de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Lucette Destouches, nez Céline

Lucette Destouches, nez Céline

Faut-il que le nom même de Céline fasse encore trembler pour que l’on consacre des biographies non plus à sa personne mais à celle de sa femme… D’autres ont déjà eu ce privilège, à supposer que cela en soit un. Non que leur œuvre personnelle l’eut justifié, mais parce que l’exploration de leur personnalité autoriserait une meilleure compréhension de celui de leur complice. C’est bien le mot. Il permet de s’intéresser autant à Mme Zola qu’à Juliette Drouet, Vera Nabokov ou Nora Joyce, avec des variantes : Lucia, la fille schizophrène du couple Joyce, la fille et la petite amie de J.D. Salinger etc.

Lucette Destouches n’aime pas qu’on lui donne du « Madame Céline ». Il faut l’écrire au présent car elle aura 106 ans l’été prochain, si toutefois. Ce qui n’a pas empêché son nouveau biographe d’intituler son livre Madame Céline(428 pages, 20,90 euros, Tallandier). Il aurait pu l’intituler « Lucette », comme le fit Marc-Edouard Nabe pour le portrait qu’il lui consacra, comme s’il n’y en avait qu’une dans la récente histoire littéraire, à l’égal de Gaston dans celle de l’édition. David Alliot, à qui rien de ce qui touche l’auteur de Mort à crédit n’est étranger (scrupuleux archiviste et documentaliste de la célinologie, il est notamment l’auteur d’un indispensable dictionnaire D’un Céline l’autre chez Bouquins) ne l’a rencontrée qu’à quelques reprises ; mais eut-il été de longue date l’un de ses familiers que cela n’eut rien changé tant la mémoire est trompeuse et l’héroïne, discrète.

Qui oserait parler de muse en cette femme toute de fantaisie, d’élégance, de grâce, plus éloquente de silences que de paroles ? Pourtant, il y a de cela et on ne peut s’empêcher de repérer l’ombre portée de sa sensibilité et de ses intuitions sur Céline. Elle hume pour lui les événements et les catastrophes à venir quand il est tout à sa transe. Quelque chose comme sa sagesse. Du moins tel est le sentiment qui suinte des témoignages ici recueillis. La critique Gabrielle Rolin l’avait joliment croquée en 1969 e femme qui n’est dupe de rien et que rien n’étonne dans la comédie humaine, sans cesser de paraître sylphide :

« Elle tient de la poupée javanaise, de l’hirondelle des faubourgs, de Mimi Pinson et de Peter Pan. Tout en elle respire la fragilité. Ses mains et ses pieds minuscules semblent plus légers que l’air, son visage frémit à la moindre émotion. Danseuse, elle ne cesse de danser. Un pas de galop jusqu’à la porte, une pirouette pour traverser la pièce et quand, par miracle, elle consent à s’asseoir, on le devine comme chatouillée d’entrechats ».celine_lucette1935

Comment écrire la biographie de l’épouse sans faire celle du mari d’autant qu’ils étaient inséparables ? Lucette Almanzor, la jeune danseuse de l’Opéra-Comique a rencontré l’écrivain-médecin en 1936. Bien que son nom évoqua Al-Mansour/ « le Victorieux », vizir de Cordoue du temps d’Al-Andalus, sa famille s’enracine à Mortagne-au-Perche. La passion de la danse les réunit : elle ne vit que pour ça, il hante les studios de répétition. Il vient d’achever son deuxième roman Mort à crédit et s’apprête à écrire son premier pamphlet, Mea culpa.

On s’attend à des révélations sur la vie intime du couple. Les intéressés ont été très discrets à ce sujet. On savait la capacité de séduction de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline, médecin et écrivain, sur les femmes. Grand, mince, le regard clair et enveloppant, un charme éprouvé, des conquêtes successives. Jusqu’à la rencontre avec Lucette où manifestement tout s’arrête. On imagine que David Alliot a bien pesé ses mots en parlant d’ « impuissance sexuelle » car il se doutait bien que certains chroniqueurs en feraient leur choux gras : soudain, tout s’explique ! La haine, la violence, les décharges dans les points d’exclamation et en avant ! Prudent, il se base sur une lettre inédite de Céline à sa première femme :

« Moi le coup de 39 m’a noué l’aiguillette, cloué dans la frigidité, absolue… »

Ce qui correspond également à des confidences de Lucette à son ami Serge Perrault, lui avouant que les névralgies et les migraines sévères étaient devenues si intenses à son mari pendant l’amour qu’il abandonnait avant de parvenir à l’orgasme et se cantonnait à un rôle de spectateur. Le fait que cela lui ait pris sensiblement à l’époque de la débâcle sera également commenté. N’empêche que cette évolution intime se traduit par une métamorphose de son aspect physique. Dès lors, le dandy séduisant et soucieux de sa mise, se néglige, s’abandonne, se clochardise,se vêt de bric et de broc, renonce à la propreté et à toute séduction. En 1941, lorsqu’ils s’installent rue Girardon peu avant de régulariser leur compagnonnage, il a 47 ans et elle, 27.

107409955Avare, odieux, geignard, ingrat sauf avec Arletty (étrange comme, sur les photos, on la confond avec Lucette, surtout lorsque les cheveux de celle-ci sont enturbannés) et Marcel Aymé, mais aussi désespéré, pessimiste, intense dans la tristesse. D’une admiration sans borne pour lui, elle, si peu littéraire, le suit partout en toutes circonstances. Elle supporte tout et que par-dessus le marché, il lui reproche continuellement d’être trop dépensière lorsqu’elle fait les courses pour le ménage. Il la couvait, s’occupait de tout, la jugeant incapable de s’occuper du moindre détail administratif et financier. Après sa mort en 1961, les amis (notamment Serge Perrault et l’avocat François Gibault) veilleront au grain, tandis que Gallimard ne cessera de l’entretenir (à part le Voyage au bout de la nuit en Folio, régulièrement prescrit dans l’enseignement secondaire, et un peu Mort à crédit, les livres de Céline ne se vendent plus depuis longtemps). Elle n’en demeure pas moins la gardienne du temple depuis un demi-siècle, sans en ressentir la vocation, ne fût-ce qu’en sa qualité d’ayant-droit. Elle fit ainsi respecter la volonté de l’écrivain de ne pas laisser rééditer les pamphlets antisémites « qui nous ont déjà valu assez de malheurs comme ça » ; mais récemment, se sentant tout de même sur le départ, elle se laissa infléchir et autorisa par écrit Gallimard à mettre cette réédition en projet afin que l’œuvre enfin complète de Céline soit normalement disponible en librairie.

D’une fidélité absolue à l’homme comme à l’écrivain, Lucette a toujours encouragé les études céliniennes, libéré les inédits, soutenu les projets, ce qui se traduit par le très grand nombre de thèses universitaires consacrées à l’œuvre. Elle s’est longtemps activée autour de l’œuvre posthume, travaillant par exemple au décryptage du manuscrit de Rigodon. Ou autorisant ou non les innombrables projets de films autour de l’œuvre. Incroyable ce que le Voyage et Bardamu ont pu susciter de fantasmes chez les producteurs et les réalisateurs : Abel Gance, Julien Duvivier, Pierre Chenal, Claude Autant-Lara, Michel Audiard (avec Belmondo dans le personnage principal et derrière la caméra, Fellini puis Sergio Leone !), Claude Berri, André Téchiné, Alain Corneau, Jean-Luc Godard, Louis Malle, Milos Forman, René Clément, Jean-Pierre Mocky, Yann Moix s’y sont cassé les dents. Maurice Pialat voulut adapter Mort à crédit, et Maurice Ronet voulut même en faire autant avec sa thèse de médecine sur l’hygiéniste Semmelweiss, et Christophe Malavoy avec Nord ! David Alliot a des pages très fournies et éclairantes sur ces tentatives avortées et sur leur résonance chez ces céliniens de la pellicule.

La veuve Céline se fera professeur de son art, spécialisée dans « les danses orientales et de caractère » comme indiqué sous son nom de jeune de fille à même la plaque sur la boite aux lettres. Du monde avait défilé à Meudon du temps de Céline : Roger Nimier, William Burroughs, Christian Millau, Marcel Aymé, Antoine Blondin, Dominique de Roux, Louis Pauwels… Rien d’une visite au grand écrivain pour adoubement (Mauriac chez Barrès) mais tout d’une exploration du monstre in vivo dans sa cage même. Comme si cela valait brevet de rébellion. Tant et si bien qu’un Jean-Marie Le Pen ira jusqu’à inventer en avoir été à deux ou trois reprises. Après la disparition de Céline, les visites se poursuivront : Frédéric Vitoux, Hugues Aufray (« Dis-moi, Céline… »),Bernard Moitessier, Jean-François Stévenin, M.E. Nabe, Carla Bruni, Charles Aznavour, Patrick Modiano et nombre d’autres qui vinrent faire salon route des Gardes à Meudon par un étrange phénomène de désir d’effleurement de l’absent à travers le sourire, la légèreté et la mémoire trouée de celle qui aura vécu sous dix-sept présidents de la République.B9711839047Z.1_20170426154700_000+GR48UL27B.1-0

On regrettera les pages trop brèves sur la vie de son héroïne pendant les quelques mois passés à Sigmaringen en 1944-1945. De même que l’on aimerait en savoir plus sur ses réactions personnelles face aux écrits les plus délirants de son mari. Quelques doutes par-ci par–là. On ne voit pas comment l’avocat Pierre Courtet aurait pu être « dernier ministre de la Justice du régime de Vichy à Sigmaringen » alors que Maurice Gabolde fut le Garde des Sceaux aux côtés de Pierre Laval jusqu’à au 17 août 1944 et qu’à Sigmaringen, le gouvernement fantoche n’avait pas de ministre de la Justice. Un autre détail contestable, plus trivial, finira peut-être devant les tribunaux :  il est raconté qu’en 1996, François-Marie Banier fut amené spécialement à Meudon par le critique littéraire Angelo Rinaldi pour être présenté à Lucette à seule fin de lui acheter sa maison, la démarche étant évoquée en analogie avec les usages désormais bien connus de l’écrivain vis à vis des vieilles dames. Cela n’a pas du tout plu à Banier qui a non seulement formellement démenti mais a fait sévir son avocat, lequel réclame un modification de la page 319 ainsi que des dommages et intérêts pour diffamation. Un procès en perspective : l’auteur et l’éditeur se retranchent derrière une source connue (Lucette Destouches, épouse Céline de son amie Véronique Robert-Chovin paru chez Grasset) où l’affaire est évoquée en quelques lignes ; le plaignant, lui, produira notamment une lettre d’Angelo Rinaldi démentant lui aussi ce projet. Tout en reconnaissant avoir amené des écrivains à Meudon (F.M. Banier, Alberto Arbasino…) en un temps où il était pressenti par Lucette pour préfacer un volume de correspondances de Céline, offre qu’il finira par décliner, Rinaldi dit aujourd’hui :

« Je n’ai jamais entendu que Lucette Destouches voulait mettre sa maison en viager. Et de toute façon, jamais je ne me suis senti pousser une vocation d’agent immobilier… »

A l’aube de son centenaire, la mémoire de Lucette était régulièrement sollicitée par les biographes et les historiens de la littérature. Sauf qu’elle tendait plus naturellement vers la vérité que vers l’exactitude, fidèle à la technique de transposition de son mari. Ainsi s’est-elle crue romancière de sa propre vie.  Sûr qu’elle ne s’est pas ennuyée à vivre aux côtés de cet homme, dut-il réserver sa générosité aux chats, chiens et perroquets, à l’exclusion du genre humain. Rigodon, l’ultime roman, n’est-il pas dédié « aux animaux » ?

(1969, 1935, années 60 photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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868 Réponses pour Lucette Destouches, nez Céline

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 17 h 50 min

Le Philogelos (Φιλόγελως : ami du rire) est le plus ancien recueil de blagues connu en Occident. Contenant 265 blagues en grec ancien, ce recueil date du iiie ou ive siècle de notre ère. En voici quelques unes :

Quelqu’un revenant de voyage s’enquit de sa famille à un devin incompétent qui répondit : « Ils sont tous en bonne santé, notamment ton père ». Quand l’homme dit que son père était mort depuis dix ans, l’autre répondit : « Tu ne sais pas vraiment qui est ton père ».
http://www.laviedesclassiques.fr/article/anthologie-philogelos-ou-le-rire-antique

Bloom dit: 5 avril 2018 à 17 h 48 min

Quel écrivain a raconté Mai 68, en évoquant l’ambiance printanière de l’évènement, Paul, Clopine et les autres ?

Robert Merle, Derrière la vitre, qui mêle personnages inventés et réels; l’anglais était son métier.
Tout ancien étudiant de Paris 10 sait cela.

Janssen J-J dit: 5 avril 2018 à 17 h 47 min

@16.58, Je trouve que la prose de JC… déteint sur la vôtre, qui s’efforce à la politesse et à la légèreté sous son habillage mais reste fondamentalement scrofuleuse dans ses intentions réelles. On dirait un nouveau « bal des célibataires » (mon gros lapin chéri, mon canard, les rigolos pleins de poils de votre espèce, boxant des fantômes) qui, sous prétexte de donner des cours de tartufferie et de Dom Juanisme aux demeurés Sganaralle, n’omettent pas de se comparer à Hobbes ou Spinoza (rien que ça), par le truchement de l’insignifiante détour du pauvre essayiste Olivier Babeau qui n’en peut pas. Comediante de petite envergure, va, continuez à vous amuser, on voudrait pas gâcher !…
Mais non, proférer des énormités antisémites sur un blog parfaitement ouvert à tout, et y dire qu’on n’a rien contre les juifs vu que tout le monde ferait de même ici, je n’appelle pas vraiment ça de l’hypocrisie, mais de la lâcheté pure et simple. Et je pense que peu d’erdeliens en soient arrivés à ce stade de l’abjection, dans la cérémonie de leur propre dégradation. Ne prenez pas votre cas pour une généralité, voilà tout ce qu’on demande, d’autant que vous risqueriez d’y perdre votre singularité d’épilé musical.

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 17 h 35 min

Tartuffe ne sait sans doute pas qu’il est un hypocrite (Jean)
____________

Observations du correcteur :

Gros contre-sens sur la pièce de Molière ! Relisez la pièce ! Relisez Dom Juan par la même occasion, c’est aussi mal lu, en dépit du bon sens !

01/20 en contrôle de lecture pour l’encre dépensée ! Votre avenir me semble compromis à force de bavarder au fond de la classe.

Jean dit: 5 avril 2018 à 17 h 12 min

La différence entre Tartuffe et Dom Juan, c’est que Tartuffe ne sait sans doute pas qu’il est un hypocrite — ce qui le rend d’autant plus dangereux –, tandis que Dom Juan (dans son célèbre exposé à Sganarelle de sa future conduite, dans l’acte V) en est parfaitement conscient.

Jean dit: 5 avril 2018 à 16 h 58 min

Ce qui m’amuse dans l’étude d’Olivier Babeau c’est qu’il distingue (feint de distinguer) l’hypocrisie comme vice condamnable ( celle de Tartuffe et de Dom Juan) de l’hypocrisie comme « vertu » indispensable au fonctionnement (relativement) harmonieux des sociétés. Or c’est exactement la même chose Le Tartuffe moliéresque fait semblant d’adhérer au religieusement-moralement correct de son époque tout en pensant et en faisant le contraire. Où est la différence entre sa conduite et celle des penseurs de son temps, tels un Thomas Hobbes ou un Spinoza, qui font semblant de respecter l’orthodoxie religieuse et qui développent une pensée qui s’en écarte sensiblement, mais de façon quelque peu voilée ?

Jean dit: 5 avril 2018 à 16 h 30 min

Janssen J-J dit: 5 avril 2018 à 11 h 13 min
@ Pratiquer l’hypocrisie, c’est cultiver l’art de faire semblant, de changer de masque à loisir…

Dans cet ouvrage, il se trouve qu’O. Babeau ne fait nullement allusion à votre pratique de lâche confortablement installé à l’abri derrière l’anonymat de son écran

Mon gros lapin chéri, permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous. Olivier Babeau démontre justement qu’il ne saurait exister de vie sociale (et pas non plus de littérature ni d’art) sans un jeu constant et toujours renouvelé de masques qui laisse loin derrière lui, question inventivité, le carnaval de Venise. Il s’agit, mon canard, de faire semblant de partager l’opinion dominante sur quelque sujet que ce soit, de feindre d’adhérer au politiquement, idéologiquement, moralement, religieusement ( etc.) correct, pour avoir la paix et préserver ses intérêts ; cela permet ainsi de préserver sa liberté de penser et ses choix personnels, que l’usage de l’allusion, de l’humour, de l’allégorie et de bien d’autres subtilités vous permettra de laisser transparaître à loisir ; à vrai dire, personne ne s’y trompe, puisque tout le monde fait de même, à part, peut-être, les rigolos pleins de poils de votre espèce, réduits, histoire de retrouver quelque sérénité, à leurs séances de shadow-boxing. Observez enfin que les fils de ce blog sont un festival d’hypocrisie, ne serait-ce que parce que chacun(e) y fait usage d’un pseudo : premier masque, en attendant les autres.

it pareil dit: 5 avril 2018 à 16 h 16 min

Dans cet ouvrage, il se trouve qu’O. Babeau ne fait nullement allusion à votre pratique de lâche confortablement installé à l’abri derrière l’anonymat de son écran. (Janssen J-J)

Mais si, mon lapin, c’est exactement ce qu’il démontre. La vie sociale ne saurait exister sans ce permanent jeu de masques. La littérature non plus. Les fils de ce blog en sont une illustration permanente, puisque se servir d’un pseudo, c’est porter un masque. L’essentiel, mon canard, c’est de faire semblant de hurler avec les loups, de faire semblant d’adhérer à l’opinion dominante, de feindre d’adhérer à l’idéologiquement-moralement-politiquement-religieusement (etc.) correct, de façon à avoir la paix et à en tirer profit ; c’est ainsi qu’on préserve sa liberté de pensée en même temps que ses intérêts ; au demeurant, l’art du faux semblant se double d’un art de l’allusion, de l’humour, de l’allégorie, qui permet de laisser entendre ce qu’on pense réellement ; ainsi, personne ne s’y trompe, et, du reste, tout le monde fait pareil, sauf peut-être les imbéciles de votre espèce, réduits à leurs séances de shadow-boxing : on se soulage comme on peut.

Clopine dit: 5 avril 2018 à 15 h 31 min

Jazzi, si tu veux je t’envoie un texte… de moi (gros rougissement !!!) qui relie directement le printemps et mai 68, si ça t’intéresse. Bon, disons que je n’aurais certainement pas le courage d’exhumer cette petite nouvelle, si elle n’avait pas, en son temps, été lauréate d’un atelier d’écriture de Télérama sur le thème « 68 ». Ca a l’air con mais du coup, disons que je ne rougis pas trop, trop, même à côté de Fajardie !!! On n’a qu’à dire que ce n’est pas la valeur littéraire qui est en cause, mais le témoignage : car c’est en 1968 que j’ai pris conscience, pour la première fois de ma vie, de ce qu’était le printemps, et qu’on me le volait…

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 14 h 54 min

Je peux pas être au four et au moulin, mon ptit chéri ! Déjà que je suis pas mal au four…

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 14 h 27 min


…un peu d’eau, et d’huile,…pour nos machineries, à l’instar – mentales,…

…en, contre-courant, de rien,…

… » tout doit, rester critiquable, aucun, privilèges, pour quelques pouvoirs que se soit, « ,…
…les serviteurs des peuples, en priorités,…nous-mêmes,…du détails & gros,…étalages et carnavals des comédies humaines,…etc,…
…les entreprises, pour nous soumettre aux dogmes du capitalisme, sado – maso en cultures,…l’école à son Mao,…en régime,…

…les empereurs de Chine, à la queue leu leu,…sur liste du Pape,…etc,…
…un dessin,…

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 14 h 19 min

 » »Le décaméron » de Bocage. Recueil de cent nouvelles. racontées en dix jours pendant la peste, décrite avec un réalisme scrupuleux dans le prologue, qui ravagea Florence au printemps de 1348″

Et WGG qui ne le disait pas !

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 14 h 04 min

Merci Paul, et merci Sergio, mais je pense que Fajardie sera plus drôle que le Jean Edern à lier !

Paul Edel dit: 5 avril 2018 à 12 h 51 min

Jazzi, dans les nouvelles de Frederic H Fajardie publiées en 2 volumes chez Fayard sous le titre « Nouvelles d’un autre siècle » tu as pas mal de nouvelles qui prennent Mai 68,et ses promesses,sa révolte printanière son avenir qui chante, etc.. avec beaucoup d’humour, de fantaisie( et de moquerie sur les célébrations.. voir les nouvelles sur les collectionneurs de pavés..) qui forment un ensemble étonnamment gai.. mais tu dois piocher dans les 3OO et quelques nouvelles.., dans le genre « jeunes femmes rouges toujours plus belles.. » Courage camarade!

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 12 h 16 min

Quel écrivain a raconté Mai 68, en évoquant l’ambiance printanière de l’évènement, Paul, Clopine et les autres ?

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 12 h 12 min

Depuis que son blog mediapart à été fermé le fonctionnaire de l état français qui milite pour l extrême droite israélienne en veut au pote de Ramadan. Quand il sera complètement bourré ça va empirer.
Faut tout dire aux ptis nouveaux qui prendraient l émission rdl en cours de route.

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 12 h 03 min

Ce que l’on n’a pas dit sur les morts à Gaza
PUBLIÉ PAR GILLES WILLIAM GOLDNADEL LE 4 AVRIL 2018

«La Shoah des Palestiniens», tel était le titre plein de nuances d’un article publié dimanche sur le site de Médiapart, pour évoquer les 17 Palestiniens tués par l’armée israélienne vendredi dernier.*

https://www.dreuz.info/2018/04/04/ce-que-lon-na-pas-dit-sur-les-morts-a-gaza/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 11 h 57 min

Si ce blog devient pour un fonctionnaire de l état français une tribune pour l extrême droite israélienne il ne faudrait pas passer sous silence ce racisme des dirigeants israéliens qui se livrent en ce moment à une épuration sans nom et à laquelle l ONU et la communauté internationale sont pour l instant bien en peine de faire face. Sauf l Arabie Saoudite et Donald qui soutiennent cette epuration.

Paul Edel dit: 5 avril 2018 à 11 h 42 min

Zerbinette, rassurez vous,les chiffres de vente de Woolf sont bons,en France, même en « pléiade » Regardez aussi dans les entretiens des femmes qui écrivent le grand nombre » qui ont une « dette » envers le travail magnifique de Woolf… sans compter les féministes qui ont été marquées par une partie de son œuvre « militante » et en particulier le texte « une chambre à soi. »

zerbinette dit: 5 avril 2018 à 11 h 41 min

Clopine 11 h 30 : Zerbinette, être « presque parisienne »… C’est troublant, non ?

Euh… troublant ? Pourquoi ?
En fait j’habitais en très proche banlieue, donc pas vraiment parisienne mais pas de ma banlieue incolore non plus où je ne faisais que dormir, et puis après tant d’autres domiciles, je ne sais plus bien d’où j’étais…

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 11 h 39 min


…il y a, de tout, en tout sens, pour comprendre,  » le monde « ,…éternel à nos jours,…

…mais, aussi, entendre tout le monde, sans faire obstacles, à tous,…illuminés, de savoir  » judicieux « ,…

…comment, est ce possible,…qu’un Hitler, ‘ l’autrichien ‘, avec sa cohorte de nazismes divers,…s’intéresse à la beautés, des tableaux, et, en fait, de son discours, de la beauté,?,…de la race aryenne,…avec, la tête qu’il à,…

…et, le plus, en faire, un partis au pouvoir, en Germanie-Unie à Bismarck,…

…il y a, de quoi, s’éclater de rire,…
…et, faire la guerre en Europe, avec çà,…

…vraiment, faire des massacres et batailles, de haines,…contre, lui-même, en milles versions, de voir son portrait, tout les matin, en son miroir,…

…comme, la sorcière de Walt-Disney,…au miroir,…Non, la reine, une bergère , est plus belle que vous,…
…et envoyez la musique, à la pomme empoisonnée, pour le sommeil, en attente du prince charmant,…etc,…
…l’histoire, et contes, et faits divers, à dormir debout,…
…qu’elles logiques grecques, géométriques ou algébriques dans tout çà,…

…la passion, d’emmerder, son monde, pour rien, et lucres de morts et haines, …
…histoires des chiens débiles,…
…j’en passent,…les jeux de cartes à tourner,…Go,!…

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 11 h 34 min

Une page sombre du passé d’Edwy Plenel refait surface
PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 4 AVRIL 2018

Quand le monde entier apprend avec horreur que des athlètes israéliens ont perdu la vie sous le couteau des barbares musulmans, Plenel, sous le pseudo Joseph Krasny, leur apporte un soutien inconditionnel dans le numéro 171 de Rouge, la revue de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), sa vraie maison :

« Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation […] A Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tous poils qui ne disent mot de l’assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. »

https://www.dreuz.info/2018/04/04/une-page-sombre-du-passe-dedwy-plenel-refait-surface/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

Berenice dit: 5 avril 2018 à 11 h 26 min

10h29 votre plaisanterie si c en est une est condamnable bien que vous n approuviez pas comme beaucoup la politique de Nentanyahou à Gaza.

Janssen J-J dit: 5 avril 2018 à 11 h 13 min

@ Pratiquer l’hypocrisie, c’est cultiver l’art de faire semblant, de changer de masque à loisir…

Dans cet ouvrage, il se trouve qu’O. Babeau ne fait nullement allusion à votre pratique de lâche confortablement installé à l’abri derrière l’anonymat de son écran.
A Venise, on pourrait à loisir vous foutre un coup de poing dans la gu.eule, après vous avoir arraché le masque. Ce serait assurément une pratique amusante et très instructive.

zerbinette dit: 5 avril 2018 à 11 h 11 min

Lorsque j’entends « printemps », je pense au grand magasin…. C’était mon préféré lorsque j’étais presque parisienne (et étudiante) et puis je ne risque pas de l’oublier car ma grand-mère a failli s’y faire voler son sac à main et que cela a été l’occasion pour moi de témoigner dans un tribunal. A 17 ans, ça marque ! Mais je n’en ai pas fait de la littérature pour autant. Heureusement pour les autres !

zerbinette dit: 5 avril 2018 à 11 h 01 min

PE, »Mrs Dalloway » quel beau roman et le plus abouti à mon avis. Virginia Woolf n’est-elle pas malheureusement un peu oubliée aujourdhui ? C’est un des premiers romans que j’ai lu en anglais (bon j’avais commencé par Agatha plus facile…)

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 59 min

Je conseille à Janssen J-J la lecture du récent « Eloge de l’hypocrisie » d’Olivier Babeau; Comme chacun sait, « hypocrite » vient du mot grec qui désigne l’acteur. Pratiquer l’hypocrisie, c’est cultiver l’art de faire semblant, de changer de masque à loisir. Rien de plus amusant, ni de plus instructif.

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 52 min

Il m’avait semblé que ce Jean était le gars qui, un soir, avait confessé ses bouleversants états d’âme liés au sort de sa compagne alitée (Janssen J-J)

Pas du tout. Je suis célibataire.

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 50 min

tout ce que peut écrire ici Jean marron ne nous intéresse plus (LVDLB)

Faux. Tout récemment encore, JC a dit l’intérêt qu’il prenait à me lire. Intérêt réciproque.

Paul Edel dit: 5 avril 2018 à 10 h 46 min

Jazzi, tu as aussi l’auteur de polars, l‘ltalien Maurizio de Giovanni, avec les enquêtes du commissaire Ricciardi qui se passent selon les quatre saisons,une enquête policière par saison..L’époque? sous Mussolini,avec un grand luxe de détails sur la vie dans les quartiers napolitains populaires..
« Le printemps du commissaire Ricciardi «(collection Rivages noir) est vraiment excellent. Et, comme on dit dans le roman , « au printemps, là-bas, à cette époque, les files de marins et d’ouvriers s’allongeaient devant les portes des bordels … »

Janssen J-J dit: 5 avril 2018 à 10 h 42 min

Merci pour mes alerteurs…
Je ne dois pas être trop assidu avec les pseudos de Jean Marron ou Jeanbrun. Car j’avoue n’avoir pas compris qui était ce Jean (pas Langoncet, l’autre…), et pourquoi j’ai été si shoking par ses propos d’hier ; faut croire que je suis un peu balloté à cause de toutes les perturbations sociales du moment et les soucis au travail.
Heureusement que des vigilants de la rdl veillent au grain, de près ou de loin, merci.
Il m’avait semblé que ce Jean était le gars qui, un soir, avait confessé ses bouleversants états d’âme liés au sort de sa compagne alitée. J’ai donc implicitement inféré que cela ne pouvait pas être le même nihiliste shopenauherien ou cioranesque désespéré qui vient nous mettre maintenant sur un plan différent l’inintérêt qu’il prendrait au fond de Bossuet et du Céline des Pamphlets au profit du seul intérêt qu’il accorderait à la musicalité de leurs textes publiquement déclamés dans la fachosphère… La même musicalité sans doute qu’il entend dans les gémissements d’une vieille palestinienne touchée par la maladie Alzheimer.
Bref, si l’on doi réduire ce Jean-foutre à ça, y’a vraiment sur cette terre des faux c.uls imarcessibles (« je suis antisémite mais ne me sens pas concerné par les juifs »), pour ne pas évoquer des ordures de basse extraction, restons charitable… Heureusement pour eux qu’ils trouveront toujours quelques soutiens dans les îles du soleil levant. Tout le monde a besoin d’avocature.

Bonjour à tout le reste des erdéliens de bonne volonté.

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 10 h 32 min

Quand on dit que tout ce que peut écrire ici Jean marron ne nous intéresse plus, c est qu’ on le pense vraiment. Encore un prof de l’e-haine qui a fait son temps.

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 31 min

Cela dit pour rassurer Bloom. Hi hi. (mouais)

Bon, suffit pour ce matin.
Au fond, j’aime beaucoup Bloom.
Cet « au fond » me rappelle une histoire de sous-marin belge. Je me demande bien pourquoi.

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 29 min

Quand je dis que rien de ce qui concerne les Juifs ne me concerne, cela ne veut pas dire pour autant que je ne m’intéresse pas aux Juifs, ne serait-ce qu’à titre purement comptable (par exemple le nombre exact de victimes juives des nazis). Cela dit pour rassurer Bloom. Hi hi.

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 10 h 25 min


…de ce qui est très, bien, placé, inconsciemment,…hardi,…

…les racourcis , avec deux trois pjrases, et ne pas tourner, en rond, de profits ou d’alliances, en tenailles, de camériste international,…
…de quelque pays, que ce soit,…

…la  » dent  » longue, du beaux, Apollon,…

…mais qu’écrit donc, Marco Polo,…en plus, de la  » poudre  » d’artifice de Chine,…

…les peuples  » Arabe « , on une tête de  » chiens « ,…
…d’aucun, diront, beaucoup, d’autres peuples, pas moins,!…
…arts et beautés, à se limiter, les échanges,…etc,…
…etc,…satisfactions,…Ah,!Ah,!…
…et rien, à foutre d’autres goûts,…en échanges,…
…etc,…Go,!…

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 10 h 22 min

À 00h26
Céline « agent de la gestapo »
Ça c est la thèse de deux complotistes qui justifient comme ils peuvent leur statut d universitaire payes avec nos impôts.

Céline collabo antisemite dans les années 40, ça c est une réalité incontournable.
La dénonciation de médecins parce qu ils étaient juifs, en  » vertu » des lois vichystes, ça c’est pas du roman.

Clopine dit: 5 avril 2018 à 10 h 10 min

« printemps », Jazzi ?

Tout de suite, Mary Westmacott « Loin de vous ce printemps ».

C’est un livre qui m’a carrément fichu la trouille. Mais vraiment.

Vous savez qu’il n’est nul besoin, dans la réalité, de cinéma ou de littérature pour avoir peur. Vous prenez un crépuscule, un chemin isolé, vous marchez seule en vous promettant de ne surtout pas vous retourner, et vous vous forcez à imaginer tout ce qui peut arriver derrière vous (de Fourniret au loup-garou) : si vous n’avez pas le dos couvert de sueur au bout de 300 mètres, et que vous n’êtes pas forcée, presqu’ irrésistiblement, comme Orphée, de vous retourner, c’est que vous êtes irrémédiablement perdue pour les oeuvres d’imagination.

Eh bien, ce frisson glacé dans le dos, je l’ai ressenti en lisant « Loin de vous ce printemps ». C’est le récit du monologue « intérieur », (mais ce n’est pas écrit à la première personne) d’une femme anglaise de la petite bourgeoisie provinciale coincée dans un désert pendant plusieurs jours, et qui mange du thon en boîte et des pêches au sirop.

Il n’est pas question, ici, et contrairement à mes goûts habituels, de virtuosité littéraire, de recherche stylistique, même si c’est remarquablement bien écrit (et simplement, de cette simplicité si difficile à atteindre !) .

Si j’ai tant accroché, c’est donc à cause du fonds, non de la forme, du livre. Car c’est un récit basé précisément sur ma pratique préférée et épuisante, depuis l’enfance, à outrance, en payant l’addiction, comme toujours : le récit d’une introspection « forcée », et de l’épouvante qui peut en découler…

Jamais oublié, parfois relu, toujours vibrant…

Laura Delair dit: 5 avril 2018 à 10 h 03 min

OUI, merci, Paul Edel… je respecte les écrivains morts mais je préfère plutôt les écrivains vivants dont on parlera demain

Jean dit: 5 avril 2018 à 10 h 01 min

Vous voyez la différence ? (moué)

@ Bloom

Hein, tu la sens bien, la différence ? Dans l’tutu. Et bien à fond. Hi hi

Jean dit: 5 avril 2018 à 9 h 42 min

@ Bloom

Quand je dis que je ne m’intéresse qu’à ce qui me concerne directement, c’est à prendre au sens large. Beaucoup de choses me concernent directement. Par exemple, je suis Palestinien. De coeur. Vous voyez la différence ?

Hi hi

Jean dit: 5 avril 2018 à 9 h 03 min

Bloom dit: 5 avril 2018 à 5 h 10 min
JJJ,ne vous fatiguez pas avec JeanMarron, c’est un Jean Brun-Rouge dont l’argument préféré est que c’est le juif qui est le pire antisémite de tous; il repasse son plat nauséabond depuis des lustres

Qu’est-ce que vous chantez là ? Je ne suis aucunement antisémite et n’ai jamais soutenu cet argument. Comme je l’ai dit tout-à-l’heure, je ne m’intéresse qu’à ce qui me concerne directement. je ne suis pas Juif, donc rien de ce qui concerne les Juifs ne me concerne, notamment l’antisémitisme. Tout ça est très loin de moi.

Paul Edel dit: 5 avril 2018 à 8 h 38 min

Jazzi 5 avril 2018 à 7 h 00 min.
Le printemps? Je pense immédiatement à « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf, et cette matinée de mi-juin avec fenêtres grandes ouvertes , air frais piquant, quelque chose qui pétille dans les rues de Londres..

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 8 h 03 min

Ce que ne dit pas le vieux militant d’extrême droite de 0H26, qui a déjà ici fait preuve d’un voyeurisme abject en allant jusqu’à faire du tourisme obscène à Auschwitz,

c’est que Céline est allé en Afrique, à l’âge de 22 ans, il a passé un an au Cameroun dans une plantation où il est devenu médecin .
Ce qui a été romancé transposé, dans le  » Voyage » , une expérience de vie, début XXème siècle, participe aussi à la compréhension de ce qu’était la colonisation, et cet « exotisme » véhiculé à cette époque.

En 1916, LF Destouches est allé au Cameroun, dans le cadre d’une colonisation civile et marchande, française et anglaise, pour libérer ce pays que l’Allemagne avait transformé en un gigantesque camp de concentration, prémices de ce qu’il ont perfectionné dans l’horreur, pendant la WWII,

On est bien loin, là, de  » Tintin au Congo » !

JC..... dit: 5 avril 2018 à 7 h 24 min

Je viens de commander à un sculpteur coprophile une statue de Benoit Hamon en étron sec. Pour le jardin. Il m’a convaincu en m’assénant un raisonnement imparable :
« Tu comprends, pour Sénèque le marbre, pour Balzac le granit, pour Hugo le bouleau, mais pour Hamon…l’étron ! »

JC..... dit: 5 avril 2018 à 7 h 00 min

Il faut reconnaître que le conseil de Bloom à Gigi, son petit protégé, ne manque pas de sel ! Hélas, nous pouvons redouter que le dialogue entre ces archéologues de la pensée ne puisse qu’accoucher d’une portée de cafards vieillots, perclus de rhumatismes dès leur naissance…

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 6 h 59 min

Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo, Toute la lyre

JC..... dit: 5 avril 2018 à 6 h 27 min

De même que sur un blog de plombier, fréquenté en majorité par des plombiers, on se préoccupera énormément des solutions à apporter au problème des fuites, sur un blog littéraire comme la RdL on tombera facilement sur des fanatiques philo-sémites faisant une fixette inutile sur Ferdine et ses écrits pamphlétaires datant de décennies heureusement oubliées …

JC..... dit: 5 avril 2018 à 5 h 50 min

Jean, votre/ton commentaire de 22h03, parti à l’heure lui, est plein de bon sens. Normal que ce bon sens partagé échappe aux fanatiques…

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 5 h 39 min

WGG, j’ai rappelé récemment que pour Proust l’imagination n’était pas le plus important pour un écrivain. Ce qui comptait, selon lui : la sensibilité et l’intelligence.
On ne peut pas dire que Flaubert-Proust-Céline avaient beaucoup d’imagination, et pourtant !

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 5 h 33 min

Intéressant ce tiercé Flaubert-Proust-Céline qui se joue continuellement en ordre ou en désordre sur la RDL.
Le point commun aux trois ?
Une absence totale de croyance en un quelconque Dieu et le fil de la guerre : 1848, 1870, 1914-18, 1939-45.
What else ?

Bloom dit: 5 avril 2018 à 5 h 10 min

JJJ,ne vous fatiguez pas avec JeanMarron, c’est un Jean Brun-Rouge dont l’argument préféré est que c’est le juif qui est le pire antisémite de tous; il repasse son plat nauséabond depuis des lustres; parfois on écrit à Passou pour attirer son attention sur le caractère proprement raciste de ses propos, et il disparaît un temps avant de refaire surface tel un cadavre informe et boursouflé. C’est un visqueux.

Delaporte dit: 5 avril 2018 à 1 h 47 min

Dire que Céline, c’est de l' »autofiction », c’est dénigrer, rabaisser ses romans. Ce n’est pas plus de l' »autofiction » qu’il n’y a de beurre en broche… Et Rabelais, c’est de l' »autofiction » ? Par contre, Angot et Cie c’est de l' »autofiction », ce n’est même que cela et rien d’autre… Ce manque d’épaisseur.

Delaporte dit: 5 avril 2018 à 1 h 44 min

Le procès s’est déroulé à Paris, mais la décision ne sera rendu qu’au mois de juin. Dommage qu’on assassine un tel film. Le sujet (Don Quichotte) est réputé porter malheur !

Delaporte dit: 5 avril 2018 à 1 h 41 min

Terry Gilliam a enfin réussi à parvenir au bout du film le plus maudit de l’histoire du cinéma, son Don Quichotte, sauf… qu’en dernier recours le producteur Paulo Branco lui colle un dernier obstacle. Le film ne pourra être vu à Cannes. Terry Gilliam a eu un infarctus, déjà. Quoi d’autre ? :

« Et le sort continue de s’acharner aujourd’hui : finalement tourné et monté pour de bon en 2017, prêt à être distribué, L’Homme qui tua Don Quichotte est maintenant interdit de sortie, en raison du violent conflit entre Branco et Gilliam. Le Festival de Cannes est prêt à dégainer le film, mais la justice lui en laissera-t-elle l’opportunité ? »

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 0 h 30 min

Céline n’est pas un romancier de l’imagination. Ses deux grands romans d’avant guerre sont d’évocation, très proche de l’auto-fiction; quant à ses romans d’après-guerre, ils sont quasiment autobiographiques. Peu d’imagination chez Céline, à part les fantasmes racistes.

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 0 h 26 min

Mais dès Le Voyage, il y a dans le roman des propos ambigus de Céline sur les Noirs africains. Ce ne sont pas que les personnages qui se livrent au racisme ordinaire, le narrateur aussi ! Certaines phrases anticipent quasiment sur le racisme des pamphlets telles celles -ci : « Quant aux nègres, on se fait vite à eux, à leur lenteur hilare, à leurs gestes trop longs, aux ventres débordants de leurs femmes. La nègrerie pue sa misère, ses vanités interminables, ses résignations immondes ; (…) tous ces êtres semblaient tenir avant tout à s’agiter rénétiquement dans le fictif; ils fracassaient autour d’eux un idiome de castagnettes en brandissant au-dessus de leurs têtes des mains crispées dans un vent d’arguments. (…) Peuplades parfaitement naïves et candidement cannibales, ahuries de misère, ravagées par mille pestes. Rien qui vaillent qu’on les approche. »

Alors on pourra toujours rétorquer que Montaigne fait également l’éloge des cannibales. Certes, mais lui, il les approche, et il les défend contre les vices des occidentaux, ce qui n’est pas du tout le cas de Céline.

Il y a donc bel et bien une forme évidente de racisme dans Le Voyage, qui annonce le ton des pamphlets. Par ailleurs les archives montrent clairement que Céline était bel et bien un agent de la Gestapo, et qu’il est personnellement responsables de la déportation et de l’assassinat de personnes. Comme Maurras. L’antisémitisme bilogique de Céline et l’antisémitisme chrétien et nationaliste de Maurras ne se distinguant aucunement dès qu’il s’agit d’exterminer physiquement des Juifs.

raymond dit: 4 avril 2018 à 23 h 46 min

C’est bizarre cette histoire du roman qui paraît à l’automne, feuille morte déjà. Étrange forme du récit fictif qui se métaphorise aussitôt durant la lecture et donne à la fin un ROMAN. Un roman? Attendez, l’écriture ce n’est pas que cela, le roman en est même une mince frange, il y a l’immense masse du reste écrit: journalisme, essais, anecdotes, faits divers, compte rendus de voyage, encyclopédie etc…
Pourquoi des romans? Qu’est-ce que c’est que cette mode qui dure et dure et dure? Montaigne, Chateaubriand, Rousseau n’avaient pas fait du roman une forme privilégiée, et Proust aussi qui flirte si bien avec la fiction mais qui reste dans l’évocation quand même … enfin c’est une drôle d’époque qui privilégie le roman, j’invente j’invente c’est tout ce que je sais faire. Et écrire? Ecrire vraiment du beau, de l’irremplaçable, du convaincu, de l’élégant… genre bizarre, roman, d’où viens-tu et surtout où vas-tu? Millions d’exemplaires en gare… étrange étrange… on veut de la prose à la manière de Zola Balzac mais c’était il y a bien plus de cent ans, que dirait-on à un musicien qui imiterait Wagner ou à un peintre qui reprendrait les clichés de l’école de Barbison… Le roman ce n’est pas raisonnable, il y a beau temps que la marquise est sortie à cinq heure… donnez nous des histoires modernes, amis, arrêtez d’inventer, écrivez vraiment, ça nous fera des vacances. Et si vous avez soif de fiction allez au ciné, ç’en est tout plein, y’a que ça, mais qu’on écrive nom de nom, avec de l’effort et des mélodies qui s’attardent, un peu de poésie ça ne fait pas de mal

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 23 h 32 min

un prétexte à l’extrême droite > un prétexte aux extrêmes droites (pléthore d’exemples, sans compter les idiots utiles)

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 23 h 27 min

@une exception sinistre

Il est temps qu’il entre dans le domaine public pour autre chose qu’un prétexte à l’extrême droite

Sant'Angelo Giovanni dit: 4 avril 2018 à 23 h 15 min


…quoi de neuf, de retour au bercail,…

…je suis donc laid , aussi, pour certain,…

…tout n’est pas dans la seule, morphologie, s’entend,…à ses amalgames,…
…c’est, noté,…pic – vit,…etc,…
…un encadrement au lavis,…of course,…

christiane dit: 4 avril 2018 à 23 h 14 min

@Widergänger dit: 3 avril 2018 à 23 h 46 min
Quelle profonde réflexion sur l’homme et l’œuvre !
Merxi.

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 22 h 52 min

Il paraît qu’il chaussait du 60, son tour de tête. C’est beaucoup pour une tête humaine, même si on lui fait porter un chapeau sur mesure (où étaient-ils en 37 les contempteurs du jour des pamphlets ?)

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 22 h 45 min

Langoncet, vous tuez le temps comme vous voulez et abusez de celui des autres. Le mien n’est pas pour vous.
so, bonne nuit, en plus, et c’est un fait: j’ai fait le tour complet de Céline.

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 37 min

Jean vous mentez mal, je ne suis moi même engagée pour soutenir aucune cause en dehors de dons que j estime en minimum syndical je me vois en égoïste, petite bourgeoise , les idées nécessitant plus que des mots pour changer les choses . Ceci en dehors du métier.

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 22 h 34 min

Si des éditeur de premier rang rechignent à publier Céline aujourd’hui en France, c’est que l’heure du grand recyclage est venu : qu’ils proposent leurs service pour éditer les manuels de montage des bibliothèques (faut pas pousser plus loin – chacun son domaine de compétence) d’ikea ; avec un peu de chance vu les débouchés

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 22 h 29 min

« J’ai traversé la vie cuirassé d’une indifférence en béton à tout ce qui ne me touchait pas directement, et m’en suis trouvé fort bien. »

quel en.cu.lé ce jean marron. Et venir quémander un peu de soutien sur la RDL, c’était abuser.
J’espère que vous n’avez pas épuisé l’infirmière ?

Jean dit: 4 avril 2018 à 22 h 25 min

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 16 min
Si vous abordez tous les problèmes sous cet angle on se demande quand même à quoi vous ont servi vos études, à devenir totalement imperméable à tout ce qui ne vous touche pas de près et directement, vous vous moquez,

Et pourquoi pas ? J’ai traversé la vie cuirassé d’une indifférence en béton à tout ce qui ne me touchait pas directement, et m’en suis trouvé fort bien. Je me suis concentré sur ce qui importait pour moi. Les malheurs des autres ne m’ont jamais préoccupé, sauf à titre de distraction. Vous devriez essayer.

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 22 h 19 min

« Et les tirades antisémites les plus enflammées de l’auteur de « Bagatelles… » ne risquent aucunement de me convertir à la cause qu’il défend et dont je me contrefiche. »

bien sûr Jean (marron ?); vous avez déjà montré ici, à de multiples reprises, combien vous étiez déjà un « converti » sous couvert de bonnes grosses blagues.

Jean dit: 4 avril 2018 à 22 h 17 min

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 10 min
Jean je ne sais trop si je confonds votre propos mais n avez vous pas déclaré qu en dépit de votre admiration pour les romans de Céline les pamphlets vous étaient tombés des mains ?

Ah là là, si on ne peut plus dire une chose et son contraire, où va-t-on ?

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 16 min

Si vous abordez tous les problèmes sous cet angle on se demande quand même à quoi vous ont servi vos études, à devenir totalement imperméable à tout ce qui ne vous touche pas de près et directement, vous vous moquez,

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 13 min

Et puis en bon chetien affirmer que parce que vous n êtes pas juif la question de l antisémitisme vous indiffère vous le faites exprès ou vous cherchez des noises?

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 22 h 11 min

ah non, faut bien se rendre compte que les consommateurs de santé poublique vont chez le médecin pour être guéri.
C’est kom, ça la c.o.n.n.erie, ça se guérit pas.
Et alors depuis qu’internet et les diags et remèdes existent, les toubibs ont bien du courage de se voir remises en cause leurs compétences….

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 10 min

Jean je ne sais trop si je confonds votre propos mais n avez vous pas déclaré qu en dépit de votre admiration pour les romans de Céline les pamphlets vous étaient tombés des mains ?

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 22 h 08 min

Langoncet, patience, puisque vous tenez à la diffusion légale des pamphlets antisémites de Celine au nom de la liberté d’expression en litige avec la loi française actuelle, la republication – non marchande !- en sera possible dès 2031.
pourquoi geindre sans raison.
Vous pouvez vous les procurer sur Amazon, si vous craignez les puces, déjà dit et redit!

Berenice dit: 4 avril 2018 à 22 h 03 min

21h27 il vous faudrait trouver un neurochir obligé pour vous extraire ce pick UP de la tête, pas gégène en terme de rendu musical. Misère et peau de banane.

Jean dit: 4 avril 2018 à 22 h 03 min

Ben voyons !… Cessez de vous enfoncer avec vos déclamations publiques de la diviste musique des pamphlets antisémites dont le sens serait devenu incompréhensible. Voulez faire plus fort que JC, ou quoi, cher monsieur ? (Janssen J-J

En disant au cours de mes séances de déclamation-concert, pour un public généralement conquis, les pamphlets de Céline, je mets ma formation et mes dons au service de textes qui m’ont subjugué par leur exceptionnelle valeur littéraire. Je ne suis pas juif et la question de l’antisémitisme m’est donc rigoureusement indifférente, étrangère. Et les tirades antisémites les plus enflammées de l’auteur de « Bagatelles… » ne risquent aucunement de me convertir à la cause qu’il défend et dont je me contrefiche. Je fais d’ailleurs alterner les textes de Céline avec des textes de Bossuet, que j’admire fanatiquement. Pourtant les envolées de l’évêque de Meaux ne risquent pas non plus de convertir au christianisme l’athée que je suis. Pour moi, en littérature, c’est le « fond » qui compte le moins, vu que littérature et vérité sont irrémédiablement fâchées. La littérature est le domaine privilégié du mensonge et, à ce titre, les insanités antisémites de Céline valent les insanités prochrétiennes de Bossuet. Pour moi, la littérature est musique, et divertissement.

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 21 h 51 min

Sachant que le noeud de l’affaire, bien cerné par Jean, se réduit à cette question : la musique ou la censure ? (accessoirement, la question serait résolue si un éditeur digne de ce nom se trouvait sur la place)

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 21 h 45 min

Prenez l’exemple de la RDL, les tentatives renouvelées ces dernières années du maitre de ces lieux pour parler en septembre des « romans de la rentrée » avec un nombre conséquent de titres nouveaux d’auteurs assez peu connus

On attend toujours vos avis sur ces livres chroniqués sur la RDL, Paul Edel.
De mémoire, vous ne nous avez donné votre avis sur aucun nouveau de 2017 ?

Jean Langoncet dit: 4 avril 2018 à 21 h 43 min

@Et je tombe sur cette info :

De Destouches et de la môme Almanzor à la succession Smet en passant par la violence faite aux toubibs de banlieue, tout y passe, bonjour les renvois. Allez, on se tient au jus des derniers cancans qu’on peut

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 21 h 41 min

Bon sens, du côté musulman, pas bon sens, du côté juif, WGG, le problème est de savoir ci ce texte « innocent » de Renaud Camus méritait une telle « affaire » ?

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 21 h 40 min

J’ai appris aussi qu’il y a deux ans on a finalement réussi à publier une partie des papyri de la villa Pison d’Herculanum, le traité
sur la musique de Philodème de Gadara qui se trouvait dans sa bibliothèque au moment de la catastrophe et qui avait été carbonisé. Donc bravo les érudits ! C’est publié aux Belles-Lettres en 2016. Incroyable ! Je vais me précipiter l’acheter et lire ce truc fabuleux.

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 21 h 27 min

Alors, tout à l’heure en longeant le lac, il me venait une de ces molles, j’ai branché radio info pour me remettre dans le speed de la circulation, trouver sa place dans le trafic, comme chante l’autre troubadour.
Et je tombe sur cette info : l’ordre des médecins a publié ce jour le compte-rendu des violences à l’encontre de médecins.
Effarant.
Alors j’ai repensé au docteur Destouches, lui qui avait une approche sociologique de sa clientèle: des « misérables ».
Et je me suis demandé ce qu’il aurait fait si l’un de ses clients, l’avait insulté pis que pendre pour : manque de résultat.
Ce qui n’aurait pas manqué d’arriver, puisque le docteur Destouches pensait plus soulager que guérir, la guérison était hors de sa portée, puisque lui-même gros malade.

Mais après je me suis fait la réflexion suivante:
Le docteur Destouches s’est interessé- avec les déboires germaniques qu’on connait !- à une forme d’industrialisation de la santé, toujours pour une classe de  » misérables », eux-mêmes industrieux, comme chez Ford par exemple.

Et puis je me suis dit que cette clientèle qui insulte, vole, agresse des médecins-autant de femmes que d’hommes- ne correspondait pas à ce qu’a pu devenir la clientèle ( trop peu nombreuse pour être représentative, à la fin: 10 clients pas informés en 10 ans) du docteur Destouches.
Qu’aurait-il pensé de cette clientèle de misérables minables , grands consommateurs de santé poublique, qui l’auraient obligé à un résultat.
Il aurait plié bagage comme un lâche.

Je n’ai pas le temps de retrouver le témoignage de l’un de ces clients, qui avait ici traité les toubibs d’ordures dans leur ensemble, un truc choquant mais de ouf, pour « manque de résultat », mais il me semble que le nom ce lui qui ose se réclamer sur la RDL de  » Ferdine », commence par s et finit par erdgio.

L’important c’est la zique.
https://www.youtube.com/watch?v=SPK9fxvvbfk

Paul Edel dit: 4 avril 2018 à 21 h 10 min

Laura Delair.19h07
Bien sûr, vous avez raison de noter ce « tournez manège » entre Flaubert, Proust ,Céline etc.. Les jeunes écrivains -et on peut être jeune très longtemps en littérature- de Tanguy Viel à Echenoz, de Chloe Delaume à Aurélien Bellanger(lire son superbe « l’aménagement du territoire »Prix de Flore 2014) donc les jeunes écrivains ont des obstacles pour être discutés sur les blogs. Sur ce blog. quels sont ces obstacles ?
1)Déjà il faut qu’on les lise ces nouveaux auteurs…ce qui demande un budget et bcp de temps de lectures…Pour parler du patron de ce blog, son offre est tres diversifiée et o,n ne peut pas l’accuser de paresse..il propose énormément de livres, d’auteurs, de sujets.
2)Il faut trouver des auteurs qui rassemblent, c’est impératif sur un blog. Avec Proust ou Céline..on atteint vite les 1000 commentaires. Il faut trouver un lieu commun, un auteur commun, un sujet polémique commun..trouver un minimum de lien entre blogueurs. Tout le monde a donc lu Flaubert ou Proust.. ou Simenon ou Littell, donc la discussion peut commencer.. Or lancez un nom inconnu. comme la plupart des commentateurs n’ ont pas lu, on obtient un superbe silence radio sur le blog. . On parlera alors de politique du jour, des comptoirs des Indes, des mésanges dans son jardin, de Cicéron,de Huysmans , des études de son fils, du Moyen Orient, ce qui d’ailleurs peut se révéler passionnant sur le sentier buissonnier….
3) la critique littéraire « professionnelle », payée pour lire , de Telerama à l’Express, du Figaro au Point sait bien -et les rédac chefs encore plus- que le public qui achète le journal veut avoir ses repères habituels et retrouver ses chers bestseller.. : grandes pages sur d’Ormesson, Houellebecq ,Gavalda, regardez la presse féminine..etc..et notules sur les autres.. Finalement les pages culture se ressemblent presque toutes par leur « Une » .. On tourne le plus souvent sur une trentaine de noms, de Houellebecq à Le Clézio, et de Darrieusecq à Ruffin, de Delerm à Angot.. » tournez manège »..
4)Enfin il faut qu’il y ait un contrat de confiance entre les commentateurs des blogs et celui qui dirige le blog .c ‘est difficile à obtenir. Si le taulier propose des nouveautés, des noms peu connus, ou des noms complétement oubliés là encore on risque d’avoir des réactions méfiantes, mitigées,ou pas de réaction du tout. Prenez l’exemple de la RDL, les tentatives renouvelées ces dernières années du maitre de ces lieux pour parler en septembre des « romans de la rentrée » avec un nombre conséquent de titres nouveaux d’auteurs assez peu connus, se soldent en général par un accueil méfiant, voire hostile, avec des préjugés sur le niveau littéraire du roman français, jugé moyen.. Toutes les époques ont eu du mal à évaluer de l’intérêt de ses contemporains, Nisard en plein Romantisme se plaignait de la médiocrité littéraire de son époque.. ou dans les fécondes années 50-70 en pleine ébullition sartrienne, camusienne, communiste, ou hussardienne, avec polémique énorme sur le Nouveau Roman.. Gracq regrette le bon temps du Surréalisme..ou de Lautreamont.

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 20 h 52 min

@c ki r2d2 au just’ ?

C’est çui qui est programmé en basic vulgaire: goto.
Et qui dit queue de têtard pour flagelle.

Je n’ai pas comparé Colette Destouches à David&Laura, j’ai écrit que Lucette me faisait penser à Laeticia. L’ayant-droit. Nuance.
A ceci près que la comparaison trouvé vite sa limite.

Lucette collabo, comme son mari, puisqu’elle est « nez Céline », semble avoir évité l’opprobre. On se demande bien pourquoi.

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 19 h 42 min

Dans ce qu’on a appelé l’affaire Camus, il s’est trompé sur toute la ligne. Car il n’y a aucune différence entre les Juifs et les autres ici en Occident. En plus, les Juifs d’ici ne sont pas forcément favorable à Israël, loin de là. Du moins, les Juifs qui sont au devant de la scène médiatique.

De plus, ici en Occident, les Juifs, au cours de l’histoire millénaire de l’Occident ont eu un rôle immense et bénéfique dans la culture occidentale. La fuite des Juifs vers Israël qui semble devenir un mouvement irrésistible sur le long terme, n’est qu’un élément d’une décadence générale de l’Occident où la culture est en train de s’effondrer lentement sans qu’on s’en aperçoive vraiment. Mais quand on est prof comme moi, le phénomène est plus sensible qu’aux autres. Et il est aussi institutionnalisé ; par exemple mes élèves qui font chinois ne peuvent pas apprendre ni le latin ni le grec parce que le chinois leur bouffe littéralement leur emploi du temps. Or, ces élèves sont l’élite des élèves de France, ceux qui autrefois portaient la flamme de la transmission culturelle. C’est un signe parlant.

Truompeu dit: 4 avril 2018 à 19 h 40 min

19h07

QUAND quand quant qu’en can can fLAUBERt Proust celine…

Vous savez -déjà abordé ici RDL- il est en Physique de nos jours, très difficile de NE PAS parler d’Einstein, de Planck… même lorsqu’on songe à Hawking

Notre époque est ainsi faite !

Et vous devez en savoir qql chose face aux croûtes de l’art « Moderne » qui peinent vraiment, à faire oublier un proche passé

Heureusement que : « L’Avenir dure longtemps » n’est-ce pas !

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 19 h 34 min

On peut résister à la logique de l’histoire qui n’est jamais que la logique des forces des puissants de ce monde qui cherchent leur intérêt très égoïste. Il n’y a jamais de nécessité de l’histoire. La résistance peut renverser aussi le cours de l’histoire. On l’a bien vu avec le nazisme qui était tout puissant pourant. Des résistances existent à cette poussée barbare.

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 19 h 31 min

Il ne faut pas croire que la décadence et la ruine du monde romain, — l’incarnation de la civilisation dans tout son éclat, ne l’oublions jamais ! — s’est fait par brusques ruptures. C’est un phénomène historique qui s’est produit très lentement comme la goutte d’eau qui creuse la pierre tendre au fil du temps en tombant toujours au même endroit.

C’est ce que je lis en ce moment avec le plus grand intérêt à l’époque entre le premier siècle avant J.-C. et après J.-C.. Les institutions de la République romaine ont peu à peu éta grignotées par le cynisme et l’égoïsme des uns et des autres, exactement comme les instituons de notre république, toutes choses égales par ailleurs. Et dans une phase d’élargissement géographique et géostratégique du monde romain, exactement là encore comme notre phase de mondialisation, qui déstructure profondément les institutions nationales incapables de faire face aux nouveaux enjeux mondiaux comme le problème de la pollution, de l’argent sale, de la corruption, de la mafia qui pénètre très profondément les structures légales pour s’y fondre et s’y substituer peu à peu sans qu’on s’en aperçoive comme une lente traînée de boue qui s’infiltre partout. Et un beau matin, on a retrouvé la main coupée de Cicéron sur les rostres du forum à Rome.

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 19 h 29 min

WGG, dans son journal de 1994 (paru en 2000 sous le titre La Campagne de France), Renaud Camus écrivait :

« Les collaborateurs juifs du Panorama de France Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. C’est quelques fois très intéressant, quelquefois non ; mais c’est surtout un peu agaçant, à la longue, par défaut d’équilibre. »

On ne saurait être plus modéré à côté des Pamphlets de Céline, ça a néanmoins déclenché « l’affaire Camus »…

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 19 h 20 min

Je crois, WGG, que le « grand remplacement » on ne peut que le constater pas l’arrêter, c’est le sens de l’histoire. Camus était maurrassien dans sa jeunesse…

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 19 h 09 min

Il ne faut jamais perdre de vue que le monde romain par exemple n’a pas plus duré que mille ans, suivi de plusieurs siècles de barbaries. Quand on pense à ce qu’était Rome du temps d’Auguste ! Et ce qu’elle est devenu quatre ou cinq siècles plus tard. Un tas de ruines.

Et puis Renaud Camus n’est que la suite logique de ce que disait Valéry au début du XXè siècle sur la mort des civilisations. L’islam d’un côté, la Chine de l’autre, qui sont en train de nous absorber petit à petit sans qu’on s’en aperçoive. Avec la complicité des puissants du monde occidental pour essayer de sauver les meubles. C’est le scénario le plus vraisemblable qui est en train de se produire sous nos yeux qui ne veulent pas voir tellement c’est énorme et affreux.

Laura Delair dit: 4 avril 2018 à 19 h 07 min

Mais QUAND en finira-t-on avec Céline, Proust ou Flaubert (les vieux de la vieille) alors qu’il y a tant de jeunes écrivains prometteurs comme, par exemple : Tanguy Viel ou Richard Powers… ou bien des pointures comme Juan Marsé ou Louise Erdrich ?

Widergänger dit: 4 avril 2018 à 18 h 54 min

Je partage une bonne partie de ce qu’il dit en tout cas, Jazzi ! Qui relève du bon sens tout simplement.

Pour le reste, c’est peut-être un grand prophète de malheur, comme Cassandre, que personne ne veut entendre. Il n’est pas le seul à dire l’ffacement de la civilisation occidentale de l’histoire du monde et son remplacement. Je l’ai déjà moulte fois cité, le grand archéologue Amnon Ben-Tor tient un discours qui n’est pas très éloigné du sien, en se fondant sur l’histoire des civilisations.

En même temps, on se dit que la civilisation islamique est trop fragile, trop contraire à l’esprit occidental pour pouvoir réellement s’imposer durablement. Mais quand on va à Odessa par exemple, on s’aperçoit que la grande synagogue du temps de ma grand-mère est devenue le bâtiment des archives, et que voit-on trôner dans la grande avenue centrale ? Une grande mosquée, d’apparence magnifique il est vrai. Les Juifs ont quasiment disparu de cette ville qui était un grand centre de la culture juive jadis, et qui faisait encore rêver le père Goriot de Balzac pour le commerce. Les Ukrainiens d’aujourd’hui ne sont pas loin d’être aussi antisémites que les Polonais.

La métamorphoqse est lente mais semble irrésistible. Il est difficile de s’en apercevoir à l’échelle d’une vie humaine. Mais quand on met les choses en perspective, des traits nouveaux se dessinent.

Et je trouve que Renaud Camus le pense très bien et très justement comme une conséquence lointaine de la Shoah. C’est de plus en plus clair. Le sentiment de culpabilité de l’Occident travaille toute la société occidentale dans les profondeurs invisibles de l’être et produit en surface de considérables tremblements de terre. On est en train de vivre ce que les Pompéiens ont vécu avec le Vésuve : la cendre des morts d’Auschwitz est en train de nous recouvrir pour nous enterrer à jamais.

Truompeu dit: 4 avril 2018 à 18 h 23 min

pOUR COUPER court aux ragots d’une abrutie…
(mais cette grenouille du Bois ayant déja perdu sa queue de tétârd et étant sans cervelle…!?)

et donc
à ses rado-totottages sur Lucette, Laetitia & Cie et les ayants droit (du même jus que jadis on cherchait ici à insinuer la récup* par un mystérieux capital cosmopolite chez Gallimard… lAquelle maison d’édition est en fait une affaire de famille à 96%…)

iL FAUT DIRE que c’est la propre et unique fille de Céline,
Colette fOLLET (mariée Turpin et aujourd’hui décédée)
qui avait LIBREment refusé l’héritage et donc les droits d’auteur principalement, de son père !
eLLE n’en voulait pas !!
(ce qui bien sûr soulève de nvls questions sur les rapports parentaux et familiaux chez les Destouches et le caractère même de Céline qui ne supportait pas son gendre… pourtant honorable et ingénieur)

—-
* le billet DU patron remet bien les choses à leur place sur la question du « magot » que Gallimard voudrait etc… à CE QUI a été dit, les éditions canadiennes ont tiré les Pamphlets à 500 exemplaires ! Pas de quoi faire fortune !! C’est le tirage de LA BELLE Aude Lancelin qui a juste de quoi avec çà, s’acheter une parure La Perla…

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 18 h 12 min

@ Seule reste l’irrésistible musique de textes que, personnellement, je connais par coeur et dis à qui veut les entendre, dans des sessions de déclamations-concerts dont le succès ne se dément pas auprès de mélomanes inscrits dans diverses associations

Ben voyons !… Cessez de vous enfoncer avec vos déclamations publiques de la diviste musique des pamphlets antisémites dont le sens serait devenu incompréhensible. Voulez faire plus fort que JC, ou quoi, cher monsieur ? Caisse qu’il faut pas lire icite, nom de dieu ! A côté de ça, les indignations (parfois calculées, parfois authentiques) de GWG nous deviendraient celles d’un petit saint.

Sergio dit: 4 avril 2018 à 17 h 47 min

Jean dit: 4 avril 2018 à 17 h 30 min

La musique… Oui, toujours la musique. C’est bien cela qu’il faut rechercher.

Jean dit: 4 avril 2018 à 17 h 30 min

Parcourant le fil de ce billet, je constate que les commentateurs affichent une à peu près complète indifférence pour la Lucette et sa biographie. Il n’est question que de son jules, dont elle fut l’amoureuse et l’admiratrice passionnée, et auquel elle apporta son indéfectible soutien dans les mauvais jours comme dans les bons. Et il le méritait bien, ce génial Céline qui, avec Proust, domina de la tête et des épaules le paysage romanesque français de son époque. Pourtant, à ce sujet, il faut le dire, ce ne sont pas les romans de Céline qui sont au sommet de son oeuvre, mais bel et bien les pamphlets. C’est que Céline y atteint comme jamais la maîtrise d’une langue inouïe d’expressivité et de musicalité. L’étourdissante réussite des pamphlets démontre, s’il en était besoin, la supériorité en littérature de la forme sur le fond ; j’avoue que celui-ci m’indiffère comme il doit en laisser froid plus d’un, le passage du temps ayant rendu à peu près incompréhensible le propos. Seule reste l’irrésistible musique de textes que, personnellement, je connais par coeur et dis à qui veut les entendre, dans des sessions de déclamations-concerts dont le succès ne se dément pas auprès de mélomanes inscrits dans diverses associations (Front National pour la Défense de la Musique Française, etc.). Céline lui-même a d’ailleurs insisté sur la primauté de l’inspiration musicale dans le processus de sa création. Vous avez dit antisémite ? Mais quel rapport ? La musique, seulement la musique !

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 16 h 36 min

c ki r2d2 au just’ ? J’ai pas trop suivi le film mst de walden. Peut-être c pas très intéressant comme ragot.

Sergio dit: 4 avril 2018 à 14 h 11 min

Une Mercedes 300SL est soit un coupé avec les portes papillon, soit un cabriolet avec une capote…

Truompeu dit: 4 avril 2018 à 12 h 30 min

aH,il y a aussi
Françoise Dorléac
qui était très belle
(+ que sa soeur)

Wiki parle d’une vulgaire Reanault 10 (?)
mais on a parlé ailleurs
d’un cabriolet anglais ???

Sant'Angelo Giovanni dit: 4 avril 2018 à 12 h 25 min


…Oui,!…Céline est moche et laie, comme pas deux,…

…il faut pas demander, la cour de récréation d’aujourd’hui, avec tout les sémites démocratiques parvenus,!…
…Ah,!Ah,!…terre de porcs,…à ses souverains,!…etc,…Go,!…

Truompeu dit: 4 avril 2018 à 12 h 04 min

tOUTEs les spéculations qui visent à réduire Céline au « Nihilisme » dans la ligne de Muray, Aragon les allemands etc… sont profondément erronées.

céline s’est effectivement reconnu en Semmelweis, jusqu’à transfigurer la réalité de l’action de ce dernier ; lequel ayant fait une tournée en Europe n’intéressera personne quant à la nature de ses inventions, tandis que nombre de maternités sans faire appel à lui, ni attendre Pasteur arrivèrent à des taux de mortalité très réduit.
aINsi Céline dira bien, que cette histoire Semmelweis telle qu’il la comprenait ne manquerait pas de lui servir de « trame » pour le reste de sa vie…
Mais alors dans quel but ?
Eh bien dans celui vers lequel il hissera le bonhomme Semmelweis contre toute réalité : à savoir le sacrifice de soi.

eT C’est là que ressort la question très pertinente de Pascal blaise. A savoir la « vie mortifiante »/ Jean de la Croix… lorsque l’auteur des Provinciales dit par exemple que « la maladie est l’état naturel du chrétien » (au-delà, Nietzsche comprendra bien cela, et s’insurgera contre cette idée… mais à son corps défendant!). C’est à dire que l’on est là, une fois encore dans la problématique St Augustin du Christ médecin… à savoir: l’homme est bien plus profondément malade que ce dont la médecine pourra jamais guérir & le Paradis ne peut-être sur terre. On retrouve chez Céline mot pour mot l’idée de Pascal précitée, ET jusqu’à dire à la fin de sa vie ce truc étonnant dans la bouche d’un thérapeute…: « guérir était un rêve complètement fou »!
Et de cette conduite il en fit même un livre, quant à réfléchir sur le titre de cette autobiographie d’une « vie », à savoir :
« Mort… à… crédit… »

oN pourra alors continuer par commodité de parler de nihilisme à son propos, mais en pensant à Nietzsche tj, voyant un très grand, UN « admirable » nihiliste dans la personne de Jésus-Christ

C’est dire que le cas Céline est bien moins simple qu’on ne le croit… et que ce n’est vraiment pas dans les cordes des « historiens » de pouvoir le comprendre

Paul Edel dit: 4 avril 2018 à 12 h 00 min

« Je ne connaissais que des pauvres, c’est-à-dire des gens dont la mort n’intéresse personne. » Cette citation prise dans « Le voyage au bout de la nuit », elle pourrait être d ‘un prêtre de Bernanos.

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 11 h 50 min

« Deux millions de gens fervents sur le trajet un lundi pas férié… »

Mieux que pour Johnny à la Madeleine, JJJ !

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 46 min

J. Perrignon raconte que l’enterrement eut lieu un lundi, sur ordre de la PPP, malgré des tractations syndicales incessantes et les ambivalences des partis de gauche et d’extrême gauche contre les tentatives de récupérations du clergé catholique… pour que la panthéonisation. Le peuple, le peuple, dans tout ça, oui, pas la populasse, il était infiniment plus informé que ce que vous en dites. Ce n’était pas un troupeau bêlant. Deux millions de gens fervents sur le trajet un lundi pas férié…, fallait vraiment de l’amour et bien autre chose que de l’aliénation de masse pour avoir produit « ça ». Point la peine d’ergoter.

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 11 h 41 min

« d’autres sans doute »

Oui, Truompeu, notamment Jean-René Huguenin, l’auteur de « La Côte sauvage », mort à 26 ans au volant d’un cabriolet Mercedes 300 SL, prêté par un ami…

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 38 min

@11.20, Mais on le sait par coeur tout ça sur la richesse de Totor et ses turpitudes politiques. Sa « naïveté » n’est qu’une métaphore pour dire la générosité et la sincérité de l’indignation qu’il y avait dans ses romans et dans ses pamphlets (le Petit) ou dans ses plaidoyers voltairiens (contre la PDM, par ex.). C’était là des sentiments généreux qui transpiraient sous sa plume et que tout le petit monde populaire comprenait immédiatement. Ils n’étaient pas tafiqués, eux.
Voue en avez vu beaucoup vous, des Céline, qui soient capables de toucher au coeur des masses obligées d’aller se faire soigner aux dispensaires auprès de toubibs antisémites ou d’aller se consoler gratos auprès des feuilletons de Totor pour pas complètement désespérer de la vie de miséreux ?…
Oser comparer Hugo à monsieur Lévy ! On perçoit bien le genre contaminé, chez vous aussi, Trompe la mort, une fois de plus. Décidément sur cette chaîne de la rdl, c’est vraiment plus répandu que je le croyais, hélas.

Truompeu dit: 4 avril 2018 à 11 h 20 min

Il s’agit-là de faits divers ayant presque complètement disparus des Gazettes…
à savoir les accidents de personnalité dans de somptueuses voitures…
Camus et Gallimard dans la Facel Vega, les fils de Malraux en Ferrari, R. Nimier en Aston Martin… F. Reynaud en Rolls Royce… d’autres sans doute
Certaines de ces voitures allaient presque aussi vite que celles d’aujourd’hui, et sur des nationales…

Sans rien retirer de ce qui avait été dit sur Pascal, s’il est un jugement erroné c’est bien la « naïveté » d’Hugo…
Il était naïf comme le sont les gens de Gauche, qui ont horreur des riches jusqu’à ce qu’ils le deviennent, horreur de la violence et pour ce faire, ne craignant pas de… terriblement.
N’oublions pas qu’Hugo le Misérabilis était immensément riche par ses bouquins (une sorte de M. Levy…), qu’il trempa dans la politicaillerie jusqu’au cou, et étant député etc… dirigera même la répression contre « son » peuple, puis à la fin se foutant complètement de la Commune & de ses Cerises…
Alors, que le Peuple ait pu suivre le cortège… nul doute.
Le pauvre, il en a fait bien d’autre

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 20 min

@j’aurais aimé regarder Ferdine, les yeux dans les yeux !

T’es encore là, toi ?… Suffit de te regarder dans une glace à 30 cm près, épi ça l’fera.
A demain, halors, vieille gravure.

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 16 min

voui, une police transgenre pro-musulmane, c’est ça qu’il nous faut en France… Et on va y arriver, car je la préfigure à la sous-préfecture.

JC..... dit: 4 avril 2018 à 11 h 11 min

« Je t’ai déjà dit que j’étais transgenre. » (Gigi)

Tu es surtout transparent, mon pauvre maquereau de bidet …

JC..... dit: 4 avril 2018 à 11 h 10 min

Quittons nous sur un fantasme personnel : j’aurais aimé regarder, tel Cahuzac cet humain si humain, si doublé dans la côte par lui-même, en attendant le platane …. j’aurais aimé regarder Ferdine, les yeux dans les yeux !

A demain.

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 06 min

@ Gigi, n’oublie pas ! tu es un mâle en puissance !

T’es bouché ou quoi ?… Je t’ai déjà dit que j’étais transgenre. Et si tu veux savoir comment je baise, renseigne toi au chapitre 6 d’une vieille histoire, tu regretteras sasn doute de pas en être… Là, je peux pas mieux te le raconter, hein.

Jean dit: 4 avril 2018 à 11 h 04 min

On eût pu dire alors en style de roman que je n’avais plus rien à désirer. (moué)

Il faut avouer qu’à ses heures Stendhal était un gros rigolo plein de poils. L’intensité de la crise de gondolance qui s’empare du lecteur à ce passage bien connu du roman est fonction de son imagination. J’ai toujours vu Julien Sorel prenant Mme de Rênal en levrette après un 69 bien tassé. Il faut deux personnes pour écrire un roman : l’auteur et le lecteur.

JC..... dit: 4 avril 2018 à 11 h 03 min

« civilisation des moeurs » (Gigi)

La Police du même tonneau n’est pas loin, pour ce c.n !

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 11 h 03 min

Un seul t à turlute suffira JC., c bien assez pour vous, n’en rajoutez pas sous les ponts de Paris avec tante Hurlurette. Les voyeurs et voyeuses vous y ont assez vu, vous faites désordre quand vous quittez votre île !

JC..... dit: 4 avril 2018 à 11 h 01 min

Gigi, n’oublie pas ! tu es un mâle en puissance ! Change tes haltères, ton cadeau de Noel : deux fois 50 grammes c’est trop léger …

JC..... dit: 4 avril 2018 à 10 h 59 min

Il y a chez toi, Jean, une élévation de pensée qui me laisse coi. Aimons Ferdine, notre frère de sang !

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 10 h 59 min

[Observons cependant que l’instinct bestial de la baise est aussi celui de nos soeurs femelles. (Jean Brun)]. Et l’autre tache qui nous applaudit le Jeannot…

Nous voilà bien avancés en matière de civilisation des moeurs avec ces deux là… Ca vole haut, ce matin…
Heureusement que les animaux pratiquent l’homosexualité sans avoir besoin de théoriser l’hétérosexualité. Et en effet, à ce point de vue, ils sont infiniment supérieurs aux humanoïdes dégénérés, pauvres darwiniens incapables de se hisser à leur portée.

JC..... dit: 4 avril 2018 à 10 h 52 min

« …/…qu’on aura la curiosité d’aller z’y voir pour se purger des éternelles turlutes de l’impuissant et stérile JC, le chancreux mou …/… » (Gigi de Chaillot)

Pour se « purger des turluttes », il suffit de ne pas les pratiquer sous le porche du Ministère, la nuit venue !

Jean dit: 4 avril 2018 à 10 h 51 min

Hier au soir, je pourléchais la moule de ma chatoune favorite tandis qu’elle me tétait ardemment le jonc. C’est alors qu’elle m’expédia dans les badigoinces un flot de marée de ses humeurs intimes, tandis que je lui éjectais jusqu’au fond de la gorge une rasade de mon voudre le plus dense, tout en exhalant un Hhmmmpph d’intense satisfaction. On eût pu dire alors en style de roman que je n’avais plus rien à désirer.

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 10 h 51 min

Rectif (cet espace de commentaire qu’on peut pas relire avant d’envoyer, toujours aussi capricant)…

Il y avait déjà eu « Le musée de l’imaginaire », et maintenant, on a « Cette chose étrange en moi », etc…

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 10 h 47 min

La passion amoureuse d’un jeune homme pour une jeune femme (ne fût-ce pas celle de son coeur), voilà un thème sentimental complètement démodé chez nous autres, que seul un Orhan Pamuk est encore capable de développer dans des pavés de 600 pages d’aujourd’hui… Évidemment, il faut un peu s’accrocher. Il y avait déjà eu « le musée étrange en moi » (sous titré : « la vie, les aventures, les rêves du marchand de boza Mevlut Karatas et l’histoire de ses amis & Tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par les yeux de nombreux personnages ») (Gallimard, monde entier, 2017). Mais c’est pas aec la rdl qu’on aura la curiosité d’aller z’y voir pour se purger des éternelles turlutes de l’impuissant et stérile JC, le chancreux mou, dame non.
Bonjour à toussent, et à la courageuse Esli Erdogan.

closer dit: 4 avril 2018 à 10 h 43 min

Avant de relire les deux grands romans de Céline, un mot de sa thèse que j’ai lue il y a moins longtemps (dans « L’Imaginaire », je crois). C’est une très belle dénonciation de l’injustice et de l’aveuglement dont a été victime Semmelweis.
Je cite Francis Klotz:

« Céline décrit avec brio, dans un style inimitable, la « danse macabre » de la fièvre puerpérale dans les maternités de la capitale autrichienne. Cette véritable hécatombe fauchait un pourcentage effrayant de jeunes femmes atteintes par cette fièvre des accouchées.
Semmelweis, avec perspicacité, mit au jour pour la première fois le rôle de la transmission manuportée du « processus pathogène ». Les étudiants en médecine qui venaient examiner les femmes en travail après avoir disséqué des cadavres, sans s’être lavé les mains, furent désignés comme responsables. Il constata que les femmes examinées par les élèves sages-femmes, qui n’avaient pas accès à la salle d’anatomie, étaient beaucoup moins souvent atteintes par la fièvre puerpérale. Il nota également que les femmes qui accouchaient dans la rue, de peur de mourir à l’hôpital, étaient épargnées par la maladie.
Semmelweis, déterminé, engagea le combat pour que les étudiants et les médecins accoucheurs se lavent les mains avec une solution de chlorure de chaux avant d’examiner les patientes. Il eut immédiatement des résultats spectaculaires sur la mortalité, mais se heurta violemment au mandarinat obscurantiste des maîtres de l’obstétrique viennoise et subit toutes les vexations, y compris le sabotage de sa méthode.
Semmelweis était un être passionné et caractériel, persuadé de détenir la vérité. Il campa sur ses positions, seul contre tous, et sombra peu à peu dans la folie, finissant par se blesser volontairement lors d’une dissection. Il mourut, délirant, de « pourriture hospitalière » dans un asile d’aliénés ! Ce combat du précurseur de l’antisepsie, cette triste histoire humaine sont brossés de manière inimitable par Louis-Ferdinand Céline. »

« Semmelweis était un être passionné et caractériel, persuadé de détenir la vérité. Il campa sur ses positions, seul contre tous, et sombra peu à peu dans la folie, »

Prémonitoire, non? On ne peut s’empêcher de penser que Céline a choisi ce personnage pour son côté seul contre tous, incompris, paranoïaque. Mais il se trouve que Semmelweis avait raison et eût il été plus diplomate et plus respectueux des mandarins de la profession à Vienne, des dizaines (centaines?) de jeunes femmes auraient sans doute été sauvées.

JC..... dit: 4 avril 2018 à 10 h 37 min

Bien vu, Jeannot !

Aimant le risque, je n’ai jamais qu’introspecté des femmes beaucoup plus intelligentes que moi. On peut appeler ça un vice, une perversion, un comportement malsain, un effet d’une formation jésuitique de qualité …

Conséquence, à leur questionnement :
« Qu’en penses-tu … ? »
il m’est souvent arrivé de répondre :
« Rien. Baisons, voulez-vous…? »

Jean dit: 4 avril 2018 à 10 h 28 min

d’ailleurs ils ne font jamais l’amour : ils baisent tout au plus ….. (JC)

L’amûr n’est en effet qu’une enjolivure hypocrite collée sur la réalité bestiale d’une activité partagée avec nos frères animaux, histoire de nous croire supérieurs à eux. Observons cependant que l’instinct bestial de la baise est aussi celui de nos soeurs femelles.

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 10 h 27 min

Décidément, rose, tu te racontes une réalité pas toujours réelle !

« Le 4 janvier 1960, la voiture à bord de laquelle se trouve Albert Camus s’écrase contre un platane, causant la mort du Prix Nobel de littérature sur le coup et celle de son éditeur, Michel Gallimard, des suites de ses blessures.
Nous sommes le lundi 4 janvier 1960. Albert Camus rentre à Paris dans la voiture de Michel Gallimard, en compagnie de la femme et de la fille de ce dernier. Il vient de passer les fêtes de fin d’année en famille dans sa propriété de Lourmarin, dans le Vaucluse. Initialement, l’auteur de l’Étranger a prévu de rentrer en train, mais son éditeur lui propose d’effectuer le voyage dans sa voiture. Voyage qui leur sera, à tous deux, fatal.
Il est 14 h 15. La Facel Vega de Michel Gallimard fait une brusque embardée sur la Nationale 5 (actuelle D606) à la hauteur de Villeblevin, dans le nord de l’Yonne. Le véhicule s’écrase contre un platane. L’écrivain, qui occuppe le siège avant-droit, est tué sur le coup à l’âge de 47 ans. Son corps est transporté à la mairie de Villeblevin avant d’être enterré, deux jours plus tard, à Lourmarin. Michel Gallimard, sa femme et sa fille, éjectés de la Facel Vega, sont transportés à l’hôpital de Montereau, où l’éditeur décède des suites de ses blessures. »

JC..... dit: 4 avril 2018 à 10 h 25 min

« Il me fait penser à un mec, blanc, qui se boufferait seul un gros oeuf de Pâques entouré de cinquante petits biafrais squelettiques qui le regardent. » (rose)

Ah ! quel magnifique fantasme…. quel rêve ! Je bande mon esprit vers ces Pâques africaines …

Bloom dit: 4 avril 2018 à 10 h 23 min

Faites l’amour, pas la guerre, disait-on dans les années 60… La France aura fait figure de précurseur dans ce domaine comme en d’autres, en somme.

En Somme, c’était surtout les Brits; les Vrounzais, c’était plutôt Verdun. Faisaient la guerre, pas l’amour, dans les années 10…Passion éternelle, 40 conflits de par le monde ces jours-ci…

JC..... dit: 4 avril 2018 à 10 h 22 min

« Faites l’amour, pas la guerre » (Bible 196X)

Les femmes font l’amour, ces chères sœurs, car elles sont sentimentales, émotives, intelligentes, là où nous sommes, nous autres, si rudes et si mal équipés pour penser …

Les hommes font la guerre, ces frères lourds, car ils sont simples comme des kro-macroniens du crétacé, des footeux, des vantards insensibles, d’ailleurs ils ne font jamais l’amour : ils baisent tout au plus …..

rose dit: 4 avril 2018 à 10 h 21 min

JC
en attendant de ne plus vous lire.

Votre goût de la turlutte, (je partage pour ma part le point de vue de Dati la fellation c’est nul, y préfère la pénétration, loin des godes de la capo en chef bottée de cuir, vous aimez cela, la chair triste), cela nécessite, euh, un membre dur, insoumis croyé-je ; votre goût de la turlutte, il me fait penser à un mec, blanc, qui se boufferait seul un gros oeuf de Pâques entouré de cinquante petits biafrais squelettiques qui le regardent.

C’est votre goût JC. Et vous êtes passif.

Moi j’aurais gardé le ruban-comme une imbécile, et donné tout l’oeuf et les petits biafrais m’auraient bouffée ensuite, les salauds, et auraient eu du mal à me digérer avec tout l’ail que j’ingère.

À cause de l’huile de palme pck ils ont la haine coriace.

Jean dit: 4 avril 2018 à 10 h 20 min

dut-il réserver sa générosité aux chats, chiens et perroquets, à l’exclusion du genre humain. Rigodon, l’ultime roman, n’est-il pas dédié « aux animaux » ?

La générosité de Céline pour ses frères humains ( à l’exclusion de quelques uns, à ses yeux peu dignes de compassion ) est bien connue. Et puis, ne sommes-nous pas tous des animaux (inférieurs) ?

louis-ferdinand lévy dit: 4 avril 2018 à 10 h 05 min

À 47 ans et mèche, on bande forcément moins bien qu’à 20 ans, quand on a la gaule tous les matins au réveil, et qu’il suffit de voir passer une jolie fille pour hisser le drapeau. Il n’y a pas lieu de s’étendre là-dessus, mais d’un point de vue symbolique, c’est intéressant de noter que la débâcle l’ait atteint dans sa virilité. Il me semble pourtant que le baby-boom a commencé pendant la guerre, les Français n’ayant rien de mieux à f.outre que f.outre, justement. Faites l’amour, pas la guerre, disait-on dans les années 60… La France aura fait figure de précurseur dans ce domaine comme en d’autres, en somme.

louis-ferdinand lévy dit: 4 avril 2018 à 10 h 04 min

À 47 ans et mèche, on bande forcément moins bien qu’à 20 ans, quand on a la gaule tous les matins au réveil et qu’il suffit de voir passer une jolie fille pour hisser le drapeau. Il n’y a pas lieu de s’étendre là-dessus, mais d’un point de vue symbolique, c’est intéressant de noter que la débâcle l’ait atteint dans sa virilité. Il me semble pourtant que le baby-boom a commencé pendant la guerre, les Français n’ayant rien de mieux à foutre que foutre, justement. Faites l’amour, pas la guerre, disait-on dans les années 60… La France aura fait figure de précurseur dans ce domaine comme en d’autres, en somme.

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 9 h 53 min

Oser c est avoir le goût de l aventure. Faut dire que de tous les billets Céline sur la RDL son rôle « medico-social » n avait pas été abordé vraiment. Sans parler de son goût de la danse.

JC..... dit: 4 avril 2018 à 9 h 51 min

« Les hommes sont passablement bêtes, et menés par leur phallus, et les femmes notoirement intelligentes. » (rose)

La société organisée a vite compris que les mâles passablement bêtes pouvaient sous-traiter les taches nécessitant une grande intelligence à des femelles compétentes et dévouées.

Ainsi, désencombrés des problèmes liés à l’absence d’intelligence, nous les mâles bêtas pouvons nous consacrer entièrement aux joies du sexe, pompeusement nommé phallus.

Le constat est clair : Dieu a bien fait les choses en donnant l’intelligence aux femmes et une zigounette joyeuse aux hommes !

la vie dans les bois dit: 4 avril 2018 à 9 h 16 min

Destouches, un médecin de la sécurité sociale, de la médecine du travail, de la santé publique.
mais santé basée sur l’efficacité quasi-militaire, sur le « rendement », avec une pharmacopée limitée, et de la prévention ciblée sur des populations de « misérables », avec pour toile de fond un « hygiénisme » qui a tourné à l’eugénisme, et au nihilisme thérapeutique.
Mais le tout servi par l’art de l’écriture de Céline.
C’est certainement pour cela que tous se sont rendus à son chevet, à Meudon, après-guerre.
Pour trouver des idées pour combler le trou de la SS.

rose dit: 4 avril 2018 à 9 h 13 min

votre réflexion sur la turlutte JC réfute le chassé croisé apprécié précédemment.
Les hommes sont passablement bêtes, et menés par leur phallus, et les femmes notoirement intelligentes.

Janssen J-J dit: 4 avril 2018 à 9 h 09 min

Que vous arrive-t-il de temps à autre pour dire des choses aussi justes et émouvantes, GWG ? Vous m’avez ému, ce matin, c’est rare, donc je vous cite et vous salue.

« Il n’est pas sûr néanmoins que Céline n’éprouve pas réellement une forme plus ou moins ambiguë selon les époques de compassion pour les floués de la vie. C’est ce qui rend souvent plus d’un passage du Voyage si bouleversant. Mais il n’y a jamais chez lui la naïveté et la tendresse d’un Victor Hugo pour les misérables qui a drainé tout le peuple de Paris derrière lui à son enterrement. Céline est seul et sa solitude est son enfer ».

Mais je le dis une bonne fois pour toutes. Pour moi, le Voyage n’est assurément pas le plus grand roman du 20e, et j’avoue en avoir assez de ce préjugé littéraire unanimiste. Ce parler « popu » et la métaphysique maniériste derrière, voilà une écriture tellement fabriquée qui sonne faux… Non…, c pas possib’. Il faudra bien dire un jour qu’il n’y a pas vraiment de si grandes différences de degré avec les pamphlets, et je suis désolé pour les fanes ou les non fanes qui veulent bien concéder à Destouches/Ferdine un peu de compassion pour les pauvres, les chats et les chiens, mais les juifs, jamais.
(NB/ Cela dit, je suis l’un des plus chauds partisans pour qu’on puisse tout lire de cet écrivain, qui a compté dans le paysage littéraire, hélas – Et jene fâcherai jamais avec Sergio pour si peu).
(NB’ / oui, PE, idem. Je relis souvent Tonio Kröger, bien moins souvent Mario…)
(NB » / découverte d’un nouveau chanteur belgo-égyptien, ce matin. Z’en pensez quoi, vous autres ?
https://www.youtube.com/watch?v=KHEpwOs4J3A

Phil dit: 4 avril 2018 à 9 h 05 min

Dear Passou, avez-vous emprunté ce « nez » à TKT-traube-kunstoff-sur-toile ? heureux hommage. viens après la course pour une histoire d’arrière garde, « la môme Almanzor » (Gen-Paul) continuera ses entrechats littéraires en solo pendant que les vertueux contributeurs radiofrancisés expliqueront que l’égorgeur du super U avait lu les pamphlets.
dear Pauledel, Fischer propose les courts récits de Mann dans une belle édition de poche, papier bible format 6 sur 7 couverture rigide avec portrait de « l »homme », idéale pour les voyages en tégévés immobilisés, avant leur rachat par la deutsche Bahn dans une dizaine d’années.

rose dit: 4 avril 2018 à 9 h 04 min

jazzi

il y a le général, et puis les cas particuliers.
Mais un ensemble se dégage, c’est simplement ce que je dis.

rose dit: 4 avril 2018 à 9 h 02 min

erreur de génération dslée. c’était le magnat fils.
qui n’est pas mort.
un seul mort Camus.
Quelle perte !

Paul Edel dit: 4 avril 2018 à 8 h 41 min

Janssen J-J Moi aussi »Lotte à Weimar ; » je me suis ennuyé.En revanche ses textes courts, ses nouvelles comme « La mort à Venise », « Tonio Kröger », ou « Mario le magicien » je les relis régulièrement avec le même plaisir.

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 8 h 24 min

« d’un regard exagérément tendre, voire mystique, »

Comme à la réception de l’ostie, JC ?

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 8 h 23 min

Pourquoi toujours généraliser, rose. Je connais des femmes particulièrement c.onnes et des hommes intelligents aussi…

JC..... dit: 4 avril 2018 à 8 h 22 min

Le plus difficile à acquérir pour les débutantes en turlutte : accompagner le travail imaginatif de linguistique d’un regard exagérément tendre, voire mystique, façon Sainte Thérèse ….

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 8 h 22 min

Pourquoi généraliser, rose. Je connais des femmes particulièrement connes et des hommes intelligents aussi…

Jazzi dit: 4 avril 2018 à 8 h 19 min

Du temps de Canaletto, Les Vénitiens portaient une cape et les Vénitiennes étaient voilées…

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