de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La guerre, c’est le paysage qui vous tire dessus

La guerre, c’est le paysage qui vous tire dessus

Peu de lecteurs savent qu’Orages d’acier (1920), le grand livre d’Ernst Jünger (1895-1998) sur sa vision de la première guerre mondiale, s’intitulait à l’origine « Le rouge et le gris », l’un incarnant le 19ème siècle, l’autre s’y substituant pour refléter l’habitant d’un monde nouveau. Ce n’est donc pas un hasard si le photographe François Lagarde l’a repris en titre de son remarquable documentaire posthume, en salles à partir du 24 octobre. Du jamais vu que cette chronique allemande de la vie quotidienne sur les fronts de la Grande Guerre réalisée par un Français.

François Lagarde avait 18 ans en 1967 lorsqu’il découvrit Orages d’acier. Déjà passionné de photographie, il fut frappé par le caractère visuel de bien des scènes de guerre qui y étaient rapportées. Ernst Jünger avait 19 ans en 1914. Engagé volontaire, soldat puis officier dans les troupes de choc, quatorze fois blessé, il fut décoré de la plus haute distinction allemande (la croix « Pour le mérite »). Pourtant, sur les photos de lui trouvés aux archives de Marbach et mises en situation, on dirait un gamin, petite taille et épaules étroites ; c’est toujours lui le plus frêle, ce héros dont le courage au feu relève souvent de l’inconscience. Au fil de cette entreprise, Lagarde et Jünger se sont liés d’amitié. Le premier a même consacré une exposition photo au second à l’Historial de la Grande guerre (Péronne) en 1995.

En faisant du porte à porte dans les villages du champ de bataille, le documentariste aura passé une vingtaine d’années à patiemment collecter des clichés auprès des collectionneurs de cartes postales, à rechercher les photos prises par des milliers de soldats allemands, puis à les numériser, les restaurer, les monter en HD non sans en avoir auparavant acquis les droits, sans quoi ce projet titanesque eut été financièrement impossible à monter. Il paraît qu’un soldat allemand sur cinq avait emmené un appareil dans son paquetage. Ce qui paraît incroyable eu égard au poids et à l’encombrement de ceux-ci. Or Leitz, fameuse société d’optique basée à Wetzlar (Land de Hesse), n’a commercialisé qu’en 1925 les premiers boitiers Leica utilisant une pellicule 24×26.Il s’agit donc de clichés format 6×6 ou 9×14, tirés aussitôt. Le fait est qu’un siècle après, leur piqué est remarquable de précision au centre du champ de netteté de l’image. Ce qui ajoute encore à l’effet de réel.

Cartes, dessins, croquis extraits des carnets de guerre, lettres, plans, manuscrits et surtout des photos surréelles constituent le matériau de ce récit. Toutes ces images renvoient à des situations qui disent l’horreur, la sauvagerie, l’absurdité, la fascination, l’imprégnation, de l’affrontement comme de l’attente sur ceux qui en furent les acteurs en première ligne. Autant de presque morts en qui la vie reflue malgré tout. Pour seul commentaire, la voix du comédien et musicien Hubertus Biermann, au timbre à peine allemand, lit des passages d’Orages d’acier. Il ne s’agit pas d’illustrer le texte de Jünger par des images mais de les faire se rencontrer après les avoir mutuellement adaptées. Mais pas un mot d’allemand n’est prononcé. Le grain de la voix suffit. Saisissant.

Des mois à attendre dans l’ombre de la mort transformant les combattants en troglodytes. Tous pataugent dans des boyaux où l’eau plus encore que l’Autre en face devient le principal ennemi. Toutes ces images sont fixes ; pourtant, mieux que tant d’images animées de documentaires de forme plus classiques, on y perçoit les sueurs d’agonie, la fureur guerrière, le parfum enivrant des offensives, le fumet écoeurant des cadavres, la monotonie sévère de la vie sous abri de fortune et les moments où les hommes entrevoient pour la première fois que cette guerre signifie plus qu’une grande aventure. Dans ces chemins où tout homme qui marche est talonné par la mort, ce ne sont plus des Français et des Allemands mais des hommes en sursis. Quelque chose d’archaïque s’impose quand il ne s’agit plus de l’affrontement de nations modernes mais d’une apparition venue du fond des âges. En face, l’adversaire n’est plus qu’une forme ennemie bientôt réduite au chaos des corps et aux gémissements des blessés dans un spectacle de jugement dernier.

1917_Bois_St-Pierre-VaastSoudain, la réflexion d’un soldat des tranchées cueillie un jour dans le Journal de guerre de Guy de Pourtalès vous apparaît lumineuse : « La guerre, c’est le paysage qui vous tire dessus ». De quelque côté que l’on se trouve. Route de Bazancourt, Recouvrance, Perthes-lès-Hurlus, Tronville en Lorraine, Gravelotte, Saint Rémy la calotte, Prégny, Pagny en moselle, Monchy , Bohain, Brancourt, Fresnoy-le-grand, Sissonne, Bapaume, Flers, Regniéville, Vis en Artois, Douchy en Artois, Hendecourt-lès-Cagnicourt, Sauchy-Lestrée, Favreuil… Tout n’y est que bâtiments fracassés et forêts hachées en copeaux, émeutes de schrapnels et pluie d’obus, malgré les moments d’apaisement et le canotage dans le canal de Saint-Quentin. D’anciens bourgs opulents ne sont plus que pierrailles, barricades, barbelés, points d’appui bétonné. On aura compris que, une fois n’est pas coutume, c’est exclusivement le point de vue du vaincu qu’expose ce documentaire français. A la fin, chaque camp clame ses victoires mais seule la guerre a gagné.

Le rouge et le gris produit par Baldanders films sera présenté aux rendez-vous de l’Histoire de Blois en octobre, ainsi qu’au festival du film de Compiègne le 6 novembre en attendant d’être peut-être sélectionné au festival du film d’Histoire de Pessac. Ce film d’une forme sobre, rigoureuse, radicale parfois, sans concession ni compromis avec l’esprit du spectacle, dure 3 heures et 28 minutes. Mais combien de temps encore se trouvera-t-il dans ce pays des gens assez obstinés pour réaliser, produire, diffuser des documentaires d’une telle exigence formelle ? Car ce n’est pas un film de plus destiné à accompagner la célébration du centenaire de l’armistice, mais bien une œuvre à part, méditation universelle sur la guerre.

(« Champagne, 1915 », « Bois Saint-Pierre-Vaast, 1917 » © Collection privée Laureen Lagarde ; « Ernst Jünger » © Deutsches Literaturarchiv Marbach)

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1 174 Réponses pour La guerre, c’est le paysage qui vous tire dessus

Clopine dit: 12 octobre 2018 à 12 h 26 min

Jazzi, toutes deux se placent dans le Droit (Veil voulait être avocate, Ruth l’était).

Mais hélas, le Droit est soumis à la volonté des hommes (et des femmes), et donc n’est pas inscrit dans le marbre. Et la nomination d’un nouveau juge (réactionnaire, adversaire farouche de l’avortement et des droits des femmes…) à la cour suprême assombrit quelque peu la présence d’une Ruth dans cette assemblée.

En écoutant cette désastreuse nouvelle, j’ai bien entendu pensé à l’autre Simone, celle de Beauvoir :

«  »N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Jazzi dit: 12 octobre 2018 à 12 h 21 min

Ce qui compte, DHH c’est que Ruth Bader Ginsburg et Simone Weil, s’appuyant sur le Droit et la Loi, on fait durablement avancer la cause des femmes et, partant, celle des hommes…

Clopine dit: 12 octobre 2018 à 12 h 10 min

DHH, raisonnement plein de sagesse mais applicable seulement à ceux qui jouent de leur identité. Or les pseudos peuvent parfois « dire », de façon revendiquée veux-je dire, « l’identité » de leurs propriétaires. Et là l’insulte adressée au pseudo atteint son but, à mon sens. (que l’insulte soit légitime ou non est un autre débat, mais ce débat se pose aussi. La justice n’emploie pas d’insultes, même pour qualifier les actes des pires ordures. Mais la société civile, peut-elle aller cracher sur les tombes, comme aurait dit Vian ? Pensons à Céline… ).

Et comme nous sommes ici sur un blog littéraire, je n’étonnerai personne en remarquant que le pseudo participe parfois plus que l’état-civil légal de la construction de la personne, au moins pour les écrivains. Qu’il soit multiple comme pour Pessoa ou unique comme pour Duras (ça reste d’ailleurs à vérifier, ça. Est-ce que Duras n’a jamais varié ?) , sa caractéristique première est d’être choisi. Et ce choix est parfois si significatif qu’il devient indissociable de la personne ainsi créée.

Et parfois même on se demande si l’écrivain ou l’artiste n’est pas devenu écrivain ou artiste juste pour cela : pour pouvoir choisir son nom, comme on peint un autoportrait.

L’insulte (même à un simple pseudo qui devrait donc, d’après vous, relativiser) devient dans ce cas comme un crachat sur un tableau. (tiens, ça renvoie à une scène décrite dans le dernier Quignard, ça, et c’est une scène qui m’a remuée, que j’ai eu du mal à « avaler » !!!)

Janssen J-J dit: 12 octobre 2018 à 12 h 09 min

@12.O2, cela dit, aucune amiguîté sur le sexe de Simone Veil.
Belle mise au point par ailleurs sur la distance à tenir sur un blog et de la nécesité de ne jamais répondre aux offenses de ce qui peut toujours provenir d’un robot mis au point par la diabolique rdl pour faire face à toutes les facéties des internautes…
Cela dit, j’observe que ce robot vous a apparemment blessé.e, en vous traitant de vieille folle plutôt que de vieux fou, DHH ! Comme quoi, hein … On n’est jamais trop bien aveuglé que par soi-même.
Zweig sur la confusion des sentiments, ne reproduisons pas la même erreur à propos de celle des genres, à l’heure du numérique.

DHH dit: 12 octobre 2018 à 12 h 02 min

0jazzi
merci de m’avoir mis sur la piste de ce personnage que je ne connaissais pas.
je ne sais pas qui de Simone Veil ou d’elle doit être le plus valorisée par le rapprochement.
je n’ai jamais rencontre Simone Veil mais j’ai eu des amis qui la connaissaient bien et d’apres eux entre la femme et le personnage mythifié qu’elle était devenue il i y avait un gap

DHH dit: 12 octobre 2018 à 11 h 50 min

@Gisele
A propos de vous, Gisele, mais surtout pour d’autres
Il apparaît que dissimulé sous un pseudo féminine que vous avez choisi intentionnellement pour brouiller les pistées , vous n’êtes pas une femme dans la vraie vie ; et pour ma part j’ai du mal à m’en persuader tellement j’avais imaginé un profil féminine à l’occasion des quelques échanges que nous avons eus ; éclatante démonstration par l’absurde de la distance qu’il y a entre les vrais gens et les doubles virtuels qui parlent ici ,les seuls que chacun connaisse et qui peuvent être très éloignés de la réalité .
Cette illustration à partir d’un cas extrêmes de l’écart entre les personnages réels et leurs doubles bloguesques vaut démonstration sans appel du bien-fondé de ce que l’ai en maintes occasions écrit ici ,et appliqué en ce qui me concerne, à savoir la nécessité impérieuse pour chacun et chacune d’être indiffèrents aux attaques qui visent leur double pseudomisé et dont ils ne sauraient se sentir atteints dans leur vrai moi et de résister à la tentation de réagir en conséquence .
Mâle Gisele pourriez-vous vous sentir blessé si un internaute ignorant de votre sexe réel vous traitait de vieille toquée ?

Phil dit: 12 octobre 2018 à 11 h 44 min

x, drôle de dogme limitatif, quel intérêt ? Dans sa vie et ses livres, Thomas Mann se complait à jouer le Mephisto de son fils.

Et Alii dit: 12 octobre 2018 à 11 h 30 min

des polémiques à la pelle concernant la nudité, la sexualité et la scatologie (au point que Marianne parlait du « niveau de déchéance » de la production du festival d’Avignon en 2005) ; sans oublier des lancers de chats sur plusieurs mètres de hauteur pour une photo faisant référence à une œuvre de Dali, ce qui provoqua l’ire des associations de défense des animaux. Avec de telles prouesses à son actif, il serait tout à fait regrettable que Jan Fabre soit déprogrammé du FAB, non ?
https://www.causeur.fr/bordeaux-festival-arts-fabre-metoo-

Janssen J-J dit: 12 octobre 2018 à 10 h 31 min

(Amboise)
Je ne comprends pas la nature de la foi chrétienne lié au gauchisme en politique
Je ne comprends pas la nature de la pulsion obstinée à vouloir devenir romancière
Je ne comprends pas la nature du besoin de consolation lié à de l’aveuglement artistique et culturel
Je ne comprends pas la nature du besoin de décortiquer la substance des inégalités économiques et sociales
Je ne comprends pas la nécessité de promouvoir une méthode commune pour orthographier sur le net
Je ne comprends pas la nature des émois musicaux baroques, et pianistiques en général
Je ne comprends pas la nature nostalgique du besoin d’écrire de la poésie
Je ne comprends pas la nature d’un orgueil lié à une piètre estime de soi
Je ne comprends pas la nature du goût de la boxe chez les hispanisants
Je ne comprends pas la nature du drôle agencement de certaines pensées cursives
Je ne comprends pas la nature d’une ouverture aux autres liée à des curiosités purement sexuelles
Je ne comprends rien à vous autres, mais crois bien que j’aime la diversité du monde des internautes (dont celzéceux qui sont partis, ne sont plus là et ne reviendront plus). Et surtout la splendide diversité des arbres de rénato.
Je comprends la splendeur des arbres,

Lavande dit: 12 octobre 2018 à 10 h 15 min

Rose, à 7h57 j’aurais dû préciser « comme vous le pensez pour Gisèle et Ed » parce que moi je suis convaincue du contraire.

x dit: 12 octobre 2018 à 9 h 56 min

Phil (à 8 h 41 min)
J’aurais dû m’en tenir (à mon habitude) à la distinction du « moi social » et du « moi profond », au dogme de la lecture interne et de la clôture textuelle. Cela m’apprendra à me laisser influencer !

Phil dit: 12 octobre 2018 à 9 h 37 min

merci dear Baroz. Beaux films de Guy Gilles sur qui semblent aujourd’hui gagner une couleur sepia, peu diffusés malgré son amitié avec Frédéric Mitterrand qu’il fit jouer en jeune joueur de tennis dégingandé.

rose dit: 12 octobre 2018 à 9 h 21 min

Lavande
j’ai eu envie, coquetterie imbécile, de faire planer le doute.
Et puis les rencontres avec Jazzi et DHH interdisent cette éventualité.
Trop dommage.

Mais, eu égard à l’époque en cours, j’apprécie mon sort.

Lavande dit: 12 octobre 2018 à 8 h 53 min

Gisèle 2h08 (ne vous vexez pas) : si vous êtes passionnée de typographie, vous devriez, même sur un blog, être attentive aux règles d’écriture, c’est tellement plus agréable pour l’oeil du lecteur.

Règles de typographie française.
On pourra consulter « Le lexique des règles typographiques » de l’Imprimerie nationale pour de plus amples informations sur le sujet, ou observer les usages des grands quotidiens nationaux.

Contrairement à une idée reçue, il faut absolument accentuer les majuscules, afin d’éviter des confusions ou contresens.
Si vous lisez « LE PALAIS DES CONGRES », s’agit-il d’une salle de spectacle ou de la devanture d’un poissonnier ?

Les signes de simple ponctuation, le point /./, la virgule /,/ doivent être collés au mot qui les précède et suivis d’une espace.

Les signes de double ponctuation, le point-virgule /;/, les deux-points /:/, le point d’interrogation /?/, le point d’exclamation /!/ et les chevrons /«/ ou /»/ doivent être précédés et suivis d’une espace.

La parenthèse ouvrante ou le crochet ouvrant est précédé d’une espace et collé au mot qui le suit et l’on fait le contraire pour la parenthèse et le crochet fermant. Par exemple, « Il [Jean] pleura. »

Les citations doivent être écrites entre chevrons « » et non entre guillemets simples ‘ ‘ ou doubles  » « .

extrait de :
https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-87722.php

Phil dit: 12 octobre 2018 à 8 h 41 min

x, les liaisons et amours dans la constellation de Thomas Mann se nouent et dénouent sous le signe du « Wälsungenblut », titre d’un de ses romans de jeunesse, « Sang réservé » ont délicatement traduit les Français pour une histoire incestueuse et raciale, retouchée par l’auteur vingt après sa publication.

Ed dit: 12 octobre 2018 à 8 h 34 min

Le Père Goriot est effectivement le plus balzacien des romans de Balzac. Si bien foutu, c’est un fait. Tous les thèmes du romancier y sont. Les travers de la vie parisienne qui poussent à l’horreur (sa réputation devient plus importante que son propre père), la description de la pension Vauquer et sa galerie de personnages plus ridicules les uns que les autres. Un nouveau monde qui corrompt l’âme provinciale et cette dernière phrase qui laisse présager son basculement futur. Qui peut dire que les choses ont changé depuis ?

Et Alii dit: 12 octobre 2018 à 8 h 12 min

Ces émotions qui nous fabriquent. Ethnopsychologie de l’authenticité
Vinciane Despret, Synthélabo, 1999, 358 p., 98 F.

Lavande dit: 12 octobre 2018 à 7 h 57 min

Rose 23h09. J’ai soudain un doute affreux: est-ce que comme Gisèle et Ed vous ne seriez pas un homme planqué sous un pseudo hyper féminin ?
D’ailleurs vous vous qualifiez vous-même de vieux singe 😊

gisèle dit: 12 octobre 2018 à 2 h 39 min

Christiane, voici la trad du sonnet 1 de Laurent de Medicis.

Si cruelle fut la première blessure,
Si sauvage et violent le premier trait
Que,si l’espoir ne nourissait pas mon coeur,
La mort certes me fut parue douce.

Certes l’âge tendre point ne refuse
De suivre Amour,mais souffre chaque jour davantage;
Volontiers il suit son doux malheur
Puisque son destin lui a fixé ce sort.

Mais toi Amour puisque sous ton étendard
Tu veux que je sois prêt,fais en sorte
Qu’à nul autre je n’enseigne mon mal.

De ton serviteur tu auras miséricorde;
Fais qu’en cette Dame altière règne
Un feu tel qu’elle éprouve les peines des autres.

trad.Ch Bec (en attendant la mienne,fou rire ,soupir !)

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 2 h 24 min

Autre signe fort qui ne trompe pas : dans cette interview du Point, Houellebecq redit quelque chose qu’il répète assez souvent, à savoir qu’il relit souvent Baudelaire. Baudelaire, voilà un chapitre crucial, auquel il faudra ajouter Balzac, maintenant que Houellebecq peut le lire dans une magnifique édition.

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 2 h 16 min

« H. est vulgairement taxé de Balzac moderne, mais une différence fondamentale subsiste : le ton. Notre contemporain est l’inverse d’un donneur de lecons. Au contraire. »

Bon Dieu, que c’est con comme critique ! Bien sûr que Houellebecq est lui-même un moraliste. Dans Soumission, le personnage principal se pose des tas de questions entre bien et mal, respect de l’autre, etc. La part propre à l’évocation de la religion, et d’un écrivain comme Huysmans, est dans ce roman très importante. Un écrivain qui écrit sans se soucier de la morale est un piètre écrivain. Ed ne se soucie de rien de tel, mais c’est son problème ; la petite punkette du blog est une nihiliste déclarée, plus occupée de ses épingles à nourrice que de Jésus Christ. Grand bien lui fasse ! Mais là où ça devient insupportable pour toute âme bien née et aimant la littérature, c’est quand elle nous sort ce genre de propos ineptes. Elle n’a rien compris à Houellebecq. Quant à Balzac… On pourrait juste lui conseiller le dernier Marc Lévy.

gisèle dit: 12 octobre 2018 à 2 h 08 min

DHH 21h43. Un jour, vs aviez dit que vs aviez « travaillé » à l’Imprimerie Nationale.Vraie chance. Je suis passionnée par les livres, les reliures, la typographie. Alde Manuce,l’école vénitienne.A la BN Richelieu,il y a des éternités,il y avait eu une expo sur la bibliothèque de Charles V …. J’ai et j’ai lu et continue à lire « le songe de Poliphile » « l’hypnérotomachia » titre plus juste !! et histoire
labyrinthique. Jerôme Peignot avait eu beau remuer ciel et terre…vs devez savoir ce que sont devenues les machines. Quant aux typographes..
J’enrage de voir « réimprimés » des textes ,dans la collection « Tel » pour moi impraticable.
Que j’aie pu mettre la main sur Michel Ange,hasard; il y a 2 ans j’avais trouvé le catalogue de l’expo Maïakovski au CNAC…
La pluie a ruisselé pendant 2h sans vraiment arroser la terre desséchée,mais la fraîcheur est délicieuse.

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 2 h 07 min

Je suis sûr que les jurés Goncourt, chaque année, après la remise du prix, ils ne le disent pas, mais ils se replongent dans Balzac, pour faire une cure de désintoxication radicale. J’entendais un jour Jean Dutourd à la radio, il racontait qu’il s’était replongé avec ravissement dans Le Père Goriot. Il disait : « Y a pas à dire, mais c’est drôlement bien foutu ! » Cela le changeait de la pacotille putride qu’il lisait pour alimenter sa chronique de France-Soir. Eh bien, nous en sommes tous là, nous qui aimons la littérature : le grand retour à Balzac.

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 2 h 03 min

Cela me rappelle que Calaferte aimait beaucoup Balzac. Il écrivait dans Septentrion que les bons écrivains ont tous à portée de main les livres de Balzac.

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 1 h 59 min

« H. est vulgairement taxé de Balzac moderne, mais une différence fondamentale subsiste : le ton. Notre contemporain est l’inverse d’un donneur de lecons. »

Quel style pédant et ridicule pour nous dire qu’elle n’aime pas Balzac (elle le met dans l’ensemble flou des vieux écrivains, par définition misogynes et qu’on ne lit plus, car ennuyeux à mourir). Ma pauvre Ed, vous avez encore beaucoup à apprendre pour devenir une femme de lettres comestible. Parce que, pour le moment, le brouet que vous nous servez est immangeable. De grâce, ne nous parlez plus de Balzac, – ni même de Houellebecq. Il serait effaré par vous s’il venait lire sur ce blog ce qu’on écrit à son propos. Il apprendrait qu’il a failli devenir moine. Heureusement, il s’est marié à point.

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 1 h 52 min

C’est dommage que PaulEdel ne vienne plus ici, il aurait pu nous parler à merveille de Balzac et de sa passion pour les femmes. Balzac était un tendre et pur, vraiment l’ami des femmes, qui ont du reste joué dans sa vie un très grand rôle (cela se voit notamment dans sa correspondance). Comparons par exemple avec un malotru contemporain comme Sollers, qui a intitulé un des romans, raté comme le reste, « Femmes » : un étalage inconséquent de misogynie et de pornographie agressive. Le monde moderne n’a pas su accueillir les femmes. Il a fallu l’affaire Weinstein pour s’en rendre compte. Heureusement, aujourd’hui les femmes se relèvent, elles ont pris conscience de leur force. Ce n’est pas Eugénie Bastié qui pourrait ou oserait dire le contraire !

Delaporte dit: 12 octobre 2018 à 1 h 46 min

Un article de la Revue des deux mondes, à propos de Balzac et de la Femme de trente ans, me donne envie de relire ce livre. Il figure du reste dans la série des titres qu’a reçus Houellebecq en édition originale. Il va donc, lui aussi, pouvoir s’y mettre. Et qu’on ne vienne plus nous dire après cela que Balzac était misogyne ! Il était tout le contraire, bien sûr :

« Roman d’aventures, tableau historique des mœurs sous l’Empire et la Restauration, roman d’amour qui n’évite pas le mélodrame, La Femme de trente ans est un vibrant plaidoyer pour le droit des femmes à une vie sentimentale et sexuelle en dehors des contraintes du mariage. La trentaine, c’est « l’époque où la plupart des femmes s’aperçoivent qu’elles sont dupes des lois sociales ». Romancier de la femme et romancier des femmes, Balzac n’a cessé de plaider leur émancipation. »

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 23 h 34 min

« La filiation est évidente, au-delà de la misogynie. »

Balzac n’était pas du tout misogyne, cf. la Femme de trente ans, etc. Houellebecq va s’améliorer à le lire (et vous aussi).

Ed dit: 11 octobre 2018 à 23 h 24 min

Et que dirait Borgese s’il voyait l’Italie de 2018 ? Qu’elle est, pour reprendre littéralement le justement d’un ami expatrié sur son pays, « damné des dieux » ?

Ed dit: 11 octobre 2018 à 23 h 15 min

Ce n’est pas un hasard si on lui offre une collection des oeuvres de Balzac. La filiation est évidente, au-delà de la misogynie. L’écriture du réel d’une manière générale, mais surtout le style sans recherche de style. H. est vulgairement taxé de Balzac moderne, mais une différence fondamentale subsiste : le ton. Notre contemporain est l’inverse d’un donneur de lecons. Au contraire.

rose dit: 11 octobre 2018 à 23 h 09 min

Pas oublier celle qui rest’au vestiaire de hambourg, peut tjs être utile.

Celui.
L’équipe est féminine.
Ce n’est pas aux vieux singes que l’on apprend à faire la grimace.

Ai trouvé un cinéma : l’Alhambra à Saint Henri.
Avons vu Mademoiselle de Jonquières.

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 23 h 05 min

Ed dit: 11 octobre 2018 à 22 h 53 min

En effet, c’est une bonne nouvelle. Il a failli se faire moine, et au lieu de cela il s’est marié, reçoit un prix littéraire fort bien doté (en exemplaires de Balzac), et il va sortir un nouveau livre. Tout va bien. Espérons que le livre sera bon, et même excellentissime !

x dit: 11 octobre 2018 à 22 h 57 min

Phil, devançant les informations susceptibles d’être recueillies dans le journal de Th. Mann, j’ai aussi trouvé cette page, qui donne une vision non idéalisée du mariage :
https://www.br.de/themen/kultur/inhalt/literatur/elisabeth-mann104.html

« Ob Liebe oder doch eher der Wunsch nach Liebe das dominierende Element der Verbindung ist, sei dahingestellt; in einem Brief an Thomas Mann argumentiert Borgese jedenfalls damit, seine Beziehung zu Elisabeth sei Symbol der geistigen Allianz zwischen ihm und dem Schriftsteller und Zeichen des Widerstands gegen den Faschismus. »

x dit: 11 octobre 2018 à 22 h 50 min

Pour ceux que cela intéresserait, un documentaire de Federico Savonitto sur les traces de G.A. Borgese, « La città sconosciuta » (reprenant le titre d’une des nouvelles de l’auteur) de Polizzi Generosa (province de Palerme) à Florence, Berlin, Fiesole, Chicago…
Savonitto (omniprésent à l’écran) rappelle l’admiration de Sciascia pour G.A.B. (l’auteur ET le citoyen), lit des extraits et s’entretient avec sa fille Dominica, « Mica » (il retrouvera un enregistrement qui permettra à celle-ci, et aux spectateurs par la même occasion, de ré-entendre la voix de son père qu’elle avait oubliée)

https://vimeo.com/91764415

(pour italophones)

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 22 h 02 min

@ surtout ceux de la race de JJJ…. et du père François, …
tous deux, de la même espèce génomique. Pas sûr que le Très Haut reconnaisse bien les siens, hein.

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 21 h 56 min

JJJ, vous essayez maladroitement de vous justifier. Vous parlez abondamment de votre erreur, de votre blasphème. Mais peu importe. Vous êtes un menteur et un falsificateur. Heureusement, le Très-Haut est miséricordieux. Encore faudrait-il vous amender. Les êtres humains sont tous les mêmes, surtout ceux de la race de JJJ.

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 21 h 47 min

@ Nous sommes six. Il en manque un peu pour une équipe de foot. 😊

Pas oublier celle qui rest’au vestiaire de hambourg, peut tjs être utile.

DHH dit: 11 octobre 2018 à 21 h 43 min

@ gisele
Cette collection était une sorte de danseuse de l’imprimerie Nationale, avec laquelle elle tentait d‘assurer un peu de survie à la technique traditionnelle de l ’impression au plomb et permettait ainsi le maintien en activité et la sauvegarde de leur savoir -faire pour une une petite poignée de ces extraordinaires ouvriers du livre entrés à 14 ans en apprentissage dans la profession; ils maîtrisaient la lecture et la composition tant en caractères latins ,grecs ,hébraïques ou cyrilliques ,qu’en hiéroglyphes, écriture cunéiforme ou idéogrammes chinois .
Pendant la periode où je travaillais à l’Imprimerie Nationale, je recevais les ouvrages de la collection au fur et à mesure de leur parution et j’en étais ravie.
On trouve dans cette collection plusieurs rééditions d’ouvrages devenus rares, par exemple ce monument du néoplatonisme qu’est le Songe de Polyphile

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 21 h 35 min

@ Vous votez pour l’ultra-libéralisme et l’aliénation spirituelle du monde

Celle-là … est tellement belle que je vais la scotcher au-dessus de mon lit pour pouvoir me signer tous les soirs en bénissant la RDL…

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 21 h 25 min

@ Vous perdez toute chance d’accéder plus tard au Paradis.

Ouf… quelle horreur ç’eut été !… Rin que d’y penser…
C’est donc une affaire de chance cette histoire d’enfer/paradis ? Mais moi, j’ai rien parié du tout…, voyez.
Comment un homme apparemment aussi intelligent que vous peut-il encore se montrer aussi puéril dans sa foi ?… C’est affligeant… mon dieu, mon dieu, criss’de câliste :-)

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 21 h 18 min

@ 20.38 et 20.50
mais non… mais non, voyons ! Je ne crains rien de tout cela. N’ayez pas peur pour mon âme, DLP, je n’en ai pas.
Ce n’est pas grave, rein n’est grave, n’ayez pas peur : mes paroles n’ont pas de sens pour un incroyant totalement matérialiste. Elles n’en ont pas plus que celles du pape. Elles s’équivalent, nous sommes ne principe des être humains sans aucune différence. Ce que je dis sous anonymat ne fait de mal à personne, mais ce qu’il dit lui, en revanche, est parfaitement criminel, de mon point de vue athéologique.
Et je moque de savoir de qui je fais le jeu ou pas. C’est votre problème, pas le mien. Chacun sa merde, Ulrike. Je m’assouvis comme il l’a fait lui-même, en racontant tout et son contraire, au gré de la géopolitique du moment. Mais qui suis-je pour avoir une opinion sur l’avortement relevant des mères indignes, sur l’homosexualité relevant de la psychiatrie, sur la pédophilie relevant de la normalité célibataire du clergé catholique ?
Hein, qui suis-je ?…
Pas de menaces, SVP. Merci.

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 20 h 50 min

C’est très grave de prêter à quelqu’un des paroles qu’il n’a jamais tenues. C’est même un délit, et une faute morale grandissime. JJJ doit rendre des comptes sur ses falsifications. Il est désormais dans la ligne de mire.

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 20 h 43 min

« la pédophilie, c’est comme si vous faisiez appel à un aveugle pour qu’il vous guide vers des adultes. »

Je serais curieux de savoir où François a déclaré cela. C’est plutôt un mensonge supplémentaire de JJJ, qui n’en est pas avare.

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 20 h 42 min

DHH , merci; la fortune ,parfois…sourit aux audacieux. J’ai déniché le vol. des Poesie de Michel Ange ,la Salamandre 1993,bilingue michel Orcel. Je l’aurai lundi ou mardi. Authentique coup de chance.
J’ai déjà les « Canzoniere de Laurent de Medicis, bilingue, et les sonnets de Marie Stuart, bilingue.
La salamandre était une superbe collection….
Sans votre post, je n’aurais sûrement pas bondi sur mon téléphone….Merci
Un orage s’annonce,avec fracas, cut !

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 20 h 38 min

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 20 h 02 min

Pauvre JJJ, en vous attaquant au pape François, vous rejoignez de manière affirmative l’aile la plus à droite de l’Eglise. Vous vous mettez dans le camp des extrémistes réactionnaires. Vous votez pour l’ultra-libéralisme et l’aliénation spirituelle du monde. Vous perdez toute chance d’accéder plus tard au Paradis.

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 20 h 31 min

Christiane 17h42 .Renato// Magnifique. J’ai un peu travaillé…et,… j’ai trouvé le volume de L’Imprimerie Nationale !! pas au même prix que Pablo !!!
Parfois la chance … J’ai retrouvé dans ma Bibli, »les « canzoniere » de Laurent de Médicis bilingue,Imprimerie Nationale ,424 p. Je l’avais déjà annoté,il y a une dizaine d’années (traduit par ch.Bec. Voici le 1° quatrain du 1° sonnet
« tanto crudel fu la prima feruta,
si fero e si veemente il primo strale,
se non che speme il cor nutrisce e ale
sare’ mi morte già dolce paruta »

Superbe,à vous de traduire…
@PAT V je passerai aux Belles Lettres, il y a 2 volumes de lettres. Merci.

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 20 h 02 min

l’avortement, c’est comme si vous faisiez appel à un tueur à gages ; la pédophilie, c’est comme si vous faisiez appel à un aveugle pour qu’il vous guide vers des adultes. (Pauvre François, Assieds-toi à côté de Claire, ou démissionne benoitement comme le 16e, tu ne sais pas le mal que tu peux faire).

renato dit: 11 octobre 2018 à 19 h 47 min

Il y a un dessin de Michelangelo : Crocefissione eu une Pietà per Vittoria Colonna. Voir le catalogue pour l’exposition Vittoria Colonna e Michelangelo, Florence, Casa Buonarroti, 2005.

contient 4 essais :
Vittoria Colonna, il Castello di Ischia e la cultura delle corti
Vittoria Colonna e il culto della Maddalena
Vittoria Colonna e il dissenso religioso
Vittoria Colonna e Michelangelo

renato dit: 11 octobre 2018 à 18 h 40 min

« ne savais pas qu’un canard était affectueux »

Tous les animaux peuvent développer des affects, tout se joue dans la relation que l’on établi avec :

https://pin.it/ofgmbax32zo4wo

Je me souviens d’un paysan qui avait bâti une relation d’amitié avec un lézard vert — et ce n’était pas une amitié de ventre

christiane dit: 11 octobre 2018 à 18 h 19 min

@Anna Fort dit: 11 octobre 2018 à 16 h 14 min
Oui, Anna, mais cela me fait penser à des « nouvelles » car après la chute de la dernière phrase de chaque… « chapitre » quelque chose semble s’achever et le « chapitre » suivant n’a aucun rapport avec le précédent et n’en a apparemment pas avec le suivant.
Je vais aborder le livre différemment en dessinant un arbre au rythme du roman. Pour l’instant, ces racines qui se juxtaposent, ça ressemble plutôt à une pieuvre ! Heureusement il y en a neuf ! De plus, sauf à être jardinier ou lièvre creusant un terrier, pour nous autres, bipèdes, les parties de l’arbre les plus évidentes sont hors sol (tronc, branches, feuillage) et le petit peuple qui y vit, aussi (insectes, écureuils, oiseaux…). Même quand on plante un arbre, les racines sont vite enfouies dans la terre. Alors on commence par le peuple d’en-dessous avec des êtres humains qui vivent… au-dessus ! Avouez, Anna, que c’est un peu compliqué !
Je ne sais pour quelles raisons ce début de roman me fait penser à un roman de Houellebecq. Est-ce dans « La possibilité d’une île » ? La végétation envahit tout à la fin du roman et je crois me souvenir que les hommes sont morts….

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 17 h 54 min

Pas l’impression de beaucoup d’erdéliens spécialisés en dendrologie sur cette chaîne. Hélas, préfèrent en majorité se chafouiner sur des arbres morts plutôt que d’en planter.

christiane dit: 11 octobre 2018 à 17 h 50 min

@Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 16 h 18 min
Ce lien expose clairement la construction du roman. Chic ! Pour l’instant je suis emberlificotée dans les racines de la première partie. Cela va m’aider à y voir plus clair. Merci.

christiane dit: 11 octobre 2018 à 17 h 42 min

Gisèle et Renato,
je vous dois une plongée dans les « Rime » (après les sonnets et madrigaux de la nuit) de Michel-Ange. Ses poèmes… Je ne connaissais de lui que ses sculptures et ses fresques. Il écrivait donc et ses poèmes donnent à connaitre un autre combat que celui avec le marbre ou les pigments : deux amours, un, platonique pour la belle Vittoria Colonna et un autre, qu’il jugeait impossible, pour Tommasco dei Cavalieri. Sa poésie amoureuse se transforma sous le joug de la passion :
« Je voudrais tant vouloir ce que je ne veux pas (…) Je ne t’aime qu’en mots, et puis je me torture (…). »
Ses tourments expliquent sa plongée dans une poésie religieuse (on croirait lire Saint-Augustin…).
Michel Ange et les compositeurs du XXe siècle ? Dominique Fernandez en retient deux dans cette page de son « Dictionnaire amoureux de l’Italie » (Plon) : Chostakovitch et Britten pour ces sept sonnets que vous évoquez, Gisèle. Une présentation non neutre…
https://www.andurand.net/HdA/terminaleL/MichelAnge/MichelAngeMusiciens.pdf
Renato, ces poèmes où il évoque son métier de sculpteur, c’est exactement ce que je cherchais. Le commentaire est très fin mais il manque les traductions qui m’auraient bien intéressée.
Merci à vous deux.
En mai et juin, à l’auditorium du Louvre il y a eu deux après-midi Michel Ange. Désolée de ne l’avoir su…

renato dit: 11 octobre 2018 à 17 h 27 min

L’ONU est une instance cryptofasciste habité par des traîne-savates. Qu’ils s’occupent du désastre yéménite ou des dictateurs qui siègent au très opaque palais de verre plutôt que de la bourka. Dans le canton Tessin se couvrir le visage en public est défendu, sous peu il le sera dans le canton de Saint-Gall aussi, et cela ne doit pas changer.

Et Alii dit: 11 octobre 2018 à 17 h 15 min

la guerre,toujours la guerre
Ce roman baroque propose une version complotiste (car fictionnée) de la guerre que se sont livré Jacques Chirac et Édouard Balladur en 1993. La critique est élogieuse. « Pantois d’admiration », Le Monde qualifie l’ouvrage de « roman noir de l’année ». Son deuxième ouvrage, paru en 2014, Les Rêves de guerre, prend pour toile de fond la période de l’Occupation. Bien que récompensé par le prix des libraires Libr’à Nous, il peine cependant à trouver son public. « Son intrigue n’était pas forcément très facile », l’excuse son éditeur. Il y est en effet question du poids de l’histoire et de destins fracassés par le nazisme : l’un des protagonistes s’est échappé du camp de Mauthausen.
https://www.lepoint.fr/livres/l-homme-qui-a-tue-emmanuel-macron-10-10-2018-2261682_37.php

Et Alii dit: 11 octobre 2018 à 17 h 04 min

entretien avec MH
– Un débat J’ai lu nouvelles générations (NDLR : la collection de livres de poche dans laquelle Michel Houellebecq a été publié). Il y a avait, ce jour-là, Éric Faye qui disait : Quand j’écris, je ne lis pas car je ne veux pas me faire contaminer. Moi, j’étais assez d’accord avec Virginie Despentes sur le fait que c’est pas mal de se laisser contaminer… Faut pas avoir peur d’être contaminé. Il y en a un que je relis tout le temps, d’ailleurs, c’est Baudelaire. »

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 16 h 36 min

Qu’un prix littéraire offre une édition de Balzac à ses lauréats, voilà qui est bien vu. Pensons à tous ces jeunes auteurs, qui n’ont rien eu le temps de lire, et qui reçoivent des prix pour leurs piètres romans. Le Goncourt aussi devrait offrir de la vraie littérature à son lauréat, pour lui montrer, en sus du chèque symbolique. Je soumets l’idée à Passou, qui transmettra.

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 16 h 34 min

Houellebecq pourra relire Le Père Goriot, grand chef-d’oeuvre de la littérature universelle. C’est dans la série des « scènes de la vie privée ». Le veinard ! Alors, non seulement il ne se fait pas moine, mais il se marie avec une Chinoise sublime et reçoit un prix littéraire particulièrement bien doté. Et il va se replonger dans Balzac ! Voilà un homme heureux !

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 16 h 29 min

Des nouvelles de Houellebecq, il vient de recevoir un prix littéraire, et s’est vu remettre une somptueuse édition des oeuvres complètes de Balzac, de quoi alimenter son inspiration. Pour l’instant, il ne se fait pas moine (il est marié depuis peu). Alors, on attend le prochain roman, proche peut-être du Balzac grand catholique, pour compenser sa défection monastique :

« L’écrivain a reçu le prix littéraire Château La Tour Carnet pour son œuvre. Et une édition dédicacée par Balzac de « Scènes de la vie privée ». » Le Point

Et Alii dit: 11 octobre 2018 à 16 h 13 min

un débat:
https://theconversation.com/petit-dialogue-sur-la-poetique-politique-des-graffeurs-et-des-rappeuses-104546?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2010%20octobre%202018%20-%201132610180&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2010%20octobre%202018%20-%201132610180+CID_5f0234f8fab4baa62dcd05fab763913b&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Petit%20dialogue%20sur%20la%20potique%20politique%20des%20graffeurs%20et%20des%20rappeuses

christiane dit: 11 octobre 2018 à 15 h 36 min

@Anna Fort dit: 11 octobre 2018 à 11 h 59 min
Oui, JJJ le dit aussi. J’ai du mal à quitter chacune de ces nouvelles et de faire le vide pour aborder la suivante. J’ai besoin de temps entre chacune d’elles et lorsque je reprends le livre, je suis perdue. Et puis aucun arbre n’a le même caractère certains aident, d’autres sont menaçants et tous ces personnages (trop ?) me donnent le tournis. Quelle canopée ! J’en suis à la cinquième… Je vais peut-être recommencer au début. Genre marche-arrière du Petit Poucet…

Pat V dit: 11 octobre 2018 à 15 h 12 min

DHH dit: 11 octobre 2018 à 14 h 18 min

DHH, il existe cependant une édition Michel – Ange, poésies / rime en bilingue chez Les Belles Lettres 2004, avec présentation, traduction et notes de Adelin Charles Fiorato.
La préface intitulée :  » qu’est-ce que traduire? » occupe 50 bonnes pages!
Il s’ agit de la collection Bibliothèque italienne, publiée sous le patronage de l’ Instituto Italiano per gli Studi Filosofici et dirigée par Yves Hersant et Nuccio Ordine.
Bonne journée à vous.

DHH dit: 11 octobre 2018 à 14 h 26 min

@ Rose 14 h13
Merci chère Rose de cette marque de reconnaissance.
Après les artichauts aux oranges, les petites fusettes de lavande.Décidément je vous ai appris bien des choses.
on trouve tout sur un blog littéraire!

DHH dit: 11 octobre 2018 à 14 h 18 min

@ gisele
vous vous etonnez de ce que les sonnets de Michel-Ange ne soient publiés nulle part en traduction française.
en fait ils ont été publiés avec d’autres textes sous le titre Poésies, dans les années 90, par l’imprimerie Nationale dans la collection la salamandre où les ouvrages ont cette particularité d’avoir été composés au plomb.
la traduction est de Michel Orcel.
Malheureusement je ne dispose plus de mon exemplaire que j’aurais volontiers communiqué aux intéressés; mais que les spécialistes de la chine en trouveront facilement aux puces

rose dit: 11 octobre 2018 à 14 h 13 min

Lavande

merci pour votre video (le 10 sept à 17h30) de 26 mn tournée ds le jura Neuchâtelois. Ces deux jeunes garçons naturalistes heureux. Ai partagé cela avec bonheur et ma maman.
ne savais pas qu’un canard était affectueux 🙄

De grands talents tissés ; une palme à la grenouille (que je rajouterai volontiers à ma collection : une en bronze, signée, une en terre)
DHH

merci aussi pour le tutoriel sur les petits paniers de lavande ; ai aussi partagé cette fabrication. Désormais, nos armoires embaument de manière diffuse, ce qui change des anciens petits sacs en tissu.

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 14 h 00 min

Christiane 10h36. Je découvre votre post, j’étais sûre que les sonnets, les madrigaux vous plairaient. Et la présentation de Gallica est impeccable . Lisez l’article mis en lien par Renato, analyse très fouillée, très documentée, remarquable (Matteo Residori aris III)
Je cherche une édition des lettres.même en anglais (vs avez un bon trad. sur Apple ..)
En fait, nous sommes en plein dans le thème proposé par P.A. Partis du War Requiem, magnifique, passant par le « Strange meeting » d’Owen, on aboutit à l’exil de Britten aux USA, pacifiste convaicu, et on arrive aux 7 sonnets de Michel Ange chantés par Peter Pears.C’est ce qui s’appelle « filer le thème »
Dès que j’ai un moment, j’essaie de traduire Owen. Cela intéresserait peut-être Bloom, qui se fait rare et doit avoir du travail.
( nb: aucun changement ds mon état civil ! j’ai tjrs porté des pantalons à pinces ! et des boucles d’oreilles .. fou-rire)
Bon soleil avant la pluie annoncée.

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 13 h 41 min

Renato, grazie tante pour le lien. Le texte de Matteo Residori est absolument remarquable (il enseigne à Paris III ?) 21 pages , il pose les jalons de sa réflexion, dès le départ; partant d’Horace et de l’ekphrasis,il aborde tout de suite la singularité des poèmes de Michel Ange, tant les sonnets que les madrigaux, les épigrammes etc.. « l’exaltation de l’être aimé va de pair avec l’abaissement hyperbolique du sujet amoureux »
Comme l’on ne peut imprimer les documents sur Gallica, j’ai déjà recopié les 38 sonnets, texte & trad. Pour les madrigaux, les poésies diverses, je me suis contentée de les lire;etonnée qu’ils ne soient publiés nulle part ?? quelle édition des « lettres » ? je ne suis pas une spécialiste de l’italien (à fortiori du 15° ou 16°) ni de l’anglais, mais je comprends à défaut de produire une trad.écrite satisfaisante.
Ecoutez les 7 sonnets de Britten, chantés par Peter Pears, une maîtrise et un grand art.
* merci pour une réf. des lettres, de MichelAnge,si possible.
** j’ai trouvé une ref.à Boiardo 15°S poète et politique, appartenant à la cour de Ferrare. Très intéressant. étude de Matteo Residori.Chanceux les étudiants de Paris III .

Bloom dit: 11 octobre 2018 à 13 h 24 min

« La guerre, c’est le paysage qui vous tire dessus »

La bombe atomique, c’est le ciel qui vous tombe sur la tête. Orage de neutrons.

Anna Fort dit: 11 octobre 2018 à 13 h 19 min

0:56, et pour terminer sur ce sujet : quels personnages que ces racines, que d’aventures qui vont se croiser, se rejoindre ou exploser… un grand sujet aussi : la déforestation ; notre ami met sur sa page facebook un arbre différent tous les jours, belle idée

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 13 h 17 min

Phil ou/et x 10h52. Merci pour le lien. L’ITV
d’Elizabeth Mann Borgese fait 10mn, je prendrai le temps de la lire, ce soir. Je retrouverai , un jour, le seul livre de nouvelles, je crois, qu’elle ait écrit. Fille de Th Mann, cela m’avait semblé « normal ». La nouvelle intitulée  » l’homme au visage effleuré de peine » est très « freudienne ».
Puis elle a fait la carrière que ns savons.
** Vous ne pouvez pas être « Gisèle » ….puisque je SUIS Gisèle !! j’achète mes chapeaux rue de Birague, mes écharpes, aussi,et mes boucles d’oreilles !

Delaporte dit: 11 octobre 2018 à 13 h 12 min

« Et l’écroulement sera d’autant plus terrible et total que l’homme se sera éloigné des voies de Dieu. »

Le pape François a haussé le ton, en parlant de « tueurs à gages » à propos de l’avortement. Cela manquait sans doute d’une certaine diplomatie, mais cela avait le mérite de la clarté. C’est vrai que nous vivons une époque délétère dans laquelle l’avortement ne semble plus seulement un droit, mais un devoir. Il y a une perte constante de la morale, et heureusement que le pape, avec d’autres (et notamment des écrivains), est là pour nous rappeler la valeur de la vie, les ressources que l’on peut trouver en elle. Les journalistes de la presse putride qui sont tombés sur le Saint Père à bras raccourcis devraient essayer de réfléchir un peu plus loin que leur nez. Et ce n’est pas seulement l’avortement qui est en cause, mais aussi, désormais, la PMA et la GPA. Mais n’ouvrons pas le débat ici, les internautes visiblement n’en ont rien à foutre. Mais c’est dommage…

rose dit: 11 octobre 2018 à 12 h 55 min

, sans en avoir honte

oui. cela me semble essentiel. Au tout début de la Génèse, avant le péché originel, ils étaient nus et n’ avaient pas honte.

rose dit: 11 octobre 2018 à 12 h 46 min

Et Alii

merci

je ne le savais pas. De prime abord j’ avais lu « sous x » , mais c’ est bien de x qu’ il s’ agit.

x dit: 11 octobre 2018 à 12 h 20 min

Phil à 10 h 52 min : elle se trouve un peu dans la même situation qu’Abraham, fils de Moses et père de Jakob (Ludwig Felix Mendelssohn), sauf qu’elle ne peut même pas revendiquer un rôle formateur sur la deuxième célébrité, Borgese (d’accord, je vais anticiper l’objection : à vérifier dans ses Diari americani) et qu’il y a en outre ses frères et sœurs.

D. dit: 11 octobre 2018 à 12 h 18 min

Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.La terre était informe et vide; les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit:  » Que la lumière soit!  » et la lumière fut.Et Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres Nuit. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le premier jour.
Dieu dit:  » Qu’il y ait un firmament entre les eaux, et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux.  » Et Dieu fit le firmament, et il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament. Et cela fut ainsi. Dieu appela le firmament Ciel. Et il y eut un soir et il y eut un matin; ce fut le second jour.
Dieu dit:  » Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse.  » Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec Terre, et il appela Mer l’amas des eaux. Et Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit:  » Que la terre fasse pousser du gazon des herbes portant semence, des arbres a fruit produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence, sur la terre.  » Et cela fut ainsi. Et la terre fit sortir du gazon, des herbes portant semence selon leur espèce, et des arbres produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le troisième jour.
Dieu dit:  » Qu’il y ait des luminaires dans le firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu’ils soient des signes, qu’ils marquent les époques, les jours et les années, et qu’ils servent de luminaires dans le firmament du ciel pour éclairer la terre.  » Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fil aussi les étoiles. Dieu les plaça dans le firmament du ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin ce fut le quatrième jour.
Dieu dit:  » Que les eaux foisonnent d’une multitude d’êtres vivants, et que les oiseaux volent sur la terre, sur la face du firmament du ciel.  » Et Dieu créa les grands animaux aquatiques, et tout être vivant qui se meut, foisonnant dans les eaux, selon leur espèce, et tout volatile ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, en disant:  » Soyez féconds et multipliez, et remplissez les eaux de la mer, et que les oiseaux multiplient sur la terre. « Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour.
Dieu dit:  » Que la terre fasse sortir des êtres animés selon leur espèce, des animaux domestiques, des reptiles et des bêtes de la terre selon leur espèce. « Et cela fut ainsi. Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, les animaux domestiques selon leur espèce, et tout ce qui rampe sur la terre selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Puis Dieu dit:  » Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre. « Et Dieu créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu: il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit:  » Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »
Et Dieu dit:  » Voici que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la terre, et tout arbre qui porte un fruit d’arbre ayant semence; ce sera pour votre nourriture. Et à tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture.  » Et cela fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici cela était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour

Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé le septième jour son oeuvre qu’il avait faite, et il se reposa le septième jour de toute son oeuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il s’était reposé de toute l’oeuvre qu’il avait créée en la faisant,- Voici l’histoire du ciel et de la terre quand ils furent créés, lorsque Yahweh Dieu eut fait une terre et un ciel. Il n’y avait encore sur la terre aucun arbrisseau des champs, et aucune herbe des champs n’avait encore germé; car Yahweh Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. Yahweh Dieu forma l’homme de la poussière du sol, et il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Puis Yahweh Dieu planta un jardin en Eden du côté de l’Orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. Et Yahweh Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se partageait en quatre bras. Le nom du premier est Phison; c’est celui qui entoure tout le pays d’Hévilath, où se trouve l’or. Et l’or de ce pays est bon; là aussi se trouvent le bdellium et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Géhon; c’est celui qui entoure toute la terre de Cousch. Le nom du troisième est le Tigre; c’est celui qui coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.
Yahweh Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. Et Yahweh Dieu donna à l’homme cet ordre:  » Tu peux manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.  »
Yahweh Dieu dit:  » Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable â lui. »Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui. Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme. Et l’homme dit:  » Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme.  » C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. Ils étaient nus tous deux, l’homme et sa femme, sans en avoir honte.

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 12 h 13 min

« Bételgeuse dit: 11 octobre 2018 à 11 h 50 min
.  »

Va discuter avec l’Ordure Morale du blog, dit Monsieur Wkipédio, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison», si c’est nazi ou pas d’utiliser le mot « authentique ». Lui il s’em.merde dans la vie autant, sinon plus que toi. Amusez-vous ensemble, allez jouer ailleurs, chez Paul Edel par exemple. Lui, cela pourrait l’intéresser l’enc.ulage philosophico-heeideggeriano-hitlerien de mouches en plein vol. Moi je n’ai rien à cirer de la philosophie. Je méprise profondément les bran.leurs de mots impuissants genre Jankélévitch (« Il faut penser tout ce qu’il y a de pensable dans l’impensable »). Je crois comme Wittgenstein que « la tâche de la philosophie est d’apaiser l’esprit sur les questions insignifiantes. Celui qui n’est pas porté à de telles questions n’a pas besoin de la philosophie. »
(Carnets de Cambridge)

Anna Fort dit: 11 octobre 2018 à 12 h 10 min

0:56, la construction de ce roman bâtie comme un arbre, cela demande du temps pour que les racines permette au tronc de s’épanouir, cela demande une attention particulière comme il fallait pour un roman de Faulkner (Tandis que j’agonise) qu’un ami commun (qui ne peut s’exprimer ici) signalait chez Paul Edel; j’espère que Passou nous en parlera

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 12 h 08 min

@11.59, ahhh, merci Anna Fort, voilà un beau plaidoyer pour Ch. eet même pour la vie dans les bois… Bravo, c’est ce qu’il fallait dire. Car oui, ce serait trop dommage de s’arrêtre en chemin et de ne pas essayer d’aller grimper pour voir ce qui se passe dans la canopée.

D. dit: 11 octobre 2018 à 12 h 03 min

Une telle civilisation s’écroulera immanquablement. L’Histoire depuis des millenaires nous l’enseigne. Et l’écroulement sera d’autant plus terrible et total que l’homme se sera éloigné des voies de Dieu.

Janssen J-J dit: 11 octobre 2018 à 11 h 59 min

@ 8.16, (raymond, restons dans le sujet). Il vaut mieux. Des mères qui n’attendent même plus qu’on les remercie d’avoir envoyé leurs enfants en holocauste à la boucherie commune,… j’ai cru comprendre cela bien que je reste assez insensible à la poésie. Deux choses m’ont pourtant frappé, sinon ému (1/ Cet hommage-là, rare 2/ et qu’il y ait encore des poètes comme vous sur la mémoire de la grande guerre).

@ 0.56… parce qu’à trop se disperser dans les livres, on risque hélas d’échapper au rythme de construction très particulier de celui-ci. Le lecteur/lectrice qui lambine et s’ennuie et le délaisse, n’a pas compris, ce me semble, que les quatre parties du roman reflètaient et respectaient exactement le rythme de la croissance des végétaux depuis l’aube du monde jusqu’à ce moment, au centre de quoi l’agitation des humains qui prennent conscience, à la dernière seconde, de n’être plus les maîtres de leurs destins avec les arbres, auraient pourtant décidé de périr avec eux. La première métaphore du livre était pourtant somptueuse, ch. : cinq générations successives ont photographié une fois par mois le même chataigner planté au début du 20e siècle, au même endroit. Mille photos de la croissance du cet arbre, invisible dans l’espace/temps humain, mais parcourues dans une pile à la manière d’un kaléidoscope (?) montrent alors tous les avatars de son obstinée croissance séculaire. Comment, faisant face à l’alternances des saisons, cet arbre a grandi, souffert, s’est adapté aux intempéries, aux agressions jusqu’à sa mort lente et à sa renaissances en surgeons (on ne sait pas si Powers a inventé cette idée ou s’il a vraiment vu quelque chose ressembler concrèment à cela).
-> Comme vous, ch., j’ai été étonné de l’écriture méconnaissable de Powers, je me doute bien que c’est à cause d’un nouveau traducteur pour The Overstory, mais, cela fait bizarre. Pour autant, cela ne m’a pas fait fuir, bien au contraire, car cette traduction de Serge Chauvin donne un rythme très particulier et complexe au roman, des accélarations et des ralentis permanents…, etc.
-> Sur la LGL, TAF d’accord. Je ne supporte plus cette émission et par csqt, l’ai laissée tomber. Ni le principe de sa construction mondaine trop huilée dans les sofas, ni le voyeurisme et l’interventionnisme de l’animateur ne me sont plus supportables. J’ai attendu en vain le Boukowski qui lui aurait rentré dans le lard, mais comme il n’est pas né, et que cela ne pourrait plus jamais adeveir, à quoi bon continuer à regarder des écrivains dont le visage perturbbe les romans au point que le plus souvent, on n’a plus du tout envie de les lire ?
@ Bêtement, je croyais que Gisèle était une libraire de Cahors ou région avoisinnante. Ce besoin qu’on a tous de se faire ses films. Bah, c’est pas bien grave, on va pas jouer les keufs pour savoir la vérité, de toute façon « le contrôle tue, et l’union guérit ». Hamlet a dit hier quelque chose de lui qui m’a semblé vrai. Par contraste, ses 2 faux bourdons harceleurs habituels font toujours autant pitié, et voilà-ti pas que Mme l’abeille vient les renforcer. Quel aveugement de ruchier !

Anna Fort dit: 11 octobre 2018 à 11 h 59 min

christiane à 0:56… cela veut dire que vous êtes encore aux différentes « racines » (chaque personnage avec son arbre-chance) de L’arbre-monde, attendez donc d’être au tronc, puis au cime et aux graines… et miracle tout se dénoue, c’est bouleversant comme la vie d’un arbre, allez, encore un effort, vous serez épatée du résultat

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 11 h 46 min

« Bételgeuse dit: 11 octobre 2018 à 11 h 34 min

Pablo, après je ne vous adresserai plus aucune remarque… »

Cela fait 10 fois (au moins) que tu m’as dit ça… Comme dit la chanson:

« Et ça continue, et encore, encore c’est que le début d’accord, d’accord… »

Fous-moi la paix.

Bételgeuse dit: 11 octobre 2018 à 11 h 34 min

Pablo, après je ne vous adresserai plus aucune remarque, ne vous la coincez pas dans la fermeture comme vous fermez le dialogue ,rapidement. Et je suis assez d’accord avec Hamlet qui vous voit utiliser la culture comme élément de puissance pour vous affirmer, le plus fort, le plus , comme un compresseur pour écraser celui qui ne sera jamais l’ami. Je ne sais trop si c’est le but , ou c’est partout la guerre.

Et Alii dit: 11 octobre 2018 à 11 h 24 min

rose
Les personnes nées dans la ville de New York peuvent désormais faire figurer un X dans la catégorie «genre» de leur certificat de naissance. Le maire, Bill de Blasio, a inscrit ce principe dans la loi, faisant ainsi de New York le cinquième lieu aux États-Unis qui reconnait officiellement les personnes qui ne veulent pas s’identifier au genre féminin ou masculin. La Californie, l’Oregon, l’État de Washington et celui du New Jersey le permettaient déjà.

De Blasio a expliqué que cette loi était destinée à permettre aux New-Yorkais et New-Yorkaises de dire au gouvernement qui ils et elles étaient, et pas le contraire. Le M pour Male ou le F pour Female pourra être remplacé par un X contre un «affidavit», une déclaration sous serment. Aucun avis médical n’est requis.

Pour Tanya Asapansa-Johnson Walker, une militante transgenre qui était présente à la cérémonie de signature, «ce changement peut paraître petit mais il est monumental». Cette loi était demandée par plusieurs groupes d’activistes dont l’Intersex & Genderqueer Recognition Project (project pour la reconnaissance intersexe et non-binaire). Toby Adams, son directeur exécutif, avait applaudi la proposition de loi lors de son dépot en juin. Il avait déclaré que l’impossibilité pour certaines personnes d’avoir un état civil correspondant à leur identité était un «manque de respect envers leur humanité».

À LIRE AUSSI Le genre «neutre» reconnu pour la première fois aux États-Unis

Pas reconnu au niveau fédéral
En 2014, New York avait déjà passé une loi qui facilitait le changement d’état civil pour les personnes transgenre en supprimant les obligations de chirurgie et de modification de nom.

Toutefois, la nouveauté sur les certificats de naissance est restreinte à la ville de New York, et il reste à voir si des problèmes se présenteront dans les États qui ne reconnaissent pas le X. Par ailleurs, pour changer le genre sur son passeport (qui relève du niveau fédéral), un médecin doit obligatoirement attester que la personne en question suit bien un traitement clinique. Et seuls les genres homme et femme sont reconnus. En septembre toutefois, un tribunal de Denver a jugé que le département d’État (équivalent des Affaires étrangères) n’avait pas le droit de refuser un passeport au genre neutre à une personne intersexe.

En savoir plus:
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Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 11 h 09 min

Pablo75 dit: 10 octobre 2018 à 17 h 20 min

« Pablo, occupez vous de vos fesses. Merci. »
Bételgeuse dit: 25 septembre 2018 à 9 h 03 min

Fais ce que tu prêches.

Bételgeuse dit: 11 octobre 2018 à 11 h 06 min

@pablo, 10h01. Au concours de l’ordure ,pas aussi sûre que vous qu’il obtienne un prix vu le niveau des candidats dans ce domaine. A ce propos j’avais découvert cet élément de vocabulaire inconnu évidemment de moi dans l’HSQ de la Diotime du salon d’aristocrates, bourgeois, diplomates, hommes d’affaires, esthètes, tout ce beau monde réuni pour penser ,Redimer. Pensez vous qu’on puisse se racheter de tout, si non, quelles limites pourriez vous ou quelles fautes ou crimes seraient impardonnables ou vous conduiraient au bannissement à perpétuité ou au cercle de l’enfer , pas lu Dante.

Lavande dit: 11 octobre 2018 à 11 h 00 min

Christiane 10h36:
réflexion d’un gamin en voyant la video du travail d’un sculpteur : « Mais comment il a deviné qu’il y avait une dame à l’intérieur du bloc de pierre? »

Phil dit: 11 octobre 2018 à 10 h 52 min

x, gisèle, la seule question qu’il eût fallu peut-être poser à Elisabeth Mann-Borgese dans cette interview ne l’a pas été. Son engagement pour la sauvegarde des océans puise-t-il dans les origines brésiliennes de son père ?

christiane dit: 11 octobre 2018 à 10 h 36 min

Gisèle – de nuit
Les sonnets et les madrigaux de Michel Ange traduits et annotés par M.A. Vascollier m’ont étonnée. Du marbre aux mots, j’ai découvert un poète incertain, troublé, souvent amer et inquiet, tout brûlant d’amour mais aussi ayant le goût du silence, du recueillement, cherchant le repos. Toutes les douceurs et les amertumes de l’amour, l’approche de la mort, Dieu… la beauté idéale. Les vers consacrés à Dante en son exil sont émouvants.
Une belle découverte que je vous dois. Beau travail de mise en ligne de Gallica.
Je cherche de lui des lettres ou des textes où il évoquerait d’une façon approfondie son combat avec le marbre. En existe-t’il ?
Cet enfant, dans le film offert par Lavande, a des gestes très sûrs quand il aiguise son couteau à la meule pour mieux attaquer le bois puis quand il lisse sa sculpture et tente ce va-et-vient avec ses croquis.
Il y a un bien grand mystère quand il s’agit d’attaquer la pierre ou le bois pour aller à la rencontre d’une forme qui n’existe que dans la projection d’une esquisse. Plus on ôte de la matière, plus elle se précise. Et le risque toujours de faire éclater la pierre si on tombe sur une veine ou de trop ôter de matière. L’inverse est tout aussi prodigieux. Je pense à ces films où l’on voit Giacometti qui plaque son platre ou sa glaise sur une structure métallique puis il creuse, modèle, cherche à l’aveuglette. Les aveugles ont au bout des doigts cette extrême sensibilité aux formes, aux matières. Voir et ne pas voir. Aller vers l’informulé, le non-existant pour trouver quelque chose d’important qui gisait informe au fond d’un désir de naître.
Ah, merci bien.

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 10 h 11 min

« Dites, Hamlet, je réitère ma question : vous sentez-vous bien ? Parce que là, et la fausse naïveté et la bonhomie feinte de votre dernier post à mon égard […] ne peuvent plus grand’chose pour vous. Vous semblez galoper à travers la profonde forêt de la mythomanie.Vous me haïssez parce que je vous soupçonne d’emprunter des personnalités multiples (comme cette « Gisèle », si effectivement un homme se cache derrière, ce pourrait bien être vous !), mais cette haine même apporte quelque crédibilité à mes soupçons, savez-vous ?  »
Clopine dit: 10 octobre 2018 à 23 h 00 min

Très intéressant, Clopine, très bien vu. Moi aussi je l’accuse d’être au moins « x » (là il n’y a aucun doute – les preuves s’accumulent) et c’est à partir du moment où j’ai commencé à le dire qu’il est venu me chercher (sans savoir ce qui l’attendait, le pauvre).

« Vous semblez galoper à travers la profonde forêt de la mythomanie. » Où il-elle a l’air d’être complétement paumé-paumée…

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 10 h 08 min

Voilà que Clopine a une impression qui confirme en partie la mienne:

« Dites, ça ne va pas mieux Hamlet. Sereiz-vous aussi Gisèle […] Ca, par contre, j’aimerais vraiment le savoir un jour. De combien de pseudos et de personnages le troll principal (c’est lui, la star du blog, ahahah) est-il capable d’endosser les pelures ?  »
Clopine dit: 10 octobre 2018 à 22 h 06 min

Tiens, tiens…

x dit: 11 octobre 2018 à 10 h 07 min

Merci Phil, même si je ne suis pas Gisèle non plus.
(« Quand la réalité ne serait qu’une image,
Et le contour léger des choses d’ici-bas,
Me préserve le ciel d’en savoir davantage !
Le masque est si charmant, que j’ai peur du visage » etc.)

Mais pour vous deux puisque Gisèle a lu Elisabeth Mann Borgese (contrairement à moi), voilà à quoi je pensais lorsque je parlais de ses activités :
https://www.youtube.com/watch?v=FdgAHbJFRWE

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 10 h 04 min

La pu.te parlant de chasteté:

« dans tous les cas ce mot « authentique » ne s’emploie pas à tort et à travers, du genre : « voilà un authentique pianiste », ça n’a pas de sens, et ce genre de mot hyper connoté quand on connait pas il ne vaut mieux pas s’en servir. et là encore cela prouve une l’on peut avoir un grand nombre de connaissances (dans le sens accumulation de données) par exemple musicales, et dès qu’on veut pondre une idée personnelle flop ça tombe à côté, et ça, cette cohabitation entre un savoir large et le fait d’avoir un pois chiche à la place du cerveau c’est un phénomène nouveau, et qui va s’accentuer dans les années à venir, et perso je trouve ça hyper grave. »

(C’est beau ce « et perso je trouve ça hyper grave » !)

Une idée soudaine me traverse l’esprit en lisant cette dernière phrase : et si Puck-Puck l’Homelette était une femme?? Cela expliquerait certaines étrangetés de ses posts…

Pablo75 dit: 11 octobre 2018 à 10 h 01 min

@ hamlet, l’Ordure Morale du blog, dit Monsieur Wkipédio, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison».

« il fait hélas partie des personnes que l’autre enflure a fait fuir de ce blog pour en partager l’exclusivité avec ses potes. »

« qu’est-ce que vous avez contre les malades ? vous voulez qu’on extermine tous les malades ? pour purifier le monde ? et voilà ! après « l’authentique pianiste » voilà l’éloge de la bonne santé, et tout ça fleure bon les jeunesses hitlériennes ! espèce de taré d’eugéniste de mes deux ! »

Je croyais que tu avais décidé de ne plus m’insulter (« j’ai rompu toutes discussions avec lui ») parce que je remplissais l’espace autour de toi d’énergies négatives (hamlet dit: 9 octobre 2018 à 21 h 47 min).

Mais je vois que tu es tellement maso que tu ne peux pas te passer de ta ration quotidienne des gifles en public.

Mais tu crois vraiment que tu dissimules ton antisémitisme (qui te fait confondre le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif) en t’inventant une mère juive et en hurlant au complot hitlérien à chaque fois que quelqu’un dit que tu es un grand malade ou prononce le mot « authentique »? Tu crois vraiment qu’on ne voit pas ton négationnisme fauris.sonien quand tu oses comparer le nazisme et la Shoah à des polémiques sur un blog?

Et Alii dit: 11 octobre 2018 à 10 h 00 min

et moi et moi et moi
Hébraïsme. Hellénisme. La traduction européenne.
par Grégory Dominé

Un extrait de Blume Album, de Grégory Dominé, consacré à « l’essence double à l’Europe, hébraïque et hellénique ».
Texte exigeant et raffiné, comme tout ce que médite Grégory Dominé, où il est aussi question, fondamentalement, du Livre, de « la tapisserie de l’histoire sainte qu’est l’histoire du Livre ».

Alexia Neuhoff dit: 11 octobre 2018 à 9 h 26 min

D’autres que moi s’amusent-ils-elles à repérer, dans une critique de livre, la formule que le journaliste a laborieusement concoctée afin qu’elle soit reprise dans la publicité du bouquin ? On pourrait en constituer une liste avec une sorte de palmarès 1°/ de la formule creuse 2°/ de la formule stupide 3°/ de la formule singulière 4°/ de la formule convenue, etc.
Dans quelle catégorie placer « Une prose drue comme une pluie d’été » de E. de Montety à propos du Ferrari (pub à droite) ?

raymond dit: 11 octobre 2018 à 8 h 16 min

Janssen
Je n’ai jamais lu le livre de Powers… J’en profite pour vous remettre un petit coup de 14 18, histoire de rester dans le sujet (Ce texte est intitulé: « Mères », c’est le quatrième de mon recueil)

Divinités prosaïques encloses dans la nuit des cuisines
Tabliers bleus ou blancs – puis à trente ans noirs
Nous avons langé les petits tendresse
Leur offrant inépuisables l’élémentaire
Angoisses apaisées au puits d’amour et source intarissable du lait de vie
Il en fallut des pas des peines des nuits
C’est fou ce que c’était prenant cette tendresse à pleins bras
Notre corps entier s’est crevé à la tâche de les faire croître
Rituels fêtes danses sérieux et surtout respect nous leur avons tout appris
Tout – respect et encore respect – ce n’était jamais assez
Eduqués à la dure
Ils ont été tirés vers le haut
Ainsi nous sommes nous fanées à contrarier leurs désirs il les fallait obéissants
Puis un matin une aube d’été sans pourquoi
Nous les avons vus partir – souvenir très net du mouchoir ruisselant
On les barde de ferraille sur la tête aux bras
Ils creusent – les avions-nous seulement conçus pour ça –
Tombes et tranchées
Tranchées et tombes
Les lettres étaient boueuses
Pleines d’amour pour nous lointaines et de haine envers les germains à deux pas
Fusées de détresse dans la nuit de l’Ailette
Qui éclairaient leurs bouilles épouvantées
Et dans la pluie des obus s’engloutit le respect imprimé à leurs fronts
Aujourd’hui assises dans le square pacifié les mères murmurent doucement les prénoms
Caressent les minois balancent tranquillement les petits corps qui s’envolent
C’est un chant qui se souvient de ce qui aurait pu être
La guerre n’est plus de saison
Les hommes se cherchent un nouveau rôle sur les rives de cet automne
Mais il est tard et les mères de novembre là-bas n’attendent plus de merci.

Phil dit: 11 octobre 2018 à 7 h 47 min

Gisèle, en 1939 Mann est à Princeton. le 19 février il reçoit Borgese à dîner:
« Beaucoup parlé avec lui après dîner sur l’Italie et l’Allemagne et à propos de son idée d’établir une corporation des esprits libres réunis dans une autorité mondiale. émis des doutes. L’Eglise possédait la Révélation. Une autorité incontestable n’est possible qu’avec une Révélation ».
Bon espresso.

Phil dit: 11 octobre 2018 à 7 h 14 min

Belle terrasse au musée suisse du Parthénon grec pour prendre un café meso en vue des pièces piquées par nos amis Anglais. Les amazones montent comme des hommes pour terrasser les Grecs.

rose dit: 11 octobre 2018 à 6 h 19 min

l’ ombelle des talus à 23h09

les guerres médiques dites- vous.
Ah, la bataille des Thermopyles, son plan de bataille au musée archéologique d’ Athènes, le défilé, les Spartiates, la résistance, ceux qui ne cèdent pas.

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 2 h 21 min

Clopine, ne vous mettez pas la rate au court bouillon… »Cette Gisèle »,comme vous dites !! que vous découvrez tout d’un coup,et qui vous « dénonce ». Mon Dieu, soupir, quelle calamité, quelle horreur! double soupir..
M’enfin, voyons, je ne suis rien …qu’un homme, c’est tellement évident. Maintenant que toute l’affaire est dévoilée, y’a plus de suspense donc y’a plus de problème.Laissez ma dépouille au vestiaire, je vous prie. J’y laisse toujours ma barbe et mon chapeau,avec mes gants, comme de bien entendu,parfumés pour faire plaisir à la Dame du Vestiaire.
Vous avez ce chic inimitable pour transformer un trou de taupe en Everest Vertigineux, quel talent!

gisèle dit: 11 octobre 2018 à 2 h 07 min

Christiane 00h32. L’heure où tout est calme…J’ai vu l’émission…complètement disparate, pire que d’habitude.D’un ennui profond,FB fait les demandes et les réponses.Il a Quignard sur son plateau, et il s’arrange pour le faire lanterner pendant quasiment toute la séance,avec, en plus, un intermède américain qui est vraiment excédentaire.
Je ne suis jamais arrivée à lire Ch Bobin,et je ne porte aucun jugement sur son oeuvre. Mais Lydie Dattas est sa compagne, je l’avais découverte, il y a très longtemps, remarquable; c’est elle qui avait fondé le cirque Romanes…(elle n’écrit plus rien, je crois) Alexandre Jollion ? c’est un type extra mais le coincer entre 5 personnes.. il mériterait une séance à lui tout seul.Bref, ce fut enfin le tour de Quignard,qui avait essayé de prendre la parole…la méthode de FB est la même, il parle et pose des questions dont il a la réponse toute prête. Au bout de 30 ou 40 mn d’ailleurs,qui ne serait pas las ? Bref, ça m’étonnerait que le passage à l’émission donne envie à qq’uns de lire Quignard.Aucune originalité, avec Busnel, tout est calibré,ça roule tout seul.Une heure 40mn d’ennui, pour moi. Je n’ai pas commencé « l’enfant d’ingolstad.J’avais repris « sordidissime ». Mais finir Buchner, « la mort de Danton »;fini, Léonce et Lena .J’avais décidé de reprendre les Romantiques allemands…
Si vs avez du temps, sur les horreurs de la guerre, »les lettres à Sonia » sont passionnantes.
J’ai lu les 38 sonnets de Michel Ange sur Gallica.Il y a le texte et la trad, qui date de 1826,hors de droits! Voici la 1° strophe du sonnet 38.
« Sous tes crayons et tes pinceaux, l’art sait égaler la nature; que dis-je ? tu lui ravis presque la palme en embellissant ses ouvrages.. »
Quasi impossible de respecter le vers,en plus, il n’y a qu’une seule rime pour tout le sonnet.
Je vais me replonger ds Quignard.A plus tard.

christiane dit: 11 octobre 2018 à 0 h 56 min

@Janssen J-J dit: 10 octobre 2018 à 21 h 45 min
Pas encore fini ! je lambine et m’ennuie un peu avec toutes ces longues nouvelles qui se succèdent sans lien apparent. Chacune aurait pu, développée, devenir un roman. Je ne reconnais pas l’écriture de R.Powers. Il semble vouloir donner des leçons au milieu de tous ces arbres qu’il semble préférer aux hommes. J’attendais d’être passionnée comme dans « Trois fermiers s’en vont au bal » ou  » Le temps où nous chantions « …

christiane dit: 11 octobre 2018 à 0 h 32 min

Gisèle,
vu, puisque vous l’évoquiez La grande Librairie. Quignard est un écrivain pas un orateur (trop taiseux) mais quel regard de braise posé sur les autres. Son livre est plus grand que ce qu’il en a dit avec tant de parcimonie. Benjamin Whitmer est un bloc de violence. Son écriture doit être oppressante (Évasion). Trouver les noms de ses personnages dans ce cimetière de Denver… bizarre. Rien compris à l’addiction d’A.Jollien mais j’ai ri quand il a salué la photo de son « copain » Nietzsche. Christian Bobin n’en sort pas de la beauté du monde. Le roman de F.Jacob ne m’inspire guère.
Bref, je préfère lire Quignard que de le voir souffrir sur un plateau de télé.
François Busnel réunit des écrivains vraiment disparates sur son plateau et la coutume de les interroger les uns après les autres n’arrange rien. Ils sont trop éclairés, trop poursuivis par les caméras. Quignard mérite du temps, du silence, pas d’image… juste la voix… celle d’un studio de la radio : Alain Veinstein ?
Et vous, qu’avez-vous pensé de l’émission ?

Jean Langoncet dit: 10 octobre 2018 à 23 h 40 min

@et là un contrebassiste et un authentique pianiste, ou un pianiste et un authentique contrebassiste, tellement authentique que tous ceux jouèrent avec lui disent qu’il y eut un avant et un… après :

No pedals, no effects, no autotune, no overdubs, just pure enthusiasm!… Des jeunes, quoi
https://www.youtube.com/watch?v=uJCUKh-IToo

Janssen J-J dit: 10 octobre 2018 à 23 h 34 min

@ JJJ vous aviez lu « la chambre aux échos » et « générosités » du même ?

J’ai lu sur 10 ans tout ce qui a été traduit en français au fur et à mesure, et ne manquerais pour rien au monde ce romancier prolifique et super documenté, y compris « Générosité » (au singulier) et Gains (au pluriel)…. et entre les gouttes, il y eut 3 fermiers…, le temps où nous chantions, la chambre aux échos, puis le dilemme du prisonnier et Orféo. Mais pas dans cet ordre la lecture. Et je guette la traduction des trois restants, j’ignore si Claro au Cherche midi en a décidé ainsi pour sa collection, je l’espère : The gold bug variations ; Operation wandering soul ; Galatea 2.2.
Quand on est fan, on fanatise sa boulimie, hein, chacun sa merde, z’êtes pas d’accord ?…

Pourquoi ?

Clopine dit: 10 octobre 2018 à 23 h 30 min

Eh bien, j’accepte vos excuses, et, si je peux émettre un souhait, c’est que vous arrêtiez de vous battre avec Chaloux mais que vous poursuiviez les conversations parfois si passionnantes que l’un et l’autre peuvent évoquer ici. Perso, mon ignorance est telle que, lorsqu’un sujet dont j’ignore le premier mot est abordé, cela éveille très souvent ma curiosité. Mais si cela tourne au pugilat, soupir, le plaisir de la conversation cède la place à la lassitude devant les polémiques (Victor, of course).

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 23 h 24 min

« Chaloux dit: 10 octobre 2018 à 23 h 05 min
…ce genre de malade… »

qu’est-ce que vous avez contre les malades ?
vous voulez qu’on extermine tous les malades ? pour purifier le monde ?

et voilà ! après « l’authentique pianiste » voilà l’éloge de la bonne santé, et tout ça fleure bon les jeunesses hitlériennes !

et après ça vient nous parler de Fauré et de Ravel….

entre vous et votre copain vous en tenez une sacrée couche !

espèce de taré d’eugéniste de mes deux !

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 23 h 17 min

Clopine, quant à la question de savoir si je me sens bien la réponse est bien sûr non !
sérieux Clopine est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui va bien ?
mais ça n’est pas d’aujourd’hui Clopine, je ne me souviens même pas le jour dont je pourrais « j’étais bien », tellement lointain que je ne sais même ce que signifie l’expression « aller bien ».

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 23 h 12 min

l’authenticité (au sens sartrien) représente sans doute le plus gros problème politique, à savoir que les hommes politiques les plus « authentiques » sont les plus déjantés : Trump, Poutine etc… sont authentiques, bien plus que leurs adversaires chez qui on trouvera toujours la faille, l’endroit leurs pratiques sont en rupture avec leurs convictions.
Pourquoi ? parce que les réalités font qu’il ne peut pas en être autrement : les états ne sont plus souverains, ils sont tous à la botte de la finance, le monde est allé de perdre dans cette impasse, et le Brésil et les autres ne sont que les premiers d’un tout annonce l’à venir.

P. comme Paris dit: 10 octobre 2018 à 23 h 09 min

« Et Alii dit: 10 octobre 2018 à 19 h 37 min »,

Tant qu’il y a de l’humain,
dans le chaos,
des moments de grâce.

Ce n’est pas du Canetti.

l'ombelle des talus dit: 10 octobre 2018 à 23 h 09 min

@ rose dit: 10 octobre 2018 à 23 h 05 min
not caught up in the drama

tout le monde ne peut pas être grec.
Delphes
Épidaure
Syracuse

Ni se remémorer les guerres médiques ; ça ne rajeunit pas grand monde

Chaloux dit: 10 octobre 2018 à 23 h 05 min

Clopine, ce genre de malade veut que vous passiez un temps infini à lui répondre, que vous perdiez tout votre temps. Pourquoi lui faire ce plaisir? Vous êtes trop bonne.

Clopine dit: 10 octobre 2018 à 23 h 00 min

Hamlet, mais bien entendu vous n’êtes pas méchant. Vous postez deux commentaires coup sur coup qui dressent un portrait de moi comme quelqu’un qui se prend pour une star et demande des applaudissements pour son retour sur ce blog, qui s’imagine que les internautes, haletants, sont aussi curieux de moi que des fans de leurs idoles, mais ça, ce n’est pas méchant… Et pourquoi ai-je eu droit à ces boulets rouges ? Parce que j’ai réagi avec un haussement d’épaules attristé, au fond, après avoir éclaté de rire, aux propos d’une certaine Gisèle qui s’est cru détenir la vérité sur mes comportements, en me « dénonçant » car, d’après elle, je n’aurais pas regardé une vidéo que Lavande me recommandait.

Dites, Hamlet, je réitère ma question : vous sentez-vous bien ? Parce que là, et la fausse naïveté et la bonhomie feinte de votre dernier post à mon égard (« vous manquez simplement d’humour, Clopine…) ne peuvent plus grand’chose pour vous. Vous semblez galoper à travers la profonde forêt de la mythomanie.

Vous me haïssez parce que je vous soupçonne d’emprunter des personnalités multiples (comme cette « Gisèle », si effectivement un homme se cache derrière, ce pourrait bien être vous !), mais cette haine même apporte quelque crédibilité à mes soupçons, savez-vous ?

Car s’ils étaient infondés, vous ne réagiriez pas comme cela. Vous seriez atterré, et vous n’auriez cesse que de me convaincre de mon erreur.

Et puis ce grotesque ton, qui cache si mal votre sentiment persistant de supériorité cachée : comme celle d’un manipulateur de marionnettes. Sauf que le marionnettiste, lui, à la fin, vient saluer son public.

Vous, vous complaisez tant dans le dénigrement d’autrui que vous vous privez des éventuels « vivats », pour le plaisir de continuer à « tirer les ficelles ».

Encore une fois : pourquoi ne pas arrêter ce jeu devenu inutile, puisque le premier soupçon vous empêche désormais de recourir à cette impunité dont vous avez usé et abusé ?

En fait, votre psychologie malsaine est néanmoins assez fascinante. On voit ce que la détestation et le mépris d’autrui vous conduisent à faire. ON ne peut que s’interroger sur ce que la bienveillance et la tolérance pourraient provoquer chez vous. Sans doute, (mais vous l’ignorez, hélas) un repos de l’esprit et de l’âme dont vous ne pouvez pas, atteint de la cécité du coeur qui vous caractérise aujourd’hui, entrevoir les bienfaits.

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 22 h 58 min

Et Alii :

« Etre authentique est une notion qui renvoie à l’idée d’exactitude, de vérité »

justement non.

l’exactitude est une notion scientifique, technique… l’authenticité est une notion ontologique (métaphysique).

un tas de gens ne mènent pas une existence « authentique », ce qui ne les empêchent pas de la vivre dans l’exactitude en fonction des situations qui se présentent à eux.

prenez par exemple une personne en politique ou chez Actes Sud, dont le discours diffère totalement des actes, cette personne n’est pas authentique, et pourtant elle sera dans l’exactitude.

quand à la vérité, là encore, pour cette personne il n’y a pas une seule vérité mais deux : une vérité du discours et une vérité de ses actes.

par exemple j’écoutais tout à l’heure parler de Lennon et Yoko Ono, le journaliste disait que Yoko Ono avait co-écrit « Imagin »e, cette chanson se veut être anti-capitaliste et les paroles dénoncent l’esprit de propriété.

Ce qui n’empêche pas Yoko Ono, avec l’argent touché grâce à la vente entre autre de cette chanson, d’être un des plus gros promoteurs immobiliers de la côté est.

Vous imaginez le grand écart ? et c’est à cause de tous grands écarts que les américains finissent pas voter pour Trump, parce que Trump n’a jamais chanté « Imagine », et en France ce sera pareil bientôt.

sérieux ça n’a strictement aucun rapport et limite il faut éviter de se mélanger les pinceaux entre les mots sinon on ne sait plus de quoi on parle.

Chaloux dit: 10 octobre 2018 à 22 h 56 min

Je me demande s’il ne vient pas, chez certains sujets, un moment où la cure de sommeil n’est plus évitable.

x dit: 10 octobre 2018 à 22 h 47 min

renato à 20 h 31 min : merci pour le chaînon manquant, Metastasio.

Phil (et Jazzi): c’est drôle, je n’y avais pas pensé, la différence d’âge dans le couple est largement thématisée dans I vivi e i morti.
Non seulement elle sert de prétexte à la famille Leri (en apparence moderne et « libérale » au sens anglo-saxon de progressiste) pour repousser Eliseo Gaddi, qui ne peut faire état d’une réussite compensatrice, mais surtout elle se trouve au centre de la « conversation culturelle » entre Illa et le protagoniste ; le poème de Dante Gabriel Rossetti, « Gioventù e Signoria », que la jeune fille lui fait découvrir (et dont la 1ère ligne « È giovine il signore » deviendra une sorte de leitmotiv) constitue aussi une mise en abyme de leur histoire. (Et puisque l’on parlait tout à l’heure de René Girard, mais cette fois versant « médiation littéraire », cette lecture à deux déclenchera un effet Paolo e Francesca).
De là à soutenir que « Demain est écrit » comme le dirait Pierre Bayard…

Et Alii dit: 10 octobre 2018 à 22 h 37 min

1. Apprenez les règles du jeu et surtout, utilisez-les
Faisons tomber un mythe : en entreprise, l’authenticité est rare. Elle ne fait pas partie des règles du jeu pour deux raisons. Tout d’abord, l’objectif de l’organisation est d’être rentable c’est pourquoi son interrogation première est de savoir ce que vous rapportez d’un point de vue économique. Ensuite, l’ambition de chaque salarié est avant tout d’assurer sa sécurité financière, ce qui fausse les relations.

A partir du moment où vous choisissez de ne pas prendre en compte ces règles et de rester dans l’authenticité la plus pure quoi qu’il arrive, vous vous mettez dans une position délicate qui peut mener au burn out ou à d’autres situations extrêmes, liées au stress.

Alors qu’au contraire, composer avec les règles du jeu, savoir en jouer va vous permettre de rayonner et de mieux exprimer qui vous êtes. Vous vivrez les choses avec plus de distance et gagnerez en bien-être.
https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/06/7319-ne-confondez-pas-etre-soi-et-etre-authentique/

Et Alii dit: 10 octobre 2018 à 22 h 36 min

Les gentils sont sur la touche et les killers toujours en poste… ça me rend fou de rage», me souffle S. à la fin d’une séance. Parmi les individus que j’accompagne, l’excès d’authenticité a souvent été une des causes de départ. Ils n’ont pas su se mettre en avant ou utiliser les règles du jeu à leur avantage. Une partie de mon travail consiste à les aider à faire la distinction entre « être soi » et « être authentique ».
Etre soi est une posture d’alignement intérieur, de connaissance de soi et de capacité à exister, à rayonner. Cela suppose de savoir quels sont les talents qui vous différencient des autres, autrement dit quelle est votre valeur ajoutée. C’est ce qui va vous permettre en poste de vous affirmer et en transition de vendre vos compétences.

Etre authentique est une notion qui renvoie à l’idée d’exactitude, de vérité. Il faudrait donc dire l’exacte vérité en toute circonstance. Or dans de nombreuses situations professionnelles, ce n’est pas forcément la meilleure option pour s’épanouir et atteindre ses objectifs, notamment si vous êtes en phase de transition. Parfois même, cela revient à se tirer une balle dans le pied.

Clopine dit: 10 octobre 2018 à 22 h 33 min

N’empêche, Hamlet, ne vous êtes-vous jamais dit à quel point votre vie serait simple, et efficace aussi peut-être, sans toutes ces dissimulations, ces fausses postures naïves et ces vraies vacheries, ce sentiment de supériorité qui vous pousse à la haine et au dénigrement d’autrui ?

Ca vous traverse l’esprit, parfois, ou bien jamais, pas du tout ?

Tableautin dit: 10 octobre 2018 à 22 h 27 min

 » L’authenticité est un concept aux facettes multiples qui se prédique d’un grand nombre de choses différentes : un billet de banque, une œuvre d’art, un style culinaire, mais aussi une personne, ses émotions et autres états affectifs, ses choix ou sa vie, peuvent tous être décrits comme authentiques ou inauthentiques – l’authenticité étant généralement comprise comme une qualité désirable, ayant de la valeur. Dans tous ces cas, toutefois, il semble que l’on retrouve sous une forme ou sous une autre, l’idée de VÉRITÉ ou de RÉALITÉ. Un authentique Vermeer, est un tableau qui a réellement été peint par Vermeer, et non un faux. Une émotion authentique est réellement ressentie, elle n’ est pas simplement feinte. De façon analogue, l’ authenticité, lorsqu’elle est interprétée comme un idéal de vie, est souvent identifiée à l’idée d' »être soi-même ». Une personne authentique, suppose-t-on communément, exprime qui elle est vraiment, aussi bien dans ses paroles que dans ses actes. Toutefois reste à déterminer ce que recouvre exactement ce concept. »
( CF. L’ authenticité par Alexandr Erler in Petit traité des valeurs, collection science & métaphysique Ithaque éditeur,janvier 2018, pages 40 à 49.)

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 22 h 18 min

pourquoi Clopine ? pourquoi endosser des pseudos différents alors que même Mr Court, même lui vous dis-je ! dont le sérieux n’est plus à démontrer, un sérieux dont la réputation, de sérieux bien sûr, s’étend bien au delà de nos frontières et des océans, hé ben même Mr Court se transforme en un vulgaire paparazzi dès que vous apparaissez, croyez bien que je ne lui jette pas la pierre, car j’en fais tout autant, tout comme lui je me rue sur mon appareil en espérant voler une photo, et même une petite dédicace, mais là faut non plus pas trop rêver…

Tableautin dit: 10 octobre 2018 à 22 h 07 min

Un sens qui ressemblerait plus à l’emploi que l’on fait de ce mot pour les les œuvres d’art ou les objets de luxe, quand on dit qu’ils sont authentiques cela signifie qu’ils ne sont pas « contrefaits ».

Hamlet, l’authenticité en art, c’est exprimer une qualité sans défaut de l’œuvre ainsi considérée. Une armoire Louis XV, par exemple est entièrement dans son jus, sans restauration aucune. D’ailleurs les spécialistes et experts diront en cas de restaurations constatées que l’armoire est  » d’époque Louis XV », ( et de style Louis XV si elle est entièrement refaite avec des matériaux récents) pour marquer ainsi la différence. On pourra dire alors qu’une musique  » authentique  » d’un tel ou d’un autre est entièrement de lui sans ajouts ni aucune influence extérieure. C’est alors une expression tautologique qui dit que cette musique de Untel est spécifiquement de Untel. Mais, c’ est important de le souligner, c’ est une valeur au sens philosophique du terme.

Clopine dit: 10 octobre 2018 à 22 h 06 min

Dites, ça ne va pas mieux Hamlet. Sereiz-vous aussi Gisèle (vous aurez remarqué qu’après avoir lancé son « scud » fracassant qui consistait à me « dénoncer » pour cause de non-vision du petit documentaire mis en ligne par Lavande, cette dernière est rentrée dans un profond silence…

Ca, par contre, j’aimerais vraiment le savoir un jour. De combien de pseudos et de personnages le troll principal (c’est lui, la star du blog, ahahah) est-il capable d’endosser les pelures ?

Il n’a pas de stars ici. IL y fait trop obscur, et trop froid pour l’âme. Les étoiles, c’est comme le reste. Ce qu’elles nous disent, c’est quelqu’un comme Supervielle qui l’a déchiffré :

« Mais l’étoile se dit :
Je tremble au bout d’un fil
Si nul ne pense à moi
Je cesse d’exister ».

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 21 h 54 min

mais Clopine tout le monde vous espionne ! c’est votre statut de « star » de ce blog ! vous êtes sous les projecteurs, sous les feux de la rampe, mais c’est vous qui l’avez voulu !
Clopine vous ne pouvez pas imaginer, tout le monde guettait votre retour, vous savez que je sais lire entre les lignes, et bien là je n’y lisais rien ! je n’entendais que des soupirs et des languissements : « mais quand donc reviendra-t-elle… » et vous voilà revenue !
et tous chantent : mes mains mes mains ne tremblez plus, souvenez-vous quand je pleurai dessus, Clopine est revenue, bougnat approte-nous du vin ! celui des noces et des festins ! Clopine est revenue… », voilà ce que j’entendais, une star vous dis-je !

Phil dit: 10 octobre 2018 à 21 h 52 min

dear JJJ, savez-vous que les citoyens de RDA parlaient comme vous, tout en acronymes ? illusion, paraît-il, pour dilater les frontières étroites de leur pays jivarisé depuis le rideau de fer.

rose dit: 10 octobre 2018 à 21 h 48 min

moi je pense que vous allez y arriver et je veux bien vous aider.
par exemple, à Moustiers Sainte Marie une porcelaine fine est fabriquée avec des couleurs et des figurines propres au titre « c’est un Moustiers ».
Autres sont contrefaçons.

On ne peut pas assimiler un fromage à de l’authenticité (pas même un saucisson, au hasard Justin Bridou) parce que là il s’agit d’AOC.

L’authenticité, outre les oeuvres d’art semble remarquablement liée au terroir.

Janssen J-J dit: 10 octobre 2018 à 21 h 45 min

J’ai fini tantôt « l’arbre monde » (R Powers), à l’ombre d’un marronier dans le jardin d’AB. Mais n’ai pas compris la fin hélas, c’était comme une métaphore vertigineuse de renaissance à la Stanley Kubrick dans l’odyssée 2001,… ces graines d’arbres sauvées qui auraient eu comme le dernier mot d’espoir sur la disparition de l’espère humanoïde ?
Sûr de rien. Dommage. Qui pourrait me donner une clé, vraiment, merci d’avance aux vrais lecteurs de la RDL. (Quelqu’un l’avait terminé, enthousiaste, il y a quelques jours, ne sais plus qui : prunier ? edel ? raymond ?)

hamlet dit: 10 octobre 2018 à 21 h 39 min

Bételgeuse dit: 10 octobre 2018 à 16 h 51 min

Paul Edel aurait mieux placé pour vous répondre, mais il fait hélas partie des personnes que l’autre enflure a fait fuir de ce blog pour en partager l’exclusivité avec ses potes.

Il est évident que Gracq lisait les philosophes, c’est une époque où les écrivains lisaient encore les bouquins de philo. Et notamment ceux qui au 20è se sont le plus emparés de ce mot « authentique » à savoir les existentialistes.

Comme Sartre, il lui a donné un sens « moral », un peu comme l’entend aujourd’hui quand on dit d’une personne qu’elle est « authentique », ou qu’il faut mener une vie « authentique », qui serait le contraire de la « mauvaise foi », ou vie de « faux culs ». Un sens moral et politique qui effectivement précède toutes nos actions, à savoir que si l’être se « construit », la valeur « authentique » appartient aux présupposés permettant la construction de se faire dans le « bon » sens.

l’autre existentialiste qui a bourriné sur l’authenticité c’est bien sûr Heidegger, mais chez lui dans un autre sens.
Un sens qui ressemblerait plus à l’emploi que l’on fait de ce mot pour les les oeuvres d’art ou les objets de luxe, quand on dit qu’ils sont authentiques cela signifie qu’ils ne sont pas « contrefaits ».

faut bien voir que l’authentique n’entre pas en compétition avec le fait de dire qu’une chose est vraie ou fausse, mais qu’elle est « authentique » ou « UN faux », vous voyez la différence ? le tableau contrefait n’est pas faux, il est « un faux ».

ce qui signifie que le mot « authentique » intervient pour parler de choses qui se ressemblent, ou qui sont même tout à fait semblables, pour les tableaux ou les sacs Vuitton la contrefaçon ressemble exactement à l’original, mais il n’est pas authentique.

Heidegger a exactement transposé les sacs Vuitton à l’ontologie de l’être : il n’y a aucune différences « extérieures » entre une authenticité de l’être (ontologie) et le contraire (ontique).

et à partir de là on peut imaginer toutes les dérives que cela peut entraîner si on applique ces considérations à l’ethnicité, ex : une famille juive allemande ressemble en tous points à une autre famille allemande sauf qu’elle n’est pas « authentiquement » allemande. on retrouve ces idées dans le régionalisme : il faut être corse, ou breton, ou je sais pas quoi pour bien comprendre blabla…

et là on est pris entre deux feux, parce que d’un côté c’est bien si on veut préserver la différence, l’étrangeté etc… et faire en sorte que tout ne se ressemble pas, et c’est pas bien si ce genre de concepts tombent entre de mauvaises mains.

dans tous les cas ce mot « authentique » ne s’emploie pas à tort et à travers, du genre : « voilà un authentique pianiste », ça n’a pas de sens, et ce genre de mot hyper connoté quand on connait pas il ne vaut mieux pas s’en servir.

et là encore cela prouve une l’on peut avoir un grand nombre de connaissances (dans le sens accumulation de données) par exemple musicales, et dès qu’on veut pondre une idée personnelle flop ça tombe à côté, et ça, cette cohabitation entre un savoir large et le fait d’avoir un pois chiche à la place du cerveau c’est un phénomène nouveau, et qui va s’accentuer dans les années à venir, et perso je trouve ça hyper grave.

rose dit: 10 octobre 2018 à 21 h 30 min

Clopine

Gisèle est un homme.

Les femmes ici :
vous christiane DHH Lavande, Bételgeuse et moi.
C’est tout.
Nous sommes six.

Il en manque un peu pour une équipe de foot. 😊

Chaloux dit: 10 octobre 2018 à 21 h 25 min

De la part d’un type qui vient faire ses crises d’hypocondrie en direct, c’est assez savoureux. On attend avec effarement la note du teinturier.

Janssen J-J dit: 10 octobre 2018 à 21 h 23 min

ASSEZ ASSEZ ASSEZ PAR PITIE !
LAMENTO LAMENTABLE

ça me remplit.
Qu’ai-je donc fait
m’espionner
(je passe,
et j’éprouve
« me confondre »,
croyant m’embarrasser ?
Je devrais avoir
me fait aujourd’hui le coup.
Je croyais
oupir.

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