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La République Des Livres par Pierre Assouline
Marie-Hélène Lafon dans le labyrinthe de la vie des autres

Marie-Hélène Lafon dans le labyrinthe de la vie des autres

Une nouvelle est parfois à l’origine d’un roman. Certains écrivains utilisent le genre comme une rampe de lancement. Ou une cabine d’essayage. Leur manière de mettre leur histoire à l’épreuve, juste pour voir si elle tient déjà le 200 mètres avant d’affronter le marathon. Il y a cinq ans, en publiant Gordana aux éditions du Chemin de fer, Marie-Hélène Lafon (Aurillac, 1962) sentait déjà que c’était « un départ de piste » car son trio de personnages constituait déjà un noeud narratif annonciateur de quelque chose de plus ample à venir. Il lui a d’abord fallu déplacer le centre de gravité de l’histoire. Elle a su que c’était là lorsqu’elle a trouvé le bon rythme dans la tension de la phrase. Le rythme idoine pour rendre la minéralité du monde urbain dans ces histoires de solitudes qui se croisent avant de se tisser, dans ces vies ordinaires que l’on tente de s’inventer.

Cette fois, toujours un titre court comme elle les affectionne (L’Annonce, Joseph, Histoires…) mais pas un titre à tiroir comme Les Pays. Le titre Nos vies (183 pages, 15 euros, Buchet-Chastel) il faut l’entendre en résonance avec Une vie de Maupassant, et à D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère. Ca se passe au Franprix de la rue du Rendez-vous, dans le quartier Bel-Air du XIIème arrondissement de Paris. Ils sont trois : Jeanne Santoire, une retraitée qui peuple sa solitude de celles des autres et regarde, imagine, fantasme ; Gordana, une caissière peu loquace pour ne pas trahir son accent étranger, une humiliée qui a « quelque chose de vaincu en elle » ; et l’homme encore jeune qui s’obstine à passer en caisse 4, celle de Gordana, chaque vendredi matin. La narratrice leur invente des vies à la manière de ces couples dans les restaurants des grands hôtels dont le passe-temps favori consiste à imaginer ce qui se passe dans le secret des autres couples qu’ils observent s’ennuyer, s’engueuler ou se taire à table. Elle suppose de manière intransitive. D’autant plus étrange que l’auteure, elle, prétend être dépourvue d’imagination et n’avancer qu’à l’observation.

Elle peint de mémoire. Mais à force de creuser dans le labyrinthe de la vie des autres, elle creuse immanquablement la sienne. Sa vie ? Parents commerçants en province, ancienne comptable, l’homme qu’elle aimait est parti. Pardon : ça, ce n’est pas Marie-Hélène Lafon mais Jeanne Sautoire la narratrice. La confusion est pardonnable tant il y a osmose. En tout cas, aux deux on peut bien prêter le goût des églises, non les orgueilleuses cathédrales mais les églises sans qualité, assoupies dans leur patine séculaire, où il fait bon s’asseoir pour rien ni personne, juste pour soi, pour parler à ses propres morts et éventuellement à Lui quel qu’Il soit.

Une des lois du monde dont l’auteure est issue, c’est qu’on n’a droit à rien. Il faut arracher ce droit, le traquer au besoin avec la langue tout en restant fidèle à soi. Une langue hantée par le risque de la trahison au moment d’utiliser les mots pour dire le silence. Elle a des expressions comme « s’enroutiner » ou « faire maison ». D’où l’âpreté de ce monde de taiseux ce qui n’exclut pas la douceur. D’où aussi le refus de l’embellissement. Aux antipodes du roman de terroir qui a toujours tendance à enjoliver en folklorisant. Ce sont des existences de peu, où l’on glisse sur le pire avec pudeur, où chaque être détient un trésor qu’il ignore : sa capacité de recommencement. truphemus_interieur

Nos vies est un roman de grand silence et de lenteur, si économe dans ses moyens qu’il en paraît épuré, où l’on sent que chaque mot a été longuement pesé avant que d’être posé, dénué de nostalgie car elle charrie la douleur du retour, où les sentiment sont vécus comme des actes. D’où sa callosité. Ce qui n’exclut pas la sensualité, dans sa manière d’imaginer comment le corps de Gordana se pencherait pour s’emparer d’une caisse, ou dans la description admirative de sa poitrine :

« Et que dire des seins. La blouse fermée n’y suffirait pas. Ils abondent. Ils échappent à l’entendement ; ni chastes ni turgescents ; on ne saurait ni les qualifier, ni les contenir, ni les résumer. Les seins de Gordana ne pardonnent pas, ils dépassent la mesure, franchissent les limites, ne nous épargnent pas, ne nous épargnent rien, ne ménagent personne, heurtent les sensibilités des spectateurs, sèment la zizanie, n’ont aucun respect ni aucune éducation (…) C’est une lueur tenace et nacrée qui sourdrait à travers les tissus, émanerait, envers et contre tout, de cette chair inouïe, inimaginable et parfaitement tiède, opalescente et suave, dense et moelleuse. On aimerait se recueillir, on fermerait les yeux, on joindrait les mains, on déviderait des litanies perdues, on humerait des saveurs, des goûts, des grains, des consistances, des fragrances ténues ou lancinantes. On y perdrait son latin et le sens commun. Les seins de Gordana jaillissent, considérables et sûrs, dardés. C’est un dur giron de femme jeune et cuirassée ».

Le son de cet univers, on en retrouve le reflet et l’écho assourdi dans les tableaux du peintre Jacques Truphémus récemment disparu, le dédicataire de son roman à qui elle a emprunté cette phrase placée en épigraphe :

« Je dois être corps dedans »

Virtuose sans jamais chercher à briller, l’écriture de Marie-Hélène Lafon est celle d’une femme aux aguets, prête à enregistrer les moindres vibrations, à s’imprégner de tout détail à sa portée sans jamais cesser d’être ce qu’elle est : une agrégée de lettres classiques éduquée par des paysans du Cantal. Non que ses romans soient cultivés, loin de là. Ils sont classiques dans les plus belle acception du terme car irrigués par les rivières humanistes et les fleuves grec et latin heureusement mêlés à des effluves de chansons. Cela ne se voit pas mais se sent. Si elle conserve parfois un côté prof, c’est uniquement à l’oral, dans les interviews et les débats.

On la classe « naturellement » dans un certain naturalisme très français, aux côtés du Pierre Michon des Vies minuscules, de Pierre Bergougnoux et de Richard Millet, de l’œuvre de Claude Simon pour sa capacité à restituer le monde et du Cœur simple de Flaubert tenu comme un bréviaire. Elle n’a pas cherché à les rejoindre : elle s’est juste rangée de manière instinctive, comme mûe par un réflexe archaïque, du côté des écrivains de la langue. Mon seul regret en refermant Nos vies aura été de n’avoir pas été assez éloquent pour convaincre mes petits camarades du jury Goncourt de conserver ce livre sur leur liste jusqu’à la fin. J’aurais peut-être dû le faire à la manière de Woody Allen résumant Guerre et paix : « Ca se passe en Russie ». Alors, Nos Vies ? « Ca parle des gens ».

(« Oeuvres de Jacques Truphémus », D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

915 Réponses pour Marie-Hélène Lafon dans le labyrinthe de la vie des autres

Janssen J-J dit: 19 octobre 2017 à 19 h 39 min

@Le mot extrême-gauche n’est jamais utilisé dans la bouche des gens d’extrême-gauche.

A bon ? Ils ont trop honte ? ou bien serait-ce qu’ils s’estimeraient être au centre de la Vérité, comme la serrure Delaporte à trois points qui nous ouvre les clés du paradis ?

Janssen J-J dit: 19 octobre 2017 à 19 h 35 min

« N’empêche que dans l’affaire Polanski, c’est moi qui dès le début avais raison. L’affaire Weinstein vient illuminer mon jugement rétroactivement. Rares sont ceux aujourd’hui qui osent comme à l’époque défendre le cinéaste. C’est ainsi ».

Je recopie cette phrase de légitime auto-satisfaction tant elle est merveilleuse, parfaite, définitive, imparable.
Comme j’aurais aimé la formuler de la sorte !

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 octobre 2017 à 15 h 42 min


…donc, un majordome, pour le jus de citron, pour garder sa culotte,…en fin de sieste,!…
…avec le thé,…
…le scorbut, c’est pas, aussi, avec la moutarde,!…qu’il se volatilise aussi,…
…etc,…

renato dit: 19 octobre 2017 à 8 h 08 min

“D’autant plus que le gros porc n’est pas forcément harceleur…”

Tout dépend de comment il est perçu, Jacques, dans le contexte du hashtag donnée il l’est.

rose dit: 19 octobre 2017 à 6 h 06 min

il y en a une ds l’ intermarché de machine à presser les oranges.
si vous étiez riche, vous auriez un majordome ?

Jean Langoncet dit: 19 octobre 2017 à 2 h 01 min

Ces « machines » se trouvent de plus en plus fréquemment mises à la disposition des badauds dans les supers marchés ; vous placer ainsi votre petite bouteille sous le bec verseur et vous n’avez plus qu’à appuyer sur le bouton pour que la machine se mette en branle et presse vos oranges (bientôt la pleine saison).
Et si vous ne fréquentez pas les grandes surfaces, SAG, eh bien, souffrez que le scorbut vous emporte.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 octobre 2017 à 1 h 49 min


…rose,…merci, pour cette machine, pour le jus d’orange,…
…mais, si j’étais riche,…on est toujours trçs occupé, a toutes sortes, de sorts, autres que, le sien, dans les em^loies en plus,…

…que le service  » jus d’orange « , reste d’office, pour les vrais riches, un service indispensable, pour alléger, son travail, personnel,…bien nourrit en tout, pour effectuer, le travail de capitaliste,!…

…Honnit -soit, qui mal y pense,…comme dit, un dicton anglais,…
…au moins, ils ont, çà de bon,…etc,…
…en plus des radotages, qu’on peut y ramasser, au service orange,…
…en claquant des doigts,…sans bégu-aillez,…le people premier, avec sa Good for te Queen,…
…c’est pas les Good, qui manquent à l’appel, des ultra-capitalistes, sinon – rien,…etc,…
…of course,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 octobre 2017 à 23 h 24 min


…si, j’&tait, très riche,…j’emploierais, un service,…juste, aussi,…pour me servir, les jus d’oranges – pressées,…

…c’est radicalement, meilleurs que tout,…
…déjà, des crampes aux mains,…Oui,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 octobre 2017 à 23 h 13 min


…la vie dans les bois,!…si,!…
…j’aime beaucoup, votre sens de l’humour,…
…sans fards, ni maçonneries, toutes faites,…
…enfin, façons gratuites d’en parler,!…
…même, si, je ne comprend, pas tout,…entre tout les niveaux,…appareillez,…
…etc,…

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 22 h 18 min

« jusqu’à il y a peu vous suscitiez mon intérêt »

Désolé que ce soit terminé. Je crois que je ne vais pas m’en remettre… Quelle déception !!!

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 22 h 17 min

22h13 il vous faudrait arrêter les drogues qui nuisent à votre perception des êtres et vous isole à des altitudes hors d’atteinte, gonflée à l’hélium et sans ballon.

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 22 h 14 min

« votre abonnement à valeur actuelle ne fait pas de vous un centriste politiquement »

Je ne suis pas abonné à ce canard putride, et d’ailleurs vous devriez savoir, je l’ai suffisamment déclaré, que j’étais d’extrême gauche.

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 22 h 13 min

bien aimé le film  » L’annonce » diffusé il y a peu , scénario d’après le roman éponyme de cet même Marie-Hélène Lafon, cherche homme doux pour initier la rencontre.

la vie dans les bois dit: 18 octobre 2017 à 22 h 13 min

Le livre  » les tribulations d’une caissière », Anna Sam, editions « les documents Stock » est super rigolo.

je vous conseille le chapitre spécialement adapté à ducon qui reluque la caissière et sa chatbot itou ( yes, car les deux se mettent mais vraiment minables, et ce n’est rien de pudiquement le constater): « les clients saouls », page 152.

Qui commence ainsi
 » le client bourré ne manquera pas de vous étonner »
se poursuit ainsi:
« ou celui qui est tellement bourré que vous vous demandez comment il a pu trouver le chemin du supermarché et du rayon alcool ( un sixième sens certainement)
et se termine ainsi:  » dur dur d’avoir soif » 😉

Bonne cuite !

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 54 min

vous avez rangé vos spécules hommes lvdlb ? je vous trouve hargneuse et vulgaire comme quand vous n’êtes pas satisfaite.

rose dit: 18 octobre 2017 à 21 h 40 min

non bérénice
faudrait bien lire les trois et dans l’ordre s’il vous plaît Vernon Subutex ; ils se suivent.

sinon vous avez apocalypse bébé ou king kong théorie, très jouissifs aussi

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 32 min

au feeling, nothing; a posteriori, moins que ça, au final une pauvre poule déplumée; la grippe aviaire et ses ravages.

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 27 min

« il- la Zola qui passe à la caisse, note de moi- faut l’entendre en résonance avec »

c quoi ce charabia ?

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 24 min

avec moi au milieu.

Delaporte vous ne vous êtes jamais pris pour le centre du monde – jusqu’à il y a peu vous suscitiez mon intérêt, votre abonnement à valeur actuelle ne fait pas de vous un centriste politiquement, pour les questions criminelles ou sociétales avouez que votre insistance pèse trois tonnes, on vous a lu, moi en tout cas et sans nouveau pour l’affaire qui vous passionne inutile de réitérer votre position quotidiennement, c’est ch.ant.

la vie dans les bois dit: 18 octobre 2017 à 21 h 21 min

la chatbot est une érotomane. Depuis le temps… comme le lui suggère ducon, elle devrait aller voir sur tinder s’il y est. Le couple parfait.

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 18 min

– c’est pour les vieilles rosses, qui déshabillent du regard,

Je n’aime pas non plus les concupiscents .

la vie dans les bois dit: 18 octobre 2017 à 21 h 17 min

« il- la Zola qui passe à la caisse, note de moi- faut l’entendre en résonance avec »

certainement pas avec un livre – quel qu’il soit !- d’Emmanuel Carrère

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 13 min

Rose, peut-on lire un tome isolément des autres de la trilogie Vernon Subutex sans nuire ou souffrir de cette ponction paresseuse?

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 21 h 10 min

j’ai lu le dernier AN en deux heures, son livre est plus cher qu’un place de cinéma.
L’ordre du jour, prochaine étape.

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 21 h 03 min

ah bon, ça fait du bien ?… Halors, grand bien vous fasse, mafille si t’as l’c. qui bat, mezi d’la paille, comme disait la chanson ! Sur l’arte, il y a l’histoire « du prix du marché », un vigile en chute livre à franprix. Ça doit cacher qq chose qu’aurait sans doute à voir avec tess d’uberv ou molita.

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 19 h 53 min

N’empêche que dans l’affaire Polanski, c’est moi qui dès le début avais raison. L’affaire Weinstein vient illuminer mon jugement rétroactivement. Rares sont ceux aujourd’hui qui osent comme à l’époque défendre le cinéaste. C’est ainsi.

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 19 h 50 min

Il y a ceux qui n’aiment pas mes commentaires, et qui le disent, et ceux qui les apprécient, mais qui ne le disent pas forcément. Chacun est dans son droit, avec moi au milieu.

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 19 h 04 min

Zob session, c vrai ça… depuis 8 mois, on a eu droit à trois scies à moteur successiv’ :
1 – l’abolition du travail chez Hamon,
2 – la bonté de Jésus-Crie
3 _ le scandale de l’impunité de Polanski.
Rin d’autre, comme si cette propagande orchestrée allait pas plutôt avoir des effets contre productifs sur la rdl épuisée. Moi par exemple, à force de tomber tout le temps sur les mêmes con.neries vitupérées (?)…, je me suis mis à adorer le travail esclavagisse, à détester jésus crisse de calisse, et à adorer l’oeuvre de polanskitch.
Hein hein, thaller fin, gros malin !

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 19 h 00 min

D j’ai parcouru rapidement le journal, c’est quoi ces initiales, Paris en envahie par du Lotus usagé ?

D. dit: 18 octobre 2017 à 18 h 49 min

Qui donc enchaine des big-macs ici ?
Ce n’est pas mauvais, le big-Mac, soit-dit en passant. J’en mange depuis des décennies mais pas souvent.
Je ne pense pas en avoir mangé plus de 25 de toute ma vie. C’est vous dire.

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 18 h 46 min

Valeurs actuelles, un gage de modération. Z’êtes du genre obsessionnel, Delaporte. Vitupérez, il en restera une trace de pneu sur le web.

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 18 h 43 min

@ regarder les gens quand ils te montrent leur intimité

enfin ça dépend laquelle, et pi… attation, j’en connais des qu’en ratent pas une et se préparent à crier au violeur… euh, au voyeur ! allo quoi…

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 18 h 39 min

@méoùsontil?
mésicite voyons doncl, on est touss là, sauf l’JC et l’aut’lourdaud, ces krapul.
vot’hyptohèse de 17.38 est bin charitab’, faut êt’ plus pervers dans le décodage, D. c un gamin qu’a d’la bouteille, mine de rin…, pas croir’ qui pourrait pas de temps en temps te pousser dans un coin obscur si l’occase se présentait,
je l’adhor de + en + le boug’, ses tricks de blog me font svt rire. Va les chercher profond, pas tjs faciles à decodex, mais savaul’coup de l’follow him. (Pas tjs)

Nicolas dit: 18 octobre 2017 à 18 h 37 min

Quand à Delaporte faites comme moi, ne le lisez pas, ce qu’il dit est juste le reflet de son obsessionite aigue, l’enchaîne les fixettes comme d’autres les big mac, aucun intérêt.

Nicolas dit: 18 octobre 2017 à 18 h 35 min

Merci J faut rigoler un peu dans ce monde de brut, j’aime regarder les gens quand ils te montrent leur intimité, j’aime pas les écouter, z’ont rien a dire d’intéressant.

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 18 h 09 min

La permissivité contribué à l’écroulement civilisationnel

écroulement de la civilisation..écroulement civilisationnel ça fait un brin trop civilisé pour toi dédé

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 18 h 07 min

tes propos sont dignes des commentaire du sun dlalourde..t’y srais brexiteur..suportère de ton club..et tu srais pas seulment daccord que le monde entier bosse pour toi mais en plus tu trouvrais ça juste

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 18 h 04 min

Je lis par exemple dans Valeurs actuelles, à propos de l’affaire Polanski, ceci qui appartient désormais au passé : un Weinstein signant une pétition en faveur de Polanski et déclarant surtout que le cinéaste n’était coupable de rien. Un truc d’anthologie désormais, sans même parler de Woody Allen :

« Malgré la gravité des faits, de nombreuses célébrités ont défendu depuis le réalisateur controversé, dont les cinéastes Martin Scorsese, David Lynch et Woody Allen, lui-même accusé d’agression sexuelle par sa fille adoptive. Tous avaient signé une pétition réclamant sa libération immédiate, dont Harvey Weinstein, qui raillait “une erreur de justice”. “Quoi que vous pensiez de ce soi-disant crime, Polanski a purgé sa peine”, déclarait-il. »

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 17 h 50 min

Cette affaire Weinstein sert de catalyseur. Quand je lis la presse américaine, je constate désormais que plus personne ou presque ne prend la défense de Polanski. Soudain, on s’aperçoit que c’est un violeur en fuite, et qu’il a échappé à la justice. Les mentalités changent à vue d’oeil. Il a fallu ce cataclysme récent pour ouvrir les esprits, – et me donner raison depuis que je vitupère sur la cavale polanskienne. Même dans la presse française, on entend des voix qui s’élèvent contre l’impunité du cinéaste. Une extradition n’est plus un vain mot.

D. dit: 18 octobre 2017 à 17 h 39 min

La PQ de Macron est une bonne chose, à condition qu’elle ne déplume pas d’autres services.
Il manque nettement ce niveau de police. Il faut pouvoir dissuader mais aussi sanctionner les incivilités : voisinage bruyant, détritus jetés, occupation abusive du domaine public (privatisation de parties de jardins publics par des groupes, musique, usage immodéré d’alcool et de stupéfiants (herbe), deux roues stationnés n’importe où sur les trottoirs, chiens interdits, tout ça n’est pas assez surveillé voire sanctionné et de grosses dérives se sont installées depuis 10 ans.
La permissivité contribué à l’écroulement civilisationnel.

rose dit: 18 octobre 2017 à 17 h 38 min

l’hypothèse n’est pas pour croire qu’il cherche à gagner beaucoup d’argent ; non, c’est pour penser qu’il assisterait impuissant mais pas désolé à la dégringolade des grandes maisons, les consortiums épiphénomènes qui ont bouffé toutes les petites. Il ne resterait plus debout que les confidentielles, qui vendent trois livres tous les dix ans.
Il applaudirait, content.

rose dit: 18 octobre 2017 à 17 h 34 min

vlà que j’deviens lèche-c.l. Sire ? D’abeille ou koi ?
alors que dès que l’on m’a dit mets-toi sous le bureau et tes élèves avec, tu as pris ta retraite. Sans rien jamais subir de comminatoire.

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 17 h 26 min

Avoir le goût affirmatif du détail n’est pas un vilain défaut, selon moi !

tu dvrais savoir halors dlalourde que d’y atteindre henfin c’est..déjà tout un boulot..et dieu et diabe s’y tirent la bourre layabout !

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 17 h 21 min

C’est ce que développe Morand, supposant que dans un siècle, donc pour nous maintenant, on serait tout métis ; il y a du retard à l’allumage, visiblement…

c’est comme ça qu’une conférence sur les noirs afroaméricains a commencé.. »comment se fait il qu’ils existent hencore » « par yavé » quil ajoutrait david keupu

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 17 h 08 min

j’espère que non..hon jourait à wenstein jeune et à la starlette prépubère..ça balançrait pas mal

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 17 h 02 min

il y a quand même des garces et il y a des hommes qui sont merveilleux

les qualificatifs sont pas symétriques

bouguereau dit: 18 octobre 2017 à 17 h 01 min

hors générique c assez difficile

les gueules sont des poémes hassez moderne dans le fond..imagine la vie dune marylin née native de la ferté au 13 éme siècle..

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 16 h 43 min

@ c’est peut-être pour être regardée non ?

->juste après le maquillage tout frais… par le patron wenstein ?
->ou juste pendant/durant le voyage par ces messieurs-dames ?… au hasard ?

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 16 h 39 min

16.19, voilà une hypo int., mais ça voudrait dire qu’il aurait menti ou caché ses vértab’intentions, l’aurait des actions chez calmann-lévy qui vient de racheter l’musso à fixot ?… et ça, avant de tout basculer dans le numérique ?
L’est pas du genre à révéler ses véritab’ intentions, l’D., fo pas croir’. C’est facile de s’enrichir quand on peut aller faire un trou dans l’avenir, hein, et jamais en faire profiter les aut’ ?, moi j’appelle ça de la sagouin’rie.

rose dit: 18 octobre 2017 à 16 h 19 min

il cherche peut-être ce que cela va changer lors du passage aux numériques pour les éditeurs. Il anticipe à mort.
j’ferai bien d’apprendre moi.

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 15 h 57 min

@ il s’agit de démontrer qu’il y a trop de romans et trop d’écrivains et que cela nuit à la littérature.

Mais enfin voyons, D., il n’y aucun besoin de big data, même fiables, pour démontrer cela. D’autant que ces données risqueraient d’être contre intuitives à vos hypothèses, auquel cas, notre aide ne vous aurait servi de rien. Vous nous joueriez alors la partition des renards aux raisins verts, et cracheriez sur les stats, plutôt que de tirer par vous-même les enseignements d’un appareillage de démonstration hypothético-déductif vous amenant à une cnclusion inverse à votre hypothèse (qui n’est qu’une certitude pour le moment).
Non, icite, nous avons appris de fort longue date à croire sur parole à vos inductions et inférences. Car nous savons que la majeure partie de vos profondes intuitions sont corroborées et validées par vos aptitudes à en vérifierr la pertinence par vos bonds en avant dans le temps ou dans le passé à la vitesse de la lumière, lesquels ne font que les confirmer. Pourquoi tout à coup vouloir vous embarrasser de données laborieusement chiffrées avec des indicateurs foireux et biaisés pour nous faire accroire à la médiocrité des sardines littéraires actuelles ? Nous prenez-vous pour des imbéciles ou des ruffians, ou quoi ? Ce n’est pas convenab’, voyez ! :-)

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 15 h 43 min

@15.03, Il faut regarder le film posté par bouguereau à 14.13, dédié à l’essstrême incivilité qui sévit dans la station de métro Tuileries, restons dans notre sujet.

NB/ Comme par hasard, on met en balance Harlan Chateaubriand et François-René Coben pour en dire du mal ou du bien, mais rien sur catherine Angot, j’en était sûr, l’est devenu trop sulfurique. Test concluant : les autrices n’ont pas droit de cité, cherchez l’erreur !

Sergio dit: 18 octobre 2017 à 15 h 31 min

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 15 h 01 min
c’est le mixage jusqu’à l’uniformisation

Il y a quatre cinq ans c’était le terme exact… Tout le monde en tenue cam* ! On voyait plus personne dans le métro, quoi…

* Caméléon ou camouflé, i suppose que la racine est commune…

Delaporte dit: 18 octobre 2017 à 15 h 20 min

« L’ Inquisition à la Delaporte aurait été fatale à Banville, qui, dans les Esquisses Parisiennes, met en scène une enfant de 13 ans qui est aussi maitre Chanteur. »

Avoir le goût affirmatif du détail n’est pas un vilain défaut, selon moi !

D. dit: 18 octobre 2017 à 15 h 18 min

Ça texcite, Bouguereauv? Je sais.
J’ai pas mis gros seins mais tu auras sans doute rectifié. Si tu veux tenter ta chance, parle-lui du dernier Harlan Coben.

D. dit: 18 octobre 2017 à 15 h 14 min

Genre mémère bling-bling fausse blonde 50 balais rose à lèvres sexy peau jaune-orangé parcheminée par 30 ans de club-med pizz-buin. Veste en cuir et gros collier de perle en plastique ivoire.
Je caricature bien sûr.

D. dit: 18 octobre 2017 à 15 h 07 min

Harlan Coben, vous pouvez jeter sans problème, JJJ. De la littérature pour secrétair.e de direction ayant atteint sa limite d’incompétence. Ou de compétence. Au choix.

D. dit: 18 octobre 2017 à 15 h 03 min

@Bérénice il s’agit de démontrer qu’il y a trop de romans et trop d’écrivains et que cela nuit à la littérature

@JJJ Quoi donc aux Tuileries ? La dernière fois que j’y ont été j’ai vu que des marronniers des bassins et des pelouses sur lesquelles se vaudrait une partie de notre jeunesse décadente illustrant ainsi parfaitement le devenir de notre civilisation. Autrefois c’était le jardin du chastel de la Reyne et point barre.

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 15 h 01 min

Sergio, ce qui me semble regrettable en revanche c’est le mixage jusqu’à l’uniformisation d’une bonne partie du paysage urbain et mode vestimentaire. Sauf à tourner le regard vers les plus pauvres, les autres se ressemblent tous.

l'ombelle des talus dit: 18 octobre 2017 à 14 h 56 min

À TWIT’ VITESSE
L’US George Saunders, lauréat 2017 du Man Booker Prize, pour Lincoln in the Bardo sur la mort du fils du président, Willie, à 11 ans
Il y a 6 heures via Twitter Web Client
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Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 14 h 42 min

Voici, à ma plus grande honte, les cinq auteurs/autrices que je n’ai jamais lus et que je n’aurai jamais le temps ni le désir d’entreprendre, vu ma pile restante :

1) Guillaume Musso
2) François-René de Chateaubriand
3) Harlan Coben
4) Christine Angot
5) Marc Lévy.

Je crains pour eux que mon éphémère passage sur terre n’ait servi à grand chose.

Sergio dit: 18 octobre 2017 à 14 h 42 min

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 10 h 21 min
Les métissages produisent de belles personnes

C’est ce que développe Morand, supposant que dans un siècle, donc pour nous maintenant, on serait tout métis ; il y a du retard à l’allumage, visiblement…

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 14 h 19 min

p’tain pfiouuusst, ça craint grave aux Tuileries ! j’fais bien d’y mette jamais les pieds, hein, j’me disais aussi,

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 14 h 19 min

-1% de droit en livre vendu en 2014, voyez le résultat, le droit s’en voit modifié.

D que cherchez vous exactement et pour qioi?

bérénice dit: 18 octobre 2017 à 14 h 16 min

..jamais il ne se lavait..jamais il ne se coiffait

nan mais là vous confondez avec le cheval blanc d’Henri IV, allo quoi!

Janssen J-J dit: 18 octobre 2017 à 14 h 11 min

@il me manque combien de romans différents et l’évolution de cette donnée sur plusieurs années

On s’efforce de vous aider, mais il faudrait qd même apprendre à mieux articuler vos questions, c ce que je disais tjs à mes étudiants : on ne peut pas toujours deviner ce que vous avez en tête.
Et par ailleurs, je pensais que vous n’étiez intéressé que par les pépettes, ou du moins par les aspects économiques du secteur, comme quoi.

Le nombre de romans (nouveaux) publiés en France chaque année depuis trente ans, par auteur ? par genre ? par maison d’édition ? traduits en français ? ou quoi d’autre ? Bien sûr que de telles données compilées et cumulées existent : souvenez-vous que même Passou nous les livre chaque année à la fin du mois d’août, etc.

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