de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

On savait déjà que La Guerre moderne (1961), dans lequel le colonel Trinquier théorisait la guerre subversive ( « ne pas tuer mais conquérir la population »), était un classique des écoles de guerre américaines ; ce combat contre l’ennemi avec ses propres armes avait été découvert par les officiers français en Indochine lors de l’affrontement avec le Viet Minh. On se souvenait également que les aventures de Malko Linge racontées dans ses romans d’espionnage par Gérard « SAS » de Villiers avaient suscité les éloges du ministre des affaires étrangères Hubert Védrine pour « un œil et un flair incroyables », pour sa capacité d’anticipation et pour la qualité de ses sources à la DGSE et… au Quai d’Orsay. En janvier 2013, le New York Times avait même publié un grand article sur lui, écrit par un ancien correspondant au Proche-Orient bluffé par son savoir. Et l’on en a encore en mémoire le récent et tardif succès du Camp des saints de Jean Raspail largement diffusé par la droite radicale aux Etats-Unis convaincue de se trouver en état de siège face à l’invasion étrangère.

Aussi, lorsqu’on a appris que l’œuvre de Jean Lartéguy (1920-2011) suscitait désormais un écho inattendu en Amérique latine, on s’est dit que, décidément… Jean qui ? Soldat, ancien de la France libre, grand reporter, anticommuniste, il fut un « écrivain de guerre » à grands succès dans les années soixante. Ses romans (Les Centurions, Les Mercenaires, Les Prétoriens, Le Mal jaune, Les Tambours de bronze parmi beaucoup d’autres) exaltant des valeurs telles que honneur, patrie, sacrifice, fraternité, semblent avoir été emportée par le vent de l’Histoire avec les guerres coloniales dont il avait peint la geste. Or Les Centurions (1963) son grand roman sur les parachutistes d’Indochine en Algérie, inspiré de Bigeard et ses hommes et porté à l’écran sous le titre Lost command avec Alain Delon, Anthony Quinn, a passionné, parmi nombre de galonnés, le général David Petraeus, commandant de la Coalition militaire en Irak avant de prendre le commandement des troupes de l’Otan en Afghanistan ; il en a réactivé le culte dans l’armée américaine en encourageant fortement l’éditeur à le publier à nouveau, et ses officiers à étudier le film qui en a été tiré, de même que La Bataille d’Alger de Pontecorvo.

C’est peu dire que son propre manuel de contre-insurrection est inspiré d’un chapitre des Centurions ; celui-là même où Bigeard alias Raspeguy, tirant les leçons de sa détention dans les geôles du Vietminh, décide d’adapter ses paras en Algérie à une guerre non-conventionnelle où il faut d’abord couper son adversaire de la population dès lors qu’elle lui fournit ravitaillement et informations. C’est un traité vivant et vécu de guerre contre-insurrectionnelle, dans lequel la dimension politique et psychologique, basée sur la primauté du renseignement, l’emporte sur l’aspect purement militaire des opérations.

Tout y est jusqu’à la « manière » de faire parler à temps des combattants, sachant qu’ils ont disséminé en ville quinze bombes réglées pour exploser dans les vingt-quatre heures. Ce qu’il appellera le ticking time bomb, scénario justifiant le recours dans l’urgence à la torture afin de sauver les vies de civils. Tout récemment, lors d’un colloque  à l’Université Sarmiento (Province de Buenos Aires), un jeune historien spécialiste de l’Amérique latine du nom de Jérémy Rubenstein (Paris-I), a fait une longue intervention remarquée sur « La popularité de la doctrine militaire française et l’influence des romans de Jean Lartéguy en Argentine » (consultable en espagnol ici).

« Les romans de Lartéguy ont deux vertus didactiques sur la DGR. D’une part, ils présentent une généalogie – certes mythifiée – de la doctrine et la pluralité de ses interprétations. D’autre part, le contenu de cette doctrine oblige à s’interroger sur le rôle du roman en tant que produit culturel, c’est-à-dire comme possible outil ou arme militaire.

Sa contribution (ici traduite en français) a ceci de remarquable qu’elle éclaire le point aveugle de la recherche sur la doctrine de la guerre révolutionnaire : elle resserre la focale non sur les théories des spécialistes à destination des spécialistes, mais sur l’impact d’un produit culturel de masse. Et si la lecture des Centurions avait agi à l’égal d’une arme psychologique sur les commandos de l’armée argentine, offrant ainsi une justification morale à toute une génération de militaires ?

 En 2009, Jean Lartéguy a remis officiellement l’ensemble de ses archives au service historique de la Défense (fort de Vincennes). Ainsi, celui qui, après une licence d’histoire à Toulouse était jadis entré tout jeune dans la vie active comme secrétaire du médiéviste Joseph Calmette, bouclait la boucle.

(« Alain Delon et Anthony Quinn dans « Les Centurions » réalisé d’après le roman de Jean Lartéguy)

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1 481 Réponses pour Des romans de Jean Lartéguy comme outil militaire

D. dit: 16 février 2018 à 12 h 31 min

Ce n’est pas une obsession de ma part, c’est la vérité. Les grandes pyramides peuvent être datées de -10400 avant Jésus-Christ. Il est absolument certain et évident que les égyptiens de l’Ancien empire ne savaient pas tailler et assembler la chambre funéraire royale de la Grande pyramide. Il est impossible de glisser une feuille de papier entre les blocs à tel point l’ajustement est précis. Bien supérieur aux ajustements qu’on pratique de nos jours. Des blocs de granite taillés et polis comme des miroir et de dimensions cyclopéennes.
A résisté à un grand nombre de violents tremblements de terre sans bouger d’un millimètre. Des techniques d’un autre monde, mais bien terrestres. Et bien perdues.
Les faces de la grande pyramide qui ne sont pas planes. Pour un raison bien précise.

JAZZI dit: 16 février 2018 à 12 h 29 min

« Si tu as lu Ulysses, tu auras constaté qu’il n’y a pas grand chose sur le judaïsme & les Juifs. »

Oui, c’est la question que je me suis posé et que j’allais te poser. Je n’avais pas gardé de souvenir de cet aspect là du livre, Bloom…

JAZZI dit: 16 février 2018 à 12 h 27 min

L’argument de « Ma paresse » est le suivant.

Le narrateur, âgé de 70 ans (terme que n’atteindra pas Svevo, mort 67 ans des suites d’un accident de voiture. Sur son lit de mort il eut juste le temps de demander une dernière cigarette), hypocondriaque à souhait, est très soucieux du bon fonctionnement de chacun de ses organes, qu’il surveille attentivement. Celui-ci considère que l’organe central dont dépend tous les autres n’est pas le coeur, mais l’appareil génital. Et comme il sait que la Nature a horreur du vide, ou plutôt de l’inaction, elle vous condamne à une mort rapide si vous n’en faites pas usage. C’est ainsi que cet homme marié, père d’une fille et grand-père d’un petit garçon, décide de prendre une maitresse. Il hésite entre une gamine de 14 ans, qui vient aider au ménage de la maison, et une jeune buraliste de 24 ans. Cette dernière fera l’affaire, contre rétributions. Les tribulations de cette relation particulière sont l’objet principal de la narration. Inénarrable ! Du Woody Allen avant la lettre, mais ne le dites pas à Delaporte !

closer dit: 16 février 2018 à 12 h 26 min

Bloom en rajoute…Vous vous rendez compte, les écrits de Bat Yeor sont utilisés par des groupes d’extrême droite! Quelle révélation! L’étonnant eût été leur utilisation par les frères musulmans…

Ça n’enlève rien à leur pertinence éventuelle, sauf à le démontrer point par point. L’humiliation et la persécution multi séculaire des juifs et des chrétiens en terre musulmane, allant jusqu’au génocide (arméniens) ne sont plus niées par personne. La seule question à débattre, c’est leur degré. Est-ce que Bat Yeor exagère leur ampleur? Il faudrait le prouver.

D. dit: 16 février 2018 à 12 h 16 min

Ils ont progressé d’Ouest en Est en soumettant les populations et en les « civilisant ». L’arbre de la connaissance, c’est eux. Le péché originel, c’est eux. Aujourd’hui l’Humanité entière a reçu de ce levain atlante. Chacun une certaine part, d’une façon ou d’une autre. Biologiquement, par contact civilisationnel.
Il y a aujourd’hui dans certains musées des objets datés de l’Égypte prédynastique et qui en réalité sont beaucoup plus anciens et originaires d’Atlantide. Platon a reçu la révélation de l’Atlantide d’un prêtre égyptien.

Bloom dit: 16 février 2018 à 12 h 16 min

avait fourni à Joyce de précieux renseignements sur le judaïsme, pour la composition de « Ulysse ».

Si tu as lu Ulysses, tu auras constaté qu’il n’y a pas grand chose sur le judaïsme & les Juifs. En revanche, le personnage du « Citizen » est un type reconnaissable d’antisémite, tout comme le proviseur anglais du college que fréquente Stephen Dedalus:

« – I just wanted to say, » he said. « Ireland, they say, has the honour of being the only country which never persecuted the jews. Do you know that? No. And do you know why? »

He frowned sternly on the bright air.

« – Why sir? » Stephen asked, beginning to smile.

« – Because she never let them in, » Mr. Deasy said solemnly.

A coughball of laughter leaped from his throat dragging after it a rattling chain of phlegm. »

Paul Edel dit: 16 février 2018 à 12 h 10 min

Petite correction, Bloom.Svevo a écrit en 1892 un premier roman « une vie » très intéressant dans la mesure où il est truffé de détails autobiographiques .le roman se passe dans une banque, là où Svevo travailla 18ans.
Puis « Sénilita » (merveille littéraire..) parut en 1898.ces deux premières oeuvres eurent peu d échos dans la presse.Quasi silence. précisons que Svevo passa sa jeunesse en Allemagne,il lut beaucoup les Romantiques allemands mais son écrivain préféré fut jean- paul Richter . Il écrivait plus facilement en allemand qu’en italien.il fut un remarquable critique littéraire dans un quotidien de Trieste , L’indipendente .

JAZZI dit: 16 février 2018 à 12 h 01 min

« Una Vita » et « Senilità », parus au-préalable par Svevo à compte d’auteur, sont des brouillons préparatoires à « La conscience de Zeno », publié à 62 ans, Bloom.
Italo Svevo (l’Italien Souabe), son pseudo, avait fourni à Joyce de précieux renseignements sur le judaïsme, pour la composition de « Ulysse ».

De son vrai nom Aron Hector Schmitz (1861-1928), il descendait de deux familles juives, l’une, maternelle, du Frioul, l’autre, paternelle, d’Autriche.

closer dit: 16 février 2018 à 11 h 57 min

« Quand Luc Ferry dit que l’amour est une invention récente, il dit autre chose que ce que vous croyez qu’il dit. »

Vous avez raison WG, mais j’étais pressé…Ce qui me paraît intéressant de souligner tout de même, c’est la permanence des sentiments humains les plus basiques à travers les millénaires…Il me semble (mais il est toujours un peu trop lapidaire à l’oral, un défaut d’homme politique), que Luc Ferry exagère une supposée nouveauté radicale de l’amour comme fondement de la vie humaine.

Paul Edel dit: 16 février 2018 à 11 h 53 min

la pièce « le Révizor » fut donnée pur la première fois le 19 avril 1836,à Saint Petersbourg en présence de l’empereur Nicolas 1°; le spectacle se déroula dans un silence de mort.Les milieux conservateurs crièrent que cette pièce démolissait l’ordre établi,et les libéraux se rejouirent.. ce qui épouvanta Gogol qui n’ a jamais voulu écrire une pièce politique mais une simple farce.. Celui qui fut le plus fin jeune critique de l’époque, Bélinski, écrivit dans le journal « La renommée »: « Oui..elle est drôle superficiellement,mais en dessous, quelle amertume. »
La pièce fut autant discutée à la Cour du tsar que « le tartuffe » de Molière à Versailles.. même aussi un objet de scandale..on se battait pour avoir des places..On ne parlait que de ça dans tous les salons. Gogol fut épouvanté.il écrivit à Pouchkine -qui kui avait donné la trame- « ma propre œuvre m’est apparue répugnante », contre nature’, et étrangère à moi.. »
Il garda la lettre dans le tiroir de son bureau.. il était surtout furieux de la manière de jouer des comédiens qui avaient forcé sur la bouffonnerie, avec des perruques et des costumes grotesques qui révulsaient Gogol.

Bloom dit: 16 février 2018 à 11 h 53 min

La vie était autrefois beaucoup plus chère à Trieste qu’à Paris, ce qui a motivé la famille Joyce à venir s’installer dans la capitale pour quelques mois à l’origine, sur les conseils d’Ezra Pound. Ils y restèrent 20 ans; ce sont les Allemands qui les en ont délogés…

D. dit: 16 février 2018 à 11 h 50 min

C’est dans ce grand carrefour où se rencontrent l’Afrique, l’Asie et l’Europe que tout est né : l’écriture, administration, l’invention de l’assurance sociale, la politique, l’école, la bière, le pain, le livre, la littérature épique et lyrique, la médecine des corps et des âmes. C’est quand même une chose tout à fait fascinante comme histoire.

C’est ce que vous admettez et c’est ce qu’on enseigne. Mais ce n’est pas exact. Il existait vers -12000 des populations de chasseurs-cueilleurs dans toute cette région et dans tout le Nord de l’Afrique qui n’était pas un désert à l’époque. On considère qu’il s’agit de l’Eden. Des rescapés de l’Atlantide sont arrivés par mer dans l’Ouest de l’Afrique mais également dans l’Ouest de l’Europe et dans l’Amérique centrale.
Ils étaient porteurs d’une connaissance ésotérique et magique très avancée, en médecine médecine et architecte également. Ils avaient un pouvoir magique sur la matière, comparable à notre technologie d’aujourd’hui. Ce pouvoir était obtenu notamment par des sacrifices humains ce qui était abominable aux yeux de Dieu.
Le sphinx de Gizeh a été bâti par eux vers -10400. Ils avaient un autre sphinx en Atlantide (actuelles Canaries). Le sphinx de Gizeh à été réutilisé, détaillé, tout comme l’ont été les grandes pyramides qui on été restaurees et parées par les pharaons mais jamais bâties par eux !

Bloom dit: 16 février 2018 à 11 h 36 min

Ettore Schmitz, (Svevo -le Souabe- est son nom de plume) a été élève & ami de Joyce à Trieste. il servit à Joyce de modèle, entre autres, pour son Leopold Bloom.
Il a écrit 2 romans que je sache, La Conscience de Zenon et Sénilité…??

JAZZI dit: 16 février 2018 à 11 h 31 min

Cette histoire de la sépulture de Michel don est incompréhensible. Rien n’empêche sa fille, Parisienne, d’acquérir un emplacement à son nom dans un cimetière parisien et d’y mettre les cendres de son père !

Widergänger dit: 16 février 2018 à 11 h 25 min

L’Enéide, faut que je prenne le temps de le lire entièrement mais en latin avec une traduction à côté. Les rythmes des vers, les sons c’est très important pour saisir son art. Et c’est un plaisir dont il ne faut pas se priver.

JAZZI dit: 16 février 2018 à 11 h 24 min

Bien sûr Chaloux, que la littérature se joue du temps et de l’espace. Un roman, une nouvelle, un récit abouti est toujours un fragment d’éternité. Ton texte, si bien titré, à peine écrit était déjà mort-né, périmé. Tu l’as bien senti, par Intuition…

Je viens de lire une nouvelle posthume d’Italo Svevo, « Ma paresse » (c’est le thème de mon prochain goût de… ». Texte parfait ! Court, mais dense, riche, ironique, et suprêmement vivant… Svevo, c’est mon Maître !

Bloom dit: 16 février 2018 à 11 h 19 min

Je lis Milner avec soin & intérêt, ML. Trop compliqué pour les esprits faibles et chagrins, lui n’est pas récupéré par toute cette nauséabonde f(r)ange catholico-nationaliste-réac-raciste qui ne se nourrit que de passions tristes & ne vit que par et pour la haine.

Bloom dit: 16 février 2018 à 11 h 09 min

Dommage pour Bloom qu’il ne puisse profiter de tout cela,

Même pas bon en censure. Déjà lu, dog breath….

Mentula conatur Pipleium scandere montem:
Musae furcillis praecipitem eiciunt.

comme l’écrit Catulle.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 11 h 03 min

Quand Luc Ferry dit que l’amour est une invention récente, il dit autre chose que ce que vous croyez qu’il dit.

L’amour est de tout temps, la passion amoureuse de tout temps. Ce n’est pas de cela qu’il parle. Comment pourrait-il le nier ? Il dit autre chose. Il parle de l’amour comme valeur, comm système de valeurs. Et ça c’est le XIIè siècle qui l’a créé, avec les troubadours, ça n’existe pas avant. Avec toute une rhétorique de l’amour, qui va ensuite servir de fondement à tout un discours de l’Occident sur l’amour et ses perversions (Décaméron, Heptaméron, etc.). Et quasiment jusqu’à Freud.

closer dit: 16 février 2018 à 10 h 55 min

Je viens de relire Virgile et en particulier l’Enéide, WG. C’est évidemment magnifique, mais on ne soulignera jamais assez la caractère toujours actuel de toute la partie « Didon et Enée » avec le récit de la prise de Troie par les grecs. Il vaudrait mieux dire par les achéens ou les danéens, car les troyens étaient évidemment des grecs d’Asie mineure parlant la même langue et adorant le mêmes dieux que les achéens. D’ailleurs Virgile fait une fois allusion à « l’accent » des troyens qui a trahi leur identité pendant les combats à l’intérieur de Troie, ce qui montre bien qu’ils parlaient grec entre eux.

On ne parle jamais de l’amour d’Enée pour son épouse. Quand il s’aperçoit qu’elle a disparu pendant leur fuite avec d’autres troyens, il retourne dans Troie au péril de sa vie et l’appelle jusqu’à ce qu’il rencontre son fantôme qui lui demande de fuir avec son fils et son père. C’est aussi émouvant que les adieux d’Hector et d’Andromaque dans l’Iliade. Il y a dans l’Iliade, l’Odyssée et l’Enéide suffisamment de manifestation d’amour au sens où nous l’entendons aujourd’hui pour réfuter certaines thèses (Luc Ferry notamment) selon lesquelles l’amour serait une invention récente.

Je ne parle pas de Didon, figure sublime de l’amour passion. Un détail intéressant cependant. Quand Didon lance ses imprécations contre Enée fuyant avec ses troupes, elle le menace et prédit ni plus ni moins que les guerres puniques: « Et vous Tyriens, harcelez de votre haine toute sa race…qu’aucune amitié, aucune alliance n’existe entre nos peuples… »

Autres point à noter: la parenté entre Bucoliques IV et l’annonce christique (et oui!) et celle entre Georgique I et la Genèse!

Dommage pour Bloom qu’il ne puisse profiter de tout cela, compte-tenu d’aspects un peu trop réactionnaire et utilisés par des réactionnaires de l’oeuvre virgilienne. Mais je n’ai pas le temps de développer.

D. dit: 16 février 2018 à 10 h 53 min

On a tous été larve.
Et regardez ce qu’on est devenu depuis. Le tout c’est d’avancer et de devenir un beau papillon.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 10 h 52 min

Concernant Baumgarten, je me demande ce que le Romantisme allemand lui doit. En tout cas, Roger Ayrault ne le mentionne pas dans son bouquin sur la genèse du romantisme allemand.

Je me demande ce qu’il y a comme théoricien du romantisme anglais. Bloom, quelques lumières ?

Widergänger dit: 16 février 2018 à 10 h 44 min

Bloom, je comprends tes réticences mais lis quand même un jour le bouquin de Bat Y’eor, Eurabia, c’est extrêmement bien documenté et donne à tout le moins à réfléchir sur la politique proarabe de l’U.E. depuis plus de quarante ans. Proarabe et anti-israélienne depuis De Gaulle. Quand on le met en relation avec le bouquin de Jean-Claude Milner, Ls penchants criminls de l’Europe démocratique, on est amené à se poser de très sérieuses questions…!

Widergänger dit: 16 février 2018 à 10 h 33 min

Je réfléchissais aussi l’autre jour encore au Révizor de Nicolas Gogol. Il smble que la critique n’ait lu avec l’intérêt qu’il mérite le nom de la petite ville qui est le terme du voyage du révizor, Sadoga. Or, c’est une ville réelle qui se trouve non en Russie mais en petite Russie, en Ukraine autrment dit.

Le comique qui touche les personnages amène à se demander si le point de vue adopté dans la pièce est celui de la Russie tsariste contre des ploucs de province de petite Russie ou celui de la petite Russie contre le pouvoir russe du tsar et de sa clique de St-Pétersbourg. Il ne semble pas si facile de trancher.

Sadoga est en tout cas, à l’époque, une bourgade avec une communauté juive importante, autant dire dans l’esprit de Gogol, une ville de ploucs, un trou perdu au fin fond de l’Ukraine. Dans un de mes bouquins sur les Juifs d’Ukraine, il y a une ou deux cartes postales de Sadoga; c’est très pauvre. De quoi faire pleurer le Russe le plus antisémite !

Je me demande s’il n’y a pas mêlé au rire quelques larmes de ce genre dans le comique de Gogol. Ses personnages ont bau être pitoyables, ils n’en font pas moins pleurer aussi d’une manière ou d’une autre. Le nom de Sadoga est à prendre plus en compte qu’on ne le fait d’ordinaire pour comprendre son « comique sublime ».

Je me demande s’il y a des théoriciens du sublime dans la littérature russe de son époque, comme c’est le cas en Allemagne à la même époque. J’ai pas vraiment l’impression, à part Belinski et cheviriov. Un livre qui sembl aussi avoir beaucoup compté pour lui, c’est L’imitation de Jésus Christ, qui inspire sans aucun doute son idée du sublime.

Janssen J-J dit: 16 février 2018 à 10 h 33 min

@ On écrit ou on n’écrit pas mais on ne se perd pas en discours inutiles.

Heureusement qu’on a été prévenus…, vu la logorrhée qui s’est ensuivie.

Bonjour à toussent et à Renato Maestri.

JC..... dit: 16 février 2018 à 10 h 32 min

Citer Le Monde, misérable gazette en perdition, paquebot déserté avec voie d’eau subventionnée, c’est faire partie des villageois de la pensée.

JC..... dit: 16 février 2018 à 10 h 29 min

Le marxisme de Bloom Bloom Trahallah n’est pas de pacotille !

C’est celui des Marx Brothers ! Non … ni Groucho bourré d’humour, ni Chico, ni Harpo, bons instrumentistes de cirque,… plutôt celui de Zeppo qui partit loin, loin, loin, pour se faire oublier.

Bloom dit: 16 février 2018 à 10 h 27 min

Ca y est Closer, vous avez posé votre petite f.ente, vous êtes soulagé?

Et puis, dans ma famille aussi, on a eu peu de temps pour faire ses valises et parfois on n’a même pas pu, alors, vos leçons de minable moraliste à la mord-moi le noeud, vous pouvez vous les carrer là où le soleil ne brille pas. Pas grand chose qui brille de votre côté, d’ailleurs, sauf l’absence d’intelligence, ce qui n’a rien d’étonnant quand on lit ce qui suit:

« Référencée par des sites comme Riposte laïque, Le Salon beige ou Dreuz, elle est mentionnée avec respect sur le blog de Bernard Antony, longtemps chef de file de la branche catholique traditionaliste du Front national (parti qu’il a quitté en 2008). Tout récemment, le journal de L’Action française, organisation monarchiste fondée par Charles Maurras, invitait ses fidèles à lire Bat Ye’or’ Le Monde.

C’est un honneur que de se faire insulter par vous.

Bloom dit: 16 février 2018 à 10 h 22 min

Ca y est Closer, vous avez posé votre petite fiente, vous êtes soulagé?

Et puis, dans ma famille aussi, on a eu peu de temps pour faire ses valises et parfois on n’a même pas pu, alors, vos leçons de minable moraliste à la mord moi le noeud, vous pouvez vous les carrer là où le soleil ne brille pas. Pas grand chose qui brille de votre côté, d’ailleurs, sauf l’absence d’intelligence, ce qui n’a rien d’étonnant quand on lit ce qui suit:

« Référencée par des sites comme Riposte laïque, Le Salon beige ou Dreuz, elle est mentionnée avec respect sur le blog de Bernard Antony, longtemps chef de file de la branche catholique traditionaliste du Front national (parti qu’il a quitté en 2008). Tout récemment, le journal de L’Action française, organisation monarchiste fondée par Charles Maurras, invitait ses fidèles à lire Bat Ye’or’ Le Monde.

C’est un honneur que de se faire insulter par vous.

closer dit: 16 février 2018 à 10 h 11 min

« Gisèle Orebi, auto-proclamée Fille du Nil (Nihil) était une des auteures de référence de Breivik. Sein Kampf. »

C’est avec ce genre de remarque que l’on perçoit toute l’étendue de la konnerie de Bloom. Bat’Yeor a eu 24 ou 48 heures, je ne sais plus, pour quitter la terre de ses ancêtres depuis deux mille ans. Elle a raconté dans un entretien que le douanier égyptien qui a contrôlé son unique valise l’a ouverte et a lacéré tous ses vêtements avant de la laisser passer. Toute sa vie a été consacré à l’histoire des non musulmans, juifs ou chrétiens, en terre d’islam. On lui reproche de n’avoir fait qu’une histoire à charge contre l’islam. Elle en avait parfaitement le droit compte-tenu de son passé et de l’immensité des préjugés qui régnaient alors et encore en faveur de l’islam. Il serait plus intéressant de réfuter ses arguments de fait plutôt que de la condamner globalement sous prétexte qu’un fou furieux a utilisé ses travaux. Elle a évidemment protesté avec indignation contre l’utilisation de ses travaux par Breijvik.

La démarche de Bloom est typique de celle de tous ceux qui sont imprégné, même inconsciemment, d’un marxisme de pacotille. Il n’y a pas de vérité factuelle, dis moi qui utilise telle ou telle thèse et je te dirai si elle est légitime ou non.

Pour Bloom, toute expression culturelle est jugée en fonction de la couleur idéologique de celui de qui la produit. C’est d’une bêtise à pleurer et c’est préoccupant de penser qu’il est chargé de diffuser la culture française à l’étranger alors qu’il en rejette viscéralement une grande partie (qu’il ne connaît pas) au motif qu’elle n’est pas suffisamment à gauche pour son goût.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 10 h 10 min

Je réfléchissais l’autre jour aux nombre incroyable d’écrit sur l’art et la littérature des écrivains romantiques allemands : Novalis avec plusieurs volumes de réflexion théorique, les frères Schlegel qui sont ls grands théoricins du Romantisme, Jean-Paul Richter avec sa Vorschule der Ästhetik (Cours préparatoire d’esthétique), les écrits sur l’art de Gœthe qui occupent trois volumes sans parler de son voyage à Rome qui en rajoute un autre, Schiller avec deux ouvrages de portée considérable, et sans parler de tout ce qu’ont pu écrire Herder, Winkelmann, Lessing et même Hölderlin, le plus illisible à cet sujet. Une éclosion sans précédent de discours théorique avec le Romantisme allemand. Je crois que c’est unique en Europe. On n’a pas ça ni en France ni en Angleterre. Et en m^me temps, en Allemagne, les œuvres effectivement produites sont considérables elles aussi. Un miracle (grec…).

JC..... dit: 16 février 2018 à 10 h 07 min

Il est curieux que lorsqu’on interpelle un cultureux cul-terreux, Lord Bloom Bloom se sente visé…. Comme disait notre domestique : « C’est un mystère »

Widergänger dit: 16 février 2018 à 9 h 51 min

Vous fatiguez pas, mes pauvres chéris ! Je me souviens encore de la première fois où Popaul, dont on ne savait rien, a poster un bout de récit. Je me souviens fort bien que Màc et moi, on a tout de suite trouvé génial. Et ça l’était, du moins c’était de la littérature. Un écrivain ça se sent tout de suite. C’est comme quand j’ai posté le début de mon récit sur Marusa, Jazzi l’a trouvé immédiatement génial. Il avait raison…! Popaul il a l’écriture dans la peau, on ne peut rien y faire, c’est comme ça. Lui c’est un authentique écrivain. Il sent le monde à travers les mots. Une sorte d’infirmité en même temps. Mais le génie c’est un infirme qui sait l’art de transformer une infirmité en apothéose.

Vous êtes en trop bonne santé pour être des écrivains, mes pauvres chéris !

Mais Jazzi fait merveille comme critique de chaloux.

JC..... dit: 16 février 2018 à 9 h 49 min

Celui qui jouit de sa rente, paisiblement, après avoir sué sang et eau à servir le libéralisme créateur, celui-là ne sera jamais oisif !

Il se contente d’agoniser son siècle organique, sous le regard des véritables oisifs que sont les larves culturelles du Quai, faignasses expatriées au limes du monde, genre le Bloom Bloom Tralallah !!

Widergänger dit: 16 février 2018 à 9 h 41 min

chaloux est émouvant; on dirait un vieux schnock timide qui se redresse dès qu’on lui fait le moindre compliment et qui se lance dans un discours alambiqué dès qu’on lui prouve que c’est une pauvre cloche…!

Il a besoin de reconnaissance ce pauvre chaloux. Il nous ferait presque pleurer.

Bloom dit: 16 février 2018 à 9 h 40 min

libres-penseurs !

L’oisif fascistoide qui vit du travail des autres n’est ni l’un, et encore moins ni l’autre.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 9 h 35 min

renato c’est le nada par excellence, qui s’écoute parler et se gargarise tous les matins devant son miroir de la Rdl… un sacré cornard, qui passe trois heures par jour à haïr son prochain…

JC..... dit: 16 février 2018 à 9 h 32 min

La dhimmitude du Prince du Nihil, Lord Bloom Bloom Tralallah, est au niveau du respect que mérite ceux qui ne pensent pas comme lui, c’est à dire les libres-penseurs !

renato dit: 16 février 2018 à 9 h 11 min

Ceux qui ont vraiment des parts de noblesse ou une histoire de famille qui se confond avec l’Histoire ne ressentent pas le besoin d’en parler… car :
1, ce sont les autres qui ont fait l’Histoire ;
2, c’est fort malpoli d’en parler.
Mais désormais, éducation nada.

Chaloux dit: 16 février 2018 à 8 h 51 min

Et puis, Jazzi, je n’écris pas le nez dans le journal ou dans la bibliothèque, j’en serais bien incapable, ni en me demandant par-dessus l’épaule du lecteur ce qu’il va en penser. J’écris sur la route. Si tu as fait de grands voyages -des vrais, pas ces trucs où on te dépose en quelques heures aux antipodes-, tu sais qu’il n’y a rien de plus relatif que le temps qu’on y rencontre, certainement pas l’étroite bande de présent dans laquelle chacun se croit tenu de se vautrer. Il y a mille autres temps. C’est bien pour cette raison que je n’ai pas pensé plus de deux minutes à faire carrière. C’est l’aventure qui compte, pas le costume social -écrivain!- dans lequel on ferait tout pour se glisser et qui n’est bien souvent taillé que dans un tissu tout juste bon à fabriquer des linceuls.

Chaloux dit: 16 février 2018 à 8 h 42 min

Jazzi, j’étais tout jeune, je testais. J’ai beaucoup écrit depuis, mais j’ai complètement abandonné cette littérature narrative basique, tout en faisant quelques incursions dans des modes encore plus archaïques comme par exemple le conte ou la nouvelle à thème mythique, et même dans un certain naturalisme volontairement très daté parce que les personnages l’étaient. Cela dit, je ne crois pas du tout qu’un écrivant doive se plier aux exigences de son temps. L’écriture n’est pas une caserne. Sur ce point, je rejoins Quignard. Et après tout, le XIXe siècle fait partie de ma vie : mes premières années se sont déroulées autour de gens qui y étaient nés. Mais ces textes n’ont pas grande importance pour moi, ce sont les premiers balbutiements que j’aie gardés, simplement parce que j’ai perdu tout ce que j’ai fait avant 93, c’est à dire avant mon premier ordinateur. -Il faut dire aussi que le narrateur est plus probablement né vers 1940, ce qui le repousse encore. J’étais très intéressé à l’époque par l’idée d’un personnage qui ne prendrait la plume qu’une seule fois dans sa vie et essaierait de dire l’essentiel en seulement quelques pages, d’où certainement aussi l’aspect de déjà lu, il s’écrit lui-même en partie avec ce qu’il a lu, c’est une partie du sujet).

renato dit: 16 février 2018 à 8 h 37 min

Pauvre Pat V… mais c’est un 5 ou une consonne fricative sonore ? Cela bien à part, il faudrait respirer de temps à autre Pat…

JAZZI dit: 16 février 2018 à 8 h 29 min

Chaloux, ta nouvelle toute entière circonscrite autour du thème « comment au fond du trou j’ai retrouvé la lumière » est bien construite, mais j’ai eu l’impression en la lisant de l’avoir déjà lue. Quelque chose entre Maupassant et Edgar Poe traduit par Baudelaire, avec un zeste de Lautréamont. C’est dire qu’elle m’est apparue très datée 19e siècle. Anachronique, inactuelle, comme une belle fleur tout à la fois artificielle et fanée…

Bloom dit: 16 février 2018 à 8 h 19 min

Gisèle Orebi, auto-proclamée Fille du Nil (Nihil) était une des auteures de référence de Breivik. Sein Kampf.

Chaloux dit: 16 février 2018 à 8 h 15 min

Rose, je suis très sensible à votre lecture qui me réconcilie avec ces textes vieux de vingt-cinq ans et qui sont autant, plutôt que textes, de tests. A 25 ans, on teste tout.
Certainement de quoi comprendre mon agacement vis-à-vis de certains ici. On écrit ou on n’écrit pas mais on ne se perd pas en discours inutiles.

renato dit: 16 février 2018 à 8 h 14 min

Ayant eu la chance de recevoir une bonne éducation, closer, je sais que « on ne peut pas ne pas nous dire chrétiens » (Benedetto Croce), reste qu’on ne peut non plus ignorer les légendes. Voyons donc, une au hasard. Là-haut, au château : « le père est un pervers malfaisant ; le fils, masochiste, ferait n’importe quoi pour lui plaire ; la mère pleure tout le temps ; le personnel de service raconte des histoires, parfois atroces », parfois banalement fantaisistes ; et dans les villages aux pieds de la montagnette vivent des gens disposés à croire n’importe quoi : la parthénogenèse, par exemple. Bref, un environnement malsain et sans aucune relation de cause à effet avec ce qui réellement advient. Ça pour l’inanité des légendes, il ne faudrait toutefois pas oublier les traverses notionnelles : ah ! la pensée magique ; l’assertion de certitudes anticipées ; la philosophie du supplément d’âme ; les structures métaphysiques du catéchisme des curés de borroméenne mémoire ! Mais pourquoi me perdre en distinguos galiléens en fignolant : qualités primaires et secondaires, objectives et subjectives ? Je ne peux toutefois ne pas me demander quelle est la part de la tête chez ces gens : est-ce que puisqu’ils ne sont bons qu’à l’adaptation sélective, ils sont incapables de produire une pensée cohérente ? Peu importe, il est fort probable qu’ils ne savent produire que des signifiants sans signifié. Enfin, bref, lorsqu’on me parle de l’apôtre Pierre la seule chose qui me vient à l’esprit c’est un coq : remémoration suggestive qu’en dit long sur la nature de l’esprit chrétien, et plus généralement de l’indignité des monothéismes. Je peux néanmoins entendre que comprendre ces arguments soit une tâche ardue pour la tête de quelqu’un qui patauge entre magazines people et légendes abstruses. Cela dit, dommage que la sottise ne soit pas un délit.

renato dit: 16 février 2018 à 8 h 11 min

“La loi peut raconter n’importe quoi (c’est le cas de celle-ci) donc ca ne m’intéresse pas comme justification.”

C’est la règle en France, une justification plus que suffisante donc.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 7 h 58 min

Oui, je ne comprends pas comment ces imbéciles à la Fnac n’ont pas réussi à me le dégoter ; vraiment des nuls !

Widergänger dit: 16 février 2018 à 7 h 57 min

J’ai étudié l’autre jour avec mes petits de 6ème l’épisode de la chute de Troyes dans l’Enéide. Je trouve que c’est d’une modernité incroyable ! Si on ne savait pas qu’il nous parle de la guerre de Troyes, on pourrait croire lire un épisode de la guerre d’extermination des population d’Europe de l’Est durant la Seconde Guerre mondiale avec des colonnes de femmes et d’enfants que les Grecs emmènent en esclavage. Ce sont des scènes toujours aussi bouleversantes, et c’est admirablement bien construit avec une progression dramatique de l’ensemble qui sait ménager ses effets en alternant l’épique et l’intime. Pour un peu on croirait lire du Curzio Malaparte ou voir un film de Pontecorvo tellement c’est vivant et moderne. Et les élèves y sont sensibles.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 7 h 46 min

On n’en a pas vraiment conscience quand on le lit, mais Sénèque est né à Cordoue en Espagne. Et à la réflexion ça se sent dans ses tragédies. Je vais le relire avec cette idée en tête et voir si ça sonne différemment… Ses tragédies ont eu en tout cas une grande influence sur les tragédies en France. J’aime aussi beaucoup ses lettres à Lucilius, mais la langue n’est pas toujours aisée à lire, du latin serré, mais beau, une certaine sévérité dans le style qui me plaît.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 7 h 36 min

C’est étonnant ! En février 1964, on a retrouvé, dans les faubourgs nord de Rome, au coin de la Via Cassia et de la Via Grottarossa, dans un sarcophage en marbre dans le mausolée d’un général romain rebelle du temps de Marc Aurèle (vers 200 après JC) une jeune fille embaumée âgée de huit ans très bien conservée sous ses bandelettes. C’était probablement la propre fille de ce général romain mais elle était probablement morte en Egypte où elle avait été momifiée et ainsi transportée à Rome dans le mausolée du général revenu à Rome après la mort de Marc-Aurèle. Il paraît qu’on a retrouvé plusieurs momies de ce genre en Hongrie notamment. Elle était ensevelie avec une poupée.

Il existe un bau texte de Pline le Jeune qui raconte que la fille cadette, qui n’avait pas encore treize ans, de l’un de ses amis, un certain Fundanus, est morte de maladie. Il s’exclame : « Ô triste plane acerbumque funus ! » Ô mort combien triste et cruelle !

Sur le sarcophage de la jeune fille de Cassius, était gravée une scène tirée de l’Enéide avec Didon et Enée dans une grotte. C’est émouvant de voir à quel point l’Enéide était présente dans tous les esprits toujours presque trois siècles après Virgile. La puissance d’une telle œuvre, c’est vraiment quelque chose d’impressionnant.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 7 h 17 min

Je l’ai commandé à la Fnac et ces cons là n’ont pas été fichus de me le trouver ! Faut tout faire par soi-même…

rose dit: 16 février 2018 à 6 h 51 min

le sommeil c’ est également la reconstitution de l’ énergie.pour moi c recharger les batteries et redémarrer de bonne humeur.
je vous en envoie moitié aujourd’ hui.
et hop

rose dit: 16 février 2018 à 6 h 47 min

Chaloux
ai lu votre nouvelle et l’ ensemble des coms.
d’ emblée et sans trop réfléchir
suis suiprise par l’ amoleur des prolégomènes.
j’aime bien ça
ce sont comme des adresses au lecteur ou bien des précautions oratoires.
puis tardivement, on entre dans l’ histoire et il ne se passe presue rien.
J’ aime l’ absence de connotations morales. Une lucidité ni gnan gnan ni bienveillante.Une manière de reconnaître les faits tels qu’ ils le sont.

Et la chute lumineuse avec cette conviction instaurée.
J’aime beaucoup. Ai envie de vous dire que vous avez saisi l’ art de la chute dans la nouvelle mais c’ est ridicule d’ écrire cela.

En passant, moi, rose, ai la même conviction que vous dans votre chute. Pirouette- cacahuète.
bonne journée Chaloux

de nota dit: 16 février 2018 à 6 h 39 min

Wider, vous pouvez tout à fait acheter le livre de Paul Edel sur Holderlin, allez donc faire un tour sur « AddaLL »…vous y trouverez même un exemplaire avec envoi…

rose dit: 16 février 2018 à 6 h 37 min

Nicolas
l’ a prisr par le cou
in chanson douce
Slimani
puis lui a dit je vais te tuer, il y a un point là où si j’ appuie
elle a connu alors l’ indifférence complète devant la mort et l’ absence de peur
est restée silencieuse
s’ est calmé l’ homme

JC..... dit: 16 février 2018 à 6 h 26 min

Plutôt que Le Petit Prince, ouvrage charmant d’une époque surannée, je m’en vas lire Bat Ye’or, excellent antidote à la Ramadanmania !….

Bloom dit: 16 février 2018 à 5 h 43 min

Dido’s Lament (Purcell / NahumTate)

When I am laid, am laid in earth, May my wrongs create
No trouble, no trouble in thy breast;
Remember me, remember me, but ah! forget my fate.
Remember me, but ah! forget my fate.

Bloom dit: 16 février 2018 à 5 h 24 min

e même quand j’entends la plainte de Didon pour Énée dans la musique de Purcell,

Pour moi, la version de Raymond Leppard dirigeant l’English Chamber Orchestra, avec Tatiana Troyanos dans le rôle de Didon, est indépassable. Juste après vient celle de Janet Baker, assez loin tout de même.

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 février 2018 à 4 h 03 min


…D,…à 0 h 01 min,…

…j’écris, toujours, à l’emporte-pièce,…
…et, je ne vous la fait pas, d’aucune sorte, et manière, de quoi que ce soit,…

…je suis libre, sur tout, et, n’ai aucun complexe, ou arborescence de symbole, ou tabous de complaisances à suivre,…

…même en francisant mon nom,!…je reste à vous répondre,…puisque, je suis réveillé,…
…des livres cherchés, retrouvés,!…
…bonne journée, plaise à Dieu,…etc,…

Nicolas dit: 16 février 2018 à 0 h 36 min

l’invention de l’assurance sociale s’est faite dans les plaine alluviales
Faut que j’aille me coucher
À demain 

Widergänger dit: 16 février 2018 à 0 h 11 min

En fait l’histoire de l’humanité s’est faite dans les plaine alluviale, celle du Nil pour la grande civilisation égyptienne et celle du Tigre et de l’Euphrate pour les empires sumérien, babylonien, akkadien et assyrien et plus largement dans le croissant fertile où se trouvent les forêts et les pierres pour construire les villes. Avec l’invention de l’agriculture et de la culture du blé qui sédentarise les nomades vers -10 000. C’est dans ce grand carrefour où se rencontrent l’Afrique, l’Asie et l’Europe que tout est né : l’écriture, administration, l’invention de l’assurance sociale, la politique, l’école, la bière, le pain, le livre, la littérature épique et lyrique, la médecine des corps et des âmes. C’est quand même une chose tout à fait fascinante comme histoire.

Widergänger dit: 16 février 2018 à 0 h 01 min

L’empire sumérien, c’est le début de la période historique des Cités-États. L’Exode, c’est sa fin et le début du nationalisme, ici le nationalisme des Hébreux qui repose sur l’idée nouvelle de nation. Hypothèse de travail. La fin de Canaan comme fin des cités-états sous la dépndance de l’Egypte, et la révolution inaugurée par Moïse qui symbolise la nation hébraïque fondée sur une nouvelle conception politique et sipirituelle, un Dieu unique et sur une nouvelle écriture fondée sur l’alphabet. C’est comme ça que je comprends cette histoire. C’est aussi pourquoi la Bible fait venir Abraham de la ville sumérienne d’Ur. Il vient de l’ancien monde, deux mille ans quasiment auparavant, pour fonder le nouveau vers -1500. L’existence de la Bible montre en fait que le centre culturel, spirituel et politique du monde s’est déplacé aux environs de -1000 vers le sud à Jérusalem par rapport à Ur et aux différents empires du Nord, (Sumértien, Babylonien Akkadien, Assyrien) et s’est accompagné d’une révolution culturelle et politique. À mon avis, c’est comme ça qu’il faut lire la Bible.

D. dit: 16 février 2018 à 0 h 01 min

Je ne pense pas que le fait que vous ayiez fait le 1111ème commentaire soit du domaine du hasard, Saint Ange Jean. On ne me la fait pas à moi.

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 février 2018 à 23 h 47 min


…à cela, s’ajoute, les phénomènes naturels de notre globe, comme, si, nous étions, encore, au niveau, des incas-mayas,!…

…et, y interpréter, comme les tremblements de terre, ou l’apparition des  » arc en ciel « ,…ou autres éruptions de volcans,…l’illusion de messages divins à s’enorgueillir de fantasques visions,…transmis, par tout les dieux à quatre-sous des forces telluriques des univers,…
…nos sorciers, pour soumettre les abrutis aux lunes,…pour l’oseille a gland,…à l’effort, pour se tordre, de rire, aussi,!…
…etc,!…Bip,!Bip,!…suivant,…
…les industries d’états-sacrés, sans investisseurs du rendement,…merci,!…

…il faudrait licencié tout le monde, et, personne, pour lever les impôts aux seuls riches,…datés,…etc,…

Chaloux dit: 15 février 2018 à 23 h 40 min

Blabla : »Le caractère génial de ma prose n’est lisible que par les gens supérieurement intelligents.  »

Il veut dire des gogos qui vont à la foire.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 33 min

Le caractère génial de ma prose n’est lisible que par les gens supérieurement intelligents. C’est ce qui fait la différence entre les ploucs comme chaloux et les génies comme moi.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 31 min

Mais contrairement aux misérables clichés de la pnsée bâtarde du pauvre chaloux, les prostituées ont à leur manière une grande vertue et souvent une grande générosité, un cœur en or, contrairement aux gros cornards de chaloux qui seront toujours des pingres en la matière.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 29 min

J’avais commandé le bouquin de Popaul sur Hölderlin mais il reste introuvable, c’est plus édité. C’est la décadence. Je ne pourrai pas te lire, Popaul !

J’ai eu confirmation de mon idée l’autre jour en lisant un critique sur la philosophie de Fichte, qu’il qualifie de narcissique et de folle. D’où résulte celle de Hölderlin, comme symptome de son époque. Ça vaut le coup aussi de parler de cette période révolutionnaire pour rétablir la vérité contre les livres débilitants de François Furet et autres historiens réactionnaires qui ont voulu étouffer la portée révolutionnaire de cette époque. Il manque un grand livre sur la folie de Hölderlin.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 19 min

Mes commentaires t’aide au moins à devenir un peu moins con. Mais c’est un vrai chemin de croix, et long avec ça !

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 17 min

Pendant ces vacances je vais pouvoir me livrer à mes vices, faire du latin, du grec et de l’hébreu biblique. Et lire un bouquin sur Sumer. C’est aussi jouissif que de forniquer avec une belle jeune fille…!

Chaloux dit: 15 février 2018 à 23 h 14 min

Je lis bien les tiennes à longueur d’année. D’ailleurs, tu n’es pas invité. Dispense-toi de la lire, s’il te plait.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 11 min

Mais il y a des gens qui disent avoir vu véritablement vu leurs ancêtres. Enrico Massias raconte ainsi qu’il a vu sa mère, pourtant morte, quelques instants avant un attentat pour le prévenir. Notre vie est en communication avec le Trés-Haut en réalité. Mais nous le refusons la plupart du temps.

Ce sont les mystères de la mécanique quantique à mon avis. Un jour nous comprendrons mieux ces phénomènes des apparitions. Apparitions de la Vierge, guérisons miraculeuses, etc. Nous ne savons pas ce qu’est l’univers infini. Mais nous pouvons en voir les effets dans les miracles, les appartions et autres phénomènes étranges.

Chaloux dit: 15 février 2018 à 23 h 05 min

Ed, votre courage d’auteur m’incite à vous transmettre l’abominable nouvelle à laquelle j’ai fait allusion l’autre jour. Je dois en avoir un certain nombre à mon actif, mais celle-là est vraiment la plus mauvaise. Elle a été écrite il y a environ vingt-cinq ans et je me demande maintenant comment j’ai pu commettre ce truc dont je me sens plus éloigné que de Sirius. (Je précise pour les imbé.ciles qui la liraient aussi qu’elle n’a strictement rien d’autobiographique). A peine relue.

https://rionsunpeumaispastroplongtemps.blogspot.fr/

Lisez-la vite car, pour des raisons d’évidente décence, ce blogounet d’occasion, comme son nom l’indique, s’autodétruira rapidement.

(Le lien a l’air de fonctionner).

Widergänger dit: 15 février 2018 à 23 h 01 min

J’aime voir une jeune Irakienne presque en larmes devant la Porte d’Ischtar de l’ancienne ville de Babylone au Musée Pergamon de Berlin. Ce lien indéfectible à travers les millénaires de son imaginaire et de l’esprit de ses ancêtres a quelque chose de profondément bouleversant qui montre que nous sommes si intimement liés au Temps qui passe et que la quête des origines a je ne sais quoi de sacré pour l’homme et qui lui donne une dimension transcendante, sublime au sens kantien du terme.

De même quand j’entends la plainte de Didon pour Énée dans la musique de Purcell, je suis bouleversé, et je comprends mieux que par tout autres moyens la grandeur de Virgile et du destin de Rome, même si Titus détruisit Jérusalem. De même quand je lis le roman d’Hermann Broch La Mort de Virgile, je suis dans tous mes états. La grandeur et la détresse du métier d’écrire me saisit à la gorge.

JAZZI dit: 15 février 2018 à 23 h 00 min

Delaporte, tu devrais aimer ‘L’Apparition ». Christiane aussi, pour d’autres raisons.
Je vous ai conté, il y a quelques jours, comment je suis passé de la messe du dimanche matin à la séance de cinéma du dimanche après-midi. A dix ans, j’avais fait ma communion solennelle avec un an d’avance. Puis en décembre de la même année mon père mourut soudainement. Plus rien ne fut alors jamais comme avant. C’est ainsi que Dieu chez moi fut détrôné par les demis dieux du 7e art. Il doit y avoir un peu de ça chez Xavier Giannoli, qui déploie tout son art cinématographique pour accompagner ce personnage de jeune fille en voie de sanctification. Et inversement. Son cinéma s’en trouvant lui-même sacralisé. Au deux formes de messes, la religieuse et la païenne, étroitement mêlées, s’en rajoute une troisième, celle de la grand messe médiatique dominante d’aujourd’hui. Le film commence et s’achève avec Vincent Lindon, grand reporter au quotidien Ouest-France (un choix non innocent), couvrant les conflits du Moyen-Orient et de l’Afrique et leurs cohortes de malheureux et de migrants. Le scénario tisse habilement, sous forme d’un triller haletant, des considérations de haute spiritualité, qui affole les instances vaticanes, les grands sentiments humanitaires au service des pauvres victimes de guerres économiques et religieuses et la starification populaire d’une jeune postulante à la sainteté qu’une foule de pèlerins en mal de croyance et de repères ne demandent qu’à aduler. De ce mixage d’éléments hétéroclites savamment dosés, la Chrétienté tire son épingle du jeu et tient le haut du pavé. Le dernier plan où Vincent Lindon restitue une icône de la Vierge Marie à moitié brûlée et les yeux crevés au seuil d’un monastère en ruines en plein désert ne symbolise-il pas l’image d’un chrétienté renaissante ? Même le vatican s’en sort très bien dans le film, Delaporte. Et face au superbe Lindon, la jeune Galatea Bellugi tient superbement la corde. Le plus dur pour elle sera de se remettre d’un rôle si lourd par la suite. Un peu comme la pauvre Catherine Mouchet, après son triomphe dans Thérèse de Lisieux. Amen…

Widergänger dit: 15 février 2018 à 22 h 37 min

Quelqu’un a lu ici le bouquin d’Arnold Toynbee La grande aventure de l’humanité, publié jadis chez Bordas ? Je suis en train de lire le chapitre sur Sumer. C’est un livre qui fait rêver en tout cas.

Nicolas dit: 15 février 2018 à 22 h 13 min

Jacques adorait lui dire de se taire. Il ne supportait pas sa voix, qui lui râpait les nerfs. « Tu vas la fermer, oui? » Dans la voiture elle ne pouvait pas s’empêcher de bavarder. Elle avait peur de la route et parler la clamait. Elle se lançait dans des monologues insipides, reprenant à peine sa respiration entre deux phrases. Elle jacasssait, égrenant le nom des rues, étalant les souvenirs qu’elle y avait.
Elle sentait bien que son mari fulminait. Elle savait que c’était pour la faire taire qu’il augmentait le son de la radio. Que c’était pour l’humilier qu’il ouvrait la fenêtre et se mettait à fumer en fredonnant. La colère de son époux lui faisait peur mais elle devait aussi reconnaître que, parfois, cela l’excitait. Elle jouissait de lui tordre les boyaux, de l’amener à un état de rage tel qu’il était capable de se garer sur le bas côté, de la saisir par le coup et de la menacer à voix basse de la faire taire à tout jamais.
Chanson douce – Slimani

closer dit: 15 février 2018 à 22 h 09 min

Pablo a cessé d’intervenir ici après les élections en Catalogne qui ont donné une majorité de sièges aux indépendantistes.

Quelque chose me dit que ce n’est pas un hasard.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 21 h 55 min

On trouve déjà dans le code d’Hammourabi, la loi du talion. Mais la loi du talion n’est pas du tout ce qu’on croit ici dans le langage populaire. C’est en fait la première fois dans l’histoire de l’humanité où le châtiment est conçu comme une réponse proportionnelle à l’offense; c’est en fait une limitation de la violence de la vengeance et non l’expression de la violence comme on le croit à tort.

Le code d’Hammourabi connaît encore l’ordalie pour la femme adultère. Les Tables des Dix commandements constituent à cet égard un nouveau progrès dans la maîtrise de la violence puisqu’elles ne connaissent pas le principie juridique de l’ordalie, que rétablira pourtant le Moyen-Âge puisqu’on le trouve par exemple dans les romans de Chrétien de Troyes. Mais aussi dans les pratiques du droit de l’époque. Alors que les Hébreux l’avaient manifestement supprimée ! La civilisation peut connaître des régressions.

Nicolas dit: 15 février 2018 à 21 h 52 min

Parce que vous êtes nulle en psychologie.
Maglit : Nous parlions des masques tout à l’heure. En effet, vous avez un usage presque scientifique du détail psychologique. C’est un enjeu de votre travail, la façon dont nous catégorisons les gens à partir de signes d’appartenance social?
Slimani : La façon dont on les catégorise et la façon dont ils ont envie d’être catégorisés – ceux qui veulent paraître plus riches, ou plus blancs, ou plus timides qu’ils ne sont. Cela me touche beaucoup. Et en effet je suis attentive au détail. Je crois que la façon dont une personne mange, s’habille, parle ou marche en dit souvent plus que de long discours ou de long développements psychologiques. Là-dessus, je suis vraiment de l’école de Tchékhov quand il dit : « S’il y a un fusil dans la pièce, il faut que le fusil serve à quelque chose. » Il faut faire vivre les détails triviaux que vous mettez en scène. C’est un beau défi romanesque.
D’autre part K Dick dit : une idée, une nouvelle. Vous avez voulu en mettre beaucoup…trop! Pour un format court vous auriez peut être pu développer la rencontre, l’amour idillyque et la vie de château, la chute aurait été la découverte de la vénalité. Ce n’est que mon humble avis.

Ed dit: 15 février 2018 à 21 h 36 min

C’est justement cette maladresse qui fait craquer les humains. J’aime trop les bêtes, c’est mon problème.

Bonne nuit rose

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 février 2018 à 21 h 32 min


…alors, pour en venir au billet,…
…à quels niveaux de stratègies se situent, les gouvernements en Europe,…
…entre-eux, ou ensemble-unis, contre le monde,…

…des salades, chacun, à ses rôles, de colonisateurs, par personnes et services interposés,…Go,!…

…les baskets, sans identités,…etc;…

TRUOMPEU dit: 15 février 2018 à 21 h 31 min

l’Ami dans les Bois 20h52

ET CETTE famille de la jeune veuve bien Belle
est dans le monde de la Nuit///
Partie s’installer à Miami loin de Paris
(la Boîte en cogérance Père + JH (bd Montparnasse) avait eu de méga Problèmes
et le Père a préféré se mettre au « vert »
comme on dit dans ce monde là

rose dit: 15 février 2018 à 21 h 31 min

Oh les petits manchots !!!! Je fonds.

vous pouvez. je vais vous le dire : lorsqu’ils marchent ils se dandinenet joliment. Mais lorsqu’ils courent, cela se fait ventre à terre avec leurs nageoires ils rament dans le sable. Dès qu’ils touchent l’océan, ils nagent et retrouvent leur élégance naturelle

gros bisous Ed

Widergänger dit: 15 février 2018 à 21 h 27 min

La conservatrice en chef des Antiquité du Louvre rapproche elle-même l’Odyssée d’Homère de l’épopée de Gilgamesh. Elle dit comem je le pensais que les histoires inventées par les Sumériens et Babyloniens constituent un fonds où sont venus puiser aussi bien les Hébreux que les Grecs et probablement aussi les Egyptiens. Les Cananéens écrivaient leurs lettres au Pharaon en écriture cunéiforme comme les Hittites en Anatolie, c’était véritablement l’écriture universelle de l’époque et la langue internationale de l’époque. C’est à cette source qu’est venu puiser Homère. D’où le fait que nombre d’injonctions à un héros lui demande de partir pour aller fonder ailleurs une civilisation, comme Dieu à Abraham ; on a de tels exemples aussi dans l’Odyssée, qui sont manifestement inspirés par la Bible ou par des textes encore plus anciens de la civilisation babylonienne ; de même Vénus à Énée, qui imite Homère de manière connue. En réalité, on est en droit de généraliser les propos d’Attali, et c’est comme ça qu’il faut enseigner en réalité et Homère et la Bible et l’épopée de Gilgamesch. Et c’est d’ailleurs comme ça que je l’ai enseigné cette année avec mes petits de 6ème. L’année prochaine, il faudrait que j’organise une sortie au Louvre avec un atelier d’écriture cunéiforme, ce serait super pour eux.

TRUOMPEU dit: 15 février 2018 à 21 h 24 min

La Modération n’est jamais unilatérale

On peut exulter fanatiquement sur les « franchouillards qui pourrissent la pays »
et les « racailles fascistes catholiques pourries »
(12-2/ 2h57) et même à longueur de Blog
sans que jamais elle ne cale…

Ausweis !

Widergänger dit: 15 février 2018 à 21 h 02 min

Ma famille est même liée au château de La Force, dont ne subsiste plus que les ruines. Incendié durant la révolution :
F Marie d’AL.BA
Born 24 October 1683
Baptized 1 November 1683 – Château, La Force (24)

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 20 h 52 min

Il semblerait que du côté de la « succession » Johnny Hallyday, il y ait maintenant de l’eau dans le gaz.
La famille de Laeticia aurait été à la manoeuvre,
en particulier, à la batterie:  » mamie rock » qui semble avoir organisé « l’affaire »
pour que Laura et David soient privés de cette  » main tendue par delà le cercueil »
J’ai entendu cette expression à la radio, je la trouve très belle. Elle me fait penser à qqchose (*)

(*)
https://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L620xH465/Michel_Ange-d390f.jpg

Ed dit: 15 février 2018 à 20 h 50 min

rose,

Excellent ! Disons que le détroit de Magellan de mon narrateur est cette mauvaise passade qui va du désamour/de la prise de conscience à la rencontre de Marion en passant par le célibat jonché d’aventures sans implication sentimentale.

Jean Langoncet dit: 15 février 2018 à 20 h 47 min

On peut aussi hériter d’une montagne de dettes sans pouvoir refuser l’herorage ; comment va l’économie du pays ?

Ed dit: 15 février 2018 à 20 h 44 min

@Christiane
Merci pour votre commentaire très intéressant. J’avais vu Marie-Hélène Lafon présenter ce roman sur le plateau de La Grande Librairie à l’époque de sa sortie et même si elle m’a donné envie de le lire, je ne l’ai pas encore fait. D’une manière générale, ses interviews me donnent beaucoup envie de la lire, sans oublier l’Auvergne qui doit être ma région de France préférée.

@Chaloux
Vous roulez à fond sur le boulevard, et vous avez bien raison ! Nous sommes tous antisémites d’après blablablablablabla

@Nicolas
Non plus. Pourquoi ?

rose dit: 15 février 2018 à 20 h 43 min

Oui, vous en entendez souvent des répliques de cette sorte de la part d’un défenseur !?

Eu égard au nombre d’affaires sordides qui émaillent notre quotidien, j’essaie tant bien mais plutôt mal de ne pas verser dans le voyeurisme proposé devant tant de déliquescence.
Et oui, j’entends souvent du grand grand n’importe quoi. Pétage de plombs généralisé.

Jean Langoncet dit: 15 février 2018 à 20 h 43 min

Jean Langoncet dit: 15 février 2018 à 18 h 59 min
Eh oui, c’est pas gratuit d’hériter ; et « c’est pas gratuit de crever » disait Céline (vous souvenez vous de ce fait divers ignoble, ce bébé retrouvé mort, jeté dans une poubelle ?)

Enfin, si en France on ne peut pas déshériter tout à fait ses héritiers (qui ne sont pas forcément les « enfants »), il me semble qu’il est toujours possible à ceux-ci de refuser un héritage ; le supposé patriarcat pourrait ainsi se vaincre par contrecoup.

Lavande dit: 15 février 2018 à 20 h 41 min

Mais non Rose votre réponse est juste.
Pour les élèves de CM2 on demandait simplement de vérifier si les nombres donnés répondaient à la demande.
Ça marche pour 13 puisque si on enlève le cookie censé rester pour Malik, il y en a 12 à partager et on peut effectivement les partager entre 3, 4 ou 2 personnes. Par contre ça ne marche pas pour les deux autres nombres proposés.
J’ai voulu donner une explication plus large (25, 37, etc… conviennent aussi) mais d’après LVDLB c’est « tricher » ?!
A l’intention de D.: j’ai fait travailler l’an dernier en maths ma petite nièce qui préparait le concours de professorat des écoles et ce genre d’exercice est typique de la partie « Numération » du programme de maths de ce concours.

Polémique sans intérêt.

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 36 min

Blabla n’a jamais compris que si l’on est condamné à se rêver, il faut le faire en silence, sans importuner les autres.

TRUOMPEU dit: 15 février 2018 à 20 h 29 min

20h08

Attention il feint aujourd’hui d’avoir cru son client ; c’est à dire une fois la vérité établie contre son grès !

Car à une question de la Presse la semaine dernière, qui incrédule devant son attitude, lui posait la question :  » croyez vous sincèrement votre client innocent ?  »
Cet avocat leur répondit avec son allégresse naturelle : « cela ne vous regarde pas! je fais mon travail… »
(autant dire qu’il ne voulait surtout pas donner à penser qu’il aurait pu un seul Instant, etc…)

Oui, vous en entendez souvent des répliques de cette sorte de la part d’un défenseur !?

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 26 min

Mon négationnisme ne concerne que toi, Blabla, jamais vu un pareil mytho. Mais c’est ton problème, pas le mien. Continue comme tu pourras.

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 20 h 25 min

« Ah, je ne savais pas pour Coco »

Moi je l’ai appris grâce à un billet RDL.
Et puis après je suis passée à Aubazine, un truc de ouf.

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 23 min

Ah, je ne savais pas pour Coco. C’est une expression qu’on apprenait semble-t-il à l’armée. Michel de Crayencour a été militaire et déserteur.

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 17 min

Non, Blabla, tu t’égares, je dis que tu te fais des illusions sur ton ascendance. Rien d’étonnant, tu te fais des illusions sur tout ce qui te concerne.

TRUOMPEU dit: 15 février 2018 à 20 h 16 min

crétin dans les doigts…
ne vous fatiguez pas à défendre Jacouille

(surtout en lisant PhiloMag !)

La famille demandait précisément qu’on « aide » le tueur à avouer, mais cela dès le début !
Car les indices étaient énormes, et c’était se foutre d’eux, que de chercher à les annihiler.

Ces pauvres parents ont vécu des semaines et plus sans nouvelles du corps de leur fille… (et c’est autre chose que les malheurs de Laura et David) tandis que l’autre crétin les narguait de son aplomb et… de sa ligne de défense.
En fait devant la preuve des preuves, qui se suffisait à elle-même en n’ayant vraiment besoin de rien pour confondre l’accusé (un juge suffisait !), le fameux avocat reconverti après avoir tout fait pour bloquer le processus de vérité, a voulu jouer le pseudo intermédiaire pour sauver sa triste image

rose dit: 15 février 2018 à 20 h 14 min

Je suis desolé Lavande mais c’est complètement faux

si Lavande a faux moi aussi.
Pour une fois que j’étais prem’s. 🙁

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 février 2018 à 20 h 13 min


…surtout, qu’aujourd’hui,…l’automatisation dans l’industrie, est dominante,…

…le transport, et l’emmagasinage, vas coûté, plus cher, que les produits en stockages,!…
…etc,…
…du savoir faire, pour rester, riche, tout seul,!…sans partage,!…chouette alors,!…
…Go,!…

Nicolas dit: 15 février 2018 à 20 h 13 min

Pas mal Ed, vous avez lu Slimani? Sinon vous pouvez me donner votre héritage si vous n’en voulez pas, j’en ferai meilleur usage que Schiappa.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 20 h 10 min

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 04 min
Pratique une forme de négativisme. Il nie l’histoire multiculturelle de l’histoire de France. Il nie que Louis XIV ait pu coucher avec une femme à la peau noirâtre d’origine juive. Il est pour une France purgée de ses Juifs, Judenfrei !!!!!!!!!!!!

chaloux n’est qu’une merde crapuleuse de bas étage, et un infâme crétin.

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 20 h 09 min

Le mauvais prof’ est un usurpateur.
On le sait depuis longtemps.
C’est ce qui le rend si mauvais. Qu’on s’en doute.

rose dit: 15 février 2018 à 20 h 08 min

On croit rêver Jacu ne faisait pas juste son boulot d’avocat, mais il croyait son client !

oui : de mémoire, un jour lointain, un avocat racontait dans son blog combien il croyait et défendait ardemment son client lui jusqu’au boutiste ah le pauvre innocent.
Puis de manière extrêêment pudique et fort bien amenée il nous a révélé le pot aux roses (c’est le cas d ele dire) : non seulement il avait assassiné sa femme (alors qu’il s eprétendait innocent mais en plus il avait commis l’inceste avec chacune de ses filles.

Ce type était une parfaire ordure.
Lavaocat avait été complètement blousé ; il l’avait soutenu envers et contre tous pour rélaiser finalement avoir été escroqué par ce faux jeton.

Dramatique l’assassinat de l’épouse et les filles violées par le père assassin.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 20 h 07 min

Delaporte dit: 15 février 2018 à 18 h 26 min
Est une ordure antisémite ! qui harcèle les Juifs sur ce blog !!!!!!!!

Chaloux dit: 15 février 2018 à 20 h 04 min

Et Chaloux ne dit rien ? Il a un boulevard là !

Ed, ce boulevard finit par me sembler un peu morne. Il me faudrait vingt minutes pour prouver que Blabla se fait des illusions, avec sa maîtresse de Louis XIV etc… Mais tout cela est si commun, de si peu d’importance, et au fond si vulgaire, que je n’ai pas l’intention d’y perdre mon temps. Laissons-le (par ce temps!) se lever à quatre heures du matin pour poster des fadaises, on ne le changera plus, et peu importe. On s’en fout, on n’est pas d’ici, on s’en va demain…

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 19 h 56 min

Le nombre de cookies moins 1 doit être un multiple de 3 et de 4 (ce qui inclut 2).
C’est donc:
(n x 3 x 4) + 1
pour n=1 on trouve 13

Très mal expliqué.
Je ne vous félicite pas

Pat V dit: 15 février 2018 à 19 h 55 min

Tout regardeur est libre devant le tableau et c’ est le signe des très grands peintres de lui permettre!( moi-même)

Allons plus loin avec Duchamp et son  » c’ est le regardeur qui fait le tableau « , sans extrémiser cette doxa qui dure depuis assez longtemps on ne peut que remarquer que même chez un Poussin dont les tableaux figuratifs organisent une histoire avec des références précises, il y a notre liberté de regard et tous ses strates complexes.

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 février 2018 à 19 h 53 min


…comme qui dirait, mes misères, se sont, les vôtre,…
…vous aver, tout fait de travers avec moi,…vous en aver, pour votre argent, c’est à dire, des riens, à vous monter, sur vos têtes,…
…à nos esclaves, qui se prennent pour des riches, les pattes en l’air,…Ah,!Ah,!…
…les bourses à la bourse,…héritiers vidés,…etc,…

… » tout vas très bien, madame la marquise,!…à la baise, en rond, sur les ponts d’Avignon,…etc,…
…suivant,…

christiane dit: 15 février 2018 à 19 h 48 min

@Ed dit: 15 février 2018 à 14 h 43 min
Votre texte. J’ai d’abord pensé à Nos vies de Marie-Hélène Lafon (Buchet.Chastel) puisque l’histoire naît dans le Franprix de la rue du Rendez-vous. La caissière c’est Gordana, la vôtre c’est Leila. Elles ne se ressemblent pas du tout. C’est aussi un narrateur qui raconte, qui imagine sa vie, au début. La suite du roman s’éloigne de la rencontre que vous avez créée.
L’écrivain (MHL) s’implique dans l’écriture de son roman, vous non, dans votre texte. Elle écrit : « J’invente tout de cet homme, je sais son roman par cœur, je le déroule. » Elle ajoute : « Je bute sur le prénom de l’homme, ça résiste, peut-être à cause du corps. »
Enfin, c’est intéressant votre création. Bravo.

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 février 2018 à 19 h 36 min


…pour faire court,…

…il faut mener, son existence, avec ses priorités personnelles par expériences, confinées,!…ou vous en êtes,!…

…et, donc, pour moi, rien,…d’abords, être très riche, à jeter, l’argent par les fenêtres,…avec châteaux et dépendances industrielles concurrentes aux mondialisations,!…
…et, toujours, aucune épouse,…
…être, un maître économique en tout points, sauf aux apparences,…clamé haut et fort , n’importe quoi, de contraire à toutes morales morbide,…donc, pêtre moi-même, express, envers et contre tout et tous,!…
… riche et rien à foutre de respect, envers quiconque,…

…et, jamais, je ne pense, ni à la mort, et encore moins à l’amour,…
…seuls, compte, industries et prospérités, pour tous autour de moi,…avec vaillance,…
…des livres, qui servent à quelque chose, et, non pas prier, à quatre pattes à rien foutre,…

…mon destin, dans mes seules mains,…
…le monde entier, à genoux, du matin au soir,…avec ses diversions,…Ah,!Ah,!…
…rôles à rôles,…etc,…

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 19 h 31 min

au crétin du 15/02
son « client lui avait menti » !

Bien sûr, c’est là tout l’art rendu à la rhétorique.

Car contrairement aux US, en Droit français, le mensonge n’est pas un délit dans le cas d’une procédure pénale.

Viendra assez tôt le temps où tous les psys de france et de navarre feront leurs choux gras des enquêtes de personnalité, à propos du tueur.

Pas sûr que la grande Muette dévoile cependant, pourquoi Lelandais a été viré au bout de 5 ans.

christiane dit: 15 février 2018 à 19 h 31 min

@Pat V dit: 15 février 2018 à 16 h 59 min
Bonsoir,
vous avez déclenché avec votre texte sur la beauté dédié à Pablo, un bien bel échange. (Le silence de Pablo est inquiétant, j’espère qu’il va bien.)
Comment est-on passé de la beauté, à la peinture puis à Rothko, j’ai oublié… trop de commentaires sur des sujets si divers pour remonter le fil des commentaires !
e vais tenter de répondre au moins à une de vos questions : Rothko et les impressionnistes ou les expressionnistes. (J’aurais pu évoquer Cézanne qui me passionne ou de Staël ou les Vénitiens… mais là, il faudrait des heures.) Donc, pourquoi avoir cité la palette de ceux-là ? Peut-être parce que, différents, ils veulent tous faire apparaître. Une toile blanche, des pinceaux ou couteaux, une palette et on entre dans l’irréel, l’illusion de l’Art. C’est une action. Le tableau suscite des commentaires, bien sûr. Quelque chose va s’interposer entre le réel et le peintre sur cette toile puis entre le regard du visiteur et la toile. Le regard sur une peinture se porte sur une surface plane, délimitée, une image, une métaphore, quelque chose de l’ordre de l’illusion. L’œuvre vit du regard.
En cela votre texte sur la façon de peindre de Rothko m’a passionnée. Vous avez raison de remonter jusqu’aux cortèges d’animaux de Lascaux.
Et merci pour ce rouge qui devient lie de vin avec le soir tombant dans l’atelier de votre ami.
Pour en revenir une dernière fois aux toiles de Rothko, j’ai toujours eu besoin d’une accoutumance car il émane d’elles une lumière éclatante ou sourde, indécise voire de l’obscurité.
Comment le cerveau construit les couleurs ? Mystère… Ce que je tentais d’exprimer c’est qu’une couleur n’existe que par rapport aux autres et tous ces artistes cités ont tenté de maîtriser ce rapport.
Leur monde visible s’adosse à un monde invisible et touche parfois le sacré…

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 19 h 17 min

langoncet à 18h59, nan, mais chacun se souvient bien de ce qu’il veut.

Moi je ne me souviens plus où j’ai lu que Goytisolo, le graand écrivain, disparu y’a pas longtemps, avait laissé à sa descendance, que les yeux pour pleurer.

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 19 h 16 min

je vais qd meme corriger le nom propre dans mon message de tt à l’heure à 18h15:
Voir aussi le dernier num de philo mag, sur ce qu’est un avocat de la défense, par Me Dupond-Moretti.

Philosophie magazine, février 2018.

Jean Langoncet dit: 15 février 2018 à 18 h 59 min

Eh oui, c’est pas gratuit d’hériter ; et « c’est pas gratuit de crever » disait Céline (vous souvenez vous de ce fait divers ignoble, ce bébé retrouvé mort, jeté dans une poubelle ?)

bérénice dit: 15 février 2018 à 18 h 58 min

je trouve injuste l’impôt sur les petites successions, bientôt les corses ne pourront plus comme à Ré hériter!

obs dit: 15 février 2018 à 18 h 53 min

« ne rien laisser à sa descendance serait une sorte de justice au sein des hommes, l’équité entre les bien et les mal nés. »

Mais alors, le pognon, il va aller où? La maison ou l’appart de votre enfance? Les meubles que vous avez connus? Les souvenirs? Combien de PME sont mortes et le personnel licencié parce que les héritiers ne pouvaient payer les droits?

Pour l’équité, il y a l’impôt sur les successions, à condition qu’il n’entrave pas la continuité des entreprise familiales.

bérénice dit: 15 février 2018 à 18 h 48 min

18h02 raymond, s’agirait-il de postérité via un accomplissement, une quête créative? Laisser sa trace comme l’homme des cavernes ?

raymond dit: 15 février 2018 à 18 h 47 min

L’avarice n’existe plus de nos jours ou très peu; nous avons une telle folie de consommer. Du coup la richesse étalée suscitant la jalousie est un pied de nez très relatif à la mort. On n’est plus à Versailles, c’est vrai. Mais, Outre que des œuvres d’art peuvent bien être entreposées dans des coffre forts, il me semble que le compte en banque a à voir avec le cercueil, l’héritage aidant. Mettons nous à la place de l’héritier: à chaque fois qu’il sort un billet c’est un hommage au défunt. La m. et la mort ont partie liée.

bérénice dit: 15 février 2018 à 18 h 41 min

ED, j’espère pour vous et votre bonheur que votre père vous entendra et prendra soin de respecter votre volonté. Pour l’Art, nombre d’héritier pour honorer les frais de succession lèguent quelques toiles à l’Etat qui viennent enrichir les collections nationales puisque les œuvres sont aussi des valeurs patrimoniales, ensuite les collections privées servent aussi aux expositions et circulent à travers le monde.

Ed dit: 15 février 2018 à 18 h 29 min

« pauvre co.nnasse ! »

Ah. Il est très en forme ce soir. Et brillantissime avec ca.

@raymond
Je ne suis pas allée jusque là concernant l’héritage. Effectivement, vous extrapolez, mais c’est une extrapolation fort intéressante. Je ne mettrais pas les arts au même niveau que l’argent, même si la volonté de laisser quelque chose reste la même. L’argent, l’héritage donc (avec le patrimoine bien évidemment), tels qu’on l’entend toujours dans la société française est le contraire de l’art dans le sens où l’on veut transmettre à son sang et non au monde. Je pense que cette conception patriarcale et ultra restrictive de la transmission doit être dépassée.

Delaporte dit: 15 février 2018 à 18 h 26 min

« Et Delaporte est à l’évidence un chrétien antisémite »

Vous n’avez pas intérêt à continuer sur ce ton, car peut-être que je vais porter plainte contre vous pour diffamation !

zerbinette dit: 15 février 2018 à 18 h 19 min

C’est vrai ça wgg : faut arrêter de nous raconter des salades ! Sauf à passer pour un obsédé, un névrosé obsessionnel bon pour l’hôpital psychiatrique, une sorte de Narcisse pervers qui ne s’intéresse qu’à ses petites haines recuites.

la vie dans les bois dit: 15 février 2018 à 18 h 15 min

@ le 15/02 à 15h08
Quel galimatias.

J’ai surtout déjà pensé, et écrit !, que ce commentateur est un gros crétin.

L’avocat de Lelandais a su faire avouer son client.
Lui faire dire qu’il a tué Maelys, et mener les enquêteus où ail fallait .
C’est énorme.
Pour la famille de Maelys d’abord.

Un remarquable travail de l’avocat de la défense.
Voir par ailleurs récent propos de F.Sureau à propos de la justice et le Droit, pour le pénal, mis à mal par beaucoup de médias et par la ministre féministe.
Voir aussi le dernier num de philo mag, sur ce qu’est un avocat de la défense, par Me Dupont Moretti.

Widergänger dit: 15 février 2018 à 18 h 10 min

Delaporte est un malade mental qui passe son temps ici à calomnier les Juifs : moi, comme Polanski. Comme si ce qu’il dit sans l’ombre d’une preuve pouvait avoir le moindre intérêt. C’est dire à quel genre de taré on a affaire ici, une sorte de Narcisse pervers qui ne s’intéresse qu’à ses petites haines recuites. Un pauvre minable qui se venge de sa médiocrité sur les Juifs !

Widergänger dit: 15 février 2018 à 18 h 05 min

Je ne vois pas quel boulevard il pouyrrait avoir étant qu’il existe toutes les preuves de cet anoblissement dans les archives de Bordeaux, pauvre co.nnasse !

Widergänger dit: 15 février 2018 à 18 h 04 min

Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit.

Mais il est exagéré de reprocher à Polanski ce que la fille ne lui reproche plus, et sans tenir compte des manipulations du juge américains qui a manifestement trompé Polanski en lui faisant des promesses qu’il n’a pas tenues.

Le nier c’est montrer son antisémitisme. Et Delaporte est à l’évidence un chrétien antisémite, qui protège les Arabes comme Ramadan. Tout le monde l’aura bien compris au regard de son laxisme à l’égard de Ramadan et de sa hargne totalement injustifié sur le plan juridique lui-même pour Polanski !

Faut arrêter de nous raconter des salades ! Sauf à passer pour un obsédé, un névrosé obsessionnel bon pour l’hôpital psychiatrique. Delaporte montre des signes évidents de malade mental.

raymond dit: 15 février 2018 à 18 h 02 min

@Ed pourquoi nous confiez vous cette histoire formidable autour des yeux bleus avec un début un milieu et une fin? on y croit vraiment. C’est superbe, on dirait une nouvelle au fond très achevée, bien dans le ton de notre temps. Vous dites ailleurs je crois que les capitalistes donnent dans la mort? Je vous suis très bien sur ce mode. On accumule les richesses pour en faire accroire aux fascinés du fric que la mort sera vaincue par la richesse. Oui, oui , mais pourquoi ne pas élargir à toute activité humaine: je peins pour la mort, je musique pour la mort, j’écris pour la mort…enfin je veux dire contre la mort bien sûr, contre. Oui ce que l’on fait, on le fait contre la mort. Le sens est lié à la mort. J’extrapole excusez-moi.

Delaporte dit: 15 février 2018 à 17 h 50 min

« Delaporte a l’indulgence pour un arabe violeur qu’il ne montre guère pour un juif qui ne l’est pas, violeur ! »

wgg croit que parce qu’on est juif, on est innocent ! Ce n’est plus de l’indulgence, mais du laxisme aveugle. Tel est ce prof raté, incapable d’inculquer la morale à ses élèves ! Une catastrophe !

Widergänger dit: 15 février 2018 à 17 h 48 min

Mes ancêtres furent anoblis sous Louis XIII parec qu’ils étaient devenus maire de Bergerac, et des hommes de loi : avocat ou procureur du roi. Ils faisaient partie des cadres de l’administration royale. Louis XIII mena une politique d’anoblissement pour les mettre dans sa poche et asseoir ainsi davanatge sa politique de lutte contre le pouvoir des Grands. Il vit juste puisque la guerre civile éclata en 1658, alors que Louis XIV avait 20 ans.

Lydie de Rochefort de Théobon était née comme le roi en 1638. Elle fut élevée au château de mes ancêtres, le château de Lespinassat. Il est piquant de voir que la présence des Anglais dans le Bergeracois demeure et que l’actuel propriétaire du château est un britannique.

Je signale que l’historien Philippe Contamine vient de publier un livre remarquable sur Charles VII, qu’il a étudié durant toute sa carrière universitaire, pour en renouveler la perception aujourd’hui. Un livre qui me paraît indispensable à qui veut connaître cette période de l’histoire en profondeur.

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