de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ma soirée du XXe siècle – et autres petites incursions

Ma soirée du XXe siècle – et autres petites incursions

(Larges extraits de la conférence Nobel prononcée hier à Stockholm par le lauréat 2017 KAZUO ISHIGURO)

Si vous m’aviez croisé à l’automne 1979, vous auriez sans doute eu quelques difficultés à définir mon milieu social ou même, mes origines. J’étais alors âgé de 24 ans. J’avais les traits d’un Japonais, mais au contraire de la plupart des hommes japonais qu’on voyait en Grande Bretagne à l’époque, j’avais des cheveux longs jusqu’aux épaules, et une moustache tombante de gangster. Le seul accent perceptible dans ma voix était celui d’un garçon qui avait grandi dans les comtés du sud de l’Angleterre, avec parfois l’intonation langoureuse, déjà datée, du jargon de l’ère hippie. Si nous avions engagé la conversation, nous aurions peut-être discuté du Football Total de Hollande, du dernier album de Bob Dylan, ou de l’année que je venais de passer en compagnie des sans-abri de Londres. Si vous aviez mentionné le Japon, me posant des questions sur sa culture, vous auriez pu déceler une trace d’impatience dans ma réaction alors que j’avouais mon ignorance, l’imputant au fait que je n’étais jamais retourné dans ce pays – même pour des vacances – depuis que je l’avais quitté à cinq ans.

Cet automne-là, je suis arrivé avec un sac à dos, une guitare et une machine à écrire portative à Buxton, dans le Norfolk – un petit village anglais avec un vieux moulin à eau et tout autour, une étendue plate de terres agricoles. J’étais venu dans cet endroit parce que j’avais été accepté pour une année dans un programme postdoctoral en création littéraire à l’université d’East Anglia. Elle se trouvait à Norwich, la capitale, à seize kilomètres de là, mais je n’avais pas de voiture et mon seul moyen d’y parvenir était un service de bus qui ne fonctionnait que trois fois par jour, le matin, à midi et le soir. Je découvris bientôt que ce n’était pas vraiment un problème: ma présence à l’université était rarement requise plus de deux fois par semaine. J’avais loué une chambre dans une petite maison appartenant à un homme d’une trentaine d’années dont la femme venait de le quitter. Pour lui, cette demeure était sans doute remplie des fantômes de ses rêves détruits – ou peut-être voulait-il juste m’éviter; en tout cas, je passais des jours d’affilée sans le voir. En d’autres termes, après la vie frénétique que j’avais menée à Londres, je me retrouvais ici, disposant, pour me transformer en écrivain, d’une tranquillité et d’une solitude peu habituelles (…)

Dans cette pièce, j’étudiai avec soin les deux nouvelles que j’avais écrites pendant l’été, me demandant si elles étaient assez bonnes pour être soumises à mes nouveaux camarades de classe. (Je savais que nous étions un groupe de six, qui se réunissait tous les quinze jours.) À ce stade de ma vie je n’avais pas écrit grand-chose d’intéressant en matière de fiction, et c’était grâce à une pièce radiophonique refusée par la BBC que j’avais été admis dans ce cours. En réalité, ayant fait auparavant de solides projets pour devenir une rock star dès l’âge de vingt ans, mes ambitions littéraires ne m’étaient apparues que récemment. Les deux nouvelles que j’examinais avaient été écrites dans un état de panique, en réponse à la lettre m’apprenant mon inscription au programme de l’université. Un pacte de suicide macabre était le sujet de l’une, et le thème de l’autre, les combats de rue en Écosse, où j’avais passé quelque temps comme travailleur social. Elles n’étaient pas très bonnes. J’en commençai une sur un adolescent qui empoisonne son chat, située elle aussi dans la Grande Bretagne d’aujourd’hui. Puis un soir, pendant ma troisième ou quatrième semaine dans cette petite chambre, je me retrouvai en train d’écrire sur le Japon, avec un sentiment d’urgence d’une force inédite – sur Nagasaki, la ville de ma naissance, aux derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce fut, je dois le souligner, une surprise pour moi. Aujourd’hui, la tendance dominante pousse un jeune auteur débutant au bagage culturel métissé à explorer ses racines d’instinct, pour ainsi dire. Mais c’était loin d’être le cas alors. L’explosion de la littérature « multiculturelle » n’aurait lieu que quelques années plus tard en Grande-Bretagne. Salman Rushdie était un inconnu dont le seul roman publié était épuisé. Si on leur avait demandé de citer le jeune romancier britannique le plus renommé, les gens auraient peut-être répondu Margaret Drabble; et parmi les auteurs plus âgés, Iris Murdoch, Kingsley Amis, William Golding, Anthony Burgess, John Fowles. Les étrangers comme Gabriel Garcia Marquez, Milan Kundera ou Borges restaient des auteurs confidentiels, leurs noms n’évoquaient rien, même aux lecteurs passionnés.ob_93d1ae_assouline-hopkins

Tel était le climat littéraire en ce temps-là, au point que lorsque j’achevai cette première nouvelle japonaise, malgré ma certitude d’avoir découvert une direction essentielle, je me demandai aussitôt s’il ne fallait pas considérer ce début comme une œuvre complaisante; je devrais peut-être revenir sans tarder à un sujet plus « normal ». Je ne commençai à la montrer qu’après beaucoup d’hésitations, et jusqu’à aujourd’hui, je suis profondément reconnaissant à mes camarades étudiants, à mes professeurs Malcolm Bradbury et Angela Carter, et au romancier Paul Bailey – écrivain résident de l’université cette année-là – pour leur réaction résolument encourageante. S’ils avaient eu un avis moins positif, je n’aurais sans doute jamais plus écrit sur le Japon. En tout état de cause, je suis retourné dans ma chambre pour écrire et écrire encore.

Pendant l’hiver 1979-80, et une bonne partie du printemps, je n’ai parlé à presque personne, à l’exception des cinq autres étudiants de ma classe, de l’épicier du village auquel j’achetais les céréales du petit déjeuner et les rognons d’agneau qui me permettaient de subsister, et de ma petite amie Lorna (devenue aujourd’hui ma femme) qui me rendait visite un week-end sur deux. Ce n’était pas une vie équilibrée, mais au cours de ces quatre ou cinq mois je réussis à achever une moitié de mon premier livre, Lumière pâle sur les collines – situé aussi à Nagasaki, pendant les années de reconstruction après le largage de la bombe atomique. Je me rappelle avoir parfois joué avec des idées de nouvelles situées ailleurs qu’au Japon, mais mon intérêt déclinait rapidement.

Ces mois furent décisifs pour moi, dans la mesure où sans eux, je ne serais jamais devenu écrivain. Depuis, j’y ai souvent repensé et je me suis demandé: qu’est-ce qui m’avait pris ? D’où venait cette curieuse énergie ? J’en ai conclu qu’à ce point précis de mon existence, je m’étais engagé dans un acte de préservation d’une urgence extrême. Pour l’expliquer, je dois revenir un peu en arrière.

En avril 1960, à l’âge de cinq ans, j’étais arrivé en Angleterre avec mes parents et ma sœur, dans la ville de Guildford, comté de Surrey, riche banlieue cossue à cinquante kilomètres au sud de Londres. Mon père était un chercheur, spécialiste de l’océanographie, venu travailler pour le gouvernement britannique. La machine qu’il inventa par la suite, soit dit en passant, fait aujourd’hui partie de la collection permanente du musée des Sciences de Londres.

Les photographies prises peu après notre arrivée montrent une Angleterre d’une époque disparue. Les hommes portent des pullovers avec un col en V et une cravate, les voitures ont encore des marchepieds et une roue de secours à l’arrière. Les Beatles, la révolution sexuelle, les manifestations d’étudiants, le « multiculturalisme » étaient au coin de la rue, mais il est difficile d’imaginer que l’Angleterre s’en soit seulement doutée lorsque ma famille a découvert le pays. Rencontrer un étranger de France ou d’Italie était déjà extraordinaire – sans parler d’un Japonais (…)

Tous nos voisins fréquentaient l’église, et quand je venais jouer avec leurs enfants, je remarquais qu’ils disaient une petite prière avant de manger. Je suivais les cours de catéchisme, et bientôt je chantai dans la chorale, devenant, à l’âge de dix ans, le premier chef de chœur japonais jamais vu à Guildford. J’allais à l’école primaire locale – j’étais sans nul doute le seul enfant non-anglais de toute l’histoire de cet établissement – et dès mes onze ans, je pris le train pour me rendre au lycée d’une ville voisine, partageant chaque matin le wagon avec des rangées d’hommes en costume à rayures et chapeau melon, qui se rendaient à Londres pour travailler dans les bureaux.

(…) Lorsque je repense à cette période, je me rappelle que cela se passait moins de vingt ans après la fin d’une guerre mondiale pendant laquelle les Japonais avaient été les pires ennemis des Anglais, et je suis stupéfait par l’ouverture d’esprit et la générosité spontanée dont cette communauté anglaise ordinaire fit preuve en nous acceptant. L’affection, le respect et la curiosité que je conserve jusqu’à ce jour pour cette génération de Britanniques qui avaient réchappé de la Seconde Guerre Mondiale, et bâti un remarquable État-providence dans son sillage, proviennent largement de mes expériences personnelles pendant ces années.

Mais en même temps, je menais une autre vie à la maison avec mes parents japonais. Sous notre toit il y avait des règles différentes, des espoirs différents, une langue différente. À l’origine mes parents avaient eu l’intention de rentrer au Japon au bout d’un an, deux peut-être. En fait, durant nos onze premières années en Angleterre, nous vivions dans l’attente perpétuelle du retour « l’an prochain ». Par conséquent, le point de vue de mes parents restait celui de visiteurs, et non d’immigrants. Ils échangeaient souvent des remarques sur les étranges coutumes des autochtones, sans ressentir la moindre obligation de les adopter. Pendant longtemps demeura l’hypothèse que je rentrerais au Japon pour y passer ma vie adulte, et ils s’efforcèrent de maintenir l’aspect japonais de mon éducation.

Chaque mois arrivait du Japon un colis contenant les bandes dessinées, les magazines et les publications scolaires du mois précédent, que je m’empressais de dévorer. Ces colis cessèrent d’arriver pendant mon adolescence – peut-être après la mort de mon grand-père – mais les conversations de mes parents sur leurs vieux amis et les membres de leur famille, le récit des épisodes de leur vie au Japon, maintenaient un flux régulier d’images et d’impressions. Pour ma part, j’avais toujours ma propre réserve de souvenirs – étonnamment vaste et limpide: de mes grands-parents, de jouets préférés que j’avais laissés, de la maison japonaise traditionnelle où nous habitions (je peux aujourd’hui encore la reconstituer pièce par pièce dans mon esprit),de mon école maternelle, de l’arrêt local du tram, du chien féroce qui vivait près du pont, du fauteuil du coiffeur spécialement adapté pour les petits garçons avec un volant de voiture fixé devant la grande glace.

Par conséquent, pendant toute mon enfance, bien avant de songer à créer des mondes fictionnels en prose, je m’affairais à construire dans mon esprit un lieu riche en détails qui s’appelait « le Japon » – un lieu auquel j’appartenais en quelque sorte, où je puisais un certain sens de mon identité, et ma confiance en moi. Le fait que je n’étais jamais retourné physiquement au Japon pendant cette période ne servait qu’à rendre ma propre vision du pays plus vivace et personnelle.

D’où le besoin de préservation. Car à partir de l’âge de vingt-cinq ans – bien que je ne l’aie jamais clairement exprimé alors – j’ai pris conscience de certains éléments clés. Je commençais à accepter le fait que « mon » Japon ne correspondait peut-être guère à l’endroit où je pouvais me rendre en avion; que le mode de vie dont parlaient mes parents, et dont le souvenir me venait de ma petite enfance, avait en grande partie disparu pendant les années soixante et soixante-dix; que de toute manière, le Japon qui existait dans ma tête avait peut-être toujours été une construction émotionnelle élaborée par un enfant grâce à la mémoire, l’imagination et la réflexion. Et peut-être plus important encore, je me rendais compte qu’année après année, à mesure que je vieillissais, ce Japon inventé – ce lieu précieux qui m’avait accompagné jusqu’à ce jour – devenait de plus en plus flou.

Kazuo Ishiguro, one of the most celebrated contemporary fiction authors in the English-speaking world, having received four Man Booker Prize nominations, and winning the 1989 award for his novel The Remains of the Day. Photographed at his home in North London.

Kazuo Ishiguro, one of the most celebrated contemporary fiction authors in the English-speaking world, having received four Man Booker Prize nominations, and winning the 1989 award for his novel The Remains of the Day. Photographed at his home in North London.

Je suis aujourd’hui certain que ce fut le sentiment que « mon » Japon était unique et en même temps terriblement fragile – inaccessible à une vérification de l’extérieur – qui me poussa à travailler dans cette petite chambre à Norfolk. Je couchais sur le papier les nuances particulières de ce monde, ses coutumes, ses règles de savoir-vivre, sa dignité, ses lacunes, toutes les pensées que m’avait inspiré cet endroit, avant qu’elles s’effacent de mon esprit. J’avais le souhait de recréer mon Japon dans une fiction, de le garder à l’abri, afin de pouvoir ensuite désigner un livre et dire: « Oui, mon Japon se trouve dans ces pages. »

Au printemps 1983, trois ans et demi plus tard, Lorna et moi vivions désormais à Londres dans un logement de deux pièces, sous les combles d’une maison haute et étroite qui se dressait au sommet d’une colline, l’un des points les plus élevés de la ville. Il y avait une antenne de télévision tout près et quand nous essayions d’écouter des disques sur notre platine, des voix fantomatiques retransmises envahissaient nos hauts-parleurs. Notre séjour n’avait ni canapé ni fauteuil, mais deux matelas recouverts de coussins, posés à même le sol. Il y avait aussi une grande table sur laquelle j’écrivais pendant la journée, et où nous dînions le soir. Ce n’était pas luxueux, mais nous aimions vivre là. J’avais publié mon premier roman l’année précédente, et le court-métrage dont j’avais écrit le scénario serait bientôt diffusé par la télévision britannique.

Pendant quelque temps j’avais été assez fier de mon livre, mais ce printemps-là, un sentiment d’insatisfaction me taraudait. Il y avait un problème. Mon premier roman et mon premier scénario pour la télévision avaient trop de similitudes. Il ne s’agissait pas du sujet, mais de la méthode et du style. Plus j’y réfléchissais, et plus mon roman ressemblait à un scénario – dialogue plus indications. Rien de grave, jusqu’à un certain point, mais je souhaitais à présent écrire une fiction qui ne soit efficace que sur la page. À quoi bon écrire un roman qui ne procure rien de plus au lecteur que ce qu’il peut éprouver en allumant son poste de télévision ? Comment la fiction écrite pouvait-elle espérer de survivre face à la puissance du cinéma et de la télévision si elle n’offrait pas quelque chose d’unique, une œuvre que les autres formes de création n’étaient pas capables de réaliser ?

Vers cette époque, j’attrapai un virus et je dus m’aliter quelques jours. Lorsque je commençai à me sentir mieux, et que l’envie de dormir sans arrêt se dissipa, je découvris que le lourd objet dont la présence dans mes draps m’incommodait depuis quelque temps, était en réalité un exemplaire du premier volume d’À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust. J’entamai donc sa lecture. Mon état encore fiévreux fut peut-être un facteur, mais la première partie, Combray, me captiva totalement. Je la lus et la relus encore. Mise à part la beauté pure de ces passages, je fus fasciné par la manière dont Proust enchaînait les épisodes. L’ordre des événements et des scènes ne respectait pas les exigences habituelles de la chronologie, ni celles d’une intrigue linéaire. Au lieu de cela, les associations de pensée décousues, ou les caprices de la mémoire, semblaient entraîner le récit d’un épisode à l’autre. Parfois je me surprenais à me demander : pourquoi ces deux moments sans lien apparent étaient-ils placés côte à côte dans l’esprit du narrateur ?

Je vis soudain comment composer mon second roman d’une façon plus libre, très intéressante; cela créerait une richesse sur la page, et introduirait des mouvements internes impossibles à capter sur un écran. Si je pouvais évoluer d’un passage à l’autre en fonction des associations de pensée du narrateur et de la fluctuation des souvenirs, je réussirais à composer une œuvre à la façon d’un peintre abstrait qui choisit l’emplacement des formes et des couleurs sur une toile. Je pouvais juxtaposer une scène survenue deux jours auparavant à une séquence remontant à vingt ans, et demander au lecteur de méditer le rapport entre les deux. De cette manière, pensais-je, il me serait possible de laisser entrevoir les multiples strates du déni et de l’aveuglement qui brouillaient la perception que chacun de nous a de son moi et de son passé.

Mars 1988. J’avais 33 ans. Nous possédions désormais un canapé et j’y étais allongé, écoutant un album de Tom Waits. L’année précédente, Lorna et moi avions acheté notre propre maison dans un quartier au sud de Londres, peu à la mode mais agréable, et dans cette demeure, pour la première fois, je disposais d’un bureau. Il était petit, n’avait pas de porte, mais j’étais enchanté de pouvoir étaler mes papiers sans avoir besoin de les ranger à la fin de la journée. Dans ce même bureau, je venais – du moins je le croyais – d’achever mon troisième roman. Le premier dont le cadre n’était pas japonais – mon Japon personnel ayant perdu de sa fragilité grâce à l’écriture de mes livres précédents. En réalité mon roman suivant, qui devait s’appeler Les vestiges du jour, paraissait anglais à un point extrême – mais, espérais-je, pas dans le style de nombreux écrivains britanniques de l’ancienne génération. Au contraire de la plupart d’entre eux, supposais-je, je ne partais pas du principe que mes lecteurs étaient tous anglais, dotés d’une connaissance innée des subtilités et des préoccupations anglaises.

À présent, des écrivains tels que Salman Rushdie et V.S. Naipaul avaient ouvert la voie à une littérature plus internationale, tournée vers l’extérieur, qui ne revendiquait pas la centralité de la Grande-Bretagne, ni son importance systématique. Leur œuvre était post-coloniale dans le sens le plus large du terme. Je voulais, comme eux, créer une fiction « internationale » qui franchirait aisément les frontières linguistiques et culturelles, même en écrivant une histoire située dans un monde qui paraissait typiquement anglais. Ma version de l’Angleterre serait en quelque sorte une version mythique dont les contours, j’en étais persuadé, étaient déjà présents dans l’imagination de beaucoup de gens dans le monde, même si certains n’avaient jamais visité le pays.

Le personnage principal du roman que je venais de terminer était un majordome anglais qui se rend compte trop tard qu’il s’est trompé de valeurs morales pendant toute sa vie; et qu’il a consacré ses meilleures années à servir un sympathisant nazi; qu’en évitant d’assumer une responsabilité morale et politique dans son existence, il a gâché cette vie au sens le plus profond du terme. Plus encore: dans son désir de devenir le domestique parfait, il s’est interdit d’aimer la seule femme qui lui tient à cœur, et d’être aimé par elle.

J’avais relu mon manuscrit à plusieurs reprises, et j’étais assez satisfait. Mais le sentiment lancinant qu’il manquait quelque chose persistait.

Je me trouvais donc un soir dans notre maison, ainsi que je l’ai dit, allongé sur le canapé, en train d’écouter Tom Waits. Et Tom Waits entonna une chanson intitulée « Ruby’s arms ». Peut-être que certains d’entre vous la connaissent. (J’ai même envisagé de vous la chanter maintenant, mais j’ai changé d’avis.) C’est une ballade sur un homme, sans doute un soldat, qui part en laissant son amante endormie. C’est le petit matin, il descend la rue, prend un train. Rien d’anormal. Mais la voix qui interprète la chanson est celle d’un clochard américain bourru fort peu habitué à révéler ce qu’il ressent au fond de lui. Puis vient un moment, au milieu de la chanson, où l’homme nous dit qu’il a le cœur brisé. L’émotion de cet instant est presque insupportable, à cause de la tension entre le sentiment lui-même et l’énorme résistance que le soldat doit visiblement surmonter pour l’exprimer. Tom Waits chante le vers avec une magnificence cathartique, alors que sous le poids d’une tristesse extrême, s’écroule le stoïcisme de toute une vie de dur à cuire.

En écoutant Tom Waits, je compris que ma tâche n’était pas terminée. Quelque temps auparavant, j’avais décidé sans réfléchir que mon majordome anglais conserverait ses défenses émotionnelles, qu’il parviendrait, grâce à ce bouclier, à se cacher de lui-même et de son lecteur jusqu’au bout. Je comprenais à présent que je devais revenir sur cette décision. Juste un moment, vers la fin de mon livre, un moment que je devrais choisir avec soin, je devrais percer son armure. Faire entrevoir un désir immense et tragique.

Je dois préciser qu’en de multiples occasions, les voix des chanteurs m’ont enseigné des leçons essentielles. Ici, je me réfère moins aux paroles qu’au chant lui-même. Nous le savons, une voix humaine qui chante est capable d’exprimer un mélange d’émotions d’une complexité insondable. Au cours des années, divers aspects de mon écriture ont été influencés par Bob Dylan, Nina Simone, Emmylou Harris, Ray Charles, Bruce Springsteen, Gillian Welch et mon amie et collaboratrice Stacey Kent. Je percevais quelque chose dans leurs voix, et je me disais: « Ah oui, c’est ça. C’est ce que je dois saisir dans cette scène. Une sensation très proche de cela. » Souvent, c’est une émotion que je ne peux formuler avec des mots, mais elle est là, dans la voix du chanteur, et je sais dans quel sens je dois aller.

En octobre 1999 je fus invité par le poète allemand Christoph Heubner, au nom de la Commission internationale d’Auschwitz, à consacrer quelques jours à la visite de l’ancien camp de concentration. J’étais logé au Centre de jeunesse situé sur la route qui part du premier camp d’Auschwitz et aboutit au camp de la mort de Birkenau, trois kilomètres plus loin. On me conduisit sur ces sites et je rencontrai trois survivants de manière informelle. Je sentis que j’étais proche, géographiquement du moins, du cœur de la force obscure à l’ombre de laquelle ma génération avait grandi. À Birkenau, un après-midi pluvieux, je m’arrêtai devant les décombres des chambres à gaz – aujourd’hui étrangement abandonnés sans surveillance – dans l’état où les Allemands les avaient laissés après avoir dynamité les bâtiments et s’être enfuis devant l’armée rouge.

Maintenant c’étaient juste des plaques de béton armé brisées et humides, exposées au rude climat polonais, se détériorant d’année en année. Mes hôtes parlaient de leur dilemme. Fallait-il protéger ces vestiges ? Construire des dômes en perspex pour les recouvrir, afin de les préserver à l’intention des générations futures ? Ou bien valait-il mieux les laisser se désagréger peu à peu, de façon naturelle, et disparaître ? Cela me parut être la puissante métaphore d’un dilemme plus vaste. Comment de tels souvenirs seraient-ils préservés ? Les dômes de verre transformeraient-ils ces reliques du mal et de la souffrance en de fades expositions muséales ? Comment choisir ce que nous devions garder en mémoire ? Ne vaut-il pas mieux oublier et aller de l’avant ?

J’avais 44 ans. Jusqu’à maintenant j’avais considéré que la Seconde Guerre Mondiale, avec ses horreurs et ses triomphes, appartenait à la génération de mes parents. Il m’apparut qu’avant longtemps, beaucoup de ceux qui avaient été les témoins directs de ces événements historiques ne seraient plus en vie. Et ensuite ? Le fardeau de la mémoire incombait-il à ma génération ? Nous n’avions pas vécu les années de la guerre, mais elles avaient façonné la vie de nos parents de manière indélébile. Avais-je désormais, en ma qualité de conteur, un devoir dont je n’avais pas eu conscience jusqu’à ce jour ? Le devoir de transmettre, du mieux que je pouvais, les souvenirs et les leçons de la génération de nos parents à celle qui suivrait la nôtre ? (…)

Un soir, au début 2001, dans le salon obscur de notre maison au nord de Londres (où nous habitions désormais), Lorna et moi commençâmes à regarder, sur une cassette VHS de qualité raisonnable, un film d’Howard Hawks sorti en 1934, qui s’appelait Twentieth Century (Train de luxe). Nous découvrîmes bientôt que le titre ne se référait pas au XXe siècle que nous venions de quitter, mais au célèbre train de luxe de cette époque, qui reliait New York à Chicago. Comme le savent certains d’entre vous, ce film est une comédie au rythme soutenu, qui se déroule en grande partie dans le train, et décrit un producteur de Broadway de plus en plus désespéré, qui essaie d’empêcher son actrice principale de se rendre à Hollywood pour devenir une vedette de cinéma. Le film est construit autour de l’extraordinaire performance comique de John Barrymore, l’un des grands acteurs de son temps. Ses expressions de visage, ses gestes, presque chacune de ses répliques sont chargés de l’ironie, des contradictions et des extravagances grotesques d’un homme qui se noie dans l’égocentrisme et la théâtralité.

C’est sous beaucoup d’aspects une performance brillante. Pourtant, alors que le film continuait de se dérouler, je me sentis curieusement détaché. Cela m’intrigua au début. D’habitude j’aimais bien Barrymore, et j’étais un grand amateur des autres films tournés par Howard Hawks à cette période – comme La dame du vendredi et Seuls les anges ont des ailes. Puis, au bout d’une heure environ, une idée simple, évidente, me traversa l’esprit. Si tant de personnages captivants, indéniablement crédibles dans les romans, les films et les pièces de théâtre, me laissaient si souvent indifférent, c’était parce que la relation humaine établie par les échanges avec leurs partenaires ne présentait pas d’intérêt. Aussitôt me vint la réflexion suivante sur mon propre travail: Et si je cessais de me préoccuper de mes personnages pour me soucier du rapport qui existait entre eux ?

Tandis que le train cliquetait en direction de l’ouest et que John Barrymore devenait de plus en plus hystérique, je songeai à la célèbre distinction établie par E.M. Forster entre les personnages en deux dimensions et en trois dimensions. Un personnage de roman était en trois dimensions, disait-il, dans le sens où « il nous surprenait de manière convaincante ». Il devenait ainsi un personnage « rond ». Et que se passait-il, me demandai-je alors, si un personnage était en trois dimensions, à la différence des hommes ou des femmes qu’il fréquentait ? À un autre moment de cette même série de conférences, Forster avait eu recours à une image humoristique, l’extraction aux forceps de l’intrigue d’un roman, brandie en l’air tel un ver qui se tortille, afin d’être examinée à la lumière. Je pourrais peut-être tenter un exercice similaire et étudier au grand jour les diverses relations humaines qui se tissent dans un récit ? Faire la même chose avec mon propre travail – pour des récits achevés et d’autres que je prévoyais d’écrire ? Par exemple, me pencher sur cette relation entre un mentor et son élève. Cela apporte-t-il quelque chose de neuf, de pertinent ? Ou bien, à présent que je l’étudie, ne devient-il pas évident que c’est un stéréotype usé, identique à ceux qu’on trouve dans des centaines de romans médiocres ? Ou encore, cette relation entre deux amis en concurrence: est-elle dynamique ? A-t-elle une résonance émotionnelle ? Évolue-t-elle ? Est-elle en trois dimensions ? J’eus brusquement l’impression de mieux comprendre pourquoi divers aspects de mon travail avaient échoué dans le passé, malgré les remèdes désespérés auxquels j’avais eu recours. L’idée me vint – alors que je continuais de regarder John Barrymore – que tous les bons romans, quel que fût le parti pris radical ou traditionnel du mode de récit, devaient contenir des relations essentielles à nos yeux; des relations émouvantes, amusantes, irritantes, surprenantes. Peut-être qu’à l’avenir, si je soignais mieux leurs relations, mes personnages prendraient soin d’eux-mêmes.

Il me vient à l’esprit en vous disant cela que j’affirme peut-être quelque chose qui vous a toujours paru évident. Mais tout ce que je peux dire, c’est que cette idée m’est venue étonnamment tard dans ma vie d’écrivain, et que je la perçois aujourd’hui comme un tournant comparable à ceux que je vous ai décrits aujourd’hui. À partir de ce moment-là, j’ai commencé à construire autrement mes livres. Lorsque j’écrivis Auprès de moi toujours (Never Let Me Go), par exemple, je me concentrai dès le début sur le triangle central de relations, et ensuite sur les autres relations qui en émanaient.

Les tournants décisifs de la carrière d’un écrivain – et peut-être de toutes sortes de carrières – se produisent ainsi. Ce sont souvent de petits moments échevelés. Des étincelles de révélation, silencieuses et secrètes. Ils surviennent rarement, et quand ils le font, c’est sans fanfare, sans l’accord des mentors ou des collègues. Ils doivent souvent se battre pour attirer l’attention, avec des exigences plus tapageuses, plus urgentes en apparence. Parfois ce qu’ils révèlent peut aller à l’encontre de l’opinion prédominante. Mais quand ils surgissent, il est important d’être capable de les reconnaître pour ce qu’ils sont. Sinon ils vous glissent entre les mains.

J’ai insisté ici sur l’aspect petit et secret, car c’est le fond même de mon travail. Une personne écrivant dans une pièce tranquille, s’efforçant d’entrer en contact avec une autre personne qui lit dans un lieu paisible – enfin, peut-être pas si paisible que ça. Les histoires peuvent distraire, et parfois vous instruire ou défendre un point de vue. Mais pour moi, l’essentiel est qu’elles communiquent des émotions. Qu’elles en appellent à ce que nous partageons en tant qu’êtres humains par delà nos frontières et nos dissensions. De grandes industries glamour se bousculent autour d’elles; l’industrie du livre, l’industrie du cinéma, l’industrie de la télévision. Mais à la fin, il s’agit d’une personne qui dit à une autre: Voici ce que je ressens. Vous comprenez ce que je dis ? Est-ce que vous éprouvez la même chose vous aussi ?

(…) Me voici donc, à soixante ans passés, en train de me frotter les yeux et d’essayer de discerner dans la brume les contours de ce monde dont je ne soupçonnais pas l’existence jusqu’à hier. Trouverai-je l’énergie d’observer ce lieu inconnu, moi qui suis un auteur harassé, d’une génération intellectuellement à bout de forces ? Me reste-t-il quelque chose qui puisse aider à proposer une perspective, à introduire des strates d’émotions dans les querelles, les conflits et les guerres qui surviendront alors que les sociétés luttent pour s’adapter à ces énormes changements ?

Je devrai m’acquitter de cette tâche du mieux que je peux. Parce que je crois encore que la littérature est importante, et le sera d’autant plus lorsque nous franchirons ce terrain accidenté. Mais je compte sur les écrivains des jeunes générations pour nous inspirer et nous guider. C’est leur époque, et ils en auront l’instinct et la connaissance qui me manquent. Dans le monde des livres, du cinéma, de la télévision et du théâtre je vois aujourd’hui des talents exaltants, audacieux: des femmes et des hommes de vingt, trente et quarante ans. Donc je suis optimiste. Pourquoi ne devrais-je pas l’être ?

Mais permettez-moi de conclure en lançant un appel – si vous voulez, mon appel du Nobel ! Il est difficile de refaire le monde, mais réfléchissons du moins à la manière de préparer notre coin de l’édifice, ce coin de « littérature », où nous lisons, écrivons, publions, dénonçons, et décernons des prix aux livres. Si nous devons jouer un rôle important dans cet avenir incertain, si nous devons tirer le meilleur parti des écrivains d’aujourd’hui et de demain, je crois qu’il nous faut devenir plus divers. Cela peut se faire en deux façons.

D’abord, nous devons élargir notre univers littéraire habituel pour inclure beaucoup d’autres voix au-delà des zones de confort des cultures d’élite des pays riches. Nous devons chercher avec plus d’énergie les joyaux de cultures littéraires qui demeurent inconnues à ce jour, que les auteurs vivent dans des contrées lointaines ou au sein de nos propres communautés. Ensuite: nous devons prendre grand soin de ne pas définir ce qui constitue une bonne littérature à nos yeux en des termes trop étriqués ou trop classiques. Les écrivains de la génération à venir vont inventer toutes sortes de manières nouvelles, parfois déroutantes de raconter des histoires essentielles et merveilleuses. Nous devons nous montrer ouverts à leur égard, en particulier en ce qui concerne le genre et la forme, afin de les stimuler et de rendre hommage aux meilleurs d’entre eux. En un temps où s’accélère dangereusement la division, nous devons écouter. Des écrits et des lectures de qualité briseront les barrières. Nous trouverons peut-être même une idée neuve, une grande vision humaine, autour de laquelle nous rassembler (…)

KAZUO ISHIGURO

Traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch

MLA style: « Kazuo Ishiguro – Conférence Nobel: Ma soirée du XXe siècle – et autres petites incursions ». Nobelprize.org. Nobel Media AB 2014. Web. 7 Dec 2017. http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2017/ishiguro-lecture_fr.html

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(« Kazuo Ishiguro » photo Andrew Testa ; « Anthony Hopkins et Emma Thomson dans Les Vestiges du jour de James Ivory d’après le roman de Kazuo Ishiguro » photo D.R.)

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commentaires

883 Réponses pour Ma soirée du XXe siècle – et autres petites incursions

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 14 h 52 min

Rose, si vous expurgez notre balance du commerce extérieur des ventes d’armement ça risque de faire un trou , y ajouter les emplois, et compter sur d’autres pays pour pourvoir à la demande, la seule façon d’en sortir et nous en sommes loin avec ces clous bien enfoncés sur la scène internationale serait de gouverner mondialement la planète, c’est une utopie. Voyez aux USA le grabuge et les morts qui sont dus au commerce des armes à la société civile sans pratiquement aucun contrôle et avec la même pression que continue d’exercer l’industrie sur le pouvoir en place. Il faut peut-être tout changer pour que rien ne change, Obama s’est essayé à tenter de changer certaines choses sans succès, résultat: élection en faveur des républicains.

Delaporte dit: 11 décembre 2017 à 14 h 49 min

Sylvie Vartan n’est pas contente que Johnny soit enterré à Saint-Barth. Pourtant, du point de vue de Johnny, c’était l’idéal. Ses fans prendront l’avion, et ainsi il y en aura moins à venir déranger son dernier repos. Il a assez donné lorsqu’il était vivant, avec ses 30 millions de spectateurs à ses concerts !

Sylvie Vartan, la première épouse de Johnny Hallyday, s’est dite «triste» que la star, inhumée ce lundi sur l’île de Saint-Barthélemy, soit «si loin de nous tous qui l’aimons tant». Figaro

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 14 h 49 min

Napoléon n’a jamais envisagé d’être enterré en Corse, JC. Il pensait plutôt reposer au Père-Lachaise, au milieu de ses maréchaux…

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 14 h 47 min

« J’ai tendance à penser, mais peut-être que je me trompe, que la plupart de ces restes n’existeraient tout simplement plus s’ils étaient restés sur place au lieu d’être protégés dans des musées… »

Argument parfaitement recevable, closer !

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 14 h 44 min

JC si vous retirez à certains peintres et pas des moindres, Picasso, l’influence qu’ont exercé sur leur art les arts primitifs cela va faire des toiles en moins, y avez vous pensé?

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 14 h 43 min

Je ne connaissais pas cette émouvante et éprouvante « Lettre à D. », JJJ.
Mais il m’en faudrait une trentaine dans ce genre pour composer une petite anthologie !

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 42 min

bérénice

je ne dis rien sur le département des antiquités ; toutefois, je pense que nous pourrions rendre tout ce que contiennent les « archives », les placards, les stocks, les milliers d’objets qui séjournent dans des caisses et lorsque la Seine monte menacent d’être engloutis : rendons-les à l’Égypte à la Mésopotamie au Honduras etc.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/59/Croissant_fertile_carte.png/250px-Croissant_fertile_carte.png

Et cessons de vendre des avions de chasse aux pays en guerre.

Il ne le comprends pas cela Macron qu’il ne faut pas proposer la Paix mais la construire activement ?

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 38 min

christiane

on pourrait y rajouter qq bribes :

Ariane qui donne le fil à Thésée et qui reste oubliée sur la plage lorsqu’il a a vaincu l’épreuve et que les jeunes gens ne seront plus désormais dévorés. Il repart, seul.
Ariane qui est la soeur de Phèdre, Phèdre ma magnifique.
https://mythologica.fr/grec/constellation.htm

Notons, en passant que les deux soeurs Ariane et Phèdre trahiront toutes deux leur famille, père et frère pour deux hommes Thésée et Jason qui les trahiront à leur tour. Comme si trahir amenait à trahir.

Thésée qui oublie, dans l’effervescence de son succès de hisser la voile blanche et son père qui se jette du haut de la falaise dans la mer qui se nommera Égée en hommage.

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 37 min

moi non plus closer ; néanmoins, se suicider à deux, pour moi ce n’est pas s’aimer.
Ce qui m’a touchée dans ce bouquin c’est qu’il reconnaisse ses torts avec tant de franchise.

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 36 min

http://larepubliquedeslivres.com/ma-soiree-du-xxe-siecle-et-autres-petites-incursions/comment-page-4/#comment-817597

christiane

on pourrait y rajouter qq bribes :

Ariane qui donne le fil à Thésée et qui reste oubliée sur la plage lorsqu’il a a vaincu l’épreuve et que les jeunes gens ne seront plus désormais dévorés. Il repart, seul.
Ariane qui est la soeur de Phèdre, Phèdre ma magnifique.
https://mythologica.fr/grec/constellation.htm

Notons, en passant que les deux soeurs Ariane et Phèdre trahiront toutes deux leur famille, père et frère pour deux hommes Thésée et Jason qui les trahiront à leur tour. Comme si trahir amenait à trahir.

Thésée qui oublie, dans l’effervescence de son succès de hisser la voile blanche et son père qui se jette du haut de la falaise dans la mer qui se nommera Égée en hommage.

closer dit: 11 décembre 2017 à 14 h 33 min

Pourquoi moi D?

J’ai tendance à penser, mais peut-être que je me trompe, que la plupart de ces restes n’existeraient tout simplement plus s’ils étaient restés sur place au lieu d’être protégés dans des musées…climat, pillages…Je n’ai donc pas grande qualification pour répondre à votre proposition!

closer dit: 11 décembre 2017 à 14 h 28 min

Magnifique André Gorz, d’accord avec JJJ.

Rose, si son témoignage ne montre pas qu’il l’a aimée, je ne sais pas ce qu’aimer veut dire.

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 14 h 28 min

Les colonisateurs ont apporté la civilisation la plus noble à des sauvages qui s’entretuaient pour un résultat nul : ça n’a pas de prix d’avoir quelques statuettes en bois pourri, dans des musées non-visités !

Ne rendons JAMAIS la Tour Eiffel aux africains !

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 23 min

C’est aussi la raison pour laquelle je déteste le musée des Arts premiers.
Tous les collectionneurs d’art africain sont, à l’initiale, des pilleurs.

rose dit: 11 décembre 2017 à 14 h 21 min

Lumineux bouquin Lettre à Dorine, lumineux témoignage posthume et testamentaire, pour deux raisons à mes yeux.
Tout d’abord, parce qu’il témoigne avec une lucidité absolue, froide et cruelle combien son attitude envers son épouse a été, tout au long de leur vie de couple, ignominieuse : il se targue de tout ce qu’il a fait mensonges, trahsions, faux témoignages etc. dirigés principalement contre son épouse : il en fait l’inventaire minutieux.
Ensuite, parce que ce regard sans complaisance porté sur lui-même, alors que Dorine est très malade et se laisse glisser doucement sur la pente descendante, l’amène à se dévoiler la face et à desciller ses yeux aveuglés par la gloire, le pouvoir et que sais-je encore (n°72 ou antérieur).

Et là, je ne crois pas me souvenir qu’il lui demande pardon.
Il me semble qu’il reconnait les faits suivis d’une constatation énorme : il écrit : elle seule a compté dans ma vie.
Je ne sais pas s’il souligne qu’il l’a aimée ou pas.
N’empêche que c’est un repentir tardif gigantesque.

En // , il décide de mourir avec elle.

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 14 h 18 min

Restituer des œuvres d’art acceptées dans le cadre d’accords coloniaux admirables de simplicité ?

Rendre le corps de Napoleone Buonaparte à des sauvages corses ?…..

JAMAIS !

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 14 h 13 min

D pensez-vous que tous les éléments de restitution soient référencés? pour ce qui est de rendre et d’autres objets , de culte notamment, des promesses ont été données, le musée des arts premiers risque de se dégarnir un peu . Qu’est-ce qu’on va mettre à la place? et dire que je ne l’ai jamais visité!

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 14 h 11 min

le couple…, en effet, c le sujet littéraire le plus casse gueule qui soit de la littérature mondiale. En y réfléchissant un brin, je ne vois pas trop de quoi vous démentir, et puis tout d’un coup, une petite lumière venue de si loin dans la zone non littéraire de mon cerveau vient de s’allumer qui me souffle ceci : ‘mais si, souviens-toi comme tu avais été chaviré y’a une dizaine d’années par le témoignage presque testamentaire d’André Gorz à sa femme Dorine. Jamais je n’avais rien lu d’aussi miraculeux que ce petit texte, Lettre à D…
http://www.liberation.fr/ecrans/2007/09/25/andre-gorz-derniere-lettre-a-d_102463
Ne me décevez pas, Jazzman, ne venez surtout pas me dire que vous n’auriez pas été transpercé par ça, hein !… Je n’ai jamais rencontré une personne de bonne foi sur cette terre qui aurait osé me dire y être restée de marbre…
Une fois le témoignage refermé, cela dit, je peux fort bien comprendre qu’il soit difficile de s’y mettre à son tour. Mais croyez-moi, jazzman, il vaut quand même le peine d’essayer, et oublier les caricatures des jouhandeaux, c trop fastoche !…

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 14 h 08 min

, il paraitrait que j’ai une fille…

et pas de pensions alimentaires fidèle au pourcentage scandaleux des hommes divorcés qui ne s’en acquittent pas. Je suppose( trêve de plaisanterie) Jazzi qu’elle ne vous l’a jamais demandée, jalouse de son indépendance et soucieuse de préserver la distance qui vous sépare; les enfants y compris et surtout ceux qui sont adoptés en grande majorité recherchent à un moment donné leur(s) parent(s) biologique(s).Les pays nordiques possédant en cette matière des lois différant des nôtres. Cela a d’ailleurs donné lieu à des productions cinématographiques de qualité fluctuante s’alimentant aux banques de spermes avec pour résultat d’attribuer à un seul donneur une lignée impressionnante par le nombre, une autre fois un père tout à fait ravi de découvrir son fils ou sa fille; bref un aliment très Cecos pour l’industrie du cinéma.

t dit: 11 décembre 2017 à 14 h 05 min

, il paraitrait que j’ai une fille…

et pas de pensions alimentaires fidèle au pourcentage scandaleux des hommes divorcés qui ne s’en acquittent pas. Je suppose( trêve de plaisanterie) Jazzi qu’elle ne vous l’a jamais demandée, jalouse de son indépendance et soucieuse de préserver la distance qui vous sépare; les enfants y compris et surtout ceux qui sont adoptés en grande majorité recherchent à un moment donné leur(s) parent(s) biologique(s).Les pays nordiques possédant en cette matière des lois différant des nôtres. Cela a d’ailleurs donné lieu à des productions cinématographiques de qualité fluctuante s’alimentant aux banques de spermes avec pour résultat d’attribuer à un seul donneur une lignée impressionnante par le nombre, une autre fois un père tout à fait ravi de découvrir son fils ou sa fille ,; bref un aliment très Cecos pour l’industrie du cinéma.

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 14 h 03 min

Les plus belles pages sur le couple que je connaisse, un couple non marié ribouldingue, sont celles de Simone de Beauvoir, notamment sa « Cérémonie des adieux », un récit, pas un roman !

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 56 min

« et objets funéraires leur appartenant étant spoliés et montrés aux yeux de tous dans des musées. »

ça viderait le musée Branly, voulu par Jacques Chirac, et que je n’aime pas trop pour cette raison : objets sacrés présentés hors de leur contexte. Mais Christiane, l’adore !

D. dit: 11 décembre 2017 à 13 h 51 min

Closer, accepteriez-vous de militer avec moi pour une cause que je défends et défendrai jusqu’au bout : rendre à leurs tombeaux d’origine les ossements et momies et sarcophages conservés dans les collections publiques ou privées ? Il est inacceptable que des sépultures d’hommes défunts aient été et soient encore profanées, leur restes et objets funéraires leur appartenant étant spoliés et montrés aux yeux de tous dans des musées.

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 51 min

Certes, ribouldingue, j’aurais dû mettre les guillemets. Mais « mariage de raison » était la bonne expression, en l’occurence…

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 48 min

L’écrivain Jacques de Bourbon Busset s’était fait une spécialité de ce thème du couple. Mais qui l’a lu ? Pas moi, tant je crains la mièvrerie à ce sujet !

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 38 min

Tout devrait pouvoir être traité en littérature, LVDLB.
Et pourtant je ne pourrais pas proposer un « Goût du couple », le thème qui me tient le plus à coeur !
Un sujet littéraire particulièrement casse-gueule, qui oscille entre la mièvrerie des romans à l’eau de rose et la vacherie, telles les chroniques maritales de Jouhandeau !

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 31 min

C’était avec un homme, ribouldingue.
La lignée est assurée par mon frère ainé. Procréer n’a jamais été dans mes préoccupations. Et pourtant, il paraitrait que j’ai une fille…

ribouldingue dit: 11 décembre 2017 à 13 h 28 min

« 7 ans d’un mariage de raison, entre 22 et 29 ans »

Tu n’as pas procréé pour assurer la continuité de la glorieuse lignée des Barozzi de la Place Saint Marc?

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 13 h 21 min

@je m’interroge beaucoup sur le thème du couple

Oui, moi aussi.
Mais c’est d’la méca gèn’, la plupart du temps, une histoire de force et de moment, donc pas littéraire.

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 20 min

Pardon, 7.2.31 ! Au cas où vous voudriez les jouer. En général, je porte chance… aux autres !

Merci, c’est gentil, JJJ…

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 13 h 16 min

En fait, JJJ et LVDLB, je m’interroge beaucoup sur le thème du couple. Je me demande même si ce n’est pas le sujet le plus difficile à traiter. Quel roman sur le couple dans la littérature mondiale ? A-priori, je n’en vois pas.
Je n’ai pratiquement jamais vécu seul jusqu’à aujourd’hui.
7.2.32.
Ce sont les numéros de mon tiercé :
7 ans d’un mariage de raison, entre 22 et 29 ans ; 2 ans d’une passion maladive avec un jeune Portugais à peine majeur, ensuite ; 31 ans enfin avec celui qui semble être le bon…

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 13 h 12 min

@12.42 Je voulais faire une fleur et une fois de plus la tulipe noire est fanée avant de vous être parvenue : vous avez indéniablement le goût des autres au point parfois même de vous laisser aller à une trop grande curiosité… Vous composez de multiples ouvrages thématiques que nous apprécions parfois, en allant chercher dans la littérature des autres de quoi les alimenter, voul-ais-je dire…. un peu comme si vous vous effaciez devant eux… Je faisais plutôt allusion à la virginité de votre oeuvre personnelle, que nous aimerions tous connaître si vous essayiez de faire publier les nombreux romans que vous avez entrepris, au lieu de les laisser gésir en vos placards. Je voulais presque vous inciter à violer les éditeurs, car il faut bien commencer (à n’importe quel âge), à s’épuceler du gland métaphorique de manière offensive à leur égard. Vous le devez à celzéceux qui se demandent de quoi vous êtes autrement capable et qui ne doutent pas a priori de votre talent.
NB/ peu m’importe qu’on me tutoie ou voussoie, le pb c’est que je n’y arrive pas moi-même quand je ne connais pas les gens, (quand c’est pas dans l’IRL comme on dirait). Sauf si je veux être méchant parce qu’on m’aura bien cherché, alors là, tu peux t’en prend’plein dans la tronche.

closer dit: 11 décembre 2017 à 13 h 09 min

Christiane, je n’ai pas revu le film depuis sa sortie. Il me reste une impression d’ensemble d’un film essentiellement beau par son esthétique, le jeu de ses acteurs et le déroulement implacable du scénario. Peu importe l’idéologie qu’il véhicule, l’important est qu’elle ne soit pas un écho niais de la pensée dominante qui traîne partout, et surtout qu’elle ne soit pas explicite et cousue de fil blanc. J’ai horreur des sermons déguisés en fiction. Des « gueules », une intrigue haletante, pas de prêchi-prêcha, une belle photographie, c’est déjà beaucoup par les temps qui courent…

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 12 h 53 min

@A quel moment va-t-on sortir les mouchoirs ?
bas rosis, no way.
Contest lancé. Gros boulot, va falloir faire des fiches 😉

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 12 h 49 min

« je n’avais besoin de personne, et pourtant toute cette place était à prendre. »

C’est beau, LVDLB. A quel moment va-t-on sortir les mouchoirs ?
Attention, JJJ n’aime pas qu’on le tutoie !
Serais-tu le seule exception à la règle ?

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 12 h 43 min

@Cela produit des étincelles devant Asmodée, comme souvent ce fut le cas entre Alma et Michael.

rhôô, t’sais que tu peux être touchant parfois ?
Comme dit une parole, : je n’avais besoin de personne, et pourtant toute cette place était à prendre.

Contest lancé, même si je suis comme le lapin d’ Alice, déjà en retard, alors s’te plaît, si tu arrives le premier fais le mieux que pour  » Canada »…

christiane dit: 11 décembre 2017 à 12 h 43 min

@Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 11 h 26 min
Vos restrictions sont partagées par des spectateurs et recevables, néanmoins, j’ai aimé revoir ce film haletant, justement pour me positionner face aux deux personnages et réfléchir. Le final est étourdissant, comme l’échange salvateur des deux sourires mais avant quelle fine exploration du rapport dominant-dominé, manipulateur-victime… et une construction vraiment maîtrisée.
Merci pour les escargots à ne pas écraser…

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 12 h 42 min

« Je crois que votre curiosité et insatiable goût de recopier les autres vous a fait perdre un peu de votre virginité. »

J’aimerais comprendre, JJJ. C’est pas très clair. je ne vois pas bien le rapport de cause à effet. De quelle virginité s’agit-il ? Ne serait-il pas plus juste de parler du goût des autres. Citer est-ce recopier ou transmettre ?

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 12 h 33 min

LVDLB et JJJ, ni jalousie ni fantasme, mais seulement une admiration émue à l’expression de votre double passion. C’est si beau et si rare !

« Elle et moi, nous avons des vies parallèles qui se recoupent parfois »

« La vie des bois est une chance, saisis-la. La vie des bois est beauté, admire-la. La vie des bois est béatitude, savoure-la. La vie des bois est un rêve, fais en une réalité. La vie des bois est un défi, fais lui face. La vie des bois est un devoir, accomplis-le. La vie des bois est un jeu, joue-le. La vie des bois est précieuse, prends en soin. La vie des bois est une richesse, conserve-la. La vie des bois est amour, jouis-en. La vie des bois est mystère, perce-le. La vie des bois est promesse, remplis-la. La vie des bois est tristesse, surmonte-la. La vie des bois est un hymne, chante-le. La vie des bois est un combat, accepte-le. La vie des bois est une tragédie, prends la à bras le corps. La vie des bois est une aventure, ose-la. La vie des bois est bonheur, mérite-le. La vie des bois est la vie, défends la. »

christiane dit: 11 décembre 2017 à 12 h 32 min

Oui, Bloom,
prendre du recul dans cette tauromachie où certains se livrent à un ballet étrange pour jouir de faire souffrir, à l’abri d’un pseudo ou de plusieurs pseudos…
Quand Picasso enfant assistait, près de son père, aux corridas à Malaga, ou plus tard à Arles, lui vint ce goût de dessiner des tauromachies et le minotaure. Dualité de l’homme dans ce monstre enfermé dans un labyrinthe, mythe fondateur de la cité athénienne. Thésée, qui tua le monstre dans son sanctuaire… mais aussi cet étrange sacrifice : chaque année sept garçons et jeunes filles d’Athènes lui étaient donnés en pâture.
Picasso disait : « En Espagne, le matin on va à la messe, l’après midi à la corrida et le soir au bordel ». Terrible raccourci des us et coutumes de la rdl…
C’est Dédale qui donne la solution pour sortir du labyrinthe : revenir sur ses pas en suivant le fil d’or qu’on avait déroulé depuis l’entrée.
Mes lectures et mes dessins, en quelque sorte…

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 12 h 19 min

@12.09 Ne prenez pas vos fantasmes pour des réalités, jazzman, voyons don ! Elle et moi, nous avons des vies parallèles qui se recoupent parfois dans l’espace temps improbable d’une rue de Northampton. Cela produit des étincelles devant Asmodée, comme souvent ce fut le cas entre Alma et Michael. Mais vous ne pouvez pas comprendre, car vous êtes un lecteur trop paresseux. Je crois que votre curiosité et insatiable goût de recopier les autres vous a fait perdre un peu de votre virginité. La gentillesse est certes toujours là, qui vous sauve néanmoins. Je vous souhaite une bonne balade dans la tourmente parisienne. Si vous apercevez deux escargots accompagnant une feuille morte sur les marches de la Madeleine, ne les écrasez pas, SVP, merci pour eux !

Clopine dit: 11 décembre 2017 à 12 h 16 min

Bon, en fait, je retire le qualificatif « faible » attribué au ressort psychologique du film. Parce que ce thème : « comment, pour construire un personnage public, on en arrive à renier sa personnalité propre » , n’est pas un thème faible. Orson Welles décrit les ravages de cette sorte de « reniement » dans son film Falstaff. Quand Henri devient roi d’Angleterre, adieu le joyeux compagnon de beuverie…

Et comme c’est le sort de tout le personnel politique de nos démocraties, on peut penser que c’est un thème fort – la raison d’Etat, en quelque sorte…

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 12 h 15 min

Au nom de quoi acceptez-vous les humiliations et moqueries qu’elle vous fait subir et au nom de quelle emprise revenez-vous toujours vers elle avec des commentaires vacillant entre approbations et défense maladroite ?

tout ceci est mensonger, christiane, pas l’impression d’accepter quoi que ce soit de sa vilenie, de son mauvais esprit, de sa perversité. Chacun ses armes, je répugne à employer la grossièreté ou alors rarement, peut-être ne lisez-vous pas mon ironie, ma façon de m’en moquer, de déconstruire cette espèce de logique tordue qui est la sienne en dehors des citations et des liens dignes d’intérêt qu’elle met généreusement en ligne .

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 12 h 09 min

Et puis, chère Christiane, comment entrevoir en cette figure du blog un professeur , un maître à penser ? Cela ne m’est jamais venu à l’esprit .

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 12 h 09 min

@ i’espere arriver pour Noel, au bout de Jerusalem, d’A. Moore.

Étonnamment, je suis engagé dans la même course contre ma montre. Ce matin, page 499 : démarrage du « puits écarlate ». Plus on avance, plus on est fasciné. Moore, c’est merlin l’enchanteur !

JAZZI dit: 11 décembre 2017 à 12 h 09 min

« i’espere arriver pour Noel, au bout de Jerusalem, d’A. Moore. »

Tu vis à la colle avec JJJ et vous partagez le même exemplaire, LVDLB ?

Clopine dit: 11 décembre 2017 à 12 h 08 min

Pff… L’étoffe des héros, si mes souvenirs sont bons, c’est encore un de ces films américains autocélébrants – relevant de la même esthétique dont Macron s’inspire pour napper sa communication, si vous y songez une minute – avec un ressort psychologique faible – comment des « bad boys », devenant des personnages publics à vocation héroïque, abandonnent leur personnalités pour lisser leur image.

Le tout sur fond de « conquête » (de l’espace) pour bien marquer la soumission du monde entier (ben voyons) aux USA (rappel du mythe de la « conquête de l’Ouest ») ; finalement, rien de nouveau depuis la Guerre des Gaules d’un certain César. Un film de propagande, à gerber.

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 12 h 07 min

Ne parlez-vous pas de vous-même et de votre relation ambiguë avec lvdb ?

non du tout, je ne m’exprime qu’au sujet du film, à ma perception, aucun second sens ou sens caché.

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 12 h 05 min

i’espere arriver pour Noel, au bout de Jerusalem, d’A. Moore.
i mis pour « J » [vous]? Quelle belle victoire sur l’adversité du texte ce serait! Bravo .

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 12 h 03 min

@11.45 Souvenir exact, Phil en aiguille, mais elle n’a pas disparu bien au contraire. Laura Delair nous a dit récemment avoir obtenu son doctorat de neurosociologie à berkeley, grâce à son assiduité au blog de la rdl. Elle devrait incessamment en déposer le produit en ligne et nous indiquer le link (à moinss que ce soit passoul qui s’y colle -… le pb, c qu’il n’était pas dans ce jury-là, pour une fois, et qu’il n’est donc pas obligé). D’autres y travaillent également assidument à ce corpus avec de nouvelles perspectives épistémologiques, car nous offrons là un matériau formidable pour les étudiantes branchées en laracroft-lvdb, matériau d’une richesse de plus en plus inépuisab’ et d’un accès somme toute peu dispendieux.

christiane dit: 11 décembre 2017 à 12 h 02 min

@bérénice dit: 11 décembre 2017 à 11 h 35 min
Ne parlez-vous pas de vous-même et de votre relation ambiguë avec lvdb ? Au nom de quoi acceptez-vous les humiliations et moqueries qu’elle vous fait subir et au nom de quelle emprise revenez-vous toujours vers elle avec des commentaires vacillant entre approbations et défense maladroite ? A croire qu’elle vous aurez créée pour amadouer quelques récalcitrants, ou se mettre en valeur, accentuant vos fautes de syntaxe, volontairement, pour mieux vous faire déprécier. Remarquez, elle n’est pas la seule à endosser ici ou là… plusieurs rôles. En définitive, les commentateurs sur ces trois blogs, sont beaucoup moins nombreux qu’on le pense…
Pas étonnant que ce prof, dans le film, vous ne puissiez le condamner, pas plus que vous ne pouvez vous passez de lvdb… si toutefois, 1+1=2 et non 1…

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 12 h 02 min

A petite piqure de rappel( post d’hier, ironique)

je reviens après décantation sur votre courte intervention au sujet du style, le mien? Je n’en revendique aucun, j’essaie certes de faire en sorte que ma « prose » me plaise mais c’est sincèrement sans prétendre au « style » et s’il ne m’aime pas , tant pis; je ne cherche pas de toutes manières à le toucher, y atteindre, ne serait-ce que du bout d’une plume que je ne possède pas.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 11 h 58 min

i’espere arriver pour Noel, au bout de Jerusalem, d’A. Moore.
D’façon ces histoires de cricri, etrangleuse de p’tits chats, sont bien pour les vioques, un rien vicieux.

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 11 h 46 min

Cela dit, je n’ai jamais suivi aucun enseignement artistique, on est loin de la méthode Montessori autre exemple. Je garde aussi en mémoire cette phrase, la sanction est un échec- pour celui qui est en charge de diffuser un savoir quelle qu’en soit la teneur, la nature. Et le suicide de l’élève est pour moi l’illustration ultime de cet échec. On devrait pouvoir faire en sorte que tout enseignement même s’il nécessite l’effort et le travail parfois acharné de l’enseigné procure aussi du plaisir, de la joie, de la satisfaction à côté des frustrations vécues à ne pouvoir progresser aussi facilement, rapidement et avec autant de succès , réussites que les élèves le souhaiteraient idéalement. Le film du moins l’itinéraire du batteur peut être perçu comme un chemin de croix, comme le fait remarquer JJJ avec le sang, les stigmates de la crucifixion.

Phil dit: 11 décembre 2017 à 11 h 41 min

Il y a des années le prestigieux passou avait annoncé la prochaine radioscopie de son blog par une doctorante internetosociologique, dont la bonne volonté a probablement fini en eau de boudin dans le oueb.
Il faut employer un acteur de l’intérieur pour connaître la chanson, comme notre Johnny national savait celle de son père mais n’en a pas fait toute une littérature.

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 11 h 39 min

…ces gensses qui vous donnent des leçons d’IRWL mal sonorisé, qu’ils sont amusants !… Ils vous font irrésistiblement penser aux Enfantômes d’Alan Moore et notamment à leur chèftaine, Phyllis Painter, qui essaie de se glisser en IRL avec son collier de peaux de lapin fétides.

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 11 h 35 min

Un harcèlement moral souvent malsain.

Christiane, j’ai vu le film pour la première fois hier soir, ne défendrai pas le même point de vue en dépit de l’absence d’humanité du prof, de sa cruauté, il ne manque cependant pas d’un certain humour.J’y ai plus discerner un absolutisme à la recherche de son propre espoir insensé: trouver l’unique, la perle rare, le don qu’on n’ose à peine attendre d’un autre avec pour principe discutable – la fin justifie les moyens- pour asseoir son fonctionnement dans la classe. Et si l’accident, le suicide d’un de ses élève choque et le remet en cause quand on apprend la vérité de cette mort, il ne parvient pas à mettre en doute sa sincérité, sa réelle tristesse. En dépit de ses procédés , virer un élève qui joue juste parce qu’il ignore être juste par exemple, ce qui remet en question la qualité de son oreille car même si ce pauvre musicien manque certainement d’assurance il devrait du point de vue du maître au moins être capable de se défendre, un musicien est avant tout sa propre oreille. Bien évidemment il existe sûrement d’autres méthodes moins violentes, plus vivables et tout aussi fructueuses et plus recommandables pour révéler les élèves mais à la fin je lui ai presque pardonné les siennes qui consistent à pousser à bout les concertistes afin d’obtenir qu’ils se dépassent alors même que je crains for si j’avais été à l’un de ses pupitres n’avoir pas possédé l’endurance et la volonté nécessaires à supporter ce type de procédés pédagogiques qu’on peut estimer inhumains et déloyaux .

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 11 h 31 min

@Bonne radioscopie du blog à passou par Christiane, considérable blogueuse.

Sans doute, mais il faudrait mettre des noms sur les épinglé-es, car on n’est pas sûr d’avoir tout suivi au film de notre grande bl(a/o)gueuse… Or, qui prendrait ce risque ?

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 11 h 26 min

… par le plus grand des hasards, j’ai vu ce film, Ch., qui ne m’a pas franchement convaincu. Trouvé tellement outrancier et caricatural dans le contraste attraction/répulsion des deux protagonistes, et surtout dans l’hypothèse d’une pédagogie terroriste nécessaire pour obtenir le meilleur à défaut de la perfection… Enfin et surtout, cette esthétique complaisante et malsaine du sang et les larmes sur la batterie pour en rajouter sur le sadisme du maître. Cela dit, une bien belle gueule coupée à la serpe, comme une sorte de lee marvin. Brrr.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 11 h 19 min

J’ai regardé le film « l’etoffe des héros », bon blockbuster sur la conquete spatiale. Le film zappe un peu, le moment d’après-guerre, où une base américaine avait abrité toute la fine fleur nazie…
le passage du mur du son, grand moment, t’was « gigi » pas bon pour les sonotonisés.

Bloom dit: 11 décembre 2017 à 11 h 18 min

Christiane, prenez un peu de distance et lisez les « Pensées pour moi-même » de Marc Aurèle (éditions GF). Vous constaterez qu’il y a bien peu de nouveau sous le soleil depuis, allons, l’aube de l’humanité…(?)

« Dès le matin, dis-toi d’abord que tu rencontreras des importuns, des ingrats, des insolents, des perfides, des envieux, des gens insupportables (Livre II).
Ca, c’est de la philosophie de l’action!

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 11 h 09 min

Quittons nous sur une source de joie nauséabonde, comme on dit chez Melenche l’hologramme algorithmé : la résurgence des partis fascistes en Italia.

Mama mia, l’Italia sans Benito, c’est comme un couteau sans manche, un battant sans Rolex, un conin sans poils, un sénateur sans combines, la France sans clowns …

Benito, reviens ! On oublie tout !

christiane dit: 11 décembre 2017 à 11 h 05 min

Closer,
revu donc « Whiplash ». J’ai été intéressée par sa construction circulaire : la même scène répétée à l’infini et montant en intensité. Un peu comme dans le Boléro de Ravel.
Le personnage ambigu, Terence Fletcher, interprété par l’excellent J.K. Simmons, fascinant et terrifiant (violence verbale et gestes violents à la limite du supportable de ce despote, une dimension presque fas.ciste), condescendant avec hypocrisie. Un harcèlement moral souvent malsain.
Miles Teller dans le rôle d’Andrew, d’abord insignifiant prend de l’étoffe en rebelle.
Un duel au sommet s’installe, d’une intensité que je n’avais pas oubliée.
Damien Chazelle, le réalisateur, est jeune et pourtant quelle maîtrise et virtuosité dans sa façon de filmer.
Ce film devient une réflexion amère sur l’ambition à travers ce jeu pervers de dominant-dominé, haine-fascination, encore que, la fin attendue -quel tourbillon !-, renverse ce jeu.
Pour autant, est-ce un film musical ou un travail cathartique sur le souvenir d’un passage de sa vie ? Il était, parait-il, un jeune batteur de haut niveau à Princeton, sous la coupe d’un professeur tyrannique. Le jazz y est bien malmené… plutôt l’histoire d’une relation toxique, un thriller, un film de guerre…

christiane dit: 11 décembre 2017 à 10 h 35 min

@rose dit: 11 décembre 2017 à 9 h 34 min
Eh bien, Rose, après ce long silence, vous en aviez des choses à dire…
Pour ces personnalités de l’espace commentaires de la rdl que vous tentez d’élucider, il me semble qu’analyser leur façon d’entrer en relation avec d’autres commentateurs, les regroupe dans la catégories des manipulateurs moqueurs, jouant sur le chaud et le froid, la flatterie et l’humiliation. Le fait de choisir toujours les mêmes cibles montre une certaine admiration qui se mue en son contraire : isoler, détruire, mettre les rieurs de leur côté. Je pense même que certains se sont inventés un être de fiction à humilier régulièrement pour mieux asseoir le rôle de dominant qu’ils se sont donnés. C’est si facile avec les pseudos et différents ordinateurs…
Et puis il y a les marécages, ces zones piégeantes où l’on s’enfonce dans des batailles sans fin à partir d’un quiproquo. Lequel des deux « combattants » se lassera le premier de cette rivalité mimétique ? Qu’en sortira-t-il ?
Il y a les dédaigneux, aussi. ceux qui passent après la bataille, n’ont pas pris part aux discussions et d’un geste de mépris, daube, du haut de leur prétendu statut d’intellectuel, cette piétaille qui n’en peut…
D’autres encore qui ne veulent pas que leur plume soit oubliée et qui nous posent de temps à autre une belle page, bien sentie, dont ils sont très fiers et qui, alors, appellent à grands cris ou attendent les compliments des lecteurs. Petit plaisir narcissique pas bien méchant de ceux qui se rêvent écrivain… mais célèbre.
Bonne journée, Rose.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 10 h 31 min

@10h22,
Pour ton salut, avoue plutôt à la rosse, toutes tes turpitudes irl, comme elle regrette ce bon temps du nique and roll bloguesske.

rose dit: 11 décembre 2017 à 10 h 26 min

L’effet sur Macron des obsèques de Johnny
Give peace a chance », a insisté Emmanuel Macron, comme en écho à la célèbre chanson de John Lennon.
Il devrait le chanter. Le tableau serait parfait.

Janssen J-J dit: 11 décembre 2017 à 10 h 22 min

La vie des bois est une chance, saisis-la. La vie des bois est beauté, admire-la. La vie des bois est béatitude, savoure-la. La vie des bois est un rêve, fais en une réalité. La vie des bois est un défi, fais lui face. La vie des bois est un devoir, accomplis-le. La vie des bois est un jeu, joue-le. La vie des bois est précieuse, prends en soin. La vie des bois est une richesse, conserve-la. La vie des bois est amour, jouis-en. La vie des bois est mystère, perce-le. La vie des bois est promesse, remplis-la. La vie des bois est tristesse, surmonte-la. La vie des bois est un hymne, chante-le. La vie des bois est un combat, accepte-le. La vie des bois est une tragédie, prends la à bras le corps. La vie des bois est une aventure, ose-la. La vie des bois est bonheur, mérite-le. La vie des bois est la vie, défends la.
(Louange à toutes nos petites mères : Téresa, Anne, Sandrine ou Dominique, Elisabeth et Maryvonne).

rose dit: 11 décembre 2017 à 10 h 03 min

>Widergänger
j’ai mis, vous lisant, mes deux mains sur mes oreilles, trois fois. Les paumes rapprochées.
au milieu de mes deux oreilles, j’avons mon nez.
Pas vous ?
N’ai pas trop compris vos références données quant à la gloire et à la grâce ?

Bloom dit: 11 décembre 2017 à 10 h 01 min

c’est un saint qu’il avait l’air d’apprécier.

On l’a vu apprécier d’autres seins, à la terrasse d’un café parisien ou dans des frasques festivalières, des tantôt lourds, des tantôt impertinents, certains zeppelinesques, d’autres encore à l’ébauche. Il a toujours fait preuve d’un grand éclectisme dans son rapport aux seins des saintes, le grand pote à Poutine. Les Confessions d’un sinthome mordove.

rose dit: 11 décembre 2017 à 10 h 01 min

> JCl’isolation, chacun se la construit.
C rempli de portes de.fenêtres ouvertes de mains tendues et chaleureuses de joues à biser.

rose dit: 11 décembre 2017 à 9 h 58 min

notas
○ Clopine a suggéré deux questions une sur Michon une sur Conan Doyle.
Clopine
en ce moment je ne peux vous répondre
□ Hier au soir pas relevée pour vous brailler mon indignation. Cela a laissé qq heures pour que les commémorations voulues solenelles retombent ds un silence assourdissant.
Quid de Jérusalem capitale d’Israël ?
Quid des douze rafales.venud au Qatar ?
◇ Quid in fine de la.surexposition médiatique au niveau des pipol ?

Soyons vigilants
bonne journée à tous
hier c’était le second dimamche de l’Avent

j’avons pas allumé la seconde bougie, trop poule mouillée in situ
j’avons pas mis le blé à germer sans argument valable
j’avons pas lu le billet avant Tom Waits : long comme un jour sans pain ce billet.
Ds la.rue centrale de.St Louis en l’île, lorsque.vous abez Berthillon face à vous au coin, tournez à gauche, qq mètres plus loin boulangerie pâtisserie qui ne ressemble à rien. Boulangère au tiroir caisse, employée écrasée volontaire et excellent pain de campagne. Sandwich au pâté breton de campagne. Grande tendresse pour la Bretagne. Les bretons peuvent progresser mais les plombiers itou. Moi aussi.Si j’étais décidée.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 9 h 56 min

A. Markovicz connaît trop bien Dosto. Les Possédés ici ont tous des relations sossiales au format informatique. La rosse n’a-t-elle pas pâti de ces liaisons dangereuses pr sa santé, comme elle nous en a longuement infligé les effets. 😉

Jean dit: 11 décembre 2017 à 9 h 48 min

A l’intention de Widergänger, je précise que le commentaire qui suit la citation de mouè est de moi. En disciple convaincu de Boili-Boileau, je sais en effet que le vrai peut n’être pas vraisemblable. Je me suis donc renseigné auprès de mon médecin généraliste qui m’a certifié que le projet de mouè était physiologiquement invraisemblable. Il en faudrait en effet infiniment plus que ce qu’il est capable de produire. Il faut donc interpréter la fanfaronnade de mouè comme l’expression de son délire jaloux. On voit de semblables effets dans les romans de Zola, un confrère à qui j’en profite pour adresser un salut amical.

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 9 h 46 min

Peu importe la cause, rose, la conséquence est tragique pour notre pauvre amie isolée : elle est fada ! Ne pas toucher… Pécaïre !

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 9 h 28 min

Certes, monsieur Tillinac, la France depuis la mort de Johnny est, comme vous dites, « veuve ».

Cependant, car elle en a l’habitude depuis le temps, elle est veuve … mais joyeuse.

bérénice dit: 11 décembre 2017 à 9 h 12 min

A propos de Dignité, relu pour vous ce passage:

personnellement je vous remercie de votre effort néanmoins si vous n’y voyez pas d’inconvénients et comme je ne vous ai rien demandé étant assez grande pour m’approvisionner quant à l’éthique, la morale, la convenance, le permis, l’interdit, la dignité, l’indignité, le noble, l’ignoble, vous l’auriez réservé à votre usage que rien ne m’aurait manqué, j’espère au moins que dans cette intention éducative ou altruiste vous aurez trouvé votre salut.

Jean dit: 11 décembre 2017 à 9 h 09 min

Widergänger dit: 10 décembre 2017 à 22 h 55 min

Je remercie Widergänger pour la finesse de sa notation. Cependant, il n’a pas pris garde au fait qu’il s’agit d’une citation d’un certain « mouè » qui, évidemment, n’est pas moi. Mouè est en effet le personnage principal d’un roman que je suis en train d’écrire, et qui a pour titre provisoire « la Cagade Johnny ». Mouè est un obscur rockeur raté, maladivement jaloux de l’idole des jeunes, qu’il poursuit de sa maladive haine jalouse, multipliant insultes et calomnies à son adresse. Quant à savoir si je me projette inconsciemment dans ce personnage affligeant, c’est à la psychanalyse de le dire. Quant à moi, je suis un admirateur inconditionnel de Johnny,notre (zéro) héros nazional, dont je connais par coeur à peu près tous les tutus tous les tutubes.

renato dit: 11 décembre 2017 à 8 h 59 min

bouguereau,
comment les nationalismes manifestent leur connerie : la syphilis est dite mal napolitain en France et mal français en Italie… et il y en a encore pour croire que la stupidité est une exception !

Puis il y a la question du mâle, et là, encore une fois, nous ne pouvons que renvoyer à Jarry.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 8 h 56 min

Birgitt aura tôt fait de refaire la leçon, à son mauvais élève, -mais vrai saltimbanque de la littérature – de mari.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 8 h 43 min

A. Markowicz , le Raspoutine français des Lettres de Russie, homme de gauche par allergie au Figaro , celui d’une ultra-droite nationaliste et catho, de St Nicolas du Chardonnet, ne connaît pas Mireille Macron.
Mais il n’est pas le seul prof’ à avoir tiqué.
L’un de ses  » collègues », mais a-politique lui, a plus d’humour : Jean d’O. en aurait fait un éditorial dans le Figarôôô.
Et puis Verlaine, franch’ment, ça va bien pour les débauchés.

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 8 h 32 min

Le vit dans les doigts,
Nettoie ton dentier plus souvent ! A cause de tes passions coprophiles, tu as mauvaise haleine … !

renato dit: 11 décembre 2017 à 8 h 28 min

Refuser de croire que c’était un blanc, voilà un bon exemple de racisme subreptice, ou détourné si on préfère.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 8 h 21 min

Évidemment, le playmobil, dans son « ‘évangile du salaud », ne fait pas économie de vulgarité. Portant fièrement son ignorance impuissante,étendard de son  » aura » sur ses « frères » en bloguitude.

____________________

A propos de Dignité, relu pour vous ce passage:

« K Ishiguro I’m not quite sure what dignity is, you see. This is part of the debate in The Remains of the Day. Stevens is obsessed with this thing that he calls dignity. He thinks dignity has to do with not showing your feelings, in fact he thinks dignity has to do with not having feelings.

GS It’s to do with the suppression of feelings.

KI Yes, being something less than human. He somehow thinks that turning yourself into some animal that will carry out the duties you’ve been given to such an extent that you don’t have feelings, or anything that undermines your professional self, is dignity. People are prone to equate having feelings with weakness. The book debates that notion of dignity—not having emotions against another concept of dignity. The dignity given to human beings when they have a certain amount of control over their lives. The dignity that democracy gives to ordinary people. In the end, no one can argue that Stevens has been very dignified in one sense: he starts to question whether there isn’t something profoundly undignified about a condition he has rather unthinkingly given all his loyalty to. A cause in which he has no control over the moral value of how his talents are spent. »

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2017 à 8 h 03 min

le playmobil s’essaie à la harangue virtuelle, l’évangile du salaud, première lettre à ses  » frères » en bloguitude. Avant son traditionnel  » quittons-nous ».

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2017 à 7 h 59 min

SHOWBIBIZ

Le niveau monte

“Cher(i)Bibi” à déclaré: « Je n’ai pas l’habitude de recevoir des leçons de moralité de la part d’un dirigeant qui bombarde des villages kurdes en Turquie, emprisonne des journalistes, aide l’Iran à contourner les sanctions internationales et aide des terroristes, notamment à Gaza. »
La balle est dans son camp

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 7 h 44 min

SHOWBIZ

La dernière prestation de l’humoriste turc Recep le Magnifique :

1/ « Nous n’abandonnerons pas Jérusalem à la merci d’un Etat qui tue des enfants »
Les Kurdes, les descendants Arméniens, les opposants au Sultan ottoman, apprécieront.

2/ « Cette reconnaissance par les Etats Unis de Jérusalem comme capitale d’ISRAEL est nulle et non avenue pour Ankara. »
Ô les vilains Ricains ! Les USA auraient dû demander l’autorisation à Ankara, au lieu d’agir en Etat démocratique libre de ses décisions…

3/ « Nous allons lutter jusqu’au bout par tous les moyens contre cette décision »
Y compris le terrorisme d’Etat ? Sacré Erdogan le Magnifique : il mérite bien son nom de scène !…

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 5 h 42 min

Delaporte des Chiottes (du Vatican) commence à me gonfler avec son djihad catholique, ce grand benêt ayant raté le concours d’entrée du Petit Séminaire des Foireux …

A Rome, le niais sans arôme !

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 5 h 38 min

Derrière ce célèbre sigle RDL se cache parfois la République des Libertés, voire la République des Livres, mais le plus souvent La République des Lycanthropes avides de sang !

JC..... dit: 11 décembre 2017 à 5 h 31 min

Les vieux du showbiz qui crèvent l’un après l’autre sont bien utiles : ils servent à tout le monde, c’est à dire à un paquet de salauds ! Ne faites pas semblant ! Ne dites pas que vous ne saviez pas ….vous en êtes !

Delaporte dit: 11 décembre 2017 à 2 h 22 min

« qu’on ne s’étonne pas si je disparais des écrans. »

Vous annoncez cette disparition depuis que vous êtes revenu. Vous faites des adieux qui s’éternisent. Et, pendant ce temps, avec vos commentaire insipides, qu’apportez-vous ? Rien du tout, comme d’habitude. Alors, bon débarras !

Widergänger dit: 11 décembre 2017 à 1 h 43 min

Ouvrir ses oreilles, c’est bien. Mais ouvrir ce qu’il y a entre ses deux oreilles, c’est mieux…!

Oui, Phil, mais je m’en retourne aussi vite que je suis revenu. Et comme c’est pas tous les jours que la grâce le dispu.te à la gloire, comme dit Labro, cet autre génie de la littérature française, qu’on ne s’étonne pas si je disparais des écrans.

rose dit: 11 décembre 2017 à 1 h 03 min

là c le pied : des gâteaux assortis à la robe et autant de gâteaux et le chien assis qui regarde aussi la cuisson des gâteaux.
Nous y sommes.
Mais et les sacs ?
(non pas de main au panier, non : trop de taf).
tss tss
d’Uberville

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2017 à 0 h 26 min

@ »Cher(i) Bibi »

Nétanyahou veut que les Palestiniens reconnaissent Jérusalem comme la capitale d’Israël

Delaporte dit: 11 décembre 2017 à 0 h 02 min

« Johnny en a pris plein le dentier, d’Ormesson autant »

Je pense que Johnny s’en sort beaucoup mieux. D’Ormesson, c’est du faisandé, du vieux décati. Johnny, c’était au contraire beaucoup plus sincère. La cérémonie funèbre pour ce dernier a été une grande réussite catholique, centrée sur l’amour entre les hommes. Un grand thème universel qui a resurgi à cette occasion – pour combien de temps ?

rose dit: 10 décembre 2017 à 23 h 47 min

c parce que j’ai lu le billet ; eh oui. :-)
Tom Waits
Ruby’s arms.
Plusieurs hypothèses sur quand la voix flanche, là ou bien là.

rose dit: 10 décembre 2017 à 23 h 44 min

L’est électrique celle de Bruce.
Lui couperai le fil avec le sécateur, entre deux roses fanées. Discretos.
Sera sur le Q, Bruce ; comme d’hab ;
hé hé

rose dit: 10 décembre 2017 à 23 h 41 min

Clopine
trouvé Moriarti par le plus grand des hasards ; j’aime bien les fringues de la fille et les guitares sèches, j’insiste. Je ne peux pas vous répondre.
Sur faire son miel de, ai appris récememnt que le petit d’une puma, vraie tigresse, quitte l’agence immobilière de maman pour devenir apiculteur. Et pour connaître la dite maman, je peux vous dire que ce petit sauve sa peau. Et fera son miel.
Sèches les guitares.

rose dit: 10 décembre 2017 à 23 h 38 min

Kazuo Ishiguro écrit comment évolue son métier d’écrivain, et soudain s’éclaire ce qu’écrit André Markowicz : il dit que la manière de procéder de Macron est celle d’un « vieux » classique aux valeurs anciennes et surannées, qu’il n’y a ni renouvellement ni changement, ni modernité ni création mais prolongation de privilèges anciens et profits particuliers et bénéfices privés.
Pas de changement dont bénéficierait la collectivité, pas d’amélioration sociétale ; désormais, je le comprends comme cela le pamphlet écrit par Markowicz, et non comme une jalousie sous-jacente envers un jeune loup aux dents acérées.
C’est la musique je crois qui m’a ouvert les oreilles :-)

Clopine dit: 10 décembre 2017 à 23 h 25 min

Rose, merci pour Moriarty, groupe que j’ignorais. Par contre, Tom Waits, évidemment… Au début, je refusais de croire que c’était un blanc !!!

« Moriarty » fait-il référence à Sherlock Holmes, directement, ou bien à son écho dans « On the road » de Kerouac ?

En ce moment, tout ce qui m’évoque Sherlock Holmes me paraît pertinent. C’est que le héros de Conan Doyle, quand il prend sa retraite, devient apiculteur et écrit un traité sur les abeilles… On ne saurait mieux dire les qualités d’observation qu’il faut posséder, si l’on veut faire son miel de la vie.

Phil dit: 10 décembre 2017 à 23 h 20 min

Vous êtes de retour sur le prestigieux blog à passou, dear Widergänger ? le trépas conjugué de Johnny et d’Ormesson a transformé le dit blog en pompes funèbres, Johnny en a pris plein le dentier, d’Ormesson autant, avec des pincettes en plus, noblesse oblige.

rose dit: 10 décembre 2017 à 23 h 17 min

Je me trouvais donc un soir dans notre maison, ainsi que je l’ai dit, allongé sur le canapé, en train d’écouter Tom Waits. Et Tom Waits entonna une chanson intitulée « Ruby’s arms ». Peut-être que certains d’entre vous la connaissent. (J’ai même envisagé de vous la chanter maintenant, mais j’ai changé d’avis.) C’est une ballade sur un homme, sans doute un soldat, qui part en laissant son amante endormie. C’est le petit matin, il descend la rue, prend un train. Rien d’anormal. Mais la voix qui interprète la chanson est celle d’un clochard américain bourru fort peu habitué à révéler ce qu’il ressent au fond de lui. Puis vient un moment, au milieu de la chanson, où l’homme nous dit qu’il a le cœur brisé. L’émotion de cet instant est presque insupportable, à cause de la tension entre le sentiment lui-même et l’énorme résistance que le soldat doit visiblement surmonter pour l’exprimer. Tom Waits chante le vers avec une magnificence cathartique, alors que sous le poids d’une tristesse extrême, s’écroule le stoïcisme de toute une vie de dur à cuire.

https://www.youtube.com/watch?v=YofczBHnHrI

Delaporte dit: 10 décembre 2017 à 23 h 12 min

« tout le monde se marre… »

Wgg a une mentalité de nationaliste chauvin. Il ne supporte pas les influences américaines et belges… Quel rétrécissement spirituel !

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 décembre 2017 à 23 h 06 min


…en plus, la guitare,…çà ne remplace pas, une belle fille, bien tendue, à se partager,!…

…à éviter, la totale,…à se coller aux plafonds,!…
…çà existe, les moules aux âmes de poissons,!..l’écolage libre,!…
…tout chose, rien que d’y penser,!…
…etc,!…

Widergänger dit: 10 décembre 2017 à 23 h 05 min

C’est quand même assez drôle de voir que celui qui porte à la scène un nom américain, qui s’est toujours réclamé de la culture américaine, passe pour le chantre de la nation française et le représentant de la France. Et quand on sait en plus qu’il est d’origine belge, alors là… tout le monde se marre…

Sergio dit: 10 décembre 2017 à 22 h 57 min

Jean dit: 10 décembre 2017 à 22 h 41 min
Sur Youtube, on peut écouter et voir la version originale du « Pénitencier » par le groupe « The Animals ».

Yes. Surtout les premières notes à la guitare ; m’a toujours rendu tout chose. Et puis la Nouvelle-Orléans, c’est la France nom de Dieu… Vive la Louisiane libre !

NB Quand je fais des essais de son, c’est toujours sur la House of rising sun, ou halor le While my guitar gently weeps…

Widergänger dit: 10 décembre 2017 à 22 h 55 min

De tout façon, notre Jeanjean il suffit qu’il y ait une idole quelque part pour qu’il la conchie. C’est le grand complexe de l’humilié perpétuel. C’est inguérissable. Pauvre Jeanjean ! Quand le monde va-t-il enfin comprendre que Dieu c’est lui, notre Jeanjean, quoi ! Prions notre Jeanjean, c’est lui l’idole.

Jean dit: 10 décembre 2017 à 22 h 41 min

Sur Youtube, on peut écouter et voir la version originale du « Pénitencier » par le groupe « The Animals ». C’est autre chose que le pâle démarquage interprété par le pseudo-héros nazional Johnny. Seule une ignorance crasse de la musique américaine a pu faire croire aux fans de Johnny, de Sylvie et de quelques autres, que les yéyés français avaient du talent, alors qu’ils n’étaient que les médiocres imitateurs des chanteurs et des groupes américains.

Jean dit: 10 décembre 2017 à 22 h 19 min

Avant d’aller dormir béatement du sommeil du juste, je proclame haut et fort que je conchie le héros national Johnny Halliday et ses fans dans leur totalité. (mouè)

ça fait tout de même un bon gros paquet de bouse. Je me demande si je n’ai pas vu un peu trop grand.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 décembre 2017 à 22 h 10 min


… j’aime beaucoup, les films des années 60 ‘s,!..
…because,…trop de temps à étudier,…et rien, pour ces loisirs,!…

…chacun, sa croix, sa raison, d’humilier,!…à porter,…etc,!…

rose dit: 10 décembre 2017 à 21 h 55 min

à 2 mn 08 vous avez un crucifix qui n’est pas un christ portant une guitare en bandoulière mais la croix traditionnelle des arlésiennes.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 décembre 2017 à 21 h 51 min


…rose,…21 h 11 min,!…

…le temps de changer, de P.C.,…vous avez oublier, la version, ad-hoc, de la main au panier,!…

…c’est couru d’avance,..l’enterrement aux poissons,!…ces âmes, a secourir, bien en mains,!…
…of course,!…etc,…

rose dit: 10 décembre 2017 à 21 h 50 min

André Markowicz
sur ce qui dit ce traducteur de Dostoïevski :

nombre d’individus savent que Macron n’est pas un homme politique de gauche.
En tout cas, ceux qui n’ont pas voté pour lui le savent pertinemment.
Le serait-il de droite ? J’en doute tout autant.
Sa discrétion première est désormais remplacée par un je suis ici partout et je me manifeste incessamment.
On retiendra plus que l’homme fort celui qui a le goût du pouvoir, un qui aime la fidélité incontestée comme vertu première, comme un qui à la distance protocolaire choisit plutôt volontiers le je veux être aimé par la foule moi aussi.

De Mireille, je connais celles citées par Markowicz, mais aussi celle du Félibrige, la Mireille de Frédéric Mistral
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirèio
.
Qu’en est-il de l’enterrement de Verlaine où la dite aurait eu besoin de sous pour payer quelques bouts de chandelles ? Qui est cette Mireille là ?

J’imagine que ce doit être ardu à gérer de constater que cet homme quarantenaire bientôt gère habilement et avec succès ce qu’il entreprend.

Jean Langoncet dit: 10 décembre 2017 à 21 h 31 min

@les poireaux

rien que les blancs et en soupe froide ; une vichyssoise en décembre (l’abbé crèche toujours dans l’hémisphère sud ?)

rose dit: 10 décembre 2017 à 21 h 11 min

Des femmes qui porteraient deux bandoulières : d’un côté l’aspect médical, hygiène propreté.
De l’autre, de quoi becqueter, en variant le sucré le salé le dur et le mou (ok, on se calme) le croquant et le tendrissime.
dans une grand poche kekpart des trucs à lire,
et ni des bénévoles, ni des dames patronnesses.
Des femmes très bien habillées, coiffées, maquillées avec des tenues de brocard or et de soie. Des chaussures confortables, parce qu’il s’agira d’arpenter le pavé.

rose dit: 10 décembre 2017 à 21 h 01 min

quant au mot de prodigue employé par marron pour « qualifier »johnny, je le comprends comme un terme alliant la quantité à la générosité de ce qu’il a produit, pas au retour du fils pauvre dans la demeure familiale ; mais je peux me tromper. Je le sens plutôt comme le gars qui a vécu comme sous perf. et la musique, de facto, c’était bien plus sa dope que alcool tabac et cocaïne qui eux, devaient aider à tenir le rythme, infernal.
Ici prodigue serait une corne d’abondance : tout à la fois donnant, à son public, à ses fans mais recevant c’est à dire sa source de vie, vivant par et pour cela. Une intimité construite avec son public d’où cette immense dévotion collective. Une transfusion.

rose dit: 10 décembre 2017 à 20 h 56 min

J’avoue que ce qui me touche sensiblement ds cette liesse inouïe c’est ce que vous écrivez christiane « il est fabuleusement aimé ». C’est très fort d’être aimé.
Être détesté c’est donné à tout le monde.
Pour St Ex, j’ai trouvé. Cela m’a pris des mois.
Son enterrement à lui a été fait par les poissons, les grands et les petits.

J’étais à deux pas, j’ai choisi le musée, cinq stations de métro furent fermées, et puis, je ne suis pas une fan.

Chaloux dit: 10 décembre 2017 à 20 h 38 min

Pensez-vous qu’il pourrait arriver, un jour, dans longtemps, et exceptionnellement, à Delahousse d’avoir honte, même très légèrement?

Delaporte dit: 10 décembre 2017 à 20 h 20 min

Pour les obsèques de Depardieu, il faudra lire du saint Augustin, parce que lui-même en faisait des lectures publiques, à une époque, et que c’est un saint qu’il avait l’air d’apprécier.

la vie dans les bois dit: 10 décembre 2017 à 19 h 53 min

@Jean dit: 10 décembre 2017 à 16 h 25 min

Jean/ Radioscopie et autres avatars, j’ai été, je pense, parmi les premières à tomber dans le panneau de vos appels à la commisération pour les malheurs qui vous frappent. Et vous avez dû essuyer bien des « plaies » verbeuses ici.
Le seul problème ?
c’est que vos épanchements finalement révèlent le piètre pantin que vous êtes devant ce qu’est la vie, vraiment.

bérénice dit: 10 décembre 2017 à 19 h 52 min

Je n’ai pas suivi la cérémonie d’Adieux à Johnny, j’ai pensé à lui avec ces mots incongrus qui me viennent quand la mort est passée peut-être un peu trop tôt.

Pat V dit: 10 décembre 2017 à 19 h 43 min

Pendant la messe d’ enterrement à J. il y eut la quête traditionnelle. L’ instant de la mise de la main à la poche et au portefeuille a été flouté, voire masqué. A-t-on trouvé des boutons de culotte dans la corbeille?
Il est vraiment temps de passer à autre chose…

christiane dit: 10 décembre 2017 à 19 h 43 min

Closer,
La première fois que j’ai vu ce film, j’étais sous tension, le scénario étant imprévisible. Ce soir, connaissant le film, je vais m’attacher à tout ce qui fait sa richesse, sa maîtrise. Oui, c’et un film formidable !

la vie dans les bois dit: 10 décembre 2017 à 19 h 30 min

« qui a écrit par exemple ce que Carole Bouquet a dit. »

Pourquoi pas elle-même, Delaporte.

Pour l’arrière ban de l’église, celui, très  » hugolien » et qui s’est levé comme un seul homme à cette intention de prière. Une prière pour ses fans, pour les aider à  » rester vivants ». Et pourquoi pas.

( Langoncet, vous allez vous prendre une chasse, par la patrol)

https://www.youtube.com/watch?v=_B3w1Vn5iss

closer dit: 10 décembre 2017 à 19 h 28 min

« un film que j’ai envie de revoir : « Whiplash » de Damien Chazelle »

Un film formidable Christiane, d’accord avec vous…

bérénice dit: 10 décembre 2017 à 18 h 49 min

» je suis ceux que j’ai aimés ». C’est peut-être, je ne sais pas, ce qu’on appelle, la foi.

Non je ne crois pas; j’y vois plus un emprunt d’éléments de construction piochés, recherchés, découverts et qui s’ajoutent à notre définition pour nous conduire à d’autres conceptions , visions, compréhensions, acceptations ou refus.

christiane dit: 10 décembre 2017 à 18 h 47 min

@gisèle dit: 10 décembre 2017 à 18 h 06 min
Pour l’instant, j’écoute une belle émission consacrée à Barbara sur Arte.
Et ce soir sur France 4 un film que j’ai envie de revoir : « Whiplash » de Damien Chazelle avec le face-à-face impitoyable et ambigu de Miles Teller (Andrew Neiman) et J.K. Simmons (Terence Fletcher). Une mise en scène efficace, un sacré tempo.
Pour J.Halliday, « érotisme » vous choque. Il savait jouer de son corps, chaloupant à l’envi, et bouleverser par la force et le timbre de sa voix. Jamais vu en concert, pas envie du reste mais quelques émissions où admirer son métier et ce quelque chose en plus qui retenait par la voix et le regard.
Par ailleurs je ne suis pas plus moto que biker, n’aime pas les grosses bagues, les grosses croix, les blousons et pantalons en cuir, ni être coincée dans une foule. Mais il m’intriguait. Ce week-end triste et inouï m’a permis de creuser mes interrogations en ce qui le concerne à partir des témoignages entendus, de cette foule qui aimait jusqu’à la déraison, de ses enfants attachants, les grands comme les petites. Quant aux femmes, les trois sont de sacrées pointures. La dernière lui aura donné le goût d’une vie de famille, ce qu’il n’avait jamais connu.
Maintenant, il est mort, dignement et fabuleusement aimé. Rideau.

Diogène dit: 10 décembre 2017 à 18 h 22 min

Et qu’est-ce qu’on va faire quand ce sera le tour de Gérard Depardieu, hein ?

Un banquet saucisson-pinard sur les Champs-Elysées. Suivi d’une messe à Notre-Dame de Paris, avec des hommages émouvants de Michel Blanc, Christian Clavier et Dany Boon. On n’y coupera pas.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 décembre 2017 à 18 h 14 min


…journalismes et transgenres,!…

…managements divers, pour s’assoir sa flatulence en popularité,!…

…le cercle du capitalisme, des présidents de la lèche des misérables,!…

…les tyrans à nos républiques, le profit aux jeux du Go,!…

…l’art-chimie,…pour briller,…l’or à le dernier atome, seul et unique, sur sa trajectoire,!…ultime,!…

…en manque ou en trop,!…le platine, le mercure,!…etc,!…la liste,…etc,!…

…sans escroqueries,!…liaisons et fables,…

gisèle dit: 10 décembre 2017 à 18 h 06 min

JC 17h14. Votre glorieux hommage me fait penser à ce journaliste qui annonçait vers 13h « le cercueil de Johnny est en route pour saint Barth » ;une autre chaîne était plus alarmante :  » la dépouille de Johnny et sa famille ont pris la route de Saint Barth.. » avec tous ces vents violents et ces tempêtes qui hurlent, c’est vraiment risqué.
Christiane 17h33, on comprend votre désarroi, j’ admire la souplesse de la star, Johnny bien sûr :
 » …beaucoup d’érotisme sur scène adossé à une grande pudeur hors scène.. »
Ce soir, sur quelle chaîne ? on nous promet des confidences d’ordre intime, qui n’ont encore jamais été dévoilées…à suivre.

christiane dit: 10 décembre 2017 à 17 h 59 min

@bouguereau dit: 10 décembre 2017 à 16 h 38 min

« voyant tout vos sales faces de faux chtons cricri en tête. »
Et vous, toujours caché derrière vos quolibets salaces, ce n’est pas vraiment franc. Osez jeter le masque, parler de façon compréhensible et ne m’insultez pas à mettant en doute mon honnêteté ou en m’affublant du corset d’une religion alors que je n’appartiens plus à aucun rite religieux. La foi c’est autre chose. Pas besoin d’église pour croire…

Delaporte dit: 10 décembre 2017 à 17 h 59 min

D’ailleurs, j’ai vu dans la presse que Laeticia elle-même avait beaucoup apprécié cette lecture. Je me demande qui a choisi les textes qui furent lus, qui a écrit par exemple ce que Carole Bouquet a dit. C’était intelligent et très adéquat. Il fallait des pompes typiquement catholiques pour réussir cette cérémonie grandiose.

Delaporte dit: 10 décembre 2017 à 17 h 51 min

Pour revenir sur saint Paul, si admirablement lu par Marion Cotillard aux obsèques de Johnny, je suis en train de lire ce qu’en racontait l’universitaire érudit Etienne Trocmé, notamment à propos de la prétendue misogynie de l’Apôtre. Selon Trocmé, rien n’était plus faux que cette accusation :

« La « misogynie » que certains reprochent à l’Apôtre est plutôt le fait de la génération qui l’a suivi. » (« Saint Paul », Que sais-je ?, éditions PUF, page 65)

Il faudrait citer tout le passage de ce livre de Trocmé, qui se lit avec plaisir, et qui propose un portrait très rigoureux de saint Paul. Ceux qui prétendent que saint Paul était misogyne peuvent donc aller se rhabiller… Et c’était une pleine justice et une pleine grâce d’écouter hier Marion Cotillard, de sa voix douce et fluette, mais précise, nous lire ces phrases immortelles de l’Apôtre. Un grand moment.

Delaporte dit: 10 décembre 2017 à 17 h 40 min

Je suis également surpris de ces ragots sur Mohrt. Je crois me souvenir que c’est quelqu’un qu’un Bernard Frank estimait beaucoup. Mohrt n’avait rien d’un antisémite, évidemment. C’était plutôt le gentilhomme raffiné, l’ami des lettres qu, au coin du feu, lisait les bons livres dans son manoir breton. Mohrt, si peu « chouan », au fond…

christiane dit: 10 décembre 2017 à 17 h 33 min

« un cœur qui bat » et une fureur de vivre. Un cœur de rebelle planté dans la transgression. Une fraternité aussi née de ses années difficiles. Mais Jazzi a raison, une voix comme celle de Piaf, de beaux textes et beaucoup d’érotisme sur scène adossé à une grande pudeur, hors scène.
J’aimais aussi la vérité avec laquelle il confiait ses hauts et ses bas.
Mais cela n’empêche pas d’aimer éperdument la musique classique ou le silence et d’autres voix comme celle de Brassens, de Trenet, de Barbara, de L.Ferré, d’Ella Fitzgerald ou dans un autre registre la contralto Kathleen Ferrier, de Jaroussky ou les chœurs d’enfants du Requiem de G.Fauré…

closer dit: 10 décembre 2017 à 17 h 32 min

Je suis très surpris du jugement à l’emporte pièce de Bloom sur Michel Mohrt. Je n’ai trouvé nulle part de mention de sa collaboration à Je suis partout, sauf sur sa notice Wikipedia. Aucune mention nulle part d’une quelconque polémique sur lui à la Libération, même la notice nécrologique de l’Humanité ne mentionne rien de suspect…Le hasard m’a fait connaître un membre assez proche de sa famille. Vraiment pas le style collabo…Sa passion pour la littérature américaine ne colle pas avec des tendances collaborationnistes:

« C’est Michel Mohrt qui, mieux que tout autre, aura fait connaître en France la grande littérature américaine. Celle de Robert Penn Warren dont il traduira lui-même Le Cavalier de la nuit, celle de son cher William Styron comme on aurait dit son cher Montherlant, William Styron dont il fut aussi le traducteur pour La Marche de nuit, celle d’un prodigieux inconnu, Philip Roth, qui n’avait pas encore écrit Portnoy’s Complaint, Portnoy et son complexe, mais déjà Goodbye Colombus… Et tant d’autres dont il aura parlé dans Le Nouveau Roman américain ;et dont il parlait simplement dans la vie, formidable trait d’union entre les lettres françaises et les lettres américaines, celles de Dos Passos, d’Hemingway – tendre salut à Jean Dutourd – ou de Faulkner… Faulkner qu’il décrivait plaisamment comme un pianiste de bar qui se retournerait tout à coup pour faire feu avec son pistolet. C’est que Michel Mohrt était friand non seulement de littérature, mais de cinéma américain. Dans sa préface aux Chroniques italiennes de Stendhal, que je relisais studieusement avant de me présenter moi-même devant vous sous la Coupole, j’ai trouvé ces phrases étonnantes : « Les Chroniques italiennes sont les ancêtres des “thrillers” (récits terrifiants de crimes) dont l’Amérique fait une grande consommation. Au XXe siècle, c’est en Amérique que Stendhal aurait cherché l’énergie. Les Chroniques, c’est la série noire ! »
Jean-Loup Dabadie

Widergänger dit: 10 décembre 2017 à 17 h 16 min

Pilniak mourra fusillé en 1937.

On s’étonne que la culture française s’écroule année après année. Mais ce n’est que la suite du XXè siècle, où les écrivains et la culture ont été fusillés en URSS. Aujourd’hui les propos absolument scandaleux d’un traducteur du Russe comme Marcowicz en disent long sur l’état de mépris où ceux qui sont censés la représenter la tiennent ! On est bel et bien au fond de l’abîme, où le pire peut arriver du jour au lendemain, faute de repères. Les nouveaux barbares ont pris le pouvoir.

JC..... dit: 10 décembre 2017 à 17 h 14 min

Quittons nous sur ce constat lucide, d’un type qui a tout appris de l’humaine condition chez Passou : moi-même, votre serviteur.

Seuls des êtres exceptionnels peuvent l’admettre, en changeant de référentiel : Bougboug, Wiwi et Dédé sont des génies !
Incontournables ! Purs ! Magnifiques ! Des christaux de couacs qui vibrent et rayonnent jusqu’aux confins de la civilisation, càd bien au delà du périphérique sud.

Parité oblige, nous avons des génisses (c’est bien le féminin de génie, non ?) : Rose, Bérénice et Christiane, au coeur généreux, dodus, charnus, repus…

Le taulier a beaucoup de chance d’entrainer dans ses billets-filets de pareilles bestioles à écailles.

Widergänger dit: 10 décembre 2017 à 17 h 05 min

En fait les horreurs du totalitarisme stalinien ont été dénoncé par des écrivains très tôt, dès 1929, avec le roman de Zamiatine par exemple publié à l’étranger, Nous autres, anti-utopie qui dénonce les totalitarismes de tous ordres, ou le bref roman de Pilniak, L’Acajou, où s’exprime la nostalgie d’un communisme libertaire. Ces deux écrivains, deux ds principaux prosateurs ds années 1920 n URSS, dénonçaient l’entreprise de destruction de la Russie vivante qui était en train de se mettre en place.

Aragon adhère au Parti Communiste en janvier 1927. Il vante les camps de concentration où on forge l’homme nouveau et la doctrine du réalisme socialiste qui plus tard condamnera Mandelstam à une mort atroce. C’est bien le diable qui gouverne le monde ! Je défie quiconque de comprendre quoi que ce soit à un tel aveuglement. Le désir sera toujours plus fort que la loi.

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