de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le grand art de l’infinie délicatesse

Le grand art de l’infinie délicatesse

Voilà un livre qui sent encore les vacances, les maisons de famille, les grands-parents, les drames étouffés, les petits et les grands moments, les allégresses collectives et les tristesses en solitaire, mais ce n’est pas la seule raison qui nous le ferait garder sur la table de chevet toute l’année. Une femme se souvient de sa mère et de leur relation. Quelqu’un d’à part, entièrement dans le présent, prompte à toute tabula rasa, indifférente au passé. D’ailleurs, sa fille l’appelle « l’oublieuse » pour sa capacité à ne jamais regarder en arrière. Il est des esprits ainsi façonnés. Ils doivent envier l’(anti)héroïne de Souvenirs de la marée basse (224 pages, 18 euros, Seuil) de Chantal Thomas, ceux que l’histoire, la leur et celles des autres, surchargent au point de les faire couler parfois tant elles leur sont intenses.

Sa mère s’incarnait dans un geste qui vaut attitude et mode de vie : nager. Toute sa fantaisie s’est réfugiée dans l’intensive pratique du crawl et du dos crawlé en toutes eaux, mais de préférence en mer. Toute sa sensualité aussi. Arcachon, Cap Ferret, Cap Ferrat… : de l’immersion en Atlantique comme d’un rituel quasi religieux. Même et y compris par la suite loin du sentiment océanique, du côté de Menton, Nice, Villefranche-sur-mer. C’est sa liberté, son pied-de-nez à la société puisqu’elle va jusqu’à faire des brasses dans le grand canal du château de Versailles aussi, à l’effroi des gardiens et jardiniers.

Elle est ainsi Jackie, née en 1919, des milliers de kms au compteur. Nager « cette pratique qui ne laisse aucune trace ». Son héritage : une certaine idée de la liberté, de la fantaisie. C’est léger, tendre, imperceptible. L’auteur a observé sa mère avec une grande élégance. Elle en rapporte un portrait volatil, composé de sensations si vraies qu’il lui a fallu attendre longtemps avant de pouvoir l’écrire. C’est peut-être pour cela que ces souvenirs d’enfance sont nimbés d’une certaine grâce.fritz brill 48 par Erwitt

Spécialiste du XVIIIème siècle, du marquis de Sade et du libertinage (on est désormais tenté de l’écrire : liberti/nage), auteur de romans remarqués tels que l’Echange des princesses et d’essais qui ne le furent pas moins sur Roland Barthes ou Thomas Bernhard, Chantal Thomas livre là un portrait d’une beauté fragile sur un personnage qui ne l’était pas vraiment, et qui apparaît même par endroits comme franchement antipathique. En creux, on découvre une réflexion sur l’héritage et la transmission. Ce qu’on prend et ce qu’on laisse. Les vrais, insaisissables aux notaires, ou alors dans la colonne « capital immatériel », mais on s’amuserait d’y voir figurer ce que Chantal Thomas a reçu de sa mère : l’art de nager, et donc d’apprendre à perdre pied, et un je-ne-sais-quoi sinon un presque-rien qui forge le caractère des vrais insoumis (pas ceux qui ont besoin de le hurler pour s’en convaincre).

Cet éclat d’autobiographie est bouleversant car, sans être inconditionnel ni systématique, il est d’une délicatesse comme on n’en lit plus. Ce doit être considéré comme une valeur réactionnaire. Ce roman, publié dans la collection « Fiction & Cie », laisse une empreinte durable alors qu’il est d’une forme on ne peut plus classique, qu’il ne manie pas le moindre effet, ne crache pas du feu, ne gonfle pas ses pectoraux, ne la ramène pas. Il s’est faufilé dans la rentrée sur la pointe des pieds comme s’il ne voulait pas déranger. De ce point de vue-là, c’est raté car il est troublant. Un mot de trop et c’est fichu. Or il n’y pas un mot de trop. Ce doit être cela, l’invisible miracle poétique d’un texte en prose. Quand sa mère était enceinte d’elle, elle a longuement nagé dans les eaux d’un lac de montagne. Nul doute que ce livre en est l’écho et la trace.

(« Photo de Rogi André extraite de L’Amour fou d’André Breton, D.R. ; « photo Elliott Erwitt, 1948 »)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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785 Réponses pour Le grand art de l’infinie délicatesse

renato dit: 2 septembre 2017 à 8 h 03 min

Un Voleur entra dans la maison d’un Astrologue. Cependant celui-ci se donnait en pleine place pour un prophète des plus clairvoyants dans l’avenir. Comme il s’y vantait d’avoir acquis, par l’inspection des astres, la connaissance de tout ce qui devait arriver dans les siècles les plus reculés, un des assistants qui avait aperçu le Voleur, l’interrompit. – Et le moyen, lui dit-il, de croire que tu sais l’avenir, quand je vois, à n’en pas douter, que tu ne sais pas même le présent ? Car enfin, mon ami, si tu le savais, tu courrais au plus vite chez toi en chasser le Voleur que je viens d’y voir entrer. –

JC..... dit: 2 septembre 2017 à 6 h 40 min

« Lavande …/…Qu’on puisse être à la fois une scientifique de haut niveau, professeur d’université, l’ animatrice d’une troupe de théâtre amateur, qu’on soit en plus dotée d’une grande culture et d’une grande intelligence littéraires, et ,ce qui ne gâte rien, respirant à l’égard des autres une bienveillance sans condescendance ,cela a quelque chose d’époustouflant » (DHH)

DHH a raison : je suis moi-même tout époustouflé !……

C’est promis, je ne dirai plus jamais de gros mots, même lorsque, comme plus haut, c’est mérité.
(Tous les scientifiques de haut niveau ne sont pas des bisounours)

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 11 h 43 min

suite 11h09) cependant lvdlb demandait une traduccion pour ceux qui nombreux ne disposent que du traducteur automatique .

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 11 h 36 min

DHH ou Pompéi nous pétrifie de reconnaissance altruiste pour avoir si bien relevé les caractéristiques de l’honnête et si grandement modeste ou modestement grande Lavande .

DHH dit: 1 septembre 2017 à 11 h 28 min

Lavande apparaît seulement de temps en temps mais toujours de manière intelligente élegante et pertinente, et ce que nous découvrons d’elle au hasard de ses post,et que sa présence aujourd’hui sur le blog nous remet dans l’esprit, pétrifie d’admiration .
Qu’on puisse être à la fois une scientifique de haut niveau, professeur d’université, l’ animatrice d’une troupe de théâtre amateur, qu’on soit en plus dotée d’une grande culture et d’une grande intelligence littéraires, et ,ce qui ne gâte rien, respirant à l’égard des autres une bienveillance sans condescendance ,cela a quelque chose d’époustouflant
Léon Blum exprime dans ses « souvenirs de l’affaire » cette idée d’une grande vérité ,que les gens exceptionnels sont ceux qui cumulent à un haut niveau des qualités qui habituellement s’excluent ;c’est dans cette catégorie que je range Lavande. Je l’ai d’ailleurs déjà écrit ici, mais je saisis cette occasion de le lui redire.

D. dit: 1 septembre 2017 à 10 h 49 min

Bon, je suis devant St Sulpice pour Mireille. Il y a du monde et heureusement il ne pleut pas. Il y a de jolis nuages blancs légers qui se détachent sur le ciel bleu. C’est là qu’elle est, pas tant dans la boîte.
L’atmosphère n’est pas pesante. On sent qu’elle est là avec nous !

Bloom dit: 1 septembre 2017 à 10 h 49 min

Et puis on ne fait pas de l’aviron, activité vulgaire et laïque sur un fleuve sacré, m’enfin. On peut s’y tremper, y déverser ses intimités, celles des autres, mais pas s »adonner à la sculpture de sa silhouette de mortel trop mortel.

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 10 h 45 min

Dédé,
En Maths Elem fin des années 50, il y avait, en ce temps là, trois filles : une blonde maigre, une brune dodue, une petite, style Marie Curie … et 25 mecs tous plus minable les uns que les autres, a reluquer ces virginales merveilles.
J’ai opté pour une drague en Lettres et Sciences Ex ou le cheptel était plus attrayant, plus disponible et plus savant ….

closer dit: 1 septembre 2017 à 10 h 35 min

LVDB, pour se taper la corvée de traduire cet article long et super chi…, il faudrait être plus que gentil…

Essayez google traduc, d’abord espagnol-français et si c’est trop incompréhensible, espagnol-anglais. Les traductions vers l’anglais sont souvent meilleures, compte-tenu d’une base de données immensément plus grande.

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 10 h 29 min

Le temps je pourrais l’avoir, à la limite, ce que je n’ai pas c’est la gentillesse

pédro il a un bon flow

ribouldingue dit: 1 septembre 2017 à 10 h 18 min

Il faut toujours que t’interprètes mal Pedro!

La définition de « bestia » n’était pas pour toi, mais pour les demi savants du blog qui savent un peu d’espingouin mais pas trop…comme moi par exemple.

Giovanni Charlemagne Sant'Angelo dit: 1 septembre 2017 à 10 h 18 min


…sans, parler, des caissières de charmes, pour ne pas, vous restituer, le  » chiffre « , exact,…
…des retenus, de moins de 0,50 €, à certains passages de caisse,!…
…l’art du chiffre, pour toucher,le client,…
…aux anges,!…de sa bourse,!…etc,…

Pablo75 dit: 1 septembre 2017 à 10 h 15 min

@ Closer

Je n’ai pas dit que l’auteur de l’article ne faisait pas l’éloge de Baudelaire. Dans mon premier commentaire sur le site je lui dis qu’il se contredit en l’appelant « bestia » et juste après « poeta prístino » (un mot ridicule dont le journaliste ne connaît pas la signification exacte, en plus).

Et oui, j’ai le sang chaud. J’ai aussi deux autres très gros défauts: je dis ce que je pense directement, sans prendre des pincettes (j’ai horreur de l’hypocrisie et de perdre mon temps en faisant des détours) et je ne supporte pas la co.nnerie (y compris la mienne).

En plus de tout cela, le niveau intellectuel actuel de l’Espagne me déprime. Parce que j’y suis dedans. Des cré.tins comme celui qui écrit l’article j’ai dû m’en coltiner beaucoup dans le monde de l’édition espagnole, qui est d’un niveau qui fait peur.

@ la vie dans les bois

« merci alors d’avoir la gentillesse, si vous en avez le temps, de nous donner votre traduction en français de l’article, en entier. »

Le temps je pourrais l’avoir, à la limite, ce que je n’ai pas c’est la gentillesse.

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 10 h 03 min

« Pour moi venir sur la RDL c’est me sentir intelligent à peu de frais. » (Nicolas)

Il faut avoir vu de près les « gens qui se sentent intelligents », par exemple au Festival de Cannes, pour se rendre compte qu’il vaut mieux se sentir normal, qu’intelligent au Cirque …

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 9 h 59 min

Je regrette Nicolas, c’est Wiwi qui a la plus grosse.
Culture.
D’ailleurs, il l’expose en ce moment même à ses copines d’Outre Rein.

Nicolas dit: 1 septembre 2017 à 9 h 58 min

Pour moi venir sur la RDL c’est me sentir intelligent à peu de frais. Bin oui j’ai pas lu beaucoup et quand je vois les âneries que peuvent sortir ceux qui t’allongent des listes à la prevert de leur lecture et bin je brille dans le noir.

Pablo75 dit: 1 septembre 2017 à 9 h 49 min

@ ribouldingue

Ce blog n’est pas le blog littéraire le plus important de France? C’est lequel, sinon?

« Y va être content le Passou ».

Mais tu crois que Passou a besoin de moi pour être content de son blog?

Encore un cré.tin fini qui écrit ici uniquement pour montrer sa co.nnerie…

(Et pour couronner le tout il essaie, l’and.ouille, de m’apprendre l’espagnol !!).

Giovanni Charlemagne Sant'Angelo dit: 1 septembre 2017 à 9 h 47 min


…l’utopie maitrisée,!…un exemple,!…’ hot privé ‘,…
…la redistribution des richesses, hors entreprises,…
…profits illicites,…
…générés par des cumuls de profits, au détriment de la société,…
…les lois sociables,…à innovées,…

…pour faire des entreprises et commerces, plus concurrentiels, et non, pas, une production,  » standard « à dégoutez un asiatique lambda,…dans la mondialisation,…

…un autre archétype comptable,…
…le crédit d’entreprise,…privé,…
…sans, l’espionnage,de l’état aux entreprises,…

…aujourd’hui, tout les supermarchés, en entente  » commerciales, mais, si,!…

…sont capables et produisent, sous d’autres marques, à la concurrence déloyale,…des produits générés, par eux-mêmes,!…

…par la reprise, de chaines de productions, l’exemple des productions agricoles, et produits de gibiers,…
…et autres manufactures copies/conformes,…etc,…à l’utopie de la marchandise jetée; pour maintenir les prix, pour les patrons, une spoliation à s’automatiser, en créant du chomage, par la non-qualité éthique de la survie des familles, en déliquescence abrutie,…

…des patrons qualifiés, pour dégénérer, la société,…trop de sucre, déjà partout, et autres qualités disqualifient, leurs compétences, aux seuls chiffres à générer,…

…les individus, comme dans un laboratoire de recherche à ciel, ouvert,…
…les produits, pour mourir plus vite, en l’âge de Cristal, ( feuilleton ),…etc,…

…aucune  » Gestapo  » de contrôle, de l’alimentation, ou d’accès sociaux globaux, à s’infiltrer la légitimité électorale des contrôles, tout en  » vases  » clos, en connivences du  » chiffre « ,…pourtant , c’est pas Pékin,ici?…
…s’occuper des autres, quelle utopie,…
…à nos choux, et nos bijoux de familles,!…etc,…

closer dit: 1 septembre 2017 à 9 h 45 min

Enfin, ça lui a permis de faire de la pub pour la RdL sur l’un des blogs espagnols les plus fréqeuntés…C’est déjà bien.

Bloom dit: 1 septembre 2017 à 9 h 45 min

Pour faire de l’aviron sur la Yamuna, il faut ne plus aimer la vie. Une vingtaine de minutes de culture physique/jour et une bonne hygiène alimentaire est préférable sous ces climats, en plus de la natation et du vélo le w.e. oeuf corse.

Je me souviens avec une certaine douleur du premier thème anglais qu’on nous avait donné en khâgne: extrait du passage ou l’Aurélien d’Aragon chasse ses mauvaises pensées en nageant à la piscine Oberkampf. Une prose étincelante, dont je n’avais que très peu rendu la qualité en anglais…Tout s’apprend.

closer dit: 1 septembre 2017 à 9 h 43 min

Pablo s’excite facilement. Il l’a montré plus d’une fois.

Certes l’article en question est mal écrit (mais je ne suis pas de langue maternelle espagnole pour avoir un jugement 100% fiable sur ce point), pédant, prétentieux, l’usage du mot « bestia » est curieux pour le moins, mais bon, globalement, il ne nie pas le génie de Baudelaire. Il attire l’attention sur les contradictions de l’homme, ses faiblesses, l’influence néfaste qu’il a pu avoir sur des poètes ratés…Pas de quoi en faire un fromage.

Notre ami Pablo a le sang chaud. J’imagine un dialogue entre lui et WG, ce dernier défendant l’article en question! Mon ordi prendrait feu.

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 9 h 43 min

C’est le seul élément intéressant des malheureux humains adeptes de toute religion monothéiste : ils parlent de Dieu, les bolos ! et vivent quotidiennement dans les jupes de Satan.

Dieu est un bon à rien, mal à l’aise dans le réel. Tout le prouve. Satan, lui, est le maitre du désir de mal faire. Irrésistible …

Adorons Satan : l’enfer est bien plus distrayant que le Paradis !

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 42 min

se souvnir de bodler et dses érections sous l’bureau c’est comme pour meussieu courte de se sentir hugo comme une ile dans l’océan atlantico

la vie dans les bois dit: 1 septembre 2017 à 9 h 39 min

à 9 h 32 min

merci alors d’avoir la gentillesse, si vous en avez le temps, de nous donner votre traduction en français de l’article, en entier. Que chacun puisse se faire une idée. C’est loyal, non ?

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 39 min

indiscutablement polarisé par la grande figure de Satan

grosse hinfluence hanglaise..telment jaloux dpas ête catho

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 37 min

Baudelaire ne sert que d’excuse pour que le journaliste nous montre son « génie »

mon dieu..qui nse souvient pas d’ête sûr d’en avoir eu a 15 ans..sapré pédro

Delaporte dit: 1 septembre 2017 à 9 h 36 min

« c’est haussi sot et borné que de faire la prose de kafka celle d’un juif dlaporte..il y a dans ces propos une puante volonté d’enrolment essentialiss »

Aussi ai-je pris le soin de citer longuement le poète, indiscutablement polarisé par la grande figure de Satan.

christiane dit: 1 septembre 2017 à 9 h 34 min

P.Edel – 18h06 et 20h09
Voilà un écrivain et un roman que je découvre. Je cherchais sur le net des avis de lecteurs sur ce roman. J’en ai trouvé deux, intéressants, (sous pseudo, dont un qui aime Nolde ! et l’autre « Mauro » qui est peut-être le même…):
Nolde -le 14 janvier 2017
« Wellershoff n’a pas son pareil pour raconter heure par heure une journée, avec piscine, puis fièvre, et beauté d’une promenade dans un quartier tranquille. quel grand oublié des années 60-70.. ce livre est une merveille. traduction parfaite. »

Mauro, le 25 février 2001
« Dans le petit monde gris de Dieter Wellershoff, chaque geste, chaque parole comptent, même s’ils ne disent jamais rien. Chef de file de l’école néo-réaliste de Cologne, Wellershoff donne un roman où tout est banalité, quotidien, platitude. Et c’est de cette platitude que naît la rupture. «C’est la réalité même qui est le lieu de l’imaginaire», écrivait l’auteur. Peut-être que tout est imaginaire, en effet. Peut-être que le réel n’est qu’illusion : rupture et fumée.Dans une ville qui pourrait être Cologne, un vieil homme vit de ses souvenirs et de quelques chimères. Démobilisé trois jours avant la capitulation allemande, il a amené sa famille vers l’Ouest, fuyant les chars soviétiques qui fonçaient vers sa Poméranie natale. Nous sommes une vingtaine d’années après la fin de la guerre. Lorenz habite un appartement avec Carla, sa fille aînée. Sa femme n’a pas survécu longtemps à l’exil. Günther, son fils cadet vit ses propres chimères, étudiant, mais juste pour la pose, traînant sans but avouable, mais avec la conscience vague qu’aucun geste, aucune démarche ne changeront jamais rien à sa dérive. Le père et ses souvenirs, la fille et ses rancœurs, ses désirs d’indépendance, le fils et ses mensonges, son implacable solitude. Trois héros d’un quotidien trop linéaire, trop fastidieux pour être pris au sérieux. Chacun tentera de se rebeller à sa manière. Petitement. Et cette rébellion les isolera un peu plus. La vie n’est-elle que normalité et formes ? Il faudra se résoudre à accepter ce modèle : une famille unie, vivant ses petites tensions, ses déchirures, fêtant ses anniversaires, dans une Allemagne qui n’est pas la leur. Dans un tel univers, ce qui tue : c’est le détail. Comme une gifle ! Les petites dissimulations, les envies cachées, les choses que l’on pense et désire et qui perdent toute pertinence lorsqu’on les vit. La routine est le lieu de la fiction. Pour Wellershoff, le premier principe, c’est que la réalité est impalpable. L’auteur réaliste inventera donc de nouvelles techniques de perceptions pour l’interroger, lui donner une dimension concrète en la dégageant du quotidien. « La réalité doit se présenter comme une chose étrange, une chose inouïe », écrit-il. Mais ce « beau jour » n’est jamais qu’un jour parmi tant d’autres. Un jour qui ne dit rien, parce qu’il ressemble à des milliers d’autres jours similaires. Et les personnages de cette fiction savent que ce qui leur reste à vivre ressemble – désespérément – à ce qu’ils ont toujours vécu. »

Internet offre cette magnifique possibilité : rencontrer l’avis passionnant de lecteurs « un -connus »…
Puis, ignorant tout de cette période néo-réaliste de Cologne. j’ai recherché dans la République des Livres. Un critique littéraire s’y balader :
http://larepubliquedeslivres.com/comment-devient-on-le-plus-celebre-critique-litteraire-de-lallemagne/
J’en sais plus maintenant et j’ai bien envie de lire ce livre !
Quant à Lavande, j’ai été fascinée par la façon dont elle a essayé de décrypter cet extrait de roman. J’aurais penché, comme « x » vers Updike.

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 9 h 34 min

« el blog literario francés más importante, el del escritor y periodista Pierre Assouline, La République des livres »

des retombées atomiques! gloire à Passou.

Pablo75 dit: 1 septembre 2017 à 9 h 32 min

@ Rose

Vous trouvez normal d’écrire dans le titre d’un article littéraire: « …ainsi est mort cet animal de Baudelaire »? Mais qui est ce co.nnard de journaliste (un jeune cré.tin, évidemment) pour appeler « bestia » notre ami Charles?

@ Passou

Sorry.

C’est corrigé.

@ la vie dans les bois

Non, l’article n’est pas « un très bel hommage au Poète ». Baudelaire ne sert que d’excuse pour que le journaliste nous montre son « génie ». C’est d’une pédanterie ahurissante (son vocabulaire est celui d’un petit prétentieux qui veut épater la galerie). C’est un texte indigne d’un grand site (le 3ème d’information en Espagne, qui reçoit 12 millions de visites uniques par mois)

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 30 min

c’est haussi sot et borné que de faire la prose de kafka celle d’un juif dlaporte..il y a dans ces propos une puante volonté d’enrolment essentialiss

ribouldingue dit: 1 septembre 2017 à 9 h 30 min

« (Participando con frecuencia en el blog literario francés más importante, el del escritor y periodista Pierre Assouline, La République des livres (larepubliquedeslivres.com), voy a dejar allí un mensaje sobre este artículo, dado lo bien que refleja el nivel lamentable del periodismo literario español). »

Y va être content le Passou:

« el blog literario francés más importante, el del escritor y periodista Pierre Assouline, La République des livres »

Bravo Pablo, tu vas te faire bien voir…

bestia

Del lat. bestia.

1. f. Animal cuadrúpedo.

2. f. Animal doméstico de carga; p. ej., el caballo, la mula, etc.

3. f. monstruo (‖ ser fantástico).

4. m. y f. Persona ruda e ignorante. U. t. c. adj.

Delaporte dit: 1 septembre 2017 à 9 h 24 min

Ce qu’on ne pardonne pas à Baudelaire, aujourd’hui plus que jamais, c’est d’avoir été un profond catholique :

La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,

Occupent nos esprits et travaillent nos corps,

Et nous alimentons nos aimables remords,

Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;

Nous nous faisons payer grassement nos aveux,

Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,

Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste

Qui berce longuement notre esprit enchanté,

Et le riche métal de notre volonté

Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !

Aux objets répugnants nous trouvons des appas;

Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 21 min

Cela en fait beaucoup pour une jeunesse décervelée qui se vautre dans la fange de la postmodernité

chacun la sienne d’odolescence dlaporte..hon srefait pas..pense que celle de tarzoune c’était l’figaro..y’en a des qui partent gagnants

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 9 h 18 min

Non, mais !

Porter atteinte au riche passé universitaire d’un honnête passager de l’ascenseur social post-WWII, un étudiant sérieux, fier de ses intuitions, charmant, humble, plaisant, mélomane, musicien, tendre, sensible … ?

Mais c’est quoi, cette vie dans les foies ? Quel sac à merkel, cette trui(t)e !!!

Maudite modération …

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 18 min

c’qui est bien avec bodler c’est qu’il y a toujours un souvnir dl’hemportement adoslescent toujours mal placé..qu’on s’autopardonne d’avance..la modernité hen somme

Delaporte dit: 1 septembre 2017 à 9 h 14 min

L’espagouin dit du mal de Baudelaire parce que le poète était un vrai dandy, en plus catholique, et lecteur de Joseph de Maistre… Cela en fait beaucoup pour une jeunesse décervelée qui se vautre dans la fange de la postmodernité.

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 14 min

plusieurs lectures du mot bestia et du sens de l’ensemble de l’article

150 agnos..ça se tresse de laurier de konnerie qu’il pense dans son crâne tout vert bodler

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 9 h 13 min

Thèse en maths versus thèse en physique: match nul.

une rivale de taille pour Angela merkel, championne en mathématiques et physicienne .

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 9 h 10 min

Bien dit Lavande !

Qui c’est cette tarée de Lvdb ? Elle a rien dans le crâne, cette polytechnichienne de confort pour chantier de Travaux Publics !

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 9 h 09 min

Bouguereau, c’est de Rose, j’ai lu tant bien que mal en raison d’une traduction automatique l’article proposé par Pablo et auquel se rapportent plusieurs lectures du mot bestia et du sens de l’ensemble de l’article.

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 09 min

On a le droit de venir ici même si on n’a jamais lu Chrétien de Troie

ha il est beau l’hinternet français..

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 9 h 08 min

Mon vit dans tes bois, tu es co.nne depuis combien de décennies, ma vieille ? C’est ancien, je suppose, car vraiment tu pues le rance dame pipi…

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 08 min

dans un obscur- car mal éclairé-

et vu d’un bas dplafond..di s donc tu dois avoir plein bosses tarzoune

Lavande dit: 1 septembre 2017 à 9 h 07 min

Thèse en maths versus thèse en physique: match nul. On arrête la polémique. Deux scientifiques qui apprécient un blog littéraire, Why not? Passou n’a jamais demandé de prérequis. On a le droit de venir ici même si on n’a jamais lu Chrétien de Troie.

bouguereau dit: 1 septembre 2017 à 9 h 03 min

dites bien que c’est la République des livres et non « des Lettres »…

non mais chte jure lassouline..quel gros bec ce pedro

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 8 h 58 min

Ardeur , sorry, mon compagnon regarde trop de vidéos , suis sous influences néfastes qui tordent et déforment mon orthographe. Wouah wouah.

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 8 h 56 min

animal au sens d’énergumène. De drôle de type. Sacré. Satané.
Dans ce cas, animal serait admiratif, il faut voir le contexte et lire entièrement l’article,… la conclusion est plutôt à l’éloge.

la vie dans les bois dit: 1 septembre 2017 à 8 h 52 min

@on passe par un Bac C et Terminal Maths Elem.

Ah oui ?

C’est bizarre, ça, tu dois être un vieux, mais vieux menteur, mon gars. Reprends tes cours de physique de term’.

la vie dans les bois dit: 1 septembre 2017 à 8 h 45 min

@ pourquoi cette hardeur à défendre Lavande

hardeur ?, vocabulaire de clebarde.

Nan, j’ai passé un bon moment avec le maître-nageur, grâce à Lavande 😉

la vie dans les bois dit: 1 septembre 2017 à 8 h 42 min

Cet article sur Baudelaire, dans ce journal espagnol, est pourtant un très bel hommage au Poète. Même avec un traducteur automatique on comprend ce que l’auteur de l’article veut dire.

Ce n’est pas pour rien que  » Passou » nous avait signalé cette expo Baudelaire, dans un obscur- car mal éclairé- petit musée parisien quand même.

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 8 h 42 min

de 2km/semaine.

Bloom, pouvez vous garantir qu’avec cet entrainement, les muscles ne nous en tombent pas passée la période d’imprégnation hormonale, ménopause, andropause, en deux mots si c’est un bon moyen pour ne pas trop souffrir du ramollissement et affaissement musculaires?

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 8 h 42 min

Le vit dans les doigts, en général quand on se tape une thèse en maths, on passe par un Bac C et Terminal Maths Elem. Pas un Bac B pour branlottins poétiques. Mais te demander un peu de finesse, c’est te gêner sanglée dans ta gaine froide 1930. Quand à oser dire que Richard Feynman ne peut jamais proférer de conneries, je rigole ! Bien le bonjour chez toi…

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 8 h 36 min

8h30 un passif du tram, vous arrivez en somnanbule au travail et docile ou contraint acceptez sans redire d’appliquer les ordres, on fit un Reich avec des gens qui se laissent prendre ainsi par le transport .

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 8 h 33 min

8h27 pourquoi cette hardeur à défendre Lavande, elle devrait être assez grande pour le faire seule et attaquer un offensant qui n’aurait pas les titres suffisant , de ce fait camperait dans l’imposture.

la vie dans les bois dit: 1 septembre 2017 à 8 h 27 min

Une infinie délicatesse, selon la rosse, c’est une diarrhée nocturne, qui l’a tirée de son sommeil- une léthargie de tanche- à 1h08, pour 40 min chrono.

Une infinie délicatesse selon le playmobil, le 31 août à 19h20, c’est la hargne du gars surdiplômé qu’a fait un bac B. C’est à dire pas scientifique pour deux ronds, un homais de la science, plus prompt à insulter qu’à saluer une dame de nage..

renato dit: 1 septembre 2017 à 8 h 21 min

Comte tenu de leurs opinions d’emprunt, ce ne sont pas deux pauvres types qui ont manqué leur vie qui peuvent m’impressionner.

Cela dit, avançons.

« L’art ne reproduit pas le visible, mais rend visible ce qui ne l’est pas toujours », dit Paul Klee. Caspar David Friedrich avait conseillé une approche : « Ferme ton œil physique afin de voir l’image avec l’œil de l’esprit. Puis, ramène à la lumière ce que t’as vu dans l’obscurité afin qu’il se reflète sur les autres : de l’intérieur vers l’extérieur. » Tout matériel qui peut être traité comme contenu est représentable — arguties et sentiments ; différences signifiantes ; irruptions improvises depuis le néant d’imprévisibles assemblages et d’incomparables motifs expressifs, lieux communs et drôles d’histoires, mouches et papillons, etc. : « … is a process of identity, inspiration, knowledge, and creation. With that in mind, this site attempts to bring you through an interactive experience » ; et le style comme point de non-retour. Tennis :

https://youtu.be/xcWXAf6W71U

Passou dit: 1 septembre 2017 à 8 h 06 min

En effet, Pablo75, rarement lu quelque chose d’aussi ahurissant sur Baudelaire. Mais s’il vous plait lorsque vous avez la gentillesse de citer la RDL dans un commentaire sur un blog espagnol, dites bien que c’est la République des livres et non « des Lettres »…

bérénice dit: 1 septembre 2017 à 7 h 32 min

1h35, Vous aurez entendu que la représentation des cadres ne croit pas que les nouvelles procédures de licenciement vont contribuer à accroître l’embauche qu’elle soit en cdd ou cdi, selon elle , importerait plus le carnet de commandes soit une vision à court ou moyen terme du travail à fournir. Peut-être parce que cette catégorie de salariés sera touchée par le plafonnement des indemnités de licenciement non justifié manifeste-t-elle ainsi son désaccord, à voir. Hier j’entendais un spécialiste sur Arte- 28 minutes- qui pour illustrer le licenciement ( je n’ai pas retenu le cas de figure) s’empara d’une image maladroite: une caissière qui vole 300 euros mal aimable envers les clients. Je me suis dit que si on s’en tenait à cet exemple répandu, seules les petits employés étaient capables de malhonnêteté, ils sont nombreux à se faire débarquer pour quelques bons de réduction ( La loi du marché, film) , en revanche plus on chemine dans la hiérarchie plus on rencontre des archétypes d’honnêteté et d’intégrité et ce quelque soit le domaine d’activité visité. Quant au reste, au hasard, les plus values à la revente d’actions avant les restructurations, on en parlera pas car elles ne concernent que la classe des dirigeants , seront elles taxées d’un impôt supplémentaire pour éviter que ne soit encouragés les plans de restructuration?

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 6 h 53 min

« Je reconnais bien là votre délicatesse habituelle, JC. » (Lavande)

Chère amie, la qualité de votre jugement vous honore…

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 6 h 50 min

« Prenez le fameux « problème du tramway ». » (JJJ/21h09)

Non, je prends pas. Ce sont des problèmes à la con ! Dans le goût moral : « tu préfères qu’on tue ton papa ou ta maman, mon pitchoun ? »…..

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 6 h 43 min

Nager sans violence, se régaler de la glisse, faire vivre le bateau, coordonner tout son corps pour en tirer le meilleur rapport énergétique, c’est un art d’une infinie délicatesse.

Bloom dit: 1 septembre 2017 à 6 h 36 min

D. dit: 31 août 2017 à 15 h 39 min
Vous nagez vraiment ou vous faites la planche, Bloom ?

Les 2. Avant l’arrivée des fraicheurs automnales venues de l’Himalaya, début octobre le rythme est de 2km/semaine. Ensuite on se contentera de la bicyclette.

JC..... dit: 1 septembre 2017 à 6 h 33 min

Ce Principal de collèges marseillais à la retraite, Bernard Ravet, met les pieds dans le plat concernant le fanatisme islamique.

Il révèle que l’école de la République est devenue l’école du Califat, soumise aux militants islamistes.

Là où le collège sent le Tariq Ramadan, les profs la ferment, le Principal aussi, le Rectorat ne fait pas de vagues : ça baigne !

rose dit: 1 septembre 2017 à 1 h 35 min

L’attitude de FO me fait penser à celle de François Chérèque en son temps, ancien déjà.
Preuve évidente que le pouvoir corrompt, elle amène à manger les pissenlits par la racine : pauvre François !

rose dit: 1 septembre 2017 à 1 h 33 min

Delaporte dit: 31 août 2017 à 16 h 15 min
« C’est plutôt bon signe. Si ça se confirme, c’est qu’il y aurait une vraie réforme. »

C’est bon signe uniquement pour l’exploitation capitaliste des salariés dans le privé, avec un accroissement du pouvoir unilatéral des patrons. C’est donc une « réforme », mais qui va dans le mauvais sens : toujours plus de flexibilité.

cela existe déjà, a été mis en place insidieusement : les journées coupées ; si on travaille loin de chez soi, parce que l’on vit dans la grande banlieue on reste sur place.

On peut aussi servir des repas à l’hôpital Rothschild à Paris. On démarre à 9 h et on finit à 19h.
C’est une journée ordinaire de travail : c’est exactement le mot, des esclaves :/)

rose dit: 1 septembre 2017 à 1 h 24 min

(incident qui lui a valu un infarctus)

comme le cancer de l’intestin
=> accident du travail

(quelle ordonnance ?)

rose dit: 1 septembre 2017 à 1 h 11 min

pablo 75, peut-être étiez-vous irrité

j’ai traduit, bon gré, mal gré

aphasique, syphilitique, maudit, cet animal de Baudelaire !

animal au sens d’énergumène. De drôle de type. Sacré. Satané.

Qu’en pensez-vous ?

Nulle connotation péjorative (hormis le fait qu’il parle d’imbécilité plus loin, mais ai lu en biais seulement, pour ne pas perdre le sommeil).

Pablo75 dit: 1 septembre 2017 à 0 h 23 min

Dans l’un des meilleurs sites d’information espagnols, El Confidencial, je trouve ce soir un article ahurissant sur Baudelaire écrit par un pédant analphabète qui ose appeler « bestia » (bête, l’animal) l’auteur des Fleurs du mal. Il intitule son texte (que j’ai lu en diagonal pour ne pas m’énerver): « Afásico, sifilítico y maldito: así murió la bestia Baudelaire ». Je regarde pourquoi il l’appelle « bestia » et je vois la phrase: »Baudelaire la bestia que derriba un muro y propicia la pasarela hacia los paradigmas que marcaran la cultura occidental durante un siglo. » C’est comme si on disait en français: « Baudelaire, la vache qui renverse le mur et rend possible la passerelle vers des paradigmes… ». Aussi vulgaire et incongru.

On imagine en France, dans un site comme celui du Point, par exemple, un journaliste littéraire écrivant un texte sur Lorca en l’intitulant « Lorca l’hippopotame qui sort du fleuve et rend possible la nouvelle poésie espagnole ». C’est à peu près aussi stupide que cela.

Je n’en reviens pas d’autant de vulgarité bête.

C’est ça le niveau littéraire de l’internet espagnol.

https://www.elconfidencial.com/cultura/2017-08-30/baudelarie-150-anos-muerte-escritores-camiseta_1435871/

Petit Rappel dit: 31 août 2017 à 23 h 59 min

Souvenir assez déplorable d’une fanfare justement d’Hoffgeismar sortie d’une Allemagne digne du Capitaine de Kopenick, avec uniformes et répertoire wilheminien, ceci en France il n’y a pas si longtemps…

Giovanni Charlemagne Sant'Angelo dit: 31 août 2017 à 23 h 41 min


…pauvre Mac…! il dépasse le Hol…..en mesures de lèche-culs,…aux investisseurs-patrons,…
…à la république soumise,…aux lobbyings de Bruxelles,…

…aucune participation des génies,…pour des gouvernants  » nazis « ,…à forcer, le travail gratuit, pour l’état, et ses banquiers,!…

…les Archimède, autant travaillez pour les chinois à Paris,!…
…si aucune solidarité financière totale, dans les forces des rôles dans le monde du travail,!…
…à nos héritiers obsolètes du patronat,…
…allez, achetez, vos brevets d’inventions, et mains d’œuvres qualifiés aux chinois,…

…un certains nationalisme, non – berluscon – lien en Europe des affaires,…
…les pipes – liens, transversales aux affaires,…
…les réseaux mafieux, enfin, à l’Élisée,…
…etc,…Ah,!Ah,!…

P. comme Paris dit: 31 août 2017 à 21 h 54 min

« vous déplaisent-ils donc tant ? »
ou
« vous déplaisent donc t’il tant? »

C’est cela le Français, une langue agréable au son, une langue pour l’oreille et l’entendement.

Ne pas oublier que le sujet est : « autochtone ».

ribouldingue dit: 31 août 2017 à 21 h 37 min

Non je ne suis pas correcteur Zizzi!

Mais il y a tout de même un minimum de tenue orthographique à maintenir quand on intervient sur un blog littéraire aussi prestigieux que celui de Passou!

Quant à vos histoires de diagonales et de course à pied versus natation, ce n’est vraiment pas au niveau…

et alii dit: 31 août 2017 à 21 h 27 min

problème du tramway s’adresse en priorité aux lecteurs de
Ruwen Ogien Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est un philosophe libertaire français, né un 24 décembre1 à Hofgeismar et mort le 4 mai 2017 à Paris2. Sa date de naissance se situe un peu avant 1949.

Directeur de recherche au CNRS en philosophie, membre du laboratoire La République des savoirs, ses travaux portent notamment sur la philosophie morale et la philosophie des sciences sociales.

et alii dit: 31 août 2017 à 21 h 23 min

vous déplaisent-ils donc tant ? serait donc votre question à laquelle je vous laisse la liberté de répondre :ce n’est pas une question de Q.I

P. comme Paris dit: 31 août 2017 à 21 h 10 min

« et alii dit: 31 août 2017 à 17 h 14 min »

Le cul des autochtones vous déplaisent donc t’il tant?.

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 21 h 09 min

Prenez le fameux « problème du tramway ». Dans une première version, un tramway fonce vers 5 personnes qu’il menace de tuer. Est-il moralement acceptable de détourner ce tramway sur une autre voie, sachant qu’il écrasera alors une seule personne ? La plupart des gens de la rdl pensent que oui. Dans une seconde version, le tramway fonce encore vers 5 personnes, mais il faudrait pousser une personne sur la voie pour que son corps arrête le tramway dans sa course. Est-ce moralement acceptable ? La plupart des gens de la rdl répondent que non. Pourquoi une telle différence entre les deux cas ?

Je renvoie la question aux animateurs de la rdl, des profs de philo et de lettres pour la plupart, des artistes du monde flottant. On verra bien…

JAZZI dit: 31 août 2017 à 20 h 14 min

Ouf, un peu de littérature dans toute cette mathématique ! Merci, Paul pour cette brillante explication de texte(s) !

Paul Edel dit: 31 août 2017 à 20 h 09 min

On va préciser un peu les choses .Dans cette scène du roman « Un beau jour » l ’homme n’est pas un maitre- nageur. Au contraire, il nage assez mal, il a des maux de tête depuis quelques heures – depuis le chapitre précédent…. Il sort de l’eau, la respiration courte, il ressent des « névralgies faciales », il a du chlore dans le nez, il a froid et son mal à la tête augmente. Le lecteur découvre qu’il est fiévreux et peut-être en train de couver une maladie. C’est un des grands thèmes du livre (la vision subjective de quelqu’un qui tombe malade, minute par minute, comme un personnage de Le Clézio dans « la fièvre »….) Simplement, le nageur a observé et repéré cette nageuse car elle est d’un certain âge , étroite, et elle aussi semble avoir des difficultés à nager étant donné la faiblesse de ses bras. C’est là que le roman devient intéressant, car ce n’est pas un nageur qui regarde une belle femme, mais un être fiévreux, qui a peu de souffle .Il se demande :comment se fait-il que cette « vieille »(il prononce le mot mentalement) arrive malgré son corps petit et faible à mieux nager que lui ?Pourquoi la sent-il en difficulté ? Avec Wellershoff tout est concret. Donc complexe. Ajoutons que, pour l’histoire littéraire, il est intéressant de noter que le thème de l’aventure du corps, ses fièvres, ses fatigues, ses malaises, intéresse deux jeunes brillants écrivains. L’un d’un côté du Rhin, à Cologne, (en 1966) observe avec une précision clinique dans ce « beau jour » quelqu’un qui tombe malade, tandis que , en 1965, à Nice, Le Clézio publie « la Fièvre ».les deux écrivains s’intéressent simultanément à la vie du corps. Ils détaillent les symptômes d’une manière qui est médicalement parlant étonnante.. Ils écrivent sur une rage de dents, un début de grippe, ou les sensations qu’éprouvent un homme qui marche.

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 53 min

D, et qui s’agit il de dégommer? il faut que l’un aille plus vite que l’autre pour reduire la distance initiale en connaissant la vitesse de chaque avion et? c quoi z?

D. dit: 31 août 2017 à 19 h 47 min

Lavande dit: 31 août 2017 à 17 h 59 min

Paul Edel 16h15: votre texte me fait penser, bien prosaïquement, à un exercice de physique très classique: un maitre nageur sur la plage (en A) voit un baigneur en train de se noyer au large (en B).
Le point B est décalé d’une distance d, dans le sens parallèle au bord de l’eau, par rapport au point A. Quel trajet le maitre nageur a-t-il intérêt à parcourir, sur le sable en courant à la vitesse V1, puis dans l’eau en nageant à la vitesse V2, pour minimiser son temps d’intervention?
et alii: ma fille est à Bali en ce moment, je ne vous dit pas les photos fabuleuses qu’elle m’envoie !

Même sujet en chasse aérienne avec une dimension supplémentaire z et deux vitesses ascensionnelles. Arrff… j’écoute ?

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 47 min

moi je le ferai pas, les surveillants sont tous des beaux bruns à lunette polarisées, l’air actif, je crois qu’ils me laisseraient couler, je ne voudrais pas essuyer sur mon drap de bain un échec cuisant.

Lavande dit: 31 août 2017 à 19 h 44 min

J’arrête là les passionnants dialogues. Je suis invitée (et j’ai fait une mousse au chocolat !).

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 38 min

Il est bien le lien de 19h29.
Qui donne envie de se mettre à l’eau et d’appeler au secours.

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 19 h 33 min

Je vous prierai de ne pas parasiter vos passionnants dialogues sur la vitesse de la nage de fumeuses considérations diagonales. Car je risquerais de me fâcher pour de bon, à voir remugler toutes ces eaux troub’

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 32 min

« information qui n’est pas sortie dans la presse espagnole. »

Dommage, il est vraiment exceptionnel le marché de la Boqueria.

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 30 min

JJJ, je vais convoquer mon avocat pour traduire les PDF. Les avez vous déchiffrés? En clair et concrètement, ils laissent une charpente d’accords de branches en place avec des fenêtres à aménager. Jetez y un œil, ce n’est pas d’un accès facile pour parler précisément à quelqu’un qui n’aurait pas les articles en tête ou sur papier.

JAZZI dit: 31 août 2017 à 19 h 28 min

Pedro75, mais c’est les derniers jours de Barcelone, que tu nous contes ! Et moi qui en étais resté au Genet du « Journal du voleur », à l’époque où le poète mendiant se prostituait sur les ramblas !

Janssen J-J dit: 31 août 2017 à 19 h 26 min

cot cot cot codec … il n’y a qu’une maille qui m’aille. C fini, la récré, voui ?… Quand on sait que FO se retire de la manif, c tout ce que l’tâcheron vous inspire ? un peu d’tenue, que diantre.

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 22 min

lavande j’ouvre votre lien, si l’angle obtus correspond à cette figure, c’est bien ce que je voyais.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 22 min

Mais ce serait super d’avoir un maître nageur qui a suivi des cours de physique sur la diffraction optique, ah, voui, le pied.

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 18 min

Jazzi il dessine un angle obtus, une ligne droite pour courir jusqu’au point p qui le placera en face du nageur, puis une ligne droite à la nage jusqu’au nageur, l’inverse ralentirait sa progression, on court plus vite qu’on n age à moins de convoquer pour faire deux en un les champions olympiques de chaque discipline, se rincer les cheveux ensuite.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 18 min

Ah mais pas du tout, je n’ai pas accepté une place de maitre-nageur à coconuts les flots, moi.

Pablo75 dit: 31 août 2017 à 19 h 16 min

@ Bob

Oui, la police nationale a conseillé de mettre des « bolardos » (blocs en béton) sur Las Ramblas et la police catalane n’en a pas voulu. Le jour de l’attentat, le premier policier était à plus de 500 m de l’endroit où il a eu lieu. G.Morán raconte dans son interview que le marché qui est à coté de l’endroit de l’attentat a été dévalisé par « des gens » en profitant de la pagaille qui a suivi – information qui n’est pas sortie dans la presse espagnole.

JAZZI dit: 31 août 2017 à 19 h 10 min

« ma fille est à Bali en ce moment » (Lavande)

« Mon fils à Pékin (pour un an). (Pedro75) »

Faut-il les faire se rencontrer en ligne droite ou en zigzag ?

bérénice dit: 31 août 2017 à 19 h 05 min

Lavande , je vous suggère d’abandonner ce malheureux nageur, la ligne droite quelle que soit la locomotion et ses moyens reste pour moi la ligne droite, mais vous pouvez le faire zigzaguer sur papier .

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 05 min

Ouf, j’ai échappé au pire. Lavande est une bonne prof de CM1, mais sans dessin, c’est compliqué à expliquer. Faut toujours se souvenir que la dimension d’une vitesse, c’est une distance divisée par un temps.

bob dit: 31 août 2017 à 19 h 05 min

Pablo
Madrid voulait mettre des blocs de béton en haut (et peut-être aussi le long ?) des Ramblas, Barcelone avait refusé
(« faire de la cathédrale de Barcelone un supermarché coopératif »: pourquoi pas?)

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 19 h 02 min

Ce n’est pas du tout une histoire de court circuit pour atteindre le point B, bien au contraire. La distance est plus longue que la ligne droite. Sinon, le mot aux parents va être salé.

Lavande dit: 31 août 2017 à 19 h 01 min

Bérénice je ne peux malheureusement pas faire un dessin. Comme je vous le disais: oui le nageur est en diagonale mais le trajet le plus favorable en durée n’est pas la ligne droite que constitue cette diagonale. Le sauveteur n’a pas intérêt à « viser » directement le naufragé.
Vous me direz que s’il sort un papier et un crayon pour écrire l’équation et faire le calcul, c’est mal barré. Mais je pense quand même que les maîtres nageurs doive être au courant et savoir « pifométrer » le trajet optimal, qui, je le répète n’est pas la ligne droite.

bérénice dit: 31 août 2017 à 18 h 59 min

18h54 les courts circuits sont les meilleurs pour arriver à la fin, pas de délai d’attente pur le paradis.

bérénice dit: 31 août 2017 à 18 h 58 min

Jazzi, à Bali à quelle vitesse se reproduisent les humains, le climat est tropical et la nuit aussi, en ne perdant de vue la paillote, des moyens spartiates, pas de télé ni réseaux aucun?

Pablo75 dit: 31 août 2017 à 18 h 57 min

@ JAZZI

G.Morán parle d’une autre gangrène autrement plus dangereuse, celle du nationalisme suprémaciste catalan (dont le programme politique publié il y a quelques jours rappelle étrangement celui de Hitler en 1933 – deux profs de droit constitutionnel ont écrit des articles s’étonnant de cela). « El periódico », quotidien de Barcelone non indépendantiste, raconte aujourd’hui que la CIA avait averti la police catalane il y a quelques mois du danger d’un attentat à Las Ramblas. Réaction des Mossos: c’est de la blague.

De toute façon, Barcelone, avec sa maire d’extrême gauche totalement incompétente, est en train de dégénérer à une vitesse inquiétante. La CUP, le parti anarchiste qui a obtenu 10 députés au parlement régional grâce auxquels la coalition indépendantiste gouverne la région en défiant l’État, veut faire de la cathédrale de Barcelone un supermarché coopératif.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 18 h 54 min

Il est évident que si le maître nageur court très vite, il a intérêt à rester le moins possible dans l’eau de là.

Lavande dit: 31 août 2017 à 18 h 53 min

LVDB: la plupart des gens courent plus vite qu’ils ne nagent. Mais peu importe il suffit que les deux vitesses soient différentes (sinon la réponse est évidente)

bérénice dit: 31 août 2017 à 18 h 53 min

Lavande il vous manque pour la géométrie la précision de Jean Rolin, décrit comme vous le faites on reçoit le nageur b en diagonale du sauveteur. Ou bien une indication sur la topographie du lieu si la plage est à ce point large qu’elle nécessite un temps précieux à la traverser pour atteindre la ligne l’ du rivage , on comprendrait que le surveillant se trouve en face et donc en parallèle du nageur, bref une longueur ou une simple largeur soit une ligne droite qui séparent les deux points.

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 18 h 50 min

Si Paul Edel n’avait pas donné la soluce, j’aurais pensé toudsuite au scénariste de loana dans la piscine.

Lavande dit: 31 août 2017 à 18 h 50 min

Elle a rompu il y a quelques mois une relation (longue mais géographiquement difficile!) avec un Australien. A ma connaissance, nihil novi sub sole… quoique…

la vie dans les bois dit: 31 août 2017 à 18 h 43 min

Je pense qu’avec Lavande, y’a moyen de s’arranger le carnet de correspondance, vu comme son problème est mal posé. Et que l’autre à le temps de couler.
est-ce que le maître nageur court plus vite qu’il ne nage ?

Lavande dit: 31 août 2017 à 18 h 30 min

Bérénice il y a un décalage dans la direction parallèle au bord de l’eau c’est à dire que le nageur n’est pas en face du sauveteur (sinon la réponse est évidente).
On peut parler de « diagonale » comme vous le dites mais le trajet optimal n’est justement pas la diagonale en question: Ce n’est pas la ligne droite joignant A à B.

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