de Pierre Assouline

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La République des livres
Pascal Quignard s’abandonne

Pascal Quignard s’abandonne

« Abandon » est un mot qui finit bien. Quoi de plus noble que le don, le vrai, celui qui n’attend rien en retour ? Ce qui le différencie de la donation en paiement de droits de succession. Un don pur et sec. Sans contrepartie. Le cas de Pascal Quignard né à mi-chemin de l’autre siècle. Un tel geste a quelque chose de testamentaire. Lorsqu’un écrivain se retourne pour ne pas se perdre de vue, et qu’il a conscience d’avoir plus de livres derrière lui que devant lui, des livres à lire et des livres à écrire (et Quignard ferait certainement sien le mot de Borges : « Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits ; moi, je suis fier de ceux que j’ai lus »), il se sent pris par le démon de la légèreté.

Pour écrire encore, il lui faut s’alléger du fardeau de sa mémoire de papier, de tout ce qui dans et pour son œuvre a fait archive : manuscrits, lettres, documents, partitions, livres, dessins, tableaux, photos etc  Soit il succombe alors au syndrome de Kafka et se trouve un ami à qui tout remettre en lui demandant de tout détruire à défaut de l’avoir fait lui-même ; soit il le confie à une grande institution : BnF (Bibliothèque nationale), Imec (Institut mémoires de l’édition contemporaine), Académie française, Archives nationales, Bibliothèque Jacques Doucet…

« Je ne sais pourquoi ce geste universel (de l’abandon) s’est perdu, mais je sais quand. Il s’est perdu avec les héros qui aimaient tant la mort. Il s’est perdu avec le dieu monothéiste. Avant qu’il fût érotique, il était thanatique. Durant des millénaires le bras droit se relevait, se repliait sous la tête, le guerrier offrait son cou ou son cœur à la pointe du glaive ou au fer de la lance. Puis l’amoureuse son flanc, son ventre, son sexe. Puis l’extatique abandonna l’ensemble de son corps à l’intrusion du dieu. Puis l’amoureux de vin, tenant la coupe dans sa main gauche, le bras droit placé sous la nuque, se mit à perdre l’esprit dans l’ivresse et dans le chant bouleversant de la musique ».

L’auteur des Petits traités, de Tous les matins du monde, de Vie secrète, des Ombres errantes (Prix Goncourt 2002) et de tant d’autres du cycle Dernier royaume  (le onzième tome paraitra chez Grasset le 2 septembre sous le titre L’Homme aux trois lettres) loués, laurés, traduits, commentés, étudiés, a choisi la BnF : outre des raisons de personnes et d’amitié, elle était à ses yeux la seule à lui assurer que son don serait unifié, définitif et numérisé. En se délestant de son vivant, l’écrivain épargne ce souci à ceux qui lui survivront. La chronique de la vie littéraire est pleine d’histoires de famille qui tournent au vinaigre puis à l’aigre quand elles ne trouvent pas leur issue devant les tribunaux. On dit que les éditeurs, qui en ont parfois la charge, sont de bien médiocres exécuteurs testamentaires ; il est vrai qu’en l’espèce, le droit moral parait bien fragile face au droit patrimonial.

Si Pascal Quignard a touché à tous les genres et ne s’est jamais interdit une échappée ou un pas de côté, l’examen de sa bibliographie frappe en ceci que la rubrique la plus volumineuse n’est ni « roman » ni « contes » mais « Autres », laquelle contient ses livres qui échappent à tout classement. Or ce nouveau fonds, dont la BnF peut désormais s’enorgueillir parmi bien d’autres, des papyrus égyptiens aux papiers de Claude Lévi-Strauss, frappe par sa cohérence. Car, dit-il,

« …tout ce que je fais ne poursuit qu’un seul élan : les partitions de musique que je compose, les dessins ou plutôt les scrabouillages qui amorcent et concluent chacun de mes livres, les affiches des spectacles, des colloques, des films, les rushes des documentaires, bien sûr les brouillons mais aussi tous les tirages de luxe un à un de mes livres, mes tournées de performances de ténèbres, les programmes, les photos de la corneille Ba Yo et de la chouette Bubbelee avec lesquelles je joue dans l’obscurité, les présentations de mes conférences, les livrets qu’on distribue sur les fauteuils avant les concerts… »

Le moins spectaculaire n’est pas le moins enrichissant pour ceux qui le suivent de livre en livre : les classeurs contenant toutes ses lectures depuis son premier livre en 1968. Ils sont le cœur vivant de son œuvre. Lui qui aurait rêvé d’inscrire « Profession : lecteur » sur son passeport se reporte en permanence à ces milliers de pages perforées dans lesquelles il s’est fait le greffier minutieux de tout ce qu’il a lu depuis plus de cinquante ans. Comme il compte y recourir tant qu’il écrira, cet ensemble fera partie plus tard des deux éléments qui viendront compléter son don. L’autre recueil qu’il conserve encore par devers lui est une collection de dessins érotiques de Jean Rustin (1928-2013), grand artiste dont il fut l’ami :

« Pour le plaisir d’en avoir la jouissance jusqu’à l’instant de mourir » confie l’auteur du Sexe et l’effroi et de la Nuit sexuelle.

 Et les manuscrits de ses dizaines de livres ? Il n’y en a qu’un, celui de Boutès (2008), le seul qui ait survécu parce qu’une chercheuse, Irène Fenoglio, s’en était emparée pour les besoins d’une étude génétique sur ses trente-deux versions successives, avec chutes et dessins… Tous les autres, il les a détruits aussitôt après leur publication. Juste pour faire le vide en lui. Faire place nette.

« Je brûle afin que chaque oeuvre neuve arrive de nulle part. En sorte que chaque matin elle arrive dans son aube » dit-il.

L’origine enfouie de son geste de l’abandon est à chercher du côté d’une Vénus enivrée et endormie peinte par Nicolas Poussin, et dont on retrouvera l’écho et les reflets dans le catalogue aux éditions Hermann, sous la direction de Mireille Calle-Gruber, et l’exposition que la BnF consacrera au don de l’écrivain à la rentrée, « si les conditions sanitaires le permettent »…

Mais pourquoi cette figure serait-elle celle de la déesse Vénus enivrée ? Quel est le mythe auquel cette image fabuleuse dans ce cas référerait ? Quel nom faut-il donner à cette jeune femme dont le geste de l’abandon est sans doute le plus beau de tous ceux que j’ai vus et que je me suis efforcé de rassembler ?

(Nicolas Poussin, Vénus endormie avec l’amour, vers 1626, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde ; « Pascal Quignard » photo  Bertrand Desprez ; Jean Rustin, Femme sur un drap bleu, 1986, Acrylique sur toile, Fondation Francès)

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commentaires

1 115 Réponses pour Pascal Quignard s’abandonne

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…dimanche 12 juillet 2020 à 18 h 54 min.

…bizarre,…sans cité la source,!…1829.

…Le Poussin,…( personne n’était admis à le voir peindre ),…

…est ce qu’il avait une équipe, à la  » Rubens « ,…
…mystères et boules de gomme,…

Marie Sasseur dit: à

Ohff, c’est la molle du lac; par cette langueur estivale, je ne suis pas vraiment les insanités qui se déversent ici.

Lire: L’ordure franquiste refugié a Paris, France a encore de la marge pour approcher la vérité lol.

Marie Sasseur dit: à

@ « Maintenant elle essaie de nous faire croire que c’est la Paule Morande du blog, alors qu’elle ne sort de chez elle, avec sa canne, que pour aller acheter des poireaux dans la seule boutique de son bled. »

L’ordure franquiste refuié a Pzris, France a encore de marge pour approcher la vérité…😁

christiane dit: à

peu m’importe

christiane dit: à

Pablo75 dit:
«Peu m’importe.
Peu m’importe quoi? Je ne sais: peut m’importe.»
Peut-être la suite de sa pensée page 148…
Pessoa, ici magnifiquement traduit par Armand Guibert.
Oui, Pablo, une belle collection mais mal reliée. Les pages se détachent trop facilement.

Pablo75 dit: à

Put…!! (A la tercera va la vencida).

« Peu m’importe.
Peu m’importe quoi? Je ne sais: peu m’importe. »

Pablo75 dit: à

« Peu m’importe.
Peu m’importe quoi? Je ne sais: peut m’importe. »

Pablo75 dit: à

La collection Poésie / Gallimard, par exemple, est une merveille.

L’autre jour chez Gilda j’ai trouvé dans cette collection « Le Gardeur de troupeaux » de Pessoa, et malgré le fait de l’avoir déjà en édition « grande » (et peut-être deux fois, parce que ma femme veut ses Pessoa à elle), j’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

Page 141, le poème le plus court du livre:

« Peu m’importe.
Peu m’importe quoi. Je ne sais: peut m’importe. »

Pablo75 dit: à

Moi je ne suis pas du tout bibliophile.

Pablo75 dit: à

mais le charme d’un livre aux pages jaunies qui n’est plus édité, trouvé dans une brocante, vous connaissez, n’est-ce pas, vous le chineur…
christiane dit

Oui, j’ai plein de livres de Suarès « d’époque » trouvés aux Puces, mais je le lis (et souligne et annote) dans l’édition Bouquins.

Mais je ne suis pas du tout bibliophile. J’ai quelques dizaines de vieux livres, du XVIII et XIX surtout (dont un Caractères de La Bruyère de 1790) trouvés pour rien aux Puces (le La Bruyère je l’avais payé 10 francs il y a 20 ans). Je n’ai jamais regardé sur le Net le prix de certains de ces livres, sauf il y a quelques années celui de la première édition des « Poesías completas » (1928) de Antonio Machado, acheté 1 euro aux Puces de Montreuil et qui valait 350 €. J’ai aussi un beau Don Quijote en espagnol en un seul volume, de 1835, trouvé à 5 euros, je ne sais plus où.

Mais en tant que lecteur ce que je préfère c’est une bonne édition de poche (Folio par exemple) qu’on puisse emmener partout et « abimer » sans scrupules en la soulignant et l’annotant. Si on me donne à choisir le même livre en Pléiade ou en Folio, je prends ce dernier, bien plus maniable, même si l’appareil critique n’est pas si complet.

Je suis d’accord avec Antonio Muñoz Molina pour dire que l’une des grandes réussites de la France est la qualité de certaines de ses collections de poche, qui manquent cruellement en espagnol.

christiane dit: à

Merci, Pablo, pour cette indication mais le charme d’un livre aux pages jaunies qui n’est plus édité, trouvé dans une brocante, vous connaissez, n’est-ce pas, vous le chineur… comme M.Court et le Marché Brassens pour les amateurs de livres anciens qu’il retrouve le dimanche quand il est à Paris.

Pablo75 dit: à

J’étais tenté de rechercher quelques ouvrages d’André Suares signalé par Christiane mais j’ai abandonné.
Soleil vert dit:

C’est pourtant simple de les trouver maintenant. Dans la collection Bouquins il y a l’essentiel de son oeuvre en 2 vols.

Mais attention, Suarès c’est l’un de ces écrivains qui demande de la patience au début pour rentrer dans ses livres, très personnels. Si on s’habitue à son style parfois boursouflé et on lui pardonne son orgueil monstrueux de solitaire obsessif et ses manies, pour ne pas dire délires parfois, on peut déguster son intelligence et sa lucidité hors pair, et ses formules souvent foudroyantes. Et c’est l’un des écrivains qui a parlé le mieux de la musique et des musiciens:

« Immortelle présence et nécessité de J.S. Bach […] toutes les puissances de la musique sont en lui. […] Ni en poésie, ni en peinture, ni dans la statuaire, aucun homme n’égale Bach par la puissance et la beauté, la grâce de l’âme et la profondeur de l’esprit. […] Bach révèle l’intelligence au coeur et pénètre d’amour toute l’intelligence. […] Bach est la vie rachetée du néant par l’harmonie et la sérénité pensante. […] Par la vertu de ce Père Éternel de la musique, on est transporté dans un monde […] où les passions se contemplent elles-mêmes et se passent sans se détruire, où la douleur est possession sereine; où tout est apaisé, non dans la glace, dans le feu, non pas dans le sommeil ou la diminution de soi, mais dans l’harmonie souveraine de la connaissance et l’accomplissement du coeur. Architecture sonore, séjour du temps délivré, création pure, Bach a fait de la profondeur la plus pleine volupté de l’âme ».

La preuve:

Cantata BWV 21 «Ich hatte viel Bekümmernis»

Version de Karl Richter

https://www.youtube.com/watch?v=6jf6BtOtThU

christiane dit: à

Soleil vert,
il est possible que vous évoquiez cet ouvrage rare dont j’ai souvent cité des passages :Temples grecs – Maisons des dieux (éd. granit). Pas facile à trouver, effectivement. Paru en 1937 avec des dessins de Matossy dans une édition de grand luxe aux dépens de l’artiste, il a pu être édité plus modestement par les éditions granit, « collection de l’aimant », en 1980 avec l’ajout des chapitres « Agrigente » et Ségeste » publiés en 1938 dans la Nouvelle Revue Française.. imprimé à Alençon par la maison Firmin-Didot. Un grand bonheur que ces textes. Portrait et préface Jean de Boschère.
Jazzi a raison de rappeler le merveilleux voyage du Condottière. Venise, Florence, Sienne… Une œuvre altière, vibrante, presque incandescente, un bel espace spirituel… un esthète.

Pablo75 dit: à

La Blatte de Blog, avec sa mentalité d’insecte, a raté lamentablement son coup et elle a mal là où je pense.

C’est dur d’être l’Épateuse Exclusive de Passou, j’en conviens, mais il faut pas nous prendre tous ici pour des naïfs.

Maintenant elle essaie de nous faire croire que c’est la Paule Morande du blog, alors qu’elle ne sort de chez elle, avec sa canne, que pour aller acheter des poireaux dans la seule boutique de son bled:

« Tout de suite, j’attends le dépanneur, j’ai encore de la route à faire. »

Elle est vraiment comique notre Gladiatrice. Presque autant que notre Pétomane…

Marie Sasseur dit: à

Un vrai chant de sirène…😝

Marie Sasseur dit: à

Personne reprendra le temps de signaler toutes les approximations et développements foireux que P. Quignard fait de la mythologie grecque et des philosophes grecs.
Quelle perte de temps. On peut comprendre.

Pablo75 dit: à

Il y a quelqu’un ici qui lit tous les posts de « et alii »? Et nous sommes combien à n’en lire aucun?

Pablo75 dit: à

Recherché pour un petit-neveu Le Rivage des Syrtes de qui vous savez. A la FNOUC de Créteil il y a bien une étiquette Gracq mais aucun Gracq. A la librairie Le Divan, quelques Gracq mais pas le mien, ni Un balcon en forêt d’ailleurs.
Soleil vert dit:

Tu aurais pu aller directement le chercher chez son éditeur, à la Librairie José Corti, 11 Rue de Médicis.

Marie Sasseur dit: à

Je dois signaler à la petite ordure franquiste, réfugié à Paris, France, qui milite pour des sectes ésotériques, et ne commente plus que mes commentaires que pour le plaisir d’insulter, sa bobonne l’a mis à la diète

que j’ai lu Boutès, de P. Q. il y a 12 ans, déjà. Comme le temps passe.

Tout de suite, j’attends le dépanneur, j’ai encore de la route à faire.

Bonne journée, Passou.

Pablo75 dit: à

Bonjour Passou, ça va bien l’été chez vous ? Vous n’avez pas envie de vous jeter à l’eau par cette chaleur ? Je profite très rapidement de votre tolérance, pour rajouter un commentaire en lien avec le billet, que vos fidèles ne tiennent plus…
Marie Sasseur dit:

Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas Maria la Chiasse, la Fayotte de la classe, amoureuse du maître des lieux, pour attirer son attention !!

Cette fois-ci elle essaie de nous faire croire que c’est une érudite, spécialiste d’Aristote, qui connaît ses classiques bien mieux que Quignard lui-même et bien sûr que la pauvre Irène Fenoglio, chercheuse en étude génétique des manuscrits:

« Je ne sais pas si dans ses » recherches », elle a pu relever, – et laissons-là les innombrables billevesées concernant Aristote, ( il faudrait en faire une autre thèse…) – cette erreur, page 26, ouverte au hasard: « Theombrote se jeta dans l’alerte du haut du rempart après avoir lu toute l’oeuvre de Platon ».

Elle est tellement cultivée notre Gladiatrice « qui fait peur aux lions quand elle rentre dans l’arène » (Pétomane dixit), qu’elle ouvre au hasard le livre de Quignard et détecte immédiatement une erreur que personne d’autre qu’elle a vu. Étonnant, non?

Et tout cela pour épater Passou !!

En réalité elle a vu dans ce livre pour la première fois de sa vie le nom de Théombrote, elle a regardé la Wikipédia et elle a lu: « Théombrote est parfois confondu avec le philosophe platonicien Cléombrote d’Ambracie, qui mourut en se précipitant dans la mer, sans autre raison que d’avoir lu le Phédon de Platon ».

Et elle a monté sa petite manipulation, avec laquelle elle est sûre d’obtenir le poste d’Épateuse Principale de Passou, un poste que personne d’autre qu’elle convoite ici, d’ailleurs.

Après quoi, et pour parfaire son image d’érudite qui passe sa vie dans les librairies (alors qu’il n’y a aucune dans un rayon de 100 km autour de son bled paumé) elle nous annonce comme une nouveauté un livre sorti en 2018:

« Sinon, vu a la libraire : Un été avec Homère. »

Quelle Grosse Andouille Naïve cette lectrice de best-sellers à la con, abonnée à « Voici » et aussi cultivée qu’une majorette américaine !!!

et alii dit: à

soleil vert
attention aux confusions
très bonne idée suarès mais pas de christiane

bonne journée à tous

et alii dit: à

la famille et ses fixettes:
Le coronavirus est une vaste famille de virus
La catégorie des coronavirus regroupe un grand nombre de virus dont certains affectent les hommes et d’autres les animaux. La forme de 2020 n’est donc pas le seul représentant de sa famille. Ces agents infectieux doivent leurs noms (« virus à couronnes » en latin) à leur enveloppe présentant des protubérances, qui évoque la forme d’une couronne. Seuls deux de ces virus ont entraîné de graves épidémies chez l’Homme, notamment le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003, et le Mers (Syndrome
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-coronavirus-de-wuhan-a-t-il-ete-brevete-deux-ans-avant-lepidemie-de-2020_3801437.html

Soleil vert dit: à

Recherché pour un petit-neveu Le Rivage des Syrtes de qui vous savez. A la FNOUC de Créteil il y a bien une étiquette Gracq mais aucun Gracq. A la librairie Le Divan, quelques Gracq mais pas le mien, ni Un balcon en forêt d’ailleurs. Par contre une tonne de Patrick Grainville …
« Je vous le commande ?
Non merci madame pour les commandes, j’ai Amazon ».
M…. Ça doit être un des habitués des programmes scolaires tout de même ! Quels faineasses ces libraires. J’étais tenté de rechercher quelques ouvrages d’André Suares signalé par Christiane mais j’ai abandonné.

et alii dit: à

vous avez la mémoire courte:
Le coronavirus de Wuhan a-t-il été breveté deux ans avant l’épidémie de 2020 ?
Des internautes partagent des brevets lié à un coronavirus déposés avant même l’expansion du virus 2019-nCoV, alimentant une rumeur selon laquelle le virus serait créé par l’homme. Il s’agit en réalité d’ancien brevets concernant d’autres virus de la même famille.

et alii dit: à

Reste à savoir quel sera l’impact de la pandémie du coronavirus sur les demandes de brevets. « L’impact sur les industries créatives, sur l’innovation va être extrêmement important », ajoute le directeur général.

Expliquant qu’il était encore trop tôt pour chiffrer cet impact, qui dépendra de l’intensité et de la durée de la crise, il a noté que les données préliminaires reçues par l’Ompi pour janvier, février et mars montraient un tassement de la croissance des demandes de brevets.
in La Chine dépose désormais plus de brevets internationaux que les Etats-Unis
https://bfmbusiness.bfmtv.com/hightech/la-chine-depose-desormais-plus-de-brevets-internationaux-que-les-etats-unis-1890666.html

et alii dit: à

nous casse les couilles…
quand on ne fait pas de fixettes sur vos antiquités!

et alii dit: à

L’épidémie de sida a suscité, plus que d’autres,
la création de mouvements sociaux qui ont formulé des
revendications d’accès aux traitements et qui sont intervenus
directement sur le terrain de la propriété industrielle.
Le moment le plus emblématique de cette
confrontation a été le procès de Prétoria, au début de l’année
2001, qui opposait 39 firmes pharmaceutiques mondiales et
18
l’Association des Fabricants Pharmaceutiques d’Afrique du
sud, d’une part, au gouvernement d’Afrique du Sud soutenu
par l’association de malades Treatment Access Campaign –
TAC-, d’autre part. Les laboratoires pharmaceutiques
attaquaient des dispositions du Medicines Act adopté en 1997
qui autorisait le Ministère de la Santé à limiter les droits de
brevets de médicaments protégés et commercialisés en
Afrique du sud et à organiser des importations parallèles de

Jazzi dit: à

« Trois écrivains, lauréats du Prix Méditerranée 2020, boycottent la cérémonie au motif qu’elle se tient à Perpignan »

Pas dans l’esprit méditerranéen cette manifestation d’intolérance pour la ville « mal pensante » !

Quand elle ne brise pas les coeurs, et alii nous casse les couilles…

et alii dit: à

Cette opposition
formulée auprès de l’Office Européen des Brevets mobilise
trois institutions médicales françaises – l’Institut Curie,
l’Institut Gustave Roussy et l’Assistance Publique Hôpitaux
de Paris -, deux Ministères de la Santé – Pays Bas et
Autriche-, 8 sociétés de génétiques, 2 associations de
malades. Bien que la procédure d’opposition ne suspende pas
les droits du breveté, les laboratoires cliniques français
continuent à réaliser leurs propres tests, selon les techniques
qu’ils ont développées. Le Ministère de la Santé a même
décidé d’augmenter très sensiblement leurs dotations pour
accroître leur capacité de réalisation des tests, ce qui
constitue en fait un encouragement à la contrefaçon du
diagnostic génétique breveté.
Ce conflit et cet acte d’opposition ont provoqué une
révision du droit de la propriété intellectuelle français. Afin
de contrecarrer l’émergence d’un monopole dans le domaine
du diagnostic génétique, le gouvernement a proposé en
octobre 2001 un amendement au code de la propriété

Patrice Charoulet dit: à

LES TRENTE AVOCATS LES PLUS PÜISSANTS DE FRANCE

D’après le magazine GQ :

François Surreau
William Bourdon
Patrice Spinosi
Hervé Temime
Eric Dupond-Moretti
Frank Berton
Antoine Vey
Jacqueline Laffont et Pierre Haïk
Sylvie Topaloff
Christian Saint-Palais
Didier Seban et Corinne Herrmann
François Saint-Pierre
Delphine Boesel
Antoine Lévy
Kami Haerl
Martin Pradel
Francis Szpiner
Claudia Chemarin
Pascal Garbarini
Richard Malka
Yassim Bouzrou et Julie Granier
Ardavan Amir-Aslani
Maître Eolas (pseudo)
Elise Arfi
Arél Alimi
Jean Boudot
Eric Morain
Slim ben Achour
Elise Fabing

Remarques :

Pierre Sureau et Patrice Spinosi sont associés
Antoine Vey et Eric Dupond-Moretti sont (étaient?) associés, puisque le second est…ministre
Quelques très grands noms sont absents, à commencer par Jean-Yves Le Borgne….immense avocat
Tout classement de ce genre est indéniablement contestable. Tous les absents seront de cet avis.
Mais dans ces trente avocats-là, beaucoup sont, sans contredit, excellents.
Le magazine qui a proposé ce classement fait un portrait de chacun de ces avocats.

Je relève :

William Bourdon a entamé une collection des lettres d’insultes et de menaces qu’il reçoit.
Sylvie Topaloff est la femme d’Alain Finkielkraut.
Donner des droits aux détenus, ce n’est pas en enlever aux surveillants. (Delphine Boesel)
Pour gagner un procès, il faut trouver des raisons simples.On juge toujours pour des raisons simples. (Hervé Temime)
Elise Arfi joue de la viole de gambe
Pierre Sureau serait le dernier fumeur de pipe de Paris

et alii dit: à

Des juristes firent valoir la loi 28 USC 1498 qui
autorise le gouvernement à utiliser toute invention brevetée
sans demander de licence, dès lors que le brevet est exploité
par et pour le gouvernement. Des parlementaires et des ONG
engagées dans des campagnes pour l’accès aux médicaments
demandèrent que le gouvernement suspende le brevet de
Bayer sur le Cipro et autorise des fabricants de médicaments
12
génériques à produire et à fournir l’antibiotique pour la
Réserve Pharmaceutique Nationale. Le secrétaire d’état à la
santé écarta finalement l’option des médicaments génériques

et alii dit: à

l’état est parfois intervenu
directement pour réguler l’appropriation des médicaments,
notamment dans des périodes de crises sanitaires ou
nationales. Pendant la seconde guerre mondiale, l’état est
intervenu pour organiser des échanges de connaissances entre
les laboratoires de recherche et les firmes impliquées dans la
R&D sur les méthodes de production de la pénicilline, y
compris sur les procédés de synthèse de pénicilline
10
artificielle. L’Office de la Recherche Scientifique et du
Développement, qui gérait les contrats entre le gouvernement
et les firmes, pouvait exiger que les contractants accorden

et alii dit: à

y a-t-il des brevets de propriété sur les insultes?
. Pour Hans Zissner, bactériologiste à
l’Université de Harvard, les biens nécessaires à la santé
individuelle ou publique sont d’une toute autre catégorie que
les automobiles. Dès lors que ces biens s’appliquent au
soulagement ou à la prévention de la maladie ou de la
douleur, leur libre utilisation devient « une nécessité
publique ». Toute procédure, à l’instar des brevets, qui est
susceptible de nuire à leur diffusion, n’est pas justifiable. Les
inventions médicales doivent être un bien public. La
controverse se développe dans les années 1930, dès lors que
des universitaires sont de plus en plus liés à l’industrie et
qu’ils déposent des brevets sur des médicaments. En 1937
dans « Science », un juriste tente de répondre à la question :
« Doit-on breveter les inventions médicales ? ». Si l’auteur
concède que le brevet peut être utilisé pour instaurer un
monopole ou pour imposer des redevances qui rendent le
remède inaccessible pour une partie de la population, et, dans
ce cas, le brevet est contraire à l’éthique de la profession
médicale, il avance l’idée que le médecin peut utiliser le

et alii dit: à

« Il y a
d’après la loi et le simple bon sens incompatibilité entre une
composition pharmaceutique utile à l’humanité et une
exploitation exclusive au profit d’un seul … Messieurs, le seul
argument vrai, c’est que les compositions pharmaceutiques
ou spécifiques ne sont pas susceptibles d’une exploitation
privilégiée. Or, comme vous dites dans l’article 1er que le
brevet d’invention est une indication pour une exploitation
privilégiée, vous ne pouvez pas l’appliquer à cette nature de
composition ». Les parlementaires soulignent également le
conflit qui peut apparaître entre l’éthique du médecin, qui a le
devoir de soigner, et le droit exclusif de l’inventeur, qui peut
l’en empêcher

et alii dit: à

lien donné
Les partisans des brevets de médicaments,
parmi lesquels Gay Lussac, firent valoir que le brevet
stimulerait l’innovation et qu’il accélèrerait la transformation
de l’industrie pharmaceutique, au-delà de la pharmacie
d’officine qui dominait alors la fabrication : « …En 1843, les
préparations pharmaceutiques sont des composés bien nets,
préparés en grand, formant un objet de commerce intérieur
et d’exportation et nous les proscririons ? ». Les opposants
soutenaient que l’attribution de brevets sur les médicaments
contrariait l’intérêt de la santé publique sous deux aspects.
Premièrement, la délivrance d’un brevet sur un médicament
échappait à la régulation de la pharmacie et le détenteur d’un
brevet pouvait faire la publicité d’un remède non-autorisé par
la profession médicale ;

et alii dit: à

Quel est le rôle des brevets dans l’innovation biotechnologique ? Catalyseur de nouvelles idées ou frein à la recherche ?

Est-ce que donner gratuitement des licences d’exploitation pour la recherche est une solution à la fermeture que constitue un brevet ?

De manière plus générale, quelles sont les problématiques actuelles au sujet de la propriété intellectuelle dans ce domaine ?

Maurice Cassier, CNRS – EHESS

Frédérique Faivre Petit, conseillère en propriété industrielle

Denise Hirsch, Inserm Transfert, directrice de la propriété intellectuelle

Alain Pérez, journaliste

Dominique Stoppa-Lyonnet, Institut Curie.

# L’Humain © : brevets et propriété intellectuelle en médecine

et alii dit: à

la marseillaise de la cote d’ivoire m’a raconté comment elle avait été renvoyée pour racisme d’une banque marseillaise où elle avait été embauchée surla foi de ses diplomes de secrétaire ,et où elle avait travaillé 3 ans; elle m’a dit comme elle avait été engagée , et accompagnée à porter plainte, et gagné ; elle ne pleurait plus mais elle en avait encore gros le coeur

et alii dit: à

Vous avez le monopole du cœur,
D, vous n’avez pas celui des clichés!
mais vous allez tout nous dire sur les brevets au temps du covid: Raoult vous en a touché un mot dans le creux des 2oreilles?
BONNE journée

D. dit: à

et alii dit: à

J’en ai le coeur brisé,
impossible, vous n’en avez pas! personne ne vous croira et d’ailleurs on s’en moque

Vous avez le monopole du cœur, et alii ?

www.http://youtu.be/Munf-V8Wqv8

Marie Sasseur dit: à

Tweet
#Trois écrivains, lauréats du Prix Méditerranée 2020, boycottent la cérémonie au motif qu’elle se tient à Perpignan,…

( à cause de son maire frontiste et venal)

Plus d’arrêt en gare de Perpignan…;-)

Marie Sasseur dit: à

Ooups, on peut lire cette erreur, page 26, ouverte au hasard:

 » Theombrote se jeta dans la mer du haut du rempart après avoir lu toute l’oeuvre de Platon ».

Marie Sasseur dit: à

Bonjour Passou, ça va bien l’été chez vous ? Vous n’avez pas envie de vous jeter à l’eau par cette chaleur ?

Je profite très rapidement de votre tolérance, pour rajouter un commentaire en lien avec le billet, que vos fidèles ne tiennent plus, et depuis des lustres, que comme un prétexte pour tromper leur ennui prodigieux,
et du fait que j’ai pu rouvrir ce petit livre « Boutès », de P. Quignard.

 » pourquoi Boutès périt-il noyé ?
Parce que que nous ne venons pas du sec ».
Faut être calé, moi je vous le dis, pour faire  » thesard ».

Quelle épreuve ! Quelle torture ! Pour l’intelligence et ceux qui n’ont pas d’intérêt dans des considérations psycho-freudiennes, ni dans ce qui s’apparente à de linguistique révisionniste.

Je souhaitais revenir sur ce passage de votre billet:

 « Et les manuscrits de ses dizaines de livres ? Il n’y en a qu’un, celui de Boutès (2008), le seul qui ait survécu parce qu’une chercheuse, Irène Fenoglio, s’en était emparée pour les besoins d’une étude génétique sur ses trente-deux versions successives, avec chutes et dessins…  »

Mme Fenoglio, est directrice de thèses psychanalytiques, on peut lire ça sur le site de l’akademie de Paris, courant Althusser, Kristeva, Milner,etc. toujours la même mafia qui a mis à sac les lettres françaises, depuis des décennies.

Je ne sais pas si dans ses  » recherches », elle a pu relever, – et laissons-là les innombrables billevesées concernant Aristote, ( il faudrait en faire une autre thèse…)- cette erreur, page 26, ouverte au hasard:

 » Theombrote se jeta dans l’alerte du haut du rempart après avoir lu toute l’oeuvre de Platon ».

Alexia Neuhoff dit: à

« Bloom a envoyé sur les roses l’aristo cinécauseur J B et il a eu raison de ne pas accepter une conversation avec lui dont l’amitié , même virtuelle, n’est vraiment pas recommandable, même s’il veut être superguignol de ses amies »

Probablement Joyce traduit en français à partir d’une version finnoise de l’original.

et alii dit: à

Bloom a envoyé sur les roses l’aristo cinécauseur J B et il a eu raison de ne pas accepter une conversation avec lui dont l’amitié , même virtuelle, n’est vraiment pas recommandable, même s’il veut être superguignol de ses amies

JiCé..... dit: à

Dimanche 12 juillet 2020,5h50

BACCALAUREAT 2020
Après rattrapage, le taux de réussite au Bac est proclamé, fièrement : 95,7%. Bravo au Moloch E.N. pour ce taux exceptionnel, certainement dû à la qualité de l’enseignement ainsi qu’à la valeur des petits Français qui nous apparaissent curieusement si souvent stupides, par ailleurs !

On est les meilleurs, et par la grâce de Dieu, le ridicule en France ne tue plus personne…

et alii dit: à

The experience is accessible via one of the Positron Voyager chairs, a sort of egg chair designed to offer a cinematic VR experience. After you don the headset, you are catapulted into the desert in the Valley of Kings and you enter into a photorealistic version of the tomb as archaeologist Howard Carter would have uncovered it in 1922.

The experience is narrated by the actor Hugh Bonneville in a character not unlike the fictional earl Bonneville plays in Downton Abbey, meant to recall the real-life Lord Carnarvon who bankrolled Carter’s Egyptian expedition, and who also lived in Highclere Castle, where the popular British television drama is setin
Step Inside King Tut’s Tomb With This New Virtual-Reality Experience—Possibly the Best Part of London’s Tutankhamun Blockbuster
The VR experience will tour the world with the exhibition.
video
https://news.artnet.com/exhibitions/virtual-reality-king-tut-1716471

et alii dit: à

J’en ai le coeur brisé,
impossible, vous n’en avez pas! personne ne vous croira et d’ailleurs on s’en moque

D. dit: à

Je n’y suis pas allé depuis novembre, Jazzi. Et presque à chaque fois je visite les Antiquités égyptiennes… en délaissant le reste.

Jazzi dit: à

« une rupture avec vous, jazzi »

J’en ai le coeur brisé, et aliiiiiii !

christiane dit: à

Je lis sur un autre blog qui m’est familier cet extrait d’un poème en quarante-deux épisodes : La Justification de l’abbé Lemire. « Dans ces pages aux vers justifiés, Lucien Suel, poète et ardent défenseur de l’abbé Lemire, reconnaît, visuellement parlant, la forme même du jardin potager :
« [L]’allée centrale au milieu et les planches de légumes de chaque côté ». Une allée qui, ajoute-t-il, « peut aussi faire penser à l’intérieur de la nef d’une église. »

« […]
aller au jardin chaque
jour de chômage éviter
ainsi le cabaret semer
rouler planter sarcler
râteler arroser bêcher
herser repiquer pincer
biner arracher tailler
déduire récolter fumer
damer forcer éclaircir
[…]
à qui n’a rien justice
ne dit pas grand chose
à qui n’a rien respect
ne dit pas grand chose
à qui n’a rien société
ne dit rien […] » (XXI).

Mais où Angèle Paoli trouve-telle ces trésors ?

et alii dit: à

C’est une lettre de rupture ou une scène de ménage ?
Les deux…
une rupture avec vous, jazzi, parce que vous ne comprenez jamais rien sous prétexte d’interpréter, tant vous êtes lourd, et vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas:c’est un avertissement pour moi

christiane dit: à

Ah, j’ai oublié, ce « Journal d’un été breton » m’a évoqué le début de « L’homme sans qualités » de Robert Musil.
« On signalait une dépression au-dessus de l’Atlantique, elle se déplaçait d’ouest en est en direction d’un anticyclone situé au-dessus de la Russie […] Le rapport de la température de l’air et de la température annuelle moyenne […] c’était une belle journée d’août 1913. »

christiane dit: à

Donc, l’homme qui écrit boit un café devant l’estuaire et note quelques paroles entendues entre 15 heures et 15h40 de personnes qu’il ne semble pas connaître, qu’il entend. Soit il est sur le banc avec son café et les personnes passent près de lui, peut-être derrière lui… soit les personnes font halte sur ce banc pendant 40 minutes au moins. Et lui serait ailleurs, à proximité, à la fenêtre de sa maison ? à une terrasse de café ? Les voit-il ? pas sûr ? Entend-il tout ce qu’elles disent ? Pas sûr… Il y a peut-être d’autres bruits : cri des mouettes, moteur de bateau ou de voiture, autres paroles de gens qui passent, un chien qui jappe, un volet qui claque, le bruit de la mer. Peut-être est-il par moment, inattentif ? plongé dans ses pensées… Peut-être n’est-il pas seul mais ce serait discourtois d’écrire près de quelqu’un de proche sauf si cette personne lit, écrit, dessine, n’a pas envie de parler.
On ne sait rien de ces personnes, ni leur apparence physique, ni leur nombre si ce n’est qu’elles sont au moins deux puisque l’une parle à l’autre.
Aucune ne parle de la mer, du temps qu’il fait (sauf une remarque sur le « trop de vent » mais se rapporte-telle à ce présent (le vent est mesuré à 15km/h) ? et la chaleur « c’est bien quand il fait chaud » mais on ne connaît que la température de l’eau…
Les trois photos sont belles, comme reflétant un autre monde, regardé, apprécié. Ceux qui parlent sont dans une bulle. Ils se racontent, c’est ce qui parait être important pour eux.
Un mystère : « le jasmin c’est plus découpé mais l’odeur c’est ça… » Quelle fleur ressemble au jasmin par son odeur ? Aucun lien apparent entre les paroles.
« Avec une tranche de citron » peut faire penser à quelqu’un qui va boire un thé. Le vouvoiement semblerait indiquer une tierce personne. Un serveur ? L’homme qui écrit serait alors sur le banc et dans son dos des gens seraient installés à une terrasse de café. Que fait l’homme qui écrit quand il ne note pas ces paroles ? 40 minutes c’est long. Regarde-t-il la mer ? écrit-il autre chose ? dessine-t-il ? avec cette tasse de café posée près de lui ?
Il semble qu’il y ait une femme « Bien j’le mets à laver et j’oublie. » ou cette remarque sur le mariage. Pourquoi parlent-ils des pays d’Europe ?
Pourquoi une des personnes se plaint d’avoir sommeil ? à 15 heures ?
« Tu vois quand je respire j’ai mal exactement là… » (je croyais que cette personne allait nous parler de l’air iodé, de son bonheur d’être là…)
Il y a un « Charles » pas très loin, « là-bas »… donc ils sont au moins trois et seuls deux bavardent.
Bon, Colombo semble avoir refermé son carnet.

Jazzi dit: à

« mais Hamlet danse surement dieu seul sait où : je ne lui recommanderai plus rien ; bonsoir »

C’est une lettre de rupture ou une scène de ménage ?
Les deux…

et alii dit: à

hamlet est un petit rigolo:je voulais lui recommander Suarès, un « breton » comme lui, Suarès « l’initiateur de la bibliothèque littéraire Jacques-Doucet. La rencontre de ce dernier avec Suarès en février 1913 marque le début d’une correspondance régulière, par laquelle l’écrivain est chargé d’informer le « magicien » comme il se plaisait à l’appeler, et de le guider dans ses choix artistiques et littéraires. Cet échange épistolaire constitue une source de première importance, qui apporte un éclairage précieux sur les circonstances de la naissance et l’élaboration de la bibliothèque de 1916 à 1929. La place éminente qu’y a tenue André Suarès se mesure au nombre et à la qualité des ouvrages dédicacés, des manuscrits, et des lettres qui constituent le fonds de la collection de Jacques Doucet9. »wiki
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Suar%C3%A8s
mais Hamlet danse surement dieu seul sait où :je ne lui recommanderai plus rien;
bonsoir

et alii dit: à

recommandera-t-on à J Drillon

Le grand mystère, ou, L’art de méditer sur la garde-robe (1729)
Sortie : 1729. Essai.

Livre de Jonathan Swift

vedo dit: à

Mes collègues seraient amusés mais ils et elles n’ont pas de temps à perdre ici.

Pablo75 dit: à

En passant, profitons pour lui recommander de consulter un dictionnaire français pour vérifier la définition de mythomane, et aussi pour préciser que je n’ai aucune expérience personnelle de l’état de retraité.
vedo dit:

Toi, cela fait au moins 20 ans que tu es retraité. Quant au dictionnaire, voici un qui te décrit parfaitement:

MYTHOMANE
Subst. Menteur, fabulateur.
« Le mythomane distingue mal la réalité de ses fictions, et, comme l’enfant, il les mêle incessamment au sein d’une croyance indistincte (…). On peut parler d’états constitutionnels quand les fabulations et les mensonges sont immotivés, anormalement fréquents, ou disproportionnés aux situations qui les introduisent. » (Mounier, Traité caract., 1946, p.379). »

et alii dit: à

doucet même lien:

Aragon et Breton s’éloignent de Doucet, en 1924, la séparation n’étant définitive qu’en 1927 à la suite de leur adhésion au parti communiste. Robert Desnos prend le relais de la collaboration. Il avait déjà réalisé pour le mécène un travail sur l’érotisme. Il réunit alors pour lui un ensemble documentaire sur le surréalisme constitué de tracts, de catalogues, de revues diverses. Enfin, l’une des dernières études littéraires commandées par Doucet pour sa bibliothèque est une enquête sur le merveilleux moderne confiée à Michel Leiris en 1927. A cette date, son rêve se tourne vers la réalisation d’une cinémathèque qui est confiée à Léon et Denise Moussinac. En 1925, Doucet confie le poste de bibliothécaire devenu vacant à Marie Dormoy, qui avait été la muse d’André Suarès. Après 5 ans de gestion privée de la collection au nom du mécène, de 1925 jusqu’à la mort de celui-ci le 30 octobre 1929, c’est à elle que revient la responsabilité de métamorphoser l’entreprise en institution publique.

et alii dit: à

doucet :rétribution de l’écrit:
En 1916, grâce au libraire Camille Bloch qui l’aide dans ses acquisitions, Doucet rencontre Pierre Reverdy. Il obtient de lui, contre rétribution, une lettre périodique d’idées, de réflexions sur les mouvements littéraires du moment. Initié par l’écrivain au cubisme, il l’aide à financer le lancement de sa revue Nord-Sud. Il applique la méthode de la rédaction rétribuée à André Salmon, à Max Jacob, auquel il achète des manuscrits dont celui du Cornet à dés. Blaise Cendrars, quant à lui, livre mensuellement au mécène un chapitre de roman, qui deviendra l’Eubage. Les livres de Cendrars et divers manuscrits entrent dans la collection. La correspondance est rare entre Doucet et Apollinaire, mais les reliures de Legrain sur l’édition originale d’Alcools, les manuscrits du Bestiaire et du Poète assassiné sont un indice qui témoigne de leur acquisition auprès d’Apollinaire de son vivant, avec l’un des 25 exemplaires autographiés de la Case d’Armons. D’autres pièces furent cédées plus tard par Jacqueline Apollinaire dont certaines des pièces d’Alcools et les épreuves de Calligrammes. En 1919, à la demande de Doucet, Raymond Radiguet lui cède des manuscrits et accepte de rédiger une chronique contre rétribution.
http://bljd.sorbonne.fr/Collection-de-Jacques-Doucet/p10/Collection-de-Jacques-Doucet

Pablo75 dit: à

Ces crétins d’indépendantistes catalans disaient que la faute du désastre sanitaire causé par le Covid en Catalogne incombait totalement à Madrid, qui dirigeait les opérations. Depuis le déconfinement c’est eux qui sont aux commandes et on voit la catastrophe qu’ils sont en train de produire avec leur incompétence, pour ne pas dire leur nullité intellectuelle. Ceux qui dirigent la région ce ne sont pas les plus capables, mais les plus fanatiques, et on voit le résultat. Des vrais amateurs incapables de prévoir ce que n’importe qui avec « dos dedos de frente », comme on dit en espagnol, pourrait prévoir.

L’épidémie en Catalogne est hors contrôle et chaque jour la situation s’aggrave. Maintenant c’est l’agglomération de Barcelone qui est touchée.

Et tout cela selon des chiffres pas très fiables, puisque, comme tous les fascistes, les indépendantistes catalans manipulent les chiffres pour cacher la réalité.

et alii dit: à

André Breton : Lettres à Jacques Doucet (1920-1926)
« En 1920, son flair lui fait engager un presque inconnu, André Breton, en tant que secrétaire-bibliothécaire.
Dans l’esprit du pacte d’échange inauguré par Doucet avec d’autres écrivains, les lettres – dont des passages glisseront dans «La Confession dédaigneuse» – sont des témoignages sans équivalent sur un cheminement intérieur. Les relations instaurées dans la confiance heureuse vont se lézarder et la «série de malentendus acceptables», selon une expression prémonitoire de Breton, s’achèvera au bout de cinq ans.
On ne compte pas les pages capitales sur la maturation du surréalisme. Voyez le projet d’enrichissement de la bibliothèque, à la rédaction duquel Aragon a été associé et où apparaissent les auteurs et les œuvres constellant le firmament du mouvement. Les plus vibrantes concernent les acquisitions de tableaux. Lisez la lettre du 12 décembre 1924 par laquelle Breton presse Jacques Doucet d’acheter le grand tableau de Picasso qui le hante : «Il s’agit pour moi d’une image sacrée.» C’est Les Demoiselles d’Avignon.
https://www.franceculture.fr/oeuvre/andre-breton-lettres-a-jacques-doucet-1920-1926

vedo dit: à

Je savais que j’agitais un chiffon rouge pour le taureau espagnol. Cela n’a pas raté. Aucune subtilité. Vlan. En passant, profitons pour lui recommander de consulter un dictionnaire français pour vérifier la définition de mythomane, et aussi pour préciser que je n’ai aucune expérience personnelle de l’état de retraité.

et alii dit: à

DOUCET pas de boutons!
Jacques Doucet, né le 19 février 1853 à Paris et mort le 30 octobre 1929 à Neuilly-sur-Seine, est un grand couturier, collectionneur et mécène français, personnalité de la vie artistique et littéraire parisienne des années 1880-1920.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Doucet_(couturier)

Pablo75 dit: à

Et sur Sainte Sophie transformée en mosquée, quel est ton point de vue, Pablo75 ?
Jazzi dit:

Tant que leurs propriétaires ne la défigurent ou ne la détruisent pas, ils font ce qu’ils veulent.

Pour ma part, rien à cirer de l’usage qu’ils font.

renato dit: à

Les modifications au Musée d’Orsay sont vraiment incompréhensibles.

Jazzi dit: à

Et sur Sainte Sophie transformée en mosquée, quel est ton point de vue, Pablo75 ?

Pablo75 dit: à

J’ai toujours pensé que la mosquée de Cordoue devait être rendue aux musulmans
vedo dit:

Et le théâtre de Mérida et l’aqueduc de Ségovie aux Romains, c’est-à-dire aux Italiens actuels, ou la basilique de San Isidoro de León aux Wisigoths, c’est-à-dire aux Allemands actuels, tant qu’on y est.

Cela fait 784 ans que la Mezquita de Córdoba est chrétienne. Et pendant 750 ans il n’y a pas eu de musulmans en Espagne. Il fallait, donc, que Fernando III el Santo décrète en 1236 qu’on ferme l’édifice et qu’on attende plus de 7 siècles le retour des arabes à Cordoue. Tu connais un pays qui ait fait quelque chose d’équivalent?

Et, d’ailleurs, tu te fais quelle idée de l’histoire, pour dire des conneries pareilles? Celle que tu as apprise à l’école primaire?

Et plus généralement, ça t’arrive de réfléchir avant d’écrire? Ou ton envie d’écrire n’importe quoi est trop pressante pour cela?

Finalement, je te préférais quand, déguisé en James Bond, tu nous racontais tes rêves délirants de mythomane à la retraite…

Jazzi dit: à

Merci à Bloom, belle découverte !
Adolfo Kaminsky — Wikipédia

Jazzi dit: à

« Baroz, et si t’allais te faire voir chez les Grecs cet été ! »

Oh, les Grecs ne sont plus ce qu’ils furent, Bloom !
Désormais, ils sont partout ailleurs…
Hors Louvre et autres musées, comme dirait renato !

Jazzi dit: à

N’oublie pas de nous parler de ta prochaine visite au Louvre, D., ton regard critique est intéressant !

D. dit: à

Suis allé au Musée d’Orsay et les conditions de visite sont en ce moment plutôt favorables en raison d’une affluence moindre mais loin d’être nulle pour autant. Il fallait évidemment porter le masque. Le niveau médian était cependant fermé.
En revanche je n’arrive pas à m’habituer aux transformations successives de ces 30 dernières années qui pour moi ont nettement altéré l’oeuvre de Gae Aulenti. J’ai notamment été stupéfait de la peinture rouge vif des escaliers Est, digne de Beaubourg et pour moi parfaitement incongrue ici.
Le niveau supérieur est le plus déroutant, on a cassé cette lumière zénithale voulue à l’origine et qui pourtant n’endommage en rien les peintures. Je ne comprends rien à ce parti.

renato dit: à

De P. Kamiński lu Le Baroque anglais.

et alii dit: à

un livre sur le photographe:
Qu’est-ce qu’une identité ? Comment distinguer la clandestinité de l’anonymat ? Quelles sont les caractéristiques d’un héros ? Où naît la créativité artistique ? Quel rôle y joue la technologie ? Toutes ces questions, pas forcément liées entre elles, mais toutes plus que jamais mises en lumière par l’actualité, Adolfo Kaminsky – faussaire, photographe, résistant, humaniste, qui a sauvé des milliers de vie avec ses faux papiers depuis la Seconde Guerre Mondiale – y a répondu à sa manière, avec une discrétion absolue.
D’une part le secret, la clandestinité, la vie risquée avec mort à la clé, la volonté de tromper l’ennemi, l’harassante falsification des identités, la fabrication des faux papiers, le triomphe de l’imitation indétectable… De l’autre, la photographie, la quête de l’instantané qui se confond avec la recherche de la vérité, celle d’un lieu, d’un visage, d’un paysage, ces clichés, éclairs d’un regard perspicace, pur et généreux, travail non plus de reproduction mais d’invention du réel. C’est en dehors des sentiers battus du prêt-à-penser, des ornières intellectuelles ou artistiques qu’Adolfo Kaminsky a tracé son destin.

Textes de Élisabeth de Fontenay, Sophie Cœuré et Amaury da Cunha
Préface de Paul Salmona
mon père avait eu aussi des problèmes de teinture, celle de ses cheveux;il paraît que jeune il était très »brun » , le cheveu noir, mais avant de prendre le premier train -de Vichy-, quand il a été dénoncé-il avait déjà montré ses talents contre les nazis de sa seule « autorité »:on m’a volé le livre qui en fut publié-il s’était fait teindre les cheveux qui devinrent d’un blanc éclatant, avec juste un liseré noir à la nuque, comme je l’ai toujours connu; il aurait pu être mon grand-père par la différence d’âge, et ne supportait pas que les gens disent « ton pépé », je comprenais sa colère, mais ne l’ai jamais vu âgé , sauf les dernières années de sa vie, où il était heureux d’être grand père;
la teinture rendit mon père malade, avec des cloques plein la tête, mais cela se guérit heureusement;ce n’est qu’à travers l’histoire de la teintre de cheveux que j’ai connu son histoire de guerre et d’identité dans ma jeunesse , et aussi les initiales brodées d’une chemise qu’un copain presque ! comme les siennes ;

vedo dit: à

Et Alii, merci pour ma découverte d’Adolfo Kaminsky.

et alii dit: à

je regarde la page wiki(moi, c’est à la tribune des critiques que j’ai d’abord entendu piotr K°
ET signale à renato:
Il a également été le consultant musical d’Agnieszka Holland pour le film Copying Beethoven.

et alii dit: à

c’est évident tout le monde sur ce fil connaissait déjà -presque le même nom mais avec un i :
Piotr Kamiński (né le 22 mars 1949 à Varsovie) est un critique musical, traducteur, journaliste de radio et écrivain polonais.
Producteur à la Radio Polonaise (1968-1981), chargé de cours à l’Académie d’Art Dramatique de Varsovie (1978-1981), traducteur de Samuel Beckett, Jean Genet, Raymond Chandler.

Un mois avant le début de la loi martiale en Pologne (1981), Piotr Kamiński part pour la France à l’invitation de Roman Polanski pour monter la première de Amadeus, la pièce de Peter Schaeffer, à Paris (théâtre Marigny, 1982), ce qu’il avait déjà fait à Varsovie, au Teatr na Woli, avec Tadeusz Łomnicki dans le rôle de Salieri.

En France, il se consacre au journalisme (RFI, rédaction polonaise, 1982-2010) et à la critique musicale. Producteur et présentateur de la tranche matinale de France Musique (1984), il produit ensuite de nombreuses émissions sur la chaîne, tout en participant régulièrement aux Tribunes des Critiques de Disque dans leurs moutures consécutives. Collaborateur depuis 1986 de Diapason, il publie, en collaboration avec Jean-Charles Hoffelé, quatre éditions des Indispensables du disque compact (Fayard, 1993-1996).

En 1996 et 1997, il publie aux éditions Fayard deux volumes des poèmes du Prix Nobel de littérature, Wisława Szymborska, dans sa traduction.

Il est l’auteur de l’ouvrage Mille et un opéras (1800 pages), publié en 2004 chez Fayard, et dont la version polonaise est parue en 20081.

bouguereau dit: à

les-plus-beaux-culs-du-louvre-070820

pas de quoi aouter baroz..si tu écris ton pourquoi du gout de..t’as intéréts a faire de meilleures repérages

vedo dit: à

Bloom, je n’ai évidemment rien contre les minarets pour les vraies mosquées, et merci de me faire découvrir Wazir Khan. Quant à « Karlos », pour les dames il préfèrait, paraît-il, l’italien.

bouguereau dit: à

Milon de Crotone semble bien aimer se faire bouffer le Q !

..sainte blandine te félicite pas baroz

Bloom dit: à

la marque jaune kabloom..c’est pas de ton calbut qu’il sagit qu’il dirait keupu

La cou’ante est un état d’esp’it sous les t’opiques, comme il aurait dit Hergé, à l’époque du Congo.

bouguereau dit: à

mais si quignard se faisait faire un passeport avec « lecteur », serait-ce un faux?

..renfield bouffeuse de blatte..encore plus criant dvérité

bouguereau dit: à

J’ai toujours pensé

et t’en fais trop publicité..karlos préférait la bière et parler français..la plus belle des langues qu’il dirait lgros pédro

et alii dit: à

il y a une video avec le lien S.K

et alii dit: à

bloom, merci d’avoir compris ce que j’évoquais:mon admiration est très sincère pour les gens qui ont compris et su recourir aux actions efficaces;(mon propre père dut endosser un autre nom lorsqu’il fut dénoncé comme juif; et j’ai été attentive à ces questions d’identité:je crois qu’on en a parlé déjà sur la RDL.Pour le rappel,je signale le livre de Sarah k(à croire que je suis vouée à ces initiales):
« Cette conférence a été donnée à Paris le 30 janvier 2010, dans le cadre des conférences TedX Paris.

Sarah Kaminsky est née en 1979 à Sidi M’hamed, en Algérie, et vit en France depuis l’âge de 3 ans, Aujourd’hui, elle partage son temps entre son métier de comédienne et l’écriture de scénarios. Elle raconte dans un premier livre l’histoire extraordinaire de son père, Adolfo Kaminsky.
« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront… » Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est en-gagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté. »
https://www.liberation.fr/societe/2010/02/05/sarah-kaminsk-adolfo-une-vie-de-faussaire_1569

bouguereau dit: à

la marque jaune kabloom..c’est pas de ton calbut qu’il sagit qu’il dirait keupu

Bloom dit: à

ces minarets qui la tiennent emprisonnée.

Certains y voient un élancement vers le divin. Hergé en aurait fait une fusée lunaire & Jacobs une cité volante (comme la Laputa de Swift) dirigée par l’Ombre jaune & le sinistre Olrik.
Le minaret de la Wazir Khan de Lahore sur mon mur a bien belle allure – faut dire que c’est une aquatinte photographique signée Malcom Hutcheson.

Bloom dit: à

Et allii, vous connaissez certainement l’histoire de A. Kaminski: Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire, livre édifiant, est à la contrefaçon de papiers ce que le roman picaresque espagnol est au menus larcins.

vedo dit: à

J’ai toujours pensé que la mosquée de Cordoue devait être rendue aux musulmans et Ste Sophie aux orthodoxes–avec destruction de ces minarets qui la tiennent emprisonnée. Pour ceux qui connaissent un peu d’histoire, Carlos V, reviens!

vedo dit: à

DHH, vous avez résumé le livre de Cicéron avec une élégante légèreté. Pas besoin d’y revenir.

et alii dit: à

Une vraie héroïne:
r Hélène épouse Rosenberg au titre de « Juste des nations » décerné par le musée de Yad Vashem à Jérusalem : « Dans le présent témoignage je vais parler d’une femme exceptionnelle, Hélène Schweitzer qui fut la cheville ouvrière pour la fabrication de quantités de faux papiers, au service de ce groupe de résistants protestants de Bordeaux mais aussi au service de beaucoup d’autres groupes résistants et de Juifs menacés de déportation….. Elle pratiquait aussi bien la gravure et le dessin à la plume…. Ce sont ses qualités de graveur qu’elle utilisait. Elle partait de véritables coups de tampon frappés sur de véritables pièces officielles. Je l’ai vu graver le linoléum avec des stylets. J’ignore combien de sortes de tampons elle a pu réaliser mais son matériel de gravure était toujours avec elle dans un petit sas de toile d’environ 10 cm de hauteur fermé par un cordon qui servait d’anse de poignet et qui ne la quittait jamais. Ma soeur Anne m’a raconté que dans les périodes de couvre-feu où l’on craignait la visite d’une patrouille allemande, ma mère posait pendant la nuit le petit sac d’Hélène dans le lit de sa fille et qu’une nuit, la patrouille étant effectivement rentrée dans la maison, elle a parlé de diphtérie de la petite endormie ce qui a fait fuir le sous-officier… Le dessin du tampon à reproduire était obtenu à l’envers par imprégnation d’un coup de tampon authentique sur une pomme de terre coupée en deux, puis reproduit sur un linoléum en version inversée. Commençait alors le travail de gravure du linoléum au stylet. Je n’ai pas vu de mes yeux le procédé à la pomme de terre ; on me l’a raconté. Etant donné la diversité des tampons réalisés par Hélène, elle a effectivement dû se déplacer énormément dans toute la France… Hélène est morte relativement jeune à 73 ans. Son histoire héroïque restera à jamais inédite, ainsi en avait-elle décidé. Elle a contribué à sauver des centaines de Juifs persécutés par le nazisme et par Vichy.»

et alii dit: à

La fabrication de faux papiers constitue une activité importante des résistants. La contrefaçon est essentielle dans le sauvetage. Il faut des faux papiers pour pouvoir circuler et des cartes d’alimentation pour survivre. La plupart des organisations de sauvetage s’emploient à en fabriquer. En 1942, les cartes d’identité s’achètent vierges dans les bureaux de tabac. Après les avoir remplies, il faut coller une photo, y apposer la signature du maire et de deux autres personnes puis un tampon administratif. Les résistants volent ou demandent des
http://www.grenierdesarah.org/FICHES/en_savoir_F45.php

rose dit: à

Il faudrait arrêter sérieusement de parler de faux passeport.

et alii dit: à

faux passeport :ça se fait!
L’obtention de faux papiers sur le darknetn’est pas compliquée, ni même très coûteuse. Dans une enquête, Vocativ s’est intéressé à la vente de passeports –volés ou falsifiés– sur le marché noir en ligne. En recoupant les données et les tarifs proposés par treize sites, Vocativ a établi un classement du prix à la vente des passeports en fonction du pays qui les délivre.
mais si quignard se faisait faire un passeport avec « lecteur », serait-ce un faux?

Bloom dit: à

Milon de Crotone semble bien aimer se faire bouffer le Q !

Baroz, et si t’allais te faire voir chez les Grecs cet été! T’allais, Alphonse, veuf corse!

Bloom dit: à

Et Alii, le Dracula Experience, à Whitbty, c’est du sérieux grand-guignol. Comme vous le savez, c’est dans ce port du nord-est de l’Angleterre, que le mystérieux comte pénètre en Angleterre avec sa cargaison de cercueils emplis de terre & ses dessins maléfiques.
C’est Phil qui s’intéresse au Bram de Dublin, si je ne Mabuse…

Bloom dit: à

Il n’y a pas que les lieux de culte qui perdent leur activité originelle.
Dans le Marais,

Les lieux de Q, aussi…La premier pub irlandais de Paris, le Gobelet d’Argent, aux Halles, disparu depuis, était sis dans un ancien bordel.

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