de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Malaparte du mauvais côté

Malaparte du mauvais côté

Que faire de Curzio Malaparte ((1898-1957) passé l’état de sidération dans lequel laisse la lecture de ses chefs d’œuvre Kaputt (1944) et La Peau (1949) ? Ces deux romans ont été durablement porté aux nues mais étrangement, cela n’a pas suscité une curiosité pour leur auteur. On les dirait sans écho ni descendance. A l’occasion du 120èmeanniversaire de sa naissance, une soirée lui est consacrée le13 septembre à 19h, à l’Institut culturel italien à Paris, avec débat et projection de son unique film Le Christ interdit (1951)) ; parallèlement,  Maria Pia de Paulis, maîtresse d’œuvre d’un Cahier de l’Herne « Malaparte » (365 pages, 33 euros) fait de contributions de spécialistes italiens et français et de textes de l’écrivain dont bon nombre sont inédits dans les deux langues, a formé le projet de l’y révéler. Rien moins que le débarrasser de ce qui empêchait de le connaître : sa réputation.

Or le problème avec les clichés qui lui collent aux basques, c’est qu’ils ne sont pas tous dénués de fondement , qu’il s’agisse du cabotinage, de l’égocentrisme, de l’exhibitionnisme, des bons mots assassins, du cynisme, de sa puissance de travail, du culte du moi, du goût de la manipulation et de la polémique, de l’opportunisme tour à tour fasciste, antifasciste, maoïste, du correspondant de guerre qui romançait, du rhéteur aux emballements boursouflés. Simplement, ces lieux communs ont fait écran devant l’essentiel.Car cet auteur-là sut comme nul autre restituer le tremblement et l’effroi des hommes face à la guerre, ce paysage qui vous tire dessus.

C’est peu dire qu’il fut l’artisan et la victime d’une réception ambivalente et polémique de son œuvre et qu’il le paya longtemps. A trop l’essentialiser comme italien, on est passé à côté de l’universalité de ses grands romans, et même de son essai si européen Technique du coup d’Etat(1931). Il émerge de ce Cahier de l’Herne le portrait d’un homme saisi à contre-jour, plus isolé et solitaire qu’il n’y parut. Le jeune engagé volontaire de 1914, soldat d’infanterie de la Légion garibaldienne intégrée au 4èmeRégiment de marche de la Légion étrangère, promu officier dans une brigade de chasseurs alpins lorsque l’Italie renonça à la neutralité et qu’il put continuer à se battre sous son propre drapeau, ce jeune homme est demeuré intact en lui toute sa vie.ITALIE - CURZIO MALAPARTE

Malaparte, commandant d’une section d’assaut lance-flammes, aura vu l’horreur et vécu la barbarie durant ces quatre années et ne s’en sera jamais remis. On pourrait le dire né en 1914 et mort en 1918, comme tant d’autres (Céline, Hemingway). La guerre, impossible d’en sortir. D’ailleurs,La Révolte des saints maudits (1921), son premier livre et le moins connu, est selon lui le plus important car il est la matrice de l’œuvre. Il y est tout entier en sa blessure originelle.

Ce Cahier de l’Herne reproduit entre autres un article terrible dans lequel Malaparte évoque une manifestation d’anciens combattants contre la vie chère à laquelle il a participé le 1ermai 1919 place de la Concorde à Paris. Pour les disperser, les agents de police matraquèrent les vétérans encore dans leurs oripeaux bleu horizon : « C’est ce jour-là que je sentis obscurément que ma génération avait perdu la guerre ». Mais Malaparte, c’est aussi un compagnon de route du fascisme jusqu’à la rupture en 1933, emprisonné, assigné à résidence, exilé de l’intérieur malgré sa fidélité au Duce, un enthousiaste de la colonisation de l’Ethiopie.

Il a toujours été au cœur de l’Histoire en marche, acteur de l’histoire immédiate à commencer par celle des deux guerres qui ont secoué le siècle européen. Sauf que lui la raconte dans un genre à part, à mi-chemin du reportage en première ligne et de la fiction du réel : la narration de témoignage.

Il était né Suckert à Prato (Toscane). Mais pourquoi passe-t-on de Kurt Suckert à Curzio Malaparte ? Non parce que Bonaparte était déjà pris, ça c’est pour les journalistes, mais parce que Suckert, quoique autrichien, fleure bon le pangermanisme, alors que Malaparte, nom de l’oncle, sonne si bien italien, et en plus, ça signifie «  »du mauvais côté » », ce qui est délicieusement prémonitoire. La démocratie parlementaire lui répugnait à proportion de son attachement aux valeurs de l’esprit républicain. Peut-être parce que la première offrait le spectacle mou de sa faiblesse et de sa médiocrité, comme si tous les idéaux de fer dont elle était porteuse s’étaient réfugiés dans le second.

Il y a plusieurs années, Maurizio Serra lui a consacré une biographie remarquée Malaparte, vies et légendes (608 pages, 22,50 euros, Grasset) pour l’élégance de l’écriture, la richesse de l’enquête et la finesse des analyses. Ce qui n’allait pas de soi avec un animal tel que Malaparte. On ne fait pas plus piégeux tant le mensonge épouse si naturellement le mouvement de son âme et la plupart de ses attitudes ; il persuadait d’autant plus aisément son entourage de la véracité de ses inventions qu’il en paraissait lui-même si convaincu ; mais un mensonge qui, dès ses plus jeunes années, s’ennoblit par la littérature, sa mythomanie romanesque s’enracinant dans une mythologie poétique. Ce qui est bien le moins pour qui ne sera jamais fidèle qu’à Chateaubriand, et préfèrera les chiens aux humains.

Fabulateur mais pas mystificateur, il n’a cessé de malaxer l’Histoire pour en faire la matière première de son œuvre, manière de signifier son mépris à ce paquet d’événements qui s’avance pompeusement précédé d’un grand « H », quand la littérature doit s’affirmer avec une grande hache. De ce portrait critique, modèle de ce que devrait être l’exercice d’admiration, il émerge comme un amoureux de la force dans toutes ses expressions, fussent-elles les plus totalitaires en politique, du fascisme au communisme de guerre. Là se trouve le nœud de sa cohérence et de sa constance.

La force, l’ordre, le protocole, l’épure, les masques : il y a du Mishima en lui. Il a pareillement le culte du corps et de la forme, et à l’intérieur, une puissante névrose d’échec. L’empathie de Maurizio Serra pour son personnage est sans indulgence car elle se déploie en permanence sur la crête de ses contradictions :

« Il aura réussi à donner l’impression de la spontanéité, du trop-plein d’émotion et d’indignation, là où il fut le plus froid et le plus sinueux des auteurs » écrit-il.

Au fond, le paradoxe de Malaparte s’inscrit dans sa fascinante maison de Capri. Tout sauf une villa : cet « autoportrait en pierre » était un bunker à la beauté sévère, à l’allure austère, au confort ascétique, mais dont la cave regorgeait de grands crus.

(« Curzio Malaparte en 1948 » ; « Casa come me » Photos D.R.)

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599 Réponses pour Malaparte du mauvais côté

Phil dit: 12 septembre 2018 à 9 h 03 min

Dans sa période faste, Télérama révélait les patronymes d’origine juive des pseudomisés du paysage médiatique. Depuis, l’esprit chrétien de gauche s’est porté vers d’autres combats. Le mélenchonisme des années septante n’est plus ce qu’il était.

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 8 h 37 min

Qu’un tel film sorte en plein scandale de la pédophilie dans l’Eglise, c’est un signe de Dieu pour reconstituer son message qui souffre de fading. L’Esprit Saint est toujours là, qui veille sur le peuple de Dieu et sa parole. Même si le film de Wenders reste en deçà de l’ambition.

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 8 h 33 min

Wim Wenders, pourtant grand cinéaste, se serait-il trompé avec son film sur le pape François ? C’est hélas ce que laisse entrevoir la critique de Télérama, critique pour bobos athées, certes. Mais une telle entreprise n’était-elle pas aussi faite en direction d’eux ? Bref, ce n’est pas aujourd’hui qu’on convertira ces affreux mécréants :

« Invité par le Vatican à réaliser un film sur le pape, Wim Wenders assure avoir bénéficié d’une liberté totale. Ce qui rend son documentaire encore plus embarrassant. Ce n’est, en effet, rien d’autre qu’un film d’entreprise grâce auquel le Saint-Siège veut promouvoir son produit vedette, garanti sans défaut. » Télérama

renato dit: 12 septembre 2018 à 7 h 50 min

« Il aura réussi à donner l’impression de la spontanéité, du trop-plein d’émotion et d’indignation, là où il fut le plus froid et le plus sinueux des auteurs », écrit-il.

Bon, au contraire des intellectuels lambda toujours attentifs aux opportunités — « tengo famiglia », qu’ils disent —, il ne s’est jamais inhibé.

À propos de la maison (pour italophones) :
http://www.adspazio.it/libera-malaparte-la-casa-dello-scandalo-la-paternita-del-capolavoro-del-900/

Photo 1 : drôle de relation avec la cigarette !

Bételgeuse dit: 12 septembre 2018 à 0 h 52 min

ED, revenez, vous voyez bien que Noiret qui je suppose n’était pas pd a dit youpin bicot et qu’il lui est pardonné , chacun conservé le droit de ne pas aimer les arabes d’un point de vue sexuel. Voyez comme vous nous manquez.

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 0 h 49 min

Quand j’ai l’occasion sublime de parler de la grande, de l’incomparable Ulrike Meinhof, vous poussez des cris de vierge effarouchée. Quel débile mental vous faite ! Vous devriez me remercier de vous montrer la voie. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut parler de cette splendeur du monde. Et vous, vous ne trouvez rien d’autre à faire que d’être choqué. Vous ne méritez pas d’avoir un seul neurone dans le cerveau, et certes vous n’en avez déjà pas beaucoup !

Bételgeuse dit: 12 septembre 2018 à 0 h 47 min

Pablo, la plus féministe, la plus anti miso, mais vous lui aviez promis de la joindre sur son blog, pas tout lu de ce qui ressemblait à une déclaration d’intentions. Mettez vous à genoux, elle vous attend.

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 0 h 42 min

Sur Juan Rulfo, par exemple, vous ne nous avez pas dit grand-chose. C’était tout petit. Vous l’avez rencontré, ou plutôt vous l’avez aperçu à Beaubourg, lors d’une conférence. Vous êtes passé passé à côté du grand génie, sans rien avoir à en dire. Il était ivre ? Vous auriez pu en profiter pour lui offrir un verre. Mais non, vous êtes resté sur votre quant-à-soi, comme cet autre médiocre du blog, renato. renato le matin, et vous le soir, à vous deux vous faites la paire de gros minables. C’est le drame de ce blog de rassembler des ratés de l’esprit. C’est un bon observatoire de la condition humaine misérabiliste, mais Dieu que c’est déprimant !!!

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 0 h 16 min

C’est même un exploit, Pablo, d’avoir aussi peu d’idées sur la littérature espagnole quand on a prétendument passé sa vie dedans. Même dans votre spécialité, Pablo, vous êtes un gros nul. Moi-même, j’en connais sans doute davantage que vous, alors que je ne suis pas un soi-disant traducteur à la gomme. On se demande d’ailleurs ce que vous avez pu traduire, à part des clopinettes…

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 0 h 09 min

Vous n’êtes pas un type vraiment intéressant, Pablo, désolé de vous le dire. Il faut être un Chaloux pour s’amouracher de vous. Et encore. On n’aurait pas envie de vous connaître dans la vie réelle, vous n’êtes pas une lumière, vous êtes même médiocre. A part la musique, vous n’êtes bon à rien. Vous ne savez même pas correctement parler ni écrire le français. Vous parlez espagnol ? C’est votre seule qualité, et encore. Vos commentaires sont insignifiants, comme vos idées. Ce qui prédomine, c’est votre manque d’idées, votre neutralité, votre médiocrité. Il n’y a que lorsque vous parlez de moi que vous êtes brillant.

Delaporte dit: 12 septembre 2018 à 0 h 04 min

Pablo, dans votre détresse, vous me faites songer à cette phrase de Matthieu :

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ? »

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 23 h 59 min

Pablo75 dit: 11 septembre 2018 à 23 h 35 min

Beau morceau de littérature, Pablo. Bravo ! Mais vous me reprochez des choses dont je ne suis pas l’auteur, alors que vous, vous vous en rendez coupable de facto. Sur ce blog, je n’ai jamais insulté quiconque, vous feriez bien d’en prendre de la graine. J’ai même répondu à Clopine, cet après-midi, que si Matzneff me la proposait à manger, je voudrais qu’elle fût accompagnée comme garniture de lardons et de patates. J’ai bon appétit, même quand la viande est coriace. Je suis doux comme un agneau, sachez-le.

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 23 h 51 min

Derrida (à son habitude) a joué sur ce mot « supplémentaire », qui est ce qui vient en plus, mais aussi ce qui supplée un manque.

correctif : Derrida lui-même ou des « disciples de Derrida qui avaient les tics et les tocs de leur maitre ? à vérifier.

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 23 h 47 min

« raymond dit: 11 septembre 2018 à 22 h 14 min
Pouvez vous nous en dire davantage sur la dimension philosophique de cette histoire d’héritage de chameaux partagés entre les trois fils? »

ce chameau a fait coulé beaucoup d’encre… philosophique.

comme il voit le partage impossible le sage donne ce chameau, et face aux réticences des frères (« comment allons-nous vous le rembourser »), il dit un truc du genre « prenez ce chameau, si Allah le veut bien vous me le rendrez plus vite que vous ne le pensez » (le conte attribue ce paradoxe « vertueux » à Dieu).

ce chameau qui permet le partage, on lui donne le nom de « chameau supplémentaire ».

ce « supplémentaire » est ce qui permet le « partage » et par là-même permet de maintenir une « paix sociale ».

Derrida (à son habitude) a joué sur ce mot « supplémentaire », qui est ce qui vient en plus, mais aussi ce qui supplée un manque.

la valeur symbolique de ce paradoxe arithmétique est telle qu’il semble représenter la solution aux problèmes du monde, problèmes qui se résument le plus souvent à des questions de « partage », et l’on se dit qu’il suffirait trouver ce chameau supplémentaire pour décoincer la situation.

cela ferait un très beau sujet de roman, avis aux amateurs…

raymond vous qui avez l’air de vous y connaitre en maths vous connaissez l’explication arithmétique de ce paradoxe ? on peut la trouver sur le web, elle est superbe !

Pablo75 dit: 11 septembre 2018 à 23 h 35 min

Il doit être content de soi l’ordure de Delaporte, le faux chrétien type, obsédé sexuel, misogyne impuissant, harceleur de femmes, admirateur de terroristes antisémites, pervers sexuel qui ose donner des leçons de morale à tout le monde ici tout en racontant ses
fantasmes de fist-fucking, radoteur aux idées crétines, calomniateur patenté, vieux barbon hypocrite vomissant sur tout ce qui n’est pas médiocre comme sa vie de mort-vivant, et surtout, surtout immensément lâche, infiniment couard, s’attaquant aux plus faibles uniquement… Il doit être content de soi cette salo.perie de mec, d’avoir expulsé Ed d’ici, la plus jeune, la plus naïve, la plus spontanée des commentateurs du blog.

Quel dommage qu’on ne puisse pas le croiser dans la rue pour lui cracher à la figurer (vu son grand âge, on serait limité à cela par pitié).

rose dit: 11 septembre 2018 à 23 h 02 min

ma soeur à moi qui est est la tante de mes enfants habitait aussi Grenoble.
Mais l’a déménagé le 2 août. Pourtant, c’était bien Grenoble.

rose dit: 11 septembre 2018 à 22 h 59 min

pour sûr que j’y arriverai tellement que j’en rêve.
Babas. Pavlovas.

moi aussi je vous aime bcp Lavande.

Mais que Jazzi fasse subir un ostracisme

pareil à Ed, c’est trop. Déjà qu’elle n’a aucune confiance en elle.

rose dit: 11 septembre 2018 à 22 h 54 min

joyeusement
Et mai et juin où ns ns sommes caillées.

Et puis trois bols en porcelaine beige chair aussi, ai consommé macron.

si j’avais payé moins cher de fuel, Je me serías offert des moules à baba. Dont je rêve depuis longtemps déjà.

J’y arriverai. J’y arriverai.

rose dit: 11 septembre 2018 à 22 h 50 min

Mauvaise nouvelle :
1501 litres de fuel = 1448, 17 euros.

Merci macron.

Pour se chauffer à 18° Celsius du 1er novembre au 1er avril.
Éludons joyeuseme octobre et avril ( et mai et juif cette année).
Et tu voudrais qu’on consomme macron ?

(me suis quand même acheté (e ???) un moule à tarte rectangulaire -c tendance- que j’ai inauguré trois fois -une tarte à la courgettes, y en a plusieurs, une pommes/ poires sans abricots, et une ratatouille.

D. dit: 11 septembre 2018 à 22 h 23 min

Chaloux, je ne sais pas si c’est bien mais j’ai eu plusieurs fois envie de vous appeler mon chaton aussi. Je me suis toujours retenu.

D. dit: 11 septembre 2018 à 22 h 19 min

Sachez que je vous aime bien, Lavande.
Ne tenez pas compte de tout ce que j’ai pu écrire, je ne le pensais pas. Et pour tout vous avouer mon assouplissant est à la lavande et ma tante habite Grenoble.

rose dit: 11 septembre 2018 à 22 h 17 min

(oui breton c pas terrible. boutons les avec les anglais. Allez Ed. (peux pas écrire reviens pck ds une oneille ai la chèvre de M. Seguin (quai de Solférino) et dans l’autre oneille Rimbaud à Verlaine)) Allez Ed).

raymond dit: 11 septembre 2018 à 22 h 14 min

Hamlet
Pouvez vous nous en dire davantage sur la dimension philosophique de cette histoire d’héritage de chameaux partagés entre les trois fils?
Je crois me souvenir que cette histoire figure dans les proses de Brecht, mais je ne me souviens plus du contexte…

closer dit: 11 septembre 2018 à 22 h 07 min

« Bon dieu, vous avez le droit de me renvoyer à la figure que je suis une vieille moraliste rigide et donneuse de leçons. »

Dans ce cas, c’est exactement ce que vous êtes Clopine. Vous savez parfaitement que si, à la place d' »arabe », Ed avait écrit « boche » ou « rosbif » ou « gringo » ou « espingouin », voire « corse », « rouquin » ou  » breton », personne n’aurait élevé la moindre objection. Tout ceci n’est qu’hypocrisie et mauvaise foi.

Tenez bon Ed!

z dit: 11 septembre 2018 à 22 h 04 min

« Ed discounte passe à la caisse devant le caïd Baroz »

« Phil, il vaut mieux passer à la caisse qu’à la casserole »

Avec lui, aucun risque, Bérégeunise…

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 21 h 30 min

Clopine , comme il y a des prête-nom vous servez de prétexte. Les femmes sont aussi folles que les hommes qu’elles aiment, forcément.Lavande est une subtile.

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 20 h 58 min

Bénon, non plus ! Merci tout de même. Ce soir, je lis le dernier livre de Javier Cercas, et je ne sais plus si notre hôte en a parlé ici ? Non, je ne crois pas ???

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 20 h 07 min

MERCI Lavande (mais l’accès à l’article est impossible ; cependant, nous avons eu accès aux positions de Montebourg sur la question !

D. dit: 11 septembre 2018 à 19 h 44 min

La soumission aux intérêts européens et donc à l’Allemagne de Merkel est l’un des signes les plus visibles de la décadence française.

D. dit: 11 septembre 2018 à 19 h 41 min

Il est possible d’affirmer que les Français qui se sont détournés de Dieu, bafouant ou piétinant ce que leurs ancêtres avaient mis des siècles à construire et maintenir parfois par leur sang versé, méritent ce châtiment climatique et toutes les conséquences qui en découleront.

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 19 h 40 min

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vous connaissez sur votre blog des difficultés de communication qui entrainent des départs ou des exclusions de certains de vos membres ?

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D. dit: 11 septembre 2018 à 19 h 38 min

La sécheresse déjà ressentie au mois d’août s’accentue et devient très préoccupante. Et même très très préoccupante. Il est tout-à-fait anormal qu’il pleuve si peu en septembre.
Cela ne suffit pas toutefois pour affirmer que cela est un réchauffement climatique direct.
Il faut admettre en effet un réchauffement climatique global sensé s’accentuer dans les décennies à venir.
Ce réchauffement provoque la fonte des glaces arctiques et celle-ci a pour effet de diminuer le Gulf-stream. Il est possible que le Gulf-stream soit tout-à-fait arrêté, voire inversé d’ici une trentaine d’année. Cela aura pour conséquence un refroidissement notable en France et non pas un réchauffement. Mais aussi beaucoup moins de pluies venant de l’Atlantique ce qui pourrait entrainer des conséquences désastreuses pour la France qui serait obligée d’acheter son énergie électrique à pris d’or à certains voisin. L’Agriculture pourrait être totalement bouleversée. Une bonne moitié de la France serait ainsi transformée en steppe aride où à peu près rien ne pousse. L’élevage de chèvres voire de yacks pourrait éviter de plonger le pays dans une profond déclin par ailleurs déjà entamé économiquement, socialement, intellectuellement et artistiquement depuis environ 25 ans.

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 19 h 32 min

puisque l’ambiance s’y prête un petit problème d’arithmétique :

un père meurt en laissant dix-sept chameaux à ses trois fils.

Son testament prévoyait que l’aîné hériterait de la moitié des chameaux, le cadet du tiers et le benjamin du neuvième.

Le partage semblant impossible, on consulta un sage. Celui-ci ajouta un chameau lui appartenant aux dix-sept formant l’héritage.

Le partage fut alors facile :
– moitié = neuf chameaux pour l’aîné,
– le tiers = six pour le cadet
– neuvième = deux pour le benjamin.

Comme ceci ne faisait au total (9+6+2) que dix-sept,le sage put reprendre possession de son chameau…

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 19 h 21 min

« x dit: 11 septembre 2018 à 0 h 19 min
Ai-je répondu ? J’ai dû me perdre en route. »

réponse : mille fois oui ! merci !

D. dit: 11 septembre 2018 à 18 h 49 min

Moi aussi je suis abonné à Libé, mais papier.
Je le découpe en fine feuilles que j’empile soigneusement dans mon distributeur de torche-cul.

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 18 h 24 min

Merci DHH je vais tenter de trouver l’article en question (nous sommes abonnés à Libé en ligne, mais pas au Monde);

Dimanche la bande-annonce est passée dans un petit festival culturel du coin (I.C.ART) et du coup, un contact est pris pour que le film soit éventuellement programmé dans la salle du cinéma Sirius du Havre. Piste intéressante !

Pour votre info : nous le montrons pour la première fois in extenso à notre comité de pilotage mercredi soir. Autant vous dire que j’ai le coeur qui bat, car ce ne sont pas des spectateurs lambdas, certes, puisqu’ils ont participé à l’aventure depuis le début, mais ce sont des apiculteurs qui ne sont pas dans le milieu des images ; or, les retours positifs que nous avons reçus jusqu’à présent viennent de nos jeunes collaborateurs, tous pros. Là les 6 membres du copil nous sont certes favorables, mais pourtant j’en ai la gorge nouée d’avance !

DHH dit: 11 septembre 2018 à 18 h 19 min

@clopine
dans le Monde d’aujourd’hui un article d’Arnaud Môntebourg qui montre, d’après le projet qu’il décrit et qu’il patronne ,qu’il pourrait être un sponsor utile pour la diffusion de votre film

Phil dit: 11 septembre 2018 à 18 h 16 min

du rififi dans la casbah à passou, Ed discounte passe à la caisse devant le caïd Baroz et delaporte veut pas la prendre.
Refilez-donc un maroquin (de cinéma) à Baroz, dear passou. en cuir, evidently

Chaloux dit: 11 septembre 2018 à 17 h 51 min

Si ce n’est pas le cas il m’excusera, est-ce que Pierre Assouline n’avait pas déclenché un certain tollé avec une phrase dont les propos de Ed ne seraient, à un degré ou à un autre, qu’une banale illustration? Pierre Assouline s’étant ému que les mêmes propos tenus par un autre à quelques temps de là ne soulèvent plus la moindre réaction. Quelle était donc cette phrase ?

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 17 h 31 min

16h13 peut être qu’en dépit de ses préférences il proteste contre le traitement réservé aux retraités, y a pas un lien ?

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 17 h 27 min

Delaporte, excusez du pneu mais on pourra dire tout ce qu’on voudra mais ED n’est pas un vélo, garde fou pour équiper un modèle de ce genre peut être mais nul besoin de garde boue sauf si vous considérez qu’elle envoyait de la terre mêlée à de l’eau avec quelques débris ce qui pour une titulaire d’un diplôme de management international culturel étonnerait.

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 16 h 57 min

Si Matzneff me proposait de manger Clopine, et me demandait avec quoi je voudrais l’accommoder, je suggérerais une belle garniture de lardons avec des patates. Mais j’aurais peur que sa chair ne soit un peu dure (à cuire).

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 16 h 50 min

« que ce pus vous éclabousse en boomerang, Delaporte, car j’abomine ce type de jeu malsain qui vous complaît tant. »

Bigre !

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 16 h 29 min

Non, elle n’est ni « vache », ni « cinglante », ma « leçon de morale », Delaporte. Elle exprime surtout le regret de voir Ed partir, sur une maladresse (causée sans doute par le manque de recul historique, mais encore une fois, peut-on demander à nos filles une sagesse acquise par l’expérience douloureuse d’une oppression ? Non, n’est-ce pas !) certes, mais surtout à cause de votre amusement ignoble avec elle, ce trollisme qui est vraiment une plaie purulente : que ce pus vous éclabousse en boomerang, Delaporte, car j’abomine ce type de jeu malsain qui vous complaît tant.

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 16 h 13 min

Mauvaise nouvelle de la rentrée : Matzneff a perdu la boule. Il écrit dans sa chronique putride du Point, se fondant sur Hérodote :

« Les vieux à la broche ! », tel doit être désormais le slogan des dirigeants de La République en marche. S’ils suivent mon conseil, je leur prédis un franc succès aux prochaines élections européennes. Ils gagneront des voix et, détail non négligeable, les vieux transformés en plat du jour ne pourront plus voter pour leurs adversaires. Matzneff

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 15 h 55 min

« Et que je préfèrerais tant pouvoir continuer à vous estimer… »

Belle leçon de morale de Clopine, en effet, et tellement vache avec cela ! C’est encore plus cinglant et méchant que ce que moi-même je peux dire contre Ed. Bravo pour ce tour de force, dont seule une Brayonne semble avoir le secret, dans l’épaisseur du silence de sa campagne rustique. Le bon sens paysan fait mouche, et même plus que cela : il dévaste tout sur son passage. Bravo, Clopine, de rester telle qu’en vous-même !

rose dit: 11 septembre 2018 à 15 h 53 min

Lavande

vous avez oublié les Argentins. Ávec les anglais. On prendrait langue.

Je ne baiserai pas non plus avec un chilien. Je les trouve odieux les chiliens.
Pourtant, je vous le dos, Lavande, à vous qui avez certaine curiosité intellectuelle et peu d’aptitudes à trancher Net, les chiliens me sont pas tous odieux, non. Mais je ne baiserai pas avec un chilien, ni -encore moin s, mais égal, un arabe.

je dois filer.
Bataillez.

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 15 h 47 min

Ed, restez, ne serait-ce que pour résister à ce Delaporte-cloporte. C’est juste un troll de bas étage, et nous sommes un certain nombre, sur ce blog, à réprouver évidemment la manière dont il vous harcèle.

Et puis, même si vous êtes si indignée que toute autojustification vous semble méprisable, ce serait bien tout de même de nous rassurer : vous savez, Guy Bedos a un jour pris la décision d’arrêter un sketch pourtant plein d’humour (sur un avion piloté par un arabe…) parce que son second degré ne passait pas, son sketch était pris « au pied de la lettre ». Vous voyez que vous n’êtes pas la première à buter sur un « malentendu ». Mais votre silence et votre fuite laisseront toujours planer un doute, si vous ne faites pas l’effort d’admettre votre maladresse. Et les Delaporte auront ainsi le champ libre pour vous accabler.

Et puis vous le savez bien, que vous êtes la fraîcheur de ce blog… Même si vous proférez parfois des énormités (parce que vos jugements sévères sur les homosexuels, qui seraient d’après vous des « pestes » ramenant tout au sexe, sont vraiment caricaturaux. N’avez-vous jamais pensé qu’une oppression millénaire pouvait contraindre un individu à faire face, bon gré mal gré, en le renvoyant sans cesse à sa pratique sexuelle ? De même que les femmes en ont souvent plus que marre d’être en permanence rappelée à l’ordre, à leur sexe (c’est la même chose pour ceux qui vont systématiquement faire état de votre féminité pour occulter/expliquer vos actions ou vos paroles), de même les homosexuels ne peuvent que mettre la problématique de leur orientation sexuelle au coeur de leur vie, de leur identité, puisqu’elle pose problème aux pouvoirs (masculins !) sociaux qui les entourent, et parmi lesquels ils sont obligés de vivre. Ed, pourriez-vous, comme vous le faites pour les homos, pointer du doigt à grands traits généralisant et caricaturant des caractéristiques que VOUS auriez décelé chez des juifs ? Non, n’est-ce pas, parce qu’il n’est pas bien difficile de comprendre que naître « juif » va vous conduire à vous confronter à cette « judaïté » là, à trouver votre identité, et que c’est déjà assez monstrueux comme ça (de se voir dénier un choix possible, que d’autres que vous-même décident à votre place de ce que vous êtes, à cause d’une origine…) sans en rajouter dans le haussement d’épaules.

je pense que c’est cela le problème entre Jazzi (que je connais par ailleurs, et qui est, croyez-moi, une « belle personne », à de multiples points de vue). Il s’affirme tranquillement homosexuel, et vous l’affublez, du coup, d’oripeaux qui fleurent hélas la caricature et la généralisation à outrance (l’homo ne penserait qu’au sexe, qu’à l’apparence, il serait sournois et railleur, mauvaise langue et mauvais ami).

Mais vous êtes si jeune, Ed, que vous ne pouvez peut-être pas comprendre qu’un carcan dont on vient tout juste de se séparer (n’est-ce pas la semaine dernière seulement que l’Inde vient d’abolir la pénalisation de l’homosexualité ? ) vous force à l’interroger, ce carcan. A l’affronter. A continuer encore à vivre dedans, alors même qu’il commence (tout juste) à disparaître.

ce long chemin que les opprimés (et les femmes cheminent aux côtés des homos, bien sûr) sont forcés d’emprunter, reconnaissez au moins, jeune et radieuse Ed, qu’il vous a été épargné. Et songez-y, à chaque fois que vous avez envie d’hausser les épaules…

Bon dieu, vous avez le droit de me renvoyer à la figure que je suis une vieille moraliste rigide et donneuse de leçons. Mais c’est que j’aimerais bien que vous restiez parmi nous, savez-vous ? Et que je préfèrerais tant pouvoir continuer à vous estimer…

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 15 h 16 min

Je crois que j’ai déclenché des curiosités à propos du Clopinou. Eh bien, il poursuit (brillamment) des études qui vont normalement le conduire à un doctorat de sciences sociales (anthropologie, économie, sociologie et philosophie au programme de cette année, excusez du peu ! ).

Le reste est privé, et vous devrez vous adresser directement à lui si vous voulez en savoir plus !!!

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 14 h 21 min

« je couche volontiers avec les moches »

Ed a été très loin dans sa confession intime. Cette fille n’a aucun garde-boue moral, elle croit qu’on peut tout se permettre, et elle trébuche lamentablement sous les huées. C’est vraiment la dernière de la classe.

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 14 h 15 min

Le salaire de Benalla révélé, le scandale continue :

« Le document date de mai 2017, époque où Alexandre Benalla est nommé conseiller de la présidence et s’installe au cabinet de l’Élysée. Il touche alors un salaire brut de 7113 euros, soit 6000 euros nets, selon la fiche de paye dévoilée. »

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 14 h 09 min

Le pire est certainement que Ed a voulu signifier, à travers sa « plaisanterie », quelque chose qu’elle ressentait vraiment. Elle serait donc une authentique raciste, dont le racisme exprimerait sincèrement ce qu’elle pense pleinement. A un tel cas exécrable, il n’y a qu’une direction à prendre, celui de la rééducation. En Chine, Ed serait conduite manu militari dans un camp de redressement. En Europe, il faudrait surtout qu’elle reprenne tout depuis le début (depuis la maternelle). Gros travail en perspective, et faillite du système éducatif !

Delaporte dit: 11 septembre 2018 à 14 h 02 min

« Personnellement les termes « youpin » et « bicot » me donnent plutôt la chair de poule. »

Après la Shoah au XXe siècle, en effet, tout propos raciste devient insupportable, et s’en permettre un, serait-ce par plaisanterie, peut être lourd de conséquence. La phrase de Ed, peut-être le fruit de son manque de cervelle, est évidemment insupportable. Elle a voulu sans doute faire preuve de légèreté, la pauvrette, mais du coup elle a tenu un vrai et fort propos raciste, d’une grande violence. Elle a cru que ça passerait. Mais ainsi va la démocratie sur ce blog même : ce propos raciste ne passe pas. Il a été légitimement dénoncé par presque tout le monde, sauf par quelques inconséquents en mal de provocation. Pablo qui me traite de « délinquant » devrait plutôt regarder la poutre qu’il y a dans son oeil, et faire attention à la déliquescence intellectuelle qui semble l’atteindre. Qu’il parle musique tant qu’il veut, mais qu’avec Chaloux il ne vienne pas nous faire des leçons de morale abjectes sur Ed ou le racisme…

DHH dit: 11 septembre 2018 à 13 h 52 min

Bételgeuse
ce post qui s’adresse à m.
i je ne le comprends pas.
voulez vous dire queje suis a la fois une tres vieille dame et aussi autre chose c’est à dire jeune par certains côtés ?
mais c’est le lot de toutes les vieilles personnes ;les personnalités ne vieillissent pas uniformément par toutes leurs facettes
si plus prosaïquement vous vous demandez si celle qui signait autrefois Judith et celle qui signe aujourd’hui DHH sont une seule et même personne ,tout le monde sait ici que c’est vrai ;j’ai dù pour des raisons personnelles abandonner mon premier pseudo et je me suis rabattue sur ces trois lettres qui pour moi d’ailleurs ont un sens très précis

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 13 h 35 min

DHH, ce procédé me rappelle une autre , parfois nous tombons dans la paranoïa _ je est un autre_ à moins que ce soit dans la dissociation , vous seriez une autre que cette vieille, très vieille femme érudite Judith.

DHH dit: 11 septembre 2018 à 13 h 05 min

@Jazzi
un mot pour vous sous le fil précèdent,où j’exprime a la fois mon accord et mon désaccord sur votre lecture du propos de Ed
(ce post de renvoi a été posté aussi par erreur sous le fil precedent a côté du post auquel il renvoyait)

Clopine dit: 11 septembre 2018 à 12 h 01 min

J’aimerais beaucoup en savoir plus sur le retwwet de notre hôte, concernant le coup de gueule du libraire qui dénonce une sélection d’un livre auto-édité chez Amazon.

La libraire dit qu’elle n’est pas contre l’auto-édition, mais contre Amazon.

Mais pour un auteur qui s’auto édite (ça m’est arrivé deux fois, c’est pourquoi ça m’intéresse cette question), le choix de la plate-forme est peut-être une sorte de « condition ».

Je veux dire, quand on s’auto édite sur une petite plate-forme internet, genre « les éditions du Net » et autres, je pense qu’il n’y a vraiment pas grande chance d’être remarqué, non ? Je veux dire, c’est bien parce que le livre en question était promu par la plate-forme Amazon, avec sa puissance de feu, qu’il a été retenu sur une liste de jury littéraire…

Que doit donc faire l’écrivain s’auto éditant, enfin, celui qui souhaite élargir son audience et toucher le « milieu » qui ne lui a pas ouvert la porte d’office ?

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 11 h 11 min

10h18 peut être ne faut il pas oublier certains rôles de Noiret et son appartenance au monde du cinéma d’alors en caution morale. Comment aurait il pu s’agir d’autre chose que d’humour noir, grinçant au n’y, caustique.

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 11 h 05 min

Pas achevé le second tome , une belle complicité entre un frère et une sœur , le frère suit la sœur dans son action crapuleuse qui a pour but de se débarrasser du mari, du droit qui à l’époque assujettit la femme à l’homme. Un souvenir des retrouvailles quand Ulrich découvre sa sœur devenue femme , elle lui demande de l’aider à s’habiller.

raymond dit: 11 septembre 2018 à 10 h 23 min

hamlet
Il m’a semblé que Ulrich incarnait la science et Agathe les belles lettres(littérature et philosophie), deux en un c’est tout le drame de Musil car l’homme de science vit le dépit de n’avoir rien à proposer en fait de « sens » en lieu et place des belles lettres dont les illusions se révèlent sous les yeux de l’auteur. Les deux cohabitent ainsi dans le second volume – on a envie de dire: « forcément » – inachevé.
A propos de la destruction des illusions des pouvoirs de la littérature il me revient que Musil fut lecteur chez Rowohlt et que c’est lui qui a poussé l’éditeur à publier le seul ouvrage de Kafka « Le Verdict » paru du vivant de son auteur…

Lavande dit: 11 septembre 2018 à 10 h 18 min

P. comme Paris dit: 11 septembre 2018 à 3 h 17 min
« Merci Lavande pour votre citation de Monsieur Philippe Noiret.
Si besoin est, pour les grincheux,
une explication de texte peut suivre… »

Désolée P., c’est DHH qui a cité Philippe Noiret (10 septembre 2018 à 15 h 59 min).
Moi je fais partie des bas de plafond qui ont besoin d’une explication de texte : ironie, dérision, second degré ? Personnellement les termes « youpin » et « bicot » me donnent plutôt la chair de poule.

raymond dit: 11 septembre 2018 à 10 h 09 min

@hamlet
Oui vous avez raison de parler ainsi de l’homme sans qualités. C’est dans le livre à venir que Blanchot reprend la traduction du titre, signalant que Gide aurait préféré l’homme sans particularités; oui c’était plus littéral, c’est vrai mais les mots de six syllabes en français c’est un désastre surtout dans un titre et il est vrai que qualités oblige à un exercice réflexif pour se débarrasser de la morale que le terme traîne avec lui. Par ailleurs je partage totalement la vision que vous proposez à travers Pierre Chardin cet homme remarquable: oui Ulrich et Agathe sont un dépassement de la conscience malheureuse, c’est deux en un, problème de math résolu par Musil avec sa profondeur habituelle. Et c’est vrai que la solitude de l’homme moderne – réelle tarte à la crème, et pourtant… – est ici dépassée par ce tour de bonneteau qui fait du bien à l’esprit, mais dont la hardiesse ne nous lâche jamais. Musil décrit ainsi par l’exemple la fascination que l’inceste exerce sur nous, car nous pensons: je n’en finirai jamais d’être seul. Musil propose un au-delà de l’amour fusion sidérant. Je gage que s’il avait pu finir, l’aboutissement eût été tragique; je ne me souviens plus des notes de Musil à ce sujet dans le deuxième volume…

Lavande dit: 11 septembre 2018 à 9 h 58 min

rose dit: 11 septembre 2018 à 4 h 05 min
« n’enverrai pas un juif aux chambres à gaz ds l’espoir de récupérer tous ses biens.
même et y compris si je ne l’aime pas. »
Ouf, j’ai eu peur !

« je n’aurai pas de relation charnelle avec un arabe.
D’amitié jusqu’à dieu, oui.
mais pas d’échange de chair. La duplicité me semble être leur plus gros défaut.. »
Et les Anglais, Rose ? Vous auriez un échange de chair avec un Anglais ? N’oubliez pas Jeanne d’Arc quand même !

renato dit: 11 septembre 2018 à 7 h 51 min

Selon Carlo Dossi « le blocus continental napoléonien fut une colossale bêtise équivalant à la bêtise anglaise du blocus maritime, dernière écho du mare clausum », une sieste aurait été plus élégante.

Bételgeuse dit: 11 septembre 2018 à 7 h 31 min

23h04 Buffon méconnaissant la statistique epidemiologique, plus de 20% des individus en France souffriront d’un cancer, curable ou non. Quelle belle image, on meurt souvent de vieillesse quand le pays n’est pas en guerre, d’accidents divers et variés,de maladie, d’une mort choisie motivée par le d’espoir et qui est appelé suicide. Ce n’est pas souvent sans tristesse mais sur le chagrin soit à l’origine de la mort reste assez confidentiel dans une comptabilité globale. Notre modernité économique technologique politique écologique réussit à faire mourir des milliers sur les voies migratoires , plus de 20 000 noyades sans penser aux suppliciés ailleurs, dans les lointains. La population mondiale est passée de un peu plus d’un milliard vers 1800 à plus de six milliards en route vers sept actuellement, nous sommes trop nombreux .

rose dit: 11 septembre 2018 à 4 h 05 min

avril 2018, ici .
moi.
n’enverrai pas un juif aux chambres à gaz ds l’espoir de récupérer tous ses biens.
même et y compris si je ne l’aime pas.
Et puis cela s’atténue.
Ce qui lui semble tellement être des forces m’apparaît tant comme faiblesse.

moi.
je n’aurai pas de relation charnelle avec un arabe.
D’amitié jusqu’à dieu, oui.
mais pas d’échange de chair. La duplicité me semble être leur plus gros défaut.

Et puis, je comprends ce rejet comme un vieil atavisme daté de Cordoue, ou chasser l’envahisseur maure fut priorité. On n’oublie jamais dans sa chair la conquête de la liberté.

je ne me crois pas raciste, ed. Ne nous quitte pas.

Claudio Bahia dit: 11 septembre 2018 à 3 h 59 min

Jean Langoncet dit: 10 septembre 2018 à 23 h 17 min

« salutations comme on dit dans les grisons »

ça parle français dans les Grisons?

P. comme Paris dit: 11 septembre 2018 à 3 h 17 min

Merci Lavande pour votre citation de Monsieur Philippe Noiret.
Si besoin est, pour les grincheux,
une explication de texte peut suivre…

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 1 h 21 min

je pense que Musil a voulu utiliser dans ce but (comme expérience) les jumeaux, la gémellité.

avant ce changement il est souvent question de la lecture comme « autre état », ou comme « changement d’état », avec là encore toute la violence inhérente à cette modification de l’être, avec le jumeau (et l’amour du jumeau) cet autre état disparait, comme si la duplicité absorbait la transformation.

on connait les expériences mystiques individuelles, la béatitude chez Pascal ou Nietzsche on connait, Musil a voulu essayer de résoudre ce problème de « conscience malheureuse » (la même que l’on retrouve chez Proust, Svevo, Broch,.. cf le livre de Pierre Chardin) en passant par les jumeaux. Avec un peu plus de temps il y serait sans doute parvenu.

hamlet dit: 11 septembre 2018 à 1 h 03 min

x dit: 10 septembre 2018 à 16 h 36 min

vous allez trop vite pour moi, j’ai l’impression de faire la course avec une ferrari en étant au volant d’une 2cv.

soyez indulgent please !

sur l’identité narrative (ou l’identité fictionnelle chez Hume)…. et l’homme sans caractère(s) (c’est je crois que le titre que Blanchot aurait préféré).

il me semble que dans l’hsq la littérature est un personnage à part entière, ou un objet permettant aux personnages de se situer.

ex : le couple Diotime Arnheim, dans leur cas ils veulent trouver dans les livres le reflets de leurs idées (ou idéaux).

pour le général Stumm, il prend à la bibliothèque municipale, tous les livres empruntée par Diotime, il espère ainsi entrer dans l’esprit de cette femme qu’il vénère.

maintenant le couple Ulrich Agathe, pour eux c’est plus compliqué. D’abord il y a la mort du père, homme lettré qui lègue sa vaste bibliothèque.

le problème est que le père est un homme du passé, un homme de la tradition. Dans un premier temps Agathe espère y trouver les réponses à ses questions (vol 2 chap 11).

sauf que le frère a coupé les ponts avec la tradition, il a fait son choix de devenir ingénieur mathématicien pour devenir un homme de l’avenir en opposition à son père.

ce qui se passe dans le chap 2 du vol 2 est déterminant parce que c’est la première fois où pour le couple Ulrich Agathe les livres vont trouver une voie « possible », ou une voie qui ouvrirait vers un « possible ».

Il est essentiel de voir que les citations utilisées par Musil dans ce chapitre sont tirées des confessions extatiques de Martin Buber !

Musil fait dire à Ulrich : « dès cet instant, bien sûr, cessant d’évoquer ces perceptions difficiles à décrire dans lesquelles il n’y a ni substantifs ni transitifs, ils retrouvent les phrases avec sujet et objet parce qu’ils voient en leur âme et en leur Dieu les deux montants de porte entre lesquels va surgir la merveille (…) on regrettera jamais assez que les maîtres des sciences exactes n’aient pas de visions »

c’est un changement complet de temporalité, cet homme sans qualités qui s’était une identité narrative orientée vers l’avenir, contre un père orienté vers le passé, va maintenant avec sa soeur s’orienter vers le présent, une obsession du présent pour vivre leur qu’ils vont chercher du côté de la mystique et de la béatitude.

c’est un changement d’axe : une identité narrative se construit au fil du temps, dans un déroulement du temps, cette impression d’aporie et d’impasse est qu’il y a une rupture avec cet axe horizontal du temps pour passer à un axe vertical où effectivement l’identité des deux va se dissoudre, c’est quelque chose de très fort et de très poignant.

Chaloux dit: 11 septembre 2018 à 0 h 35 min

En Folio, Pablo, c’est la seule édition.

« «- Tout finira bien, vous verrez, notre peuple est merveilleux.
Je me mis à rire. J’aurais voulu lui répondre : « Nous avons déjà perdu la guerre ; nous avons tous perdu la guerre, vous aussi ». Mais je ne dis rien. Je dis seulement : « Notre peuple est très malheureux ! » Et elle s’éloigna dans la foule, de son pas lent, un peu incertain.
Voilà… j’aurais voulu dire tout cela au prince Eugène, mais je me retins et souris au souvenir du jeune couple princier.
– Le peuple italien les aime beaucoup, n’est-ce pas ? me demanda le prince Eugène. Et avant que j’eusse pu répondre : « Oui, le peuple les aime beaucoup » (mais j’aurais voulu lui répondre d’une autre façon et je n’osais pas), il ajouta qu’il possédait beaucoup de lettres d’Humbert (c’est ainsi qu’il dit : Humbert), qu’il était en train de les mettre en ordre, qu’il avait l’intention de les rassembler et de les publier –et je ne comprenais pas s’il parlait du roi Humbert, ou du prince Humbert de Piémont. Puis il me demanda si Umberto, en italien, s’écrit Humberto, avec un h.
-Sans h, répondis-je. Et je riais en pensant que le prince de Piémont aussi était un esclave, comme chacun de nous, un pauvre esclave couronné, la poitrine couverte de croix et de médailles. Je pensais que lui aussi était un pauvre esclave, et je riais. J’avais honte de mon rire, mais je riais. »

P. 47-48.

x dit: 11 septembre 2018 à 0 h 19 min

Hamlet à 20h 34
Oui et non. Le problème c’est que l’on peut dire exactement le contraire de façon tout aussi justifiée.
1) : tout dépend ce que vous entendez par « ludique ». Pour qu’il y ait « jeu », il faut qu’il y ait activité (du lecteur) et donc qu’il rencontre une certaine résistance (c’est le principe des jeux vidéo par exemple, surmonter la difficulté (pas nécessairement en tirant sur tout ce qui bouge sur l’écran!) pour passer à l’étape suivante). Sinon, s’il n’a rien à faire, si tout est trop connu, trop facile, (un peu comme si la balle arrive toujours au centre de sa raquette, si personne n’essaye de lui piquer le ballon ou s’il est tout seul sur le terrain, un terrain sans limites, sans marques au sol, si le panier est placé à 1,50 m de hauteur, etc.), il s’emm…

Et toute prise de possession n’est pas un viol (pour filer la métaphore ambiguë, d’abord sacrificielle chez Mallarmé mais susceptible d’être interprétée autrement, ou bien c’est l’ambiance du blog ?)
Le modèle du dialogue ou de la dialectique, ou de la coopération des organismes, de la symbiose, n’est pas forcément gnangnan. Sans lecteurs pour la « réactualiser » l’œuvre dépérit et disparaît, un peu comme la musique doit être interprétée pour exister ; bien sûr on dit d’un mauvais interprète qu’il « massacre » une œuvre, mais ce n’est pas vraiment l’œuvre qu’il massacre c’est sa réactualisation momentanée a) le support matériel n’est pas atteint, l’œuvre s’en remet, et l’interprète suivant ou dans le conservatoire d’à côté la trouvera intacte et surtout b) un interprète « suffisamment bon » ressuscite au contraire la musique enfermée dans la partition. L’œuvre littéraire dépourvue de lecteurs resterait lettre morte (quoi qu’en dise Mallarmé, mais s’il faut lui faire concurrence dans le « gore » on peut soutenir que le coupe-papier ne poignarde pas, mais pratique une trachéotomie); lettre morte comme la partition sans interprète. (Je sais que l’enregistrement fausse la comparaison, mais pas totalement dans la mesure où il n’est pas vraiment « vivant » puisqu’il n’offre qu’une (ré)actualisation figée, fixe, sempiternellement identique à elle-même)

Par ailleurs (et malgré l’usage intensif que je viens d’en faire), il faut tenir compte des risques, des « prodiges et vertiges de l’analogie » comme dirait votre cher Bouveresse : les images (verbales) peuvent fausser, forcer notre vision des choses, voire créer de toutes pièces de faux problèmes (tonton Wittgenstein, pourquoi tu tousses ?)
L’image mallarméenne, certes suggestive, suppose Et le codex Et les pages à couper, ce qui la rend à peu près incompréhensible à ceux qui sont nés avec le livre de poche et n’ont jamais rien acheté chez José, tout comme elle l’aurait été pour ceux qui lisaient sur rouleaux.
Et puis ici même (il ne s’agissait pas d’un livre mais de commentaires), quelqu’un (qui me pardonnera de revenir là-dessus puisque ce n’est pas par volonté de polémiquer ni par moquerie, mais bien parce que cela me fournit un contre-exemple fort utile), quelqu’un donc s’estimait agressé par des termes rares, difficiles à comprendre: la violence était du côté du texte !
Pour peu qu’un texte présente des difficultés ou tende des pièges (narrateur non fiable par exemple, sauf peut-être si le genre s’y prête : roman policier, comme le fameux roman d’Agatha Christie, The Murder of Roger Ackroyd) ou représente des scènes que nous n’avons pas envie de lire, auxquelles nous n’avons pas envie d’être confrontés même de façon aussi indirecte, pour des raisons d’ailleurs extrêmement diverses (parce qu’elles sont pénibles pour notre sensibilité trop vive ou parce que nous pensons qu’elles peuvent donner de « mauvaises idées » à d’autres lecteurs fragiles, ou s’il y a provocation caractérisée ou mépris à l’encontre de nos valeurs, de ce que nous tenons pour sacro-saint (et je ne parle pas là du « religieux »), ou si c’est Ch. Angot qui parle de nous, nous personnellement en personne, et nous met à poil devant tout le monde), c’est le lecteur qui se sent agressé par le livre violent.
2) Pour l’exégèse biblique cela se discute encore plus, et dans tous les sens (toutes les directions).
Faire « exploser » le texte biblique ? Si c’est par une approche historico-critique pure et dure et maniée sans tact, sans discernement, on a parfois l’impression qu’on fait disparaître sinon Dieu en tout cas la Parole et le texte, atomisé au nom de la science et perdu pour la littérature (et le lecteur par la même occasion, puisqu’il n’est plus qu’un éplucheur de couches).
Mais on peut avoir un autre type de lecture active (qui ne refuse pas tout enseignement historico-critique mais ne lui accorde pas toute la place ou le dernier mot). La confrontation des passages entre eux, l’explication du texte (d’un passage du texte) par le texte même, les rapprochements en tout genre, sont moins « explosifs » : d’une certaine manière ils retissent le texte, ou le « tressent », le renforcent.
Et il me semble (mais je commence à fatiguer) que le critique littéraire peut aussi « déplier » un texte pour le lecteur, dénouer les fils qui nous bloquaient, ouvrir des portes, apporter un éclairage différent.
Mais si c’est un (mauvais) journaliste qui ne passe rien à aucun crible mais se contente de faire la promo de ce qui sort, je partage le constat (mais alors on déplore une absence sinon de violence du moins d’approfondissement).

Ai-je répondu ? J’ai dû me perdre en route.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 52 min

@ Chaloux

« C’est une musique de pérégrination, une musique qui marche… »

C’est vrai, ça donne cette impression, celle d’un groupe de pèlerins qui marche en chantant cela.

Tu as acheté quelle édition de « Kapput »? C’est un livre que je n’ai pas lu et que je ne sais plus si j’ai. L’autre jour tu m’as donné l’envie de le lire, malgré le fait que je n’aime pas du tout les récits d’atrocités (quand j’étais ado, mon père avait un vieux oncle qui en racontait souvent celles, horribles, inimaginables, auxquelles il avait assisté au début de la guerre civile espagnole, et je n’ai jamais réussi à les oublier).

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 35 min

« Pendant la guerre d’Espagne, Pablo aurait sans doute été du côté de la vermine stalinienne. »
(Delaporte)

L’autre jour un autre antisémite m’a traité ici de « putain de nazi », aujourd’hui un admirateur de terroristes antisémites de « vermine stalinienne ». Je suis content, cela confirme mon anarchisme viscéral (pendant la guerre d’Espagne les communistes ont liquidé plus d’anarchistes que les franquistes).

(Entre parenthèses, on imagine mal un partisan d’Hamon et un dévot des terroristes de la Bande Baader-Meinhof parler de « vermine stalinienne ». Ça c’est le langage typique du votant du Front National qui se cache sous le pseudo de D.)

Jean Langoncet dit: 10 septembre 2018 à 23 h 31 min

Rommel est mort.
Son armée a rejoint les légions des sables mouvants
de l’Histoire où la bataille est toujours
un écho métallique saluant une ombre rouillée.
Ses tanks ont disparu.
Comment va ton cul ?

Chaloux dit: 10 septembre 2018 à 23 h 30 min

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 07 min

Très beau, rythmiquement surprenant. J’aime beaucoup la musique de la fin du Moyen-Âge et de la première Renaissance. C’est une musique de pérégrination, une musique qui marche et qui semble sans cesse scruter l’horizon. Ensuite, on voyage autrement et ce charme se perd.

(Tout autre chose, impossible de retrouver Kaputt, j’ai dû le donner. Racheté aujourd’hui. Parution du dossier, je crois le 13. A vos marques!)

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 23 min

Observons le jeu Delaporte-D., toujours ensemble dans les polémiques, toujours jouant les contraires, mais Delaporte parlant parfois comme le votant d’extrême droite, caché derrière Hamon et Ulrike Meinhof, qu’il est.

« Ils » en font trop et ça se voit.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 20 min

@ Chaloux

« Jazzi, plus tu vieillis plus tu deviens vulgaire. »

Oui, et inintéressant. Avec l’âge il commence à se limiter à 2 ou 3 obsessions, comme Delaporte. Les deux radotent de plus en plus.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 23 h 13 min

@ Jazzi

Et toi, d’où te vient le goût d’accuser de racisme toute personne qui n’ait pas tes goûts sexuels ou ceux de ton frère aîné, si politiquement corrects?

hamlet dit: 10 septembre 2018 à 23 h 13 min

non mais arrêtez ! le départ d’Ed question dramaturgie c’est très bien !

après il faudrait juste en ajouter un peu plus dans les regrets de la voir partir

dire un truc plus dur, plus dramatique, insupportable, une torture, du genre : Ed si tu ne reviens pas je te le jure ! je ne pourrai plus écouter Gustav jouer l’intégrale des sonates de Scarlatti !

désolé mais faut faire un effort, je ne peux écrire vos textes.

hamlet dit: 10 septembre 2018 à 23 h 06 min

« Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 21 h 17 min
Hamlet, je me contentais d’indiquer une façon de ne plus être importunée ou touchée quand un vous insupporte. »

non non non ! désolé mais on ne peut pas virer un personnage de roman sous prétexte qu’il insupporte les autres !

s’il fallait virer tous les personnages de roman qui insupportent les autres il ne resterait plus rien comme roman !

m’enfin ça vous arrive de réfléchir deux secondes !

Chaloux dit: 10 septembre 2018 à 23 h 04 min

Ed, Buffon a dit avec raison que les trois quarts des hommes meurent de chagrin. Tu ne veux quand même pas qu’on y passe tous ! Reviens.

D. dit: 10 septembre 2018 à 22 h 57 min

Reviens edededeedeededededededededededed ‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼‼

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 22 h 55 min

Pas étonnant que ma défense et illustration d’Ulrike Meinhof lui reste en travers de la gorge. Tout ce qui est noble et intelligent lui est étranger.

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 22 h 52 min

« D’où te viens ce goût de l’exclusion des autres, Pablo75 ? La guerre d’Espagne est finie ! »

Pendant la guerre d’Espagne, Pablo aurait sans doute été du côté de la vermine stalinienne. Il s’y croit encore, tel un Saint-Just des ordinateurs !

Jazzi dit: 10 septembre 2018 à 22 h 48 min

Les voilà veufs d’ed, qui disait regretter l’exclusion de JC, et avoue aujourd’hui avoir renoncé à baiser ! Son dernier Jules l’aurait-il plaquée ?

Chaloux dit: 10 septembre 2018 à 22 h 45 min

C’est un ami de mon père qui en avait deux exemplaires. On a écouté le disque tous les trois, un soir, chez lui, au coin du feu, et comme il a vu que j’y étais particulièrement réceptif , il est allé chercher le second et me l’a donné.

Jazzi dit: 10 septembre 2018 à 22 h 45 min

« Comment toi tu avais ce disque il y a 30 ans ? »

Le Dieu Chaloux est monté d’un cran au firmament de Pablo75 !

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 22 h 40 min

@ Chaloux

C’est très étonnant, en effet, que Pierre de la Rue ne soit pas plus connu, cité dans les livres, joué, enregistré, surtout depuis 15-20 ans où on ne fait que rédecouvrir des compositeurs et des oeuvres. Même sur Youtube ou sur Amazon il n’y a pas grand chose.

Comment toi tu avais ce disque il y a 30 ans?

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 22 h 33 min

Il y en a deux qui devraient disparaître du blog pour un bon moment suite à cette histoire: Jazzi et Delaporte.

Le Grand Frivole du Blog et le Grand Pervers du Blog.

Chaloux dit: 10 septembre 2018 à 22 h 31 min

Oui, c’est curieux, Pablo, qu’on n’ait jamais réédité ce disque, qui n’est comme tu le fais remarquer pas dans les canons mais qui n’en mérite pas moins d’être réécouté.(J’aurais plutôt dû dire qu’elle est un sommet de la musique pour moi). Il me semble que Pierre de la Rue a écrit environ 150 messes. On ne donne et enregistre de ce compositeur que l’homme armé et le Requiem. J’ai parlé de la Dolorès à plusieurs chefs de chœur, dont certains assez fameux. Aucun d’eux ne la connaissait.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 22 h 30 min

Bien, Ed dispose d’un blog, ceux qui le souhaitent peuvent lui témoigner amitié et affection en l’utilisant. Passou ne l’a pas éloignée, elle reviendra quand elle voudra. Si non tant pis.

Jazzi dit: 10 septembre 2018 à 22 h 18 min

Cela dit, Pablo, ces plaidoiries n’ont plus lieu d’être. L’accusée ayant disparu dans la nature ! Le temps de se faire oublier ?

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 21 h 17 min

Hamlet, je me contentais d’indiquer une façon de ne plus être importunée ou touchée quand un vous insupporte.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 21 h 14 min

Lavande, le col fait partie des détails qui démodent définitivement un vêtement ou au moins pour dix ou vingt ans, les emanchures également, la longueur puis le motifet le tissu. Je suis fidèle aux unis et aux fibres naturelles mais je ne suis pas costumieres ni comefienne , super boulot qui fait appel à la créativité et à la fantaisie selon les mises en scène. Quelle chance vous avez néanmoins j’imaginais que comme pour de nombreuses productions qu’il existait des banque de vêtements . Mais vous, vous les verrez sur mesure du spectacle, je n’y avais pas songé parce que je ne fréquente plus assez le théâtre .

hamlet dit: 10 septembre 2018 à 21 h 07 min

« Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 21 h 01 min
On peut sauter les commentaires, on peut aussi décider de faire une pause. »

faire une pause d’accord, mais sauter les commentaires non !

il faut considérer ce blog comme un roman, et chaque pseudo un personnage de ce roman, des personnages en quête d’auteur, pas comme dans le livre de Pirandello dans lequel ce dernier était bien l’auteur, mais vraiment en quête d’auteur.

et moi je lis tous les commentaires, pourquoi ? parce que vous êtes les personnages de ce roman, et moi j’en suis le seul lecteur !

et je dois dire que vous incarnez tous vos rôles à merveille, chapeau !

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 21 h 01 min

Pablo, je l’ai interrogé sans obtenir de réponse concernant les morts, capital et nazisme, la justification qu’il pouvait apporter à ce mouvement terroriste. Je maintiens le dialogue. Les susceptibilités sont à mettre de côte si l’on veut venir ici. C’est à chacun de trouver un biais acceptable s’il se sent attaqué. J’ai moi même été affublée de quantité de qualificatifs désobligeants sans poser d’ultimqtum ou tenter de poser deux pseudos qui s’opposeraient dans une balance. On peut sauter les commentaires, on peut aussi décider de faire une pause.

hamlet dit: 10 septembre 2018 à 20 h 34 min

x dit: 10 septembre 2018 à 10 h 04 min

« qui dit éthique dit violence ? »

x, désolé d’être allé trop vite.

il y a « violence » tout ce qui concerne le livre :

1- violence dans la lecture : est-il besoin de développer ?

Mallarmé : « le redéploiement vierge du livre, encore, prête à un sacrifice dont saignera la tranche rouge des anciens tomes ; l’introduction d’une arme, ou coupe-papier, pour établir la prise de possession »

lire est une « prise de possession », on « entre » dans un livre, on « pénètre » un livre, cela ne se fait pas sans « résistance », voilà des termes bien guerriers pour parler de la lecture, alors qu’on veut en faire aujourd’hui une activité ludique, le fameux « plaisir de lire ».

j’aimais bien l’époque des livres chez Corti où il fallait découper les pages avec un coup-papier, à chaque fois je repensais à cette phrase de Mallarmé, le fait d’utiliser une arme créait une ambiance propice à cette prise de possession.

lire est un acte violent.

2- la violence du discours critique.

déjà le mot « critique » son sens, sa définition, séparer, trier et choisir !
quand Kant écrit sa « critique de la raison pure ou pratique » ce n’est pas écrire des poèmes d’amour à la philosophie.

exemple 1 : la lecture de la Bible et son exégèse.

la lecture doit faire « exploser » le texte en mille morceaux, Dieu apparait dans cette multiplicité.
à l’inverse ceux qui n’ont qu’une lecture littérale, au pied de la lettre, une lecture contemplative, ceux qui ne font rien exploser ont une lecteur appauvrissante où Dieu n’apparait, ils lisent la Bible comme on lit un mythe.
faire exploser le texte pour faire apparaitre Dieu dans toute sa puissant c’est faire le choix une « violence divine » au détriment d’une violence « mythique ».

littérature 2 : discours « critique », là encore revenir au sens de ce mot – et là encore (comme pour la Bible) le dilemme se joue entre une lecture « passive », « contemplative » et une lecture « active », dans ce dernier cela ne rend pas la puissance / violence divine, mais la puissance de texte.

alors, j’en conviens ce type de critique est un peu dépassé, quand on lit les magazines, ou lorsqu’on surfe sur le web, on trouve très peu de « critique », plutôt des séances découvertes, un peu comme les « classes découvertes » en primaire, ou la lecture de Géo Magazine où l’on découvre de nouveaux paysages (et j’avoue y avoir découvert de nombreux auteurs), mais « critique », niet ! nada ! je pense qu’il faut revenir quelques années en arrière (Nimier et autres) pour lire des « critiques » qui prennent en compte la puissance de certains textes, d’accord ou pas.

l’aspect « critique » a été remplacé par la multiplication des références, une richesse de données (bienvenue dans le cyberespace), et sur internet on trouve des centaine de milliers de données (cf les vidéos yt), une infinité, le problème est qu’ils ne sont accompagnés d’aucune matière, et là, face à cette multiplication infinie il faut avouer que les règles de l’arithmétique sont cruelles, on peut multiplier zéro par un milliard le résultat c’est zéro.

D. dit: 10 septembre 2018 à 20 h 31 min

Arrêtez, Delaporte, Ed risque de partir.
Je vous préviens que si Ed part, je pars aussi. Ce n’est pas une menace ou du chantage, c’est un avertissement.

Lavande dit: 10 septembre 2018 à 20 h 18 min

Jazzi dit: 9 septembre 2018 à 21 h 47 min
Les revers de veste et manteau de Malaparte, Lavande, à l’époque c’était de vraies pelles à tarte !

Je viens de faire un manteau, pour un personnage d’un conte musical, qui ressemble tout à fait à celui de la deuxième photo, du point de vue forme en tout cas car celui de mon « oncle Raskine » est en laine bouillie jaune moutarde (ça m’étonnerait que ce soit le cas de celui de Malaparte).

Chaloux dit: 10 septembre 2018 à 20 h 14 min

Ne t’en va pas, Ed, relis Pablo, et ne t’occupe pas de ce crétin de Delaporte, ni du chœur effarouché. Passe ses commentaires, ils sont sans intérêt.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 20 h 13 min

@ Bételgeuse

Delaporte est un vrai harceleur sexuel, un vrai pervers, comme le montrent ses posts sur le « fist-fucking ». Et un type qui passe la journée à faire l’éloge d’une vraie terroriste qui était en plus une vraie antisémite.

Il te faut quoi de plus pour le qualifier de délinquant?

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 19 h 57 min

« Il est évident que ce Delaporte est un délinquant qui n’a pas sa place ici. »

C’est à mon avis un peu excessif. Ce pauvre Pablo est un grand romantique…

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 19 h 49 min

Pablo, répondre en ironisant n’est pas harceler comme dire qu’on exclut d’office de vivre un lien choisi et ou amoureux avec un arabe ne s’apparente pas à du racisme. Qui ici ne s’est pas révélé trop insistant sur un pont où envers un autre? Faut pas tout mélanger mais il est vrai que nos états d’âme nous rendent plus sensibles ou plus fragiles certains jours face à certaines réactions.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 19 h 31 min

@ Passou

Vous avez lu Ed dit: 10 septembre 2018 à 19 h 12 min?

Il faut interdire le harcèlement sexuel (déguisé en harcèlement moral) du co.nnard de Delaporte, le faux catho impuissant et paranoïaque et vrai obsédé sexuel dangereux qui emm.erde tout le monde ici avec les louanges répétées de la terroriste antisémite Ulrike Meinhof.

Il est évident que ce Delaporte est un délinquant qui n’a pas sa place ici.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 19 h 27 min

Christiane, je ne sais plus dans quel lien cela figure, mais un auteur s’étonnait qu’avec finalement, selon lui, si peu de matières il ait réussi à fabriquer ses livres qui au dire de de nombre delecteurs sont ,avant d’avoir consulté la biographie , percutants, envoûtants, terriblement bien écrits.

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 19 h 26 min

« Je l’ai déjà dit et il continue. Parfait, il a gagné. Je ne reviendrai plus ici. »

Ce mode de raisonnement, c’est soit du chantage, soit un caprice infantile, ou les deux.

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 19 h 20 min

« Et je ne supporte plus l’acharnement de Delaporte envers ma personne. »

Ce n’est pas de l’acharnement, c’est juste le jeu des commentaires. N’ai-je pas, moi aussi, le droit de m’exprimer comme vous ? C’est la liberté de chaque internaute, à commencer par la vôtre. Mais vous n’avez aucun droit de vouloir censurer quiconque, sous le prétexte facile qu’il ne serait pas vraiment amoureux de vous. Je dois ajouter que, pour toutes ces raisons, ce serait très dommage si vous disparaissiez.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 19 h 16 min

D, la monnaie d’échange entre les êtres peut prendre différentes formes, souvent c’est un composé, il est difficile de ne pas appréhender un être comme un tout fabriqué au fil d’un parcours . Mais si vous mettiez à plat ce qui constitue une personnalité seduisante à vos yeux, resterait une part inexplicable qui comme une fleur délivre un parfum fera que vous serez ou non amoureux. Si l’on décortiqué ce sentiment, il n’en reste pas grand chose, on s’aimer ait à travers l’autre qui en flattant notre ego d’une réciprocité nous renvoie à nous, les scientifiques quant à eux s’attaquent aux médiateurs chimiques pour demythifier le sentiment ….

Ed dit: 10 septembre 2018 à 19 h 12 min

Et je ne supporte plus l’acharnement de Delaporte envers ma personne. Je l’ai déjà dit et il continue. Parfait, il a gagné. Je ne reviendrai plus ici.

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 19 h 05 min

« je couche volontiers avec les moches »

On s’en doutait un peu. Elle est complètement maso. Il faudrait lui présenter Harvey Weinstein…

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 19 h 04 min

N’empêche qu’avoir un préjugé systématique et universel anti-arabe, cela confine au racisme. Peut-être ne s’en rend-elle pas compte.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 19 h 00 min

D, on m’a dit _ pas mal_. On me dit plutôt séduisante et marrante, après c’est une affaire d’exigence, de niveaux, d’intersection.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 18 h 58 min

Ceci dit j’ai eu pour ami une amie qui était prête à se marier avec un tunisien occidentalisé, étudiant, cultivé. Le retour au pays fut fatal, l’influence et le poids de la famille découragea cette amie qui renonça à soñ ami incapable de s’extraire des exigences que sous tendait le clan. L’individu ne comptait plus, s’effaçait et appartenait à sa famille, devait se plier à ses règles sinon il risquait l’exclusion et dans certaines régions l’individu n’est rien sans liens familiaux. Ce qui ici se vit d’une autre manière, nous avons droit à l’émancipation, l’autonomie, la différence sans pour cela être obligé de rompre avec sa famille et bien que les conflits existent dans la structure familiale et s’expriment aussi. Si vous lisez le lien Paul Ricoeur, vous pourrez relever qu’il écrit que certaines valeurs que nous estimons européens comme universelles sont géographiques et historiques, ce qui pourrait être mis en lien avec les difficultés que nous rencontrons a intégrer des personnes qui en défendent d’autres qu’elles estiment elles aussi universelles . Sans même évoquer les interprétations erronées des textes sacrés qui amplifient le problème et ouvrent sur les violences qu’on connait ou sur les traumatismes subis par ces populations qui dereglent les comportements.

Ed dit: 10 septembre 2018 à 18 h 52 min

Pablo a tout dit, mais je suis en désaccord sur un point avec lui : je couche volontiers avec les moches, sachant qu’ils sont toujours meilleurs au lit.

Ajoutons à cela que d’après jazzi, toujours, je suis zoophile et homophobe, alors pourquoi pas raciste ? J’ai le droit de sortir avec qui je veux et quand un homme me dit ne pas aimer les blondes, je ne vais pas faire la vierge effarouchée comme vous le faites. Et je pense que toutes les femmes ici ont les mêmes préférences (ou plutôt exclusions) sexuelles que moi, même si elles ne l’avoueront jamais.

Pour finir, j’ai déjà été « traitée » de bobo mondialisée sur ce blog. Maintenant je suis raciste ? Alors tout va bien, c’est que je dois être entre les deux.

L’incident est clos maintenant ; causons littérature.

Bételgeuse dit: 10 septembre 2018 à 18 h 46 min

Pablo, si ce n’est pas de l’humour au troisième degré, faut pas pousser m’apparaît comme une illustration contenue, tous mais pas eux, c’est une limite infranchissable car ils sont réputés infréquentables . Après c’est une question d’atomes crochus, de correspondance, de ressenti, de communication verbale et infra verbale, de communauté de valeurs morales, culturelles en plus d’un magnétisme qui rapprochent les êtres. En partant d’une limite préalablement posée , il Semble que l’échange, l’approche qu’ils se dirigent ou non vers une seduction, qu’ils parviennent ou non à déployer un charme n’aura pas de lieu ni d’heure.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 18 h 30 min

Ah, j’oubliais… Moi aussi au lit je prends tout, sauf les femmes moches faut pas pousser non plus. Il est donc clair que je suis « raciste anti-moche » et que vais avoir droit à l’anathème de Jazzi parce que lui couche ou a couché avec des moches, que son frère ainé a épousé une moche et qu’il a deux petits-neveux et une petite-nièce moches.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 18 h 23 min

« Et non je ne suis pas particulièrement branchée asiatiques. Je prends tout, sauf les Arabes ».
Ed dit: 9 septembre 2018 à 11 h 48 min

Jazzi dit: 10 septembre 2018 à 9 h 02 min
…il est clair qu’ed est raciste…

Quelqu’un peut m’expliquer en quoi exprimer une préférence est du racisme? Une femme ne peut pas choisir de ne pas coucher avec des arabes ou des noirs ou des asiatiques ou des sud-américains? Au nom de quoi? Au nom de la Déclaration de Droits de l’Homme une femme doit coucher avec des arabes ou des noirs ou des asiatiques ou des sud-américains? Si elle avait dit: « Je prends tout, sauf les nordiques », personne aurait dit que c’est du racisme. Pourquoi? « Arabes », « nordiques », c’est des races? Et si elle avait écrit: « Je prends tout, sauf les unijambistes », on l’aurait accusée de haïr les handicapés?

Mais c’est quoi ce délire? Un raciste est quelqu’un pour qui, d’abord les races existent; ensuite qu’il croit qu’il y en a de races supérieures à d’autres et pour finir qui pense que les races inférieures ne doivent pas avoir les mêmes droits que les autres.

Ed pense cela? Ed ne couche pas avec des arabes parce qu’elle pense qu’ils sont inférieures aux autres « races » et qui sont des sous-hommes?

Et qu’est qu’on a bran.ler que Jazzi couche avec un arabe et qu’il ait des neveux aux prénoms arabes? Tout le monde doit être comme lui? Préférer les arabes est obligatoire maintenant? 99 % des femmes juives qui ne coucheraient jamais avec des mecs arabes, sont racistes? Toute personne qui n’aimerait pas coucher avec un représentant de chaque peuple de la Terre est raciste? L’amour entre les peuples est obligatoire? Les préférences sexuelles doivent être abolies par la loi?

Mais c’est quoi cette hypocrisie publique de Clopine, Lavande et DHH alors qu’elles sont très probablement les mêmes préférences sexuelles que Ed?

Ras-le-bol d’autant de frivolité philosophique, politique et sociologique.

Et ras-le-c_l de tous ces gendarmes de l’anti-racisme le plus faux-cul qui essaient d’imposer leur idéologie délirante avec des méthodes fascistes.

christiane dit: 10 septembre 2018 à 18 h 02 min

DHH dit: 9 septembre 2018 à 15 h 20 min
De tous les commentaires lus sur ce fil sur Malaparte (à part ceux de Chaloux sur la biographie « Malaparte Vies et légendes » de Maurizio Serra / Grasset), c’est le vôtre qui a retenu mon attention car vous évoquez ces livres que je n’ai pas lus.
L’émission du 9 juin 2012 que je viens d’écouter et de mettre en lien (France Culture – Une vie – une œuvre – Curzio Malaparte) a de grandes qualités, notamment celle de mettre en lien « Kaputt » (dans l’émission : kaputt ? C’est un mot qu’il vient de l’hébreu koppâroth, qui signifie victime.) et « La Peau », montrant comme vous l’avez suggéré, que la guerre inventée par lui finit par être le réel, que l’horreur qu’il a vue (et réinventée dans « Kaputt ») quand il était correspondant de guerre, a sa continuité dans les horreurs vécues par les napolitains quand les américains, sous prétexte de libérer leur ville, ont commis les mêmes exactions, les pires atrocités. Que la violence est le visage de la guerre quelle que soit sa justification, quel que soit son camp (agresseurs ou libérateurs).
« Si bien qu’on vit en ces jours s’accomplir des actes abjects et des très beaux, avec une aveugle furie et avec une froide raison , presque avec une merveilleuse désespérance, tellement sont fortes, dans les âmes simples, la peur et la honte de ses propres pêchés. »(« La Peau) L’émission propose à la lecture ou à la mémoire les scènes les plus connues des deux livres rarement égalées en abjection, comme celles que j’avais trouvées sur internet sur le site Babelio (ce qui m’a détournée de ces livres) mais esquisse la révélation de la douceur sur le tard de sa vie, quand il a traversé le Japon et dans deux livres peu connus et imprévus : « Ces sacrés Toscans » suivi de « Deux chapeaux de paille d’Italie » et « Ces chers italiens »(inachevé) (Traduit par : Georges Piroué / éd.Les belles lettres). On y découvre, semble-t-il son attachement pour la Toscane où il est né et pour les gens simples.
L’émission va dans votre sens quand vous écrivez : « Qu’il ait un peu, même beaucoup, inventé pour faire plus vrai, et que moralement il soit ambigu on s’en fiche . Mais quelle fascination nous saisit devant certains chapitres de Kaputt ou la Peau : Pas seulement les chevaux pris dans la glace du lac Ladoga, mais aussi cette soirée chez Hans Franck à Varsovie (…)le pogrom de Jaci ,dont il est un des rares à avoir parlé et dont il nous fait mesurer l’horreur, les gamins napolitains qui se revendent entre eux à son insu, le militaire américain noir dispensateur de gâteries diverses, le diner officiel où devant la pénurie de poisson on s’est résigné a sacrifier les spécimens du musée océanographique et où devant les convives révulsés on sert sur un grand plat ce qui a l’air du cadavre d’une petite fille… »
Dans l’émission : « Depuis quelques jours, les prix des fillettes et des garçonnets avaient chuté et continuaient à baisser. Mais le prix du sucre, de l’huile, de la farine, de la viande, du pain, avaient augmenté. Le prix de la chair humaine baissait de jour en jour. »(« La Peau »)

La villa de Capri d’accessibilité difficile et d’architecture hors du commun pour l’époque, de Malaparte, est également évoquée.

Reste que Malaparte est difficilement cernable, « affabulateur notoire, qui s’attribuait des exploits imaginaires, manipulait les dates et se livrait sans état d’âme à des allégations purement et simplement mensongères… » .
La biographie de Maurizio Serra constitue un exploit. Il est très précis dans l’émission, suivant sa trajectoire terriblement sinueuse, donnant aussi de nombreux aperçus éclairants au sujet de l’œuvre. Cette émission m’a permis de mieux connaître cet homme et son œuvre. Merci donc.

Janssen J-J dit: 10 septembre 2018 à 17 h 41 min

oui Lavande, il est vrai que Madrid est déjà flanquée (dotée) d’une ambassade. Et qu’YSG ne cèderait pas facilement sa place à notre Passoul
https://es.ambafrance.org/M-Yves-Saint-Geours-nouvel-ambassadeur-de-France-en-Espagne
Donc Séville…, cela m’irait pour notre prochaine réunion déportée.
Ce faisant, merci pour votre légendaire délicatesse qui rime avec gentillesse, tout le monde en convient, et j’entends bien m’associer à cet hommage.

Pablo75 dit: 10 septembre 2018 à 17 h 37 min

@ Chaloux

« Je viens de retrouver après des années la Missa Dolorès de Pierre de la Rue, une messe absolument somptueuse que j’écoutais autrefois, il y a trente ans, sur un vieux disque (Philips, je crois de 1960 ou 1961). Pour moi un des sommets de la musique occidentale. Est-ce que tu connais?

Je ne connais ni l’oeuvre ni l’auteur. La musique d’avant le XVIe est ma « asignatura pendiente », comme on dit en espagnol (la matière qu’on a pas encore passé, dans les études – on le dit souvent de la dernière qu’on doit passer pour les finir). Il y a un film de J.L.Garci avec ce titre dont la wikipédia française dit: « Asignatura pendiente (littéralement en français « Affaire en suspens ») est un film espagnol réalisé par José Luis Garci et sorti en 1977. »

C’est très beau, en effet. Et le disque (« 1964 REC ») n’est pas sorti en cd, ce qui me paraît ahurissant en l’écoutant. À cause d’une interprétation pas assez « baroqueuse »?

Janssen J-J dit: 10 septembre 2018 à 17 h 35 min

@ à clarifier…
-> des propos sensés correspondant à une verité (sic)
ou
-> des propos censés correspondre à une vérité ?
(Guy de Pourtalès).

Lavande dit: 10 septembre 2018 à 17 h 32 min

Janssen J-J dit: 10 septembre 2018 à 17 h 06 min
ou consul de France à Séville? On pourrait organiser un petit congrès de la RDL dans ses locaux.

DHH dit: 10 septembre 2018 à 17 h 30 min

@delaporte
*effectivement je prends conscience que mon propos était ambigu
je voulais dire « pour être vrai de sa part » bien sur ;bien loin de moi l’idée que des propos racistes, à condition qu’ils ne soient pas caricaturaux , sont des propos sensés correspondant à une verité

Delaporte dit: 10 septembre 2018 à 17 h 17 min

« le propos d’Ed est trop caricaturalement raciste pour être vrai »

Le racisme est déjà lui-même une caricature, et même une caricature du faux. Il ne peut donc être vrai à aucun moment, même en tant que caricature. Il faudrait donc dire plutôt : le propos raciste de Ed est caricaturalement faux. Bref, Ed a tout faux, sans circonstances atténuantes (qui ne seraient que caricatures de justice).

Janssen J-J dit: 10 septembre 2018 à 17 h 01 min

@Comme je suppose que les détails ne passionneraient personne,

Bien au contraire…, quoique la citation de Jauss reste éminemment contestable. Qouiqu’il en soit, on respire beaucoup mieux depuis votre dernière mise au point orthographique. Cela restait un peu incompréhensible, auparavant. Merci pour ces rectifications.
NB / w, êtes-vous le même internaute que xlew qui nous avait injustement attaqués naguère, avec M. Court ?

x dit: 10 septembre 2018 à 16 h 48 min

à corriger : j’ai oublié de fermer la parenthèse après “autour de la notion d’ ‘identité narrative’.) ”
Plus ennuyeux, oubli des guillemets fermants après : “… celui qui fait et celui qui subit.”

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