de Pierre Assouline

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La République des livres
Manchette in situ

Manchette in situ

Rien ne vaut la correspondance d’un écrivain pour le (re)découvrir, hors son œuvre, bien entendu. Il s’y lâche comme jamais sans imaginer un instant qu’elle sera un jour recueillie et publiée, sauf à s’appeler Gide et à préparer pour chaque lettre une copie de l’original à destination d’une future Pléiade. Vraiment pas le genre de Jean-Patrick Manchette (1942-1995), vaincu par un cancer à 53 ans, lequel n’avait pas de toute façon pas besoin de l’intimité épistolaire pour se lâcher.

Qu’on le jugeât dépourvu de sur-moi, franc du collier, grande gueule, bougon, ironique ou provocateur (son passage à Apostrophes en donne déjà une idée), peu importe : la lecture passionnante de ses lettres confirme bien que, à l’opposé de ce dont Proust a voulu se convaincre dans sa critique de Sainte-Beuve, chez lui, le moi social et le moi de l’écrivain ne faisaient qu’un. Le romancier était ses personnages et ne se lançait pas dans des acrobaties rhétoriques pour instiller l’idée, si féconde pour des générations de thésards, que son « je » était un autre. Ne fut-ce qu’à ce titre, la parution de ses Lettres du mauvais temps. Correspondance 1977-1995 (537 pages, 27,20 euros, La Table ronde), autoportrait en creux, devrait être un événement susceptible de dépasser le cercle des polardeux (encore que ledit cercle se soit considérablement agrandi ses dernières années).

C’est de littérature qu’il s’agit et de littérature tout court. Il se veut d’abord et avant tout un romancier. Et il s’y serait tenu s’il n’avait pas été obligé de perdre une partie de sa courte vie à la gagner : scénarios pour la télévision et le cinéma, retapage de synopsis pour des films libidineux, travaux alimentaires, négritudes diverses et variées, prière d’insérer, chroniques sans compter les nombreuses traductions de l’anglais (une activité qu’il adore et dont il aurait aimé faire son métier) etc L’ordinaire inavoué de tant d’écrivains. Ses lectures l’ont formé mais pour lui fournir moins une esthétique qu’une technique. Des procédés d’écriture.

Rien de tel que l’examen des aînés pour distinguer ce qu’il faut faire de ce qu’il faut fuir. Parfois, un film particulièrement bien fichu lui en apprend davantage qu’un bon livre. Ainsi de Marathon Man, réalisé par John Schlesinger mais surtout adapté par William Goldman de son propre roman. Il admire l’habileté chez les bons faiseurs mais s’en méfie, refuse d’être dupe du savoir-faire d’un James Hadley Chase jugé antipathique car « sans conscience ni morale ».

Bien sûr, les lecteurs de deux générations qui se sont régalés (j’en fus à 20 ans et quelques et j’en conserve la nostalgie) à la parution de L’affaire N’Gustro (1971), Ô dingos, ô châteaux ! (1972), Nada (1972), Morgue pleine (1973), Que d’os (1976), Le Petit bleu de la côte ouest (1976), Fatale (1977), La position du tireur couché (1981) se royaumeront dans ce volume de missives, d’autant que ses éditeurs ont eu le bon goût de nous épargner les notes de blanchisserie. Leurs notes en bas de page informent et précisent sans accabler ni assommer (tous les éditeurs de correspondances ne sont pas des cuistres). Pour l’essentiel, ses interlocuteurs sont des écrivains (Pierre Siniac, Robin Cook, Donald Westlake, Paco Ignacio Taibo II, Pierre Pelot, Jean Echenoz…), des amis, des dessinateurs (Enki Bilal), des critiques (Michel Ciment), des gens de cinéma (Philippe Labro), des éditeurs (Antoine Gallimard) des années 80 et sq, celles de « la mode du polar », dont Manchette serait peut-être bien étonné s’il revenait nous visiter de découvrir qu’elle fait désormais résonner un drôle d’accent scandinave. Du côté des nouveautés américaines, il ne cache pas son aversion pour un Stephen King en 1987, ce qui révèle un aspect plus complexe et nuancé de sa personnalité :

« Je ne peux pas aimer un écrivain qui se sert essentiellement de dégoûts et de peurs primaires pour frapper ses lecteurs. Suis-je en train de faire la morale ? Peut-être. Mais mon dernier contact avec King (comme lecteur) a été la lecture de « Simetierre » ; il y avait une série de pages sur les aspects les plus sales de la mort violente, des soins hospitaliers et ainsi de suite ; elles m’ont fait penser à une ou deux personnes que je connaissais et qui sont mortes récemment ; je me suis dit que n’importe quel lecteur qui avait réellement dû se confronter à la mort d’un ami ou d’un parent vomirait, non pas à cause des descriptions de King, mais de leur finalité (ou de leur absence de finalité) : faire frissonner, voilà tout »

Tous ses romans sont parus dans la Série noire, la collection qui a donné ses lettres de noblesse à son genre sous la direction de l’historique Marcel Duhamel. Pour Manchette, c’était sa maison (neuf de ses onze romans y ont trouvé asile). Comme une famille d’esprit. Quoique beaucoup moins dans les dernières années :

« Je ne veux pas revenir à la SN en tant que Manchette parce que la SN n’est plus la collection mythique qu’elle fut. Côtoyer Hammett et Chandler, très bien ! Côtoyer Thierry Jonquet, non merci ! » (1992)

Cette Correspondance n’est pas un livre à consulter, parcourir ou picorer. Car dès les premières pages, on se surprend à vraiment lire chaque lettre entièrement, attentivement, persuadé qu’il en sera ainsi pendant tout le volume, comme s’il s’agissait de celle de la correspondance de Mallarmé ou de celle de Voltaire. Jouissif dès la chaleureuse et empathique préface de Richard Morgiève !

Une vraie violence, à peine refoulée, exsude de ses pages – et elle n’est pas strictement politique ou dictée par sa conscience sociale, la critique de la société de consommation et l’esprit de contestation. On le sent prêt à en découdre en permanence, à se battre physiquement et pas seulement par voie d’insultes. Son style épistolaire n’est pas sans rappeler celui des grands polémistes et pamphlétaires, quelque chose comme un Karl Kraus du polar. A certaines époques, celles de l’agoraphobie, de l’alcoolisme et de la fêlure caractérielle, il s’enflamme vite. On en avait déjà eu un écho gratiné dans la Correspondance avec l’agent Gérard Lebovici publiée en 1978 par Champ libre.

Politiquement, on sent en permanence cet enfant des classes moyennes marseillaises (même s’il a grandi à Malakoff) osciller entre un anarchisme bien tempéré et un situationnisme non dogmatique. Situ certes mais en marge. Encore faut-il, pour voir en quoi Manchette s’y retrouvait à l’aise sans s’y enfermer, définir à nouveaux frais ce que fut l’Internationale situationniste ainsi que le fait Serge Quadruppani :

« … créée par la fusion plus ou moins réussie d’un courant révolutionnaire marxiste antiléniniste et antistalinien (incarné en France par la revue Socialisme ou Barbarie) et du courant littéraire qui va de Dada au lettrisme en passant par le surréalisme… »

Manchette était un esprit radical au sens de radicalement libre, indépendant, athée, hostile à la culture-marchandise, rétif à tout embrigadement, porté sur l’autodérision, incapable d’appartenir à quelque organisation que ce soit. Dans ses critiques du cinéma, il n’hésite pas à citer sinon à emprunter des morceaux théoriques à l’Internationale Situationniste, Guy Debord au premier chef. Nombre de ses romans contiennent des zestes d’intertextualité. Des citations cryptées pour ceux qui savent les reconnaitre : des démarquages de Marx et Huysmans dans Fatale etc  Le plus drôle, c’est quand il découvre que d’autres lui rendent la pareille : quelle n’est pas sans surprise, en lisant Le Méridien de Greenwich que Jean Echenoz lui a envoyé, de constater…

« Je suis d’autre part troublé par la grande similitude de beaucoup de nos intérêts, telle que j’ai pour ainsi dire eu l’impression que j’étais moi-même l’auteur de votre livre dans un univers parallèle (…). Je suis curieux de savoir si vous avez ou non écrit votre texte en utilisant un procédé systématique de démarquage d’autres, dont certains des miens… »

 

Ce qui n’empêchera pas par la suite une relation amicale entre les deux auteurs au fil de leur correspondance. Littérairement, Manchette se situait bien sûr en dehors de toute école, bien qu’on ait voulu l’enfermer dans une manière de béhaviourisme au motif que, comme son cher Dashiell Hammett, ses personnages se manifestaient par leurs comportements et se distinguaient par leurs actions et non par leurs états d’âme (moins il y a de psychologie, moins il y a de manipulation) ; pour autant, il ne reniait pas l’héritage réaliste-critique du roman noir américain, poussant plus loin qu’eux encore son souci quasi maniaque dans la précision de la description des objets, surtout des armes. Interessant de voir ce qu’il donne une fois rendu en anglais : on lira ici le point de vue de son traducteur Donald Nicholson-Smith. Les jugements que Manchette porte sur Pierre Siniac, Jean-Pierre Bastid, Françis Ryck, José Giovanni, Léo Malet, Joseph Bialot (grand souvenir du Salon du prêt-à-saigner, révélation en 1977 d’un primoromancier de 55 ans !) nous renseignent autant sur eux que sur lui, sur sa conception de l’écriture. Mais lui-même en convient : à part les copains de la Série Noire, il ne s’intéressait guère à la Littérature de son temps, traitait les universitaires de « crétins » et les théoriciens « de Barthes à Sollers et autres putes », lui préférant la BD et la SF. Mais dans l’inventaire de ces humeurs qui constitue ce recueil, dès qu’il se livre à la critique de sa propre activité assez désabusé et porté à l’autodénigrement, contradictions et paradoxes compris, c’est bien à Flaubert qu’il se réfère – et Orwell qu’il conserve à son chevet, surtout Hommage à la Catalogne. N’empêche, de temps en temps, on comprend bien entre les lignes qu’il fait quelques exceptions quand l’occasion s’en présente. Ainsi lorsqu’il loue la tradition qui relie Conrad à Greene et Le Carré :

« Chez eux, je suis fasciné par la plasticité du tempo : quelqu’un commence à raconter une histoire qu’il a entendue en prenant son temps avant qu’elle fusionne avec une autre histoire et qu’on aboutisse finalement à l’histoire « réelle » »

En ce temps-là, pas dupe du fait de bénéficier de « ma petite vogue intello », il fut rapidement étiqueté chef de file du roman noir français de gauche, sinon gauchiste ou plutôt « proche de la dissidence d’ultra-gauche » ; tandis que ADG (de son vrai nom Alain Fournier, on comprend qu’il ait pris un pseudo pour écrire), dont La Marche truque (1972), La Nuit des grands chiens malades (1972), Berry Story (1973), Le Grand Môme (il ne pouvait y échapper) (1977) notamment se relisent encore avec le même bonheur que les grands Manchette, ADG donc, lui, représentait l’aile de droite sinon d’extrême-droite (il était journaliste à Minute, Rivarol…) de la Série noire.

Sans être amis tant le fossé était large entre eux, les deux hommes s’étaient liés dans les années 70, Manchette appréciant son style populiste truffé de savoureux néologismes argotiques à mi-chemin entre Céline et Audiard, ce dont témoignent plusieurs lettres de ce recueil, jusqu’à ce qu’une inévitable brouille de les sépare. Mais ils s’estimaient par-delà les clivages politiques (et quels !), Manchette n’étant pas loin de penser que tous les deux, avec Albert Simonin, incarnaient le néo-polar à la française – ce qui était bien vu. Mais des trois, lui qui était hanté par la question sociale, il était bien le seul à considérer le travail ouvrier à la chaine comme relevant de l’extermination. La répétition, c’est la mort. Impossible de ne pas y penser en relisant La position du tireur couché. Un volume de Correspondance, outre sa capacité à nous en rendre l’auteur plus proche, plus familier, cela sert aussi à cela : le relire avec un autre regard.

(« Jean-Patrick Manchette, 1984 » photo de Gérard Rondeau  ; « Dessin de Tardi en couverture de L’Intégrale Manchette/Tardi ; « JP. Manchette,  1967 » photo D.R. ; « Dessin de Tardi en couverture de La Position du tireur couché« )

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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commentaires

1 219 Réponses pour Manchette in situ

B dit: à

Moon PalAce…célèbre resto chinois

Vous m’y inviteriez? Je vous envoie ma photo,mon CV pas très important, mes congratulations.

B dit: à

ED, C’ était juste une façon d’exprimer une idée qui tentait de respecter les codes série noire. N’y lisez aucune dévaluation de votre monnaie. Les digressions sont fréquentes sur ce blog et il me semble qu’auparavant vous y preniez part . Ceci étant, chacun reste en droit de disposer de son temps comme il le préfère.

Jazzi dit: à

« J’étais avec mon polo rose, ma casquette rouge léger et mon bermuda kaki de chez décathlon. »

Sur la RDL tu aurais eu droit à un « tafiole » caractérisé de la part de Marie Sasseur. A 65 euros chaque fois, ça devrait faire un sacré paquet de pognon qu’elle me doit ! Mieux que mes pauvres droits d’auteur…

Bloom dit: à

Moon PalAce…célèbre resto chinois

Bloom dit: à

Content de vous lire, C.P.
A propos d’Auster, êtes-vous venu à bout des 900 pages de 4 3 2 1? Ce fut ma nourriture de confinement, morceau de choix. Il a pleinement retrouvé la verve, l’humour et l’inventivité des grands romans du millénaire dernier (Moon Place, Leviathan, Mr.Vertigo…).

Pat V dit: à

Jazzi dit: à

Pour les homos, D., on a déjà les Cinq petits gays ?

Jazzi, je viens de me faire traiter de pédé par une bande de jeunos, dans leur voiture avec la musique à fond, alors que je faisais semblant de prendre en photo leur plaque d’immatriculation au feu rouge. J’étais avec mon polo rose, ma casquette rouge léger et mon bermuda kaki de chez décathlon. C’est assez choquant, dois-je le dire, alors qu’il pouvait écoper d’une amende de 65 euros plus une présentation au tribunal pour insulte homophobe?

DHH dit: à

@ CP et alii
Sur Leonardo Padura
J’avais beaucoup aimé « l’homme qui aimait les chiens », cette lamentable histoire de la manipulation par l’appareil stalinien de l’homme qu’il destinait ,le moment venu, à devenir l’assassin de Trotsky, avec comme victime collaterale la pauvre fille qu’on lui fait séduire pour pouvoir approcher le proscrit.
Forte de ce souvenir de lecture j’abordai avec un préjugé tres favorable un autre roman de Padura « heretiques »
Et là quelle deception ! j’ai eu bien du mal à lire jusqu’au bout ce polar mediocre vaguement historique, tissu alambiqué d’imbroglios et d’invraisemblances, bâti autour d’un evenement qui aurait pu êre reel,peut il l’a-t-il été, le refus des autorités cubaines de laisser accoster sur leur île un navire transportant des juifs fuyant l’Allemagne à la recherche d’une terre d’exil

Ed dit: à

Y a de la perspicacité.
Je ne viens que pour refourguer ma camelote – et mes statistiques prouvent qu’elle en intéresse certains ici, donc je continue – ou pour faire des alertes chattoune.

Malheureusement, 98% des articles de Passou portent sur des auteurs que je n’ai jamais lus.

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…12 h 47 min,…maximes & solutions morales,…

…tout vient à point, pour se sauver, de situations conflictuelles,!…
…détails et pensées – boomerangs,…

bouguereau dit: à

Mais Gravedigger Jones ne va jamais nulle part sans Ed Coffin, c’est une règle

vrai..mais je crois qu’il y a des exceptions pour faire jazer

bouguereau dit: à

Régression ou progrès ?

chacun ses gouts..sapré baroz

bouguereau dit: à

les femmes rencontrent beaucoup moins de problème de recrutement que les hommes qui continuent d’avoir, si l’on se réfère aux stats, mauvaise réputation

..y vont tous sfaire pédé..les femmes sbugnent hassez entrelles épicétou

bouguereau dit: à

Bonjour à Bloom et à tous…

..même keupu y’est pus en odeur

bouguereau dit: à

..tèrezoune havec sa sringue elle dira dabord les 10 agaga à l’hépad..et pis elle dira à mon larbin..90% des rtraites pour mézingue et 10% pour qutézigue qutu fermes ta sale gueule..c’est cher payé les larbins..reuzment que chus là

Jazzi dit: à

Pour les homos, D., on a déjà les Cinq petits gays ?

« Cinq Petits Cochons (titre original : Five Little Pigs) est un roman policier d’Agatha Christie publié en mai 1942 aux États-Unis sous le titre Murder in Retrospect, et mettant en scène le détective belge Hercule Poirot. Il est publié l’année suivante au Royaume-Uni sous le titre original, et cinq ans plus tard, en 1947, en France. »

D. dit: à

Vous aimez jouer aux cartes, CP,?

C.P. dit: à

Bonjour à Bloom et à tous…

Sur le « privé »devenant « insensible et dur » selon Manchette, et alors que celui-ci aimait bien Raymond Chandler, Philip Marlowe ne l’est pas tout à fait. Après la découverte d’un nouveau cadavre : :

« I brushed my hair and looked at the grey in it. There was getting to be plenty of grey in it. The face under the hair had a sick look. I did’n t like the face at all… » (« Farewell my Lovely »)

A et alii, qui avait un jour évoqué Leonardo Padura, je signale (comme je l’avais fait à ma chère x) que c’est Paul Auster qui lui avait conseillé de reprendre le titre d’une nouvelle de Chandler, « The man who liked dogs », pour son roman d’une tout autre teneur.

D. dit: à

souverainistes

D. dit: à

climatosceptiques

D. dit: à

hétérosexuels.

D. dit: à

Jazzi, vu comment vont les choses, ce sera plutôt Dix petits-blancs judéo-chrétiens.

Jazzi dit: à

N’est-ce pas pour échapper aux oukases des tenants du surréalisme, du Nouveau Roman, des situationnistes et autres lettristes : ne plus raconter d’histoires, plus de personnages, pas de psychologie… que certains auteurs se sont rabattus en masse sur le roman noir ?
Régression ou progrès ?

lmd dit: à

Mais Gravedigger Jones ne va jamais nulle part sans Ed Coffin, c’est une règle.

Jazzi dit: à

« jésus au début fsait pti pédé pour les juifs et les romains »

Marie Sasseur elle dit que Jésus c’était une tafiole, le boug !

« De toutes façons il sera bientôt interdit en France. »

Mais non, on pourra toujours lire « Les Dix petits hommes de couleurs », D. !

lmd dit: à

@ Pat V, je ne connais pas trop ce rapport que vous évoquez entre les situationnistes et la qualification in situ ? Avez-vous des éléments plus explicites ?

D. dit: à

Précisons néanmoins afin d’être juste que les palestiniens travaillant en Israël sont nettement mieux payés que s’ils travaillaient en Palestine !

D. dit: à

En Israël la situation actuelle avec les palestiniens, si elle n’est pas de l’esclavage au sens strict, évoque une exploitation d’une partie de la population d’origine arabe, largement sous-payée et évidemment ostracisée, l’ostracisme étant réciproque mais côté boulot, accès aux richesses et qualité de vie il y a un gagnant et un toujours perdant.

B dit: à

Brinqueballe, je sais bien et je lui en faisais le reproche. Sans être tout à fait dans le  » regardez moi, découvrez ma prose, et admirez éventuellement » es se fait rare et vraisemblablement chère.

B dit: à

Bouguereau, oui, à propos d’intégration je lisais récemment le compte rendu d’une étude réalisée en France où les femmes rencontrent beaucoup moins de problème de recrutement que les hommes qui continuent d’avoir, si l’on se réfère aux stats, mauvaise réputation ou dont on se méfie plus.

Brinqueballe dit: à

B dit: à

ED, vous nous manquez, pourquoi vous manifestez- vous seulement pour refourguer votre camelote ?

Elle nous invite uniquement à l’auberge  » du chat qui pète »!

B dit: à

Lire par ed, crottes de bique!

Pat V dit: à

Manchette in situ

Personne ne nous a encore parlé du « in situ » en art, qualificatif qui s’est généralisé avec ces fameux situationnistes et qui dès lors est devenu un lieu commun visuel.
Et institutionnel.
Tout est là, pas de transport en sus.
https://fr.wikipedia.org/wiki/In_situ_(art)

B dit: à

D, ma mémoire défaillante m’autorise au souvenir d’une période Agatha Christie, j’ai dû m’en avaler avec plaisir quelques uns puis cela m’est passé pour ne pas y revenir. Je me console en pensant à Olivier Rolin qui écrit je ne sais plus où que la littérature nous pigmente. Je serais bien incapable du travail produit par exemple par cependant un certain hédonisme littéraire m’anime, c’est au moins cela alors que j’apparaîs démunie d’arguments

bouguereau dit: à

que les endogames méditent cette phrase « en france l’intégration s’est toujours faite par les femmes’

bouguereau dit: à

le souvenir de l’esclavage en Egypte est très important dans la pensée juive

pourtant les juifs ont été esclavagiss tout comme les autres..et n’oublie pas renfield le début d’une conf célébe « en amarique il y a encore des blancs et des noirs..en europe hapré 2 siècles tout l’monde srait café au lait »

B dit: à

ED, vous nous manquez, pourquoi vous manifestez- vous seulement pour refourguer votre camelote ? Soyez gratuite, ayez bon coeur, réagissez autrement qu’en invitant à découvrir vos publications, vos réflexions littéraires brillantes! J’imagine que comme moi tout le monde n’éprouve pas l’envie de les lire. Temps de cerveau limité.

bouguereau dit: à

ceux comme moi qui aiment pas les romans policiers n’aiment pas les jeux de cartes. Par contre j’aime beaucoup les Echecs

corélation hinteressante dédé..comme l’homme sous le réverbère l’éclaire plus que là où il croit aller.. »cross road » qu’il dirait papa legba

bouguereau dit: à

la prose de gauche n’y change rien bien que celui-ci ait le mérite de l’origine

c’est à elle que l’on doit ce genre de étché homo mohderne dirphiloo..une statue homme/femme hindéboulonabe pour des siécles et des siècles..du nord au sud et de l’est à louest..la puissance du faible..jésus au début fsait pti pédé pour les juifs et les romains..il les a baisé comme merlot

et alii dit: à

le souvenir de l’esclavage en Egypte est très important dans la pensée juive, on pourrait dire :ne serait-ce que parce qu’il commence par Zakhor souviens toi: et garde !;il donne lieu à « commandement » ,est lié au shabbat, voici une exégèse:
Sortir – complètement – d’Égypte
Considérations sur « l’esclavage prolongé » dans le récit biblique
Raphaël Draï
Dans Pardès 2009/2 (N° 46), pages 11 à 21
https://www.cairn.info/revue-pardes-2009-2-page-11.htm

D. dit: à

Je ne suis pas sûr que tu aies placé tes guillemets correctement, Ed. Regarde bien.

D. dit: à

On m’avait fait lire en terminale Dix petits nègres et qu’est-ce que ça m’avait barbé.
De toutes façons il sera bientôt interdit en France. Ça réglera le problème.

Jazzi dit: à

« l’époque est aux couilles molles. »

Etaient-elles plus dures au temps du colonialisme, Phil ?

D. dit: à

Phil, sincèrement je m’ennuie avec les romans policiers. Je ne saurais dire pourquoi.
J’ai remarqué qu’en règle générale on peut corréler le goût pour les romans policiers avec celui pour les cartes à jouer et la réciproque me semble vrai : ceux comme moi qui aiment pas les romans policiers n’aiment pas les jeux de cartes. Par contre j’aime beaucoup les Echecs.

Phil dit: à

Manchette décolle faiblard, les amateurs de polar restent confidentiels, las.
la prose de gauche n’y change rien bien que celui-ci ait le mérite de l’origine, s’est constitué une vraie culture, marxisante mais assimilée sans rancune frauduleuse à la PrieurMordillat moilenoeud qui relisent la bible avec l’accent de la cgt.
Le meilleur, me semble, se trouve dans ses chroniques de cinéma de CharlieHebdo, écrites en fin de vie maladie qui rôde, toutes en revoyures d’où leur intérêt.
exhibitionniste à la carte bleue de Renato, l’époque est aux couilles molles.
tous morts depuis « Kiss me deadly ».

Bloom dit: à

Oui, DHH, c’est un classique de la littérature et de l’histoire américaines. Texte d’une puissance rare, qui continue à me retourner à chaque fois que j’en lis des passages. La cruauté des propriétaires et des surveillants à l’égard des femmes est tout simplement insupportable.
On ne peut pas comprendre les EU si l’on n’a pas lu ce texte fondamental.
Vous me direz ce que vous en pensez.

Jazzi dit: à

De la difficulté d’être maire : trois femmes à Paris, trois femmes de même à Marseille. Où sont les hommes ?

DHH dit: à

@ Bloom
Cet ouvrage que vous recommandez est semble t-il un grand classique aux USA
Pourtant je ne pense pas etre la seule ici à ne jamais en avoir entendu parler jusqu’à votre post. Merci.
En tout cas il est maintenant chargé sur mon Kindle

et alii dit: à

La mention du souvenir de l’esclavage est récurrente dans la Bible hébraïque où il est rappelé maintes fois : « Souviens-toi que tu fus esclave en pays d’Égypte »9. Dans la liturgie, ce rappel au moins annuel10induit une forme d’empathie dans l’esprit de l’Israélite et à toutes les époques depuis l’Antiquité

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…mardi 30 juin 2020 à 9 h 56 min.

…qui suis-je,…faut il comparer,…de quels cheminements à quels étages,!…( enclaves, )

…les arnaques des lois, pour dictateurs divers,…( soupes d’églises et luttes des classes, nationalismes, )
…quels exemples, pour définir quels rationalités,…

…l’arnaque des gens; l’autorité des nations, comme des maisons – closes,…

…le compte est bon,!…pas mieux,!…
…il en reste,…des chiffres et des lettres.
…vagabondages en luttes culturelles,…
…le respect et protection des  » chaînons manquant « , ou passer à côté, des progrès innovateurs à se choisir,…
…qui est porteur de génies ?,…et ou arnaques aux valeurs, quels crédits de tenanciers ou représentants, à bons comptes!…
…la liste est longue,…l’échiquier à la montgolfière,!…

B dit: à

le regard sur et …

Oui je sais, je devrais relire avant. Scuzi.

B dit: à

roman noir sera traduit par black novel pour brouiller les pistes et le rendre admissible en ces temps où chaque mot est susceptible de changer le regard et la condition des hommes qui ne sont pas tout à fait blancs.

Bloom dit: à

Fin de la lettre que Frederick Douglass, esclave fugitif puis figure de proue du mouvement abolitionniste, envoya à son ex-maitre, Thomas Auld. Probablement rédigée en 1845-46, alors que F. Douglass était réfugié en Angleterre et en Irlande, c’est aujourd’hui le seul exemple d’une lettre envoyée par un esclave à son maitre.

« (…) Je vais maintenant terminer cette lettre ; vous aurez de nouveau de mes nouvelles à moins que vous vous manifestiez. J’ai l’intention de me servir de vous comme d’une arme pour attaquer le système de l’esclavage, afin de concentrer l’attention du public sur ce système et d’illustrer en profondeur l’horreur de la traite des âmes et des corps des hommes. Je me servirai de vous pour dénoncer la vraie nature de l’église et du clergé américains et pour amener cette nation coupable, et vous-même, à résipiscence. Ce faisant, je n’entretiendrai aucune malveillance à votre égard. Il n’y a pas de toit sous lequel vous serez plus en sécurité que le mien, et il n’y a rien dans ma maison dont vous pourrez avoir besoin pour votre confort, que je ne vous accorderai volontiers. Je considère comme un privilège de vous donner l’exemple de la façon dont les hommes doivent se conduire entre eux.
Je suis votre prochain, pas votre esclave. »

Lire « La vie de Frederick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même », Gallimard éducation. Le plus grand texte jamais écrit sur la véritable nature de l’esclavage dans le sud des EU. Attention: comporte des scènes d’une violence et d’une cruauté insoutenables.

Chaloux dit: à

@Clopine.
Un ami m’ayant prêté Corpus Christi, j’en ai visionné le premier disque hier soir: aucun des intervenants ne tient pour défendable l’idée que Jésus n’ait pas existé.
Que Prieur, en petit amateur incompétent, ait, dans son livre, passé le badigeon sur son film, soulève une autre question, évidemment.

l’ombelle des talus dit: à

Avec vous, rose, c’est le souvenir des années 80 façon Michel Leeb qui revit. Une humour fleuri en quelque sorte. Bonne journée.

Bloom dit: à

Chester Himes est un être rare qui fusionne et le roman noir et le roman noir américain.
En anglais, « noir » est une catégorie esthétique. Le terme a donné naissance à une série d’anthologies de nouvelles, ou de courts textes à frisson, dont l’action se déroule dans une grande ville. C’est ainsi qu’il existe un Belfast Noir, un Dublin Noir, un Bangkok Noir, un Phnom Penh Noir, et même un Lagos Noir…
Sur les ravages du politiquement correct (PC), La tache de Philip Roth, bien sûr, même s’il n’y est pas question des « trigger warnings », ces avertissements liminaires qu’adressent les profs à leurs étudiants(je vais vous parler d’inceste, de scènes qui risquent de choquer certain.e.s, etc.)et qui visent simplement à leur éviter le boycott, voire le procès ou la mise à pied.
Heureux universitaires français!

rose dit: à

Profitez pour utiliser ici, grâce à la publication de la Correspondance de Manchette, l’expression « roman noir ». Parce que bientôt elle sera interdite.

On dira le roman nègre. Oh.

rose dit: à

« Le privé est amer et patient et passablement désespéré parce que la merde règne et qu’il voit bien qu’il n’y arrivera pas tout seul ; et puis parce que vivre dans la merde et le sang et combattre des dégueulasses, ça change le privé, ça le rend insensible et dur, ce qui est aussi une façon d’être vaincu. » Jean-Patrick Manchette,

Ça c’est le gars optimiste. Le matin
, il se réveille, il est de bonne humeur…

D. dit: à

Je le note, renato.
Je connais Sig pour la précision de fabrication et la légèreté.

renato dit: à

D., si l’occasion se presente d’essayer un SIG P210 version sportive, c’est une extraordinaire experience de tir.

D. dit: à

Avec ce genre d’engin on ne fait pas un trou dans un pneu, on pulvérise instantanément la roue toute entière.

D. dit: à

Ce n’est pas l’épaule qui prend, hamolette, c’est le poignet. Mais c’est vrai qu’une fois je me suis mangé un sacré bleu à l’épaule en tirant un très gros calibre au fusil à pompe sur une voiture (à l’entraînement). Le but était de l’immobiliser le plus vite possible. J’ai failli m’immobiliser moi-même.
Le 45 à côté c’était pour les fillettes.

l’ombelle des talus dit: à

Au tragédien hamlet qui, on l’imagine, a surmonté la propagande du cinéma italien des années cinquante tout entier dominé par le PC, pour se poser aujourd’hui en boursicoteur prospère
https://www.dailymotion.com/video/x37ilhm

D. dit: à

Mais je suis très habitué, hamelette.

hamlet dit: à

l’an dernier les sociétés françaises DU CAC40 ont versé 60 milliards d’euros de dividendes

hamlet dit: à

Pablo75 dit: « Le problème de L’Oréal, ce sont les crèmes éclaircissantes, pas leur nom.
 »

c’est drôle : l’an dernier les sociétés françaises ont versé 60 milliards d’euros de dividende, en plus ces sociétés ont plus de 3000 sociétés implatés dans des paradis fiscaux pour échapper à l’impôt…

et le truc qu’on trouve à redire sur des boites qui blanchissent leurs bénéfices c’est de faire des crèmes pour « blanchit » la peau.

on croit rêver…

hamlet dit: à

D. dit: Moi je ne jure que par le 45 ACP.
 »

D désolé mais l’article de passou parle de Manchette et chez cet auteur personne n’utilise un 45ACP ! à la limite un P32/9mm (Manchette était un obsédé des armes) et voilà ! faut suivre et commenter en fonction des articles de passou, en plus tirer avec une 45ACP si t’es pas habitué c’est un truc à y laisser une épaule, j’y crois pas ce manque de sérieux des commentateurs de ce blog.

l’ombelle des talus dit: à

Daté pour daté, Mr. Synthétique dit Court, la virtualité des échanges n’a pas changé grand chose à ce constat de Manchette (l’homme est lourd disait un autre…) : «  Le privé est amer et patient et passablement désespéré parce que la merde règne et qu’il voit bien qu’il n’y arrivera pas tout seul ; et puis parce que vivre dans la merde et le sang et combattre des dégueulasses, ça change le privé, ça le rend insensible et dur, ce qui est aussi une façon d’être vaincu. » Jean-Patrick Manchette, Chroniques, Rivages/Noir »

Pablo75 dit: à

« Le problème de L’Oréal, ce sont les crèmes éclaircissantes, pas leur nom.

Le groupe L’Oréal est menacé de boycott après l’annonce de supprimer les mots blanc et blanchissant de certains produits. Mais le problème est ailleurs. »

https://www.huffingtonpost.fr/entry/jarreteloreal-le-probleme-de-loreal-ce-sont-les-cremes-eclaircissantes-pas-leur-nom_fr_5ef99ef7c5b612083c4fd912

Profitez pour utiliser ici, grâce à la publication de la Correspondance de Manchette, l’expression « roman noir ». Parce que bientôt elle sera interdite…

B dit: à

D, si je ne me réunis pas pour travailler je dois prévoir quelques ennuis . A part ça, en oubliant les bulletins des infos qui hypothéquent l’avenir de nos enfants, en faisant fi de l’esprit du capitalisme dirigeant, des guerres et massacres, de la dérive des continents, des tonnes de déchets nucléaires, des piscines du Fukushima, de la chasse à la glue, de la loi du littorale rongée par une érosion récente, de la cuve de EPR de Flamanville qu’est quand même pas type top, tout va bien, sans voyages même en TGV, sans amour même imaginaire, sans argent et c’est une dure réalité.

D. dit: à

Bon Bérénice, tu vas bien sinon ?

B dit: à

Au lieu de cela, ils entretiennent le mythe d’une planète verte, souriante, pacifique et bienveillante à l’égard de tous. Ils n’ont sans doute jamais lu des livres pour adultes : l’infantilisation est leur horizon ultime. Le plus saugrenu est que tous les partis politiques se prétendent, eux aussi, écologistes dans une sorte de course à la crétinisation générale. L’oncle Bens en rit encore.

Mauvaise foi de pied en cap, les cerveaux qui travaillent à inventer des solutions, les chercheurs qui quantifier et étudient l’affaiblissement des ressources, les ingénieurs , tous ces gens qui sont aussi des électeurs seront ravis d’apprendre qu’ils sont infantiles. RJ, climato sceptique ou bien ne sait-il plus s’informer néanmoins tout à fait d’accord avec le pointage du problème démographique bien qu’il profite à ceux qui l’alimentent en consommations diverses. Je crois plus à une vision globale des écolo et comme il faut tenter d’agir localement, régionalement, nationalement, cette tranche grossit. Espérons que les nouveaux élus feront bon usage des responsabilités qui leur sont confiées.

B dit: à

Pablo, il y a urgence mais il n’est pas nécessaire de se presser. Plutôt colloquer et coper , et accepter les exceptions qui sont nombreuses. Il faut continuer de ménager les uns, les autres, dire qu’on va faire sans agir efficacement, cela c’est important. La démographie galopante n’est pas en Europe le plus grand des problèmes, elle co.cerne d’autres pays ou continents. De quel droit disposons nous avec nos petits poings pour exiger de ces régions qu’elles régulent l’accroissement démographique?

l’ombelle des talus dit: à

Vous voyez juste, B., c’est assez.

B dit: à

Je reprends:

FZ, l’ombelle, compte etc.

Sorryi.

B dit: à

Enfants. Sortit.

B dit: à

FZ, l’ombelle compte parmi les provocateurs assez géniaux du siècle dernier, il est mort assez jeune Et était père d’une petite fille. Je ne sais s’il a eu d’autres enfant mais je garde le souvenir d’un cliché de lui et son enfant. Il est aussi déguisé en Sheik sur un de ses albums, lisez ses textes assez simples mais expressifs.

B dit: à

d’autant que si les hommes veulent sauver la planète il n’est pas du tout dit que l’inverse soit vrai.

Je suis la planète, je me sauverai toute seule. Ah ah. Et sans chercher à vous sauver. Hi hi.

et alii dit: à

« Vivre n’est pas une aventure glorieuse,
effectivement; la première chose que je fais, en me réveillant, je teste ma mémoire , puis mon « intellect »; avec l’ordi :où en suis-je, de ce que je « comprends » , et les autres, le monde que dit-il?

Bloom dit: à

A Port Harcourt, il parait que les canicules s’emballent.

D. dit: à

Moi je ne jure que par le 45 ACP.

hamlet dit: à

« Vivre n’est pas une aventure glorieuse, mais vouloir sauver la planète est une aberration. »

magnifique ! c’est beau comme du Cioran.

d’autant que si les hommes veulent sauver la planète il n’est pas du tout dit que l’inverse soit vrai.

et alii dit: à

les aventures du l’inspecteur greubou : crime sur le blogapassou :
bonne idée hamlet

Jazzi dit: à

J’aime beaucoup ton feuilleton sur les aventures du l’inspecteur greubou : crime sur le blogapassou.
Tu m’y donnes le plus beau rôle !
J’en suis ému…
(Pablito en sergent Garcia, je ne sais pas ce que ça va donner ?)

Jazzi dit: à

Excellent, la chronique de de Roland Jaccard, Pablo75.
Mais il oublie la pollution industrielle !
Que devient son copain, Matzneff ?

Pablo75 dit: à

Début de l’article « LA DÉFERLANTE ÉCOLOGISTE EST UNE CATASTROPHE POUR LA PLANÈTE » de Roland Jaccard:

« Il n’y a qu’un problème sérieux : la surpopulation. Il est systématiquement esquivé par les écologistes. Au lieu de quoi, ils nous demandent de trier nos déchets, de ne plus rouler en diesel et de circuler à bicyclette. Quelle aimable plaisanterie ! Ils devraient au contraire se réjouir que des virus déciment la planète, supprimer les allocations familiales, se réjouir quand des enfants meurent de faim et renoncer à soigner les vieux. Au lieu de cela, ils entretiennent le mythe d’une planète verte, souriante, pacifique et bienveillante à l’égard de tous. Ils n’ont sans doute jamais lu des livres pour adultes : l’infantilisation est leur horizon ultime. Le plus saugrenu est que tous les partis politiques se prétendent, eux aussi, écologistes dans une sorte de course à la crétinisation générale. L’oncle Bens en rit encore.

La nature dont les écologistes n’ont jamais admis qu’elle est notre principal ennemi, se défend fort bien. Elle produit des catastrophes naturelles, envoie des virus et quand une relaxation démographique s’impose guerres et famines se succèdent. S’il y avait deux mesures à prendre, ce serait de limiter les naissances et de favoriser le suicide des humains qui encombrent la planète sans y tirer le moindre plaisir. Vivre n’est pas une aventure glorieuse, mais vouloir sauver la planète est une aberration. »

La suite ici:

https://leblogderolandjaccard.com/2020/06/29/la-deferlante-ecologiste-est-une-catastrophe-pour-la-planete/

l’ombelle des talus dit: à

Allez savoir pourquoi ma réponse à B. est allée se loger sous le billet intitulé Pour saluer Georges Steiner …

l’ombelle des talus dit: à
B. , je vous remercie de vos observations à 400 ASA et plus.
La qualification de cougar s’applique-t-elle au goût des jeunes filles ?
https://m.media-amazon.com/images/I/61z9JOmrTBL._SS500_.jpg

hamlet dit: à

les aventures du l’inspecteur greubou : crime sur le blogapassou :

« sont tous là ? » demanda l’inspecteur Greubou au gendarme Pablito. Il avait réuni les suspects dans le salon de la RDL, la Résidence Des Larbins.
« Oui chef… »
« Non, me sortez pas des craques, je vous regarde… il me semble bien que vous n’êtes pas tous là. Il manque Chaloux qui a déjà été embarqué par les gendarmes, et il doit manquer une autre personne. Cette bonne christiane qu’on a retrouvée ce matin étranglée avec un 22 long rifle ! »
« n’est-ce pas plutôt un colt 32mm » dit Jazzi qui était un super tireur connu pour tirer sur tout ce qui bouge.
« Non Pluto c’est le chien de Mickey » rétorqua le sergent Pablito.
çaa commence bien, se dit le commissaire greubou qui venait de gagner du galon en 20 lignes, à la première question ils essaient déjà de m’enfumer les cons !
« Alors Mr Court rien d’autre à ajouter ? Où étiez-vous ce matin à 9h ? »
« Moi mon colonel ? hé ben comme tous les matins : je relisais la poésie du haut moyen âge de la basse Bretagne ! »
« vous nous aviez dit que c’était plutôt la poésie du bas moyen âge de la haute bretagne » intervint Jazzi qui s’y connaissait autant en flignue qu’en poésie…
« non, Pluto c’est le chien de Michey » corrigea l’adjudant Pablito.
Le Général Greubou, qui n’en finissait plus de gagner du galon se massa les tempes avec les pouces : « C’est d’accord bande de nazes ! on verra tout ça plus tard. En attendant quelqu’un peut-il aller me chercher une aspirine, vous mis déjà un mal de tête à me niquer la semaine. »

renato dit: à

Incipit pour un polar :

« Le resserrement du pétrole brut provoqué par l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 se poursuivra probablement cette semaine, les ours visant 35 $ le baril ou moins pour le brut américain. L’or, au contraire, pourrait vivre le meilleur temps des neuf dernières années. L’objectif à long terme de 1 800 $ l’once semble plus proche que jamais, la nouvelle vague de cas de coronavirus poussant de plus en plus d’investisseurs à fuir les marchés à risque vers des actifs refuges. »

***

À propos de The Recognitions :

http://www.williamgaddis.org/recognitions/index.shtml

hamlet dit: à

Jazzi n’écoute pas le pablito, lui et jaloux c’est tous des chaloux ! c’est toi le meilleur mon chou !

Pablo75 dit: à

J’ai été élu par La Parisien en tête des livres d’été !
Jazzi dit:

Je me précipite sur le lien croyant qu’il y avait au moins une longue interview de toi sur ton livre avec ta photo en bermudas incluse… et tu n’es même pas cité !! Et ton livre n’est que l’un des cinq nommés.

Tu es bien un journaliste: tout est faux dans ton titre, qui aurait dû dire: « Mon livre dans les 5 « qui sentent bon l’été » selon Le Parisien. »

hamlet dit: à

– poussez pas à bout le greubou

– greubou chez les bons gros

hamlet dit: à

« pieds au cul pour keupu » : excellent !

« ça discute le bout de gras chez greubou »

bouguereau dit: à

La répétition, c’est la mort

répète un peu..
un bon polar c’est surtout du dialogue..haprés le look

bouguereau dit: à

Nombre de ses romans contiennent des zestes d’intertextualité. Des citations cryptées pour ceux qui savent les reconnaitre

..reuzment quon fait l’impasse..le complesque d’infériorité dans la série noir..c’est la mort au pti calibe dans un parkine comme lébovitchi..chez gallimard tant qu’a sfaire buter hautant qu’ça soit au moins au 9mm..sinon ça la fout mal sur la pierre tombale quil dirait laçouline

bouguereau dit: à

Nombre de ses romans contiennent des zestes d’intertextualité. Des citations cryptées pour ceux qui savent les reconnaitre

..reuzment quon fait l’impasse..le complesque d’infériorité dans la série noir..c’est la mort au pti calibe dans un parkine comme lébovichi..chez gallimard tant qu’a sfaire buter hautant qu’ça soit au moins au 9mm..sinon ça la fout mal sur la pierre tombale quil dirait lassouline

bouguereau dit: à

Parfois, un film particulièrement bien fichu lui en apprend davantage qu’un bon livre

lespressioniss à la fritz..eisenchtein..et tous les illustrateurs haussi..pas houblier..le roman noir est « graphique »..looké..la mort c’est trés snob faut pas scacher

bouguereau dit: à

ça donne pas mauvaise alen dédé..tu ments comme tu respires

bouguereau dit: à

« lâche..alcolique..cogneur de femme..sicopate »..estrait du casier à mon larbin

D. dit: à

Ce soir je mange du maquereau.

bouguereau dit: à

indépendant, athée, hostile à la culture-marchandise, rétif à tout embrigadement, porté sur l’autodérision, incapable d’appartenir à quelque organisation que ce soit

c’est pipé dla fiche antropométrique à dirfilou

bouguereau dit: à

« pieds au cul pour keupu » ça c’est du titre d’entrée en gare à son bénart

hamlet dit: à

bon il est où el Pablo qu’on se mette un peu sur la tronche : ça ronronne trop sur ce blog.

le meilleur polar de machette c’est « les Boutons ».

Jazzi tu connais les Boutons de Manchette ?

et alii dit: à

brinqueballe devrait se reposer; c’est mauvais pour le coeur d’avoir des fixettes délirantes sur la RDL, et de ne pas s’intéresser au billet, quand on a un pseudo de plus de quatre lettres lettres;tous les psychologues de la RDL savent ça

Brinqueballe dit: à

Etalii cancanise Lacan.

Le scrofuleux dans la pensée a du bon!

renato dit: à

Peu attentive au réel la Vargas pour être une bonne une écrivaine de polar : elle s’est faite rouler dans la farine par Battisti comme un filet de merlan — il est vrais que désormais les gens lisent n’importe quoi.

Patrice Charoulet dit: à

Le Président a été aussi aimable et flatteur avec les gens de la Convention citoyenne ce lundi dans les jardins élyséens qu’il l’avait été, trois heures durant, à Marseille avec le Professeur Raoult;
Relire « Le Corbeau et le Renard ».

hamlet dit: à

d’ailleurs les allemands en ont fini avec l’écologie politique depuis au moins 20 ans.

hamlet dit: à

es années 90 c’est l’époque où l’industrie culturelle a commencé à faire des profits sur les bons sentiments et la coolitude, c’est l’époque de l’autre avec sa petite gorgée de bière, les bouquins les cons de le Clezio, de Souchon avec sa chanson vendue à des millions d’exemplaires qui dénonce les méfaits de la consommation.

Vargas inaugure la fin de la conscience politique qui va plonger les sociétés occidentales dans une grande confusion mentale qui persiste jusqu’à aujourd’hui et ce n’est certainement pas l’écologie qui l’en fera sortir en créant des pistes cyclables et des ronds points fleuris, au contraire l’écologie les plongera dans de nouvelles contradictions insolubles.

renato dit: à

Exceptionnellement sorti entre 12 et 14 heures pour les courses de la semaine — normalement je sors tôt le matin — et ai vu une petite scène très représentative de la stupidité des hommes. Donc, vu de loin, un garçon pas très haut, 1 mètre 60 au maximum, et vraiment pas beau, qui s’exhibait esquissant quelque pas d’une dance qui se voulait brésilienne devant une jeune fille, physiquement beaucoup mieux lotie que lui, qui le regardait d’un air dégouté. Lorsque je suis arrivé plus près j’ai compris l’air dégouté : le garçon exhibait sa CB — en réalité une gold — signifiant « J’ai de l’argent ». Je me suis dit qu’il méritait de tomber sur une garce qui l’aurait depouillé.

hamlet dit: à

Manchette c’est les années rock, alors que Vargas est contemporaine de Manu Chao, et les livres de l’une sont aussi débiles que les chansons de l’autre.

D. dit: à

Enfin, Jazzi, tu imagines un instant Clopine installée à Meudon au bureau de Céline à corriger mes manuscrits, en foutant des pinces à linge partout ?
Soyons raisonnab, comme dirait Bouguereau.

hamlet dit: à

Marc Court dit: à

Ellroy, oui, beaucoup plus que James Lee Burke, qui a rogné ses griffes, et autres faiseurs de la Maison Ombres.
Pas d’intérêt pour Manchette, à la production datée et parfois aussi manichéenne que Fred Vargas, ce qui n’est pas peu dire.
 »

manichéenne oui mais différemment : comme dit passou l’arrivée du socialisme a mis Manchette en panne parce qu’il faisait partie de ces auteurs de gauche qui ne se retrouvaient plus dans l’opposition, au manichéen il fallait ajouter le fait d’être du bon côté et en lutte contre les méchants au pouvoir, pour dénoncer etc..
quand la gauche a été au pouvoir ils l’ont dans le baba parce qu’ils ne pouvaient plus s’opposer à rien, d’où la panne.

alors que Vargas est une manichéenne qui vient après l’échec socialiste, même après 89 et la chute du mur, elle tombe à l’époque où le capitalisme fête sa victoire sur le monde, les années Reagan – Thatcher : et là il lui a fallu inventer un autre manichéisme, une espèce d’humaniste laïque néo chrétien apolitique, un truc encore plus con que le précédent !

lmd dit: à

@ Marc Court, c’est parce qu’ils sont datés qu’on lit des polars, lorsqu’ils paraissent et ensuite. Quelques années après leur traduction, j’ai lu avec avidité les premiers Série noire parce qu’ils racontaient un paysage urbain, des bagnoles, des décors, des vêtements, des coiffures que je découvrais et savais proches. Les relire de temps en temps fait percevoir les écarts, les trajets réels, ce qui est devenu banal. Et les Série noire français de cette époque, Simonin, Auguste Lebreton, contiennent à peu près autant de décalages.
Ellroy, réécrit le passé de L.A . Il écrit aujourd’hui des livres qui se passent avant ses premiers récits, avec une liberté d’écriture qui fracasse tout. Et-ce que ce sera daté un jour ?

et alii dit: à

et Paul Barril qui n’est pas un inconnu des lecteurs de la presse!
wiki:
Major de sa promotion de l’EOGN en 1975[réf. nécessaire], il devient par la suite commandant en second du GIGN auprès du commandant Christian Prouteau de 1978 à 1980, puis commandant du GIGN par intérim de 1981 à 1982 (le commandant Prouteau ayant reçu pour mission de créer le GSPR). Il est décoré chevalier à côté de son formateur lui-même élevé au rang d’Officier de la Légion d’honneur dans la Cour des Invalides le même jour[réf. nécessaire][pas clair].

En 1979, il fait partie de l’équipe du GIGN envoyée à La Mecque pour aider le pouvoir saoudien à venir à bout d’une prise d’otages dans la Grande mosquée après une conversion à l’islam « express » car aucun non-musulman ne peut entrer dans La Mecque1. Après l’attentat de la rue Marbeuf du 22 avril 1982, il participe avec Christian Prouteau à la création de la cellule antiterroriste de l’Élysée. Il est impliqué dans plusieurs affaires retentissantes comme celle des Irlandais de Vincennes qui éclate peu après et l’affaire des écoutes de l’Élysée, révélée onze ans plus tard. Il ne sera pas poursuivi dans le cadre des procès concernant la perquisition irrégulière effectuée chez les « Irlandais ». Cependant le 17 septembre 1992, Paul Barril perd le procès en diffamation qu’il avait intenté contre Le Monde pour un article d’Edwy Plenel relatant son rôle dans cette affaire. « Fait rarissime dans un jugement en diffamation, le tribunal de Paris estime alors que le journaliste a apporté la preuve de ses écrits et se prononce sur le fond en désignant le coupable : « L’opération des Irlandais n’a été de bout en bout qu’un montage réalisé par le capitaine Barril » »2. Le jugement est confirmé en appel et en cassation3.

Dans son ouvrage Guerres secrètes à l’Élysée, il remet en question le suicide de François de Grossouvre. Poursuivi par Gilles Ménage, il est condamné, pour diffamation envers une personne dépositaire de l’autorité publique, à 70 000 F d’amendes (50 000 F pour ses accusations au sujet du suicide de François de Grossouvre, 20 000 F pour d’autres accusations), 200 000 F de dommages et intérêts et à la publication d’un communiqué judiciaire à ses frais dans la presse4.

et alii dit: à

sur qu’il y a des « milieux »!

et alii dit: à

wiki
Au début des années 1980, Gérard Lebovici prévoit de se retirer du monde du cinéma, dont il pense avoir fait le tour, et veut s’impliquer davantage dans l’édition. Mais le 5 mars 1984, il est assassiné de quatre balles dans la nuque tirées à bout portant, dans sa Renault 30 TX garée dans un sous-sol du parking de l’avenue Foch dans le 16e arrondissement6. Trois douilles de calibre .22 Long Rifle sont retrouvées sur le tapis de son véhicule alors que la 4e est disposée verticalement sur la lunette arrière du véhicule, détail qui suggère un contrat, l’œuvre d’un tueur à gages7 ; ses papiers d’identité manquent8. Le ou les assassins n’ont jamais été identifiés. Gérard Lebovici est enterré au cimetière du Montparnasse (25e division) où seules Floriana et sa sœur Nicole seront présentes.

À la suite de ce drame, la presse, toutes tendances confondues, débat de la « vie mystérieuse » de la victime9. Certains journaux vont jusqu’à accuser Debord d’être l’instigateur du crime. L’entourage de Gérard Lebovici répond en publiant Tout sur le personnage, le livre que Gérard Lebovici était en train de préparer.

Guy Debord, soupçonné dans un premier temps, publie, en février 1985, ses Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici où il révèle la conversation, primordiale selon lui, entre Francis Ryck et Marie-Christine de Montbrial, sur le rôle de Paul Barril, chargé de la cellule anti-terroriste sous la présidence de François Mitterrand10. Le 28 janvier 1986, il décide ne plus voir Marie-Christine de Montbrial au prétexte des contacts qu’elle aurait, selon lui, conservés avec Ryck11,12.

Jazzi dit: à

Oui, Chaloux, mais D. a besoin de rester près de Paris, où ses affaires l’appellent !
Tu as vu comme il a tout de suite changé de conversation quand je lui ai suggéré de prendre Clopine en co loc ?

et alii dit: à

wiki:
 » Alors que ses amis de gauche sont hostiles envers ce mouvement, Lebovici, fasciné, semble entrevoir la naissance d’une véritable révolution. C’est lors de la nuit d’émeute du 24 mai 1968, en invitant son ami Gérard Guégan et son groupe surnommé « prisunic » à se ravitailler chez lui, qu’il lance pour la première fois l’idée d’une maison d’édition atypique dont il veut qu’elle soit le « Gallimard de la révolution » et qui naîtra un an plus tard (10 octobre 1969) sous le nom de Champ libre.

En 1971, Lebovici va faire une rencontre déterminante en la personne de Guy Debord. Lebovici propose à Debord de republier son livre, La Société du spectacle. Entre les deux hommes, le courant passe rapidement : Lebovici perçoit en Debord un penseur original qui le différencie de la vulgate gauchiste en vigueur. Debord va contribuer à aiguiser le sens critique de Lebovici et à radicaliser encore plus ses opinions politiques.

En 1974, Lebovici se sépare des premiers collaborateurs de Champ Libre et donne davantage de poids à Debord, qui s’investit dans la sélection de certains titres sans pour autant participer directement à l’activité quotidienne de la maison d’édition[réf. nécessaire].

Debord, en ces années 1970, acquiert une réputation terrible dans le petit milieu intellectuel et certains voient en Champ Libre le lieu que celui-ci a choisi pour poursuivre l’œuvre des situationnistes. En effet, parallèlement à sa maison d’édition, Lebovici finance trois films de Debord dont La Société du spectacle en 1973.

Jazzi dit: à

« Vous tenez la route. »

Plutôt la barre, rose.
Merci à vous et à Bloom.
A Marseille, vous allez voir la vie en vert !
Et dans le bordelais, pour Annelise, les raisins aussi seront plus verts…

et alii dit: à

Gérard Lebovici naît le 25 août 1932 dans le 8e arrondissement1. Descendant d’une famille de juifs roumains (son père est courtier en matières premières), Gérard Lebovici s’apprête à se lancer dans une carrière d’acteur de théâtre à l’âge de vingt ans. Comme son cousin Serge Lebovici, il suit des cours de théâtre au conservatoire de Saint-Germain quand son père meurt, quelques années seulement après sa mère déportée en camp de concentration. Sa mère, Marie Lebovici née Sarovici, est née le 6 septembre 1900 à Bucarest. Elle est déportée par le convoi No. 38 en date du 28 septembre 1942 du camp de Drancy vers Auschwitz2. Obligé d’assurer sa subsistance, il reprend la petite affaire de poils et brosses de son père. Mais sa passion pour le show business le rattrape et, en 1960, sur les conseils de ses amis Serge Rousseau et Claude Berri, il fonde sa première agence d’imprésario dans une chambre de bonne avec Michèle Méritz et défend les intérêts de Jean-Pierre Cassel. Très vite, au cours des années 1960, Gérard Lebovici va connaître une réussite fulgurante dans le milieu du cinéma grâce à son sens inné des affaires, son flair et sa capacité à anticiper et innover. Il produira par la suite les films d’Alain Resnais, François Truffaut et Éric Rohmer ainsi que des films plus commerciaux.

et alii dit: à

on dirait que BRINQUEBALLE SOUFFRE de découvrir l’histoire intellectuelle des seventies
(autrement dit celle des années de cette correspondance que je trouve très très tentante

Brinqueballe dit: à

sauf erreur, casroriadis était le mari de la psy (non lacanienne) piera aulagnier

Basta avec vos lacacaneries, bordel!
Et vos  » tous les lacaniens et les lacaniennes » avec l’accent canadien français!

Chaloux dit: à

Plus loin, Jazzi.

et alii dit: à

Rien de tel que l’examen des aînés pour distinguer ce qu’il faut faire de ce qu’il faut fuir.

et alii dit: à

Le 13 mars 1964, Castoriadis tient conférence sur le thème « Marxisme et théorie révolutionnaire », et le 15 mai sur la question : « Qu’est-ce qu’être révolutionnaire aujourd’hui ? ».

et alii dit: à

castoriadis
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cornelius_Castoriadis
En 1968, Castoriadis se marie avec Piera Aulagnier.

En 1969, il quitte l’École freudienne de Paris. Il participe à la formation du Quatrième groupe, organisation psychanalytique de langue française. Il commence une deuxième analyse didactique avec Jean-Paul Valabrega. Il exerce comme analyste à partir de 1973.

Tombe au cimetière du Montparnasse.
La philosophie
Castoriadis s’intéresse également à la recherche philosophique. À la fin des années 1970, à partir du livre de François Roustang Un destin si funeste, il écrit dans la revue Topique un long article contre la pensée structuraliste, visant aussi bien Michel Foucault que Roland Barthes, Louis Althusser, Gilles Deleuze et Félix Guattari.

En 1980, il est nommé directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il participe alors au séminaire de François Furet, qui constitua la base de la création du Centre Raymond Aron. Il y croise notamment C. Lefort, P. Manent, P. Rosanvallon, M. Gauchet ou V. Descombes7.

Il meurt le 26 décembre 1997. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (6e division).

rose dit: à

Jazzi
Bravo !
Vous tenez la route. Je me réjouis fort …

et alii dit: à

En 1946, se constitue dans le cadre du Parti communiste internationaliste (PCI) la « tendance Chaulieu-Montal » qui prend le nom de « Socialisme ou barbarie ». Ses principaux représentants sont Cornelius Castoriadis (« Chaulieu ») et Claude Lefort (« Montal »).
wiki
sauf erreur, casroriadis était le mari de la psy (non lacanienne) piera aulagnier

Jazzi dit: à

« une maison environnée de silence ? »

Autour de Paris, Chaloux, et du passage incessant des avions ?

Bloom dit: à

Quel écrivain français (à part Wellbeck?) se permettrait une telle déclaration?

« I thought Bush was a slimeball and the most disastrous American president in recent times. I voted for Obama. He’s a lot like Jack Kennedy—they both have big ears and infectious smiles. But Obama is a deeper guy. Kennedy was an appetite guy. He wanted pussy, hamburgers, booze. Jack did a lot of dope. »

Marc Court dit: à

Ellroy, oui, beaucoup plus que James Lee Burke, qui a rogné ses griffes, et autres faiseurs de la Maison Ombres.
Pas d’intérêt pour Manchette, à la production datée et parfois aussi manichéenne que Fred Vargas, ce qui n’est pas peu dire.

Chaloux dit: à

La route des gardes est une vraie nationale, la circulation y est incessante, et on doit y percevoir jour et nuit le murmure incessant de Paris et de la banlieue.
Pourquoi pas plutôt une maison environnée de silence?

D. dit: à

Et si nous changions de sujet, jazzi ?

Jazzi dit: à

Tu pourrais prendre Clopine en coloc, D. ?
Elle te ferait la cuisine et pourrait relire tes manuscrits !

Jazzi dit: à

A Meudon, on a une très belle vue dominante sur Paris D.
Le propriétaire actuel de la maison de Céline en possède trois semblables dans le même périmètre. sans doute destinées à la location.

D. dit: à

Elle a été vendue en 2018!
Faudrait voir à être à jour, Jazzi.

Bon… tintin pour le fantôme de Lucette en train de faire des pointes au 1er étage.

D. dit: à

Jazzi dit: à

A Meudon, la maison de Céline s’est libérée, D. 

Ben tu as bien fait de me le dire, jazzi. Je vais examiner ça très sérieusement. J’imagine que c’est pas donné et qu’il y a des travaux.
Mais je suis furieusement intéressé d’un seul coup.

D. dit: à

J’irai promener mon chien dans le bois à côté. Je prendrai un perroquet aussi. Je me ferai livrer la bouffe. Un coup Auchan, un coup Fauchon.
Et je commencerai à écrire mes mémoires.

lmd dit: à

Le journal (1966 1974) de Jean Patrick Manchette est formidable à lire, ( sauf si on n’aime pas lire ses romans). On perçoit au jour le jour ses choix, ce qu’il aime ou pas, les travaux alimentaires qu’il accepte ou pas de faire. Se dessine alors une éthique, un regard sur une part majeure de la culture vivante des années 70, les Série Noire, la science fiction, le cinéma, le jazz, les idées dominantes, la contradiction entre la vie confortable qu’il se constitue petit à petit et son regard sur les idées bourgeoises. Il n’utilise jamais le terme de société du spectacle mais on le devine très souvent.
Dans ce journal Manchette ne peut mentionner James Ellroy qui n’est pas encore apparu ; (peut être dans une édition de la suite?). On se demande comment Manchette l’aurait lu. Ellroy est un auteur qui a fortement bousculé le sens et l’écriture du polar américain. Los Angeles comme figuration du monde. D’innombrables polars ont pour milieu NewYork avec des usages hérités d’une culture normalisée (Chester Himes à part ). À L.A. tout bascule.

Jazzi dit: à

A Meudon, la maison de Céline s’est libérée, D. !

D. dit: à

Je pense à une maison à Clamart ou Meudon. Je payerai gros en TF et TH mais au moins je saurai pourquoi.

Jazzi dit: à

Martine Aubry s’en tire de justesse à Lille !
Colmar est très ancré à droite, renato !

Chaloux dit: à

Les assassins de la littérature soutiennent les assassins de la république. Tout se tient.

D. dit: à

Le centre à toujours été de droite en France.
C’est pas plus compliqué que ça.

D. dit: à

La REM récolte les fruits de l’insoluble équation sur laquelle elle s’est fondée : ni de gauche ni de droite. Le boomerang du théâtre macronien revient en pleine gueule de ceux qui l’ont lancé.

D. dit: à

de moins en moins…

de plus en plus. Évidemment.

Jazzi dit: à

Les fumerolles de Manchette ou les manchettes de Fumaroli ?

Chaloux dit: à

LAREM à zéro.Les culs-de-basse-fosse du complotisme sont en train de changer de camp.

Pas vrai, Pierrot la censure ?

Suis curieux de voir comment tu vas t’en sortir…

Hurkhurkhurk!

Hurkhurkhurk!

D. dit: à

Dans les années 80 j’ai quitté la proche banlieue pour Paris.
Je suis maintenant décidé à faire le contraire. Cette ville devenue si peu vivable et si injuste pour les classes moyennes va l’être encore de moins en moins, c’est certain.

Bloom dit: à

On s’en fiche de Manchette.
Et Fumaroli alors?

La photo du chapeau: les fumerolles de Manchette.

et alii dit: à

Elle est dendrochronologiste, c’est-à-dire spécialiste de la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres.
c’est elle le seigneur des anneaux

et alii dit: à

puisque nous sommes verts, ce matin,
sur la lettre de Books,
Tree Story: The History of the World Written in Rings, elle nous plonge dans l’univers fascinant de cette discipline à la croisée de l’écologie, de la climatologie et de l’histoire des civilisations.
Valérie Trouet lit dans les lignes des arbres. Elle est dendrochronologiste, c’est-à-dire spécialiste de la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres.
bonne journée

B dit: à

Il n’y a pas meilleur pédagogue que l’ennui, aimait-il répéter. Grâce à lui, j’ai été converti à la littérature ! »

geo dit: à

On s’en fiche de Manchette.
Et Fumaroli alors?

Jazzi dit: à

Je me suis abstenu d’aller votre, B. La victoire étant toute acquise à Hidalgo…
Dans toutes les grandes villes les maires ont été balayés, sauf à Paris.

Bloom dit: à

Baroz, la mer est une valeur sûre, surtout en été. L’anthologie de Simon Leys (La mer dans la littérature française, Bouquins), préfacée un de mes anciens collègues, est moins maniable que le petit format Flammarion dont je vais faire la pub. Congratulations!

B dit: à

Jazzi, vous êtes fortement conseillé par Le Parisien comme lecture de vacances et figures en tête de liste des ouvrages. Qui est le maire de votre arrondissement ? Une déception électorale pourrait être guérie par l’annonce et la pub gratuite faites à votre travail. Vous allez enfin peut être gagner des millions !

B dit: à

 » L’approche du roman d’espionnage pratiquée par Ross Thomas a sans aucun doute une influence déterminante dans la conception du cycle  » Les gens du Mauvais Temps  » dont la Princesse du sang doit être le premier volet. L’utilisation de personnages récurrents qui apparaissent et disparaissent au fil des épisodes, la toile de fond à l’échelle mondiale et non plus nationale, le déploiement de forces occultes qui manipulent un grand nombre de pions, ces éléments se retrouveront dans la structure qu’envisage Manchette. La lecture de John Le carré, et dans une moindre mesure celle de Kahawa de Westlake, avaient déjà amené l’auteur vers des territoires neufs. Avec celle de Ross Thomas, le puzzle se met en place : il entrevoit le moyen de renouveler sa forme et de faire progresser son oeuvre. »

hamlet dit: à

il y a plus de créativité, d’inventivité dans un seul bouquin de Stephen King que dans toute la littérature française de ces 40 dernières années.

pourquoi ? et pourquoi King n’aurait pas le Nobel de littérature ? il le mérite bien plus que Roth. Mais les critiques disent aux lecteurs Roth c’est de la « bonne » littérature Stephen King c’est populaire, tout le monde peut lire King, alors que pour entrer dans un livre de Roth faut être cultivé, Roth c’est high littérature, ça se lit à la terrasse d’un café de Florence, et King c’est low littérature qui se lit sur la plage pendant des vacances club med all incusive.

voilà comment la critique crée le SNOBISME littéraire.

et voilà ! et King n’aura jamais le Nobel de littérature, alors qu’il est objectivement l’écrivain vivant qui le mérite le plus.

hamlet dit: à

« Il a connu une panne d’écriture avec l’arrivée des socialistes au pouvoir sans que cet événement politique en soit vraiment la raison mais plus parce que l’époque correspondait à la fin, pour lui, de la possibilité revolutionnaire et des utopies qui avaient germé dans les esprits au cours des annees pré et post soixante-huitardes. »

cette phrase dit tout de l’état de dépendance des écrivains français de polar au système politique, parce que leurs polars reposaient eux-mêmes sur ce système politique. il leur a fallu changer leur fusil d’épaule, s’adapter à la nouvelle époque, d’où l’arrivée d’écrivains genre Vargas etc etc etc etc….

cette dépendance au politque est confirmée par ce qu’il dit beaucoup c’est qu’il dit de King : « Je ne peux pas aimer un écrivain qui se sert essentiellement de dégoûts et de peurs primaires pour frapper ses lecteurs. »

bien sûr pardi puisque chez chez écrivains de polars français s’il doit y avoir dégout et peur cela ne peut venir d’injustices « sociales », chez ces rousseauistes le mal vient de la société, alors que chez King le mal vient de l’esprit des individus.

B dit: à

Sinon, je me suis présentée hier au bureau de vote qui n’en etait plus un, le maire sortant a été réélu au premier tour auquel je n’ai pas participé raison covid19. Peut-etre devrai je me soucier de la vie locale, franchement l’air con devant ce bureau qui est redevenu une cantine. Je n’ai ainsi donc pas pu glisser dans l’urne mon bulletin qui si la possibilité avait existé aurait été vert, dans le cas contraire, nul.

B dit: à

Après, je conclus. Mes excuses.

B dit: à

moins ludique, pas d’accord pour avoir beaucoup ri et souri des inventions de certains auteurs absolument délirant au fil du fleuve, d’autres plus posés font preuvent d’un humour ravageur mais qu’est ce que l’humour sinon une façon critique d’appréhender les réalités. Je lisais hier soir la préface de La princesse, Manchette exprime et revendique l’idée d’une critique sociale. Il a connu une panne d’écriture avec l’arrivée des socialistes au pouvoir sans que cet événement politique en soit vraiment la raison mais plus parce que l’époque correspondait à la fin, pour lui, de la possibilité revolutionnaire et des utopies qui avaient germé dans les esprits au cours des annees pré et post soixante-huitardes.

B dit: à

L’ombelle, le flou du volume est dû au mouvement, un photographe nous donnerait le temps de pause, l’ouverture du diaphragme, la sensibilité du film. Il y a du grain en plus, je me souviens qu’avec un vieux pentax j’avais été folle de joie des quelques clichés où j’avais par hasard obtenu ce grain tant désiré. Manchette très jeune n’a rien à voir avec l’homme de la photo, bien que je me dise consternée que si cela continue mes coups de coeur physiques sortiront d’un cours de CE2 alors que j’attrape une septième décennie, 30/40 reste pour moi l’âge où les hommes sont le plus attractifs. Après la ressource comme si elle était naturelle se raréfie sans que ce soit tout à fait désespéré. Je conclue en constatant avec honte rejoindre le clan des amoureux incestueux ou encore des cougars potentielles qui d’un jeune homme feraient une fête avec feux d’artifice, piano aquatique et rêveur, stars in the sky. ..

https://youtu.be/IKdYNbvBkWo

renato dit: à

Venus ou Déesse de Morgantina — ou de Malibu —, connue à tort comme Vénus, représenterait Déméter ou Perséphone.
V siècle av, J.-C., maniérisme postphidien

https://pin.it/30NFF0A

Marie Sasseur dit: à

Lundi 29 juin 2020, 7h13

Marie Sasseur dit: à

Bonjour Passou, c’est votre fête aujourd’hui.

Une vraie catastrophe urbaine pour les hors sol de la macronie, que ces élections municipales. Cette startup du virtuel a tôt fait de se fracasser sur la dure réalité du terrain.
Bien désolée pour vous, mais c’est encourageant pour l’avenir.

Pas très intéressée par votre sujet, de la pub pour la série noire Gallimard et ses enjeux  » sociaux » décalés, d’il y a 40 ans , car c’est un peu le cloaque dont les nouvelles générations ne veulent plus ?

« Dès lors, le roman noir désigne aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire.

 

Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s’opposant au roman d’énigme, car le drame se situe dans un univers moins conventionnel, et moins ludique.

 

En anglais, on parle aussi d’hardboiled novel… Et ce n’est pas à mettre entre toutes les mains car pour peu que vous soyez habitué à des romans policiers classiques, vous risquez d’être dépaysé !

 

Sur fond de prohibition, la question n’est plus tant de savoir « qui a tué ? » mais « pourquoi ? ». Le climat est à la violence de la pègre et à la corruption.

 

Et commes ils disent sur le site de Gallimard à propos de la Série Noire  (en abrégé) :

 

Amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes, tu oublies ! Ton compte, tu ne  trouveras pas.

 

Optimiste, va voir ailleurs. Ici, tu entre dans ce que l’humain a de plus sombre.

 

L’immoralité y est chez elle, tout autant que les beaux sentiments. L’esprit en est rarement conformiste.

 

Amateur de justice, tu y croiseras des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu’ils poursuivent. »

https://the-cannibal-lecteur.jimdofree.com/4-romans-policiers-contemporains-thriller/4-22-s%C3%A9rie-noire-chez-gallimard-histoire/

A part ça, vos erdeliens n’ont plus de nouvelles de leur copine de Forges -les -Eaux ?
Ils sont passés à autre chose ?

Belle journée a vous, je retourne à la plage.

et alii dit: à

et personne pour Tardi?elle n’est pas morte, Adèle ?
les récits plus récents sont plus bâtis comme des livres d’histoire et des romans biographiques (Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II-B).

et alii dit: à

une expo !

et alii dit: à

je rappelle que j’ai récemment mis un article sur CAMUS écrivant LA PESTE à Chambon sur LIGNON

et alii dit: à

je n’ai pas songé à demander à Christiane de préciser
ce qu’elle voulait dire en disant « ici c’est guignol »,et si elle désirait faire des contributeurs des marionettes pour un théâtre dont elle ourdirait les pièces et distribuerait les rôles, parce que si c’est le cas, je m’en vais

hamlet dit: à

christiane, oui je comprends ce que vous dites, en plus je connais bien ces histoires de sud et d’exil.

Faulkner aussi est un écrivain du sud, il l’a assumé, et n’a jamais fait de compromission, il ne s’est jamais fait passer pour ce qu’il n’était pas en faisant le beau comme dit Finky.

christiane dit: à

hamlet dit: « christiane, non il ne s’agit pas de cela, c’est juste que Camus est difficilement critiquable, c’est bien d’avoir des regards différents. »
« Difficilement critiquable » ? cette idée m’échappe…

Camus n’a cessé de s’interroger sur le sens de son œuvre, de son action tant contestées.
Et il commence « Le Premier Homme », cet homme sans passé. Une enfance sans père. Près d’une mère déprimée, trop discrète, effacée, handicapée (sourde et quasi mutique) et d’une grand-mère autoritaire, violente.
Enfance pauvre et heureuse dans le quartier de Belcourt, à Alger, sous le soleil de la Méditerranée.
Sa mère, d’origine espagnole, fait des ménages. Son père, ouvrier agricole d’origine alsacienne, meurt pendant la Première guerre mondiale alors qu’Albert Camus a un an.
Camus ne peut qu’imaginer les circonstances de sa naissance…
Et la tuberculose à 17 ans. Hospitalisations douloureuses (pneumothorax). Fin des matchs de foot, du lycée. Il écrit… guérit et rencontrera Jean Grenier, professeur de Camus en classe de philosophie et en hypokhâgne. Entrée à la Fac d’Alger. Mais rechute de la tuberculose !
Puis Pascal Pia et le journalisme.
Mais le pays est tendu par les conflits qui bouillonnent, les attentats se multiplient, des bombes explosent dans les autobus. Il pressent la guerre d’Algérie et n’accepte pas l’indépendance. Cette petite famille d’exilés de « pieds-noirs » pauvres, (Vieille histoire du peuplement de l’Algérie…) sera obligée de quitter l’Algérie et Camus en aura la nostalgie.
Il écrit…
Il deviendra un exilé « parvenu », comblé d’argent et de talent mais il écrit.
« finalement il n’y avait eu que le mystère de la pauvreté qui fait les êtres sans nom et sans passé, qui les fait rentrer dans l’immense cohue des morts sans nom qui ont fait le monde en se défaisant pour toujours […] qu’un énorme silence commençait maintenant de recouvrir, l’anonymat. »

Il a vécu, plus seul que jamais, avec un sentiment tragique de la vie, voire la trouvant absurde sans oublier ces combats qu’il n’a jamais cessé de mener contre tout ce qui peut écraser l’homme, contre le scandale du mal, aspirant, sans illusions, à la beauté. (sans oublier l’amoureux des femmes…)

Mais sa mère traverse le temps comme l’exprime la dédicace douloureuse du « Premier Homme », « A toi, qui ne pourras jamais lire ce livre ». Elle…

l’ombelle des talus dit: à

Paul Edel, merci pour Manchette.

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