de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le roman de Patrick Grainville fait bonne impression

Le roman de Patrick Grainville fait bonne impression

Au fond, qu’est-ce qu’un chef d’œuvre sinon ce livre, ce film, cette pièce de théâtre, cette sculpture ou ce tableau qui vient à point nommé dans notre vie nous expliquer ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire ? Question de kairos. Rien de plus personnel, arbitraire, subjectif, loin des canons de l’histoire de l’art. De toutes les toiles qui me hantent depuis des années, la Terrasse à Sainte-Adresse de Claude Monet est l’une des plus têtues. Elle est pourtant d’une infinie délicatesse, cette scène de genre dans l’été normand où l’on voit au premier plan un couple assis et de dos, la tante et le père du peintre, observer au centre un homme et la cousine du peintre conversant debout tandis qu’au troisième plan un bateau s’inscrit entre la mer et l’horizon. Ce tableau, qui s’intitula d’abord Jardin à Sainte-Adresse, fut acheté par Victor Frat directement à Monet ; plus tard, la veuve du collectionneur le céda au marchand historique des impressionnistes, Paul Durand-Ruel.claude-monet-3

Longtemps je ne l’ai connu qu’en reproduction, d’abord admiratif de l’équilibre de sa composition, de sa logique interne, de son admirable harmonie de couleurs ; il y a là quelque chose qui fait oublier la violence et la vulgarité du monde, ses plus bas instincts et la domination du Mal, un je-ne-sais quoi d’apaisé et de lumineux qui nous réconcilie avec lui. J’en étais là jusqu’à ce qu’un jour, à l’occasion d’une exposition impressionniste au palais du Luxembourg où je m’étais rendu sans même en avoir flairé le programme, je me retrouve soudainement face à lui, isolé en solitaire sur un pan de mur à lui dévolu comme pour en mieux souligner son caractère extraordinaire, subtilement éclairé. Ce qu’il m’a dit en ces instants-là est privé, intime ; mais en me ramenant à mon adolescence peuplée de marines de Marquet et de fenêtre sur ports de Matisse, à la nostalgie du monde de Proust, à la société de ce temps, à tout ce qui s’exprimait alors de si français lorsque je l’interrogeais, je me souviens l’avoir quitté heureux d’emporter avec moi une invitation à la légèreté. A plus de légèreté en toutes choses.

Aussi au début de cette année, lorsque j’ai reçu Falaise des fous (656 pages, 22 euros, Seuil), le nouveau roman de Patrick Grainville, je l’ai laissé reposer sur ma table pendant des mois comme si je craignais d’y découvrir les secrets de cette œuvre. Il est vrai qu’il est enveloppé d’une jaquette reproduisant non l’une des nombreuses falaises normandes qui sont comme autant de piliers du récit, mais « mon » tableau de chevet. Celui qui me raconte sans m’expliquer.

Patrick Grainville, né en 1947 à Villers-sur-mer (Calvados), est ici chez lui, dans son élément naturel. La Normandie est son domaine et sa propriété. Son narrateur, qui est censé écrire en 1927, se penche sur les soixante années écoulées., la guerre de 1870 marquant la borne du début, entre Le Havre, Etretat et Fécamp. Fils d’une modèle morte jeune, il achève ses jours dans les bras d’une autre modèle. Entre temps, blessé jeune dans la pacification de la Kabylie, installé à Etretat par les soins de son oncle et protecteur, ce jeune rentier hédoniste peut se permettre de se consacrer au culte de la beauté en art comme en femmes. Il est vrai que, comme beaucoup de non-créateurs, ledit « mystère de la création » l’intrigue. Ce tableau Jardin à Sainte-Adresse, qu’il décrit comme clair, hypnotique et peuplé de présages, le  fascine. Trente ans qu’il y rêve jusqu’à ce qu’il le voie en vrai. Comme moi, encore que lui y investisse une part de lui-même plus forte encore…

« comme s’il détenait la clé d’un mystère lié à mon enfance, à ma famille, à ma mère havraise. Une lueur de bonheur traversa le nuage de tristesse où j’étais plongé. Je n’avais vu encore de la Terrasse que des reproductions. Elle était devenue pourtant la vision finale que je devais en avoir a t elle rejailli sur tout ce récit rétrospectif de ma vie. La fin serait-elle la vérité du commencement ? »falaises d'etretat, soilel couchant 1883

Est-ce encore un roman ou déjà un tableau ? Parfois, on ne sait plus. Il est vrai que le flamboyant Grainville au lyrisme débordant s’est si bien coulé dans le moule, et si bien intégré dans le motif, qu’il a presque réussi à composer sa propre toile en élève des impressionnistes. Même si sa secrète préférence va à Courbet depuis qu’il l’a vu peindre sur la plage, Monet est incontestablement son grand homme. Il ne le lâche pas le début à la fin du récit, tant en créateur prométhéen qu’en bonhomme Monet, même si tous les autres sont également de la partie, Manet, Degas, Renoir, Boudin…

Le narrateur accompagne Monet à l’intérieur de la falaise, dans les failles du monstre où Delacroix était déjà venu poser son regard, pour prendre son pouls, entendre ses entrailles grouiller ; il enrage avec le peintre des changements d’humeur de la météo et du ciel qu’il ne sait pas qu’il pose ; il invite à se méfier de la nature lorsqu’elle présente au peintre du cousu main et peste encore contre ses métamorphoses. Rarement un groupie aura témoigné d’une telle empathie. Il a vu Hugo en septembre 1882 et ne s’en est jamais remis, le monstre précédé de sa légende un jour qu’il déjeunait avec son ami Paul Meurice au village marin de Veules-les-Roses. Quel événement que la visite du mythe en personne !

« Un détail nous fascina, Mathilde et moi. Dans la villa de son ami Meurice, Hugo travaillait face à la mer, bien sûr, comme dansles îles de son exil. Mais voilà le fait qui nous enchanta : un miroir reflétait derrière lui la fresque des vagues comme pour l’en envelopper. Il nous arrivait à Mathilde et à moi de disposer un miroirr pour contempler notre conjuguaison. Peut-être aussi pour aviver un plaisir qui s’émoussait. Mais nous ne formions pas une mer. »

La mort de Victor Hugo, le grand crocodile comme l’appelait Flaubert, celui dont la personnalité et l’œuvre surplombent son temps, est un morceau de choix mais l’exubérant Maupassant dit le taureau des alcôves n’est pas en reste et Flaubert bien sûr, la Normandie existerait-elle s’il ne l’avait écrite ? C’est aussi bien senti et restitué sur les milieux de la peinture que sur ceux des Lettres et du journalisme de ce temps. Curieusement, seul le monde de la musique manque à l’appel. A ceux qui se demandent à quoi peut bien ressembler un artiste raté, toute la vie du narrateur témoigne de ce qu’il est un homme désoeuvré dans toutes les acceptions du terme. On connaît des « écrivains » qui s’expriment du haut de leur œuvre future : lui, son œuvre l’a fui et il n’a pas cherché à la rattraper, préférant compenser par l’admiration des génies de leur art. Mais l’auteur gâte les écrivains plus encore que les peintres. Son narrateur abdique alors tout sens critique lorsque c’est de Proust qu’il s’agit :

« Qui eût deviné que cette frêle fleur d’un duel postiche, que ce gommeux, ce crevé, ce salonnard séraphique, ce lèche-comtesses, ce bulot entourbanné des algues de Balbec, était le géant absolu de la sensibilité et du verbe ? Cet asthmatique écrasé d’enfance, envahi par sa mère, sa grand-mère et les manies de sa vieille tante beauceronne, ce farfadet tombé de Saturne, marinant dans ses fumigations et ses méandres psychologiques, clipserait ces colosses de Rodin que sont Balzac, Flaubert et Zola… Ce dandy était un titan. »Eugène_Boudin_-_Étretat._La_falaise_d'Aval

Auteur prolifique à la tête d’une bibliographie forte d’une quarantaine de livres, Patrick Grainville s’est senti l’âme d’un fresquiste à qui l’invention du chemin de fer et celle de la peinture en tubes auraient donné le goût du grand air jusqu’à planter son chevalet dans la nature. On croise un monde fou, célèbres et anonymes, et aussi tout simplement des gens prêts à se damner pour un ciel de Boudin ou à perdre le sens des réalités pour une falaise d’Aval vue par Monet. Et tous les événements de l’époque, un peu trop même. Rien n’y manque des guerres et des révoltes, de la catastrophe minière de Courrières à la traversée de l’Atlantique par Lindbergh. Se méfier de l’effet catalogue lorsqu’un roman se collète à l’Histoire. Mais la plume est si virtuose qu’on se laisse avoir (ici un extrait du début). Grainville s’y révèle un portraitiste cruel tant sa pointe est acérée, notamment dans l’évocation de l’affaire Dreyfus.

C’est toujours aussi foisonnant, le baroque absolu en moins, tout de même. Sinon ses personnages se seraient révoltés contre lui. S’il a délaissé sa veine fantastique, onirique et érotique, c’est simplement que ce qu’il avait à raconter l’exigeait. Mais il y a encore des restes de ce qui fut la patte et la signature du fameux Grainville des Flamboyants (prix Goncourt, 1976). Il faut être complètement Grainville pour déceler dans l’âme de Fécamp une secrète fulmination de ténèbres. Et puis ces meules de Monet, qu’il tient pour son chef d’œuvre « fou et cosmique », évoquées comme autant d’ « avatars telluriques incandescents »… Et la falaise à Fécamp comme « un cap à tête de Moby Dick »… J’ignore ce que le récit du duel Proust-Lorrain dans un après-midi de Meudon doit à la chronique, mais sous sa plume, c’est tordant. Cela dit, si l’on peut imaginer que Gertrude Stein ait traité Picasso de « asshole », on ne croit guère qu’elle ait pu lui lancer « Hole of Ass ! »

C’est parfois un peu daté, non dans la forme mais dans les références. Faut-il avoir cette époque en tête pour comprendre l’allusion au « petit Badinguet de sa caste » ! Mais au fond qu’importe tant que cela sonne vrai et que la note est juste. Grainville est à son affaire avec la peinture : c’est le quatrième de ses romans qui y est consacré, pour ne rien dire des nombreuses préfaces et des livres d’art à deux mains qu’il a signés avec des peintres contemporains. Ici il montre bien la nature de ces artistes, et en quoi ils étaient d’abord des natures. Il ne se contente pas de décrire les tableaux : il nous les fait sentir et ressentir : on les voit. Il est vrai qu’il est sans parti pris, outre celui de la grandeur et illustration de l’impressionnisme, contrairement à L’Oeuvre gâtée par les ambiguïtés de Zola envers son ami Cézanne. Cela dit, leur marchand à tous, celui a tout risqué pour les soutenir, les entretenir, les faire connaître et les imposer au monde, méritait mieux que «ce bon Durand-Ruel ». Mais quoi : Patrick Grainville a tenté et réussi l’exploit de faire résonner l’histoire de l’art depuis Etretat en ses falaises conçu comme une chambre d’écho de la rumeur du monde. Il faut avouer que ce n’est pas rien et qu’il nous a bien eu. Mais on en sait toujours aussi peu sur le-mystère-de-la-création-artistique et c’est tant mieux. Pourvu que ça dure.

(« Terrasse à Sainte-Adresse », 1867, huile sur toile de 98 x 130, de Claude Monet, Metropolitan Museum of Art, New York ; « Claude Monet », photo D.R. ;  « Falaise d’Etretat, soleil couchant », 1883, de Claude Monet, Raleigh, North Carolina Museum of Art ; « Etretat. La falaise d’Aval », 1890 d’Eugène Boudin, Museo nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid)

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1 176 Réponses pour Le roman de Patrick Grainville fait bonne impression

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 21 h 26 min

D, autre info, l’affaire Ramadan, les confrontations et incohérences d’une de ses deux accusatrices risquent fort de profiter à TR qui fait la demande de  » démise en examen » , une procédure rare selon le site France info.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 20 h 28 min

Lavande, on s’échauffe? Bof, on ne s’écharpe pour autant pas, cela n’en vaut pas la peine. Pablo et Chaloux absents ne dispensent pas leur piment d’Espelette, cela manque, nous risquons sans eux de ne pas être à la hauteur car leur apport si l’on peut reprocher le climat qu’ils parviennent à créer réussit toujours à relever le niveau tant ils sont précis et riches d’une surprenante culture.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 19 h 56 min

D, le dessin pour La Marianne pourrait sortir tout droit d’une bande dessinée, elle est agréable à l’oeil .

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 19 h 51 min

17h16 inoubliable, oui, j’avais vu le film à la sortie en salles . De fait , j’ai plus retenu à lire de cette destinée tragique que du film qui se presente en ont d’appel. Un bel exemple d’abandon familial dans un milieu dont on aurait attendu qu’il prenne soin d’elle. Une saison en enfer vous a déplu, mince! Cela arrive , à les représentations ne parviennent a la hauteur de nos attentes. Votre compagnie aurait probablement relevé ce défit plus brillament. À étudier.

D. dit: 19 juillet 2018 à 18 h 23 min

Moi on me donne la Culture, Avignon je te le fais fermer le lendemain-même. Et avec l’argent des subventions, je fais restaurer des cathédrales. Et ceux qui en vivaien, ils pourront toujours aller voir chez Télérama si y’a pas une place qui se libère. Ou tenir un stand gaufre et chouchous à l’entrée de la plage. J’aime bien les chouchous moi.

D. dit: 19 juillet 2018 à 18 h 17 min

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 16 h 15 min
La scène paroxystique de Possession, Adjani fécondée par le Diable :

C’est pas beau d’être jaloux, Delaporte. Vous rêviez du rôle, n’est-ce pas ?

D. dit: 19 juillet 2018 à 18 h 10 min

Absolument tous les indicateurs d’une profonde décadence de l’Occident et de son Fleuron France passent de l’orange au rouge. Je pense qu’on en sortira pas autrement que par une guerre civile qui durera plusieurs décennies avant que soient restaurées les valeurs occidentales chrétiennes. Ce qui est terrible ce sont les enfants nés et à naître. Les parents auront pour la plupart mérité ce qui arrive par leurs incessantes inclinations vers la décadence, le refus des vertus ou pire leur usurpation jusqu’à donner l’illusion avec une satisfaction de parfait dégénéré que le mal c’est la liberté. Ceux-là auront la monnaie de leur pièce quant tout va converger dans l’écroulement. Mais les enfants ? Ceux nés à partir de 2005 en gros ? Ils payeront hélas pour les parents mais auront cette occasion, pour les survivants, de combattre pour la restauration d’un Occident nouveau refondé sur ses valeurs ancestrales, la grandeur monarchique, la famille et le service de Dieu.

D. dit: 19 juillet 2018 à 17 h 48 min

L’affaire Benalla est en train de prendre des proportions inattendues. Les travaux ont été suspendus à l’Assemblée. Micron doit commencer à regretter de ne pas l’avoir licencié.

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 17 h 37 min

« Isabelle Adjani a été une inoubliable Camille Claudel. »

Adjani était remarquable en Camille Claudel, mais le film était un long truc ennuyeux comme tout. La solution de facilité pour l’actrice avait été de se passer de metteur en scène véritable. Les expériences avec Polanski et Zulawski l’avaient échaudée. Plus jamais ça, pensait-elle. Et c’est dommage, car, au lieu d’un « travail » cinématographique profond, on a eu droit désormais à du pseudo-cinéma. A partir de là, la carrière d’Adjani a tourné en eaux de boudin. Et pourtant, elle n’était pas un petit boudin, hin-hin…

D. dit: 19 juillet 2018 à 17 h 33 min

La Marianne des années 90 on la prenait encore au sérieux. Elle avait de la dignité, du maintien dans le cheveu et l’expression. Là ça devient n’importe quoi.

D. dit: 19 juillet 2018 à 17 h 27 min

Très bien la nouvelle Marianne ?!
Qu’elle commence par arranger ses cheveux. Ou de les faire couper. Un peu de décence à l’égard de notre république. Et ce profil de stagiaire qui d’entrée de jeu refuse de faire les photocopies, non merci très peu pour moi.

Lavande dit: 19 juillet 2018 à 17 h 16 min

Delaporte, l’hystérie était le domaine de Charcot surtout, même si Freud a été un temps son élève à la Salpétrière. « Ma » compagnie a monté il y a quelques années un spectacle à partir des compte-rendus des leçons de Charcot ( Les leçons du mardi de la Salpétrière) qui se transformaient en véritables spectacles mondains de présentations de malades.
Isabelle Adjani a été une inoubliable Camille Claudel.

Clopine d’accord avec vous sur la « Leçon de piano ».

D. (vous êtes toujours là?) elle est très bien la nouvelle Marianne !

D. dit: 19 juillet 2018 à 17 h 15 min

Je n’aime pas le théâtre, primo. Secunde je ne sais pas ce qu’est IN, tertio qu’elle drôle d’idée d’accorder confiance au contenu de Télérama, quarto quelle idée saugrenue d’acheter Télérama au lieu de Picsou, quinto, sexto, septimo, octave, nono, decimo, undecimo et duodecimo, Avignon est une ville pour bobos.

Lavande dit: 19 juillet 2018 à 17 h 04 min

Retour d’Avignon. Bien fatiguée. Je supporte de moins en moins la chaleur et j’ai retrouvé avec plaisir mon « chez moi » où une isolation hors pair assure une température intérieure raisonnable.

Première fois je crois où je n’ai assisté à aucun spectacle du IN. Pas de réservation possible ni à la FNAC ni sur internet, le jour de l’ouverture de la billetterie au grand public (dont je suis un tout petit morceau). Tout était complet et je n’ai pas eu le courage et l’énergie de retourner tous les matins à la billetterie du Cloître St Louis pour voir si quelques résidus s’étaient libérés. Encore moins l’envie de faire le planton à l’ouverture des spectacles pour des reventes éventuelles. Par le passé j’ai vu dans le IN des spectacles sublimes et des ratages prétentieux et sophistiqués qui me mettaient en rage. A en juger par les critiques lues, pas de manque grave cette année.
Un très bon festival OFF par contre, même si là aussi j’ai ralenti le rythme. Le meilleur restera un dialogue entre une ado israélienne et un jeune « Gazaman », tiré d’un très beau livre de Valérie Zenatti (la traductrice d’Aharon Appelfeld) intitulé « une bouteille à la mer ». Je crois que j’en ai déjà parlé mais j’insiste car c’était très fort : émouvant, poignant, drôle. Les deux jeunes comédiens étaient excellents.
Superbe « Mme Fouquet » aussi, essayant de freiner les délires de son surintendant de mari, dont la fête plus que somptueuse à Vaulx a exaspéré Louis XIV et signé sa perte.
Bref sur les 1500 spectacles proposés, ma petite moisson d’une douzaine était plutôt bonne.
Le pire ? Un TTT de Télérama (que j’avais acheté à l’avance avant le départ !) « Une saison en enfer ». Je n’ai rien aimé : ni le comédien, ni sa diction, ni son costume, ni son immobilité les yeux au ciel, ponctuée de quelques grimaces.

Retour à la RDL où je trouve que l’on s’échauffe bien aussi, malgré le départ des ténors de l’insulte en tous genres.

ed dit: 19 juillet 2018 à 16 h 57 min

Clopine,

Vous confirmez ce que je craignais : ce chef d’oeuvre est inadaptable.

Par ailleurs, nous sommes d’accord sur les Jane Austen (cf. l’excellent film au casting de rêve : Sense and sensibility. J’en parle même dans ma chronique du livre).

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 16 h 47 min

Adjani a su si bien incarner l’hystérie féminine ! Cela aurait fasciné Freud, sans doute. A la fin du XXe siècle, l’hystérie féminie s’est développée de manière spectaculaire, et il a tenu à un Zulawski, dans Possession, d’en faire un tableau fantasmatique impressionnant, qui resterait dans les esprits. Ce n’était pas de la gnognotte ! Hélas aujourd’hui il n’y a plus de grands metteurs en scène capables d’un tel défi. Ni même d’écrivains !

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 16 h 21 min

Delaporte, cette Isabelle à souvent eu à porter des rôles de folles, non? Possession, une fantasmagorie où elle se débat avec un alien ? Symbolique ?

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 16 h 09 min

Pour revenir au témoignage d’Adjani sur Polanski et Zulawski, il faut bien voir leur spécificité respective. Adjani reproche à Polanski son sadisme, elle semble le mettre en perspective avec son accusation de viol d’une mineure. Elle enfonce le clou. Avec Zulawski, elle pointe du doigt l’hystérie dostoïevskienne du cinéaste. C’est de bonne guerre. Adjani a tourné ces films dans sa jeunes enfuie, et on comprend qu’elle ne serait plus apte à recommencer. Ce qui évidemment serait dommage. Le boulot d’une actrice n’est-il pas d’aller jusqu’au bout d’elle-même, pour que le film soit le mieux possible ? Bien sûr que si. Il en va de l’Art ! Adjani avait le privilège de tourner dans ces productions élitistes, de prestige, privilège d’ailleurs mérité, elle devait être bien payé pour cela, etc., et donc en contrepartie elle devait, c’est normal, jouer du mieux possible : c’est-à-dire répondre aux caprices du sadique Polanski et du mégalo Zulawski. Adjani le regrette ? Peut-être, mais en tout cas pas les cinéphiles !

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 16 h 08 min

Clopine, ce qui précède pour la fonction médiatrice de la représentation. L’art exprime et dans sa diversité montre, dénonce, interroge, explore , invente, pense et propose, dispose , assemble, démonte, démontre, accuse, justifie, sanctifie, glorifie, participé de l’inconscient collectif, poetise, transforme,manipule et formate les esprits, quoi d’autre?

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 16 h 02 min

Je ne m’étonne donc pas que notre petite punkette du blog s’intéresse à ce roman et à son adaptation au cinéma. C’est un effet de mode, une question de génération. L’emballement est arrivé sans crier gare, parce qu’une grosse production hollywoodienne y faisait allusion.

D. dit: 19 juillet 2018 à 16 h 02 min

Je ne sais pas si vous avez vu la Marianne des nouveaux timbres qui sortent aujourd’hui ! Un ratage complet. Des cheveux horriblement désordonnés, une allure d’adolescente contestataire exigeante pour ses petits avantages et n’ayant pas imaginé une seconde qu’ elle a des devoirs envers son pays.
Je trouve que cette fois-ci on se fout du monde. Cette indigne « Marianne » boutonneuse et trop gâtée ne mérite que des guillemets et j’espère qu’elle ne sera qu’un bref incident.

rose dit: 19 juillet 2018 à 15 h 58 min

Clopine

ce n’ est pas parce que je le vois comme cela que j’ ai raison. Vous avez les vôtres bien senties sûrement.

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 15 h 55 min

Les Hauts de Hurlevent (le roman) ont été récemment remis à la mode chez les jeunes, grâce à un film, dont j’ai oublié le titre, mais qui a été un blockbuster, et qui l’évoquait. Du coup, plein de jeunes décérébrés se sont mis à le lire, et ça a fait à nouveau un succès…

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 15 h 52 min

Il y a le film avec Laurence Olivier, Les Hauts de Hurlevent, que j’ai vu au cinéma quand j’étais enfant, dans les années 70. Il date de 1939, je crois. Un classique sublime :

« Laurence Olivier et Merle Oberon.
Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) est un film américain en noir et blanc de William Wyler produit par Samuel Goldwyn et sorti en 1939. Adapté du roman éponyme d’Emily Brontë, il ne traite que 16 chapitres sur les 34 du livre (ainsi, la seconde génération des personnages est éliminée).
Nommé huit fois aux Oscars 1940, il remporte celui de la meilleure photographie noir et blanc ainsi que le New York Film Critics Award du meilleur film en 1939.
Il est inscrit depuis 2007 au National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis pour tous les temps en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique ». » Wikipédia

rose dit: 19 juillet 2018 à 15 h 47 min

, parce que la projection, l’identification, sont simplement la base de tout art

à mes yeux Clopine c’ est l’ expression la base de tout art. et non l’ identification

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 15 h 40 min

S’identifier. Le cinéma comme il a été démontré ouvre à plus d’empathie les individus même lorsqu’il reste fidèle à la réalité. Les gens dont plus sensibles à des images filmées qu’à une scène telle et en ceci il peut réussir à sensibiliser un public à des problèmes réels et a uxsuels il est en prise directe ou pourrait rencontrer. Mais pour e reste de votre théorie, la représentation qu’elle soit filmique ou théâtrale même si elle parvient à refléter ne nécessite pas obligatoirement qu’on s’identifie .

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 15 h 35 min

Clopine, je ne crois pas cela, même s’il arrive de pêcher des éléments dans le déroulement, d’identifier ou se projeter dans un personnage central ou secondaire n’est pas une condition à l’existence du film. J’irai m’identifier à Mozart!?! N’importe quoi.

Clopine dit: 19 juillet 2018 à 15 h 30 min

C’est dommage, Beltégeuse, parce que la projection, l’identification, sont simplement la base de tout art. Pas de cinéma sans identification, pas de littérature non plus. Je crois donc que votre refus de « vous projeter » vient de ma maladresse d’expression : vous signifiez par là qu’il est hors de question, pour vous, de vous renier ou d’être quelqu’un d’autre que vous-même, c’est bien cela ? Et évidemment, vous avez raison. Mais la magie de l’art est bien de permettre d’inclure, dans l’émotion, celui qui regarde et ce qui est regardé, ah là là. Je ne vous proposais donc que ce qui, pour moi, au niveau de la description, de l’ambiance, et des sentiments peints là, rapproche le plus l’art cinématographique et la littérature, ou plus exactement le roman « les Hauts de Hurlevent » avec une manière de concevoir le cinéma qui pourrait lui convenir.

rose dit: 19 juillet 2018 à 15 h 24 min

Beltegeuse

ravie d’ apprendre que vous en êtes plus loin que moi qui suis ressortie de la nuit du chasseur le sang glacé dans les veines trop longtemps.

vais évoluer aussi.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 15 h 23 min

Ed, vous devriez lire un peu mieux avant de réagir ainsi. N’auriez vous pas compris ce que je tentais d’exprimer, d’expliquer? Nous ne lisons pas tous les mêmes livres et alors, et après, y a pas de quoi en faire un fromage blanc, bazar !

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 15 h 19 min

Cela étant , Clopine, j’ai vu La leçon de piano, et pour illustrer le genre d’émotions qui m’assaillent sans que je les prévoie et puisse les prévenir , je me disais , il y a quelques temps alors qu’assez mal en point j’allais encore assez souvent au cinéma que je risquais d’y laisser ma vie tant la teneur de certaines séquences réussissait à dérégler mon système neurovegetatif, mon cœur faisait des bons à se décrocher ou peut être s’arrêter , entrer en fibrillation. Puis le phénomène a cessé, soit que les films sont redevenus inoffensifs ou insipides soit que je suis sortie d’un cycle de somatisation dangereux ou que les émotions soient elles aussi définitivement erodées au point de ne plus déranger l’animal.

ed dit: 19 juillet 2018 à 15 h 17 min

Entre berenice qui s’en tamponne et rose qui s’en tamponne le coquillard, que de touches tapées pour DIRE EXPLICITEMENT que l’on se fiche de quelque chose au lieu d’ignorer, tout simplement. Impressionnantes.

JJJ
C’est exactement ce que je voulais dire. Mais vous avez raison, le mot critique n’est même pas approprié dans son cas.

rose dit: 19 juillet 2018 à 15 h 06 min

nul besoin de me projeter non plus. si cela aurait été, c’eút été dans la lune, or y ai bonne place.
et évite soigneusement tout ça : Out of Africa, La leçon de piano tous ces mélos qui te serinent, cini, que tu es là pour souffrir dès que ton coeur s’apitoie.

rose dit: 19 juillet 2018 à 15 h 00 min

je me suis relue.
ai écrit cette fille est molle et elle n’a pas vécu.
et ai développé qq peu sur  » baiser comme des bétes féroces ».
Rien de plus. Rien de moins. je n’enlève rien et considère que cela ne vaut pas un fromage.

et les cimetières sont remplis de gens indispensables. non aux bandeaux sur les yeux et aux bouchons dans les oreilles et aux baillons sur la bouche.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 14 h 57 min

Rose, chez les oiseaux, chez certains , mâles et femelles différent par la couleur du plumage, les juvéniles sont aussi pour certaines espèces en attente d’une couleur définitive. Dans ce court épisode qui s’est invité à ma fenêtre, l’un était caché dans les herbes sèches en gazouillant puis s’est montré quand le second au poitrail jaune vif avec des plumrs bigarrées de gris sur les ailes est venu à sa rencontre, peut être répondant à son appel, peut être pour l’inviter à le suivre. Ils se sont envolés tous deux, le premier moins contrasté que le second. J’ai guetté mais ils ne sont pas revenus. Depuis j’ai remplacé l’herbe par des œillets d’Inde.

Clopine dit: 19 juillet 2018 à 14 h 56 min

Beltegeuse et Ed, sur les adaptations cinématographiques des « Hauts de Hurlevent » : quoiqu’en pense Jazzi, je ne peux vous répondre, je n’ai vu qu’une ou deux (ou trois) de ces adaptations, et toutes m’ont déçue, toutes péchaient par un bout ou un autre. Je crois que ce roman flamboyant fait partie de ces livres définitivement inadaptables, parce que trop « à part », trop à l’écart. Jane Eyre, oui, bien sûr, ça, ça peut être adapté, et comment ! Tous les Austen, aussi…

Mais les Hauts de Hurlevent, avec cette exaspération furieuse et ce contraste entre l’histoire racontée et la voix de ceux qui la racontent (La servante Nelly Dean et Mr Lokwood), comment rendre cela ?

Binoche ou pas, ou n’importe quelle autre : personne ne pourrait vraiment incarner Catherine…

Et pourtant, Beltegeuse, Ed, il y a un film qui à mon avis peut vous permettre de vous projeter dans une héroïne qui est la soeur de Catherine Earnshaw. Un film tout aussi tourmenté, noir, exaspéré et hanté que ces Hauts de Hurlevent. Un film qui clôt, à mon sens, toute cette écriture romanesque à tendances gothiques que trois filles, sur la lande, ont mises au point, à force de jeux d’imagination et de mises au jour de pulsions bien plus fortes que l’alcool pour leur frère Branwell…

Ce film, c’est « la leçon de piano » de Jane Campion. Et Holly Hunter est une sorte de Catherine Earnshaw, non seulement à cause de la force de ses emportements, mais à cause des désastres qu’elle sème autour d’elle, envers elle…

Le compositeur de la musique de ce film envoûtant, michael Nyman, a d’ailleurs dit qu’il avait tâtonné avant de comprendre que l’héroïne du film venait d’Ecosse, et donc il a construit l’ambiance musicale du film autour de morceaux qu’Ada aurait pu composer, même médiocre pianiste, et qui devaient sonner comme appartenant au milieu du dix neuvième siècle.

Et si vous lisez toutes deux « les Hauts de Hurlevent », je ne peux que vous conseillez d’écouter cette musique de Nyman. Elle vous dira tout, bien mieux que mes pauvres mots !

Allez, zou, un extrait : « The Heart Asks Pleasure First »

https://youtu.be/8Wt8qgUo4kI

rose dit: 19 juillet 2018 à 14 h 50 min

le chant.
le tarin des aulnes par intermittences répétitives pousse un cri strident. Et + de jaune sur la tête.
In situ c’ est autre chose 😕

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 14 h 46 min

@14.33 mais d’où tirez vous cela, r. ? ce procédé commence à ressembler aux manières de lvdb… Si c’est pour que l’autre (Ed, ed ?) on finit par s’emmêler) apporte des preuves du contraire, je trouve pas ça très corrèque ni bien élégant. Ne vous mettez pas tout le monde à dos, bon dieu, l’va pu rester gd’monde icite, merdr’halors. Et qui va nous départager la couleur des plumages des petites bêtes ailées dans le jardin des simples du cloître de l’abbaye du Thoronet, hein ? Qui, qui, huit ?… comme nous ferait la sittelle de Neumayer (c’est un genre de bruant mélanocéphale un brin soûlant) dans les faubourgs de Mossoul : huit huit huit huit huit tii tii tii —

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 14 h 45 min

Rose, je crois que pour Ed , vous vous plantes. C’est hélas une femme, représentative d’un certain genre de femmes.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 14 h 36 min

Ed, il n’est pas donné à toutes et à tous de pouvoir s’intéresser à tout. Ce n’est pas un problème de construction, désir ou nécessité, mais de priorités, nous devrons convenir que les vôtres ne rejoignent pas les miennes sans pour autant y voir un défaut, un scandale ou y percevoir un incident et encore moins être les témoins d’un accident. Dois je appeler les secours?

rose dit: 19 juillet 2018 à 14 h 33 min

quand à Ed qui est un mec d’autour les 50 ans, son point de vue, hypocrite et laudateur pour s’attirer la biemveillance féminine et en tirer des privilèges, je m’en tamponne le coquillard.

rose dit: 19 juillet 2018 à 14 h 31 min

non christiane je n’étais pas égarée. non je ne porte pas un jugement injuste sur Annelise Roux. Mais vous avez le droit et de le penser et de le dire.

christiane dit: 19 juillet 2018 à 14 h 29 min

Rose,
cette nuit vous vous êtes égarée. Annelise Roux a « vécu » :
https://www.babelio.com/livres/Roux-La-solitude-de-la-fleur-blanche/137802
Quant à la façon remarquable avec laquelle elle a tenu le blog cinéma, relisez ses interventions fines, argumentées, originales, sans langue de bois. Une immense culture cinématographique et littéraire. Qu’importe s’il y a plus d’hommes que de femmes qui interviennent sur son blog. Ils ont un point commun : beaucoup de jugements étayés sur les films. J’y intervenais de moins en moins car les films discutés, je ne les connaissais pas ou peu, mais je lisais les interventions des uns et des autres avec passion.
Puis-je vous dire, chère Rose, que votre jugement sur elle, publié ici (pourquoi pas sur son blog ?) est injuste ?

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 14 h 25 min

@ 13.58, dixit « vous faites référence à ma hauteur vis-à-vis des critiques ? »

A vrai dire, j’ai pas bien compris le sens, mais ce n’est pas celui que je viens de lui donner. J’espère que vous vouliez dire : « mon indifférence à l’égard de ceux qui me critiquent »… non ?

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 14 h 17 min

@13.58, Oui de la banlieue francilienne pour plus d’exactitudes, nul n’est parfait.
Non, hélas, je faisais allusion à votre remarque sympathique à Ch. qui rebondissait sur ma défense de « l’équilibrée » toujours à bonne équidistance des déjantés de la rdl. Votre hauteur de vue dans la critique ?… je ne dirais pas cela, je ne l’ai pas assez pratiquée. Dans l’auto-critique, en revanche, je la perçois beaucoup mieux… Par exemple, vous venez à juste titre de détruire votre idée de « blogueuses constructives » de la veille, et ça, j’aime assez, car je n’étais pas vraiment convaincu par cette remarque… Non, ce qui me plait bien, c’est de pas vous laisser emm…. par les k.hons de la sublime et lourde Porte, par ex., et par votre goûteux et fort affûté sens de la repartie. Ca, ça nous montre la voie étroite des vraies nanas d’aujourd’hui !…

christiane dit: 19 juillet 2018 à 14 h 17 min

Dans mon retour arrière de Terrasse à Sainte-Adresse, je viens de lire le chapitre 2 que j’avais laissé volontairement de côté. Formidable évocation du siège de Paris (« une boucherie inexpiable. Le petit Thiers se révélait un tueur parfait. Un tiers d’homme, deux tiers de crime ».), des restrictions alimentaires (« Un marché aux rats était établi devant l’Hôtel de Ville. Huit sous le gaspard. Les dames les palpaient comme on le faisait jadis, d’un petit poulet. »), de l’avancée des prussiens et au milieu de ce désastre plein de blessés, de morts, de bains de sang, on retrouve ces écrivains et peintres hors de leur activité coutumière. (« La France rurale ne comprend pas la Commune, le bourgeois non plus. ») Il semble que P.Grainville, dans cet épisode sonde les personnalités de ses héros, mettant à jour au milieu d’autres personnages ambigus (les politiques) le côté sombre de chacun d’eux. Impression d’entrer dans un autre roman, houleux, politique, une tranche d’histoire, d’ailleurs « les falaises de Courbet, de Monet, de Delacroix étaient tombées sous la coupe de l’envahisseur. ».
 » (…) scènes d’exode pitoyables. Soldats débandés, misérables, épuisés, gelés. « L’exil, toujours, jusqu’à la fin des temps ».
La fuite aussi devant l’invasion prussienne (…) Monet découvrait Turner et Constable à la National Gallery. » (en lien avec l’expo actuelle au Petit Palais : « Les impressionnistes à Londres ») :
http://www.petitpalais.paris.fr/expositions/les-impressionnistes-londres

Passou dit: 19 juillet 2018 à 14 h 07 min

William Legrand, Ce qui est arrivé à la République du jazz ? Disparue, comme son créateur et animateur, le regretté Georges Kiosseff.

ed dit: 19 juillet 2018 à 13 h 58 min

JJJ
Merci pour vos gentillesses. Je pense qu’en parlant de mérites, vous faites référence à ma hauteur vis-à-vis des critiques ? Bref. Bien à vous, à Paris ?

ed dit: 19 juillet 2018 à 13 h 54 min

« 11h16 je n’en ai aucune idée et c’est un de mes moindres soucis. Bref, je m’en tamponne. »

Et moi qui disais la veille que les femmes étaient les plus constructives. Mea culpa. Il faut savoir reconnaître ses erreurs et j’en ai dit une belle.

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 13 h 44 min

mais qui a prétendu lui assigner un genre, à ce bouquin de Rolin, closer ?… Il a édité quoi, POL, au juste, qui publiait régulièrement cet auteur ? Une nouvelle « errance d’un globe trotter journaliste pétri de réminiscences ornithologiques cultivées »…, ça vous irait mieux ?…
Mais surtout, on n’aurait pas le droit d’en faire état, icite, pour se reposer un brin de Monet et Grainville ?… C’t’incroyab’ quand même d’avoir à se faire retoquer par des merd.eux pareils !… Mais passez votre chemin, bon dieu, ou restez dans le sujet du jour, chai pas moi, faites quelque chose d’un peu + intelligent pour une fois. Vous dites aimer les oiseaux, et ben prouvez le au lieu d’ironiser sur Rolin et les 3j. Ça rime à quoi, cette attitude puérile ? C’est point digne de votre sérieux habituel, je trouve.

rose dit: 19 juillet 2018 à 13 h 27 min

en essayant de montrer à quelqu’un un mal dont il n’a peut-être pas conscience bien qu’il en soit l’auteur.

x

ai eu grande conscience de moi-même tout en faisant qq. remarques écrites cette nuit.

en tout état de cause : voyez-vous, si nous avions à trancher, mon attitude dans sa brutalité, si vous voulez le nommer ainsi, est bien moins dommageable à mes yeux, envers Annelise Roux, que l’attitude de celui/celle qui la suit à la piscine, qui vole sa boîte mail et qui fouille sa vie privée, sans vergogne.

ed dit: 19 juillet 2018 à 13 h 27 min

 » tu as mis à bas la belle théorie des femmes constructivistes »

Je suis bien obligée de l’avouer…Flûte alors !

rose dit: 19 juillet 2018 à 13 h 23 min

Vous réagissez parce que vous vous êtes sentie blessée (indirectement et involontairement) par les mots de quelqu’un qui ne vous connaît pas, qui ne vous visait pas et vous la calomniez sans lui donner la possibilité de vous répondre. Et sans savoir ce que sa vie a eu de plus que douloureux, vous vous mettez en position de blesser qui a déjà souffert autrement que vous (et peut-être plus que vous, qui sait ?)

alors là, x, vous supputez et vous supputez à tort.

Un je ne calomnie pas Annelise Roux, dire « elle n’a pas vécu » c’est vraiment gentillet. Deux je ne suis pas blessée et je ne cherche pas à blesser, ni elle, ni autrui.

Je m’exprime assez rarement pour oser dire ce qui me tient à coeur : et là, dans ce qu’ a écrit Annelise, outre nombre de choses sur lesquelles je passe, c’est son baiser comme des bêtes féroces ».

Ni dans l’intention de la blesser, ni dans l’intention de me blesser : plutôt vu comme un réminiscence de ce que ce tronçobn de phrase recoupe.

Maintenant, le tragique, les épreuves de l’un et /ou de l’autre, qui êtes-vous pour en juger ?
Incessamment en écrivant cette nuit, je me mettais en parallèle dans ce que je vis ces jours qui recoupent ce qu’elle vit elle depuis un moment et vous n’en savez strictement rien.

Je retiens que vous avez eu le besoin de vous poser en hérault, bannière au poing et cheval harnaché.

Pour cela, et vraiment j’insiste, encore faudrait-il ne pas la suivre à la piscine, sans son accord, ne pas v.oler sa boîte mail ni ses adresses électroniques, ne pas lui promettre la lune et lui dire ben non, et la liste est longue des horreurs qu’elle relate avoir vécues.

Et bien, sur ce coup-là, je n’ai pas eu honte de mon attitude ni de mes propos.

Vous formez une barrière comme celle de corail autour des atolls, Tuamotu tout particulièrement, mais les atolls sont accessibles; et le corail en péril.

et si vous, x, n’avez strictement aucune lucidité pour juger de la parfaite dichotomie entre l’attitude imbécile que les bloggeurs lui vouent sur la RDC et l’ampleur des dommages subis par elle de la part d’indélicats, c’est vraiment que vous êtes à côté de la plaque, et j’en suis désolée.

rose dit: 19 juillet 2018 à 13 h 10 min

x dit: 19 juillet 2018 à 10 h 16 min
Rose,

Le faire derrière son dos, sur un autre site, même apparenté, c’est lâche.
Et d’une.
——
ce qui est lâche, c’est d’avoir comme pseudo x ; c’est à dire le parfait inconnu, le minus habens.

ici, grosso modo, chacun sait qui est qui ou a rencontré ou a communiqué hors blog. Les donneurs de leçons sont ceux qui n’ont rien à se reprocher ; est-ce votre cas ?

si je ne bloggue pas sur le blog d’annelise il y a à cela deux raisons : un j’ai bloggué une fois sur la RDC elle ne s’est pas même adressée à moi courtoisement.

la seconde, une expérience passée d’une internaute bloggeuse qui tient son blog en duo m’a démontré que celle)ci ne tolère guère d’autres femmes, quoiqu’elle en dise. Effectivement un aéropage d’hommes salivant, tout en courbettes. Ce n’est pas mon style.

De surcroît, ici il y a moult allers et venues avec le blog de la RDC et nombre de fois nous parlons de films avec et autour de la littérature.

Et puis, lâche aurait été acceptable si j’étais restée dans le on dit. C’est ce qui a fait qu’in fine, j’ai nommé Annelise Roux.

closer dit: 19 juillet 2018 à 13 h 04 min

Je ne méprise absolument pas les oiseaux les 3J!

Je souligne de manière un peu polémique certes, que le livre de Rolin n’est pas un roman, ni même sans doute de la littérature. Le débat est ouvert en tout cas.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 12 h 51 min

C’est une image, Jazzi, qui n’est pas la meilleure qui puisse être écrite, je vous l’accorde. Excepté pour certains ou certaines et bien que je veillle à ne pas tomber dans la grossièreté, ma réserve s’inscrit sur un format A4 , je relis mon règlement régulièrement atteinte comme je le suis par une dégénérescence conduisant à l’oubli de la forme pour l’usage.

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 12 h 46 min

Petit rappel à Franzen et Bételgeuse des propos d’un pisse-froid qui méprisait les oiseaux.
___________

closer dit: 17 juillet 2018 à 19 h 14 min / Aujourd’hui, je suis gâté! Voilà maintenant les 3 J qui la ramène avec « Le traquet kurde »… Qui peut bien s’intéresser à cette histoire racontée avec le style flamboyant d’un rédacteur à la pige de « L’Ami des Oiseaux » (si cela existe), sinon quelques ornithologistes passionnés du traquet?

Jazzi dit: 19 juillet 2018 à 12 h 22 min

C’était écrit dans le scénario, D., mais il parait qu’Adjani s’est ramassée une baffe bien réelle, en multi plans, de la part du grand Lino !

Jazzi dit: 19 juillet 2018 à 12 h 17 min

 » je déchire ma réserve »

Vous croyez que c’est là un élément de vocabulaire utilisé à bon escient, Beletgueuse ?

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 12 h 16 min

Si x est annelise roux ou l’un de ses affidés, eh bé, qu’il.elle se dévoile et se dénude. On n’y comprend rien, nous qui ne fréquentons pas pas les blogs de cinéma ni de jazz. Pénib’ ! Par ailleurs, comme je n’ai pas vu le film de Laughton sur la télé, que voulez-vous que j’aille mettre mon grain de sel dans le débat CT-Jz ? Je l’empêche pas, je le zappe. Mais qu’on ne vienne pas me reprocher d’avoir introduit subrepticement l’autre jour en premier lieu « le traquet kurde », et que j’avais pas à le faire. J’emm… ceux qui dictent l’objet et le contenu légitime vs illégitime des commentaires ; en revanche, j’admire le dévouement de Celle qui recadre les écarts avec beaucoup d’élégance, voilà pourquoi on peut parler d’égérie de l’équilibre, sa modestie dût-elle en souffrir. Merci Ed. pour votre appui et soutien. Nous n’avons guère d’atomes crochus, certes, mais je trouve que vous avez quand même souvent beaucoup de mérites. Bon, je referme cette parenthèse. Bien à vous à Hambourg.
(Je vais bientôt aller y accompagner des amis qui s’apprêtent à embarquer sur un cargo à destination des grands lacs américains en remontant l’Atlantique et le St Laurent).

D. dit: 19 juillet 2018 à 12 h 08 min

En témoignent les baffes qu’elle s’est reçue de Lino Ventura…

Ben et pour cause, le film se nomme La gifle et le scénario prévoit qu’il la gifle. Un papa et sa fifille, en effet histérique mais là encore s’est écrit dans le scénario. D’autre part Adjani a sans doute contribué parc son talent à la renommée de certains réalisateurs. Et vu ce qu’est devenu le cinéma français je comprends ses hésitations et refus.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 11 h 56 min

J’ajoute que nous n’avons pas gardé les cochons ensemble , si vous pouviez poursuivre en respectant le vouvoiement. Merci.

et alii dit: 19 juillet 2018 à 11 h 55 min

franzen:Mon « problème » avec les oiseaux est simple : je les aime. Je pense d’ailleurs que je les aime bien plus encore que Walter Berglund. Dans le livre, Walter est poussé à la défense de l’environnement par une colère plus générale contre le monde. Pour lui, les oiseaux sont simplement un prétexte dans cette lutte. Alors que, pour moi, les oiseaux sont la seule chose dans la nature qui me fascine constamment. Mon militantisme écologiste se limite ainsi en grande partie à la conservation et à la défense des volatiles. En revanche, je ne veux pas utiliser la fiction au service de cette cause. En tant que lecteur, je perds l’intérêt dans un roman si je sens qu’il est politiquement tendancieux.
http://www.lepoint.fr/culture/jonathan-franzen-j-ecris-pour-la-petite-partie-de-l-humanite-qui-ne-se-satisfait-pas-des-distractions-11-08-2011-1361820_3.php

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 11 h 54 min

Jazzi, une fois n’est pas coutume , je déchire ma réserve pour vous dire que je vous compte parmi les hypocrites de ce blog, vous n’attaquez jamais franchement, vous ne possédez même pas ce courage. Voilà, c’est dit. J’ajoute que je n’inonde pas le blog mais renseigne des éléments de vocabulaire dans ce cas utilisés à mauvais escient , je reviens sur l’idée de JJJ qui n’a pas enregistré le bon oiseau. Si l ornithologie ne vous intéresse pas , tant pis, passez les liens. Ils pourront convenir à d’autres.

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 11 h 53 min

Ah ça par exemple ! Je tombe sur l’itw d’une neurologue spécialiste du sommeil (I. Arnulf).
https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/une-fenetre-sur-les-reves_9782738130464.php
qui aime beaucoup Monet et Grainville (fake new). D’où, une certaine légitimité à en parler icite, non ?
Cette scientifique fait remarquer que presque personne au monde ne lit jamais ni n’a affaire à des ordinateurs ou des smartphones dans ses propres rêves. J’y ai réfléchi intensément pour moi-même et m’aperçois qu’elle a raison.(Et toi, blogueur moqueur, ou blogueuse moqueuse, t’en dis quoi ?).
Cela ne m’avait jamais frappé alors que je guette et note le plus souvent possible mes rêves, au point parfois de les diriger. Cette observation est rassurante…, elle pourrait vouloir dire qu’on oublierait toutes les sottises lues sur les blogs de la rdl, en préférant boxer leur auteur.es durant la nuit, tous ces k.ons et toutes ces k.onn.es qui y sévissent, pour mieux les retrouver le matin dans toute l’étendue rafraichissante de leurs sombres éclats oxymoriques, et les saluer uniment comme il se doit entre internautes civilisés.
Cette charmante neurologue de la Pitié n’a pas l’air d’accorder non plus grand crédit aux pittoresques théories de tonton Freud. En revanche, elle semble vouloir démontrer l’existence d’une différence de genre dans la production des rêves. Admettant que « le sommeil aurait pour fonction de simuler des menaces, le rêveur anticiperait les épreuves à venir et s’entraînerait virtuellement, en sécurité dans son lit, pour mieux y faire face dans la journée » (le rêveur…, pas la rêveuse). Et cela m’em.m… un brin, cette suggestion que les hommes rêveraient plus souvent de violences physiques, d’outils, de bagnoles et d’hommes,… alors que les femmes (y compris les féministes californiennes les plus radicales), rêveraient plus souvent de vêtements et de vie domestique… Là, elle extrapole beaucoup à partir de probabilités statistiques liées aux data extraites des diverses « banques de rêves »…
In fine, elle touche en botte par une pirouette, comme il sied à l’élémentaire prudence scientifique : « Nos rêves sont-ils genrés parce qu’ils reflètent la culture actuelle ? ou parce que nous sommes programmés ? »…
Meuh, là, on est bin avancé.es, Jzz…, un peu comme des dindons, des pintadons pour ne pas dire des pigeons, non ? Ne dites pas de mal de Ch., vous êtes un vieux jaloux vaniteux.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 11 h 47 min

Jazzi en avez vous vu une ? Si oui, entre 39 et 92 laquelle ou lesquelles recommanderiez- vous? Le livre attend depuis 30 ans dans mon rayonnage, traduction de Jean Talva, préfacé par André Bay, sont – ce les bons?

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 11 h 43 min

Ah ça par exemple ! Je tombe sur l’iw d’une neurologue spécialiste du sommeil (I. Arnulf).
https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/une-fenetre-sur-les-reves_9782738130464.php
qui aime beaucoup Monet et Grainville (fale new). D’où, une certaine légitimité à en parler icite, non ?
Cette scientifique fait remarquer que presque personne au monde ne lit jamais ni n’a affaire à des ordinateurs ou des smartphones dans ses propres rêves. J’y ai réfléchi intensément pour moi-même et m’aperçois qu’elle a raison.(Et toi, blogueur moqueur, ou blogueuse moqueuse, t’en dis quoi ?).
Cela ne m’avait jamais frappé alors que je guette et note le plus souvent possible mes rêves, au point parfois de les diriger. Cette observation est rassurante…, elle pourrait vouloir dire qu’on oublierait toutes les sottises lues sur les blogs de la rdl, en préférant boxer leur auteur.es durant la nuit, tous ces cons et toutes ces connes qui y sévissent, pour mieux les retrouver le matin dans toute la fraîcheur de leurs sombres éclats oxymoriques, les saluer uniment.
Cette charmante neurologue de la Pitié n’a pas l’air d’accorder non plus grand crédit aux pittoresques théories de tonton Freud. En revanche, elle semble vouloir démontrer l’existence d’une différence de genre dans la production des rêves. Admettant que « le sommeil aurait pour fonction de simuler des menaces, le rêveur anticiperait les épreuves à venir et s’entrainerait virtuellement, en sécurité dans son lit, pour mieux y faire face dans la journée » (le rêveur… pas la rêveuse). Et cela m’emm… un brin, cette suggestion que les hommes rêveraient plus souvent de violences physiques, d’outils et de bagnoles, et d’hommes,… alors que les femmes (y compris les féministes californiennes les plus radicales), rêveraient plus souvent de vêtements et de vie domestique… Là on extrapole beaucoup à partir de probabilités statistiques liées aux data extraites des « banques de rêves »…
In fine, elle touche en botte par une pirouette, comme il sied à l’élémentaire prudence scientifique : « Nos rêves sont-ils genrés parce qu’ils reflètent la culture actuelle ? ou parce que nous sommes programmés ? »…
Meuh, on est bin avancé.es, Jzz, un peu comme des dindons, des pintadons pour ne pas dire des pigeons, non ?

Jazzi dit: 19 juillet 2018 à 11 h 42 min

Beltegeuse, en nous couvrant de liens, tu penses occuper la place laissée vacante par LVDLB ? Il est vrai que, selon la belle théorie de Ed., vous n’êtiez point « constructivistes », l’une et l’autre !

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 11 h 31 min

Il n’y a que l’expérience qui vous renseignera, Ed, voyez les deux adaptations si elles sont disponibles et faites vous votre propre idée .

Jazzi dit: 19 juillet 2018 à 11 h 29 min

Les nuits insomniaques ne te réussissent pas, rose !
En t’en prenant à Annelise, tu as mis à bas la belle théorie des femmes constructivistes de ce blog qu’Ed, profitant d’une accalmie entre Christiane et Clopine, venait juste d’émettre. C’est ballot !
Sinon, j’avais posé jadis la question de la parenté entre C.P. et l’architecte Pouillon. Réelle mais lointaine.
Triste de voir Adjani cracher dans la soupe des cinéastes qui l’ont faite grande ! Elle-même, dans le genre hystérique et capricieuse sur les plateaux de cinéma ou de théâtre, elle n’était pas en reste. En témoignent les baffes qu’elle s’est reçues de Lino Ventura à Niels Arestrup…

ed dit: 19 juillet 2018 à 11 h 16 min

Petite question. Quelle est la meilleure adaptation cinématographique de Wuthering Heights ? Je suis en train de lire ce chef d’oeuvre et personne n’arrive à trancher sur cette question. Certains disent que celle de 1992 est excellente, d’autres préférent largement un autre (des années 30 si je ne m’abuse)…

felix d dit: 19 juillet 2018 à 11 h 12 min

Quelqu’un plus haut demande ce qu’il se passe avec « la république du jazz » . Je relance à mon tour . Quid de cette offre des « républiques de la culture » ? Délaissée depuis de long mois, elle manque à la palette de ce site .

ed dit: 19 juillet 2018 à 11 h 10 min

« une « égérie » de l’équilibre endogène au blog »

Elle ne va pas apprécier car elle est trop modeste, mais c’est un fait.

Janssen J-J dit: 19 juillet 2018 à 10 h 45 min

oui, je persiste, une « égérie » de l’équilibre endogène au blog. Ce ne sont pas des ‘bêtises’ de ma part. Il y a chez elle comme une inestimable pulsion pédagogique qui vient de loin, un goût du partage rare, une qualité d’écoute et une capacité à mettre à nu ses affects émotionnels provoquant bien plus souvent de la sympathie que de l’antipathie.

il y a de la générosité dans les pensées pour soi-même de la nuit rose sur le mont Chauve. On capture des bribes qui nous parlent, d’autres non. Des gens se sentent visés. Les oiseaux, non. Ils courbent le font, cherchent leur provende.

Quelqu’un se moquait de l’ornithologie, du traquet kurde. Mais maintenant, nous y revoilà grâce à Bételgeuse (p. 170, « le sirli du désert, cependant, a un chant très étrange, inquiétant parce que vaguement anthropomorphe, un peu comme cette bouscarle des Palaos dont on a pu écrire que son chant évoquait les vains efforts d’un idiot pour jouer de la flute » / Rolin).

On pu récemment établir une corrélation significative entre la pudeur des Japonaises et leur consommation immodérée d’eau,… débouchant sur un pb écologique des plus préoccupants : pour ne pas qu’on puisse les entendre uriner dans les toilettes publiques, la plupart d’entre elles (de tous âges) tirent la chasse durant toute la durée l’opération. Comment leur faire entendre raison ?

BJ à toussent. Baiser ?… Seulement si on le peut, bien sûr. Sinon…, ne pas se forcer ou forcer les animaux dans les zoos.

J.Ch. dit: 19 juillet 2018 à 10 h 44 min

au sujet de Coltrane : son « Lost album, both directions at once » (bandes de 1963 retrouvées) est en tête de ventes de CD… on y entend une interprétation de « Vilia », thème de Franz Lehar

x dit: 19 juillet 2018 à 10 h 16 min

Rose, dire (de façon compréhensible) que vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’écrivent les autres, c’est une chose.
Le dire en face, c’est-à-dire sur le site de la République du cinéma, c’est parfaitement légitime ; un forum est fait pour ça. Cela permet à celui ou celle que vous critiquez de vous répondre. D’expliciter, de donner ses raisons (en réponse aux vôtres, si vous en avez fourni). Cela s’appelle une discussion.

Le faire derrière son dos, sur un autre site, même apparenté, c’est lâche.
Et d’une.

Et de deux : émettre un jugement de valeur sur la personne à partir de quelques mots qui vous ont choquée c’est passer d’une catégorie à une autre, et ce n’est pas acceptable.
Ne me dîtes pas que vous ne voyez pas la différence entre déposer un commentaire, même sans mâcher ses mots, sur le site où quelqu’un a tenu un propos qui vous déplaît, et en vous limitant à ce qui vous paraît inacceptable et venir baver ici ?
Vous pensez tout haut ? ça vous regarde, mais ici vos suppositions restent.
Vous réagissez parce que vous vous êtes sentie blessée (indirectement et involontairement) par les mots de quelqu’un qui ne vous connaît pas, qui ne vous visait pas et vous la calomniez sans lui donner la possibilité de vous répondre. Et sans savoir ce que sa vie a eu de plus que douloureux, vous vous mettez en position de blesser qui a déjà souffert autrement que vous (et peut-être plus que vous, qui sait ?)

Vous qui aimez citer les textes bibliques, vous devriez méditer le passage du chapitre 19 du Lévitique, là où apparaît le fameux « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (verset 18) ; juste avant il est recommandé de « reprendre » (Segond), « réprimander » (TOB), « admonester » (Chouraqui). Non un reproche-jugement, mais en essayant de montrer à quelqu’un un mal dont il n’a peut-être pas conscience bien qu’il en soit l’auteur.

renato dit: 19 juillet 2018 à 8 h 44 min

« Nous sommes priés tant que riverains d’agréer à ces choix d’un goût déplorable du moins de les supporter… »

Les humains peuvent fermer les volets, les rapaces nocturnes non, et ils sont désorientés par les lampes orientées du bas en haut.

rose dit: 19 juillet 2018 à 8 h 32 min

x. je vous em…. copieusement.
parler c’est commemcer à comprendre.
L’avais qu’à pas écrire baiser comme des bêtes féroces.

mes fes.es vont très bien. Intéressez- vous aux vôtres.

rose dit: 19 juillet 2018 à 8 h 28 min

Beltegeuse

à la campagne, hormis championnats, nous n’avons pas cela. Une demi minute c’est long vous êtes chanceuse.je demanderai à ma potesse LPO ornithologue.
Quelle patience me faut’il avec c’te fille.
je voudrai bien qu’ell me lègue sa vertèbre de baleine ramenée du grand nord. Oserai jamais lui demander .
Beltégeuse je vous regarderai ce soir si je vous vois.ciboulette thym une tomate cerise c pas trop compliqué pourtant une balconnière.
une couche petits cailloux. une couche tonte de jardin ( ds un parc) une couche paille ( animalerie). Tassez bien. Le reste terreau, fi3ntes d’oiseaux excellent. Plantez les trois côte à côte. Paillez le.dessus. N’arrosez que tous les trois jours. Culture en lasagnes (pot rond et haut c plus facile : 20 cm de diam sur 30 de haut ). Tip/top sur les balcons.

Les oiseaux ont dû se sentir en confiance.
chez moi, ne vois plus la sitelle. pourtant nous marchions ttes deux la tête en bas.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 8 h 26 min

Renato, je ne saisis pas ou ne goute pas à ces éclairages multicolores , je trouve tout ceci d’une laideur sophistiquée qui de plus n’éclaire pas plus les promenades, kitsch everywhere. Nous sommes priés tant que riverains d’agréer à ces choix d’un goût déplorable du moins de les supporter, alors qu’un choix uniforme dans le doré, l’or irait tellement mieux à cette architecture qui plus est embellie par un sérieux effort de restauration.

x dit: 19 juillet 2018 à 8 h 21 min

Rose, occupez-vous de vos f.sses au lieu de parler nommément de vies que vous ne connaissez pas et qui ont eu leur compte de tragique.

renato dit: 19 juillet 2018 à 8 h 15 min

« La nuit nous les rend quand tout ce bor.el cesse dont l’activité humaine est responsable. »

Il faudrait déjà qu’ils éliminent les sources de lumière — éclairage urbain — les lampes orientées du bas en haut… mais on prêche dans le désert : « Les touristes ont droit à une belle scénographie », qu’ils répondent…

rose dit: 19 juillet 2018 à 8 h 13 min

Dora Maar
___
Adjani qui a tout donné d’elle-même, corps et âme qyi a’est brûlée au feu des mises en scène voulues. L vn T doit être très taré aussi et dévorer ses sujets. L B pas mieux.
_____
mais comment baisent les bêtes sauvages ?

te souviens de la bandaison de l’éléphant au zoo de Vincennes -que tu as raconté 20 ans plus piur donner confiance aux garçons, l’année de Robin B. dans ta classe, et l’éclat de rire qui s’ensuivit. J’avais montré avec le bras.
Joindre l’utile à l’agréable. Certains Thomas toujours ne te croient pas.

Et puis ensuite le couple de panthère noire qui s’accouplait à la Tête d’or. Et je m’étais éclipsée discrètement devant leurs feulements.

Pas d’autres gestes, héroïques et sauvages.
Honte quand des gens filment, osent, des mises bas. Moment intime par excellence.

pleure quatre larmes. Loin les torrents. Arriéré de chagrin du corps qui a exulté avec beauté liée au sacré.
Puis l’autre, le définitif étranger qui t’assassine froidement.

Et disais l’autre jour, en le pensant fermement si je n’avais pas vécu cela je ne serais pas qui je suis aujourd’hui.

ne savais pas toutefois ce matin qu’il restait encore tant de chagrin.

elle a pensé elle qu’avec phil c’était jouable.et que sa sensibilité nerveuse trouverait gaucho sans lasso au bénéfice des grands espaces, courant la pampa et s’enfermant dans les salles noires.
lui va attendre encore que la désillusion mêlée au deuil cruel fasse son creux niché au sein du périnée, puis lui glissera tu m’aimes quand même dis ?
Et elle magnanime-dans la solitude redoublée- lui répondra que oui parce qu’elle en a la capacité.
Comment flouées nous l’aimons encore toutes ?

Voilà les choses sont.
et la vie est souvent cruelle. comme dit dorian mon cuisinier qui raconte ça.

le père de C.P s’appelle’t-il Jean ? resté-je à m’interroger, ce jour.

Beltegeuse dit: 19 juillet 2018 à 8 h 00 min

Rose, tarins des aulnes ou serins cini, un des ces couples s’est posé sur une jardiniere à l’abandon où s’épanouissant des’herbes folles. Pas facile de reconnaître l’une ou l’autre de ces deux espèces, le plumage est assez ressemblant, du jaune, du gris , le chant me ferait pencher du côté du serin cini. Migrateurs, c’est la seule et unique occasion où avec beaucoup de précautions j’ai pu les observer quelques secondes, la moitié d’une minute. En ville, les oiseaux au chant singulier sont plus souvent entendus que vus aux phases les plus calmes du cycle circadien. À moins d’être ornithologue certifié, difficile d’identifier l’oiseau d’après son chant mais vraisemblablement se cachent de drôles d’oiseaux dans les branchages . La nuit nous les rend quand tout ce bor.el cesse dont l’activité humaine est responsable. Ici c’est une espèce d’enfer sonore , le bruit des forges ou des machines industrielles en moins mais que la concurrence motorisée n’a que peu à envier. Si vous ajoutez à ce fond inestimable les choix musicaux et de toute évidence à visée pédagogique des autorités officielles vous pouvez vous estimer servi en bruits qui présentent l’inconvénient de vous éloigner à des années lumières de ce qui pourrait entrer dans le cadre du grand œuvre musical et vous dégoutent pour finir de poursuivre un inventaire qui explorerait cette galaxie.

renato dit: 19 juillet 2018 à 7 h 51 min

Ah ! le zen ! cette « Araba Fenice » : en paraphrasant György Lukács [à propos de l’essai, dans L’âme et les formes. Théorie du roman] on pourrait dire qu’il parle toujours de quelque chose qui est d »jà formé ou au moins de quelque chose qui a déjà existé, qui est propre de son essence de ne pas tirer la nouveauté du néant mais de donner un ordre nouveau aux choses existantes. Et du fait qui met les choses dans un ordre nouveau, il ne forme pas quelque chose de nouveau à partir de l’informe, il est lié à elle et doit toujours dire la vérité à leur propos, trouver une expression pour leur essence — cité de mémoire.

On raconte que par une nuit d’hiver, un moine voyageur arriva transi dans un monastère où l’on conservait une précieuse sculpture en bois. Il s’assit près du feu et but un bol de thé ; à un moment une pâle fumée s’éleva des braises : le feu s’épuisait et il n’y avait plus de bois à brûler, le moine saisit la précieuse sculpture et la jeta dans l’âtre. Certains chrétiens disent : « Tu brises un bâton et voilà Jésus ».

« Il n’y a pas une seule chose qui échappe au moment présent », Dōgen, shōbōgenzō uji.

http://blogfigures.blogspot.com/2010/03/dogen.html

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 6 h 44 min

Après Polanski, qui a besoin d’humilier pour jouir, Adjani a tourné « Possession » avec le grand Zulawski, cinéaste mégalo, hystérique, hyper-dostoïevskien. Elle n’en garde pas non plus un très bon souvenir, malgré la réussite de sa prestation qui lui vaudra de multiples récompenses. Elle raconte aux Inrocks :

« Je travaillais avec un metteur en scène, Zulawski donc, qui était encore beaucoup plus déchaîné que son sujet. Il se donnait en spectacle dans son spectacle, il hystérisait le plateau quotidiennement pour que la contagion opère. Il faisait danser à l’équipe une rumba de démence qu’il justifiait en nous expliquant qu’elle nous évitait de sombrer, surtout moi, et que de fait il fallait faire en sorte que sa cadence ne retombe jamais. J’étais très consciente de la perversité qui se jouait. À la fois ça me dégoûtait, et en même temps, j’ai fait la soumise dans la grotte, j’ai marché dans le long tunnel qui menait à ce que devait être le film », a-t-elle expliqué.

rose dit: 19 juillet 2018 à 4 h 49 min

Ainsi, l’on apprend que l’on peut choisir de ne pas dormir de la nuit. Pour jouer une scène qui plus est.
Le chat trouve cela désagréable lui.
Quant au ciel, un fin tapis nuageux voile totalement toutes les étoiles.
Pas d’Orion ni de Beltegeuse.

Découverte- dans la fraîcheur d’une nuit interminable, pas sur baiser comme une bête féroce, non, mais sur le lien ou pas avec la chapelle et les forces telluriques qui courent sous, les noeuds d’eau, d’un blog culinaire de tt beauté, hors orthographe Les quatre saisons du jardin.
Superbe, même si hors actualité qui désormais se décline en deux saisons été/hiver.
Et d’un jeune chef, talentueux, Ludovic Turac, à Marseille.

Delaporte dit: 19 juillet 2018 à 3 h 49 min

Dans un entretien aux Inrocks, Adjani livre un témoignage intéressant à propos de Polanski, le cinéaste repris de justesse. Adjani évoque les méthodes très peu catholiques du réalisateur, qui dénotent une immaturité criminelle. Adjani a eu l’impression de ne s’être pas fait respecter. Elle en veut toujours à celui que la justice américaine poursuit, et que la France ne veut pas (encore) extrader. Un jour, il se peut que Polanski ait à répondre de ses crimes devant une cour de justice. Voici ce se rappelle Adjani, comme si c’était hier (avec en contrepoint le viol d’une adolescente de treize ans dans l’Amérique des 70′) :

« L’autre jour m’est revenu un épisode que j’avais oublié. Ça s’est passé sur le tournage du Locataire de Polanski [sorti en 1976, NDLR]. Roman, quand il jouait dans ses films, entrait en concurrence avec les autres comédiens. C’était assez pénible. Un matin, je devais tourner une scène à laquelle je m’étais préparée par l’épuisement. J’avais choisi de ne pas dormir de la nuit. J’ai marché dans Paris jusqu’au matin pour être dans l’état d’effondrement nerveux requis par la scène. Roman a ‘vu’ et s’est mis à sans cesse retarder le tournage de la scène, il comptait bien jouer à me déstabiliser, me décourager, me démotiver. C’était limite. J’avais peur de ne plus avoir les quelques forces nécessaires pour jouer l’absence de forces », a-t-elle confié.

rose dit: 19 juillet 2018 à 2 h 48 min

Enfin, cette fille Anne Lise Roux, l’a une belle plume, un talent certain, mais l’a pas vécu.
Et l’autre cornichon, cui qui allume -mettre le feu aux poudres et n’éteins aucun feu -braise ou flambées incontrôlables- qui sera au ciné quand tu seras à Vladivostok.
Ne rien attendre des garçons qui- de toutes façons- ne donnent rien ; et surtout pas l’immarcessible.

rose dit: 19 juillet 2018 à 2 h 42 min

Baiser comme une bête féroce, bien sûr qu’on l’a fait loin des bottes de paille. Et pas forcément le jour où on a fait les enfants.
Il en est resté la chair repue et rayonnante.
S’en sont suivis des torrents de larmes.
Parce qu’on l’a su que la chair était loin d’être triste et que l’autre était soi et sa parfaite moitié mais que le temps que cela a duré a été bien trop bref.

rose dit: 19 juillet 2018 à 2 h 37 min

c’est Jean qui le dit de laisser tous ses biens derrière soi et de partir sans se retourner. Tout nu et tout cru.

Cui qui l’dit à c’te heure, l’en a tant des biens et l’est tellement radin. Son aînée déjà elle prend un an de pause tous les deux ans. Le bac, une pause, une année d’université, une pause. Ses petits seins pointus sous son tee-shirt, arrogante. Une pauvresse extrêmement riche.

Comme vivre de 800 euros par mois, se plaindre, gémir et se fou…e à gauche 400 par mois. Racler sur tout. Mais pas sur l’appareil photo, Canon, 200g. Les autres payent -à donf la caisse, pendant que fils et petit fils vivent du RSA. L’illogisme des antis nantis. Plus profiteurs, tu meurs.

rose dit: 19 juillet 2018 à 2 h 16 min

cette autre fille : l’ intérêt de reconnaître les oiseaux est indéniable. mais quel est celui d’ écouter en boucle les conférences de Michel Onfray, cet acharné ?

imless than hamlet dit: 19 juillet 2018 à 0 h 11 min

pour la rectification volte face de Trump sur son would / would not au sujet de l’ingérence russe

voir Hamlet Acte 1 Scene 2

HORATIO — A truant disposition, good my lord.

HAMLET — I would not hear your enemy say so,
Nor shall you do mine ear that violence,
To make it truster of your own report
Against yourself:

rose dit: 18 juillet 2018 à 23 h 02 min

malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam
malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam
malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam
malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam
malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam

gentiment, qu’a qu’un oeil, et qui court au suicide m’a dit M. ce matin, j’avions copié cinq fois sur ce blog que paul edel s’est trompé dans la date de la fin de la guerre au Vietnam. C’est ma manière de participer. Éléphantesque, me douté-je, mais plutôt cela que la compassion gnagna d’aider son meilleur pote à crever.

rose dit: 18 juillet 2018 à 22 h 57 min

Empédocle, à l’Etna, pour laisser ses deux sandales côte à côte //.

Sûrement pas* et sûrement pas moi aider un bon pote à se faire un fix à acheter son tabac et son whisky. Plutôt crever que d’accepter et participer à sa p. de déchéance. L’est pas l’seul à souffrir, ce co…..d.

Po’ le sucwe, ben oui, ben oui, sous toutes ses formes**, sauf avec l’absinthe dessus : et non, et non.

*c’est d’cette mollesse là qu’on crève, depuis une bonne trentaine, bien tassée ; et c’est ce qui explique aussi le délire Deschamps, des lisez. Plutôt lui faire des piquouses au camé pour le désintoxiquer.

**https://goo.gl/images/ZkdJgS

Delaporte dit: 18 juillet 2018 à 22 h 51 min

Sue ce blog, il n’y a pas que les femmes qui écrivent bien (là Ed est, comme toujours, de parti pris), certains hommes aussi, comme le vénérable PaulEdel qui, malgré ses erreurs dans la datation de la guerre du Vietnam, nous pond régulièrement des commentaires remarquables sur la littérature classique et moderne. Pour moi, une seule question reste sérieusement à traiter : et Dieu dans tout ça ?!

rose dit: 18 juillet 2018 à 22 h 40 min

C’est un collectif, embarqué dans la caravelle de la RDL, celle d’un navigateur qui sillonne les mers avec dans sa malle pas mal de livres qu’il aime partager avec son équipage.

christiane

je suis tout à fait d’accord avec vous ; toutefois, vous contribuez énormément à l’équilibre, et màc a beau nous manquer, ce blog est beaucoup plus calme qu’avant et bien plus sympa, trouvé-je.

christiane dit: 18 juillet 2018 à 22 h 28 min

@Ed dit: 18 juillet 2018 à 20 h 48 min
Ce n’est pas vraiment comme cela, Ed. Toute intervention, ici, à son prix, même ponctuelle. JJJ a écrit de grosses bêtises. Je ne suis pas une « égérie », je ne « tiens pas le blog ». Je suis une cousette bavarde, rien de plus ! Le blog tient par la variété des interventions, femmes et hommes associés. Je regrette même l’absence de certains… Le blog n’est jamais calme. Il y a toujours de l’orage dans l’air. Il suffit de remonter le fil des commentaires et des jours pour constater que vous n’êtes pas la seule à être tarabustée par jeu plus que par méchanceté par certains. Le blog a toujours était comme cela. Des plages de calme alternent avec des guérillas sans merci, des commentaires intéressants avec d’autres qui le sont moins mais c’est ici un espace culturel et aussi ludique. Certains ont une plume incontestable dans des registres très différents, nombreux, et nous entrainent dans des territoires singuliers allant de la culture la plus pointue au plaisir de laisser une trace plus humble mais pas inintéressante. C’est un collectif, embarqué dans la caravelle de la RDL, celle d’un navigateur qui sillonne les mers avec dans sa malle pas mal de livres qu’il aime partager avec son équipage.

La soirée est enfin fraîche et si calme après les fièvres populaires des jours passés.
J’ai été heureuse de voir les douze enfants rescapés de la grotte de Thaïlande, pimpants dans leur tenue de footballeur. Bravo aux plongeurs et spéléos de cette opération de secours internationale, sans oublier celui qui a laissé sa vie pour les secourir et à cet animateur qui bien que les ayant entraînés là, imprudemment, ne les a pas laissé tomber. La vie simple et tranquille va reprendre pour eux. Ça c’est important.

Beltegeuse dit: 18 juillet 2018 à 21 h 01 min

Ed si d’autres sont constructives selon vos appréciations mon impression vous concernant va bientôt relever de l’invariable d’ajustement.

Beltegeuse dit: 18 juillet 2018 à 20 h 59 min

Rose,. Je suis tombee pile poil dessus ce matin, 5h ou 6h, sa couleur est reconnaissable, j’avais un doute . Avec mes peits instruments j’ai vérifié, c’est bien elle.

Ed dit: 18 juillet 2018 à 20 h 48 min

Notons que les personnes les plus constructives de ce blog sont des femmes : christiane, clopine, lavande (trop rare), pendant que la plupart des hommes s’écoutent parler. Pas tous. Fort heureusement.

rose dit: 18 juillet 2018 à 20 h 07 min

si c-est bien Beltegeuse, Beltegeuse, c pas compliqué. Vous avez Orion le grand guerrier, le bouclier, son épée. Et elle serait l’épaule gauche d’après christiane. je ne suis pas encore allée voir.

Sans boussole, vous prenez la Gramde Ourse, la petite Ourse comme base, l’étoile du berger et hop. Vous vous repérez.

Beltegeuse dit: 18 juillet 2018 à 19 h 40 min

D, j’ai sorti ma boussole et ma carte du ciel, c’est bien Beltegeuse qui est visible d’une de mes fenêtres , c’est l’une des dernières qui brillent dans l’arc de ciel en fin de nuit.

christiane dit: 18 juillet 2018 à 19 h 25 min

@Janssen J-J dit: 18 juillet 2018 à 18 h 45 min
Oh la, cher ami, trop c’est trop. Et vous y êtes pour beaucoup en ayant balayé avec agacement mon commentaire sur le livre de P.Grainville que je découvrais. Vous êtes un provocateur, je le sais. Cela m’amuse et me donne envie d’insister dans mes lubies mais le dialogue sur le film de Charles Laughton entre Jazzi et Clopine était magnifique.

christiane dit: 18 juillet 2018 à 19 h 20 min

@Jazzi dit: 18 juillet 2018 à 19 h 14 min
Quelle idée, Jazzi. C’est un très grand film que j’ai aimé revoir tout en vivant encore cette angoisse latente comme les enfants qui demandent le même contre et frémissent d’horreur avec jubilation au passage qui va venir de l’ogre ou de la sorcière. Seulement, j’avais la tête dans le livre de Grainville et JJJ m’avait contrariée avec son ras le bol de Monet-Grainville ce qui m’a donné envie de creuser ma lecture et les questions que je me posais.

Jazzi dit: 18 juillet 2018 à 19 h 14 min

Si le roman de Patrick Grainville fait bonne impression, le film de Charles Laughton ferait-il mauvais genre ?
cherchez l’erreur !

Delaporte dit: 18 juillet 2018 à 18 h 50 min

Masur était un très grand chef, effet, et c’est une heureuse idée de fêter son anniversaire – sauf que, étant mort en 2015, le maestro n’est plus là pour souffler les bougies :

« Kurt Masur, né le 18 juillet 1927 à Brieg en Basse-Silésie, et mort à Greenwich aux États-Unis le 19 décembre 2015. » Wikipédia

Janssen J-J dit: 18 juillet 2018 à 18 h 45 min

Je me demande si Kurt Mazur a jamais eu l’occasion de diriger la 7e de Chostak. dont l’histoire est un rien édifiante.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_%C3%A0_L%C3%A9ningrad_de_la_symphonie_no_7_de_Chostakovitch
Merci Ch. pour avoir fermement animé du début à la fin le post du jour jusqu’à + 1000, tant sur son versant littéraire que dans sa dimension picturale. Vous TENEZ ce blog contre ses vents et marées, & peu pourraient/sauraient en faire autant. Du coup, les dérapages sont de moins en moins nombreux, semble-t-il. Et personne ne songe plus à vous moquer. Respect total ! Je savais que vous seriez consacrée un jour comme l’égérie bienveillante de ce cercle un brin foutract’. Tous les jets d’eau de ses piscanettes glissent sur vos ailes soyeuses et lustrées, généreusement éployées.

x dit: 18 juillet 2018 à 18 h 39 min

ed dit: 18 juillet 2018 à 17 h 46 min

Un enregistrement public avec l’orchestre du Gewandhaus en l’honneur du 200ème anniversaire de la naissance de Mendelssohn (« Felix macht glücklich »), et … Peter Ustinov (auf deutsch).
Vous ne devinerez jamais quel pianiste interprète le concerto n°1 (vers 20’40)
https://www.youtube.com/watch?v=SgiRpBXScPs

(Une sorte d’anthologie musicale, ce qui pose les mêmes problèmes qu’en littérature, mais bon on ne va pas revenir là-dessus je suppose)

D. dit: 18 juillet 2018 à 18 h 29 min

Kurt Masur n’est qu’un directeur d’orchestre. C’est à dire pas grand chose.
Bien diriger est assez facile, c’est l’habitude qui fait tout, le don y est pour peu. Je vous propose de vous intéresser d’abord aux compositeurs. Aimez-vous Ravel (hors Boléro, trop connu) ? Ravel est fantastique et encore trop peu connu.

christiane dit: 18 juillet 2018 à 18 h 11 min

@et alii dit: 18 juillet 2018 à 15 h 49 min
Comment vous remercier pour cette découverte : le texte et cette femme, Sarah Kofman, fille du rabbin Bereck Kofman déporté et mort à Auschwitz, à coups de pioche car il refusait de travailler pour prier. Elle s’est donnée la mort en octobre 1994 après avoir écrit un dernier livre autobiographique Rue Ordener, rue Labat.
Ce texte somptueux sur « La leçon d’anatomie » de Rembrandt se comprend mieux quand on sait cela. La mort (le mort ouvert) donne une ouverture sur la vie et son secret, devant le livre grand ouvert au pied du gisant, ce livre qui attire tous les regards. Le refus du deuil serait la fonction cathartique de l’art mais en même temps celle de briser ce qui dans l’art répond à notre demande d’éternité en ouvrant un autre espace. N’est-ce pas ce que fait P.Grainville dans le livre que nous évoquons : ouvrir un autre espace ? Peut-être est-ce pour cela que je le trouve fascinant mais mélancolique car écrit au seuil de ces morts.
Cette tentative d’être témoin de leurs traces.
Un grand merci, donc. Et un livre à découvrir.

ed dit: 18 juillet 2018 à 17 h 46 min

Aujourd’hui, nous fêtons l’anniversaire de Kurt Masur, Mesdames et Messieurs les amateurs de musique classique de ce blog.

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