de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Gabo et Mario vont en bateau

Gabo et Mario vont en bateau

Pas facile d’organiser la rencontre publique de deux « titans des lettres latinoaméricaines », comme il est d’usage de présenter les deux Nobels Gabriel Garcia Marquez (1927) et Mario Vargas Llosa (1936), en l’absence de l’un des deux. Disons que c’est une rencontre à moitié posthume qui s’est donc tenue hier à l’Escorial dans le cadre du programme estival de l’université de la Complutense de Madrid, l’un des deux étant décédé il y a trois ans. Gabo et Mario vont en bateau… On pourrait raconter un demi-siècle de littérature et de politique latino-américaine à travers leur amitié intense, houleuse, contrastée, interrompue.

Des titans, vraiment ? L’essayiste colombien Carlos Granes, qui animait la soirée a placé d’emblée la barre assez haut puisqu’il a mis la conversation entre les deux écrivains, certes interrompue par des années de brouille radicale (le coup de poing le plus célèbre d’Amérique latine), au niveau de celles de Camus et Sartre, ou Tolstoï et Dostoïevski, excusez du peu. Mais après tout, d’un certain point de vue , pourquoi pas, et ce n’est pas Gerald Martin, désormais biographe de l’un après avoir été celui de l’autre, qui s’en plaindra ; c’est juste qu’une vieille fréquentation de l’histoire littéraire nous a appris à nous méfier des analogies trop lyriques et des embaumements définitifs, surtout du vivant des écrivains. On ne peut pas dire que dans ce domaine-là, le principe de précaution ait fait des ravages. Bref !

Le colombien et le péruvien avaient fait connaissance en 1967 à Caracas lorsque que le second a reçu le prix Romulo Gallegos, considéré comme la plus haute distinction littéraire d’Amérique latine, pour son troisième roman La Maison verte. Ils avaient entretenu auparavant une intense correspondance, brûlant de se rencontrer enfin.1397771695_679769_1397773884_noticia_normal

Vargas Llosa a joué le jeu, rappelant l’homme que fut Gabo, si timide et réservé en public mais si loquace et drôle en privé, sans trop s’attarder, peut-être pour ne pas avoir à rappeler la nature du différend pas du tout littéraire qui les éloigna l’un de l’autre pendant des années. Mais il a heureusement vite dévié sur l’écrivain, l’écriture, les influences littéraires (on peut suivre ici l’intégralité de la rencontre en espagnol). Dès le début de leur amitié, outre leurs relations conflictuels avec leur père, les leurs années d’internat et leurs débuts dans le journalisme, ils se sont trouvés surtout deux points communs : une passion pour Faulkner (avant que Gabo se tourne plutôt vers Virginia Woolf et que Mario se laisse happer par vers Sartre) et la nécessité de partir vivre en Europe pour prendre la mesure de tout ce qu’il y avait de viscéralement latinoaméricain en eux. C’est là qu’a surgi la première brèche. Elle était politique : Cuba. Paradoxalement, au début, Vargas Llosa était beaucoup plus enthousiaste de la Révolution que Garcia Marquez. Puis ils ont évolué en sens inverse, le colombien de plus en plus castriste, le péruvien de plus en plus libéral conservateur. Pourquoi ?

« Je crois qu’il avait un certain sens pratique et qu’il a compris que, pour un écrivain, il valait mieux être avec Cuba que contre Cuba » a commenté MVL, réduisant ainsi l’engagement castriste de GGM à un certain opportunisme.

N’empêche que l’admiration de Vargas Llosa pour Cent ans de solitude est inentamée. C’est là un trait de caractère, assez rare dans le milieu littéraire en Europe (un Cioran fait exception avec ses Exercices d’admiration, de même qu’un André Suarès avec ses essais sur les écrivains et les musiciens), trait qu’il partage avec le mexicain Carlos Fuentes : de grands lecteurs qui paient leurs dettes et expriment régulièrement leur reconnaissance aux autres écrivains, ces derniers fussent-ils leurs contemporains sinon leurs rivaux. Il lui sait gré d’avoir avec ce roman traité le lecteur comme quelqu’un d’aussi exigeant pour l’originalité de l’histoire que pour la qualité de la langue, aussi attaché à l’imagination qu’à son substrat réel. Au fond, d’avoir parié sur l’intelligence du lecteur. Il avait même consacré sa thèse de doctorat, soutenue en 1971 dans cette université madrilène précisément, à  García Márquez: lengua y estructura de su obra narrativa (elle fut publiée sous forme d’essai et sous le titre plus vendeur de García Márquez: historia de un deicidio, le déicide en question visant les dieux et divinités, l’écriture étant un acte de rébellion contre eux, coupables d’avoir créé la réalité). Et par la suite, même s’il s’est longtemps opposé à la réédition de ce texte avant de l’admettre dans ses œuvres complètes, il n’a jamais failli dans son attachement à son œuvre puisqu’il l’a enseigné dans les universités de Porto Rico, du Royaume Uni et d’Espagne.

garcia-marquez-llosa-kM3G--620x349@abcMais l’admiration pour ce chef d’œuvre, ou par exemple pour « le réalisme strict et la précision de l’écriture » de Pas de lettre pour le colonel, ne l’a pas aveuglé pour autant. On le comprit lorsqu’il réserva ses flèches à l’Automne du patriarche, jugée « caricaturale » tant l’écrivain semble s’y imiter lui-même. Le plus important à ses yeux c’est qu’un tel écrivain, tout comme un Alejo Carpentier ou un Juan Rulfo (quel romancier latinoaméricain n’est pas débiteur de son Pedro Paramo ou des nouvelles de sa Plaine en flammes ?), ait du génie pour extraire de la beauté à partir de la laideur et du sous-développement de l’Amérique latine. De là à souhaiter que le continent demeure en l’état afin de continuer à produire une littérature de cette puissance, n’exagérons rien. Cela rappelle un vieux débat sur l’état de la fiction en Union soviétique comparée à celle qui s’est manifestée en Russie depuis la fin de la dictature communiste. « Les pays ont la littérature qu’ils méritent » a conclu sans trop s’avancer Vargas Llosa qui a conclu sur une note attristée : depuis la mort de ses amis Garcia Marquez, Fuentes, Cortazar, mais aussi Onetti, Cabrera Infante, Donoso, Sabato, il était le dernier survivant de cette génération littéraire du boom latinoaméricain qui a changé notre regard sur le monde.

On ne lira jamais le roman que les deux amis complotaient d’écrire à deux mains dans leurs jeunes années, en 1967. Le sujet ? La guerre qui opposa la Colombie au Pérou en 1932…

(« Mario et Gabo à Barcelone » photo D.R. ; De gauche à droite Garcia Marquez, Jorge Edwards, Vargas Llosa, Ricardo Munoz Suay entourant leur agent littéraire Carmen Balcells à Barcelone en 1974″, photo ABC ; « Gabo et Mario lors de la remise d’un prix en 1970 » photo D.R)

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

1 469 Réponses pour Gabo et Mario vont en bateau

Jean Langoncet dit: 13 juillet 2017 à 22 h 06 min

JAZZI dit: 13 juillet 2017 à 21 h 17 min
Oui, Christine Angot ne peut qu’être meilleure que les greluches qui se sont succédées à ce perchoir ! Elle peut faire mal à ces gonzesses et gugusses qui viennent ici vendre leurs salades…

un brin de civilisation d’outre manche
https://www.youtube.com/watch?v=ShCSuFSauzU

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 21 h 36 min

Un kiss à celui qui sait répondre à cette question _ qui devint un titre de l’un de ses livres- de Christine A.
« pourquoi le Brésil ? ».

A ceux qui voyagent plutôt lourds, leur signaler qu’il y a des spots de kitesurf au Brésil, et puis de grandes propriétés, avec des chevaux…

D. dit: 13 juillet 2017 à 21 h 34 min

Rose, je fais pas d’algèrbe, je mange des merguez, que j’accompagne de macaronis à la tomate sur un conseil de Delaporte. Faut pas me pousser à bout.

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 21 h 24 min

Je n’ai pas regardé si Christine A. a fait son Avignon, in ou off.
C’est certainement là, qu’elle est meilleure chroniqueuse.
Car pour ses chroniques hollandywoodiennes un peu pathétiques, dans le JDD… laissons lui une chance, – comme je l’ai toujours soutenue, surtout face à des critiques  » littéraires » de paris- d’affronter la meute sur le petit écran.

JAZZI dit: 13 juillet 2017 à 21 h 17 min

Oui, Christine Angot ne peut qu’être meilleure que les greluches qui se sont succédées à ce perchoir ! Elle peut faire mal à ces gonzesses et gugusses qui viennent ici vendre leurs salades…

JAZZI dit: 13 juillet 2017 à 21 h 11 min

Bloom, si j’en crois le budget voté à la hâte et à la baisse, le robinet est fermé pour le c.ulturel non hexagonal ! Tu vas être payé à rien f.outre ?

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 21 h 11 min

#Combien de temps tiendra-t-elle ? Christine Angot, nouvelle intervieweuse du samedi soir à ‘ »On n’est pas couché »

S’il faut répondre à cette question, je dirais: un certain temps.
Christine A. a vaillamment passé l’épreuve devant M. Fillon, pas une mince affaire.
Je vous avais dit, à l’époque, qu’elle en sortirait grandie. Pleine de  » doute », c’est ce que l’on peut lui souhaiter, non ?

JAZZI dit: 13 juillet 2017 à 21 h 10 min

Bloom, si j’en crois le budget voté à la hâte et à la baisse, le robinet est fermé pour le culturel non hexagonal ! Tu vas être payé à rien foutre ?

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 20 h 35 min

Comme dit le proverbe rapporté par Rabelais, s’agissant de Delaporte : à kul de foyard toujours abonde merdre…

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 20 h 19 min

« On devrait décerner un prix chaque année au plus gros couillon de la Rdl. »

C’est l’EN qui devrait vous décerner, Wgg, les palmes académiques du plus calamiteux des profs. Votre incompétence, votre couillonnade professorale d’intellectuel raté s’étale au fil de vos commentaires, et ce n’est pas beau à lire, sachez-le.

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 20 h 19 min

Lorsqu’on est entre amis, en nombre impair, on fait, à la pétanque, au baby foot, au pastis, une « tournante » …..

Bonne soirée, les macroniens !

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 20 h 10 min

Je crois que depuis dix ans que je fréquente ce blog, le sieur Delaporte bat tous les records de la couillonnade. On devrait décerner un prix chaque année au plus gros couillon de la Rdl. Delaporte inaugure la série.

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 20 h 04 min

« Mes pauvres chéris, devriez retourner à l’école pour apprendre à lire. »

Justement, cela ne servirait à rien. Pour y trouver des profs incompétents comme Wgg, autant rester chez soi et lire un bon bouquin !

Jean Langoncet dit: 13 juillet 2017 à 20 h 00 min

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 19 h 47 min
Là, t’as bien raison, JC. Le nombre de couillons qu’on est obligé de se farcir… De la couillonnade de haute graisse comme dirait Rabelais…

JC….. dit: 13 juillet 2017 à 19 h 32 min
Nous prenons le pouvoir !

L’Institut Bartabacs de Porquerolles a décidé à l’unanimité de :
– nommer Passou, Doctor Honoris Causable de la Rdl
– de relancer le blog littéraire qui se meurt !
– de privilégier la littérature érotique d’Eglise
– de relancer la créativité au mépris du bon goût.

Alliage des graisses antiques (à l’échelle 2.0) ; condoléances

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 19 h 47 min

Là, t’as bien raison, JC. Le nombre de couillons qu’on est obligé de se farcir… De la couillonnade de haute graisse comme dirait Rabelais…

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 19 h 32 min

Nous prenons le pouvoir !

L’Institut Bartabacs de Porquerolles a décidé à l’unanimité de :
– nommer Passou, Doctor Honoris Causable de la Rdl
– de relancer le blog littéraire qui se meurt !
– de privilégier la littérature érotique d’Eglise
– de relancer la créativité au mépris du bon goût.

Jean Langoncet dit: 13 juillet 2017 à 19 h 23 min

bouguereau dit: 12 juillet 2017 à 0 h 04 min
on contresigne tous les deux à coups de batte de baisebol sur sa tronche langoncet..ha ça fait du bien

Ça fait surtout mal. J’ai retrouvé la scène finale (non, non, pas la cène là) – des méfaits de scalper des couennes déplumées
https://m.youtube.com/watch?v=ggiUtXIVp8g

Janssen J-J dit: 13 juillet 2017 à 19 h 19 min

Pour en revenir aux 19 sinistres con.nards qui s’en sont pris à la prétendue islamophobie de Kamel Daoud…, voici ce qu’il leur aura répondu par avance dans une chronique du 2 mars 2016…
(je tire ces fragments de « mes petites guerres de religion » dans Mes indépendances, Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017, p. 448-451).
(…)
– J’ai fini par incarner, sans le vouloir, les contradictions de l’esprit algérien, ses affects, passions et aveuglements. Palestine, religion, femme, sexe, liberté, France (…)
– Dans « l’affaire Cologne », j’ai fini par comprendre que je n’étais que le déclencheur de quelque chose qui couvait et qui attendait. (…) Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps et la femme, je le maintiens et de défends cependant. Ce que je pense de nos monstruosités « culturelles » est ce que je vis, par le cœur et le corps, depuis toujours. Je suis Algérien, je vis en Algérie, et je n’accepte pas que l’on pense à ma place, en mon nom (…)
– Le postcolonial ne doit pas être cécité et la « différence » ne doit pas excuser la barbarie. Je ne suis pas islamophobe, je suis libre(…)
– Nous, les Algériens, nous souffrons de l’étrange maladie de l’enfermement (…)
– Je n’ai jamais menti et j’ai toujours écrit ce que je pensais (…)
– J’aime cet exercice qui met la vie matinale sous tension. Encore ? Je ne suis pas sioniste, ni athée, ni soumis, ni français, ni suédois, ni arabe. Je suis libre de cette liberté qu’on rêvée mes ancêtre qui sont morts pour me la donner par-dessus la tombe. J’ai mes grands défauts. Mes convictions et mes livres. J’aime tenir tête au ciel et aux ossements qui jacassent (…)
– Et là, j’ai envie de me reposer du journalisme pour rêver de littérature.
– J’aime mener moi aussi la guerre de ma libération. Et fêter parfois, mes indépendances (…).

Bon vent et bon courage pour la suite. Total respect, Kamel D. !

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 19 h 17 min

Mes pauvres chéris, devriez retourner à l’école pour apprendre à lire. Votre niveau, c’est proche du zéro.

Jean Langoncet dit: 13 juillet 2017 à 18 h 44 min

Et Wgg en plus a l’air de s’en vanter !!!

Les collégiens des 70s, une génération sacrifiée et nuisible.

Dans un domaine par nature déviant, la parole édifiante d’un expert, prononcée à la sortie du premier album des Ramones, drogués et dégénérés américains natifs de New-York : « c’est le degré zéro du rock »

We’re the Ramones and you are not my baby, you better shut it up [on a connu plus raffiné, okay…]
https://www.youtube.com/watch?v=6AO9-HWiYT4

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 34 min

C’est pathétique de voir Wgg nous annoncer qu’il a renoncé à apprendre la grammaire à ses élèves par une méthode moderne, sous la pression des parents. C’est vraiment digne d’un prof raté, un renoncement professionnel particulièrement grave qui, ailleurs, vaudrait couramment une mise à pied pour incompétence totale. Et Wgg en plus a l’air de s’en vanter !!!

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 22 min

« Houi mais on peut rater ses vacances… »

Exactement. Un prof est quelqu’un qui rate ses vacances et passe son temps à s’en plaindre. C’est ce que fait Wgg sur ce blog.

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 17 min

« Le héros d’un roman du juge Lambert meurt dans les mêmes circonstances que le magistrat »

Le juge Lambert, pendant toute sa vie, a ressassé la même culpabilité liée à son rôle dans l’affaire Grégory. Il a écrit des livres où il ressassait toujours les mêmes remords. Je suis sûr que si on l’avait mis en prison, il se serait résigné et aurait compris. D’ailleurs, en se suicidant, il s’est puni lui-même, en avouant son crime. C’était sans doute un personnage dostoïevskien, pris dans des contradictions insolubles. Ce n’est pas étonnant qu’il ait tout écrit dans un livre avant de passer à l’acte.

Jean Langoncet dit: 13 juillet 2017 à 18 h 13 min

bouguereau dit: 13 juillet 2017 à 16 h 57 min
dracul havec ses crétes de coq c’est le bien portant

renato dit: 13 juillet 2017 à 8 h 18 min
Tout compte fait l’extinction des espèces a du bon : tout le monde disparait sauf les cafards qui jouissent d’une bonne tenue et deviennent les rois du monde — des gens qui sont sur terre depuis 350 million d’années méritent de vivre seuls et en paix.

+1

Marilou Marilou
Le petit lapin de playboy,
Ronge mon crâne vegetal,
Shoe shine boy
Oh Marilou, petit chou,
Qui me roulait entre ses doigts comme du caporal,
Me suçotait comme un cachou,
Elle savait le dialecte chou, pou pou pidou
Tu sais ma lou, dans cette blanche clinique neuro-psychiatrique,
A force de patience et d’inaction, j’ai pu dresser un hanneton
Sur ma tête héliport d’helicoléoptère,
De ses élytres d’or refermant l’habitacle,
Incline ses antennes porteuses d’S.O.S
Mais merde les phalènes frémissantes de stress,
Interceptent en vol mes signaux de détresse, manque de bol
Marilou
Marilou
Les parasites de radio poux m’ont brouillé mes messages fou
Que j’étais de toi Marilou

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 08 min

Les profs ratés ont souvent un complexe de supériorité, qui en fait des sadiques potentiels envers leurs élèves, sous prétexte qu’ils en savent plus qu’eux (ce n’est pas toujours le cas). Etre prof, c’est la pire engeance que je connaisse, et Wgg est bien représentatif de cette calamité ! Toujours à se plaindre, alors que pour eux tout est facile et qu’ils ont une vie rêvée, qui ne leur demande aucun effort. Vraiment, c’est le monde à l’envers !

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 04 min

« L’enseignement est devenu aujourd’hui une chose dérisoire et absurde. »

Wgg, vous n’étiez sans doute pas fait pour être prof, comme tant de vos collègues qui échouent dans cette profession par ratage professionnel complet et goût des vacances. Ne venez pas vous plaindre, surtout !!!

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 18 h 00 min

« je proposerai flan de courgettes, tomates à la provençale et un peu de couscous ; avec les merguez. »

L’idéal, avec de bonnes merguez de chez le charcutier, c’est une appétissante ratatouille.

Janssen J-J dit: 13 juillet 2017 à 17 h 48 min

@21 reçus sur 22. Parfait. Ils ont eu de bonnes notes en français.

Ben voyons donc. Comme par hasard l’académie y est pour rien, qu’aurait peut-être pu donner des consignes, malgré le naufrage du niveau.
Arrêtez vos con.neries grotesques, wgg, vos vantarinades font pu rire personne, l’sont vraiment lassantes.

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 17 h 38 min

Les méchants étant prolifiques, il est souhaitable d’augmenter les budgets régaliens, dont celui des Armées…

Que fait le Bébé Macron, cron ?

De la communication, cron ! ….

Janssen J-J dit: 13 juillet 2017 à 17 h 37 min

@En tout cas Angot à ONPC, ça risque fort d’être triste…!

… en tout cas, ce s’ra jamais plus pire que jjj, jc, lvdlb et wgg à la chtague#RDL 😉

rose dit: 13 juillet 2017 à 17 h 22 min

Claudio Bahia dit: 13 juillet 2017 à 16 h 02 min

cela correspond à ce que j’ai entendu, untel connaît untel qui est estourbi en rentrant chez lui. C’est tout banal.
Parfois, ce sont deux frères et tu te demandes bien pourquoi.

rose dit: 13 juillet 2017 à 17 h 19 min

D. dit: 13 juillet 2017 à 14 h 43 min

oui ; et algèbre vient de l’arabe. Il y a un déterminant suivi d’un nom al- gébra grosso plutôt que modo (j’ai eu le cours au téléphone) : cela signifie la réparation.

Donc faire de l’algèbre, c’est réparer.

rose dit: 13 juillet 2017 à 17 h 15 min

moi je proposerai flan de courgettes, tomates à la provençale et un peu de couscous ; avec les merguez.
nous ce soir, on va nager et on pique nique avec pizza courgettes champignons de paris, pizza aubergines coulis de tomates maison, pizza anchois olives noires et pizza aux quatre fromages thym de la garrigue.
Nous sommes au régime.
C’est le régime pizza.

C’est à cause de la levure de boulanger ds le frigo qu’il fallait consommer rapidement.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 17 h 14 min

Reçu aujourd’hui les résultats de mes BTS à leur examen (2ème année) : 21 reçus sur 22. Parfait. Ils ont eu de bonnes notes en français.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 16 h 55 min

Ici, je ne vérifie jamais mon orthographe. Mais je sais où sont mes fautes, une fois le commentaire publié. Les élèves, eux, ne le savent pas. C’est toute la différence. En classe, il m’arrive très souvent de faire des fautes en écrivant au tableau que mes élèves corrigent… ça me permet de vérifier qu’ils suivent… L’orthographe est une manie proprement française, qui vient de la création d’une politique de la langue par Richelieu avec la création de l’Académie française. Le Moyen-Âge n’était pas si sourcilleux avec l’orthographe. Su’il y ait un code c’est bien, c’est nécessaire. Mais les Français sont devenus fous avec ça. Faut voir ici les remarques systématiques sur l’orthographe alors que ceux qui les font en font tout autant que les autres et que tout le monde sait que ça provient en grande partie du fait qu’on ne sait pas taper à la machine. C’est assez typique de la mentalité française, ces remarques incessantes à propos de l’orthographe alors que tout le reste, mille fois plus important, ne soulève guère l’attention ni l’intérêt mais bien souvent au contraire le mépris le plus absurde. Ça aussi c’est un signe que ce pays est vraiment bien malade.

bouguereau dit: 13 juillet 2017 à 16 h 51 min

es plumes aimables de passou en rtt pour la fête de la carmagnole

lassouline en incroyabe havec sa merveilleuse

bouguereau dit: 13 juillet 2017 à 16 h 47 min

C’est très grave. Les commentateurs n’en ont pas évalué la gravité réelle

dlalourde en livrée dgreffier..pouette pouette votre honneur

bob dit: 13 juillet 2017 à 16 h 39 min

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 26 min

oui apparemment ils choisissent le plus facile, mais pas tous.
Mais là je voulais juste dire que ce n’était peut-être pas la langue maternelle de l’auteur du commentaire, pour qui je vous trouvais bien sévère. Il y a déjà assez de sujets de déprime !

bob dit: 13 juillet 2017 à 16 h 38 min

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 26 min oui apparemment ils choisissent le plus facile, mais pas tous
mais là je voulais juste dire que ce n’était peut-être pas la langue maternelle de l’auteur du commentaire, pour qui je vous trouvais bien sévère. Il y a déjà assez de sujets de déprime !

Lavande dit: 13 juillet 2017 à 16 h 30 min

« Conséquence, je leur ai enseigner l’orthographe »
Ah non, j’espère que vous leur avez enseignÉ l’orthographe.
Un spectacle du Off ici à Avignon s’appelle « Ma grammaire fait du vélo ». Spécialement pour vous Wgg.

ribouldingue dit: 13 juillet 2017 à 16 h 24 min

Etre un écrivain chinois et défier le pouvoir peut vous coûter la vie, être une écrivain française et « défier » le pouvoir peut vous faire gagner, très confortablement,votre vie.

Phil dit: 13 juillet 2017 à 16 h 09 min

En attendant le président Trump se prosterne avec plaisir devant le tombeau de Napoléon pendant que son homologue français rêve des habits de Louis. La scène a été jouée dans La nuit de Varennes chez Ettore Scola.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 16 h 05 min

Quand je pense qu’au petit CEG de la rue Molière, notre prof de physique, M. Charleux, un type merveilleux ! nous faisait apprendre par cœur la table de Mendéliev avec le nombre d’électrons pour chaque corps ! Et je la savais par cœur ! Ça m’a été drôlement utile ensuite au lycée pour faire de la chimie. Mais aujourd’hui, ils n’apprennent même plus leur table de multiplication ! Conséquence : les profs de maths s’arrachent les cheveux en 6ème. Pays foutu !

Claudio Bahia dit: 13 juillet 2017 à 16 h 02 min

rose dit: 13 juillet 2017 à 13 h 41 min
oui, c’est bien cela, mais chez vous une agression est un fait de société grave, décrit comme tel dans les journaux; ici, non, c’est la vie quotidienne, habituelle…

Sergio dit: 13 juillet 2017 à 16 h 01 min

Hon peut essayer de reconstruire la Bastille ; ça tenait pas tellement de place. Bouygues ça doit être dans ses cordes…

Havec un parking Vinci…

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 59 min

Alors qu’enseigner la grammaire peut-être tout à fait jouissif si on le prend comme un jeu avec des manipulations sur la langue pour voir comment ça fonctionne.

Les élèves croient (bien à tort) que la grammaire se résume à l’apprentissage de règles stupîdes dont ils ne comprennent pas la raison. Je vais voir si on peut l’enseigner comme ça dans mon nouvel établissement d’élite… Je vais peut-être me retrouver avec tous les parents sur le dos qui, en général, se mêlent de ce qui ne les regarde pas et surtout qui ne comprennent rien à la pédagogie. J’avais voulu enseigner l’orthographe avec des méthodes innovantes, je me suis retrouvé avec les parents contre moi et le chef d’établissement qui évidemment par lâcheté s’est mis du côté des parents. Conséquence, je leur ai enseigner l’orthographe avec les méthodes de leurs arrière grand-parents, et tout le monde était content… L’enseignement est devenu aujourd’hui une chose dérisoire et absurde.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 52 min

En tout cas, deux écrivains à ONPC, c’est bien. Tout le problème est de savoir si ce n’est pas vain tous ces écrits…!

Phil dit: 13 juillet 2017 à 15 h 51 min

Les discours de Widergänger sur l’incurie, agréables comme un vent contre-révolutionnaire la veille d’un quatorze juillet.

JAZZI dit: 13 juillet 2017 à 15 h 49 min

« Y vont tous déprimer »

Au contraire, elle va tous les réveiller et Yann Moix risque d’en prendre pour son matricule ! C’est un choix malin de la part de Ruquier, mais quand elle va attaquer la politique de Macron, ça va surement tanguer sur la chaîne publique !

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 46 min

Les élèves ne savent plus non plus ce que signifie le mot « complément ». Ils ont tous perdu de vue qu’un complément « complète » un autre mot, qui n’est pas forcément un verbe (quand ils ont intégré l’idée que ça complète un verbe, ce qui n’est pas évident pour tous !), mais peut aussi être un nom, un adjectif, un pronom. Enseigner la grammaire devient souvent un casse-tête chinois à présent.

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 15 h 40 min

D, moi je sais quel est l’accompagnement idéal pour des merguez. Mais puisque vous jouez les finauds, je ne vous dirai rien…

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 15 h 37 min

Laurent Baffie dit dans un tweet avoir hâte d’être invité dans « On n’est pas couché » pour « prendre toute la joie de vivre de Christine Angot en pleine gueule ».

C’est vrai qu’Angot a toujours l’air, quand elle passe à la TV, d’un Fouquier-Tinville en pleine crise de paranoïa. Les têtes vont tomber, cette saison… Mais combien de temps cette comédie durera-t-elle ?

Sergio dit: 13 juillet 2017 à 15 h 32 min

D. dit: 13 juillet 2017 à 15 h 28 min
c’est classé Совершенно Секретно.

Bé houi passeque les Narabs ont envahi là-bas aussi donc les merguez sont numérotées comme les concombres…

D. dit: 13 juillet 2017 à 15 h 28 min

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 14 h 53 min
« Ce soir je mange des merguez. »
Et l’accompagnement ?

Si on vous le demande, Delaporte, vous répondrez que c’est classé Совершенно Секретно. Petit curieux.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 26 min

@bob
Comme ma LV1 était en 6ème l’allemand, j’étais bien obligé de savoir distinguer le sujet (nominatif dans les déclinaisons) du COD (accusatif) pour pouvoir commencer à parler un peu allemand. Et j’ai appris bien sagement mes déclinaisons en 6ème :
der/des/dem/den
Die/der/der/die
das/des/dem/das

Et ça ne m’a jamais posé le moindre problème parce que l’enseignement primaire que j’ai reçu était excellent. Aujourd’hui, les gamins qui apprennent l’allemand ont un mal de chien à se mettre dans la tête les déclinaisons parce qu’ils ne savent plus reconnaître un COD dans une phrase. C’est le résultat de trente ans d’incurie généralisée à la tête de l’Etat en matière d’éducation. Et ça pose encore des problèmes à ds gamins dont l’allemand est LV1 et qui se retrouvent en Seconde au lycée dans une classe européenne d’allemand ! C’est affligeant mais c’est ainsi dans notre pays. Et ce n’est vraiment de la faute des gamins ni des profs mais du système et du fait aussi que les élèves ont désappris à apprendre par cœur les choses essentielles. Les élèves de ma génération savaient à la fois apprendre par cœur les choses et réfléchir sur les choses. Aujourd’hui, ils ne savent faire ni l’un ni l’autre pour 60% d’entre eux. Et le français est en passe de devenir une langue morte comme l’a écrit Michel Zink en septembre dernier.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 15 h 13 min

Mais je me la suis posé évidemment la question, Lavande, étant donné le caractère on ne peut plus basique de la question.

Je pense qu’elle vient du fait qu’en portugais on ne distingue pas aussi clairement qu’en français les pronoms relatifs « qui » et « que ». On emploie « que » dans les deux cas ou une tournure avec un gérondif pour « qui ». Le problème vient sans doute aussi du fait que notre ami C.B. (rien à voir avec « carte bancaire » pour me payer mon heure de cours de grammaire…) a oublié ce qu’est une proposition et notamment une proposition subordonnée relative (PSR pour les intimes) qui a son propre sujet et son COD, ici le pronom relatif « que » dont l’antécédent est « tabac »).

o tabaco que mastigão os Indios
le tabac que mâchent les Indiens.

(sur une classe de 30 élèves, en 4ème, aujourd’hui, il n’y en a guère plus de 10% qui sont capables de repérer le sujet du verbe, le COD (quasiment personne ou peut-être un au maximum, le petit futé de la classe) et la fonction grammaticale de « tabac » dans la proposition principale que je n’ai pas pris soin d’inventer ici. 100% des élèves diront que « tabac » est le COD de « mâchent ». C’est assez effrayant quand on est chargé de leur enseigner la grammaire de base ! Ma génération savait ça en sortant de CM2 !

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 14 h 56 min

Un juge qui se suicide, c’est le trouble semé sur la Justice. C’est le doute qui s’instaure, presque l’opprobre. C’est très grave. Les commentateurs n’en ont pas évalué la gravité réelle.

D. dit: 13 juillet 2017 à 14 h 43 min

On trouve le mot mirqâs, qui est une saucisse dans la cuisine médiévale arabo-andalouse, la forme merkās est présente au xiiie siècle. Une citation datant de 1508 rapporte la locution « merquze el-khanzir » pour boudin de porc. Le mot ressemble à l’espagnol « morcon » boudin et « morcilla » saucisse.

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 13 h 54 min

NELSON

« Son corps est ramené à Londres… dans un tonneau de rhum, seul moyen d’éviter une décomposition prématurée. Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales (la veuve de l’amiral ne permet pas à Lady Hamilton d’y assister). »

La salaupe de veuve !!!!

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 13 h 50 min

Un juge est, quelque part, au dessus des jugés…

Que dire de pire de ce juge Lambert sinon que sa mort suicidaire nous parait « bonne justice » ?

rose dit: 13 juillet 2017 à 13 h 41 min

claudio bahia
j’ai ouï dire par racontars verbaux combien l’agression était facile pour rafler la caisse d’un restaurant ou autre commerce.
Grande violence, misère & pauvreté en // de grande douceur.
comme ici grâce fugace si suivie d’agression superfétatoire

Phil dit: 13 juillet 2017 à 13 h 40 min

sorry M. Claudio Bahia, replié le parasol trop vite !
merci pour votre réponse. suis sûr que vous pouvez trouver les mots pour décrire cette violence intérieure qui semble sourdre de ce paradis originel comme le fruit d’un péché capital.

Phil dit: 13 juillet 2017 à 13 h 35 min

Claudio Bahia a dû partir se baigner à Leblon, les plumes aimables de passou en rtt pour la fête de la carmagnole, nous causerons de Freyre à leur retour si l’un et l’autre n’ont perdu leur gourmette dans les vagues de la foule.

Claudio Bahia dit: 13 juillet 2017 à 13 h 33 min

Phil dit: 13 juillet 2017 à 11 h 39 min
Non, les théories, ou plutôt les points de vue de Freyre sont aujourd’hui obsolètes, d’ailleurs depuis pas mal de temps, disons depuis la fin de la dictature militaire. Je le citait pour indiquer une source sur l’influence nègre sur le langage bahianais; les langues bantoues ont aussi influencé le parler brésilien, mais plus tard, à l’époque ou les esclaves n’étaient plus débarqués à Salvador mais surtout à Rio, devenue la nouvelle capitale.
je vous lis sur la violence; oui, elle est épouvantable ici, et d’un autre côté il y a une douceur incroyables de ces petites gens, enfin, je ne sais pas,je ne veux pas développer ici, incapable.

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 12 h 59 min

Lavande est une personne estimable ? Grands dieux inutiles, que oui ! A panthéoniser*, dare dare …. !

*la municipalité d’Avignon, banlieue papale, de foyers de chômage indécents fournira un euro symbolique, ….ta mère !

closer dit: 13 juillet 2017 à 11 h 43 min

Non Rose, rien n’est plus facile que de se faire agresser au Brésil face à l’océan, si on a pas un minimum de « grana » (argent) à donner à un drogué en manque…

Phil dit: 13 juillet 2017 à 11 h 39 min

M. Bahia, tout est encore jugé bon dans les théories de Freyre ? l’an passé un film brésilien bien nommé « casa grande » a dépeint la famille blanche dégénérée et violeuse de ses bonniches de couleur, comme une pâle copie des discours de Freyre. Le public français qui aime ses banlieues était ravi.

Claudio Bahia dit: 13 juillet 2017 à 11 h 26 min

rose dit: 13 juillet 2017 à 8 h 22 min
le portugais c’est comme une musique douce.
c’est vrai, tout particulièrement le portugais du Brésil, et encore plus celui de Bahia, tellement adouci par les langues yoruba (entre autres) des esclaves; voir Gilberto Freyre.
à tous: totalement navré et confus d’avoir posé cette question ICI, je pouvais bien la poser à des amis en France ou en Suisse, et je vois bien maintenant qu’il suffisait de réfléchir un peu mieux, sorry

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 11 h 15 min

Infirmiers !
Saisissez vous de l’éprouvant keupu : il vient de monter sur un tonneau vide en invoquant Nelson….

JC..... dit: 13 juillet 2017 à 11 h 13 min

Camarade Closer,

Lavande nous insupporte avec ses leçons de morale grammaticale ineptes. Certes ! Mais, nous autres humanistes vrais, nous l’aimons par charité crétino-chrétienne, n’est il pas vrai ?

rose dit: 13 juillet 2017 à 11 h 01 min

toutefois, remarquons que le mot bahia signifie la baie. Contrairement à plaça qui est la plage.

Bahia blanca, la baie blanche.
il a manqué se faire étrangler parce qu’il volait une pirogue ?

rose dit: 13 juillet 2017 à 10 h 59 min

c une question très intéressante l’accord du verbe avec son sujet. Antéposé, éloigné, élidé, toutes les situations se combinent pour rendre l’affaire passionnante. (après les adjectifs qualificatifs quand même, ces petits chouchous).

lire la réflexion de lavande sur les questions est très roboratif.

Phil dit: 13 juillet 2017 à 10 h 58 min

bob, peut-être une aimable blague, mais qui donne l’occasion de découvrir un livre sans éditeur, Baroz nous annonce aussi ses goûts avant parution au mercurochrome.
A propos de Bahia, la ville: Fernandez, qui s’est rendu au Brésil et un peu partout où le baroque a essaimé, a manqué de s’y faire étrangler en admirant l’océan.

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 juillet 2017 à 10 h 46 min


…y mettre le niveau à nos pitances,!…

…comme les fables à la Fontaine,!…

…servir sur un plat,…ou dans une flute,!…

…chacun à ses atermoiements préférés,…

…bientôt le 14 Juillet,…l’anniversaire des morts pour rien,!…etc,..

Janssen J-J dit: 13 juillet 2017 à 10 h 35 min

On approche des 1300 baratinages, et toujours sur le même sujet ! Il faudrait que la RDL se rappelle qu’on attend une nouvelle pitance depuis déjà pas mal de temps. Hein passoul ? la fin du nouveau roman a du mal à s’écrire ? les lectures non honorées s’akhumulent ? La vie est d’ailleurs, et le goncourt une affaire sinistre ?…
Avertissez-nous à temps quand vous mettrez fin à ce blog. Moi, je le comprendrai tout à fait, à condition que j’y sois un peu préparé.
Bon courage, à vos prochaines nouvelles, P.A.

Janssen J-J dit: 13 juillet 2017 à 10 h 28 min

@ « 350 million d’années »
au fait, les mions, ça s’accorde-ti au pluriel ?
moi, je me demande pourquoi les cafards ne se posent pas des tonnes de questions de grammaire avec ou sans COD. J’ai en revanche du plaisir à nous voir rappelées des règles oubliées, et à lire qu’il n’y a pas de sottes questions à ce sujet. Je note EN MEME TEMPS d’imbéciles jugements de valeur sur le déclin de l’orthographe de la part d’un gars dont les inintéressantes histoires perso de son temps sont constellées de conjugaisons des plus aventureuses. Et ça, entre nous, ça t’le discrédite un brin, un peu plus chaque jour mais bien moins que demain… VOILA ! ET EN MEME TEMPS, BJ à toussent.

Phil dit: 13 juillet 2017 à 10 h 19 min

M. Claudio Bahia, faites ici la pub de votre livre quand il sera traduit. racontez-nous à l’occasion votre arrivée au Brésil, était-ce avec ou sans Léry en poche (pas le format, mais bien votre poche de pantalon )?

bob dit: 13 juillet 2017 à 9 h 56 min

WG « Vous avez les mêmes problèmes que mes élèves… Rien ne va vraiment plus dans ce monde… »

la question n’était peut-être pas posée par quelqu’un de langue maternelle French
il est vrai que, génie que vous êtes, les grammaires des toutes les langues que vous affirmez connaître ne doivent pas avoir de secret pour vous !

Lavande dit: 13 juillet 2017 à 9 h 42 min

Closer et J.C.: quand quelqu’un se pose une question apparemment évidente, il n’est pas inintéressant de se demander pourquoi il se la pose (en plus de lui donner la réponse). Dans ce cas il me semble qu’il s’agit pour C.B. d’une réminiscence floue de la règle d’accord avec le COD qui l’a perturbé.
J’avais l’habitude de dire à mes étudiants qu’il n’y a pas de question bête, mais il faut réfléchir à pourquoi on se la pose.

l'ombelle des talus dit: 13 juillet 2017 à 9 h 42 min

Mais où sont passés les réducteurs de têtes ?

William Burroughs: The Yage Letters

January 15, 1953
Hotel Colon, Panama
Dear Allen,

I stopped off here to have my piles out. Wouldn’t do to go back among the Indians with piles I figured…I checked into the hospital junk sick and spent four days there. They would only give me three shots of morphine and I couldn’t sleep from pain and heat and deprivation besides which there was a Panamanian hernia case in the same room with me and his friends came and stayed all day and half the night – one of them did in fact stay until midnight.

Recall walking by some American women in the corridor who looked like officers’ wives. One of them was saying, « I don’t know why, but I just can’t eat sweets. »

« You’ve got diabetes, lady, » I said. They all whirled around and gave me an outraged stare.

After checking out of the hospital I stopped off at the U.S. Embassy. In front of the Embassy is a vacant lot with weeds and trees where boys undress to swim in the polluted waters of the bay home of a small venomous sea snake. Smell of excrement and sea water and young male lust. No letters. I stopped again to buy two ounces of paregoric. Same old Panama, whores and pimps and hustlers.

« Want nice girl? »
« Naked lady dance? »
« See me fuck my sister? »

No wonder food prices are high. They can’t keep them down on the farm. They all want to come in the big city and be pimps.

I had a magazine article with me describing a joint outside Panama City called The Blue Goose. « This is anything goes joint. Dope peddlers lurk in the men’s room with a hypo loaded and ready to go. Sometimes they dart out of a toilet and stick it in your arm without waiting for consent. Homosexuals run riot. »

The Blue Goose looks like a Prohibition era roadhouse. A long one story building run down and covered with vines, I could hear frogs croaking in the woods and swamps around it. I remembered a prohibition era roadhouse of my adolescence, and the taste of gin rickey’s in the mid west summer. (Oh my God! And the August moon in a violet sky and Billy Bradshinkel’s cock. How sloppy can you get?)

Immediately, two old whores sat down at my table without being asked and ordered drinks. The bill for one round was $6.90. The only thing lurking in the men’s room was an insolent demanding lavatory attendant. I may add that far from running riot in Panama I never scored for one boy there. I wonder what a Panamanian boy would be like. Probably cut. When they say anything goes, they are referring to the joint, not the customers.

(The Yage Letters, William Burroughs and Allen Ginsberg, c. 1963.)

5 fautes zéro dit: 13 juillet 2017 à 9 h 31 min

Wgg écrit : » Mais j’étais peut-être privilégier par le fait que j’habitait  »
Pas grave, l’orthographe c’est la science des ânes.

renato dit: 13 juillet 2017 à 8 h 31 min

Apparemment il y en a qui causent sans tenir en compte la référence qui est faite à Cocteau et à l’affaire Dominici.

rose dit: 13 juillet 2017 à 8 h 22 min

l’usage du pronom personnel « ils » évite le réemploi du sujet « les futurs gendres ». si vous parlez portugais et apprenez le français vous pouvez le remettre une seconde fois et pratiquerl’élision ensuite. Vous.constaterez alors que le sujet du verbe est bien au pluriel.

le portugais c’est comme une musique douce.

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 8 h 18 min

Duras, se taire …

« Tous ces gens qui me parlent de ce qu’on doit écrire ou pas, quel ennui, quelle erreur. Comme si on en était encore au Père Sartre qui faisait la loi. »

« Comme si les crimes étaient répréhensibles, comme si d’en parler faisait du tort aux accusés, c’est le contraire. Comme si inventer les raisons c’était ça la délation, comme s’il n’y avait que les intellectuels de responsables, alors que tout le monde l’est, même le prolétariat, même les faux écrivains, même les analphabètes (…) Vous êtes pour le silence. Et moi j’ai parlé (…) Beaucoup auraient souhaité que je fasse du tort à C.V., que je sois condamnée pour cela et qu’ils soient débarrassés de la gêne endémique que je représente dans leur vie (…) Ce que l’on me reproche, au fond, c’est que Libé m’a demandé ce papier et que ce soit moi qui l’aie écrit. Voici donc je suis déshonorée à leurs yeux, définitivement déshonorée. Cela arrive, vous voyez. Je suis assez honorée d’être déshonorée. » Marguerite Duras, en réponse .

https://clarethemadmary.wordpress.com/2013/02/03/sublime-m-d/

renato dit: 13 juillet 2017 à 8 h 18 min

Tout compte fait l’extinction des espèces a du bon : tout le monde disparait sauf les cafards qui jouissent d’une bonne tenue et deviennent les rois du monde — des gens qui sont sur terre depuis 350 million d’années méritent de vivre seuls et en paix.

renato dit: 13 juillet 2017 à 8 h 06 min

Marguerite Duras aurait dû prendre exemple sur Cocteau (affaire Dominici in Le Passé défini), ou se taire.

et alii dit: 13 juillet 2017 à 7 h 55 min

daoud
si l’on en croit la signalétique de ce début de siècle, en occident, la question du corps,c’est celle du manspreading

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 7 h 41 min

l’herbe pétun.

« Dans Singularités de la France antarctique (1558), André Thevet donne une description précise de l’usage du « tabac » par les indiens. Il en ramènera des graines en France qu’il sèmera dans sa région natale d’Angoulême et baptisera la plante « herbe angoulmoisine ». Mais le terme aura moins de succès que « pétun », mot venant du tupi « petyma, petyn » qui sera largement employé en France et aux Antilles jusqu’au début du XVIIe siècle, époque où il sera évincé par « tabac », terme qui lui vient à travers l’espagnol, d’un mot haïtien, tabaco. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Thevet

et alii dit: 13 juillet 2017 à 6 h 47 min

bon qu’il y ait ces passages par un peu de « grammaire », d’orthographe,on devrait prendre du temps sur la RDL pour ces coquetteries, même les fautes de frappe ,pourquoi pas!internet a rendu fragile le résistances de l’orthographe aux fantaisies , dont il ne faut pas abuser si nous voulons un peu nous comprendre(mon ordi a ses fragilités aussi que j’oublie parfois et vlan faute , on est surement tous pareils et cela purrait appeler une super modération, hélas

Lavande dit: 13 juillet 2017 à 6 h 43 min

C’est dans le cas où vous auriez une construction avec un participe passé que se poserait la question de l’accord avec le complément d’objet direct, s’il est placé avant le verbe.
– Le tabac qu’ils ont mâché.
– Les herbes qu’ils ont mâchées.
Mais dans les deux cas le sujet étant pluriel, le verbe est au pluriel.

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 2 h 40 min

Je ne comprends pas votre problème.

On peut poser les deux questions.
La première interroge sur le sujet.
La seconde interroge sur le COD.

Vous confondez sujet et COD.

Qui mâche ? les Indiens >> les indiens mâchent.

Ils mâchent quoi ? du tabac >> le tabac qu’ils mâchent.

Vous avez les mêmes problèmes que mes élèves… Rien ne va vraiment plus dans ce monde…

Claudio Bahia dit: 13 juillet 2017 à 1 h 10 min

OK, merci, je vais avec qu’ils mâchent. la question est donc qui mâche, et non ils mâchent quoi. j »avais pensé (mal) ils le mâche, singulier

Widergänger dit: 13 juillet 2017 à 0 h 05 min

J’ai rien compris à votre problème.

Qu’ils mâchent, si le sujet est un pluriel;
qu’il mâche, si le sujet est singulier.

Je ne vois pas où est le problème, que ce soit en portugais ou en français, c’est idem.

Apparemment, d’après ce que je comprends, c’est : qu’ils mâchent.

Claudio Bahia dit: 12 juillet 2017 à 23 h 58 min

hum! quelqu’un peut-il m’aider?
je dois écrire : …en contre-partie, les futurs gendres reçoivent du tabac, qu’ils mâchent. » ou
qu’ils mâche? il n’y a pas d’auxiliaire, je fait quoi?
Explication: j’ai écrit il y a deux ans une étude bibliographique en portugais « Une brève histoire des indigènes du Brésil » Je suis occupé en ce moment à « l’auto-traduire » en français (déjà traduit 250 pages il m’en reste 80 environ à traduire) et parlant des Ianomâmi je mentionne l’important déséquilibre des genres (8 femmes pour 10 hommes) et tous les travaux, parfois assez pénibles, auxquels doivent s’astreindre les futurs gendres envers leurs futurs beaux-parents, en échange desquels ces garçons (on se marie tôt, car on meurt tôt) reçoivent du tabac… qu’ils mâchent ou mâche??
merci, obrigado

Jean Langoncet dit: 12 juillet 2017 à 23 h 35 min

Transit à Marilou

Vroom vroom me voici rose zinc
Avion fantôme hou hou
Aéroplane vieux coucou
Dont l’altimètre se déglingue

C’est à peine si je distingue
Les balises du terrain où
Je me pose en casse-cou

J’alanguis dans la nuit buccale
Où je vais transiter un coup

Serai-je chez les cannibales ?

Une haleine de peppermint
M’envahit le cockpit ding ding

Je me sens vibrer la carlingue
Se dresser mon manche à balou

Dans la tour de contrôle en bout
De piste une voix cunnilingue
Me fait « glou glou
Je vous reçois cinq sur cinq »

Mais qu’est-ce que c’est que ce trou
Perdu ? suis-je en pays zoulou
Mais non voyons, suis-je dingue
Je suis à Marilou.

Bloom dit: 12 juillet 2017 à 23 h 30 min

Pas Poireau, Baroz, c’est pas la région; on n’est pas très loin des champs de betteraves, Jupiter Betterave, qu’il s’appellerait, le Jacob Lev de la Woëvre. Munster et boules dégomment.

Sergio dit: 12 juillet 2017 à 23 h 03 min

Phil dit: 12 juillet 2017 à 22 h 51 min
grognasse de service à passer les plats pour le plaisir des spectateurs.

Décroche, nom de Dieu ! Saute, comme disait Laverdure à Tanguy…

Phil dit: 12 juillet 2017 à 22 h 51 min

Le prestigieux blog à passou, au théâtre ce soir (costumes de Donald Cardwell), toujours une grognasse de service à passer les plats pour le plaisir des spectateurs.

Phil dit: 12 juillet 2017 à 22 h 25 min

Merci Bloom pour vos nouvelles d’altitude.
dear lavie, à jour dans vos fichettes ? Widergänger ramasse les copies.

D. dit: 12 juillet 2017 à 22 h 03 min

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 19 h 04 min
L’extinction des espèces s’accélèrent, journal Le Monde daté du 12/07/2017.

des espèces de quoi ?

D. dit: 12 juillet 2017 à 21 h 57 min

La bac, c’est ceux qui roulent en boîte de six. Z’ont pas poussé bien loin leurs études.

…disent celles et ceux qui echoueraient gravement dès la première semaine d’école de Police.

Delaporte dit: 12 juillet 2017 à 21 h 45 min

« Il nous faudrait un Hercule Poireau pour dénouer le mystère et désigner le coupable ! »

Jacuzzi, j’y vois plutôt une affaire à la Maigret. Ambiance pesante et provinciale, rurale. La veuve Couderc n’est pas loin.

Delaporte dit: 12 juillet 2017 à 21 h 40 min

Christine Angot fera-t-elle aussi bien dans la falsification du réel que Vanessa Burggraf ? Réponse la prochaine saison :

« Laurent Ruquier a finalement choisi l’écrivaine Christine Angot pour succéder à la rentrée à Vanessa Burggraf »

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 21 h 34 min

Ménon, on s’en fout pas des BTS techno.
C’est d’ailleurs pour cela que j’aimerais bien que le poltergeist apporte quelques précisions.

Pat V dit: 12 juillet 2017 à 21 h 33 min

Wgg est hors sujet et nous raconte complaisamment sa vie, ce dont on se fout, vraiment.
Ce blog est vraiment son lieu d’ aisance…Terrible et affligeant.
Mieux vaut lire le petit chose de Daudet.

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 21 h 32 min

Nan, c’est pou rire. La bac, c’est ceux qui roulent en boîte de six. Z’ont pas poussé bien loin leurs études.

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 21 h 30 min

s’cusez, ma question faisait suite à.

« Et je vois aujourd’hui les élèves de BTS, qui sont donc dans un enseignement professionnel, deux ans après la Bac, la majorité d’entre eux ne s’intéressent même pas aux maths et à la physique, où ils ont des notes souvent lamentables aussi. »

Widergänger dit: 12 juillet 2017 à 21 h 24 min

Voir et revoir le film de Rohmer ce soir sur ARTE : Les amours d’Astrée et de Céladon, en partie tourné au château de Fougères-sur-Bièvre en Sologne.

Widergänger dit: 12 juillet 2017 à 21 h 13 min

Il faut bien voir par ailleurs une différence fondamentale avec aujourd’hui. Quand j’étais élève, jusqu’au Bac, jusqu’en 1973 donc, il n’y avait que 30% d’une classe d’âge qui allait jusqu’au Bac.

Après l’école primaire, il y avait deux filières, l’une pour les riches (le lycée), l’autre pour les pauvres (le CEG, c’était mon cas). Mais même au CEG, l’enseignement y était remarquable (je vous en ai donné la preuve) parce que tous les élèves médiocres qui ne réussiaient pas à l’école étaient orientés en apprentissage, ce qui était ma grande hantise quand je suis passé en 6ème, j’en avais perdu mes cheveux ! Et j’étais premier de la classe, comme ça j’étais tranquille…

Aujourd’hui, en raison de la massification de l’enseignement, la situation est tout autre. Et l’École est réellement en péril. Alors que la pédagogie a fait d’énormes progrès. Si je compare les cours que j’ai reçus (je parle en français) et les cours que je fais, c’est aujourd’hui que je voudrais être élève !

Widergänger dit: 12 juillet 2017 à 21 h 02 min

Ce n’est qu’en partie vrai, Nicolas.

Je me souviens très bien d’une réflexion de mon ancienne prof de physique de Chaptal quelques années après mon obtention du Bac, ça devait être en 1975 ou 1976. Elle faisait la comparaison entre les élèves que nous étions et auxquels j’appartenais alors (1971-1973) et ceux qu’elle avait à ce moment (1975-1976) : la différence, à ses yeux, c’est que nous nous intéressions aux choses pour elles-mêmes et que nous nous fichions éperdument des notes (ce qui ne nous empêchait pas d’avoir d’excellentes notes justement) et les nouveaux élèves qu’elle avait en Terminale qui ne s’intéressaient plus qu’à leurs notes. Il y a eu dans le milieu des années 70 ce grand basculement. Moi, je ne venais absolument pas d’un milieu favorisé même si j’habitais un quartier bourgeois, ce qui a fait que j’ai toujours eu des copains issus de cette bourgeoisie cultivée (dont certains, quand j’étais à l’école primaire rue Cambon, avait un appartement de dix pièces qui donnait sur les Tuilereies avec d’immenses couloirs, je me souviens, pour aller dans leur chambre) mais cela ne m’empêchait nullement de m’intéresser aux choses pour elles-mêmes d’abord et avant tout et dès le collège, où j’ai commencé à étudier la physique. Aujourd’hui, les élèves, même ceux issus des classes privilégiées de la société, s’intéressent rarement aux choses pour elles-mêmes. Ils ne pensent qu’à leurs notes, ce qui veut rerament dire qu’ils ont compris de quoi il est question. Ils ont perdu cette curiosité intellectuelle qui caractérisait plutôt (pas tous évidemment) ls élèves de ma génération. Mais tout a changé au milieu des années 1970. Réforme Habby aussi oblige peut-être ? La massification de l’enseignement n’a pas été réussie. Et je vois aujourd’hui les élèves de BTS, qui sont donc dans un enseignement professionnel, deux ans après la Bac, la majorité d’entre eux ne s’intéressent même pas aux maths et à la physique, où ils ont des notes souvent lamentables aussi. En français à leur examen, cux que j’ai corrigés avaient à peu près 9/20, quelques-uns atteignaient péniblement la moyenne, un ou deux la note de 12/20. Autrement dit, la majorité n’a pas compris grand chose aux textes qu’on leur a soumis.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 20 h 50 min

Une histoire qui ne devrait pas faire écran sur l’actualité, on pourra dire que la mort du magistrat sert de pub à sa maison d’édition, il y a des gens friands pour ce genre de choses ténébreuses .

JAZZI dit: 12 juillet 2017 à 20 h 45 min

C’est un roman en abîme cette affaire Grégory ! Il nous faudrait un Hercule Poireau pour dénouer le mystère et désigner le coupable !

JAZZI dit: 12 juillet 2017 à 20 h 36 min

« un inverti. Pas gai, bête et méchant. »

Je sens que tu me regrettes, la vie ?
Tu omets de dire que Phil a aussi de l’esprit !

Widergänger dit: 12 juillet 2017 à 20 h 25 min

Je me souviens d’avoir étudié Les Lettres de mon Moulin en début de 5ème ; j’avais bien aimé.

Maintenant, en 6ème, au début de l’année, le thème c’est « le monstre ». Vous aviez au moins un spécimen vivant devant vous, Nicolas…

Je dois dire que j’ai eu la chance d’avoir toujours d’excellents profs de français. Et d’excellents profs en général. Je garde d’excellents souvenirs de ma scolarité, y compris dans l’enseignement supérieur. Mais j’étais peut-être privilégier par le fait que j’habitait un quartier bourgeois. Pourtant au CEG Molière rue Molière au Palais-Royal, les profs étaient pour la plupart des anciens PEGC qui enseignaient deux matières. Mais le niveau de leur enseignement était remarquable parce que quand je suis arrivé en Seconde au lycée Chaptal j’étais premier en maths et en physique, comme je l’étais au collège. Il y a qu’en français que je n’étais pas bon ; c’est là que je me suis mis à lire vraiment très sérieusement et à aimer la littérature. Il faut dire que j’avais un excellent prof qui est devenu un excellent dix-septièmiste, D. Hourcade, qui, à cette époque, n’étais même pas encore agrégé. Je me souviens même d’avoir fait un exposé sur la « chambre bleue » de l’Hôtel de Rambouillet, grand salon littéraire de l’époque. Plus aucun lycée de Chaptal ni d’ailleurs aujourd’hui ne sait quoi que ce soit du célèbre salon de la Marquise de Rambouillet. Ça ne les intéresse même plus du tout. Alors que moi ça me passionnait de savoir ce que c’était, j’avais fait de nombreuses recherches pour mon exposé et avec enthousiasme. Les élèves d’aujourd’hui ne cherchent plus qu’à rentabiliser leurs notes, ils sont devenus cyniques et sinistres. Je n’avais qu’un seul élève cette année sur ma classe de 1ère qui montrait quelque intérêt en soi pour la littérature ; il était d’ailleurs assez cultivé lui-même. Et sur mes deux classes de BTS, j’en avais un, dont le père était sculpteur, que j’ai vu lire en classe L’esthétique transcendale, de Kant, et qui était lui-même assez cultivé. Mais c’est tout ; ça fait du 1,5%…

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 20 h 24 min

dans le lien donné ci-avant, on lit ceci:

BFMTV s’est procuré les épreuves d’un roman de la main de Jean-Michel Lambert. Ce dernier, premier juge d’instruction chargé de l’affaire Grégory, a été retrouvé mort dans son domicile près du Mans (Sarthe) ce mardi soir. Et deux extraits de cet ouvrage, dont la sortie était prévue pour le mois de septembre, évoquent la découverte du corps de Pierre-Louis Chabert, personnage du roman. Les circonstances de cette mort fictive sont similaires en plusieurs points à celles dans lesquelles la dépouille sans vie du magistrat a été retrouvée ce mardi soir, à son domicile près du Mans.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 19 h 37 min

message personnel:

Chaloux , n’oubliez pas de confier le menu détail pour la géolocalisation.
Merci encore.

Janssen J-J dit: 12 juillet 2017 à 19 h 21 min

Une excellente enquête de l’un de nos collègues de l’INED vient de démontrer ce que wgg soupçonnait depuis pas mal de temps sans pouvoir s’appuyer sur des données fiables (un ajustement de ressentis de discriminations s’ajustant à des données objectives).
Voici le pitch.
[L’analyse des données de l’enquête « Trajectoires et Origines » révèle un excès de chômage chez les immigrés et fils et filles d’immigrés originaires du Maghreb par rapport aux personnes nées en France métropolitaine de parents français,qui n’est pas expliqué par leur situation socioéconomique (âge, niveau d’instruction, etc.). Le sentiment de discrimination dans l’accès à l’emploi exprimé par les enquêtés est cohérent avec les données « objectives » : plus la personne au chômage « devrait » être en emploi au vu de ses caractéristiques, plus elle répond positivement aux questions sur les ressentis de discrimination. Ce résultat indique que les enquêtes qualitatives sur les ressentis sont complémentaires des mesures « objectives » des inégalités et apportent une information simple et fiable pour l’étude des discriminations dans la société »].

On peut toujours trouver le lien de cette étude sur un support plus approfondi en cliquant sur
https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/2675 /546.population.societes.juillet.aout.2017.immigration.chomage.fr.pdf

Bonne littérature, stes chéries.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 19 h 20 min

Nicolas, vous avez passé l’épreuve du feu, ils ont testé votre endurance, votre résistance à l’ennui.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 19 h 17 min

-pitié polie- étonnant venant de lvdlb. Si cruelle, mais j’oublie ce que ce sentiment peut avoir de méprisant donc il est possible qu’elle l’éprouve à moins qu’elle n’identifie pas ce qu’elle habille ainsi.

Nicolas dit: 12 juillet 2017 à 19 h 17 min

L’école est rempli de tarées imbéciles qui se croient une destinée. La plus pire prof de tous les temps la grosse ch.onnasse de 6ème 5ème de greco latin de mes 2. Pire putréfaction infertile n’existe que dans les rêves d’ine vielle bic à lunette, la bêtise crasse d’un tailleur gris ou l’ecole de l’apprentissage des viellieries façon vieillotte. J’espère qu’elle est crevée.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 18 h 59 min

ou en Asie. De fait , JC offre le choix entre l’Afrique ou la Malaisie qui à son époque et bien que je ne sache pas trop s’il posa les pieds dans les lieux des deux romans que je connais de lui regorgeaient d’animaux aussi sauvages qu’exotiques, au coeur des ténèbres et Lord Jim ne comportent aucune description animalière , s’attachent uniquement à la vie des hommes, leur condition . Fous ou esclaves, misérables, victorieux , courageux, entreprenants ou sur la brèche d’une faille vertigineuse.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 18 h 51 min

Plus exactement, les pangolins sont « décimés » (autant pour moi):

12 juillet 2017 Bure : doutes sur la sûreté…
L’extinction de masse des animaux s’accélère.

bérénice dit: 12 juillet 2017 à 18 h 44 min

Le tamanoir est quand même un peu éloigné de l’univers de Giono, Conrad sûrement en aura rencontrés si ces bêtes vivent en Afrique.

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 17 h 55 min

Je vous ai déjà raconté cette rencontre avec un pilote de grandes lignes sur une compagnie exotique de mitteleuropa , qui s’était mis au vert comme avion-taxi sur l’île de Man ? Non? ben sergio, faudrait pas abuser de l’O2

Bloom dit: 12 juillet 2017 à 17 h 39 min

Dear Phil, vous avez vu juste – si je suis à cet instant à 12000 m d’altitude (l’A320 en classe éco ou le luxe à la portée du vulgum pecus), ce sera la grande transhumance à la fin août, direction la mecque de la pollution mondiale. L’obligation de confinement hivernal devrait servir à merveille les projets que l’on m’a confiés. En souhaitant que les poumons tiennent le choc! Tara.

Sergio dit: 12 juillet 2017 à 17 h 38 min

Non mais les crabes c’est passeque i caressent la bouteille, non ? D’ailleurs on y est dedans, comme signe, c’est mon mien…

la vie dans les bois dit: 12 juillet 2017 à 17 h 33 min

phil toujours à se défausser derrière un nom pour cautionner une inadaptation quelconque.
À ce niveau là, son « manque » chez les autres, n’inspire qu’une pitié polie, son calvaire ne devrait pas durer encore longtemps, à lui non plus. C’est pénible de se coltiner en blog un inverti. Pas gai, bête et méchant.

keupu dit: 12 juillet 2017 à 17 h 32 min

JC porte n lui tellement de HAINE qu’il répand quotidiennement ici, chez Sergio, et parfois chez Popaul où il est ridicucule

Janssen J-J dit: 12 juillet 2017 à 17 h 27 min

1 peu marre de ces gens qui doutent du bien fondé de mettre les animaux à égalité de sentiments avec les humains… m’a-t-il semblé lire dans un échange à la suite de Béré…
Or cette nuit, je suis tombé sur ce passage d’un romancier cubain au sujet de l’amour de Troski pour les chiens (oui, c’est de la littérature : une scène romancée sur un fait attesté, la rencontre Trotski-Breton à Mexico).
« Le poète lui dit qu’il le comprenait et lui précisa qu’il aimait aussi les chiens, mais le sentiment venait de lui, l’être humain. Le chien exprimait tout au plus de façon primaire qu’il savait distinguer les effets de sa relation avec les hommes : une peur de l’être humain susceptible de le faire souffrir, par exemple. Mais, si on admettait qu’un chien était épris de quelqu’un, il fallait admettre que le moustique quand il piquait, était conscient d’être cruel, ou que la marche des crabes était délibérément rétrograde… Bien qu’il ne fût pas convaincu, Lev Davidovitch aima l’image surréaliste du crabe consciemment rétrograde » (L. Padura, L’homme qui aimait les chiens, Points, p. 493).
Je trouve qu’ici, sur ce sujet, il y en a d’aussi obtus que Breton, et toujours en retard d’un 1/2 siècle sur la pré-sensibilité antispéciste de Léon T. Cela dit, je veux bien croire à un anachronisme rétrospectif, je vais demander à mes petits élèves de 4e ce qu’ils en pensent. Ils ont souvent des remarques plus ingénieuses que les « adulescents » et les adultes à ce sujet.

Delaporte dit: 12 juillet 2017 à 16 h 10 min

« Ils se contentent aujourd’hui de Houellebecq parce que les journalistes incompétents leur ont dit que c’était un « grand écrivain ». »

Mais qui dira aux gens par exemple que Houellebecq est sur le point de se faire moine ?

Widergänger dit: 12 juillet 2017 à 16 h 10 min

De toute façon, Olga, ne vous inquiétez pas. En cas d’effondrement trop massif des notes des élèves suite à une épreuve mal conçue, l’institution met en place des commissions de profs chargées de « corriger » les corrections, c’est-à-dire de rehausser autoritairement les notes. Une année j’en ai fait partie aussi.

Les réussites au Bac ou au Brevet ne veulent plus dire grand chose. C’est un mensonge bien organisé par les hauts fonctionnaires chargés de les organiser.

Giovanni Sant' Angelo dit: 12 juillet 2017 à 16 h 01 min


…à évitez – aussi,!…

…une société, victime de leurs aïeux,!…

…c’est, à dire immuable face aux progrès, et dépassée, pour ne devenir,…qu’une  » charge « , pour le monde des cultures,!…comme l’état turc, de ces derniers moi,…
…du ridicule à souhaits,!…pour quel serpent à plumes,…des indiens d’Amérique, aux portes des Europe,!…le temps révélateur,…de ces esprits à fixés,!…
…des gens dogmatisés, pour le moins,…

…comme qui dirait, a quoi vous jouer,!…pauvres cons,!…bouffer, par un nombrilisme horripilant,!…

…alors, la Classe,!…une question de milliards, pour ses meilleurs chiens,!…un certains milieux aisé, aux connivences d’états, les pieds dans le plat,!…

…et maintenant, on fait quoi,!…on s’en bouche un coin, pour bien faire,!…
…etc,!…

olga dit: 12 juillet 2017 à 15 h 57 min

WGG 14h43 Vous parlez d’Or, aujourd’hui. Giono et la campagne,cela me rappelle le texte proposé à l’un de mes enfants,au brevet, il y a qqs années déjà. Il racontait une histoire de Tamanoir »; il fallait inventer une suite, en respectant l’esprit du texte…Malheur sur nous, nous avions oublié de raconter à nos enfants la vie du tamanoir. Inexcusables! curieuse, je lui avais demandé à voir son brouillon..et j’avais alors imaginé les tourments des correcteurs..ou , mieux, leurs fous-rires!
Voici l’animal http://www.parczoologiquedeparis.fr/sites/parczoologiquedeparis.fr/files/styles/bandeau/public/thumbnails/image/pn_0061469hd_validpzp_1440x550.jpg?itok=2SNXDPq5

bouguereau dit: 12 juillet 2017 à 15 h 52 min

un Maurice Garçon vous aurait grand bien

c’est quelques pti grégori de poelvord dans prés dchez vous qui lui fraient grand bien..t’en aurait du philou philou

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