de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La sainte colère d’un lanceur d’alerte

La sainte colère d’un lanceur d’alerte

Dans un pays où, Dieu merci, le délit de blasphème n’existe plus depuis 1881 (l’Alsace-Moselle faisait exception mais il y a été définitivement abrogé l’année dernière), on peut à loisir critiquer, dénoncer, attaquer, moquer l’Eglise et les chrétiens au nom de la liberté d’expression – ce dont CharlieHebdo ne se prive pas puisqu’ils sont de longue date, et de loin, la première cible religieuse de ses couvertures. De l’extérieur, on peut donc tout se permettre. Mais de l’intérieur, c’est autre chose.

C’est de là que Christian Delahaye parle et écrit. D’où un léger problème. Son livre s’intitule Scandales et il est sous-titré « Les défis de l’Eglise catholique » (212 pages, 16,90 euros, éditions Empreintes/ Temps présent). Il est vrai qu’il a tout d’un réquisitoire. Celui d’un fidèle qui réagit comme s’il avait été trompé. Il faut entendre « scandale » pas uniquement dans son sens journalistique et… sensationnel, mais surtout dans le sens biblique de skandalon comme « obstacle à la foi » (voir notamment Mathieu etc) et de manipulation incitant au pêché. Ce qui l’indigne plus que tout, ce sont deux scandales qui rongent l’institution depuis des années : l’omerta qui recouvre les affaires de pédophilie et la complaisance de l’Eglise pour les idées du Front national. Ce qui fait le plus de bruit en l’espèce, ce ne sont pas les déclarations mais les silences, pesants et indignes. Ceux du cardinal Barbarin sont les plus bruyants eu égard à sa fonction mais il y a aussi ceux de tous les évêques qui ont eu à en connaître depuis les années 60. Non seulement ils n’ont rien dit mais ils ont souvent empêché qu’on dise. Comme si tout était régi par le secret de la confession. L’obligation de signalement ne date que de 2001. Et même malgré cette disposition qui se voudrait contraignante….Varios encapuchados de la cofradía 'Cristo de la Buena Muerte' en una procesión en Zamora. DANIEL OCHOA DE OLZA

Voilà pour la pédophilie. Quant à l’autre scandale, si son livre était paru après les élections, l’auteur aurait pu muscler encore ses chapitres relatifs à la porosité des idées du Front national. Evidemment, le temps est loin où le cardinal Lustiger dénonçait son négationnisme et la nécessité d’entourer le parti de Jean-Marie Le Pen d’un cordon sanitaire. Christian Delahaye s’indigne de ce que l’épiscopat n’adopte pas une position humanitaire, nette, précise, engagée, sur la question de l’accueil aux migrants. Mais lors de la campagne électorale, pressée de toutes parts d’inviter fût-ce indirectement (« appeler » aurait été trop fort) les catholiques à se mobiliser au second tour contre le FN, la conférence des évêques s’est tue. A croire qu’elle voulait ménager la dérive droitière et parfois nationaliste d’une partie de ses fidèles.

L’auteur réserve ses flèches les plus acérées à la « Manif pour tous » jugée homophobe et si peu chrétienne dans sa volonté de priver de certains droits une partie de la population. On s’en doute, Delahaye n’est pas un pilier de Saint-Nicolas du Chardonnet. Au vrai, il a les traditionnalistes en horreur et n’est pas prêt à leur laisser le monopole du sacré. La superstition et l’obscurantisme, infâmes que Voltaire visait en priorité lorsqu’il signait ses lettres « écr. l’inf. » (écrasons l’infâme), et leurs trafiquants de saintes reliques déchainent sa verve polémique jusqu’à lui faire perdre tout sens de la nuance, mais c’est un excès consubstantiel au genre. Ou alors on écrit une étude savante truffée de notes de bas de page. Il s’agit plutôt de secouer le cocotier dans le transept. De là à juger que la France est revenue au Moyen-Âge… Disons que notre auteur a longtemps fréquenté Léon Bloy, Georges Bernanos et quelques autres et que cela a laissé des traces. Il met sa colère au service d’une dénonciation, urbi et orbi, du phénomène de sectarisation qui menace l’Eglise de France avec la baisse du nombre des baptêmes, la crise des vocations, le repli identitaire.

Un encapuchado penitente de la cofradía 'Vera Cruz' en el transcurso de una procesión en Córdoba, el lunes 10 de abril de 2017. MANU FERNANDEZOn pourrait croire en cours de route que, seul de l’institution, le pape François tire son épingle du jeu. Même pas ! Le dernier chapitre de son enquête lui est consacré et il est assassin (le chapitre). Le saint Père s’est rendu coupable à ses yeux d’immobilisme, de complaisance mais aussi de prévarications, détournement de fonds, trafics immobiliers, collusion avec les militaires argentins lorsqu’ils étaient au pouvoir lorsqu’il n’était que Mgr Bergoglio. N’en jetez plus ! Mais le ton est si revigorant que l’on aimerait voir ce livre sans cesse réactualisé, ce qui ne serait possible que s’il était en permanence diffusé en ligne. Que dirait Christian Delahaye par exemple du souhait exprimé par le pape François d’ouvrir la procédure de béatification de Blaise Pascal ? Et que dirait-il du scandale suscité par la publication de Scandales ?

Professeur de théologie au CETh (Centre d’études théologiques) de Caen et chargé de cours au Theologicum, faculté de théologie et de sciences religieuses de l’ICP (Institut catholique de Paris), il vient d’être congédié de ces deux organismes privés d’enseignement supérieur. Le doyen du Theologicum, le dominicain Thierry-Marie Courau, l’avait reçu en mars pour lui signifier que son avenir de professeur de théologie allait sans doute être compromis par la parution du livre. C’était une annonce officieuse. Par la suite, il reçut quelques bafouilles épiscopales (l’archevêque de Rouen Lebrun se disant “outragé”, l’évêque de Séez Habert, lui signifiant que ses critiques empêchaient tout dialogue…). De son côté, la directrice du CETh lui a adressé la brochure des programmes de la prochaine année universitaire, dans laquelle son nom a disparu de la liste des professeurs, ainsi que la mention du cours de théologie des religions qu’elle lui avait pourtant demandé d’assurer, avant le lancement de l’alerte.

Alors que plusieurs enseignants de « la Catho » jugeaient la sanction regrettable et disproportionnée, son recteur de l’ICP l’a validée par un courriel lapidaire. Ce qui pour le coupable témoigne bien de la pertinence de sa critique :

« On voit par là que cette institution se comporte en seule détentrice de la vérité, exerce un monopole d’enseignement et de juridiction , et refuse de laisser vivre le débat avec des théologiens qui remplissent leur devoir d’alerte sur les écarts entre l’Evangile et le fonctionnement ecclésial, étouffant les voix qui tentent de dire autre chose qu’ « Amen »… En d’autres siècles, tout cela aurait senti le fagot. Mais j’accuse le coup de cette mise au ban. Et j’accuse tout court” dit-il.

A le lire et à l’écouter, on le sent confirmé dans son combat, mais atteint. On dira qu’il savait à quels risques il s’exposait en dénonçant ainsi, en lanceur d’alerte évangélique, un populisme catholique de plus en plus menaçant. L’erreur serait de croire que seuls les principaux concernés devraient saisir l’urgence d’un pamphlet si salutaire.

(« Processions de la semaine sainte à Saragosse, Zamora et Cordoue, avril 2017 » photos de Alvaro Barrientos, Manu Fernandez, Daniel Ochoa de Olza choisies pour leur puissance et le mystère qui s’en dégage. Sans rapport direct avec le thème du billet, encore que…)

Cette entrée a été publiée dans Essais, Histoire religieuse.

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931 Réponses pour La sainte colère d’un lanceur d’alerte

la vie dans les bois dit: 24 juillet 2017 à 7 h 35 min

@Laissons l’assistance apprécier

Pour cela, hamlet, il faut donner à l’assistance, les moyens de se se faire une idée.
Il faut bien avoir à l’esprit D., que chaque lecteur qui par inadvertance tombe sur cet interligne, ne peut pas comprendre d’emblée de quoi, il retourne.

Il serait plus honnête, puck, de donner à l’assistance, une référence biblio.
« Passou » a commis il y a environ dix ans, un petit livre. Ce n’est pas vraiment un roman, keupu.

Cependant, dédé, on ne peut exclure sur le choix de la mise en forme, une certaine création artistique.
« brèves de blog » aux éditions  » les arènes »,2008, se présente comme un dico ( déjà !) de la littérature., chaque entrée annotée de commentaires, comme dans la pléiade, hamlet.
Sauf quelques unes. L’entrée, à S., comme » Secret » par exemple ne souffre aucun commentaire. (Et c’est dommage !)
C’est très émouvant de retrouver quelques signatures disparues, ducon, celles qui ne pouvaient alors faire l’objet d’aucune usurpation.
« Passou » a présenté quelques contributeurs ayant participé à ce dico, » brèves de blog », keupuducu.
Il serait malhonnête de laisser l’assistance en haleine, ducon, sans lui signaler que le sexagénaire qui signe
-parfois, ie depuis peu de temps, à l’échelle du blog mais la liste est trop longue, et ce serait bien fastidieux et inutile de faire la liste des pseudos utilisés avec intention de nuire-
JanssenJJ, est bien connu des services du ministère de l’in térieur, comme  » Diagonal ».
Il n’a rien à cacher.
Voilà, ce qu’est du grain à moudre pour l’assistance.

la vie dans les bois dit: 23 juillet 2017 à 19 h 16 min

Tu en as fait fuir plus d’un sur ce blog, ducon; et pas des moindres.
Encore une fois, celui qui trace et harcèle comme un malade, c’est toi. Et nul autre, à ce point.

Vu ton âge, c’est effrayant ce que peut devenir un cinglé de la machine.
Effectivement, « Passou » est a été un peu trop bon. Vu ce qu’il a en retour. Un bâveux qui a la rage.

Sur ce, tu peux continuer ton petit cirque, I’m off.

Janssen J-J dit: 23 juillet 2017 à 19 h 03 min

tu l’as jamais bien encaissé, çà, mais j’y suis pour rin. oublie-toi, martine, la PN, on arrive tjs à s’en débarrasser avec un peu de bonne volonté, mais pour l’instant, vins pas t’plaindre de c’ que tu récoltes, duco.nn.e ! (je quolibe, là, hé hé).

Janssen J-J dit: 23 juillet 2017 à 19 h 02 min

tu l’as jamais bien encaissé, çà, mais j’y suis pour rin. oublie-toi, martine, la PN, on arrive tjs à s’en débarrasser avec un peu de bonne volonté, mais pour l’instant, vins pas t’plaindre de c’ que tu récoltes, duconne ! (je quolibe, là, hé hé).

la vie dans les bois dit: 23 juillet 2017 à 18 h 48 min

Mais je t’en prie ducon, mets toi à l’aise.

Tu as quel âge, pour en arriver à cette fin du langage sossial ?
12 ans,
13 ans de blog ?

Et plus de 60 dans la réalité ?

A mon avis  » Passou » aurait mieux fait de se casser une patte, le jour où a cru bon de te faire entrer dans la « légende ».

la vie dans les bois dit: 22 juillet 2017 à 20 h 59 min

ducon, tu te souviens du pitbull, dans le film Paterson ?

Surtout ne change rien, tu es parfait pour le rôle du clébard.

Janssen J-J dit: 22 juillet 2017 à 18 h 27 min

« Je suis pour le tir de défense ».

Tirer sur des loups en rut, est-ce toujours un signe de légitime défense ? Ne serait-ce pas plutôt l’acte d’une obscure vengeance privée propre à une louve en chaleur non fréquentée car infréquentable ?

bérénice dit: 19 juillet 2017 à 9 h 23 min

Jazzi, ce n’est pas une raison , je doute cependant que le loup puisse en modifier l’essence sur laquelle je n’étendrai aucune couleur , je m’abstiens prudemment .

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 22 h 09 min

bas rosis, justement, j’ai une requête à ce sujet. Qui ne vous concerne pas. Les chiens en chaleur ne sont pas un fléau trop compliqué à éradiquer..

Nan,
Je suis pour le tir de défense. Sans ambiguïté.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 21 h 49 min

Un passeport culturel pour annihiler l »autre, c’était un peu leur programme aussi en plus de la génétique. SUpéRiEurSS .

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 21 h 47 min

On va sortir la toise, photo face profil, état dentaire,recensement des prothèses pour recyclage ultérieur, morphotype, scanner cérébral, ah si les nazis revenaient de quelles expérimentations ne se priveraient-ils pas pour prouver leur supériorité qualitative et la pureté de leur race .

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 20 h 13 min

bas rosis, vos fumettes qui dégénèrent sur la RDL, on connaît. Infect, vil et lâche, ne sont pas les moindres maux qui vous affectent.

J’ai laissé sur ce fil, quelques commentaires, qui jamais ne seront à votre portée.
Heureusement.

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 18 h 54 min

le document donné en lien à 18h35, c’est un beau tube de pommade pour les parisiens…
Mieux que de l’arnica.

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 18 h 30 min

« les voyages scolaires ont toujours été des occasions de pince-fesses. aujourd’hui des jeunes touristes tatoués (de la cuisse) font des selfies sous le portail d’entrée d’Auschwitz. »

Peut-être, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut priver les élèves de voyages, y compris à Auschwitz. Si l’on suivait votre raisonnement négatif, Phil, l’éducation se réduirait à néant ! Il faut songer que l’avenir dure longtemps, et qu’un jeune peut mûrir et devenir un adulte responsable – justement grâce à la bonne éducation qu’il a reçue. C’est pourquoi la manière de penser d’un prof comme Wgg ne me paraît pas correcte, et même complètement répréhensible et contre-productive.

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 18 h 27 min

Dans ma vie d’homme, bien remplie, bien rempli, bien ravi, un Bébé Macron est un amusement, un accident politique, sans aucun intérêt.

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 18 h 26 min

La circulaire, et non l’arrêté, qui ordonne la rafle des Juifs, allemands, autrichiens, , polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides est datée du 13 juillet 1942, avec la mention: secret. Une liste de noms est annexée à la fin.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 18 h 14 min

Olga, comme il est agréable vous regarder vous draper dans ce Verbe de dignité si élégant et fait d’un matériau qu’on ne finit pas d’inventorier, tout ce qui peut-être récupéré le sera et nous fera un blanc manteau.

rose dit: 18 juillet 2017 à 18 h 11 min

que la communauté juive soit vigilante, certes, mais que tout soit oublié, non. Pas du tout.
Las, de grandissimes attaques nous rappellent cruellement régulièrement ce qui a eu lieu et qui menace encore.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 18 h 10 min

J’ajoute que les images de ces grands pantins décharnés et blafards qu’un artiste utilisa pour donner corps à l’horreur sont assez proches de l’univers que récemment « le fils de Saul » réussit à traduire pour la génération nouvelle qui elle ne bénéficie pas du récit même minimal que peut un descendant direct ayant vécu cette période et réussissant à se poser en point d’appel à une recherche ou un approfondissement .

rose dit: 18 juillet 2017 à 18 h 04 min

absolument magnifique

ils viennent de passer 75 ans dans la glace, un peu emmêlés et là marcellin, retrouve ses parents qu’elle a somme toute très peu connus.

merci, merci.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 17 h 56 min

Nul besoin de voyages scolaires pour raviver une mémoire historique douloureuse, nous avons été éduquées dans un esprit totalement étranger à l’anti-sémitisme qu’il soit négationniste ou un simple racisme s’appliquant aux juifs d’aujourd’hui, à cela s’ajoutaient les conditions que la guerre imposa aux plus démunis dont ils étaient, la danse du buffet, les privations, la faim etc. Quelques phrases pour marquer sans pour autant choquer un enfant ont suffit à ce que nous n’oubliions pas .

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 17 h 46 min

Dans les années 60 et 70 on n’en parlait pas. Pas plus d’une trentaine d’années !

WGG, dans ma famille, non juive, j’en ai toujours entendu parlé, en 1964 souvenir d’une exposition consacrée à l’univers concentrationnaire et organisée par la municipalité, j’avais 5 ans. Pour avoir vécu de façon passive, puisqu’eux-même- mes parents- étaient enfants, la disparition de certaines familles juives du « paysage » ils en gardaient le souvenir et le rapportaient.

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 17 h 42 min

Dans ce lien photos de l’expo parisienne, il y a celle de l’arrêté qui ordonnait l’arrestation des Juifs. Il est à noter que le président macaron a voulu symboliquement établir dans son discours ce que la police pétainiste de paris n’avait pas reçu ordre de faire. Et lui seul l’a osé…Séparer les enfants de leurs parents !

olga dit: 18 juillet 2017 à 17 h 27 min

DHH: une pluie d’orage subite m’a permis de vous lire et me permet de vs répondre . Les détails que vous donnez éclairent très différemment le « complément culturel » de ces mercredis a-midi .
Au collège,où ns habitions, des professeurs avaient l’habitude d’emmener les élèves au Memorial; sans réel profit,parce que en 4° ou en 3° , en groupe, les élèves ne sont guère attentifs. Une visite comme une autre…. A la maison, ns n’en parlions pas. Par hasard, un échange fut proposé entre des élèves de Varsovie et des élèves de la ville où ns habitions. Ainsi pendant 3 ans, j’ai reçu pendant 15j. 2 jeunes polonais, 15 ans environ; pendant 3 ans mes enfants st allés,chacun de leur côté, dans leur famille polonaise. Pour faire court, j’avais préparé un peu le voyage,sans parler des camps . Ils furent remarquablement reçus, promenés,de la Mazurie à Cracovie,de Gdansk à la Vierge Noire. Le père de l’un, francophone et francophile me tel. Est-ce que je peux emmener S. à Birkenau? c’était le printemps, j’avais qq idée sur la famille; donc, d’accord, à votre gré. L’autre famille ne parlait pas français, mais en anglais fit la même démarche. J’ai dit d’accord.Lorsqu’ils revinrent 15 jours plus tard, nombreuses histoires à raconter, dt Birkenau,qu’ils avaient vu chacun de leur côté. Ils dirent le choc, l’émotion, et puis pourquoi on n’en avait pas parlé,ici ? donc des questions.L’année suivante, les 2 enfants polonais me questionnèrent. Il y a un lieu de mémoire, dans le Centre, lieu d’une atrocité effroyable, un puits de sinistre mémoire. Pas la peine d’insister.Ils comprenaient,tous les 4.Nous avons visité,aussi, des châteaux, Paris etc.. Les juifs, la Shoah, le ghetto , les mots n’étaient plus neutres.
** pour finir, je n’étais pas critique du fait que le Président parle des enfants,(je laisse de côté le discours entier) mais que,presque systématiquement dans ces commémorations,ce soit des enfants, des ados qui portent des gerbes ou lisent des textes.Sans vraiment comprendre.

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 17 h 17 min

Très intéressants quelques commentaires sur comment et quand à été porté à la connaissance du « public » la rafle du Vel d’Hiv.
Un lien photos, expo à Paris 2012 ?, montre un rassemblement devant le bâtiment du velodrome d’hiver, une commemoration du 16 juillet 1956…

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 17 h 16 min

Que la communauté juive rabâche indéfiniment sur la Shoah, nous le comprenons, et l’admettons volontiers, ….. sachant bien que tout cela est oublié pour 95% des gens.

A juste titre.

Ce qui compte c’est la sécurité d’Israël et celle des Juifs aujourd’hui en Europe !

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 17 h 10 min

@DHH
excellent travail d’amener, tout jeune, tout frais, de petits Musulmans en parcours culturels Shoah : ils en garderont des aspects de réussite techniques très intéressants …

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 17 h 04 min

« à mes yeux, la stabilité affective est un truc génial. » (rose)

Ce n’est plus du romantisme, de la stabilité affective, c’est de l’emprisonnement, c’est de la débilité : épouser une pédophile ! Et laisser tant de champs qui ne demandent qu’a être labouré, comme on dit dans le Livre !!!

Ce type est bon pour un examen psychiatrique !

Widergänger dit: 18 juillet 2017 à 16 h 12 min

Oui, c’est pour ça, entre autres choses, que je n’accompagnerai jamais des élèves à Auschwitz-Birkenau. Même des Juifs. Et je dirai surtout des Juifs. J’aurais trop honte.

Phil dit: 18 juillet 2017 à 16 h 08 min

les voyages scolaires ont toujours été des occasions de pince-fesses. aujourd’hui des jeunes touristes tatoués (de la cuisse) font des selfies sous le portail d’entrée d’Auschwitz.

DHH dit: 18 juillet 2017 à 16 h 07 min

@Olga
Votre réaction montre que je n’ai pas bien fait comprendre le rôle que je jouais auprès de ces élèves
Avec quelques autres disoccupati dans mon genre nous œuvrions dans le cadre d’une association Réussir Aujourd’hui auprès de lycéens de Zep, volontaires pour consacrer leurs mercredis apres midi à des seances de travail avec nous et parfois à des sorties « éducatives »
Pour nous tous ,produits de l’ascenseur social ,soucieux d’assurer les mêmes chances à ces enfants,l’objectif, certes ambitieux relevait du refus d’ »assassiner Mozart »,de la volonté d‘apporter à ces jeunes au potentiel indéniable l’ouverture dont bénéficient les enfants nantis qui peuvent parler à table avec leurs parents de littérature d’art ou d’histoire ,ce que l’école compensait autrefois et n’est plus en mesure de leur apporter aujourd’hui .
Aucune tête blonde ,une majorité de musulmans -même des jeunes filles voilées pour cette visite ,ce qui est autorisé pour les sorties- dans ce groupe que pendant deux ans j’ai tutoré de mercredi en mercredi :jeunes gens et jeunes filles qui nous sont reconnaissants d’avoir eclairé pour eux l’epidemie de Sras avec des textes de Thucydide Ionesco et Camus ,d’avoir reflechi à l’evolution à travers l’histoire du regard porté sur l’homosexualité à partir du Banquet ,de Mort à venise ou de l’immoraliste ,d’avoir mis en parallele les bouleversements politiques et sociaux apportés par l’imprimerie et ceux liés au numérique ,etc… la liste est longue des thèmes abordés en deux ans, et la visite au mémorial ,même si elle me tient à cœur, n’est qu’une une goutte d’eau dans cette mer

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 juillet 2017 à 16 h 03 min


…je devient, très perplexe; sur l’avenir de la culture, déjà en Europe,!…

…plutôt des applications de sciences sociale,…et des opportunismes liés au capitalisme, pour les nuls,…

…question de coutant et de raccords électriques,…chacun à son Stalag 13,…en fondu-enchainé,…

…les jeunesse à avaler les couleuvres des Tartuffes de nos états apparatchik évangéliste, gladiateurs de l’OTAN,!…

…ou est le bon sens, faire les putes, en cuisines ou sur les terrains de tennis,!…les Europe , comme des Massacres sur Oradour – sur – Glanes, dans la continuité,…services aux masturbateurs à deux-mains,!…la langue sur le clavier,!..

…elle est bonne celle-là,…le profit à faire son Cinéma,!…
…à nos éclatées des cultures, le biais relevé,!..Ah,!Ah,!…Bip,Bip,!…

…quel avenir pour tout la monde, banques comprises,!…avec les automatisations perpétuelles,!…etc,…les corporatismes et rituels, quel équilibre mondial,…

…avec des dérégulations nationale, le capitalisme-social,!…
…c’est bon envoyez la balle,!..etc,!…
…dégouté de toute l’humanité,…le profit en premier,…les us et usages ensuite,…
…on ne retrouve même plus, les façades des rues, des années 60′,…
…à nos pionniers-migrateurs,…l’économie sur les nationalismes, tout s’achète et se vend,!…bordels de merdes,…Go,!…

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 16 h 00 min

« Non, je n’ai jamais accompagné d’élèves à Auschwitz-Birkenau. Ni au Mémorial de la Shoah. »

Cela ne vous dérange pas de ne pas faire convenablement votre boulot ? A quoi vous paie-t-on, alors ? A prendre des vacances encore et encore ? Désastreux !

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 15 h 58 min

Voilà encore une énorme bourde de Wgg, qui démontre sa paranoïa profonde. L’EN laisse de tels individus être enseignants ? C’est proprement inimaginable, et si jamais une pétition circulait, je la signerais !

Widergänger dit: 18 juillet 2017 à 15 h 57 min

Simone Signoret avait fait un très beau documentaire sur les résistants juifs polonais qui avaient survécu, dans les années 80 autant que je me souvienne. Et à la honte de la France puisque certains n’avaient toujours pas obtenu la nationalité française au moment où le film avait été tourné.

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 15 h 53 min

« Non, je n’ai jamais accompagné d’élèves à Auschwitz-Birkenau. Ni au Mémorial de la Shoah. Et je ne le ferai jamais, c’est trop dangereux dans l’E.N. » Wgg

On peut admirer ici le courage et la conscience professionnelle de Wgg, alors que la visite à Auschwitz est un classique des voyages scolaires, et ce depuis les années 70. Ce sont les propos lamentables d’un prof qui passe totalement à côté de la plaque ! Et c’est le même individu (Wgg) qui, parallèlement, se dit obsédé par la Shoah et en parle tout le temps ! Non, vraiment, ça ne tourne pas rond. On touche le fond !

Widergänger dit: 18 juillet 2017 à 15 h 44 min

DHH rappelle aussi fort à propos combien la mémoire de la Shoah a été très longue à émerger dans la conscience nationale. C’est tout récent. Dans les années 60 et 70 on n’en parlait pas. Pas plus d’une trentaine d’années ! Mais vous aures nombre de gens qui vous diront encore qu’on n’en parle encore trop…! Dont des Juifs, comme une de mes anciennes collègues prof d’anglais, con comme un balai.

Phil dit: 18 juillet 2017 à 15 h 42 min

Mais, DHH, en 58 tout le monde en avait entendu parler (Bob)

non. en 1956 « Nuit et Brouillard » ne mentionne qu’une seule fois le mot « juifs ».

Widergänger dit: 18 juillet 2017 à 15 h 38 min

Oui, c’est très bien fait, Jazzi, ce que j’ai lu de la mairie que tu as mis en ligne. Adam Rayski était un grand bonhomme.

rose dit: 18 juillet 2017 à 15 h 33 min

n’ai pas vu la grande bouffe. Le drôle, ou est-ce pathétique ? c’est l’anorexie qui saisit tout un chacun 44 ans après.

rose dit: 18 juillet 2017 à 15 h 31 min

bob

je m’en f… royalement que l »on la voie ou pas. Du moment qu’elle n’est pas cachée dans un placard, filmée par le majordome ou cassant des vases à la Lanterne, ou faisant son petit à Gordes.

Widergänger dit: 18 juillet 2017 à 15 h 30 min

Non, je n’ai jamais accompagné d’élèves à Auschwitz-Birkenau. Ni au Mémorial de la Shoah. Et je ne le ferai jamais, c’est trop dangereux dans l’E.N.

Autant je suis favorable à accompagner des élèves au Mémorial comme le fit DHH, autant je pense que seuls les élèves de lycée — et encore avec mille précautions — peuvent visiter Auschwitz-Birkenau. Même quand on est adulte, c’est un lieu qu’on ne visite pas sans en être profondément secoué, alors a fortiori un adolescent. Et pourtant le camp qu’on visite n’a rien à voir avec le camp tel qu’il était pendant la guerre. Et les adolescent d’aujourd’hui sont dans l’ensemble assez immatures, ils ont deux ans de retard de maturité sur l’ancienne génération dans l’ensemble, ce sont des âmes très fragiles dans l’ensemble, des gamins qui ne comprennent rien à rien pour la plupart dès qu’on aborde un tel sujet qui est beaucoup trop compliqué pour des gamins biberonnés au i-pod. Mais au Mémorial, on peut les y emmener ; bien encadrés avec de bons conférenciers c’est une excellente introduction à l’horreur de la Shoah.

J’ai trouvé moi aussi le discours de Macron pour la commémoration du Vel d’Hiv à la hauteur de l’événement. C’est bien le sens de la commémoration qu’il a rappelé avec pertinence.

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 15 h 06 min

Mon charcutier d’élite, qui va d’ailleurs partir en vacances bientôt, ne propose plus tous ces plats en été, dont nous raffolons en hiver : andouillettes, tripes, et autres boudins noirs. Le plus calorique est le boudin noir qui, sous un autre nom, est une spécialité quiréchauffe aussi l’hiver polonais. C’est dire.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 15 h 00 min

avec des frites au saindoux par ce temps sans oublier la mayo incontournable mais suicidaire . La grande bouffe se passe en hiver, non?

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 15 h 00 min

Mais l’andouillette (et surtout pas tiédasse, mais bien chaude) c’est plutôt un plat d’hiver. Comme les tripes à la mode de Caen.

Delaporte dit: 18 juillet 2017 à 14 h 54 min

Le chanteur Alain Souchon part en croisade contre le Tour de France, avec une certaine pertinence :

«Je ne vais pas me faire que des amis mais je trouve le cyclisme honteux. C’est inhumain. On ne peut pas faire du cyclisme de haut niveau sans se doper. Quand on voit tous ceux qui meurent à cinquante ans…»

bob dit: 18 juillet 2017 à 14 h 45 min

rose
« se cache derrière »

c’est vrai vous avez remarqué la pauvre on ne la voit pas assez!!

Ecoutez ( comme dirait D), tout ça est pathétique

D. dit: 18 juillet 2017 à 14 h 39 min

Si je n’apprécierais pas la ville

hoiaillaillaioulle…il nous fait de ces salades, le niçois mal refroidi…

bob dit: 18 juillet 2017 à 14 h 36 min

closer dit: 18 juillet 2017 à 14 h 05 min
« c’est de toute évidence une grande pointure… »

pas autant que vous

rose dit: 18 juillet 2017 à 14 h 30 min

moi aussi je suis très dubitative par l’utilisation faite des enfants.
à Oradour sur glane. Là au Vel d’hiv.
Pourtant l’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain. Projeter toutes nos espérances en eux, quoi de plus sain ?

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 14 h 26 min

Beaucoup de profs de ce blog ont fait le voyage à Auschwitz avec leurs élèves, tel WGG et le regretté Màc. Sans passer par le Vél d’Hiv, LVDLB, pourquoi t’en prendre à DHH ?
Tous ont dit que le plus impressionnant était le tas de cheveux, tous âges et tous sexes confondus !

Lorsque j’étais responsable des éditions de la mairie de Paris j’ai contribué à la publication d’une brochure sur le Vél d’Hiv, tirée à plus de 100 000 exemplaires et distribuée gratuitement dans tous les collèges et lycées parisiens. La voici…
http://itinerairesdecitoyennete.org/journees/27_jan/documents/veldiv_paris.pdf

rose dit: 18 juillet 2017 à 14 h 19 min

moi, dans sa stabilité affective, il.me fait envie oui.
et en rien, il ne me fait pitié.
je regarde tous les détails.
non il n’a ura pas le.regret d’enfant. il collectivise. oui il aime ses petits enfants. il a gardé un bout de l’enfance. elle, elle se cache derrière melania trump lorsque son mari Trump la complimente sur sa forme physique.

je les trouve magnifiques. c dit.
ils passent leurs vacances ensemble.

rose dit: 18 juillet 2017 à 14 h 15 min

en tout cas il l’a closer.
quel q.
c inouï.
quelle chance.
untel revient tt le tps sur le fait qu’il ait subi. à 18 ans il a choisi. a dit à sa mère, je suis majeur.
il y a dix ans, à 30 ans il l’a épousée. elle avait 54 ans.
ils ont 24 ans d’histoire d’amour. ds 6 ans ils auront un cap.
je ne préjuge de rien.

à mes yeux, la stabilité affective est un truc génial.

olga dit: 18 juillet 2017 à 14 h 14 min

DHH 11h49. Beaucoup de réactions à votre post. Finalement une seule phrase ,m’accroche, même plus que cela. Vous écrivez: » …de bons élèves, studieux, motivés, ce qui leur vaut de bénéficier de compléments culturels, cours ou sorties, chaque mercredi a-midi. »
Absolument inacceptable, pour moi. Je sais, parce que je vous lis, que vous écrivez avec une précision et un soin extrêmes.
1) complément culturel. On pourrait ironiser longtemps sur le mot; les fameux compléments alimentaires, dont nous gave la pub, à la TV..
une pilule de « culture » le mercredi a-midi. CUT
2) élèves studieux et motivés; la classe entière ou qqs éléments choisis ? ceci lié au mot »bénéficier ». Pour avoir accès à cet épisode terrifiant, donc « culturel », il faut le mériter !! Allez, les bons petits élèves, un complément de culture…
3) vous n’aviez ,peut-être que de charmantes têtes blondes ds votre classe. Donc facilité pour parler , les faire parler..Ils étaient des lycéens,des adolescents, comment ne pas être émus,secoués, devant ces photos?
4)si j’avais à apporter un complément culturel à des élèves, je ne choisirais pas ce sujet-là. Mais, si je devais choisir ce sujet-là, je projetterais « les guichets du Louvre » par ex.Il y aurait un écran, ils pourraient ne pas se laisser emporter par une émotion que l’on peut comprendre . « au revoir les enfants », bien sûr.
5)enfin, tous les élèves, studieux ou non, sont capables d’exprimer aussi bien que les autres, pas forcément avec les mêmes mots, ce qu’ils éprouvent, ce qu’ils comprennent. La « culture » avec un C, ce n’est pas le mercredi après-midi, c’est pendant les heures de classe, après, c’est des questions, des demandes venant des « enfants ». Je dois ajouter que j’ai été très dubitative quant à « l’utilisation » qui a été faite, depuis un bon mois, lors des commémorations, des enfants et des adolescents.

rose dit: 18 juillet 2017 à 14 h 08 min

la suite est géniale closer. à 15 mn cela vire au pathos. à 17h à l’hôpital. je me le.farcirai en entier ce soir l’interview surréaliste.

je voudrai juste signaler, avec une gentillesse extrême, et quoique l’époque soit aux couteaux de cuisine accompagnés de hachoir et souvent de congélateur, et nonobstant le fait que deux baffes semblent, à mon grand dam, plus efficaces (rapport à la gentillesse borgne), qu’entre un jeunot et un mec de 75 ans, il faut bien que le second ait une nette superiorité et là elle éclate.

Le petit est en référence constante à sa maman et l’autre a vécu.

À quoi cela servirait-il de vieillir si ce n’est à acquérir cette supériorité là ? Celle de l’évidence cavalière et tout autant courtoise.

Du pur bonheur cet interview. De l’or en barre.

Néanmoins, pardon, on ne peut reprocher à un jeune chien fou d’être un jeune chien fou.

bob dit: 18 juillet 2017 à 13 h 59 min

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 13 h 46 min
« Les nouvelles constructions à Montpellier ont un petit côté stalinien  »
et(ou) mussolinien

bob dit: 18 juillet 2017 à 13 h 58 min

rose dit: 18 juillet 2017 à 9 h 22 min
ah bon, vous trouvez qu’il a choisi (eu le choix) et qu’il ne fait pas pitié mais envie

bob dit: 18 juillet 2017 à 13 h 57 min

« Le mal s’explique ainsi: il est dans la créature créée par Dieu la marque du néant dont il l’a tirée. Le néant -on ne peut lui donner aucun nom positif- est un manque. Ce manque est indissociable de la condition de créature. Nous ne serions pas des êtres créés si nous n’étions pas des « êtres de manque » »
ah ah ah Ingrates les victimes d’atrocités qui oseraient chialer au lieu de dire merci et réclamer pire encore

bob dit: 18 juillet 2017 à 13 h 56 min

DHH « Nous n’avions jamais entendu parler de l’extermination de juifs et a fortiori des scènes d’horreur dont ce lieu avait été le théâtre »

Mais, DHH, en 58 tout le monde en avait entendu parler

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 13 h 53 min

Il suffit de demander, bérénice !

MARIE SUSPLUGAS

Un nouveau quartier de fraîche antiquité

Dans son récent ouvrage, « Montpellier secret et insolite », l’historienne et journaliste montpelliéraine Marie Susplugas recense pas moins d’une centaine de monuments prestigieux disséminés aux quatre coins de sa ville natale. Depuis les plus anciens vestiges de « l’Ecusson », le centre historique de Montpellier, jusqu’aux nouvelles réalisations qui sont apparues à sa périphérie. De quoi inspirer au lecteur-promeneur bien de belles visites éclectiques et variées ! C’est ainsi qu’en matière d’architecture contemporaine, après la découverte du Corum, à la fois opéra et palais des congrès, œuvre de l’architecte Claude Vasconi, et inauguré en 1990, elle nous propose de diriger nos pas dans le quartier flambant neuf d’Antigone, d’antique inspiration et appellation…

« Né à la fin des années 1970 à l’initiative de Georges Frêche, maire de 1977 à 2004, et de son adjoint à l’urbanisation Raymond Dugrand – qui s’inspire du plan d’urbanisme d’Eugène Baudouin de 1943 –, le projet d’Antigone a pour objectif de libérer du foncier et d’ouvrir la ville vers le sud-est. Conçu par l’architecte catalan Ricardo Bofill, relié au centre ancien par les Echelles de la ville – allusion aux métiers de la cité médiévale répartis en sept échelles –, ce quartier néoclassique s’étire jusqu’au Lez, dont le cours est alors canalisé. L’axe ainsi tracé depuis la place du Nombre-d’Or jusqu’à celle de l’Europe est chargée de symboles : il a la même longueur que l’avenue des Champs-Elysées, 1800 mètres, et fait aussi écho à l’axe structurant Montpellier à l’ouest, de la place royale du Peyrou à la rue Foch. Ainsi, alors qu’au XIXe siècle, palais de justice et préfecture avaient été placés le long de la rue Foch dans le prolongement de la place royale, au XXe siècle, l’hôtel d’Agglomération – sur la place de Zeus – et l’hôtel de Région aux allures d’arc de triomphe marquent un nouvel axe politique qui part de la mairie – avant que celle-ci ne se déplace plus au sud, dans un bâtiment conçu par Jean Nouvel. Autre acte symbolique : le 1er mai 1981, juste avant son élection à la présidence de la République, François Mitterrand vient poser la première pierre d’Antigone. Avant de réaliser lui-même, quelques années plus tard, à Paris, un programme urbain prolongeant d’un côté l’axe des Champs-Elysées et l’Arc de Triomphe vers l’arche de la Défense, et de l’autre vers la pyramide du Louvre…
Répondant à la formidable expansion de la population montpelliéraine, Antigone fourmille de clins d’œil à la civilisation gréco-romaine. Outre les noms des rues et des places, les petits bâtiments situés en contrebas de l’hôtel de région ont la forme de temples gréco-romains. Au milieu, une copie de la Victoire de Samothrace se tient fièrement, dirigée vers la ville et l’agglomération. Au cœur d’Antigone, la piscine olympique de Bofill fait face à la médiathèque de Paul Chemetov et Borja Huidobro. Ainsi sont rapprochés, comme dans la Grèce antique, les lieux où il est bon de cultiver son corps et son esprit. Les trois éphèbes à demi plongés dans la fontaine de la place de Thessalie voisine ne sont-ils pas un clin d’œil à cette philosophie ? »
(« Montpellier secret et insolite », Editions Les Beaux jours, 2010)

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 13 h 52 min

13h38, quelle ingratitude! chercherait-elle à vous décourager avec ce goût particulier dont elle est la preuve vivante.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 13 h 46 min

Les nouvelles constructions à Montpellier ont un petit côté stalinien alors que le style en serait néo-classique, rectitude, rigueur que réchauffent le climat et la végétation urbaine, symétrie toujours de mise en architecture que viennent veiner en les rafraichissant fontaines, canaux et esplanades à jets d’eau et bien que tout cela procure un peu plus de réconfort que la grisaille des avenues moscovites .

DHH dit: 18 juillet 2017 à 13 h 45 min

@LVDB
vous écrivez
« deachach elle a pas vu le Vel d’Hiv »
Vous vous trompez j’ai un souvenir précis du Vel d’hiv. avant qu’il soit detruit
C’etait en avril 1958 j’étais étudiante et nous y manifestions pour la paix en Algerie.Et ce qui est incroyable c’est que ni pour moi ni pour mes camarades de khâgne qui m’accompagnaient,toutes pourtant férues d’histoire et très politisées, l’endroit n’évoquait quoi que ce soit de lié à la seconde guerre mondiale.
Nous n’avions jamais entendu parler de l’extermination de juifs et a fortiori des scènes d’horreur dont ce lieu avait été le théâtre
Et il a fallu des années pour que l’emplacement désormais dedié aux barres et tours de logements sociaux indique par une plaque le souvenir de l’horreur passée.
j’ai travaillé dans les annéees 70 chez TOTAL dans des locaux abrités par un de ces immeubles et je ne me souviens pas d’y avoir vu sur aucun des bâtiments le moindre indice de cette mémoire,qui n’avait pas encore refait surface .

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 13 h 38 min

Il y a pourtant du beau monde au sommaire du « Goût de Montpellier », olga !

SOMMAIRE

PORTRAITS D’UNE JEUNE MILLENAIRE

Pétrarque : Au temps des rois d’Aragon et de Majorque
Emmanuel Le Roy Ladurie : Si Montpellier m’était compté
Robert Merle : A la découverte de la plus belle Cité du Languedoc
Thomas Platter : Paysage après la bataille
John Locke : En attendant la révocation
Jean-Jacques Rousseau : Un fragment du Montpellier des Lumières
André Gide : La ville mode d’emploi
Paul Valéry : Une amitié millésimée
Pierre Louÿs : Amour, amitié et poésie
Valery Larbaud : Montpellier des années 1920

ANATOMIE DE LAVILLE

Marguerite Yourcenar : L’Ecole de médecine
La Roque : La promenade du Peyrou
Stendhal : Montpellier thé ou café ?
Paul Valéry : La cathédrale Saint-Pierre
Renaud Camus : Place de la Comédie
Christine Angot : Librairies montpelliéraines
Régine Detambel : Le musée Fabre
Mireille Lacave : « L’école de Montpellier » dans ses œuvres
Marie Susplugas : Un nouveau quartier de fraîche antiquité

ENTRE MONTS ET MER…VEILLES

Joseph Delteil : Retour au paléolithique
Marc Sich : Archéologie du crime
Emmanuel Le Roy Ladurie : Large circuit roman
Prosper Mérimée : L’inventaire du patrimoine montpelliérain
Hippolyte Taine : Les vignes du Paradis
Michel Houellebecq : Les particularités balnéaires
Paul Valéry : La muse Palavas sortant des flots
Max Rouquette : La Camargue éternelle

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 13 h 33 min

Avec Papon, on assiste bel et bien à une continuité de l’Etat Français et de sa haute administration. Chirac et Macron ont raison de le rappeler…

olga dit: 18 juillet 2017 à 13 h 27 min

Jazzi 2h11. Je découvre votre post. Merci pour ce long texte, que j’avais oublié. J’ai bien le livre, où ? Peut-être un peu trop général; j’attends pour des villes connues une présentation plus personnelle, plus affinée. Allia, dans un autre genre, y réussit fort bien. Je ne sais combien de temps vs aviez passé dans la ville.Les immeubles haussmaniens n’occupent pas une grande place; plutôt les délires d’un maire jupitérien!
Je relirai les textes que vs aviez choisis. Ce qui me semble important, pour ces petits livres, c’est la construction, la combinatoire des textes, qui font entrer dans l’originalité d’un pays, d’une ville, uniquement par la littérature.
J’ai un très mauvais souvenir de Rome, indigeste; vs n’en étiez pas l’auteur!

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 13 h 26 min

Facile de donner des leçons. Faut aussi comprendre qui les donne. Et deachach devrait nous expliquer pkoi elle occulte le Vel d’Hiv et fait du voyeurisme à Auschwitz.

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 13 h 15 min

Il a été rasé en 1959, en plein gaullisme triomphant !

« Au mois d’août 1958, le Vélodrome d’Hiver accueillit un centre de rétention de Français musulmans d’Algérie (FMA) sur ordre du préfet de Police récemment promu, Maurice Papon »…

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 13 h 10 min

« voulez-vous m’offrir un exemplaire dédicacé ? »

Volontiers, Phil, mais où dois-je l’envoyer ?

Le Vél d’Hiv’ a été rasé, LVDLB !

la vie dans les bois dit: 18 juillet 2017 à 13 h 07 min

deachach elle a pas vu le Vel d’Hiv. Pourtant c’est à paris. Elle devait connaitre personne…..

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 12 h 59 min

il semble évident qu’un joueur répondra en s’adaptant au mieux aux qualités qui font la force de son adversaire

longeaient.

bérénice dit: 18 juillet 2017 à 12 h 57 min

Bérénice, vous parlez drôlement bien de la fascination qu’exerce la petite balle jaune.JEU, avant tout, » avec » l’autre, et non « contre » l’autre

oui une partie s’engage pour être remportée, il semble évident qu’un joueur répondra en s’y adaptant au mieux aux qualités qui font la force de son adversaire et en utilisant au mieux ses défauts ou faiblesses. Pour le reste, ne suis pas plus sportive en canapé que de terrain et quoi que je tente de rester en bon état, le tennis nécessite comme je le précisais des qualités que je n’ai jamais possédées, aucune force de frappe entre autres choses. Il y avait des cours quasi centrés et une de mes sœurs y jouaient, j’étais quant à moi déjà adepte de l’observation ou de la contemplation tout en appréciant en même temps les longues balades à vélo sur des tapis de feuilles dorées, les chemins de terre tassée qui longeait la rivière ou la natation pratiquée sans aucun but compétitif. Je ne regarde jamais aucun match en entier sauf peut-être si c’était possible au travail , de plus on est payé.

Phil dit: 18 juillet 2017 à 12 h 52 min

Bien volontiers dear Baroz, voulez-vous m’offrir un exemplaire dédicacé ? La fondation Gulbenkian ne va pas couler pour autant et ferai votre pub aux retraités français qui racontent des âneries en regardant les plafonds de Cintra sans votre guide.

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 12 h 47 min

MANIPULATION
Pour montrer ce qu’est en sorte la « diversité » des points de vue, que DHH sache que je considère son commentaire de 11h49 comme ordurier dans sa motivation, dans sa mise en scène, dans son exaltation historique, consistant à manipuler pour une cause communautariste, des adolescents soumis à son abus d’autorité de maître …..

Est ce clair ?

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 12 h 39 min

Bien plus vaste que la Grèce, Phil !, mais comme ce n’est pas encore signé, je ne peux pas encore en parler…

Pour le Goût du Portugal, qui a bénéficié du soutien de la Fondation Gulbenkian, laissons le temps au temps, mais n’hésitez pas à l’acheter avant épuisement de la première édition, il le vaut bien…

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 12 h 30 min

@DHH

Pardonnez moi d’être cru à défaut d’être crû : amener des enfants au Shoah Barnum Circus, leur parler de cela, c’est un crime contre l’enfance innocente.

Halte au viol.
Respect de l’enfance.
Raccourci stupide.
Irrespect du nécessaire oubli.
Nuisance religieuse
Nuisance communautariste, irresponsable !

Conclusion : tous les communautarismes rendent KRON.

Phil dit: 18 juillet 2017 à 12 h 22 min

un goût de la Grèce ? beau mais vaste programme dear Baroz, comment allez-vous le compresser en édition pocket…
le goût du Portugal se vend-t-il bien ?

olga dit: 18 juillet 2017 à 12 h 20 min

Jazzi 11h54. nos posts se sont croisés. Riche idée que d’évoquer J. Lacarrière, et « l’été grec ». Très bel article de Cl.roy. J’ai lu les livres de J.L.Je l’ai rencontré à 3 reprises, au moins; chez des amis. Evoquer la simplicité de cet homme ,qui n’affichait jamais sa culture,qui était entièrement fait de poésies, d’humour, de savoir, de sensibilité. qq’un,ici, a parlé de la Crete. Alberto Savinio ,dans ses nouvelles,en parle.Patmos , figée dans un autrefois inoubliable.
Et ceci:https://www.youtube.com/watch?v=4UV6HVMRmdk

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 12 h 18 min

Pardon, Phil, Lacarrière, pas vraiment d’actualité avec le papier de Passou, c’est à cause de mon prochain goût en cours…

Bloom dit: 18 juillet 2017 à 12 h 17 min

Un jour, j’espère pouvoir raconter ce que je vis ici…la réalité dépasse la fiction, version (maiuvais) thriller… Je confirme que le Dark Net est mieux qu’Auchan et les bazars afghans réunis…
Allez, je m’en vais en toucher un ou deux mots à Passou.
See you anon.

JC..... dit: 18 juillet 2017 à 12 h 15 min

Contrairement à ce que croient force humanistes sapiens, ils sont encore néanderthaliens, les bolos, à 66,6% …

J’ai les noms.

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 12 h 14 min

Oui, DHH, ce que je vois le plus souvent en me promenant dans Paris, c’est les plaques apposées (tardivement) devant les écoles primaires avec les listes de noms et l’âge des enfants juifs raflés…

Phil dit: 18 juillet 2017 à 12 h 13 min

la curée a quitté l’église pour mieux lessiver le président, les thénardier du prestigieux blog perdent du souffle à l’approche des mille bornés.
dhh, une génération saturée d’images en auto-portraits (portails) réagit à sa propre mise en scène, rassurante inquiétude. En Croatie, les touristes de retour de grillades peuvent aussi regarder à loisir les litanies de portraits de jeunes gens fauchés dans la guerre de 1995, exposés en permanence dans les églises et mairies.
dear baroz, que vient faire Lacarrière dans cette notule en fin de course ?

JAZZI dit: 18 juillet 2017 à 12 h 11 min

Si je n’apprécierais pas la ville je n’en aurais pas fait un de mes « Goûts », olga. Mais son histoire n’est pas un long fleuve tranquille, ainsi qu’en témoigne la littérature.

Voilà ce que j’en disais, en conclusion de mon introduction :

« Ville d’échange et de culture, Montpellier accueillit un grand nombre de Juifs et d’Arabes chassés d’Andalousie par l’Inquisition et dont les plus illustres représentants participèrent également à la réputation de sa célèbre École de Médecine, fondée en 1220 par le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III.
Situé au cœur du pays cathare, Montpellier devint, au XVIe siècle, un bastion du protestantisme et souffrit cruellement des guerres de religion.
Sous l’hégémonie des Bourbons, la ville s’enrichit de nombreuses places, esplanades et avenues ainsi que d’autant d’hôtels particuliers, qui donnèrent à son architecture une allure classique louis quatorzième qu’elle conserve encore de nos jours. Et à laquelle s’ajoutera, au XIXe siècle, une pléiade d’immeubles de style haussmannien, qui témoignent de sa prospérité commerciale et viticole d’alors.
Ville de tradition cosmopolite et œcuménique, Montpellier a connu un profond essor démographique dans les années 1960 avec l’arrivée massive des Pieds-Noirs d’Afrique du Nord et l’immigration maghrébine et espagnole. C’est désormais une cité active, caractérisée par une population jeune, et qui a su développer à sa proche périphérie de nouveaux quartiers et renouveler ses ressources et son industrie. Ville particulièrement attractive et jouissant d’une démographie en constante croissance, Montpellier totalisait au dernier recensement de 2008 plus de 250 000 habitants, et plus de 400 000 pour son agglomération, se hissant désormais à la huitième place nationale.
C’est dans ce contexte historique, en perpétuelle évolution, qu’ont baigné les auteurs qui, de tous temps, sont nés, ont vécu ou séjourné à Montpellier et dont on retrouvera les principaux textes réunis ci-dessous. Car, outre sa réputation universitaire et médicale, la principale caractéristique de cette cité singulière n’est-elle pas plutôt de nature littéraire et culturelle ?
On note, en effet, que depuis les premiers troubadours, nombreux sont les poètes et écrivains de toutes langues et horizons, tels Pétrarque et Rabelais, qui ont chanté, à leur manière, la douceur de vivre à Montpellier. Cette belle cité de l’amour courtois, d’expression occitane à l’origine.
Car, n’oublions jamais, que dans Languedoc il y a langue d’Oc.
Et que comme le rappelle Max Rouquette, dans L’espace de l’écriture occitane, publié à la suite de son recueil Vert Paradis (le Chemin vert, 1980) : « la première poésie moderne de l’Europe a été celle des Troubadours – dont l’influence a rayonné sur l’Europe : Angleterre de Chaucer, Allemagne des Minnesängers, France des Trouvères, Espagne du Marquis de Santillana et surtout Italie de Dante et de Pétrarque. »
Mais à Montpellier, il semble, ainsi qu’on pourra le découvrir au fil de ces pages, que l’esprit des troubadours, empreint d’amour, de liberté et de tolérance, flotte toujours ! »

Lacenaire dit: 18 juillet 2017 à 12 h 06 min

injures, olgaga, vous semblez bien tolérante pour celles de JC, misérable ersatz de Topor pour mémères un poil gââââteuses

olga dit: 18 juillet 2017 à 11 h 54 min

Jazzi 11h27. pourquoi les moustiques ? j’ai lu  » le goût de Montpellier » il y a longtemps. Vous n’aviez guère apprécié la ville, m’avait-il semblé, vrai ?
J’y ai habité et j’en ai gardé une nostalgie profonde, dans le sens étymologique, nostos :le retour. Les lacis de ruelles qui tournicotent, la majesté du Peyrou, Sauramps avec Pierre Toreille, l’irremplaçable. Les soirées sur l’Oeuf à medianoche, à n’en plus finir; le petit train de Palavas, à la Dubout; les hôtels particuliers aux escaliers immenses,j’habitais au dernier étage , l’une de mes amies dans l’hôtel particulier de Rondibilis, l’ami de Rabelais; une ville aux charmes fous, avec ses « folies » (châteaux dans les feuilles) Vous n’aviez pas trouvé les bons textes…Je le chercherai, je le relirai.

**** J’apprécie à sa juste valeur l’inénarrable lavabo qui se prend pour une piscine olympique; je lis WGG quand il parle d’Yvain, je décroche immédiatement ,à la première injure, annonciatrice du pire. Chochotte ? non. Aucun intérêt pour moi.Simplement.

DHH dit: 18 juillet 2017 à 11 h 49 min

Si la shoah a eté un crime inouï, monstrueux ,son degré d’horreur absolue, ce crime l’atteint à l’egard des enfants , et c’est ce scandale que les derniers mots du discours de Macron rendent aveuglant dans sa dimension de cruauté apocalyptique Et comme Bloom , contrairement a d’autres ici, je trouve que ses paroles étaient belles .
A cet égard un souvenir personnel que je garde d’une visite au cours de laquelle j’ai conduit un groupe d’adolescents au Mémorial de la Shoah et qui montre le choc salutaire et instructif que peut représenter la confrontation avec le sort des enfants. Les gamins que j’accompagne sont de bons élèves , studieux et motivés, ce qui leur vaut de bénéficier de compléments culturels, cours ou sorties chaque mercredi après -midi
Le mercredi suivant cette sortie leurs accompagnateurs qui les retrouvent pour leur séance hebdomadaire de travail commencent par initier un échange sur la visite de la semaine précédente et ce qu’ils en ont retenu .
Et les élèves sont unanimes sur un point:
Plus que le mur des noms et son inépuisable liste , plus que les documents visuels et sonores, souvent terribles, présentés et commentés , plus que les explications si éclairantes du conférencier , ce qu’ils retiennent, ce qui les a marqués, ce qui a donné un sens à tout ce qu’ils savaient déjà ou qu’on leur a expliqué sur place , c’est l’accumulation des photos d’enfants qui tapissent la pièce qui leur est consacrée ;c’est d’avoir vu tous ces visages d’êtres innocents, installés dans leur quotidienneté heureuse et insouciante, en plein envol vers leur avenir , et tous destinés à un massacre de masse prochain et inéluctable.

C’est ce choc qui, disent-ils , a donné pour eux toute sa dimension de scandale à ce qu’on leur avait presenté . C’est la confrontation avec ces milliers de visages saisis à la veille d’être engloutis dans « la nuit et le brouillard » qui leur a fait véritablement prendre la mesure de l’innommable, du caractère monstrueux de cette entreprise de mort industrialisée et administrée.
C’est l’émotion qui a été le vecteur décisif du message.

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