de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le castellologue est l’amer de toutes les batailles

Le castellologue est l’amer de toutes les batailles

Vous auriez tort de prendre le sable à la légère car c’est de la guerre qu’il s’agit. Du moins est-ce le sentiment qui enveloppe l’estivant qui sommeille en tout lecteur, fût-il éventuellement un estivant honoraire ou émérite, nostalgique de vacances datant d’une lointaine enfance, mais toujours sensible à l’émoi balnéaire. Sauf que lorsqu’il progresse dans Les Barrages de sable (298 pages, 16 euros, Grasset) sous-titré « Traité de castellologie littorale », il prend progressivement la mesure du projet de Jean-Yves Jouannais, lequel dépasse la polémologie de plage pour se donner une triple dimension littéraire, historique, esthétique. Tous ceux qui, comme lui, ont assisté à un concours familial de Forts de résistance du côté d’Arromanches, où l’on cause avec sérieux de casemates, de courtines, de contrescarpes et de caponnières, en saisiront l’enjeu, parfois tragique car on y entend la langue exténuée des soldats tombés au combat. Un tel exercice est gratuit mais n’est pas vain. Pour les participants à cette commémoration du Jour-le-plus-long, c’est bien une épreuve du feu. Le premier psy venu vous dira que c’est un rituel de passage de jeunes guerriers à l’âge adulte. Voire !

La guerre de L’Iliade à Hiroshima, cet écrivain l’envisage de longue date sous l’angle encyclopédique. Il l’enseigne à l’université de Yale et en fait le nœud de ses conférences un peu partout. Il a tout lu sur le sujet et en tient feuilleton. Une passion intellectuelle qui vire à l’obsession du collectionneur. Sauf qu’il en a fait un art, et à travers ce livre, un objet artistique de l’ordre de la performance : « la principale vertu de cet exercice consiste à mesurer le temps de ma vie ». On s’en doute, pour son entourage, un château de sable est un château de sable, il n’y a pas à tortiller ni à chercher de la métaphysique dans la bataille de Gettysburg, ou dans l’usage du pompon dans l’armée française. Mais comment lui faire comprendre ce qu’il recèle de sacré ? Et comment, l’entendant répéter « Tu ne sais rien de la guerre, tu n’en sauras jamais rien », ledit entourage pétrifié par ce prurit d’enfantillage, pourrait-il entendre dessous la scansion secrète que Marguerite Duras insuffla à ses dialogues : « Tu n’as rien vu à Hiroshima, tu n’y verras jamais rien » ?

Avec ce traité érudit et savoureux mais qui ne se pousse pas du col, Jean-Yves Jouannais a eu la géniale intuition de considérer les châteaux de sable à l’égal de barrages contre tous les Pacifiques et de remonter ainsi à la guerre. Gardons-nous pour autant d’y voir un hommage à Vauban. Tout constructeur de château de sable porte en lui son propre désert des Tartares. Il édifie patiemment puis il attend. Rien ne vient sinon la marée, ce fléau, et le coup de pied dans le tas de la petite sœur, autre fléau. La question sociale n’en est pas absente comme le démontrera un jour certainement une thèse de doctorat sur l’impact de la loi relative aux congés payés sur la multiplication des châteaux de sable.

« Construire des châteaux de sable, si ce n’est pas pour préserver des tableaux fussent-ils d’histoire, des livres, fussent-ils de polémologie, ou des statues, fussent-elles de conquérants, mais pour protéger les vestiges d’un conflit que menace l’injure du temps ou des éléments, c’est œuvrer pour que la guerre ne puisse être oubliée, pour que perdurent les preuves de son existence, non pas pour que l’événement demeure entravé dans ce passé justement, mais afin que l’idée de la guerre ne faiblisse à aucun moment, ne puisse être mise de côté comme possibilité à l’avenir. Entretenir, protéger, voire restaurer la ligne Maginot, tel fortin perché dans les Alpes, la casemate bétonnée de Tarawa, ou de fort mauresque où j’habité moi-même sur cette plage, dont on voit encore nettement la découpe des meurtrières, et, dans les murs duquel tu as passé cette nuit en ma compagnie, ne sont pas des condamnations de la violence, mais des prières adressées à la guerre pour qu’elle ne nous oublie pas, et, sans retard, nous revienne ».

On se laisse convaincre qu’au fond, c’est aussi de littérature qu’il s’agit. Un château de sable, c’est un livre, une fable sur une obsession. A ceci près que l’œuvre n’a pas d’auteur, qu’elle est la guerre et qu’elle la fait. Donjon, gonfalon, meurtrière, douves, mâchicoulis, chemins de ronde, mâchoire de la herse… Le lexique fait déjà rêver. Qui dira jamais les fantasmes développés par la simple évocation de l’encorbellement du hourd ? Une certaine amertume y a sa part, mêlée de mélancolie, car rien de ce temps hérissé ne reviendra jamais. A l’observer en savant, on y attrape le blues du castellologue.330px-Aeneas_and_Turnus

Ce récit est une enquête menée au départ et tout le long à coups de pelles, de râteaux et de seaux à fonds crénelés. La castellologie est une joie et une souffrance, un art et une science, qui a partie liée avec la castramétation, science des camps militaires. Jouannais le dit plus joliment : « retrancher un pan du paysage pour le muer en retranchement ». Olivier Cadiot, un écrivain polinien, aurait certainement son mot à dire à ce sujet car l’auteur, qui est son ami, lui prête une grande érudition dans la science des barrages de rivière ; il en connaît un bout sur le fractalisation des cours d’eau et le grand art de l’éclusier. En découvrant le chapitre consacré aux bombardements, on ne peut s’empêcher de renouer avec d’autres lectures, et avec la puissante empreinte qu’elles avaient laissée en nous, notamment B-17 G de Pierre Bergougnioux et au De la destruction comme élément de l’histoire naturelle de W.G. Sebald. Et pourquoi pas le chant XII de L’Iliade, longuement cité, ou le Livre XII de L’Eneide de Virgile, de même qu’un certain nombre d’antiques faits d’armes grecs et romains.

En débarquant en Sicile, le général Patton avait Thucydide et Kipling dans son bagage. C’est l’un des mille et un détails méconnus de ces Barrages de sable, lecture des plus réjouissantes en ces temps de bellicisme, même si la nuit, on ne se rejoue pas l’attaque japonaise sur Pearl Harbour dans Tora ! Tora ! Tora ! en VO ; même si au réveil, on n’entend pas « enfanterie » sous « infanterie » ainsi que les troupes à pied se nommaient en effet, en 1502, rappelez-vous ; même si on n’est pas aussi halluciné que l’auteur pour déceler en Carlos Castaneda une réincarnation de Clausewitz… C’est finalement du côté de Borges, de ce qu’il écrit du chant des Saliens, et de la figure d’Enée, principal rempart contre les assauts achéens pendant la guerre de Troie après la mort d’Hector, qu’il trouve la solution de l’énigme : Enée est une digue, un mur, un barrage au fond. Il est le saint-patron invisible de tous les châteaux de sable, le soldat inconnu de tous les barrages littoraux, leur figure tutélaire. Gloire à Enée sur toutes nos plages !

Jean-Yves Jouannais a écrit ce récit parce qu’il voulait dissiper un mystère : l’origine des châteaux de sable. Un rituel, certes, mais qui s’inscrit au sein de quelle histoire ? Par la grâce d’une écriture précise, douce et mâtinée d’un humour discret, on ne s’ensable pas dans sa taxinomie des espèces castellologiques. Rien de morbide dans cette activité car ce n’est pas un hommage aux soldats morts au champ d’honneur mais une pensée adressée à ceux qu’il nomme « les combattus ». Où l’auteur rejoint Péguy, l’écrivain à qui vont ses propres pensées lorsqu’il construit lui-même son château, avec du sable.

(« Château de sable » de Passion Château photo D.R. ; « Enée terrassant Turnus » oeuvre de Luca Giordano)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

259 Réponses pour Le castellologue est l’amer de toutes les batailles

Simon dit: 16 octobre 2014 à 6 h 55 min

ça me rassure que la mer transforme mon petit fort en calme lisse, plein de soleil, d’écume et d’eau salée. Qu’elle l’enfouisse dans la nuit des temps

bérénice dit: 10 octobre 2014 à 13 h 04 min

Aujourd’hui je fais de la cuisine de marché, pommes-de-chère, tiens de Madagascar, aire de chimère d’Aurillac. D, c’est un exercice comptable, combien, si l’on retranche 30 grammes de beurre frais, restera-t-il à la recette du trésor?

JC..... dit: 10 octobre 2014 à 7 h 09 min

Une preuve ?
J’écoute « Strange fruit » en boucle…
Avec délectation.
Ah ! c’était le bon temps…uhuhu !

la vie dans les bois dit: 9 octobre 2014 à 18 h 59 min

J.J Baudrillard dit: 9 octobre 2014 à 10 h 56 min
A la réflexion, ( et puis un p’tit tour dans ma bibli aussi) Vous êtes vraiment fort.
Mais c’est d’une autre prestidigitation qu’il s’agit. Un roman, tout le contraire du flou modianesque. Le titre:  » la cliente ».

bref dit: 9 octobre 2014 à 18 h 11 min

JC….. dit: 9 octobre 2014 à 15 h 32 min

Je suis content comme Français de souche récente, que ce soit Modiano ; en plus comme raciste, j’adore : il est blanc, c’est génial ! »

vous avez des preuves? je déteste par dessus tout les racistes autoproclamés, alors JC des preuves: lynchages, ou tout autre élément qui pourrait étayer votre dossier serait apprécié!

D. fleur-de-fumier dit: 9 octobre 2014 à 15 h 42 min

Aujourd’hui c’est la Saint Denis, mais moi c’est Dédé comme dans Döbeli.
Aujourd’hui je fais de la cuisine de marché, pommes-de-terre, chien de Madagascar, herbes du cimetière d’Aurillac.

Deneb le faux, mais dans le vrai dit: 9 octobre 2014 à 15 h 37 min

Deneb D. Dédé, vous voyez Modiano en m’as-tu-vu ?
Vous le trouvez trop flamboyant ?
Vous devez confondre avec B.H.L ou Widerspucker.

la vie dans les bois dit: 9 octobre 2014 à 15 h 32 min

restez bref, n’en dites pas plus.
Une plage de sable, en automne.
C’était l’été indien
Nous marchions sur une plage, un peu comme celle-ci
Un sentiment océanique, la mémoire de l’eau, tout ça. (Taisez-vous Baudrillard… 😉 )

JC..... dit: 9 octobre 2014 à 15 h 32 min

Je suis content comme Français de souche récente, que ce soit Modiano ; en plus comme raciste, j’adore : il est blanc, c’est génial !

J’ai rien lu de lui, naturellement ! Pourquoi perdre son temps avec cet écrivain là avec ce que j’ai sur les étagères ?…

Les mémères Télérama vont être ravies… !

Phil dit: 9 octobre 2014 à 15 h 12 min

Dans les bois, pas encore. mais suis plus fortiche sur les Souabes du Banat qu’en physique. histoire d’atomes crochus.

Clopine dit: 9 octobre 2014 à 15 h 03 min

Deneb le vrai : ??? Plaît-il ?

C’est parce que j’ai écrit « Patrick », c’est ça ?

Vous êtes vraiment à côté de la plaque, mon grand. D’abord j’ai utilisé le prénom parce que, c’est vrai, j’ai de l’affection pour Modiano, ensuite, à cause du « Paaatriiiiick » Bruelien, pas pour faire penser à un quelconque « lien », tu parles Charles, entre lui et moi. N’importe nawak. Vous me prêtez de bien vilains sentiments : heureusement qu’in fine, ce sont juste les vôtres !

C’est le fils Delerm qui va être content :

http://youtu.be/OO73cvGnWmM

la vie dans les bois dit: 9 octobre 2014 à 14 h 59 min

Tiens, voilà radio paris ment qui reprend de l’antenne … pour un défilé des chochottes à modiano.

Edouard dit: 9 octobre 2014 à 14 h 55 min

Modiano et la selection d Olivier Rolin, deux bonnes nouvelles pour le prix d une! Le meteorologue a la place du Royaume, dans un fauteuil. L article de ML Delorme a ce sujet bien garce, soulignant la superiorite de Rolin vis a vis de son concurrent malheureusement d un trait moqueur emvers Carrere contenu dans son titte,  » une vie parmi d autres » ou ce genre, histoire de bien lui enfoncer le nez dedans.
Modiano, esperons que son Nobel ne rameutera pas les livres d admiration gaga, dans le style de celui de mamie Michele Lebre chez S.Weispiesser, que Kaprielan, pour une fois inspiree, avait qualifie de radoteur. Preferer l original, tous les livres de PM sont bons!!

Artémise dit: 9 octobre 2014 à 14 h 53 min

Mon trio gagnant Modiano : « Villa triste, « Dora Bruder » et « Dimanches d’août ». Avec tout de même « Dora Bruder » sur la plus haute marche.

Phil dit: 9 octobre 2014 à 14 h 51 min

Issu de la minorité germanophone de Roumanie

Des majorités passées en minorités après les guerres. Pour une vision désincarnée de l’histoire, mieux vaut lire la littérature embuée de Modiano.

Artémise dit: 9 octobre 2014 à 14 h 48 min

Je cotise pour la vidéo du discours de Modiano ! A « Telerama », qui consacrait sa dernière Une à l’auteur de « Villa triste », ils ont dû avoir vent de quelque chose.

la vie dans les bois dit: 9 octobre 2014 à 14 h 42 min

C’est vrai que celui-là est d’un autre niveau:

Issu de la minorité germanophone de Roumanie, Stefan Hell, 51 ans, est le directeur de l’Institut Max-Planck de chimie biophysique de Göttingen (sud-ouest de l’Allemagne). Il a remporté le Nobel avec deux Américains, Eric Betzig et William Moerner, pour avoir fait entrer le microscope dans une nouvelle ère.

la vie dans les bois dit: 9 octobre 2014 à 14 h 35 min

Pour regarder un grain de sable en profondeur… et y voir tout l’univers.

« C’était une surprise totale, je n’arrivais pas à y croire. Tout au début j’ai pensé que c’était peut-être un canular », a-t-il raconté à la Fondation Nobel
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/08/97001-20141008FILWWW00223-un-laureat-du-nobel-de-chimie-a-cru-a-un-canular.php

Et naturellement, toutes mes condoléances littéraires à ceux qui se sont retrouvés perdus dans le quartier pichrocholin de paris ment.

Deneb dit: 9 octobre 2014 à 14 h 32 min

Merci pour votre jugement, Jacques, c’est très agréable. Depuis le début vous avez un a priori contre moi. Je préfère encore m’en aller.

Je ne suis pas Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 14 h 22 min

Clopine dit: 9 octobre 2014 à 13 h 33 min
Au fait, est-ce lui qui s’est proposé pour le prix, ou bien un « gentil » ami ?

On ne se propose pas soi-même pour le prix. Dans chaque pays (enfin, chaque pays ayant une littérature et une représentativité), il y a un comité qui remet une liste à l’académie Nobel. C’est ainsi d’ailleurs ainsi que les académiciens suédois en viennent parfois à couronner des auteurs qu’ils n’ont jamais lus (des poètes confidentiels, etc.)

Pour le discours, pas d’inquiétude : le lauréat l’écrit d’avance, personne ne lui demande d’improviser comme dans un talk show.

Deneb le vrai dit: 9 octobre 2014 à 14 h 17 min

Excusez-moi, Jacques, j’ai mal compris. Vous êtes donc en parfait accord avec ueda qui est un fan (peut-être excessif) de cet auteur.

Jacques Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 14 h 10 min

Je suis un lecteur de la première heure de Modiano, dédé, mes diverses anthologies en portent d’ailleurs la trace… Et l’un de ses personnages, comme vous, a usurpé mon nom !

françois dit: 9 octobre 2014 à 14 h 03 min

« Le plus inquiétant c’est le plébiscite du public, qui le place désormais en tête des ventes devant Valérie Trierweiler. »

cette pauvre femme n’en finit pas d’être victime

Deneb le vrai dit: 9 octobre 2014 à 13 h 59 min

J.J., c’est Jean-Jacques ? C’est un prénom qui s’est beaucoup donné dans les années 50, mais totalement tombé en désuétude de nos jours.

Deneb le vrai dit: 9 octobre 2014 à 13 h 55 min

Clopine, inutile de faire croire à une proximité de votre personne avec le prix Nobel de littérature, il ignore totalement votre existence.

Deneb le vrai dit: 9 octobre 2014 à 13 h 53 min

Bon, je vous avouerais ne pas être très réjoui de cette décision d’attribution du Nobel de littérature à Modiano. Comme Jacques Barozzi, je n’ai jamais rien lu de lui je n’ai pas l’intention de modifier cette position, mais je n’aime pas beaucoup le bonhomme, qui fleure bon le m’as-tu-vu.

Jacques Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 13 h 42 min

« Je ne lirai peut-être jamais Modiano »

Ce n’est pas parce que vous avez tort qu’il faut vous obstiner, ueda !

Clopine dit: 9 octobre 2014 à 13 h 42 min

Quelle « case » en haut, Chantal ?

Un « débat » Gauchet/Badiou ? Bof ; entre une vieille baderne réactionnaire et une vieille baderne stalinienne, mon coeur ne balance guère !

ueda dit: 9 octobre 2014 à 13 h 39 min

Arrête de bouder, camarade JC, envoies-toi un double canon pour fêter ça!

L’académie suédoise est bizarrement francophile, c’est notre denier lobby!

Je ne lirai peut-être jamais Modiano, mais quand je pense à tous ces braves gens qui vont trouver du travail, à ces traducteurs de Buenos Aires ou de Tokyo, à tous ces amis délicieux de la langue française, je crie hourrah!

Même l’ami Bloom pourra organiser une expale, un colloque, un pince-fesses…
Pas de morosité pour aujourd’hui!

chantal dit: 9 octobre 2014 à 13 h 38 min

ils doivent être contents chez Gaston Enterprise, clopine ne louchez pas trop sur la case en haut, passou nous vend Marcel GaucheT / Alain Badiou : Que faire ?

Jacques Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 13 h 37 min

Modiano n’a jamais refusé les honneurs, Clopine, prix de l’Académie française, Goncourt, etc…
C’est pour lui l’opportunité d’être lu dans le monde entier !

Clopine dit: 9 octobre 2014 à 13 h 33 min

Avec une bande-son remasterisée, Jacques ? Vous y croyez ?

Je me connais : je vais avoir mal pour lui ! Non, franchement, quel cadeau empoisonné. Au fait, est-ce lui qui s’est proposé pour le prix, ou bien un « gentil » ami ?

Jacques Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 13 h 28 min

« la politique de l’Etat vichyste. »

Dans la défaite, il n’y a plus d’autre politique que de sauver, illusoirement, les meubles, ueda.
Il n’est plus temps aujourd’hui de diviser les Français : le feu est à nouveau à nos portes et aussi à l’intérieur !
Le choix est désormais entre les pompiers et les incendiaires…

Clopine dit: 9 octobre 2014 à 13 h 25 min

Bon sang, Patrick Modiano ! Bien entendu, on peut s’en réjouir mais…

Vous avez pensé au discours ?

Comment va-t-il faire, grands dieux !

Parce que… comment dire… Il faut savoir… que… c’est-à-dire… en quelque sorte… je ne dis pas que… mais enfin… il faudrait… si l’on pouvait…. quelque chose…

Mais ça va durer DES PLOMBES !!!

Et Patrick va SOUFFRIR !

Franchement, lui imposer ça ! Quelle cruauté, ce comité Nobel ! Je m’insurge, là.

Ou alors, lui éviter le discours ?

(sont-ils au courant, là-haut, de la diction disons « émouvante » de notre Modiano à nous ? Moi, rien que le son de sa voix me touche infiniment, m’enfin…)

Jacques Barozzi dit: 9 octobre 2014 à 13 h 23 min

« Les jurés du comité Nobel s’honoreraient en s’avisant de ce que la non-fiction relève, elle aussi, de la littérature. »

Partie remise à l’année prochaine, Passou ?

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