de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le grand art de l’infinie délicatesse

Le grand art de l’infinie délicatesse

Voilà un livre qui sent encore les vacances, les maisons de famille, les grands-parents, les drames étouffés, les petits et les grands moments, les allégresses collectives et les tristesses en solitaire, mais ce n’est pas la seule raison qui nous le ferait garder sur la table de chevet toute l’année. Une femme se souvient de sa mère et de leur relation. Quelqu’un d’à part, entièrement dans le présent, prompte à toute tabula rasa, indifférente au passé. D’ailleurs, sa fille l’appelle « l’oublieuse » pour sa capacité à ne jamais regarder en arrière. Il est des esprits ainsi façonnés. Ils doivent envier l’(anti)héroïne de Souvenirs de la marée basse (224 pages, 18 euros, Seuil) de Chantal Thomas, ceux que l’histoire, la leur et celles des autres, surchargent au point de les faire couler parfois tant elles leur sont intenses.

Sa mère s’incarnait dans un geste qui vaut attitude et mode de vie : nager. Toute sa fantaisie s’est réfugiée dans l’intensive pratique du crawl et du dos crawlé en toutes eaux, mais de préférence en mer. Toute sa sensualité aussi. Arcachon, Cap Ferret, Cap Ferrat… : de l’immersion en Atlantique comme d’un rituel quasi religieux. Même et y compris par la suite loin du sentiment océanique, du côté de Menton, Nice, Villefranche-sur-mer. C’est sa liberté, son pied-de-nez à la société puisqu’elle va jusqu’à faire des brasses dans le grand canal du château de Versailles aussi, à l’effroi des gardiens et jardiniers.

Elle est ainsi Jackie, née en 1919, des milliers de kms au compteur. Nager « cette pratique qui ne laisse aucune trace ». Son héritage : une certaine idée de la liberté, de la fantaisie. C’est léger, tendre, imperceptible. L’auteur a observé sa mère avec une grande élégance. Elle en rapporte un portrait volatil, composé de sensations si vraies qu’il lui a fallu attendre longtemps avant de pouvoir l’écrire. C’est peut-être pour cela que ces souvenirs d’enfance sont nimbés d’une certaine grâce.fritz brill 48 par Erwitt

Spécialiste du XVIIIème siècle, du marquis de Sade et du libertinage (on est désormais tenté de l’écrire : liberti/nage), auteur de romans remarqués tels que l’Echange des princesses et d’essais qui ne le furent pas moins sur Roland Barthes ou Thomas Bernhard, Chantal Thomas livre là un portrait d’une beauté fragile sur un personnage qui ne l’était pas vraiment, et qui apparaît même par endroits comme franchement antipathique. En creux, on découvre une réflexion sur l’héritage et la transmission. Ce qu’on prend et ce qu’on laisse. Les vrais, insaisissables aux notaires, ou alors dans la colonne « capital immatériel », mais on s’amuserait d’y voir figurer ce que Chantal Thomas a reçu de sa mère : l’art de nager, et donc d’apprendre à perdre pied, et un je-ne-sais-quoi sinon un presque-rien qui forge le caractère des vrais insoumis (pas ceux qui ont besoin de le hurler pour s’en convaincre).

Cet éclat d’autobiographie est bouleversant car, sans être inconditionnel ni systématique, il est d’une délicatesse comme on n’en lit plus. Ce doit être considéré comme une valeur réactionnaire. Ce roman, publié dans la collection « Fiction & Cie », laisse une empreinte durable alors qu’il est d’une forme on ne peut plus classique, qu’il ne manie pas le moindre effet, ne crache pas du feu, ne gonfle pas ses pectoraux, ne la ramène pas. Il s’est faufilé dans la rentrée sur la pointe des pieds comme s’il ne voulait pas déranger. De ce point de vue-là, c’est raté car il est troublant. Un mot de trop et c’est fichu. Or il n’y pas un mot de trop. Ce doit être cela, l’invisible miracle poétique d’un texte en prose. Quand sa mère était enceinte d’elle, elle a longuement nagé dans les eaux d’un lac de montagne. Nul doute que ce livre en est l’écho et la trace.

(« Photo de Rogi André extraite de L’Amour fou d’André Breton, D.R. ; « photo Elliott Erwitt, 1948 »)

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785 Réponses pour Le grand art de l’infinie délicatesse

JAZZI dit: 31 août 2017 à 18 h 28 min

« Savez-vous s’il pense écrire ou a écrit un roman personnel qui n’aurait rien à voir avec les copé-colliard des autres, histoire de s’acheter des cigares ? »

On y pense, JJJ, on y pense…

ribouldingue dit: 31 août 2017 à 18 h 21 min

Oui « tâche » JJJ. C’est invraisemblable que vous ayez un doute.

tache=salissure
tâche=travail

Faisons un test: côte et cote? Qu’en dites-vous?

JAZZI dit: 31 août 2017 à 18 h 18 min

Merci pour l’info, Pablo75, sur « l’écrivain et journaliste Gregorio Morán, qui vit à Barcelone depuis plus de 20 ans… » Parle-t-il de la montée de la boboïsation internationale, qui gangrène Barcelone autant, sinon plus, que Lisbonne ? Un virus mortel, qui s’attaque à l’âme des villes !

Paul Edel dit: 31 août 2017 à 18 h 06 min

Lavande, c’est un peu ça,vius n’avez pas tort.. car l’auteur est un écrivain allemand qui a fondé « l école de Cologne » dans les années 60-70. Dieter Wellershoff était un brillant lecteur de maison d’édtion, ,marqué par le Nouveau Roman Francais, et notamment les thèmes de Robbe grillet. Cet extrait vient du roman « Un beau jour »,(« Ein schöner Tag »)publié en 1966 et traduit en France par Jean- Charles Lombard(Éditions du Seuil) . Excellent texte.Je vous le recommande.

Pablo75 dit: 31 août 2017 à 18 h 04 min

Un très bon entretien sur ce qui se passe vraiment en Catalogne avec l’écrivain et journaliste Gregorio Morán, qui vit à Barcelone depuis plus de 20 ans et qui a été viré il y a quelques semaines de La Vanguardia, le quotidien catalan de centre-droite subventionné par les indépendantistes, pour un article dans lequel il disait, comme à son habitude, quelques vérités bien senties (incident qui lui a valu un infarctus).

C’est l’un des intellectuels les plus lucides et les plus courageux qu’il y a aujourd’hui en Espagne (ces essais sur le monde politique et intellectuel lui ont valu beaucoup d’inimitiés – il a eu de problèmes pour publier le dernier, « El Cura y los mandarines. Historia no oficial del bosque de los letrados. Cultura y política en España (1962-1996) », qui est un portrait au vitriol de la « caste » intellectuelle espagnole, dans lequel il dénonce, avec raison, l’hypocrisie de beaucoup de célèbres intellos espagnols).

(À ma grande surprise G.Morán a une fiche dans la Wikipédia française: fr.wikipedia.org/wiki/Gregorio_Mor%C3%A1n)

Gregorio Morán: « El referéndum del 1-O será más bestia que los del franquismo »
Entrevista al columnista despedido de La Vanguardia.- “La catalana es una sociedad agresiva con signos evidentes de violencia” / “Una parte insiste en que el día que nos quedemos solos, esto será la hostia: vamos de daneses y no pasamos de Kosovo” / “Vivimos como en épocas del totalitarismo más absoluto”.

http://www.elespanol.com/reportajes/entrevistas/20170830/242976539_0.html

Lavande dit: 31 août 2017 à 17 h 59 min

Paul Edel 16h15: votre texte me fait penser, bien prosaïquement, à un exercice de physique très classique: un maitre nageur sur la plage (en A) voit un baigneur en train de se noyer au large (en B).
Le point B est décalé d’une distance d, dans le sens parallèle au bord de l’eau, par rapport au point A. Quel trajet le maitre nageur a-t-il intérêt à parcourir, sur le sable en courant à la vitesse V1, puis dans l’eau en nageant à la vitesse V2, pour minimiser son temps d’intervention?
et alii: ma fille est à Bali en ce moment, je ne vous dit pas les photos fabuleuses qu’elle m’envoie !

D. dit: 31 août 2017 à 17 h 54 min

Non, non, j’ai bien l’intention de partir mais j’ai été retenu. Cette fois c’est bon. Il y a une conjonction astrale exceptionnelle qui se dessinera dans …. et je dois en profiter pour pratiquer des opérations magiques longues et nécessitant une préparation spirituelle tout aussi longue. Je vais donc être absent des semaines, il faudra vous y faire. Vous me reverrez, n’ayez aucune crainte.

JC..... dit: 31 août 2017 à 17 h 35 min

Quittons nous sur une évidence : hors le capitalisme solide, charpenté, réaliste, entrepreneurial, point de salut pour les Meilleurs ! Les Nombreux, on s’en tape, okay ?!

Bonne nuit, les amis ! Cauchemars aux autres…

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 17 h 16 min

D., de retour 10 minutes après son départ sans gluten, commence à se gauchir sous les remarques de Delapuerta del Sol. Son tropisme de droite commence à virer de cuti, quand il mesure ce qu’il va lui rester de retraite macronisée, une pitié que vont inévitablement lui piquer tous les immigrés polonais musulmans, sans parler des chrétiens de souche subsaharienne. Il ne sait plus s’il a voté FN au 2e tour, et pourtant j’ai lu également qu’il n’en était pas sûr… Mais on va quand même pas lui retrouver la mémoire, hein.
Merci Filochard pour le rappel des goûts de la vie exaltante de Jazzman, il n’a pas eu le temps de s’apercevoir que vous aviez fait son ventriloque. Cela dit, mille excuses…, je n’arrive pas à suivre ses 25 000 commentaires sur son paiement à la tache (tâche ?). Savez-vous s’il pense écrire ou a écrit un roman personnel qui n’aurait rien à voir avec les copé-colliard des autres, histoire de s’acheter des cigares ?
(Ne croyez pas que la vie des bêtes me laisse indifférent, en dehors de la littérature rdl – Je trouve simplement que les romans animaliers ne sont pas assez couverts icitte).

JC..... dit: 31 août 2017 à 17 h 16 min

« Bonne journée à toussent, y compris JC, sans ranckugne ! »

Bien entendu ! Sans rancune ! Pour des gens entourés d’amis sûrs, elle n’a pas lieu d’être. La rancune est un acte d’inaction regrettable….

bérénice dit: 31 août 2017 à 16 h 58 min

D’où vous vient ce tropisme?

un héritage génétique . Je pense que la machine capitaliste est arrivée à un stade de perversion dommageable pour l’humanité.
c’était dans le monde d’hier que je survole , quelques info prisonnières dans mes filets à grosses mailles.

Delaporte dit: 31 août 2017 à 16 h 20 min

La France qui travaille va être soumise à une implacable loi de la jungle. Le libéralisme liberticide va pouvoir accomplir ses derniers ravages, et faire de tous ceux qui travaillent de nouveaux esclaves. Merci Macron !

Petit Rappel dit: 31 août 2017 à 16 h 20 min

« je vous fais Victor Hugo le retour quand vous voulez » (JC)
Vous etes sur? Parce que le retour, chez VH, c’est « Le Retour de L’Empereur. » Va falloir travailler pour avoir la tete épique!

Delaporte dit: 31 août 2017 à 16 h 15 min

« C’est plutôt bon signe. Si ça se confirme, c’est qu’il y aurait une vraie réforme. »

C’est bon signe uniquement pour l’exploitation capitaliste des salariés dans le privé, avec un accroissement du pouvoir unilatéral des patrons. C’est donc une « réforme », mais qui va dans le mauvais sens : toujours plus de flexibilité. Le « travail » va devenir une torture quotidienne – alors qu’il fallait l’abolir une fois pour toutes ! Quelle régression dans la civilisation !!!

Paul Edel dit: 31 août 2017 à 16 h 15 min

A propos de nage.
« Il la regarde respirer. Elle se rejette soudain en arrière et repart en nageant. Il se retourne et fait le tour du bassin en courant dans la rigole parmi les cris des enfants, puis sur le chemin carrelé pour aller plus vite. Arrivé de l’autre côté, il longe le bord du bassin à sa recherche en prenant garde de ne pas glisser puis l’aperçoit au milieu de la piscine ; il s’arrête sous la douche l plus proche, la regarde nager puis se précipite vers l’échelle voisine et descend dans l’eau. Il fait quelques brasses dans sa direction, prend sa respiration et plonge. Les bruits cessent, ses oreilles se mettent à siffler et une sensation d’écrasement le saisit soudain. Il ouvre les yeux et nage sans la voir dans l’eau claire parcourue de bulles. Il expulse tout l’air de ses poumons pour descendre plus profondément et le fond du bassin bleu-vert parcouru d’ombres vacillantes et de taches lumineuses monte à sa rencontre. Il remonte et aperçoit le scintillement clair de la surface et les jambes de la femme qui pendent à la verticale dans l ‘eau et battent, lentes et caressantes. Il nage vers elle. » L’auteur ?

Petit Rappel dit: 31 août 2017 à 16 h 15 min

A l’incompréhension générale qui accueillit le William Shakespeare, Hugo répondit mi -figue mi-raisin  » Je crois que je commence à etre de trop.
Que ce ne soit pas égal, oui. L’aspect croqué par Lautréamont d’une « Locomotive lancée à pleine puissance » existe bien, avec la force sinon toujours la poésie, et Lautréamont a connu le temps du fléchissement.
Il y a des raisons. L’une d’elles s’appelle Hetzel,qui pousse Hugo à continuer pour le meilleur et pour le pire dans la voie des Petites Epopées qui vont mener aux farcissures de La Legende Des Siècles déclinée en trois versions. Ceci au détriment du Satan et des nébuleuses iliennes qui composeront « Toute La Lyre » et « les Quatre Vents de l’Esprit ».
Une autre est à chercher dans le durcissement de Hugo s’abandonnant à la polémique versifiée, qui, déjà, n’était pas toujours le meilleur de Châtiments. Il est en phase avec son public mais sur des pièces de circonstance qui connaissent un succès délirant comme La Voix de Mentana dont on serait bien incapable de citer un seul vers ou d’en supporter la lecture. Le poète épique qu’il est devenu est guetté puis gagné par une ossification idéologique dont les recueils ultérieurs, Art d’etre Grand Père inclus, paient le prix. La poésie s’effrite en passant d’un lyrisme océanique fondé sur le dialogue du nouvel Orphée et de son Dieu à un autre célébrant l’anticléricalisme et le Progrès lié à Marianne III.
Maintenant, on peut penser que Vigny n’atteint pas toujours les cimes de La Maison du Berger, que Lamartine, fors Le Lac, est souvent d’un messianisme frôlant le grotesque, et que Musset lui-meme à ses jours. Et comparer avec l’héritage que le Bonhomme nous laisse.Ce n’est pas si mal…

JAZZI dit: 31 août 2017 à 16 h 08 min

« Cela dit, 25 opus… ça doit mettre un peu de bon beurre dans les spinachs en droits d’auteur, du moins je l’espère. »

Plus d’une trentaines d’ouvrages en librairie et sur Amazon, JJJ. Les droits d’auteur, au forfait ou au pourcentage, c’est un peu mon argent de poche, pour payer les cigarettes…

closer dit: 31 août 2017 à 15 h 56 min

« Même si le texte doit maintenant être lu dans le détail, les syndicats font déjà grise mine. »
(Le Figaro)

C’est plutôt bon signe. Si ça se confirme, c’est qu’il y aurait une vraie réforme.

closer dit: 31 août 2017 à 15 h 53 min

OK Bérénice. Vous êtes après moi la mieux informée des questions économiques et sociales sur ce blog…(mais je ne partage pas votre biais de gauche).

D’où vous vient ce tropisme?

ribouldingue dit: 31 août 2017 à 15 h 50 min

 » Cela dit, 25 opus… ça doit mettre un peu de bon beurre dans les spinachs en droits d’auteur, du moins je l’espère. »

JJJ, Zizzi a expliqué vingt-cinq mille fois qu’il était payé à la tâche. Qu’il vende un « Goût de… » ou cinq cent mille, c’est pareil pour lui.

Soyez attentif mon vieux (ma vieille)!

D. dit: 31 août 2017 à 15 h 43 min

Je sais pas ce que c’est que cette histoire de gluten, je n’ai jamais eu le moindre problème à digérer le gluten.

bérénice dit: 31 août 2017 à 15 h 04 min

Closer, jamais au programme mais je lisais dans le monde, que sa reconduction avait fait partie des souhait du medef. Et je suis au courant, 1200 euros est un revenu d’aisance et sera soumis à la CSG, au départ le plafond avait été fixé à 1400; le CICE n’a pas été suivi de l’effet promis et escompté, la reprise actuelle est européenne, contextuelle et n’en est pas le produit.

Bloom dit: 31 août 2017 à 14 h 31 min

A condition d’évoluer loin des concentrations de scooters de mer(d.), de dériveurs et autres produits dérivés de la colonisation de l’espace aquatique, le dos crawlé en mer incarne par excellence la nage de la liberté, le « free style », comme disent les anglophones en parlant du crawl tout court. En piscine, on craint toujours de heurter quelqu’un ou, par l’élan emporté, de se prendre le rebord en mosaïque en pleine poigne. Nager sur le dos en piscine pendant que tombent les grosses gouttes de la mousson est aussi un privilège intense…
Passou avait parlé du grand livre de Patrolin, la traversée de la France à la nage. Une prose dans laquelle on laisse emporter par le courant de conscience…

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 14 h 25 min

Bon vent, jusqu’à après demain, donc, D. Emportez 2 de vos délicieux sandwiches sans gluten.
Pierre Ottavioli n’était pas précisément un grand flic. Sa carrière fut truffée de zones d’ombre, comme celle de tout un chacun. Arrêtons de louer ces prétendus grands hommes, on n’est quand même pas au Figaro ici. N’oublions pas que le journaliste qui y fait sa nécro reste quand même le fils de son père Marcel. Voyez un peu le genre d’objectivité !

x dit: 31 août 2017 à 14 h 20 min

bérénice à 10 h 43 min :
le texte d’hier à 10 h 52 était une réduction (un découpage) du cinquième chapitre de Au Château d’Argol de Julien Gracq.
(Ce qui ne m’empêche pas d’être d’accord avec une remarque en passant de Petit Rappel : ce roman d’avant-guerre se prête au pastiche, il lui arrive même de ne pas éviter le ridicule. Eût-on voulu me le faire admirer de force que j’aurais brandi quelques perles … Il suffit d’ouvrir le livre au hasard : « De spasmodiques rumeurs » semblent établir un lien entre le passage de la mystérieuse Heide (au sein de marbre), « cette âme de feu et de glace », et de « puissantes explosions révolutionnaires » en Méditerranée et dans l’Amérique … À peine le temps de ricaner et c’est la promenade d’Albert vers la mer, sur ce sentier « entièrement recouvert d’un berceau serré de feuilles » qui mène au cimetière ensablé. À chaque description, je rends les armes; I bow down and worship)

Paul Edel ayant relancé sur la complicité érotique, un petit poème de nageur en chambre, passé totalement inaperçu (30 août 2017 à 19 h 54 min), qui était de Henri Thomas, lequel a souvent associé la chair et l’eau, la vague (« Bayonne », ce qui nous rapproche géographiquement de Gadenne, « Ce que je vois », « La mer du Nord » …)

D. dit: 31 août 2017 à 14 h 19 min

A présent je souhaite marquer une pause, comme beaucoup ont choisi de le faire ici. J’ai conscience que je vais manquer à bon nombre d’entre vous mais comprenez qu’il y a des raisons à cette parenthèse, et je considère qu’elles ne regardent que moi. Je n’ai pas à les développer pour satisfaire la curiosité d’un tel ou d’une telle. Dans mon cas il ne s’agit pas de l’adiction bien connue qui touche beaucoup d’entre vous ici. Ça n’a rien à voir. Voilà. Point. Et ce point se suffira à lui même, tout y est contenu, je n’y ajouterai rien d’autre.

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 14 h 12 min

Un très bel homme ma foi, une nouvelle comparaison des plus flatteuses ma foi, et je vous laisse le dernier mot !

https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=jWQN6ioy&id=D92DB9F74F65B69A18A98E99AE7F3452B674A4AD&thid=OIP.jWQN6ioyzity4GieYmcGPwD6D6&q=edmund+hillary&simid=608016776384613831&selectedIndex=1&qpvt=edmund+hillary&ajaxhist=0

Merci Jazzman pour votre réponse sur KD. Je vais faire ainsi. Merci aussi pour vos cimetières, c’était donc un guide, pas une méditation esthétique. J’espère que vous allez vous en tirer avec vos émoluments de retraité. Cela dit, 25 opus… ça doit mettre un peu de bon beurre dans les spinachs en droits d’auteur, du moins je l’espère. Et nous profitons à la rdl des miettes distribuées généreusement bénévolement, sans forcément avoir de retour sur investissements.
Bonne journée à toussent, y compris JC, sans ranckugne !

Thomas Drelon dit: 31 août 2017 à 14 h 04 min

Je vais m’y plonger avec délice… Son « échange des princesses » et ses essais sur Sade et Casanova sont de vrais bonheurs…

JAZZI dit: 31 août 2017 à 13 h 46 min

« Et Jazzi qui surgit muni de son panneau publicitaire: venez donc dans mon beau cimetière ! »

Un peu de compassion pour le retraité parisien à 1200 euros/mois que je suis, bérénice !
Je répondais à JJJ, et ne manque jamais de vous (vous et les autres) faire généreusement profiter de mon travail…

JC..... dit: 31 août 2017 à 13 h 45 min

JJJ est encore plus con que je ne l’imaginais : c’est l’Edmund Hillary de la bêtise ! Génial….

closer dit: 31 août 2017 à 13 h 30 min

Quant à la reconduite du CICE, Bérénice, elle n’a jamais été au programme. Ce qui doit se faire, c’est sa transformation en baisse de charges.

Laquelle baisse de charges était évidemment ce qu’il fallait faire dès le départ, vite et fort. Mais l’idéologie du PS s’y opposant, on a préféré une usine à gaz qui a mis deux ans à être efficace, c’est-à-dire à contrebalancer les âneries du début du quinquennat de Hollande.

Pendant ce temps là, nos voisins caracolent en tête de la croissance et des créations d’emploi depuis 5 ans. Nous, ça va mieux depuis quelques mois seulement et Hollande a le culot de s’en glorifier.

l'adjoint de l'aede dit: 31 août 2017 à 13 h 28 min

Now, patience; and remember patienceis the great thing, and above all thing else we must avoid anything like being or becoming out of patience.

un point de départ à creuser, sans prétention, une possibilité pas très fidèle mais pas si imprécise que ca :

Pour l’instant, patience. Et se rappeler que patience est tout, c’est tout. Et par dessus tout, éviter tout ce qui serait à même de nous mettre à bout, de nous faire sortir de nos gonds.

JAZZI dit: 31 août 2017 à 13 h 25 min

Zabor c’est l’anagramme de Baroz !
Désolé, JJJ, je n’ai pas l’adresse de Kamel Daoud, mais il suffit d’adresser votre lettre chez son éditeur, qui fera suivre…

closer dit: 31 août 2017 à 13 h 21 min

1200 euros, Bérénice, c’est le seuil de retraite à partir duquel l’augmentation de la CSG s’appliquera.

Il y en a forcément à Paris comme ailleurs. Pensez aux retraites ridicules de certains commerçants, artisans, indépendants, sans parler des smicards à vie…

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 13 h 02 min

@Sans tomber dans la démagogie -vous savez bien que j’en suis incapable- mais le scandale est immense !

On n’arrive jamais vraiment à savoir, en tant que personnage pervers, s’il croit à ses provocations à deux balles, toujours les mêmes, lassantes, et à ses indignations factices avec points d’exclamation à la clé d’ut. Il veut faire accroire qu’il n’est pas démogogue et encore moins con que la moyenne. En réalité, ce type aime à laisser entendre qu’il est cultivé, mais qu’officiellement il conchie la culture légitime comme la populaire, et qu’il se branl.e de tout sauf de sa pauvre pine. Son nihilisme de pacotille n’est que l’esthétisme du beauf moyen qui s’emmerde à cent sous d’l’heure, qu’a même pas une ukrainienne sous la main pour s’agenouiller à hauteur de braguet.te sur sa chaise roulante… Sur la rdl, C vraiment un pov’type qu’on plaint pas, sur d’autres chaines, « je » semble un autre arable des îles. Meuh-meuh.

JC..... dit: 31 août 2017 à 12 h 34 min

Sans tomber dans la démagogie -vous savez bien que j’en suis incapable- mais le scandale est immense !

On aide les familles musulmanes immigrées en situation illégale, en laissant tomber les familles françaises de souche chrétiennes, protestantes, juives ou bouddhistes !

Natives, malheureuses et désespérées ….

bérénice dit: 31 août 2017 à 12 h 05 min

Bruno Lemaire a quand même refuser de concéder à l’entreprise un reconduite du CICE.

D, le sort des petits retraités dans les grandes agglomérations où les loyers sont chers seraient à examiner, on devrait les aider à payer leur loyer en tenant compte non pas du plafond de revenu ouvrant droit aux APL mais des cours des loyers pratiqués, mais comme on le découvre la baisse des APL destinées aux étudiants dont un pourcentage vit très mal, se nourrit mal, étudie dans de mauvaises conditions est une manœuvre qui nous dit on espère ou compte sur la baisse de ces loyers.

D. dit: 31 août 2017 à 11 h 56 min

Des veuves, des veufs, qui ne bénéficient pas de la réversion de leur époux et qui d’un seul coup tombent dans la précarité. Une fois qu’ils ont payé loyer et chargé, il reste zéro. Il n’y a plus qu’à organiser le départ ailleurs s’ils en ont la force, les moyens ou l’aide.
C’est une réalité parisienne dont la Mairie se garde bien de faire la publicité. Elle préfère s’occuper des migrants et tout offrir, logement, allocations, repas à l’école à des familles d’immigrés à 6 ou 8 enfants. Je n’exagère pas. C’est la réalité. Les petits vieux indigents n’ont droit qu’à un service de repas pas chers livrés et à un tarif réduit puis la gratuité dans les transports. Point barre. On se contrefout qu’ils ne puissent payer un loyer.

JC..... dit: 31 août 2017 à 11 h 55 min

Victor Hugo ?

Quelques belles fleurs sur un gros fumier de banalités qui devaient plaire à l’époque. Je vous fais du Victor Hugo le Retour, les Misérables Version 2, quand vous voulez….

Sauf en dessin et travaux à l’encre de Chine où c’était, c’est toujours, un véritable génie.

D. dit: 31 août 2017 à 11 h 18 min

Ce n’est pas compliqué : avec 1200 euros par mois à Paris, c’est la rue assurée en moins de dix ans pour les retraités qui n’auront pas su réagir. Or à 75 ans beaucoup n’ont plus force et lucidité pour cela.

Paul Edel dit: 31 août 2017 à 11 h 18 min

Hugo.parfois, parfois une clairière radieuse, souvent une tempête de cacao sous un crane.. faut savoir sauter les pages car dans cet océan verbal, on entend souvent, en arrière fond un orchestre de pompiers débutants en répétition.
pas mal de vers sortis avec un mauvais tire-bouchon.. Je comprends la colère de Flaubert devant « les Miserables. »

D. dit: 31 août 2017 à 11 h 14 min

Non j’ai hésité, Bérénice, en raison de son mauvais débat, mais j’ai bien voté Marine ! Où avez-vous lu que je me suis abstenu ? N’hésitez pas à me citer.

bob dit: 31 août 2017 à 11 h 10 min

christiane dit: 31 août 2017 à 10 h 29 min
sans doute jj voit-il les choses de l’extérieur, d’où peut-être son agacement

D. dit: 31 août 2017 à 11 h 09 min

…et papa et maman n’iront même pas manifester. N’arrêteront pas le travail (on va pas être complice de la CGT etc..) et avaleront leur potion amère comme de pauvres soumis dont les enfants auront sans doute honte plus tard.

Pourquoi FO pas manifester le 12 ? C’est très simple : un de ses anciens hauts cadre est devenu conseiller de Macron. Voilà où on en est mes petits chéris. Et le syndicat ose continuer à s’appeler (on ne rigole pas siouplait) : Force Ouvrière !

closer dit: 31 août 2017 à 11 h 05 min

« Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l’ai dit. Et leur effort permet de récompenser le travail »

cité par Rose

Ah bon, je n’avais pas remarqué que les retraités à 1200 euros par mois faisaient partie des zézés…

On veut bien « récompenser le travail », mais quid des 42 ans de travail des retraités qui voient leur revenu baisser de 40% le lendemain de leur départ en retraite?

Beaucoup vont bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation, paraît-il…Peut-être, mais outre que cela viendra plus tard, les autres catégories socio-professionnelles vont aussi en bénéficier…

Donc les retraités sont bien les seuls visés.

La vérité, c’est que Macrounet veut les punir de ne pas avoir suffisamment voté pour lui et surtout qu’ils sont dans l’incapacité de paralyser le pays par des grèves et des manifs.

« Tapons sur eux et vivement qu’ils crèvent! »

D. dit: 31 août 2017 à 11 h 02 min

Il fallait comme moi voter Marine Le Pen. Ceux qui ont voté Macron sont complices de ce qui risque de se passer. Pour eux, peut-être. Et pour leurs enfants, sûrement. Tiens, fiston, tiens, ma fille, c’est grâce à Papa et Moman que tu finis ta toute petite carrière à 67 ans, payé moins qu’à 30, avec 45 heures/semaine dont des week-end et 3 semaines de congés en tout et pour tout…merci mon popa, merci ma moman !!

bérénice dit: 31 août 2017 à 10 h 59 min

ce qu’il dit en gros c’est que ce qu’on exprime hors références culturelles ne vaut pas un pet de coucou.

JC..... dit: 31 août 2017 à 10 h 57 min

La gent littéraire est courtisane !

Ici, les petits marquis, les fraiches comtesses, se parent de toutes leurs fiches de lecture comme se chamarraient de broderies les futurs guillotinés de la Révolte Française des gueux…

Pouffons ! Pouffons ! mes frères et mes sœurs devant l’inanité de ces comportements de castrats.

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 10 h 48 min

@10.29 « Semble pas avoir été convaincu par Zabor »… C plus compliqué que cela, Ch…, mais on ne peut pas s’étendre indéfiniment icitte. J’ai vu que KD venait parler de Zabor au théâtre de la Bastille le 17 septembre prochain, j’aurais bien été tenté d’aller le saluer et lui dire de vive voix ce que j’ai ressenti… Mais comme j’ai horreur de ce genre de manifestations mondaines, je m’abstiendrai. Je vais plutôt essayer d’avoir son email ou une adresse par son éditeur, au cas où personne ne lui aurait signalé ce message (à moinsse que jazzman ne me la donne directement ici).
Merci d’avoir fait signe, Ch., rien ne vous échappe ! Si vous lisez un jour ce roman, j’apprécierais votre commentaire pour comparer nos réactions, mais je le devine déjà.
(NB – mon intention était également de décharger Passoul d’un faix herculéen, vu la masse de ce à quoi il doit se coltiner… S’il voulait néanmoins le chroniquer, j’en serais personnellement ravi, car KD le mérite vraiment).

bérénice dit: 31 août 2017 à 10 h 48 min

Closer, comment l’oublier, dans mon histoire une boiîte de fer blanc peinte et illustrée de façon innocente et néo-coloniale trôna sur la table de tous les petits déjeuners de mon enfance, hébergeant du sucre en morceaux blanc également.

bérénice dit: 31 août 2017 à 10 h 43 min

10h52 le 30/08

…« Dans l’air entier circulait une fraîcheur salée et cinglante, accourue des gouffres de la mer, et chargée d’une odeur plus enivrante que celle de la terre après la pluie …

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 10 h 36 min

@ « d’une imbécillité fabuleuse ! vieilli ! rasqueux poetpoet ! horriblement lourd ! désuet ! »

Du JJJ-Totor, ça ? Qui aurait jamais osé pareille comparaison ? J’en suis tout ému à matin, telle la verge effarouchée 😉 !

christiane dit: 31 août 2017 à 10 h 29 min

@Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 10 h 15 min
J’ai lu cette nuit votre lettre (29/08) adressée à Kamal Daoud à propos de la sortie récente de Zabor. Une fable comme une réécriture des Mille et une nuits ? et aussi le mot « psaumes » en sous-titre…
Zabor ou les psaumes, donc. Et sur la quatrième de couverture : « Depuis toujours ou presque, il est convaincu d’avoir un don : s’il écrit, il repousse la mort; celui ou celle qu’il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Son véritable nom lui a été révélé en même temps que ce pouvoir : il a choisi d’être Zabor (“psaumes”) ».
Ce livre ne semble pas vous avoir convaincu… mais la lettre est belle.

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 10 h 24 min

En édition de poche…, sinon le Contre-Jour de Pynchon ne faisait que dans les 1100 p. en édition originale. Je l’ai lu, halluciné, la semaine qui précéda la victoire d’Obama le 4 novembre. Souvenir d’un grand moment de magie. Mais Clarà aime ce genre de défis…, je n’avais point compris que Jérusalem était déjà sorti, je croyais que Claro était toujours en train de le traduire… Et puis, y’a pas quand même pas photo entre Alan Moore et Thomas Pynchon, même si passoul a osé la comparaison.

JC..... dit: 31 août 2017 à 10 h 23 min

Votre citation de Hugo :
« Ces ondes, ce flux et ce reflux, ce va-et-vient terrible, ce bruit de tous les souffles, ces noirceurs et ces transparences (…) ces aigles dans l’écume (…) ces millions de cimes lumineuses, ces grandes foudres errantes qui semblent guetter, ces monstres entrevus, ces nuits de ténèbres coupées de rugissements, ces furies, ces frénésies; ces tourmentes (…) ces tonnerres humains mêlés aux tonnerres divins… « …. c’est d’une imbécillité fabuleuse ! vieilli ! rasqueux poetpoet ! horriblement lourd ! désuet !

Un romantisme à la Mac Donald … ! Pauvre Totor à la verge animée ! Pauvre vieux …

On dirait du JJJ…. !

christiane dit: 31 août 2017 à 10 h 16 min

M.Court,
merci de continuer cette exploration de l’œuvre de Victor Hugo, l’homme océan. Quelle érudition, offerte, ici, généreusement… J’aime suivre la pente de ces rêveries, de ce vertige, de ce tourbillon dans le labyrinthe des œuvres que vous citez.
Il est dans les luttes du monde (« Je juge les juges ; je condamne ceux qui damnent ; plus de glaive ; j’extermine l’échafaud, je combats la guerre, je tue la mort, je hais la haine. » (« Océan »). La liberté, la lutte contre la misère comme un instinct. Les Misérables.)
et aussi à l’écart du monde, dans ce frémissement, cette attente des ténèbres La fin de Satan et ce ciel béant comme crevé de néant.
La mort de Léopoldine… Les îles Anglo-Normandes… Guernesey… l’exil. Les Contemplations… La bouche d’ombre du Promontoire du Songe car là commencent la noirceur, l’obscurité, les gouffres des dessins à l’encre brune (celui que vous citez « Destinée » et cette vague incroyable : « L’éclair fit une rencontre, quelque chose comme une cime peut-être, et s’y heurta, une sorte de serpent de feu se dessina dans cette noirceur, se roule en cercle et resta immobile… »
L’infini retrouvé qui submerge son écriture. L’océan… Hauteville House. La Forme surgie de ces ténèbres, son œil fixant le noir.
Je terminerai cette longue incise par quelques mots de cette introduction qu’il écrivit pour son livre sur Shakespeare (un autoportrait ?):
 » Il y a des hommes océans en effet.
Ces ondes, ce flux et ce reflux, ce va-et-vient terrible, ce bruit de tous les souffles, ces noirceurs et ces transparences (…) ces aigles dans l’écume (…) ces millions de cimes lumineuses, ces grandes foudres errantes qui semblent guetter, ces monstres entrevus, ces nuits de ténèbres coupées de rugissements, ces furies, ces frénésies; ces tourmentes (…) ces tonnerres humains mêlés aux tonnerres divins… »

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 10 h 15 min

@ Now, patience; and remember patienceis the great thing, and above all thing else we must avoid anything like being or becoming out of patience. JJ, FW, 108.8-10.
_________
Pourrait-on disposer de la meilleure traduction française de cet extrait de finnegang wakes de joyce james ? Merci à toussent pour l’aide éventuelle.
(NB/ car de son côté, gougueule translation n’est pas très en forme ce matin, qui dit :
Maintenant, patience ; et n’oubliez pas de patienceis la grande chose, et avant tout autre chose il faut éviter quoi que ce soit comme étant ou devenir de patience).

bérénice dit: 31 août 2017 à 10 h 05 min

Je n’ai toujours pas lu « Contre jour » traduit par le même célèbre Claro, 1465 pages. Claro s’il continue ne va être affecté que pour des traductions fleuves.

Petit Rappel dit: 31 août 2017 à 9 h 53 min

Si l’on en croit les carnets, assez sibyllins,mais qui évoquent bien quelque chose entre eux, la « Passionaria » ne fut pas insensible à la Gloire Nationale, Christiane. Et ses remerciements, bien que mesurés, ne furent pas seulement académiques…Que le lien n’en parle pas, c’est son droit, mais la Vierge Rouge eut quelques faiblesses…
MC

Phil dit: 31 août 2017 à 9 h 47 min

Bougreau, faut dégainer votre nuancier à porno. on ze top, « La prisonnière » Clouzot, on ze bottom, ioutube.

JC..... dit: 31 août 2017 à 9 h 46 min

« Louise Michel. Cette révolutionnaire et anarchiste est aussi attachée à sa famille, et à ses élèves car c’est une institutrice. »

Plaignons cette pauvre esclave du devoir multiple : révolutionnaire (!), anarchiste (!), familial (!), scolaire (!)

… Pauvre femme, pauvre mule, pauvre brêle …

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 9 h 46 min

C’est exactement cela. Je vais aller à la librairie, chercher « Jerusalem » . J’espère que « Passou » nous laissera un peu de temps.

bouguereau dit: 31 août 2017 à 9 h 37 min

le chocolat comme le porno, respectez la hiérarchie

dans lporno y’en a jamais jamais eu..henfin hévidemment sauf si tu causes téologiquement havec mise en abime avec ta copine tarzoune..là tout est possibe comme à la sncf

christiane dit: 31 août 2017 à 9 h 30 min

Rose, vouslisant, je pense à la pasionaria de la Commune de Paris, Louise Michel. Cette révolutionnaire et anarchiste est aussi attachée à sa famille, et à ses élèves car c’est une institutrice. Grande lectrice de Victor Hugo qu’elle admirait, elle lui écrit. Assoiffée de justice, exaltée, jamais elle ne courbera la tête, jamais elle ne se taira, luttant contre tout l’injustice. Son portrait et quelques lettres dans la maison de Victor Hugo.
http://www.victorhugo2002.culture.fr/culture/celebrations/hugo/fr/contpg7.htm
Je me souviens de votre traversée des Misérables

Phil dit: 31 août 2017 à 9 h 28 min

indeed, oublié le vanhoutten, right Bougreau.
le chocolat comme le porno, respectez la hiérarchie. Le cerceuil de Sophie Chotek un cran en dessous de celui de François-Ferdinand. So ist es.

bérénice dit: 31 août 2017 à 9 h 28 min

l’ovomaltine est une boisson vintage

du van houten stocké , pur cacao. C’est le meilleur des produits.

bouguereau dit: 31 août 2017 à 9 h 27 min

Et Jazzi qui surgit muni de son panneau publicitaire: venez donc dans mon beau cimetière!

des morts vivants pédés..ça c’est hune idée de série z..mais voilà olioud est envahi par les ploucs qu’y dirait phil

bouguereau dit: 31 août 2017 à 9 h 25 min

les Républicains d’aujourd’hui engraissent le cochon corrézien à 15.000 euros par mois

..jme suis trop pris la tête quil a dit louis

Giovanni Charlemagne Sant'Angelo dit: 31 août 2017 à 9 h 22 min


…Non,!…à l’état de grâce, des actionnaires-patrons, à s’engraisser entre-eux, sur l’économie aux lobbying et management en Europe,…

…représenter, par nos chefs d’états en Europe,…Non,…à l’Allemagne-Unis,…sous le manteau du marché-commun,…
…vive, les riches honnêtes, et dehors, tout les faux-culs,…maffieux du chiffre, dans nos états,!…

…tous des  » voleurs « , de connivences dans les pays à l’€uro,…
…les preuves en mains,…
…et des huissiers, sans vérifier, les comptes,…les confiances, aux Visa -vols, sur comptes-courants,…et bénéfices des banques, donnés aux états centraux,…
…ou est l’actionnaire,…les états en double-jeux,…partenaire et camoristes,…en corporations d’héritiers,…
…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…

…rediviser, l’Allemagne, à ses choux-blanc,!…of course,!…8es Sir,!…
…Go,!…

JC..... dit: 31 août 2017 à 9 h 21 min

Comment peut on accorder le moindre crédit à cette taupe de Hamon ?

Une proposition de Hamon ! Ouarff ! La belle affaire …. ! Risible marionnette du système socialiste, le pauvre minus de Hamon.

bouguereau dit: 31 août 2017 à 9 h 20 min

l’ovomaltine est une boisson vintage

un truc de prolo phil..léopold se boivait des grands bols de vanoutène..fais gaffe

JC..... dit: 31 août 2017 à 9 h 19 min

« S’il faut lire les commentaires de la RdL au deuxième degré maintenant, j’abandonne ! »

Nous vous en supplions, Tristan, épargnez nous ce chagrin ….

bouguereau dit: 31 août 2017 à 9 h 17 min

rose se baffre de yaourt 0% et se tartine de gras de castor et trouve que c’est la grande vie

rose dit: 31 août 2017 à 9 h 16 min

bob dit: 31 août 2017 à 7 h 48 min

bob
c’est un arnaqueur : le simple fait d’avoir besoin de 26000 euros de maquillage signe son impéritie. Un Néron. Je lui souhaite son Brutus.

rose dit: 31 août 2017 à 9 h 13 min

bérénice dit: 31 août 2017 à 7 h 18 min

ce que je vois se profiler, ce qui se profile déjà, bérénice, c’est le « on vous donne un travail, c’est un cadeau, de quoi vous plaignez-vous ? ».
Bientôt faudra baiser les pieds des patrons, faire des courbettes, lécher les culs, se mettre à quatre pattes sur la moquette
IIIII
oo

Une solution est à envisager, la proposition d’Hamon, fin du travail salarié.

rose dit: 31 août 2017 à 9 h 09 min

renato dit: 31 août 2017 à 8 h 49 min
Chacun administre son temps comme bon lui semble.

bonjour renato
c’est vrai.
aujourd’hui pluie si fine que l’on peut passer entre les gouttes

Phil dit: 31 août 2017 à 9 h 09 min

merci renato, nos amis hélvètes consommaient de l’absinthe pour rêver à leur immense pays une fois écrasé.
l’ovomaltine est une boisson vintage, statut que n’atteindront jamais le très niais nesquick et le désormais colonial banania.

renato dit: 31 août 2017 à 9 h 02 min

Le jour où Pierre Assouline établira un règlement relatif à l’usage du temps je m’y tiendrai.

bérénice dit: 31 août 2017 à 9 h 01 min

le libraire est sexy ( remplacer par la éventuellement pour adapter la recette à votre goût)

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 8 h 56 min

renata est trop bonne, mais liberté d’usage ne veut pas dire abus de celui des autres.

tristan dit: 31 août 2017 à 8 h 54 min

« Choix volontaire du mot adhérence »
S’il faut lire les commentaires de la RdL au deuxième degré maintenant, j’abandonne !

tristan dit: 31 août 2017 à 8 h 44 min

7h54: « saisies des listes d’adhérence »

euh…listes d’adhésion plutôt, non ?
– listes d’adhésion: à mon parti
– listes d’adhérence: à mes parties

renato dit: 31 août 2017 à 8 h 39 min

Now, patience; and remember patienceis the great thing, and above all thing else we must avoid anything like being or becoming out of patience.
JJ, FW, 108.8-10.

JC..... dit: 31 août 2017 à 8 h 37 min

RETRAITE DE FRANCOIS PREMIER

Les Révolutionnaires coupèrent la tête au Bon Roi Louis XVI, les Républicains d’aujourd’hui engraissent le cochon corrézien à 15.000 euros par mois. A vie ….

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 8 h 36 min

c’est chiant renato lit les commentaires avec décalage horaire.
Il faut lire Houellebecq à ce sujet. L’ultralibéralisme sexuel.

renato dit: 31 août 2017 à 8 h 34 min

« … malgré même les propositions de l’Eglise. »

Les propositions de l’Eglise ? quelle propositions ? sur la base de quelle expérience ? les fillettes et les garçonnets dans les mansardes ?

renato dit: 31 août 2017 à 8 h 32 min

« du viagra dans l’ovomaltine »

À une époque, la production et la vente d’absinthe étant prohibé en Suisse, dans certains bistrots il était servi sous le manteau dans les « verres à Ovomaltine ».

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 8 h 28 min

Je trouve personnellement que le président devrait payer un peu plus sa coiffeuse et un peu moins la maquilleuse. Il va bientôt pouvoir se faire un brush.

JC..... dit: 31 août 2017 à 8 h 24 min

La langue de Renato étant incompréhensible, même pour un surdiplômé pervers, ne faudrait il pas l’enseigner en langues orientales ? ce serait fun … On commencerait par la proposer à l’Université de l’Ile d’Elbe, puis celle de Sainte-Hélène, par exemple !

renato dit: 31 août 2017 à 8 h 18 min

Je veux bien que la gestion des contenus par les usagers lambda — c’est-à-dire les internautes non spécialisés — ouvres des voies de communication nouvelles et favorise la démocratisation du système, il ne faudrait cependant pas glisser vers une catastrophe sémiotique en organisant un espace où la valeur des contenus serait garantie par l’apparente absence de commerce culturel et par l’illusion d’agir dans un espace où se ferait un discours qui ne serait pas du semblant. Heureusement ne persiste que l’instabilité.

http://blogfigures.blogspot.fr/2011/02/aldo-rossi-il-teatro-del-mondo.html

Now, patience; and remember patienceis the great thing, and above all thing else we must avoid anything like being or becoming out of patience.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 8 h 17 min

@Y me font marrer les moins-diplômés, à râler contre les plus-diplômés !

il y a des sur-diplômés en instance qui me font marrer aussi.
Certains s’en sont remis au sort, au tirage au sort, dans un vieux jeu même pas sponsorisé par la FDJ.
Mais environ 60000 bacheliers ont disparu de la procédure APB, procédure informatique d’inscription en cycle d’études supérieures publiques, après bac. En un mois.
Comment ça marche ?
Les uns se sont inscrits durant l’été, profitant d’une procédure complémentaire, dans les universités qui offraient encore des places, faisant fi de leur aspirations. Ils vont donc se lancer courageusement dans le parcours licence de langues. Mais ‘ttention. Pas n’importe lesquelles: tchétchène, malgache, créneaux sur lesquels ils sont sûrs de devenirs spécialistes.
Les autres ont préféré faire jouer la concurrence, qui commence à s’étoffer pour contrer le mammouth APB. Les écoles supérieures d’enseignement privé, à 9000 euros l’année pour les plus modestes, se voient ainsi confier une mission de service public.
Et enfin, quelques rebelles ont soit préféré prendre une année de vacances, pour explorer le vaste monde, et retenté leur chance l’année pro, ou carrément repasser le bac.
C’est fun, non ?

bérénice dit: 31 août 2017 à 8 h 09 min

Entre ces deux extrêmes et encore vous n’évoquez pas la manipulation, la coercition, la récupération d’un mouvement populaire par toujours un ‘fou », on pourrait penser à installer un milieu.

JC..... dit: 31 août 2017 à 8 h 04 min

« et s’ils sont inégaux est-ce une raison pour justifier que les plus pourvus d’intelligence exploitent plus et mieux »

Dame Nature l’exige ! Ne pas l’admettre c’est se mentir… On a vu ce que ça donne quand c’est l’inverse, que ce sont les plus congres qui accèdent au pouvoir : URSS de Stalin, Chine de Mao Zedong, Cambodge de Pol Pot, Castro, Chavez, Maduro, j’en passe et des meilleures !

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 7 h 59 min

Voilà une mesure révolutionnaire, news du matin, à mettre au crédit du parti des grandes idées, de nature à faire réussir ses études.

Fini le carnet de correspondance, signé à la place des parents, lorsqu’il n’était momentanément pas présentable. Que le premier, qui, etc.

Voilà le carnet de correspondance numérique, pour parents con.n.ectés.
Aux dires du startupeur, qui a trouvé une solution à son problème perso, c’est d’abord vendu à l’ EN, sans « apple » d’offre ? pour les parents divorcés, et résoudre les problèmes d’éloignement ou conflit.
On sait comment le candidat macaron avait fait illustration de la famille mutante idéale, lors de son passage en salle de classe.
Maintenant, c’est plus simple, les parents divorcés, ou les familles recomposées de deux papas ou deux mamans, pourront d’un clic, surveiller les résultats, comme à la bourse.

bérénice dit: 31 août 2017 à 7 h 57 min

JC, tous les hommes naissent égaux en droit, le sont-ils par nature et s’ils sont inégaux est-ce une raison pour justifier que les plus pourvus d’intelligence exploitent plus et mieux et avec la bénédiction du pape quand il bénirait ceux qui n’ont pas pu, voulu, su cheminer vers un sommet, un demi sommet, un quart de sommet, un dixième de vallon, un millième de colline, une route carrossable et se retrouve dans une ornière ou sur une piste inconfortable et exposés à toutes les intempéries? Comment pourrait on vivre sans ces millions de mains qui travaillent dans l’ombre?

JC..... dit: 31 août 2017 à 7 h 54 min

C’est un mou, Bébé Macron !

Si c’était moi, je perquisitionnerai la CGT de nuit, saisies des listes d’adhérence, jugement rapide à la tyrannique, charter immédiat des forçats vers Cayenne, l’Eden Roc de Cricri la Hyène, Dame Taubira, dégoût…

JC..... dit: 31 août 2017 à 7 h 49 min

Y me font marrer les moins-diplômés, à râler contre les plus-diplômés ! Y avaient qu’à travailler* à l’école, les pauvres baudets ! …

*(je sais bien que c’est difficile d’apprendre quelque chose au sein du Monstre EducNat, à cause des mauvais profs, syndiqués bons à rien !)

bob dit: 31 août 2017 à 7 h 48 min

rose dit: 31 août 2017 à 6 h 19 min

c’est un génie, on l’a pas assez dit et répété
Et en même temps il a dit peuple, pas populace

bérénice dit: 31 août 2017 à 7 h 48 min

les forces du monde ancien, un enfer inférieur mis en place pour échapper à l’enfer supérieur.

bérénice dit: 31 août 2017 à 7 h 45 min

Petit Rappel, quel bon professeur vous auriez pu devenir, j’aurais aimé compter parmi vos proches pour profiter de vos exposés oraux, on voit avec vous l’avantage que constitue pour des enfants le fait d’avoir pour référents des parents cultivés . A l’époque des pourquoi et une longue période avant qu’ils ne s’éloignent trouvant par eux-même des nourritures , le terreau s’il est fertile enracine les êtres dans un schéma où la connaissance est plaisir, poésie, beauté qui poussent les êtres en devenir à poursuivre ou continuer sur la même ligne ascendante.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 7 h 37 min

« Les forces du monde ancien sont toujours là, toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France »

Il doit en vouloir à la CGT.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 7 h 33 min

l’histoire du chèque en blanc qui continue:

« Pas question de juger son action sur cent jours, qui « ne sont pas une étape pertinente », dit-il, car « on ne fait pas les choses en cent jours ».

Bizarre cette syntaxe, typique de la macronie.

Il ne s’agit pas tant de « juger », que de donner  » au peuple » ( sic) un rapport d’étape de travail à 100 jours.
Mais là aussi, c’était les grandes vacances.

bérénice dit: 31 août 2017 à 7 h 18 min

Rose, cette politique va je crois affaiblir ou durcir le sort des plus fragiles, des moins diplômés, des moins aptes à se défendre, dans nombre de PME surtout les petites entreprises la représentation du personnel est un décor d’opérette qui ne sera pas à la hauteur( sans vouloir inférioriser les représentants) pour défendre des interets , pour cette raison il aurait été nécessaire de sauvegarder les accords de branche, là cela va être à la volonté des patrons et je ne vois pas pourquoi elle ménagerait le personnel qui sera mis dans des conditions qui vont être publiées à sa disposition; le droit du travail lui accordera la possibilité de l’utiliser sous couvert de nouveaux accords signés entre les deux parties qui je le crains ne seront qu’un simulacre compte tenu du climat socio-économique, des pressions, des nécessités, d’une culture du droit du travail variable et de réflexes absents, l’habileté des patrons à emballer leurs demandes sera je pense nuisible à la condition de nombre de salariés qui ne seront pas à égalité pour défendre leur position et ne seront plus couverts par aucun cadre global concernant le nombre d’heures, les salaires , les conditions particulières ou exceptionnelles de « réquisition ».

rose dit: 31 août 2017 à 6 h 36 min

on va voir.
je pense que la reprise de l’économie ce sera l’enfoirage style Uber.
Cela va marcher.
L’ouvrier sera payé à 5 euros de l’heure.
On lui fera miroiter – comme chez Uber 3000 euros par mois sans trop se fouler. Cimme chez Deliveroo aussi.
Le grand entubage sans vaseline.
Ensuite, progressivement mais fermement faudra payer les taxes au patron. Travailler la nuit. 80 heures par semaine.
Supprimer les congés payés maternité et maladie.
À 40 ans, on sera remplacés.
Séchés. Comme des figatellis dans le maquis corse après l’incendie.
Il va redresser l’économie, oui, je le pense, au prix de dégâts humains considérables.

Les retraités aisés jouissent d’un repos bien mérités après de bons et loyaux services.

rose dit: 31 août 2017 à 6 h 27 min

Casser les prix des logements pck si l’APL baisse c pour faire baisser les loyers.
Comme raisonnement alambiqué de l’homme qui pense pendant qu’on le maquille : de chez moi, Alpes de Haute Provence, nous touchons le Luberon, si on part vivre dans la Creuse, en Lozère, dans le Larzac, à Rodez, avec le prix de notre maison, on s’achète un hameau abandonné.
Là-bas y a même plus de boulangerie. Pas de café. Pas de travail.
Le coút du logement est déjà extrêmement bas ds les zones désertifiées.

rose dit: 31 août 2017 à 6 h 21 min

26 000 euros en trois mois, à 5 euros d’APL cela fait 5200 jeunes à qui on sucre l’APL pour que monsieur se maquille.
En six mois, cela fait 10400 jeunes. En un an, 20800 jeunes.
Les hautes sphères.

Delaporte dit: 31 août 2017 à 6 h 19 min

L’Etat a exploité des sans-dents pour une tâche absurde et tarde à payer ces galeux :

« A la mi-juin, 180 demandeurs d’emplois ont passé six journées et six soirées à mettre sous pli les professions de foi des candidats aux législatives. Trois mois plus tard, ils n’ont toujours pas été payés par l’État. »

rose dit: 31 août 2017 à 6 h 19 min

[…]retraités « les plus aisés ». « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes. Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l’ai dit. Et leur effort permet de récompenser le travail », souligne-t-il.

in Le Point.
20 pages pour convaincre.
On demande un effort à ceux qui, durant plus de 40 ans ont fourni des efforts.
On demande de soutenir le travail à ceux qui par leur travail ont soutenu leur vie entière le travail.
En parallèle, 4 milliards d’économie sur l’ISF, qui profitera essentiellement aux plus riches. À ceux qui ont le plus grand patrimoine.

Voilà où nous en sommes : à faire porter le fardeau à ceux qui viennent de poser le fardeau.

Petit Rappel dit: 31 août 2017 à 3 h 58 min

Oui Christiane,le très piranésien Phare d’Eddystowe est peut etre un reliquat des encres des Travailleurs de la Mer, éditées chez Herrscher naguère, et est lui_meme couronné par l’étude de vague intitulée Ma Destinée, le tout à peu près contemporain je pense de William Shakespeare.
Pour La Fin de Satan, ne pas oublier que s’y trouve justement la tempete des tempetes, le Déluge:
« Tout s’était effacé dans l’horreur de l’eau sombre.
Le gouffre d’eau montait sous cette voute d’ombre »
Et là, les deux chantiers ayant été menés à peu près de concert, on passe de la Tempete, force élémentaire type Oceano Nox au fléau de Dieu. C’est une toute autre dimension, mais déjà suggérée cette fois sous un aspect créateur et positif dans les Mages, IX, après, c’est tout sauf un hasard, la mobilisation d’Ezéchiel:
« Mais un vent sort des cieux sans bornes,
Grondant comme les grandes eaux,
Et souffle sur ces pierres mornes,
Et de ces pierres fait des os,
Ces os frémissent, tas sonore;
Et le vent souffle et souffle encore
Sur ce triste amas agité,
Et de ces os, il fait des hommes,
Et nous nous levons, et nous sommes,
Et ce vent, c’est la liberté! »

La mer dans les Mages est ambivalente. D’une part , elle est le lieu dans la première section d’un combat titanesque liquide contre solide, ce qui serait banal n’était la double personnification Orphée-Titans, à cette date très hugolienne, Orphée, réapparaissant dans la Fin de Satan. (I) De l’autre, elle participe du chœur des éléments déchainés (in II « Quand les cigognes du Caystre… ») Puis Elle déferle en V avec trois strophes visionnaires, mais cette fois comme frontière entre le monde des Vivants et des morts/
 » Nous entendons, foule égarée
Dont le vent souffle le flambeau,
Sans voir de vagues ni de rames,
Le bruit que font ces vagues d’ames
Sous la falaise du tombeau »
Et c’est ici qu’on peut évoquer les séances spirites sans ridicule, par le nouveau rapport à la mort créé à Jersey. on glisse de l’élément océan à l’océan de la Mort. à tel point que, par un jeu de mot qu’on peut difficilement croire fortuit, mais parfaitement cohérent sur le plan de l’imaginaire, Hugo transpose dans le poème l’ange noir de sa cosmologie spirite, l’Ombre du sépulcre, à deux lettres près:
Nous regardons la noire écume,
L’aspect hideux, le fond bruni;
Nous regardons la nuit,la brume,
L’onde du sépulcre infini… »
Deux lettres qui font toute la différence en complétant sans le trahir l’acquis des Tables.
La dernière occurrence, en associant les thèmes de la brièveté de la vie et de L’éternité de la Mer, le tout dans une atmosphère d’attente et d’arrivée du génie- messie, construit un arc réunissant ces deux poles de la création hugolienne:
 » puis après qu’ont fui comme un reve
Bien des cœurs morts, bien des yeux clos,
Après qu’on a vu sur la grève
Passer des flots, des flots, des flots,
Dans quelque grotte fatidique,
Sous un doigt de feu qui l’indique,
On trouve un homme surhumain
Traçant des lettres enflammées
Sur un livre plein de fumées,
La plume de l’ange à la main;
 »
On part donc d’une conception assez traditionelle des hasards la mer et des navigateurs avant l’exil pour arriver à une personnification Hugo-Orphée Hugo-Titan, qui s’épanouira dans La Fin de Satan et la Légende des Siècles. Mais le plus neuf est autant dans l’écriture plurielle de La Nature déchainée que dans la transposition fort discrète de l’expérience spirite qui transforme Hugo en poète voyant entre deux mondes. On n’oubliera pas le troisième, posant un lien entre Vie, Contemplation de la mer, et Génie (hugolien, bien sur, il parle d’expérience et on se tromperait en pensant qu’il n’en souffre pas!) introduit une dimension absente des poèmes d’avant l’exil. Celle de l’ ordalie dont les Contemplations offrent d’autres beaux exemples.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 août 2017 à 1 h 44 min


…il y a de quoi, se faire prénommé  » Charlemagne « ,…comme,…ajout, et, nom d’artiste, en cours de vie,…
…non, pas Beethoven,…pas de quoi, en faire un plat,!…Bip,!Bip,!…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 août 2017 à 1 h 33 min


…Janssen J-J, à 22 h 18 min,…

…question, quelque peu énigmatique,…

…vous répondez, au fond de ma pensée,…pas de quoi, fouettez un chat,!…pour qu’il nous en livre, plus,…

…bien sur, il y a, de quoi, broder, ou en tricoter, des mailles, qui m’aillent,…

…restons, bref, et succinct, sous quelle, liberté, d’exister en éternité, maîtriser,…

…survivre,!…un bon sang, aux épreuves de tout les temps,…guerres, épidémies,…et, à tout, les autres caractères d’exclusions,!…et vivre à des vies,  » normales « ,…
…sans, cherchez, l’aiguille, dans une botte de foin,…académique, ou autres dogmes scientifiques d’exclusions à la vraie vie,…

…insoumis, tribal, ou autres Socrate naturel, ou équivalent, dans le laps de vie, qui nous est accordée,…
…pas de quoi, en faire une croix, liberticide aux autres,!…en milliards d’individus à s’exclure automatiquement,…
…mêmes par éprouvettes,…
…ou dans un zoo, d’humains, d’essais provisoire,…

…alors, en plus, des immigrés, correctement adaptés, en en concurrences correctes, directes, aux affaires et critères politiques très soumis,!…Yes Sir, lèche-culs,!…

…faire briller, le fond de cette pensée,…
…pour des autochtones à se défendre du  » politiquement correct « , ou autres pensées  » glamour « , de la pensée très  » unique « ,…
…aux inquisitions corporatistes à jours,…

…les pensées d’artistes à la soupe,…etc,…déjà si long,…
…Go,!…

christiane dit: 30 août 2017 à 23 h 38 min

@x dit: 30 août 2017 à 21 h 57 min
Philémon Begua, il ne manquait plus que lui, le voleur d’enfant ! Mais où allez-vous chercher tous ces textes ? Supervielle et la mer, c’est une belle rencontre, un peu farfelue, en ce roman poétique. Donc, Bigua veut se suicider en nageant mais sa femme fera une offrande à la mer : son tube de rouge à lèvres et je ne sais plus quoi… et les marins le sauveront contre son gré car lui voulait continuer à nager malgré le poids de son costume et ses chaussures vernies aux pieds. Mais pour quelle raison volait-il des enfants ? encore qu’Antoine ne manquait de rien…
On est loin de la nageuse de Chantal Thomas, loin de Victor Hugo, de Camus et de Pavese… Cette nage est surréaliste. Bonne nuit, X.

Janssen J-J dit: 30 août 2017 à 22 h 18 min

@ « sommes-nous, encore, supportables, pour la planète », demande Giovanni S’A, de manière quelque peu énigmatique.

Pourriez-vous préciser le sens de la question CB que vous vous posez à vous-même, gs’a ? Est-ce à dire que la planète peut encore supporter notre poids de 10 milliards d’imbéciles, bientôt ? Ou supporter sans se rebeller les ignominies que l’espèce humaine lui fait subir ? (« les éléments vont se déchaîner »).

Cette question vous problématise-t-elle vraiment, ou fait-elle juste partie d’un fait divers du jour à noter comme d’un coq qui chasse l’âne en passant, un tru.mp qui chasse à Houston sans en tirer aucune conséquence particulière ?
Au vrai, la rdl s’est toujours demandé à combien de pages 21 x 29,7 on arriverait si vous aboutiez toutes vos sentences depuis le début de vos déboires, GS’A ? Et, ce qu’AU FINAL, cela donnerait comme oeuvre littéraire à faire traduire en volapük par Clar.o Chev.illar.d ?

Janssen J-J dit: 30 août 2017 à 22 h 17 min

@ « sommes-nous, encore, supportables, pour la planète », demande Giovanni S’A, de manière quelque peu énigmatique.

Pourriez-vous préciser le sens de la question CB que vous vous posez à vous-même, gs’a ? Est-ce à dire que la planète peut encore supporter notre poids de 10 milliards d’imbéciles, bientôt ? Ou supporter sans se rebeller les ignominies que l’espèce humaine lui fait subir ? (« les éléments vont se déchaîner »).

Cette question vous problématise-t-elle vraiment, ou fait-elle juste partie d’un fait divers du jour à noter comme d’un coq qui chasse l’âne en passant, un trump qui chasse à Huston sans en tirer aucune conséquence particulière ?
Au vrai, la rdl s’est toujours demandé à combien de pages 21 x 29,7 on arriverait si vous aboutiez toutes vos sentences depuis le début de vos déboires, GS’A ? Et, ce qu’AU FINAL, cela donnerait comme oeuvre littéraire à faire traduire en volapük par Claro Chevillard ?

x dit: 30 août 2017 à 21 h 57 min

Le lieutenant qui feignait de se promener sur le pont avait eu envie d’interroger cet inconnu. Mais de quel droit? se disait-il. Un passager de première classe peut bien aller s’asseoir où il veut, même derrière un canot, s’il lui en prend la fantaisie.
Soudain, l’officier s’élança. Il ne restait plus devant lui que le vide laissé par un homme qui vient de se jeter à la mer.
Le lieutenant crut voir que l’inconnu s’était mis à nager. Il lança une bouée lumineuse. Il y eut des coups de sifflet, on donna l’ordre à l’homme de barre de faire virer le bateau. […]
C’était une nuit équatoriale. La mer, sous a lune, se faisait distraite, lisse, luisante, comme si elle n’était pas en cause.
Un projecteur tournait, cherchait.
[…]
Le bateau s’est arrêté, dirait-on. Tous ces bruits que l’on n’entend plus et seulement ce sourd accompagnement des machines comme un glas persistant derrière des milliers de draps mouillés.
Le bateau qui s’arrête en pleine mer, comme il ressemble à un long cercueil!
[…]
Bigua avait nagé derrière l’Amazone avec un calme absolu. Puis le sillage s’était effacé; Ses vêtements se faisaient de plus en plus lourds. Il eut vite fait de se débarrasser de ses escarpins vernis, puis de son smoking et de son gilet. Mais pour rien au monde, même dans cette solitude, il n’eût voulu abandonner son misérable pantalon.
Il nageait, non pour sauver sa vie (il n’y pensait même pas, et n’avait pas vu la bouée lumineuse dont il s’éloignait maintenant de plus en plus), mais simplement pour régler avant de mourir des questions qui le harcelaient jusque dans la mer. Elles sollicitaient également, en groupe, son attention. et il s’imaginait qu’après avoir mis un peu d’ordre dans ses idées, il serait peut-être un peu moins inquiet dans la vie éternelle. Non seulement il avait englouti avec lui son testament, mais il n’avait même pas dit un dernier bonsoir à son irréprochable femme, ni à ses enfants adoptifs.
Ce n’était là qu’un détail. Mais comme il lui paraissait important ! Il se voyait maintenant, lui, l’infiniment mouillé, leur disant bonsoir, comme si de rien n’était, au fumoir, […] et même, oh! raffinement de politesse, il salait d’un geste circulaire les autres passagers, bien qu’il ne leur eût jamais adressé la parole.
Et l’éducation d’Antoine, de Jack, de Fred qui n’était pas terminée! Et Antoine qui était encore si mauvais en anglais! […] Et Marcelle, l’aimait-il toujours? AH oui, il l’aimait. Il pouvait bien le dire maintenant. C’était la seule femme qu’il eût vraiment aimée et désirée.
Plus d’une heure, tout en nageant, par 35° de longitude, et 15° de latitude, Bigua se tortura dans l’eau marine. Au lieu de se tuer il aurait mieux fait de marier Joseph et Marcelle. Et se jeter dans la mer quand on ait nager! Alors, toujours le même, toujours aussi fou, même dans les bras de la mort, où il eût été grand temps d’être raisonnable.
[…]
Bigua nageait, ou il faisait la planche sans presque s’en rendre compte, puis se remettait à avancer dans l’eau tiède et nocturne qui reflétait le ciel. et il déplaçait légèrement les étoiles.
— Je mourrai d’épuisement. C’est bien mon droit de ne pas me laisser couler à pic. Je ne fais de mal à personne.

Sous les feux du projecteur, un marin du canot de sauvetage avait enfin aperçu le pantalon noir de Bigua, sa chemise blanche.
Et Bigua qui ne voit rien! On l’appelle et il n’entend pas. Il continue de nager comme s’il voulait s’éloigner encore.On embarque à bord du canot une espèce de mannequin rigide, tout ruisselant d’Atlantique-Sud. Il avait fallu le tirer avec force en arrière. Bigua voulait nager toujours. Comme s’il venait d’être réenfanté à quarante-cinq ans, par la nuit et par la mer, il était là, maintenant, les bretelles flottantes, la bouche ouverte, les yeux fixes. On eût dit qu’il avait avalé sa conscience. La mort l’avait tourné et retourné, tâté dans tous les sens, ausculté, reniflé et truffé.
Bigua qu’on couchait dans sa cabine, se croyait encore dans le sein de l’Océan, parmi les algues et les coraux d’outre-tombe, et les poissons du dernier sommeil.

https://www.youtube.com/watch?v=ltbuarkN8Tg

à partir de 13:37 « Full fathom five thy father lies … »

Janssen J-J dit: 30 août 2017 à 21 h 53 min

20.23 – Heureusement qu’on vous a, jazzman, car vous êtes l’exactitude mondaine incarnée. J’espère vous y reconnaître, le bras posé sur l’épaule de l’inconsolable D., avec, dasn l’autre main, un joli bouquet de fleurs blanches entourées du ruban « des amis de la rdl et de la rdc ».
Au fait, avez-vous écrit un « goût des cimetières », jazzman ? Il m’intéresserait assez de me rafraîchir à tous ces tombeaux célèbres, à l’ombre du réverbère de votre immense culture nécrologique.

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 août 2017 à 21 h 37 min


…sommes-nous, encore, supportables, pour la planète,…

…ou est-ce, que ,…mes éléments, vont se déchainés,!…aussi,!…
…mystères à deux gommes,…etc,…

christiane dit: 30 août 2017 à 21 h 34 min

@la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 21 h 03 min
Oui, c’est un peu comme cela que je vois la deuxième partie. L’échange des cartes postales. Les rencontres. Pas faciles les relations de cette fille avec sa mère mais pas houleuses non plus. Plutôt : un vide.

x dit: 30 août 2017 à 21 h 21 min

[Sur un transatlantique, un voyageur entouré d’enfants qu’il voudrait contents de cette nouveauté, mais qui demeurent indifférents]
Et pourtant, comme la mer puérile, riche en jeux, en étourderies, lui paraissait bien servir de cadre à des enfants ! Il ne devrait y avoir que de jeunes yeux pur la regarder, songeait-il. […]
— Je ne veux plus être qu’un homme de haute mer ayant complètement perdu la mémoire de l’amour!
Et il se leva pour aller regarder les vagues se former et se déchirer sous ses yeux.
Un long moment, le mouvement des flots lui tint lieu de pensée. Il avait l’impression de ne réfléchir que par vagues, écume, éclaboussures et marsouins surgis de l’eau et irrémédiablement disparus. Il songeait à tous les voyageurs appuyés comme lui à la lisse, à leurs milliers de désirs confus, flèches ingrates lancées jour et nuit et qui tombent les unes après les autres, à des distances inégales, dans l’eau salée, sans atteindre l’horizon.
[…]
[L’homme frappe à la porte de la soute où les jeunes marins ont improvisé un souper]
Mais le bruit des machines empêcha d’entendre la voix et les coups.
Froissé profondément de ne pas recevoir de réponse, le colonel se dirigea vers le coin le plus obscur du navire, sur le pont supérieur, derrière un canot de sauvetage […] Plus rien ne le séparait de l’eau, ni barre de fer ni désir de vivre encore.
— Debout et le corps droit pour plonger dans la mer!
Mas que signifiaient ces mouvements que Bigua faisait malgré lui dans l’eau des tropiques? Ces bras et ces jambes qui se mettaient à nager dans ces vêtements lourds de condamné à mort, alors que passait tout près comme une énorme masse de désespoir, la coque boulonnée du navire?
Et quelle était au bras droit cette gêne qui l’empêchait d’avancer? Dans la poche intérieure du veston, son gros portefeuille, bourré de papiers. L’imbécile! il ensevelissait avec lui son testament, écrit la veille, et les clauses en faveur de ses enfants.
Il lança le portefeuille dans la direction du navire déjà hors de portée, et le suivit d’une nage dérisoire, à une distance qui grandissait avec brusquerie.
Qu’il en est loin, maintenant!
[Fin]

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 21 h 15 min

C’est ce face-à-face , à priori toxique, qui est trompeur de bout en bout.

Il s’agit d’un roman familial, heureusement que la narratrice a trouvé un équilibre pour se construire, en dehors de la ligne de nage…

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 21 h 07 min

Non, c’est moi qui a trouvé énorme que la mère, nageuse aguerrie, n’ait pas aidé sa fille.

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 21 h 03 min

Je vois plutôt la fin de ce roman, comme leur seule rencontre en fait. Et le début d’une vraie relation mère-fille, c’est ce qu’on peut leur souhaiter, non ?

christiane dit: 30 août 2017 à 21 h 01 min

@la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 20 h 46 min
Je n’ai jamais dit le contraire, ni que sa mère lui aurait appris à nager. Où allez-vous chercher tout cela ?

christiane dit: 30 août 2017 à 20 h 59 min

@Petit Rappel dit: 30 août 2017 à 19 h 56 min
Merci, M.Court.
A partir de l’exil, l’océan investit aussi ses dessins à l’encre (Il éclabousse le papier d’encre, la dilue, la griffe à la plume comme si il voyageait de l’écriture à l’image. Il habite ce « rêve d’océan », totalement. La fin de Satan m’avait plongée dans l’infini.
Je l’imagine dans sa verrière, en haut de Hauteville House, face à l’océan déchainé.
Plumes et lavis d’encre brune ou gouaches. L’effet est saisissant Je les avais vues dans sa maison, à Paris. Et la nuit ? des formes surgies des ténèbres et lui, debout, plume à la main. Des gouffres, des abîmes et l’immensité…

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 20 h 49 min

elle est toute seule, donc elle vend ses salades à dormir debout à couler au fond de la piscine tout habillé.

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 20 h 48 min

cricri, c’est bien simple elle te vendraient de la toile emeri pour du papier cul ,c’est dire.

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 20 h 44 min

« sans qu’Hugo s’en rende peut-être compte », Court aime bien faire tourner les tables. Sous l’oeil satisfait de Paul Edel, fin limier, çuilà.

christiane dit: 30 août 2017 à 20 h 43 min

Voilà, Souvenirs de la marée basse est refermé. Quelle élégance du début à la fin et quelle audace. Merci Passou de m’avoir donné le goût de lire ce « roman » de Chantal Thomas… Mais est-ce un roman ?
Une transmission de la mère à la fille, involontaire mais réelle. Un antidote à la correspondante étouffante que Mme de Sévigné adressait à sa fille. Ici, que d’espace entre la mère et la fille… à s’y perdre, à s’oublier… comme ces plages, ces sillages de nageuses qui jamais ne se baignaient en même temps. Et quelle belle rencontre ultime malgré le silence et la distance.

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 20 h 28 min

C’est extra cet échouage de la baleine donné par petitix, il m’a rappelé celui-ci:

« C’était un équipage de fière allure qui s’éloigna finalement du quai de Fronsac à grand renfort d’ordres et de claquements de fouet. Convenablement appareillés de grelins et de chapelières par les industrieux compagnons, les quinze percherons arrachèrent à son inertie le cachalot et sa gueule semblable à une étrave, laquelle se mit lentement à diviser les eaux du fleuve. »

Périple du cachalot de P. Magnan.

Il est à noter que le manuscrit de ce roman, est resté en cale pendant des décennies. L’auteur avait 16ans lorsqu’il l’a écrit. En revenant d’une folle soirée chez Giono, qui traduisait Moby Dick, avec beaucoup d’effets spéciaux, sonores et visuels.

JAZZI dit: 30 août 2017 à 20 h 23 min

« Laissez-moi vous dire qu’elle aurait été chagrinée par votre présence au père Lachaise. »

Tout faux, JJJ, ce sera à Montparnasse, sur la même ligne que Gainsbourg. La messe aura lieu à Saint-Sulpice à 11 h. Le public est invité à venir nombreux et à lui offrir des fleurs blanches, sans couronnes, seulement en bouquets….

Petit Rappel dit: 30 août 2017 à 19 h 56 min

On peut ajouter qu’entre la lettre à Louis Boulanger, de 1836, et la noyade, en Septembre 1843, il y a de la marge, que Louis Boulanger est assez souvent dédicataire, ,parfois avec Sainte Beuve, de poèmes d’Hugo avant 1851, comme si ce dernier avait besoin de la caution d’un peintre, ce qui ne sera plus du tout le cas dans un exil ou il s’est pleinement trouvé. On passe d’un océan pour scénographie napoléonienne des Odes et Ballades (Les deux Iles) à une esquisse encore lointaine des mouvements des Contemplation ( « Soirée en Mer » des Voix Intérieures,1837, qui contiennent, mais faibles, quelques éléments d’Océano Nox) tandis qu’une virtuosité encore extérieure si l’on tient compte de ce qui suivra se fait jour dans « Une Nuit qu’on écoutait la mer sans la voir. » Cette direction là sera explorée dans l’onirisme de l’Exil. Mais cette meme année 1837, dans les Rayons et les Ombres, Oceano Nox et son grand orgue romantique placé en fin des Voix Intérieures récapitule tout ce qui précède, et supporte à lui seul, sans qu’Hugo s’en rende peut-être compte, le dialogue avec l’autre poème majeur, la Tristesse d’Olympio. L’exil, en faisant correspondre l’Homme intérieur à la Mer, terminera un processus déjà inconsciemment à l’œuvre ici. Et on s’explique la formule qui ouvre le William Shakespeare: « Il est des hommes océans. » Elle vient de très loin…

x dit: 30 août 2017 à 19 h 54 min

La mer est belle, mais le jeu des muscles lisses
Est plus beau, qui s’achève en sursaut de délice

Dans la noirceur mouvante où je suis le nageur
Jamais las de renaître et mourir sur ton cœur

Et fouler de baisers le golfe de tes cuisses

Comme après le naufrage on chérit son sauveur.

et alii dit: 30 août 2017 à 19 h 47 min

It was many and many a year ago
In a kingdom by the sea
That a maiden there lived, whom you may know
By the name of Annabel Lee
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.
I was a child and she was a child
In this kingdom by the sea
But we loved with a love that was more than love
I and my Annabel Lee
With a love that winged seraphs in Heaven
poe e

JC..... dit: 30 août 2017 à 19 h 42 min

« Dans « Le Principe d’incertitude », le romancier Michel Rio a essayé d’appliquer un concept de physique quantique à la littérature. »

ON NE RIT PAS …..!

x dit: 30 août 2017 à 19 h 38 min

Nous ne cessions pas d’entendre cette respiration lente et hautaine, ces chocs sourds, cette voix dédaigneuse de tout éclat. Les lames se chevauchaient, puis s’affalaient sur elles-mêmes, avec de grands soupirs faussement exténués. Une mousse inconsistante se rassemblait sur le rivage, où elle restait seule à frémir, tandis que la déclivité entraînait les eaux ruisselantes. Au loin on voyait luire des nœuds brillants et durs, autour desquels l’eau palpitait. […]
La plage s’arrondissait dans cette parenthèse de schiste, et rien ne semblait entamer la nudité de la surface soumise à nos regards, pareille à la paume d’une main vide. Lorsque, à moins de deux cents pas, nous aperçûmes une sorte de monticule allongé, aux formes humbles, un peu tassées, posé de biais sur la grève, et que battait méthodiquement le reflux, avec l’obstination indifférente deds chose qui se font sans savoir.
[…] La mer se retirait à peine. Le vent soufflait sur une écume jaunie qui venait expirer sous la bête, et quelques vagues l’atteignaient encore, soulevant à son extrémité une sorte de long et moelleux plumage.
À vrai dire, il fallait un effort pour penser cela en termes de vie, pour se persuader qu’il y avait là une vie éteinte, et non pas seulement une masse inorganique. […]
Nous fîmes lentement le tour de la merveille. Elle pesait sur la plage de tout son poids, comme si elle ne travaillait plus qu’à disparaître […] Mais les rochers étaient bruns: elle était blanche, d’un blanc fade, comme le blanc du lait épanché. […] C’était un blanc sans lumière, un blanc gelé, entièrement refermé sur lui-même […] Ce blanc aurait pu être celui de certaines pierres, dont l’effort vers la transparence s’est heurté à trop d’opacité, et dont toute la lumière est tournée vers l’intérieur. Mais on distinguait, par endroits, des taches d’un vert fondant et, près de la tête, des serpentements mauves ou bleu ciel, fort subtils, qui disaient bien leur appartenance. […]
Étendue de tout son long, dans sa nudité pâle et azurée, avec l’aisance et le naturel d’un vivant couché au bord du flot. […] Rien n’était plus troublant que cet abandon ans un corps autrefois pétri de puissance et de volonté. Il avait donc fini de s’opposer, comme tout ce qui vit, de se dresser contre le vent, de châtier la vague, et de faire son profit de toute résistance. Une obéissance insidieuse, une docilité épouvantable l’entraînaient à se répandre, à se laisser couler dans l’univers. […] Demain, sur cette lisière de sable, le soleil viendrait consommer la débâcle […] Nos étions là, tous deux, témoins impuissants et précaires […]
Ce n’était pas son passé qui nous échappait: c’était maintenant, maintenant, qu’elle s’enfonçait dans le mystère […] Tout ce qu’on aurait pu nous dire de la baleine, tout ce que la science ou l’histoire auraient pu nous apprendre, ne nous aurait rien appris. […] Une étrange, une décisive sympathie ‘était nouée en nous pour l’être qui était venu terminer là sa durée, une sympathie qui nous isolait avec lui sur cette grève indifférente, entre la falaise immobile et les eaux en mouvement. Nous étions seuls — seuls avec la baleine, avec cette inexplicable gelée où le néant renait des coueurs si tendres […] Cette défaite, cet effacement silencieux, cela redevenait une présence.

la vie dans les bois dit: 30 août 2017 à 19 h 32 min

On peut aussi voir l’histoire autrement, sûr que lauradlair n’y a pas pensé.

Jackie qui voulait concourir pour le podium de la meilleure nageuse du bassin, s’est chopé une déprime post-partum mais grave carabinée.
Un baby blues au temps du baby boom.
La thérapie de l’époque , assez barbare, il faut bien le reconnaître, a échoué; c’est sa fille qui lui a ensuite signé- avec talent- « les mots d’absence ».

x dit: 30 août 2017 à 19 h 12 min

La côte, sur une longue distance, était plate, et nous circulions dans une parfaite solitude, entre deux ou trois lignes simples […] : la ligne noire de la forêt, à notre droite ; une ligne dorée, devant nous, à la frontière du sable et de l’écume ; et à gauche, un horizon liquide […] Toutes ces ligens couraient se rejoindre sous nos yeux, en un point éloigné vers lequel nous entraînait leur convergence, et qui fuyait toujours […] Fuite des bois et des sables, cet univers étalé, aligné en quelques grands traits souverains.

Janssen J-J dit: 30 août 2017 à 19 h 06 min

Donnez de l’espoir à Anny Duperey à partir de son thème astral lui indiquant une longue espérance de vie, ainsi vous vous rachèterez.

Paul Edel dit: 30 août 2017 à 18 h 55 min

Pour Berenice! sachez qu’avec Hugo, la mer, c’est surtout un dialogue entre Lui et l’Ocean. deux immensités.. Relisez « les travailleurs de la mer. » et il écrit ceci un soir de cafard.. : « Si je meurs avant d’avoir fini, mes enfants trouveront dans l’armoire en faux laque qui est dans mon cabinet et qui est tout en tiroirs, une quantité considérable de choses à moitié faites ou tout à fait écrites, vers, prose. Ils publieront tout cela sous le titre Océan. »

Océan – Victor Hugo

bérénice dit: 30 août 2017 à 18 h 53 min

Wiki, sur ces deux amis, final:

De surcroît, dans son Journal, Edmond de Goncourt rapporte l’absence de Maxime Du Camp lors de l’enterrement de Flaubert : « Voilà ce qui s’est passé après la mort de Flaubert. (…) pendant que Maupassant met dans la bière avec Pouchet le corps de Flaubert, déjà en décomposition. Le soir de l’enterrement, aussitôt après le dîner où dinaient de Heredia et Maupassant et où, par parenthèse, Commanville se coupait très élégamment sept tranches de jambon, il mène Maupassant dans le petit pavillon du jardin et là, le retint une grande heure, le tenant par les mains dans de fausses effusions de tendresse, le gardant littéralement prisonnier -lui, malin, qui voulait s’en aller, se doutant de quelque chose. Pendant ce, Mme Commanville prenait part sur un banc du jardin, Heredia, lui disait que Maxime du Camp ne lui avait pas même envoyé un télégramme, que d’Osmoy était un hanneton, que Zola et Daudet ne l’aimaient pas. »

bérénice dit: 30 août 2017 à 18 h 48 min

De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

DHH dit: 30 août 2017 à 18 h 39 min

@JJJ 18 H 32

-« archives personnelles »-).
cela signifie-t-il que c’est vous qui détenez cette lettre?

bérénice dit: 30 août 2017 à 18 h 35 min

La fille de VH s’est noyée je crois, difficile de définir la couleur d’une eau, l’émeraude des eaux océaniques par beau temps , la couleur d’une brisure de verre… un peintre nous en dirait long en tous cas c’est un enchantement, la mer ou l’océan nous capte comme un feu sans qu’on se lasse , toujours mêmes jamais pareils.

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