de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les écrivains travaillent aussi

Les écrivains travaillent aussi

« Et vous, que faites-vous dans le vie ?

–      Ecrivain.

–      Ce doit être passionnant ! Mais à part ça… je veux dire : quel est votre métier ? »

Entendez : mais comment gagnez-vous votre vie ? Nul mépris dans cette réaction que tout écrivain a subi, généralement à table, assis entre deux inconnu(e)s, à l’issue d’un salon du livre quelque part en France. Non qu’il soit indigne de vivre de sa plume, au contraire, quoi de plus noble et puis c’est si romantique. Mais les gens ont du mal à imaginer qu’on en vive vraiment. En quoi ils n’ont pas tort : hormis une centaine d’entre eux qui n’ont plus de problèmes de fin de mois en début de mois, la plupart exercent non un métier mais un autre métier parallèlement. C’est sur ce paysage très réaliste de paupérisation et de précarisation que s’inscrit une mesure controversée récemment prise par le CNL (Centre national du livre). Oh, rassurez-vous, pas de quoi descendre dans la rue. En apparence, une tempête corporatiste dans le verre d’eau des professionnels de la profession. Un détail si infime qu’il a suscité peu d’échos. Il est pourtant hautement significatif.IMG_3780

Le Cnl, organisme notamment chargé par le ministère de la culture de distribuer bon nombre de subventions à des organisations, des librairies, des éditeurs, des auteurs, s’est penché sur la rémunération de ces derniers dans les manifestations qu’il soutient. Il a donc décidé que, si elles voulaient continuer à l’être, elles devaient verser a minima : 150 euros HT à tout auteur participant à une rencontre ou un débat sur son dernier livre; 226 euros HT dès lors que cela lui demander un travail préparatoire comme pour une conférence ; 400 euros HT pour une lecture-performance. Cela s’applique désormais tant aux auteurs français qu’étrangers, étant exclus ceux qui viennent juste dédicacer ainsi que les universitaires publiant dans leur spécialité et étant par conséquent déjà payés.

C’est peu dire que l’initiative du Cnl a suscité la panique chez les organisateurs de salons du livre et de festivals littéraires (on en compte environ 500 par an, ainsi va la vie littéraire). Leurs arguments ? Cela fera exploser leur budget car bon nombre d’entre eux invitent quelques centaines d’auteurs. Conséquence annoncée sous forme de menace : ils en inviteront moins et horresco referens privilégieront les best-sellers ; les petites villes auront moins les moyens d’assumer cette nouvelle charge que les grandes ; des salons et festivals dont l’accès était libre se trouveront obligés de le faire payer ; la perte du label Cnl entraînera en cascade des suppressions d’aides publiques ou privées etc

Outre qu’on ne connaît pas d’écrivain qui cracherait sur quelques centaines d’euros, cette mesure revêt également une valeur symbolique guère évoquée dans ce débat (sauf à croire qu’un Cnl particulièrement machiavélique n’a d’autre objectif dans cette affaire que de réduire le nombre de salons et festivals, certains d’entre eux étant jugés trop amateurs, superflus et d’un intérêt médiocre). Elle tient en un mot qui revient à deux reprises, comme pour mieux en souligner l’importance, dans le communiqué du conseil d’administration du Cnl : « travail ». Les autres artistes travaillent ; souvent, contrairement aux écrivains, ils n’ont que ce mot à la bouche qu’ils soient peintres, photographes, chanteurs, musiciens, cinéastes. Le fait est que, lorsqu’ils se produisent quelque part dans le monde dans des Instituts français sous la tutelle du Quai d’Orsay, tous sont rémunérés ès-qualités à l’exception des écrivains gratifiés d’un misérable défraiement joliment appelé per diem.

Sophia Peabody Hawthornes journal is included in The Diarywith the diary of her husband Nathaniel Hawthorne. photo graham haberMais de quoi le ministère croit-il que ceux-ci vivent lorsqu’ils consacrent plusieurs jours à porter la bonne parole de la culture française en parlant certes de leur œuvre mais aussi des livres des autres, en participant à des débats sur la langue française ou sur l’évolution des échanges intellectuels dans notre pays etc ? D’amour et d’eau fraîche ? En ces temps où le principe de gratuité initié par internet menace de s’installer en tyrannie, il faut louer le Cnl d’avoir rappelé que lorsqu’un écrivain prend sur son temps d’écriture, de réflexion et de rumination pour parler en public, livrer le fruit de ses méditations, faire partager son expérience, il travaille, lui aussi. Et que cela a un coût.

On pourrait croire que le phénomène est typiquement français. On sait en effet que, de longue date, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse et dans bien d’autres pays, des romanciers et des poètes ne sont jamais invités à lire leurs textes en public sans être rémunérés, certains même vivant en partie de cette activité. Or tout récemment en Angleterre, des auteurs et non des moindres ont tempêté, signant des lettres ouvertes appelant au boycott des manifestations littéraires au motif que celles-ci les faisaient « travailler » sans les payer alors qu’il était impensable de demander à un musicien de se produire bénévolement dans un festival de musique, sauf à soutenir une cause. L’écrivain Philip Pullman a même bruyamment démissionné de son poste de président du Oxford Literary Festival pour dénoncer cette situation :

« Pourquoi le travail de tous les autres fournisseurs (imprimeurs, traiteurs, loueurs, électriciens etc) de cette manifestation est-il respecté et pas le nôtre ? »

(« Ramer, disent-ils » photo Raphaëlle Régnier ; « Daniel Pennac » photo Passou ; « Journal de Nathaniel Hawthorne » photo Graham Hater) 

 

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345 Réponses pour Les écrivains travaillent aussi

Lucy dit: 28 février 2016 à 16 h 18 min

La « domination des femmes » c’est très ambigu : sont-ce les femmes qui dominent ? ou bien sont-elles dominées ?

Résumons..... dit: 28 février 2016 à 13 h 33 min

« Les mères, et notamment les mères de fils, sont-elles les principales responsables de la domination des femmes dans les sociétés du Maghreb ? »

BIEN VU !!!!
Pour connaître le problème : le spectacle des mères « admirant » leur fils enfant et roi, tolérant TOUT, est détestable pour un regard extérieur, et ceci quelle que soit la classe sociale de ces pauvres ventres, fiers du crétin qui en sort …

de nota dit: 28 février 2016 à 12 h 10 min

Camille Lacoste-Dujardin, Des mères contre les femmes Maternité et patriarcat au Maghreb, La Découverte, 350 p., 79 FF (2ème édition – poche) Les mères sont-elles les pires ennemies des femmes dans les sociétés du Maghreb ? Les mères, et notamment les mères de fils, sont-elles les principales responsables de la domination des femmes dans les sociétés du Maghreb ? L’ouvrage de Camille Lacoste-Dujardin, ethnologue et directrice de recherche au CNRS, qui vient enfin d’être édité en poche, démontre l’inégalité des rapports hommes/femmes à partir de l’étude des relations mère/fils. La démonstration de C. Lacoste-Dujardin est provocatrice, mais convaincante. Pour résumer : dans les sociétés islamiques, les femmes n’existent que comme mères. Niées ou marginalisées dans leur relation de couple, les femmes surinvestissent affectivement leurs fils. Celui-ci, étouffé et dominé par le poids de l’amour maternel, sera à son tour incapable d’offrir à son épouse l’estime et l’amour que celle-ci attend, et le mécanisme se reproduit ainsi de génération en génération. Une discrimination active depuis la naissance Les différences de traitement entre les garçons et les filles commencent dès la naissance : celle d’un fils est saluée par des cris de joie alors que celle d’une fille apporte silence et parfois consternation. Différence dans l’attribution de la nourriture et des soins médicaux(, qui explique que les bébés fillettes meurent souvent beaucoup plus que les bébés garçons). Obligation pour la fillette de participer aux tâches ménagères alors que le garçonnet au même âge est libre de jouer. (Apprentissage pour la fillette de l’obéissance, la soumission, et l’effacement – la hachouma – notamment à ses frères – cependant que le garçon est encouragé à extérioriser sa violence et son agressivité). Dans ce contexte, la virginité est sacralisée. Elle représente encore aujourd’hui un droit pour le mari dans le Code marocain, et la non-virginité y est une cause légale d’invalidité du mariage ! Parfois, le crime d’une fille « pécheresse » n’est puni que de quelques années de prison. Et c’est ce prix attribué à la virginité dans les sociétés du Maghreb qui explique la floraison des pratiques médicales de réfections d’hymens, dans des cliniques d’Alger, de Tunis, ou de Genève. Le couple mère/fils, seul véritable couple de la société ? La femme, niée depuis son enfance, n’acquiert statut et reconnaissance vis-à-vis de son époux comme de la société qu’à travers son rôle de mère. Voilà pourquoi la naissance du premier fils est « beaucoup plus importante pour elle que le mariage ». Significatif : le nom que l’on donne aux femmes adultes dans les sociétés maghrébines est leur nom de mère (Mère d’Untel – Oum X…). La femme va donc vouer un amour extrême à son ou ses fils, qui la comblent affectivement, et qui vont bien lui rendre cette dévotion. Voilà qui explique pourquoi entre hommes les pires insultes dans les sociétés maghrébines vont concerner… leur mère. Mais les éléments du cercle vicieux sont en place : les « fils-enfants », dominés par la mère, sont incapables d’offrir amour et reconnaissance à leur femme. Les bellesfilles se trouvent ainsi dominées non par leur époux, mais par le « couple » bellemère/ époux(, dont elles parlent parfois en disant « ils ». Fils-enfants, les hommes vont naturellement rechercher dans l’épouse… la mère, prenant plaisir à se faire materner). Tout ceci se trouve parfois aggravé par les conditions de la vie moderne : la crise du logement contraint parfois à une promiscuité qui renforce le couple mère/fils, et l’allongement de l’espérance de vie allonge d’autant les périodes de cohabitation bellemère/ belle-fille… Heureusement, ça et là de nouveaux modèles se mettent en place, grâce à la scolarisation des filles, à l’entrée des femmes sur le marché du travail, et à l’influence extérieure. Les jeunes aspirent aujourd’hui à un couple plus égalitaire. Après tout, comme le rappelle C. Lacoste-Dujardin, cette place particulière dévolue à la mère, et la marginalisation des femmes qu’elle entraîne, ne sont pas spécifiques aux sociétés maghrébines : c’est un trait méditerranéen. Il n’est donc pas immuable : ailleurs en Méditerranée, et à partir de la même situation, le rôle des femmes a su notablement évoluer. Celui des mères, et des belles-mères, aussi !

Notes de lecture( non signées) sur le site « Confluences méditerranéennes. »

JC..... dit: 28 février 2016 à 6 h 37 min

De nota,
Votre essai sur la vie des écrivains turpitudineux nous intéresse : voulez vous une avance sur recettes ?…..

Oto Fixion dit: 27 février 2016 à 18 h 40 min

Le vrai problème c’est que comme les trois-quarts des « écrivains » font rien qu’à nous raconter leur vie, ça ne demande pas beaucoup de boulot de préparation pour raconter un truc arrivé l’année passée.

de nota dit: 27 février 2016 à 18 h 26 min

Paul Edel a raison! L’écrivain est très satisfait d’être invité à Brives, à St Malo, même à Lugdunum!
Il dort à l’hôtel, il mange au resto et il culbute la libraire, mais parfaitement! j’ai des confidences, des témoignages, des révélations, des mensurations, des déceptions! de quoi faire un livre qui ferait trembler saint germain des près, le ban et l’arrière ban! mais je vais pas l’écrire, je suis trop bon bougre, bouguereau y dirait « dis plutot qu’t’es trop feiniasse! » c’est qu’il est cruel bouguereau…

Sergio dit: 27 février 2016 à 18 h 21 min

Ollelande, Ollelande… I serait venu à cheval vissé dans la selle comme Portat des Oncelles l’aurait fait un tabac ! Les cellules com i pensent à guedahl…

Joffre pour le quatorze juillet dix-neuf on lui avait crevé le sien toute la nuit, sinon il aurait valdingué sur les Chanzelles ! Foch non lui c’était quasiment le monitorat…

bouguereau dit: 27 février 2016 à 18 h 06 min

mais faire la cour, ça c’est de la poésie!

çui qui baise il hécrie pas dénota..y’en a un paquet de grand hécrivain dépités..et puis quoi

bouguereau dit: 27 février 2016 à 18 h 04 min

Oui mais dedans tu couds du gilet pare-balles…

ça fait des trous quand même..méfie!..tu sais que chazot et brialy sont mort de se battre pour l’épave de mesrine

de nota dit: 27 février 2016 à 18 h 03 min

« …rencontrer d’autres cinglés de l’écriture,ou, plus prosaïquement, de draguer la voisine de stand. »

Draguer, c’est sûr, c’est de la prose, mais faire la cour, ça c’est de la poésie!

bouguereau dit: 27 février 2016 à 17 h 59 min

bouguereau dit: Votre commentaire est en attente de modération.
27 février 2016 à 17 h 58 min
polo tu sors le bréviaire de l’écrivain parceque s’il a pas d’métier il doit bien y havoir une morale et une esthétique qui se cache sous la dernière frite..eh ben non..nada..jdis pas que tout cque tu dis n’a pas une valeur partiel..mais l’enseignement du bouchido ça slaisse pas noter mon polo..sinon en poeme en prose et d’où que seul les béotiens font mine de comprende quekchose..pour participer du « secret »..l’secret c’est qu’y en a pas polo..et qu’on exerce a ses frais..pas frais d’argent mais de sang et d’poil de c.ul..haprés faut gratter des thunes bordel, ça jleur reconnais ldroit d’sen inquiéter aux écrivains..et nous « la société » dleur trouver l’moyen d’produire du bon et la clape ça compte..va ch.ier polo..jcrois pas un mot dta flanelle..c’est aussi avec le pire de soi qu’on fait..étché homo

bouguereau dit: 27 février 2016 à 17 h 58 min

polo tu sors le bréviaire de l’écrivain parceque s’il a pas d’métier il doit bien y havoir une morale et une esthétique qui se cache sous la dernière frite..eh ben non..nada..jdis pas que tout cque tu dis n’a pas une valeur partiel..mais l’enseignement du bouchido ça slaisse pas noter mon polo..sinon en poeme en prose et d’où que seul les béotiens font mine de comprende quekchose..pour participer du « secret »..l’secret c’est qu’y en a pas polo..et qu’on exerce a ses frais..pas frais d’argent mais de sang et d’poil de cul..haprés faut gratter des thunes bordel, ça jleur reconnais ldroit d’sen inquiéter aux écrivains..et nous « la société » dleur trouver l’moyen d’produire du bon et la clape ça compte..va chier polo..jcrois pas un mot dta flanelle..c’est aussi avec le pire de soi qu’on fait..étché homo

Sergio dit: 27 février 2016 à 17 h 21 min

bouguereau dit: 27 février 2016 à 16 h 27 min
peau de chamois + complet en daim

..ça fait pas un peu pédé?

Oui mais dedans tu couds du gilet pare-balles…

Louis XVI avait refusé (très fine cotte de mailles sous le pourpoint), il savait que cela allait se passer autrement !

christiane dit: 27 février 2016 à 17 h 18 min

@the place to be dit: 27 février 2016 à 14 h 32 min
J’aime beaucoup lire et relire « Le Rouge et le Noir »… Passion et mort. Sur laquelle des deux couleurs faut-il miser ?
Quant à la coccinelle, l’ espèce la plus connue est la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata). Elle est aussi appelée « bête à bon Dieu ». Pour quelle raison ? « Ce surnom est tiré d’une légende remontant au Xe siècle.
Condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou. Le bourreau tenta de l’enlever, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme.
Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser. » (trouvé sur « Directmatin » – journal gratuit trouvé sur un présentoir dans un couloir de métro-, le 31 Mars 2014 )

bouguereau dit: 27 février 2016 à 16 h 47 min

Il paraît que Hollande n’a pas été très très bien accueilli au Salon de l’Agriculture

sfaire conchier et villipender c’est sfaire vérifier son capital

bouguereau dit: 27 février 2016 à 16 h 44 min

Il est absurde de payer des écrivains pour participer à un salon: ou ils sont célèbres et n’ont pas besoin d’une poignée d’euros supplémentaires pour vivre, ou ils ne le sont pas et sont trop contents de pouvoir venir et assurer leur promotion…

c’est un modèle..avec le numérique on commence célèbre pauvre..c’est avec ça quon lève les fonds..le culturel n’y échappe pas

bouguereau dit: 27 février 2016 à 16 h 30 min

Lorsqu’on leur a demandé, Flashinfo et Pff de mesurer leur QI, ils ont soufflé dans l’appareil qu’ils avaient pris pour un alcootest

..c’est pas con

bouguereau dit: 27 février 2016 à 16 h 24 min

Et au nez gelé de tous vos Parthénons, vos arts arabes, et de vos Mings

nos nos..en tout cas pour ton chalet de necessité, stalagmite à ton cul, il peut fumer

Sergio dit: 27 février 2016 à 16 h 17 min

Lucy dit: 27 février 2016 à 15 h 23 min
Jourde & Naulleau

Houla quel déploiement de forces, pour estourbir un pauve ramassis !

D’autant qu’Angot, j’ai reréfléchi qu’il fallait reréfléchir, sur cette histoire de style squelettique s’entend ; mais il y a longtemps que j’en ai pas lu, aussi…

Lucy dit: 27 février 2016 à 15 h 23 min

Sergio, le Lagarde et Michard c’est ringard, aujourd’hui c’est Le Jourde & Naulleau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jourde_%26_Naulleau

où on analyse la fine fleur de la littérature contemporaire :
Olivier Adam
Christine Angot
François Bégaudeau
Philippe Djian
Anna Gavalda
Madeleine Chapsal
Philippe Labro
Florian Zeller
Philippe Sollers
Alexandre Jardin
Bernard-Henri Lévy
Yannick Haenel
François Meyronnis
Marie Darrieussecq
Camille Laurens
Patrick Besson
Emmanuèle Bernheim
Dominique de Villepin 😉

Sergio dit: 27 février 2016 à 14 h 59 min

Il y avait un bastringue, la MENSA, qui réunissait les plus balèzes QI de tout partout ; mais cela a dû se barrer en brioche… I se comprenaient pas entre eux ! Le mec qui voulait des andouillettes i se retrouvait avec du merlan…

Sergio dit: 27 février 2016 à 14 h 51 min

the place to be dit: 27 février 2016 à 14 h 32 min
astiquer les tondeuses à gazon (peau de chamois + complet en daim)

Et les aiguiser ! Pour trouver la voie… VVVVVVVOOOOOOUUUUUUUIIIITTTTTTT !

gérard-Jean dit: 27 février 2016 à 14 h 44 min

Un qui ne croyait pas, mais alors pas du tout, qu’écrire fût un métier, c’est celui qui a écrit ça :

 » Je vous construirai une ville avec des loques, moi !
Je vous construirai sans plan et sans ciment
Un édifice que vous ne détruirez pas,
Et qu’une espèce d’évidence écumante
Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez,
Et au nez gelé de tous vos Parthénons, vos arts arabes, et de vos Mings.

Avec de la fumée, avec de la dilution de brouillard
Et du son de peau de tambour,
Je vous assoierai des forteresses écrasantes et superbes,
Des forteresses faites exclusivement de remous et de secousses,
Contre lesquelles votre ordre multimillénaire et votre géométrie
Tomberont en fadaises et galimatias et poussière de sable sans raison.

Glas ! Glas ! Glas sur vous tous, néant sur les vivants !
Oui, je crois en Dieu ! Certes, il n’en sait rien !
Foi, semelle inusable pour qui n’avance pas.
Oh monde, monde étranglé, ventre froid !
Même pas symbole, mais néant, je contre, je contre,
Je contre et te gave de chiens crevés.
En tonnes, vous m’entendez, en tonnes, je vous arracherai ce que vous m’avez refusé en grammes.

Le venin du serpent est son fidèle compagnon,
Fidèle et il l’estime à sa juste valeur.
Frères, mes frères damnés, suivez-moi avec confiance.
Les dents du loup ne lâchent pas le loup.
C’est la chair du mouton qui lâche.

Dans le noir, nous verrons clair, mes frères.
Dans le labyrinthe nous trouverons la voie droite.
Carcasse, où est ta place ici, gêneuse, pisseuse, pot cassé ?
Poulie gémissante, comme tu vas sentir les cordages tendus des quatre mondes !
Comme je vais t’écarteler ! « 

the place to be dit: 27 février 2016 à 14 h 32 min

En direct du salon de l’agriculture. Ont été aperçus :
– Christiane, stand des coccinelles nommé « les bêtes à bon dieu » (robe rouge à pois noirs)
– DHH, faisant la promotion des produits d’un kibboutz de Cisjordanie (costume folklorique)
– Clopine, tractant pour une fabrique normande de madeleines bio (gilet vert fluo)
– Jacques B., stand des chevriers gays de l’arrière pays niçois (en costume de faune)
– Chaloux sur un tracteur Volvo (en suédine de pied en cap)
– Bouguereau, au comptoir des vignerons des Corbières (description impossible : passé sous le comptoir)
– Sergio, chargé d’astiquer les tondeuses à gazon (peau de chamois + complet en daim)
– LVDLB, au rayon Xylophène (masque à gaz, combinaison étanche)

Polémikoeur. dit: 27 février 2016 à 13 h 22 min

« Le Créateur » n’existe pas,
sauf dans les cervelles
qui le pensent.
Qu’il y reste !
Ce qui n’empêche pas
de se comporter ensemble
respectueusement, dans le champ
d’une réciprocité bien comprise,
voire codifiée par la société.
Librement.

flash info dit: 27 février 2016 à 12 h 07 min

le pq s’est ensuite mis en slip léopard (qui lui rappelle la guerre de 54-62), et a fait la quête en tendant son béret pour ramasser quelques euros

JC..... dit: 27 février 2016 à 11 h 52 min

Quittons nous sur une anecdote vérifiée par les agents de Polemploi.

Lorsqu’on leur a demandé, Flashinfo et Pff de mesurer leur QI, ils ont soufflé dans l’appareil qu’ils avaient pris pour un alcootest ….

L’habitude est une seconde nature chez ces gens là, ma bonne dame !

flash info dit: 27 février 2016 à 11 h 45 min

« hué et insulté au Salon de l’Agriculture » par des éleveurs qui pourtant s’y connaissent en bêtes »

le demeuré varois arrivé dans son uniforme de légionnaire s’est pris en selfie avec ses chèvres et voulait rafler tout le pinard

Pff.... dit: 27 février 2016 à 11 h 43 min

« Que les meilleurs d’entre nous fassent éclater ART »

C’est surtout ART qui t’a éclaté, pauv’ tache. Viré comme une crotte sur un paillasson.

JC..... dit: 27 février 2016 à 11 h 39 min

Signer son essai – 170 pages / 19,9 euros, sur la sexualité des femmes de ménage et des camarades gardiens de nuit au sein des tours désertes de Pyongyang – à Mémère Germaine Troublefou, Auberge du bœuf sous le toi, Vierzon … allons, allons ! mais c’est gratifiant au delà d’une indemnité pécuniaire de 500 euros !

Cela devrait être suffisant à ceux qui recherchent à toute force l’orgasme public, les écrivains, les acteurs, les politiciens !

geo dit: 27 février 2016 à 11 h 25 min

« Parmi ceux qui ont besoin de ce contact avec le public, aucun ne m’a parlé de sa frustration de ne pas être « payé » par les organisateurs du salon. »

Il est absurde de payer des écrivains pour participer à un salon: ou ils sont célèbres et n’ont pas besoin d’une poignée d’euros supplémentaires pour vivre, ou ils ne le sont pas et sont trop contents de pouvoir venir et assurer leur promotion…

Les défrayer des frais de déplacement est déjà beaucoup.

JC..... dit: 27 février 2016 à 10 h 49 min

Lorsqu’il pleut par bonne brise d’est comme ce week-end à Porquerolles, les fleurs les plus folles peuvent s’épanouir avec violence dans les cerveaux les plus vides !

Résumons : les Républiques de la Culture se portent mal. Les tenanciers et tenancières de ces joyeux territoires de plaisir, s’interrogent, se battent, luttent, se sentent mal aimé(e)s, faiblissent, agonisent, puis disparaissent.

Faisons, mes biens chers frères et sœurs, comme Mutti Merkel l’a permis en Germania dénatalisée : envahissons ces petits royaumes à petits nombres de commentaires, ces principautés stériles et fécondons les de nos saillies enfiévrées !

Constatons : seuls Livres et Cinéma tiennent la route ! Migrons ! Migrons ! Que les meilleurs d’entre nous fassent éclater ART, JAZZ et ARCHITECTURE avant que Patichou la Tendresse, Sir Georges Kiravi et la belle Catherine Sabbatique sombrent ….

En avant !

gardel dit: 27 février 2016 à 10 h 43 min

Il paraît que Hollande n’a pas été très très bien accueilli au Salon de l’Agriculture. Quel manque de respect! Il est vrai que n’est pas Chirac qui veut. Chirac caressant les culs des vaches. La classe, quoi!

BOVIN CONFUS..... dit: 27 février 2016 à 10 h 10 min

« François Hollande hué et insulté au Salon de l’Agriculture » par des éleveurs qui pourtant s’y connaissent en bêtes ! Lamentab’

JC..... dit: 27 février 2016 à 9 h 41 min

C’est comme ça,
Ne soyez pas si cruelle : vous aurez le Premier Prix féminin, sans concurrence possible !

c'est comme ça dit: 27 février 2016 à 9 h 31 min

Cérémonie des Pétard : Premier prix d’interprétation masculine de la bêtise fièrement revendiquée :
JC de PQ
(à l’unanimité)

Bloom dit: 27 février 2016 à 9 h 14 min

Dès qu’on me refile sa carte d’ « écrivain professionnel », « professionnal writer », la méfiance s’installe. C’est une tautologie suspecte. Un pro n’est pas toujours un créateur, et un écrivain est avant tout créateur.
Le premier était un certain Barker (Hugo ou qch comme ça), en Australie; Illustre inconnu, d’une prétention intolérable. Quand JM Coetzee est venu à l’Alliance, il n’a pas eu besoin de clamer son statut de plus grand écrivain vivant en refilant sa carte de visite. Perish the thought!

JC..... dit: 27 février 2016 à 9 h 11 min

QUI SOMMES NOUS
(suite et fin)

On me signale Jambrun, JB et Sergio, dans le premier lot au dessus de 140. Indiscutable !

On nous dénonce anonymement Javert et Clopine : en dessous de 80. Tout aussi indiscutable.

JC..... dit: 27 février 2016 à 8 h 31 min

QUI SOMMES NOUS ?

Nous sommes quelques-uns en RdL dont le QI se situe au-dessus de 140.

Prédisposés aux activités de création, nous nous efforçons par nos commentaires d’aider les autres à déterminer l’orientation de leurs connaissances. Clairement, nous sommes les génies de notre époque, nous inventons de nouvelles théories et de nouveaux appareils, nous représentons 2% de la population.

On peut citer parmi les personnes célèbres atteignant ces valeurs, Arnold Schwarzenegger porte-muscles, Bill Gates, Stephen Hawking, Pierre Assouline travailleur littéraire, Bouguereau le génial inventeur du Gode-ceinture laine mohair acier, ueda explorateur de la pensée féminine corporelle, Renato Bello chanteur de charme napolitain et moi-même, polytechnicien polymorphe, polygame de surface.

Les personnes enregistrant les valeurs du QI comprises entre 81 et 90 sont, elles, en mesure de terminer des études secondaires et de réussir dans des professions et activités manuelles. Il s’agit d’une intelligence légèrement inférieure à la moyenne. Cette catégorie représente 10% de la population.

Parmi elles citons quelques célébrités, Guy Novès, Benoit Hamon, Cyril Hanouna, Tariq Ramadan, Joël Moreau, Stéphane Le Foll, et ici, à peu près tous les contributeurs à pseudos multiples que vous connaissez…

Ne vous étonnez pas de ne trouver dans ces listes aucune femme. Elles sont trop occupées à vivre une sexualité parallèle après avoir emmené les enfants à l’école, fait les courses, le ménage, la lessive… ni le prodigieux Dédé, qui a fait péter lors des mesures le QI testeur aux environs de 180….

renato dit: 27 février 2016 à 8 h 03 min

« … mon QI étant l’un des trois plus élevés de tous les commentateurs de ce blog, ce que je peux aisement prouver, document à l’appui. »

Il faut déclarer son QI à l’entrée ?

JC..... dit: 27 février 2016 à 6 h 49 min

Une concubine mienne me suggère de me débarrasser du chef d’œuvre d’Eric Reinhardt, qui occupe un espace compté sur étagère, en l’offrant à quelqu’un de détestable…

« Je ne déteste personne à ce point » lui ai-je répondu…

JC..... dit: 27 février 2016 à 5 h 55 min

Je veux bien que l’on rémunère les écrivains, à la condition que l’on paie les lecteurs pour lire.

Lire de l’Eric Reinhardt, l’immense auteur de « L’amour et les forêts », cela mérite une indemnité, pour les raisons que vous connaissez si vous avez été contraint de le lire …

JC..... dit: 27 février 2016 à 5 h 44 min

Si vous soulevez, lorsque tout le monde dort, le coin de l’étiquette où est écrit le pseudo « D. », vous apercevrez qu’il est infiltré en RdL comme Agent Galactique Littéraire, chargé de mettre fin à la littérature franco-française.

Une preuve ? Le Gouverneur Dédé a fait construire une réplique exacte de DROUANT chez les Siriens (habitants de Sirius).

Pierre Assouline, qui n’est pas réellement Passou mais Passim, un robot sirien augmenté, est au courant…

Paul Edel dit: 26 février 2016 à 21 h 08 min

Je suis bien perplexe devant l’idée d’une rémunération des écrivains ! comme si écrire ça devait devenir un » travail comme les autres »..Non. un critique littéraire, oui est payé pour donner son avis que ce soit par écrit ou sur les médias radio tv… Un libraire place des livres, les présente et les défend :un vrai métier . qu’on peut pratiquer chaque jour. Un écrivain, lui, peut connaitre des pannes, faire silence pendant des années.. ou définitivement. Ce qui est étonnant, c’est justement ces écrivains intarissables et punbliant avec une régularité de métronome à chaque saison.. écrivain fonctionnaire’ ? .. et puis que l’écrivain se métamorphose en « vendeur » ? non. c’est, là, une confusion entre écrire et vendre.
Je crois que vendre est un métier ; il n’a rien à voir avec écrire. . On ne demande pas à un cuisinier de venir à toutes les tables de son restaurant. On ne demande pas à un ornithologue de discuter avec des nuées d’oiseaux.
Ecrire n’est pas un métier. Mêle si certains le prennent ainsi.c’est un désir, une vocation, une chimère, une urgence, jamais un « métier » au sens de médecin, d’enseignant, ou de garçon de café .de plus, se transformer en commis- voyageur en train de « vanter » son œuvre a quelque chose de choquant. Car que sait un auteur de ce qu’il a écrit ?Il ne peut que vaguement donner que quelques indications de ses intentions mais ne peut, au fond, juger du résultat. A chaque lecteur, lui, de se faire une idée..
Ecrire, au sens littéraire, exige pénombre, concentration, silence, écart. Pour écrire, on tourne physiquement le dos à la société ; ert souvent à sa famille.. Oui, il y a du confessionnal et du bricolage secret dans l’acte décrire…Ecrire C’est se mettre justement à l’écart. Entre parenthèses du flux vital de la société.
Il y a même parfois de la prière dans l’écriture, dans ce murmure à soi, siouvent ce bavardage par papier interposé pendant des mois…. un écrivain est un bien curieux type qui parle tout seul dans son coin à perte de vue. avec ses problèmes, son passé, ses troubles, ses rages,n ses espoirs fous, ses blocages, ses fantasmes, son présent, son futur.
Une distance prise par rapport au flux de la vie ordinaire. Personnellement, le bain de foule, très peu pour moi.
Ecrire un roman, c’est s’entretenir avec soi même et tenir une parole « muette », sur le papier, pendant des heures, des jours, des mois.. Choisir l’imaginaire n’est pas un caprice, mais souvent une discipline, elle peut prendre un tour côté monacal..comme chez Flaubert, notre saint patron à tous..
Un minimum de recueillement est obligatoire .Ecrire c’est tourner le dos à la société pour la juger, la jauger, l’expliquer, ou la refuser. Ce qui n’est pas le cas d’un homme politique qui choisit l’écriture pour expliquer son programme, rallier des militants, ou le cas d’ un malade qui veut témoigner de sa maladie, d’un navigateur –aidé d’un « nègre » en général- ou le cas d’un historien qui veut éclairer une époque.. La rémunération d’un écrivain, pour un job qui n’est pas celui d’écrire, me parait incongrue. C’est un curieux déplacement de la fonction, cet écrivain- bateleur , écrivain de Foire . Certains refusent et pas des moindres, de Le Clézio à Kundera..d’autres courent bras ouverts vers le public, de Nothomb à Ruffin..
C’est bien sûr une option personnelle. Parmi ceux qui ont besoin de ce contact avec le public, aucun ne m’a parlé de sa frustration de ne pas être « payé » par les organisateurs du salon. Mais sans doute, certains y ont songé. Bien des mes amis aimant les salons pensent qu’un hébergement dans un hôtel, un voyage payé par l’éditeur ou la puissance invitante (municipalité ou autre..), et deux ou trois bons restaurants suffisent, occasion aussi de rencontrer d’autres cinglés de l’écriture,ou, plus prosaïquement, de draguer la voisine de stand.

Hubert dit: 26 février 2016 à 20 h 52 min

En avance sur son temps dit: 26 février 2016 à 20 h 31 min

Jasmin dit: 26 février 2016 à 19 h 49 min
Socrate….lisait Castaneda

Le joueur de foot ?

Non, le vieux du grenier qui a réussi à faire un tableau complet sur son existence.

Jasmin dit: 26 février 2016 à 19 h 49 min

Écoutez, je crois que toute cette parodie de civilités va se terminer par une crise aiguë à la fin.
Socrate était brun, lisait Castaneda, on en a marre à la fin de végéter devant tant d’abrutissement

Sergio dit: 26 février 2016 à 19 h 31 min

diane près de Poiters dit: 26 février 2016 à 18 h 47 min
ya pas grand-monde chez sergio

Ha si y a des hommes d’élite !

Non mais ce que je voulais dire, un peu chattemite s’entend, c’est que sur la République des Arts il y a encore cet invraisemblable fromage de modération, d’adresses ci ou ça, qui fait que d’entrée on peut pas commenter ; et je dois évidemment pas être le seul frappé seulement tout le monde s’étouffe que si la lumière se rallumait à la Kommandantur…

Javert dit: 26 février 2016 à 18 h 53 min

@18.38 Vous vous répétez. Pourquoi ne suggérer-vous pas une écrivaine pour respecter la parité : Harper Lee, par exemple ? Elle en a bavé aussi. Ce serait pas mal, je pense, et renforcerait votre remarque.

gérard-Jean dit: 26 février 2016 à 18 h 38 min

 » Les écrivains travaillent aussi  » : finalement, ce titre est vraiment très bien choisi, à condition que l’on s’avise que tout est dans le « aussi » . Ce qui l’éclaire, ce titre, c’est la photo qui le surmonte ; elle dit qu’il y a dans la vie des moments (et ils sont nombreux ) où il faut impérativement s’arrêter de ramer, sinon on rate l’essentiel. On comprend que ces rameurs qu’on ne voit pas, l’essentiel les a pris à la gorge ; rames et temps suspendus ; pour combien de temps ? Une éternité peut-être. Par exemple, Juan Rulfo (que j’ai évoqué plus haut) n’a écrit que deux livres, mais deux livres extraordinaires, inoubliables. La question que je me pose est : en soixante et dix ans de vie, combien de temps lui a-t-il fallu arrêter de ramer pour écrire ces deux livres ? A mon avis, certainement beaucoup de temps. Ce qui prouve, à mon avis, que nous ne sommes pas essentiellement sur la Terre pour travailler.

Micron Kiki dit: 26 février 2016 à 18 h 31 min

ehbé, y’a encore du travail pour l’extenseur : 18,7cm 18,2cm et 17,6cm, c’est à peine la moyenne chez les queutards de race WASP (je peux le prouver : source, Masters et Johnson).

D. dit: 26 février 2016 à 18 h 10 min

Le no. 1, c’est JC, aussi bizarre que ça puisse paraître c’est néanmoins la stricte vérité. Il fait un petit 187.
Le no. 2 c’est moi à 182.
Les no. 3 ce sont Ueda, ex-aequo avec Marcel à 176, ce qui n’est pas si mal.

Laura Delère dit: 26 février 2016 à 18 h 06 min

J’aime bien les Républiques. Celle d’Assouline malgré les batailles lassantes de polochon, celle de Scemama très classe, celle d’Annelise Roux (où JC étale ses niaiseries avec complaisance) mais pour quoi celle du jazz reste-te-elle vide depuis tant de jours ?

D. dit: 26 février 2016 à 18 h 06 min

Et vous, D., vous ne vous posez pas assez de questions, ce qui gâche terriblement votre QI de moineau déjà pas mal entamé, j’aime autant vous le dire.

Je trouve cette appréciation désobligeante mais surtout totalement infondée, mon QI étant l’un des trois plus élevés de tous les commentateurs de ce blog, ce que je peux aisement prouver, document à l’appui.

bonnet d'âne dit: 26 février 2016 à 17 h 38 min

bonnet d’âne dit: 26 février 2016 à 17 h 26 min
Le « bonnet » est mien. Pour le reste, voyez ce que vous pouvez tirer de l’âne, entre les oreilles et… la queue.

bonnet d'âne dit: 26 février 2016 à 17 h 26 min

C’est vrai que les moyens de la réussite passent de nos jours par les scénaristes d’Ivanohé, des Envahisseurs, de Zach Morris.

Aussi.

Sergio dit: 26 février 2016 à 17 h 07 min

Travailler gratos, travailler gratos… Varoume nichte ? On travaille pas que pour avoir une Béhêmevée, et dedans des Berluti. On travaille parce que l’on a de l’énergie à dépenser. Les savants jusqu’à la maudite révolution étaient de fins aristocrates ou des bourgeois enrichis qui n’avaient plus besoin de travailler ; ou des clercs, payés par la société.

Evidemment, pour l’instant c’est mal barré, les trois quarts du monde du monde font un boulot qui les gave copieusement ; sans parler de ceux qui n’en ont pas, de boulot, et de ceux qui le sont pas, gavés et pas copieusement !

Un jour… Un jour… Un jour ! Seulement il faudra que la bestiole humaine ait évolué autant que depuis le croco…

bonnet d'âne dit: 26 février 2016 à 17 h 01 min

Oh, rassurez-vous, pas de quoi descendre dans la rue.
Suite de l’analyse sémioticienne : « sur la chaussée » serait plus pertinent. Car la « rue », plus exactement le trottoir, c’est là que bon nombre exercent leur profession.

Micromégas dit: 26 février 2016 à 16 h 54 min

Elles vont loin les bonnes questions apparemment erratiques mais en réalité profondes de Ch., beaucoup plus loin que les certitudes toutes faites de passoul, cet « écrivain » qui veut être payé sans trop s’interroger sur son statut. Elle est dans le vrai, Christiane, dans le doute créateur de la méthode scientifique. Elle ne se laissera jamais infléchir par les arguments d’autorité d’un Policar par exemple pour qui « seul un argument moral est en mesure d’établir la vérité d’une conviction morale ». Et vous, D., vous ne vous posez pas assez de questions, ce qui gâche terriblement votre QI de moineau déjà pas mal entamé, j’aime autant vous le dire.

bonnet d'âne dit: 26 février 2016 à 16 h 53 min

Lecture sémioticienne du corpus assoulinien : « 150 euros HT à tout auteur participant à une rencontre suivie d’un ébat ; 226 euros HT dès lors que cela lui demander un travail préparatoire [avec préliminaires donc] ; 400 euros HT pour une performance [avec accessoires]. »

christiane dit: 26 février 2016 à 16 h 49 min

@D. dit: 26 février 2016 à 16 h 27 min

« j’ai biaisé avec la photo », c’est-à-dire, je me suis attardée sur cette très belle photo pour mieux retarder ce commentaire qui, je le savais, serait empli de trop de questions mais je ne peux en ôter aucune. (Juste ajouter les biographes, les historiens et les artisans d’anthologie à la longue devinette de « qui est écrivain » ?
Vous voyez, D, c’est encore plus long !)

JC..... dit: 26 février 2016 à 16 h 49 min

« Peut-on imaginer un monde sans livres ? » (Christiane)

Oui … et ce depuis le Paléolithique, soit 3 millions d’années environ sans livres !

bonnet d'âne dit: 26 février 2016 à 16 h 38 min

« Et vous, que faites-vous dans le vie ?
Fallait-il relever ? Comme quoi « écrivain » s’apparente à « travailleur du sexe ».

christiane dit: 26 février 2016 à 16 h 00 min

@D. dit: 26 février 2016 à 15 h 13 min
Des nouvelles ?
J’ai biaisé avec la photo car quelque chose me met mal à l’aise dans ce billet. Peut-être ce rapport entre l’écriture et l’argent, l’interrogation sur la notion de métier accolée à celle d’écrivain, des indemnités diverses quand ils participent à une lecture, une présentation de leur dernier livre.
Ce n’est pas clair tout cela et je ne sais comment débroussailler…
Écrit-on pour « gagner de l’argent » ? Y a-t-il beaucoup d’écrivains qui vivent de leur écriture ? Et quand ils en vivent, leur notoriété ne les gêne-t-elle pas ? Les attentes de leur éditeur, de leurs lecteurs ne les privent-elles pas un peu de leur liberté, du droit d’écrire un livre différent, ce qu’ils ont envie d’écrire ? de ne pas écrire ? De changer de voie ? Un écrivain est-il un professionnel ?
Écrire… être lu ? donc être édité (à n’importe quelles conditions, parfois) et pour cela, avant d’être connu, reconnu, le parcours plein d’embuches jusqu’à ce qu’un manuscrit soit retenu… Que penser de l’autoédition, de ceux qui exposent leur écriture sur internet ?
Qui est écrivain, qui ne l’est pas ? Suffit-il d’être édité, que le livre soit vendu en centaines d’exemplaires pour être « un écrivain » ? Dans le flot des livres répandus partout, trouver les pépites, les livres que l’on garde, que l’on relit, avec lesquels on peut tisser des liens avec d’autres auteurs, d’autres livres. Qu’est-ce qui fait œuvre ? Qu’est-ce que « la vraie littérature » ? Qui en décide ?
L’argent et l’écriture, l’argent et l’art … souvent source de miroir aux alouettes… sujet tabou…
Écrire est-ce un métier ? Si oui, est-ce le même pour un premier roman ou pour celui (ou celle) qui déjà a écrit et publié d’autres livres, qui passe de nombreuses heures chaque jour à écrire ?
Qui est écrivain ? le romancier, le poète, le philosophe, celui qui écrit des essais, le journaliste, le… blogueur, celui qui écrit des livres documentaires, des recueils de citations… le critique littéraire, l’épistolier, le diariste ? A quel âge mérite-ton ce titre « noble » ? L’écrivain est-il un artisan peaufinant son ouvrage ? Qu’est-ce qui différencie un « grand » écrivain d’un qui écrit pour son plaisir ?
Quel est le rôle des médias qui exposent des « écrivains » sur un plateau de télévision ? des entretiens radiophoniques ? Des salons du livre ?
Peut-on imaginer un monde sans livres ? Quel est le rôle du lecteur dans ce questionnement ?

Ce qui n’empêche pas de réfléchir aux questions annexes posées par le billet ?

Sergio dit: 26 février 2016 à 15 h 56 min

H Cd’E dit: 26 février 2016 à 12 h 26 min
arrière petits-enfants du camarade de classe et demi-frère de Staline ?

Ha non j’ai échappé à la catho, hein ! Aux jaizes et même aux maristes… Alors pas question de repiquer au truc ! Même aux Расколники ! Encore moins les turbans…

Et Коба il a réchappé aussi, sinon il aurait été pope !

D. dit: 26 février 2016 à 15 h 13 min

J’aime bien la bave glaireuse de Jajav, elle m’impressionne aussi. On y puise de féconds nutriments, et elle n’a pas de bacilles de koch. Je n’ai pas le temps de lire les papiers collés de Nota. Bon, je quitte pour aller préparer mes nouvelles pâtes barilla aux panais pour ce soir. C’est un peu long et il faut du doigté. Pendant que j’y pense : Christiane, DHH, Daaphnée, lvdb et Clopine, Rose et bérénice, on attend de vos nouvelles, et de WGG aussi, disparu depuis sa rencontre énamourée avec le recteur de l’EN passionné de Baudelaire. Que s’est-il passé au juste ?

gérard-Jean dit: 26 février 2016 à 15 h 11 min

Déjà nantie d’un bicorne, Hélène Carrère d’Encausse ne veut pas porter le chapeau de la suppression de l’accent circonflexe

En le retournant la pointe en bas, elle pourrait s’en faire un slip

D. dit: 26 février 2016 à 15 h 02 min

Je n’aime pas trop le blog d’Al Ceste, je préfère celui de JC, une grande figure de ce blog qui en sait aussi beaucoup sur le compte d’Aréva.

Marcel Duchamp dit: 26 février 2016 à 15 h 00 min

du Marcel dans les champs d’11.48 ?
sûr que c’est pas du mauvais fumier, quand ça se répand depuis les urinoirs, ça donne comme une fumet de lisier, bien meilleur au rendement que le purin stérile de porquerolles.

Coming out dit: 26 février 2016 à 14 h 40 min

Jibé dit: 26 février 2016 à 14 h 34 min
Comme un autre toi-même, D. ?

Baroz ne peut s’en empêcher, au fond de son cerveau fragile, la co..erie veille toujours.

D. dit: 26 février 2016 à 14 h 33 min

Je vais vous faire une confidence : à chaque fois que vous avez un courant alternatif qui traîne, et sur lequel vous branchez des radiateurs, des fours, éclairages et autres trucs, vous avez tout intérêt à élever sa fréquence jusqu’à quelques kilohertz, puis transformer le courant, avec un transfo HF, puis redescendre en fréquence. C’est tout bénéfice.

D. dit: 26 février 2016 à 14 h 09 min

Écoutez De Nota, vous êtes gentil mais quand on parle de l’avenir de humanité, vous nous parlez de vos 150 Euros. Il faut vous élever au dessus de ces contingences, mon vieux, si vous voulez qu’on vous regarde autrement.

D. dit: 26 février 2016 à 14 h 04 min

À rêve ne m’intéresse pas pour un sou. C’est une entreprise presque entièrement basée sur des technologies du passé. Moi ce qui minteresse ce sont les technologies du futur : fusion froide et pompage des quanta gravitationnels. Je pensais l’avoir déjà dit, pourtant.

de nota dit: 26 février 2016 à 13 h 50 min

La lecture performance ça ne vous laisse pas dubitatif? Je vous le demande, c’est quoi une lecture performance? moi,je connais la performance de supporter une lecture car, entre nous, c’est d’un ch. iant! Bon, reste que jusqu’à plus ample informé, la lecture performance c’est aussi bien un auteur qui clame son texte dans un mégaphone, le déclame avec des grelots aux chevilles, le scande alors que défilent sur un écran les images d’un vidéaste, le martèle, accompagné par un instrumentiste, bref, c’est tout et n’importe quoi, mais c’est rémunéré 400 euros, mieux qu’une conférence! Prenons un exemple, une écrivain fait une courte lecture, assis derrière sa table, puis débat avec le public: 150 euros, il fait une conférence entrecoupée de lectures de ses propres textes: 226 euros, enfin, il fait une lecture en gesticulant sur une scène, éclairée par des jeux de lumière , pendant qu’une jeune femme joue de la harpe ou du tambourin: 400 euros! C’est pas un peu encourager la fumisterie, ça ?

JC..... dit: 26 février 2016 à 13 h 48 min

Marcel dit: 26 février 2016 à 12 h 33 min

On pourrait aussi répandre du Marcel dans les champs, cela ferait peut être pousser, non pas du lys mais de la faucille et du marteau liberticide…

(il est vrai que cela n’est pas certain ! Car il y a de la bonne bouse et de la mauvaise et Marcel, c’est vraiment de la mauvaise bouse ! …)

la vie dans les bois dit: 26 février 2016 à 13 h 46 min

Et à part faire toute la lumière sur ta danseuse, tu as quelque chose à nous apprendre sur Areva ?

D. dit: 26 février 2016 à 13 h 41 min

J’aime bien JC, pas tout le temps, mais en général je l’aime bien.
C’est une figure de ce blog, une lumière éclatante là où tant ne présentent que de petits esprits étriqués, gris et ternes.

Jibé dit: 26 février 2016 à 13 h 12 min

« Déjà nantie d’un bicorne, Hélène Carrère d’Encausse ne veut pas porter le chapeau de la suppression de l’accent circonfl… »

N’est-il pas drôle, notre Passou !

Marcel dit: 26 février 2016 à 12 h 33 min

Joël Moreau, le militant CGT poursuivi pour outrages envers les forces de l’ordre et le premier ministre Manuel VALLS à l’occasion d’une manifestation lundi à Mulhouse, s’est présenté au Tribunal Correctionnel accompagné par les autres branleurs cégétistes portant des pancartes « JE SUIS JOEL » ….

« Je suis Joël » !!!….

Non mais, quelle stupidité ! Dommage que le ridicule ne tue plus depuis longtemps ces âmes mortes CGT

Quand on pense que les écolos interdisent les engrais chimiques à nos paysans ! Il suffirait d’épandre un peu de JC dans les champs pour obtenir des beaux tapis de fleurs de lys et ça ferait plaisir à Lassouline le poète du libéralisme.

H Cd'E dit: 26 février 2016 à 12 h 26 min

« Sergueï Dougatchvilievitch et n’est autre que l’enfant naturel que Jossip, le Maître des goulags, a eu avec Anna Karenin, laquelle était tenue pendant les transports amoureux du Géorgien par Lavrenti Pavlovitch Beria »…

Sergio ? plutôt le demi-frère de Kéthevane Davrichewy, arrière petits-enfants du camarade de classe et demi-frère de Staline ? Ça alors ?… J’en perds ma Russie blanche !

Bête à cornes dit: 26 février 2016 à 12 h 16 min

Et voilà Pivot qui nous relance un débat enterré sur la veille Carrère d’Encaustique. Merci de repasser ses touites.

Javert dit: 26 février 2016 à 12 h 09 min

On est tous très impressionnés par 11.12, 11.27, 11.49, par ce gars qui hurle comme un Munch dans son désert, tant il souffre dans sa tête de n’être pas entendu. Christiane et D., que peut-on faire pour lui ?

JC..... dit: 26 février 2016 à 11 h 49 min

Quittons nous sur cette brève concernant l’état des « écrivains » en France et l’évolution du lectorat, lisant -enfin- pour se distraire …

« Merci pour ce moment » publié aux éditions Les Arènes est l’un des plus grands succès littéraires de l’année : l’ouvrage s’est écoulé à plus de 750.000 exemplaires. Traduit en onze langues.

750.000 ! Travailleuse, vous avez bien travaillé …!

JC..... dit: 26 février 2016 à 11 h 27 min

La guerre ! La guerre entre la Grèce et l’Autriche ! Au sujet des migrants ! Chouette !

LA GUERRE ! on va y voir plus clair en Europe ! Qu’est ce qu’on se marre, Thucydide…

JC..... dit: 26 février 2016 à 11 h 12 min

Joël Moreau, le militant CGT poursuivi pour outrages envers les forces de l’ordre et le premier ministre Manuel VALLS à l’occasion d’une manifestation lundi à Mulhouse, s’est présenté au Tribunal Correctionnel accompagné par les autres branleurs cégétistes portant des pancartes « JE SUIS JOEL » ….

« Je suis Joël » !!!….

Non mais, quelle stupidité ! Dommage que le ridicule ne tue plus depuis longtemps ces âmes mortes CGT

Javert dit: 26 février 2016 à 10 h 52 min

10.24 – Non.
Suffit que je m’intéresse à Passoule. T’as pas encore compris, PC de pq, que j’avais un pacte implicite avec lui, toujours lui servir de la bonne pub en faisant croire que je lui rent’dedans ? Le reste, p’tit père, c’est pour donner le change, amuser la gagal, faire causer, quoi, se révéler les tripes des uns et les autres… pour faciliter la job des cyberflics du net. Tête de heun, té c. ou borné, c’tmatin, nestor ?

Javert dit: 26 février 2016 à 10 h 05 min

« Mon père m’a dit de faire de l’aviron. Comme j’étais trop léger, on m’a mis à la barre : je devais donner la cadence, et pendant un an j’ai engueulé des gens qui faisaient 1,95 m qui étaient costauds et avaient 5 ans de plus que moi. Ça m’a donné de l’assurance, m’a appris à diriger des équipes et inculqué le goût » de l’effort (Le monde [papier] du 26.2.16, p. 9)…
Enfin une photo d’entame qui prend du sens. Ça rame donc pas que sur le lac Léman. Quel homme, ce Passou ! On comprend finalement mieux pourquoi tant s’accrochent à ses basques ici : voilà un homme fort, multipositionné, de pouvoir-s, pas se le mettre définitivement à dos (et la censure de son rabot, ça craint un max, tu m’étonnes). Ego espère bénéficier d’une miette de reconnaissance en attirant l’attention sur son tropisme. Des fois qu’un éditeur le repérerait chez l’incrusté-e candidat-e à vouloir faire écrivain-e, sait-on jamais, hein, hein ?

bouguereau dit: 26 février 2016 à 9 h 46 min

« travail ». Les autres artistes travaillent ; souvent, contrairement aux écrivains, ils n’ont que ce mot à la bouche

c’est pas faux..mais un gars comme toi sait bien qu’un artiss contemporain ne l’emploie pas du tout dans le sens du zingueur..même roulé fin ça fait trop gros pour des gars comme nous..il est dévoyé..halors quoi tu tiens quelquechose et tu l’donnes aux chiens

renato dit: 26 février 2016 à 8 h 46 min

« Ô Immortels, dit-il, les humains font des mots un usage inconsidéré, les multipliant sans y penser, s’en gargarisant à satiété et en faisant un commerce acharné. »

Il faudrait rappeler que dans l’antiquité, selon certains, l’écriture était un mauvais médicament… et n’appréciaient point Thot, même s’il savait différencier une eau potable d’une eau non potable… enfin, qu’il aurait du s’en tenir à ça…

renato dit: 26 février 2016 à 8 h 24 min

« combien valez-vous ? »

Rembrandt: « La valeur d’un peintre c’est aussi son prix ».

Cela vaut-il aussi pour les écrivains?

JC..... dit: 26 février 2016 à 6 h 52 min

Il n’y a pas que les écrivains qui « travaillent », les lecteurs aussi !

Nous venons d’ouvrir à l’Institut Bartabacs de Porquerolles une classe spéciale de Donald Trumperie. Moyennant finances, nous formons des jeunes politiciens ambitieux et sans pudeur, les Donald Trumpers, à l’exercice médiatique qui forge peu à peu les nouveaux Présidents étatsuniens, la provocation violente.

Les vioques intelligentes au cœur sec, genre JUPPE, les capitaines de pédalo à la dérive, genre HOLLANDE, les fêlés du bocal à talonnettes, genre SARKOZY, les normaliens énarques froids, type LE MAIRE, n’ont qu’à bien se tenir …

Nos DONALD TRUMPERS vont sortir sur le marché politique pour 2017 !

ZEUS..... dit: 26 février 2016 à 6 h 09 min

Nous avons l’habitude d’accepter avec compassion, voire tendresse amusée, les usurpateurs et leurs pastiches… mais là !!!

Cet écrivain anglo-libanais Percy Kemp qui nous fait parler sur un sujet aussi grave : sauver l’humanité submergée par le trop-plein de mots, nous sommes à la limite de l’indécence !

de nota dit: 26 février 2016 à 5 h 03 min

D’où y sort ce c.on!L’émoticone n’est pas de mon fait! je ne sais pas comment il a pu apparaître dans le texte, c’est peut-être mon ordi qui commence à prendre le pouvoir? et il aime pas Libé? faut dire il est chinois mon ordi…

Marcel dit: 26 février 2016 à 3 h 49 min

Outre qu’on ne connaît pas d’écrivain qui cracherait sur quelques centaines d’euros

C’était les réflexions du café du Commerce de Lassouline.

lola dit: 26 février 2016 à 1 h 45 min

@de nota 22h20 25/02 De percy kemp je ne connais qu’une oeuvre « savante » : l’amour fou  » de Medjnûn et Layla,en collaboration avec André Miquel , qui en est le grand spécialiste..
De quel texte, article de journal?? est extrait ce passage,remarquable pastiche du langage des Dieux et inénarrable ?il faut dire que quand Zeus porte l’Egide, ça barde vraiment! merci.

Coming out dit: 25 février 2016 à 22 h 35 min

Jibé dit: 25 février 2016 à 22 h 17 min
Subtil comme dans subtiliser… notre pognon ?

C’est fait Barozzi vient de migrer chez Marine.

de nota dit: 25 février 2016 à 22 h 20 min

« Aujourd’hui je vous raconterai comment Zeus, l’Assembleur de nuées, nous sauva du déluge de mots qui s’était abattu sur l’humanité et menaçait de l’emporter.

En vérité, ce fut Phoebos Apollon qui souleva le problème le premier. Nous étions tous réunis autour du père des dieux et des hommes dans son palais de l’Olympe aux mille replis lorsque Apollon, le seigneur Archer, se leva et s’adressa ainsi à notre divine assemblée : «Ô Immortels, dit-il, les humains font des mots un usage inconsidéré, les multipliant sans y penser, s’en gargarisant à satiété et en faisant un commerce acharné. Il est aujourd’hui sur terre bien plus de mortels qui parlent qu’il n’en est qui écoutent, et bien plus qui écrivent qu’il n’en est qui lisent. Même l’art n’est pas épargné par cette logorrhée. Ainsi, en France, chaque année, au mois festif de boédromion marquant la fin de l’été, des centaines de nouveaux romans sont lâchés sur le marché en une seule folle journée que les Français appellent la rentrée. Année après année, ces publications dont le nombre ne fait qu’augmenter et les incalculables commentaires qu’elles ne manquent jamais de susciter noient dans leur flot verbeux les vraies expressions de la Beauté qui tentent d’émerger et en empêchent bien d’autres ne serait-ce que d’exister. Il nous incombe, ô Immortels, d’y remédier.»

Ainsi parla Apollon Préservateur, et son argumentaire, à Pallas Athéné, n’eut pas l’heur de plaire. Car Athéné s’enorgueillissait d’avoir donné son nom à Athènes, ville où la parole était reine. Prenant à témoin son auguste père, la déesse aux yeux pers s’opposa farouchement à ce que les dieux interviennent pour empêcher les humains d’amonceler des mots sans fin.

En cela elle reçut l’appui de Polymnie aux mille discours, déesse de la Rhétorique, muse des démagogues et des sophistes de cour. Castor, fier dompteur d’étalons, prit, quant à lui, fait et cause pour Apollon. Il était en effet né à Sparte qui l’avait honoré d’un temple dans la cité. Or, contrairement aux Athéniens, les Spartiates, en bons Laconiens, furent toujours avares de mots. Erato, déesse de la Poésie lyrique, et Calliope, divinité de la Poésie héroïque, estimant que ce prosaïque trop-plein nuisait aux aèdes et aux poètes dont la voix, de ce fait, n’était plus entendue, se rangèrent de même à l’avis de Phoebos Apollon. Après quoi les autres dieux se partagèrent en deux camps opposés, qui pour Athéné et qui pour Apollon, comme du temps de la guerre d’Ilion, tous attendant que Zeus se fût prononcé.

Mais le Terrible Cronide à la grande voix se tenait toujours coi. Ce que voyant, Apollon meneur d’hommes à nouveau se leva. «Ô Zeus Père ! déclara-t-il. Depuis des millénaires, les Grecs s’identifient à l’œuvre d’Homère et y puisent de quoi parfaire l’éducation de leurs enfants. Quant aux Indiens, ils font de même avec le Mahâbhârata depuis la nuit des temps. C’est d’ailleurs cela, bien plus que le Gange redoutable, qui les a préservés d’Alexandre le Grand. Des siècles et des siècles de vie véritable pour l’œuvre d’Homère, ô Zeus Père, et au moins autant pour le Mahâbhârata ! Athéné pourrait-elle nous donner le nom d’un seul écrit, parmi les myriades que les mortels produisent aujourd’hui, qui soit appelé à survivre, non pas trente, même pas vingt, pas même dix, mais ne serait-ce que cinq petits siècles, et qui contienne, comme l’Iliade, l’Odyssée ou le Mahâbhârata, l’essence même d’une civilisation, l’esprit de tout un peuple ? En réalité, elle aura beau chercher, elle n’en trouvera point, l’espérance moyenne de vie d’un livre né dans le monde d’aujourd’hui dépassant rarement l’année de sa sortie.»

«Ô Immortels, poursuivit le seigneur Archer, ces mots que nous avions jadis donnés aux humains pour nous chanter peinent déjà à s’élever jusqu’à nous tant ils sont lestés par les conflits d’intérêts, tant ils sont plats et volent bas. Si nous n’y prenons garde, bientôt les mots périront, et, pour Immortels que nous soyons, sans eux, qui se souviendra encore de nous ?»

Apollon Préservateur prononça ces mots ailés, et son appel eut l’air de porter. Et pour cause : il avait touché, chez le grand Zeus, une corde sensible – sa non moins grande vanité. «Les flèches du divin Archer visent juste, trancha le Cronide à la voix profonde. Apollon a raison, martela-t-il en quittant son trône d’or. Il nous faut à tout prix préserver la beauté des mots et leur immortalité, et, pour cela, empêcher les mortels d’en abuser.»

Pallas Athéné fit aussitôt mine de protester, mais le père des dieux et des humains, balayant ses objections d’un revers de la main, poursuivit sur sa lancée : «Je commencerai par les Français, tonna-t-il, histoire de leur faire passer le goût des Boédromies littéraires, et de ces trains spéciaux transportant, de foire en foire, leur chargement d’écrivains réquisitionnés comme autant de fonctionnaires. Hermès Bienfaisant, ajouta-t-il ensuite en s’adressant à moi (j’ai beau être le dieu des Voleurs et avoir mille et un autres noms à mon crédit, c’est ainsi qu’il aime m’appeler, sans doute parce qu’en me chargeant de ses sales besognes, je le soulage d’une corvée) – Hermès Bienfaisant, me dit-il donc en haussant ses sombres sourcils, tu descendras sur Terre, tu iras chez les Français, et tu visiteras en songe un humain du nom de Pierre Bergé. Bien qu’il soit cousu d’or, ce mortel fils de mortels a su, me dit-on, raison garder. En outre, il nous a toujours honorés, nous offrant de généreux sacrifices quand d’autres préféraient nous oublier. Tu iras le voir et tu lui feras part de ce que le dieu du Tonnerre lui prescrit de faire.»

«Tu lui ordonneras, précisa Zeus Père, de créer un nouveau prix littéraire. Ce prix-là s’appellera : le prix du Dernier Roman. Il sera doté d’une récompense de six cent soixante-six lingots d’or. La participation à ce concours se fera uniquement par inscription et à titre volontaire. Il sera ouvert à tous les humains qui auraient déjà publié au moins un ouvrage littéraire tiré à plus de six mille six cent soixante-six exemplaires. En acceptant d’y concourir, les participants devront impérativement s’engager à ce que ce soit là leur tout dernier roman. Qu’ils obtiennent ou non la récompense convoitée, ils devront cesser d’écrire et de publier sur-le-champ.»

Ainsi parla l’Assembleur de nuées, et un sourd murmure traversa notre assemblée. «On verra bien, conclut-il en se rasseyant sur son trône d’or, combien d’écrivains – de vrais – il restera, une fois que les mercenaires de l’écriture et les phraseurs qui titillent leur ego à la plume auront vu briller cet appât.» Toutes les divinités, même Pallas Athéné qui contenait mal son courroux, même Héré aux bras blancs qui cherchait sans cesse des poux à son glorieux époux, l’approuvèrent alors et louèrent sa sagesse éternelle.

«Et maintenant, dit Zeus Tonnant, maintenant vole, Hermès Bienfaisant !» Il avait dit «vole» et non «va» pour faire un jeu de mots, car, mine de rien, il était cabotin. Ainsi parla Zeus qui tient l’égide, et je m’en fus à tire-d’aile, descendant en droite ligne des cimes de l’Olympe jusqu’à la Terre. J’y visitai en songe le mortel sur lequel le choix de l’Assembleur de nuées était tombé (personnellement je ne lui trouvais rien d’extraordinaire, à cet homme-là, mais qui étais-je pour contredire le terrible Cronide ?) et à l’oreille lui susurrai de Zeus les ordres et les conseils. Et lui les suivit à la lettre. Très vite, donc, le prix du Dernier Roman fut institué et richement doté.

La première année, il est vrai, il y eut peu de compétiteurs. Nombreux furent, en échange, les éditeurs, diffuseurs et commentateurs qui crièrent au canular, et nombreux aussi les auteurs qui s’insurgèrent (au nom de l’art, évidemment !) contre cette tentative pour les acheter et les museler. Mais lorsqu’on eut vu les télés s’arracher les candidats et la renommée s’attacher à eux pour ne plus les lâcher de l’année, et quand, plus tard, on eut vent du faste dans lequel le premier lauréat se vautrait désormais, une foule d’écrivaillons se précipita pour postuler et le nombre de nouveaux romans commença sérieusement à chuter.

Le succès de ce Loto littéraire fut tel qu’au bout de la troisième année, il se publiait en français dix fois moins de romans que par le passé. Et, par Zeus, ça ne faisait que commencer ! Une fois de plus, le père des dieux et des hommes avait montré qu’il avait de la nature humaine une connaissance illimitée. On pourrait certes croire que le prix du Dernier Roman avait sonné le glas de la littérature française. Mais pas du tout.

Le contraire était même vrai, car ce concours avait permis de séparer le bon grain de l’ivraie. À présent qu’ils n’étaient plus assaillis par une masse de livres objets inspirés par l’économie de marché, les amoureux de la Beauté découvraient de véritables trésors de littérature et de poésie qu’ils faisaient à leur tour connaître à leurs parents et amis, contribuant ainsi à une nouvelle sociabilité, désintéressée.

Ils allaient aussi puiser dans leur patrimoine culturel négligé et renouaient avec leurs racines et leur passé. De simples consommateurs, ils étaient devenus de vrais lecteurs. Parti des pays francophones, le prix du Dernier Roman connut donc un franc succès. Bientôt, de contrée en contrée, de continent en continent, d’autres chevaliers blancs se levèrent et créèrent des prix littéraires similaires qui désengorgèrent la littérature de leur pays, la libérèrent des lois du marché et la remirent au service des dieux et de la Beauté.

Ces mécènes-là n’en tiraient d’ailleurs aucune gloire personnelle ni aucun profit, sachant pertinemment qu’ils étaient inspirés et servaient un divin dessein qui les dépassait. Et c’est ainsi que Zeus, l’Assembleur de nuées, sauva l’humanité du déluge de mots éphémères qui s’était abattu sur elle et menaçait, en l’emportant, de faire sombrer l’Olympe aux mille replis, les dieux éternels y compris, dans la mer de l’Oubli. »

Percy Kemp

la vie dans les bois dit: 25 février 2016 à 21 h 51 min

A moins que la mendiante ne se soit fait faucher entre-temps par une voiture..
Private joke, souvenirs…de lecture.

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