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La République Des Livres par Pierre Assouline
L’amitié selon Padura, à Cuba et dans le reste du monde

L’amitié selon Padura, à Cuba et dans le reste du monde

Peu de films s’ouvrent sur une citation d’un écrivain en épigraphe, comme c’est souvent le cas en liminaire des livres. Si le cinéaste Laurent Cantet avait été en panne d’inspiration de ce côté-là à l’instant de boucler son Retour à Ithaque, on lui aurait volontiers soufflé le vers fameux du poète portugais Miguel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs ». Car son film part d’une histoire microcosmique pour nous amener à repenser rien moins que l’amitié, l’exil et l’âge, le travail du temps et la fidélité à ses idéaux de jeunesse ; et en route, il nous livre une puissante critique du régime castriste, bien plus terrible qu’un violent pamphlet car calme, sereine, vécue.

Quatre hommes et une femme nés à Cuba dans les années 50, indéfectibles amis de jeunesse devenus peintre, écrivain, ingénieur, médecin ou pas grand chose, se retrouvent pour fêter le retour de l’un des leurs, parti vivre à Barcelone quinze ans auparavant ; c’est son Ithaque mais il n’en est pas l’Ulysse car il n’en fut pas le roi, juste un sujet parmi d’autres. Le film débute, se poursuit, se déroule, s’achève, de la fin de l’après-midi et l’aube naissante, entièrement sur la terrasse d’un immeuble décati de La Havane, à part une ou deux scènes dans la cuisine à l’étage en dessous. Ni le luxe ni la misère. La gêne matérielle est évidente, mais pas pour tous. Il y a des privilégiés, qui ont su naviguer au prix de certaines trahisons ; et ceux qui n’ont pas su et sont restés sur le rivage, mais en paix avec leur conscience. Les moments les plus radicaux de leur échange sont ceux où ils s’interrogent sur la frontière ténue qui sépare le compromis de la compromission.

Dans ce déballage amical où, au fil des heures, on ne se fait pas de cadeau, les masques tombent, chacun se retrouve confronté à ses petites lâchetés, à commencer par le revenant, celui à qui tous reprochent de les avoir lâchés, abandonnés même s’agissant de sa femme, en choisissant de s’exiler alors qu’eux faisaient face à une situation économique de plus en plus désastreuse (15% de la population vit à l’étranger). La route est en contrebas, la plage un peu plus loin, puis la mer, la Floride… Toute une soirée et une nuit à parler, boire, manger, boire, chanter, boire, pleurer, boire, rire, crier, fumer, consoler, boire, parler encore et encore et se souvenir. La vie, quoi. Aussi universel et intemporel que la mélancolie tchékhovienne. Un film choral, si bien écrit et si bien interprété, dont les dialogues, abondants et colorés ne sont jamais bavards, mais d’une justesse et d’une profondeur remarquables. Ce doit être cela, ce qu’on appelle la gravité dans la légèreté et inversement.retour-a-ithaque2

Ils sont désenchantés, et on le serait à moins ; mais ces personnages qui se métamorphosent dès les premières minutes en personnes tant ils ont l’accent de la vérité, tous de dignité mêlée d’humour dans le tragique, qu’ils évoquent la situation politique ou les amours déçues, font penser à ces Chiliens qui avaient amené Salvador Allende au pouvoir et qui, désemparés mais vaillants, et solidaires par nécessité, commentaient : « Es un gobierno de mierda pero es nuestro ». Alors Fidel, bien sûr… Inutile de prononcer le nom du lider maximo, il est partout dans les esprits, rampe dans le sous-texte de la conversation ininterrompue qui se déploie dans ce huis-clos à ciel ouvert réalisé dans une liberté solaire. Le film n’a d’autre musique intérieure que celle des mots, ni d’autre bande originale que la rumeur de la ville où la vie grouille. Mais, aveuglé par l’évidence des trois unités dramaturgiques, on ferait fausse route en confondant cette nuit des aveux et désillusions avec du théâtre filmé. A l’aube, la tristesse se lit sur leurs visages.

Il y a quelque chose d’étonnamment apaisé dans ces retrouvailles malgré la violence de certaines situations. Difficile de ne pas penser par instants à La Terrasse d’Ettore Scola et à certaines scènes de La Grande belleza de Paolo Sorentino. Lequel d’entre nous n’a jamais vécu une telle situation ? Il faudrait n’avoir jamais eu d’amis, n’avoir jamais fait partie d’une bande, tout ignorer de cette complicité qui n’a pas de prix et que seule la mort peut interrompre, puisque se fâcher et une autre manière de se parler encore. Si le portrait de groupe de Laurent Cantet est si réussi, c’est parce que celui-ci a su capter et restituer cette sensibilité si particulière ; il connaît bien Cuba, pays dont l’énigme lui parait plus inépuisable à chacun de ses séjours (il avait déjà réalisé le court-métrage 7 jours à La Havane). Son film a une toute autre portée politique que le plus accusateur des documentaires car, l’air de rien, à travers les réminiscences qu’il charrie, il dégage un sentiment de densité historique inédit. Gageons que le spectateur français n’avait pas jusque là envisagé toutes les possibilités de cette île.

Mais il faut rendre justice à celui que l’on doit considérer comme le co-auteur de Bienvenue à Ithaque, l’écrivain Leonardo Padura, né à La Havane en 1955, connu en France grâce à l’éditrice Anne-Marie Métaillé et à la traductrice Elena Zayas. Car c’est bien Padura qui a inspiré son film au cinéaste, non par son personnage récurrent de Mario Conde, flic « hétéro-macho-stalinien”, mais pour un autre échappé du Palmier et l’étoile (2003). Ils ont travaillé ensemble à partir de là, de ce vécu transcendé en fiction. Cela dit, à y bien réfléchir, même son flic désabusé se promène dans les interstices de Retour à Ithaque. Car même dans ses polars, Padura ne cesse de s’interroger sur les deux exils, intérieur et extérieur, et la mélancolie du retour, écartelé entre un lancinant « Comment peut-on rester cubain ? » et  un résigné « Comment peut-on oublier Cuba lorsqu’on y est né ? ».

Dans l’anthologie qu’ Eduardo Manet et Véronique Petit consacrent au Goût de Cuba (118 pages, 4,70 euros, Le petit Mercure), une belle place est réservée à Leonardo Padura, celui qui a choisi de rester. De ses textes cités en extraits, le plus prégnant restitue l’odeur de La Havane, laquelle s’élabore « à partir du mélange fébrile suintant d’une ville chaotique et hallucinante ». Le plus extraordinaire, c’est qu’après avoir vu l’oeuvre de Cantet et Padura, on peut définir l’odeur d’une ville à partir de la couleur qu’ils en ont donnée en dévoilant l’âme d’une poignée de ses habitants.

P.S. : Film français tout à fait cubain, Retour à Ithaque avait vu son scénario présenté à l’Institut Cubain d’art et d’industrie cinématographique, puis accepté par les autorités. Or on vient d’apprendre qu’il était déprogrammé du Festival du film de La Havane. Pour tout explication, son directeur a répondu qu’il n’entrait dans aucune catégorie. Ce qui est une manière involontaire de lui adresser le plus beau des compliments. Dommage que les Cubains en soient privés.

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commentaires

648 Réponses pour L’amitié selon Padura, à Cuba et dans le reste du monde

la vie dans les bois dit: 19 décembre 2014 à 8 h 44 min

Le plus étonnant dans cette élargissement de l’horizon pour Cuba, c’est que ce sont les Cubains de Miami qui se disent les plus marris. G. Rosales les dépeignait comme des parvenus, un peu oublieux.

Jacky Attal dit: 18 décembre 2014 à 20 h 08 min

C’est historique ce rapprochement diplomatique entre Cuba et les USA en ce mois de décembre

Enjeu zéro. Ces pauvres niais qui répètent tout ce qu’ils entendent a la télé.

JC..... dit: 18 décembre 2014 à 6 h 32 min

Fidel est mort-vivant, empaillé par son demi-frère : Maduro a du souci à se faire, avec son Venezuela enchavezé …

la vie dans les bois dit: 17 décembre 2014 à 21 h 07 min

C’est historique ce rapprochement diplomatique entre Cuba et les USA en ce mois de décembre.
J’ai lu que des Romains dansent aussi le tango argentin.

will dit: 16 décembre 2014 à 16 h 37 min

sur Arte un très beau portrait « Marlon Brando, un acteur nommé désir » après le film d’Arthur Penn « The chase » bêtement titré en français La poursuite infernale

Etonnant en César Shakespearien notamment!
(« chase » c’ets la poursuite, dans le sens de donner la chasse )

la vie dans les bois dit: 15 décembre 2014 à 20 h 10 min

Si la réponse de Céline à R. Desnos est « assez dégueulasse » pour reprendre une expression lue ici, est-il moins dégueulasse de la reproduire, d’en faire un « objet littéraire », de se la mettre en bouche avec ces airs d’indigné, de chipoter, ceci, cela, alors que tout ce qu’a écrit Céline, aux pires moments de la guerre 39/45 lui a valu condamnation.
________________________

– Vous dansez le tango argentin ?
– Oui, mais pas avec Borges.
https://www.youtube.com/watch?v=S98-BIpzZuk

J.Ch. dit: 15 décembre 2014 à 18 h 54 min

à bérénice, il y avait hier soir sur Arte un très beau portrait « Marlon Brando, un acteur nommé désir » après le film d’Arthur Penn « The chase » bêtement titré en français La poursuite infernale

renato dit: 15 décembre 2014 à 18 h 48 min

Le 14 décembre 2014 à 15 h 09 min pour faire plus rapide… dit:
« renato est presque plus direct dans sa « manière » de soutenir la calomnie… »

Je dois avoir touché dans le vif d’une chose cachée, il ou elle organise sa petite barricade arbitraire pas qu’une fuite majeure fasse sortir « son » monstre… des profondeurs il est mieux qu’il ou elle cachent…

quelqu'un dit: 15 décembre 2014 à 17 h 00 min

C.P. dit: 15 décembre 2014 à 16 h 56 min
« L’Eglise » et je ne comprends pas que l’on ne se réfère pas plus souvent à son troisième acte.

L’explication est simple : pour se référer au troisième acte, il faut avoir lu les deux qui précèdent, ce que peu de gens ont fait.

C.P. dit: 15 décembre 2014 à 16 h 56 min

J’ai le même goût que John pour les romans de Céline. N’empêche…
André Breton déclare -mais un peu tard- avoir vu venir dès le début le pire. Mettons : des indices… C’est beaucoup plus net dans « L’Eglise » et je ne comprends pas que l’on ne se réfère pas plus souvent à son troisième acte.

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 16 h 42 min

Ai-je le droit de parler un peu de théâtre avec lui chez Charlotte ? (C.P.)

Charlotte ? Qui c’est, cette Charlotte ? Ah, je crois avoir trouvé. Serait-ce pas, des fois, Charlotte Lipinska ? J’ai trouvé, j’ai trouvé ! Eurèka ! Alleluia ! Mignonne, d’ailleurs, la Charlotte, ça nous change de la tronche un peu morne d’Assouline. C’est-y des fois qu’il aurait un minaret… ? Non. Un balai …? Non plus. J’y suis (merci, Charlotte) : un brigadier. Pan pan pan.

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 16 h 29 min

Lui — Je te crois. C’est pas un balai qu’il a dans le cul, c’est un minaret. (moi)

Depuis que l’hôte de ces bois m’a conseillé d’aller me faire enculer, je ne vois pas pourquoi je ne me permettrais pas quelques menues privautés.

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 16 h 18 min

Sans préjuger de l’avenir, une restauration de Chartres incluant l’érection d’un minaret (JC)

Je vois en effet très bien JC en muezzin des lieux ainsi relouqués, en savates, robe écrue et barbe à papa tombant jusqu’aux pieds. J’entends le dialogue d’un couple de touristes :

Elle – Dis donc, le muezzin t’as vu s’il en jette. Et puis quelle austère prestance. Quelle dignité.

Lui — Je te crois. C’est pas un balai qu’il a dans le cul, c’est un minaret.

bérénice dit: 15 décembre 2014 à 16 h 15 min

Personne pour regarder Marlon ici, il faut dire les cocos que vous pouvez toujours courir pour le rattrapage quand bien même il serait au paradis pour vous observer, quelle rigolade!

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 16 h 10 min

Dans le doute, ne valait-il pas mieux laisser la pierre apparente et ne colorer que ce qu’on était sûr de restituer dans un état originel ? (quelqu’un)

Votre remarque soulève, me semble-t-il, un autre problème : on parle toujours, à propos de vénérables monuments comme Chartres, de « restauration », menée avec la plus grande prudence. Mais on peut soutenir aussi que les fresques originelles de Chartres, ou du moins le peu qu’il en reste, on s’en fout un peu. Plus que le respect frileux, presque superstitieux des restes d’une époque lointaine, ce qui devrait primer, selon moi, c’est l’esprit. Et l’esprit de Chartres, c’est la lumière. La lumière et la couleur.

JC..... dit: 15 décembre 2014 à 16 h 01 min

Sans préjuger de l’avenir, une restauration de Chartres incluant l’érection d’un minaret me serait apparu comme visionnaire. Qu’est ce qu’on attend pour en faire une mosquée ?

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 16 h 01 min

. Le droit de réponse de Céline, le 7 mars, est assez dégueulasse. Par exemple : « … Mieux encore que ne publie-t-il, M. Desnos, sa photo face et profil, à la fin de tous ses artifices ? La nature signe toutes ses oeuvres… » (C.P.)

« assez » est sans doute un euphémisme. Mon admiration pour le romancier est à peu près sans réserve, mais C.P. citait plus haut un passage de « Voyage au bout de la nuit » (à propos de la musique de jazz) qui, dans le genre, était déjà assez craignosse. J’ai lu les bios récentes de Vitoux et de Godard, ainsi que l’édition des romans dans la Pléiade. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’un autant que l’autre font preuve d’une indulgence assez large pour les multiples dérapages céliniens. Ces dérapages ne se cantonnent pas seulement aux pamphlets; comme le montre le passage cité par C.P. (je pense aussi à un passage particulièrement glauque de la correspondance à propos de Proust cité l’autre jour par Paul Edel), ils se nichent dans le détail des multiples écrits du bonhomme. Il y aurait là matière à un beau travail d’érudition ciblée, avec pour mot d’ordre : pas de complaisance, pas de cadeau. Remercions le ciel de n’avoir pas vécu cette époque-là, qui me fait toujours penser à la chanson de Goldmann : « aurais-je été meilleur ou pire que ces gens… »

C.P. dit: 15 décembre 2014 à 15 h 58 min

JC n’est pas « mon copain ». Ai-je le droit de parler un peu de théâtre avec lui chez Charlotte ? Nous ne sommes pas souvent en accord.

J’aime tout particulièrement chez Jean Renoir « Le Crime de monsieur Lange ».

quelqu'un dit: 15 décembre 2014 à 15 h 55 min

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 15 h 44 min
Où est le scandale ? J’ai vu, ici et là, les photos couleur : c’est plutôt réussi

Le problème est que, contrairement à la Sainte Chapelle, les traces de pigments sont parcimonieuses et que les historiens d’art ne s’accordent pas sur la manière dont il était appliqué. Autrement dit : peut-on se lancer dans une restauration de grande envergure en se basant seulement sur l’opinion de certains ? Dans le doute, ne valait-il pas mieux laisser la pierre apparente et ne colorer que ce qu’on était sûr de restituer dans un état originel ?

bérénice dit: 15 décembre 2014 à 15 h 48 min

l’esprit du gothique

pas très exotique ni érotique pas même anesthésique, qu’auriez-vous à espérer qu’on en fit. Vous me direz si je me trompe.

D. dit: 15 décembre 2014 à 15 h 47 min

Le Gothique est bourré dé symboles qui racontent des choses.
Alors que la Renaissance privilégie les sens et ne délivre aucun messsage. C’est triste.

J.-C. Azerty dit: 15 décembre 2014 à 15 h 44 min

La manière dont est menée la restauration intérieure de la cathédrale de Chartres fait scandale jusqu’aux Etats-Unis.

Où est le scandale ? J’ai vu, ici et là, les photos couleur : c’est plutôt réussi, et même très réussi. C’est lumineux. Relire à ce sujet les pages de Duby sur l’esprit du gothique. Le Chartres de pépé Péguy (tiens, pépépéguy, c’est rigolo), c’est fini.

en lisant en écrivant dit: 15 décembre 2014 à 15 h 40 min

JC….. dit: 15 décembre 2014 à 11 h 42 min
Renoir, c’est la fiente du cinéma français, non ?

Il est adorable, votre copain, C.P.

Deneb dit: 15 décembre 2014 à 15 h 19 min

de nota, nous sommes plusieurs ici à en convenir : vous faites trop long et on décroche toujours avant la fin. Je dis ça pour votre bien et le nôtre.

C.P. dit: 15 décembre 2014 à 15 h 11 min

Oui ! dans la livraison du 3 mars 1941 de « Aujourd’hui », à propos des « Beaux Draps ». Le droit de réponse de Céline, le 7 mars, est assez dégueulasse. Par exemple : « … Mieux encore que ne publie-t-il, M. Desnos, sa photo face et profil, à la fin de tous ses artifices ? La nature signe toutes ses oeuvres… »

Court dit: 15 décembre 2014 à 14 h 46 min

On rappellera Desnos pourfendant dans un journal Céline et Henri Bordeaux publiant sous l’occupation:
« Ils sont les étendards de notre défaite ».
De telles fomrmules menaient loin alors…
MC

Phil dit: 15 décembre 2014 à 14 h 26 min

yes dear Bloom, une oeuvre ovnitique de fin de carrière, anti-olyhoodienne. Dans les mêmes années le frère du cardinal Danielou s’installait en Inde pour les mêmes raisons.

Bloom dit: 15 décembre 2014 à 14 h 06 min

http://www.guimet.fr/fr/auditorium/cinema/autour-du-fleuve
Pas de tigres, pas de lanciers, pas de cipayes, juste un roman un peu à l’eau de rose que Renoir transforma en un chef d’œuvre et sur lequel Arnaud le Basque a fait un grand documentaire (voir aussi sa Saga des Bhutto, grandiose & Ses Tourments de l’Ìnde, ce dernier lui valant encore d’être persona non grata dans « la plus grand démocratie du monde….) « Dans ses Ecrits sur le cinéma (Our Films, Their Films), S.Ray relate sa rencontre avec Renoir, artiste « abordable » qui trouvait dans Calcutta une anti-Amérique qui lui faisait grand bien.

renato dit: 15 décembre 2014 à 13 h 02 min

« ont-ils besoin de lui comme faire-valoir ? »

Comme faire-valoir je ne sais pas, mais pour le mouvement… et que serait le ciel sans mouvement?

burntoast dit: 15 décembre 2014 à 12 h 44 min

Giovanni Sant’Angelo fabrique des points de suspension et des points d’exclamation avec une étonnante aisance. Pour le reste, j’ai parfois du mal à comprendre ce qu’il veut exprimer.
Néanmoins, lorsqu’il a évoqué le Col de la Schlucht – mais dans un contexte un peu obscur – j’ai eu un moment de nostalgie. On y fait de belles randonnées, si on n’oublie pas son schnaps

C.P. dit: 15 décembre 2014 à 12 h 35 min

Phil, mais oui ! de nota sait bien aussi ce qu’étaient les étonnantes contradictions chez Jean Renoir, et moi les suites de la rencontre précisées par Mérigeau lui-même. Je crois, comme beaucoup d’autres, qu’autour du Front Populaire, rien n’est simple.

JC..... dit: 15 décembre 2014 à 12 h 17 min

Vivent sur nostre isle collectiviste, le Cuba varois, plusieurs couples mariés, hétéros naturellement…

Existe t il, au monde, prises d’otages plus sordides …?

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