de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La vérité n’est qu’une option parmi d’autres

La vérité n’est qu’une option parmi d’autres

Loué soit Donald Trump ! Grâce à lui, 1984 et La Ferme des animaux, deux livres majeurs de George Orwell, viennent de faire un retour remarqué au sommet des listes des meilleures ventes du New York Times et d’Amazon, et sur celles des chaines de librairies Barnes& Noble comme du côté des indépendants de Indies. Inespéré d’autant que, si le président Obama provoquait bien un même effet sismique sur la librairie chaque fois qu’il disait du bien d’un livre, il en était de même jusqu’à présent avec le président Trump à chaque fois qu’il insultait l’auteur d’un livre. Cette fois, la donne a changé : si l’œuvre prophétique Orwell a soudainement resurgi, c’est que les Américains ont besoin de clés pour comprendre ce qui leur arrive, une grille d’analyse pour déchiffrer ce qui leur est tombé dessus.

En vertu d’un réflexe éprouvé, lorsqu’il apparait vain de se retourner vers l’histoire récente et les expériences passées, on cherche des solutions dans des livres. Le public a faim de références, alors il se jette sur la littérature passée, dystopique (récit fictionnel dans lequel l’utopie vire au cauchemar) ou uchronique (roman dans lequel l’Histoire officielle est réécrite après modification d’un événement notoire du passé). Sinclair Lewis, Georges Orwell, Philip Roth ont annoncé l’avènement de Donald Trump. A défaut de les avoir entendus, il semble que désormais on les écoute. Ce qui est arrivé aux Américains est tellement inédit qu’ils cherchent dans la littérature passée un reflet de ce qui va leur tomber dessus demain. On ne saurait mieux illustrer la notion de concordance des temps. Mais même si Les Origines du totalitarisme, publié en 1951 par la philosophe Hannah Arendt fait également depuis peu un retour remarqué dans liste des meilleures ventes d’Amazon, comment ne pas voir en creux dans ce triomphe de la fiction la faillite du journalisme et l’échec des essayistes ?orw

Incroyable comme la dystopie imaginée par George Orwell il y a près de soixante-dix ans paraît actuelle. Pourtant, tout le monde n’admire pas le classique moderne 1984, il s’en faut. Le regretté romancier Anthony Burgess, et à sa suite le critique Adam Gopnik, ont ainsi pu le juger daté donc obsolète car très marqué par la misère sociale des années de rationnement dans la Grande-Bretagne de l’après-guerre, le tout baignant dans la lourde atmosphère créée par la police politique stalinienne. Pour autant, reprenant le livre d’Orwell à la faveur du sacre contesté de Donald Trump, le critique a convenu qu’il fallait revenir à 1984 car l’Amérique était revenue à 1948. Mensonges systématiques, fabrication de « faits alternatifs » (quelle idée de génie, quand on y songe), invention d’évènements contre toute évidence (les Suédois en rient encore), contrôle du réel, infaillibilité du pouvoir, autoritarisme brutal etc.

Si la lecture du livre d’Orwell est désormais encouragé par les opposants à Trump, c’est pour crier aux Américains : le monde de 1984, où le langage est utilisé comme une arme politique et la vision du réel imposée par le pouvoir, c’est là où ne nous voulons pas aller dans les quatre prochaines années ! On saura bientôt si l’ère dans laquelle nous venons d’entrer favorisera la création à Washington d’un ministère de la Post-Vérité puisque désormais la vérité est considérée comme une option parmi d’autres. Impossible de ne pas conserver à l’esprit le slogan glaçant de 1984 :

« Qui contrôle le passé contrôle le futur : qui contrôle le présent contrôle le passé ».

Après avoir intégré l’an dernier « alt-right » et « Brexit » à leur bible, les lexicographes de l’Oxford English Dictionary travaillent actuellement sur les néologismes que la trumpisation de la société américaine a suscités : trumponomics (politique économique de la nouvelle administration), trumpertantrum (les tweets présidentiels courroucés du petit matin), trumpkin (une marionnette qui ressemble à un ancien animateur de télé étrangement coiffé), trumpflation (inflation que ne manquera pas de provoquer la nouvelle politique économique), sans oublier trumpist (supporter du président), trumpette (sa femme) et même trumpista (admirateur hispaniste du président, spécimen des plus rares)…   Selon le Guardian, ils devraient figurer dans la prochaine édition alors qu’en général, les nouveaux mots passent d’abord une dizaine d’années au purgatoire. Manifestement, les spécialistes de la langue sont pressés de s’accorder à l’air du temps, comme s’ils craignaient qu’en rattrapant la fiction, la réalité prouve une fois de plus qu’elle peut être pire encore.

donald-trump-person-of-the-year-time-reactions-15Philip Roth aussi a eu du nez en écrivant Le Complot contre l’Amérique publié en 2004. Dans ce roman uchronique, qui se situe dans les années 1940-1942, pas l’un de ses meilleurs mais l’un de ses plus dérangeants, il imaginait la victoire de Charles Lindbergh contre Franklin D. Roosevelt dans la course à la Maison blanche. Le célèbre aviateur y était dépeint tel qu’en lui-même en forcené de l’antisémitisme, admirateur des régimes dictatoriaux sur lequel l’Allemagne nazie exerçait un chantage, isolationniste partisan du « America first » et qui, une fois élu, finissait par signer un pacte de non-agression avec Hitler. Un scénario-catastrophe dont les détracteurs de Trump redoutent le spectre aux allures de Poutine.

Comment un Américain doté d’un peu de mémoire et d’un minimum de culture, ayant subi le slogan « America First » durant toute la campagne du candidat Trump, et l’ayant entendu le prononcer à deux reprises lors de son discours d’investiture, pourrait-il oublier que ce fut le slogan hurlé par Lindbergh autrefois, qu’un parti nazi américain en fit sa bannière en 1943 et que depuis, il est associé dans la mémoire nationale à la neutralité envers le nazisme ?

Pressé de toutes parts de réagir à la nouvelle jeunesse que l’actualité politique a donné à son roman, Philip Roth a fini par s’exprimer dans un échange de courriels avec Judith Thurman du New Yorker. Il y tient malgré tout Lindbergh pour un héros populaire contrairement à Trump qui n’est qu’un « arnaqueur ». Et de renvoyer élégamment au personnage créé par Herman Melville dans The Confidence-Man (1857), véritable ancêtre selon lui du nouveau président, paru en français chez Minuit en 1950 sous le titre Le Grand escroc… Car là où la personnalité de Trump dépasse l’imagination, ce n’est pas en qualité de citoyen ou de promoteur immobilier (on en connaît d’autres), mais bien en tant que président des Etats-Unis : dans cette catégorie, il est unique surtout à la manière dont Roth le présente :

« ignorant des affaires du gouvernement, de l’histoire, de la science,, de la philosophie, de l’art, incapable d’exprimer ou de reconnaître la subtilité ou la nuance, dépourvu de toute décence et usant d’un vocabulaire de 77 mots dans un anglais approximatif ».le_dictateur__1940

Au fond, l’apport majeur du Complot contre l’Amérique, et c’est probablement la raison pour laquelle ce roman résonne si bien avec les angoisses américaines contemporaines, c’est cela : la terreur de l’imprévu. A la relecture une dizaine d’années plus tard, les similitudes entre ce qu’il a imaginé et ce qui est advenu sautent aux yeux sur un point au moins qu’il ne manque pas de souligner :

« Le plus terrifiant est que tout est devenu possible, y compris, bien sûr, la catastrophe nucléaire ».

Si les lecteurs américains se sont tournés en priorité vers ces écrivains-là, ils n’en ont pas moins plébiscité d’autres romans, du classique Meilleur des mondes (1932) d’Aldous Huxley à la Servante écarlate (1985) de Margaret Atwood. Au train où vont les choses, le téléchargement de films dystopiques, de Fahrenheit 451 à Bienvenue à Gattaca, ne devrait pas être en reste, pour tenter de déchiffrer l’étonnante personnalité d’un docteur Folamour à l’allure d’un Ubu-roi. George Orwell est mort en 1950, Philip Roth a définitivement posé la plume en 2012. Mais depuis le début de l’année, leurs œuvres prémonitoires ont ressuscité, consacrant ainsi le statut de visionnaire des meilleurs écrivains. Merci qui ? Merci Donald !

It Can’t Happen Here proclamait par antiphrase en 1935 l’édifiant roman de Sinclair Lewis que les éditions de la Différence ont eu tout récemment la bonne idée de rééditer sous le titre Impossible ici ! traduit de l’anglais par Raymond Queneau (lire ici sa préface par Thierry Gillibeuf). Aujourd’hui, un mois exactement après la prise de fonction du nouveau président, certains Américains ont l’étrange impression d’être « embarqués dans un avion piloté par un fou pour un voyage de quatre ans« , selon la formule d’un étudiant citée ce matin par Libération. Et, partant, il a augmenté l’angoisse générale, enfin, un peu moins qu’à moitié générale puisque d’après les plus récents sondages, son électorat est ravi de constater qu’il fait ce qu’il avait dit qu’il ferait. Innombrables sont déjà les dossiers et les sujets sur lesquels son amateurisme dans les analyses, sa susceptibilité dans les réactions et sa puérilité des déclarations accablent jusqu’à son propre camp. Tiendra-t-il quatre ans en assurant jour après jour que « c’est la faute des médias » ? A part l’assassinat, on ne voit pas d’autre issue que la procédure de mise en accusation (impeachment) et la destitution. Car derrière la régression américaine en toutes choses, ce qui se profile à l’horizon est de moins en moins drôle. Trump a rendu aussi imprévisible que lui le quotidien de ses compatriotes. Et cela, aucun artiste ne l’avait vraiment imaginé, à l’exception de Chaplin dans Le Dictateur.

(Illustration Jason Lazarus)

Cette entrée a été publiée dans Actualité, Histoire Littéraire.

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commentaires

468 Réponses pour La vérité n’est qu’une option parmi d’autres

Bloom dit: 25 février 2017 à 13 h 28 min

Go on, lads!

Mise Raifteirí an File
Mise Raifteirí an file,
Lán dóchas is grá,
Le súile gan solas,
Le ciúnas gan chrá.

‘Dul siar ar m’aistear
Le solas mo chroí
Fann agus tuirseach
Go deireadh mo shlí.

Féach anois mé
Is mo chúl le balla,
Ag seinm ceoil
Do phócaí folmha.

Clopine dit: 25 février 2017 à 13 h 26 min

Bé oui, Jibé, et c’est pour cela que je souligne la faiblesse du Magazine Littéraire de notre hôte (par contre, très bon éditorial d’icelui sur Patrick Boucheron qui fait scandale avec son « histoire mondiale de la France », comme quoi tout n’est pas perdu dans ce canard) : cela aurait mérité, d’après moi, un beau débat littéraire et politique, au lieu de rester dans la perfidie biographique insignifiante. (tu parles si on s’en fout, que Djian claque son pognon sans discernement..).

Je me demande si ce n’est pas une forme de snobisme, au ML. Ah, si Marcel Proust était encore là, lui qui savait ce que « snobisme  » veut dire…

JiBé dit: 25 février 2017 à 13 h 24 min

« Ce n’est pas un compliment »

Pour moi oui, mais pas mérité, « Les Nuits de Paris » dudit Rétif et Sébastien Mercier, son pendant pour les jours, ont longtemps été mes livres de chevet, M. Court !

JiBé dit: 25 février 2017 à 13 h 13 min

En fait, Clopine, ce n’est pas tant un problème de langue et de culture France versus Anglo-américain. Les personnages féminins chez Djian, livres et films, sont synonymes de folie (Béatrice Dalle), hystérie, perversion (Huppert est plus traumatisée me semble t-il par la découverte d’un certain plaisir que par le viol en soi). Dans les films, le cheap du sado masochisme de Djian correspond aux clichés repérés par Jourde dans ses romans. Ces thèmes sont autrement plus convaincants sous la plume d’un Tennessee Williams, d’une Carson McCullers ou d’un Faulkner, même en traduction.

Petit Rappel dit: 25 février 2017 à 13 h 10 min

Il y a aussi le mémorable éreintement dudit Djian par Renaud Matignon, titré « La Tragédie et les cacahuètes… » Du temps pas si lointain ou ou le Figaro avait des signatures autres que Messieurs Moix et Cie…

Petit Rappel dit: 25 février 2017 à 13 h 07 min

 » Tu es le fils de Rétif de la Bretonne »!!!!
-Ce n’est pas un compliment, mais l’a-t’elle seulement lu?

Clopine dit: 25 février 2017 à 12 h 54 min

C’est que Bloom n’est pas traducteur simultané, Jibé. Et qu’ici (au moins du temps de certains forcenés qui semblent avoir tourné les talons) rien n’échappe jamais à la critique, et surtout pas les traductions. Comme le sujet est par nature inépuisable, puisqu’on peut traduire à l’infini, Bloom, lui, adopte à la fois la paresse, la facilité et la prudence.

Clopine dit: 25 février 2017 à 12 h 50 min

JJJ, votre ironie aussi lourde que la terre brayonne devrait se renseigner. La première vice-présidente de la FNSEA (donc potentielle héritière) est une femme : Christiane Lambert.

Eh oui, les temps changent…

JiBé dit: 25 février 2017 à 12 h 48 min

« donc tout te pousse dans les bras de la littérature « française », celle que nie, proprement, Djian. »

Pas faux, Clopine. Très agacé ce matin par le fait que Bloom, payé pour faire rayonner la culture française, s’adresse à nous en anglais, comme si nous étions un peuple colonisé !

Janssen J-J dit: 25 février 2017 à 12 h 46 min

C’est vrai quoi, on parle pas assez de la FNSEA sur ce blog, c’est dommage, le genre rural en littérature a pourtant de beaux jours devant lui, comme aurait dit philippe sollers.
Donc, lequel de tous ses secrétaires historiques vont semblerait le plus romanesque ? Et d’ailleurs une femme aussi cultivée que vous ne pourrait-elle pas succéder au dernier en date ?… Elles se sont jamais trop bousculées au portillon du salon, vous auriez vos chances, je pense. D’autant que votre fanclub de la rdl vous soutiendrait adonf, et on a du poids, hein !

Eugène Forget : 1946-1949
René Blondelle : 1949-1954
Jacques Lepicard : 1954-1956
Joseph Courau : 1956-1963
Gérard de Caffarelli : 1963-1971
Michel Debatisse : 1971-1978
François Guillaume : 1979-1986
Raymond Lacombe : 1986-1992
Luc Guyau : 1992-2001
Jean-Michel Lemétayer : 2001-2010
Xavier Beulin : 2010-2017

Janssen J-J dit: 25 février 2017 à 12 h 37 min

@ « Je ne doute pas que le système ne finisse par digérer les contraintes environnementales nouvelles (de toute façon, on n’a pas le choix, soit on arrête les néonicotinoïdes soit on crève en tas à côté des abeilles) m’enfin pour l’instant c’est plutôt soulageant. (et je me rends bien compte que personne ne comprend goutte à ce que je raconte là, mais bon, puisque tu poses la question.) »

Mais si, on comprend tout, car ici on est ach’ment branchés djian-bio : donc, on va pas pleurer la mort de beulin, prototype et défenseur de l’agriculture industrielle exportatrice mortifère sur le plan écolo, et qui n’en avait rien à faire de la survie des abeilles dont il ne voyait pas le lien avec ses pesticides monsanto.
Pb : ils vont en mettre un encore plus pire à la FNSEA, car les gars du MODEF ont jamais fait le poids au salon… Et pi, pas sûr que ces derniers soient tous du genre « bio » cop21. Alors un sur deux ?… Faut le dire vite, meurlette.

Clopine dit: 25 février 2017 à 12 h 23 min

Ca n’est pas si grave, Jibé – tu es le petit-fils de Restif de la Bretonne, côté garçons on va dire, et tu es amoureux dingue de Paris : donc tout te pousse dans les bras de la littérature « française », celle que nie, proprement, Djian.

Tu sais, ce sont les personnages féminins qui sont nouveaux et provocateurs chez Djian. Même si tu n’aimes pas 37,2 °, tu dois bien reconnaître que Béatrice Dalle y campe un personnage encore jamais rencontré. Dans tous les livres de Djian, la force est du côté des femmes, sans équivoque, (« même si être une femme libérée tu sais c’est pas si facile… ») c’est pourquoi je réfute le terme de facilité, le côté « marketing » mis en épingle par le Magazine littéraire, parce que le débat dépasse l’homme pour poser la question : quelle littérature rend mieux compte de notre modernité ?

(et je le dis moi-même pour couper l’herbe sous le pied des plaisantins : certes, Clopin, lui, n’est pas rétif de la Normande.)

Pas vu l’adaptation de « elle » au cinéma, mais ça ne m’étonne pas qu’Huppert y soit allée droit comme la chatte au bol de lait, pardine.

et alii dit: 25 février 2017 à 12 h 17 min

pour tesla, tous les livres et films dans l’artice dans books , vous saurez tout sur le courant alternatif, les illusionistes etc

JiBé dit: 25 février 2017 à 12 h 12 min

En fait tu m’inquiètes, Clopine, car moi aussi je dois être alors resté accroché au XVIIe siècle ! Les phrases de Djian ne me captivent pas et, pire, même les films tirés de ses livres non plus. Jamais compris l’engouement pour « 37,2% » et « Elle » de Paul Verhoeven m’a proprement exaspéré !

Clopine dit: 25 février 2017 à 11 h 59 min

Ben c’est ce que je viens de faire, Jibé :

– on comprend le papier au vitriol de Jourde sur Djian parce que ces deux auteurs sont aux antipodes l’un de l’autre, et littérairement, et surtout, dirais-je « politiquement ».

Jourde est excellement, profondément, flaubertement dirais-je, « français ». La recherche d’un style littéraire soutenu et légèrement hypcondriaque, l’introspection, le placement des personnages dans leur milieu social (caillassé, le Jourde, dans son village…) et puis un pessimisme très spleenesque et une revendication d’une liberté littéraire française et universitaire remontant au dix-septième siècle. Jourde, c’est celui qui regarde la faible luminosité des ampoules led contemporaines en rêvassant aux lumières.

Djian, lui, a traversé l’Amérique depuis belle lurette et nous montre des contemporains futiles et légers, sauvés par la ténacité féminine nouvelle, toute dégagée des contraintes biologiques et sociales, à se fryer coûte que coûte un chemin. Qu’importe la violence qui nous terrasse, dit Djian : au contraire, ingurgitons-là, assimilons tout ça. Le style ? L’emploi de « formules toutes faites », qui agace tant Jourde parce que contraire à son travail quotidien de styliste, n’est que le marchepied : la voiture, c’est la modernité d’héros français qui n’auront d’autre choix que d’accepter de vivre aux marges de l’empire moderne de la consommation. Le tout nimbé d’un humour qu’on comprend parfaitement qu’il échappe au pessimiste Jourde…

Mais je commence à rabâcher, là, cher Jibé, parce que ça fait au moins trois posts que je décortique le truc, non ?

Pour le salon de l’agriculture, ben la seule bonne nouvelle c’est le départ pour l’au-delà de Beulin. Pour de vrai, plus de la moitié des agriculteurs n’ont surtout pas la larme à l’oeil, et les anciens, (les accrochés à la FNSEA d’antan, des bonnes vielles années 80), se sentent un peu désorientés. Je ne doute pas que le système ne finisse par digérer les contraintes environnementales nouvelles (de toute façon, on n’a pas le choix, soit on arrête les néonicotinoïdes soit on crève en tas à côté des abeilles) m’enfin pour l’instant c’est plutôt soulageant. (et je me rends bien compte que personne ne comprend goutte à ce que je raconte là, mais bon, puisque tu poses la question.)

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 42 min

Très beau film, « La Vallée de la mort », D., tu l’as vu. J’étais au festival de Cannes quand ils l’ont présenté. Et belles et émouvantes retrouvailles entre Depardieu et Huppert dont on croit comprendre qu’ils ont été amants, jadis…

etudiant sérieux dit: 25 février 2017 à 11 h 39 min

D « Le chili con carne est mexicain.
Colombo, de la Police criminelle de Los Angeles, en mange »

Préparé par sa femme, évidemment

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 39 min

Bon, tu n’es pas d’accord avec Jourde, Clopine. Mais alors parle-nous du style propre à l’homme Djian ! Finalement, tu es la mieux placée ici…

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 36 min

« une demi-douzaine maxi de livres de Djian »

C’est pas mal pour se faire une opinion, Clopine !
Lis le papier au vitriol de Pierre Jourde, mis en lien par LVDLB, et dis-nous si tu es d’accord ou pas ? Perso, je me suis contenter de le feuilleter, et ça ne m’a jamais beaucoup tenté…

D. dit: 25 février 2017 à 11 h 36 min

Quel bide il a Depardieu.
Voilà ce que c’est que de tomber tout petit dans la potion magique. Après y’a plus qu’une chose à faire : porter des menhirs.

Clopine dit: 25 février 2017 à 11 h 33 min

Et voilà justement où le débat aurait été intéressant : car Jourde s’inscrit précisément là où Djian ne fiche jamais les pieds.

Jourde monte ses personnages avec une méticulosité d’historien, et un côté « noir » et « pessimiste » qui s’appuie en fait… sur une nostalgie. J’irais même jusqu’à dire une nostalgie « réactionnaire », du bon vieux temps où l’université n’était pas « attaquée », et où l’on pouvait passer son temps à déambuler, tel Poe ou Baudelaire, dans les paysages désolés nés du pessimisme contemporain. Comment voulez-vous qu’il ne cherche pas, de toutes ses forces, à « descendre » un Djian hédoniste à la « sucessfull story ?

Bon je caricature sans doute ce qui sépare ces deux-àlà. En tout cas, encore une fois, souligner comme le fait Jourde les facilités d’écriture de Djian mésestime complètement la pertinence de ce dernier : à savoir la sincérité du témoignage, et la force narrative qui se dégage du nouveau visage féminin. (forcément, chez Jourde, à part être une vierge assassinée sur fond de Moine de Lewis traduit par Artaud, ^votre destin est fort peu intéressant…)

Jacques Chesnel dit: 25 février 2017 à 11 h 30 min

Un grand auteur dont on ne voit jamais le nom ici : JAVIER MARIAS,
son dernier opus : « Si rude soit le début » (Gallimard), un roman captivant dans le Madrid sorti du franquisme, enquête sur histoire et mémoire, éducation sentimentale aussi.

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 20 min

« il rend sa copie comme d’autres pointent à l’usine : une page par jour, un livre par an. »

Comme Passou, Clopine ?!

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 16 min

« Dans les valseuses, Huppert est pas trop anorexique. »

A cette époque-là, elle ne devait pas manger des fanes de radis, comme toi, D. !

Clopine dit: 25 février 2017 à 11 h 15 min

Lvdb,ce que je voulais dire, c’est qu’une fois qu’on a lu l’article sur Djian dans le Magazine Littéraire, on sait que ce dernier gagne beacoup d’argent et en dépense beaucoup, qu’il aime la compagnie des femmes (c’est dit moins élégamment dans l’article) et qu’il rend sa copie comme d’autres pointent à l’usine : une page par jour, un livre par an.

Ce n’est pas inintéressant (quoique condescendant) comme portrait, mais ça amène tout droit le lecteur a assimiler Djian à un business de marketing.

Or, perso, qui ait lu une demi-douzaine maxi de livres de Djian mais qui ait été « accrochée » et comment, je trouve que l’auteur mérite bien mieux, et dans la reconnaissance d’un talent certain, et surtout dans une réfutation qui serait, elle, fondée.

Car Djian se place aux antipodes de la littérature française : son ancrage délibéré du côté des auteurs réalistico-cyniques américains (en allant large, de Dos Passos à Bukowski) est un pied de nez, non seulement à la tradition mais à l’identité littéraire française (si tant est qu’elle existe, évidemment, m’enfin partons de là pour voir o*ù Djian arrive).

Un beau vrai grand débat qui aurait opposé à notre auteur « à succès » (mais ce succès n’est que l’écume de la vague sur laquelle Djian surfe avec une virtuosité qui doit stopper net tout ricanement) à ce qu’il ne peut renier chez lui, (même s’il s’emploie à le râper aussi fin que du céleri destiné à la rémoulade), à savoir ces racines françaises, voilà qui aurait été du travail journalistique littéraire intéressant…
Mais pour cela, il aurait fallu descendre du Parnasse du préjugé et admettre, et le talent de Djian, et aussi la formidable exactitude du miroir qu’il nous tend.

bon, me voilà encore aussi acide qu’une confiture de tomates vertes dont on aurait oublié le sucre.

Mais je veux dire qu’en tant que lectrice je m’en fiche, moi, que Djian mette ses pieds dans les trous des talons aiguilles de Sagan se rendant au casino. Par contre, en quoi c’est fait, et pourquoi cela intéresse-t-il tant les adaptateurs de cinéma (mais on comprend pourquoi : quel cinéaste n’est pas intéressé par le cinéma américain ? J’ai toujours pensé que l’adaptation de 37,2° aurait dû aller encore plus loin dans l’identification américaine. Ca aurait dû vraiment être filmé comme par les frères Coen, si vous voyez ce que je veux dire. Lignes horizontales à gogo, couleurs primaires, et déchaînement de violence soudaine. C’est un peu le cas, me direz-vous – m’enfin on peut dire merci à Béatrice Dalle, à mon sens…), ça, c’est une vraie question.

Oui, ça sera intéressant de lire ce que va en dire Annelise la critique ciné. Il va sans dire que je l’attends au tournant, mais il va sans dire aussi qu’elle possède très certainement des clés qui manquent à mon trousseau. Et qu’elle risque d’ouvrir des portes dont je ne connais même pas l’existence.

JiBé dit: 25 février 2017 à 11 h 14 min

Mortelle, la randonnée de Jourde dans le paysage littéraire de Djian, LVDLB, malgré les arguments de la défense et de l’auteur lui-même !

Janssen J-J dit: 25 février 2017 à 11 h 07 min

Les arguments du député Alain Tourret (en finir avec la question de la prescription des délits astucieux avant la fin de la mandature quinquennale) sont vraiment faiblards. Après plusieurs navettes, cet argument n’avait jamais été un enjeu entre l’assemblée et le sénat, sauf qu’on invoque le besoin d’en finir pour faire passer cette forfaiture dans l’indifférence générale.
Le fait que la loi du 16 février ait en outre consacré une distinction formelle entre « infraction occulte » et « infraction dissimulée » à partir de laquelle on calculera un temps pour la prescription de poursuite constitue bien évidemment une hérésie criminologique et pénale, serait-ce pour un étudiant de phase terminale ou de 1ère année. Mais tout le monde s’en fout, en dehors d’une vigilante. Quel député a jamais pensé à nous objecter en parallèle l’argument de l’infraction de viol incestueux durant le jeune âge dont la « victime » ne se souviendrait que trente ans plus tard ? Aucun ! Je vous laisse méditer entre l’infraction occulte et dissimulée à ce sujet, hein hein… Attation, pas mélanger les deux ! Ils sont tous tellement effrayés d’avoir un jour des casseroles de fraude fiscale ou d’affaires de corruption aux chausses qu’ils paniquent devant les petits juges : vite, vite, coupons leurs les ailes avant qu’il soit trop tard !… et faisons au passage une bonne manière politique aux fillon et lepène pendant qu’il est encore temps… Ils viendront peut-être nous remercier, quand on sera dans la merde.
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/23/reforme-de-la-prescription-les-deputes-ont-ils-fait-un-cadeau-aux-delinquants-en-col-blanc_5084478_4355770.html
Moi je dis qu’il faut mettre la honte à des types comme les Alain Tour.ret qui, une fois de plus, ont déshonoré les valeurs de la gauche. Apparemment, c’est un traît’ mac.ronisé, çui-là, a envie de garder son poste bocageux…
http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/bocage-virois/vire/alain-tourret-suspendu-ses-fonctions-au-prg-son-soutien-macron-1181205.html
Cette fin de quinquennat est un véritable naufrage, comme aurait dit Philippe Djian au maglitt.

Puisqu’il est question de Thomas Clerc ce matin (Phil ? – l’homme qui tua Roland Barthes), il m’est revenu qu’il avait peut-être inspiré le roman désopilant de Laurent Binet, « La 7e fonction du langage » que je découvre avec un peu de retard tapi derrière la Porte magdalénienne, loin du tapage médiatique gmnprtn de la rue des Écoles d’il y a deux ans. Ravigotant.
BJ à toussent.

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 10 h 59 min

Pierre Jourde qui a la littérature à l’estomac, sait bien mieux dire les choses au sujet de Djian:

« Pour l’un des meilleurs écrivains d’aujourd’hui, bien écrire consiste d’abord à user d’un style pompier, mélange d’emphase vieillotte et de clichés. Chez l’un des meilleurs écrivains d’aujourd’hui, on est « chargé d’un lugubre fardeau », on « opine du chef », le cœur « brûle comme une poignée de braises », on se fait « un sang d’encre », on traverse la forêt « au volant de son engin vrombissant », la lune brille dans le ciel « comme un diamant dans son écrin », chaque minute après un premier baiser « dure une éternité », on « sent passer le vent du boulet », on s’exclame « putain ! Juste ciel !» (Pourquoi pas « bonté gracieuse », tant qu’on y est? Que celui qui s’est déjà exclamé « juste ciel !» quand son stylo n’avait plus d’encre se fasse connaître, il constitue un intéressant spécimen). »
http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/philippe-djian/

JiBé dit: 25 février 2017 à 10 h 57 min

« Djian est plutôt scénariste qu’écrivain. »

Le Stephen King français ? En tout cas, il offre de superbes rôles aux femmes, entre la pulpeuse Béatrice Dalle (présente à la cérémonie des César, hier soir) et l’anorexique Isabelle Huppert, ça laisse de la marge !

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 10 h 47 min

« C’est pourtant un auteur Gallimard ! »

Et pourtant son oeuvre la plus célèbre  » 37°C, le matin » a été refusée au catalogue Gallimard ?

JiBé dit: 25 février 2017 à 10 h 46 min

Moi je ne connais Djian qu’à travers les nombreux films adaptés de ses livres, Clopine. C’est pourtant un auteur Gallimard ! Faudrait que Passou nous en parle plus longuement ?

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 10 h 42 min

-je ne sais comment, je l’ai lu, ce « elle » diannesque (moi qui ne lis pas d’habitude du Djian).
-quatre pages sur un écrivain sans un seul mot sur le style (pourtant parfaitement reconnaissable, caractéristique et… ayant fait moult émules…)

le style de trouillefou, quoi.

Je viens de reprendre le seul livre de Djian que j’ai lu:  » Incidences »; je l’ai lu parce qu’on m’a en fait cadeau.

Djian est plutôt scénariste qu’écrivain. Des films d’adultes en crise.
Des petits films, qui passent super bien à la télé, avec un petit « déconseillé aux moins de douze ans » ?

Bien loin du travail de la langue revendiqué… Descriptions de scènes, sans aucun effet ajouté. Du à la va comme je te pousse.

D’ailleurs j’ai lu qu’il continue avec Verhoeven. Il en est à la moitié du scénario. Simplement l’héroïne qu’il a déjà en tête pour l’écrire n’est pas Huppert. Elle ne rentre plus dans le cadre des 35/40.

D. dit: 25 février 2017 à 10 h 28 min

Lire ou relire, de Tournier, le très-remarquable Eleazar, la source ou le buisson. Un chef d’œuvre trop méconnu au vu de ce qu’il est, finement ciselé dans un seul bloc de granit.

D. dit: 25 février 2017 à 10 h 24 min

Le chili con carne est mexicain.
Colombo, de la Police criminelle de Los Angeles, en mange (étant d’origne italienne), c’est l’americain way of life…

Phil dit: 25 février 2017 à 10 h 11 min

Merci Clopine pour votre analyse du livre de Djian, où l’on comprend mieux les raisons du couronnement Huppert-césarien (et des cris pour se faire entendre d’un Patrice Gabet, ici un peu plus bas)

Clopine dit: 25 février 2017 à 10 h 02 min

Oui, JIbé, et je ne sais comment, je l’ai lu, ce « elle » diannesque (moi qui ne lis pas d’habitude du Djian).

Déformation : j’ai cherché à savoir « comment c’était fait », du Djian.

IL y a des lignes très caractérisées : une volonté délibérée de nier « l’identité française » (de façon explicite : rejetons le cassoulet et mangeons du chili con carne) pour souligner tout ce que notre mode de vie doit à l’american way of life ; une écriture de monologues intérieurs non introspectifs, ce qui est difficile à croire au pays de Pascal mais que Djian maîtrise à la perfection. Et un témoignage incessant, étonné et sincère, du bouleversement de l’identité féminine. Aucune des héroïnes de Djian n’a de mère, et pour cause : elles sont l’équivalent des pionniers américains s’en allant en chariot défricher un Ouest inconnu. Djian force le trait, bien sûr, mais au moins il ne fait pas dans la gnangnanterie gavaldesque.

De plus, ça je l’ai dit hier, ses livres sont bourrés de références culturelles contemporaines, et si vous avez la curiosité de les suivre, vous n’êtes pas déçu : ça se tient remarquablement, notamment niveau musical.

Djian a absolument tout pour déplaire à l’érudit moyen erdélien (et il est bien entendu en butte, comme je le craignais, à la condescendance filigranée du Magazine littéraire). Ca me le rend fichtrement sympathique, tiens.

bouguereau dit: 25 février 2017 à 9 h 32 min

C’est la grosse nouvelle du soir

un vendredi on se dit qu’elle doit être gironde.. »c’était mieux havant ? non ça se voyait moins »

bouguereau dit: 25 février 2017 à 9 h 28 min

the highest tax-free income in Britain does not exceed the lowest by more than ten to one

ça semble banal et tomber sous l’sens..haprés guerre confusément le barème était de 100..on se fiait au fameux salaire du ceo de crislère..mais imagine une seconde un waren bufète propriétaire de l’équivalent de la moitié dla belgique pour si peu..il se pairait sur la bête..il demandrait le morceau du boucher..comme donald les magrets
orwell était un sale coco épicétou

PATRICE GABET dit: 25 février 2017 à 9 h 20 min

POUR NUANCER LE JUGEMENT DE THOMAS CLERC ,RAPPELONS QUE LE TALENT LITTERAIRE DE BARRES N’A JAMAIS ETE CONTESTE,CE QUI LUI A EPARGNE LE QUALIFICATIF DE MAUVAIS ECRIVAIN,ET QUE SI GIDE (VOILA UN EDUCATEUR PROCHE DE LA JEUNESSE)LE VOMISSAIT,BARRES ETAIT ADMIRE PAR LES PLUS GRANDS, DEGAULE,
MAURIAC …QUI NE PARTAGEAIENT PAS SES IDEES.
LA LITTERATURE,THOMAS,LA LITTERATURE!JE NE VOUS DEMANDE PAS VOTRE OPINION SUR CELINE OU ARAGON, J’AI PEUR…..

bouguereau dit: 25 février 2017 à 9 h 18 min

C’était mieux avant ? No, ça se voyait moins

c’est plus indédéfinissabe mais rénateau est aussi trés bien

renato dit: 25 février 2017 à 8 h 30 min

Peut-on se faire une idée de ce qui est digne de foi dans le panorama contemporain ? De quoi est-il réellement composé ? Prendre du recul et « déconstruire » serait long et ennuyeux, mais déjà comme ça, d’un coup d’œil distrait, on voit que l’on a affaire avec quelque chose qui se fonde sur un déficit d’exigence ; sur des approches irrationnelles : prophètes et écornifleurs, distributeurs de croyances, de certitudes et d’idées d’emprunt — fausses mais « fascinantes » ; de quelques dogmes mal fichus et de charlataneries en tous genres — les mythes de l’amitié, de la santé, de la sécurité ; des justifications mythologiques de l’agressivité et de la violence, ce qui est une honte politique ; le provincialisme comme vocation ou aspiration ; observateurs désenchantés qui tombent des noues à la moindre nouveauté ; victimes de l’angoisse des que le moindre risque apparaît à l’horizon ; mémoires courtes ; spectacles d’illusion. Au bout d’un certain temps les mots finissent pour perdre leur sens : les aventures du Baron Münchausen sont plus crédibles. C’était mieux avant ? No, ça se voyait moins.

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 7 h 38 min

C’est bizarre, le PNF justifie sa décision selon une loi du 16 février 2017, qui double les délais de prescription.
Mais uniquement en matière d’affaire criminelle et délictuelle.
Car cette loi limite dans le temps la prescription pour des « infractions occultes et dissimulées ».
Voilà, certains n’auront que douze ans à trembler.

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 7 h 14 min

Verhoeven a fait ce film  » Elle » taillé sur mesure pour Huppert, et uniquement pour cela.
Pas une raison suffisante pour aller le voir.

la vie dans les bois dit: 25 février 2017 à 6 h 45 min

Aller rechercher des romans de 1941 pour coller à la société américaine du XXIème, il doit vraiment y avoir une misère dans la création littéraire.
A moinss qu’ils ne soient pas cornaqués ici, comme dit keupu.

Bloom dit: 25 février 2017 à 5 h 24 min

It is only by revolution that the native genius of the English people can be set free. Revolution does not mean red flags and street fighting, it means a fundamental shift of power. Whether it happens with or without bloodshed is largely an accident of time and place (…)What is wanted is a conscious open revolt by ordinary people against inefficiency, class privilege and the rule of the old (…)

I suggest that the following six-point programme is the kind of thing we need. The first three points deal with England’s internal policy, the other three with the Empire and the world:–

I. Nationalization of land, mines, railways, banks and major industries.

II. Limitation of incomes, on such a scale that the highest tax-free income in Britain does not exceed the lowest by more than ten to one.

III. Reform of the educational system along democratic lines.
(…)

George Orwell, The Lion & the Unicorn, 1941

puck dit: 24 février 2017 à 23 h 40 min

le problème est que tout le monde sait bien ce n’est certainement pas les bouquins dystopiques qui leur donneront les réponses qu’ils cherchent : on les a enfumés avant et on continue des enfumer après en leur refilant des bouquins à noix.

Orwell superstar… le pauvre vieux s’il savait que son oeuvre servirait un jour à faire fonctionner un monde culturel totalitaire.

parce que le système totalitaire n’est pas plus celui de Trump que celui du monde qui la produit.

puck dit: 24 février 2017 à 23 h 36 min

passou, votre article exprime un aveu d’échec, d’un système culturel incapable ou refusant de voir un aspect du monde.

et ce même aveu d’échec il faudrait aussi l’exprimer de la même manière que vous le faites en France aujourd’hui.

puck dit: 24 février 2017 à 23 h 32 min

dire que ces lecteurs sont obligés d’aller dans les bouquins d’Orwell et au cinoche pour trouver des explications à ce qui leur arrive c’est une manière d’avouer que les médias du monde quand lequel ils vivaient n’a jamais été capable de leur donner ces références.

pourquoi ? voilà la question qu’il faut poser.

pourquoi ?

puck dit: 24 février 2017 à 23 h 07 min

le plus pathétique dans cette histoire c’est que tous ces intellos de mes deux de la côté est et de la côté ouest vont encore échapper à leur responsabilité et s’en tirer à bon compte.

Orwell n’a pas écrit ses bouquins pour permettre à des intellos à la noix d’échapper à leur responsabilité dans l’avènement au pouvoir d’un type comme Trump.

c’est trop facile de toujours repeindre le décor comme ça arrange.

et après mai 2017 on va nous rejouer la même pièce en France.

en juin 2017, après l’élection de marine le pen il y aura peut-être une explosion des ventes des bouquins de le clezio ?

le mieux serait de dire à ces lecteurs de commencer àles acheter.

puck dit: 24 février 2017 à 23 h 02 min

à tout prendre je crois même que le crétin qui se réfugie dans les bouquins après l’élection de Trump est bien plus crétin que le crétin qui à permis son élection.

je veux dire si on prend un peu de hauteur pour regarder cette mascarade y’a pas photo : tous ceux qui ont acheter leur Orwell sont vachement plus bas de plafond.

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 59 min

entre les crétins qui ont voté pour Trump et les crétin qui se réfugient dans les bouquins d’Orwell après son élection il n’y pas une énorme différence.

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 53 min

en tout cas Orwell n’est pas du côté de ceux qui nient l’existence d’1 américain sur 2.

sérieux, c’est grave de faire d’Orwell un imbécile, il mérite mieux que ça le pôvre.

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 51 min

cela dit je comprends ce désir de vouloir récupérer ces auteurs.

c’est super sympa de croire qu’Orwell de son côté.

mais dans le cas présent c’est un contresens de lecture : passou je suis désolé de vous le dire mais Orwell n’est pas de votre bord.

ou alors il faudrait me le réexpliquer autrement…

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 48 min

c’est peut-être la chose la plus triste et pathétique quand on lit ces articles des journaux des 2 côtes.

ceux qui ont voté pour Trump l’ont fait pour montrer à ceux des côtes est et ouest qu’ils existaient.

et malgré ça on continue de faire comme s’ils n’existaient pas.

c’est là une situation tout à fait orwellienne.

je crois même qu’Orwell a écrit ses bouquins pour dénoncer ce type d’aveuglement.

pour le coup je suis désolé passou mais je ne crois que vous placiez Orwell dans le bon camp, à savoir le vôtre.

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 42 min

l’autre chose superbe que montre votre article, c’est à quel point le monde cultivé s’est coupé d’une partie du monde.

je veux dire que le grand absent du monde cultivé, comme de votre article, c’est cet électorat qui a amené Trump au pouvoir.

à vous lire on serait même tenté de penser qu’il est arrivé au pouvoir par l’action du saint esprit.

nier l’existence d’1 américain sur 2 j’imagine qu’il faut rester longtemps plonger dans les bouquins pour parvenir à une telle prouesse.

puck dit: 24 février 2017 à 22 h 28 min

très bel article passou.

en effet un bon président est un président qui fait vendre des livres, et aussi faire des beaux films comme celui de Chaplin.

quand on pense que sans Hitler nous n’aurions jamais eu droit à ce film magnifique, rien que l’imaginer ça fout le bourdon.

Trump fait grimper la vente des bouquins….

tous ces livres n’ont d’ailleurs pas été écrits pour éviter l’avènement de types comme Trump, mais justement pour permettre leur arrivée au pouvoir de telle sorte de les vendre en masse.

d’ailleurs si on n’a pas compris ce genre de truc on a rien compris ni à la littérature, ni au cinéma, ni à l’art en général.

d’où l’intérêt de votre article, passou, il est toujours bon de rappeler ces évidences.

christiane dit: 24 février 2017 à 22 h 26 min

@Lavande dit: 22 février 2017 à 18 h 27 min
Terminé La Porte de Magda Szarbo. Un grand roman, qu’on ne lâche pas tant s’épaissit le mystère d’Emerence, si surprenante, et ce lien improbable et complexe entre les deux femmes, compliqué par le fait que l’une est la patronne de l’autre. Encore que… qui est le maître de qui ? La fin m’a laissée perplexe… Quel cas de conscience…
Donc, une impression très positive dans les premières dizaines de pages, confirmée par la suite du roman. Vous direz vos impressions… J’ai hâte de les lire. Olga a acheté le roman. C’est une fine lectrice. Elle nous dira…
Belle traduction de Chantal Philippe mais j’ai eu du mal avec la ponctuation. Curieux choix des virgules, parfois.
C’est vraiment bien que Passou ait parlé de ce livre mais je ne me souviens plus pour quelles raisons précises. Mon exemplaire est de 2003. le livre est paru en 1987, en 1992 il a obtenu le Prix Betz Corporation aux États-Unis. En France, il lui a fallu du temps pour être reconnu…
Très beau roman, vraiment. Merci Passou.

la vie dans les bois dit: 24 février 2017 à 21 h 03 min

C’est bizarre, le PNF justifie sa décision selon une loi du 16 février 2017, qui double les délais de prescription.

la vie dans les bois dit: 24 février 2017 à 20 h 44 min

Communiqué du PNF :cette information est ouverte contre personne non dénommée.

C’est un « fait alternatif », je suppose.

la vie dans les bois dit: 24 février 2017 à 20 h 36 min

Et pourquoi priver la RDL d’un développement de trouillefou sur:

« quatre pages sur un écrivain sans un seul mot sur le style (pourtant parfaitement reconnaissable, caractéristique et… ayant fait moult émules…) »

Parce que le  » style » Djian, faudrait préciser.

Il n’est pas adepte du  » fait », du fait divers. Alors qu’il a été journaliste pour le magazine  » détective ».
J’ai découvert cela, au cours d’une émission chez F. Ultrabright. Busnel. Où il était invité, et dont j’ai gardé le souvenir, à cause d’un écrivain, Ricain, s’il en est.

Delaporte dit: 24 février 2017 à 20 h 32 min

C’est la grosse nouvelle du soir : des juges d’instruction sont désormais saisis dans l’affaire Fillon. On ne va sans doute pas échapper à une mise en examen bientôt. L’étau se resserre.

D. dit: 24 février 2017 à 20 h 01 min

Bien. J’ai lu l’article sur Djian. Je ferais un plus long com’ demain

Boh franchement ne vous donnez pas ce mal.

Clopine dit: 24 février 2017 à 19 h 54 min

Bien. J’ai lu l’article sur Djian. Je ferais un plus long com’ demain, mais en un mot, l’idée qu’on se fait de Djian, à la lecture de l’article, tient en seul mot : marketing.

A tort ou à raison ?

Il y a un gros quelque chose qui me chiffonne (outre que pour bibi, succès+argent+simplicité ne signifient pas « nul à ch… » alors que pour le magazine littéraire, on sent bien que, quand même, quelque part, n ‘est-ce pas…), mais bon, laissons reposer…

Tout de même : quatre pages sur un écrivain sans un seul mot sur le style (pourtant parfaitement reconnaissable, caractéristique et… ayant fait moult émules…), faut le faire, quand on s’appelle « magazine littéraire ».

Je n’ai pas lu de propos vraiment condescendants, m’enfin il y a comme des filigranes qui ne disent pas leur nom…

Il ne faut pas que je sois trop partisane non plus. Bon, allez, relecture demain.

la vie dans les bois dit: 24 février 2017 à 18 h 57 min

l’ours pas civilisé qui revient toutes les semaines vous dire qu’il est plus là depuis 5 ans. Vieux et con, en plus.

la vie dans les bois dit: 24 février 2017 à 18 h 53 min

l’ours pas civilisé, c’est un ‘ti con de vieux bourge parisien, qui joue au tennis avec une vieille raquette pleine de trous.
Sa réjouissance à propos de Théo qui s’est fait violer par un keuf, dit en gros que pour lui, y’a pas de fumée sans feu.
Avec des crétins pareils, tu te dis que la france a cessé, depuis que les hollandiens l’ont mise à sac, d’être un pays de Droit.

bouguereau dit: 24 février 2017 à 17 h 44 min

cette belle phrase d’Hugo – « la bourgeoisie est l’intérêt parvenu à satisfaction »

une espèce a envier?..des bouvards et pécuchets? c’est justement l’insatisfaction qui suinte de cette belle phrase quand on se la répète a part soi qui est sa seule vérité..

Janssen J-J dit: 24 février 2017 à 17 h 39 min

16.34 oui des crétins de base même pas brigadiers, ADS, pas plusse, qui poussent les rdéliens à clarifier leurs pensées, tjs utile les crétins d’chez les cyberk.eufs, pi t’sais…

bouguereau dit: 24 février 2017 à 17 h 39 min

Au moins, le bon docteur Assouline tient clinique où l’on peut s’épancher. C’est toujours ça de pris

y’en a des qui prennent plus que les autres..faut s’aimer les uns les otes byo..tu mesures trop la satifaction au gnons..l’ours y trouve que c’est bourgeois

bouguereau dit: 24 février 2017 à 17 h 36 min

l’ours y remercie méssieu et madame les journaliss qui lui font découvrir des trucs désagréabe et y se venge sur 3 j qui n’en peut..c’est pas sportif épicétou

oursivi dit: 24 février 2017 à 16 h 44 min

D’aucuns me rappellent ce sublime adage :

Je préfère les malhonnêtes aux andouilles, car les escrocs se reposent, eux.

Hallucinant ce que la bêtise peut faire au moins autant de dégâts que la malveillance.

En plus de la banalité du mal, existe celle du sot.

Hannah, revient !

AO

oursivi dit: 24 février 2017 à 16 h 36 min

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 24 février 2017 à 15 h 58 min

Pas faux.

À ceci près que je ne viens pas de le découvrir, hélas…

AO

oursivi dit: 24 février 2017 à 16 h 34 min

Janssen J-J dit: 24 février 2017 à 16 h 09 min

Non, cr*tin, ce que je dis est que quand les journalistes sortent les coups de matraque comme les coups d’arnaque, ils font avec courage leur boulot. Les faits rien que les faits. Sans idéologie, sans fard, sans farine et enfarinage.

Et qu’ils en gênent d’autant mieux les fachos que les idiots – tâches toujours d’un sain exercice – et ici on n’en manque pas…

Et on vous en remercie, même.

AO

bouguereau dit: 24 février 2017 à 16 h 19 min

ils suspectaient, sur un renseignement judiciaire soufflé par leurs collègues

..mieux y’a dla transmission dpensée chez les keufs..c’est des être supérieur..oursivi manifeste qu’il en participe hun peu..et toi que t’entraves rien vu qut’es même pas brigadier dbase c’est normal..

bouguereau dit: 24 février 2017 à 16 h 15 min

en ctemps là byo..les rédacteurs étaient affligé..contris..terrorisé..vaguement hen sympathie..bref hun peu himpliqué..ces sinistres scribes s’enluminent tout seul de leur triste joie qu’il espère oui qu’il espère communicative

Janssen J-J dit: 24 février 2017 à 16 h 09 min

au moins les journalistes font leur boulot*
___________
Que faut-il comprendre ? Que les flics qui ont agressé ledit Theo lors d’un contrôle d’identité hard avaient de bonnes raisons de le faire, puisqu’ils suspectaient, sur un renseignement judiciaire soufflé par leurs collègues, que ce jeune homme avait en réalité bien des choses à se reprocher, lui et sa famille ?
L’IGPN, qui était mal depuis quelques temps, aurait donc bien manœuvré et bien botté en touche pour détourner l’attention. Elle devait attendre un peu parce que la ficelle aurait été un peu grosse. Et pendant ce temps, elle se serait plutôt employée à chercher qq chose pour accabler l’innocent qui devait être suspecté pour sauver l’honneur…, et, pourquoi pas, alerté elle-même les 2 journalistes au moment opportun (et les AO de nous raconter qu’ils ont fait du bon boulot d’enquête !… Tous seuls ? comme des grands ? suffit d’y croire, hein, de s’raccrochter à qq chose).

bouguereau dit: 24 février 2017 à 16 h 09 min

Les rédacteurs de la Genèse avaient pigé ça en faisant chuter Ève et Caïn tuer Abel

franchement byo..se les himaginer se condolant ou se tordant comme mon larbin à narrer l’propos ça fait populo

bouguereau dit: 24 février 2017 à 16 h 06 min

ce n’est pas parce le maître de Delft feint de nous montrer une scène de genre qu’il en a peinte une

bref tu le peins en pied en complicité havec le critique savant du xx eme..est ce méliorant?

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 24 février 2017 à 15 h 58 min

oursivi 14h59

Venez-vous de comprendre que la nature humaine est pourrie? Les rédacteurs de la Genèse avaient pigé ça en faisant chuter Ève et Caïn tuer Abel.
Alors faut faire avec, en pariant sur la parcelle de bonté qu’il reste à l’humain, ou en prévenant les attaques en attaquant d’abord. Convenons que tout ça n’est pas très rigolo. Au moins, le bon docteur Assouline tient clinique où l’on peut s’épancher. C’est toujours ça de pris.

oursivi dit: 24 février 2017 à 14 h 59 min

La rouerie, les mensonges, toute la vilenie de la communication, l’entre-soi de la droite toujours prête à donner nouvelle illustration à cette belle phrase d’Hugo – « la bourgeoisie est l’intérêt parvenu à satisfaction » – la bêtise infiniment crasse de la gauche qui n’est plus qu’un champ de névroses mortifères prêt à livrer ses ex idéaux à ses pires ennemis – la phrase de Kertesz sur la façon dont les démocraties se mettent à aimer jusqu’à leurs pires ennemis et à s’auto dissoudre dans leur bêtise et leur faiblesse, l’exprime si bien – la façon dont nombre de Juifs prennent le courageux Braumann pour un traître et celle dont les Musulmans prennent Malek Boutih pour le leur, tout cet aveuglement qui n’est qu’une immense pathétique et dérisoire façon de rassurer ses vieilles croyances idiotes, ont récemment accouché du monstre Trump du Brexit, sans même parler du monde arabe, qui n’inspire qu’un gigantesque ricanement, ou des Chinois et des Russes tout aussi grotesques dans leur absence de génie à élargir les contre-pouvoirs à la propagande.

Ici, on peut se gondoler aussi, les lycées s’embrasent, au moins les journalistes font leur boulot* :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-famille-de-theo-au-coeur-d-une-enquete-financiere-23-02-2017-6705981.php

L’année 2017 promet beaucoup, question tartuferies…

AO

*plutôt bien d’ailleurs, seul point positif de mon post

JiBé dit: 24 février 2017 à 13 h 27 min

« Mardi je me tapera(i) une côte de Boeuf entière pour moi tout seul. »

Tu veux pas partager avec moi, j’emmènerais le vin ?

D. dit: 24 février 2017 à 12 h 56 min

Peugeot va San doute racheter Opel.
Ça va dans le bon sens mais je ne serai totalement rassuré que lorsque on aura racheté Audi, Mecedes, BMW et Volvo. A terme, nous finaliserons avec Alfa, Fiat, Seat et Toyota qui n’est pas un petit bout.

D. dit: 24 février 2017 à 10 h 44 min

Pour la première fois, la France devient le 1er pays d’origine des étudiants Erasmus en mobilité , avec près de 40 000 étudiants. En revanche, elle recule en quatrième position des pays d’accueil. – (lu dans la presse)

ça ça dans le bon sens, mais les problèmes ne seront réglés qu’en supprimant Erasmus qui est un non-sens total, ayant favorisé l’espionnage de nos technologies et industries de pointe et initié la fuite à l’Étranger de nombreuses compétences françaises.

Janssen J-J dit: 24 février 2017 à 10 h 20 min

J’aurais peut-être une nouvelle formulation : je débande, donc je deviens… ce que je suis (une vieille trans).

Janssen J-J dit: 24 février 2017 à 10 h 12 min

@ tâchons de nous débarrasser des poncifs qui l’articulent

de la langue ?… Eh bé, y’a encore du boulot, à commencer par les plumes qui veulent se donner en exemple du bon raff(ar)inement !

Catherine Clément sort un nouvel essai sur « (comment) faire l’amour avec dieu ». St Germain en est enchanté : il était question ce matin de voir Son visage dans le vagin d’une chienne, du moins c’est ce que j’ai entendu ce matin sur une chaine populaire.
J’en sais pas plus, pour le moment. On en aura bien un écho sur la RDL, toujours à l’avant du progrès.

NB/ Qu’en a-t-on à braire du sexe de D. ou de JJJ, franchement : ça apporte quoi de plus aux (d)ébats ?

BJ à toussent.

Clopine dit: 24 février 2017 à 9 h 25 min

Salut les erdéliens… Dites, avez-vous vu la couverture du magazine littéraire ? On y voit un « Djian : déjeuner en paix » qui, ma foi, pffff…

Philippe Djian est ce qu’il est, et il a fait des petits dans une littérature « américanisée » à l’extrême. Mais de là à l’associer, encore et toujours, à la chanson à succès qu’il a commise avec son compère suisse Eicher (qu’on ne voit plus guère), c’est quand même réducteur et surtout manquant d’imagination, non ?

D’autant que l’actualité de Djian, avec une nouvelle adaptation cinématographique d’un de ses plus récents bouquins (que j’ai lu par hasard, d’ailleurs), mérite mieux…

Et puis Djian a une autre vertu. Ces livres sont parsemés de références personnelles sur ce qu’il lit, ce qu’il écoute comme musique, sur le terreau culturel de sa génération : et c’est fichtrement intéressant, enfin bibi je trouve.

Bref, je m’en vais aller lire l’article, malgré tout, et gare s’il est condescendant !!!

JiBé dit: 24 février 2017 à 8 h 35 min

« nous sommes clôturés par le désir. »

Le désir est-il fermeture, repli sur soi, en soi, ou ouverture sur l’autre, les autres ?

renato dit: 24 février 2017 à 8 h 10 min

Ah, la question de la plus belle des langues ! Je ne l’entendais depuis un bon bout de temps celle-là ! La lire suscite l’hilarité, certes, il faudrait toutefois rappeler qu’indépendamment de sa culture (l’acquis), chacun est prédisposé à apprécier certains environnements sonores plutôt que d’autres (l’inné). C’est comme la question du corps où, exceptés les « affamés » qui sauteraient sur tout ce qui bouge, chacun est attiré par certains corps plutôt que par d’autres car nous sommes clôturés par le désir. Bref, on peut aimer la musique d’Hindemith, on ne prétendra toutefois pas que c’est la plus belle des musique. Au cours de ma désormais longue vie, j’ai entendu les plus farfelues bêtises à propos des langues, de leurs qualités et de leurs défauts. L’on ne compte pas les chauvins car ils ne parlent généralement qu’une langue, parfois mal, et sans dire le mot tiennent les autres pour « barbares », ce qui n’est qu’une banale forme de racisme. Ceux-là liquidés, j’aime écouter les arguments de ceux qui trouvent qu’une langue peut présenter des avantages ou des désavantages, traquenard dans lequel tomba même un « grand » philosophe allemand du XXe siècle. Les plus belles bêtises je la doit à un passionné de philosophie qui affirmait sans la moindre hésitation que la langue anglaise n’était pas adéquate à l’expression de la pensée philosophique — lui rappeler la valeur de la pensée de certains philosophes de langue anglaise fut mission impossible, pourtant la langue est un système de signes qui nous sert pour communiquer, même ceux qui en font un usage anticonformiste s’y tiennent — ce qui peut être frustrant pour le lecteur trop pressé, mais amusant si on leur dédie le temps nécessaire car, jusqu’à preuve du contraire, l’anticonformisme ne met pas en jeu notre sécurité, notre tranquillité non plus d’ailleurs ; c’est vrai qu’il s’agit d’une expérience qui peut ouvrir une porte sur le désordre émotionnel de l’écrivant, mais une petite sieste suffit à l’oublier. Enfin, pourquoi perdre du temps avec une bêtise qui ne porte même pas une minuscule récompense ? « Les gens parlent et passent ». À propos de bêtises, entendu par un journaliste aux lacunes culturelles certaines l’usage plutôt gauche de l’adjectif « gracieux » à propos de la peinture de Vermeer, il s’agit d’une méprise sans pareil puisqu’il est évident que ce n’est pas parce le maître de Delft feint de nous montrer une scène de genre qu’il en a peinte une. Voyons plutôt autre chose et à ces fin portons un regard soutenu sur la langue courante afin de la sortir de la grande misère où le personnel des médias et de la politique l’ont plongée et par vertu, tâchons de nous débarrasser des poncifs qui l’articulent et des actions mauvaises qui la pourrissent. Il serait opportun, p. ex., que lorsque quelqu’un fait usage du mot « symbolique » sache nous expliquer en quoi la chose dont ils parle est symbolique ; en quoi le caractère du symbole est cohérent avec l’événement qui l’aurait produit. En d’autres mots, qu’il sache mettre en évidence la pertinence du symbole, sans quoi on pourrait le suspecter de faire un usage inconsidéré du mot afin de mystifier le réel avec une scène faite de mythes et de monstres ; ou plus terre à terre, une vérité labile et fuyante.

Jean Langoncet dit: 23 février 2017 à 21 h 53 min

We got married in a fever, hotter than a pepper sprout,
We’ve been talkin’ ’bout Jackson, ever since the fire went out.
I’m goin’ to Jackson, I’m gonna mess around,
Yeah, I’m goin’ to Jackson,
Look out Jackson town.

Well, go on down to Jackson; go ahead and wreck your health.
Go play your hand you big-talkin’ man, make a big fool of yourself,
Yeah, go to Jackson; go comb your hair!
Honey, I’m gonna snowball Jackson.
See if I care.

When I breeze into that city, people gonna stoop and bow. (Hah!)
All them women gonna make me, teach ’em what they don’t know how,
I’m goin’ to Jackson, you turn-a loose-a my coat.
‘Cause I’m goin’ to Jackson.
« Goodbye, » that’s all she wrote.

But they’ll laugh at you in Jackson, and I’ll be dancin’ on a Pony Keg.
They’ll lead you ’round town like a scalded hound,
With your tail tucked between your legs,
Yeah, go to Jackson, you big-talkin’ man.
And I’ll be waitin’ in Jackson, behind my Jaypan Fan,

Well now, we got married in a fever, hotter than a pepper Sprout,
We’ve been talkin’ ’bout Jackson, ever since the fire went.
I’m goin’ to Jackson, and that’s a fact.
Yeah, we’re goin’ to Jackson, ain’t never comin’ back.

Well, we got married in a fever, hotter than a pepper sprout’
And we’ve been talkin’ ’bout Jackson, ever since the fire went…

Songwriters
JERRY LEIBER, BILLY EDD WHEELER

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 20 h 38 min

Et pourquoi ce serait si difficile de sortir d’une mesure liberticide qui sert à rien ?
http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/02/23/les-parlementaires-pris-au-piege-de-l-etat-d-urgence_5084003_823448.html
Parce que tous les politiciens sont des lâches à la veille des élections. Parce que le premier qui dirait oui sera un mouton noir plutôt qu’un héros dont les autres iraient se démarquer au lieu de se comporter enfin comme de bons panurges. Parce que ce petit calcul (je veux pas être le premier, j’aurais trop à perdre) consiste à s’asseoir sur les intérêts des citoyens qu’en peuvent plus de payer des impôts à la sécurité improductive, parce que les libertés fondamentales sont des valeurs qu’ils ont tous foulées au pied. Parce que les citoyens sont des c.ons, n’ont aucun principe, sont au minimum incapables de penser par eux-mêmes. Parce que la vérité sur la défense des libertés n’est plus qu’une opinion parmi d’autres, surtout chez les fliques.

Clopine dit: 23 février 2017 à 20 h 31 min

… De toute façon les américains ont tort de chercher chez Orwell, qui mettait en scène le stalinisme, une réponse à leurs doutes sur le joueur de Trumpette.

C’est chez Jarry qu’il faut chercher le modèle. Plus exactement chez le père Ubu, ou encore mieux chez le « surmâle » inventé par Alfred…

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 19 h 31 min

arrêtez de nous faire la mijaurée. C marrant 5 minutes, mais 1 peu répétitif à la longue comme procédé, hein. caisse-que vous mangé, ce soir : une bombe des tome dome bien d’ché nous ?

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 17 h 59 min

De toute façon, on n’a pas le choix d’un nouvel équilibre de la terreur entre puissances moyennes : ce ne seront pas les mêmes que durant la guerre froide, il faudra que les « sages » (les néo-réalistes) se mettent d’accord pour survivre contre les « fous furieux » régionaux… Et vous verrez que quand ça deviendra trop dangereux, les premiers sauront comment s’allier pour empêcher les deuxièmes de tout faire péter. Le problème…, c’est qu’on le sait, mais qu’on croit qu’ils ne le savent pas eux-mêmes.

Sergio dit: 23 février 2017 à 17 h 21 min

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 17 h 06 min
généralité mondialisée avec la bombe atoto…

Mais le problème c’est qu’on le sait, on le comprend, on voit bien qu’on ne peut plus faire autrement, mais en fait on n’y croit pas !

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 17 h 06 min

oui, Serdgio, mais face à D., je voulais pas tout de suite monter en généralité mondialisée avec la bombe atoto… pour l’instant on protège les allemands. Mais là, i va êt’démoli. Or l’est déjà fragilisé le pôv, car l’espoir de marine s’en va… d’ici qu’il nous fasse une nouvelle crise de désertion.

Sergio dit: 23 février 2017 à 15 h 48 min

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 14 h 33 min
@ dans 20 ans la France n’est plus une Nation
Elle sera enfin fondue dans une grande Europe

Une nation, une langue etc. se définissent toujours contre quelque chose, c’est-à-dire le reste. L’échelle de ces nations est donc celle de l’armement de l’époque.

On peut commencer par les arcs et les flèches des îles Fidji, mais depuis quarante-cinq c’est l’arme nucléaire, et en reprenant le raisonnement depuis les îles Fidji on aboutit au fait que le niveau d’agrégation correspondant à cette arme atomique est la planète, étant entendu qu’elle ne peut être qu’interplanétaire car trop puissante pour la seule Terre.

On est donc mondiaux V.D.Q.S. comme dirait cet excellent Boug…

Et ce depuis quarante-cinq même si on le sait pas !

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 59 min

La frontière bien tenue présente un grand avantage : de chaque côté on y trouve des gens qui savent où ils sont et pourquoi. Sinon c’est le flou le plus complet.

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 55 min

Par contre, en toute sincérité, qu’ avons-nous à partager avec les Allemands, à part l’Alsace, tout nous sépare. Nous n’avons pas la même mentalité, sauf peut-être à Bordeaux, mais Bordeaux n’est pas Alsace, l’équation est donc insoluble.

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 51 min

Même les belges, qui parlent tous Français, je les trouves plus distant, avec leurs bières blanches. Pourtant j’aime bien Brel. Quel type !

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 48 min

Moi je suis Français, je refuse d’être Bulgare, Letton ou Espagnol.
Italien à la limite, c’est le peuple qui me semble être le plus proche de nous historiquement et culturellement.
renato va être content parce que je le pense sincèrement, les Italiens m’éner vent un peu mais je les aime bien et je les trouve plutôt doués.

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 42 min

Vos propos sont insultants et donc inadmissibles, JJJ. Sachez-le.
Je ne vous apprécie pas du tout du tout. Vous m’insupportez.
Autant que vous le sachiez, ma vieille.

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 14 h 33 min

@ dans 20 ans la France n’est plus une Nation

Elle sera enfin fondue dans une grande Europe, et c’est ce sur quoi il faut tendre. Donc, merci de nous y avoir préparés, et c’est pas les petits nationalistes merd.eux à la noix de coco qui vont nous breixiter !

D. dit: 23 février 2017 à 14 h 13 min

On continue à ce rythme-là, avec une succession de gens comme ça : Chirac, Sarko, Hollande, Macron et dans 20 ans la France n’est plus une Nation.
Je vous parie un flacon de Romanée.

bouguereau dit: 23 février 2017 à 12 h 26 min

cqui m’a foutu l’doute c’est quand que j’ai vu meusieu courte..jme suis dit que personne n’avait commandé ni de cigare ni de gnac..c’est trop tot

bouguereau dit: 23 février 2017 à 12 h 22 min

La suite est dans les Femmes Savantes

rasée dfrais bonne clopine elle trouve que c’est pour la folle et bête jeunesse

bouguereau dit: 23 février 2017 à 12 h 18 min

C’est vrai qu’il est plus reposant de castrer au nom

faire croire qu’y ait quelquechose a couper ça mange pas dpain et ça fait les hautres haçaçin..tout bénèfe

bouguereau dit: 23 février 2017 à 12 h 14 min

Quand je suis m’ennuie un peu, je pense à toi et hop! je me marre. Et pour Trump le stroy telling journalistique m’ennuie

jris pas dplus pti qumoi nico..ma mère mla hinterdit

Nicolas dit: 23 février 2017 à 11 h 26 min

Toi Boug t’es une mauviette. Et je vie bien avec cette idée. Quand je suis m’ennuie un peu, je pense à toi et hop! je me marre. Et pour Trump le stroy telling journalistique m’ennuie. Ce papier m’ennuie, bref Trump est un ennuyeux.

Petit Rappel dit: 23 février 2017 à 11 h 06 min

C’est vrai qu’il est plus reposant de castrer au nom de la moraline et des lobbys communautaires cette vieille langue française quand elle prend le risque de déplaire. Gageons que Mr Tin, égérie d’un Cran dont le vide de la pensée est inversement proportionnel au support médiatique, trouvera de beaux accents pour les bons esprits et les bonnes ames de ce Blog. On en revient toujours à Philaminte: « Mais le plus beau projet de notre Académie ». La suite est dans les Femmes Savantes.
MC

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 27 min

Et qu’il vous faut saluer leur grand âge avec le plus grand respect pour leur œuvre pacifique

peut être que baroz se solidifirais dans tes faits alternatifs si tu fsait tinter ta monnaie..moi c’est paypal..pas d’odeur..no taste..no sound

JC..... dit: 23 février 2017 à 10 h 26 min

MARKETING

République ? Liberté, Egalité, Fraternité.
Rowing ? Legs, Back, Arms.

Efficacité ? le second slogan, le premier est mensonger.

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 23 min

Monsieur Bergeret ?

je pensais que c’était lucienne..bon en même temps c’est privé..au téléphone on peut être accompagné par un accent mâle ou une ‘voix vaginale’ comme sur fip..ça tombe rénateau c’est rénatelle..trancher la dessus est inconvnant

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 14 min

Pour ce qui est du nègre, je prétends qu’on le garde

havec les restrictions d’usages décente..faisons mine d’avoir un avis..ça sugère une rapière en carton dans les petits esprits

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 10 min

RT @ActuaLitte: Pétition : et si l’Académie française supprimait le “nègre littéraire” ?

les faux cul au scours des traitres..fait alternatif tipiquement français..la honte

Janssen J-J dit: 23 février 2017 à 10 h 08 min

le boug’, rappelez-vous que les vénérables Jean Daniel et Albert Memmi ont chacun 97 ans cette année. Et qu’il vous faut saluer leur grand âge avec le plus grand respect pour leur œuvre pacifique.

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 03 min

ce qui en dit long relativement aux douces et déliquescentes illusions qui bercent le subconscient collectif depuis qu’un primate prit conscience de l’énormité de l’acte de tuer

me rappelle pas que c’est relativement à ses turies qu’achille regrette son élément plastique tique tique qu’aurait bouffé les rats rénateau

bouguereau dit: 23 février 2017 à 10 h 01 min

tarzoune au fond des bois qu’est ce qu’il hemporte pas pour sa vie de l’esprit..lui faut une tranche nucléaire comme à toro

bouguereau dit: 23 février 2017 à 9 h 56 min

hallons dédé c’est quand la patrie n’est dvenu qu’un enjeux de mépris un chiffon rouge qu’on peut dmander aux français de se compter et de trouver des camps ennemis..rhétorique de guerre

Bloom dit: 23 février 2017 à 9 h 42 min

le finnois

L’ambassadrice de Finlande en Inde parle un français parfait (son mari également). En poste en Turquie précédemment, elle dit avec éloquence la dégradation vertignieuse d’un pays qui était intégré aux directions Europe dès les années 90. Un crève-coeur de plus…

Chaloux dit: 23 février 2017 à 8 h 48 min

Monsieur Victor de Sepausy (toire?) a trouvé sa niche politiquement correcte, il doit être tout content…
…Mais quelle bande de c…

Chaloux dit: 23 février 2017 à 8 h 44 min

Sapré Plaudio! Je le savais bien que son papa était allemand!

A bientôt, attendez-moi à la porte du garage…

renato dit: 23 février 2017 à 8 h 28 min

Enfin, Marc Court, seulement les crétins restent fermes sur leurs principes, jugements et opinions. Cela dit, il est vrai que certains préfèrent foncer dans le mur plutôt qu’avoir à « subir » le jugement des autres.

la vie dans les bois dit: 23 février 2017 à 8 h 27 min

« La famille ouralienne rassemble une population de plus de 25 millions de locuteurs se partagent une trentaine de langues. Cette famille, appelée parfois «finno-ougrienne» (ce qui exclurait les langues samoyèdes), comprend principalement le hongrois, le finnois et l’estonien, dont les origines remontent à plusieurs siècles dans les régions situées à l’ouest de l’Oural (les chaînes de montagnes qui séparent l’Europe de l’Asie, en Russie). »
retrouvé cela dans les commentaires d’un billet de mai 2014 pour Dezsö Kosztolanyi

renato dit: 23 février 2017 à 8 h 21 min

De l’image renvoyée par le miroir de la salle d’eau chacun fait ce que bon lui semble, bouguereau, ou ce qu’il peut, ce qui n’est pas le cas de celle que nous nous faisons de notre espèce, ce mirage construit dans nos têtes par la distorsion du sens des expériences et des défis existentiels, des instruments et des catégories. La morale des héros renvoie à la mort, mais peut-être parce qu’un mort n’a aucune valeur Achille la renie et confesse à Ulysse qu’il aurait préféré être un serf mais vivant plutôt que vaguer parmi les ombres, ce qui en dit long relativement aux douces et déliquescentes illusions qui bercent le subconscient collectif depuis qu’un primate prit conscience de l’énormité de l’acte de tuer — la dose d’obvie propre à chacun bien à part, le décalage entre l’acte de tuer et la fuite dans la contemplation du ciel étoilé est précieux à qui sait l’explorer.

XYZ dit: 23 février 2017 à 4 h 14 min

La plus ringarde des académies est celle des beaux-arts: en 4e de couv du numéro spécial consacré à la Séance solennelle 2016, Palmarès des prix et concours, 26 gérontes en habit de carnaval donnent une idée précise de la survivance de l’Ancien régime au coeur de la Nation. Faire table rase.

Petit Rappel dit: 23 février 2017 à 2 h 25 min

Pour ce qui est du nègre, je prétends qu’on le garde. Et tant pis pour le politiquement correct. C’est un hommage à Dumas, qui en a usé et abusé… A ce propos le Pamphlet de Mirecourt n’est pas sordide, et son auteur ne s’appelle pas Charles, mais Eugène. Je me suis laissé dire que sa haine pour Dumas venait de l’ échec de ses « Confessions de Marion Delorme ». Elle est audemeurant bien documentée et pointe dans Maison Alexandre Dumas et Cie des emprunts quasi mot à mot à Augustin Thiery et nombre d’autres. Sur cette question des plagiats, on peut aussi consulter Quérard, ou la tombe d’Auguste Maquet avec aux quatre coins les titres des Dumas les plus illustres auquel il a collaboré.
MC

Petit Rappel dit: 23 février 2017 à 2 h 09 min

Bayrou n’est vraiment lui-meme que dans la trahison, ce en quoi il rejoint davantage les Orléans qu’Henri IV…

Claudio Bahia dit: 22 février 2017 à 23 h 55 min

Lavande dit: 22 février 2017 à 18 h 33 min
« Quand même « Az Ajto » pour « La Porte », ça ouvre des abimes de perplexité quant à la singularité du hongrois! »
le hongrois, c’est la plus belle langue au monde; je l’ai dit ici, il y a deux ans environ, c’était mon premier message je le redit aujourd’hui.
Allez chez eux, je vous le suggère avec douceur et repect; écoutez-les parler sans fureur; écoutez sans les comprendre, deux vignerons discutant de leurs Szamorodny respectifs, un entomologiste de renommée mondiale dissertant aimablement sur sa vie passée, écoutez ceux qui ont connus les années Brejnev, et vous racontent avec humour l’époque où la Hongrie était la baraque la plus gaie du camping. Ecoutez la fillette qui vous est présentée et qui, faisant une demi-flexion du genou gauche vous dit, en vous regardant dans les yeux »Csókolom » et vous, vous croyez entendre « tchau colombe » (elle aurait dû vous dire: kezét csókolom, je vous baise la main, mais elle aura laissé tomber la main, comme toutes ses copines, comme tout le monde)
Ah, oui, Madame, quelle langue superbe: ce « a » au triple accent circonflexe, cette langue sans chuintements, où le « r » se roule sans force, sans violence. Une langue complexe et unique, que seuls au monde les hongrois parlent(j’allais dire chantent)
lorsque j’ai eu 12 ans, au premier jour de la rentrés scolaire, en avril, l’instituteur nous a distribué nos livres, les crayon, la gomme (une seule pour toute l’année),la plume et les becs, les cahiers.. A la première page du livre de géographie, il y avait une phrase, écrite dans toutes les langues d’Europe (à cette époque, l’Europe c’était 20 pays tout au plus). Soixante-deux ans plus tard, je ne me souviens que d’une seule et unique version:
minden ember testvér

Delaporte dit: 22 février 2017 à 23 h 27 min

« et si l’Académie française supprimait le “nègre littéraire” ? »

L’Académie est évidemment trop ringarde pour changer quoi que ce soit. Il faudrait que ce changement vienne de l’usage, il ne peut se décider comme ça unilatéralement, surtout d’académiciens vieillots qui sont les premiers à employer ce mot (parce que la plupart utilisent des nègres pour confectionner leurs prétendus livres).

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