous faire une grossesse nerveuse? peut-être par excès de FSH, à moins que ce ne soit au contraire un déficit de la LH. Vous devriez consulter; à vos âges ça peut encore se soigner, la pharmacie peut faire des miracles, et vous verrez, vous vous sentirez mieux. Je dit ça en toute amitié, car vous êtes des braves personnes, mais……

D. dit: 14 septembre 2018 à 18 h 13 min

Mais il se trouve que je suis pauvre et petit à ma façon Christiane. Je vous épargnerai les détails par discrétion et pudeur.
Le portrait que vous tentez de faire de moi est on ne peut plus erroné à mon sens. C’est bien mal me connaître mais c’est normal puisque ce que je laisse transparaître ici est toujours inexactement moi -ou exactement pas moi si vous préférez.
Christiane, vos jolis théories de l’Amour je les connaîs bien. Elles sont celles des démocrates chrétiens pro-européens qui ont pourri les pays européens depuis plusieurs décennies déjà. Des gens inconséquents et précisément rigoureux et dogmatiques à souhait dès que l’on s’éloigne de leur bien-pensance molle qui présente allègrement son derrière à tous les impérialismes. Cela se passe dans les bureaux de vote derrière un petit rideau.
La France n’est pas un paillasson, le baptême de Clovis n’est pas une image d’Epinal. Jeanne d’Arc est une vraie grande sainte, la liturgie chrétienne dans ses ors et sa magnificence est une louange offerte à Dieu et nos cathédrales ne sont pas des dysneylands où on porte des oreilles de Mickey. Nous ne sommes pas au service de factions qui nous piétinent et rêvent de s’emparer de nos terres, nous sommes au service du vrai Dieu qui a permis que s’érige la grandeur de cette civilisation française.
Notre rôle est d’éclairer le monde qui nous doit le respect, pas de lui présenter notre derrière à tout bout de champ. Et l’Amour nous l’avons pour notre Dieu d’abord, notre prochain ensuite.

Et Alii dit: 14 septembre 2018 à 18 h 06 min

Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d’amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir ta haine qui m’accable
Sur l’instrument maudit de tes méchancetés,

Et Alii dit: 14 septembre 2018 à 17 h 58 min

bénédiction Baudelaire
Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poète apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :

–  » Ah ! que n’ai-je mis bas tout un noeud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !

Et Alii dit: 14 septembre 2018 à 17 h 50 min

C’est l’Ennui ! – l’oeil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
– Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère !
BAUDELAIRE

Delaporte dit: 14 septembre 2018 à 17 h 49 min

Et puis, n’ayez crainte, D… Le Haut Commissariat aux questions juives n’existe plus depuis longtemps. Encore une Institution bien française qui a été engloutie par le temps et la modernité !

Delaporte dit: 14 septembre 2018 à 17 h 28 min

Sinon, mon cher D, sachez que la DST n’existe plus. Elle a été remplacée par un autre service, plus large. Pour un « informateur » des services secrets, vous êtes bien mal renseigné, mon pauvre D. Pour savoir si vous êtes effectivement juif, il suffit de regarder votre verge et de vous assurer si oui ou non elle est circoncise. Cela vaudra mieux que de proférer des bêtises !

« Le 1er juillet 2008, la DST a fusionné avec la direction centrale des Renseignements généraux au sein d’une nouvelle direction qui a pris le nom de direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI)1 puis de Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) en 2014. » Wikipédia

christiane dit: 14 septembre 2018 à 17 h 13 min

@D. dit: 14 septembre 2018 à 16 h 03 min
C’est tout ce que vous avez à répondre ? Mon âge ? Mais je n’en fais nul mystère et je l’aime. Une vieille dame donc va sous répondre !
Revenons à l’Église face aux problèmes de ce monde et au problème de l’autorité dans l’Église. Vous devez aimer le centralisme romain, le pouvoir dans l’Église, le culte de la hiérarchie et des dogmes, l’apparat de la richesse, les obligations avec exactitude et rigueur… Tout ce qui n’a rien d’évangélique, en somme. Vous paraissez plus doctrinal que spirituel. Sceptique et désabusé, refusant de faire confiance à la vie et à l’homme. Vous êtes devenu amer, empoisonné par la défiance. Prétendant vous défendre de toute illusion, vous vous rendez incapable d’espérance et d’amour. Celui qui pense savoir cesse d’être à même d’apprendre… Votre pire ennemi c’est ce repliement sur vous-même, cette paralysie, cette négation de l’amour.
Dieu ? n’est pas le Dieu de l’ordre mais de la liberté. Dieu ? est celui des pauvres et des petits et non celui des nantis. Le chrétien d’aujourd’hui ? n’est pas une plante de serre surprotégée, s’entourant de murs, de caméras de surveillance.
Vivre c’est aimer, D, et aimer c’est risquer et non être tranquille, bien au chaud quand les autres sont en plein vent et dans la boue. L’Évangile dont vous emplissez ces pages sans le comprendre, ne vous propose pas d’être un homme de devoir mais d’amour. (Rappel à vous destiné : « Tu aimeras Dieu et tu aimeras ton prochain comme toi-même, de tout ton cœur. ») Ce risque de l’amour est tout autre chose que cette crispation sur vous-même qui transpire dans vos derniers commentaires.
L’Église devrait réunir des femmes et des hommes de toute condition sociale, de toute origine ethnique, de toute culture, de toute opinion philosophique, de tout âge. Ce n’est pas la vôtre apparemment !
Vos pensées, vos actes, tellement raisonnés, tellement emplis de calculs vous éloignent d’une grande unité d’âme, vous laissant la proie de la méfiance, du rejet de l’autre, de la xénophobie. Un cœur sans égoïsme… cela vous arrivera-t-il un jour ? L’homme vaut ce que vaut son cœur, dit-on… Osez croire à la fécondité des différences, mettez donc un peu de vos dimanches dans tous les jours de la semaine…

Janssen J-J dit: 14 septembre 2018 à 16 h 48 min

@ c’est de la boue* dans un bas de soie
* j’affaiblis l’expression (20e livre, chap 6)
___________
@ Les femmes en général, détestaient Bonaparte comme mères ; elles l’aimaient peu comme femmes, parce qu’elles n’en étaient pas aimées : sans délicatesse, il les insultait, ou ne les recherchait que pour un moment. Il a inspiré quelque passion d’imagination après sa chute : en ces temps-ci, et pour un cœur de femme, la poésie de la fortune est moins séduisante que celle du malheur ; il y a des fleurs de ruines (p. 415, 2e t.)
____

Après avoir allègrement pillé dans le cahier rouge de Madame…, il s’attendrissa sur les notes de leur vie commune complaisamment exhumées et retranscrites. Par exemple, j’adore beaucoup ce passage sur les conséquences de sa négligence à l’égard de la brochure « De Bonaparte et des Bourbons » : « … certes, je puis le dire avec vérité, il n’aurait pas été si grand si je ne m’étais vue délivrée au pied de l’échafaud : car enfin c’était quelqu’un qui m’était bien plus cher que moi-même que j’en voyais délivré »… et en chute loustique, tu as cette vraie tuerie : « Que je serais malheureux si j’avais pu causer une moment de peine à madame de Chateaubriand ! » J’adore… chaviré, c trope.
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Qui pourrait me renseigner sur la généalogie de Louis-Gustave Le Doulcet de Pontécoulant, hormis le miroir de gwg, mon beau miror ? MC, peut-être ?
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@ encore ceci : « Il ne sut ni computer* les jours, ni prévoir l’effet des climats, que tout le monde à Moscou computait et prévoyait. (24e livre, chap 5)
**computer : déterminer une date, évaluer, calculer (latinisme du 16e s.)? Tiens dhonc !
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Ah oui ! le tsar Alexandre, çui-là, je l’avais déjà entendu dans les souvenirs de germaine de Staël (10 années d’exil). Et j’ai observé que le propos en avait été repris par l’françois-rené, l’idole déjeune. S’il a vraiment prononcé ces mots, le tsar, halors c’est toute notre vision du tsarisme congénitalement sanguinaire qu’en est chamboulée, n’en déplaise à mame carrère d’encausse. @ « Je ne suis qu’un accident heureux » aurait-il dit (L 22, 13).
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@ Et…cette larme à l’oeil et l’oreille en coins, en pensant aux Stael, Duras et autres Récamiers : « déjà je n’appartenais plus à ces matins qui se consolent eux-mêmes, je touchais à ces heures du soir qui ont besoin d’être consolées » (la classe…, tu pourrais lui sortir ça, à ta copine ou ton copain, grave !).
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Et à tous ces morts dont on doit subir le deuil, on dirait comme du Chateaubriand : @ »Quand nos amis sont descendus dans la tombe, quel moyen avons-nous de réparer nos torts ? Nos inutiles regrets, nos vains repentirs, sont-ils un remède aux peines que nous leur avons faites ? Ils auraient mieux aimé de nous un sourire pendant leur vie que toutes nos larmes après leur mort » (L 2, 3). Et caisse tu réponds à ça…, toi pauv’plouc ? t’es pas d’accord ?
_____
une autocritique vaseline : @ »l’insouciance que j’avais de ma personne me trompa sur l’importance des faits : la plupart des hommes ont le défaut de se trop compter ; j’ai le défaut de ne pas me compter assez ; je m’enveloppai dans le dédain habituel de ma fortune ; j’aurais dû voir que la fortune de la France se trouvait liée dan ce moment à celle des mes petites destinées : ce sont de ces enchevêtrements historiques fort communs ».
Et tu peux encore jouir de lire tout ça, genre comme le naïf ? Mais oui… bouffi, et c’est un très grave bonheur de l’été. Outre que tu apprends qu’un maréchal des logis (comme L-F Chamillard), c’était d’abord un officier chargé de loger la cour lorsqu’elle voyageait. Et on te l’avait même pas dit, quand tu a fait tes 3 jours ? Bon. Quelle mine.

Quel feu d’artifice ! quelle pétarade chatoyante !… Proust, à côté de ça de là…

de nota dit: 14 septembre 2018 à 16 h 44 min

Les livres de Jakob, Olga Tokarczuk, éditions Noir sur Blanc.

« Hérétique, schismatique, Juif converti à l’islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, magicien, tour à tour misérable et richissime, Jakób Frank a traversé l’Europe des Lumières comme la mèche allumée d’un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n’y avait qu’un pas – et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant très simple : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect de tous.

La vie de ce personnage historique est tellement stupéfiante qu’elle semble imaginaire. Un critique polonais dit qu’il a fallu à Olga Tokarczuk une « folie méthodique » pour l’écrire. On y retrouve les tragédies du temps, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l’on peine, l’étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu’on raconte aux petits enfants, les mariages où l’on danse, les rires et les premiers baisers.

Cette épopée universelle sur l’émancipation, la culture et le désir est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l’oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu’elle soit religieuse ou philosophique.

Ainsi que le dit le père Chmielowski, l’autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est « la perfection des formes imprécises ».

Jacques R. dit: 14 septembre 2018 à 16 h 36 min

Familles, je vous aime ? Familles, je vous hais ? Familles, je vous haime ? Peut-on dépasser l’affectif, se hausser au-dessus de l’affectif, de tout ce grouillement qui m’a fait, pour être ce que je veux être ? Au sortir de l’adolescence, le mot d’ordre de chacun devrait être : On m’a fait tel qu’on m’a fait : à présent, il s’agit de savoir ce que je veux être et de mobiliser mon énergie, mon intelligence, mon affectivité, pour le devenir. La famille m’a construit, pour le meilleur et pour le pire : à présent, c’est à ma liberté d’oeuvrer à construire celui que je serai.

D. dit: 14 septembre 2018 à 16 h 34 min

Enterrement de Bruce Lee :

“Imaginez un homme afro-américain qui remplit une tombe chinoise dans un cimetière blanc à Seattle”, a déclaré Polly. “C’est une expérience typiquement américaine.”

excellent

D. dit: 14 septembre 2018 à 16 h 25 min

Mais moi aussi j’ai des origines juives, je descend de David de Sept@imanie, exi@larche des juifs de Jérusalem au 8ème siècle. Du coup je descend aussi du Roi David et je suis donc cousin de Marié de Nazareth et de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je ne suis pas le seul, d’autres que moi ont aussi cette ascendance mais en revanche nous sommes assez peu à pouvoir la prouver.

Delaporte dit: 14 septembre 2018 à 16 h 24 min

RAF : Rote Armee Fraktion :

« La Fraction armée rouge est une organisation terroriste allemande d’extrême gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine qui opéra en Allemagne de l’Ouest de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l’on a appelé les « années de plomb ». »

Delaporte dit: 14 septembre 2018 à 16 h 21 min

« Delaporte, je viens à l’instant de vous dénoncer à la DST. Motif : s’intéresse aux révolutions. »

Ils sont au courant depuis longtemps. Je ne savais pas que vous étiez un « informateur ».

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