de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La rentrée en fanfare des premiers romans

La rentrée en fanfare des premiers romans

Les gazettes s’échinent, comme chaque année à la même époque, à chercher « le » thème de la rentrée littéraire en regroupant quelques livres artificiellement ; certaines trouvent un air de famille à des romans où les parents sont remis en question ; d’autres regroupent les romans à clefs entre eux, ce qui a au moins le mérite de pointer la vanité du genre ; on attend ceux qui déploreront à juste titre le grand absent, à savoir la question sociale ; alors que le retour en force, en vivacité, en énergie, en audace, en liberté du premier roman sur le devant de la scène littéraire devrait suffire à exciter la curiosité. Cela faisait longtemps qu’il n’y en avait pas eu autant, de cette encre, signés par des jeunes femmes.

Jacques-Pierre Amette, dont les critiques enchantèrent longtemps les pages culturelles du Point, a bien dit sur son blog la joie et l’émotion qui furent les siennes à chaque rentrée littéraire à l’instant de découvrir des premiers romans. Car c’est souvent la promesse d’une révélation, d’une voix nouvelle, d’un autre son qui surgit là où ne l’attend pas dans la cacophonie de septembre. La surprise et l’imprévu. Un primoromancier, comme on dit sans grâce, se permet tout car il n’a rien promis à personne et nul ne l’attend pour lui réclamer des comptes. Il n’est que de penser à la violence inouïe et à l’ironie subversive du premier roman de Patrick Modiano La Place de l’Etoile (1968), si puissante, provocatrice, dérangeante que non seulement elle s’absenta du reste de son œuvre, mais elle fut tempérée, amendée, corrigée dès la réédition du livre et dans toutes celles qui suivirent.

Madame Bovary, Sous le soleil de Satan, Le Dernier des Justes, Le Procès verbal, Une journée d’Ivan Denissovitch, Les Bienveillantes … : souvent, un premier roman est un cri ; puis il arrive que l’auteur chante sa chanson en d’innombrables variations à partir de sa partition originelle ; enfin l’œuvre se poursuit trop longtemps et s’achève en un disque rayé. En cette veille de rentrée littéraire qui voit paraître 567 nouveaux romans dont 381 de langue française et parmi ceux-ci 94 premiers romans, tout indique, une fois n’est pas coutume, que dans cette dernière catégorie se trouvent les pépites du cru 2018.DSC_0758

Dans La vraie vie (270 pages, 17 eurosL’Iconoclaste) d’Adeline Dieudonné (née en 1982), la narratrice, une fille de 15 ans, vit entre un père brutal, cynique, adhérent d’un club de tir, très chasse-pêche-et traditions, et une mère abrutie de coups et résignée à sa situation de souffre-douleur (« une amibe »). Elle est prête à tout pour assurer le salut de son petit frère de 11 ans et le soustraire à ce destin en « empêchant la vermine de manger son cerveau ».Lui rendre son rire en lui faisant oublier le spectacle de la violence familiale. Pour y parvenir, elle doit affronter avec ses faibles moyens, et malgré sa jeunesse, un chaos sordide. Un climat de terreur quotidienne imposée par le père. Elle résiste en se barricadant dans le royaume intérieur qu’elle s’est construit. La scène de chasse nocturne où elle est la proie est puissante. Comme le sont tous ces moments où ce qu’elle appelle « la hyène » s’empare de l’esprit et du corps de son père pour libérer ses pulsions de mort. Au-delà d’un simple fait divers de bas de page, ce vrai roman est un paquet de rage froide, de douleurs, de peurs et de colères. Malgré la noirceur du propos, il est animé d’une énergie incroyable. L’auteure réussit à rendre la tragédie familiale réjouissante tant l’écriture de ce récit compact est vive, enlevée. Une musique étourdissante s’en dégage. Un ton nouveau. Cette chronique de la survie dans une société dominée par la violence, je l’ai reçue comme un coup de poing.

Le hasard a fait que j’ai lu Ca raconte Sarah (192 pages, 15 euros, Minuit) de Pauline Delabroy-Allard juste après. Vraiment le hasard. Et là, à nouveau, un choc émotionnel. A telle enseigne que je l’ai aussitôt relu (188 pages mais d’une densité exceptionnelle, ca vaut bien 3000 pages vides de Karl Ove Knausgaard) car je craignais d’avoir raté un détail, une clef. La narratrice, une prof de 35 ans, calme, réfléchie, réservée, abandonnée du jour au lendemain par le père de son enfant, qui vit désormais avec un compagnon, est éblouie par une invitée lors d’un diner chez des amis. Une certaine Sarah venue seule, qui est tout ce qu’elle n’est pas. Une violoniste d’un quatuor qui dégage une belle énergie et fait la conquête de tous par ses élans, ses enthousiasmes, sa drôlerie, son côté fantasque. Elles s’écrivent, se revoient, se lient d’amitié. Jusqu’à ce qu’elles fassent l’amour. Leur première fois :

« Faire l’amour avec une femme est une tempête. (…) Dans cette tempête, elle était capitaine de navire, j’étais femme de marin »…

Dès lors, sur fond de Schubert, c’est le récit d’une histoire d’amour fou, suffocant, irrésistible, comme on en a rarement lue. Intime mais jamais impudique. Sarah est si vivante que ça ne peut qu’en être mortel à force. Quand son adorée s’éloigne d’elle lorsqu’on lui découvre un cancer, et qu’elle part à la recherche du temps retrouvé sur les lieux qui furent les leurs, la narratrice est ivre de chagrin, de solitude, de folie. Dès lors sa vie brûle ; elle tente de ne pas se laisser consumer, de survivre à cette folie qui la gagne. Deux parties : d’abord un portrait de Sarah, puis une introspection de la narratrice. Un délire sensuel maitrisé et ordonné par une écriture renversante quoique formatée Minuit , à qui elle l’a envoyé par la poste, et élaborée sous la tutelle lointaine de Marguerite Duras. Ca commence aux accents de La Truite à Paris puis Marseille, ca s’achève à ceux de La Jeune fille et la mort du côté de Trieste car c’est aussi de cela qu’il s’agit. Cette méditation sur la perte, je l’ai achevée les larmes aux yeux, et non sans colère en songeant que la presse sera peut-être incurieuse avec le premier roman de cette inconnue née en 1988 alors que les gazetiers  noircissent déjà des pages et des pages sur les trucs d’Emilie Frèche.

 IMG_9466Dans un tout autre genre, que Marie-Mathilde de Malfilâtre (née en 1987 et dotée d’un CV assez étonnant) semble d’ailleurs être des rares à illustrer avec Babylone Express (256 pages, 18 euros, Le Dilettante), ça déménage chez les borderlinersentre came et cul, squat et putes, deal et gangbang, glauque et parano, sordide et overdose. Razzia sur la chnouf en version néo-punk, avec en prime un GaultMillau des substances psychoactives. Quand on pense que c’est publié par l’éditeur d’Anna Gavalda… Luna, l’héroïne (si je puis dire) du roman, ex jeune fille de bonne famille et une ancienne officière de gendarmerie reconvertie dans le deal (mais oui, c’est possible et pas que dans les douanes) n’en est pas moins attachante. Mesca et aya à tous les étages. Elle balade tout le temps son tempérament de feu au Maroc, on the roadà la Kerouac mais pas pour le soleil.  En Italie aussi. Elle s’enfile tout le monde et tous les produits mais au moins, elle mange sainement. Elle est végétarienne et naturopathe. A se demander parfois si la coke du petit-déjeuner est bio. Elle et son copain Marco veulent gagner assez pour s’offrir une très onéreuse formation de praticien de santé naturopathe. On la suit, on veut savoir où elle nous mène dans ce qui lui tient lieu de catharsis littéraire. Car une voix d’écrivain se dégage de ces pages. Une voix qui secoue. Une expérience que cette lecture dans une langue « brut contemporain » pleine d’humour Je vous le recommande chaudement. Ca change des mièvreries autofictionnelles à deux balles. Là, ça dépote. Je ne l’ai pas lâché et je l’ai lu avec une curiosité anthropologique comme s’il s’agissait des Nambikvaras.. Mais je ne sais trop quoi en penser, étant moins familier de l’acide que de la vitamine C.

Une réussite que La vérité sort de la bouche du cheval (272 pages, Gallimard) de Meryem Alaoui. Chronique parfois picaresque de la vie comme elle va d’une prostituée casablancaise qui ne s’en laisse pas compter, ça sonne juste car la narratrice parle dans une langue qui n’en fait pas trop dans l’argot, l’exotisme. La kyrielle de personnages secondaires qui tournent autour d’elle dans le quartier populaire du Maarif où elle œuvre sont également authentiques : son amoureux, sa meilleure amie, sa mère… Une atmosphère truculente qui m’a fait penser à La Vie devant soi. Jusqu’à l’arrivée qui d’une cinéaste qui veut mettre le quartier en boite, raconter la prostitution et propose donc à l’héroïne de tenir son propre rôle. Une aventure qui la mènera jusqu’en Amérique ! C’est mordant, endiablé, souriant malgré les drames de la vie et le terreau de la misère. Il y a là une vitalité qui défie les drames, une liberté réjouissante et beaucoup d’audaces.

(à suivre)

(Illustration de Pep Boatella ; « La plus longue phrase de la Recherche du temps perdudéployée par des proustiens fous devant le Grand Hôtel à Cabourg » photo D.R. ; « Le coin le plus dantesque de Genève » photo Passou)

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592 Réponses pour La rentrée en fanfare des premiers romans

Delaporte dit: 25 août 2018 à 13 h 39 min

« Ce pape est l’incarnation d’une institution d’un autre âge »

Le Souverain Pontife incarne tout simplement une « tradition » deux fois millénaire, c’est en cela qu’il est précieux. L’homme a tout à perdre d’oublier ses racines. Est-ce que la religion en Inde n’est pas vivace ? Est-ce que les gens n’y sont pas attachés, encore aujourd’hui ? C’est que les forces de l’esprit ont été plus forte que l’idéologie consumériste qui ronge l’Occident. Les églises se vident, et en même temps nous perdons notre âme. Nous devenons de pauvres silhouettes sans repères, qui errent dans la zone urbaine déshumanisée, à la recherche d’un improbable suicide. Mais le Christ, lui, ne nous abandonne pas, le Roi du monde…

Jazzi dit: 25 août 2018 à 13 h 15 min

« De todos los instrumentos del hombre, el más asombroso es el libro… El microscopio, el telescopio, son extensiones… »

La RDL est devenue définitivement espagnole ! Il va finir par l’avoir son passeport, le Passou !

Jazzi dit: 25 août 2018 à 11 h 15 min

Le phénomène s’est généralisé dans l’édition, closer. Je me demande s’il n’y a pas plus de femmes écrivains que d’hommes, depuis les dernières générations nées en 1970-1980 ? Cela mérite une étude ! On assiste un peu à la même chose dans le cinéma et dans la peinture…

Jacques R. dit: 25 août 2018 à 11 h 06 min

Il paraît que l’Eglise catholique envisage une campagne d’informations afin de se faire mieux connaître. Est-ce bien nécessaire ? Ce que nous avons appris de ce qui s’est passé en Pennsylvanie, en Argentine, en France (merci au cardinal Barbarin d’avoir tant oeuvré pour la divulgation de la vérité) et un peu partout ailleurs dans le monde nous a suffisamment éclairés.

closer dit: 25 août 2018 à 10 h 55 min

« Six femmes pour trois hommes dans la sélection des livres de la rentrée du Parisien. »

Pour se faire éditer, il faudra bientôt prendre un pseudo féminin, comme Yasmina Khadra…

Jazzi dit: 25 août 2018 à 10 h 41 min

« Quand le « Quijote » était le manuel bucolique de la gastronomie espagnole »

Il y a en effet à boire et à manger dans le Don Quichotte ! Essentiellement du fait de Sancho Pança que du chevalier à la triste figure…

Jazzi dit: 25 août 2018 à 10 h 36 min

« Les scandales pédophiles ont vidé les églises. »

Tu le crois vraiment, Delaporte ? L’action des hommes de Dieu plus forts que la foi en Dieu ? La dénonciation de la pédophilie serait alors l’arme idéale pour contrer la montée de l’islamisme ! Je ne manquerais pas d’aller voir le film documentaire de Wim Wenders sur le pape François, qui sort ces jours-ci…

Bloom dit: 25 août 2018 à 9 h 57 min

Associer dans un même élan la Fraction Armée Rouge & le Pape comme le fait Delaporte, il fallait le faire.
De plus en plus d’Irlandais, surtout les jeunes générations, sont fatigués de la façon dont l’Eglise a profité du pays, de ses habitants, et abusé des plus faibles. Personne n’est prêt à pardonner les Madgalen Laundries, les bébés de Tuam, les vies brisés par la pédophilie des Christian Brothers, les avortements sauvages. Ce pape est l’incarnation d’une institution d’un autre âge qui a failli l’humain en prétendant le protéger tout en accumulant richesse & pouvoir en un singulier renversement de la doctrine christique.

Delaporte dit: 25 août 2018 à 9 h 31 min

« Agota Kristof ? elle habitait Neuchâtel, il m’est arrivé de la rencontrer : bonne conversation. »

Par contre, dans votre vie, vous n’avez jamais rencontré Ulrike Meinhof. C’est avec elle qu’il aurait fallu que vous parliez, à défaut de la lire ou de vous documenter sur son action. Cela vous aurait peut-être ouvert l’esprit, parce que votre esprit, en tout état de cause, est singulièrement fermé !

Delaporte dit: 25 août 2018 à 9 h 27 min

Les livres d’Ulrike Meinhof ne sont plus disponibles aux Editions de femmes, c’est fort regrettable. Cela empêcherait peut-être certains de dire n’importe quoi. Un peu d’honnêteté intellectuelle, je vous prie !

Delaporte dit: 25 août 2018 à 9 h 26 min

« Ulrike Meinhof ?! c’est donc vrai, certains sont fascinés par le fascisme. »

Mauvaise pioche renato. Il faudrait relire les écrits d’Ulrike Meinhof aux Editions des femmes pour voir à quel point elle incarne une génération anti-fasciste, totalement opposée et confrontée avec l’Allemagne post-nazie de l’après-guerre. Sa lutte idéologique était bien celle-là, et se tromper là-dessus c’est se tromper sur beaucoup de choses aujourd’hui – notamment ce voyage crucial du pape François en Irlande, aujourd’hui et demain.

William Legrand dit: 25 août 2018 à 9 h 04 min

Comparer JC à Desproges ou Topor c’est avoir de la marde plein les yeux et les noreilles

renato dit: 25 août 2018 à 8 h 59 min

Agota Kristof ? elle habitait Neuchâtel, il m’est arrivé de la rencontrer : bonne conversation.

renato dit: 25 août 2018 à 8 h 56 min

« La seule question serait de savoir à quoi cela peut bien servir… »

Parler en jouant our un virtuoso qui donne des cours c’est essentiel.

Delaporte dit: 25 août 2018 à 8 h 55 min

Le pape François aura-t-il le talent et l’envergure de rejoindre à la fois Willy Brandt et Ulrike Meinhof en cette terre d’Irlande, pour faire passer un message fort et définitif, qui remettrait sur pieds les Eglises non seulement d’Irlande mais de tous les pays de la Terre ?

Bételgeuse dit: 25 août 2018 à 8 h 52 min

Chaloux, j’ai dû vérifier l’existence de votre Agota Kristof tant ce nom m’est apparu comme une blague, sa citation aussi. Sauf à vouloir dire qu’il faille s’oublier pour écrire. Aucune place concédée à l’ego, l’écrivain se confond à ? Serait ce possible?

Delaporte dit: 25 août 2018 à 8 h 51 min

En 1970, Willy Brandt s’agenouillait à Varsovie pour demander pardon aux Juifs. La photo fit le tour du monde, et le chancelier reçut le prix Nobel. C’était la première fois depuis la guerre qu’un Allemand recevait ce prix. Quelques années plus tard, une autre Allemande sauvait l’honneur de l’Allemagne, par ses combats et ses idées politiques d’avant-garde : Ulrike Meinhof. Sa gloire négative persiste encore dans le siècle nouveau.

Delaporte dit: 25 août 2018 à 8 h 44 min

Le voyage du pape en Irlande, aujourd’hui, est un défi pour l’Eglise. Les scandales pédophiles ont vidé les églises. Le pape François saura-t-il trouver les mots, voire se mettre à genou pour demander pardon ? Des journées décisives où il sera passionnant d’observer ce qui se dira et se fera :

« Lorsqu’il posera le pied en Irlande ce week-end, le pape trouvera une Église catholique en ruines, et, à certains égards, irréparable. Il sera accueilli avec joie par une foule de fidèles, mais rares sont ceux qui croient encore au sauvetage d’une institution en plein naufrage. »

Bételgeuse dit: 25 août 2018 à 8 h 36 min

Ed, ceux qui ne sont pas vos amis ne sont pas forcément vos ennemis, les personnes avec qui l’on échange sont des récepteurs émetteurs réagissant à un contenu surtout sur un blog débarrassé des présences physiques et des liens affectifs qui d’ailleurs peuvent modifier la réception d’un contenu et nos reponses , inversement nos réactions face à un
fond peuvent modifier le lien affectif s’il est existant. Ceci quand aucune identification n’est effective.

Delaporte dit: 25 août 2018 à 8 h 30 min

La plaisanterie musicale de Mozart est une oeuvre cérébrale, avant tout, intellectuelle, abstraite, qui a plusieurs siècles d’avance (elle frôle l’atonalité, le dodécaphonisme). Mozart, comme tout vrai grand musicien, est attiré par la dissonance. C’est le frère viennois de Webern. Un compositeur mineur comme Michael Nyman lui doit tout.

Bételgeuse dit: 25 août 2018 à 8 h 24 min

Alors qu’à la fin deux citations peuvent sembler mysogines pour une femme, curieusement si l’on n’est pas juif ni arabe,on y entend plutôt une denonciation du racisme et de l’antisémitisme ordinaires. https://youtu.be/YVLG9l8y5i8

Bételgeuse dit: 25 août 2018 à 8 h 21 min

D, pourquoi Desproges, parce qu’il tendait un miroir alors que concernant JC , se demander à force s’il ne s’y regarde pas tout en proposant ce modèle de réflexion comme provocation qui néanmoins donne à douter de son questionnement.

de nota dit: 25 août 2018 à 8 h 18 min

Mes excuses Passou, je voulais écrire  » devrait bientôt se fendre… » y’a nuance, bon dieu, comme l’écrivait Sergio…

de nota dit: 25 août 2018 à 8 h 08 min

Passou devrait se fendre d’un papier sur le livre de Jerome Ferrari » à son image », il y est question  » des liens ambigus qu’entretiennent l’image, la photographie, le réel et la mort »

P. comme Paris dit: 25 août 2018 à 1 h 48 min

« La mémoire de l’expo Chagall est aussi celle du passé de l’artiste qui a peint inlassablement ses souvenirs de bonheur. »

Je sais le « Baiser en rose »,
morceau de papier de 60/45cm environ,
quelques traits d’aquarelle.
Collectionneur Moscovite privé,
puis officine du KGB,
puis une galerie au « Champs-Élysées « .
C’est là que je l’ai contemplé longuement une dernière fois.
Un petit bout de papier.

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 août 2018 à 1 h 26 min

…merci christiane , de votre acquiescement, de la situation,…d’un volet délébile, en report, sur l’autre,!…l’impression,…etc,…

Chaloux dit: 25 août 2018 à 1 h 25 min

Ce que je voulais dire, Pablo, c’est que Mozart ne vit pas en un temps où l’on parsème nécessairement son œuvre de marques autobiographiques. Mozart avait peut-être quelque chose à payer, un engagement quelconque à honorer qui ne pouvait pas attendre. Quant à cette œuvre, je ne la trouve pas du tout pénible à entendre.
Et lis ce qu’il dit de la mort.

Aimes-tu Elgar?

https://www.youtube.com/watch?v=spzNrJpxhTo

La partition de cette transcription semble introuvable…

christiane dit: 25 août 2018 à 1 h 13 min

Impossible de lire ce roman avant le 6 septembre. Je suis donc retournée lire les premières pages offertes par l’éditeur (Minuit).
Ces premières pages sont évidemment écrites après que Sarah soit morte ou du moins disparue. C’est un livre de deuil amoureux. Dès la première page, la narratrice évoque « le profil de morte » de son amie endormie et cette peur de la réveiller pour ne pas à nouveau la voir désespérée. Comment accueillir dans une tendresse amoureuse le travail de la maladie, de la mort dans le corps de l’autre ?
Alors, la voltige des oiseaux, l’aube couleur de cendre dans ces souvenirs, c’est peut-être un brouillage d’une mémoire douloureuse…
Lu quelques critiques du roman sur des sites intéressants : elles sont toutes élogieuses et beaucoup de ces lecteurs aguerris semblent aussi avoir été émus à la lecture de ce roman sans pathos.
Je tenterai l’expérience à sa sortie.
La mémoire de l’expo Chagall est aussi celle du passé de l’artiste qui a peint inlassablement ses souvenirs de bonheur.
Quant à La part de l’ombre de Tardieu, « si le rêveur prend un mot pour un autre, il ne s’en aperçoit que réveillé.(…) Ce qu’il nous dit n’est pas ce qu’il veut dire. (…) Dans le langage tout a un sens, tout prend un sens. » écrit Yvon Belaval dans sa belle préface.
Donc : Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard en précommande…

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 août 2018 à 1 h 13 min


…monopoliser, les débats, sur le site,…
…çà, nous fait, un genre,  » stérilet « , de longue date,…
…rien, comme conciliations,…bizarres et écrire, de quoi,!…rien ne change,…
…un monde en  » vase  » clos,…etc,…
…écrire, parler, pour  » rien  » en définitif,…rien,…etc,…

…c’est, français, depuis, la trahison des  » élites « , de Waterloo « ,…au moins,…

P. comme Paris dit: 25 août 2018 à 1 h 08 min

Et il lit,
Et il lit,
Et il lit les partitions.
Domremy, Pablito,
Que l’Enfer l’avale.

Pablo75 dit: 25 août 2018 à 1 h 05 min

@ P. comme Paris

« si tu savais ce que je suis capable de faire sans les mains… »

Sans le mains et avec elles, le c.on.

Pablo75 dit: 25 août 2018 à 1 h 03 min

@ Chaloux

« Les pièces à mon père, à ma sœur, à mes cousins… »

Tu parles d’hommages, d’oeuvres « À la mort de… », d’honorer un père dans des lettres. Mais il ne s’agit pas de cela: il s’agit d’un fils qui vient de perdre son père, un père qui a eu une importance (bonne ou mauvaise) énorme pour lui. Et il se trouve que ce fils est un créateur de génie, l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique, un auteur d’adagios sublimes ou des musiques tragiques extraordinaires (le Réquiem, la Musique funèbre maçonnique). Et il fait quoi après la mort de son père, qui a été la personne la plus importante de ses 31 ans de vie? On aurait pu attendre de lui une musique qui exprime son bouleversement en ce moment tragique. Ou même une absence de musique, un silence de plusieurs mois. Ou à la limite des oeuvres « neutres » composées pour oublier le vide qui laisse son père dans sa vie et dans celle de sa famille.

Mais non, Mozart écrit « Une plaisanterie musicale », l’une de ses oeuvres les plus moches, une musique « grotesque, assez pénible à entendre » comme dit avec raison Drillon.

Toi tu trouves cela normal, moi je m’étonne avec Drillon, qui est un type, soit dit entre parenthèse, qui m’amuse.

Quant au fait de pouvoir parler pendant qu’on joue du piano, ça a avoir avec les capacités du cerveau de faire plusieurs choses à la fois. Toi tu récites une fable par coeur, et c’est déjà un exploit de la mémoire, je trouve. Mais Drillon parle d’avoir une conversation sans effort pendant qu’on joue, et surtout dans une langue étrangère. Tu peux imaginer l’effort du cerveau pour guider 2 mains – et 2 pieds parfois – , plus celui pour écouter quelqu’un en comprenant ce qu’il dit, plus celui de lui répondre en raisonnant, plus celui de le faire dans une langue qui n’est pas celle qu’on utilise habituellement…

P. comme Paris dit: 25 août 2018 à 0 h 42 min

« Pablo75 dit: 24 août 2018 à 22 h 26 min
@ Chaloux
Tu es capable de parler en jouant du piano? »

Ay, Ay, Ay,
Hey muy corrazon Pablito,
si tu savais ce que je suis capable de faire sans les mains…

Chaloux dit: 24 août 2018 à 23 h 46 min

Pablo, je viens de faire un essai avec La marche turque à un tempo très élevé, tout en récitant Le corbeau et le renard : aucun problème, -et c’était la première fois, je le jure! La seule question serait de savoir à quoi cela peut bien servir, – un peu comme d’apprendre à sauter dans son sl.ip..
Ce qui me rend passionnément jaloux, c’est par exemple Arrau jouant La Leggerezza. Je n’ai pas l’impression qu’il parle en jouant, mais quel jeu… Et cette divine lenteur…

https://www.youtube.com/watch?v=eVRXFVL1m9M

Chaloux dit: 24 août 2018 à 23 h 33 min

Jazzi, c’est parce que le temps avance et que je veux achever d’autres choses. Je suis bien obligé de faire des choix.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 23 h 31 min

@Pablo.Les pièces à mon père, à ma sœur, à mes cousins -que Flaubert Abhorre-, seraient plutôt dans le caractère d’un Mendelssohn qui est un homme d’un autre temps et d’un tout autre caractère.

A lire :
http://wolfgangamadeomozart.blogspot.com/2012/03/mon-bon-mon-excellent-pere.html

D’une manière générale, je ne trouve pas Drillon très fin mais je ne vais pas le répéter tous les jours. Et puis les rapprochements de dates, qu’est-ce que ça pèse?.. Je continue à croire que Mozart a honoré son père et la mémoire de son père. Les extraits de correspondance présentées dans le lien tendraient à le prouver.
(Il me semble que Beethoven, lui, a eu un terrible père dont il s’est mal remis).
Mais je ne veux pas t’empêcher d’apprécier Drillon, on n’est pas obligés d’être d’accord sur tout.

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 23 h 09 min

@ Chaloux

« Le Drillon du foyer a-t-il des preuves de ce qu’il avance? »

Drillon déduit cela des dates. Si cela te parait invraisemblable il faut expliquer alors pourquoi Mozart n’écrit pas autre chose à la mort de son père, si important dans sa vie.

Tu ne trouves pas étrange qu’il écrive « Une plaisanterie musicale » après un événement pareil?

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 23 h 01 min

@ Chaloux

Je te demande ça à cause de ces lignes de Jacques Drillon, pianiste aussi:

« Les gens capables de parler en jouant du piano ; ceux qui font cela sans effort. Et ceux qui le font dans une langue étrangère, les chiens ! »

Chaloux dit: 24 août 2018 à 22 h 49 min

Pierre Assouline c’est dommage parce que ça bouffe votre travail qui montre très bien que les livres de Simenon restent brulants de sens, et donne vraiment envie de s’y replonger, – et dans votre bio (que j’ai lue à peu près moment de sa parution).

@Pablo, mon été a été chargé et je n’ai pas eu le temps d’y consacrer beaucoup de temps. La canicule a complètement déréglé le piano que j’ai à Paris -un petit quart de queue allemand de trente ans avec un clavier très dur que j’adore-, et je n’ai même pas réinstallé mon piano électrique comme je comptais le faire pour travailler au casque.
Parler, je ne sais pas trop, je parle surtout pour commenter ma nullité pianistique qui en ce moment atteint des sommets. Je ne suis jamais monté très haut, mais je peux descendre très bas. Le plus difficile serait certainement de parler en jouant Bach. Le problème que ça pose, c’est que la parole induit un rythme qui ne se trouve pas sur la partition. Mais en fait, ça ne me vient pas, parce que je suis surtout attentif à ce que raconte la musique qui est en elle-même un langage.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 22 h 30 min

C’est amusant, en réécoutant ce Mozart que j’aime beaucoup (surtout le final), j’ai l’impression qu’il se moque aussi un peu de Haydn.
Le Drillon du foyer a-t-il des preuves de ce qu’il avance?

Ed dit: 24 août 2018 à 22 h 25 min

D.
Je parle mal de Chaloux ? J’espère que c’est ironique. Chaloupe est mon unique allié ici. En plus il me fait rire ce c.on. Je ne suis pas prête de dire du mal de lui Dédé le gourmet.

Passou dit: 24 août 2018 à 22 h 23 min

La problème, Chaloux, c’est que que maintenant on nous met un fond musical partout, dans toutes les émissions, toutes les adaptations théâtrales;. Ils appellent ça un tapis sonore. Ces gens-là ont vraiment la haine de la musique.

Ed dit: 24 août 2018 à 22 h 22 min

Pablo,

Vous écrivez ? Vous nous aviez parlé la dernière fois de votre travail nocturne. J’imagine que c’est cela.

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 22 h 19 min

« Mozart (suite)
Mais le K 523, composé le 24 juin, est Abendemfindung, un lied d’une beauté souveraine; et qui dit :

«Quand vous irez pleurer sur ma tombe,
quand, tout endeuillés, vous verrez mes cendres,
alors j’apparaîtrai devant vous, mes amis,
et du Ciel je vous ferai signe» « .

(Jacques Drillon)

Mozart « Abendempfindung » – Elly Ameling & Jörg Demus
https://www.youtube.com/watch?v=Y9TlAJz5NaM

D. dit: 24 août 2018 à 22 h 18 min

William Legrand dit: 24 août 2018 à 18 h 26 min

exemple d’intervention époustouflante de JC :
« on signale un accident de la route, un camion a heurté gravement un groupe de migrants, heureusement le camion est indemne »
cela vous plaît , Ed ???

Desproges aurait pu la faire et ce serait passé comme une lettre à la poste.
Alors pourquoi Desproges et pas JC ?

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 22 h 17 min

« Leopold Mozart, le père de Wolfgang, mort le 28 mai 1787. Immédiatement, son fils, auquel il a appris son métier, écrit Une plaisanterie musicale (Ein musikalischer Spass, K 522, achevée le 14 juin), sorte de fantaisie grotesque, assez pénible à entendre, où il accumule toutes les fautes possibles de composition, de rythme, d’harmonie, et même de copie. Manière de dire : T’es crevé, connard, à moi la liberté. »
(Jacques Drillon)

Mozart – Ein musikalischer Spass K.522
The Academy of Ancient Music, conducted by Andrew Manze.
https://www.youtube.com/watch?v=nGC7BWt9XFU

Jean Langoncet dit: 24 août 2018 à 22 h 17 min

@réécrire son livre 10 ou 15 fois

Et patienter ensuite 10 ou 15 siècles. Il en va de même en science comme évoqué dernièrement avec SAG

« Archimède est généralement considéré comme le plus grand mathématicien de l’Antiquité et l’un des plus grands de tous les temps (…) Le nombre relativement restreint de copies du travail écrit d’Archimède qui ont survécu à travers le Moyen Âge a été une puissante source d’inspiration pour les scientifiques au cours de la Renaissance[4], alors que la découverte en 1906 de travaux d’Archimède jusque-là inconnus dans le palimpseste d’Archimède a fourni de nouvelles idées à propos de la façon dont il a obtenu ses résultats mathématiques. »

Ça laisse songeur … Puis en attendant il faut bien faire tourner la boîte

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 21 h 55 min

@ ed (et de nota & closer)

« Passou a bien évidemment raison. On ne peut juger une oeuvre que dans sa totalité… »

Évidemment que Passou n’a pas raison et qu’on peut juger une oeuvre en ne lisant que la première page ou même que son premier paragraphe (ce qui se fait beaucoup dans les maisons d’édition, d’ailleurs, tellement elles reçoivent des manuscrits catastrophiques de mégalomanes analphabètes). Tous ceux qui ont travaillé dans l’édition savent cela. Quelqu’un connaît un roman dont le début est débile et mal écrit et qu’au fil des pages devient un chef-d’oeuvre? C’est le contraire qui arrive souvent: lire un excellent début de roman qui dégénère ensuite. Avec un peu d’expérience, on détecte tout de suite le niveau mental, intellectuel et littéraire de l’auteur inconnu d’un manuscrit.

Donc à la question de Passou: « vous parvenez sans la moindre hésitation à juger, c’est à dire exercer un jugement critique argumenté » un roman « dont vous n’avez lu au mieux que des extraits ici ou là, et non lu de la première à la dernière page, et cela vous suffit pour exprimer des avis définitifs », la réponse est oui. Et Passou sait parfaitement que cela est non seulement possible mais se pratique tous les jours dans toutes les maisons d’édition importantes du monde, puisque toutes reçoivent beaucoup de manuscrits nuls.

Cela dit, le fait que ça puisse se faire sans se tromper dans beaucoup de cas, ne veut pas dire, évidemment, que cela soit possible toujours. Il est clair, en lisant le début du livre de Marie-Mathilde de Malfilâtre, qu’on ne peut pas le juger sans lire la suite. Mais celui de Pauline Delabroy-Allard montre de façon plus que certaine que le niveau littéraire (au moins) de son auteur est très bas. Moi si j’avais reçu ce manuscrit dans une maison d’édition j’aurai lu un peu plus de façon très attentive, j’aurai regardé le reste en diagonal (comme je soupçonne très fortement Passou d’avoir fait), et je l’aurais rendu à la fille en lui disant que beaucoup de grands écrivains ayant réécrit leurs livres plusieurs fois avant de trouver la version définitive, elle, n’étant pas un grand écrivain, devrait réécrire son livre 10 ou 15 fois avant de le renvoyer à une maison d’édition.

Ed dit: 24 août 2018 à 21 h 51 min

Roh mais c’est pas vrai qu’il recommence avec ses doubles identités ahah. Jean et JC n’étaient pas la même personne. Or si les causes de l’expulsion de Jean sont évidentes, le mystères sur celles de JC reste entier.

archiviste du blog dit: 24 août 2018 à 21 h 49 min

Eh non, Pablo,ce n’est pas Mauvaise Pensée qui écrit ça sur Marie-mathilde à 19h 1 hier.
Faudrait peut-être lire les noms et ne pas voir des pseudos de W partout!

Jazzi dit: 24 août 2018 à 21 h 23 min

« on signale un accident de la route, un camion a heurté gravement un groupe de migrants, heureusement le camion est indemne »

C’est ce que l’on lisait dans Hara-Kiri dans les années 1970, William Legland !

christiane dit: 24 août 2018 à 21 h 02 min

« Du coq à l’âne »
Allez faire un tour au Centre d’art contemporain de Brioude si vous êtes dans le coin. Le Bestiaire de Chagall y est exposé jusqu’au 7 octobre et c’est beau !
Les oiseaux y virevoltent dans ses nuits bleues, accompagnés d’ânes rouges, de lapins géants et de chevaux pastel. Il y a même des violons et des amoureux et des maisons tête à l’envers et des coqs écarlates.
C’est un prêt du Centre Pompidou qui, en avril, avait présenté une expo insolite : « Chagall, Lissitzky, Malevitch, l’avant-garde russe à Vitebsk ».
A Paris en 1911, Chagall avait trouvé un hébergement à la ­Ruche, à Montparnasse, et avait aimé se mêler à l’avant-garde du cubisme.
Et voilà que dans ses toiles tout s’était ­renversé et voltigeait, sujets et couleurs n’étaient plus assujettis à la réalité.
Il rentra à Moscou pour épouser Bella, et repartir avec elle mais la Révolution russe éclata, puis la guerre.
En 1918, voilà Chagall, 30 ans, propulsé à la tête de l’école d’art de sa ville natale à Vitebsk. Il rue dans les brancards et peint l’amour fou. Chagall, stimulé, attaqué réalise des toiles pleines d’apparitions fantastiques… Les élèves se détournèrent de lui préférant Malévitch et Lissitzky. Qu’importe !
C’était jusqu’au 16 juillet :« Chagall, Lissitzky, Malevitch, l’avant-garde russe à Vitebsk ».

closer dit: 24 août 2018 à 20 h 58 min

Merci Pablo, je suis allé lire l’extrait posté par Zizzi. C’est peu dire que l’univers évoqué par Marie-Mathilde m’est totalement étranger et que je suis peu sensible à la poésie des psychotropes.

Donc je m’abstiens.

Finalement le seul bouquin que j’ai envie de lire si l’occasion se présente, c’est celui de Meryem Alaoui.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 20 h 50 min

Le site Pile/Face, quoique théoriquement consacré à Sollers, est souvent un site intéressant, avec des notations originales et dignes d’attention. Lez problème est évidemment de tout ramener à Sollers, c’est-à-dire au néant intrinsèque. Mais ce site est fait par des gens compétents. Je suis sûr qu’il saura évoluer.

et alii dit: 24 août 2018 à 20 h 24 min

» Pourquoi pas. C’est la lutte à mort. C’est raisonnable, au sens hégélien. Je m’enchante de ça, c’est la guerre. La poésie, c’est la guerre, comme disait Mandelstam. Sauf qu’une émasculation, tout de même, avec la pauvre Julia Kristeva qui porte mes couilles, c’est très, très raciste, au bord du fascisme, et ça personne n’a voulu le voir, sauf elle…
http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article1633&var_mode=calcul

Delaporte dit: 24 août 2018 à 20 h 22 min

Sinon, ce Sollers émasculé dans un roman, ça l’a profondément choqué. Ses livres s’en ressentent. Du coup, il recopie de plus en plus, il devient gâteux.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 20 h 20 min

Donc, à la limite, dire « je mange du merlu », il faudrait préciser. Avec quoi vous le mangez, votre merlu ? Il faudrait une sauce de chef, mais ce ne serait pas suffisant. Ave quels légumes ? Cela vous change un vulgaire plat de merlu, la sauce et les légumes. On n’ira pas au paradis avec tout ça, tout ce merlu et son accompagnement, mais on sera sur le chemin.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 20 h 13 min

« Ce soir, Chaloux, je mange du merlu. »

C’est bon aussi le merlu. Sans conteste. Moi, je mange du cabillaud froid sauce aïoli. C’est très bon, cette sauce. Le poisson, en général, il faut toujours une sauce qui va avec. Et une sauce, ce n’est jamais simple. Il faut pratiquement que ce soit fait par un professionnel.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 20 h 10 min

« C’est quoi cette histoire de Sollers émasculé que tu répètes depuis un bon moment? »

Dans un roman récent, écrit par Laurent Binet, l’impuissant auteur maoïste se faisait tout simplement émasculer. Dans le même roman, l’auteur prédisait que Kristeva était une ancienne espionne communiste dans sa jeunesse. Bref, le pot aux roses !

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 19 h 35 min

@ ed

« Qqn sait pourquoi le brillant JC a-t-il été banni ?  »

Parce qu’en plus du souvent douteux JC il était aussi « J.ean » l’antis.émite furibard et provocateur qui écrivait ici des choses qui pourraient tomber sous le coup de la loi et faire fermer le blog.

Pablo75 dit: 24 août 2018 à 19 h 27 min

@ Closer

« Tu veux absolument faire revenir WG… »

Tu n’as pas senti hier ici l’odeur si caractéristique de l’ancien « Mauvaise langue », la puanteur du Porc du Blog ?

Mauvaise Pensée dit: 23 août 2018 à 19 h 01 min

« Quant à Marie-Mathilde, rien trouvé, mais sa bio est particulièrement intéressante! »

Jazzi a collé hier ici le premier chapitre de son livre:

Jazzi dit: 23 août 2018 à 14 h 44 min
Voilà le début de Babylon express de Mathilde-Marie de Malfilâtre :

christiane dit: 24 août 2018 à 19 h 04 min

Pat V dit: 24 août 2018 à 18 h 45 min

« Franck Venaille est mort le 23 août 2018. »
Merci, Pat.V. je me souviens de son passage émouvant à la Maison de la Poésie où des étudiants, en sa présence, nous avait lu « La descente de l’Escaut » et de ses mots rares, douloureux et profonds.
« J’avais la totalité du visage de l’estuaire dans ma main
J’avais l’ensemble de sa pensée sous les doigts J’avais
Ô j’avais son étrange beauté Je la possédais
m’imprégnant de ses traits afin que –une fois disparus
– je puisse encore et encore me souvenir d’eux. »
Je vais bien penser à lui en relisant ce livre.

christiane dit: 24 août 2018 à 18 h 56 min

J’aime assez le « par hasard », répété deux fois pour le deuxième premier roman rencontré par Passou Ça raconte Sarah (Minuit) écrit par Pauline Delabroy-Allard. Donc, ce livre arrive par hasard. Il le lit, le relit tant sa lecture le bouleverse. Il le lit en entier, y rencontre une musique reconnue, celle de Schubert, peut-être parce que Sarah est violoniste d’un quatuor.
Il évoque ce livre avec une crainte « en songeant que la presse sera peut-être incurieuse avec le premier roman de cette inconnue née en 1988 ».
Ce n’est pas une critique littéraire mais une confidence qui ne cherche ni à convaincre, ni même à influencer, simplement à confier une émotion du lecteur éclectique qu’il est.
Un roman lu par hasard, qui l’a enchanté.
Aussitôt les curieux – car il ne l’avait pas fait – cherchent à en lire des extraits, les choisissent pour se gausser d’images improbables : oiseaux qui voltigent le nuit, l’ombre des tourterelles en pleine nuit, l’éveil des oiseaux à trois heures du matin… Et que sais-je encore…
Faut-il donc n’écrire que ce qui est plausible, vérifiable ? N’est-il pas possible, dans un demi-sommeil amoureux d’étirer le temps, de mêler l’aurore à la nuit, le silence au chant de l’oiseau ?
Je relisais, tantôt La part de l’ombre de Jean Tardieu.
 » (…)Demain oubliée à force d’évidence, demain plus obsédante chaque fois que par un soupirail je devine son approche au battement de mes veines, demain sa présence, aujourd’hui son retour sa rondeur, c’est encore et partout ce bourdonnement que je ne distingue plus, tant il est devenu l’inséparable insecte de ma course.(…)
Par les degrés en équerre de nos fuites et de nos rencontres, par les obliques descentes et les tournoiements de spirales – tout l’espace d’un seul coup est donné. (…) »
Ambigus, étranges ces poèmes en prose. Étourdi par le vertige, il écrit et je lis. Une voix fragile et humble qui contourne les mots, sans cesse..
Merci, Passou, pour ce coup de cœur.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 18 h 43 min

R. Glucksmann viré de la direction du Nouveau Magazine littéraire pour « antimacronisme ». Le Figaro, perfide, commente :

« Claude Perdriel doit composer avec des actionnaires minoritaires et son groupe doit se plier à une certaine exigence économique et éditoriale » Figaro

William Legrand dit: 24 août 2018 à 18 h 26 min

exemple d’intervention époustouflante de JC :
« on signale un accident de la route, un camion a heurté gravement un groupe de migrants, heureusement le camion est indemne »
cela vous plaît , Ed ???

William Legrand dit: 24 août 2018 à 18 h 14 min

Ed, personnes ne nous manquent absolument pas sur ce blog :
JC, bouguereau et WGG
merci Passou pour les deux premiers

Delaporte dit: 24 août 2018 à 18 h 10 min

« Lui et ses interventions toujours si époustouflantes ? »

Heureusement que vous êtes là, maintenant, Ed, ça compense cette grande perte. Ah ! vos « interventions époustouflantes » ! Et ça continue de plus belle…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 18 h 09 min

« J’ai pu donner l’impression que je jugeais tout le livre sur des extraits. »

C’est exactement ce fait Sollers quand il reçoit un manuscrit. Car cet escroc est également éditeur, et payé pour cela par Gallimard !

Bloom dit: 24 août 2018 à 18 h 07 min

A l’image (…) d’un Malraux échaudé devant les temples Khmer Sollers admire encore et toujours la civilisation chinoise.
==
Sauf que les temples khmer n’ont rien à voir avec la civilisation chinoise puisqu’ils sont dédiés à Shiva, ou, comme Angkor Wat, à Vishnou. C’est la notion cosmologique du temple montagne, représentant symboliquement le Mont Meru, l’Olympe des dieux « hindous ». L’influence indienne est particulièrement forte au Cambodge: par exemple, à la différence des autres pays d’Asie du sud-est, on y mange avec la mains et non avec des baguettes ou une fourchette et une cuiller, comme en Thaïlande.
Tout faux, Marc Touzery.
Sollers n’a pas besoin d’un surcroît d’approximations…

D. dit: 24 août 2018 à 17 h 50 min

C’est trop tard, Closer. Vous avez fait une très mauvaise impression et il est normal que vous ayiez été publiquement puni.
C’est pour votre bien, pour que vous ne recommenciez-pas. Moi à votre place je disparaîtrais d’ici quelques temps histoire que la honte s’estompe. En tout cas je n’aimerais pas être à votre place.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 17 h 41 min

Non, je suis de très bonne foi, ED. Cosmos, L’Œuvre au Noir, La Montagne de l’Âme, La Presqu’île, Le Grand Cahier, L’Éloge des voyages insensés, ne font pas que t’emporter.

closer dit: 24 août 2018 à 17 h 34 min

Pardonnez-moi, Passou, j’ai été imprécis dans mon commentaire. J’ai pu donner l’impression que je jugeais tout le livre sur des extraits. Ce n’était pas mon intention. Je donnais mon impression sur ces extraits là seulement. Et il se trouve que dans un cas l’impression est tellement négative que je n’ai aucune envie de lire le livre dans son entier (à tord peut-être) et que dans l’autre, je poursuivrais bien si je n’avais pas une telle pile en attente…

Je sais bien que c’est loin d’être un premier roman mais j’ai lu, assis dans un petit coin de la FNAC, les 80 premières pages du « Train pour Erlingen », le dernier Boualem Sansal. J’ai tout à fait envie de poursuivre et je le ferai…J’espère que vous nous en parlerez.

ed dit: 24 août 2018 à 16 h 34 min

« Je suppose qu’on peut être emporté par un jeu de ping-pong sur écran »
S’il existait un championnat de France de la mauvaise foi, Chaloulou remporterait haut la main la médaille d’or.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 16 h 25 min

En tout cas rien qui étouffe le texte, et le réduise à l’état de livret pour accordéoniste dépressif!

Jazzi dit: 24 août 2018 à 16 h 24 min

« j’entendrais plutôt des choses plus froides, plus coupantes. »

Oui, carrément de la musique sérielle, Chaloux, plus angoissante !

Jazzi dit: 24 août 2018 à 16 h 17 min

Manuscrit aussitôt accepté.

Delaporte, oui, c’est un très beau texte pur jus de Sollers, sur Venise, pour mon prochain « Goût de la Méditerranée »…

Jazzi dit: 24 août 2018 à 16 h 14 min

Merci, de nota.

L’histoire de ce manuscrit sur les jardins de Paris est assez incroyable. Le livre m’avait été commandé par les éditions Parigramme. Travaillant alors à la mairie de Paris comme responsable des éditions de la ville, j’avais demandé le concours d’une amie, mon ancienne directrice littéraire aux éditions Hervas, jeune femme formée à l’école du Louvre, qui, s’agissant d’un travail d’érudition, avait apporté rigueur et sérieux à mes textes. Le manuscrit nous fut refusé, au prétexte que l’on y reconnaissait pas ma patte ! C’est le seul de mes manuscrits refusés. Depuis, il est dans mes tiroirs. Les voies de l’édition sont imprévisibles…
Le fait que Passou ait chronique récemment un livre sur les jardins édité par Edilivre m’a encouragé à leur envoyer le manuscrit…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 16 h 11 min

« Tu crois que Lagarde et Michard aujourd’hui ne sélectionneraient pas Sollers, Delaporte ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il y aura un extrait de lui dans l’un de mes prochains Goût de… »

Sélectionner une citation de Sollers citant lui-même un autre auteur ? C’est carrément absurde !
Quant à votre prochain opus, mon cher Jacuzzi, vu que vos livres sont faits de citations éparses, vous avez dû rencontrer le même problème. Avez-vous réussi à trouver du Sollers pur jus (à moins de faire un « goût du maoïsme ») ?
Sollers au font est un écrivain qui n’existe pas : il est caché par les auteurs qu’il a pillés. Et c’est tant mieux.
Mais avoir choisi Sollers pour votre « goût de » est une grosse erreur, – à moins que vous aussi vous ne vouliez trahir la littérature et vous installer dans le copinage putride. Je ne vous le souhaite pas, Jacuzzi !!!

de nota dit: 24 août 2018 à 16 h 11 min

Jacques, un correctif! si, la librairie commercialise un livre édité par edilivre…mais l’auteur est un gars du coin…

Jazzi dit: 24 août 2018 à 15 h 51 min

J’ai dans le souvenir l’adaptation cinématographique de « Trois chambres à Manhattan » par Louis Malle. Il me semble que c’était très… Jazzi ! Il faut dire que ce livre s’y prête bien.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 15 h 49 min

Pas nécessairement, Jazzi, la formation est en elle-même excellente, mais je trouve que les thèmes, beaucoup trop racoleurs et parodiques, affligés d’une nostalgie de façade dont aucun être humain, même le plus pathologiquement nostalgique, ne serait capable, affaiblissent le propos. Et que c’est dommage, les adaptations d’Assouline étant en elle-mêmes des réussites.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 15 h 40 min

Si je peux me permettre, Pierre Assouline, ayant également écouté votre adaptation des Mémoires de Maigret, ce qui plombe votre travail -et c’est dommage-, c’est le bain de valsouilles musicales excessivement, inexplicablement et abusivement faciles et sentimentales, dans lequel est mis à tremper le pauvre Simenon, ce qui noie sa terrible lucidité dans un pathos irritant. Si la Lettre à ma mère est une telle réussite, c’est qu’elle a échappé -par quel miracle?- à ce pénible traitement de l’oreille.

Jazzi dit: 24 août 2018 à 15 h 39 min

Tu crois que Lagarde et Michard aujourd’hui ne sélectionneraient pas Sollers, Delaporte ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il y aura un extrait de lui dans l’un de mes prochains Goût de…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 15 h 36 min

Pour lire les classiques, je n’ai pas besoin de Sollers. J’ai ma propre bibliothèque, et même la série des Lagarde et Michard. Ah, il aurait fallu être analphabète pour que cette non-oeuvre me soit destinée ? Quel mépris pour son prochain !

Jazzi dit: 24 août 2018 à 15 h 33 min

de nota, mon manuscrit inédit sur l’Histoire des jardins de Paris a été accepté par Edilivre. Dix jours après que je le leur ai envoyé sous forme électronique ! Ils m’ont retourné un contrat où il n’est pas demandé d’argent à l’auteur et promettent des droits bien supérieurs aux autres maisons d’édition. Ce n’est donc pas de l’édition à compte-d’auteur. Ils disent aussi être bien diffusé en librairie et en ligne. C’est la raison pour laquelle je te demandais si tu avais des titres à eux dans tes rayons…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 15 h 29 min

Cette visite à Sollers parue dans la Règle du Jeu de BHL (copinage certifié) est une ineptie romantique de plus. Comme s’il fallait reprendre aujourd’hui un genre désuet, faute de combattants. L’auteur (dont la cervelle est vide autant que son article) se trahit cependant, faute de manier le français comme un élève de maternelle. Il pousse en effet, au détour d’une phrase mal construite, ce cri du coeur mal refréné, qui pourra passer pour une réserve impitoyable qui se découvre maladroitement sur l’ensemble du personnage Sollers :

« Le comprendre débute par l’anecdotique. »

Le comprendre finit aussi sur le même « anecdotique », cette misère intellectuelle, journalistique et livresque (mais uniquement par recopiage des classiques, comme un réflexe annonciateur d’Alzheimer). Avec Sollers, tout reste en définitive dans l’anecdotique, le détail grossier, incomplet,putride, le foutage de gueule dans le vent que plus personne ne lit. On ne connaît pas ses tirages, qui sont minuscules, comme son non-talent. Sollers a d’ailleurs été proprement émasculé dans un récent roman, ce qui aurait dû le faire réfléchir. Mais non ! Encore un fait anecdotique ?

Chaloux dit: 24 août 2018 à 15 h 28 min

« ai-je été emporté(e »

Mais non, Ed, ce n’est pas le critère le plus important. Je suppose qu’on peut être emporté par un jeu de ping-pong sur écran. Quelle est sa valeur littéraire?

ed dit: 24 août 2018 à 15 h 25 min

de nota,

Nous sommes des lecteurs non professionnels et notre seul critère consiste à répondre à la question suivante « ai-je été emporté(e) ? ». Les lecteurs de maison d’édition, c’est autre chose, et je m’en fiche.

Chaloux dit: 24 août 2018 à 15 h 21 min

Le canevas de la petite Delabroy, c’est celui de Love Story et de mille autres opusculs. Une rencontre inattendue, la passion, la maladie, la mort, le deuil. Bon. Le lecteur est tout de même supposé être capable de décider si la lecture d’une telle œuvrette, qui ressemble davantage à un déshabillage-rhabillage de poupées ayant déjà mille fois servi qu’à un inexplicable chef-d’œuvre, lui semble souhaitable ou non. C’est de sa maturité dont il est s’agit. On ne peut tout de même pas tout lui retirer. Le critique croit jouer sur du velours en faisant remarquer que ce lecteur défiant n’a pas lu le livre. Reste que des dizaines de milliers d’auteurs (peut-on dire écrivains?) ont sans doute manifesté un certain talent ou quelque chose qui peut lui ressembler en rédigeant des centaines de milliers de livres qui ne servent rigoureusement à rien, sauf à faire tourner la machine.

de nota dit: 24 août 2018 à 15 h 21 min

On ne peut juger une oeuvre que dans sa totalité

Les lecteurs et lectrices des maisons d’édition, gens avertis, on le suppose, jugent bien souvent sur quelques phrases. Est-ce raisonnable? Il faut croire que oui…

Jazzi dit: 24 août 2018 à 15 h 11 min

« Comme Guerre et Paix, par exemple ? »

Une exception qui confirme ou infirme la règle, Lucien Bergeret ?

ed dit: 24 août 2018 à 15 h 08 min

Passou a bien évidemment raison. On ne peut juger une oeuvre que dans sa totalité et heureusement que certains ont été plus prudents dans leur jugement le jour de la publication de ce billet si enthousiasme et sincère (clopine dirait « rafraîchissant). Exemple inverse : j’ai lu hier la première page de Flights d’Olga Tokarczuk et j’ai envie de dire que le roman est un chef d’oeuvre (et que je suis jalouse de Jennifer Croft), mais je me retiendrai.

Passou dit: 24 août 2018 à 14 h 39 min

Trop fort, Closer de 10.29 : vous parvenez sans la moindre hésitation à juger, c’est à dire exercer un jugement critique argumenté, trois romans dont vous n’avez lu au mieux que des extraits ici ou là, et non lu de la première à la dernière page, et cela vous suffit pour exprimer des avis définitifs… Si Pierre Bayard vous lit, il fera bientôt de vous un personnage.

Lucien Bergeret dit: 24 août 2018 à 14 h 31 min

« A propos des sujets de roman, il semblerait même, mais ça demande à être confirmé, que les plus grands romans sont ceux dont la trame historique est la plus anodine, la moins spectaculaire. » (jazzi)

Comme Guerre et Paix, par exemple?

Jazzi dit: 24 août 2018 à 14 h 22 min

Il est vrai closer, que hier, j’ai mis un extrait du nouveau roman de Nina Bouraoui. C’était principalement à l’attention de Paul Edel, qui a toujours défendu avec enthousiasme cette auteure.
J’étais tombé sur elle, après qu’une de mes amies, avec laquelle nous avons signé un manuscrit, inédit, sur l’histoire des jardins de Paris, m’ait dit au téléphone que la responsable littéraire des éditions Jean-Claude Lattès était sa belle-soeur. Et que celle-ci a développé et amené de nouveaux auteurs dans cette maison d’édition, qui appartient désormais au groupe Laffont, dont elle a été nommée depuis directrice générale. Encouragé par mon amie, je suis allé voir leur catalogue, où figurent en bonne place, Delphine le Vigan, Nina Bouraoui, et le best seller 50 nuances de grey : la femme serait-elle l’avenir de l’édition ?

Jazzi dit: 24 août 2018 à 13 h 49 min

« Tu fouilles le net à la recherche de tous les premiers romans Baroze ? »

Avec 23 titres au Mercure, c’est un peu ma maison, closer…

Jazzi dit: 24 août 2018 à 13 h 47 min

A propos des sujets de roman, il semblerait même, mais ça demande à être confirmé, que les plus grands romans sont ceux dont la trame historique est la plus anodine, la moins spectaculaire. Madame Bovary, par exemple, est tiré d’un simple fait divers local (l’affaire Delamare), qui n’a probablement pas eut les honneurs à l’époque de la presse nationale.
Pour quelle raison ?
Parce qu’ils permettent une plus grande possibilité d’identification, de projection, du lecteur ?
Il me semble, que d’une certaine manière, tous les romans sont « sociaux ». Et je ne comprends pas bien le reproche fait par Passou aux actuels romans de la rentrée. Ne fait-il pas une confusion avec la notion « d’engagement politique », prônée par Sartre, entre autres, jadis ?

Soleil vert dit: 24 août 2018 à 13 h 45 min

Patrice Charoulet dit: 23 août 2018 à 19 h 58 min
ORIANE
Au CHU de Rouen, etc

En moins élégant, une charmante conseillère financière me propose un placement hasardeux

Moi (en mode Tonton flingueur) :

– je n’aimerais pas être pris pour un cave
– une cave ? non je vous propose de placer de l’argent

closer dit: 24 août 2018 à 13 h 44 min

Tu fouilles le net à la recherche de tous les premiers romans Baroze?

En tout cas, cette Sarah Manigne publiée au Mercure, a une autre allure, à en juger par ce court extrait, que certains premiers roman proposés par un certain critique. Si tout le livre est de cette trempe, il ne va pas faire la une des Inrocks, ni du « prestigieux blog », à moins qu’il n’y ait dans la suite quelques épisodes bien sanglants, bien sordides, bien « transgressifs », ou qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire. Mais ça n’a pas l’air parti pour.

Pat V dit: 24 août 2018 à 13 h 06 min

Pourquoi l’ appâter ce WGG, closer?

Il n’ avait qu’ un désir, écrire jusqu’ à plus soif pour nous mettre à tous la pâtée!
laissons-le là où il est, surtout que d’ autres veulent prendre sa place, style bis repetita comme les Dupont-Dupont. 😉
Et ça risque d’ engorger le canal.
Le condensé, le ramassé c’ est plus agréable à lire que le dilué, non?

closer dit: 24 août 2018 à 12 h 56 min

« C’est trois textes ont-ils inventé l’idée d’un Dieu monothéiste ou l’ont-ils renouvelée, adaptée dans l’espace et dans le temps ? »

Tu veux absolument faire revenir WG, Annibal?

Je vais en rajouter une couche pour voir si ça marche:

« Le monothéisme a été inventé dans l’Egypte ancienne sous le règne d’Akhenaton, 500 ans avant la rédaction de l’Ancien Testament »

Tu va le voir rappliquer ventre à terre et l’écume aux lèvres!

Pat V dit: 24 août 2018 à 12 h 55 min

On peut écrire un roman sur n’importe quel sujet, Pat V.

C’ est vrai Jazzi, avec plusieurs canevas, certains assez avancés, je n’ ai personnellement jamais pu me résoudre à écrire de la prose longue durée comme disait l’ autre.
( Super prose longue durée est l’ expression plus précise.)
Ai toujours préféré l’ essai bref, l’ article critique, le poème, le concentré et le ramassé.
Mes des canevas de romans, j’ en ai, on peut rêver dessus… 😉

Pat V dit: 24 août 2018 à 12 h 49 min

Un club sympa ( autrement qu’ ici ! )multisocial et convivial. On partage le plaisir d’ une même activité.
Certes, M. était un peu dépressive, soucieuse de l’ avenir de sa fille ( on ne peut rentre dans les détails, les journaux fouille m. vont s’ en charger – mais nous avons ici aussi des fouilles-m…suivez mon regard! ), depuis Gènes, c’ est finit, dramatiquement fini de s’ angoisser pour sa fille!
On peut marcher rapidement, monter des côtes qui vous arrache le cardio, prendre des photos de l’ itinéraire, en tenir un blog et discuter avec empathie de tout et de rien ( même d’ art et de littérature! ) avec certaines et certains membres du club.

Jazzi dit: 24 août 2018 à 12 h 42 min

« Mais on ne va pas écrire un roman là-dessus, non ? »

On peut écrire un roman sur n’importe quel sujet, Pat V.

Pat V dit: 24 août 2018 à 12 h 42 min

Jazzi, vous devriez savoir que la marche sportive peut être une activité solitaire qui se pratique en groupe! 😉

Jazzi dit: 24 août 2018 à 12 h 40 min

L’Ancien Testament, aux origines antiques et diverses, a donné naissance aux Evangiles puis au Coran. C’est trois textes ont-ils inventé l’idée d’un Dieu monothéiste ou l’ont-ils renouvelée, adaptée dans l’espace et dans le temps ?

Jazzi dit: 24 août 2018 à 12 h 33 min

« ( dans mon club ! ) »

Un club de dépressifs, Pat V ?
La marche, ne doit-elle pas être solitaire ?

Pat V dit: 24 août 2018 à 12 h 33 min

Souvent la réalité dépasse la fiction!

Mais on ne va pas écrire un roman là-dessus, non?
Même si on connait le récit à propos de la fille et ses angoisses bien avant le drame narré par la mère.
Autre émotion rétrospective qu’ un récit people ou qu’ un roman tragique pour la rentrée…

Pat V dit: 24 août 2018 à 12 h 20 min

Une femme, deux couples homosexuels, un cancer pour la touche tragique…Elle coche toutes les cases. closer.

Une toute jeune-femme, punckette cassoulet toulousain, le frère suicidé il y a deux ans, les parents divorcent, la mère dépressive qui s’ adonne à la marche nordique ( dans mon club ! ) pour déstresser, et la fille est écrasée sous le béton à Gênes pour la touche tragique.
Souvent la réalité dépasse la fiction!
Mer.de alors!

Jazzi dit: 24 août 2018 à 12 h 01 min

N’y a-t-il pas quelque chose d’illusoire, voire de névrotique, dans ce désir de toujours vouloir trouver un ton neuf dans un roman, une originalité, un style nouveau chez son auteur, là où l’on ne pourrait, tout au plus, que « renouveler » le genre ?

Qui a dit : « A-t-on des idées à soi, rien qu’à soi ? Je me le demande. Les idées, peut-être bien que c’est à tout le monde. Il y a un désordre tant tout ça. Les idées, les idées. Si on pouvait me débarrasser la cervelle des idées. Les passer au bleu. Faire un grand désert des idées. Pour m’y perdre. » ?

D. dit: 24 août 2018 à 12 h 00 min

Jazzi, un dispositif n’est pas nécessairement un plan de guerre !
Pour moi un roman est une oeuvre d’art pour laquelle toutes les capacités de son auteur doivent s’exprimer et converger en un unique but. Ce n’est pas souvent le cas, j’en conviens.
Le terme dispositif n’est pas inconvenant. Mise en oeuvre adroite des ressources si vous préférez. En utilisant et dosant subtilement la « contre-réaction ». C’est une sorte d’immense table de mixage dont l’action sur l’un des curseurs midifie tous les autres. En ce sens ça rappelle aussi le pilotage d’hélicoptère.
Je suis convaincu que beaucoup de romans pourtant publiés ne sont pas faits de la sorte et bâclés. Un roman s’écrit tout autant qu’il se construit et se déconstruit, se reprend, se cohère jusqu’à produire une résonance, une vibration.
Sinon c’est de la daube à iech.

Jazzi dit: 24 août 2018 à 11 h 30 min

« Quelqu’un a compris le dispositif du roman de Christine Angot et vous l’explique. En fait, c’est plus compliqué que ça… »

« Le dispositif du roman » ? Un roman doit-il s’envisager comme un plan de guerre ?

et alii dit: 24 août 2018 à 11 h 27 min

Lacan a repris cette analyse et renchéri sur le personnage du Dimanche de la vie dans
son Séminaire sur Le désir et son interprétation (5) : « “l’avènement du fainéant et du vaurien,
montrant dans une paresse absolue le savoir propre à satisfaire l’animal”, et aussi, “le repos
d’une sorte de septième jour colossal en ce dimanche de la vie où l’animal humain pourra
s’enfoncer le museau dans l’herbe, la grande machine étant désormais réglée au dernier
carat de ce néant matérialisé qu’est la conception du savoir” » (6).
https://www.lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2018/06/LQ-781-1.pdf

Jazzi dit: 24 août 2018 à 11 h 26 min

« Visite à Philippe Sollers, pharaon des Lettres, en son sarcophage gallimardien par un religionnaire en transe. »

Jaloux de votre voisin de pyramide, Passou, ou seulement agacé-amusé ?

Jazzi dit: 24 août 2018 à 11 h 24 min

« Ne plus distinguer ce qui est personnel de ce qui est officiel dans les archives du général Franco serait déjà un acte politique »

Oui, mais dans le franquisme, tout ce qui est personnel n’est-il pas devenu officiel et inversement ?

de nota dit: 24 août 2018 à 11 h 06 min

« Hallo Berlin.Ich bin ein Berliner. Ich liebe dich. Wow. Comme c’est beau, la Sibérie occidentale. Il neige, il faitt presque moins dix degrés, mais moi je suis chaude bouillante sous ma robe de patineuse en cachemire noir et mes collants thermo en dentelle. J’ai des Moon Boot toutes neuves. Une énorme veste en fausse fourrure fauve, vintage années 90, à la Ophélie Winter.
Même la poussière a un côté affriolant ici. Ca donne une touche glamour. La capitale allemande sent la fumée, suinte des bo buns coréens, le brouillard, l’odeur grasse des bouges turcs. Le fumet des saucisses grillées envahit la ville à toute heure du jour et de la nuit. Nuages gris. Murs bariolés. Les junkies sont affalés dans le caniveau comme partout dans le monde…. »

Un extrait édifiant du livre de Mathilde-Marie.

Jazzi dit: 24 août 2018 à 10 h 58 min

Assez d’accord avec toi closer. Dans l’ensemble, on semble loin du postulat de départ : « Car c’est souvent la promesse d’une révélation, d’une voix nouvelle, d’un autre son qui surgit là où ne l’attend pas dans la cacophonie de septembre. »

Jazzi dit: 24 août 2018 à 10 h 55 min

« On va au cinéma pour regarder-voir le film »

Tout à fait, renato. Pour le reste, il y a des bordels, dont certains cinémas où l’on ne va pas pour le film…

Bételgeuse dit: 24 août 2018 à 10 h 32 min

Ed, j’ai un vague souvenir de film qui montrait des gens entrain de faire des trucs dans une salle obscure.

closer dit: 24 août 2018 à 10 h 29 min

Des quatre romans présentés par Passou, je n’ai réussi à lire d’extraits significatif que du Cheval et de Sarah…

Pablo a écrit combien il trouvait nulle l’écriture de « Ça raconte Sarah ». Je suis en gros d’accord avec lui mais je ne suis pas choqué par les mêmes choses. Moi, c’est le procédé littéraire de l’anaphore hollandaise que je trouve grotesque, du type: « Elle arrive en retard, essoufflée, riante. C’est une tornade inattendue. Elle parle fort, vite, elle sort de son sac une bouteille de vin, des choses à manger, une profusion de trucs. Elle enlève son écharpe, son manteau, ses gants, son bonnet. Elle pose tout par terre, sur la moquette crème. Elle s’excuse, elle plaisante, elle tournoie. Elle parle mal, avec des mots vulgaires qui semblent flotter dans l’air longtemps après qu’elle les a prononcés. Elle fait trop de bruit. Il n’y avait rien, du silence, des rires affectés, des mines cérémonieuses et, d’un coup, il n’y a qu’elle. C’est agaçant. La maîtresse de maison fronce les sourcils, dans sa robe du soir. Sarah ne s’en aperçoit pas, elle embrasse tout le monde vigoureusement. Elle se penche vers moi, elle sent l’air piquant de fin décembre. Elle a les joues rouges de ceux qui se sont hâtés. Elle est beaucoup trop maquillée. Elle, etc »

Elle, elle, elle…et il y a un autre pavé avec des « je, je, je »…ça sonne faux, c’est parfaitement puéril, ridicule et Passou gobe ça sans moufter et nous le recommande! Mais pouvait-il faire autrement? Une femme, deux couples homosexuels, un cancer pour la touche tragique…Elle coche toutes les cases. Elle a tout compris, Pauline, et est bien partie pour un prix.

En revanche, le Cheval de Meryem, c’est de la bonne littérature populaire. Passou en fait l’éloge mais, visiblement il n’est pas motivé. C’est trop classique, trop solide, trop susceptible de plaire d’emblée aux vieux schnocks de son blog. J’ai bien aimé, ça sonne juste, on a envie de poursuivre, la narratrice (le personnage) est formidable…

Le peu que j’ai trouvé d’Adeline est sans peine bien supérieur dans l’écriture aux gamineries de Pauline, mais l’échantillon est un peu petit pour commenter plus.

Quant à Marie-Mathilde, rien trouvé, mais sa bio est particulièrement intéressante.

Bételgeuse dit: 24 août 2018 à 10 h 17 min

Renato, ils se dépensaient en dansant , un exercice de gymnastique stylé parce qu’ils n’avaient pas droit de gesticuler autrement ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 août 2018 à 2 h 54 min


…d’accord,…ou en est l’imagination des rêves en prudence,…les voyages de Gulliver, et ses mondes,…

…ou suis je,…petit, grand,…taille ou esprit,!…etc,…les contours, des montgolfières, a nos stations orbitales,…
…vivre au ciel,…avec des jardins en l’air, eau, par aspiration et tubes,…etc,…

…cadrer, nous tout çà,!…etc,…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 2 h 52 min

Et le pitoyable de Funès annonçant dans l’Avare le Prince sans scrupules, allié du grand capital, décoré de la Francisque par Pétain, mais résistant sincère, quoique ambigu.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 2 h 48 min

Un metteur en scène de théâtre devait remonter l’Avare avec en toile de fond Mitterrand, l’argent-roi, le machiavélisme puant, Mazarine et la maladie cachée du président… C’est tout cela aussi que, prophétiquement, raconte l’Avare. Le film en 1980 arrivait trop tôt, le coup de semonce c’était la pièce de Molière, sorte de marc de café dans lequel l’histoire de France est inscrite en tant que comédie du pouvoir. Le « bon plaisir », disait Françoise Giroud, cette maxime dégondée de Louis XIV…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 2 h 42 min

Le de Funès de ces années-là (je crois que c’était quasi son dernier film) ressemblait physiquement un peu à Mitterrand, c’est assez singulier et cela n’a jamais été noté. Les mauvaises années se profilent, celles de l’argent-roi et du Prince tout-puissant qui confisquera tout le pouvoir pour sa pomme, trahissant les intérêts de ceux qui avaient voté pour lui. Oui, un souvenir putride.

Delaporte dit: 24 août 2018 à 2 h 37 min

Je suis tombé sur cet extrait par hasard. De Funès massacre Molière. Comme ils sont mauvais, ces acteurs ! Le gendarme de St-Trop’ véhiculé dans le temps, un retour en arrière auquel même de Funès n’arrive pas à croire. Que lui avait fait le divin Molière ? Le résultat est une catastrophe, qui date de 1980, fin des années stupre, et début du chaos cérébral, avec les années fric, que viendra accomplir le machiavélique et putride Mitterrand :

https://youtu.be/eyaViznWlxs

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 août 2018 à 1 h 49 min


…c’est pas, du roman,…pour vivre,quelque chose,…

…c’est, vraiment, du n’importe quoi, authentique,…etc,…

Delaporte dit: 24 août 2018 à 0 h 21 min

Et sinon, mon cher D, vous avez mangé quoi ce soir ? Toujours candidat à l’empoisonnement alimentaire ?

Delaporte dit: 24 août 2018 à 0 h 14 min

« Cela ne se fera que très progressivement et probablement pas avant encore quelques centaines d’années. »

Sommes-nous pressés ?

D. dit: 24 août 2018 à 0 h 10 min

Delaporte, vous avez raison il faut être religieux et je pense ne pas l’être suffisamment en effet.
Je vous remercie de m’avoir repris.
Comme vous le soulignez très justement la porte est étroite. Nous avons cette grâce d’avoir la vraie foi contrairement à tous ces païens. Néanmoins je persiste à penser que vous vous égarez en voulant abolir le travail.
Cela ne se fera que très progressivement et probablement pas avant encore quelques centaines d’années.

Delaporte dit: 23 août 2018 à 22 h 49 min

« 7 jours du Seigneur/7, consacrés à la prière ?
Mais c’est l’Enfer ! »

En effet, cela va vous changer de votre fainéantise spirituelle, que vous passez dans les salles obscures.

archiviste du blog dit: 23 août 2018 à 22 h 24 min

Mauvaise Pensée ayant parlé à Mauvaise Langue, je ne vois pas comment la seconde serait le premier…

christiane dit: 23 août 2018 à 22 h 19 min

CP,
oui, il m’arrive le même désagrément quand j’essaie de poster un commentaire. Ça arrive parfois… Les modérations ici et là-bas sont vraiment fantaisistes. Je vous lis souvent sur la rdc, comme Phil et Jazzi (une sorte de fidélité muette. Cette absence prolongée d’Annelise me rend triste.)
Chouette, la soirée annoncée à la maison de la poésie !
Jazzi,
oui, je sais (je l’ai égaré ou bien ma fille me l’a chipé !). Avec mon déménagement il y a 3 ans, j’ai égaré pas mal de choses dont des livres que j’aimais…) Excellent, fin, triste, ce roman que tu me rappelles…

Pour la « rentrée des livres », je suis toujours un peu ailleurs. Il me faut 2, 3 ans pour peser la lecture d’un nouveau roman. Avant, je suis versatile au fur et à mesure qu’avance ma lecture et que le temps passe. Plus tard, je sais si j’ai envie de relire le livre, voire d’autres livres de cet auteur. Homme ou femme ça m’est égal pourvu que le livre me tienne au cœur et à l’esprit. Pourvu qu’il m’apporte quelque chose de nouveau au niveau de l’écriture, du thème, de la réflexion.
Là, on verra… je guette aussi les nouveaux romans des anciens dont j’ai apprécié les romans.

Giovanni Sant'Angelo dit: 23 août 2018 à 21 h 52 min


…le problème, de la vie, est, simple,…
…ne pas, se laisser, pétrifier, par la mort,!…
…c’est, pas; les variantes, qui manquent,…

…parler, d’autres choses, pas payer, pour,…
…avec rien, vous accumuler des riens, en stocks,!…Go,!…
…J.R.,Dallas,…

gisèle dit: 23 août 2018 à 21 h 46 min

Suite & fin de Truffaut,sur le fil précédent.Qui n’a rien à voir avec les romans de la rentrée.
Merci au robot-modérateur.

Jazzi dit: 23 août 2018 à 21 h 14 min

« Quel est en effet le jour du Seigneur ? Le dimanche, où l’on ne doit jamais travailler. »

7 jours du Seigneur/7, consacrés à la prière ?
Mais c’est l’Enfer !

Jazzi dit: 23 août 2018 à 21 h 09 min

Tu oublies, Lacenaire à 17 h 16 min, qu’entre les deux, il y a une différence d’une bonne dizaine d’années !

Jazzi dit: 23 août 2018 à 21 h 04 min

« une espèce d’ écriture blanchâtre plâtreuse ou bien post- durassienne qui traine dans pas mal de bouquins.Dommage. »

SOS Paul Edel, à la tête des éditions de Minuit !

Bloom dit: 23 août 2018 à 20 h 59 min

« Kenneth « Ken » Loach, né le 17 juin 1936 à Nuneaton,

Autre native de Nuneaton, Mary Ann Evans/George Eliot, qui a sa statue à l’entrée (sud? ) de cette petite ville des Midlands. Une certaine Angleterre, celle du Nord, qui fut, jusqu’au blitz thatcherien, un bastion du travaillisme et du trade-unionisme et de la « common decency » orwellienne. C’était au siècle, que dis-je, au millénaire précédent, car au nord d’une ligne Hull-Bristol, le vote pour le Brexit fut largement majoritaire. The times they are a’changing & not for the better…
Longue vie à Ken Loach qui fut condisciple d’Arian Mnouchkine à Oxford.

Jazzi dit: 23 août 2018 à 20 h 58 min

Christiane, tu oublies un titre capital dans l’Oeuvre amettienne : « Liaison romaine » (2012) ! Histoire des amours tristes…

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