de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Gabo et Mario vont en bateau

Gabo et Mario vont en bateau

Pas facile d’organiser la rencontre publique de deux « titans des lettres latinoaméricaines », comme il est d’usage de présenter les deux Nobels Gabriel Garcia Marquez (1927) et Mario Vargas Llosa (1936), en l’absence de l’un des deux. Disons que c’est une rencontre à moitié posthume qui s’est donc tenue hier à l’Escorial dans le cadre du programme estival de l’université de la Complutense de Madrid, l’un des deux étant décédé il y a trois ans. Gabo et Mario vont en bateau… On pourrait raconter un demi-siècle de littérature et de politique latino-américaine à travers leur amitié intense, houleuse, contrastée, interrompue.

Des titans, vraiment ? L’essayiste colombien Carlos Granes, qui animait la soirée a placé d’emblée la barre assez haut puisqu’il a mis la conversation entre les deux écrivains, certes interrompue par des années de brouille radicale (le coup de poing le plus célèbre d’Amérique latine), au niveau de celles de Camus et Sartre, ou Tolstoï et Dostoïevski, excusez du peu. Mais après tout, d’un certain point de vue , pourquoi pas, et ce n’est pas Gerald Martin, désormais biographe de l’un après avoir été celui de l’autre, qui s’en plaindra ; c’est juste qu’une vieille fréquentation de l’histoire littéraire nous a appris à nous méfier des analogies trop lyriques et des embaumements définitifs, surtout du vivant des écrivains. On ne peut pas dire que dans ce domaine-là, le principe de précaution ait fait des ravages. Bref !

Le colombien et le péruvien avaient fait connaissance en 1967 à Caracas lorsque que le second a reçu le prix Romulo Gallegos, considéré comme la plus haute distinction littéraire d’Amérique latine, pour son troisième roman La Maison verte. Ils avaient entretenu auparavant une intense correspondance, brûlant de se rencontrer enfin.1397771695_679769_1397773884_noticia_normal

Vargas Llosa a joué le jeu, rappelant l’homme que fut Gabo, si timide et réservé en public mais si loquace et drôle en privé, sans trop s’attarder, peut-être pour ne pas avoir à rappeler la nature du différend pas du tout littéraire qui les éloigna l’un de l’autre pendant des années. Mais il a heureusement vite dévié sur l’écrivain, l’écriture, les influences littéraires (on peut suivre ici l’intégralité de la rencontre en espagnol). Dès le début de leur amitié, outre leurs relations conflictuels avec leur père, les leurs années d’internat et leurs débuts dans le journalisme, ils se sont trouvés surtout deux points communs : une passion pour Faulkner (avant que Gabo se tourne plutôt vers Virginia Woolf et que Mario se laisse happer par vers Sartre) et la nécessité de partir vivre en Europe pour prendre la mesure de tout ce qu’il y avait de viscéralement latinoaméricain en eux. C’est là qu’a surgi la première brèche. Elle était politique : Cuba. Paradoxalement, au début, Vargas Llosa était beaucoup plus enthousiaste de la Révolution que Garcia Marquez. Puis ils ont évolué en sens inverse, le colombien de plus en plus castriste, le péruvien de plus en plus libéral conservateur. Pourquoi ?

« Je crois qu’il avait un certain sens pratique et qu’il a compris que, pour un écrivain, il valait mieux être avec Cuba que contre Cuba » a commenté MVL, réduisant ainsi l’engagement castriste de GGM à un certain opportunisme.

N’empêche que l’admiration de Vargas Llosa pour Cent ans de solitude est inentamée. C’est là un trait de caractère, assez rare dans le milieu littéraire en Europe (un Cioran fait exception avec ses Exercices d’admiration, de même qu’un André Suarès avec ses essais sur les écrivains et les musiciens), trait qu’il partage avec le mexicain Carlos Fuentes : de grands lecteurs qui paient leurs dettes et expriment régulièrement leur reconnaissance aux autres écrivains, ces derniers fussent-ils leurs contemporains sinon leurs rivaux. Il lui sait gré d’avoir avec ce roman traité le lecteur comme quelqu’un d’aussi exigeant pour l’originalité de l’histoire que pour la qualité de la langue, aussi attaché à l’imagination qu’à son substrat réel. Au fond, d’avoir parié sur l’intelligence du lecteur. Il avait même consacré sa thèse de doctorat, soutenue en 1971 dans cette université madrilène précisément, à  García Márquez: lengua y estructura de su obra narrativa (elle fut publiée sous forme d’essai et sous le titre plus vendeur de García Márquez: historia de un deicidio, le déicide en question visant les dieux et divinités, l’écriture étant un acte de rébellion contre eux, coupables d’avoir créé la réalité). Et par la suite, même s’il s’est longtemps opposé à la réédition de ce texte avant de l’admettre dans ses œuvres complètes, il n’a jamais failli dans son attachement à son œuvre puisqu’il l’a enseigné dans les universités de Porto Rico, du Royaume Uni et d’Espagne.

garcia-marquez-llosa-kM3G--620x349@abcMais l’admiration pour ce chef d’œuvre, ou par exemple pour « le réalisme strict et la précision de l’écriture » de Pas de lettre pour le colonel, ne l’a pas aveuglé pour autant. On le comprit lorsqu’il réserva ses flèches à l’Automne du patriarche, jugée « caricaturale » tant l’écrivain semble s’y imiter lui-même. Le plus important à ses yeux c’est qu’un tel écrivain, tout comme un Alejo Carpentier ou un Juan Rulfo (quel romancier latinoaméricain n’est pas débiteur de son Pedro Paramo ou des nouvelles de sa Plaine en flammes ?), ait du génie pour extraire de la beauté à partir de la laideur et du sous-développement de l’Amérique latine. De là à souhaiter que le continent demeure en l’état afin de continuer à produire une littérature de cette puissance, n’exagérons rien. Cela rappelle un vieux débat sur l’état de la fiction en Union soviétique comparée à celle qui s’est manifestée en Russie depuis la fin de la dictature communiste. « Les pays ont la littérature qu’ils méritent » a conclu sans trop s’avancer Vargas Llosa qui a conclu sur une note attristée : depuis la mort de ses amis Garcia Marquez, Fuentes, Cortazar, mais aussi Onetti, Cabrera Infante, Donoso, Sabato, il était le dernier survivant de cette génération littéraire du boom latinoaméricain qui a changé notre regard sur le monde.

On ne lira jamais le roman que les deux amis complotaient d’écrire à deux mains dans leurs jeunes années, en 1967. Le sujet ? La guerre qui opposa la Colombie au Pérou en 1932…

(« Mario et Gabo à Barcelone » photo D.R. ; De gauche à droite Garcia Marquez, Jorge Edwards, Vargas Llosa, Ricardo Munoz Suay entourant leur agent littéraire Carmen Balcells à Barcelone en 1974″, photo ABC ; « Gabo et Mario lors de la remise d’un prix en 1970 » photo D.R)

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

1 469 Réponses pour Gabo et Mario vont en bateau

renato dit: 17 juillet 2017 à 7 h 56 min

Oups ! un moment de distraction et op, une erreur, pardon, etc., etc. :

que faute d’une mauvaise > que par la faute d’une mauvaise

JC..... dit: 16 juillet 2017 à 12 h 26 min

Comment vivre en ignorant entièrement tout beaucoup de « l’histoire littéraire de ce siècle » ?

Voulez vous me dire comment vivre dans une telle ignorance ….?!

Janssen J-J dit: 16 juillet 2017 à 9 h 59 min

en effet, il reste très beaucoup préoccupant de savoir si le jc, cuisse de macron, en fera partie comme com-menteur.

rose dit: 15 juillet 2017 à 22 h 04 min

renato
je plussoie aussi ds votre jugement sévère et surtout avec votre conclusion.
oui, se prendre pour dieu est une profonde erreur. pour le pape aussi.
Autant que se croire sorti de la cuisse de Jupiter, ne le pensez-vous pas ?

rose dit: 15 juillet 2017 à 22 h 01 min

Bloom
qui a quitté ensuite
je signifiais les AE. sa.fonction d’ambassadeur.
Lorsqu’il est tombé frappadingue de Jean Seberg, et autrement que pour autour d’un feu de bois, c’était plutôt un feu de braise, ❤ , il a demandé vacation.
Cela lui a été accordé.
Plus tard, il a demandé à rempiler.
Cela est resté vain.
De toute manière, il avait fait le tour de l’inutilité de la fonction essentiellement représentative. Et prise de tête.E1t absence d’honnêteté. Jeux artificiels de ronds de jambe.

rose dit: 15 juillet 2017 à 21 h 54 min

renato à 8h13
je suis assez d’accord avec vous.
Néanmoins, vous ne pouvez pas ne pas reconnaître que l’ on ne vit pas uniquement pour quand nous serons morts ?

Janssen J-J dit: 15 juillet 2017 à 21 h 29 min

@8.O7 … et je partage votre jugement sévère sur la marguerite fourvoyée et fourvoyant christine v. Mais sa célébrissime et ravageuse prise de position a-t-elle définitivement entamé, à vos yeux, son statut d’écrivaine qui « a compté » et « comptera » (peut-être) dans l’histoire littéraire de ce siècle ? Pour ma part, je pense que oui, car elle aura marqué une ou deux générations qui auront eu le pouvoir culturel de la maintenir à flot assez longtemps parmi quelques « grandes », encore aujourd’hui….

renato dit: 15 juillet 2017 à 8 h 13 min

rose,disons que je suis plutôt indifférent au transit des individus car lorsqu’on meurt on n’est plus ici, ce qui reste ce sont les actions (ou les œuvres) et c’est sur ça que nous portons un jugement.

renato dit: 15 juillet 2017 à 8 h 07 min

Personne ne demandait à l’écrivaine la solution de l’énigme posé par l’infanticide ; mais elle, soutenue par son arrogance naturelle et incapable de se tenir à ce que réellement advenait — une enquête mal née et mal conduite —, participa allègrement au désastre en recyclant des sous-produits de l’imaginaire du lumpuenproletariat littéraire avec comme base de données de référence quelques obscènes et dévastées émotions aussi que les nœuds viscéraux des sentiments primaires organisés en une construction qui nous parle d’un self stupide — si peu rationnel pour quelqu’un qui a affaire au langage ! —. Elle se démontra incapable de comprendre que les media modifient la nature du spectateur indépendamment de sa volonté et de sa conscience et qu’il arrive qu’il se trouve prisonnier de formes de vie élaborées par notre technologie de communication, et employa le contenu comme un voleur emploie un bout de viande pour distraire le chien de garde de l’esprit (McLuhan cité de mémoire). On ne peux pas accepter que faute d’une mauvaise relation avec la singularité une écrivaine européenne moyenne ait pu se permettre une conjecture que rien ne justifie car cela équivaut à se remettre à Dieu, ce qui aliène la part rationnelle de l’humain et génère un mortifère vide moral.

Bloom dit: 14 juillet 2017 à 19 h 23 min

Salarié par le public tu travailles pour le privé, Bloom ?

Je publie, Baroz, avec l’accord de mon Ministère.
Comme l’on fait aux AE Alexis Léger, Claudel, Ruffin, OPDA, Toby Nathan, et tut récemment mon collègue et copain Nicolas Idier (« Nouvelle jeunesse », dans la blanche). A l’EN, Bégaudeau, Ferrari, etc etc…
Tu es naïf ou tu fais exprès, Baroz?
Tu confonds le fonctionnariat & les ordres.

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 13 h 26 min

Il reste une question fondamentale : pourquoi tant de masochistes dans le corps professoral d’EN ?

Exercer dans ce cadre sadiquement construit depuis un demi-siècle contre les pédagogues, c’est pure volupté de souffrance !

JAZZI dit: 14 juillet 2017 à 12 h 49 min

« avec la commande éditoriale qui vient de m’être faite »

Salarié par le public tu travailles pour le privé, Bloom ?

Widergänger dit: 14 juillet 2017 à 12 h 41 min

T’inquiète pas, Bloom, il n’y a que les ploucs et foireux comme Delaporte qui croient que les profs ne fichent rien et sont tout le temps en vacances.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 juillet 2017 à 12 h 09 min


…à Janssens J-J. 9 h 50 min,…

…Tout dépend des hameçonnages en cour-tisans,!…

…vénérables églises des cœurs,!…( … ) les boums ou autres surprise-partie,…

…( l’entretient des boucheries des cœurs,!…)

…même avec un personnel trier sur le volet,!…vous risquer, de ne plus être le maître chez-vous,!…

…autant, lever haut, les muselières au tout venant,!…calibrées d’appoints,!…

…l’art des châteaux,!…déjà, ne pas se couper en deux, à quatre,!…aux châtelains de nature,…melon et jambon-parme,!…
…entre les lapidations et les mesures de précautions, et les abus, pour n’en être plus rien,!…
…des abus, pour rien au monde,…par les principes de précautions à ne pas perdre son temps, des amis et des Judas choisis,!…
…faire sa bible et ses odyssées,…

…d’abords dans ses châteaux,!…et domaines,!…etc,!…Bip,Bip,!…
…s’illustrer de précautions, à l’infini,…

Bloom dit: 14 juillet 2017 à 11 h 59 min

Bloom, si j’en crois le budget voté à la hâte et à la baisse, le robinet est fermé pour le c.ulturel non hexagonal ! Tu vas être payé à rien f.outre ?

==

Baroz,
1. T’es un homme du 20e s. ca fait belle lurette qu’on est autofinancés par nos activités et le privé – 98.5% pour moi en 2016

2. Les 3 pays prioritaires pour l’action culturelle à l’étranger sont le Maroc, la Chine et l’Inde.

CQFD

Quant à rien foutre, avec la commande éditoriale qui vient de m’être faite, m’est avis ça sera pour un peu plus tard. Dommage, car j’adorerais… !

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 11 h 57 min

Je rêve d’utiliser Jean-Luc La Melenche Pas Fraiche, comme prime minister de la République des Ploucs…

Quel khan khon !

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 11 h 52 min

Le 14 juillet, c’est jour de fête pour les Africains et Antillais prénommés FetNat, ce qui est réjouissant.

La prise de la Bastille par les révolutionnaires terroristes français, salopards républicains manipulés par la bourgeoisie, est, rappelons le, due à une reddition du gouverneur, un benêt croyant à des valeurs humanistes universelles, brave couuuillon, qui l’a payé de sa vie…

Ensuite, on explique aux enfants que c’est la fête de la république.

Janssen J-J dit: 14 juillet 2017 à 11 h 47 min

@ de quoi en donner à certains ici.
(des complexes ?… à certaines ici, voulez dire ?)… en passant par la Lorraine avec ses gros sabots.

Jean Langoncet dit: 14 juillet 2017 à 11 h 42 min

M1928/M1 Submachine Gun – The “Tommy Gun”

While it’s best known as the “Tommy Gun,” this classic .45 ACP submachine gun had some official designations. First called the M1928 (after the year it was adopted), then the M1, the Tommy Gun gave troops plenty of firepower. The M1928 could take 20 or 30-round stick magazines, or 50 or 100-round drum magazines, the drums giving a GI with a “Tommy Gun” the ability to wipe out a squad of enemy troops. The M1 and M1A1 versions of the Tommy Gun dispensed with the drum magazines, and gave troops reliable close-in firepower.

http://worldwartwo.wikia.com/wiki/Thompson_submachine_gun

http://worldwartwo.wikia.com/wiki/Thompson_submachine_gun

rose dit: 14 juillet 2017 à 11 h 27 min

JC 10h04
je l’ai lu et n’ai pas pris cela pour de l’ humour. Mais comme un vieux relent d’ogre qui reflue.

JAZZI dit: 14 juillet 2017 à 11 h 19 min

Le Boug est-il entré en résistance place de la République ?

« Je vous appelle à une forme d’insurrection morale » contre un « coup d’Etat social », a lancé Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise (FI), à des centaines de militants réunis sur la place de la République à Paris, la foule lui répondant en scandant « Résistance ».

Phil dit: 14 juillet 2017 à 11 h 02 min

1400 commentos pour une historiette d’americanos, à quelle gaypride est donc resté scotché le prestigieux tenancier.
Rien non plus sur le Brésil d’où Claudio Bahia peut nous instruire de premières mains, écoutons nos vinyles d’ipanema en fumettes.
La littérature se réjouit, Jules Verne va connaître un regain d’intérêt chez nos amis amerloques qui vont oublier leurs héros en toc manière starbuque. Complexe du homard appliqué en politique…de quoi en donner à certains ici.

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 11 h 01 min

Certains me reprochent d’avoir accepté un peu vite d’être Président de la République des Ploucs, sans en avoir toutes les qualités plouqueuses.

La remarque est juste. J’ai donc besoin de véritables ploucs à mes cotés, pour couvrir toute la gamme des plouqueries qui hantent ce blog.

Delaporte des Chiottes ! Gigi l’Ennoioso ! Keupu du Culte ! Accepteriez vous de m’apporter vos compétences dans le domaine plouqueux, en entrant dans le gouvernement de ces quelques uns au service de tous ?

Lucienne dit: 14 juillet 2017 à 10 h 17 min

Mon patron est au défilé des anciens combattants avec son beau calot et ses médailles dont celle du courage de dire quotidiennement ses sonneries sur ce blog

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 10 h 04 min

Rose,
vous dramatisez cette histoire de bébés congelés ! Un produit comme un autre !

Le livre de recettes de Jonathan Swift, écrit en 1729, « Modeste proposition sur les enfants pauvres d’Irlande » est un vivier de pépites gastronomiques infantiles, morceaux qui enchanteront votre palais cannibale… !

Janssen J-J dit: 14 juillet 2017 à 10 h 01 min

@9.55 moi non plus, je suis pas sûr, on a oublié qu’elle est restée pantoise après s’être fait rabrouer par Fion. Té, on en entend pu causer de çui-là… suicidaire, peut-être ? Brefl, une période antédiluvienne ! Bon, allons voir le défilé avec les tommies !

rose dit: 14 juillet 2017 à 9 h 55 min

renato
j’ai oublié, alors qu’il avait 32 ans. il était fraîchement émoulu. je ne crois pas que l’on puisse gérer/supporter d’être éternellement rattrapé par ses conneries antédiluviennes ; il faut bien que jeunesse se passe. Tourner la page.
Là c’était retour aux morts-vivants. Il n’a pas admis le cauchemar à venir.

rose dit: 14 juillet 2017 à 9 h 51 min

renato

je ne sais pas trop.
Néanmoins, se suicider parce que 32 ans après on ressort de vieilles casseroles ds lesquelles on a fait cuire un brouet infâme, c’est terrible.
Nombreux sont ceux qui ont eu leur part de responsabilité ds les erreurs commises.
Que l’on cherche à savoir, pour les parents et pour le petit Gregory semble vraiment important. Exhumer tout c’est terrible. Il pourrait y avoir enquête et que l’on sorte les conclusions.
Tous ces détails, comme tous ces bébés congelés avec la poiscaille c’est du sordide.

Janssen J-J dit: 14 juillet 2017 à 9 h 50 min

(Du 14 juillet 2017)
– @ Tout dépend des hameçonnages en cour-tisans !…
– @ Sous les ponts de la Vologne où beaucoup d’eau a coulé depuis deux jours, défraîchissant les nouvelles.
-… @ Un macron chasse l’autre.
– @ touite à la rdl, 3 j, histoire de saluer le plaidoyer de K. Daoud face à ses pitoyables détracteurs [Bonne journée, Kamel !]
« (le 2 mars 2016) -> J’ai fini par incarner, sans le vouloir, les contradictions de l’esprit algérien, ses affects, passions et aveuglements. /// Dans « l’affaire Cologne », j’ai fini par comprendre que je n’étais que le déclencheur de quelque chose qui couvait et qui attendait (…) Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps de le femme, je me maintiens et je le défends cependant. /// Je suis Algérien, je vis en Algérie, et je n’accepte pas que l’on pense à ma place, en mon nom. /// Je ne suis pas isl.amop.hobe, je suis libre /// Nous, les Algériens, nous souffrons de l’étrange maladie de l’enfermement /// Je n’ai jamais menti et j’ai toujours écrit ce que je pensais /// Je suis libre de cette liberté qu’ont rêvée mes ancêtres qui sont morts pour me la donne par-dessus la tombe. J’ai mes grands défauts. Mes convictions et mes livres. J’aime tenir tête au ciel et aux ossements qui jacassent /// Et là, j’ai envie de me reposer du journalisme pour rêver de littérature /// J’aime mener moi aussi la guerre de ma libération. Et fêter parfois, mes indépendances /// (In, Mes indépendances, Chroniques 2010-2016, Actes-Sud, 2017, p. 448-451).

rose dit: 14 juillet 2017 à 9 h 47 min

il est passionnant ce blog des ploucs..la France byzantine.
sur le homard : sort horrible, triste destinée. cela en dit long sur macron. avec de la classe, il aurait pu demander à Ducasse un hamburger revisité avec petits légumes croquants, frites et ketchup maison. Une entrée et un dessert de gastronomie française, la mise en bouche aussi, á l’italienne comme sait si bien le faire Ducasse. des gressins une soupe au pain à la tomate.
faut tjrs qu’il se fasse remarquer cui-là !

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 9 h 45 min

J’accepte d’occuper le poste de despote éclairé (au Scapa), et de faire en sorte que chaque plouc de notre République des Ploucs se sente meilleur que les meilleurs !

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 9 h 32 min

…La République des Meilleurs ronronnera des chants tristes de ses grammairiens cacochymes, des pets malodorants de ses universitaires véreux, de la mauvaise foi de ses humanistes islamo-gauchistes…

Un ultime hoquet étouffera définitivement ce qui fut la brillante République des Livres de Messire Pierre Assouline, dit Pierre le Grand.

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 9 h 26 min

….un jour, l’Agora des Ploucs se séparera, comme un iceberg à la dérive, du Cénacle des Meilleurs : la République des Ploucs sera née !

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 9 h 10 min

« Le héros d’un roman du juge Lambert meurt dans les mêmes circonstances que le magistrat »

Ben non ! C’est l’inverse :
‘Le juge Lambert meurt dans les mêmes circonstances que le héros de son roman’

ribouldingue dit: 14 juillet 2017 à 9 h 08 min

« homard cru »? berk!

A la place de Trump, je l’aurais redonné au maître d’hotel en lui demandant de le passer trois minutes au micro-ondes…

renato dit: 14 juillet 2017 à 8 h 52 min

Je ne crois pas qu’il fût étranger aux loi de la nécessité, ni qu’il ait pratiqué la conjecture, rose.

rose dit: 14 juillet 2017 à 8 h 21 min

est ce que vous parlez renato de la publication des carnets du juge qui a succédé au premier juge qui s’est occupé du petit gregory ?

renato dit: 14 juillet 2017 à 8 h 11 min

Il suffit d’un moment d’inutile agitation, d’une petite défaillance en se laçant les chaussures, d’un ticket sûr non oblitéré faute de circonstances favorables et du haut de sa conciergerie, l’écrivain étranger aux loi de la nécessité se retrouve en état de nuire, et voilà que ses pitoyables conjectures se retrouvent sur tous les trottoirs comme des crottes de chien. Les enquêtes policières sont parfois des extraordinaires métaphores de la littérature ; au contraire la narration du processus judiciaire n’est qu’une fiction, heureusement lorsque l’écrivain produit une mauvaise description ou se trompe ne produit pas le même désastre qu’un juge peut produire, petit ou grand qu’il soit ; le sens de l’œuvre en prend un coup, c’est vrai, mais les démangeaisons de quelques fans bien à part, elle ne change pas le cours des événements, on peut toutefois la tenir pour mémorable car nous laisse percevoir, indirectement, la poubelle abandonné quelque part entre le front et l’occiput de l’auteur, qu’en éludant ce qui échappe à l’analyse, en prétendant que le mystère n’existe pas, ne trompera pour finir que soi-même. Je serais en droit de me poser des questions relativement aux motivations du commettent, mais ce n’est quand même pas l’éditeur du Doktor Faustus, et je n’accentuerais que l’aspect paradoxal de la situation (le soi-disant directeur d’un journal qui accepte une spéculation infondée sans se poser les questions opportunes relativement aux vicissitudes narrées et à comment elles seront perçues), et puisque beaucoup d’eau est passée sous les ponts ce serait aussi excitant que faire la queue pour acheter le journal d’avant-hier ; aujourd’hui, relire Pinocchio me semble plus utile.

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 7 h 57 min

Dans la pièce la plus haute, de dimension majestueuse, entourée de nuages blancs loués au Panthéon, nous implanterons un trône IKEA doré à l’or fin pour accueillir Passou, qui ne viendra jamais, bien entendu, mais règnera virtuellement de toute sa puissante ferveur …

JC..... dit: 14 juillet 2017 à 7 h 26 min

La première chose que nous allons mettre en œuvre sera salutaire pour le blog de Passou !

Au dessus de l’Agora où les bolos s’exprimeront toujours, liberté oblige, de façon navrante et désordonnée, sera créé un Cénacle dont les membres coopteront de nouveaux membres dignes d’y figurer.

Ainsi, nous aurons une RDL à deux vitesses : en bas les ploucs au crane creux, en haut les meilleurs, l’aristocratie du littéraire …

Comme dans la vraie vie, quoi !

rose dit: 13 juillet 2017 à 22 h 52 min

Paris Match

Liu Xiaobo, la mort pour dernière liberté
Atteint d’un cancer du foi, le dissident chinois et prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo est décédé à l’âge de 61 ans, jeudi.

ma foie, dans la ville de Fois, un cancer du foi. Parfoix.
rip, mon frère. Liu Xiaobo.

la vie dans les bois dit: 13 juillet 2017 à 22 h 46 min

Il parait que Donald et macaron, font en ce moment, un dîner « d’amis » au deuxième étage de la tour Eiffel.
On va pas chinoiser.

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 22 h 35 min

Les deux présidents de deux démocraties, dont la plus puissante, se foutent de la démocratie en Chine comme de leur première chemise. Bravo les gars !

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 22 h 30 min

Macron et Trump ont soigneusement évité le sujet qui fâche. Bravo pour le courage et le manque de couilles :

« Par ailleurs, interrogés par un journaliste chinois sur ce qu’ils pensaient du président Xi, les deux chefs de l’État ont tressé les louanges du dirigeant et évité de mentionner la mort en détention, jeudi, du dissident Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix. »

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 juillet 2017 à 22 h 21 min


…l’algèbre, c’est comme la charcuterie,…

…c’est à toi, de voir,…les morceaux à configurer, pour distribuer, les morceaux, et faire des miracles économiques avec des restes prolifiques, pour les actionnaires radins,!…

…tout vas toujours bien,…comme les boums,…c’est la fête, c’est la fête,!…tout dépend de hameçonnage en cour,!…
…la farine, et sa charrette,!…
…le cirque d’été,!…Bio etc,!…

Delaporte dit: 13 juillet 2017 à 22 h 16 min

« je mange des merguez, que j’accompagne de macaronis à la tomate sur un conseil de Delaporte »

Pas du tout, D : j’ai préconisé, avec les merguez, de la ratatouille. C’est bon aussi avec des macaronis, mais pas autant.

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