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Le roman de Jean-Paul Dubois prix Goncourt 2019

Le roman de Jean-Paul Dubois prix Goncourt 2019

Le prix Goncourt a été attribué aujourd’hui au roman de Jean-Paul Dubois Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon publié aux éditions de l’Olivier, au deuxième tour de scrutin par six voix contre quatre à Soif d’Amélie Nothomb publié chez Albin Michel. Des voix s’étaient également portées sur Extérieur monde d’Olivier Rolin (Gallimard) et La part du fils de Jean-Luc Coatalem (Stock). D’autre part le prix Renaudot a couronné  Sylvain Tesson pour La panthère des neiges chez Gallimard. Quant au Grand prix du roman de l’Académie française, il a distingué la semaine dernière Civilizations de Laurent Binet (Grasset).

J’avais déjà dit dans les colonnes de la République des livres dès le 20 août tout le bien que je pensais du roman de Jean-Paul Dubois.

(« Jean-Paul Dubois face à Jules de Goncourt ce matin chez Drouant », Photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française, vie littéraire.

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commentaires

992 Réponses pour Le roman de Jean-Paul Dubois prix Goncourt 2019

Paul Edel dit: à

17h05
Pablo, vous avez raison de rappeler que le Goncourt ne donne jamais un brevet de grand écrivain.Parfois, il peut attirer l’attention sur un grand problème de société :par exemple donner le Goncourt en 1921 au noir René Maran(né en Martinique, à Fort -de- France en 1887) pour « Batouala » c’était une bonne action dans la mesure où j’ai lu ce roman (albin Michel).Il est littérairement excellent et aborde avec honnêteté et courage le problème de la colonisation. C’est un grand document ethnique .Une partie de la presse de l’époque s’est montrée scandalisée ;on a parlé « d élucubration négro-érotique. »(Charivari 25 décembre 1921)

D. dit: à

En effet vous n’êtes que la moitié d’un demi-écrivain, Paul Edel, ayant trop fréquenté les putrides rivages conchycoles, vous le roi-fainéant de la littérature, le demi-mangeur d’huîtres, le presque litterateur.

rose dit: à

17h19

Ce n’est pas grave, même si Dubois est graiment mal fringué, tous savons ici que l’habit ne fait pas le moine.

Le style est vif, le suspense soutenu et kes deux caractères sympathiques.
Beau Goncourt cette année, bravo M. Dubois !

Soleil vert dit: à

Paul Edel, vous qui êtes un malouin, que pensez vous de Rôle de plaisance de Jacques Perret ?

Soleil vert dit: à

Je remarque d’ailleurs pour aller dans le sens de Pabo75, que dans le premier jury Goncourt figuraient les frères Rosny dont l’ainé initia un genre de littérature dont une des branches, l’uchronie, est aujourd’hui primée par l’ Académie Française.
En plus Amélie est belge comme les frères Rosny (ascendance)
Bouuuhhhhh !

Soleil vert dit: à

Pablo75

Misère de moi

Pat V dit: à

Sympathique la photographie en liminaire de l’annonce du Prix Goncourt par Pierre Assouline. On dirait le portrait d’un ancêtre de l’impétrant, bel encadrement sous-verre style Empire ( petit perlé à la feuillure), biseau recouvert à la feuille d’or – fausse ou véritable – et sous-carte doré.

D. dit: à

Ce soir c’est saucisse-haricots blancs.
Je vais péter toute la nuit, mon chat n’aura qu’à aller dormir dans l’autre chambre pour une fois.

Pat V dit: à

Passe-partout biseauté avec la tranche recouverte à la vraie (ou fausse) feuille d’or, c’est utile de le préciser. 😉

Marie Sasseur dit: à

C’est l’une des première fois depuis des années qu’un prix Goncourt fait autant d’heureux, en venant consacrer un succès en librairie.
Si ceux-celles qui disent l’avoir lu pouvaient nous épargner des banalités, et paraphrases et autres considérations générales débiles, on en sortirait vraiment grandi et heureux de cette lecture,

Au fait Passou, de tout ce bien que vous en aviez dit, il reste un petit avion échoué quelque part, un père passé sous silence, un retour au pays, et peut-être cette question, combien vaut la vie d’un homme.

Enfin, il vous sera beaucoup pardonné, Passou, je le réécris, surtout cette phrase incompréhensible :

« il y a aussi une femme et une chienne (l’une des deux est pilote d’hydravion) »

Jean Langoncet dit: à

@Bernard Pivot, 84 ans
Didier Decoin, 74 ans
Françoise Chandernagor, 74 ans
Tahar Ben Jelloun, 71 ans
Patrick Rambaud, 73 ans
Pierre Assouline, 66 ans
Philippe Claudel, 57 ans
Paule Constant, 75 ans
Éric-Emmanuel Schmitt, 59 ans
Virginie Despentes, 50 ans

Âge moyen: 68,3 ans.

C’état sans compter l’avis de pablo75, 14 ans bien tapés et déjà avare de ses sous, qui porte l’âge moyen des désormais 11 académiciens à la moyenne méphistophélique de 63,36 ans.

https://www.youtube.com/watch?v=Zo4Y0TxW41g

christiane dit: à

Si celle qui critique tous les autres pouvaient, pour une fois, produire une critique de qualité pour ce roman de J-P.Dubois, ça serait très intéressant. La séduction compulsive, la haine des femmes, l’espionnite aiguë des dires des autres, semblent hélas sa préoccupation première.
Allez, miss bas résille, vous n’apportez pas grand chose à ce blog. JJJ a bien raison quand il dresse un portrait de vous.

christiane dit: à

pouvait

Jean Langoncet dit: à

@ l’habit ne fait pas le moine.

Mais le nombre fait-il l’apôtre ?

Marie Sasseur dit: à

C’est sûr que de se servir de ce roman de Dubois, pour en faire une leçon de dressage canin à la brayonne, c’était du plus haut comique, lol.

Et j’emmerde la vieille sinistre du préau de maternelle, à pied, à cheval. Et à moto.

Avec Langoncet au moins, on a fait le voyage.

https://youtu.be/jejadhR_m9w

Clopine dit: à

J’ai entendu dire sur France Cul, ce matin, que le prix Goncourt avait bien redoré un blason auparavant quelque peu terni, grâce à Bernard Pivot et à un assainissement des relations entre les jurés et les grandes maisons d’édition. Que plus aucun soupçon ne pesait sur l’épouse de César, en quelque sorte…

J’en étais plutôt contente, mais la journaliste a ajouté un détail : c’est que les « magouilles » éditoriales (Gallimard, Grasset, Seuil) avaient surtout connu leur point culminant dans les années 80-90, où ce n »était donc plus le contenu d’un livre ou sa qualité d’écriture, ou son intérêt, qui primaient, mais bien… autre chose, de beaucoup plus fuligineux…

J’ai dressé l’oreille, et j’ai filé vérifier. Ouf, le soupçon qui me gagnait était faux. Le Goncourt auquel je pensais l’a été en… 2003.

IL en sort donc grandi. Pas vrai, Paul Edel ?

Clopine dit: à

Vous supputez, Marie Sasseur, que Pierre Assouline aurait pensé à moi pour sa blague « il y a une chienne et une femme (l’une d’elles est pilote d’hydravion » ?

Bof. Je n’y crois pas une seoncde. Notre hôte a juste baguenaudé, ça lui arrive parfois, comme lorsqu’il nous a sortis « untel était homosexuel sans que je le susse »…

Moi j’aime bien quand il primesaute, comme ça; j’ai eu un chien bien-aimé qui faisait de même : même vieux, de petits coups de folie le prenaient, comme ça, il se mettait à courir dans le jardin et à gratter des trous (pourtant interdits, les trous en question). Ca le maintenait en forme.

Et le rapport avec moi est, en réalité, nul et non avenu. Faut-il que vous soyez mauvaise, tout de même, Daaphnée !!!

Marie Sasseur dit: à

M’sieur Pivot préférait Amélie. C’est de notoriété publique. La peur d’avoir « soif »… 😉
Mais on l’imagine assez mal nous refaire le coup de l’adoration à Jane Fonda. Laquelle s’est perdue dans des manif’ d’un autre âge, obscurantiste.

Marie Sasseur dit: à

Le keuf qui met la rdl en cellule psychologique a ses danseuses du ventre. Qu’il ait gardé le souvenir ému de la prof de la pâte à modeler ,devenue veuve ( ne riez pas) lui fait la voir partout, et les debiles gâteuses aussi.
phil vous a bien certifié que Dubois et Waldmann Roth ne faisaient qu’un. Ouf.

un lecteur de Fante dit: à

les chiens ne sont pas toujours stupides lol.

… je reviens d’une rencontre interlope avec la clef usb et son chat échappé de Félix Valloton …

christiane dit: à

Encore un exemple de votre pensée malveillante, Sasseur/LVDB/ Daphnée,
ce très beau passage évoquant cette chienne dans le roman de Dubois était simplement un écho au texte, très beau aussi, que Clopine avait mis en ligne ici mais vous êtes trop tordue pour le supposer.
Mais qu’est-ce qui ne va pas chez vous ? 90% de vos commentaires ne sont que des calomnies, des insinuations mal intentionnées. Parlez-donc de littérature, cela nous changera et autrement qu’avec des liens. A moins que vous n’ayez rien d’autre à écrire que ces cochonneries !

Marie Sasseur dit: à

Excellent Langoncet.
I’ve heard a singer, this week-end, who performed P. Person, just as snow began to fall.

Marie Sasseur dit: à

La vieille cochonne, c’est la vieille maitresse.
Edel, débrouillez-vous avec votre fan en chaleur.

Paul Edel dit: à

Clopine, ce n’est pas à moi de commenter ce que vous dites sur le prix 2003 . en revanche, ce soir, j’ai un sentiment triste car mon ami Olivier Rolin,(il est devenu mon ami parce que je l’ admire depuis trente ans .) oui tres grand écrivain qui méritait une récompense.edes bêtises.. Donc ce soir je songe à lui. Car c’est le côté arène sanglantes du Goncourt à 13 heures pile qui me fait un peu frisonner…. Vous êtes « goncourable » et donc sous une relative petie lumière mediatique pendant quelques semaines..et soudain, obscurité totale sur vous à 13 heures 10.. la lumière médiatique s’éteint.Un noir.Enorme. Ruée sur le gagnant. Vous êtes rejeté dansns le noir soudain, à 13 heures10 ,ça me laisse perplexe. Oui, perplexe. Cruel.Car on écrit pas 10 grands livres du genre « Extérieur monde » dans sa vie.Ce n’est pas une course de chevaux la littérature à ce niveau.

Marie Sasseur dit: à

Il se trouve que dans les 4 livres , oui il s’agit de livres! de la dernière liste Goncourt, seulement deux sont des romans. Alors Rolin et Cetelem n’avaient rien à y faire. Et certains qui font leur job, ne s’y sont pas trompés.

hamlet dit: à

PE = « j’ai un sentiment triste car mon ami Olivier Rolin,(il est devenu mon ami parce que je l’ admire depuis trente ans .) »

et lui Paul Edel, vous admire-t-il ?

Paul Edel dit: à

Je complète et nettoie texte, pardon pour les fautes.
Clopine, ce n’est pas à moi de commenter ce que vous dites sur le prix Goncourt 2003 . En revanche, ce soir, j’ai un sentiment de grande tristesse car mon ami Olivier Rolin,(il est devenu mon ami parce que je l’ admire depuis trente ans .) oui très grand écrivain ; il méritait la récompense suprême ,celle qui donne aussi une belle visibilité à l’étranger…Tout le reste, rumeurs, éditeurs, combinazione,etc des bêtises
Seul le texte compte au final. Donc ce soir je songe à lui. Car c’est le côté « arène sanglantes » du Goncourt, à 13 heures pile qui me fait frissonner….Imaginez Vous êtes « goncourable » et donc sous une relative petite lumière médiatique, les libraires, les lecteurs fervents, des journaux parlent de vous avec plus d’attention.. Pendant quelques semaines, l’espoir né, ..et soudain, obscurité totale sur vous à 13 heures 10… La lumière médiatique s’éteint pour v vous êtes rejeté dans le noir soudain, à 13 heures10, oui ça me laisse perplexe. C’est cruel. Jeux du cirque. Car on n’est pas au PMU , t es écrivains ne sont pas des chevaux qui gagneront leur prochaine course dans une semaine .. On n’écrit pas 10 grands livres du genre « Extérieur monde » dans sa vie pour rentrer dans son box à 13h10 .

hamlet dit: à

PAul Edel : n’y prenez pas mal ma question, c’est juste que j’ai l’impression que vous admirez beaucoup de gens qui ne doivent avoir aucune admiration pour vous, comme ces gens doivent aimer être admirés sûr qu’ils vous considèrent à la bonne, un peu comme l’admiration de Christiane et Clopine pour vous… on est admiré de qui on peut…

Paul Edel dit: à

Hamlet, demandez lui.

hamlet dit: à

à chacun ses admirateurs…

moi j’admire pablito, un type qui arrive à faire croire aux autres qu’ils en connait en rayon en musique tout en ayant une oreille de sourd, ça mérite l’admiration

hamlet dit: à

je n’y manquerai pas !

Marie Sasseur dit: à

« On n’écrit pas 10 grands livres du genre « Extérieur monde » dans sa vie pour rentrer dans son box à 13h10 . »

« racontage de mezigue » était un canasson voué à une cote difficilement crédible.
C’est la victoire du pasteur, turfiste passionné; et rien d’autre ( private joke)

rose dit: à

Paul Edel

Demain je vais aller acheter le Olivier Rolin.
Je vous fais confiance, bêtement.

christiane dit: à

Oh que non, Sasseur, malgré les saletés que vous induisez, pour la 2e fois, aucun enfant n’a été en danger d’attouchements par moi dans les classes où les écoles où j’ai travaillé. Vos accusations tournent à la folie et à la délation. Par contre vos commentaires sont très suspects contenant une dose anormalede termes scatologiques ou libidineux. Votre imaginaire, vos fantasmes sont remplis d’obsessions sexuelles dégradantes où des enfants sont mis en danger par des adultes. Vous semblez vous y connaître… et rejeter ces pensées honteuses et criminelles sur les autres vous dédouanent seulement un temps. Qui êtes-vous en réalité perverse sasseur/LVDB, daphnée ? Dans quelles sordides histoires avez-vous trempée pour ainsi projeter si facilement sur les uns et les autres des pensées et des actes écœurants. Vous n’êtes pas très nette, savez-vous… un peu obsédée sexuelle, même beaucoup… et c’est à vous que je ne confierais pas un enfant. Allez, ouste. Du vent, mocheté !

Marie Sasseur dit: à

Edel, je pense que votre fan la plus acharnée creve de jalousie . Comme vous, avec ce roman prix Goncourt que vous n’avez meme pas lu, donnant l’impression que la critique parisienne n’est que copinage,
depuis que vous avez eu cette idée folle de m’attendre sur les remparts de Saint Malo. Alors que je ne vous ai rien demandé !

Chaloux dit: à

@Pablo, du père Labat, celui du rhum (aux petits enfants pas sages de la Caraïbe, on dit encore, parait-il « le père Labat viendra te prendre »), Voyage à Rome, deux chapitres d’un livre beaucoup plus long. Editions des équateurs, 10 euros, 2011).
Je vais regarder si on peut trouver d’autres textes (un chez Libretto, mais « modernisé », pas très enthousiaste sur ce point).
C’est amusant que tu me parles de Tharaud. Vendredi soir, je lisais sa préface au Ravel de Jankelevitch.

Jazzi dit: à

(« Jean-Paul Dubois face à Jules de Goncourt ce matin chez Drouant », Photo Passou)

La ressemblance est flagrante, bien vu !

christiane dit: à

Olivier Rolin est un très grand écrivain. Oui, il n’est pas reconnu à sa juste valeur. Peut-être trop difficile à cerner pour des lecteurs cherchant des lectures plus abordables.
Ne serait-ce que les premières pages (Un cheval passe et il dit : « Un jour, lassé, j’ai pris cette scène-là assez belle bien que muette : un cheval sans cavalier avec des bidons de lait qui tintinnabulent sur ses flancs. Il grimpe un chemin avec l’Océan derrière. J’ai commencé par là en me disant, on verra bien si ça dure deux pages, 10 pages ou si ça devient un livre. Je me suis laissé traîner par ce cheval inaugural, et par les mots. »
Ouvrant les carnets rédigés au long des années, une soixantaine en 30 ans, il lit, relit et écrit et pourtant ce ne sont pas des « mémoires » qui nous attendent.
«Ce livre est un livre sur le monde et sur l’éloignement du monde».
Et oui, Rose, lisez ce dernier livre d’O.Rolin Extérieur monde, son quinzième livre.
Relisez le billet de Passou et certains commentaires :
https://larepubliquedeslivres.com/le-choses-vues-planetaire-dolivier-rolin/
Dans « Livres Hebdo », le 23 août, Olivier Mony décrit ce récit comme « un maelström de visages, de rencontres, dédié à la fugacité des jours et à demi-mot à celle des amours. […] L’écrivain ramène le monde à nous dans toute la puissance parfaitement élégante de sa mélancolie. Que sont nos amis, les rires, les femmes, les morts devenus ? C’est toute la classe d’Olivier Rolin de parvenir à en faire des objets de littérature sans jamais les embaumer »
Et Bernard Quiriny, dans « L’Opinion », très subtilement, écrit :
« Le nouveau livre d’Olivier Rolin m’inspire une nouvelle catégorie, les écrivains capables d’écrire sans sujet. Extérieur monde est un livre sur rien, qui s’engendre lui-même selon l’inspiration et les zigzags de la pensée. L’auteur a d’ailleurs un mal fou à le définir. Ce n’est pas un roman, mot absent de la couverture ; dans le texte au dos, il parle d’un « voyage à travers ses voyages », composé à partir de ses vieux carnets de reporter et d’écrivain-globe-trotter.[…] Ce livre qu’on croit d’abord être une sorte d’atlas kaléidoscopique cache ainsi un autre sujet qui le hante tout au long, souterrainement : la mélancolie, le regret, la fascination douloureuse et délectable pour le passé, cette disposition d’esprit si mal comprise de nos jours alors qu’elle est, comme il dit, «la matière même de la littérature» »
Et Lui, Olivier Rolin, dit de son livre :
« Quand j’ai commencé à comprendre ce que serait ce livre, j’ai voulu qu’il donne un peu le vertige, j’ai voulu qu’il y ait des centaines d’éclats, de scènes, que ce soit des zigzags permanents à la surface de la planète, et entre des scènes très intimes et des scènes qui concernent plus la grande Histoire. »

C’est peut-être pour cela que ce livre s’est absenté de la liste des Goncourt. Un livre trop difficile à faire entrer dans un genre, une rubrique.

Highlander dit: à

J’espère que ce roman sera bientôt traduit aussi en albanais (Kosovo), tout comme les cinq derniers Goncourt (depuis 2014) qui le sont déjà. Pour info, la littérature française se lit très bien au Kosovo, et cela ne peut que nous réjouir.

Jazzi dit: à

« En effet vous n’êtes que la moitié d’un demi-écrivain »

Le Delaporte a rétréci !

christiane dit: à

« Marie Sasseur dit: à Edel : je pense que votre fan la plus acharnée creve de jalousie. »
Nymphomane, obsédée compulsive… Pauvre Sasseur qui prend de l’ironie pour une demande en mariage…

Chaloux dit: à

Paimpopol essaie de nous faire pleurer avec des bouts de ficelles.

La publication n’est qu’un accident dans une vie d’écrivain.
Borges.

Un écrivain véritable se fout d’être lu. Il écrit. D’une certaine manière, il se moque de savoir si son oeuvre sera perdue ou pas : ce qui compte dans la bouteille à la mer, ce n’est pas la bouteille. Comme toute création humaine et l’Humanité elle-même, elle sera détruite quand notre soleil explosera (ou implosera).

Marie Sasseur dit: à

For your ears only, toi lecteur hypocrite, qui n’habite pas le monde comme tout le monde.
Bonne nuit.
Un Wankel engine, ne fonctionnant sur un cycle Beau de Rochas.

https://youtu.be/KAUiPOwSUOE

Marie Sasseur dit: à

Edel, vous m’avez demandée en mariage?
Alors là, je tombe des nues. Je vous préviens, il faudra faire ménage à plusieurs !

Marie Sasseur dit: à

Je ne suis pas pour les chiasmes sexuels, Edel, je préfère vous le dire. En plus je ne suis pas spécialement gerontophile, et vous avez presque l’âge de ma mère!

Paul Edel dit: à

« Un écrivain véritable se fout d’être lu. » Voilà une perle à mettre dans le dictionnaire de Flaubert.

Chaloux dit: à

Mais crétin de Saint-Malo de Paimpopol. Que fais-tu de Tallemant, de Saint-Simon, et même de Rimbaud? Que dit d’autre Borges? Entre tes railleries à la con de sous-Gracq en balade et Borges, je choisis qui?

Chaloux dit: à

De plus, Paimpopol, en dépit de ton immense talent d’échotier, je ne te trouve pas particulièrement qualifié pour présider à d’éventuels ajouts au « dictionnaire de Flaubert ». Tu m’excuseras, mais je fais encore la différence… Question « Flaubert », tu ne devrais pas trop la ramener.

Chaloux dit: à

Et Cavafy qui ronéotypait ses poèmes mais n’en a jamais fait un recueil. Tu la vois, Paimpopol, la différence de niveau entre lui et toi? abyssale… Pas plutôt tes couplets à faire pleurer les Margot de papier qui entreraient dans le dictionnaire de Flaubert?

Jean Langoncet dit: à

@je choisis qui?

Tous les vieux tapins de la littérature ; qui d’autre pour une nature phallique telle que la vôtre ?

Jean Langoncet dit: à

Tant que ça contribue à faire baisser la moyenne …

x dit: à

Chaloux : ce qui compte dans la bouteille à la mer…

Merveilleux ! Enfin ! Je savais que vous y viendriez :

« Quand j’étais jeune, je me plaisais à dire que toute pensée est une bouteille à la mer. Elle prend le temps comme une voile le vent. Les aléas de la vague. […] Toute ma jeunesse, je l’ai jouée sur le geste de la bouteille lancée. […] Il faut dire que a bouteille à la mer, chez moi, […] depuis l’enfance. Boussenard ou Jules Verne peut-être c’est un concept un peu particulier, ça tient à des songeries de toujours, quand, me retrouvant seul, dans la solitude d’avant ou d’après le sommeil, toute l’existence m’apparaît un grand naufrage perpétué. […] Tout langage à cette heure n’est plus qu’un signe d’espoir désespéré. »
« L’obsession chez moi de ce concept [de bouteille à la mer] est si grande que cela vient de m’échapper sous la forme secrète que je lui donne pour moi seul. J’ai dit bout’ à la m’… et parfois l’écriture en varie […] boute-à-l’âme comme d’un vieux mot français pour la solitude des marins, peut-être un parler de boucanier ; ou bien c’est encore d’un seul mot boutalame, où la mer peut-être le cède à la lame qui apporte cette boot-à-lame bilingue, une chaussure à éperon […] Il m’est arrivé même d’introduire dans ce mot intérieur le th venu du grec, pour en faire je ne sais quel caillou des Cyclades… bouthalame, comme épithalame peut-être, mais plutôt pour rouler mon bouteillon par la mer hellène, thalassa… »

Jean Langoncet dit: à

@mais plutôt comme une qualité…

Bien entendu ; une qualité intrinsèque chez vous, souventes fois soulignée. Et parfois, ça va loin

Chaloux dit: à

Langoncet, mon petit demeuré, je préfère « aller loin » et même trop loin, que de faire du sur-place comme toi. Par principe. Tes très maigres lectures ne t’apprennent pas grand-chose, décidément…

Chaloux dit: à

x dit: à

De qui? (Chardonne?).

Jean Langoncet dit: à

A la grâce des vôtres, donc

Chaloux dit: à

Il faudra faire ménage à plusieurs !

Tout l’HP!

x dit: à

« Ne te présente pas, dit Kafka, devant un tribunal dont tu ne reconnais pas le verdict. »

« Mais il serait faux de faire croire que l’on puisse échapper aux jeux qui ont pour enjeu la vie ou la mort symbolique »
« Les puissants sont ceux dont on attend quelque chose et qui ont, de ce fait, la capacité de faire attendre, de faire espérer. […] ils peuvent jouer à leur gré de l’angoisse qui naît inévitablement de la tension entre l’intensité de l’attente et l’improbabilité de la satisfaction. La salle d’attente, chez Kafka comme dans la vie, […], est un des lieux par excellence de l’exhibition du pouvoir »

« L’existence sociale est cet affrontement de perspectives inconciliables, de points de vue irréductibles, de jugements particuliers prétendant à l’universel dont l’insulte et la calomnie de l’existence ordinaire représentent seulement la limite; cette lutte symbolique de tous contre tous qui a pour enjeu le pouvoir de nommer, de dire de chacun ce qu’il est ».
« De là l’immense pouvoir de toutes les instances de consécration ».

Donc, on sait bien (que ce type de verdict n’est ni un veredictum ni la dernière instance), mais quand même…

Jean Langoncet dit: à

@Tout l’HP!

Et n’hésitez surtout pas à déverser ici ce que vous n’avez aucunement la prétention de publier par ailleurs ; noblesse oblige

x dit: à

La citation sur la bouteille à la mer : pas Chardonne.

D. dit: à

Chaloux dit: à

Langoncet, mon petit demeuré


❤💙💚💛💜💓💖💗💟 C’est trop mignon ! ❤💙💚💛💜💓💖💗💟

renato dit: à

[merci et alii]

Pablo75 dit: à

05 novembre 2019 à 01 h 03

@ Chaloux

Sur le père Labat, je vois que dans les bibliothèques municipales il y a son « Voyage aux isles : chronique aventureuse des Caraïbes, 1693-1705 » (Phebus). Ça vaut le coup?

Tu as trouvé comment la préface de Tharaud au « Ravel » de Jankelevitch? Je suis en train de finir son « Montrez-moi vos mains », qui m’a pas mal déçu. C’est à la fois intéressant (pour tout ce qui raconte sur le monde du piano en général et des concerts en particulier) et décevant (parce que c’est un type disons limité du point de vue intellectuel – ce n’est pas un « penseur » de la musique comme Brendel ou Richter).

« Un écrivain véritable se fout d’être lu. Il écrit. D’une certaine manière, il se moque de savoir si son oeuvre sera perdue ou pas… »

Exact.

À ta liste de grands écrivains qui ne se sont pas preoccupé de publier leur oeuvre (Tallemant, Saint-Simon, Rimbaud) il faut ajouter les noms de presque tous les grands poètes espagnols: Garcilaso, Saint Jean de la Croix, fray Luis de León (publié par Quevedo 40 ans après sa mort), Góngora (quand ses amis l’ont convaincu de publier ses poèmes il s’est rendu compte qu’il ne les avait pas), Quevedo lui-même il est mort sans avoir publié sa propre poésie. Et le Conde de Villamediana, et Bécquer, et tant d’autres moins connus qu’eux (Rioja, Carrillo, Medrano, les frères Leonardo de Argensola, etc, etc). Et entre les auteurs français on peut ajouter Chamfort et Joubert. Et entre les étrangers: Emily Dickinson, Kafka, Pessoa, Wittgenstein…

christiane dit: à

Magnifique entretien de Laure Adler avec Jean Frémon (fondateur de la galerie Lelong) dans l’émission « l’Heure bleue » rediffusé cette nuit, à l’instant, pour évoquer si intelligemment la peinture de Francis Bacon, ce que Michel Leiris y trouvait et comment lui galeriste comprend et sa création et son itinéraire. De nombreux docs sonores (voir en bas de ce commentaire).

(Sasseur qui a traité tous les amateurs de sa peinture de désaxés sexuels ferait bien de l’écouter. Cela ouvrira peut-être son intelligence… Encore que…)

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-04-novembre-2019
Émission du lundi 4 novembre 2019 : « Bacon en toutes lettres » – Épisode 1 (52 minutes)
C’était à propos de « Bacon en toutes lettres », la première exposition consacrée au peintre britannique Francis Bacon depuis 23 ans à Paris, au Centre Pompidou. Jean Frémon a traduit les livres de David Sylvester par exemple celui sur Francis Bacon.
Archives diffusées dans l’émission :
· Archive Ina du 12 juillet 1976 (Pierre Descargues) : Francis Bacon (avec Pierre Descargues) à propos de sa vocation pour la peinture et de ses débuts et de son lien avec Paris et la France.
· Entretien de David Sylvester en 1985 (film de Blackwood) : Francis Bacon sur sa définition du peintre.
· Entretien de David Sylvester en 1985 (film de Blackwood) : Francis Bacon sur le côté morbide de son œuvre.
· Archive Ina du 12 juillet 1976 (avec Pierre Descargues) : Francis Bacon à propos de la violence dans sa peinture.

christiane dit: à

@Highlander
Bonheur de vous lire. Revenez plus souvent !

rose dit: à

5h15
Très veau googke ce matin avec Batouala et mise en valeur de René Maran. Pablo nous l’avait dit hier.

Grande finesse de Pierre Assouline pour mettre face à face -immortaliser- ces deux hommes férus de littérature, un des frères, un sorti du bois, enfin.

Tout baigne, il pleut des trombes. Chez Annelise, un Happy hand à l’initiale, pour en finale une main libre. Talent, culture conjugués sous une plume alerte.

rose dit: à

Très beau…

Non à la ferme des 3000 veaux. Ceux-ci sous leurs mères, à téter dans les prés. Hors la violence de nos sociétés.

rose dit: à

6h17
Fini courageusement Le malheur indifférent, de Peter Handke.
Première moitié environ, il inventorie une vie qui d’adolescente joyeuse est passée à rerne par le joug d’une société patriarcale étouffante.
Page 73, « Elle aurait, elle serait, elle serait allée » confirme la non-réalisaion d’une vie espérée heureuse.
Dabs la seconde moitié, p.85, il passe du on à elle et quelque humanité irrigue les pages. Amour filial serait démesuré, quoique invisible, la pudeur semble l’emporter, et in fine ce livre retrace plutôt la distance et le silence.

Ppurtant, en filigrane, j’ai lu l’amour que Peter porte à sa mère, « elle était bonne », disparue volontairement très tôt, à l’âge de 51 ans. Un drame.

rose dit: à

est passée à terne, une vie terne et grise alors que le fils cadet a dit au cimetière les grabds éclats de rire, sans la laison.

rose dit: à

zut, maison

Marie Sasseur dit: à

« l’écrivain honoré reste très calme . « C’est comme le jour de Noël, vous déballez les cadeaux, mais le lendemain, c’est le 26″ »

l’Écrivain du mois de mars nous a laissé un roman, très fort, c’est ce qui reste, c’est vrai, longtemps après l’avoir refermé.

Les romans de Nothomb et Binet n’auront droit qu’à un faire-part. Qu’a cela ne tienne, ils ont aussi fait les beaux jours de la rentrée, de la mienne, c’est sûr.

Toutefois, s’agissant d’une épopée, Binet a imaginé le destin de plusieurs Civilizations. Autant corriger le faire-part.

Marie Sasseur dit: à

Il faut se faire à l’idée du pasteur Hansen.
S. Tesson, par exemple n’habitera jamais, même en squatteur, même en bivouac, meme pour quelques lignes, cette république des livres. C’est presque heureux.

Marie Sasseur dit: à

« Sylvain Tesson adore le lac Baïkal. Il a escaladé Notre-Dame de Paris. Il aime la haute montagne. Il ne tient pas en place. Il mène une vie à dormir dehors. Il éprouve pour la Sibérie des tendresses de pastorale. Il fallait que ça lui arrive un jour : il est parti pour le haut Tibet à la rencontre de la panthère des neiges. Où donc ? En pleine steppe, à 5 000 mètres d’altitude, près du lac Yaniugol, si peu accueillant qu’il n’y a même pas une ride à la surface. Au loin, on aperçoit les canines des monts Kunlun. En un mot, on n’est nulle part. Le Changtang n’est pas loin. Ne demandez pas de détails. Tesson les garde pour lui. Au cas où un de ses cinglés de lecteurs s’aviserait de lui piquer la place ! »

https://www.parismatch.com/Culture/Livres/Sylvain-Tesson-prix-Renaudot-2019-pour-La-panthere-des-neiges-1656826

Marie Sasseur dit: à

La vieille maitresse avec son goût pour les corps martyrisés, des morceaux de viande en chambre froide , parle d’intelligence. A ses nombreux « amis » qui ont tous pris la fuite, lol.

Phil dit: à

Recevoir un tel prix en pyjama, certes dévoyé selon le testament des Goncourt, est un peu déprimant. Le sujet du livre de Dubois Roth l’est autant que la génération smartphonée du tout est sympa qui finira sourde et aveugle. Pivot tient encore bien la route, aperçu de beaux boutons de manchette.

PM dit: à

Un Goncourt sans exaltation pour un auteur qui ne fait plus que se parodier lui-même. Chaque phrase on se dit : non, c’est pas tout à fait ça. On en douterait d’avoir, un jour, aimé « Tous les matins je me lève » ou « Kennedy et moi ». On en est là aussi avec Djian. Est-ce que nos goûts se sont affinés ou est-ce que ces deux auteurs ont basculé catastrophiquement dans le médiocre ?

Chaloux dit: à

@Pablo. La préface de Tharaud est dans la nouvelle édition Points du Ravel de Jankelevitch que j’ai acheté en passant vendredi. Ça ne casse pas trois briques non plus mais Tharaud est peut-être un musicien muet. C’est en tout cas un pianiste sympathique, assez bon dans le répertoire de clavecin.
Le voyage aux îles chez Libretto est parait-il modernisé, ce qui me le rend un peu suspect. Je serais davantage intéressé par son voyage en Italie et en Espagne (? Je crois que c’est ça).

Pour le reste, si la déconvenue de Rolin consiste à pleurnicher parce qu’il n’a pas accès au bavardage des salons littéraires (mais est-ce que ça existe encore?) internationaux, qu’on l’enterre au son des pets, comme dirait Luther.

et alii dit: à

RENATO
ilse bing
Galeries Alain Le Gaillard et Le Minotaure
Dans le cadre de PhotoSaintGermain (6-23 novembre 2019), la galerie Alain Le Gaillard s’associe avec la galerie Le Minotaure et accueille une exposition lui rendant hommage.
la reine du leica
elle semble se lasser de la photographie comme si elle avait exploré toutes les potentialités du huitième art. Elle se tourne vers l’écriture de poèmes, effectue des collages, dessine. Elle combine ses intérêts en associant mathématiques, mots et images.

Au milieu des années 1970, le Musée d’art moderne de New York acquiert et présente plusieurs photographies d’Ilse Bing. Ce qui suscite l’intérêt pour cette artiste à laquelle de nombreuses expositions sont consacrées.

et alii dit: à

sourde:mon amie, une jeune femme m’ raconté sa séance de supplice chez l’ORL ;juste une oreille débouchée récupérée;mais moi, elle m’a épuisée ;

Alexia Neuhoff dit: à

Jamais rien lu de J-P. Dubois. A part les rares interviews qu’il a données et me font apprécier sa façon d’être au monde, son rapport au temps et aux vanités médiatiques. C’est apparemment quelqu’un qui a su plier son existence à ses convictions philosophiques. Rare. Tout sauf un mondain et un marathonien dopé aux dérisoires gesticulations de notre époque.

x dit: à

« Quand j’étais jeune, je me plaisais à dire que toute pensée est une bouteille à la mer. Elle prend le temps comme une voile le vent. Les aléas de la vague. […] Toute ma jeunesse, je l’ai jouée sur le geste de la bouteille lancée. […] Il faut dire que a bouteille à la mer, chez moi, […] depuis l’enfance. Boussenard ou Jules Verne peut-être c’est un concept un peu particulier, ça tient à des songeries de toujours, quand, me retrouvant seul, dans la solitude d’avant ou d’après le sommeil, toute l’existence m’apparaît un grand naufrage perpétué. […] Tout langage à cette heure n’est plus qu’un signe d’espoir désespéré. »
« L’obsession chez moi de ce concept [de bouteille à la mer] est si grande que cela vient de m’échapper sous la forme secrète que je lui donne pour moi seul. J’ai dit bout’ à la m’… et parfois l’écriture en varie […] boute-à-l’âme comme d’un vieux mot français pour la solitude des marins, peut-être un parler de boucanier ; ou bien c’est encore d’un seul mot boutalame, où la mer peut-être le cède à la lame qui apporte cette boot-à-lame bilingue, une chaussure à éperon […] Il m’est arrivé même d’introduire dans ce mot intérieur le th venu du grec, pour en faire je ne sais quel caillou des Cyclades… bouthalame, comme épithalame peut-être, mais plutôt pour rouler mon bouteillon par la mer hellène, thalassa… »

Personne n’a une petite idée ?

Bérénice dit: à

Hemingway, Durell, Lowry ?

Bérénice dit: à

] Tout langage à cette heure n’est plus qu’un signe d’espoir désespéré. » c’est quelqu’un d’optimiste.

closer dit: à

Bérénice, un anglophone n’aurait pas écrit la fin du texte cité par petit x.

Bérénice dit: à

Besson Sylvain? C’est un français en tout cas.

Bérénice dit: à

Tesson, oui Closer, c’est ce que je me disais aussi, ne pas chercher uniquement du côté des addicts à l’alcool.

Bérénice dit: à

Qui est le type historique encadré que JP Dubois regarde, ils se ressemblent un peu non?

et alii dit: à

th comme thélème

lmd dit: à

…boutalame, dans Feux pâle.

«Un écrivain véritable se fout d’être lu». C’est évidement une absurdité. Ces écrivains véritables qui n’ont pas eu besoin qu’on les lise sont par là-même inconnus, et peut-être sont-ils innombrables. Seuls les écrivains véritables qui ont voulu être lus sont connus (les écrivains véritables qui ne l’ont pas voulu mais qui ont quand même été lus sont, eux, un tout petit nombre).
Et, évidement, ne parlons pas de ceux qui ne sont pas de véritables écrivains.

Paul Edel dit: à

Pas préoccupé de publier ses poèmes, Rimbaud ? !! Alors pourquoi le 24 mai 1870 Rimbaud envoie à Banville trois poèmes « Sensation », » Ophélie » et « Credo in unam » pour être publié dans un livraison du « parnasse contemporain » ? Pas préoccupé de publier ses poèmes, Rimbaud ?Alors pourquoi envoie-t-il plusieurs poèmes au journal « Nord-est » ,de Charleville, poèmes qui scandalisent le rédacteur en chef du journal… Pas préoccupé de publier ses poèmes, Rimbaud ? On se demande alors pourquoi en aout 1873 Rimbaud porte le manuscrit d’une « saison en enfer » à un imprimerie de Bruxelles, « l’alliance typographique », association ouvrière dont le directeur s’appelle Jacques Poot, qui est l’ami d’Izambard.. Et Rimbaud tenait tellement à être publié que c’est à compte d ‘auteur qu’il fait imprimer cette « saison en enfer » en empruntant de l’argent à Elisa Verlaine. … Pas préoccupé de publier ses poèmes, Rimbaud ?
Alors pourquoi, fin octobre récupère-t-il quelques exemplaires de cette « saison » (le directeur refuse de tout lui livrer car il n’a pas fini de régler la totalité de la facture d’imprimerie). Il est si préoccupé d’être reconnu que Rimbaud adresse quelques exemplaires de cette « Saison.. « à son ami le peintre Forain, avec mission d ‘en distribuer autour de lui dans Paris . Décidément, il y a en qui prennent de curieuses libertés avec la vérité historique. Reprenez les travaux de Jean-Jacques Lefrère sur Rimbaud, Fayard..
Pareil pour Kafka. Ce n’est pas par une opération du saint-esprit que Kafka publie chez Rowohlt en 1913, ces « Betrachtungen »-Considérations. Il fut heureux de signer le contrat. dans sa correspondance il se montre particulièrement attentif à ce que la critique littéraires de langue allemande dit de ses courts textes .Cloué dans son lit , en sanatorium, il demande à ses proches, -souvent à Ottla – d’acheter une vingtaine d’exemplaires de ses textes quand ils sont publiés en revue. . Est-ce le comportement d’un écrivain « pas préoccupé de publier ses œuvres » ? Simplement il n’a jamais voulu qu’on publie de manière posthume des textes dont il n’était pas satisfait.

renato dit: à

Oups ! tornade > tornaTe : invasif correcteur du téléphone !

Chaloux dit: à

Edel, n’importe quoi. Au bout du compte Rimbaud s’est-il occupé de publication, Kafka n’a-t-il pas demandé qu’on brûle tout ce qu’il avait écrit? Pauvre Paimpopol qui confond les péripéties avec le fond de l’affaire. Mais ne jetons pas la jacques-pierre au critique sénile et noeud-noeud.

BJ

Paul Edel dit: à

Que de bêtises de votre part mon pauvre Chaloux. Kafka de son vivant fut heureux d être publié lisez sa correspondance avant d affirmer n importe quoi.il a demandé à Max Brod de faire disparaître le reste.

Clopine dit: à

Chaloux ne sait évidemment pas de quoi il parle. Tous les écrivains, reconnus ou non, talentueux ou non, du dimanche ou du restant de la semaine, écrivent pour être lus. On n’écrit pas pour soi -même pas les journaux intimes, qui sont juste des miroirs, certes, mais qui sont en fait adressés à un autre, serait-ce un « autre soi ».

On écrit pour être lu, souvent parce qu’on n’est pas entendu, pour de vrai.Ou que le silence autour de soi devient le silence le plus effrayant : celui de la pensée. Enfin, à mon sens.

Maintenant, la question de la gloire, de la reconnaissance ou simplement le fait de pouvoir vivre de sa plume, c’est une toute autre histoire. Les écrivains les plus géniaux cherchent sans doute aussi des « retours » de cet ordre, pas simplement des lecteurs. Mais on peut écrire sans attendre exagérément la reconnaissance.

Perso, quand je me suis enfin autorisée à me décerner à moi-même la qualité d’écrivain (et c’était aussi un acte magique pour me pousser à écrire, enfin, écrire pour être lue quoi), je me méfiais tellement de mes limites, j’avais de si grands doutes sur mes capacités à intéresser qui que ce soit, et encore moins à l’émouvoir, que j’avais mis la barre le plus bas possible.

Je m’étais accordée sur le chiffre d’un. Un seul lecteur me suffirait, avais-je décidé. Un seul lecteur, et j’étais sauvée : ma pensée pouvait s’exprimer, je pouvais me permettre de créer, si peu que ce soit,d des mots qui seraient les miens. Et ainsi consoler ma mort.

Après ça, l’édition, la gloire, la reconnaissance des pairs, l’argent… La belle affaire… Ca viendrait, ou pas (ça n’est pas venu, ahaha).

L’essentiel est de pouvoir écrire, et pour écrire, il faut être lu.

Ou encore :

« I can get no satisfaction. But i try. »

(bon, d’accord, je sors).

Marie Helene S dit: à

L’envoutement de la RDL m a reprise hier et une fois ce matin (je n ai pas poste tant que ce n etait pas rectifie) ! Hier cela m a file entre les doigts, mon post s est affiche en faisant figurer une adresse fantaisiste sortie de nulle part.

Mon adresse mute toute seule dans la case ‘adresse messagerie’ au benefice de laposte.net quand je tape alors que je n y suis pas, que personne n y est et que l historique ne mentionne dans ce sens !!

Bug inoui du au rush du Goncourt? No comprendo.

Paul Edel dit: à

Clopine Jean-René Huguenin dans son journal dit quelque chose d intéressant du genre qu’ on se construit des mots et une oeuvre face à ceux qui vous ont dénié le droit de parler ou d exister dans votre enfance. Voir la lettre au père de Kafka

lmd dit: à

boutalame, non, Aragon.

Jazzi dit: à

Les boutons de manchette, c’est ringard, Phil !
Il est très chic le pyjama de Dubois, j’ai les mêmes…

x dit: à

Eh oui, Aragon, ds Blanche ou l’oubli.
Il avait lu Vigny.

Clopine dit: à

Oui, Paul, c’est à mon sens une pulsion de cet ordre qui existe pour pas mal d’écrivains, mais je crois qu’on ne peut pas généraliser. Yourcenar a commencé à écrire non pas parce qu’on lui interdisait de parler ou d’exister dans son enfance, mais au contraire parce que c’était une manière de continuer sa relation à son père (qui la « poussait », comme on dit). Beauvoir, sans doute itou… Je crois que, chez les filles tout au moins, le succès est lié à l’amour des pères. Je dis peut-être ça pour expliquer mes échecs, notez, en attribuant la responsabilité de mon obscurité à l’absence d’une quelconque relation au père (dans mon cas, sourd, le père en question. Et quelque peu aveugle aussi !)
Il y a aussi le cas de Doris Lessing : elle, attribue clairement le besoin de « revanche sur le destin » comme terreau de son écriture à sa petite enfance, et notamment au fait que fille aînée, elle a « disparu » quand le petit frère est né, et a pris apparemment toute la place. Oh, je sais bien qu’on peut subodorer qu’elle passe sous silence sa jalousie à elle – il est si fréquent de voir un premier enfant dévoré d’amertume et de jalousie quand un second arrive et qu’il doive ainsi « partager » ses parents avec le nouveau venu. Mais dans le cas de Lessing, il semble qu’il y ait eu véritablement une sorte de maltraitance : la fillette devant systématiquement s’effacer devant la figure de l’héritier mâle. Parmi les phrases si puissantes de Lessing, il y a celles qu’elle consacre aux portraits de fillettes ainsi « annihilées » au profit du garçon. J’ai donc tendance à la croire…

Pour les garçons, je ne sais pas ce qui peut pousser ainsi à l’expression de soi, à ce besoin irrépressible de « création », dirons-nous, quand il n’y a eu ni maltraitance manifeste dans l’enfance, ni besoin de revanche sur un destin insatisfaisant. L’amour de la mère ?

Prenons notre hôte, ou vous, Edel. Liez-vous votre pratique littéraire à une configuration affective de votre enfance ? Pour notre hôte, nous avons eu un début de réponse dans Job : la disparition d’un frère aîné. Mais vous ? La rigueur paternelle trop poussée, amenant une révolte canalisée par l’ambition d’écrire (au lieu de vous inscrire à la fédération anarchiste par exemple, ni dieu, ni maître, et pas d’azerty en vue , nom de dlà !)

Delaporte dit: à

Dubois est resté en pyjama pour se rendre chez drouant remercier les Goncourt. Cela me le rend sympathique. Depuis Proust, apprendre qu’on a reçu le prix alors qu’on dormait encore, c’est resté à la mode. Alors, Dubois, il ne passe même pas une veste et un pantalon normal il ne perd pas de temps, il se rend directement au restaurant, est photographié tel quel avec son pyjama par la presse, et répond aux interviews encore à moitié endormi. C’est la classe.

Paul Edel dit: à

Clopine, dans mon enfance, mes parents ont dit de me taire. jour aprés jour, année après année.Ma soeur même traitement..Alors j’ai remplacé la parole à table,impossible, par l écriture, en secret, dans le pension. Bien sûr, c’est une piste parmi d’autres..Le cas de Sartre « poulou »( comme on l’appelait enfant,)est à méditer.Dans « les mots », il affirme que dès son plus jeune âge il a été encouragé par a famille à « faire l’intéressant », à « faire un numéro »! et qu’il a continué, en écrivant.

Paul Edel dit: à

« Liez-vous votre pratique littéraire à une configuration affective de votre enfance? » Oui,Clopine, clairement, complètement, absolument.

Delaporte dit: à

Un roman espagnol pour le Femina :

« Le Femina étranger a distingué Manuel Vilas pour Ordesa, traduit par Isabelle Gugnon (Sous-Sol), lui aussi élu dès le premier tour. »

x dit: à

Déposé hier soir
mais Clopine est passée sans le voir :

« Ne te présente pas, dit Kafka, devant un tribunal dont tu ne reconnais pas le verdict. »

« Mais il serait faux de faire croire que l’on puisse échapper aux jeux qui ont pour enjeu la vie ou la mort symbolique »
« Les puissants sont ceux dont on attend quelque chose et qui ont, de ce fait, la capacité de faire attendre, de faire espérer. […] ils peuvent jouer à leur gré de l’angoisse qui naît inévitablement de la tension entre l’intensité de l’attente et l’improbabilité de la satisfaction. La salle d’attente, chez Kafka comme dans la vie, […], est un des lieux par excellence de l’exhibition du pouvoir »

« L’existence sociale est cet affrontement de perspectives inconciliables, de points de vue irréductibles, de jugements particuliers prétendant à l’universel dont l’insulte et la calomnie de l’existence ordinaire représentent seulement la limite; cette lutte symbolique de tous contre tous qui a pour enjeu le pouvoir de nommer, de dire de chacun ce qu’il est ».
« De là l’immense pouvoir de toutes les instances de consécration ».

Donc, on sait bien (que ce type de verdict n’est ni un veredictum ni la dernière instance), mais quand même…

Delaporte dit: à

« Liez-vous votre pratique littéraire à une configuration affective de votre enfance? » Oui,Clopine, clairement, complètement, absolument. Popaul

Oui, mais il faut bien grandir un jour, devenir adulte. Cela vous traverse-t-il l’esprit parfois, Popaul ? On aimerait. Vous êtes resté au Point moisir pendant quarante années, vous ne vous êtes pas posé la question. Vous ne vous êtes jamais dit, comme Nietzsche « Deviens qui tu es ! », vous en êtes resté à vos vagissements de bébé. Que de préjugés dans la carrière d’un quasi-écrivain comme Popaul !

Pablo75 dit: à

05 novembre 2019 à 13 h 42

@ Paul Edel

Comment tu peux discuter que Rimbaud n’a eu rien à foutre d’être lu ou pas lu la plus grande partie de sa vie, c’est-à-dire à partir de l’âge de 21 ans jusqu’à sa mort?

Quant à Kafka, si Max Brod l’avait écouté, presque personne le connaîtrai aujourd’hui, puisqu’on n’aurait de lui que deux nouvelles: « La Métamorphose » et « Le Verdict ».

Le Kafka qui écrit à son ami ceci:

« Voici, mon bien cher Max, ma dernière prière : Tout ce qui peut se trouver dans ce que je laisse après moi (c’est-à-dire, dans ma bibliothèque, dans mon armoire, dans mon secrétaire, à la maison et au bureau ou en quelque endroit que ce soit), tout ce que je laisse en fait de carnets, de manuscrits, de lettres, personnelles ou non, etc. doit être brûlé sans restriction et sans être lu, et aussi tous les écrits ou notes que tu possèdes de moi ; d’autres en ont, tu les leur réclameras. S’il y a des lettres qu’on ne veuille pas te rendre, il faudra qu’on s’engage du moins à les brûler. À toi de tout cœur. »

est un auteur qui veut être lu, selon toi?

(Et des autres auteurs de ma liste, tu ne dis rien?).

Bérénice dit: à

Les romans de trois lignes sont absolument les bienvenus chez moi, je me demande comment vous faites pour réunir toutes les idées qui trainent dans ce que vous lisez sans éprouver ou désespoir, ou désorientation totale, ou effondrement moral avec accroissement de l’autopermissivité.

renato dit: à

For sale: baby shoes, never worn » (« A vendre : chaussures bébé, jamais portées.
Ernest Hemingway

et alii dit: à

pour vos discussions

Livres publiés à titre posthume

Clopine dit: à

x, très intéressants vos extraits, là. je crois que je n’ai que trop tendance à intérioriser, à retourner contre moi, la violence symbolique qu’exerce le pouvoir social… Et je pense que, chez Kafka, tout était « pouvoir social » sur lui. Son père, bien sûr, mais aussi le pouvoir politique Praguois sur le ghetto, et aussi le pouvoir de la langue allemande… Bref. Un joli sac de noeuds, non ? De quoi, à l’aise, se transformer en insecte, tout près à être écrasé.

Moi je trouve qu’Edel a raison sur Rimbaud et Kafka. Que Rimbaud n’en ait eu plus rien à foutre de ses livres après son départ d’Europe, bien sûr. Mais tant qu’il a écrit, il a voulu être lu, et donc publié, c’est ça l’important.

Idem pour les instructions de Kafka à Brod : pas d’injonction à détruire ce qui avait déjà été publié (dont La métamorphose, pour mémoire.) (si tant est que cela pouvait encore se faire, je veux dire détruire les éditions déjà publiées°. )

Bérénice dit: à

LMD, nous sommes ici des ecrivants , qu’est ce qui ferait l’ écrivain ? Sa notoriété passée à la postérité , il me semble qu’il faut de bons guides pour s’y retrouver. Le Goncourt est discuté alors que le jury composé de lettrés tout de même pas inféodés. Le gout se déprécierait il, difficile d’évaluer et d’évoluer dans ces océans.

et alii dit: à

Les exemples d’oeuvres posthumes sont multiples; ainsi, Ecce Homo de Friedrich Nietzsche, Gaspard de la nuit d’Aloysius Bertrand, La mort heureuse d’Albert Camus et 2666 de Roberto Bolaño ont tous été publiés —et reconnus comme de grands textes— après la mort de leurs auteurs. Il convient de s’interroger sur cette pratique de publication et sur son impact sur les littératures actuelles, celles qui sont en train de se faire et dont la réception n’est pas encore fermée par un discours académique et institutionnel. Salon double propose, à travers ce dossier, d’interroger les ouvrages publiés récemment de façon posthume. Peu importe l’année de la mort de leur auteur; ce qui nous intéresse, c’est de questionner l’inscription (ou non) de ces titres dans les littératures actuelles.

et alii dit: à

le lienhttp://salondouble.contemporain.info/dossier/litteratures-doutre-tombe-ouvrages-posthumes-et-esthetiques-contemporaines

et alii dit: à

Ecce homo, locution latine signifiant littéralement « Voici l’homme », est une autobiographie à la fois parodique et philosophique de Friedrich Nietzsche. C’est aussi le dernier ouvrage original, avant la période de démence de ses dernières années de vie. Rédigé en 1888, il fut publié à titre posthume en 1908.
je crois mais ne le retrouve pas que NIETZCHE parlait du malheur de »naître posthume »

Paul Edel dit: à

Pablo, sur Kafka et Rimbaud, ce que tu dis ne tient pas la route une seconde.Lis rensigne, toi, biographies sérieues ne manquent ,ni pour l’un ni pur lytretre.. correspondances, archives,etc..Tous deux ont voulu t aimé être publiés et lus.Pour le reste ..je te crois..

et alii dit: à

Le Livre de l’intranquillité (titre original en portugais : Livro do Desassossego composto por Bernardo Soares, ajudante de guarda-livros na cidade de Lisboa) est une œuvre posthume de Fernando Pessoa publiée pour la première fois en 1982. Attribuée par l’auteur à son « semi-hétéronyme » Bernardo Soares, elle constitue un recueil inachevé de réflexions, de pensées, d’aphorismes et de poèmes en prose rédigés de manière inconstante et notés sur des feuilles éparses avec l’indication O Livro do desassossego entre 1913 et 19351.

et alii dit: à

La Confession d’Alice (titre original : When Alice Told Her Soul) est une nouvelle de l’écrivain américain Jack London, publiée, après sa mort, aux États-Unis en 1918.

Paul Edel dit: à

Delaporte, j’étais tres heureux au Point. j’ écrivais en toute liberté. impossible de comprendre ça dans votre tête rétrécie. Bouffon.

et alii dit: à

Annabel Lee est le dernier des poèmes écrits par Edgar Allan Poe. Rédigé en 1849, il n’a été publié qu’après la mort de Poe, intervenue cette même année

Pablo75 dit: à

05 novembre 2019 à 14 h 44

@ Clopine

Les grands écrivains écrivent d’abord et avant tout par nécessité. Pas pour être lus. Le fait qu’ils publient et soient lus est une conséquence de ce besoin, pas une cause.

Ce sont les nuls qui écrivent uniquement pour être lus, pour publier, pour se la péter. Eux, se sachant, au fond d’eux mêmes, nuls, ils ont besoin de reconnaissance, pas les grands.

D’où le fait qu’il ait tant d’oeuvres posthumes de grands écrivains et qu’il y ait tant d’écrivains nuls qui publient des dizaines de livres en vie et soient totalement oubliés après.

La meilleure preuve au XXe siècle de ce que je dis c’est Pessoa. Lui il écrivait pour sa mâle à manuscrits.

Alexia Neuhoff dit: à

Voilà que M. Freud est convoqué pour résoudre l’énigme de la motivation qui pousse un homme (une femme) à passer des heures à aligner des mots, des phrases, des lignes, des paragraphes, des chapitres sur cent ou trois cents pages qui feront (peut-être) un livre. Manière de souligner que cette activité relève d’une pathologie, qu’elle n’est pas conventionnelle, qu’il doit y avoir, quelque part, dans la petite enfance, un biais à l’origine de pareille vocation.
Voyons les choses plus prosaïquement. Ecrivain(e) est un métier qui ne requiert aucun diplôme. Le matériau (les mots) est gratuit. L’investissement matériel (stylo, papier) minimal, une table de cuisine peut faire office de bureau, son logis de local professionnel, pas de frais de déplacements, pas de frais de toilettes (un pyjama -sic- fera l’affaire), pas chef de service, de pointeuse, d’horaires. Comment ne pas comprendre l’engouement que suscite cette profession ?

Jazzi dit: à

être lu ou non lu, c’est plus compliqué que ça.
L’avis de Gustave… Flaubert :

« Être connu n’est pas ma principale affaire. Cela ne satisfait entièrement que les très médiocres vanités. D’ailleurs, sur ce chapitre même, sait-on jamais à quoi s’en tenir ? La célébrité la plus complète ne vous assouvit point et l’on meurt presque toujours dans l’incertitude de son propre nom, à moins d’être un sot. Donc l’illustration ne vous classe pas plus à vos propres yeux que l’obscurité.
Je vise à mieux, à me plaire.
Le succès me parait être un résultat et non pas le but. Or j’y marche, vers ce but, et depuis longtemps il me semble, sans broncher d’une semelle, ni m’arrêter au bord de la route pour faire la cour aux dames ou dormir sur l’herbette. »

Clopine dit: à

Alexia Neuhoff, certes, ça joue, sûrement. M’enfin, s’il ne faut pas de diplômes pour écrire, il faut cependant une maîtrise de la langue qui n’est pas donnée à tout le monde (c’est même là-dessus que la domination de certains sur le plus grand nombre s’exerce et s’autojustifie), et des pratiques culturelles (comme lire soi-même, et plus que beaucoup) non évidentes non plus à acquérir. Et une fois tout ceci accompli, après avoir consacré tant et tant d’heures à lire, à tenter de comprendre, arrive en plus l’inévitable moment du passage à l’acte. Si vous n’êtes pas complètement inhibé par le sentiment de votre médiocrité, vous y arriverez, en ahanant bien sûr…

J’ai de la proche famille (un frère, précisément) qui est ainsi gagné par l’envie de raconter son histoire… Mais qui ne sait tout bonnement pas le faire. La cécité des gens, généralement, leur empêche de voir et de comprendre d’où provient leur difficulté à simplement pouvoir communiquer. Tenez, ici même, à la Rdl : combien de messages absolument incompréhensibles, parce que la simple rédaction ordinaire (je ne parle pas de l’écriture littéraire, hein !) n’est pas à la hauteur ? Souvent, je soupire avant de sauter à pieds joints au-dessus de certains commentaires écrits à la va-comme-je-te-pousse : peut-être y’ avait-il là comme une pensée construire et intéressante ? Le bancal de la syntaxe et l’approximation de l’utilisation du clavier azerty empêchent si souvent de pouvoir répondre à cette question, le lecteur étant d’office rebuté par l’expression chancelante qui est le lot de tant de scripteurs, par ici… Et ceux qui ont la maîtrise absolue du langage, de ses codes, et qui savent bien qu’il s’agit aussi d’un habitus bourdieusien réservé aux dominants, ne sont pas pour autant des écrivains, au sens propre du terme. Une DHH si précise dans ses interventions, et si fine dans ses observations, évoque à regret sa difficulté à dépasser la rédaction pour aborder la littérature… Et c’est pourtant une des meilleures d’entre nous ! Combien de messages bâclés ? De maladresses répétées ? Croyez-vous vraiment qu’on puisse, juste parce que ça ne demande pas un investissement financier, se passer de l’investissement intellectuel intense que requiert la littérature ?

Delayourte dit: à

Popaul perd son sang-froid et me traite de bouffon, il n’empêche, je lui pardonne et, au surplus, je le soutiens. Le comble en la matière, ce sont les frères Goncourt qui ne pensent qu’à publier leur premier roman, alors que dehors c’est la révolution. Leur journal commence par ça.
Popaul, seriez vous d’accord pour enfouir vos Shakespeare sous la chaussée du Sillon. On obtiendrait ainsi l’Hamlet mazouté.

Paul Edel dit: à

Pablo, il existe en folio deux volumes qui rassemblent dans l’édition Claude David tous les textes publiés du vivant de Kafka, et ce n‘est pas rien !!… tu devrais les lire. .ça va de « la métamorphose », » le verdict », » description d’un combat,, « contemplation », « un artiste de la faim », « la colonie pénitentiaire » et autres textes plus courts.. Renseigne-toi un Pablo. Kafka loin de renier tout ce qu’il avait fait distinguait soigneusement entre ce qui lui paraissait valable et dont il était fier (Le Verdict, Le Chauffeur, La Métamorphose, La colonie pénitentiaire, Un médecin de campagne, Un champion du jeûne, Première souffrance, Une petite femme, Joséphine la cantatrice), et le reste, à savoir les écrits intimes, les lettres, les journaux et les nouvelles romans inaboutis. A il ne désirait pas de publication .Max brod a passé outre. .Renseigne toi .Pareil pour Rimbaud.Il a fait jusqu’à 20 ans des pieds et des mains pour être publié et reconnu. ensuite ce fut l afrique.. l argent..la fite des vieux parapets de l’europe.. l’oubli de tout ça.

Jazzi dit: à

« Comment ne pas comprendre l’engouement que suscite cette profession ? »

Aujourd’hui encore, vous croyez, AN ?
Les jeunes ne préfèreraient-ils pas plutôt participer à une émission de téléréalité ou présenter la météo ?

MARC SPORTES dit: à

Pour Clopine, que je ne connais pas mais dont j’apprécie la finesse des commentaires tout en nuances (chose rare, la nuance, par les temps sectaires qui courent) ce témoignage d’une très grande « écrivaine »:
« Mais parce que j’étais écrivain-car c’est une condition précoce, avant même qu’un mot ait été écrit, et non un attribut de publication-je suis devenue témoin de ce qui n’était pas dit dans ma société. Très jeune, j’ai entamé un dialogue avec moi-même sur ce qui m’entourait. J’ai tenté de trouver la signification de ce que je voyais en le transformant en histoires fondées sur les incidents quotidiens, ordinaires, de mon entourage. » Nadine GORDIMER(« Le témoin intérieur, 2006)
Pour ma part, c’était la définition de référence de l’écrivain, que je cherchais depuis longtemps. Sans plus me demander si d’écrivant on deviendra ou non un écrivain. Car la publication n’est qu’un des attributs du merveilleux métier d’écrire et qu’elle peut tomber sous la coupe de la facilité, de la paresse intellectuelle, de la censure ou de l’arbitraire.

renato dit: à

On demanda à Barnett Newman pourquoi il peignait. Il répondit : « Pour avoir quelque chose à regarder ».

Jazzi dit: à

Rimbaud savait pouvoir aussi compter sur Verlaine pour faire connaître son oeuvre, Paul !

Paul Edel dit: à

Jazzi, tu as raison de rappeler ce que Flaubert écrit mais il faut que tu cites aussi, bien sur, les lettres de son effondrement aprés l’echec public et critique de « l’education sentimentale ». =Non il n’écrivait pas que » pour son plaisir »,mais pour la renommée, être reconnu comme un maitre.. (lis ce qu’il dit à Maupassant..son disciple. )d’autant qu’il ne cesse de rabâcher qu ‘ écrire que c ‘est un boulot de malade,un esclavage à rendre fou,une longue plainte de passer 4 jours sur le même paragraphe…il fut vraiment malade devant l’incompréhension générale de « l éducation sentimentale. » Aurait-il réagi comme ça s’il n’avait écrit que pour son « plaisir »? non.

Jazzi dit: à

Moi, j’ai toujours souhaité être lu, mais sans avoir à écrire…
(Delaporte va encore dire que je suis une feignasse !)

Phil dit: à

Dear Baroz, il en va des boutons de manchette comme pour le reste, il y en a des sexy et des moins sexy. Ceux de Pivot casse-pètent du contraste avec le pyjama de Dubois.

et alii dit: à

. La cécité des gens, généralement, leur empêche de voir et de comprendre d’où provient leur difficulté
les empêche!

Jazzi dit: à

Oui Paul, mais quand le gros Gustave écrit : « Je vise à mieux, à me plaire », il ne veut pas dire qu’il écrit par plaisir (au contraire, quelle souffrance pour lui !). Il veut plutôt dire qu’il écrit d’abord pour lui…

et alii dit: à

a) Empêcher qqn (parfois un animal) de + inf.Entraver dans son action, ne pas permettre de. Synon. interdire à.Empêcher les gens de.verbe transitif CNRTL

et alii dit: à

CNRTLprécise:
On rencontre ds la docum. la constr. vieillie et rare empêcher à qqn de + verbe à l’inf.
la RDL où l’on peut dire « bouffon »comme au lycée n’implique pas que les cheftaines se parent de vieilles et rares tournures pour se hisser au podium des CAP (cas à part)

Delaporte dit: à

« Delaporte va encore dire que je suis une feignasse ! »

Jacuzzi, Popaul et moi-même, Delaporte, sommes des feignasse. Cela ne m’étonne pas que popaul se félicité d’avoir turbiné quarante ans au point, où il a été, dit-il, « libre ». Libre d’écrire des articles débiles pour un lectorat puant, et c’est tout. Heu-reux ! Quelle tache !!!

x dit: à

Beau texte dense (cette densité rendant son abord un peu difficile) de Jean-Luc Nancy, « Les raisons d’écrire ».
D’abord publié dans le collectif Misère de la littérature en 1977, l’auteur l’a repris et assemblé à un second, « Les raisons de lire ». Vous les trouverez sur la toile sous le titre L’Excrit.

On y croise entre autres Mallarmé, Proust, Kafka, Joyce, Borgès, Bataille…

« Il n’est de livre d’un je », « Je n’ai pas plus faict mon livre que mon livre m’a faict, livre consubstantiel à son autheur. » (Montaigne), « Le sujet s’érige en Livre », dimension bien connue, mais « Que le je s’exhibe ne le fait pas voir pour autant. Quelqu’un se perd irrémédiablement dans la matière de son livre ».

Sur la condition posthume de l’écriture voir Lacoue-Labarthe à propos de Blanchot : « il y a quelque chose comem l’idée que l’écrivain est celui qui écrit en sachant qu’il est déjà mort. C’est la position d’énonciation de l’écrivain qui suppose sa mort antérieure et c’est ça le grand mythe littéraire moderne à mon sens. »

Je signale que dans L’Excrit de J-L. Nancy, à côté de l’expression personnelle une autre dimension est soulignée (qui ne dévalorise pas nécessairement l’élixir d’or pur, fruit des « saintes solitudes », mais relativise tout de même l’opposition radicale à « la mer des multitudes » (« La Bouteille à la mer » de VIgny)) : celle de la répétition, de la présence des livres des autres, des écritures qui nous ont précédés, dans ce que l’on écrit. Les appels répondent aux appels (les bouteilles à la mer aux bouteilles à la mer, à condition que nous les ayons trouvées, qu’elles nous soient parvenues), à l’infini ?)

et alii dit: à

comme disait Montaigne -pensée bien frappée dont je ferais volontiers ma devise si je devais en proposer une: »peste soit l’opinion de savoir »

x dit: à

Errata :
Avant-dernier paragraphe : comem, lire « comme »
Dernier paragraphe, une parenthèse ouvrante oubliée au tout début.

Petit Rappel dit: à

Labat est surtout connu sauf erreur pour son Histoire des Antilles, trois volumes in Quarto, encore recherchée des amateurs.
Cette liste d’écrivains non publiés ne signifie pas grand chose, de Tallemant, qui n’a jamais envisagé la publication, à St Simon, dont le manuscrit fut confisqué à sa mort pour n’être restitué qu’ par Louis XVIII à ses héritiers. Mais dés le dix-huitième siècle circulait une proto-édition, très mutilée, comme le montre l’attaque de Voltaire dans le Siècle de Louis XIV: « Un laquais qui écrit sous les toits de Versailles, c’est ce qu’on appelle les Mémoires du Duc de St Simon ». Les sorts anthumes et posthumes de Rimbaud relèvent d’une autre époque, d’autres conditions d’édition, mais la première des Illuminations a été tout sauf un succès de masse dans une époque qui, on l’oublie trop, voyait son poète martyr dans le gentil Glatigny, mort jeune et Bohème.
La vraie question serait plutôt comment certaines œuvres ont-elles fait pour parvenir jusqu’à nous, étant conçues pour etre lues ou dites dans de petits cercles, et consignées sur manuscrit pour certaines? C’est là que l’on peut remercier les érudits ou les proches, les Mommerqué, les Verlaine, et tous ceux qui ont le flair de repérer un génie et de pouvoir l’éditer, fut-ce à petit nombre.
MC

Paul Edel dit: à

Exact Petit Rappel.

D. dit: à

J’ai de la proche famille (un frère, précisément) qui

=

Mon frère

D. dit: à

je soupire avant de sauter à pieds joints au-dessus de certains commentaires écrits à la va-comme-je-te-pousse : peut-être y’ avait-il là comme une pensée construire

😂

Alexia Neuhoff dit: à

@Clopine
Je ne suis pas sûre qu’une connaissance savante des littérateurs et de la littérature n’inhibe toute velléité de s’en mêler. Il faut une certaine inconscience, sous prétexte que l’on a deux pieds pas trop mal chaussés, pour s’élancer à l’assaut de l’Annapurna.

Clopine dit: à

Merci, Marc Sportès… Vous savez, ici, c’est la foire d’empoigne si souvent, il faut savoir y jouer des coudes. Une seule règle à suivre : la règle du « Je » !

D. dit: à

Au Je Clopine gagne à tous les coups.

et alii dit: à

Au Je
vous ne vous prendriez pas par hasard pour le Duc d’ Auge ? elle n’est pas fleur bleue pourtant

Marie Sasseur dit: à

« La vraie question serait plutôt comment certaines œuvres ont-elles fait pour parvenir jusqu’à nous, étant conçues pour etre lues ou dites dans de petits cercles, et consignées sur manuscrit pour certaines? C’est là que l’on peut remercier les érudits ou les proches, les Mommerqué, les Verlaine, et tous ceux qui ont le flair de repérer un génie et de pouvoir l’éditer, fut-ce à petit nombre. »!

Des petits cercles militaires comme celui de M. Genevoix. Contraint par son supérieur de signer un contrat chez Hachette, chez qui il l’avait emmené par surprise.
J’ai entendu cela tout à l’heure dans l’autoradio.

Jazzi dit: à

Tout cela nous ramène à la question des génies inconnus.
Vaine question, car s’il y a eu des génies inconnus, nous ne le saurons jamais !

et alii dit: à

qui est-ce ?
Cependant, ses poésies ne cessent jamais de se diffuser de manière clandestine par le bouche à oreille et dans les samizdats.

D. dit: à

Jazzi, il faut se contenter des génies connus, comme moi !

Chaloux dit: à

Clopine dit: à
Chaloux ne sait évidemment pas de quoi il parle.

Si Cloquepine, la pécore à face d’écrevisse le dit, c’est sûrement vrai. Je ne sais certainement pas de quoi je parle, mais je n’aurais pas non plus écrit un livre sur Proust sans avoir lu la totalité de son oeuvre et de sa correspondance, et surtout ignorant absolument qu’il avait écrit des nouvelles, c’est à dire sans savoir de quoi je parlais,- ce qu’a fait cette pécore sans la moindre vergogne, comme tout ce qu’elle fait, comme par exemple tuer des animaux à coup de bâton. Sans doute parce que je n’ai pas son niveau mental de demeurée qui sait tout sans avoir rien lu.

@Pablo. Inutile de ferrailler avec eux. Le principal c’est qu’on soit d’accord.

Cortot devient pianiste parce qu’il est un chef d’orchestre raté. Mais pour toutes sortes de raisons, c’est tout de même un grand pianiste. Il y a aussi toutes sortes d’autres raisons pour que Rachmaninov qui est un des plus grands pianistes du XXe siècle avec une technique monstrueuse n’ait pas pu le souffrir. Ravel s’était ému que Cortot joue son concerto pour la main gauche avec les deux mains (il y a un moment dans l’enregistrement on ne sait plus trop ce qui se passe). Mais il me semble qu’Horowitz, que Rachma considérait comme un fils, a tout de même pris quelques leçons (si on peut dire) avec Cortot.

Passé chez Gibert Joseph, trouvé les Propos des 52 semaines et les Lettres de Paris de Morand. Bonne pioche…

Chaloux dit: à

Boldoclopine: Perso, quand je me suis enfin autorisée à me décerner à moi-même la qualité d’écrivain.

C’était ça ou rien.

D’ailleurs c’est aussi rien…

Hurkhurkhurk!

Jean Langoncet dit: à

…avec le point de vue des uns et des autres.

Jazzi dit: à

Tu es connu sous quel nom, D. ?

Marie Helene S dit: à

Les boutons de manchette, jazzi, les jeunes hipsters tels mon fils adorent ! Tout ce qui est ‘vintage’.

Paul Edel dans la facon de rabattre le succes de J-P.Dubois au benefice de O.Rolin, ‘candidat malheureux’ auquel n aurait manque, suggere t-il, qu un soupcon de chance ,a peine un surcroit d attention du jury plus dispose envers lui met de la coquetterie dans l histoire et distord la valeur du prix emporte par l autre;

C est genant. ‘Exterieur monde’ est un bon livre, l autre l est aussi. Il faut bien un gagnant. J-P.Dubois a recu la nouvelle avec une gentillesse presqu a hauteur d une desinvolture. Faut -il pour ca, au nom d une amitie de la sphere privee, installer insidieusement O.R. dans la peau du perdant superieur qui aurait merite d etre ‘a la place’ de ?
La pilule plus dure a avaler pour Amelie N,.

olivier Rolin n a pas ete oublie ni maltraite a aucun moment par la critique ou les jures. Il a recu deja des prix substantiels, le Prix paul Morand n etant pas des moindres (plus de 30 000 euros, je viens de le lire sur wiki).

Combien avons-nous ete a etre subjuguees par son charme avachi, invite partout, a des lectures et des conferences ou il arrivait porteur ,en plus de celle du ‘grand auteur’cabosse et leader gp, de l aura du compagnon de Jane Birkin !
Il en usait et abusait, pour notre plus vif plaisir . A une signature a cote de Beaubourg, il etait venu l arcade ouverte; il marmottait en buvant son cafe& draguant la libraire. Une femme brune (son attachee de presse ?) se demenait pour passer les livres, une ‘Marie’ a laquelle il ne faisait pas attention . Elle avait l air plus a plaindre.

S.Tesson et lui ont en commun le danger alcoolique, une ecriture de voyage aux profondeurs de soi.Laissons a Caesar ce qui est a J-P.Dubois. Quelqu un a t-il a dire sur ‘La panthere des neiges’?(titre tire de M.ayme ?)

Cordialement.

et alii dit: à

on a le menu!
Quant au menu, il a ses usages. Ainsi, tous les produits nobles doivent y figurer : huîtres, caviar, foie gras, mais aussi, automne oblige, un gibier – qui sera à poil les années paires, et à plumes les années impaires.
Huître juste tiède, poireaux, champagne, caviar
Tourteau et homard, royale de céleri au paprika fumé
Saint-Jacques, viennoise, oignons doux, infusion de parmesan
Bar, gnocchis vert tendre au cresson, crème de champignons
Canard colvert et foie gras, chou vert, jus de civet
Brie de Meaux aux truffes
Choux, chocolat noir chaud Guanaja 70 %, glace vanille Ouganda
obs

Marie Helene S dit: à

je me permets, si P.Assouline l autorise un bref retour au fil precedent.

Sur Verdier.Fut evoquee la ‘jaquette grise’ de Terra d altri. Tout a fait exact. Le bleu etait pour la litterature russe, la panacee, vert clair pour l Allemagne.
Les titres francais en jaune, avant que soit uniformisee la couleur.

Je ne les ai pas vu disparaitre, pourtant elles y etaient.
Mais je ne lis plus trop leurs parutions. fabriquees,surfaites. Pour un Sigismund Krzyzanowski, il y a trop de livres-circonlocutions ou la difficulte passe pour du talent et le leger, l intellectuel banal pour de l epure et de la profondeur.

Delaporte dit: à

Une interview de Dubois. C’est bizarre, mais je n’accroche pas du tout. Il se met à son livre le 1er mars, et le 31, c’est terminé. C’est mécanique. A aucun moment, il ne dit que c’est vital pour lui.Même Popaul va être choqué, qui fait tout revenir à l’enfance, qui devient gâteux, que 40 ans de Point putride ont lessivé. Dubois, lui, c’est à l’Obs qu’ul a sévi, qu’il s’est fait laminer en écrivant ses articles inutiles. Popaul et Dubois sont quasiment frères d’armes :

https://youtu.be/jM5p5s1Q-x4

Delaporte dit: à

Huître juste tiède, poireaux, champagne, caviar
Tourteau et homard, royale de céleri au paprika fumé
Saint-Jacques, viennoise, oignons doux, infusion de parmesan
Bar, gnocchis vert tendre au cresson, crème de champignons
Canard colvert et foie gras, chou vert, jus de civet
Brie de Meaux aux truffes
Choux, chocolat noir chaud Guanaja 70 %, glace vanille Ouganda
______________

Certains mets sont exquis, comme le brie de Meaux aux truffes. Ma gentille fromagère, près de chez moi, en vend. Ce n’est pas trop cher, malgré la truffe. Je recommande.

MARC SPORTES dit: à

En effet, Clopine, c’est une foire d’empoigne mais assez sympathique, que l' »objet littérature » rend dingue ou génial, c’est selon…Vu d’ici (sur ma colline niçoise) cela me semble un bain de jouvence!
Petite méditation du soir: » Il y a, en art, des problèmes de circonstance et des problèmes essentiels. Les premiers se renouvellent tous les quinze ans, tous les trente ans ou tous les demi-siècles, selon qu’ils sont affaire de mode, de goût ou de moeurs. Plus ils sont éphémères,plus ils absorbent l’attention. Quant aux problèmes essentiels, ils ne sont jamais à l’ordre du jour. Chaque artiste les affronte, seul, dans les moments les plus décisifs de sa vie.(…)Mais ce n’est qu’avec les problèmes vitaux que commencent les amitiés littéraires. » (Jean SCHLUMBERGER. Considérations 1909).

Delayourte dit: à

D’ailleurs ce n’est pas vraiment le brie de Meaux à la truffe. C’est le brie nature, mais qui est placé juste à côté de l’autre et en prend un peu le goût. Elle me fait un prix quand la date est dépassée.

Delayourte dit: à

Popaul, connaissez-vous la mimolette mazoutée ?

Delaporte dit: à

« D’ailleurs ce n’est pas vraiment le brie de Meaux à la truffe. C’est le brie nature, mais qui est placé juste à côté de l’autre et en prend un peu le goût. Elle me fait un prix quand la date est dépassée. »

Delayoutre, vous êtes à côté de la plaque. Je ne consomme que des produits frais et absolument intactes, et ma fromagère ne me fait pas de rabais. Je dépense ce qu’il faut, en tant que grand gastronome, et les manioères que vous me prêtez révèlent votre misérable esprit, Delayoutre. Je vous souhaite très cordialement une bonne intoxication alimentaire et d’avoir la chiasse pendant plusieurs semaines !

raymond dit: à

Cher Paul Edel, je voudrais préciser que les premiers textes de Kafka parus chez Rowohlt ont été approuvés et défendus par Robert Musil. Oui, Kafka y tenait beaucoup, il était très fier en particulier de voir éditée la parabole du gardien de porte (Vor dem Gesetz) dans le recueil du « verdict ». Il est d’autant plus touchant de vouloir à la fin faire brûler tout; mais je risquerais ici une interprétation (une de plus)fort discutable celle-ci: il ne voulait finalement pas que les gens lisent ses textes, car ils les trouvait trop déprimants; on voit bien comment il dévalorise « la métamorphose » dans ses lettres à sa ‘fiancée’ et à la fin de sa vie il découvre tout soudain la VIE, la vraie VIE, avec Dora à Berlin en pleine inflation galopante, et je crois que c’est en suivant cette découverte vitale qu’il demande avant de mourir qu’on brûle tout ça, tout ce passé d’écriture; son masochisme, sa précipitation (voir ce qu’il dit à ce propos dans « ER »), l’amènent à choisir le négatif, la destruction. C’est un moment; la volonté de tout brûler est la conséquence paradoxale du bonheur avec Dora au bord de la mort (ce qui nous échappe je le conçois aisément).

D. dit: à

Il y a quelque chose de formidable, mon cher vieux, Delaporte, mais que vous ne pourrez pas vous offrir, c’est le Brillat-Savarin (triple crème !) à la truffe. J’en mange un par semaine en sept fois, à chaque fois après l’entraînement.

DHH dit: à

On me reprochera peut-être de trouver les raisins trop verts mais le menu du Goncourt ne me tente pas
Il manque d’élégance avec son accumulation de plats sophistiqués et , qui plus est ,écrasés par les fioritures verbales de leur présentation
On a défini l’art baroque en sculpture comme l’art de la surcharge On a là un exemple de baroque gastronomique mais sans art

D. dit: à

Il est surprenant qu’aucun champignon d’automne ne figure dans ce menu… ce n’est pas très malin.

J’ai toujours eu du mal avec les huîtres chaudes. À mon sens l’huître ne se consomme que crue et fraîche, sans être froide, sans citron, vinaigre ni échalote mais avec une tartine de pain de seigle frais généreusement beurrée d’un beurre d’exception.

Pat V dit: à

C’est le brie nature, mais qui est placé juste à côté de l’autre et en prend un peu le goût. Elle me fait un prix quand la date est dépassée.

Ben, dites donc Delaporte, il s’agit là de Brie à l’odeur de truffe et pas de Brie aux truffes! 😉
En pays de la truffe, on coupe en deux ( comme une génoise par exemple) le brie et on y dépose une couche de brisures de truffe et on laisse le tout murir en cave.
C’est cela le brie truffé.
Voyez un artisan d’ici faire la différence entre :
Brisures
Brossées extra
Jus de truffes
Morceaux
Pelures

raymond dit: à

Cher Paul Edel, ce qu’il a vécu avec Felice (i.e. rien) l’a dégrisé. Kafka choisit avec Dora la vie avec elle et non plus la littérature qui était l’exclusive totale. Il l’écoute raconter sa vie d’institutrice, il est passionné par ce qu’elle fait, il entre ENFIN dans la loi. Vision romantique(c’est l’amour!), je veux bien mais Rainer Stach son biographe fait ce récit et je le crois. Dora est un basculement. Il a quarante ans, il sent autre chose, il va vers la vie avec l’autre, cela lui semble possible. Il ne veut pas que son exclusif littéraire serve de modèle, on le voit bien avec Josephine qui est l’extrême du ridicule… on le sent au bout de sa pensée du littéraire devenu totalement dérisoire.
C’est sur ce point seulement que l’on peut le comparer à Rimbaud, voir « Keller le gruyère » etc. Rimbaud à la fin en a ras le bol de cette illusion littéraire (pseudo romantique qui plus est). Rimbaud est sur une autre articulation aussi vitale: après vingt ans les choses sérieuses commencent(l’ardennais que je suis confirme que ces propos maternels ont fait enfin leur œuvre, c’est à dire le refus de l’œuvre littéraire; passons aux choses sérieuses! )

D. dit: à

Je suis d’accord, DHH, et je vais dire tout haut ce que vous pensez tout bas : cela fait menu de parvenu, menu-Rollex, menu de Sarko.

Janssen J-J dit: à

le romancier allemand Michael Kumpfmuller a beaucoup imaginé dans son magnifique petit roman dédié au bonheur des deux dernières années de Kafka et Dora… Il rejoint en partie la suggestion de monsieur Prunier sur cette histoire de « bruler le reste »…
https://www.babelio.com/livres/Kumpfmuller-La-splendeur-de-la-vie/449766
Si vous êtes passés à côté, n’hésitez pas à aller y voir… C’est un manifeste anti-déprime dont tous les tristes kafkologues devraient faire leur miel. Une petite bijoie… Oui messieurs, dame !

Pat V dit: à

Il manque d’élégance avec son accumulation de plats sophistiqués et , qui plus est ,écrasés par les fioritures verbales de leur présentation

Peut-on ne pas partager votre opinion, DHH?
Ne s’agit-il pas là, de plats de base qui trouvent leur richesse en eux-mêmes : fruits de mer, gnocchi un des plats les plus populaires après la pizza, viande de canard, etc.
Mais ce n’est qu’un avis.
Ce qui nous manque le plus, ce sont en fait les vins qui accompagneront ces agapes.;)

Jean Langoncet dit: à

Arrosé d’eau plate ce menu, et alli ?

raymond dit: à

JJJ
merci pour la référence que je ne connaissais pas. Référence très précieuse.
Ce qui est difficile à admettre ici c’est que Kafka puisse avoir changé, alors que nous en avons l’ ‘image’ d’un écrivain dans l’anachorèse pure(Seul comme Franz Kafka); ce basculement a pourtant été, les preuves sont nombreuses, et l’envie de tout brûler n’a pas forcément cette portée blanchottienne que nous lui prêtons… enfin je demande à avoir le temps d’y réfléchir. Je conçois par ailleurs que cette vision dernière de Kafka est finalement très antilittéraire, très antiuniversitaire. Il était amoureux, ben oui. C’est tout. Lui qui ne concevait que la vie à travers la littérature, le voilà qui balance tout par dessus bord. C’est dur à admettre ce n’est quand même pas si sûr que ça! ça se discute! En plus il est au bord de la mort… c’est difficile à concevoir…

et alii dit: à

e il découvre tout soudain la VIE, la vraie VIE, avec Dora à Berlin en pleine inflation galopante, et je crois que c’est en suivant cette découverte vitale qu’il demande
JE PARTAGE VOTRE AVIS QUE CE FUT POUR Kafka une découverte vitale avec l’hébreu qu’elle lui amenait

D. dit: à

Le foie gras chaud bof.

D. dit: à

Ce soir je me suis enfin autorisé à me décerner à moi-même la qualité de Maréchal de France.

et alii dit: à

le menu arrosé:
Le tout accompagné, entre autres, de Champagne Delamotte, et Pol Roger, d’un Margaux Château Rauzan-Ségla 2010, et d’un Collioure Coume Del Mas 2016.

Marie Sasseur dit: à

@Une interview de Dubois.
Elle est très bien menée cette interview, Delaporte. Celui qui pose les questions a lu le bouquin, c’est déjà ça.
Et les textes du père, non lus , non publiés, c’est assez énorme.

et alii dit: à

Il projetait de s’installer en Israël et a commencé à chercher un tuteur ou une tutrice d’hébreu. On l’a introduit auprès de l’une d’entre elles, Puah Manchel qui, originaire de Jérusalem, à l’époque du Mandat, s’était rendue à Prague pour étudier à l’Université Charles.

Quand leurs sessions communes ont pris fin, Kafka lui a offert certains de ses carnets de note en souvenir, avec des colonnes de mots en hébreu, en face de leur traduction en allemand. Manchel a ensuite fait don de ces pages à la Bibliothèque Nationale.

Kafka et Manchel ont aussi correspond par courier en Hébreu. Manchel a en définitive, mis un terme à leurs contacts, mais Kafka a continué à s’enquérir d’elle auprès de leurs accointances mutuelles.

Jazzi dit: à

Ce n’est plus un menu, mais une anthologie culinaire, DHH et Pat V !

Bon, oui, mais bof !
A l’image des titres primés…
(je crois que Passou, ce qui l’intéresse le plus c’est de pouvoir faire ses photos ?)

Jazzi dit: à

« une découverte vitale avec l’hébreu qu’elle lui amenait »

De quoi le calmer de ses pulsions homosexuelles !

Marie Sasseur dit: à

« Ce qui est difficile à admettre ici c’est que Kafka puisse avoir changé, alors que nous en avons l’ ‘image’ d’un écrivain dans l’anachorèse pure(Seul comme Franz Kafka) »
Ce qui n’est pas difficile à savoir, c’est que Kafka, a eu une vie sociale complètement impliquée dans les problèmes de son temps.

« C’est tout. Lui qui ne concevait que la vie à travers la littérature, le voilà qui balance tout par dessus bord. C’est dur à admettre ce n’est quand même pas si sûr que ça! ça se discute! En plus il est au bord de la mort… c’est difficile à concevoir… »

Oui, ça peut se discuter les Lares vers lesquelles Kafka a trouvé du réconfort, ayant de plus en plus de mal à respirer.

Marie Sasseur dit: à

« On a défini l’art baroque en sculpture comme l’art de la surcharge On a là un exemple de baroque gastronomique mais sans art »

Deachach elle a toujours les coudes sur la table et mange la bouche ouverte.
Comme entendu cette vacherie, à la radio, où il était question de Monsieur Pivot, commentant la nomination du Goncourt, l’un des animateurs à cette évocation s’est brusquement rendu compte qu’il devait prendre rendez-vous chez le dentiste…

Alors pour redonner au Baroque ses lettres de noblesse, voici le portrait du MOF au service de la table Goncourt.

« Chef ultra-doué de la jeune génération, Philippe Mille, lauréat au Concours national de cuisine artistique en 2008 et Bocuse de Bronze en 2009 est le chef des cuisines aux Crayères à Reims depuis octobre 2009 »

https://www.terroirsdechefs.com/les-grands-chefs-etoiles-de-france/biographies-des-grands-chefs-cuisiniers-de-france/Philippe-Mille

Marie Sasseur dit: à

Delaporte, vous devriez lire ce roman de Dubois. Et je vais vous en donner une bonne raison.
Ce que le pasteur Hansen lui-même très pascalien, pense des cathos est pour rire.

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