de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Mallarmé, l’exténué de lettres

Mallarmé, l’exténué de lettres

3340 lettres adressées à quelque 550 correspondants ! Et dire que l’épistole n’était vraiment pas son genre… qu’il rechignait à se résoudre à cette conversation avec un absent… qu’il prévenait volontiers celui à qui il écrivait : ceci n’est pas une lettre, boutade qui avait sa part de vérité… Publiée une première fois en 12 volumes, la Correspondance 1854-1898 (1914 pages, 65 euros, Gallimard) du poète Stéphane Mallarmé (1842-1898) nous revient cette fois en une brique magnifique qui doit bien peser ses deux 2,5 kgs, armée d’une chronologie, d’une bibliographie, d’index divers et de précieuses notes pour lesquels on ne saurait trop louer la patiente érudition de Bertrand Marchal, son maître d’œuvre, déjà éditeur de son œuvre dans la Pléiade.

Pour être poète, on n’en est pas moins homme du quotidien, époux, père de famille et prof. Aussi, comme chez tout autre, une place est faite, mais bien mince au fond, à la recherche de l’alimentaire, aux chroniques par-ci par là, aux services rendus, aux relectures d’épreuves, à la préparation de ses réunions hebdomadaires connues comme « les Mardis de Mallarmé », à la qualité du repas du soir et même au temps qu’il fait. Mais sous cette plume, même l’anodin est d’une tenue, d’une dignité dans l’écriture, d’une exigence de nature à désarmer le lecteur le plus tatillon, dès la première lettre retrouvée écrite vers l’âge de 12 ans et adressée à son père :

« Mon cher papa,/ J’avais appris un compliment,/ Et j’accourais pour célébrer ta fête,/ On y parlait de sentiment,/ De tendre amour, d’ardeur parfaite ;/ Mais j’ai tout oublié,/ Lors que je suis venu,/ Je t’aime est le seul mot que j’ai bien retenu »

Certaines lettres sont inédites, d’autres méconnues, quelques une capitales telle celle du 28 avril 1866 à l’ami Cazalis alors qu’il oeuvrait à la composition d’Hérodiade. On l’y voit creuser le vers jusqu’à l’affrontement avec le néant, découverte si écrasante qu’elle le ferait renoncer à écrire. Bertrand Marchal y date la conversion de l’idéaliste forcené en un matérialiste convaincu, et le passage d’une poésie de l’absolu à une poésie critique, ce qui n’alla pas sans entrainer un certain hermétisme, cette réputation d’obscurité qui lui sera longtemps opposée. Et toujours ce sentiment que son art se laisse voler ses heures les plus précieuses par un labeur ingrat et alimentaire comme professeur d’anglais au lycée de Tournon-sur-Rhône (Ardèche) puis à Besançon, Avignon et au lycée Condorcet Paris où, il est vrai, il se faisait souvent chahuter par ses élèves, ce qui lui était presque aussi pénible que son quotidien de surnuméraire à ses débuts à Sens dans l’enregistrement des biens fonciers :

« (…) Que d’impressions poétiques j’aurais, si je n’étais obligé de couper toutes mes journées, enchaîné sans répit au plus sot métier, et au plus fatigant, car te dire combien mes classes, pleines de huées et de pierres lancées, me brisent, serait désirer te peiner. Je reviens, hébété. »

Dense, ô combien, il revient souvent sur des notions qui lui seront attachées telles l’effet, le souci de peindre avec des mots non la chose mais l’effet qu’elle produit ; la beauté dans toute sa pureté comme unique sujet reléguant au rang de prétexte tout autre à commencer par le plus apparent ; son esthétique, sa poétique, le mouvement de sa pensée, la genèse de son œuvre et ce découragement permanent dont il se voulut longtemps la victime, rongé par le doute. On voit également celui qui deviendra malgré lui le maître du symbolisme se déprendre de l’influence de ses maitres (Hugo, Musset) pour se laisser attirer pour  Poe, dont il traduira The Raven, et Baudelaire. Il commence à lire le roman posthume de Flaubert dans la Nouvelle revue, son Bouvard et Pécuchet :

« Style extraordinairement beau, mais on pourrait dire nul, quelquefois, à force de nudité imposante : le sujet me paraît impliquer une aberration étrange chez ce puissant esprit »

Il avait son jour de lettres. Parfois même « ses » jours de lettres successifs. Sa conscience lui imposait de répondre à tout le monde par retour de courrier, fût-ce parfois brièvement mais sans user de formules passe-partout reprises à l’identique. C’est à se demander si ce n’est pas aussi en pensant à lui qu’un peu plus tard Max Jacob inventa le beau mot d’« épistolat ». C’est peu dire que cette activité lui paraissait insupportablement chronophage tant elle empiétait sur son travail poétique. Les premiers temps, ses lettres sont longues de plusieurs pages. Tout dépend du sujet bien sûr, mais aussi du correspondant : amis (surtout le médecin et poète Henri Cazalis auquel il s’ouvre le plus depuis leur jeunesse), muses et amies de cœur (Mery Laurent), famille, éditeurs (Lemerre, Edouard Dujardin, Deman), écrivains (Villiers de l’Isle-Adam, Elémir Bourges), poètes (Verlaine, Catulle Mendès), relations, sans oublier les peintres, dont le travail est si lié à sa sensation du monde, à son impressionnisme littéraire, les Fantin-Latour, Morisot, Gauguin, Monet, Degas, Whistler, Renoir ; on s’attend à ce que Manet domine mais non, et pour cause : ils se voyaient presque tous les jours à l’atelier ou ailleurs. Les lettres relatives à l’agonie de son petit Anatole, si perclus de rhumatismes qu’ils appuient violemment sur le cœur jusqu’à l’écraser et l’emporter à 8 ans, sont déchirantes de vérité nue tant on sent le père derrière la plume en état de recueillement naturel, dans l’abandon absolu après avoir rendu les armes face au poids de l’événement sur ses épaules.

On l’imagine, sa correspondance est aussi le chantier de son œuvre (Brise marine, L’après-midi d’un faune, Igitur, Sonnet en x…). Des détails y sont livrés sur sa préoccupation typographique s’agissant notamment d’une de ses plus fameux poèmes en vers libres, celui qu’il voulait le plus épuré, Un Coup de dés jamais n’abolira le hasard : la composition du texte sur une double page avec les problèmes de concordance entre les deux impossibles à résoudre, présentation essentielle pour donner l’impression d’une partition musicale, faisant naître le sens de la résonance, et rendre ainsi plus fidèlement l’intonation et l’oralisation du poème, fait autant pour être lu que pour être entendu sinon écouté.

Lui , le réputé hermétique et inintelligible, sacrifiant tout à la suggestion et au pouvoir sacré du verbe, ne l’est pas en épistolier. Uniquement en poète. Encore que Bertrand Marchal est de ceux qui dénoncent ce qu’ils tiennent pour une légende, ou plutôt un cliché. Sauf que pour qu’il y ait cliché, il faut bien qu’il y ait une sorte de vérité au départ et tout lecteur de bonne foi conviendra qu’on ressort souvent aussi ébloui que perplexe de nombre de ses poèmes. Mais n’avait-il pas lui-même anticipé cette inévitable mise à distance du lecteur en revendiquant la position élitiste et aristocratique de l’artiste ? « Plus un texte est lisible, moins il est visible » avance Bertrand Marchal dans sa défense. A croire que l’énigme est consubstantielle à toute poésie. Cette difficulté à entrer parfois en Mallarmé, à ne plus se contenter de ressentir ou percevoir mais à vouloir comprendre, oblige à se poser à nouveaux frais la question : que signifie lire ? Autrement dit : en quoi cela consiste au juste ? Si un article de Verlaine a beaucoup fait pour propager son art, il est piquant de constater que nul mieux qu’un personnage de fiction aura assuré sa gloire de son vivant : le Des Esseintes créé par Huysmans dans A rebours qui s’enchante de ses vers.

Si ceci n’est pas une lettre, ce recueil de non-lettres n’en est pas moins un livre d’une richesse inouïe. On comprend qu’en ces temps où le courrier disparaît au profit du courriel, la Fondation La Poste ait eu à cœur de soutenir un tel projet. Et puis quoi, le monde n’est-il pas fait pour aboutir à un beau livre… S’il y encore des Mallarmé de nos jours, on se demande à quoi ressemble leur épistolat. Peut-être faudra-t-il superposer à ce néologisme un autre :           « e-pistolat »…

(« Stéphane Mallarmé : portraits par Edouard Manet, 1876, Musée d’Orsay, par Nadar, D.R. »)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Poésie.

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commentaires

1 362 Réponses pour Mallarmé, l’exténué de lettres

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 22 min

Boug c’est l’auriculaire et l’index, pas le pouce

hou avais la tête! mais bon dieu mais c’est bien sur..le pouce il sle met hailleurs dédé

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 19 min

tu vois mon larbin il n’a d’yeux que pour les fadaises sulpiciennes polo..chacun ses truchements

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 17 min

même par delà la mort

..une ténacité dans la veulrie et la lachté qui sont dsa condition à mon larbin..

Ed dit: 15 avril 2019 à 23 h 15 min

Ah mais je n’ai pas la prétention d’avoir un avis qui compte, simplement d’avoir révélé tes contradictions. Ta seule défense est que je suis bête et la répétition a la Tourette de celle-ci montre à quel point tu perds encore tes moyens comme dirait l’autre. Face a toi, petit chiot bruyant et a tes attaques sordides sur ma vie privée, je ne vire pas dans l’insulte et le rabaissement permanent. Je ne suis pas WGG. En revanche, cest fatiguant de répéter la même chose tous les jours. Tu sais que je dis vrai.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 23 h 10 min

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 50 min
Restons-en là.

C’est parti de là. Je n’y suis pour rien. accessoirement, je ne suis pas plus fou que toi.

Ed dit: 15 avril 2019 à 19 h 56 min
Il est devenu fou, oui.

Tu te trompes, Ed, ton avis m’indiffère absolument. Il y a des gens ici -mettons dix personnes- pour lesquelles j’ai de l’affection et une estime indéfectible, dont l’avis m’importe ou m’importait car certains ont disparu -cher Zhou si surhumainement bienveillant-, même par delà la mort, et que je suis très heureux d’avoir lus sur ces dix annnées (dix ans, depuis 2008, pas quelques mois comme toi). Les autres, et toi la première, je m’en fous, simplement parce que je me suis aperçu très rapidement, malgré ma bonne volonté, que tu n’es pas estimable, juste le crétin moyen qui veut se faire mousser. Qu’est-ce que ton avis pèse dans tout cela? Rien. Nada.

Ed dit: 15 avril 2019 à 23 h 09 min

Dede hilarant. Ca fait du bien. Après tant de haine brûlante.

Boug c’est l’auriculaire et l’index, pas le pouce.

Ed dit: 15 avril 2019 à 23 h 08 min

Clopine c’est le pote bourré qui aime tout le monde et veut faire des bisous…mais fait fuir ses amis dans ces moments-là:)

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 06 min

..sa statue juste un peu fondu..fra ptête un peu death qu’il dirait dédé en pointant le pouce et le pti doigt des deux mains

D dit: 15 avril 2019 à 23 h 05 min

Je préfère Clopine soûle. Mais s’il faut cramer une cathédrale à chaque fois, je dis que ça fait cher.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 23 h 04 min

Merde, consolez-moi, les erdéliens ! Je n’arrive même pas à y croire. Donnez-moi, donnez-nous des trucs consolants ! de Paul Edel à Marc Court, oyez, oyez ! Soyez un minimum compatissants, non, eu, je veux dire, concernés ; tentez de croire en ma sincérité, et pleurons ensemble, enfin, quoi, merde !

j’espère que l’ébriété n’atteint pas ma da0ctylotaphie, mais en vrai, je m’en fous.

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 23 h 03 min

Bouguereau que va devenir ce deuxième pilier à l ‘entrée du coeur à droite..

mais comme dirait mon larbin..ce n’était qu’un ‘truchement’..je pense aussi qu’il y a vraiment une chance a voir dans ce désastre..’refaire’ du faux c’est quelquefois aussi refaire vrai..des projets un peu fou vont naitre..violet le duc n’y allait pas avec le dos de la cuillère pour faire avaler ses pilules

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 55 min

Bon dieu, je crois que j’aurais de bon gré accepté quelque cloques du enième degré, si c’a avait été le prix pour la sauver

putain ça aurait été havec plaisir bonne clopine..mais voilà..je crois que polo il aurait pas supporté que je lui brule la priorité..

D dit: 15 avril 2019 à 22 h 53 min

J’ai pu avoir accès aux prises de vue par le drône de la BSPP et c’est effrayant : on voit une immense croix en feu. Donc operation éminemment satanique. Ça ne fait aucun doute.

Paul Edel dit: 15 avril 2019 à 22 h 53 min

Bouguereau que va devenir ce deuxième pilier à l ‘entrée du coeur à droite..dans le feu? avec la Vierge Polychrome qui a permis à Claudel de se convertir pendant des vêpres alors qu’il s’emmerdait le matin à la messe?et pendant que j’écris ça, ça brule comme une grosse bûche, avec des fleuves d’étincelles, en plein ciel au milieu de Paris..

25 décembre 1886, Notre-Dame de Paris:

« J’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. (…) J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. »

Paul Claudel, Œuvres en prose (1913)

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 52 min

tu forces trop sur les vidéos de soral mon larbin..toi c’est les claques et les coups de pieds au cul qui tinstruisent

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 50 min

Restons-en là, mais je t’en remets quand même une couche par derrière.

Et arrête avec ton « fous-moi la paix », pour la énième fois, quand je me contente de te répondre et que mes commentaires les plus anodins du weekend ont été prétextes à ta hargne habituelle.

Pour finir, je ne te fais pas pitié et tu le sais pertinemment. On évite les gens pitoyables, on ne les insulte pas. Si je suscite tant de violence chez toi, c’est, encore une fois, parce que je t’ai percé à jour, et ca te rend dingue. Ta haine est si immense qu’elle ne peut venir de ma personnalité, de ma bêtise ou autre, elle vient de ce que j’ai révélé. Tu peux me réduire à l’état de m-erde avec une représentation terrible (jeune fille isolée, en exil et hystérique, et j’en passe, parce que ce n’est pas très glorieux) de ma vie privée, ca ne changera rien à ce que ta colère et ta fausse commisération disent de toi.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 50 min

Après l’incendie à Saint-Sulpice, les atteintes à beaucoup d’églises, c’est tout de même étrange.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 22 h 48 min

Se raccrocher à la bibliothèque d’Alexandrie. Plus là mais encore là.

On ne le savait pas, mais elle était humaine. Trop humaine. Proie des flammes. Pas de dieu là-dedans. Tout des lois naturelles : notre monde est un flambeur.

Bon dieu, je crois que j’aurais de bon gré accepté quelque cloques du enième degré, si c’a avait été le prix pour la sauver.

Si Clopinou a des gamins, devront se construire sans elle.

Comment ai-je pu à ce point investir un monument sacré, sinon en me le réappropriant en douce ? En faisant une niquedouille à la foi qui l’avait construit ? Et comment survivre à cette brûlure : voilà qui était à la fois ma plus grande réussite (merde à la religion,oui à la culture qui en suintait) et au dérisoire de la solidité humaine ?

Et ça fait combien de degrés le pommmeau, au fait ?

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 47 min

Pauvre boumou, pauvre boumol, pauvre misère, dors sous la terre, dors sous le temps.
Plus con que toi, on ne survivrait pas.
Cas limite.

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 47 min

Putain, le pommeau, ça adoucit vraiment tout. Burps

ha elle est belle la france qu’il dirait polo

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 44 min

Que les curés se taisent, surtout.

ils ont hévidemment leur droit vilaine clopine..personne n’a celui de tirer la couverture a lui..c’était du temps ou un blanc manteau s’allait couvrir toute la france..toute?..toute!

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 40 min

Ed, restons-en là. C’est mieux. Il faut savoir s’arrêter. Christiane a raison.
(Aucune haine, Christiane, elle me fait plutôt de la peine et pitié, mais je ne plierai pas.
Cela dit, elle est idiote et je n’y peux rien. Elle ferait mieux d’invectiver Dieu, le hasard, que sais-je… et ne plus s’occuper de moi).

Clopine dit: 15 avril 2019 à 22 h 38 min

Que les curés se taisent : c’était le génie humain qui s’exprimait là , aux cotés du Parthénon et de Khéops.

Que les curés se taisent, surtout.

Putain, le pommeau, ça adoucit vraiment tout. Burps.

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 37 min

Les ministres de la culture successifs, les responsables des monuments historiques, n’auront-ils pas de comptes à rendre?

je veux leur adresses leur ipé..et surtout s’ils ont visionné les vidéo de soral..mon povre povre con de larbin..

renato dit: 15 avril 2019 à 22 h 36 min

Le feu aurait prit sur un échafaudage et aurait gagné le toit, je n’arrive pas à imaginer comment cela a été possible.

Vu la chaleur develloppée, Soleil vert, les vitrails et une partie des pierres devraient souffrir des dégâts.

Désolant.

christiane dit: 15 avril 2019 à 22 h 33 min

Ça nous touche en plein cœur cet incendie. C’est plus qu’une cathédrale qui brûle, qui se détruit sous nos yeux… Quand la flèche de 90 mètres, ce lien symbolique entre le ciel et la cathédrale s’est effondrée : terrible douleur… Les deux tours vont-elles tenir et la voûte ? les vitraux ? Les trois rosaces ? Les grandes orgues ? Les boiseries autour du cœur ? Quelle tristesse… Et toute cette mémoire historique et littéraire en cendres incandescentes. Un cauchemar…
Oui, on a envie de dire : NON, un déni qui rendrait cette réalité impossible.
Les pompiers passent des heures périlleuses…

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 33 min

*mais ici

Culpabilise sa victime en inversant les rôles

check : « ta violence, ton hystérie »

Ne communique pas clairement, nie les évidences
check : refus de reconnaître qu’il considère les différences d’éducation comme une preuve de sa supériorité sur les autres ploucs (à peu près tous les autres quoi) de la RDL.

Critique et dévalorise
check check shake ton booty

Divise pour mieux régner
Je me souviens d’un épisode où il était en colère contre jazzi et m’avait prise à parti suite aux critiques de ce dernier sur mes écrits. Résultat : j’ai bêtement suivi et insulté jazzi.

Il se positionne en victime
« Fous-moi la paix » « vis ta vie » alors qu’il réagit à TOUS mes commentaires, sans exception.

« Menaces cachées ou chantage ouvert »
Vient de le faire + épisode avec boug

« Change de sujet ou s’échappe »
Passe rapidement des idées, de la raison, à ma vie personnelle pour essayer de me déstabiliser.

« Mise sur l’ignorance des autres »
check check check shake ton booty

« Il ment »
La femme qui m’a fait une super analyse gratos de fille traumatisée par un homme…

« Dit le faux pour connaître le vrai »
cf. attaque sur la vie privée des gens. Extrapolations pour qu’en nous défendant, nous révélons ce qu’il veut savoir (pour s’en servir ensuite).

« Il est égocentrique »
Pas besoin d’explication. check.

« Obsédé par l’image sociale »
Cf. sa citation – sans doute inventée aussi – d’une mystérieuse femme de 40 ans « même en bleu de travail tu ressemblerais à un notaire ».

« S’énerve rarement »
Oui bon là, tu coches pas.

« Paroles opposées à ses attitudes »
Oui. Contradiction profonde entre ce que disent ses mots et ce qu’il écrit texto.

« Vampirise votre énergie »
AH ben ca. WGG a dû partir à cause de ca.

« Il vous fait du mal »
Évidemment. Il ne va pas faire le bien autour de lui avec un état d’esprit pareil.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 31 min

A part ça, Crétina ne fait pas de diagnostic…

Un peu de cohérence ne te nuierait pas.

Pour le reste, incroyable qu’un monument de cette importance soit aussi mal protégé. Il faudra faire la lumière sur cette question.
Les ministres de la culture successifs, les responsables des monuments historiques, n’auront-ils pas de comptes à rendre?

Claudio Bahia dit: 15 avril 2019 à 22 h 29 min

Je suis comme vous, et j’ose penser que vous êtes comme moi, tétanisé, sans voix, le coeur blessé, la bouche sèche; non c’est trop, c’est trop impossible, on n’y crois pas. Je regarde les mêmes images que vous, au même instant, et je n’y crois pas.
J’ai mal pour la chrétienté de la France et de l’Europe, qui déjà va mal très mal. J’ai mal pour la France qui se délite jour après jour sans même s’en apercevoir.
Je pense comme Clopine: il nous faudra des faits, des noms. J’ai un scénario de cauchemar dans ma tête, un cauchemar « possible ».
Un funeste à suppositoires (comme dirait peut-être Bougereau) avait dit un jour qu’il était berlinois; Aujourd’hui je vous dit simplement mais du fond du cœur que je suis un catholique parisien,
qui aime la France

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 22 h 27 min

La Fondation du Patrimoine lancera mardi une «collecte nationale», a-t-elle déclaré à l’AFP, pour remédier aux dégâts causés par l’incendie qui ravage actuellement la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Figaro

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 22 h 24 min

« Quand il n’y a pas mort d’homme, c’est encore plus touchant »

« Durant plus d’un siècle, au rythme du soleil, des milliers d’hommes ont mis leur science et leur savoir-faire au service de la cathédrale parisienne.

Le jour se lève sur le chantier de Notre-Dame et les ouvriers (appelés «œuvriers» à l’époque), les compagnons, les maîtres et les simples manœuvres sont déjà au travail. Depuis la pose de la première pierre en 1163 par le pape Alexandre III, des milliers d’hommes se sont succédé pour construire cet édifice gothique au cœur de Paris. L’évêque Maurice de Sully, l’initiateur du projet, surveille de près l’avancée des travaux. La construction vit au rythme des saisons, mais surtout au rythme de l’argent. Si les caisses du diocèse sont vides, le chantier s’arrête. Et ne reprend que lorsque l’on peut payer à nouveau les ouvriers et les matières premières. C’est la fabrique, l’organisme chargé de la surveillance du chantier, qui gère au quotidien l’édification.

L’architecte, lui, est le maître d’œuvre. Il a dessiné les plans et a été choisi parmi plusieurs postulants. Souvent ancien tailleur de pierre, il n’hésite pas à mettre la main à la pâte sur le chantier, et fait travailler, de chantier en chantier, sa propre équipe de maîtres et de compagnons qui ont toute sa confiance. A Notre-Dame, Jean de Chelles puis Pierre de Montreuil ont été les architectes en chef. Ce sont eux qui ont manié la canne, l’outil principal des bâtisseurs de cathédrale, divisée en plusieurs mesures : la coudée, le pied, l’empan, la palme et la paume. Un genre de mètre étalon en somme.

Sur le chantier pharaonique, où en moyenne 300 hommes s’affairent chaque jour, les ouvriers sont regroupés par spécialité autour d’un maître. Ici, pas question de polyvalence. On ne taille pas des pierres le matin pour participer à la charpente l’après-midi. A l’exception des métiers du bas de l’échelle, tous sont hyperspécialisés. Les manœuvres et hommes de corvées sont recrutés sur place et payés à la journée. Ils sont chargés des tâches les plus ingrates et physiquement éprouvantes : l’eau, la chaux, le sable, le bois, les énormes blocs rocheux, ce sont eux qui les transportent. Peu considérés, ils ne peuvent changer de statut qu’en «entrant dans un métier» reconnu, tailleur de pierre, maçon, charpentier ou verrier… Ces compagnons sont tous des spécialistes hors pair qui gardent secrètes leurs recettes. Dès qu’ils le peuvent, ils se retrouvent dans leur loge, une cabane de bois située à quelques mètres de la construction. Là, protégés des regards, ils se partagent le travail ou se reposent entre deux corvées. Ils transmettent aussi les gestes du métier aux futurs compagnons dont l’apprentissage dure cinq ans.

En rejoignant le chantier, le compagnon croise la route du «mortellier», qui avec de l’eau, de la chaux et du sable fait un mortier grâce auquel les blocs de pierre tiendront pendant des siècles. Puis, en avançant vers l’édifice, apparaissent les charpentiers, qui travaillent naturellement sur la charpente mais construisent aussi les échafaudages, les cintres pour maintenir les voûtes et les appareils utilisés pour lever les pierres.

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Les métiers dits «du fer» ont pris place sur l’esplanade. Les forgerons fabriquent et réparent tous les outils, notamment ceux des maîtres verriers. Le vitrail, qui remplace les fresques murales, est en effet au cœur des chantiers des cathédrales gothiques. La recette est immuable : deux tiers de cendre de fougère et un tiers de sable de rivière. Ce mélange est ensuite chauffé pour obtenir une plaque de verre qui sera découpée en pièces, elles-mêmes assemblées avec du plomb avant de recevoir les dessins…

La plupart des historiens s’accordent sur le chiffre de 80 métiers différents et ils estiment que moins de 10% des travailleurs étaient originaires de la région où le chantier a été ouvert. Seuls les manœuvres étaient recrutés dans la population locale, alors que les tailleurs de pierre, les maçons ou les verriers venaient de toute la France et parfois même de pays voisins.

Du lever au coucher du soleil, les pauses étaient rares…Une heure pour déjeuner, puis quinze minutes l’après-midi pour se réhydrater. Bien entendu, on ne travaillait pas le dimanche, jour du Seigneur, sauf urgence. Dans ces cas exceptionnels, une prime en nature (en général une double ration de vin) était prévue. Côté congés, pour permettre aux ouvriers de souffler un peu, une quarantaine de jours étaient chômés chaque année, consacrés à des fêtes religieuses ou à des saints… mais ce n’étaient pas des congés payés !

En revanche, contrairement aux idées reçues, le travail était payé. Même si des bénévoles étaient aussi utilisés par l’évêque, ils étaient cantonnés aux tâches subalternes et étaient très peu considérés par les autres ouvriers. Les constructeurs de Notre-Dame étaient payés de deux manières. Un salaire à la journée était offert aux manœuvres et les autres ouvriers recevaient une somme forfaitaire pour la réalisation d’une tâche. Comme dans tous les autres chantiers de cathédrales, les tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, forgerons et verriers étaient les mieux payés. Selon les historiens, les salaires versés correspondaient peu ou prou à ceux que reçoivent les actuels ouvriers du BTP. On ne faisait pas fortune en construisant Notre-Dame. Mais on savait que l’on entrait dans l’histoire »

https://www.capital.fr/economie-politique/le-quotidien-d-un-ouvrier-sur-le-chantier-de-notre-dame-1050296

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 20 min

Et dire que je ne comprenais pas ce surnom de « mon larbin »

comme nous touchons ce soir d’un doigt douloureux notre ancien régime..je t’en donne un morceau dédède..tu pourras dorénavant l’apler ‘mon larbin’..lui mettre son gilet rayé et lui taper sur la tête joyeusement en disant ‘poigner vilain’

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 17 min

« Et dire que je ne comprenais pas ce surnom de « mon larbin ».

boumou est soralien (il lui portera des oranges). tu es poujadiste. Vous êtes faits pour vous entendre.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 22 h 16 min

Grâce à la redécouverte du gothique au XIXe siècle, impulsée par les romantiques et Victor Hugo, Napoléon III lance les grands chantiers de restauration de l’art gothique dans toute la France. Eugène Viollet-le-Duc, architecte réputé, est à la tête de ce programme. A Paris, il oeuvre à la restauration de la cathédrale

http://hermetism.free.fr/Viollet-le-duc_architecte.htm

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 16 min

Ta solitude, Ed, le profond isolement dont tu souffres, l’exil que ton profil hystériquement caractériel t’a imposé, il faut maintenant que tu t’en détaches. Je suis profondément convaincu que j’ai provoqué en toi une crise salutaire. Pleure un bon coup, rentre en France, fais trois enfants. Tu verras comme c’est bon. Cinq, c’est un émerveillement perpétuel. Vis ta vie et fous-moi la paix.

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 13 min

Étude de cas, Chaloux, partie II

1) « On comprend mieux pourquoi tu es restée célibataire, pourquoi tu t’es exilée. Tu dois être un petit démon domestique, hurlant et gesticulant. Dans vingt ans, crois moi, tu seras en Chine.  »

2) « Tu es prisonnière de tes traumatismes, de tes visions, des lieux communs qui te polluent, sans doute des réflexes de ta moëlle épinière. »

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 22 h 11 min

La virilité, ma pauvre fille, j’ai 52 ans, tu ne crois pas qu’on peut passer à autre chose à cet âge-là? Tu es prisonnière de tes traumatismes, de tes visions, des lieux communs qui te polluent, sans doute des réflexes de ta moëlle épinière. Prends en conscience. Il est peut-être encore temps.

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 09 min

« Moi aussi, je vais me faire plus dicret »

Le néant. Aucune personnalité. Obligé de critiquer comme une grand-mère le célibat et de s’inventer une femme pour se persuader qu’il en a une.

Je viens, il rapplique. Je veux partir, il veut partir. Et dire que je ne comprenais pas ce surnom de « mon larbin ».

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 07 min

Je voudrais voir ça, mais personne jamais ne le verra…

t’accuses les coups dhavances..tiens pour me plaire mon arbin..fais moi madame bouguereau comme dans l’temps..mets y du tien attation sinon..je te poigne vilain..ça consolra nostre dame

Ed dit: 15 avril 2019 à 22 h 05 min

Ben balance ! On dirait les mecs taillés comme des sandwiches SNCF en sortie de boîte de nuit

« viens ! ouais viens ! Je vais te défoncer » pendant des heures…Et rien. Chaloux, c’est ca. C’est rien. Aucune consistance, aucune cohérence. Du flan. Ah ca peut être misogyne et traiter les femmes de caractère de harpie, sorcière et toute la panoplie habituelle, mais il nous prouve une fois de plus que la misogynie est l’ennemie de la virilité.

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 22 h 03 min

Quand il n’y a pas mort d’homme, c’est encore plus touchant

je n’sais pas comment y faut l’prende..mais prenons le bien langoncet..qui qui disait que la france c’était haussi pleurer à saint dnis

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 58 min

boumol, j’espère que tu ne m’a pas cru, quand j’ai dit que je ne savais pas qui tu es, ni ton palmarès étonnant.
Veux-tu que j’en dise davantage?

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 56 min

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 21 h 54 min

administrées par un trouillard comme toi… Je voudrais voir ça, mais personne jamais ne le verra…

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 21 h 56 min

tu penses qu’a des conneries dédé..et puis viens ici qu’on te plume un peu comme du temps des grecs..oiseau de mauvaise augure

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 55 min

Moi aussi, je vais me faire plus dicret, mais je vous tiendrai au courant des fifiches de Ed. Mon côté bon samaritain…

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 21 h 54 min

‘écrire une petite nouvelle’..n’ait crainte dédède quelques baffes le feront havorter de ce vilain fétusse

D. dit: 15 avril 2019 à 21 h 52 min

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 20 min

Macron ou le Néron malgré lui…

Excellent. Je n’y avais pas pensé.

Chantal dit: 15 avril 2019 à 21 h 51 min

JJJ une pensée, on se remet de tout, mais je comprend le gros coeur, je vais essayer de dormir quand même.

Jazzy est où ? Peut – être nous dira-t-il son ressenti…

bouguereau dit: 15 avril 2019 à 21 h 51 min

violet l’duc röstie avec la chouette à minerve..j’ai les foi havec jean nouvelle dédé..prie fort pour qu’ça soit pas lui

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 41 min

Sur ce, je réitère ma volonté d’être plus discrète ici (pas difficile de faire moins), mais continuerai à publier les liens de mes articles car certains les apprécient. Les autres parfaitement le droit de me trouver nulle (encore heureux !).

JJJ je n’ose même pas vous souhaiter un bon anniversaire.

C’est terrible. Nous commencerons à y croire demain seulement, nous comprendrons que ce n’était pas un cauchemard.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 40 min

On comprend mieux pourquoi tu es restée célibataire, pourquoi tu t’es exilée. Tu dois être un petit démon domestique, hurlant et gesticulant. Dans vingt ans, crois moi, tu seras en Chine. Règle tes problèmes, vraiment, s’il est encore temps.
Pour le reste, je ne te menace pas, je vais écrire une petite nouvelle que je mettrai en ligne.

Maintenant, je ne sais pas, prends une douche froide, vois un docteur, appelle les pompiers, va à la piscine, mais fais quelque chose. Pour toi.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 37 min

Mettons quelques phrases de Chaloux en parallèle afin de poursuivre notre étude de cas.

1)

« je sais ce que je vais faire de toi. Tu le sauras bientôt. »

« ta profonde bêtise, ton inanité intellectuelle. Je pense que le constat que tu as dû faire de l’incapacité de ton esprit a creusé en toi une sanglante blessure. Je pense également que ton exil et ton mode de vie n’y sont pas étrangers. Je n’ai pas fait exprès de toucher ce point douloureux de ton histoire. Mais, ton histoire, je n’y suis pour rien. Dis-toi, pour te consoler, que des crétins prosaïques comme toi, il en faut en quantité. »

2)

« Ta violence, ton hystérie »

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 21 h 36 min

@ et n’imaginais pas alors le partager un soir de désastre comme ce soir

nous avons eu la même expérience au lycée, mais les mots de ce poème jamais oublié ne sont plus seulement symboliques, ils ont un sens réel et précis, ce soir.
Je ne veux pas que notre 15 avril 2019, et alii, devienne un anniversaire commun à la rdl. NON. Mais après cette date, la seule chose que nous pourrons y reconstruire, c’est d’apprendre collectivement à faire taire nos divisions. Car on n’a pas d’autre choix !… Toutes les petites querelles auront toujours quelque chose d’indécent. Mais je n’y crois pas. Les vieux démons dans les gargouilles veillent. Nous ne serons jamais raisonnables, malgré des incendies qui peuvent détruire une histoire vieille de 850 ans sous nos yeux…, en quelques secondes !
Le désert croît, et votre toute puissance technologique aussi.
Nous sommes si petits, et Victor si grand, qui nous redonnera toujours de l’espoir.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 33 min

« Mais quoiqu’il en soit, je te remercie, je sais ce que je vais faire de toi. Tu le sauras bientôt. »

Espèce de grand malade. On le combat avec des analyses et des arguments, il répond par des menaces. Mais tout le monde est bête, tout le monde a eu une éducation médiocre, tout le monde écrit avec les pieds, sauf Chaloux.

Il trolle cet espace – et même son propriétaire – et demande aux gens qui lui répondent (enfin ! Parce que l’ignorance ne fonctionne pas avec les harceleurs) de lui f.outre la paix. Ils sont plusieurs dans sa tête : un qui traite Clopine de fermière et Ed de camionneuse et l’autre qui aime Despentes. Un qui défend les GJ et déteste le libéralisme et l’autre qui parle de « princesse versaillaise sortie de son HLM », de « deux pièces-cuisine » ou encore d' »éducation déplorable irrécupérable » si on a le malheur de ne pas être bien né. Un qui veut me dénoncer pour racisme parce que j’ai dit que les arabo-musulmans étaient un danger pour les femmes, et l’autre qui compare la puissance économique allemande actuelle à l’Allemagne nazie des années 30. Chaloux, tu devrais partir. Tu mets une mauvaise ambiance sur cet espace et personne ne te regretteras, tout comme personne ne regrette WGG.

Jean Langoncet dit: 15 avril 2019 à 21 h 31 min

mais tout n’est pas perdu ; regardez la ville de Caen. Elle a su se reconstruire après les bombardements alliés, elle.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 21 h 28 min

Voui, dé, va reconstruire ta cabane au fond du Garten , tu as l’air bien épuisé, par le poids des années.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 28 min

Crétina, c’est toi que tu mets à nu, personne d’autre. Ta violence, ton hystérie, l’incroyable confiance que tu accordes à ton infinitésimal esprit. Grosse erreur d’appréciation.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 26 min

On ne compare pas la Sagrada Famiglia à Notre-Dame de Paris, on parlait de (re)construction contemporaine. Wer lesen kann, ist klar im Vorteil.

Soleil vert dit: 15 avril 2019 à 21 h 25 min

Quel que soit le chantier à venir, des charpentes datant du XIIIe siècle ont été détruites. Ce monument c’est l’ Histoire de France

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 22 min

« hurler comme une hyène enragée »

C’est plutôt toi la bête enragée. Tout le monde (ou presque) l’a constaté ici. Quand je m’absente, il te faut d’autres cibles.

Quant à ta dernière phrase, elle est celle d’un gros psychopathe. Vous faîtes un concours ? Après Delaporte qui rêvait d’une scène de meurtre entre Clopine et moi, Chaloux qui me prépare le pire. Pourquoi ? Parce que je l’ai mis à nu, le commentateur le plus soigneusement mystérieux de la RDL. Il préfère s’attaquer au détails biographiques des autres et en dit le moins possible sur lui pour ne pas s’exposer aux réflexion qu’ils inflige aux plus courageux d’entre nous.

et alii dit: 15 avril 2019 à 21 h 19 min

Ce poème de Théophile Gautier me transperce le coeur
moi aussi, je me souviens de l’avoir appris au lycée et n’imaginais pas alors le partager un soir de désastre comme ce soir

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 21 h 19 min

La Sagrada est l’oeuvre de Gaudi, génie enterré dans la crypte, cathedrale absolument vide, et récemment (a l’echelle historique) consacrée.
Comment peut on commettre un sacrilège comparatif, aussi enorme. Mystère de l’ignorance.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 16 min

Ma chattoune vient de se vautrer par terre en faisant des roulades câlines au bord du lit. Cet incendie l’a complètement chamboulée la pauvre.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 16 min

Tout ce que tu veux, Crétina, mais vraiment lâche-moi. Tous tes arguments ne te donneront pas un atome de finesse. Tu es ce que tu es pour la vie : une cause perdue. Je ne suis pas Dieu, je n’y suis rien. tu peux hurler comme une hyène enragée toute la soirée, quelle importance?
Mais quoiqu’il en soit, je te remercie, je sais ce que je vais faire de toi. Tu le sauras bientôt.
En attendant, va dodo.

rose dit: 15 avril 2019 à 21 h 16 min

reconstruire Notre Dame de Paris.
Ne sais rien de la mafia mais elle a drôlement avancé à l’extérieur.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 13 min

« Lorsque l’ on voit La Sagrada familia à Barcelone »

J’ai pensé exactement la même chose. Mais cette église n’est toujours pas terminée à cause de l’infiltration de la mafia dans les contrats de construction.

rose dit: 15 avril 2019 à 21 h 10 min

Lorsque l’ on voit La Sagrada familia à Barcelone -inventée par Gaudi- on se dit en effet que ce grand chantier pour renostruire Notre Dame sera possible.

Ed dit: 15 avril 2019 à 21 h 09 min

« La reconstruction prendra 20 ou 30 ans »

Au bas mot. Personnellement, je n’ai jamais vu Notre-Dame sans échaffaudage.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 21 h 05 min

La derniere fois que je suis entrée dans la cathedrale de Notre-Dame de Paris, c’etait il y a moins de trois mois, pour accompagner une proche qui n’en avait jamais franchi le seuil, comme les 13 ou 14 millions de visiteurs annuels…
La reconstruction prendra 20 ou 30 ans, moins que pour achever la construction initiale, qui s’est étalée sur des siècles..

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 21 h 04 min

Ce poème de Théophile Gautier me transperce le coeur, à la lumière de ce soir, avant que ne tombe la nuit…

________

En passant sur le pont de la Tournelle, un soir,
Je me suis arrêté quelques instants pour voir
Le soleil se coucher derrière Notre-Dame.
Un nuage splendide à l’horizon de flamme,
Tel qu’un oiseau géant qui va prendre l’essor,
D’un bout du ciel à l’autre ouvrait ses ailes d’or,
– Et c’était des clartés à baisser la paupière.
Les tours au front orné de dentelles de pierre,
Le drapeau que le vent fouette, les minarets
Qui s’élèvent pareils aux sapins des forêts,
Les pignons tailladés que surmontent des anges
Aux corps roides et longs, aux figures étranges,
D’un fond clair ressortaient en noir ; l’Archevêché,
Comme au pied de sa mère un jeune enfant couché,
Se dessinait au pied de l’église, dont l’ombre
S’allongeait à l’entour mystérieuse et sombre.
– Plus loin, un rayon rouge allumait les carreaux
D’une maison du quai ; – l’air était doux ; les eaux
Se plaignaient contre l’arche à doux bruit, et la vague
De la vieille cité berçait l’image vague ;
Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas
Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.

———–

Le plus horrible anniversaire de ma vie.
Victor Hugo…
Je peux m’en aller.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 21 h 01 min

Je me souviens de la première fois où je suis entré à Notre Dame. Tous les bancs en avaient été retirés. L’immensité de la nef, du navire au sens propre, prenante comme un ciel étoilé. Ce soir, plus qu’à Hugo, je pense intensément à Villon, comme si j’étais près de lui.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 20 h 59 min

MAIS ON NE PEUT PAS RECONSTRUIRE NOTRE DAME DE PARIS VOYONS SOYONS SERIEUX ; les pierres !!! les siècles !!! les mots !!!!!!!!

JE REFUSE DE VOIR CA

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 58 min

« Mais, maintenant, s’il te plait, lâche-moi la grappe »

dixit le pitbull qui m’aboie dessus à chaque commentaire, même – et surtout – quand le contenu ne le concerne pas. Tu ne me lâches pas, alors quel intérêt à t’ignorer puisque tu continues ? Autant terminer le travail et te laisser te ridiculiser encore plus. Car tu peux toujours faire plus.

Mon mode de vie me plaît, je ne suis pas en exil, tu n’as rien touché de douloureux de mon histoire (mon Dieu mais qu’est-ce qu’il raconte ? La Haute-Marne ? Cet endroit où il voulait se rendre de son plein gré ?) et enfin je suis très heureuse. Je me le dis tous les jours même. Je sais que cela ne te rassure pas de lire des gens heureux, mais c’est ainsi. Tu ne te rapprocheras pas du bonheur en insultant la terre entière et en te persuadant que les gens au passé douloureux (en encore !) ne peuvent s’en sortir. TU ne te rapprocheras pas du talent en dénigrant celui des autres. Tu ne te rapprocheras pas de l’amour en t’inventant des femmes.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 20 h 55 min

« Je me suis fait le serment de participer de façon importante à la souscription nationale »
Idem.
Tu iras bien brûler une « bougie » a St Sulpice aussi ?

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 50 min

15 février 2019. Dans quelques générations, les écoliers devront apprendre cette date.

Nous nous rappellons tous de ce que nous faisions le 11 septembre 2001 (je rentrais du collège et voulais regarder ma série, puis je n’ai rien mais alors rien compris à ces images). Nous nous rappellerons de ce que nous faisions le 15 avril 2019, lorsque d’autres tours, non plus symboles de la toute-puissance américaine, mais de la glorieuse Hisoire de France, emportent avec elles des siècles de civilisation chrétienne.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 20 h 49 min

Les catholiques sont au-delà des pitreries de la brayonne. De la sideration, qui n’est pas que catho, d’ailleurs.
Le Te Deum ?

D. dit: 15 avril 2019 à 20 h 48 min

En passant sur un pont de Paris j’ai d’un seul coup compris d’où venait ce nuage blanc verdâtre, cette image cauchemardesque de flammes de 30 mètres de haut s’échappant de ce qui était de toute évidence la cathédrale Notre-Dame.
Beaucoup de gens s’arrêtaient et filmaient.
Dégouté, j’ai tourné le dos et je suis parti en ne pensant qu’à la reconstruction qui sera très longue et couteuse. Parfois le vent m’amenait dans les narines une odeur de brûlé. Je respirais malgré moi le carbone de ces poutres presque millénaire.
Je me suis fait le serment de participer de façon importante à la souscription nationale et j’incite tout chrétien à en faire le serment, dès maintenant, alors même que l’incendie se poursuit.

Paris a déjà vécu de grands incendies de monuments : le château des Tuileries, l’Hôtel de ville, mais là c’est sa cathédrale…

Clopine dit: 15 avril 2019 à 20 h 47 min

parce que je m’appelle CLOPINE TROUILLEFOU bordel de merde. Clopine Trouillefou. Ca veut dire quelque chose, non, bordel ? Rien du tout ? Juste un truc à cramer quoi ?

merde les touches glissent tellement je chiale.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 20 h 45 min

Ed, parlons sérieusement. Je pense que je ne suis pas le premier à détecter ta profonde bêtise, ton inanité intellectuelle. Je pense que le constat que tu as dû faire de l’incapacité de ton esprit a creusé en toi une sanglante blessure. Je pense également que ton exil et ton mode de vie n’y sont pas étrangers. Je n’ai pas fait exprès de toucher ce point douloureux de ton histoire. Mais, ton histoire, je n’y suis pour rien. Dis-toi, pour te consoler, que des crétins prosaïques comme toi, il en faut en quantité.
Mais, maintenant, s’il te plait, lâche-moi la grappe.

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 45 min

C’est la France qui impuissante se regarde disparaître dans une dernière vision apocalyptique de son coeur.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 20 h 43 min

Bon ben je vais me soûler la gueule. Et salement. Y’a guère que du pommeau, ça fera l’affaire.

Paul Edel dit: 15 avril 2019 à 20 h 42 min

Le plus terrible est de penser que le feu va continuer à embraser puis abimer et étouffer cet immense nef si magnifique et que l’agonie va durer des heures.. comme si le feu consumait des siècles d’histoire comme une onde…. Le sentiment nous saisit: tous désarmés et bouleversés,déconcertés ,marqués,sidérés, par notre impuissance dans ce siècle au technologies triomphantes.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 20 h 41 min

JE VEUX DES NOMS ! Je veux savoir quel est le Quasimodo fou, se balançant sur une torche gigantesque, qui a allumé le feu. Je veux, ah merde, je ne suis pas méchante mais là je veux MORDRE bord.el. JE VEUX TOUT SAVOIR ET ATTENTION, HEIN, BIEN DANS LE DETAIL PARCE QUE CE N’EST TOUT SIMPLEMENT PAS POSSIBLE UN TRUC PAREIL

et alii dit: 15 avril 2019 à 20 h 33 min

Le point d’origine du bornage des grandes routes partant de Paris a été fixé par une lettre royale du 22 avril 1769 à environ 30 mètres en avant de Notre-Dame. Le repère a été installé à cet endroit le 22 avril 1786.

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 32 min

Vous pensiez avoir touché le fond ? C’est un cauchemard ? Et bien Donald est là pour rendre la chose un peu plus cauchemardesque :

« So horrible to watch the massive fire at Notre Dame Cathedral in Paris. Perhaps flying water tankers could be used to put it out. Must act quickly! »

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 28 min

Ah oui, pardon. Remettre en cause l’existence de sa famille fait de moi une nazie. Ne l’oublions pas. Brillant, le type, brillant. La dernière fois qu’il a réfléchi, Pompidou était encore à l’Elysée.

Clopine dit: 15 avril 2019 à 20 h 28 min

Effondrement. Où sont Esmeralda et Dom Frollo ? Et « la » gargouille la plus photographiée de l’univers ? Et la façade, et toute cette partie de moi qui s’était appropriée les mots d’Hugo pour m’approcher (j’avais dix-huit ans et demi, sauvée de chez moi depuis 6 mois, j’étais « montée » à Paris rien que pour cela en y consacrant les quelques sous qui m’ont manqué après, pour finir le mois, mais tant pis j’ai bouffé des nouilles pendant dix jours et voilà) de cet édifice en le scrutant pour comprendre ce que Victor Hugo mettait là-dedans, et en plus, je m’étais égarée dans le métro et je ne parlais à personne, une vraie sauvage, mais quand je suis arrivée devant elle voilà c’était donc de cela que Victor Hugo parlait et je suis rentrée à Rouen l’estomac plein, en quelque sorte, et là mon estomac crie famine, crie presque vengeance mais qu’est-ce que c’est que cette histoire et peut-on sérieusement comprendre quoi que ce soit à ce pays s’il n’y a plus cette église fichée précisément au centre, que dis-je, au départ de tout ?

NOooooooooonnnnnnn

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 26 min

« Cretina »
« bêtise de ta prose »
« idiote »

Chaloux et les arguments, ca fait deux. Chaloux et la cohérence, c’est pas vraiment ca. Chaloux et la haine des autres, here you go.

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 22 min

Le type est collector. Je lui parle de Mercredes, il me dit qu’il n’en a jamais eu. POurtant je n’ai pas le souvenir d’avoir dit qu’elle était à toi dans ton mytho.
Je lui parle de 50 femmes pour me moquer de lui, il répond bêtement qu’il n’en a jamais eu autant. Ca se passe de commentaire.

« le boueux de tes fifiches le prouvent sans qu’il soit besoin d’y insister »
Pourtant tu t’épanches dessus, sans les lire bien sûr. Ou en faisant tout un foin (hurkhurkhurk) d’une confusion entre un âne (cf. la voiture à âne avec laquelle le narrateur va à Vierzon) et une jument. Une erreur qui change tout le récit, cela va sans dire. Une erreur tellement grave que Chaloux, marié à une fine psychologue et père de 5 « enfants sublimes » ne manque pas d’immortaliser grâce à une capture d’écran. On ne sait jamais, cela pourrait intéresser le FBI et Scotland Yard, gros malin.

et alii dit: 15 avril 2019 à 20 h 22 min

Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
— Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort !

Gérard de Nerval, Odelettes

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 20 h 13 min

Tu ne sais plus ce que tu dis, Crétina. Je n’ai jamais eu de Mercedes (c’est ton ami boumou, le soralien). Je n’ai pas eu cinquante femmes. Pour le reste, tu n’es vraiment pas au niveau : la bêtise de ta prose, le prosaïsme, le galimatias, le boueux de tes fifiches le prouvent sans qu’il soit besoin d’y insister.

et alii dit: 15 avril 2019 à 20 h 11 min

le feu à Notre Dame m’attriste beaucoup;et persoinne ne dit voir que c’est maitrisé;la flèche s’est effondrée;ce n’est plus Paris;
bonsoir

Paul Edel dit: 15 avril 2019 à 20 h 06 min

Voir La cathédrale de Paris devenir un brasier..sous nos yeux.. implacable image ..quelque chose de blafard.. quel crève-cœur.. le sentiment que Paris perd son centre de gravité..que le feu dévore et emporte une partie ..de notre passé.. de notre histoire

Ed dit: 15 avril 2019 à 20 h 05 min

« caricaturé par un idiote »

ou percé à jour par une lectrice attentive, au choix. Et tu prouves à chaque commentaire que tu es un troll. À ma description de Chaloux, je rejoins bien évidemment Marie Sarasse et ajoute le qualificatif de mythomane (que j’avais par ailleurs déjà constaté avec cette histoire de 50 femmes, une Mercredes et la 50e femme qui lit mes commentaires ici et me garatifie d’une analyse psy éclair et d’un niveau—comment dire…).

Ed dit: 15 avril 2019 à 19 h 56 min

« Vous perdîtes le contrôle. »

Il est devenu fou, oui. Chaloux n’a pas supporté que je décèle son profond mépris social et son sentiment de supériorité dû à sa naissance apparamment. S’en est suivi, entre autres, un torrent d’insultes (qui ne s’arrêtera jamais tant que je m’exprimerai ici), de la psychanalyse de comptoir, un mépris social, de la calomnie et un merveilleux point Godwin.

Quant à sa misogynie, elle n’est plus à prouver. Il ne supporte pas la vulgarité, brutalité d’une femme et « traite » Clopine de vulgaire fermière et moi de camionneuse. On en revient à son mépris social. Pour Chaloux, une femme doit être douce et silencieuse. Ca doit être le genre de débile à dire « dis pas de gros mots, c’est pas joli dans la bouche d’une femme ». Mais n’en étant pas à une contradiction près, il dit aimer Despentes. Pauvre Monsieur.

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 19 h 42 min

Houlà…! et ou sont esmeralda quasimodo ? Allez, vlan la soirée Macron est foutue.
Bravo le plan comm’ ! Sont très forts !

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 19 h 39 min

@ des hommes nés d’avril,

NB/ je crois que et alii est une consoeur, à défaut d’une copine…
Je lui souhaite également un joyeux happening, pendant qu’on y est. Et un prompt rétablissement pérenne, car elle ne semble pas toujours respirer la santé, ces derniers temps.

Soleil vert dit: 15 avril 2019 à 19 h 37 min

Je verrai bien un descendant à Mallarmé, c’est Joe Bousquet (1897-1950)

MADRIGAL

Du temps qu’on l’aimait lasse d’elle-même
Elle avait juré d’être cet amour
Elle en fut le charme et lui le poème
La terre est légère aux serments d’un jour

Le vent pleurait les oiseaux de passage
Berçant les mers sur ses ailes de sel
Je prends l’étoile avec un beau nuage
Quand la page blanche a bu tout le ciel

Dans l’air qui fleurit de l’entendre rire
Marche un vieux cheval couleur de chemin
Connais à son pas la mort qui m’inspire
Et qui vient sans moi demander sa main

LE LARGE

Ce n’est pas son nom qui le grise
Mais qu’il soit murmuré tout bas
Le secret d’un cœur qui se brise
Dans des voix qu’il ne connaît pas

Quand toute plainte lui révèle
De quoi sa peine avait pleuré
L’homme entend son cœur qui l’appelle
Dans les voix qui l’ont ignoré

Ainsi chaque étoile voit-elle
La nuit des sommets s’accomplir
En formant dans la nuit des ailes
Le bruit que quelqu’un va venir

Lui son mal est la pitié même
Ce qu’il est s’efface à son tour
Et pour lui rendre ce qu’il aime
Retourne à la pitié du jour

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 19 h 29 min

T’occupes !… mes bougies sont bien au chaud.
Delaporte, j’aime travailler, j’ai toujours aimé cela. Je ne saurais consentir à l’idée d’abolir. C’est un fantasme d’inanité sonore (Doblomov).

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 19 h 14 min

 » Ils attendent de me souffler les bougies ».

Qui doivent être bien encrassées.

(Au besoin, qu’ils t’en mettent une où tu penses bien).

Delaporte dit: 15 avril 2019 à 19 h 13 min

Quand j’étais adolescent, et même après, je trouvais Bibi Andersson magnifique, et j’aimais beaucoup son nom, contrairement à D. Bibi est un prénom féminin qu’il faut savoir porter avec une classe imparable, et évidemment, elle, elle savait.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 19 h 12 min

Ah, Delaporte, je vous rejoins sur le travail. J’ai toujours détesté travailler, mais j’ai travaillé énormément toute ma vie. Fatalité.

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 19 h 10 min

« Amusez-vous sans moi », dit-il, et il revient sans cesse à la charge, et en redemande, le tabellion de la rdl, essayant de se hisser en italiques et d’avoir toujours le dernier mot, comme s’il devait se prouver quelque chose. Pauvre type qui a peur de son ombre, et n’a hélas que le tessons pour se contempler la face… Basta, maintenant, j’ai les gosses à nourrir aussi. Ils attendent de me souffler les bougies.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 19 h 08 min

Il n’a pas de chance le l’huissier véreux et lâche. Les relations de sasseur, sont actuellement dans une proportion de 80/20 dans un panel objectif, en faveur des hommes. Autant qu’il comprenne qu’il tombe sur un os. Et qu’il peut continuer d’insulter, d’insinuer, je vois parfaitement à qui j’ai affaire.

Delaporte dit: 15 avril 2019 à 19 h 05 min

« Assez joué, j’ai encore du travail. »

Les méfaits du travail, le surmenage… Quand le travail sera aboli, les gens comme Chaloux seront réduits à néant. Il s’est gouré sur la fiche de lecture d’Ed qui n’est pas si mal que ça, pour une fois. Et puis Sasseur est sublime… Sur ce blog, nous avons des femmes qu’on nous envie. Les misogynes peuvent aller se rhabiller !

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 19 h 03 min

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 57 min

Je plains Monsieur Sasseur… le pauvre homme.
Sans doute un saint.

Et Mme Gigi, donc, ce pauvre Robert…

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 57 min

Une remarque vulgairement intersexuee, l’huissier a oublié de se relire. Il ne connaît que ça. Les empêtrés de l’entrejambe, comme chaloux en sont coutumiers.
Rien qu’à voir comme il a imposé son goût de la c..n.sse par Despentes interposée. Il n’a rien dit du fond de l’affaire, mais spn plaisir du beauf qui ne jouit que dans l’insulte bien crado est évident. Tous ses posts en sont la preuve.

D. dit: 15 avril 2019 à 18 h 57 min

Laura Delair dit: 15 avril 2019 à 18 h 42 min

Décès de l’actrice BIBI ANDERSSON, interprète d’Ingmar Bergman

A-t-on quand même idée de s’appeler Bibi ?!!!
Est-ce que je m’appelle Bibi, moi ?

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 18 h 56 min

@18.41 Oublié de vous remercier pour le mois d’avril, oui bélier ascendant sagittaire, mais je n’y ai jamais accordé aucun crédit, ni via françoise ou elisabeth. En revanche, le thème astral de PA, né le 17 avril 1953 à 17h20, (d’après sa fiche de la DGSI) serait très préoccupant pour lui, mais surtout pour l’avenir de NOTRE République des Livres. Apprêtons-nous à nous recycler à la Dictature des Tablettes et des Liseuses en Mac (intosh) cronie, si nous ne voulons pas nous retrouver dans un autre CDBF avec le chevalier tokup à la si triste figure.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 18 h 51 min

Rodomontades d’impotent fanfaron…

(Le sexe de l’interlocuteur n’a aucune importance pour moi. Seule l’idée compte. Tu seras bien en peine, élégant, de trouver une remarque sexiste tombée de ma plume.)

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 49 min

« Assez joué, j’ai encore du travail. »

L’huissier toujours aussi lâche a du boulot. Toutes ses pensions alimentaires à payer, il n’en sort pas de son problème.

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 18 h 46 min

où en es tu de tes amours

Il ne faut pas tutoyer ses ennemis, ni jamais contre attaquer quand on ne peut se défendre. Voyez-vous, cela ne montre que votre extrême vulgarité, la vilenie de votre âme.
Vous demande-t-on où en sont les vôtres d’amours, avec Virginie Despentes, qui ont apparemment remplacé la scabreuse drague d’avec ed- dite tomtomlatomate, et la plaisante intrigue des 5 épouses éplorées, dont la dernière en date fut grotesquement mobilisée pour donner crédit à l’analyse de la psyché de cette dernière . Ce fut là le pompon, cette journée-là ! On peut ressortir les fiches. Nous nous roulâmes tous par terre, ayant mesuré ce jour l’étendue de votre détresse, sous vos airs bravaches. Vous perdîtes le contrôle.
D’une manière générale, votre comportement avec les femmes (pas une seule de ce blog n’a été épargnée par votre fureur : un vrai jeu de massacrées !) n’a rien à envier au mien avec jean-marcel, amour sodomitique qui a toujours su rester dans les limites de la décence, veuillez bien le reconnaître !
Quelqu’un a dit que vous ne supportiez pas que l’on pensât quelque chose de votre personnalité. Il le faut bien pourtant. Et dûment l’affronter, comme vous devrez vous y plier devant os tribunaux. Vos sarcasmes en italiques n’impressionnent que les blattes de la terre battue, où vous semblez gésir parmi les tessons de bouteille. Mais il y a plus grave pour votre gouverne, hélas.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 18 h 46 min

La forme? Malheureusement, Sasseur, on ne peut s’imaginer sans frémir la vôtre.

Assez joué, j’ai encore du travail.

Amusez-vous sans moi.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 43 min

« Je ne vois pas ce qu’il y a de délictueux à poser la question des dessous d’une élection au Collège de France. C’est tout à fait légitime. » Ce gros mytho d’ huissier qui pose ses questions comme un kapo, aura oublié « la forme »…

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 41 min

Soleil vert, oui, la fille d’avril, des trucs à se retrouver peu vêtue un mois ou deux ou trois, plus tard…
mais je souhaitais saluer des hommes nés d’avril, profitant de ce qu’au moins deux ici se soient déclarés des beliers, ce matin.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 18 h 31 min

Je ne vois pas ce qu’il y a de délictueux à poser la question des dessous d’une élection au Collège de France. C’est tout à fait légitime. Nous sommes encore en démocratie que je sache. Pas plus que de dire que telle prosatrice des bords de l’Elbe est illisible.
Pour le reste, viens y voir, Gigi, je t’attends.

renato dit: 15 avril 2019 à 18 h 24 min

DHH & gisèle, la perception des profs et le souvenir que nous en conservons sont subjectifs. J’ai un bel souvenir de ma prof de littérature anglo-américaine — qu’après les études j’ai fréquenté jusqu’à la semaine précédente son décès — ; par contre, presque toutes et tous mes camarades s’en souviennent comme d’une harpie dédaigneuse.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 18 h 23 min

Entrée de Gigi la visqueuse, dit aussi l’élégant, genre de gros vers blanc suintant, déjà répertorié.
Pourquoi ne dit-on jamais je vous laisse en sotte compagnie?
Mystère.

(Au fait Gigi, où en es tu de tes amours avec boumol qui promettaient tant?)

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 18 h 22 min

comme dirait l’autre drolatique, le frais du matin… : « allons à la Kommandantur » déposer main courante et dénoncer les diffamants…, porter plainte, veux-je dire, mais en constitution de partie civile, hein, ça aura une aut’hallure… pour nos ami.es de Hambourg ou du Collège de France, et pas contre X. hein, mais bel et bien contre le révolté en marche des culs de basse fosse putrides sortis de leur néant. Tokup du Bounty, on sait où il se crèche. Marchons donc d’un coeur vaillant ! Ecrasons l’infâme de la rdl ! Séviçons joyeusement ! Foutriquons !

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 19 min

« Sasseur, merci de retrouver les termes exacts »
Ça ne marche pas comme ça. Votre message immonde a été relayé à plusieurs reprises, vous sommant de vous expliquer. Ce qu’un lâche grossier et vulgaire comme vous s’est bien gardé de faire. Mais vous avez de qui tenir.
Tout est disponible sur un billet consacré à un bouquin de Boucheron, que vous avez attaqué, Boucheron, pas son bouquin, sur la place qu’il occupe au College de France.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 18 h 14 min

Sasseur, merci de retrouver les termes exacts. On est élu au Collège de France, et toute élection comporte ses petits a-côtés, regroupements politiques, renvois d’ascenseurs, hommage au prince, -qui pour le coup n’était pas très princier etc. Il n’y a que les crétins dans votre genre pour ne pas le savoir. Quelle importance?

DHH dit: 15 avril 2019 à 18 h 11 min

Au tout début des années 60 Marie Jeanne Durry était directrice de Sevres
Et à son sujet Catherine Clement, alors eleve de l’ENS, raconte dans ses souvenirs une anecdote navrante : déjà mariée depuis quelque temps elle lui a annoncé qu’elle attendait un enfant .Ire de la dame qui lui a dit que cette naissance risquait de compromettre son succès à l’agrégation qu’elle devait passer quelques mois plus tard, et elle lui a proposé »d’arranger ça »

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 18 h 08 min

Accuser Boucheron, professeur au College de France d’avour obtenu son poste d’une manière delictueuse, comme vous l’avez fait chaloux ,et que tout le monde peut retrouver ici, ne sont pas des insinuations ordurieres peut-être ?

Janssen J-J dit: 15 avril 2019 à 18 h 07 min

@ HAL c’est une mutation de IBM obtenue par remplacement de chaque lettre du sigle par sa précédente dans l’alphabet

Qu’on raconte… Kubrick a toujours prétendu que c’était un pur hasard et qu’il n’avait jamais roulé pour IBM, mais bon… les rumeurs anecdotiques ont toujours eu la peau dure. Autant les perpétuer…

C’est comme pour Mme Durry (Marie-Jeanne), j’ai toujours pensé que ç’avait été une foutue garce terrorisante. Et bien non, elle était délicate et cultivée, parait-il et n’adoptait jamais de ton professoral, comme la vieille ame de Babar ou dame Barbe de Johan et Pirlouit. Aujourd’hui pourtant, personne n’oserait plus s’abriter sous son autorité. Les versicolores délicats, imbuistes de leurs luminosités, préfèrent la caution morale d’une d’une Mme Despentes, à la prose assurément marie-virginienne, qui vaut mieux que « la nôtre ». Car, oui, chacun ouvre le parapluie qu’il peut, à la portée de sa douche. Une question de générations littéraires.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 17 h 54 min

Rien de délictueux, pauvre sotte.
Pour le reste, j’ai assez causé avec le fond de la poubelle.
Brisons-là.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 17 h 50 min

On attend toujours la suite de vos laches entreprises, chaloux, comme ces insinuations delictueuses vis à vis de Boucheron.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 17 h 48 min

Chaloux, vous avez ici mené des chasses immondes avec des menaces incroyables contre un contributeur de ce blog. Un vrai malade.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 17 h 45 min

Sasseur, pas de leçon, ou on vous ressort les vieux posts immondes et innombrables, toutes les moisissures de la vie dans les bois. Pas plus sale, jusqu’au pourri, que vous.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 17 h 36 min

Dans mon post il n’y a pas le rappel de toutes ces chasses immondes que vous menez ici comme un petit huissier impuissant, et d’une vulgarité inouïe, Boucheron ne lit pas ce blog, sans doute.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 17 h 33 min

Sasseur, il n’y a pas de connasse dans votre post, mais il est plus grossier que la plupart des insultes imaginables. A part le premier, je n’ai pas lu Despentes, mais je trouve que c’est un écrivain qu’on entend rarement proférer des sottises, ce qui l’éloigne à mille lieues du trou où gît votre être désséché. Vous voyez que pour ce qui vous concerne je m’en tiens sagement au neutre. Toute autre précision serait superfétatoire.

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 17 h 26 min

Cela dit, il y a des lesbiennes qui ont la prose intersexuee de nageuses est-allemandes. Je ne lis pas ce style de camionneur, il fallait bien que chaloux ait trouvé son maître en la « matière ».

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 17 h 19 min

Marie-Jeanne Durry était tout de même connue pour être la terreur de l’enseignement des lettres.
Remarquable vieillesse de Chateaubriand.

gisèle dit: 15 avril 2019 à 17 h 00 min

et alii, eh oui ! Elle ne fut directrice de Sèvres que lorsque L’Ecole déménagea Bd Jourdan.
aucune de mes amies n’a de souvenir semblable à celui de DHH . Mais une grande discrétion, une voix un peu flûtée, c’est vrai, mais une telle présence par la précision et l’ampleur de ses connaissances,sans rien de laborieux.
DHH l’a peut-être entendue à Richelieu, le seul amphi où la chaire est surélevée….mais le chapeau…le chapeau…

et alii dit: 15 avril 2019 à 16 h 36 min

oui,gisèle,et il y a une salle MJDurry à normale sup,tant pour des cours réguliers que des journées d’étude

gisèle dit: 15 avril 2019 à 16 h 05 min

DHH 14h05.Bonjour;j’ai été absente,et je n’ai rien lu , billets de PA ou commentaires. A l’instant je découvre votre post et le portrait que vous faites de M.J.Durry. C’est une descente en flèche et je ne mets pas en doute votre sincérité. J’ai un tout autre souvenir (je fus Sorbonnarde Sorbon’icole ). A un autre moment que vous,probablement.Elle faisait cours à Descartes, et la chaire est située tout en bas de l’amphi; du haut de la chaire ?? impossible.Je ne l’ai jamais vue avec un chapeau. C’était une femme fluette, habillée d’un tailleur et qui n’avait rien d’une excentrique provocante. « piétaille étudiante » dites-vous;bizarre,pour moi; un cours d’une grande précision,sur la fin du 19°S,Aloysius Bertrand, »Gaspard de la nuit ». Une approche à la fois du texte,et de l’inextricable écheveau des courants littéraires. Un cours assez exceptionnel. Il était possible, aussi d’aller lui demander ( en passant par le couloir ,derrière, qui menait au petit bureau) de reciter des titres de revues ou des références d’éditions;elle le faisait volontiers.Certaines de mes copines par la suite- sévriennes- n’ont jamais fait d’elle ce portrait caricatural que vous faites.
Ce post, non pour vous contredire, mais pour donner l’impression qui fut la mienne. Enchapeautée ? méprisante? jamais.Un cours d’une très grande richesse.
Aucun désir de polémiquer, simplement de dire que chacun de nous saisit chez l’autre des éléments différents.
Bonne journée, et joyeux soleil.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 15 h 42 min

Je suis allé voir la nouvelle chiche de lecture de Crétina de Hambourg. Impossible de comprendre comment il est possible de compliquer, de labyrinther, d’emmêler à ce point un argument de roman somme toute très simple. Un don pour la confusion, même en suivant le récit page à page, qui n’est pas commun. Hélas, tout le reste l’est. Et puis cette élégance, qui consiste à dévoiler la fin d’un livre, il ne faut pas avoir réfléchi à grand-chose. Je serais l’auteur du chef-d’oeuvre en question, je ne serais pas content.
Ce n’est pas le plus grave. La pauvre Crétina ignore quel infranchissable abîme sépare un texte destiné à faire lire un livre de ses harengs-saurs administratifs et purgatifs qui font mal aux yeux et à la tête, et sont tout juste dignes du dernier collège de banlieue. Elle l’ignorera probablement toujours. Elle dort du sommeil du simple. Ne la réveillons pas.

de nota dit: 15 avril 2019 à 15 h 24 min

« Il m’arriva d’écrire ici, il y a quelques mois, qu’on pouvait discerner, à la pointe extrême de la littérature actuelle, une influence de Mallarmé et de Rimbaud. C’était à propos de la Suzanne de Giraudoux, dans l’île de laquelle se trouvait le rocher Rimbaud, et qui, nageant une ou deux heures, eût pu découvrir, non loin de cette île, le pays de la Prose pour des Esseintes. Je fus repris avec quelque sévérité. M. Le Cardonel assura, dans la Revue universelle, qu’il n’en était rien, que ces gens-là n’intéressaient que quelques maboules, et que je voyais la littérature française de l’observatoire d’Upsal, dans des verres taillés par André Gide.
L’article ayant été traduit en allemand dans la Revue rhénane, le Journal m’accusa de bourrer le crâne des Rhénans avec ces fariboles. Comme beaucoup de gent de goût, et même de grands écrivains, continuent à croire que les noms de Mallarmé et de Rimbaud ne correspondent qu’à une mystification montée dans ce qu’on appelle les cénacles, il n’est peut-être pas inutile de revenir sur ce sujet,non pour de vaines polémiques, mais en vue d’honnêtes précisions.
Pour ce qui regarde Mallarmé, il faut bien s’entendre sur sa place et son influence actuelles. Il est certain qu’on ne l’imite plus, et que, durant le bref laps où ils sévirent, ses imitateurs furent parfaitement ridicules. On peut( cela se défendrait) juger un écrivain d’après son rayonnement de clichés et sur sa capacité d’être imité. Les grands classiques du XVII ont été imités servilement pendant plus de cent ans. Victor Hugo l’était encore au début de ce siècle. Les maîtres du symbolisme, et aussi les Goncourt, le furent presque une dizaine d’années. Cette proportion décroissante est significative. On est imité que dans la mesure où les imitateurs se croient originaux en imitant. Voltaire pouvait de bonne foi se croire original en alignant des centons de Racine, penser que, si Racine n’eût pas existé, lui Voltaire eût tout de même écrit Zaire, parce que Racine n’avait fait que découvrir la raison et le beau uniques, comme Colomb avait découvert l’Amérique, et que Voltaire aurait aussi bien pu les découvrir plus tard, comme un autre navigateur aurait pu trouver la même Amérique que Colomb.
Telle est la croyance implicite qui donne bonne conscience et vigueur reproductrice à l’imitation. Ajoutons que Racine ayant fait mieux qu’Euripide en imitant Euripide, Voltaire pouvait candidement s’imaginer qu’à son tour il ferait mieux que Racine en imitant Racine( oubliant que que le mot imitation était une étiquette qui recouvrait dans les deux cas deux réalités forts différentes) Tout cela nous place exactement à l’antipode de Mallarmé. Certes Mallarmé avait commencer par imiter Baudelaire( Rollinat l’appelait méchamment un Baudelaire en morceaux qui n’a jamais pu se recoller) Mais il était allé bien vite vers une paradoxale originalité, une peur maladive du cliché et du lieu commun, s’était créé, moitié de son propre fonds, et moitié par volonté ou par point d’honneur, une manière, la plus individuelle possible , de s’exprimer. Il excluait dès lors, au même titre qu’une imitation dont il eût été l’auteur, une imitation dont il fût devenu l’objet. Et ( sauf par naiveté ou par jeu) ni ses vers, ni sa prose ne furent vraiment imités.
Comment pouvons-nous dès lors parler de son influence, et que pourrait être cette influence? Voici. Je ne crois pas écrire de paradoxe en disant que le petit et frêle recueil des poésies de Mallarmé est cher bien moins, et avec moins de raison, aux amoureux de la poésie de Mallarmé qu’il ne l’est aux amoureux de la poésie française. C’est Racine que nous aimons d’abord en Racine, Hugo en Hugo.Mais si nous ne cherchions dans Mallarmé qu’à aimer Mallarmé, nos raisons seraient eu peu frêles. Nous n’éprouvons pas ici le contact avec un grand courant de sensibilité, d’intelligence, d’humanité. Mais nous éprouvons le contact avec la poésie française, à son extrémité la plus fine, al plus logique, – la plus diabolique, allais-je dire, en songeant que le diable est le meilleur logicien. Malarmé n’a eu qu’un sujet, n’a fixé que sur un point ses yeux interrogateurs et rêveurs: le fait littéraire, l’existence et al vie du vers, du poème, du livre. Il est, de ce point de vue, le Boileau du romantisme, ou plutôt il indique d’un doigt tendu (comme le Saint Jean des tableaux) la place que devrait occuper dans l’art du XIX siècle un Boileau. Ne dîtes pas de mal de Nicolas, écrivait Voltaire: cela porte malheur. Et Sainte-Beuve répondait à des railleries vieillottes de Taine sur Boileau que celui qui méprise Boileau risque de mépriser au fond toute poésie. Comme Voltaire et Sainte-Beuve avaient raison! L’auteur de l’Art poétique n’est pas un de ces dieux de la poésie, mais il en est le prêtre, et on ne saurait guère mépriser le rôle du prêtre sans mépriser la religion. Mallarmé a tenu dans l’autre massif français qui équilibre la poésie classique une place analogue. Rien d’étonnant qu’il se trouve au croisement exact, à la patte-d’oie de ces trois routes du XIX siècle poétique, le romantisme, le Parnasse, le symbolisme, et qu’on puisse indifféremment voir en lui l’aboutissement et la logique absolue de ces trois mouvements en apparence ennemis. Il ne se mêle pas à leurs disputes- abhorret a sanguine. Il fait partie du service spirituel. Il dit la messe également pour trois, la messe de la poésie pure.
L’influence essentielle exercée par Mallarmé a été celle de son exemple. Un homme avait mis son idéal à réaliser non pas une oeuvre aussi parfaite, aussi vivante, aussi bienfaisante que possible, mais à pousser le plus loin possible dans la direction de l’absolu de la poésie française, à atteindre une extrémité. Ainsi un explorateur qui, laissant à d’autres les Amériques et les Eldorados, ne s’attacherait qu’à planter un drapeau dans les glaces sur ce point mathématique qu’est le pôle.
Certes, s’il y avait à choisir entre l’un et l’autre, il vaudrait mieux découvrir l’Australie ou le Congo que le pôle Sud. Mais il n’y a pas à choisir. L’ensemble des explorations forme un bloc, un tout, déposé par une division spontané du travail. Et le résultat c’est la découverte de la terre entière, où restent encore bien des espaces inconnus, mais où toutes les grandes lignes sont repérées. On pourrait voir dans la poésie, dans la littérature, un effort analogue. L’exemple de Mallarmé n’a fait naître aucun chef d’oeuvre, le pays de La Prose pour des Esseintes n’a encore produit ni sa Légende des siècles, ni sa Bovary. Mais il a suscité tout un mouvement d’exploration. Les possibilités de la littérature française ont été examinées et sondées. Les nombreuses écoles littéraires d’avant-guerre et d’après-guerre( si différentes, mais qui ont ce trait commun d’aller à l’extrémité de quelque chose, de représenter des paroxysmes) n’ont pas encore trouvé de trésor, mais elles ont retourné un champ. Si Mallarmé n’eût pas existé, ni Claudel, ni Apollinaire, ni Romains, ni Proust, ni Giraudoux, n’eussent été avec cette bonne conscience allègre( et un peu provocatrice) vers l’accomplissement de leurs destinée particulière. Ils eussent cherché plus de compromis. L’influence de Mallarmé ne s’est pas exercée sur le contenu de la littérature, mais sur la manière de poser le problème littéraire.
N’exagérons d’ailleurs pas cette restriction. Si l’influence de Malarmé nous apparaît surtout comme une influence formelle, qui modifie l’atmosphère plutôt que les objets littéraires, il ne faut pas oublier qu’il a laissé un héritier direct qui est Paul Valéry. Or Valéry est peut-être le moins discuté des poètes d’aujourd’hui. Tous ceux qui parlent de ses odes s’en déclarent les admirateurs. Et si les formes les plus récentes de sa poésie ne procèdent pas directement de Mallarmé, ce n’en est pas mins le doigt de Mallarmé qui lui désigne silencieusement la cime et l’air raréfié où atteindre. L’hommage à Valéry comporte, qu’on le veuille ou non, un hommage à Mallarmé. Quant à l’influence positive exercée par Un coup de dés sur les essais de poésie ou de prose littéraire ou calligrammatique, elle n’a donné que des curiosités de bibliothèque, qui font passer quelques quarts d’heures agréables, mais dont aucune ne rappelle évidemment en quoi que ce soit le caractère presque tragique de cet admirable poème… »

Albert Thibaudet (février 1922)

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 15 h 18 min

La prose de Virginie Despentes sur Twitter, vaut la nôtre.
Une histoire de traduction.

«Je vais te le redire ici connasse : tu m’accuses d’avoir utilisé ta traduction alors que ta traduction je m’en tape – tu sais combien de temps ça prend de traduire un texte ? Donc je te le redis : je pense que t’as une mentalité de petite keuf de merde.
Je pense que c’était pas compliqué de me parler autrement que par Twitter et que t’es une conne nuisible. J’ai aucune sororité avec une meuf comme toi. Je peux pas te blairer. Je déteste tes méthodes. Et c’est exactement pour ne pas avoir à rencontrer des meufs comme toi que je refuse systématiquement tout ce qu’on me propose sur le féminisme en France.
Et dans un autre tweet :
«J’ai failli changer d’avis et je vais recommencer comme avant. Mais vraiment juste et uniquement pour ne pas avoir à me fader de discussions stériles avec une idiote inutile de ton acabit. T’as déjà entendu parler de ce concept qu’on appelle l’ego, imbécile heureuse ? Tu crois vraiment qu’avec mon ego au lieu de traduire moi-même un texte, je vais aller pomper je ne sais où votre traduction collective ?» (…?)«Bouffonne. Laisse le peuple tranquille et continue de faire chier le monde.

L’Académie Goncourt ne fleurit plus ses fenêtres. Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés, à la claire fontaine m’en allant promener etc.

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 15 h 04 min

la piquante conteuse, qui sait tourner un morceau d’écriture plaisant et enlevé autour de pas grand chose.

Et souvent, disons-le, autour de rien du tout.

(Hurkhurkhurk!)

DHH dit: 15 avril 2019 à 15 h 02 min

@ clopine
votre post culinaire est tout à fait délicieux.
Vous y exprimez une jolie symbiose de ce que vous êtes ,l’ écolo déterminée et attendrissante ,le cordon bleu de haute volée, enfin et surtout la piquante conteuse, qui sait tourner un morceau d’écriture plaisant et enlevé autour de pas grand chose
Mais quelque chose m’a déçue et étonnée dans votre post ;comment conciliez vous votre souci d’être au plus près de la nature avec la consommation de gingembre en poudre industriellement conditionné ?Ayez donc comme moi à l’avenir dans votre congélateur une racine coupée en plusieurs morceaux que vous prélèverez et raperez au fur et a mesure de vos besoins

D. dit: 15 avril 2019 à 14 h 41 min

Mais ce matin… W. et C. viennent manger tout à l’heure.

Ils vont vite rejoindre les 🚽, W et C, ouarfff. 😂

et alii dit: 15 avril 2019 à 14 h 24 min

Mallarmé ne conçoit pas le vers comme une simple suite linéaire de syllabes. Les segments, nés de la disjonction, sont à l’origine d’une composition nouvelle, qui est un « ensemble de rapports [17]
[17]
Stéphane Mallarmé, « Crise de vers », dans Œuvres complètes,… », une partition. Dans une lettre à François Coppée, il déclare :
27

Ce à quoi nous devons viser surtout est que, dans le poëme, les mots – qui déjà sont assez eux pour ne plus recevoir d’impression du dehors – se reflètent les uns sur les autres jusqu’à paraître ne plus avoir leur couleur propre, mais n’être que les transitions d’une gamme [18]
[18]
Stéphane Mallarmé, « Lettre à François Coppée », 5 décembre….
28Et dans « Crise de vers », la « gamme » se fait incantation :

29

le vers qui de plusieurs vocables refait un mot total, neuf, étranger à la langue et comme incantatoire, achève cet isolement de la parole [19]
[19]
Stéphane Mallarmé, « Crise de vers », dans Œuvres complètes,…
https://www.cairn.info/revue-poetique-2009-2-page-231.htm.

Phil dit: 15 avril 2019 à 14 h 11 min

il s’en passe des choses sur le prestigieux blog à passou. jjj professe et marie sasseur a fini de fesser depuis qu’elle a retrouvé sa chaire.
Belle contribution de Christiane qui effectivement semble régner sur un empire qui ne dort jamais. evidemment mention à pauledel qui ratrappe le mallarmé aux branches.
personne n’a causé du jeune Gide qui se damnait d’être introduit (tout bien tout honneur) chez Mallarmé.

DHH dit: 15 avril 2019 à 14 h 05 min

Eloignée depuis quelques jours du blog je balaie aujourd’hui d’un œil distrait et distant les quelques centaines de commentaires que je n’avais pas lus à leur apparition
Et ceux que j’ai lus m’inspirent quelques remarques
1)Sur l’odyssée de l’espace je ne crois pas avoir vu, nulle part dans les commentaires, d’indication sur le pourquoi, certes anecdotique, du nom HAL donné a l’ordinateur . Je le précise donc pour ceux qui ne le sauraient pas : HAL c’est une mutation de IBM obtenue par remplacement de chaque lettre du sigle par sa précédente dans l’alphabet
2)Sur Mallarmé, un bon outil de dissipation de l’obscurité ce sont les gloses d’Emilie Noulet ; la lit -on encore ? c’est un excellent viatique pour entrer dans cette poésie et en percevoir alors toute la force .Mais n’oublions pas non plus que Mallarmé ecrit aussi, enchassée ça et là au cœur de ses poèmes une prose limpide, exceptionnelle de densité expressive, avec des formules comme « donner un sens plus pur aux mots de la tribu » ou « les raisins dont j’ai sucé la clarté » .
Enfin à propos de Mallarmé je veux evoquer une scène vieille de soixante ans mais qui a gardé toute sa puissance comique et ses couleurs dans mon souvenir : c’est Marie-jeanne Durry enchapeautée comme une dame en visite ,campée dans sa posture de monstre sacré, qui du haut de sa chaire s’adressait à la piétaille étudiante de son ton de vaticinatrice ; elle commentait le sommet en yx faisant semblant de donner du sens a ce qui releve d’un jeu littéraire acrobatique , d’ordre oulipien aurait-on dit plus tard .
Elle était plus convaincante dans son explication du dernier vers d’apparition qui place en surimpression les blancheurs spécifiques de la neige des fleurs et des étoiles

Ed dit: 15 avril 2019 à 13 h 55 min

Ne pensez pas que j’en ai qqch à br.anler de votre avis, ne prenez pas ce ton professoral avec tout le monde car rien ne le justifie, ne vous imaginez pas que l’emploi de l’impératif est normal pour vous adresser à une personne plus jeune. Bref, ne me les brisez pas et tout ira bien.

PS : La métaphore sur Chaloux est encore trop faible.

Ed dit: 15 avril 2019 à 13 h 46 min

cricri ne s’est pas levée pour aller sur mon blog. Faut pas pousser non plus. Elle était encore debout et m’a rendu une visite bien amicale.

christiane dit: 15 avril 2019 à 13 h 31 min

Mallarmé… Sans ce billet qui ouvre à sa correspondance, Mallarmé serait resté enseveli dans ma mémoire d’adolescente. Bien sûr, il y a eu la stupeur de découvrir un jour comment Nijinski avait dansé insolemment, si lentement, « L’Après-midi d’un faune », (inspiré par le Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy (1894), lui-même composé à partir du poème de Stéphane Mallarmé « L’après-midi d’un faune », même si Debussy a parlé de « dissonance » entre sa musique et les danses imaginées par Nijinski ! Quelle beauté quasiment immobile…)
Donc, à part cet intermède et les tentatives d’entrer dans Hérodiade, il me reste un souvenir précis d’un poème de Mallarmé : « Brise Marine ». Poème que je me récitais en boucle en arpentant les arènes de Lutèce et la rue Buffon, jusqu’au Jardin des Plantes. Poème qui me soufflait la fuite pour survivre alors que les jours se rétrécissaient comme peau de chagrin…
Même si je ne l’ai pas relu ces dernières années, j’ai une dette de mémoire et de cœur pour ce poète qui a écrit ces vers capables de m’emporter loin du malheur.
Aussi, les discussions du jour à son propos et à propos de son œuvre m’arrivent, lointaines, nimbées d’étrangeté, me laissent presque indifférente. C’est ailleurs, dans le temps d’avant que ça s’est passé…

Marie Sasseur dit: 15 avril 2019 à 13 h 21 min

Les hommes nés d’avril, il faudrait leur offrir un poème.

À 9h23, j’te claque une bise même si.

A tout seigneur, tout honneur.

Où donc est le bonheur ? disais-je.Sed satis est jam posse mori.
LUCAIN.

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné ! 
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère, 
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère, 
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment 
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme 
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme, 
Glisser un mot furtif dans une tendre main, 
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen, 
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole, 
Sentir son coeur se fondre au son d’une parole, 
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit, 
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit, 
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes, 
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes, 
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil, 
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse 
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé 
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ; 
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse, 
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse, 
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir 
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir, 
Effacer de son front des taches et des rides ; 
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides, 
De cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ; 
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ; 
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste, 
Bien fou, que maintenant on respire, on existe, 
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour 
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées 
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années, 
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris, 
Boire le reste amer de ces parfums aigris, 
Être sage, et railler l’amant et le poète, 
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette, 
Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs 
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre 
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre. 
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été ! 
Dans la joie et l’amour et la félicité 
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie. 
Voilà de quel nectar la coupe était remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort ! 
Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort, 
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie, 
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné ! 
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

28 mai 1830

Chaloux dit: 15 avril 2019 à 13 h 12 min

Sachez faire la différence entre les malotrus et les élégants…

Il faudra donc nous souvenir que ce gros vers blanc à émanations putrides, destiné à se métamorphoser en mouche verte, est un élégant.

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