de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les écrivains lisent-ils encore ?

Les écrivains lisent-ils encore ?

Un écrivain est d’abord un lecteur. Ainsi formulé cela paraît évident. On connaît peu de cas de vocations innées qui n’aient pas été d’abord enracinée dans un commerce ancien, dès le plus jeune âge, avec la littérature romanesque. Mémoires, biographies et journaux intimes nous ont suffisamment renseigné sur l’infini compagnonnage de tout écrivain bien né avec les livres des autres pour qu’on en doute. Encore faut il distinguer les classiques des contemporains. Certains ne lisent que les premiers, d’autres n’en ont que pour les seconds, plus rares sont ceux qui vont des uns aux autres. On en connaît même tels Pascal Quignard et Pierre Michon qui se présenteraient volontiers comme « lecteur » davantage que comme « écrivain » si cela ne prêtait à confusion. Les plus lucides sur leur propres limites savent que leur capacité à renouveler leur stock syntaxique s’épuise, craignent que leur curiosité ne s’émousse et que leur imaginaire ne tourne en rond.

L’attitude d’un Georges Simenon, qui se voulait anti-intellectuelle, constitue un cas extrême : lecteur compulsif de Balzac et des grands russes Dostoïevski, Gogol, Tchékhov dans sa jeunesse, il a cessé de lire par la suite afin de ne pas subir d’influence dans son écriture, et ne s’est remis à la lecture qu’à la fin de sa vie, après avoir définitivement posé sa plume. Sinon, pour la plupart, les écrivains ne cessent de s’abreuver à toutes les sources comme en témoignent leurs exercices d’admiration.

Si l’on y revient aujourd’hui, c’est qu’une interview d’Antoine Compagnon au quotidien espagnol El Pais nous y invite sous le titre :

« Je me demande si les écrivains d’aujourd’hui lisent encore ».

Or poser la question c’est déjà y répondre. On suit le professeur au Collège de France, historien de la littérature, spécialiste de Baudelaire et de Proust, lorsqu’il y soutient qu’autrefois, les écrivains se faisaient plus spontanément les passeurs de leurs glorieux anciens ; les éditeurs les sollicitaient souvent pour préfacer les rééditions et il est regrettable que cette fonction ait disparu. On le suit encore quand il déplore l’absence des écrivains français dans le débat d’idées et la dispute politique, domaines abandonnés aux seuls intellectuels. En revanche, on ne le suivra pas lorsqu’il déclare :

« Je ne crois pas que des auteurs comme Christine Angot et Virginie Despentes soient de grandes lectrices (…) Ce qu’elles font, de même que Michel Houellebecq, n’a rien de nouveau. C’est dans la grande tradition naturaliste du XIXème siècle ».

Et l’universitaire de préciser que cet été, il a lu le premier tome de la trilogie Vernon Subutex. Mais qu’est-ce qui lui permet d’affirmer que son auteur lit peu ou pas et que son écriture n’est pas irriguée par des fleuves souterrains ? L’absence de résonance de ses lectures dans ses romans ? Le défaut de citations directes ou d’intertextualité ? Ses personnages sont effectivement guère enclins à convoquer le fantôme de James Joyce ; quant à son style, il ne reflète pas vraiment un intime commerce avec Stéphane Mallarmé ; le contraire serait étonnant s’agissant de l’histoire d’un disquaire qui passe son temps sur internet, et n’en finit pas de squatter chez les uns et les autres, croisant un trader cocaïnomane, une musulmane voilée, des sans-abri, un mari violent, une mannequin transsexuelle brésilienne… Appelons cela du naturalisme punk ! Mais ce serait abusif d’en déduire quoi que ce soit quant à la culture littéraire de l’auteur. Que le professeur Compagnon se rassure sur ce point : étant voisin de Virginie Despentes à la table des Goncourt chez Drouant, je puis lui assurer qu’elle est une lectrice compulsive et que ses rapports de lecture sont d’une acuité et d’une profondeur qui en remontreraient à bien des critiques installés.

Gardons-nous des romans cultivés ! A la réflexion, autant l’idée qu’un artiste puisse être inculte du passé de son art a quelque chose de pathétique, autant un créateur saturé de l’œuvre des autres en serait bridé et comme retenu dans son élan. On aimerait si souvent changer de contemporains, on a si souvent été floué par les fausses valeurs fourguées par l’air du temps et l’esprit de l’époque, que rien ne nous rassure comme celles qui ont été filtrées par le temps et y ont résisté. Des vrais classiques d’avant jusqu’aux classiques modernes du XXème siècle. Il y a là de quoi tenir une vie et même un peu plus sans être déçu ni rassasié.

(« Raymond Carver » photo Bob Adelman)

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716 Réponses pour Les écrivains lisent-ils encore ?

bouguereau dit: 6 novembre 2017 à 14 h 27 min

..il va à la cave des femmes nues torturées et il dit à weinchtein..’t’as hintérét à mfiler une bouteille d’eau minéral sinon chte balance à la gestapo’

D. dit: 6 novembre 2017 à 14 h 25 min

Pour Zeniter ça va être dur de s’améliorer. Je serais elle je changerais carrément de métier, soit dit en passant. C’est une opinion qui ne concerne que moi, je tiend à le préciser.

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 14 h 23 min

De fait , Jazzi, l’argent ne sert plus à la machine de guerre mais s’évade, laissant sur les chemins, dans les déserts, de plus en plus nombreux exemptés du progrès, ceux-ci eux-même en voie de récupération pour des trafics mafieux ou politico-mafieux (qui blanchiront leur capital et suivront l’itinéraire complexe qui mène derrière les écrans) victimes et chair résiduelle d’un industrie qui préfère soustraire ses profits astronomiques plutôt que d’assister au ruissellement via taxations et impôts qu’il serait juste d’en attendre afin que l’humanité n’ait pas le sentiment d’être abandonnée à la Loi des plus forts et des moins scrupuleux à qui l’on continue de ménager des trous gros comme des Boeing dans les surveillances et les lois pour qu’ils puissent accumuler des trésors qui vraisemblablement leur seront utiles dans un autre monde si celui-ci leur survit.

D. dit: 6 novembre 2017 à 14 h 22 min

Que ce soit Gallimard, Seuil, Actes Sud ou qu’en sais-je encore n’a vraiment aucune espèce d’importance. C’est le meilleur qui est primé, et les trois moins bon n’ont qu’à en tirer leçon et s’améliorer. Point barre.

D. dit: 6 novembre 2017 à 14 h 17 min

Il était normal que Vuillard remporte une année ou une autre le Goncourt. C’est donc cette année. Voilà tout.

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 14 h 11 min

Passou nous dira à combien de voix l’a emporté « L’Ordre du jour  » ou quelqu’un qui aurait l’info, je ne la trouve pas et je suppose, après rapide réflexion, Pierre retenu aux agapes dans l’impossibilité dans dire plus quant aux délibérations. Rien non plus sur le menu , c’est frustrant.

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 13 h 37 min

. De même pour l’usine à triolets (Bloom dixit).

je ne comprends pas, excusez mes limites qui ferment assez tôt l’accès à vos fabriques. A part Elsa, je ne vois rien aussi si vous complétiez ou expliquiez je vous en serais reconnaissante, pour cette fois.

Petit Rappel dit: 6 novembre 2017 à 10 h 52 min

Me voici suspecté d’être Chaloux. Bérénice, désolé,vous êtes à coté. De même pour l’usine à triolets (Bloom dixit).
MC

la vie dans les bois dit: 6 novembre 2017 à 10 h 32 min

Yes out jusqu’à ce soir. Prions pour que celui qui tient ferme sa couronne ne se prenne pas le retour de la baleine en pleine poire.
😉

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 10 h 18 min

9h45 la précision du tir… si tout ce qui s’échange ici était soumis aux lois sportives , l’arbitre déclarerait OUT pour votre 9h45 . Je trouve signifiante les interventions de renato, à partir de l’une d’elles, dans ma grande ignorance qui ne me quitte jamais en se rappelant à moi sous forme de lacunes innombrables, je cherchais Thot:

« Au sein de l’océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent apparaître un lotus d’où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d’où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »

closer dit: 6 novembre 2017 à 10 h 00 min

D’accord avec Chaloux. Trifinov ne m’a pas impressionné; trop de manières.
Les choix alternatifs de Chaloux me paraissent dans l’ensemble excellents, bien que je les connaissent inégalement. Samson François, bien sûr, génial, beau, mort prématurément et français par dessus le marché, il a tout pour lui.

N’oubliez pas dans l’école russe contemporaine, Arcadi Volodos, dont j’ai dit tout le bien que je pensais ici après son interprétation de deux sonates de Schubert à la Grange de Meslay. Dans Schubert, impossible de tricher, impossible d’impressionner la galerie avec des effets spectaculaires. Il a passé l’obstacle avec une profondeur et une sensibilité exceptionnelles.

la vie dans les bois dit: 6 novembre 2017 à 9 h 45 min

renata bella a ses « têtes », et quand cette testa di cazzo se soulage, les matins de ses nuits d’insomnie, c’est, heu démesuré. Insignifiant.

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 9 h 22 min

entre ce qu’on veut etre et ce que l’on devient réellement.

tout à fait d’accord Chaloux, j’ai moi-même beaucoup souffert de cet écart entre le moi idéal et ce moi réel et défaillant , pour finir je crois qu’à l’écartèlement je préfère le rien qui est donné à la plupart des êtres qui s’en vont sans grandeur ni talent ou génie déclaré, de toutes manières on n’a pas le choix, on devient ce que l’on est, nous serions un sac de semences en attente et il arrive souvent que la moisson soit bien pauvre , il faut s’en accommoder et continuer sans ressentiment si l’on est doté de sensibilité de cueillir et marauder ce que d’autres plus prometteurs ont cultivé et offrent pour dorer la tranche des jours communs .

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 9 h 08 min

renato, ça rappelle ces mystérieuses figures sur l’île de Paque et bien que tout ce qui est dressé peut y conduire et puis ces beaux vers de Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

.

christiane dit: 6 novembre 2017 à 9 h 02 min

Minuit vous réussit, M.Court ! musique et littérature.
Un jour lointain vous m’avez fait découvrir, dans ce registre, un auteur et un livre peu connus : Les contes griffus de Jacques Sternberg (Denoël). Humour noir et absurdité. De la belle ouvrage ! Avec un Roland Topor en couverture… et dont l’humour est proche de ces petites nouvelles réjouissantes…
« La famille très pieuse venait de terminer le poulet du dimanche quand la fille cadette s’étrangla avec un os et mourut étouffée sur le coup.
Alors Dieu, assailli de prières, se fendit d’un petit miracle et ressuscita le poulet. »

renato dit: 6 novembre 2017 à 8 h 46 min

Cheeta, voyez Platon, Phèdre, Deuxième partie : rhétorique, critique de l’écriture et enseignement oral, puis déblatérez comme bon vous semble.

la vie dans les bois dit: 6 novembre 2017 à 8 h 40 min

hello Dolly Prane à 8h09, l’écriture comme un médicalmant ? Une pilule des lendemains de foire, qui ne soignent pas une sale migraine ?

Allons, allons, que cela « tintouine » mal aux zoreilles.

Le coucou suisse continue de dérailler. Mais ce n’est pas lui qui sur ce blog fait preuve d’un acte de lecture fanatique; serait plutôt du genre frénétique, à nous servir son catalogue de choses vues, chaque jour qui se lève.
Quelle insulte, de dieu !, à tous ceux qui en ce jour, vont se coller l’oreille au poste, pour célébrer ce à quoi ils croient.
Sortez casqué !

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 8 h 36 min

je croyais naïvement que dans un seul paquet on rangeait court petit rappel chaloux marcel( qui a disparu, quel dommage!) me trompe-je?

bérénice dit: 6 novembre 2017 à 8 h 34 min

Archi-timbré par un génie incontestable

Nelson Freire ? je note sans entendre, je retrouve mes appareils mais merci de l’effort . Et dire qu’après la presbytie, astigmatisme, la cataracte bilatérale je friserai la cécité, je me demande si sans plus rien voir ni entendre on peut encore penser et donc exprimer plus que grognements et cris de bêtes quand ils ne sont pas par nature définitivement lestés au fond de la mer fertile par la bêtise.

renato dit: 6 novembre 2017 à 8 h 09 min

Le livre n’est qu’une pelote de laine rouge — ou de n’importe quelle autre couleur qu’on aurait vu ou que l’on nous dirait que nous aurions pu voir en trouvant le sommeil. Il y a beaucoup de rhétorique sur le livre et les ficelles commencent à sentir le pipi de chat : nous en avons une perception indirecte, les fragments prévalent sur le système, et ainsi de suite. Enfin, il y a énormément de rhétorique ; même si conformément au cours habituel des choses, la voix demeure après que vous êtes sortis, c’est que vous avez oublié d’éteindre le magnétophone ou la radio. Bon, sur le coup je n’ai pas envie de me perdre dans un jeu astucieux car j’ai une vilaine migraine, ce qui m’empêche de rire à plaisir. Je me limiterai à dire que certaines choses finissent sur le papier seulement parce que les gens ne lisent plus à voix haute, car quoi que l’on dise, la langue est chose orale : on écrit par paresse. Tôt, inspire le respect mais dans Phèdre, par un bref apologue, Socrate conteste à Thot l’importance de l’écriture et se prononce en faveur de l’oralité car le médicament que Thot a inventé constituera un désastre pour la mémoire. Je crois que c’est aussi un désastre pour la matière sonore car en chevauchant ce destrier-désastre, on arrive vite à une a-langue, mais ce n’est que mon opinion.

Rémanence acoustique : Barthes (Leçon inaugurale au Collège de France, 1977) dit : « La langue, comme performance de tout langage, n’est ni réactionnaire ni progressiste ; elle est tout simplement fasciste ; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire ». Je me souviens qu’au cours d’une conversation à table (très peu luthérienne, d’ailleurs) un poète contesta ce propos en affirmant, avec un calme olympien, que le fascisme n’est pas d’obliger à dire ou non dire ; que ce n’est qu’une norme arbitraire instituée par une volonté illégitime ; que le vrai fasciste n’est pas le tyran qui institue la norme, mais celui qui la reconnait et la respecte ; qui n’est pas la langue qui est fasciste mais l’usage que l’on en est fait. « Le soleil se leva lentement à l’orient ; les pics s’allumèrent, l’un après l’autre, comme les lanternes d’une fête ; à la fin, ils resplendirent tous » (Arthur Conan Doyle, Une Étude en rouge) ; et des moineaux babillent. Selon Thomas Pynchon ‘l’avenir n’est plus ce qu’il était’.

Petit Rappel dit: 6 novembre 2017 à 0 h 54 min

Un bémol, Chaloux, je ne l’ai jamais entendu dans tout Chopin, sur lequel, vous le rappelez, il y a du monde.Je parle du pianiste en général. Ce que vous en dites m’étonne car je l’ai entendu virtuose mais sans pathos excessif dans le répertoire évoqué précédemment.
Bien à vous.
MC

Chaloux. dit: 6 novembre 2017 à 0 h 20 min

M. Court, hélas les jeux sont faits. Mais j’aurais préféré Horowitz, Samson François, Yves Nat ou même Cortot, Nelson Freire, Michelangeli, Jorge Bolet, ou Ciccolini dans Liszt, Radu Lupu. Et quelques autres. Pas Trifonov,- avec votre permission. Vraiment pas. Même sans.
De plus, si je peux me permettre une remarque supplémentaire, Chopin n’est pas absolument pas un romantique. Pourquoi le pousser contre son gré sur cette voie? Quant à l’école russe, force est de constater qu’elle n’est plus ce qu’elle était.

Petit Rappel dit: 6 novembre 2017 à 0 h 17 min

Existe-t-il un fantastique Vernien revendiqué comme tel? Oui, mais au mieux , et pour comparer ce qui est comparable, la nouvelle, cela donne Fritt-Flac.
Existe-t-il des situations fantastiques dans les romans? Oui, mais elles sont habilement intégrées et toujours expliquées; Le coté Féérie ou tout s’explique et Maison Hetzel obsédée par la Science bride paradoxalement Jules Verne au point d’arriver sur ses vieux jours à l’inimaginable: la rationalisation du Gordon Pym dans le Sphynx des Glaces, beau titre, mais roman totalement plombé par ce rationalisme fin de siècle.
Je crois que pour le fantastique, hors Fritt-Flac (un titre qui parait venir des Contes d’Hoffmann d’Offenbach avec la Légende de Kleinzach!) il y a parfois des échappées oniriques, mais pas vraiment un fantastique u sens ou l’ambiguité caractérise le genre. C’est plutôt chez Gautier et quelques autres, Maupassant, Lovecraft, et la nouvelle de SF inclus, que j’irais chercher ce fantastique bien plus déoratif que consubstantiel aux récits de JV.Les annotations d’Hetzel et les lettres de l’auteur à l’éditeur vont en tous cas dans ce sens.il y a parfois une différence entre ce qu’on veut etre et ce que l’on devient réellement. Et, pour devenir, peut-être faut-il jeter à la mer certaines influences très fortes des jeunes années.
Bonne soirée.
MC

Petit Rappel dit: 5 novembre 2017 à 23 h 58 min

Chaloux, je vous souhaite la grâce de jouer avec les moyens de Trifonov. Parfaite technicité de l’école russe, et un peu plus, mais sans emphase,spécialement dans les romantiques, Scriabine, et Rachmaninov.
Bien à vous.
MC

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 22 h 58 min

20h13, j’avais pensé à Philippe Katherine mais comme on le voit plus souvent blond et sans tous ces poils au visage, j’ai rangé cette éventualité.

Chaloux. dit: 5 novembre 2017 à 21 h 15 min

Le petit article de G. Hanus est hilarant. La réponse à sa question se trouvera certainement dans Le Nouveau Magazine Littéraire… Hurkhurkhurk!

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2017 à 20 h 41 min


…à mon avis, j’y suis, pour rien,…

…en tout cas, un concoure, à qui, nettoie , plus blanc,…et plus vite et profond,…

…entre les paradis fiscaux,…de différends types – associés,…et le nettoyage, incroyable, au sein, du gouvernement d’Arabie Saoudite,…
…presque comme une révolution de palais, comme dans les bandes dessinés,…

…une chance, je ne suis, qu’un artiste – empêchez,…en plus,…etc,…
…la guerre, entre chiffres, avant les talents, redistribuer,…faisant fonctions,…

…du liquide à recycler, pour les ,…banques,…sésame, ouvre – toi,…etc,…
…qu’elles conséquences,!…mystères et boules de gomme,…

Chaloux. dit: 5 novembre 2017 à 20 h 19 min

Ah Pablo, dois-je t’avouer que je trouve cette version parfaitement insupportable? Chopin est aérien, et si j’y comprends quelque chose, plein d’humilité. Mais extrêmement viril, Liszt dans son petit livre a écrit qu’il n’avait pas rencontré de nature plus virile. Et rien ne compte comme l’accentuation dans l’interprétation de sa musique. Mais pas celle que je viens d’entendre. D’autant plus étonnant qu’il n’existe pas à ma connaissance, en dehors de Bach, de musique plus parfaitement écrite, c’est déjà en soi un émerveillement. Je parlais d’humilité, nul besoin de l’empeser à ce point. Trifonov possède une sonorité d’apparence sublime, mais je le trouve un peu chougnard de service qui prend son monde à témoin, et finalement très plat. Rien de Chopin.

Quant à cette nouvelle orchestration (quoique Pletnev soit un musicien accompli -connais-tu ses transcriptions pour piano des ballets de Tchaïkovski?-, et un pianiste parfois exceptionnel), elle me fait penser à l’histoire du concerto de Dvorak, réputé injouable en l’état. On en jouait donc une sorte de tripotage, jusqu’à ce que S. Richter démontre que ce concerto était tout à fait jouable tel que Dvorak l’avait écrit. Et plus personne jamais pour songer à jouer la version dite améliorée.

Ce n’est que mon avis. Il vaut ce qu’il vaut.

Delaporte dit: 5 novembre 2017 à 20 h 08 min

« polanski a til besoin de se livrer à la justice de son pays ? »

D’abord à la justice américaine, avant de se retrouver, vu son âge, devant la Justice divine. Le sens de la cavale polanskienne, c’est éviter de rendre des comptes, et se croire innocent. C’est narguer les autorités, et se foutre du peuple. Une outrecuidance suprême qui ne passe pas inaperçue.

Jean Langoncet dit: 5 novembre 2017 à 18 h 09 min

@On y coupe soi-même son bois pour sa propre cellule.

Drôle de conception ; en cellule, le sens de la communauté prime

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 18 h 05 min

Maintenant, avec l’exemple de Puigdemont

puigdémont catalan s’est rendu à la police belge pour montrer qu’il relève de la justice belge..un cable pour faire caguer des pédros et plaire a des antieuropéens comme toi..polanski a til besoin de se livrer à la justice de son pays ?

Delaporte dit: 5 novembre 2017 à 17 h 54 min

« Puigdemont s’est rendu aux autorités, et a renoncé à une cavale de type polanskien
– il devrait être livré par les flics français? »

Polanski nous avait fait croire, à un moment donné, qu’il allait se rendre enfin aux USA. Ses avocats l’avaient promis. On attend toujours. Maintenant, avec l’exemple de Puigdemont, il sait ce qui lui reste àa faire…

Delaporte dit: 5 novembre 2017 à 17 h 50 min

« Je serais DSK je me serais retiré depuis longtemps dans un monastère chartreux. »

J’ignorais que DSK était chrétien. Beaucoup de juifs sont attirés par notre religion. A la fin de sa vie, Pierre Bergé en disait beaucoup de bien, et regrettait de ne pouvoir s’y convertir, étant trop vieux, estimait-il. C’était là aussi, si l’on en croit les méchants ragots, l’hommage du vice à la vertu.

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 17 h 46 min

Bergier s’étonne à propos d’un nouvelle de ce que Lovecraft connaisse Paris

bergier écoutait trop djo dassin

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 17 h 40 min

Puigdemont s’est rendu aux autorités, et a renoncé à une cavale de type polanskien

il devrait être livré par les flics français?

christiane dit: 5 novembre 2017 à 16 h 19 min

Est-ce qu’il connaissait un homme dont l’âme fut assez chantournée pour comprendre Mallarmé et aimer Verlaine? (Huysmans, À rebours.)

christiane dit: 5 novembre 2017 à 16 h 14 min

Suite pour M.C
Howard Phillips Lovecraft a été influencé par Edgar Alan Poe mais son idéologie est souvent contestable et que d’horreur !
Je préfère le fantastique des œuvres de Jules Verne (également influencé par Poe) qui lie réel et fiction, tellement plus poétiquement. Il trouvait les nouvelles d’E.A.Poe parfois trop invraisemblables… et vous ?

christiane dit: 5 novembre 2017 à 15 h 49 min

@Petit Rappel dit: 5 novembre 2017 à 14 h 14 min
Les rêves comme moyen de transport, c’est très plausible.
(Pendant ce temps, Sergio, passe de la lettre volée à celle de PSA et de ses mirifiques bénéfices. Retour au carburant agroalimentaire (éthanol)utilisé jusqu’en 1930 comme carburant (Ford T)… Peugeot affirme que tous ces véhicules sont compatibles depuis 2000. l’avantage pense certainement Sergio c’est que l’éthanol sert aussi pour les boissons alcoolisées ! Installer un alambic dans le moteur d’une voiture et rêver au volant… D’où les formules chimiques qui font flores sur son blog… Quant à Paris, en réponse au patron de Peugeot SA Carlos Tavares qui l’accuse d’être autophobe, la maire de paris Anne Hidalgo confirme sa décision de bannir tous les véhicules diesel de la capitale d’ici 2020.
Revenons à E.A.Poe :
« Il faisait maintenant tout à fait nuit, et un brouillard humide et épais s’abattait sur la ville, qui bientôt se résolut en une pluie lourde et continue. Ce changement de temps eut un effet bizarre sur la foule, qui fut agitée tout entière d’un nouveau mouvement, et se déroba sous un monde de parapluies. » (L’homme des foules – E.Poe traduit par C. Baudelaire.)
Rien ne vaut la marche à pied pour les amoureux de paris !

Delaporte dit: 5 novembre 2017 à 15 h 10 min

Certains ont heureusement le respect de la justice. Puigdemont s’est rendu aux autorités, et a renoncé à une cavale de type polanskien :

« Carles Puigdemont, président de l’exécutif catalan destitué par Madrid, s’est livré à la police belge, avec ses quatre conseillers, a indiqué dimanche le parquet de Bruxelles. »

la vie dans les bois dit: 5 novembre 2017 à 14 h 21 min

Bien amené, Court à propos de HPL.
Mais cricri la goulue, est trop occupée à chantourner une pipe. Elle a le don de la langue.

Petit Rappel dit: 5 novembre 2017 à 14 h 14 min

Christiane, en Préface de Démons et Merveilles, Bergier s’étonne à propos d’un nouvelle de ce que Lovecraft connaisse Paris et lui demande quand il y est venu. Et HPL de répondre « with Poe in a dream! » se non e vero…
MC

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 12 h 58 min

la faune douteuse des bas-fonds, un cliché, qui nous fait tomber d’accord avec l’idée de JJ Rousseau , l’homme ne naîtrait pas mauvais mais le deviendrait soumis à la dureté sociale, la cruauté des circonstances, l’âpreté des conditions; d’autres ont écrit la flore épargnée déliquescente et licencieuse quand elle ne bénéficie pas des soutiens qui l’exonèrent d’avoir à rendre compte de certaines activités non référencées au code de l’honnête homme.

Sergio dit: 5 novembre 2017 à 12 h 51 min

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 11 h 00 min
Y’a quoi comme match à la télé?

Pelforth contre Kronenbourg…

christiane dit: 5 novembre 2017 à 12 h 39 min

@JAZZI dit: 5 novembre 2017 à 10 h 06 min
Edgar Poe… l’inquiétante étrangeté de ses nouvelles. n’a-t-il pas inventé la forme du roman policier ? (« Double assassinat dans la rue Morgue« , « La lettre volée« , « L’homme des foules« .
Et Baudelaire (« Le Spleen de Paris » et les « Journaux intimes ») comme traducteur des « (Nouvelles) Histoires extraordinaires » !
Les doubles maléfiques et pervers de ces nouvelles, révélateurs du mal, signes de la mort qui rôde.
Deux flâneurs solitaires fascinés par les foules mouvantes des grandes cités, comparant l’intrigue de l’écrivain à celle supposée parfaite par Baudelaire : « une intrigue de Dieu » : l’univers…
Les villes, les foules menaçantes, leur faune douteuse des bas-fonds, le brouillard (Londres), les rues obscures , les cafés où derrière une vitre enfumée ils regardent les gens qui passent(Paris – Philadelphie – Boston – Baltimore – New York…). Avait-il lu Hugo, Dickens et E.Sue ?
Jazzi, vous ouvrez souvent un livre d’une façon insolite pour nous lancer sur de nouvelles pistes. Poe… Baudelaire… magnifique !

Delaporte dit: 5 novembre 2017 à 12 h 32 min

Egalement, le témoignage d’un collègue de Tariq Ramadan, qui était prof de chimie :

«A Genève, dit-il, le fait que Tariq Ramadan n’avait pas l’éthique professionnelle qu’il prétendait avoir devenait un secret de Polichinelle à l’époque. Ma femme, professeur de latin, et moi-même, avons recueilli entre 1989 et 1992 les confidences de six élèves de Tariq Ramadan. Elles avaient entre 14 et 18 ans, ont toutes été manipulées, voire plus. Je leur avais dit de porter plainte et de le signaler, mais elles ne voulaient pas le faire.»

JAZZI dit: 5 novembre 2017 à 11 h 56 min

Vu DSK à la télé, en vieillissant et après tous les coups reçus, il prend de plus en plus de la gueule ! Il se bonifie physiquement comme le bon vin…
On dirait un dieu antique, plus Neptune que Bacchus ?

Giovanni Sant'Angrlo dit: 5 novembre 2017 à 11 h 36 min


…quand, les femmes du commissaire, font la pute,…c’est qu’elles vont aux renseignements,…

…chauds aux culs, déjà, la semaine, sans violences,…un tout du soir, pour harponnés, du client,…en mini-jupe rouge,…
…le cinéma Glamour, pour la frite,…
…etc,…en tête de pipes,…insatiables aux anges,…
…entre maniaco – dépressifs,…encore gays,…de l’horizontale à la verticalité,…
…point de vue,…

Giovanni Sant'Angrlo dit: 5 novembre 2017 à 11 h 20 min


…une certaine  » folie « ,…vient, le plus souvent, du métier exercé,…par exemple; la reine d’Autriche,  » maniaco – dépressive « ,…

…avec, tout les  » obsédés sexuels, d’après, le règne de Louis XV,…commuer en libertinage des bourses aux Louis d’or,…
…la culture des Casanova,…
…les jeunes hommes, aux champs, …pendant, que les filles se filent l’hostie, à deux mains à tour de bras,…pour la multiplication des pain,…
…façons, les innocences disciplinés,…

…notre société, des pervers sinon rien, à se mettre en boucs émissaires,…

…le bruit, d’un cavalier, tous aux fenêtres, question, de steak – frais,…après les redonnées, d’autres, encore et encore,…

…se faire violence,…s’abstenir, parce que l’on, ne tient plus, les courses,…etc,…

…en passant,…les rêves et ses fans,…

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 11 h 00 min

Un grand salut à l’amicale des sportifs en chambre et robe de chambre s’adressant à un public consentant et éclairé. Y’a quoi comme match à la télé?

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 10 h 53 min

Ceci étant et loin de posséder toute cette science, on remarque que l’utilisation des réseaux et leur existence ouverte au plus grand nombre libère une violence verbale qui jusqu’à présent ne trouvait que rarement son canal, est-ce bien ou mal, du pour et du contre; quelqu’un qui en lui bouillonne de cette violence y trouvera un dérivatif ou palliatif et bien que l’outil informatique serve la propagande, la diffusion de rumeurs, de fausses info, véhicule insultes de toutes espèces, peut-être peut-on lui accorder une vertu curative en ce sens qu’expression écrite évite peut-être des passages à l’acte et bien qu’elle puisse être ressentie comme une menace par ceux à qui elle est adressée quand elle est violente, injurieuse, diffamatrice etc et ne respecte en rien les usages d’une conversation en société bien éduquée ou « civilisée ».

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 10 h 37 min

De plus pour désigner ce qu’autrefois on désignait par folie, on parle maintenant de maladies psychiatriques, de troubles de la personnalité, ce qui déjà par la dénomination rend la chose moins effrayante et quoi qu’on prévienne de ne jamais tourner le dos à certains types de profil, on ne sait jamais.

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 10 h 19 min

Bouguereau, s’il n’y avait que les violents, tout serait facile, la folie s’habille de bien des façons et comme les hommes venant d’ailleurs s’intègre parfaitement au paysage , ceci sans dire que les demandeurs d’asile sont fous et sans non plus témoigner d’un sentiment à classer dans les troubles paranoïaques, une foule de gens atteints de troubles divers et je pense aux pervers , aux psychopathes à des degrés divers ne sont passibles d’aucun suivi; parmi eux des escrocs, des insoupçonnables, des gens très bien placés dans les hiérarchies en plus des douteux qui peut-être un jour vous nuiront au détour d’une rue mal éclairée.

D. dit: 5 novembre 2017 à 10 h 17 min

12000 € c’est pas tant que ça une fois qu’on a fait son beurre mais la truffe c’est très surfait soit dit en passant.

bérénice dit: 5 novembre 2017 à 10 h 08 min

lvdlb, cette nouvelle d’AEP m’a l’air palpitante, je relevai en parcourant le lien:
Comme le disait le chef des fous quelques instants plus tôt : « Quand un fou paraît tout à fait raisonnable, il est grandement temps, croyez-moi, de lui mettre la camisole. »

Si la science a fait des avancées depuis Poe,passant de la camisole textile à la camisole chimique très souvent, les médecins en charge de soigner les maladies psychiatriques en revanche ne changent pas d’avis, un de ceux qu’il m’a été donné de côtoyer me disait la même chose en d’autres termes:
 » Ils disent tous qu’ils n’ont pas besoin de psychiatre ».

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 10 h 07 min

Avec des fréquentations douteuses, le boug !

et pour l’himbéciyité tu tgardes pas hassez à gauche certe pour faire leur pitre et surtout pas à droite pour t’achter une conduite baroz..qu’est ce que tu srais pas capabe de donner pour ça..caresse ta mauvaise joie baroz..comme dlaporte

JAZZI dit: 5 novembre 2017 à 10 h 06 min

LVDLB, comment expliques-tu que Poe ait pu parfaitement localiser certaines de ses nouvelles en France, sans jamais y avoir mis les pieds ?
Le poète était un bon lecteur !

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 9 h 50 min

Leon Battista Alberti

il a su vende litalie..quekfois tartuffo comme polo..mais la française..ya pas photo

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 9 h 43 min

En Italie, les truffes blondes sont en ce moment à 6000 euros le kilo

c’est pas pour dire..mais a coté des françaises..y’a pas photo au 28mm sur la chaussette dirait qui lassouline

bouguereau dit: 5 novembre 2017 à 9 h 40 min

L’emprise de son charme, à l’époque ?

dommage..bon intellectuel musulman..hassez necessaire pour tous..de quoi caresser une mauvaise joie baroz

JAZZI dit: 5 novembre 2017 à 9 h 24 min

« Ce qui va changer dans la vie des femmes est énorme. »

J’en doute, rose, surtout pour celles de plus en plus voilées ?

Petit Rappel dit: 5 novembre 2017 à 8 h 56 min

 » il enseignait dans sa ville natale de Genève »
Et Calvin dut s’en retourner dans sa tombe!

la vie dans les bois dit: 5 novembre 2017 à 8 h 17 min

En Italie, les truffes blondes sont en ce moment à 6000 euros le kilo.

Des nouvelles qui nous viennent de Suisse:

« Les faits remontent aux années 1980 et 1990. À l’époque, le théologien Tariq Ramadan n’était pas encore un personnage médiatique, il enseignait dans sa ville natale de Genève, au Cycle des Coudriers puis au Collège de Saussure. La Tribune de Genève a recueilli le témoignage de quatre femmes qui assurent avoir été harcelées et même avoir eu des relations sexuelles avec lui, sous son emprise. Ses accusations s’ajoutent à deux récentes plaintes pour viol. Une enquête préliminaire a été ouverte la semaine dernière à Paris pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort». Tariq Ramadan, 55 ans, fait également l’objet d’une deuxième plainte, dans laquelle sont dénoncés des faits similaires. »
le Figaro

renato dit: 5 novembre 2017 à 8 h 14 min

Buisson de truffes en caisses… c’est Byzance !
Faites brosser 2 kilogrammes de belles truffes choisies rondes; lavez-les, repassez-les une à une, afin d’enlever avec la pointe d’un petit couteau toutes les parcelles de terre ayant résisté à la brosse; marquez-les dans une casserole foncée avec du lard, ajoutez quelques grains de poivre, peu de sel, un bouquet garni d’aromates, un oignon, un morceau de racine de céleri émincée, ainsi qu’une tranche de jambon cru: mouillez-les à trois quarts de hauteur avec du champagne et un peu de bon fonds; couvrez-les d’abord avec des bardes de lard, puis avec un rond de papier beurré; fermez hermétiquement la casserole, posez-la en plein fourneau pour cuire vivement les truffes pendant 7 à 8 minutes; retirez-les alors du feu, laissez-les refroidir dans leur cuisson; égouttez-les pour les glacer au pinceau, les ranger à mesure dans de petites caisses d’office, de façon que la glace les colle au papier. — Préparez une pyramide en carton de forme conique, dans les proportions de la surface du socle, fixez-la solidement sur celui-ci; glacez-la au pinceau avec de la gelée ordinaire; dressez régulièrement les caisses en couronne, mais à plat, en les collant contre le carton, à l’aide d’un peu de glace tiède; emplissez le vide que les caisses laissent entre elles avec de la gelée hachée, poussée au cornet; piquez en éventail sur le sommet de la pyramide 3 hâtelets transparents, garnis de truffes. — On peut enlever la peau des truffes avant de les cuire.

Urbain Dubois, La cuisine classique…, 1868

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 58 min

tu ad 24 heures olivier pour cesser tout piratage de mon ordinateur et de mon telephone portable. et eu egard au post immédiat de martine ta compagne, je la nomme pour complicité.
il n’ y a pas qu’ en arabie saoudite que cela barde.

la vie dans les bois dit: 5 novembre 2017 à 7 h 49 min

« C’est en automne que le narrateur, en visite dans les provinces du sud de la France, propose à son compagnon de voyage de visiter un hospice de fous dont certains de ses amis lui avaient parlé.
Le compagnon de voyage, rebuté par l’idée « abjecte » de visiter un hospice de fous, propose tout de même de l’accompagner jusqu’à l’entrée, afin de le présenter à M. Maillard, le Directeur, qu’il connaît. L’ami s’en va ensuite après avoir accompli sa tâche. Et Maillard fait le tour des lieux avec le narrateur. C’est un hospice qui applique le système de la douceur, c’est-à-dire que l’on y évite les châtiments et que l’on a très occasionnellement recours à l’isolement. Le narrateur qui a apparemment beaucoup étudié la physiologie de la folie est surpris lorsque M. Maillard lui explique que le système de la douceur a été abandonné récemment, et que l’on est « revenu aux vieux errements ».  »
https://www.editionsdelondres.com/Le-systeme-du-docteur-Goudron-et

… toute ressemblance, etc, n’est pas fortuite.

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 43 min

il y a un mois et dix fois je suis allée à la gendarmerie pour dénoncer. je vais y aller et dénomcer. viol de ma vie privée. atteinte à mon intimité. nom prénom. boulot.
si des gens trouvent délicieux le délictueux et trouvent qu’ils peuvent donner leur langue au chat moi pas.
fouiller dans la vie d’autrui c’est un acte qui pue.

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 31 min

Ce sont bien les moines de Hautecombe. Décision prise en 1987. Installation faite en 1992 après travaux de restauration.
christiane, le lieu est inouï, comme la sainte Baume.
en 2018, fin août, cela fera 30 ans que je vis ici, en Haute Provence.
je vous le redis : dans le cimetière des moines en pleine terre repose le frère de Jacques Lacan.

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 26 min

le texte sur les bartavelles en lien avec la bécasse à 21h15 encore modéré.
le bon grain et l’ ivraie : tout sera trié.

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 24 min

penser faux.
c dramatique.
de l’ ordre de la tragédie.
c penser à l’ envers.
ex : la dénonciation pue.
Non : c ‘ est sain. Ce qui pue, ce sont les actes délictueux : violer assassiner et en être satisfait, fouiller dans la vie d’ autrui, violer l’ intimité de gens que l’ on ne connaît pas ou que l’ on connaît.

Ce qui va changer dans la vie des femmes est énorme.
Qui a été la première, avant le haschtag balance ton porc à mettre l’ affaire sur le tapis ?

rose dit: 5 novembre 2017 à 7 h 12 min

c tout le contraire. il est d’ une finesse inouïe.
j’ avais prévenu que les photos ne rendent pas de la réalité.
il fait partie de mes rares éblouissements. La vierge à l’ enfant de Naples aussi.
Une des réactions eût pu être de me remercier. Mais cela peut arracher la langue.
La vierge peinte sur un support de lauze grise.

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2017 à 0 h 37 min


…une certaine  » régulation « ,…un autre  » type « , de montre,…inter-connivences, des états des lieux,…
…nos hiérarchies, et distanciations pitoyables,…en dessous dessus,…
…nos communs – privés en boîtes,…
…tomates et C° Trusts,…du chiffre pour du chiffre, sans aucun sens,…du chiffre, pour chier dessus,…etc,…
…à la gloire, et j’en passe,!…ô’ clock,!…Go, etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 novembre 2017 à 0 h 05 min


…si, et, quand, tout s’enchaine,…

…le Capital,…les Misérables,…

…et, les variétés T.V.,…la guerre des étoiles,…encore là,…
…alors, là, dis donc,…voyages inter-espaces, en années – lumières,…

…tu part, et , après, quelques tournures d’évènements, tu reviens, mêmes, avant, le début des tournages,…du film,…
… » la machine à remonter le temps « ,…

…un pied en convergence, les ordinateurs, les P.C.,…internet,…de nouveaux, systèmes d’exploitations,…
…nos mémoires enregistrées, un jour,…en somme, pourquoi, nous faisons, cela, et ceci,…
…dans la tête de la majorité, abrutis,…de répondre,…pour le Capital, par nos misérables, que nous sommes devenus,…

…un certain futur, les cerveaux – unis dans l’espace – temps,…
…des cerveaux qui baisent aussi, souvent, toujours les mêmes, comme des machines à troncs,…
…mousse de sagesses,…Ah,!Ah,!…etc,…
…un monde d’interdit, pour s’envoyer en l’air,…
…suivant, le bordel, dans les rues,…
…sécurité, pour continuer, tout, et tout, encore,…rien, n’est changé,…
…l’étude, des pipes en class,…j’en passe,…Go,!…

rose dit: 4 novembre 2017 à 23 h 36 min

on peut perdre la vue au niveau des deux yeux et l’ouïe au niveau des deux oreilles

et puis les cornichons peuvent baigner avec les chevaux de saumure.

bien le bonsoir

et que chacun récolte ce qu’il sème.
ceux qui sèment l’embrouille qu’ils récoltent pas mal d’embrouilles.

rose dit: 4 novembre 2017 à 23 h 17 min

cette île a autre chose de particulier qui ferait croire, aux gens corrects, que c’est ici que le christ a marché sur l’eau.
IRL un chemin bâti sous l’eau permet de marcher jusqu’à
-ou bien l’île voisine
– ou bien la presqu’île

à vérifier

une route antique bâtie de pierres sur laquelle on peut marcher à l’extrémité de l’île -côté Tunisie i-e Carthage.

rose dit: 4 novembre 2017 à 23 h 04 min

contre les abrutis et contre les harceleurs

le mien d’éphèbe, jazzi, sans certifier qu’il s’agisse d’antineous, l’amant d’Hadrien, est en sicile sur l’île de mozia, s’écrit aussi mothia ; il a été soigneusement caché et couché sous des piles de gravats. C’est souvent ainsi que furent préservées nombre d’oeuvres d’art ou encore la mosaïque du prieuré de Ganagobie.

http://chain.eu/?m3=10666

rose dit: 4 novembre 2017 à 22 h 32 min

l’attitude des hommes
lambda face aux agressions sexuelles ou harcèlement et leur position face au mouvement des femmes e dit long sur eux.

J’avoue ma perplexité.
Le nombre d’abrutis semble aussi gigantesque que le nombre d’agresseurs.

voler une BAL c’est aussi un harcèlement sexuel. La peine sera en conséquence.

rose dit: 4 novembre 2017 à 22 h 25 min

« huit journalistes et dessinateurs (notamment Charb, Cabu et Wolinski) et un employé du journal, avait été tués »

et un correcteur.

rose dit: 4 novembre 2017 à 22 h 20 min

critiques et donne ma langue au chat bérénice

critiques mails piratés, boîte aux lettres vidée et délicieux délictueux annelise

la complicité

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 22 h 02 min

Delaporte, pour finir avec votre acrimonie, l’article s’insère dans une série de critiques littéraires figurant chaque semaine dans le journal, il ne s’agit pas d’un « feuilleton » , quelle erreur, aucune des critiques n’est un épisode, juste en dessous il y a aussi Roger Pol Droit dans le rôle du jeune premier qui débat de divers sujets à travers des livres qu’il a pris soin d’explorer.
Ni Dieu, ni bête ( avec quoi on peut ne pas être d’accord)
http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/11/02/figures-libres-ni-dieu-ni-bete_5209040_3260.html

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 21 h 54 min

20h05, toujours plus de beurre? Ici depuis peu, plus aucun beurre . Il me reste donc de vieux morceaux dans leur papier que je conserve religieusement et épargne comme sur un PEL dans mon vieux frigidaire.

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 21 h 48 min

Faut-il préférer un président qui invente du Lévinas

ceci étant, Mr Macron pourrait fournir l’effort de citations exactes qui si elle prennent racines dans l’héritage philosophique pour l’électorat dans son ensemble ne diront rien de plus qu’un signe d’appartenance et qui pour finir ne parleront qu’à l’élite initiée.

et alii dit: 4 novembre 2017 à 21 h 27 min

Des chercheurs américains ont trouvé une brèche dans la loi du copyrighthttps://www.actualitte.com/article/monde-edition/des-chercheurs-americains-ont-trouve-une-breche-dans-la-loi-du-copyright/85646?origin=newsletter

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 21 h 27 min

Bloom, j’espère de pas être trop égocentrique , je citais ce matin le titre d’un poème de Baudelaire qui me semblait convenir à cet intérêt pour la littérature, une analyse de ce poème qui sans chercher beaucoup pour trouver d’autres approches, je vous la livre:

https://commentairecompose.fr/enivrez-vous-baudelaire/

Et bien que je doute que votre allusion me soit destinée, si vous pouviez répondre je vous en serais, pour cette fois, reconnaissante.

Chantal 2 dit: 4 novembre 2017 à 21 h 21 min

Merci à P75 pour ces liens qui nous permettent de lire ce blog en agréable compagnie musicale. Très bons choix…

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 21 h 19 min

Delaporte, chacun ses influences, il m’est arrivée de suivre les conseils de lecture de Claro et je n’ai pas été déçu, les romans recommandés pour quelqu’un qui découvre ce genre sont déroutants mais ouvre de nouveaux horizons qui se situent certes loin des classiques ou des romans BCBG , cela dit vous n’êtes pas obligé d’aimer. Si vous avez du temps, faites un détour par ces lectures de traverses.

rose dit: 4 novembre 2017 à 21 h 15 min

qui n’en a ?
en attendant la bécasse, les bartavelles, perdrix royales
Les bartavelles

Oui, c’était bien un vallon, qui se creusait à mesure que je m’approchais. Peut-être était-ce celui du matin ?

Les deux mains en avant, j’écartais les térébinthes, et les genêts, qui étaient aussi grands que moi… J’étais encore à cinquante pas du bord de la barre, lorsqu’une détonation retentit, puis, deux secondes plus tard, une autre ! Le son venait d’en bas : je m’élançai, bouleversé de joie, lorsqu’un vol de très gros oiseaux, jaillissant du vallon, piqua droit sur moi… Mais le chef de la troupe chavira soudain, ferma ses ailes et, traversant un grand genévrier, vint frapper lourdement le sol. Je me penchais pour le saisir, quand je fus à demi assommé par un choc violent qui me jeta sur les genoux : un autre oiseau venait de me tomber sur le crâne, et je fus un instant ébloui. Je frottai vigoureusement ma tête bourdonnante : je vis ma main rouge de sang. Je crus que c’était le mien, et j’allais fondre en larmes, lorsque je constatai que les volatiles étaient eux-mêmes ensanglantés, ce qui me rassura aussitôt.
Je les pris tous deux par les pattes, qui tremblaient encore du frémissement de l’agonie.
C’étaient des perdrix, mais leur poids me surprit : elles étaient aussi grandes que des coqs de basse-cour, et j’avais beau hausser les bras, leurs becs rouges touchaient encore le gravier.
Alors mon cœur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! Je les emportai vers le bord de la barre – c’était peut-être un doublé de l’oncle Jules ?
Mais, même si ce n’était pas lui, le chasseur qui devait les chercher me ferait sûrement grand accueil, et me ramènerait à la maison : j’étais sauvé !
Comme je traversais péniblement un fourré d’argéras, j’entendis une voix sonore, qui faisait rouler les R aux échos : c’était celle de l’oncle Jules, voix du salut, voix de la Providence !
A travers les branches, je le vis. Le vallon, assez large et peu boisé, n’était pas très profond. L’oncle Jules venait de la rive d’en face, et il criait, sur un ton de mauvaise humeur :
– Mais non, Joseph, mais non ! Il ne fallait pas tirer ! Elles venaient vers moi ! C’est vos coups de fusil pour rien qui les ont détournées !
J’entendis alors la voix de mon père, que je ne pouvais pas voir, car il devait être sous la barre :
– J’étais à bonne portée, et je crois bien que j’en ai touché une !
– Allons donc, répliqua l’oncle Jules avec mépris. Vous auriez pu peut-être en toucher une, si vous les aviez laissé passer ! Mais vous avez eu la prétention de faire le « coup du roi » et en doublé ! Vous en avez déjà manqué un ce matin, sur des perdrix qui voulaient se suicider, et vous l’essayez encore sur des bartavelles, et des bartavelles qui venaient vers moi !
– J’avoue que je me suis un peu pressé, dit mon père, d’une voix coupable… Mais pourtant…
– Pourtant, dit l’oncle d’un ton tranchant, vous avez bel et bien manqué des perdrix royales, aussi grandes que des cerfs-volants, avec un arrosoir qui couvrirait un drap de lit. Le plus triste, c’est que cette occasion unique, nous ne la retrouverons jamais ! Et si vous m’aviez laissé faire, elles seraient dans notre carnier !
– Je le reconnais, j’ai eu tort, dit mon père. Pourtant, j’ai vu voler des plumes…
– Moi aussi, ricana l’oncle Jules, j’ai vu voler de belles plumes, qui emportaient les bartavelles à soixante à l’heure, jusqu’en haut de la barre, où elles doivent se foutre de nous !
Je m’étais approché, et je voyais le pauvre Joseph. Sous sa casquette de travers, il mâchonnait nerveusement une tige de romarin, et hochait une triste figure. Alors, je bondis sur la pointe d’un cap de roches, qui s’avançait au-dessus du vallon et, le corps tendu comme un arc, je criai de toutes mes forces : « Il les a tuées ! Toutes les deux ! Il les a tuées ! »
Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.

La gloire de mon père (1957). Marcel Pagnol. Editions de Fallois,

rose dit: 4 novembre 2017 à 21 h 13 min

qui n’en a ?
en attendant la bécasse, les bartavelles, perdrix royales
<emLes bartavelles

Oui, c’était bien un vallon, qui se creusait à mesure que je m’approchais. Peut-être était-ce celui du matin ?

Les deux mains en avant, j’écartais les térébinthes, et les genêts, qui étaient aussi grands que moi… J’étais encore à cinquante pas du bord de la barre, lorsqu’une détonation retentit, puis, deux secondes plus tard, une autre ! Le son venait d’en bas : je m’élançai, bouleversé de joie, lorsqu’un vol de très gros oiseaux, jaillissant du vallon, piqua droit sur moi… Mais le chef de la troupe chavira soudain, ferma ses ailes et, traversant un grand genévrier, vint frapper lourdement le sol. Je me penchais pour le saisir, quand je fus à demi assommé par un choc violent qui me jeta sur les genoux : un autre oiseau venait de me tomber sur le crâne, et je fus un instant ébloui. Je frottai vigoureusement ma tête bourdonnante : je vis ma main rouge de sang. Je crus que c’était le mien, et j’allais fondre en larmes, lorsque je constatai que les volatiles étaient eux-mêmes ensanglantés, ce qui me rassura aussitôt.
Je les pris tous deux par les pattes, qui tremblaient encore du frémissement de l’agonie.
C’étaient des perdrix, mais leur poids me surprit : elles étaient aussi grandes que des coqs de basse-cour, et j’avais beau hausser les bras, leurs becs rouges touchaient encore le gravier.
Alors mon cœur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! Je les emportai vers le bord de la barre – c’était peut-être un doublé de l’oncle Jules ?
Mais, même si ce n’était pas lui, le chasseur qui devait les chercher me ferait sûrement grand accueil, et me ramènerait à la maison : j’étais sauvé !
Comme je traversais péniblement un fourré d’argéras, j’entendis une voix sonore, qui faisait rouler les R aux échos : c’était celle de l’oncle Jules, voix du salut, voix de la Providence !
A travers les branches, je le vis. Le vallon, assez large et peu boisé, n’était pas très profond. L’oncle Jules venait de la rive d’en face, et il criait, sur un ton de mauvaise humeur :
– Mais non, Joseph, mais non ! Il ne fallait pas tirer ! Elles venaient vers moi ! C’est vos coups de fusil pour rien qui les ont détournées !
J’entendis alors la voix de mon père, que je ne pouvais pas voir, car il devait être sous la barre :
– J’étais à bonne portée, et je crois bien que j’en ai touché une !
– Allons donc, répliqua l’oncle Jules avec mépris. Vous auriez pu peut-être en toucher une, si vous les aviez laissé passer ! Mais vous avez eu la prétention de faire le « coup du roi » et en doublé ! Vous en avez déjà manqué un ce matin, sur des perdrix qui voulaient se suicider, et vous l’essayez encore sur des bartavelles, et des bartavelles qui venaient vers moi !
– J’avoue que je me suis un peu pressé, dit mon père, d’une voix coupable… Mais pourtant…
– Pourtant, dit l’oncle d’un ton tranchant, vous avez bel et bien manqué des perdrix royales, aussi grandes que des cerfs-volants, avec un arrosoir qui couvrirait un drap de lit. Le plus triste, c’est que cette occasion unique, nous ne la retrouverons jamais ! Et si vous m’aviez laissé faire, elles seraient dans notre carnier !
– Je le reconnais, j’ai eu tort, dit mon père. Pourtant, j’ai vu voler des plumes…
– Moi aussi, ricana l’oncle Jules, j’ai vu voler de belles plumes, qui emportaient les bartavelles à soixante à l’heure, jusqu’en haut de la barre, où elles doivent se foutre de nous !
Je m’étais approché, et je voyais le pauvre Joseph. Sous sa casquette de travers, il mâchonnait nerveusement une tige de romarin, et hochait une triste figure. Alors, je bondis sur la pointe d’un cap de roches, qui s’avançait au-dessus du vallon et, le corps tendu comme un arc, je criai de toutes mes forces : « Il les a tuées ! Toutes les deux ! Il les a tuées ! »
Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.

La gloire de mon père (1957). Marcel Pagnol. Editions de Fallois,

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 21 h 04 min

c’est un petit défaut, qui n’en a ?

cela s’appelle de l’indulgence, le mieux est d’en éprouver pour autrui mais vis à vis de vous je ne sais si cela s’impose . Je ressens plus une méfiance infinie pour toutes vos manigances et bien que ce certains vous octroie de la subtilité quand ce n’est que calculs stériles ou nuisibles, soit de sombres desseins.

Sergio dit: 4 novembre 2017 à 20 h 48 min

bérénice dit: 4 novembre 2017 à 17 h 19 min
parce qu’on peut être pire que mort?

C’est très fin, parce que effectivement derrière ce genre d’humour, qui vient généralement flüssig, il y a toujours un peu de tragique…

Boh disons que c’est un peu comme les feux d’artifice des Shadoks, qui faisaient la nuit le jour, et la nuit… Encore plus nuit !

D. dit: 4 novembre 2017 à 20 h 05 min

ce midi j’ai mangé la meilleure tête de veau de toute ma vie sans doute. Jour à marquer d’une pierre blanche. Je vous dirai pas où, c’est trop précieux pour être partagé.

christiane dit: 4 novembre 2017 à 19 h 37 min

Chantal,
vous avez écrit : « un petit oiseau en bord de corniche sifflote et la lumière passe au ras des cheminées. En bas le jardin s’est régénéré merveilleusement, les fleurs du lilas étêtées fin mai ont repoussé sur leurs tiges, de sorte que, par miracle j’ai du lilas mauve cet automne. »
J’aime cet entre-deux, cette méditation où le temps s’égraine.

l'ombelle des talus dit: 4 novembre 2017 à 19 h 05 min

Demandons au vénérable M. Hanus de trancher pour Lévinas et de ne pas se prendre pour Janus quant au sort du reste (un Delaporte is enough)

Bloom dit: 4 novembre 2017 à 18 h 49 min

Devinette du soir, bonsoir!
Faut-il préférer un président qui invente du Lévinas qu’un « penseur » en vue inventant du Baudelaire?
Affaire de point de vue (et image du monde).
Mais qui est donc ce faux lecteur de Baudelaire?

Delaporte dit: 4 novembre 2017 à 18 h 35 min

Le Feuilleton du Monde des Livres (vieille tradition séculaire) a donc changé de tête depuis septembre. Y a-t-on gagné quelque chose ? A mon avis, RIEN. Avant c’était Eric Ch., laborieux et jamais étonnant, mais toujours ennuyeux. Désormais, c’est Claro, et j’avoue que j’ai également du mal avec lui, tant ses papiers n’ont ni queue ni tête. Mais cette situation est sans doute due à la littérature actuelle, qui ne sait pas où elle va. Les critiques en paient quelque part l’addition.

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