de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Finir un livre à tout prix, sait-on jamais…

Finir un livre à tout prix, sait-on jamais…

Il faut savoir finir un livre. C’est de lecture qu’il s’agit, et non d’écriture. Même si l’ennui nous guette dès la fin du premier chapitre, même si une forme jugée déplaisante n’a guère de chance de s’arranger en cours de route, même si on se sent coupable de ne pas donner une dernière chance à l’auteur. Au cas où un coup de théâtre final, une chute inattendue, nous révèleraient la lettre et l’esprit de ce qui nous avait échappé jusque là. Abandonner, c’est l’abandonner.

N’empêche que certains livres, on serait curieux de savoir qui les a lus jusqu’au bout. Il y en aura toujours, aussi francs que provocateurs, pour affirmer haut et fort que des classiques révérés, disons la Recherche du temps perdu et Don Quichotte, leur sont tombé des yeux avant de leur tomber des mains à mi-parcours si ce n’est avant, et pourquoi pas. Plus récemment, Montaillou, village occitan, best-seller de plage d’Emmanuel Le Roy Ladurie, ou L’homme de paroles de Claude Hagège, tous deux, par la grâce d’Apostrophes, méritaient une enquête serrée auprès des lecteurs pour savoir combien d’entre eux avaient été jusqu’au bout. L’instrument de mesure manquait, et pour cause. Comment savoir ?Nancy Stahl

C’était avant l’invention du « Hawking Index ». Cette usine à gaz doit son nom au physicien Stephen Hawking mais il n’y est pour rien. C’est l’autre versant de la rançon de la gloire, son grand succès de librairie Une brève histoire du temps étant également remarquable pour être l’un des livres les moins lus jusqu’au bout par ses lecteurs. Il semble qu’ils aient été achevés avant d’avoir pu l’achever. Il est vrai que sa compréhension requiert des connaissances autres que Muchachas 3. Or ne voilà-t-il pas que Jordan Ellenberg, un mathématicien de Madison, Wisconsin, a trouvé le moyen, dit-il, de traquer les renonciateurs, du moins ceux qui lisent sur Kindle , ce qui limite un peu le champ de la démonstration, laquelle est déjà diversement commentée : dès lors qu’ils cessent de surligner des passages du texte, c’est signe qu’ils ont définitivement abandonné la lecture… Il applique un ratio qu’il exprime en pourcentage et baptise ce cocktail « Percentagey”. Hum… Je vous avoue que je n’ai pas tout compris, il me faudrait un autre mathématicien mais si possible pas de Madison, Wisconsin. Je n’ai pas non plus saisi comment au juste il entrait dans les données enregistrées sur les Kindle. Et dire que c’est paru sur un blog du Wall Street Journal

Le capital aux XXIème siècle, best-seller de l’économiste français Thomas Piketty pas seulement en France mais aux Etats-Unis, est ainsi très mal noté. D’après l’impitoyable « Hawking Index », ceux qui le lisent sur Kindle décrochent définitivement à partir de la page 26 (il en compte 700…), ce qui le place à 2,4%. Mais il y a pire encore, et nettement plus inquiétant eu égard au sujet, plus accessible que les statistiques sur l’évolution des inégalités : les Mémoires de Hilary Clinton atteignent le score de 1,9%…

Lire n’est pas un devoir ni une obligation. Un minimum de patience n’en est pas moins exigée. Certains livres demandent un temps d’acclimatation. On doit prendre le temps de s’installer, de faire connaissance des personnages, de prendre le pouls de l’auteur, d’en comprendre le rythme et la cadence, d’entrer dans son écriture, de s’accommoder de sa logique. Toutes choses qui ne vont pas de soi. Celui qui n’a jamais lu un livre d’Emmanuel Carrère et découvre dans le dernier qu’au bout de cent pages, il ne parle toujours pas du thème annoncé mais uniquement de lui-même et des siens, sera tenté de fuir, à tort. Encore faudrait-il s’entendre sur ce que l’on attend d’un livre selon que l’on en a entendu parler ou pas, que l’on connaît l’auteur ou pas, que l’on s’est fait piégé par la quatrième de couverture ou pas etc J’en connais qui n’ont jamais pu aller au-delà de la vingtième d’A la recherche du temps perdu et qui en sont restés au jugement d’Anatole France : « La vie est trop courte et Proust est trop long ». Soit, et alors ? Ils peuvent se passer de lui pour vivre et basta !

Un lecteur atteint le début de la sagesse quand il ne s’effraie plus à la pensée du nombre de classiques qu’il n’a jamais ouverts, et ne se culpabilise plus à la pensée de ceux qu’il n’a pas pu finir. Encore ne s’agit-il là que de livres consacrés par la postérité. Ne parlons même pas du tout-venant de l’actualité littéraire. Peut-être suis-je trop optimiste mais j’ai personnellement tendance à donner une chance à l’auteur dès lors que j’ai pu tenir jusqu’à mi-parcours de son livre. Soit je poursuis jusqu’à la fin en me disant « Sait-on jamais… » Soit je me dis que c’est une question de kairos, pour m’être ennuyé à 20 ans en lisant La mort d’Ivan Illitch, L’homme sans qualité ou Eloge de l’ombre, et pour avoir à 40 ans remercié haut et fort Tolstoï, Musil et Tanizaki de les avoir écrits.

(Illustrations D.R. et Nancy Stahl)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 096 Réponses pour Finir un livre à tout prix, sait-on jamais…

kicking dit: 19 juillet 2014 à 19 h 12 min

enfin, bref.. pas forcément motivé de finir enterré comme un sac à merde ayant fait le plein.. après tout chacun son truc !

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 19 h 09 min

Au fait, le millième client est-il toujours gratifié d’une smd^gjp< NOnoa$ , aj^pu^p
Non ? Tant pis ! (Capricieux, ce clavier !).
Promotionnéthiculeusement.

kicking dit: 19 juillet 2014 à 19 h 02 min

je veux bien admettre que quelqu’un soit d’avis qu’un sourire c’est de la merde mais de là à vouloir en faire une épidémie d’hâle-haine pas fraîche..

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 19 h 01 min

Combien de voiles ont été hissées
à la poursuite des nuages fantasmés !
Combien d’envols ont transformé de pilotes
quand ils ont crevé le plafond des nuages !
Alors, Dix-neuvième, avant ou après,
comme il y a les croyants et les autres,
il y a les compagnons du vent et les sourds
à ses promesses (parfois éhontées !),
« les vivants, les morts et ceux
qui vont sur la mer » (trop connu
mais tant pis !).
Marelibrumeusement.

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 18 h 43 min

L’épuisement quasi structurel de nos démocraties
ou des pouvoirs en place à leurs têtes
risque toujours plus d’être démontré
demain d’un futur donc proche.
Peut-être ces braves filles ont-elles abrité
trop complaisamment la force noire de l’argent
sans être autrement coupables d’un péché originel
rédhibitoire ? Peut-être…
Chercher à établir des comparaison, pourquoi pas ?
Procédé parfaitement admissible, bien codifié.
Peut aussi conduire à de grands écarts
aux conclusions plus difficiles
à digérer.
La beauté peut aussi exister dans la démonstration
sans que la destination soit un plus grand présent
que le chemin parcouru.
Illimitablement.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 18 h 42 min

On croirait à une blague, mais comme ses idoles, Widergänger ne blague pas. Vous lisez le poème en prose « L’étranger »:

« Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
– Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
– J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »

Vous trouvez que c’est un beau texte, même s’il sent quand même son XIXe siècle… Et après l’avoir lu vous passez au délire pathologique qu’expose Widergänger, où quelqu’un fait, littéralement, une énorme branlette de mots sur ses quelques lignes (attention aux giclées d’inepties foudroyantes, ça peut faire mal aux yeux):

« La scène d’énonciation est d’emblée posée par Baudelaire dans le premier poème de ses Petits Poèmes en prose ainsi que le contrat de lecture qu’il souhaite instaurer avec son lecteur. Le poème « L’étranger » […] est constitué d’un entretien : un personnage est interrogé par un autre qui l’appelle tantôt « homme énigmatique », tantôt « extraordinaire étranger ». La scénographie de l’énonciation est donc celle d’un entretien dans la presse quotidienne. D’emblée elle pose le problème du statut du texte : texte d’une fantaisie journalistique périssable ? texte poétique ? […] Il fait de sa nature de poème une nature problématique, une question qui hante la modernité : est-ce que c’est encore de la poésie ? Est-ce que c’est encore de l’art ? Qu’est-ce qui fait le propre de l’art ? Cependant cette scénographie de l’énonciation ne permet de savoir ni par qui ni pour qui, ni où est proféré un tel texte. La chronographie du texte apparaît donc comme profondément ambiguë : elle semble d’un côté se réduire à celle d’une chronique du quotidien et de l’autre mimer l’autonomie d’une œuvre d’art en l’installant dans une chronographie de l’éternité et l’immortalité (« Je l’aimerais volontiers déesse et immortelle »). C’est cette rupture entre énoncé et situation d’énonciation qui, paradoxalement, caractérise une telle scénographie de la scène littéraire d’emblée dans le recueil de Baudelaire. On ne sait pas même d’où vient « l’étranger », il semble surgit de nulle part, comme l’œuvre, d’un pur ailleurs spatial et temporel. Elle instaure d’emblée une tension entre le trivial et l’idéal, qui est le mode d’emploi de lecture des textes de Baudelaire. Elle se situe entre l’art de la conversation et l’autarcie de l’œuvre d’art, à la jonction de l’Âge classique fondée sur la conversation […] et la Modernité qui fait de l’œuvre d’art et ici du poème, une nature autonome, autarcique, ainsi que le théorisera Mallarmé. Il relève d’une esthétique fragmentaire, par renoncement à toute ambition totalisatrice, à toute espérance de saisir l’harmonie de l’infini. Il revendique pour lui le mineur […] et une brièveté qui tient à la fois du morcellement et de la concentration, de l’éclatement dans le disparate, dont les deux paroles qui s’opposent dans l’entretien fictif est le symptôme, de la droiture du trait, de l’impuissance à développer en même temps que de la violence du coup porté (tout le négatif qui habite le poème : ni père ni mère ni frère ni sœur, pas d’amis, haine de l’or). Le poème s’organise à partir de tout ce qui le désorganise et fait défaut, l’idéal, face au prosaïque. Il est à la fois très énergiquement ordonnancé, par l’effet de clôture et du processus d’autonomisation et de concentration, et ruiné de l’intérieur. Le recueil de Baudelaire apparaît ainsi d’emblée, de par sa scène d’énonciation, sa scénographie littéraire, comme un explosif de la prose journalistique. Le poème en prose ne vise pas seulement dans son entreprise de déconstruction/construction le poème mais aussi toute forme de prose — bref tout ce qui est écrit. Le processus par lequel la littérature s’est rendue autonome et absolue au cours du XIXè siècle, sortant de l’Âge de la conversation, s’accompagne ici chez Baudelaire pour la première fois d’un autre processus, un processus d’illimitation de l’art visible dans le thème et la topographie des nuages qui surgissent à la fin du poème et des points de suspension qui en organisent/désorganisent la cohérence, pour à la fois affirmer sa toute-puissance et dans le même temps l’engage sur la voie de l’autodestruction. »

On croit rêver, on se dit que c’est un canular d’élèves du ENS, une blague entre profs… Mais non, c’est réel, ça a été pondu dans un cadre académique et payé par nos impôts. Eh, oui, l’Etat français subventionne l’imbécillité illimtée des profs de littérature abrutis de babélisme jargonnant.

Je garde ça, encore une fois, dans mes archives d’inepties d’intellos devenus fous par l’abus de la lecture des gourous de la niaiserie.

Poilade à venr dit: 19 juillet 2014 à 18 h 28 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 18 h 14 min
Celle-là je la garde pour ma collection de perles d’intellos au cerveau en compote…

Grande nouvelle, Pablo prépare une anthologie de ses commentaires.

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 18 h 25 min

Le statut de la chose écrite…
« scripta manent », n’est-ce pas ?
Sinon, est-ce que penser illimité
signifie qu’il y a un champ infini
ou seulement une variété infinie
de formes mais à partir d’un jeu
relativement restreint
de figures primaires ?
Est-il étonnant ou pas qu’il y ait
en mathématiques des ordres différents
d’infini qui permettent des avancées
impossibles sans disposer de cet outil supplémentaire ?
En même temps, ne sommes-nous pas confrontés
à une limitation stricte de notre milieu
à l’échelle de l’expansion de notre espèce,
qui nous contraint à nous inventer
une nouvelle frontière à conquérir
sous peine de redescendre, peut-être brutalement, du sommet de la pyramide
de l’évolution ?
Linimitablement.

TKT dit: 19 juillet 2014 à 18 h 22 min

@ Pablo75 dit:19 juillet 2014 à 18 h 14: Michel Alba se gargarise sans Listerine. Il est le roi du commentaire vide mais ficelé d’une manière riche, voir baroque. W ne se déguise pas en geisha, il fantasme d’être un expert du paquet-cadeau, l’art japonais du packaging.

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 18 h 22 min

Ce qui est intéressant aussi dans le bouquin de Florence Dupont, c’est qu’elle montre que le symposion et sa défense par la caste aristocratique grecque s’opposait à la théâtromanie des concours en vogue à Athènes.

C’est intéressant aussi pour lire Baudelaire parce qu’on retrouve une semblable opposition chez Baudelaire : théâtre, trivialité/poésie lyrique, par exemple dans « À une heure du matin ». Cette coupure est très remarquable aussi.

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 18 h 17 min

Celle-là je la garde pour ma collection de perles d’intellos au cerveau en compote… (Pablo)

Il est hyper-drôle ! On dirait à chaque fois le vilain gendarme sortant de sa boîte…

Ah, il n’y a que sur un blog qu’on peut se marrer comme ça, !

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 18 h 15 min

@bérénice
Si, elle en parle plus loin à propos du symposion grec, mais pour montrer précisément à propos de texte d’amour et d’ivresse comme ceux de Cléobule et d’Anacréon qu’ils ne ressortissent pas justement à la littérature, sinon par un contre-sens des Modernes sur ces textes.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 18 h 14 min

@ Widergänger

« Ce qui est passionnant (je trouve) dans ce processus d’illimitation de l’art en œuvre chez Baudelaire, c’est qu’il rejoint le processus d’illimitation de nos démocraties modernes que Jean-Claude Milner a si bien analysé dans « Les penchants criminels de l’Europe démocratique » à l’aide de concepts lacaniens ».

Celle-là je la garde pour ma collection de perles d’intellos au cerveau en compote…

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 18 h 12 min

18h01 là honnêtement je ne suis ni au départ ni à l’arrivée de votre raccourci mettant en rapport poésie et dérive des démocraties, si vous aviez le temps de développer…

Hébus dit: 19 juillet 2014 à 18 h 03 min

TKT dit: 19 juillet 2014 à 17 h 10 min

TKT usurpateur de première classe voit chaque commentateur à l’aune de ses vices.
Pauvre homme.

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 18 h 01 min

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mes petits chéris, mais le Pablo, hein, il est lourd ! C’est un brave type quand même mais incapable de penser, le pauvre. Je m’efforce de l’éclaire malgré tout mais à chaque fois, ça se retourne contre moi, je n’ai vraiment pas de chance…
——————

Ce qui est passionnant (je trouve) dans ce processus d’illimiation de l’art en œuvre chez Baudelaire, c’est qu’il rejoint le processus d’illimitation de nos démocraties modernes que Jean-Claude Milner a si bien analysé dans Les penchants criminels de l’Europe démocratique à l’aide de concepts lacaniens. Il y a là une conjonction de vue tout à fait remarquable.

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 18 h 00 min

WDG 16h36 rien dans votre exposé relatant le travail de F D ne conduit à la sensualité du texte qui compte pour beaucoup dans son acceptation, son accès ou son rejet par le lecteur peut-être autant que la matière qui fait sens.

La constance fantasmée de l'helvète dit: 19 juillet 2014 à 17 h 57 min

TKT dit: 19 juillet 2014 à 17 h 10 min
Clopine, le Court doit être un faux, le vrai signe M.Court.
Et puis cette envolée contre vous et un auteur homosexuel, cela sent le JC, du JC pur jus

Thierry nous donne encore aujourd’hui une preuve de sa totale inaptitude à toute forme d’intelligence.
Crétin il était, crétin il est, crétin il sera.

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 17 h 57 min

Intéressant, montre bien combien le sens peut être pluriel et l’ambiguïté de nos langages !
Poésie or not poésie ? Dieu ne serait-il
que poésie, qu’il aurait déjà un bien beau rôle,
bien meilleur que celui que lui font jouer
beaucoup de ses partisans !

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 17 h 47 min

La scène d’énonciation est d’emblée posée par Baudelaire dans le premier poème de ses Petits Poèmes en prose ainsi que le contrat de lecture qu’il souhaite instaurer avec son lecteur.

Le poème « L’étranger », en début du recueil, est paru dans La Presse le 26 août 1862 et est constitué d’un entretien : un personnage est interrogé par un autre qui l’appelle tantôt « homme énigmatique », tantôt « extraordinaire étranger ». La scénographie de l’énonciation est donc celle d’un entretien dans la presse quotidienne. D’emblée elle pose le problème du statut du texte : texte d’une fantaisie journalistique périssable ? texte poétique ? Baudelaire met en demeure le lecteur de décider s’il s’agit là d’art ou pas. Il écrit d’ailleurs lui-même à un collaborateur de la Revue française à propos du Spleen de Paris qu’il craint « d’avoir simplement réussi à dépasser les limites assignées à la Poésie ». Il fait de sa nature de poème une nature problématique, une question qui hante la modernité : est-ce que c’est encore de la poésie ? Est-ce que c’est encore de l’art ? Qu’est-ce qui fait le propre de l’art ?

Cependant cette scénographie de l’énonciation ne permet de savoir ni par qui ni pour qui, ni où est proféré un tel texte. La seule indication est la date de publication dans La Presse, qui disparaît dans le recueil. La chronographie du texte apparaît donc comme profondément ambiguë : elle semble d’un côté se réduire à celle d’une chronique du quotidien et de l’autre mimer l’autonomie d’une œuvre d’art en l’installant dans une chronographie de l’éternité et l’immortalité (« Je l’aimerais volontiers déesse et immortelle »). C’est cette rupture entre énoncé et situation d’énonciation qui, paradoxalement, caractérise une telle scénographie de la scène littéraire d’emblée dans le recueil de Baudelaire. On ne sait pas même d’où vient « l’étranger », il semble surgit de nulle part, comme l’œuvre, d’un pur ailleurs spatial et temporel. Elle instaure d’emblée une tension entre le trivial et l’idéal, qui est le mode d’emploi de lecture des textes de Baudelaire. Elle se situe entre l’art de la conversation et l’autarcie de l’œuvre d’art, à la jonction de l’Âge classique fondée sur la conversation (comme le rappelle Dominique Maingueneau) et la Modernité qui fait de l’œuvre d’art et ici du poème, une nature autonome, autarcique, ainsi que le théorisera Mallarmé.

Il relève d’une esthétique fragmentaire, par renoncement à toute ambition totalisatrice, à toute espérance de saisir l’harmonie de l’infini. Il revendique pour lui le mineur (Michel Deguy parle ainsi du « devenir mineur de la poésie »), et une brièveté qui tient à la fois du morcellement et de la concentration, de l’éclatement dans le disparate, dont les deux paroles qui s’opposent dans l’entretien fictif est le symptôme, de la droiture du trait, de l’impuissance à développer en même temps que de la violence du coup porté (tout le négatif qui habite le poème : ni père ni mère ni frère ni sœur, pas d’amis, haine de l’or). Le poème s’organise à partir de tout ce qui le désorganise et fait défaut, l’idéal, face au prosaïque. Il est à la fois très énergiquement ordonnancé, par l’effet de clôture et du processus d’autonomisation et de concentration, et ruiné de l’intérieur.

Le recueil de Baudelaire apparaît ainsi d’emblée, de par sa scène d’énonciation, sa scénographie littéraire, comme un explosif de la prose journalistique. Le poème en prose ne vise pas seulement dans son entreprise de déconstruction/construction le poème mais aussi toute forme de prose — bref tout ce qui est écrit. Le processus par lequel la littérature s’est rendue autonome et absolue au cours du XIXè siècle, sortant de l’Âge de la conversation, s’accompagne ici chez Baudelaire pour la première fois d’un autre processus, un processus d’illimitation de l’art visible dans le thème et la topographie des nuages qui surgissent à la fin du poème et des points de suspension qui en organisent/désorganisent la cohérence, pour à la fois affirmer sa toute-puissance et dans le même temps l’engage sur la voie de l’autodestruction.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 17 h 46 min

@ Widergänger

C’est difficile d’être plus naïf que toi… Tu crois qu’on peut comprendre Pascal et s’intéresser en même temps à des commentateurs de commentateurs de commentateurs, comme ta Florence Dupont. Mais qu’est-ce qu’on a à foutre de « l’invention de la littérature », ma pauvre andouille? Quand on aime la littérature on n’a pas besoin ni des théories critiques sur elle ni encore moins d’intermédiaires qui essaient de nous expliquer avec des millions de mots les idées fumeuses des profs incapables d’écrire trois phrases originales. Quand on aime la littérature on la lit, mon pote. Ce sont les impuissants du goût, ceux qui n’arrivent pas à aimer un livre directement qui doivent s’informer, avant de le lire, de pourquoi il est bon et chercher dans d’autres livres ce qu’ils doivent en penser pour être en phase avec la pensée dominante de son temps (qui est toujours fausse et souvent la plus idiote).

Quant à Pascal, avec ton cerveau rempli des imbécilités pondues par les critiques verbeux en vogue dans les années 60 et 70, de psychanalyse crapuleuse, de blanchotismes vides et barthesismes creux, plus tous les charabias à la mode depuis ta jeunesse académique, comment pourrais-tu comprendre un auteur aussi limpide que l’auteur des « Pensées »?

TKT dit: 19 juillet 2014 à 17 h 10 min

Clopine, le Court doit être un faux, le vrai signe M.Court.
Et puis cette envolée contre vous et un auteur homosexuel, cela sent le JC, du JC pur jus.

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 16 h 42 min

l’écrit c’est l’impot dracul..il est comminatoire..la litterature joue sur cet effet.. »j’encule ta mère » fait au début presqu’aussi peur que tu dois 1000 maravédis..persque on est daccord..écoute pas ce platon..c’est un con

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 16 h 37 min

Des fèves à préparer

vas nous les noyer sous un kil d’eau..c’est bien la peine de te tendre la gousse tient

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 16 h 36 min

Les échanges sont drôles aujourd’hui. Comme disait Maurice Clavel en une formule restée célèbre : Dieu est Dieu non de Dieu !

Mais alors le Pablo, on voit qu’il a rien compris à Pascal, le pauvre chéri. Mais alors rien de rien, pas ça.

Certains ici connaissent-ils le livre de Florence Dupont, L’Invention de la littérature ?

Elle commence par rappeler l’importance de l’oral dans le « miracle grec ». Elle rappelle combien la philosophie était un enseignement oral ; elle cite Pythagore qui refusait toute forme d’écriture, elle cite bien sûr le passage du Phèdre de Platon que commente longuement Derrida dans La Dissémination sur ce point (à partir de 275a) ; elle rappelle aussi que cet enseignement de la philosophie se faisait dans un espace rituel emprunt de pratiques religieuses, avec un sanctuaire, des banquets sacrificiels en formant un collège religieux, un thyase. Elle rappelle encore que la démocratie grecque fut fondée sur une parole politique essentiellement orale, l’écriture ne servant qu’aux « lettres d’ambassadeurs, aux témoignages dans les procès et à la publication des lois ». Elle dénonce au passage le faux clivage entre : lois écrites et humaines/lois orales et divines (les fameuses agraphoi nomoi d’Antigone), clivage qui n’est qu’une fable des démocraties modernes. Plus généralement elle souligne combien la Grèce classique se méfie de l’écriture et de la lecture qui asservit le lecteur à la volonté du scripteur, car « la fonction la plus ancienne de l’écriture grecque n’était pas d’enregistrer les paroles des hommes mais de faire parler les choses muettes, coupes ou stèles funéraires, grâce à une oralisation de l’inscription par le lecteur. »

« Méfiance justifiée, poursuit-elle, puisque l’écriture apparaît bien à l’époque d’Alexandre comme un instrument de pouvoir et de domination, un moyen de conquérir le monde, et la promotion du livre, support et véhicule de la culture grecque, est indissociable de la fin de la liberté : l’impérialisme macédonien triomphe dans la bibliothèque d’Alexandrie. »

C’est à peu près à cette époque qu’on a inventé, dit-elle, la lecture littéraire des textes, qui — elle l’explique ensuite à propos du symposion grec — n’avaient pas au départ cette fonction et cette vertu. Elle montre que pendant longtemps, on a connu « des littératures sans lecteurs », ainsi dans la bibliothèque d’Assurbanipal, où on a pris des textes prophylactiques pour des textes littéraires. Fl. Dupont rappelle par exemple que les Epigrammes de Martial n’avaient pas de lecteurs mais qu’ils servaient quand ils faisaient leurs cadeaux (xenia) aux Romains pour y puiser de quoi dédicacer poétiquement leurs envois.

Pour ces textes, l’écrit n’a pas besoin de lecteurs. Les textes sont déjà là. C’est ce qui les différencie profondément de l’invention de la littérature pour laquelle tout texte écrit n’est pas « déjà là » mais a besoin pour exister d’un lecteur et d’une institution littéraire derrière lui pour exister (ce que Dominique Maingueneau appelle la paratopie, qui désigne l’ensemble des marques de l’institution littéraire dans les textes avec notamment une scénographie : la scène d’apparition du texte).

Un livre qu’on ne finit pas ressemble donc à une pièce de théâtre dont les spectateurs sortiraient de la salle les uns après les autres. Ça s’appelle un bide !

Elle explique encore que l’institution littéraire instaure un contrat social entre le scripteur absent et son lecteur, contrat qui donne accès au texte. Ce contrat est inscrit dans le texte et permet que le texte lu ne soit pas le message de personne à n’importe qui. La rhétorique d’un texte littéraire impose, en effet, un type d’énonciation très particulier préexistant grâce à l’institution littraire et qui seul donnera vie à l’énoncé. Le texte va persuader le lecteur qu’il appartient à la littérature, qu’il mérite d’être conservé une fois lu, afin d’être relu. C’est la relecture qui fonde la littérarité du texte littéraire. Car, précise-t-elle encore, « le texte littéraire se présente comme inachevé, il est une parole privée de « son père », pour parler comme Platon, ou, comme nous dirions, un énoncé sans sujet d’énonciation. Mais au lieu que cette absence soit un manque, l’effacement du sujet de l’énoncé, qui cesse alors de dire l’absence du sujet de l’énonciation, permet l’installation d’un autre sujet et d’une autre énonciation, la lecture et le lecteur. Le lecteur s’approprie l’énoncé selon les règles que lui indique la rhétorique du texte, ici et maintenant. La littérature s’installe ainsi entre insignifiance et polyphonie, le double destin de toute parole enregistrée qui d’elle-même ne dit rien et à qui le lecteur peut faire dire tout ce qu’il veut. L’écriture littéraire indique, en effet, au lecteur les chemins de son herméneutique, puisque lui seul fabrique le discours signifiant à partir de l’énoncé écrit, mais ces chemins sont encore multiples — au lecteur de choisir le sien. »

« La littérature instaure donc une situation d’énonciation qui devra sans cesse se renouveler, retrouvant ainsi le temps de la répatition propre à l’oralité. Mais elle aura substitué aux corps présents les uns aux autres, et à leur évidence, la recherche infinie du sens, la frustration perpétuelle du lecteur. L’effet littéraire est à la fois entretien du désir de lire et son insatisfaction. Il faut motiver la lecture, il faut décevoir le lecteur. »

« L’invention de la littérature, au sens historique du terme « invention », c’est précisément cela : écrire des textes qui non seulement exigent d’être lus — car toutes les inscriptions destinées à faire parler les choses muettes ont la même exigence — mais qui mettent le lecteur en situation d’être le sujet de l’énonciation, et non l’instrument d’une oralisation. Le lecteur devenant le père de l’écrit lu capable de le défendre, de le commenter, il a la maîtrise de la langue qui le produit, et donc de son sens. »

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 16 h 35 min

Ça c’est la meilleure: on va trancher maintenant sur l’existence de Dieu avec un sondage IPSOS !! (Mais qu’elle est couillonne, celle-là !!!)

ça c’est la meilleure on va trancher maintenant sur la croyance en l’intelligente disaïne comme la garantie d’une bonne croyance..pourtant rouane paolo il secondo (que dieu l’ait en sa sainte garde) disait au sujet de l’hypothèse de darouine…que c’était « un peu plus qu’une hypothèse » ce qui la rendait compatible autant que l’andouillette avec la foi chrétienne..et montjoi et saintdenis ce troudbal de pablo nous fait la chasse à l’opus déi..

Clopine dit: 19 juillet 2014 à 16 h 35 min

… Bon, allez, je vous laisse, Monsieur Court. Des fèves à préparer (avec citron, menthe et huile d’olive), des petits pois frais à écosser (autour d’un rôti de veau), mon potager me tend les gousses. Et les amis arriveront bientôt : une jolie soirée m’attend. Je ne sais pas pourquoi, j’imagine la vôtre plutôt solitaire, ou, comme vos idées et votre homophobie : sentant le rance…

Clopine dit: 19 juillet 2014 à 16 h 32 min

Et je ne parle même pas de l’homophobie sous-jacente de votre petit texte, là, qui répand l’odeur nauséabonde de votre inconscient refoulé ! Serait-ce l’expression du plaisir, qui amènerait chez vous ce retour du refoulé ? (dans votre cas, le refoulement vient donc des tuyaux d’évacuation de votre inconscient. Ca pue, pour dire vite.)

Clopine dit: 19 juillet 2014 à 16 h 28 min

… Parce qu’enfin, Monsieur Court, si vous vouliez pasticher une correspondance entre Edouard Louis et moi, vous auriez pu effectuer une petite recherche stylistique. Parce que là, permettez-moi de vous le dire, vous êtes VRAIMENT à côté de la plaque. Lisez donc le bouquin de Louis, et revenez après ; avec un peu de chance et d’ attention, vous allez voir : vous allez sans doute arriver à le singer, sans sombrer dans le ridicule. Enfin, je suis sûrement trop optimiste, là. Vous ne ferez que ce que vous savez faire. Du Monsieur Court. (toujours, ahahah). Soit un mélange inepte de savoirs confus et de lourdeurs d’expression, à en faire baîller jusqu’à la lune…

Clopine dit: 19 juillet 2014 à 16 h 20 min

Bel effort, Monsieur Court-jeune-homme, mais cependant nettement insuffisant. D’abord, je n’ai pas dédié « la Soupière »à Paul Edel, je l’ai écrite après avoir sorti mes « petites chroniques… », et j’ai juste renforcé le livre après coup. Vous le saurez en l’achetant, bien sûr, dans cette nouvelle version. Ce qui, pingre comme vous êtes, vous fera très certainement mal au point névralgique de votre individu, pas le G mais bien le E, comme « euro », et vous m’en voyez bien aise.

En fait, Monsieur Court, de tous les mépris et les détestations de ce blog, ceux que vous professez à mon égard sont ceux que je supporte le mieux. Même plus : je me les envierai presque. Tenez, votre sortie ci-dessous : on sent que vous êtes allé vous renseigner, n’hésitant pas à soulever les couvercles des boîtes à ordures des ragots parisiens (les raclures sorties de ces poubelles sont toujours les mêmes, d’ailleurs : les écrivains contemporains sont formatés, ce ne sont pas eux qui écrivent leurs livres mais leurs éditeurs, ils ne sont bien entendu que de petits rastignacs arrogants et sans talents, etc., etc.). Ce faisant, vous insultez les quelques milliers de personnes qui ont aimé le livre de Louis, et qui admirent son parcours, mais baste ! Que ne feriez-vous pas, que ne dénigreriez-vous pas, pour le plaisir de me montrer du doigt. Mais faites attention, Monsieur-c’est-un-peu- court, parfois, le doigt peut être mordu.

En tout cas, vous dévoilez là une superbe facette de votre caractère élitiste et néanmoins limité : votte minauderie, ci-dessous, est tout juste écrite en français, n’est même pas drôle et vous a permis simplement de cracher le venin malodorant qui sert à irriguer votre petit cerveau. M’enfin, si ça vous amuse…

Court dit: 19 juillet 2014 à 15 h 57 min

Chère Clopine
Vous etes décidément, en dehors de mon petit ami, la seule femme à me comprendre. Oui, et vous seule avez saisi toute la portée symbolique du fait, Maman a posé à trois mètres de chez elle dans une rue ou toutes les maisons se ressemblent, parce qu’on repeignait sa façade (celle de la maison) et qu’elle ne voulait pas le montrer (maman!).
Je m’excuse de mettre les points sur les i mais, depuis quelque temps, on m’a dit d’etre davantage pédé.. pédagogue. Pardon de cette déformation qui n’est pas sans rapport avec mes récentes promotions.
Continuez à dire la pure vérité, que mon livre est une œuvre personnelle, ni éribonisé, ni ceccatisé, qu’il m’a couté un gros effort, et que c’est le témoignage d’un jeune homme candide. Je promets en retour de vous adresser l’un de mes dix-sept brouillons. (René , Didier, etc, ont les autres). J’ai parfaitement conscience que Flaubert et Balzac en firent beaucoup plus, et s’en tirèrent beaucoup mieux que moi, mais, en un temps ou les écrivains sont formatés en ki(l)t à monter à chaque rentrée, j’estime avoir au moins quelque peu travaillé.
Heureux suis-je d’avoir ému vote ensibilité féminine, cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. J’accepte avec gratitude votre Soupière, bien que de mauvaises langues m’aient dit qu’elle ait déjà été proposée à un certain Paul Edel. Je la lira
Embrassez de ma part de près Clopin et surtout Le Clopinou. N’omettez pas l’Ane, peut etre le plus sage de tous.
Eddy, qui vous aime

DHH dit: 19 juillet 2014 à 15 h 57 min

Souvent si on ne va pas au bout d’un roman , qui pourtant le mérite, faute d’un intérêt soutenu pour le sujet, c’est précisément parce qu’on n’a pas compris ce qu’etait le vrai sujet et qu’on l’a ignoré ,occulté qu’il était par le fil apparent d’une intrigue mediocre ou mediocrement conduite ;
Mais des lors qu’on identifie le vrai sujet, la qualité littéraire peut se révéler et elle genere un intérêt nouveau avec des clés de lecture qui s’attachent à des aspects de l’oeuvre qui en font la richesse ou l’originalité mais etaient occultés par une première orientation de lecture, qui les ignorait comme subsidiaires.
Deux exemples personnels ;
Pour moi on passe à côté de Nocturne Indien de Tabbucchi ,si on se focalise sur la quête vaine par le narrateur de son ami perdu, qu’il recherche à travers toute l’inde, et qui lasse le lecteur par son déroulé linéaire .
Mais si on prend de la distance par rapport à cette intrigue inaboutie , et qu’on en vient à privilégier dans sa lecture l’art avec lequel Tabbucchi évoque diverses atmospheres indiennes , qui servent de cadre à cette quête ,on est fasciné par cette écriture, on va jusqu’au bout et on en redemanderait :Admirables descriptions d’une gare routière pouilleuse avec les personnages étranges qu’on y rencontre ,d’un hôtel de routard ,d’un palace international avec son visage exterritorial ,d’un couvent à Goa ,autant de mondes dont Tabucchi rend magnifiquement la réalité et les harmoniques .
J’ai aussi le souvenir d’un autre livre ,d’un auteur peu connu, Blanche Bendahan, son titre Mazaltob ;il m’était tombé des mains lorsque j’etais adolescente parce qu’il racontait une invraisemblable histoire d’amour triste et impossible entre un jeune juive du mellah de Tanger et un prêtre catholique
.Bien plus tard, lestée d’experience et de savoir sur le monde concerné et son arriere –plan historique ,je l’ai lu jusqu’au bout avec delectation ,pour la finesse de l’analyse psychologique qui en constituait le vrai sujet.
En fait ,le vrai sujet de ce roman,dont l’action se situe à la fin du 19 eme siecle etait une analyse des contradictions et des déchirements à travers lesquels, prisonnière de l’univers arriéré judeomaghrebin qui corsetait sa vie et ses esperances, l’heroïne vivait l’incursion de la modernité apportée par l’Alliance Israelite, désormais présente dans cette terre d’islam.

Levy Strauss..... dit: 19 juillet 2014 à 15 h 54 min

On vient de découvrir, comme à GAZA des tunnels reliant BARBES à PARIS !!!

D’après les autorités de l’Etat, le trafic serait incessant : quatre rames à l’heure…

Sergio dit: 19 juillet 2014 à 15 h 45 min

ueda dit: 19 juillet 2014 à 15 h 14 min
C’est la nuit ici

Il faut tirer des fusées ! Parce que les lanternes de la place Stan, eh bien en réalité elles éclairent soigneusement que dalle, en hiver c’est un vrai coupe-gorge à quinze heures…

david dit: 19 juillet 2014 à 15 h 44 min

AJc a ueda et a ,.tous les magnifestants pour le hamas du fond de mon souterrain ou je me planque p0ur ne pas rencontrer les roquettes et autres engins finances par le Qatar(oui comme le PSG)prenant distance des 19 tunnels ou dans chacun le peuple glorieux a couler 700 tonnes de beton 700X19 grace au qatar d’abord les tunnels les affames apres.

Les membres en entier dit: 19 juillet 2014 à 15 h 33 min

il est membre de l’Opus Dei.
Et alors?
Serait-il membre de la franc-maçonnerie, vous pencheriez pour des idées opposées?

Légende Noire... dit: 19 juillet 2014 à 15 h 31 min

Je connaissais et j’ai lu la Légende Noire de l’Espagne de Joseph Pérez…Je ne savais pas qu’il existait une Leyenda Negra (bien que Pérez la cite probablement):

Julián Juderías (1877-1918) fue un madrileño políglota que viajó por el mundo como traductor. Periodista y escritor, vivió sólo 40 años, pero los aprovechó bien. Asombrado por la pervivencia de la « leyenda negra », Juderías examinó de cerca el contenido, los orígenes y la cristalización de ese mito negativo en un libro aparecido en enero de 1914 bajo el título La leyenda negra de España.

C’est très important que ces ouvrages soient plus connus. Si la haine de l’Espagne catholique et de son histoire n’était pas l’un des piliers de la haine de soi de l’Europe, on reconnaîtrait que l’Espagne a été le premier conquérant de l’histoire à s’interroger longuement et profondément sur la légitimité morale de sa conquête et des traitements infligés aux peuples conquis.

La Controverse de Valladolid au milieu du 16ième siècle devrait être portée au crédit des Espagnols. Au lieu de cela, l’imposture de Jean-Claude Carrière en fait un débat sur le fait de savoir si les Indiens ont ou non une âme! Ce qu’elle n’a jamais été.

ueda dit: 19 juillet 2014 à 15 h 14 min

C’est la nuit ici, et on ne comprend rien aux journaux français.

Voici deux titres que je viens de lire, mais légèrement intervertis.
Sauras-tu les reconstituer?

« Affrontements entre Israël et le Hamas: la 14e étape en direct »

« Tour de France : au douzième jour de l’offensive »

Buona notte

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 juillet 2014 à 15 h 04 min


…vrai ou faut,…l’utilité des Dieux pour en soumettre des peuples,…avec ou sans les  » fous  » &  » évêques « , guy’s & gay’s,…collabo’s,…du poil au cul,…

…comme les places sur l’échiquier, juste à côté du roi et de la reine,…donc dernier rempart du pouvoir,…ou s’enfuir en amalgames et diversions!,…
…etc!,…à développer!,…les liens entre les plateaux et ses cases,…cinéma!,…on tourne !,…l’éthique, avec propreté et sécurité publique,…& diversion,…

…& les nouvelles générations aux pieds du mur,…des liens coupés pour strates!,…
…les cycles des connivences, et les Dieux, comme prétextes pour s’en foutre, de la veuve & des orphelins!,…en bref!,…

…tu pige, mieux à cheval,…etc!,…

In See dit: 19 juillet 2014 à 14 h 43 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 14 h 01 min
Ça c’est la meilleure: on va trancher maintenant sur l’existence de Dieu avec un sondage IPSOS !

Ben c’est pas plus con qu’autre chose, si les hommes n’y croient plus les dieux n’existent plus.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 14 h 35 min

@ Sirius

« Encore du Prada, du lourd comme dirait Lucchini. Est-ce une pose? »

Oui, il pose, avec un culot monstrueux, en écrivain maudit, ou plutôt martyr. Sur lui, il suffit de dire une seule chose: il est membre de l’Opus Dei.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 14 h 22 min

@ JC

« Répondons avec modération ».

Tu ne réponds pas à mes objections – ni à celles de Trinh Xuan Thuan, d’ailleurs. Mais je te comprends, c’est difficile d’expliquer pourquoi presque tous les grands savants et artistes étaient des croyants. Et encore plus pourquoi il n’existe pas un grand art athée.

Mais j’oubliais, j’ai la preuve définitive de l’existence de Dieu, contre laquelle tu ne pourras rien objecter:

« Sartre s’est toujours trompé, or Sartre niait l’existence de Dieu, donc Dieu existe. »
(Bernard Frank)

Sinon il y a aussi les aphorismes sur ce thème du grand S.J. Lec (dans les « Nouvelles pensées échevelées », livre que j’aime beaucoup):

« Je suis parfois tenté par le diable de croire en Dieu. »

« En qui je crois? En Dieu, s’il existe. »

« Si je suis croyant? Dieu seul le sait. »

[Elena] dit: 19 juillet 2014 à 14 h 22 min

Cher JB/OdP, vous savez comment sont les lecteurs passionnés …
Parce qu’ils savent bien qu’il y a un assez petit nombre d’histoires possibles, de façons de combiner des éléments de récit, alors (bêtement ?) ils sont très attachés à certaines particularités qui différencient les œuvres qui leur paraissent importantes des autres — et du tt venant des conversations.
Des « détails » dont, à leurs yeux, dépend le sens à donner à un livre. En repérant des constantes ds les associations thématiques, des polarités symboliques, en remarquant la place faite à certains sujets (ce dont on parle) plutôt qu’à d’autres.
Ns n’avons pas lu Qohélet (entre autres) de la même façon.
Les lecteurs passionnés ont un autre défaut : ils ne croient pas à la génération spontanée des idées. S’ils accordent autant d’importance que les autres à l’expérience vécue, la leur comme celle des autres, ils entretiennent de sérieux doutes sur le splendide isolement des consciences. Des « self-made consciences » qui ne doivent rien à personne ? Qui n’ont rien reçu, et partant d’une table rase ont inventé leurs propres structures, leurs propres grilles de lectures ? Des individus qui seraient nés hors de tte culture, de tte tradition ?
Ils ont encore une faiblesse : l’envie de faire partager leurs lectures, surtout quand elles abordent sous un angle différent, stimulant et tt aussi digne d’attention qu’un autre des sujets qui font éternellement débat. Ça les agace qu’elles soient systématiquement mises à l’écart. Rejetées d’emblée, par principe. Considérées comme inacceptables parce que certains en ont fait mauvais usage (à cette aune il ne resterait pas gd ch).
Caricaturées pour justifier les préventions qui ont décidé de leur expulsion. Au nom de la liberté de penser, évidemment.
Ils éprouvent enfin une certaine tristesse à rencontrer tant de gens (par ailleurs curieux, à l’esprit plutôt ouvert ds d’autres domaines, & qui sur tt autre sujet s’efforceraient d’échapper à l’enfermement ds le cercle de leurs propres préconceptions) bien décidés à ne pas se laisser dire quoi que ce soit par ces textes.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 14 h 01 min

@ des journées entières dans les arbres

Ça c’est la meilleure: on va trancher maintenant sur l’existence de Dieu avec un sondage IPSOS !! (Mais qu’elle est couillonne, celle-là !!!)

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 13 h 58 min

Encore du Prada, du lourd comme dirait Lucchini. Est-ce une pose?

« Je ne puis être écrivain si je ne suis pas en lutte ouverte contre le monde tel qu’il est; si je m’embourgeoisais, si j’acceptais les idéologies en lice (libéralisme, socialisme…), je mourrais tout simplement en tant qu’écrivain. J’ai besoin de me battre contre ce monde, d’encaisser ses coups et de refuser d’être soudoyé (par des prix littéraires ou autres hochets). Je veux être un paria, vitupéré par tous, sur lequel tout le monde crache, à l’instar de Léon Bloy: les gauches, les droites et les hiérarchies ecclésiastiques, qui sont catholiques mais très peu… tourmentées.

Je suis né pour écrire et je mourrai d’écrire. Je suis un écrivain absolument anachronique, parce que cette vision de la littérature est celle des déséquilibrés; car rien ne me répugne davantage que l’«équilibre» des lâches, des dandies et des arrivistes, combinaison qui caractérise notre époque. »

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 13 h 55 min

Pablo, dis-nous donc ce que tu penses de Prada (pas les sacs à main!). J’ai lu quelques nouvelles de lui…impressionnant.

Ci-dessous un extrait de son interviouve au NouvelObs. Même si je ne suis pas croyant, la « théologie classique », ça a tout de même une sacré allure! Sa première phrase est irréfutable. Après, sur les origines de ce constat…faut voir…

Juan Manuel de Prada:

« L’homme n’est pas bon de nature, comme l’a prétendu grotesquement Rousseau; il n’est pas non plus le creuset de tous les vices, comme le soutient un certain puritanisme borné. Je crois l’homme blessé par un péché originel et constamment appelé à la rédemption; cette interprétation théologique classique est pour moi pertinente entre toutes. Le libre arbitre fait de nous tous, simultanément, des héros et des crapules à chaque instant tenus de prendre des décisions d’ordre moral, parfois judicieuses, parfois aberrantes. Et une vie qui ne serait pas sans cesse confrontée à ces épineuses et douloureuses décisions d’ordre moral ne mériterait pas d’être qualifiée d’humaine. »

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 13 h 27 min

Je vous quitte : j’ai à prendre la tête d’une manifestation* pro-palestinienne à Porquerolles, entre 15h et 15h15.

On devrait être quatre ? Je devrai être seul pour la Police…

Notre banderole, sur papier cul imperméabilisé, est splendide … « Palestine vaincra ! Mort aux colonisateurs ! Longue vie au Hamas ! Juden Raus ! » …

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 13 h 19 min

La question de Leibnitz n’appelle pas de réponse : plus qu’une question, il s’agit d’un constat signifiant.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 13 h 16 min

« Vous ajoutez un manque de courage étonnant, derrière vos commentaires mis sur un support virtuel, se trouve bien une ordure réelle contente de soi. »

J’ai trouvé que cette lâcheté, ce manque de courage bien connu, allait fort bien avec mon côté « ordure réelle, contente de soi » ! Pas vous ?…

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 13 h 11 min

« Moi ce qui m’amuse le plus chez les athées ce sont les raisons, plus subjectives qu’objectives, plus psychologiques que rationnelles, de ne pas admettre cette « Force spirituelle positive ». » (Pablo75)

Répondons avec modération :
Moi ce qui m’amuse le plus chez les croyants ce sont les raisons, plus subjectives qu’objectives, plus psychologiques que rationnelles, d’admettre une « Force spirituelle positive » inexistante !

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 13 h 10 min

Une fois réglée la question de l’existence de Dieu,
n’en déplaise à ses partisans qui campent forcément
sur leur absence de socle fondateur
(l’histoire des sciences ne démontre rien d’autre
qu’un certain nombre de progrès combattus parfois
violemment par le conservatisme religieux),
la question de la morale reste entière
(pas vraiment un scoop…).
Il semblerait que l’organisation en sociétés,
elles-mêmes structurées par des règles « naturelles »
(échelle de vigueur reproductrice, par exemple)
ou plus ou moins élaborées jusqu’à découler
de conventions plus ou moins négociées,
confère un avantage évolutif sur les espèces
qui en sont relativement dénuées.
A un moment de l’histoire de l’espèce humaine,
cette dernière, toujours à la recherche de plus
de ces avantages évolutifs s’est dotée (non, rien ne permet d’y voir un « don » de qui ou quoi
que ce soit !) de la capacité de se dicter
ses propres règles. Aucune n’est adoptée
à l’unanimité ni n’a besoin de l’être
pour être testée.
La grosse glande cérébrale qui centralise
la crème de nos commandes (jusqu’à la pensée !)
nous laisse-t-elle vraiment décider ou est-elle
« programmée » biologiquement et chimiquement ?
Tout « ça » est en train d’être décodé.
La compréhension gagne encore du terrain.
La connaissance, aidée par la puissance de calcul
de nos outils, obéit toujours au paradoxe
qu’une réponse entraîne plus de questions
que l’interrogation initiale ne semblait
en soulever. Complexité du monde, en effet,
malgré notre compréhension d’un certain nombre
de « lois » vérifiables !
Face à quoi la tentation du déterminisme
est constante, jusqu’à expliquer par l’axiome
ce qui ne peut l’être autrement.
Pour remonter le fleuve du temps (s’il existe)
autrement qu’à la force de l’esprit ?
Tsss, pas de touche « replay » à notre échelle !
Non, aujourd’hui comme hier, notre espérance de (sur)vie,
cataclysme planétaire excepté, dépend beaucoup
de notre capacité d’organisation.
Pas gagné d’avance. Pas moyen de savoir
de quoi demain sera fait ni quel est le destin
de l’espèce. Morale ou pas. La Terre « promise »
est LA Terre, sans plan B.
Ravitalement.

D. dit: 19 juillet 2014 à 13 h 01 min

TKT, avez-vous pris la peine de regarder l’œuvre de Dieudonné ? Jusqu’à ses dernières vidéos ?
Je reconnais avoir été plusieurs fois un peu mal à l’aise, mais il faut reconnaitre que ce type est un excellent humoriste, et depuis longtemps. Un bien meilleur humoriste que beaucoup d’autres qui ont choisi le parti d’une carrière peu risquée et bien pensante.
En fait ce qui me met le plus mal à l’aise chez Dieudonné, ce n’est pas tant la quenelle, qu’il fait depuis dix ans soit-dit en passant et qu’il dit être un « bras d’honneur détendu », certes cette quenelle il aurait pu nous en dispenser dès l’origine; non, ce qui me met le plus mal à l’aise c’est 1) sa détermination et une certaine froideur dans la détermination, 2) il insulte fréquemment et assez grossièrement. Et ce sont des insultes réellement choquantes. Sinon je le répète, c’est un très bon humoriste.

TKT dit: 19 juillet 2014 à 12 h 37 min

@ JC….. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 49:
TKT dit: 19 juillet 2014 à 11 h 37 min
« JC, votre commentaire à propos de vos femmes dans des bocaux est de l’humour, cela ne change rien à ce que vous êtes. »
Mais si !
Il vaut mieux être un con marrant qu’un con triste… C’est important !

JC, il vous arrive d’être drôle, ce commentaire l’est, mais vous ne venez bavez sur les Blogs, que pour tourner tout en dérision ou tenir des propos racistes. Vous voudriez être un con marrant, vous êtes aussi marrant que Dieudonné ou cette candidate du FN condamnée. Vous ajoutez un manque de courage étonnant, derrière vos commentaires mis sur un support virtuel, se trouve bien une ordure réelle contente de soi.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 12 h 31 min

@ Sirius

« Au fond JC, on est tous d’accord! Qu’il y ait un hasard dirigé ou pas dirigé, qu’est-ce-que cela change à partir du moment où l’on ne croit pas aux contes de fées monothéistes? »

Sur le dernier point, c’est clair. Mais la différence est plus profonde: JC, si j’ai bien compris, croit à quelque chose (hasard, évolution, chaos créatif) d’irrationnel, d’aveugle, à une machine sans créateur ni conducteur (il a de l’imagination, JC 😉 ). Alors que pour moi il est évident qu’il y a un Ordre et que derrière lui il y a une « Force spirituelle positive », pour l’appeler d’une façon neutre, que l’homme peut constater mais pas comprendre.

Moi ce qui m’amuse le plus chez les athées ce sont les raisons, plus subjectives qu’objectives, plus psychologiques que rationnelles, de ne pas admettre cette « Force spirituelle positive ». J’ai remarqué qu’entre les croyants et les agnostiques, il y a beaucoup plus de profils psychologiques différents que chez les athées. Eux ils ont tous la même façon, très étrange au fond, de « raisonner » dogmatiquement.

ueda dit: 19 juillet 2014 à 12 h 29 min

« Jean-Paul 2 avait posé une question interessante, récemment*
* ramené à l’échelle du temps qui nous intéresse. »

Pèpèpe, robinette d’eau tiède.

Ne sacrifiez pas vos vacances!

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 12 h 27 min

Je précise que dans le résulat du sondage mentionné ci-avant, les français arrivent en avant-dernière position.
Bons derniers: les Belges.
Bravo !

Kim-Jong-Un..... dit: 19 juillet 2014 à 12 h 27 min

« On connait les risques. Mais on considère que cette interdiction est une attaque contre un droit démocratique et élémentaire », a réagi la porte-parole du NPA.

Dlémoclate moi-même, j’applouve totalement la plosition de nos fleres de cœur du NPA !

D. dit: 19 juillet 2014 à 12 h 22 min

Je suis personnellement pour l’interdiction stricte et assortie de peines de prison-ferme pour toutes manifestations centrées sur une cause étrangère : palestine, sionisme, causes indépendantistes variées, etc…

Il parfaitement inadmissible et d’une incorrection notoire que les problèmes de l’Étranger se règlent sur notre territoire. Les Français vont-ils manifester à l’Étranger pour leurs causes ?

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 12 h 21 min

Il semblerait que finalement la question ne soit pas tranchée.
ça dépend de la température, de la pression, selon une loi physique bien connue ( ?)

« En 2011, l’institut français IPSOS réalise un sondage pour l’agence de presse Reuters sur la position de la population de 24 pays sur le créationnisme et l’évolutionnisme. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ationnisme

Il faudrait organiser un referendum planétaire, pour rétablir l' »Ordre », sinon, esotéric du 75 va encore penser que c’est le chaos, le bordel entropique, en fait.

Jean-Paul 2 avait posé une question interessante, récemment*

* ramené à l’échelle du temps qui nous interesse.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 12 h 21 min

D. dit: 19 juillet 2014 à 12 h 04 min
« Vous voyez JC, c’est comme si j’arrivais chez Bérénice avec un immense bouquet de roses blanches et rouges, somptueux, le bouquet du millénaire en quelques sort, et qu’elle me sorte une de ses phrase à la con sans virgules et me claque la porte au nez avec le bouquet. Ce serait insensé. »

Amène un bouquin* !
Pas de fleurs !
Les fleurs, c’est périssable, tu le sais…

Le dernier Passou ? pourquoi pas !
(j’ai bon, patron, là ? j’ai bon ?)

* fais comme DSK : un billet de 100 dollars glissé dans Sigmaringen, ça aide tes affaires…

La vie rêvée de Pablo dit: 19 juillet 2014 à 12 h 19 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 49 min
Toi tu n’es pas un philosophe, toi. Tu piges rien, avec ton ciboulot bouché.

L’argumentation selon Pablito.
A côté, ML fait figure de modération.

ueda dit: 19 juillet 2014 à 12 h 11 min

N’écoute pas Pablo, jean paul (ô membre d’une vaste tribu aux prénoms infinis mais d’une agréable simplicité)!

On a besoin de toi pour ne pas oublier le tout-v’nant, la crotte quotidienne, le sentiment formaté, l’humble docilité du troupeau, la chaleur d’étable des réunions syndicales…

(Tu votes à gauche?
Tu es allé à la manif pour les Palestinoches?
Bien sûr qu’il ne faut pas l’interdire!
Liberté! Et à bas Bibi et Avigdor!
On a besoin de RG efficaces, d’une police expérimentée, d’une justice un peu plus expéditive, voilà tout.

Remarque qu’on piétine un peu.
Notre ministre MV a avec justesse mentionné l’existence d’un ennemi de l’intérieur (c’est vraiment le B-A BA dans la lutte contre le totalitarisme islamiste) mais depuis plus rien: il est resté un peu flou dans la pensée et mollasson dans l’action, tu ne crois pas?
Ils en pensent quoi, tes copains?
Ici, tout le monde a la parole!)

renato dit: 19 juillet 2014 à 12 h 10 min

Peut-être bien, pourtant cela n’est pas tout à fait faux… en outre, rassurer c’est faire œuvre de bien… bon, cela crée beaucoup d’illusions, mais l’œuvre de bien reste.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 12 h 06 min

D. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 59 min
« Et pourtant j’aime bien Bouguereau, comme j’aime toute créature potentiellement sainte. »

Bougboug est une créature suréquipée en artefacts : il a échangé sa Bible contre un gode métal et soie…

Sois prudent !

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 12 h 06 min

Pablo, je parlais de l’hypothèse Dieu telle que la voient les monothéismes…Je pourrais être d’accord avec vous. Mais il faut avouer que cela n’avance pas à grand chose.

D. dit: 19 juillet 2014 à 12 h 04 min

Vous voyez JC, c’est comme si j’arrivais chez Bérénice avec un immense bouquet de roses blanches et rouges, somptueux, le bouquet du millénaire en quelques sort, et qu’elle me sorte une de ses phrase à la con sans virgules et me claque la porte au nez avec le bouquet. Ce serait insensé.

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 12 h 04 min

JC, pourquoi as-tu laissé tomber la question de Leibniz?

Le débat avec ML aurait été intéressant…Tu te dégonfles?

renato dit: 19 juillet 2014 à 12 h 04 min

Mais cela n’est pas faux car, indépendamment de l’existence ou de la non existence de la chose, c’est un peu l’usage qui en est fait : rassurer. D’autre part il suffit de regarder les versions populaires du paradis… elles sont très, très rassurantes… et ne me dites pas que le populaire ne compte pas car c’est justement là que l’on voit la nature des choses.

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 12 h 02 min

« Je répète : Dieu n’explique en rien le monde. On n’en a pas besoin …. Si tu en as besoin, personnellement, ok ! Fais comme tu veux !

Moi je crois au hasard, à l’évolution, au chaos créatif…. rien avoir avec un Créateur ! OK ?! »

Au fond JC, on est tous d’accord! Qu’il y ait un hasard dirigé ou pas dirigé, qu’est-ce-que cela change à partir du moment où l’on ne croit pas aux contes de fées monothéistes?

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 59 min

@ renato

« Selon deux anthropologues Anglo-Saxons (je ne sais plus d’où) nos lointains ancêtres (paléo) auraient inventé dieu afin de rassurer les enfants avant que la nuit tombe ».

Ça vole haut, l’anthropologie anglo-saxone…

D. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 58 min

C’est une chance incroyable et une grande dignité d’être co-créateur de ce mouvement positif de vie. Mais les écueils sont nombreux et multiples les possibilités de perversions.
Regardez Bouguereau qui de l’orgasme charnel découlant de la reproduction sexuée humaine perpétuant l’espèce dans le monde matériel fait une finalité alors que cela n’est qu’un moyen dont il faut user avec parcimonie et respect.

Cela a tout à voir... dit: 19 juillet 2014 à 11 h 58 min

« Et là on retrouve toutes les objections à « l’hypothèse Dieu », la principale étant que s’il existait tel que l’imagine les grandes religions monothéistes, on ne comprendrait pas pourquoi le monde serait si bordélique et massacreur. »

Toutes les objections à l’hypothèse Dieu sont nulles pour une très simple raison: « Dieu » est inconnaissable. »

Pablo, je parlais de l’hypothèse Dieu telle que la voient les monothéismes…Je pourrais être d’accord avec vous. Mais il faut avouer que cela n’avance pas à grand chose.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 11 h 58 min

« Et au lieu de s’extasier et de dire merci » (D.)

Enfin Dédé, on a de l’éducation ! Quand je m’extasie, je dis toujours : « Merci, madame ».

Le jour où je verrai, avec mon œil intérieur hein, Dieu … je lui dirai « Merci, mon Dieu ! » ….Continuez, c’est marrant !

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 56 min

@ JC

« Je répète : Dieu n’explique en rien le monde. On n’en a pas besoin …. Si tu en as besoin, personnellement, ok ! Fais comme tu veux ! »

Il ne s’agit pas de besoins, mais de constatations. Comme disait le très lucide Benjamin Constant: « Je suis trop sceptique pour être incrédule. »

Et puisque tu ne vois pas, avec ta raison, l’Ordre du monde, est-ce qu’au moins tu l’entends? Ici par exemple:

Victoria – Officium Defunctorum – Funeral Motet
http://www.youtube.com/watch?v=f6sD7A2hUi8

gare à nos fesses! dit: 19 juillet 2014 à 11 h 56 min

(On se demande ce que certains non-comprenants de naissance viennent faire dans ce blog, à part laisser leur petite crotte d’impuissants du bulbe de temps en temps).

C’ est que face au grand train des étrons de pensées qui défile, il n’ est pas facile d’ y poser ne serait-ce que ses fesses!

renato dit: 19 juillet 2014 à 11 h 56 min

Selon deux anthropologues Anglo-Saxons (je ne sais plus d’où) nos lointains ancêtres (paléo) auraient inventé dieu afin de rassurer les enfants avant que la nuit tombe (lu in « Science » ou in « Nature » il y a quelques années de là).

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 11 h 49 min

TKT dit: 19 juillet 2014 à 11 h 37 min
« JC, votre commentaire à propos de vos femmes dans des bocaux est de l’humour, cela ne change rien à ce que vous êtes. »

Mais si !
Il vaut mieux être un con marrant qu’un con triste… C’est important !

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 49 min

@ jean paul

Toi tu n’es pas un philosophe, toi. Tu piges rien, avec ton ciboulot bouché. À force de te cacher au fond de la classe, près de la fenêtre, tu as mal suivi le débat. Relis tout et si tu continues à être in albis je te fais l’explication pour les gosses.

(On se demande ce que certains non-comprenants de naissance viennent faire dans ce blog, à part laisser leur petite crotte d’impuissants du bulbe de temps en temps).

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 11 h 47 min

Pablo75,
Tu vas me les arracher, me les briser menu, à force de me les torturer avec tes auteurs que j’ai lu, évidemment !

Connus, ces livres référents il a fallu que je les lise pour en savoir plus, dont le Brian Greene, et d’autres dont celui écrit en commun par Hawking et Penrose « La nature de l’espace et du temps  » et celui, génial, de Carlo Rovelli, homme remarquable … et d’autres.

Je pense le contraire de ce qu’écrit Trinh Xuan Thuan… SO WHAT ?… je sais tout ce que tu dis sur les positions du Grand Albert que je vénère pour ses travaux du début, que je plains pour ses dérives vieillissantes …

Je répète : Dieu n’explique en rien le monde. On n’en a pas besoin …. Si tu en as besoin, personnellement, ok ! Fais comme tu veux !

Moi je crois au hasard, à l’évolution, au chaos créatif…. rien avoir avec un Créateur ! OK ?!

ueda dit: 19 juillet 2014 à 11 h 45 min

Je n’ai jamais compris ce désir de vouloir chercher dans la pratique scientifique des arguments « pour » ou « contre » l’existence d’une intelligence supérieure quelle qu’elle soit.

Lorsque les physiciens sortent de leur domaine d’expertise, leurs spéculations métaphysiques valent ce que valent celles des poètes, et des hommes de sciences de première force ont sur ce point des conceptions parfaitement incompatibles.

Je ne voudrais pas être désagréable mais tout ceci reste, de quelque manière, pré-kantien (je ne parle pas du Kant des Français ou des Américains).

Qui s’inquièterait avec un peu de passion (mais on peut s’en foutre) des raisons pour lesquels la question de dieu s’impose à certains êtres apprendrait davantage, par exemple, dans les « Oeuvres » de Simone Weil (aujourd’hui très bien éditées en Quarto) que chez nos meilleurs physiciens (du reste, le frère de Simone, le mathématicien bourbakiste André Weil, savait garder ses distances devant les extraordinaires intuitions de sa soeur).

Être un scientifique « croyant » ou « incroyant » n’a aucune espèce d’importance, à moins que la vie de l’intéressé n’en soit elle-même bouleversée.

(Puisque j’y suis, « l’éditor » Fl. de Lussy a fait du bon travail, mais aurait dû avoir le bon goût de s’abstenir de mettre son grain de sel concernant un esprit plus puissant que le sien.
L’anti-judaisme à la fois radical et très particulier de S.W., qui ne peut manquer de choquer aujourd’hui beaucoup de lecteurs moyens et de grosses têtes molles, se voit comme « excusé » par des explications superflues et même malhonnêtes.)

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 42 min

@ renato

« Les grosses pétasses dans son genre se trompent systématiquement. »

« L’argument n’est pas extra ».

Ce n’est pas un argument, mais une blague (sachant que JC adore Des journées entières dans les arbres).

TKT dit: 19 juillet 2014 à 11 h 37 min

JC, votre commentaire à propos de vos femmes dans des bocaux est de l’humour, cela ne change rien à ce que vous êtes.

jean paul dit: 19 juillet 2014 à 11 h 32 min

On appelle dieu ce qu’on ne connaît pas- ça ne veut pas dire que « la réalité » a un sens caché. Ce pauvre pablo rame, à la recherche d’une inspiration transcendantale, triste résultat de siècles d’obscurantisme

renato dit: 19 juillet 2014 à 11 h 32 min

« Les grosses pétasses dans son genre se trompent systématiquement. »

L’argument n’est pas extra. Si on prend un magazine de mode, peu importe si féminin ou masculin, on y voit des modèles vêtus par les grands couturier pour l’occasion (la photo, quoi). Puis, on va se promener dans la rue et on voit les même vêtement sur des corps… disons… normaux… et on se demande si ces gens n’ont pas un miroir à la maison… d’autre part on ne peut pas les blâmer, ni trop s’arrêter sur leurs goût, ni sur leur sens de la réalité : l’autorité en la matière leur a présenté ces vêtements comme ce qu’il faut mettre pour être à la mode…

Cela dit, parler de quelque chose dont on ne peut démontrer l’existence ou la non existence me semble révélateur d’une vanité sans limites…

D. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 28 min

Prenez juste 5 minutes pour fixer le bleu du ciel, juste cela. Il résume tout ce que je viens de dire, et tout ce que je n’ai pas dit tellement ça aurait été long.

ump bashed dit: 19 juillet 2014 à 11 h 25 min

 » los propios españoles terminaron por creerse la leyenda negra ». (leyenda negra, colonne de droit

Encore des innocents accusés à tort! !! ya pas un bon dieu quelque part?!

D. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 25 min

Bravo, Pablo. Je suis toujours convaincu que tu as mal choisi ton pseudo, parce que sur le fond et la forme des interventions c’est 9,99 / 10.

J’ajouterai qu’en définitive il faut faire preuve d’une énorme naïveté pour imaginer qu’on puisse être là, tous, à se parler avec des outils extrêmement complexes,exactement au bon moment dans l’échelle géologique terrestre longue d’au moins 4 000 000 000 d’années. On-t-il déjà essayé de compter jusqu’à seulement 4 000 ? C’est chiant n’est-ce pas. Eh bien ce dont je vous parle c’est un million de fois compter jusqu’à 4000. Tout cela n’étonne plus personne. Mais finalement qui aide à introduire ce genre de réflexion, sinon des gens comme nous, « illégitimes » ?
Nous sommes là adonc avec nos petits ordinateurs équipés de processeurs x386 derniers cris, avec exactement la valeur de gravité qu’il faut pour tenir debout mais ne pas être écrasé, avec exactement le taux d’oxygène qu’il faut dans l’air pour vivre mais ne pas brûler, avec des journées qui durent environ 24 heures et pas 5 minutes ou 6 mois, avec une année qui dure 365 jours et non 8 ou 45000, avec un champ magnétique terrestre d’intensité juste suffisante pour nous protéger des particules solaires qui nous tueraient sans cela, avec une surface terrestre qui n’est ni gazeuze, ni brûlante, ni molle, ni toxique et qui présente tous les éléments dont nous avons besoin pour créer, une atmosphère de bonne épaisseur, des montagne qui ne mesurent pas 60 km de haut mais 6000 m, de l’eau à bonne température, une faune et une flore d’une beautée incommensurable etc.. etc..

Et au lieu de s’extasier et de dire merci, il y a des gens qui vous disent tranquillement : mais ? j’ai rien demandé à personne, moi.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 23 min

@ Sirius

« Et là on retrouve toutes les objections à « l’hypothèse Dieu », la principale étant que s’il existait tel que l’imagine les grandes religions monothéistes, on ne comprendrait pas pourquoi le monde serait si bordélique et massacreur. »

Toutes les objections à l’hypothèse Dieu sont nulles pour une très simple raison: « Dieu » est inconnaissable. Point barre. Il y a une intelligence derrière l’Univers, mais notre 1,5 kg de cervelle ne peut pas la comprendre (ce qui est assez logique, d’ailleurs). On constate que la Réalité a un sens, mais on est incapable de l’expliquer.

C’est d’ailleurs ce que disent les mystiques: « Dieu est sans nom: car de lui personne ne peut rien dire ni connaître ». (Maître Eckhart)

À méditer: « Ce qui nous empêche de croire en Dieu, c’est l’idée stupide que nous nous en sommes faite. »
(Roland Dubillard)

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 11 h 23 min

C’est pourquoi un morceau de quartz placé quelques heures dans l’eau vive et pure d’un cours d’eau de montagne, pointe de préférence dirigée vers le courant, va emmagasiner une énergie positive considérable, que vous pourrez restituer en posant cette pierre dans votre foyer

t’es un affranchi des 7 godes de cristal du machoupichou..t’as de la lumière plein le front comme un légionnaire avec un falzar sans fond dédé

La vie rêvée de Pablo dit: 19 juillet 2014 à 11 h 20 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 06 min

Une heure de recherche sur gogueule pour 3 titres et 2 extraits.
A peine dans le top 10 des experts erdéliens.

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 11 h 15 min

..et franchement amener ce genre de débat avec du bach et mozart c’est n’avoir peur de rien..c’est conchier leur foi et leur ferveur en tranchant dans l’indécidable, t’es un grossier personnage épicétou

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 14 min

@ JC

Le fait que Des journées entières dans les arbres soit athée devrait te faire réfléchir. Les grosses pétasses dans son genre se trompent systématiquement. Donc…

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 11 h 11 min

autant Einstein que Bohr étaient croyants…

déiste..au 18éme c’était athée pure et dure
ça se voit à l’oeil nu que t’es un foireux de merde pablo pas une bête a bon dieu..vla la preuve qui fait boum

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 11 h 06 min

@ JC

Tu ne parles que d’un livre de Trinh Xuan Thuan. Lis « La Mélodie secrète », « Le chaos et l’harmonie » ou « L’Univers élégant ».

Tu écris: « Il n’y a pas d’Ordre dans le Cosmos ».

« Le pendule de Foucault et l’expérience EPR (Einstein-Podolsky-Rosen) nous ont contraints à dépasser nos notions habituelles d’espace et de temps. Nous sommes amenés à conclure que l’univers possède bien un ordre global et indivisible, tant à l’échelle macroscopique que microscopique. Une influence omniprésente et mystérieuse fait que chaque partie contient le tout et que le tout reflète chaque partie. Tous les êtres vivants dans l’univers, toute la matière, le livre que vous tenez entre les mains, les meubles qui vous entourent, les vêtements que vous portez, tous les objets que nous identifions comme fragments de réalité contiennent la totalité enfouie en eux. Nous tenons chacun l’infini au creux de notre main ». (Trinh Xuan Thuan)

Tu as bien lu? « L’univers possède bien un ordre global et indivisible, tant à l’échelle macroscopique que microscopique. »

« Les débats passionnés entre Einstein et Bohr sur la description du réel par la mécanique quantique ont duré des années et ils sont restés dans les annales de la physique, Déterministe farouche, Einstein rejetait l’interprétation probabiliste de la réalité. La mécanique quantique enveloppe en effet le monde des atomes et des particules d’un grand flou. Au lieu de suivre une orbite bien définie autour de l’atome, l’électron peut être partout à la fois dans l’atome. Impossible de le localiser avec certitude. On peut seulement avancer la probabilité de le rencontrer ici ou là. Einstein ne pouvait accepter cette conception du réel: « Dieu ne joue pas aux dés », se plaisait-il à répéter. Bohr, exaspéré, lui répliqua un jour : « Arrêtez de dire à Dieu ce qu’il doit faire ! » (Trinh Xuan Thuan)

Je te signale au passage que, comme beaucoup de scientifiques de haut vol, autant Einstein que Bohr étaient croyants…

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 11 h 03 min

JC et Michel Alba regardent le monde avec haine, sans aucun résultat

heureusement que nous on est qu’amour vontraube..on est les gentils…jicé et dracul c’est les méchants..ils perdent et meurent dans d’atroce souffrances a la fin

D. dit: 19 juillet 2014 à 11 h 00 min

Je ne plaisante pas. Prenez-la peine de le faire, qu’est-ce que ça vous coûtera à part 50 centimes d’euros ? Vous serez surpris du résultat.
J’aurais dû préciser qu’il ne faut pas faire chauffer l’eau au micro-ondes et éviter les plaques électriques. Préférer le gaz.
Tout ce qui est électrique véhicule du négatif.
La combustion du gaz est neutre.

Les cristaux composés de silicium (par exemple la silice = oxyde de silicium) ont également une mémoire, des dizaines de fois plus forte que l’eau. C’est pourquoi un morceau de quartz placé quelques heures dans l’eau vive et pure d’un cours d’eau de montagne, pointe de préférence dirigée vers le courant, va emmagasiner une énergie positive considérable, que vous pourrez restituer en posant cette pierre dans votre foyer.
L’eau de mer a l’effet d’eau moins effacer l’énergie négative portée par un tel cristal, mais ne lui donnera pas forcément une énergie positive.

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 10 h 59 min

Qui oserait dire que ces gens qui connaissent les textes sacrés par coeur pour le plupart

le prope..le prope..des religions du live jicé.. »c’est écrit »…pardon « c’est marqué » serait plus idoine..aprés ça benoitement on dit que l’image ment

Cela a tout à voir... dit: 19 juillet 2014 à 10 h 55 min

« L’Etat islamique a ordonné aux chrétiens de se convertir à l’islam ou de payer un impôt spécial, faute de quoi ils seront tués. »

Cela a tout à voir avec l’Islam. Qui oserait dire que ces gens qui connaissent les textes sacrés par coeur pour le plupart, ne sont pas d’aussi bons musulmans que les bisounours (Boubakeur et autres) qu’on nous montre à la TV pour nous rassurer? Qui aurait l’autorité pour l’affirmer et sur quelles bases?

TKT dit: 19 juillet 2014 à 10 h 51 min

D., votre histoire est débile, ou c’est de l’humour.
JC et Michel Alba regardent le monde avec haine, sans aucun résultat.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 10 h 51 min

D.
J’ai fait votre expérience avec deux femmes numérotées 1 et 2 à la place de vos deux bocaux. Et bien, vous avez raison !

Celle que je regardais avec amour tombait plus souvent enceinte…

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 10 h 49 min

onctueuse préparation facilitant le rapport à base de graisse d’animal, le Sus scrofa domesticus par exemple…

du saindoux jicé..avec du paprika..du piment d’espelette et du poivre nouarte sur une baquette..et un verre de 51..jamais malade!

Antonio Corrado dit: 19 juillet 2014 à 10 h 47 min

« Pour résoudre la contradiction flagrante des athées »
Pablito sur Seine

flagrante ?
Tu dis ça comme ça Pablito ou t’as ne serait-ce qu’une preuve de cette « flagrance » incontournable.

Pour la croyance en un ordre divin j’ai compris, le big bang se situe à la seconde 18’50 de l’adagio, mais pour la non-croyance c’est quoi ? Ne pas écouter l’adagio dans ses WC ? S’arrêter au bout d’un quart d’heure ?
Préférer Charlie Parker ?
J’ai soif de savoir, dis-moi.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 10 h 47 min

« Il est inimaginable de penser que des organisations animales aussi complexes que celles que nous observons, sans parler de l’homme, aient pu surgir et se transmettre par le seul hasard. » (Sirius)

Cela est tout à fait imaginable : la preuve, je l’imagine ainsi et ne me sens pas seul du tout, sur ce coup !

renato dit: 19 juillet 2014 à 10 h 46 min

Nous avons ici l’Everest et le K2 de la kulture française, il serait temps que tout le monde en prenne acte car — faute de temps à dédier aux activités relatives à la création : produire et vendre — les travaux commencés par l’un ne seront jamais portés à terme ; et les tapuscrits que l’autre conserve dans ses tiroirs, ne se verront jamais en tête de gondole. Bref, ils gâchent leur temps afin que nous comprenions nos pauvres limites. J’en appelle donc à votre sens du devoir car en dépend de l’avenir de la kulture française… que dis-je ? de la kulture européenne… enfin… c’est le salut de l’Occident qui est en jeu…

bouguereau dit: 19 juillet 2014 à 10 h 45 min

L’hypothèse Dieu, ou principe organisateur, ou intelligent design, paraît nettement moins invraisemblable que l’hypothèse hasard/nécessité, trial and error process

si les européens s’y mettent..assez de propagande pour la barbe a papa sirus..c’est mauvais pour les dents..

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 10 h 43 min

Djedla,
Lorsque vous lancez des bisous à l’intention de Pablo75, ça me rappelle le « baiser de la mort » de Cosa Nostra… un petit câlin de vipère qui vous tue, un jour, un mois, un an plus tard !

D. dit: 19 juillet 2014 à 10 h 42 min

Je vous propose cette étonnante expérience qui fonctionne et en dit long sur la réalité de la mémoire de l’eau. JC, vous qui êtes un scientifique rationaliste, je vous invite à la pratiquer. Mais en fait j’invite tout le monde.

– Prenez deux bocaux type confiture, bien nettoyés.
– faites cuire à l’eau 100 g de riz.
– Mettez la même quantité dans chaque bocal et fermez.
– Marquez les bocaux 1 et 2.

Puis, deux fois par jour, sortez le bocal n°1 et considérez-le haineusement. Rangez-le puis prenez le bocal n°2 et considérez-le avec amour.
Faites tout cela au moins deux fois par jour, mais plus si vous voulez.

Au bout de quelques jour, le contenu du bocal n° 1 sera pourri et celui du bocal n° 2 sera intact.

Je vous conseille pour des raisons sanitaires de ne pas gouter le contenu des bocaux pendant l’expérience, contentez-vous de sentir.

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 10 h 37 min

La meilleure argumentation que j’ai lue en faveur de l’athéisme se trouve chez Comte Sponville, une bonne synthèse très convaincante…

L’ennui, c’est qu’on a envie de lui dire « so what…? », tant la partie de son bouquin qui traite de la morale sans Dieu est faible.

Les rêveries vertigineuse sur l’ordre de l’univers (Jean d’Ormesson vulgarise cela admirablement) peuvent conduire à l’intuition d’un « intelligent design ». J’ai vu il y a peu une émission sur Arte (?) sur l’histoire de l’univers, retraçant les multiples disparitions d’espèces animales et leurs réapparitions, leur évolution (tient les mecs!…la terre ferme apparaît, si je me faisait pousser des pattes?). L’hypothèse Dieu, ou principe organisateur, ou intelligent design, paraît nettement moins invraisemblable que l’hypothèse hasard/nécessité, trial and error process. Il est inimaginable de penser que des organisations animales aussi complexes que celles que nous observons, sans parler de l’homme, aient pu surgir et se transmettre par le seul hasard.

Ceci dit, re-so what! Et là on retrouve toutes les objections à « l’hypothèse Dieu », la principale étant que s’il existait tel que l’imagine les grandes religions monothéistes, on ne comprendrait pas pourquoi le monde serait si bordélique et massacreur. J’ai suivi suffisamment de discours théologiques pour savoir qu’il y a des réponses à cette objection. Ces réponses (la liberté humaine notamment, donc celle de faire le mal) n’arrivent pas à me convaincre…

Retour au point de départ: et alors? Finalement, l’idée du dessein intelligent, dès lors qu’on y voit pas une astuce pour réintroduira la religion dans la science, ne me paraît pas une idée si stupide. Il faudrait la creuser, scientifiquement bien sûr…

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 10 h 36 min

 » Nous avons pris l’habitude de croire à deux royaumes, le royaume des  » fins  » et de la  » volonté  » et le royaume des  » hasards  » ; dans ce dernier , tout est privé de sens , bouge , prospère et s’effondre sans que personne puisse en indiquer la raison et le but._ Nous redoutons ce puissant royaume de la grande imbécillité cosmique car , la plupart du temps , nous faisons sa connaissance lorsqu’il tombe dans l’autre , celui des fins et des intentions, comme une tuile détachée d’un toit , et vient y détruire quelque admirable fin . Cette croyance aux deux royaumes provient d’un vieux romantisme, d’une fable très ancienne: nous autres nains malins , avec nos volontés et nos fins, nous sommes molestés , renversés et souvent piétinés à mort par ces géants imbéciles et rois des imbéciles , les hasards _ mais malgré tout nous ne voudrions pas vivre sans la poésie horrifiante de ce voisinage , car ces monstres surviennent souvent lorsque notre vie sans  » la toile d’araignée  » des fins est devenue par trop ennuyeuse ou trop angoissée , et ils nous procurent une sublime diversion lorsque leur main  » déchire  » d’un coup toute la toile _ non qu’ils l’aient prémédité, ces insensés! Non qu’ils se rendent seulement compte! Mais leurs grossières mains osseuses traversent notre toile comme si c’était du vent. _ Les Grecs nommaient Moira ce royaume de l’imprévisible et de la sublime étroitesse d’esprit éternelle, ils le donnaient pour horizon à leurs Dieux qui ne pouvaient ni agir, ni voir au-delà de lui : avec ce défi secret envers les dieux que l’on rencontre chez un certain nombre de peuples sous la forme suivante : on veut bien adorer ces dieux mais en gardant contre eux un dernier atout en main , soit que l’on croie , par exemple, comme les Indiens ou les Perses , qu’ils dépendent des  » sacrifices  » des mortels, si bien qu’à la limite les mortels peuvent affamer les dieux et les laisser mourir de faim ; soit que l’on s’octroie , comme le rude et mélancolique scandinave , les plaisirs d’une tranquille vengeance en se représentant dans l’avenir le crépuscule des dieux , afin de se dédommager de la peur continuelle qu’inspirent ces dieux méchants. Il en va autrement du christianisme qui, avec des sentiments fondamentaux qui ne sont ni indiens, ni persans, ni grecs , ni scandinaves , ordonnait d’adorer dans la poussière  » l’esprit de puissance « , et même d’embrasser cette poussière: cela laissait entendre que ce tout-puissant « royaume de l’imbécilité » n’était pas si imbécile qu’il en avait l’air , que c’était plutôt nous les imbéciles qui ne remarquions pas que derrière lui _ il y avait le bon Dieu, celui qui aime , certes , les voies secrètes , détournées et merveilleuses , mais qui, en définitive , mène tout « magnifiquement à bon port » . Cette nouvelle fable du bon Dieu… »

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 10 h 33 min

Faut commencer à faire la collec‘ des aphorismes de l‘ésotéric du 75; ça va se monnayer, je vous le prédis. :

« Il y a des milliers de preuves de l’existence de forces supérieures positives ou de la vie après la vie – pour ceux qui les cherchent l’esprit ouvert. »

« Comment peux-tu dire que l’Ordre qu’on voit à l’oeuvre partout, depuis les galaxies jusqu’aux particules quantiques, serait le fruit du hasard? Tu opposes quoi, toi, à l’évidence scientifique de cet Ordre? »

« Il suffit de lire des livres de divulgation sur l’astronomie (ceux de Trinh Xuan Thuan, par exemple), ou la biologie, ou des livres sur les mathématiques (comme le passionnant « La symphonie des nombres premiers » de l’Anglais Marcus du Sautoy) pour se rendre compte que la réalité dans laquelle on vit est d’une complexité inimaginable »

« Il faut relire Bernanos. Je vais sortir d’une bibliothèque municipale (il y en a plein qui les ont) ses « Essais et écrits de combat » (2 vols. dans la Pléiade). »

Madame Irma crie à la concurrence déloyale. Elle n’a pas fait université.
Esotéric du 75, c’est un piétiste qui piétine d’impuissance, et puis c’est tout.

ps: TXT est un religieux qui a la foi. La religion dite de « l’ Eveil ».

bisou, bisou.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 10 h 20 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 9 h 56 min
@ JC
Non, tu n’as pas lu ces livres !

Enfin, Pablo75, tu déconnes ou quoi ?
Tu veux des preuves ? Les derniers mots, page 142, de ses entretiens à Trinh Xuan Thuan avec Jacques Vauthier, chez Beauchesne-Fayard 1992, collection « Scientifiques et Croyants » est « je choisirais cette dernière ».

Il parle de la science, naturellement…

Il n’y a pas d’Ordre dans le Cosmos autre que des lois locales, vérifiables à notre petite échelle de temps, et de compréhension !

Le reste, Allah, Yahvé, Dieu, c’est pipeau de chez pipeau ! Respire un bon coup, tu vas t’en remettre ! BàT!

Sirius dit: 19 juillet 2014 à 10 h 14 min

« Très grand lisztien, le cubain Jorge Bolet. Et une personnalité étrange: il était masochiste (sa soeur -une fanatique religieuse- et son amant-agent le dominaient complètement). Il est mort de sida. »

Chaloux, Pablo, j’ai assisté à probablement l’un des derniers concerts de Bolet, à Monaco je crois…Il a été obligé de s’interrompre avant la fin. J’ai interprété cela comme un trou de mémoire, il ne paraissait pas spécialement fatigué physiquement. C’était pathétique.

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 10 h 09 min

Il est grave ésotéric du 75. Sérieux, il est même effrayant dans ses certitudes.
J’espère simplement que son « rayon d’action  » spiritueux est limité à sa petite personne et qu’il n’a pas à prendre de décision qui engagerait sous quelque forme que ce soit, la vie , autre que la sienne propre.

Si je reviens en coup de vent, c’est que suite à ce texte remarquable donné à propos du Kaïros, il fallait en remercier l’auteure.
Voilà qui est fait:
http://www.philoflo.fr/7.html

salut, salut, à bientôt.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 10 h 02 min

@ ueda

(à propos de Des journées entières dans les arbres)
« On ne corrige pas ça par une amicale tape sur les fesses, on la fout à la porte. »

Oui, mais comment? Tu connais un bon hacker?

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 9 h 59 min

@ des journées entières dans les arbres

« je suis déjà loin, et en vacances. Bien méritées. »

Ne reviens plus.

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 9 h 58 min

Mais si, je vais le faire. Cela peut vous aider.

Des journées clean? difficile à croire, après tout pourquoi pas mais là aussi je doute sans être pour autant. Intox chez perverse narcissique.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 9 h 56 min

@ JC

Non, tu n’as pas lu ces livres, si tu l’avais fait tu n’écrirais pas la phrase: « Imaginer qu’il y ait un Ordre (grand O) là dessous est pure spéculation et tirage de couverture idéologique à soi !!! Il n’y a aucune preuve scientifique d’un « ordre s’étendant des galaxies aux quarks » ! »

Si je te comprends bien l’univers, le corps humain, le monde végétal, la science, etc, etc, fonctionnent grâce au désordre, au chaos, au hasard pur. La machine de la Vie marche grâce à l’absence de lois. Les prédictions scientifiques s’obtiennent par le pur hasard mathématique. Tiens, donc !

Pour résoudre la contradiction flagrante des athées, tu nies l’Ordre qu’on voit à l’oeuvre partout. Je te signale que j’ai discuté sur ce thème avec des athées qui avaient des arguments un peu plus futés que le tien – qui est du niveau adolescent avec mauvaise foi. Si tu n’as rien d’autre dans ta « besace argumentaire », arrête de discuter sur ce thème, mon pote, il est trop grand pour toi.

À part ça, écoute ça et explique-moi pourquoi il n’y a pas de la musique athée.

http://www.youtube.com/watch?v=UzZ3Fu8xuvA

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 9 h 47 min

Ne vous précipitez pas les courageuses anonymes, je suis déjà loin, et en vacances. Bien méritées.

Ce n’est pas trop tôt, vous preniez des airs de Calamity Jane, la terreur du Texas, état réputé entre tous pour son grand souci des droits de l’homme et son incorruptible attachement aux couloirs de la mort. Si vous pouviez y rester, quel repos pour vous, pour nous, une opportunité temporelle en regard de l’Eternel. Ne ratez surtout pas l’occasion d’en tirer bénéfice, qui ne manquerait de se transmuer en gain pour une postérité à projeter compte tenu de vos édifiants énoncés, sponsorisés par l’UMP? le PS? une diversité dans la source d’informations remarquable ente toutes, rejetons d’entrée de jeu un extrême ou un autre quoiqu’à l’anamnèse, les femmes et les postes ne vous indiffèrent pas totalement. Heureux séjour au pays des vivants à vous et vos enfants.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 9 h 28 min

Il me semble que les raffinements de notre civilisation occidentale – les témoignages historiques abondent – devraient nous permettre d’user d’une onctueuse préparation facilitant le rapport à base de graisse d’animal, le Sus scrofa domesticus par exemple…

ueda dit: 19 juillet 2014 à 9 h 18 min

« Le « calife » Abou Bakr Al-Bagdadi donne jusqu’au samedi 19 juillet aux chrétiens se convertir ou payer l’impôt. »

Si on l’encule à sec, c’est halal?

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 9 h 12 min

C’est ce que l’on pourra nous reprocher, camarade ueda, lorsque la Justice nous trainera devant les magistrats du Mur : nous nous attachons aux faits, aux dires de ML, alors que l’ami W. parle, lui, d’impression, de sentiments, de mystique pédagogique …

ueda dit: 19 juillet 2014 à 9 h 03 min

Ce dialogue aussi laisse un peu songeur, c’est les miracles de la RdL.

– « C’est ça, mes petits chéris, ce que je voulais vous montrer aujourd’hui.
– Maman! »

Le Sein Sec.
Ça ferait pas un beau titre pour un roman pédagogique?

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 9 h 00 min

Mauvaise Langue en gheisha ? On a bien Hollande en Président !
(je sais, je rabâche, mais je n’ai jamais pu me faire à une erreur historique d’envergure : par exemple je regrette qu’on ai raccourci ce bon géant de Louis XVI… c’est comme ça !)

ueda dit: 19 juillet 2014 à 8 h 55 min

« Oui, oui, mon petit chéri, c’est moi ta petite geisha adoré à son Pablo »

J’avoue que cette phrase arrête le regard distrait ou rêveur.
J’ai vu quelques geisha très laides quoique raffinées.
(Plus facile d’en voir de très belles mais qui n’ont de geisha que le nom)

Mais l’idée de tomber un soir de beuverie à Gion sur notre ami Mauvaise langue faisant des grâces me coupe le goût du saké.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 8 h 54 min

Mais non ! mon beau miroir, pour arriver à un peu d’intelligence…je vais réduire la voilure : c’est ainsi que vous procédez pour vous-même, non ? … Ah, bon ! Je croyais…Désolé !

miroir, mon beau miroir dit: 19 juillet 2014 à 8 h 44 min

@ Avez-vous songé à vous convertir à un peu d’intelligence, pas beaucoup, juste « un peu »…

JC restera athée

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 8 h 16 min

On est dans le : « Aimez vous les uns les autres » que l’autre prophète nazaréen, çui qu’a mal fini, a balancé aux Loups de son époque, espérant un miracle qui n’est jamais venu et n’est pas près d’arriver …

Chaloux dit: 19 juillet 2014 à 7 h 59 min

18 juillet 2014 à 23 h 50 min
Oui, oui, mon petit chéri, c’est moi ta petite geisha adoré à son Pablo qui tire au 75.

Alba et microbou ont un point commun : ils ont besoin d’accessoires. L’un se déguise, l’autre se ceinture. C’est sûrement ça, ce fond de tendresse entre eux.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 7 h 56 min

Extrait d’un billet d’Onésiphore de Prébois, Grand Maître du Délire Cérébrospinal Erdéelien :

« Elle est la donnée première de notre existence au monde, et Vaneigem adhère à ces lignes écrites par Schwester Katrei, une mystique allemande, proche de Maître Eckhart (XIVe siècle) : » Tout ce qui est en moi est en moi, tout ce qui est en moi est en dehors de moi, tout ce qui est en moi est partout autour de moi, tout ce qui est en moi est à moi et je ne vois partout que ce qui est en moi.  »

Cela explique le peu d’estime portée de nos jours à ce malheureux délirant de Raoul Vaneigem, égaré idéologiquement pendant des décennies sur à peu près tout, fort justement oublié aujourd’hui, et que le temps va un jour retirer à notre pieuse admiration …

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 7 h 24 min

Djedla, ma bonne…
Avez-vous songé à vous convertir à un peu d’intelligence, pas beaucoup, juste « un peu »… Pour vous rendre, enfin, supportable !

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 7 h 20 min

Ma pauvre dame, voilà que les trois loufiats, la folle uhuh, tafiole de Porquerolles et ésotéric du 75- en grand  » Ordre »- en sont à disserter sur :
« J’ai lu, comme tout le monde ces livres. Par curiosité. Nous sommes d’accord sur un point : la complexité du monde. »
ça leur créé des courants d’air dans la tête.

Ne vous précipitez pas les courageuses anonymes, je suis déjà loin, et en vacances. Bien méritées.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 6 h 32 min

IRAK/Mossoul

« Le « calife » Abou Bakr Al-Bagdadi donne jusqu’au samedi 19 juillet aux chrétiens pour se décider et, s’ils refusent de se convertir ou de payer l’impôt, « quitter le territoire du califat islamique ». « Après cette date, il n’y aura plus entre eux et nous que le glaive », souligne le communiqué. »

Se convertir…
Payer l’impôt islamique…

Nous sommes le 19 juillet 2014 : il serait temps d’écraser l’infâme, comme disait notre grand Arouet.

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 6 h 08 min

Pour en finir avec l’hypocrisie identitaire française, empreinte du bisousnoursisme idiot des années actuelles, je souhaite une belle manifestation des pro-palestiniens à Paris aujourd’hui.

Avec les slogans qui conviennent ! Et l’animation nécessaire. Et l’antisémitisme hurlé que nous attendons impatiemment…

Il est scandaleux qu’elle soit interdite ! L’ordre public ? Quel ordre public ?

Voir, derrière les banderoles aux belles couleurs d’un pays étranger qui n’existe pas, passer nos frères africains de Barbès, leurs femelles voilées, les vieux bobos soixante-huitards sur le tard, les anticapitalistes décidés (seuls capables de redresser le pays dans le concert anticapitaliste mondial), me réjouit le cœur.

Que le visage de cette France humaniste, aux idées généreuses, ne soit plus caché ! Palestine vaincra ! A bas Israël* !!! Bonne manif !!!

*mais vous n’êtes pas obligé de me croire …

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 5 h 48 min

Camarade ueda,
vous êtes dur avec Djedla qui passe ses journées dans les arbres ! C’est injuste …

Vous n’allez pas l’accabler de vos « Djedla ? simplement bête, cruche, nunuche, conne » sans que j’élève les plus vigoureuses protestations. Elle s’appauvrit dans les arbres, la pauvrette ! En outre … n’oubliez pas qu’il est interdit de la traiter de guenon arboricole ou judiciaire : c’est puni par les lois de la République démocratique et populaire de l’Hexagone du Nord…

Dame, pendant qu’on rigole, le chômage gonfle… Au travail ! Assez de moqueries…

JC..... dit: 19 juillet 2014 à 5 h 40 min

« Il suffit de lire des livres de divulgation sur l’astronomie (ceux de Trinh Xuan Thuan, par exemple), ou la biologie, ou des livres sur les mathématiques (comme le passionnant « La symphonie des nombres premiers » de l’Anglais Marcus du Sautoy) pour se rendre compte que la réalité dans laquelle on vit est d’une complexité inimaginable. Comment peux-tu dire que l’Ordre qu’on voit à l’oeuvre partout, depuis les galaxies jusqu’aux particules quantiques, serait le fruit du hasard? Tu opposes quoi, toi, à l’évidence scientifique de cet Ordre? La certitude chimique de tes neurones? » (Pablo75)

J’ai lu, comme tout le monde ces livres. Par curiosité. Nous sommes d’accord sur un point : la complexité du monde.

Imaginer qu’il y ait un Ordre (grand O) là dessous est pure spéculation et tirage de couverture idéologique à soi !!! Il n’y a aucune preuve scientifique d’un « ordre s’étendant des galaxies aux quarks » !

Ce soi-disant ordre ne peut être ni vérifié, ni démontré, ni garanti, car l’entropie partout à l’œuvre régénère le chaos (petit c) et nous sommes totalement dans le doute scientifique… Des lois, partiellement validées, aucun « Ordre » !

Les croyants « n’inventent » pas un Créateur, ne le font pas « surgir », ne le révèlent pas… ils le créent de toutes pièces parce qu’ils en ont le goût, l’envie, le désir, à mes yeux inimaginables.

C’est pas là où j’irai mettre du désir ! Pure perte.

Et le cinéma des mystiques « qui sortent d’eux mêmes » pour trouver le chemin nouveau est redoutablement simpliste…

C’est la démarche de l’alcoolique.

ueda dit: 19 juillet 2014 à 4 h 48 min

Pablo75 dit: 18 juillet 2014 à 23 h 56 min
C’est vrai, on ne peut pas dire que Des journées entières dans les arbres soit conne. Elle est simplement bête, cruche, nunuche.

Dans vouloir rechuter dans le cratylisme, c’est quand même embêtant de renoncer à un mot aussi approprié.
Conne est parfait.

Nunuche désigne une stupidité gentillette, mais celle-ci s’accompagne d’une sorte d’aigreur et d’un étrange ressentiment.
Elle m’évoque une femme de jour qui après avoir fait ma chambre se mettrait à vouloir ranger mes livres et prétendre dire son mot sur des sujets difficiles.

On ne corrige pas ça par une amicale tape sur les fesses, on la fout à la porte.

Sant'Angelo Giovanni dit: 19 juillet 2014 à 4 h 06 min


…un petit dieu, c’est déjà avec le bon sens des unités des hommes avec l’unité de chaque homme ou femme!,…d’ailleurs!,…

…ce qui nous fait une multitudes de croyances selon son pays ses alliances,…l’économie fictive ou réelle en partage,…et, puis,…
…le miroir de ses parents,…comme les familles à Zeus!,…tout de rien, et avec rien de tout!,…
…le retour des titans en cours,…par les mécanismes humains, & hélas,… déjà, dans le sens du machinisme des humains aveugles,… pour en prendre d’avantages de vessies pour des lanternes,…
…et les corporatismes et les crises ou elles se sont pris la tête au machinisme de la digue & par des vices et vis d’Archimède,…çà roule, encore!,…et la révolution culturelle et industrielle continue,…

…pour les prisonniers des Stalag 13,…et les diversions pour les profits!,…à ne plus savoir se manger que par les pieds!,…

…des fous et leurs dieux!,…et les autres sur les échiquiers!,…

…les paix, çà nous coûte,…quels gay’s os,…à se mettre,…aux royaumes – unis des cannibales aux changes d’€uro’s des maturités,…Yollé!,…Ollé!,…au train du barbecul!,…etc!,…encore!,…

bérénice dit: 19 juillet 2014 à 2 h 01 min

Je me suis maintes fois posé la question. D

Trop vraisemblablement, les bonnes? A ne pas en douter.
Un bel été.

commenter par la chute dit: 19 juillet 2014 à 1 h 46 min

je ne sais plus qui a dit : « dieu n’existe pas mais on ne peut pas le savoir » ; un blogger sans doute

Polémikoeur. dit: 19 juillet 2014 à 1 h 42 min

Pour le croyant, Dieu existe
sinon sa foi n’aurait pas d’objet
mais rien ne vient étayer sa conclusion,
rien d’autre que sa foi. Est-ce à dire
que si Dieu n’existait pas, personne
n’y croirait et que la question Dieu
ne se poserait pas ? Aussi fallacieux.
le Soleil se couche-t-il, le Soleil existe-t-il,
si personne n’est là pour assister au spectacle ?
Dieu est décidément fortiche, ou très prétentieux,
d’avoir construit son grand Meccano
et de l’avoir couronné avec un être vivant
qu’il a conduit à l’état de conscience
comme clé de voûte de sa révélation !
Et la vanité de ce têtard pensant qui se croit sorti de la cuisse de son Jupiter !
Que c’est dérisoire et toujours aussi pauvre
et insuffisant dans le champ de la raison
et celui de la preuve ! S’en affranchir,
faire fi de la preuve est au plus malin,
élusif plutôt et… non probant.
Tel technicien spécialisé, tel scientifique
à la pointe de sa discipline est dans le camp
de la foi, la belle affaire ! Aucune compétence,
fût-elle développée dans l’abstraction,
aucune non plus dans ce qui repose sur l’observation,
n’offre le moindre début de passerelle
avec la construction de la réponse surnaturelle.
Sauf peut-être, en creux, la part de l’inconnu,
de l’encore incompris, et la frustration
qui peut l’accompagner.
Elena-de-20-heures-précises cite un lien
en écho à la réflexion proposée par le Patron
où les éléments de réponse lui donnent surtout
comme un air réchauffé.
Dieu, hypothèse de travail, peut-être,
raisonnement par l’absurde, si raisonnement permis.
Ferment de quelques belles histoires,
et ce n’est déjà pas si mal en balance
avec tous les excès commis en son nom.
Dans le parti pris du Dieu qui n’existe pas,
il n’y a pas de raison de ne pas laisser
tomber un livre lassant.
De l’autre côté, où la rédemption existe,
il n’est pas vain de repêcher l’ouvrage
et de persévérer dans sa lecture
comme pour le racheter
quel qu’en soit le prix.
Livraisonnablement.

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 1 h 33 min

le meilleur pour la fin, chacun le sien.

le recours au étoiles.

Elle est la rapidité même
mais sans l’agitation fiévreuse du feu

Elle a sa zone au plus haut de la hauteur
moulée dans la concavité de la première sphère

L’arche danse au sommet de vagues fabuleuses

Sol moelleux
germe des premiers vivants
couvés par le soleil

Une vague de braise ne lui suffit pas
la chair innocente est consumée comme un encens

Les torrents de matière fondue sont rivières
coulant du raisin pressé
vin de la colère d’un dieu

Pendant longtemps, Jean-Pierre Luminet a soigneusement opéré une distinction entre ses recherches en astrophysique et ses investigations poétiques ou ses échappées romanesques. S’il établissait des ponts entre les formes d’écriture, il prenait soin de maintenir des espaces étanches entre les différents champs de connaissance investis. C’est que dans la rigueur de sa démarche, et sans doute aussi dans sa prudence légitime, cet esprit remarquable, tour à tour scientifique, poète, romancier, essayiste, peintre ou encore musicien, s’employait à ne pas risquer de confusions, celles-là même qui guettent beaucoup d’esprits dans leur hâte de syncrétisme ne résistant pas à la rigueur de l’analyse. La Nature des choses constitue de ce point de vue une pièce insolite et troublante, une avancée dans la démarche. Il s’agit en effet d’un recueil de poésie dont l’objet est, bel et bien, une réflexion sur le monde, un effort contemporain pour le nommer, en s’appuyant sur l’expérience du chercheur. Et cette nomination est elle-même structurée selon le schème général de la pensée atomiste qui sous-tend la représentation affirmée.

– See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/jean-pierre-luminet-la-nature-des-choses/dominique-sorrente#sthash.Axyk3G83.dpuf

jem dit: 19 juillet 2014 à 1 h 23 min

C’est bien de parler de Crevel, de finir la journée avec lui. Cette fois, ce n’est pas Aragon, pas toujours lui. Ce blog a une cohérence. Différents noms apparaissent dans la journée, et on garde le meilleur pour la fin. Belle montée en puissance.

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 1 h 14 min

@ des journées entières dans les arbres

Mais tu es vraiment nouille, toi !! Au lieu de perdre ton temps ici, si tu ne veux pas te coucher, va jouer à la Barbie dans ta chambre et fous-nous la paix.

Il ne manquait sur ce blog qu’une cruche essayant de nous faire rire avec l’humour des Carambars allemands !!

c' est l' hôpital qui...etc... dit: 19 juillet 2014 à 0 h 53 min

Crevel n’est pas ma crevette…WGG

Là, il ne fait certes pas dans le facile notre petit chéri…

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 0 h 41 min

@ des journées entières dans les arbres

Va te coucher ! Non seulement il est très tard pour une gamine comme toi, mais en plus tu es pompette…

Pas de rédempteur... dit: 19 juillet 2014 à 0 h 36 min

…un sacré coup dans un autre chapitre intitulé Dieu et ses murs.

« Je ne résiste pas à vous signaler la fin :
Mais , parce que depuis Pascal, les petits analytiques, dans leurs tortures, toujours invoquent l’esprit de finesse, tu te réjouis des impasses, au fond desquelles, les intelligences courbées en deux, en quatre, en douze, en mille ( mais à quoi bon des chiffres, leurs contorsions sont infinies) se crachotent morceau par morceau. L’ asthme de Proust quel symbole! »

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 0 h 35 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 0 h 09 min
Que vous soyez ivre ou sous l’emprise de stupéfiants ne retire pas cette proposition que vous reconsidèrerez à jeun,- comme ML qui semble encore plus « inconscient » que vous, si c’est possible- de lire cette page wikipédia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eccl%C3%A9siaste
et de nous confirmer qu’il s’agit bien du roi Salomon.

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 0 h 34 min

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 0 h 09 min
Que vous soyez ivre ou sous l’emprise de stupéfiants ne retire pas cette proposition que vous reconsidèrerez à jeun,- comme ML qui semble encore plus « inconscient » que vous, si c’est possible- de lire cette page wikipédia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eccl%C3%A9siaste
et de nous confirmer qu’il s’agit bien du roi Salomon.

Je ne vous ferai pas l’injure de remettre ici un lien désobligeant.
Mais si, je vais le faire. Cela peut vous aider.
http://www.alcool-info-service.fr/?gclid=CI2HgIb1z78CFYQIwwod0XoADQ

Pas de rédempteur... dit: 19 juillet 2014 à 0 h 25 min

Quel plaisir en effet d’ avoir déniché le Crevel dans ma bibliothèque. Il s’y trouvent des passages sur Baudelaire qui rendraient notre mystique du commentaire furibond.Notamment le chapitre intitulé Du pittoresque et des bordels.
Avouez WGG, qu’il a de l’allant le dernier texte mis en ligne de Crevel?

Widergänger dit: 19 juillet 2014 à 0 h 14 min

Oui, on peut le voir comme ça. Mais je le trouve plutôt indigeste, le Crevel. Je dirais que Crevel n’est pas ma crevette…

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 0 h 09 min

« l’ésotéric du 75, au lieu de faire tourner les moulinsz avec du vent, médite là-dessus »
(des journées entières dans les arbres)

Purée, en plus d’être cruche elle se saoule la gueule le soir ! À son âge !!

Pablo75 dit: 19 juillet 2014 à 0 h 06 min

« Oui, oui, mon petit chéri, c’est moi ta petite geisha adoré à son Pablo qui tire au 75. Il va finir par la défoncer, sa brave petite geisha, à force de tirer au 75, son petit Pablo adoré ! Ah, il en a une, faut dire…! Un sacré obus… ça gicle dru, mes enfants, faut voir ça ! »
(Widergänger)

Pardi ! Mais il est de la jaquette, Widergänger !! Et maso comme Jorge Bolet… Hou là, là… Je comprends maintenant certaines choses le concernant (« Je rencontre assez souvent ce problème avec mes élèves qui instinctivement m’appelle parfois « Madame », c’est-à-dire « Maman ». Même dans les grandes classes ! « ). Ou le fait de ne pas me donner les références de son livre sur Baudelaire: il veut que je passe avant à la casserole !!!

Oh, putain. Attention à Widergänger: c’est un pervers !!

des journées entières dans les arbres dit: 19 juillet 2014 à 0 h 06 min

l’ésotéric du 75, au lieu de faire tourner les moulinsz avec du vent, médite là-dessus:

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 22 h 09 min
L’Ecclésiaste, c’est le roi Salomon.

et va vérifier sur wikipédia.

Pas de rédempteur du septième jour dit: 19 juillet 2014 à 0 h 05 min

Allez, petit chéri WGG, vous n’ avez rien inventé, même pas l’ expression :  » Ces petites chéries « . Elle est de Crevel, 1932 !

Pablo75 dit: 18 juillet 2014 à 23 h 56 min

« C’est qui Des journée etc. pour être aussi infantile ? »
(Widergänger )

C’est vrai, on ne peut pas dire que Des journées entières dans les arbres soit conne. Elle est simplement bête, cruche, nunuche.

Tu as quel âge, ma belle?

Pas de rédempteur du septième jour dit: 18 juillet 2014 à 23 h 55 min

Chantages à la poésie

 » Avant leur faillite définitive, les grandes compagnies religieuses — eh ! ne dit-on pas la Compagnie de Jésus, comme la Compagnie du Gaz — ces entreprises d’obscurité ont recours à tous les moyens, à toutes les publi­cités.
Le Clergé s’est modernisé, mis au goût du jour. Ainsi, l’abbé Violet relève ses jupes, et, d’un pied gaillard, s’en va au Club du Fau­bourg, discuter le coup : Faut-il que jeunesse se passe ? Mon curé va chez les riches (bien sûr), chez les pauvres (ça lui plait moins), chez les sportifs et même (qu’il dit), chez les poètes. Quand il ne peut ou n’ose, ou ne veut, ou ne daigne se déranger en personne, il dé­pêche son nonce laïque. La plus fameuse de ces visites fut pour l’esthète. Sur son seuil, littérature et religion échangèrent des lettres de créance. On décida une petite parade. Le nouveau converti donna la réplique au tho­miste. L’on eut donc un tam-tam qui valait bien les histoires de colliers perdus, dans les taxis, par des vedettes en mal de réclame.

Comme, par ailleurs, le mot mystique avait été repeint à neuf, de quels tours de passe-passe ne devint-il pas la baguette magique. En guise de prestidigitateur, ce petit bon­homme de syllogisme :
Mystique = homme religieux.
Homme qui refuse de composer avec le monde et ses iniquités = mystique.
Donc, = homme religieux.
Ainsi, jusque dans les blasphèmes, vit-on l’expression de la foi. L’iconoclaste fut baptisé mystique à l’état sauvage, et, à travers cette épithète, passèrent, comme lettres à la poste, contresens et fraudes majeures, à quoi avaient, au reste, déjà prouvé qu’ils savent exceller les messieurs bien pensants de l’art et de la littérature qui feignent de s’intéresser à des œuvres subversives, rien que pour les vider de leur moelle, leur flanquer un tuteur, justement de bois mystique, donc complai­sant aux volubilis du conformisme gloseur.
C’est la grande tradition claudelienne, dont le mâchouillis diplomatico-bondieusard, depuis tant d’années, s’efforce de convertir (on fait bien voter les morts) Rimbaud, en boule de gomme très catholique.
Quand on lui demanda son avis sur le sur­réalisme, le poète ambassadeur (parce qu’il avait affaire à des vivants qu’il ne pouvait embigoter malgré eux) répondit par une gros­sièreté.
Au reste, le surréalisme, appel d’air, était bien fait pour, dès sa première phase, effrayer les grenouilles de bénitier, vous savez ces jolies petites bêtes sans cœur, sans rate, sans
gésier, sans poumon et qui respirent avec la peau, celle du cul de préférence, car, alors, elles se respirent elles-mêmes dans ce qu’elles ont de plus caractéristique. Ces petites chéries n’échappèrent point à la contagion du moder­nisme et inventèrent la poésie pure, laquelle finissait, pour les rajeunir, en prière, c’est-à-dire en queue de têtard. Le qualificatif, d’al­lure à la fois évangélique et chimique, signi­fiait qu’on avait entendu miser sur plusieurs tableaux. Depuis longtemps, la Religion se plaisait à croire qu’elle avait, dans la personne de Pasteur, annexé la science. En fait de poète, elle avait bien Verlaine. Tout de même, le pauvre Lélian était par trop arsouille. Alors, l’abbé Brémond croupier de la grande roulette bondieusarde, prétendit mettre dans son jeu, dans sa poche, la poésie tout entière. Cette tricherie lui valut renom de finesse et de mo­dernisme, partant une gloire, qui, dans cent ans, donnera fière idée de l’époque à qui feuillettera les collections de nos journaux et revues littéraires.
Sans doute les opinions des laïcs officiels et semi-officiels ne valaient-elles pas mieux que les balivernes du mêle-tout enjuponné. Pour Paul Souday, par exemple, la chose écrite, prose ou vers, devait, avant tout, avoir pour but le divertissement de l’honnête homme. Ainsi, continuait-on à ne voir dans la poésie qu’une mine à sujets de pendules.
D’un article que M. Thibaudet, dans la N.R.F. du Ier janvier 1932 (les belles étren-nes !) a, sous le titre : Un idéaliste de province, consacré à Victor Bérard, j’extrais ces lignes : Lamartine a introduit en France une poli­tique des poètes et une poésie de la politique. Et le sel de la politique ou son âme, ce sont ses poètes. Barrés et Maurras sont les poètes de la politique de droite. Et la gauche ? Elle en a, elle en cherche et elle n’en chercherait pas, si elle n’en avait trouvé. Un jour que, dans une réception officielle, Mme de Noailles passait au bras de M. Herriot, M. Painlevé qui est mathématicien mais fin, les désigna à ses voisins avec ces mots .’ Deux poètes. Ce sera d’ailleurs une des gloires de Mme de Noailles que d’avoir exprimé au XXe siècle, entre Jaurès et Barrés, quelque chose de ce principe généreux de la poésie, de cette présence du courant lamartinien dans la vie politique française.
Parce qu’elle éclaire cette demi-page, il faut citer cette phrase, à la fin de l’article de M. Thibaudet :
Au Sénat, Bérard incarnait avec flamme, originalité et invention le meilleur de la Répu­blique, un mouvement, une liaison, un dialogue entre trois visages de la République, que j’appel­lerai République des procureurs, République des professeurs, République des idées. »

René Crevel Le clavecin de Diderot in Collection libertés n° 38 J.J. Pauvert éditeut 1966. ( 1932 pour l’ édition originale)

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 23 h 50 min

« C’est ton fantasme secret de t’habiller en pré-ado japonaise, »
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Oui, oui, mon petit chéri, c’est moi ta petite geisha adoré à son Pablo qui tire au 75. Il va finir par la défoncer, sa brave petite geisha, à force de tirer au 75, son petit Pablo adoré ! Ah, il en a une, faut dire…! Un sacré obus… ça gicle dru, mes enfants, faut voir ça !

Pablo75 dit: 18 juillet 2014 à 23 h 45 min

@ Widergänger

« Faut demander poliment, mon brave Pablo… ». »Cherche bien, mon petit Pablo… »

Je ne sais plus qui t’a traité d’immature, et c’est vrai. Tu as un côté puéril. Tu donnes l’impression parfois quand on te lit que tu es une fillette de 8-10 ans. C’est ton fantasme secret de t’habiller en pré-ado japonaise, avec une jupette et des couettes, et de faire ta capricieuse devant la glace? (Putain, rien que d’imaginer la scène j’ai un accès de vertige).

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 23 h 43 min

« de l’auto-amour, de l’amour-propre, qu’ils disent comme si l’autre, le vrai, l’unique, était sale. »
———
Crevel, il fait dans le facile… On sent bien l’homme buté par de telles formules très rebelle attardé. On comprend qu’il se soit suicidé, le pauvre ! J’espère que notre Prébois ne suivra pas le même chemin et qu’il saura lui aussi se mettre en chemin vers D.ieu…

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 23 h 37 min

Un autre aspect important de la composition du recueil de Baudelaire, qui organise ce jeu et cette tension entre la Réalité et l’Idéal, c’est qu’il est une réponse à la poétique de l’infini chez Hugo et une mise en question de cette poétique qu’il remplace par une « poétique du désir », qu’explicite très bien Pierre Brunel dans une étude remarquable du « Désir de peindre », un des poèmes sans doute les plus subtils, les plus difficile du recueil, où il explicite en même temps sa poétique.

Pas de rédempteur du septième jour dit: 18 juillet 2014 à 23 h 36 min

Et j’ oublie la note ( rassurez-vous WGG et alii, je ne vous la ferait pas payer!

I. Il se pourrait que fût, un jour, reconnue, à l’unanimitéj comme n’ayant été qu’une hypo­thèse provisoire et contre prouvée (et qui n’aurait eu de raison que le meilleur exercice, pour un temps donné, de certains moyens d’investigation) la distinction que des millénaires auront cru fondamentale, entre le monde matériel et le monde spirituel, ce qui ne voudrait pas dire que les idolâtres matiéristes aient chance alors de trouver, noyau de la chair, cette âme qu’un chirurgien se vantait de n’avoir pas rencontré sous son scalpel, ni que telle superstition risque de faire repousser le bras d’un Lourdeux manchot.

C’ est bien sûr, signé René Crevel.

Pablo75 dit: 18 juillet 2014 à 23 h 34 min

@ des journées entières dans les arbres

Attention à ta coiffure ! Tu parles des choses qui te passent bien au-dessus de la tête, te décoiffant sérieusement – et pas que le dessus de la tête, l’intérieur aussi.

Pas de rédempteur du septième jour dit: 18 juillet 2014 à 23 h 28 min

Le Clavecin de Diderot

Amour divin et amour-propre

Des expressions de cette farine devenues monnaie courante, on s’imagine à la suite de quelles piètres pratiques l’amour a bien pu, dans l’idée que s’en font les hommes, se recro­queviller au point de prendre en béquille, de tels qualificatifs.
La rage possessive s’obstinait à voir, jusque dans la créature préférée une simple chose à prendre. Et certes, pour que les affirmations : Tu es ma chose, je te possède et les acquies­cements : Je suis ta chose, prends-moi, fussent devenus des cris réflexes de la jouissance, il fallait bien que l’inégalité eût été, une fois pour toutes, admise entre et par les éléments du couple. D’où notion d’un amour esclavage, lequel, avec ce qu’il sous-entend de remords de la part du maître-abuseur, de ressentiment de la part de l’esclave-abusée, devient vite amour-enfer. Alors, à nous les formules in­candescentes :
Brûlé de plus de feux que je n’en allumais.
Malgré le ton haute époque, cet alexandrin pyrogène n’en sent pas moins le cochon grillé.
La communion que les êtres, entre eux, se défendent, apparaît, à la lumière de leur dé-

sespoir délirant, une interdiction que seule, peut lever, et pour des fins surnaturelles, la vertu d’un sacrement.
Règne des Maintenon, et encore, ces rusées commères ne peuvent-elles, malgré leurs con­formismes social et religieux, viser qu’à des mariages morganatiques. La veuve Scarron, objet à dignifier Louis XIV, comme Louis XIV était objet à dignifier Dieu, à travers ce couple, nous suivons la chaîne des asservisse­ments.
L’idéalisme caméléonesque, sous ses diver­ses incarnations, décidait toujours chacun à se penser, à se conduire comme s’il était noumène parmi les phénomènes. Qui s’estime bloc imperméable, souverain, ne s’en désa­grège pas moins, parmi le clapotis de reflets.
Impressionnisme aristocratique, sans rien de vivant, sous la peinturlure. Règne des petits-maîtres. Maîtres de quoi, au fait ? Maîtres de soi qu’ils disent, maîtres de soi, comme de l’univers, se plairont-ils à déclarer en langage cornélien, maîtres à peine, en vérité, d’un de ces détails, dont Engels constatait que, pour les connaître, nous sommes obligés de les détacher de leur enchaînement naturel ou historique, de les analyser individuellement, les uns après les autres, dans leurs qualités, dans leurs causes et effets particuliers.
Or, cette obligation de détacher, l’oppor-tuno-individualisme a eu tôt fait de la divi­niser.
Qui, de l’ensemble originel, détache, pour l’étude, un élément, ne tardera point à juger cet élément (et comme de l’ensemble, l’homme commence par s’extraire lui-même on voit à qui va sa première adoration) doué de vie en soi, et ainsi, lui accordera la priorité, sans doute même, pouvoir absolu sur l’ensemble dont il est extrait. Ce qu’on offre, en fait d’idées générales, n’est donc le plus souvent que la dictature d’un détail, au gré de tel bon vouloir, à tel moment donné. Il n’y a pas de technicien qui n’ait vu dans la pointe de son minuscule savoir, le cap, dans sa personne, le phare de l’Humanité. Chacun fera son hu­meur juge en dernière instance. Selon l’état du foie, ce sera donc le je-m’en-foutisme épanoui ou le fanatisme qui offre, d’ailleurs, l’alternance de ses contraires, à tous les Clovis que le premier évêque venu sait persuader de brûler ce qu’ils ont adoré, d’adorer ce qu’ils ont brûlé.
Mais personne, jamais, ne manquera d’avoir bonne opinion de soi. Le plus banal considé­rera comme caractéristique sa banalité même. Nul ne risquera de se dire ce que Feuerbach constatait, de toute évidence : Je suis un objet psychologique pour moi-même, mais un objet physiologique pour autrui.
Engels a écrit : La décomposition de la nature en ses parties intégrantes, la séparation des différents phénomènes et objets naturels en des catégories distinctes, Vétude intime des corps organiques dans la variété de leurs formes ana-tomiques, telles étaient les conditions essentielles des progrès gigantesques qui, dans les quatre derniers siècles, nous ont portés si avant dans la connaissance de la nature. Mais cette méthode nous a légué l’habitude d’étudier les objets et les

phénomènes naturels dans leur isolement, en dehors des relations réciproques qui les relient en un grand tout, d’envisager les objets, non dans leur mouvement, mais dans leur repos, non somme essentiellement variables, mais comme essentiellement constants, non dans leur vie, mais dans leur mort. Et quand il arriva que, grâce à Bacon et à Locke, cette habitude de travail passa des sciences naturelles dans la philosophie, elle produisit l’étroitesse spécifique des siècles derniers, la méthode métaphysique.
Ëtroitesse spécifique aussi de ce siècle, méthode métaphysique encore souveraine de par le monde capitaliste, où les puissants savent qu’il faut diviser pour régner. N’est-ce point d’ailleurs afin de se posséder que l’homme se divise en corps et esprit1, puis, divise son esprit en des catégories dont chacune, à tour de rôle, prend, contre les autres, un pouvoir dictatorial, alors qu’elles ne peuvent effectivement, rien l’une sans l’autre. La raison a trahi l’esprit, et, l’a trahi jusqu’au jour où l’esprit, pour ne point sa­crifier son tout à une de ses parties, se déclara, lui-même, contre la raison.

Dans le premier manifeste du surréalisme Breton, dès 1924, avait constaté : Le rationa­lisme absolu qui reste de mode fie permet de considérer que les faits relevant étroitement de notre
expérience. Les fins logiques, par contre, nous échappent. Inutile d’ajouter que l’expé­rience même s’est vu assigner des limites. Sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l’esprit tout ce qui peut se taxer, à tort ou à raison, de chimère. C’est par le plus grand des hasards, en apparence, qu’a été récemment rendue une partie du monde intellectuel et de beaucoup la plus importante, dont on affectait de ne plus se soucier. Il faut rendre grâce aux découvertes de Freud. Sur la foi de ces décou­vertes, un courant d’opinion se dessine, à la faveur duquel l’explorateur humain pourra pous­ser ses investigations.
Ici, Breton se rencontre avec Hegel, pour qui ce n’est pas la faute de l’intellect si on ne va pas plus loin. C’est une subjective impuissance de la raison qui laisse cette détermination en cet état.
Subjective impuissance dont le subjectivisme, à forme classique ou romantique, trouve encore moyen de se réjouir. L’être s’identifie à la pensée et dans sa pensée voit, avant tout, sa raison d’être. Le je pense donc je suis fut la clé de voûte de toutes les archi­tectures dans le vide. La République, selon M. Thibaudet a trois visages. De même, réa­lisme, individualisme, idéalisme étaient les trois têtes de l’auto-amour, de l’amour-propre, qu’ils disent comme si l’autre, le vrai, l’unique, était sale.

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 23 h 27 min

Ce que je disais des Petits Poèmes en prose de Baudelaire se trouve d’ailleurs confirmer par le poème « Le joueur généreux », qui parle de vin et d’échange. Tout un sens secret court ainsi dans les profondeurs du recueil. Il ne me reste plus qu’à écrire sur l’art de la composition dans Les Petits Poèmes en prose. Plusieurs compositions viennent s’entremêler, se fondre l’une dans l’autre. Cela fait un peu penser à ce que repère Jacques Roubaud dans la composition du Canzionere de Pétrarque. Il y a quelque chose d’un peu semblable chez Baudelaire, quelque chose de fin, de subtil, de très savant. Comme d’ailleurs dans la poésie de Jacques Roubaud qui est un de nos grands poètes contemporains, telle la composition qui préside à son recueil E avec le jeu de Go dans son cas. Il y a des cycles dans ce recueil, un jeu d’arabesque aussi, qu’il métaphorise dans le Thyrse, un jeu avec le vin qui rappelle le symposium grec et un jeu de concaténations entre les poèmes qui lui vient de Balzac, qu’il explicite avec l’image des vertèbres d’une colonne vertébrale dans sa lettre-préface à Houssaye. Avec globalement (mais c’est là la composition la plus superficielle), une composition au bord de la chronique journalistique.

des journées entières dans les arbres dit: 18 juillet 2014 à 23 h 21 min

Et c’était sans compter sur l’apparition en outsider de l’ésotéric du 75.

des journées entières dans les arbres dit: 18 juillet 2014 à 23 h 15 min

Que vient faire un Juif orthodoxe lecteur de Nietzsche, Nietzsche surgi tel le lapin hors de la boîte, dans un tour de presti-digitation ?. Mystère de la « foi » de ML et de ses « préjugés ».
Pauvre hère.
Vous vous payez de mots. Bien malin serez-vous lorsqu’il vous faudra passer à la praxis.

Widergänger dit: 18 juillet 2014 à 23 h 14 min

Cherche bien, mon petit Pablo qui tire au 75, je l’avais mis en ligne le compte rendu sur le bouquin. Tu vois, tu as raté cette occasion de t’instruire avec ta haine si drôle !

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