de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Passer l’hiver avec Schubert

Passer l’hiver avec Schubert

Il y a quelques temps dans ces colonnes même, j’exhortais éditeurs et traducteurs (car c’est ce sont souvent ces derniers qui découvrent, révèlent et apportent les textes aux comités de lecture) de s’emparer d’un livre dont la lecture en anglais m’avait fasciné : le récit d’une obsession et de son anatomie par le grand ténor Ian Bostridge (Londres, 1964) dans Schubert’s Winter Journey publié par Faber and Faber en Grande-Bretagne et Knopf aux Etats-Unis. Et depuis, chaque fois qu’un micro m’était tendu notamment à France Musique et France Culture, quel que fut le sujet, je m’arrangeais pour placer mon petit couplet sur l’émerveillement que m’avait causé la lecture de ce livre, ce qui me valut à chaque fois courriers et courriels d’auditeurs pressés d’en savoir davantage. Gardons-nous de croire en notre influence, coupable pêché d’orgueil. Cela a dû alimenter le bouche-à-oreillece petit concert a peut-être eu sa part dans la parution aujourd’hui du Voyage d’hiver de Schubert (traduit de l’anglais et de l’allemand par Denis-Armand Canal, 440 pages, 29 euros, Actes sud). Une édition qui rend justice à l’édition originale non seulement la délicatesse de sa traduction (avec le souci de respecter leur musique en musique par Schubert lorsqu’il s’est agi de traduire les poèmes de Wilhelm Müller) mais encore par le soin apporté à la fabrication de l’objet ; car sans relever de la catégorie « Beaux-Livres », ce qu’il n’est en rien à commencer par le format courant, il est illustré selon le voeu de Ian Bostridge par des incrustations de tableaux bien sûr mais aussi de poèmes, portées, photos, dessins et même le logo de la Deutsche Post !

Cette enquête ne captivera pas seulement les interprètes, les férus d’histoire de la musique et les mélomanes mais tout autant ceux sur qui le romantisme allemand exerce une durable et profonde séduction. Ce livre est des rares à pouvoir modifier tant l’interprétation que l’écoute d’une oeuvre aussi célèbre, même si le récital de lieder n’occupe plus la place suprême qui était autrefois la sienne tant dans la vie privée quotidienne que dans les concerts publics. Ian Bostridge, lui, a grandi avec les enregistrement du pianiste Gerald Moore et la voix de Dietrich Fisher-Dieskau. Difficile de s’en déprendre, il l’admet. Son livre n’en demeure pas moins le fruit d’une intime fréquentation d’une grande oeuvre par son interprète, une rumination de vingt ans comme peu d’écrivains y consentent avant de coucher sur le papier le motif de leur tourment. On peut goûter ce voyage dans le voyage, plus allègre que l’austère beauté qu’il analyse, sans avoir en permanence dans le creux de l’oreille les vingt-quatre lieder qui constituent le Winterreise de Schubert, le grain de la voix du chanteur, les accords du piano ni même les poèmes de Wilhelm Müller qui disent l’amour, la perte, l’identité, la crise existentielle, le sens de la vie…bostridge1_0

Au long de ses soliloques, un jeune homme abandonne l’amour de sa vie et se résigne lentement à l’idée de sa propre mort. Son désastre amoureux ne peut aboutir qu’à un départ car il sent dès lors un étranger dans ce qui fut le décor de sa passion. Au cours de son périple de retour, il fait d’étranges expériences avec des lieux et des choses de la nature, jusqu’à ce que dans le chant ultime, il rencontre le joueur de vielle (Der Leiermann ou The Hurdy-Gurdy Man, audacieusement rapproché de Mr Tambourine man). Ce voyageur est un exilé solitaire dont Bostridge invite à décrypter la lamentation enfouie au cœur de son secret. Dans son élan, il n’hésite pas à lui prêter des intentions, sinon une biographie, suggérant par exemple que le jeune homme avait dû être viré pour avoir commis le faux-pas d’avoir une liaison avec la jeune fille dont il était le précepteur. Et pourquoi pas ? Il se permet tout, jusqu’à nous faire part de son admiration pour Bob Dylan, Billie Holiday et Frank Sinatra.

Schubert a composé ce voyage d’hiver à la toute fin de sa courte vie, à 31 ans en 1828. C’était un vrai gentil, lui. Pas un faible : un homme profondément bon. Incroyable ce qu’il a pu donner, pour rien, naturellement. Bostridge a le mérite de le rappeler, ce qui ne l’empêche pas de nous entretenir de sa combinaison du Volkslied et du Kunstlied, de la simplicité de l’un et du raffinement de l’autre, ou de son culte de la nuit. Ou de ce que le voyage chez Schubert a quelque chose de fantastique, de surnaturel et même, osons le dire, de religieux. On ne célèbrera jamais assez le discret génie de celui qui a osé inscrire la trompe de chasse dans sa messe en la bémol majeur, et pas petitement puisqu’il lui a fait sonner le sanctus !

La lecture de ce livre est plus que mélancolique (il est vrai que le sous-titre « Anatomie d’une obsession » n’est pas sans résonance avec le fameux Anatomie de la mélancolie de Robert Burton), parfois joyeusement déprimante, et plus encore sur un fond de paysage enneigé, mais non sans humour, avec un je-ne-sais-quoi de sardonique. Bostridge fait d’ailleurs remarquer que Beckett était un grand fan de cette œuvre. N’empêche que, malgré la solitude du voyageur, on pense moins aux personnages de son théâtre qu’à un mot de Cioran assurant que « la musique est ce qui nous aide à être un peu mieux malheureux ». Pourtant, ces lieder de Schubert sont certes pleins de désespoir mais plus encore de passion, de sensualité et d’humour ; Bostridge ne va pas jusqu’à écrire que le silence qui clôt un concert du Voyage d’hiver est encore de la musique, mais il distingue la qualité de ce silence-là des autres. Et il sait parfois se taire dans son enquête, se lançant à lui-même et à nous autres lecteurs l’injonction « Assez de musicologie ! » quand il sent qu’il en fait trop sur l’assimilation du triolet ou la configuration rythmique. Ce même silence qui selon lui clôt tout récital du Voyage d’hiver :

« Un silence se fait, une fois éteints dans la salle les échos de la dernière phrase de la vielle- silence souvent prolongé et qui fait partie de l’expérience partagée pendant le cycle. Silence interprété autant par le public que par les artistes. Suivent habituellement les applaudissements « muets » qui peuvent se transformer en acclamations (…) Les règles normales du récital de chant sont ici suspendues. Aucun « bis » n’a été préparé : le public n’en attend pas, si enthousiaste qu’ait pu être sa réception du concert, et il n’y en aura pas de toute façon. Il règne un sentiment de gravité, d’avoir approché un univers supérieur quelque chose d’ineffable et d’intouchable »

SchubertC’est peu dire que cette œuvre (elle dure soixante-dix minutes en tout) jouit d’une discographie abondante. Dietrich Fischer-Dieskau l’a même en registrée à cinq reprises. Par des barytons donc (Schubert en avait tant écrit pour le baryton Vogl) mais aussi par des barytons-basse, des mezzo-sopranos, des ténors, des femmes aussi donc (Christina Schaefer) car l’œuvre ne propose pas un message mais une rencontre… Mais on ne sache pas qu’aucun d’entre eux ait jamais consacré des centaines de pages à creuser l’envoutement provoqué par le compagnonnage du Voyage d’hiver. C’est aussi que Ian Bostridge est un musicien atypique en ce qu’il n’a pas été formé dans les écoles de musiques et les conservatoires, mais plutôt du côté des historiens puisqu’il est diplômé d’histoire et de philosophie des sciences après avoir étudié à Oxford puis Cambridge et qu’il a un temps enseigné la théorie politique et l’histoire de l’Angleterre au XVIIIème siècle (il n’est chanteur professionnel que depuis l’âge de 30 ans). Et même parmi eux, il est marginal puisqu’il avoue que sans le moteur de recherche dans son ordinateur, il n’aurait pu mener ses recherches à bien.

Pour écrire ce qui apparaît comme un « Winterreise à travers les âges », il fait autant appel à la musicologie qu’à l’histoire culturelle et à la psychanalyse, mais sans excès car contrairement à tant d’universitaires, du moins des Américains, il ne passe pas son temps à conjecturer sur l’éventuelle homosexualité du compositeur (au milieu du XIXème siècle, il était courant de désigner la musique de Beethoven comme masculine, et celle de Schubert comme féminine !). Au fond, s’il a écrit ce livre, c’est aussi pour conserver en lui cette œuvre dans toute sa fraicheur alors qu’il l’a interprétée en public une centaine de fois, et qu’un nouveau pianiste, un nouveau public et une autre salle ne suffisent pas toujours à renouveler le bonheur des premières fois. En 1997 déjà, il avait ouvert une nouvelle voie en consacrant un documentaire au cycle romantique de Schubert que Channel 4 diffusa en Grande-Bretagne.

Digressif ? C’est peu dire. Il y est autant question de l’enseignement de Salieri ou du climat politique  réactionnaire de l’Allemagne et de l’Autriche des années 1820 que de la formation et de la fonte des glaciers, de la fascination du compositeur pour les livres de James Fenimore Cooper, des effets de la syphilis sur le mental, de l’arbre magique au cœur de Des Lindenbaum ou de la culture teutonne. On s’en doute, les poèmes de Müller y sont passés au peigne fin tant pour eux-mêmes que dans une perspective comparatiste (Byron). C’est l’occasion pour l’auteur de payer sa dette à l’un de ses maîtres de jeunesse, son professeur d’allemand qui lui révéla la beauté poétique des lieder, et pas seulement ceux de Schubert.

Oserais-je l’avouer, si je me suis laissé emporter par cette exploration inouïe d’une œuvre musicale, c’est aussi parce que les Lieder de Schubert sont une de mes madeleines. Pas seulement le Voyage d’hiver , car il y en a près de six cents. Je n’ai pu m’empêcher d’en placer certains au cœur de mon roman Sigmaringen ; et si mon héros s’appelle Julius, c’est sans doute parce que j’avais en permanence sous les yeux la couverture du CD des lieder de Schubert interprétés par Ian Bostridge accompagné au piano par … Julius Drake. Mes préférés sont An Den Mond ou Auf Dem Wasser Zu Singen, ou encore Nacht und Traüme. Que des chants d’une pureté cristalline qui ont le pouvoir d’ouvrir plus largement l’âme toutes passions abolies.

C’est peu dire que l’on quitte ce livre à regret. En fait, on s’en sépare comme on abandonne une salle de concert après un récital du Winterreise. A la fin de son récit, Ian Bostridge dit que, contrairement aux autres concerts de musique classique, ic il n’y a pas de distance d’ébahissement entre le public et le chanteur, la virtuosité étant dissimulée, discrète, tant le public est invité à s’identifier au personnage habité par le chanteur.

« Dans ces conditions, après avoir pénétré si profondément des arcanes aussi intimes; après cette confrontation mutuelle de part et d’autre de la rampe; après avoir dévoilé nos fragilités réciproques pendant soixante-dix minutes (ce qui est une durée considérable), un retour à la « normalité » peut poser quelques problèmes. Les rituels de fins de concert peuvent aider tout bien que gêner : il est parfois impossible de faire les choses habituelles -retrouver des amis, prendre un verre, souper. La solitude est souvent plus attirante -et préférable »

Etrange comme il en va parfois de même avec les rituels de fin de lecture, de certaines lectures, d’une telle lecture.

(« Cantonnement d’étape devant Paris, 24 octobre 1870 » huile sur toile, 1894, de Anton von Werner, BPK/nationalgalerie ; « Ian Bostridge » photo D.R. ;

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commentaires

2 377 Réponses pour Passer l’hiver avec Schubert

forever young dit: 7 février 2018 à 17 h 29 min

Très réussi Je voudrais ajouter quelques informations curieuses au cas où cela pourrait vous intéresser. le grand Thomas Bernhart avant de commencer sa carrière d’écrivain avait une formation professionnelle complète en tant que baryton dans sa ville natale de Salzbourg. Il aimait interpréter précisément Le Voyage d’hiver. Je ne suis pas sûr que l’approche nihiliste et désespérée de Bernhart serait la plus adequate pour l’âme souffrante de Schubert, mais sûrement beaucoup d’entre nous auraient aimé l’entendre.

Jean Langoncet dit: 19 janvier 2018 à 1 h 11 min

@Et S’IL SE SENT MORVEUX, QU’IL SE TORCHE !

– (copie à DILCRAH et au ‘Monde’)

un pointu, le mec, ça va sans dire ; et coutumier du (mé)fait, par dessus le marché

Jean Langoncet dit: 18 janvier 2018 à 19 h 48 min

« Je pensais à tout ça dans ma crèche, pendant que ma mère et Vitruve déambulaient à côté.

La porte de l’enfer dans l’oreille c’est un petit atome de rien. Si on le déplace d’un quart de poil… qu’on le bouge seulement d’un micron, qu’on regarde à travers, alors c’est fini ! C’est marre ! On reste damné pour toujours ! T’es prêt ? Tu l’es pas ? Etes-vous en mesure ? C’est pas gratuit de crever ! C’est un beau suaire brodé d’histoires qu’il faut présenter à la Dame. C’est exigeant le dernier soupir. Le « Der des Der » Cinéma ! « 

Céline Lebon, Mort à crédit, 1936

luc nemeth dit: 18 janvier 2018 à 10 h 18 min

le célinophile Assouline, ivre de rage d’avoir mordu la poussière, en est à… diffamer les contradicteurs, qualifiés de… trolls.
Voilà qui une fois de plus paraît prouver que la diffamation est un exercice qui s’accomode mal de l’amateurisme.
En ce qui me concerne en effet mes rares interventions sur ce site ont toujours été argumentées.
C’est le cas notamment de celle d’hier 17 janvier 2018 à 10 h 51 min qui a fait perdre à Assouline son con-troll et ce, après que j’ai rappelé : la plus puérile et la plus grossière, des ficelles révisionnistes du fan-club célinien.
Et S’IL SE SENT MORVEUX, QU’IL SE TORCHE !

– (copie à DILCRAH et au ‘Monde’)

luc n. dit: 17 janvier 2018 à 19 h 29 min

à mon avis le célinophile Assouline a tort, de s’amuser à ça. Car je saurai le moment venu rappeler comment un de ceux qu’il protège a pu sur ce blog utiliser à mon propos l’expression : CEUX DE SA RACE -et dont il m’a fallu lourdement insister pour la lui faire retirer.
Ah, le salaud…

Jean Langoncet dit: 17 janvier 2018 à 19 h 21 min

Outre les injures et les arguments à la noix quand il en présente, on ne voit surtout pas où il veut en venir.
Une opposition au projet initial de Gallimard ? Il laisse entendre qu’un autre projet pourrait convenir à la réédition de ces textes. Pourquoi ?
Reste la décision de Gallimard : reculer pour mieux sauter ou renoncement ?

la vie dans les bois dit: 17 janvier 2018 à 18 h 31 min

@Son 15h17 est magnifique !

yep, encore plus pire que lorsqu’il s’est permis d’insulter ici M. Henry Rousso,… Et Delpla tout autant.

un niemand scato ce troll.

JC..... dit: 17 janvier 2018 à 17 h 43 min

Nous avons vu juste, avec cette ruine de l’esprit que nous avions placé au plus haut dans la pyramide des Cons !

Son 15h17 est magnifique !

JC..... dit: 17 janvier 2018 à 14 h 46 min

Nous inscrivons le génial luc nemeth dans le compteur des cons de la RdL
Ce qui fait +1

Bienvenu parmi nous, luc ….

luc nemeth dit: 17 janvier 2018 à 10 h 51 min

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 59 min

…/ S’agissant des pamphlets, si le contexte est plutôt après guerre, il doit s’agir de celle de 14-18.

* * * *

ben voyons… L’ennui est qu’avec les pamphlets il ne s’agit plus du tout d’un… après-guerre (celui de 14-18, qu’à son tour un célinien-de-service brandit ici en espérant faire passer le salopard pour un pacifiste) mais d’un avant-guerre, celui de 1939-45. Et qu’à la date de 1937 et suivantes le salopard, jadis anti-boches on veut bien le croire, avait maintenant les yeux de Chimène pour l’Allemagne nazie !
E basta cosi avec Langoncet

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 20 h 19 min

@par ailleurs, et remettant dans le contexte historique,

l’emplacement de virgules dans un protocole d’accord entre l’IRA et le gouvernement anglais a fait l’objet de mois et de mois de négociations alors que les protagonistes étaient d’accord sur les termes

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 20 h 15 min

@ dans le contexte historique, c’est à dire juste après guerre

Pas de ça avec moi Langoncet.
Pas dispo pour un dîner de con sur ce sujet.

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 59 min

@ dans le contexte historique, c’est à dire juste après guerre

S’agissant des pamphlets, si le contexte est plutôt après guerre, il doit s’agir de celle de 14-18.
Juste après guerre de 39-45, vous connaissez certainement la chanson, « les coupeurs de cheveux en quatre m’ont fait peur »
https://www.youtube.com/watch?v=4M4wZU5y5Pc

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 19 h 32 min

@Dans ces conditions, certains auraient mieux fait d’être plus attentifs au choix de leur avocat.

D’où Gibault, encore lui.De la même rhétorique que Tixier-Vignancour du même  » style ».

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 28 min

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 21 min
@par un tour de passe-passe de son avocat d’alors

Dans ces conditions, certains auraient mieux fait d’être plus attentifs au choix de leur avocat.

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 19 h 25 min

@même si la haine de l’autre dépasse les contextes historiques

Ici ,concernant Céline, remplacer « l’autre » par juif, pour que cela fasse sens.

par ailleurs, et remettant dans le contexte historique, c’est à dire juste après guerre, on ne me convaincra pas que le silence de Céline, une fois que ce crime de masse perpétré par les nazis ait été établi, et porté à la connaissance publique, ne soit pas autre chose qu’une très grande lâcheté.

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 21 min

@par un tour de passe-passe de son avocat d’alors

Je connais cette anecdote qu’on rapporte systématiquement quand il s’agit du procès de Céline mais je n’ai pas de connaissances précises à ce sujet.
Il me semble toutefois, je vous l’ai déjà dit, que prétendre refaire aujourd’hui le procès de Céline au motif qu’il aurait été escamoté en 1951 (?) conduit dans le mur.

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 19 h 16 min

@sortis de leur contexte historique, puisqu’il n’y en a pas

Argument absurde de logicien.
Bien sûr qu’il y en a un, même si la haine de l’autre dépasse les contextes historiques : Céline n’en est-il pas un bel exemple ?

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 19 h 08 min

en français:
ce qui humainement fut plus que « formateur », à ses dépends comme à ceux de celui qu’il n’a pas sauvé.

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 19 h 07 min

@liens informatiques

Merci qui ?

Merci Langoncet.

Car François Sureau est une personne qui mérite d’être écoutée.
Je l’ai découvert comme écrivain – de soi- dans un petit livre chroniqué sur la RDL  » le chemin des morts », où tout jeune promu au Conseil d’Etat il avait eu à traiter d’une affaire concernant un nationaliste basque, ce qui humainement fut plus que « formateur », à ses dépends comme à celle de le celui qu’il n’a pas sauvé.

Mais s’il mise sur l’intelligence du lecteur, et il est en mesure de l’exiger, je pense, qu’en combattant l’activisme de Duraffour et Taguieff, qui font preuve d’un véritable acharnement, non seulement contre Céline mais conter tous ses lecteurs, ce qui fait un paquet de monde,
il utilise quand même le même argument qu’eux: Céline écrivain antisémite ( auquel les deux torquemada de l’akadémie de paris ont ajouté: écrivain nazi par anticipation), alors que les écrits condamnables de Céline concernent des textes bien précis, qui lui ne lui ont valu que l’indignité nationale, par un tour de passe-passe de son avocat d’alors.
François sureau ne fait pas cas des conditions de cette republication de ces textes, en 2018. Masquant le fait que ces textes sont de toute façon disponibles pour qui veut les lire. Je ne sache pas que l’on soit condamnable pénalement de le faire.
Il englobe Céline dans ce nécessaire devoir de mémoire de la France collabo.

L’autre jour j’ai posé la question à ceux qu ont lu ces textes antisémites et collabos, si l’antisémitisme de Céline dans ces pamphlets était daté.
Alors que toutes ses saillies concernant la collaboration, peuvent certainement l’être.
Pas de réponse.
Donc l’antisémitisme de Céline dans ces pamphlets, sortis de leur contexte historique, puisqu’il n’y en a pas, sont des propos qui tombent sous le coup de la loi actuellement en vigueur en France, s’ils sont publiquement diffusés. Et je trouve dommage que François Sureau ne soit pas allé sur ce terrain là.
Et je trouve sage la décision de Gallimard, et j’approuve la démarche de S. Klarsfeld.

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 17 h 32 min

Mais peut-être avez-vous raison. Je suppose qu’une censure s’obtient par la voie légale. Ici ce furent menaces, pressions en tous genres, injures qui sont venues provoquer ce que la justice n’aurait probablement pas permis d’obtenir.

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 17 h 07 min

Prétendre interdire une publication ne constitue donc pas une menace de censure ?
Bonne soirée Docteur.

luc n. dit: 16 janvier 2018 à 17 h 01 min

cf. commantaire du 16 janvier 2018 à 16h 09min

(je ne répondrai pas ici au truqueur François Sureau et à son perroquet Jean Langoncet, qui semble avoir une conception très extensive du droit de citation… Contrairement en effet à ce que tentent de faire croire des gens malhonnêtes la question ici posée n’était aucunement celle de la… CENSURE mais de la position à adopter face à la situation d’insanité qui venait d’être constituée par un projet précis)

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 16 h 09 min

@liens informatiques

Merci qui ?

Pamphlets de Céline  : « La censure ne sert rien d’autre que la lâcheté collective »

François Sureau , le 16/01/2018 à 10h50

Le 12 décembre, un fonctionnaire placé sous l’autorité du premier ministre a écrit à un éditeur pour lui faire part des réserves que suscitait chez lui la perspective d’une réédition des pamphlets antisémites de Céline, demandant « des garanties ». Un vif débat public s’en est suivi, à l’issue duquel l’éditeur a annoncé qu’il était « sursis » à la publication des textes en cause. Cet épisode en dit long sur nous-mêmes. Il ne s’agit pas, malgré les apparences, de vouloir le bien, mais de nous faire oublier notre part de mal, en même temps que tout le monde semble tenir pour une vérité établie que le citoyen est incapable, par lui-même, de faire le partage entre les deux.

La devise secrète du temps, c’est « dessine-moi un mouton ». Le mouton, voilà le citoyen qu’il nous faut. Mme Schiappa lui peignera les boucles, le CSA changera sa litière, le ministre de l’intérieur gardera son enclos, où nul loup métèque ne pénétrera. On veille sur nos lectures et nos spectacles. Un fonctionnaire bienveillant est là, tout près, il entend nous conduire à bien penser, mais d’abord à refouler dans le néant ce « passé qui ne passe pas » sur lequel nous aurions pu nous interroger.

La censure ne sert rien d’autre que la lâcheté collective. Il est plus simple d’interdire la consultation des sites djihadistes que de regarder l’islamisme en face. Plus facile d’empêcher qu’on aille sur ces sites, qu’on en décrive les contenus, au risque de devoir se demander ce qui a pu conduire à de tels errements des extrémistes qui restent, quoi qu’on dise, nos compatriotes, et non des étrangers.

Il en va de même avec Céline. On aimerait bien qu’il ne fût pas publié. Cela nous dispenserait commodément de regarder en face l’antisémitisme français. Voici qu’on célèbre comme un grand esprit du siècle, un artiste majeur, un homme qui a demandé, encouragé et absous la Shoah. N’y a-t-il donc rien à en tirer quant à notre conception de l’art et de la littérature ? N’est-ce pas l’occasion, pièces en main, de reprendre la controverse de la portée ultime de l’art, et les opinions opposées de Stevenson et de Gide ? Il n’en sera rien. Nous continuerons de nous en tenir à cette idée d’un art renfermé dans sa gloire inviolée, sans considération de ses effets, moins lucides en cela que Paulhan ou Swift. Notre image du moins n’en sera pas atteinte. Nous pourrons rester sans dommage le pays du grand Céline, de Paul Poiret et des vins de Bordeaux.

Explicite ou dissimulée, la censure ne sert en définitive qu’à nous flatter. C’est le taffetas sur le bouton, le maquillage sur la verrue. On n’est pas vraiment sûr que « le plus grand écrivain français, tout de même » ait publié Bagatelles pour un massacre. Personne ne sait plus d’ailleurs où trouver ce brûlot. Il paraît que Gallimard a eu un moment l’intention de le publier. Les djihadistes sont, comme le célèbre Ramirez de Papy fait de la résistance, « à peine français », et si nous pouvions enfin les faire tuer là-bas après avoir échoué à les déchoir de leur nationalité ce serait tout de même mieux.

Le présupposé de la démocratie, c’est la confiance qu’il faut mettre dans la capacité du citoyen de rechercher la vérité. C’est la vérité, non la censure, ni même le sermon, encore moins les « garanties » chères au fonctionnaire dont je parlais, qui nous rendront libres. La bureaucratie s’accroche au « travail des historiens » comme à une planche de salut. Cette représentation d’un « amour du fond » propre aux historiens, opposée au « culte du style » propre aux littérateurs est d’une insondable niaiserie. Personne, curieusement, ne songe à la pousser au bout de ses conséquences. L’antisémitisme de Céline est en réalité partout dans son œuvre, pas seulement dans ces pamphlets lamentables. Faut-il donc ne présenter cette œuvre au public qu’assortie des précautions de l’historien ? Sommes-nous à ce point demeurés, portés au mal, inconscients qu’aucune activité ne nous sera bientôt plus permise dans cette prophylaxie ? Devons-nous ne plus lire de littérature sans qu’un fonctionnaire nous y autorise et qu’une commission de spécialistes n’éclaire notre pauvre jugement ? Et quels historiens ? Choisis selon quels critères ? L’historien est-il vraiment toujours cet ange impavide à la vertu immaculée ?

À quoi peut bien servir de commémorer le déshonneur de l’administration française au Vélodrome d’Hiver si rien de ce qui y a conduit ne peut plus être connu ? Laissons remonter vers nous les souvenirs de ce passé insupportable que nous préférerions oublier, tant est fort notre désir de nous aimer malgré tout. Cet amour est coupable s’il est aveugle. Que les fonctionnaires nous fichent la paix. Que les censeurs se taisent. Que les écrivains s’expriment, que leur art soit jugé pour l’ensemble de ce qu’il est. Et que nous autres qui sommes la France osions aimer notre pays avec toute l’exigence d’un « cœur intelligent », sans, pour y parvenir, être soumis aux leçons d’aucune autorité.

luc nemeth dit: 16 janvier 2018 à 15 h 17 min

Jean Langoncet dit: 16 janvier 2018 à 12 h 27 min

Pamphlets de Céline  : « La censure ne sert rien d’autre que la lâcheté collective »

* * * *

il faut avoir perdu jusqu’au sens du ridicule pour oser la ramener avec le thème de la… lâcheté -s’agissant de Céline qui aura été orfèvre en la matière, en s’opposant à la réédition de ces insanités. Mais Jean Langoncet lui-même ne brille pas non plus par le courage, en se réfugiant à n’en pas finir derrière des… liens informatiques

zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 15 h 11 min

le dernier tweet de Pivot :
Harceleur repenti, spécialisé naguère dans les touristes étrangères, des femmes l’ont surnommé
un porc ex-porc.

DHH dit: 16 janvier 2018 à 15 h 08 min

@clopine 9 h 03vous
me dites : Pourquoi ne l’écririez-vous pas vous-même ?
Parce que je suis incapable de produire de l’ecriture romanesque.
La seule chose que je sache faire , en fait de production écrite »lourde » , c’est ce que j’ai fait pendant les quarante années de ma vie profesionnelle , et en appliquer la méthode et les recettes. C’est a dire sur un sujet donné, partir d’un constat, d’une interrogation, dégager une problematique, rassembler les matériaux d’une analyse, et conduire cette analyse jusqu’ à un diagnostic , et présenter l’ensemble de ma demarche et sa conclusion de manière précise ,articulée, sèche et impersonnelle .
On pourrait traiter le sujet en cause de cette manière . Dans cette recherche d’explication sur la divergence des deux destins, le travail d’analyse viserait à repérer ce qui à chaque étape des deux histoires rend compte de la progression de cette divergence :quid des effets de l’évolution de la societé ,des differences de cadre juridique en vigueur , du statut conjugal professionnel et familial de départ des deux femmes , du contexte économique , des hasards heureux ou malheureux ,et aussi de ce que le drame vécu par l’une peut avoir apporté au destin de l’autre .Cette approche éviterait certes l’ecueil du « trou de la serrure » mais l’écart de registre entre la forme et le fond serait dirimant pour une histoire , qui releve du glamour, du papier glacé et des regrets poétiques d’un président de la république fin lettré
Reste le cinéma ;Peut-être un scénariste s’y interessera-t-il un jour avec un biopic sur la vie de Brigitte Macron, comme on en a eu sur Jackie Kennedy .Il raconterait cette vie sous toutes ses facettes , et dans le scenario serait introduite par quelques flash back ,une histoire de Gabrielle Russier ,à partir de la mise en images de moments d’introspection de l’héroïne méditant sur la différence des deux destins .

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 13 h 48 min

Le livre  » retour à Séfarad » n’est pas une suite de textes courts pour faire long, comme dirait celui qui préfère tapiner ici pour ses collages reader’s digest.

Sur la forme, ce roman, ou récit, dispose d’une architecture étudiée, qui demande attention du lecteur, car des personnages sont récurrents, tout au long du récit qui a une trame, de même que des situations qui se répètent en se développant.

Si la biblio est très fournie, avec aussi références des extraits cités in extenso, j’ai essayé de retrouver où se trouve le passage p. 35/36, concernant Erri de Luca, lui-même lecteur de la bible en hébreu, et amateur de Quichotte comme héros toujours perdant, mais toujours rebondissant. Pour cela j’ai immédiatement pensé à son livre  » La nature exposée ». Et j’ai trouvé…p. 165 ( édition Gallimard, 02/2017) c’est indicible ce sentiment d’apaisement, que sa phrase procure.

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 12 h 53 min

« mon premier contact a été d’arracher instinctivement la couverture incendiaire, minable, pourrie, du bouquin »

ça commence mal, la couverture c’est Passou !
Voir le nouveau billet mis sur les rails…

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 12 h 50 min

Comme quoi, on peut aimer passionnément un livre dans lequel on ne voudrait pas figurer !

« Hors de question pour autant de déballer mon moi ». (p. 20 de « Retour à Séfarad », source WGG)

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 12 h 45 min

Je viens de recevoir le dernier « roman » de Pierre Assouline, celui que nous portons haut dans nos cœurs de basset !

Livré par les admirables exploiteurs de pauvres salariés, AMAZON, mon premier contact a été d’arracher instinctivement la couverture incendiaire, minable, pourrie, du bouquin, afin d’en faire émerger le livre dédicacé à Romy, Noa et Emma…

On verra plus tard pour commencer la lecture : on est pas aux pièces, hein, et j’ai à faire.

christiane dit: 16 janvier 2018 à 11 h 59 min

@zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 9 h 36 min
Quant à son teddybear… il a perdu toute liberté de penser. Je le préférai avant… Qu’ils pataugent ensemble. La fange, ils aiment ça…

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 11 h 57 min

Pour la présidente* du FN, « le harcèlement de rue est en immense majorité le fait de ressortissants de l’immigration », qui « importent une culture de non-respect des femmes ». (AFP)
(*incompétente notoire : une fille qui ne réussit pas à tuer le père …)

Harceleurs français, mes frères, nous devons défendre notre drapeau ! A vos mentules ….

christiane dit: 16 janvier 2018 à 11 h 53 min

@zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 9 h 36 min
Ce serait périlleux pour elle car je lui tendrai un miroir et là elle continuerait à fuir ce qu’elle verrait, toutes ses vilénies passées, son côté obscur qu’elle cache sous des textes gentillets et une clameur de victime…

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 11 h 36 min

Si Bébé Macron n’avait pas « provoqué », magnifique vertu » la provocation, on aurait eu le fromage puant de Hollande, monsieur petite blague, dans « Moi Président, le Retour pour 5 ans »

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 11 h 16 min

Je n’ai pas le sens des affaires, JiBé !
On verra pour le prix de revente….

Et puis …
…. la charité chrétienne parlera peut être par ma bouche ?!

x dit: 16 janvier 2018 à 11 h 13 min

DHH vous m’étonnez (c’est malheureusement une déception) ; quel manque de sens politique, à moins bien sûr que vous ne soyez allègrement »en marche » et là bien sûr ce serait tout le contraire. Pendant qu’on se focalise sur cette différence d’âge, que ce soit pour s’extasier ou
crier au scandale, on ne s’occupe pas ou beaucoup moins de la politique menée qui nous concerne pourtant tous. De citoyens susceptibles de peser sur les arbitrages on devient midinette rêvant sur la vie des vedettes et des têtes couronnées : servitude volontaire mais « douce » puisqu’elle ne nous empêche pas de nous « exprimer ». Le sociétal aussi sert à cela, parfait outil de diversion qui présente le formidable avantage de diviser pour mieux régner.
C’est une évidence, mais nous sommes tous si désireux de donner notre point de vue à tous ces radio-trottoirs permanents que nous refusons de voir l’efficacité du piège « étouffe-politique ».

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 11 h 07 min

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 11 h 00 min
Clopine, il faut laisser les merdeux et les merdeuses dans leur caca…

C’est un bon plan !

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 11 h 06 min

Il est toujours bon que dans une docte assemblée littéraire sentant la naphtaline du papier relié et les idées toutes faites, se glisse voluptueusement un lecteur libéral bon teint, simple d’esprit, amateur distrait, blanchi sous divers harnois, sans la moindre compétence inutile…

Je vous ferai part de mon sentiment de « lecteur de base » du texte de notre cher Passou – que Dieu le protège – même si vous n’en avez rien à foultre….

Surtout si vous n’en avez rien à foultre, d’ailleurs ! ça vous changera des ronds de jambes de ferme.

D. dit: 16 janvier 2018 à 10 h 54 min

Oui Lavande,je n’avais pas vu votre réponse. En effet 29 x 149 = 4321.
Il aurait été original de sortir le bouquin dans ce format pour le moins inhabituel.

Clopine dit: 16 janvier 2018 à 10 h 44 min

Jazzi-Zerbinette : c’est exactement la conclusion à laquelle je suis arrivée, après avoir balancé d’un côté mon agacement et de l’autre l’inutilité de toute parole, puisqu’il s’agit ici d’une impossibilité manifeste d’honnêteté intellectuelle, à tout jamais disparue sous le ressentiment, et tout simplement d’… Comment dire sans être (trop) cruelle ? « de facultés de compréhension », dirons-nous ?

(et vous voyez, vous me faites du coup renoncer à ma résolution, qui était pourtant pleine de sagesse et de magnanimité. Je n’arriverai jamais, ici, à ne pas tomber dans les pièges les plus simples pourtant… )

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 10 h 36 min

On attend avec impatience ton analyse du dernier « roman »* de Passou, JC. On espère seulement que tu ne vas pas nous refaire le coup du : « Remboursez ! »

*La collection blanche de Gallimard est réservée, en principe et depuis l’origine, à la fiction romanesque. Avec « Retour à Séfarad » de Passou ou encore « Le syndrome Garcin » de Jérôme Garcin, on voit que cette notion a beaucoup évolué. C’était le sens de ma question sur le roman post Nouveau Roman et post structuraliste à Paul Edel et l’occasion de sa réponse éblouissante à Passou…

Clopine dit: 16 janvier 2018 à 10 h 36 min

Oui, D’accord avec Jazzi et DHH sur le changement de paradigme qui s’est opéré depuis le suicide de Gabrielle Russier, et qui a sans doute favorisé la (relative, car il me semble que Macron et Trogneux ont dû patienter de longues années cependant…) tolérance des familles, surtout celle du mineur.

Mais je ne suis certes pas au fait de toutes les péripéties du couple, et c’est le seul reproche que je ferai à l’idée de DHH : à savoir le côté « petit trou de la serrure », avec des questions comme « ont-ils couché avant le mariage ? Au lycée ? Ont-ils dû attendre la majorité du garçon ? Ou simplement la majorité sexuelle ? Et où cela se passait-il ? Quid, effectivement, du mari ? »

Tout ça me paraît plonger l’histoire dans le sordide des journaux « à scandale », et ce n’est pas une des moindres prouesses du couple d’être arrivé, me semble-t-il, à éviter ce genre d’éclaboussures…

C’est aussi le patience du Manu qui me frappe, moi. Dans la bible, Jacob attend ainsi (7 ans ) le droit d’approcher Rachel, il est vrai avec Léa dans son lit mais enfin…

zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 10 h 30 min

Oui Picasso : « je ne cherche pas, je trouve », mais vous n’êtes pas (encore) Picasso ?

En réalité, nous ne trouvons pas, nous sommes trouvés.

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 10 h 18 min

Cette affaire de détournement de mineur, dite affaire Russier, a connu un résultat heureux : Dieu a puni la pédophile ayant abusé de son autorité.

Les parents ont bien agi et sont, dans cette affaire sordide, irréprochables.

zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 10 h 15 min

JC….. Hum, je ne doute pas de vos capacités, harcèlement compris, mais vous risqueriez d’être déçu, il n’y a plus rien à chercher !

DHH dit: 16 janvier 2018 à 10 h 11 min

@Jazzi 9h 25
quelques mots que j’avais déjà postés il y a quelque temps et qui vont dans le même sens que ce que vous écrivez
« Je pense que le couple que Macron forme avec Brigitte son ex -prof , qui parait rayonnant et fusionnel n’aurait pas pu se former puis s’épanouir dans le temps , s’il n’y avait eux avant eux la lamentable affaire Gabrielle Russier ,où des parents, qui ont voulu intervenir par des voies judiciaires pour étouffer dans l’œuf un couple de même nature , se sont retrouvés à porter une responsabilité douloureuse dans la mort de cette jeune femme, dont le crime était d’aimer son élève, et ont eté l’objet d’une réprobation publique et mediatique sans appel
L’echo de cette affaire –rappelez vous l’intervention de Pompidou- et son effet de « plus jamais ça » a surement fait qu’a partir de cet épisode, un père ou une mère d’adolescent ne peut plus se reconnaître le droit de ceder à la tentation d’intervenir de manière irréversible et autoritaire en face de telles situations ; et c’est tant mieux, puisque le modèle actuellement sous nos yeux montre qu’elles peuvent être génératrices de vies d’adultes riches et réussies

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 10 h 11 min

HARCELEMENT PSYCHANALYTIQUE
Tentative n°1

Zerbinette, accepteriez vous de vous allonger sur mon divan ? J’ai tant de potes psy, courant lacanien/courant freudien, que je suis devenu au fil des banquets un spécialiste reconnu de l’arbitrage et de l’écoute du patient …

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 10 h 07 min

Dans une analyse bien conduite à ce qu’on dit, y a l’écoutant sourd et le verbeux indigent. Clopine/Christiane, ce sera long, long… très long !

Je plains le divan…

zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 9 h 50 min

Jazzi « La charité voudrait qu’elle s’en abstienne »

euh… c’est ambigu, charité pour qui ?

D. dit: 16 janvier 2018 à 9 h 49 min

C’est un excellent menu de sportif, JC.
Tu peux ajouter un peu de poridge bio qui contient beaucoup de vitamines, fibres et protéines ainsi que quelques noix ou noisettes. Même la noix de pécan est très bien. Un peu de pomme fraîche aussi.
J’insiste sur le bio, pour tout. Même si c’est 2 x plus cher, le bénéfice est évident, en terme de goût, pour la santé, pour l’environnement. Éviter le bio allemand, ce sont d’excellents produits mais il ne faut en aucun cas favoriser l’économie allemande.

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 9 h 47 min

Des textes courts mis bout à bout finissent par donner un texte long, Clopine. Voir le cas de Passou avec les Vies de Job ou Le retour à Séfarad…

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 9 h 43 min

« Clopine va-t-elle analyser Christiane … »

La charité voudrait qu’elle s’en abstienne, zerbinette…

zerbinette dit: 16 janvier 2018 à 9 h 36 min

Pal Edel analyse Assouline, Christiane analyse Paul Edel, Clopine va-t-elle analyser Christiane …
Oui j’arrête, bises à tous

closer dit: 16 janvier 2018 à 9 h 36 min

« Comment le jeune amant de Gabrielle a t-il survécu au suicide de sa maîtresse ? Qui est et que pense le cocu magnifique de Brigitte, dépossédé de sa femme et de l’amour de ses enfants ? Que deviennent-ils… »

Ce sont en effet de très bonnes questions Annibal, dont tout le monde se fout, surtout la seconde, trop « dangereuse »…

JAZZI dit: 16 janvier 2018 à 9 h 25 min

DHH, il est probable que Gabrielle a permis Brigitte. Il y a une filiation, une continuité entre ces deux cas d’espèce. Ce qui n’était pas encore possible au début des années 1970 le sera à la fin. C’est toute l’histoire des moeurs, son évolution dans notre société, qui rend positif ce qui était précédemment perçu négativement. On le voit aussi avec la perception par l’opinion publique de l’homosexualité. Hier honteuse, aujourd’hui reconnue et banalisée. D’abord le mariage et bientôt à égalité avec l’hétérosexualité sur les problèmes d’adoption ou de procréation assistée…
Mais dans l’histoire de Gabrielle et de Brigitte, moi, ce qui m’intéresserait le plus à raconter, c’est celles des hommes oubliés. Comment le jeune amant de Gabrielle a t-il survécu au suicide de sa maîtresse ? Qui est et que pense le cocu magnifique de Brigitte, dépossédé de sa femme et de l’amour de ses enfants ? Que deviennent-ils…

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 janvier 2018 à 9 h 24 min


…vérifions, si je n’ai rien révéler,…Ouf,!…c’est Vert,…roulez, roulez,!…Ah,!Ah,!…

…même pas besoin de l’échiquier, et sa prise en passant,…etc,…

…les monopoles à ses sources,…Précision & Sécurité,!…

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 9 h 09 min

la réussite suprême ?
ça va dépendre de ce qu’il y a aujourd’hui dans la boîte à lettres… 😉

renato dit: 16 janvier 2018 à 9 h 07 min

… et si on veut vraiment susciter la peur il vaut mieux passer par un bon observateur :

https://pin.it/n4v7dmym77hbkc

[«Turisti, terroristi, secolaristi, hacker, fondamentalisti, transumanisti, algoritmici: sono tutte tribù che abitano e agitano l’innominabile attuale. Mondo sfuggente come mai prima, che sembra ignorare il suo passato, ma subito si illumina appena si profilano altri anni, quel periodo fra il 1933 e il 1945 in cui il mondo stesso aveva compiuto un tentativo, parzialmente riuscito, di autoannientamento. Quel che venne dopo era informe, grezzo e strapotente. Nel nuovo millennio, è informe, grezzo e sempre più potente. Auden intitolò L’età dell’ansia un poemetto a più voci ambientato in un bar a New York verso la fine della guerra. Oggi quelle voci suonano remote, come se venissero da un’altra valle. L’ansia non manca, ma non prevale. Ciò che prevale è l’inconsistenza, una inconsistenza assassina. È l’età dell’inconsistenza.»]

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 janvier 2018 à 9 h 04 min


…super chef, de tout les états de l’univers,!…faut en convenir,…mais, passons,…

…Oui,!…j’ai encore découvert, deux  » choses « ,qui concernent, tout, et la littérature à romans,…et en plus, aux maintenances de politique-sociale,…

…tous très, au dessus de tout, développements,…états réducteurs ou à monopoles,…logiques parallèles,…etc,…

…ces lignes, pour me rappeler, ces performances intellos,…

…les états, à la merci, des dogmes savants de pitres souverains,!…etc,…

…mais parle, dis-nous tout,!…
… » le fric, c’est chic « ,…des  » misérables français, en moins,!…Ah,!Ah,!…

…rien à voir, avec vos commentaires en diversions d’héritiers de lanternes – magiques,!…Go,!…

Clopine dit: 16 janvier 2018 à 9 h 03 min

DHH, merci de votre suggestion – mais je crois n’être pas du tout à la hauteur de votre proposition, d’autant que je ne sais écrire que des textes courts – j’ai le syndrome de la rature !!! Le destin parallèle de Russier et de Trogneux (si on estime que l’aventure de cette dernière se termine comme dans les contes de fées, par un mariage où elle fut très heureuse et où ils n’eurent aucun enfant) est effectivement une idée formidable de scénario, qui à mon avis a plus à voir avec le cinéma qu’avec la littérature, non ? Tant l’image, le pouvoir de l’image, ont eu à voir avec ces histoires-là.

IL me semble cependant que le thème du très jeune homme, du pouvoir, de la femme plus âgée et de la mort a été illustré tant et plus au cours des siècles. Médée, tenez. La fascinante Médée : trahie quand Jason, grâce à elle, touche au pouvoir absolu…

Il faudrait savoir aussi si Didon était beaucoup plus âgée qu’Enée. Pas sûr !

En tout cas, pour en revenir à nos moutonnes, je pense qu’un livre tel que vous l’imaginez demande énormément de recherches. La position des familles, les pactes demandés aux jeunes gens, la ténacité des jeunes hommes…

Pourquoi ne l’écririez-vous pas vous-même ? N’allez pas secouer la tête en disant que « vous ne sauriez ». Vous êtes suffisamment armée pour attaquer n’importe quel challenge. Et celui-là, né de votre fertile inspiration, est fait pour vous, en fait.

la vie dans les bois dit: 16 janvier 2018 à 8 h 58 min

Comment il faut finalement rendre grâce à Paul Edel.

Tout part de ce qui peut s’apparenter à une plaisanterie. Une proche, accablée par un problème insoluble, celui du doute, décide de se rendre à un salon de la Voyance, pour confirmer ses craintes. Et tant qu’à faire quoi de mieux qu’un salon où est réunie toute la fine fleur des prophètes. Toujours le même rituel, sur la base de photo, d’objet, le consultant se voit raconter une histoire, par medium interposé, cartes, pendule, sauf que là on n’y allait pas pour pour rencontrer Victor Hugo.
L’expérience fut très enrichissante, car les consultations remplirent pleinement leur rôle réconfortant, on avait entendu les mots, bribes de mots, qui avec un petit effort d’auto-persuasion confortaient absolument ce que la cliente était venue pour entendre.

Il faut donc rendre grâce à Paul Edel, qui a inventé le truc imparable, sur la base de quelques lignes, et fort d’une rouerie parisienne bien au point:
La cartomancie littéraire.

ou comme dit  » Passou »( P.400): « Dieu a dit une chose, j’en ai entendu deux »(*)

_____________________________.
(*) lecteur oisif, ne te laisse pas abusé par ces voix.Va et lis le psaume 62.

christiane dit: 16 janvier 2018 à 6 h 27 min

@ Paul Edel
je découvre votre analyse du 15/01/12h22
Épatante !
Vous écrivez « une quête de nouvelles règles narrative ludiques, souvent en zig zags.. « . C’est un regard très juste. Passou semble avoir une mémoire ravageuse de livre en livre en évoquant des éléments de sa vie. Jamais un « journal » comme s’il éprouvait une sorte de défiance à dévoiler ce qu’il est, ce qu’il fait. Alors oui, il se déplace sur une frontière mouvante.
« quête biographique, et autobiographique, de multiples repères historiques et littéraire sur lesquels rebondit une activité plus poétique, plus ironique, tout un jeu d’opérations » , encore oui, seul semble compter le travail du moment pour ensuite s’abolir. Et pour cela comme vous, je l’imagine accumulant fiches, références d’ouvrages, citations qu’il redistribue au gré de son écriture (idem dans « Vies de Job » et « Rosebud ». Un jeu de hasard « avec la mémoire volontaire ou involontaire, des récits dans le récit éclaté ». Ça commence boulevard Malesherbes. Pour ce parisien d’adoption, trouver le Consulat d’Espagne c’était facile, pour le rêveur le jour n’était pas le bon ! et voilà qui déjà il est prêt au départ. Destination l’Espagne… Depuis les livres précédents il a pris un certain recul. Ce ne sera pas un journal d’expéditions. Il doit repenser ses vieilles aventures, réfléchir, philosopher sur elles, revenir au « Je ».
Vous évoquez le structuralisme (n’oublions pas ses recherches sur Claude Lévi-Strauss que je rapproche de Dumézil et sa formation d’historien). Ce voyage est dans certaines pages celui d’un ethnologue ! car il se penche, tout au long de ce périple, sur des expériences culturelles très différentes et les croque d’un trait de plume acerbe ou tendre, avec une grande liberté. Pays, habitants souvent hostiles. Joies, colères et douleurs jaillissent à l’improviste. Connivence aussi avec la terre de ses ancêtres, regards sensuels sur certaines femmes (on trouve dans ce livre des digressions plaisantes…), ou paysages. Il se débat au milieu d’un bel entrelacs vers lequel convergent ses histoires d’enfance et cherche à comprendre, après coup, ce qui s’est passé dans l’histoire de sa famille séfarade qui a pu se maintenir, malgré l’exil, car elle était attachée inconditionnellement à des valeurs, à des rites. C’est une longue histoire… D ce voyage, il pourrait presque dire comme Mme de Staël dans « Corinne » :  » Voyager est, quoi qu’on puisse dire, un des plus tristes plaisirs de la vie. » ou comme C-L.S « Je hais les voyages ».
Que d’épreuves retranscrites au long des pages… Voyager contre… mais quel beau voyage intérieur, tellement lié aux « Vies de Job »… C’est un livre écrit dans une zone mouvante, sur les frontières de la langue, entre la sienne et celle de l’autre… Livre écrit à rebours dans les lambeaux du passé, presque au point de se taire où se perdre dans un labyrinthe qui n’a pas d’issue sauf à retrouver son « Rosebud »…
Vous ajoutez « une évidente anxiété avec la quête des origines familiales, hantise du problème religieux et tout ça, dans une espèce de ricanement démiurgique qui lui est personnel. Mais peut-être je me trompe. »
Je ne crois pas. Le livre passe à travers lui. On ne peut pas parler d’échec de la quête mais de sa réussite suprême dans les dernières pages, ce minuscule intervalle entre les mots qui garde sa voix et sa liberté.

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 6 h 20 min

Au petit déjeuner, je vais prendre du muesli aux fruits rouges accompagné de yaourt brassé, suivi d’un café fort.
(en hommage à Dédé…)

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 6 h 16 min

La levée de bouclier BALANCE.TON.PORC est du domaine du fait divers de confort, de l’agitation mineure, du féminisme le plus étroit ….

Pour la véritable défense de l’égalité homme-femme dans le monde, pour le respect du à nos sœurs, on attend le réalisme de BALANCE.TON.DIEU ! C’est à dire que la contamination du monde par le religieux cesse et que la liberté née de la raison écrase enfin l’infâme, comme disait l’autre !

JC..... dit: 16 janvier 2018 à 6 h 06 min

IL est clair qu’entre passer l’hiver avec Choux Vert en pays d’Occident ou le passer avec Boko Haram au Nigeria, les jeunesses de ce blog de prestige doivent choisir l’engrossement captivant, façon lycéennes, et refuser l’avortement de confort des féministes occidentales libres.

A l’évidence, Donald Trump a tout faux : ce sont nos pays qui sont tous des pays de merde ! Que cela nous serve de leçon ….

Delaporte dit: 16 janvier 2018 à 5 h 04 min

Delaporte ou le « Catalogue d’obsessions non répertoriées »

MC, vous estimez vous-même n’avoir pas droit au respect ? Cela m’étonnerai. Votre boniment éculé ne trompera que vous…

Ed dit: 16 janvier 2018 à 3 h 08 min

Bastié, la catho aux jupes plissées qui parle d' »avortement de confort » ? De grâce, ne prenons pas cette dingue au sérieux.

MC dit: 16 janvier 2018 à 2 h 48 min

Quand finira Le sermon du RP Delaporte, qui n’hésite pas, entre autres, à tordre jusqu’au méconnaissable l’article de Bastié dans le Figaro?
Delaporte ou le « Catalogue d’obsessions non répertoriées », pour citer feu Michel Vachey!

Delaporte dit: 16 janvier 2018 à 2 h 14 min

Toutes ces péripéties ont fait par contrecoup comprendre à tout un chacun combien le libertinage était une idéologie sale et malfaisante. C’est donc un progrès dans la morale, issu involontairement de la société médiatique. Les individus se disent : l’homme, et la femme, ont quand même droit au respect…

Delaporte dit: 16 janvier 2018 à 2 h 06 min

Deneuve réitérerait-elle cette incroyable déclaration médiatique aux chaînes de télévision, ces propos si légers et indignes d’une personne raisonnable, alors que désormais tout le monde sait bel et bien que Polanski est un violeur ? Je pense que non. Elle serait davantage sur ses gardes. La morale doit beaucoup à la peur de l’opinion public, en démocratie, et au désir de ne pas passer pour un bouc émissaire. Arrivé à un certain âge, il y a des morts plus douces :

« De toute façon, il y a toujours eu une image donnée à cette histoire assez incroyable. Parce que c’est une jeune fille qui avait quand même été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon, et puis, on peut imaginer qu’une jeune femme de 13 ans puisse faire 15 ou 16 ans, il n’a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes… J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif. »

Delaporte dit: 16 janvier 2018 à 2 h 00 min

En lisant quelques articles sur cette fameuse Pétition des 100, notamment dans le JDD, l’on se dit quelle drôle de chose de voir certaines impliquées là-dedans à cause d’autres, plus délurées, qui les ont machinées à moitié. Ainsi, Deneuve se retrouvant signataire, alors qu’elle fut une des dernières à lire un texte dont elle n’était pour rien, donnant son consentement parce que deux ou trois choses lui avaient quand même plu, mais Deneuve de par sa notoriété de star française internationale, et en plus « amie » de Polanski, Deneuve donc mise au premier plan comme si ce tissus d’âneries désobligeantes était de son cru à 100 % et devenant ex abrupto bouc émissaire, immédiatement et à juste raison lynchée, mais Deneuve qui quelques jours plus tard se reprend moralement en main, et prend ses distances avec le texte outrageant, et allant jusqu’à présenter ses excuses, tel est le tableau incroyable de cette péripétie désormais de dimension internationale, et commentée dans tous les pays du monde. Quelle mauvaise pub ! Quel malentendu !

vedo dit: 16 janvier 2018 à 1 h 54 min

A propos d’anti-sémitisme, dans un texte de Lucie Aubrac, « Un jour, Jean Cavaillès et moi avons dû arracher une affichette à la porte d’un restaurant célèbre qui s’appelle Kammerzell, près de la cathédrale de
Strasbourg. Le texte de cette affichette était « Juifs et
chiens interdits ». C’était le lendemain du progrom du 9 novembre, de l’autre côté du Rhin (lettre de Cavaillès rapportée par sa soeur).

Ed dit: 16 janvier 2018 à 0 h 32 min

merci rose.

Pour Chaloux, je m’explique. Il avait évoqué ses années lycées vers la rue des Martyrs et je m’étais étonnée qu’un Parisien puisse être aussi « sympa ». Je vous la fais courte, mais j’apprécie beaucoup Chaloux (et d’autres ici).

rose dit: 16 janvier 2018 à 0 h 23 min

ne sais pas non plus où est l’escroquerie ;

>DHH

me semble bien que le lycée nord (on l’appelle ainsi car il est dans les quartiers nord de Marseille), où enseignait Gabrielle Russier se nomme le lycée Saint Exupéry.

bonsoir à tous

rose dit: 16 janvier 2018 à 0 h 21 min

Mesdames veulent lutter contre le puritanisme ambiant, mais sachez que ce sont les comportements mêmes des prédateurs sexuels qui nous poussent à nous vêtir et à agir comme des nonnes.

Ed

super bien vu ; si ce n’est le moment arrivé où tu ne te méfies plus et ram

Ed dit: 15 janvier 2018 à 23 h 54 min

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 20 h 44 min
Ed, pas compris : » où est l’escroquerie ».

Je me dis que ça ne peut être vrai, qu’il y a une escroquerie quelque part, mais ça n’est pas très important !

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 22 h 53 min

@Vous pensez qu’elle fera rayonner les commentaires que vous avez déposés par ailleurs ?

en revoyant ce reportage je me suis aperçue que j’ai raconté des bêtises. J’ai confondu le Ksar du Draa, et la cité merveilleuse de Sephar.

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 22 h 34 min

La virgule pose question

tss tss Langoncet, cette histoire de notaire antisémite c’est un vrai casse-tête 😉

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 22 h 31 min

@Vous pensez qu’elle fera rayonner les commentaires que vous avez déposés par ailleurs ?

absolument, car je n’avais pas mis le lien sur ce survol fantastique. Et avec le son et l’image c’est bien mieux.

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 22 h 29 min

Mais d’un autre côté il faut bien avoir en tête que cette tribu d’Israel est arrivée dans la péninsule ibérique avant les Wisigoths. Ce qui est sans douté vrai par ailleurs. Car au début étaient les Ibères, un peuple belliqueux aux dires d’un Philosophe grec, que j’aime bien. Les Ibères eux-mêmes des immigrés d’Afrique du Nord ( là « Passou », il a intérêt à s’accrocher pour son épreuve d’histoire, chez le notaire)

Jean Langoncet dit: 15 janvier 2018 à 22 h 22 min

@Alors moi je tiens à mon illumination, Séfar, près de Djanet.

Vous pensez qu’elle fera rayonner les commentaires que vous avez déposés par ailleurs ?

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 21 h 58 min

et serdgio la tafiole qui débarque avec ses p’tits bras musclés, et le verbe aviné, alors qu’on critiquait tranquillos le livre de  » Passou » que Paul Edel n’a pas lu, mais qu’il a fait croire avoir lu, toute honte, et le reste, bus.

rose dit: 15 janvier 2018 à 21 h 56 min

y avait lady di au premier rang les deux mains croisées sur son coeur
ne l’avais pas vu chanter avec pavarotti
outch

Sergio dit: 15 janvier 2018 à 21 h 55 min

Paul Edel dit: 15 janvier 2018 à 19 h 31 min
votre agressivité à mon égard,répétée,

Il va bien falloir un jour ou l’autre que ce scandale sans nom cesse…

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 21 h 53 min

Oui, c’est dans le lien antikforver:

« Ce serait l’actuelle terre d’Israël. Les Édomites parlaient une langue sémitique. Ils étaient un groupe tribal vivant dans le désert du Néguev et la vallée d’Arabah, ce qui est aujourd’hui le Sud de la Mer Morte et la Jordanie voisine. Ils occupèrent une région comprise du Sud de la mer Morte jusqu’aux abords du golfe d’Aqaba. Les spécialistes s’accordent à penser que les Édomites vinrent occuper le site plus au Sud de Pétra dès le Ier millénaire. Cependant on sait peu de choses sur leur occupation de cette ville. Ils occupèrent aussi les hauteurs d’Umm el Biyara où l’on a retrouvé des vestiges de maisons et de citernes datant du VIIe siècle av.J.C. La nation d’Édom est connue pour avoir existée dès le IXe siècle avant notre ère, la Bible date son existence de plusieurs siècles avant. Cependant de récentes preuves archéologiques indiquent des traces des Édomites dès le XIIIe siècle av.J.C, mais la question reste controversée. La nation cessa d’exister comme un État avec les guerres Judéo-romaines. Ce fut un ennemi historique d’Israël avec Moab et Ammon. Plusieurs passages de l’Ancien Testament attestent d’une haine tenace entre les deux peuples (II Rois, II Chroniques, Psaumes CXXXVII, Abdias, Jérémie). « 

Claudio Bahia dit: 15 janvier 2018 à 21 h 49 min

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 21 h 16 min
Et puis toute cette fantasmagorie de la blessure mal refermée, ça fait rire n’importe qui pour autant qu’il a encore deux sous de bon sens !

Mais enfin! Wiedergänger, laissez leurs opinions aux autres; pour vous il n’y a que JE à prendre comme référence ou exemple. On peut se nourrir de l’opinion de quiconque, et tout particulièrement des participants de ce blog, comme je le fait en toute modestie. Je suis bien trop éloigné de votre monde et ne peut pas me procurer le livre de Passou, en tous les cas pas pour les mois à venir, mais je crois bien que je le lirai lorsque l’occasion se présentera. Por l’amor de Deus, ne ramenez pas toujours tout à VOUS.
Analyser, critiquer avec sagesse, c’est bien; démolir, ça n’amène à rien. Je vous lit souvent avec grand intérêt, mais parfois vous déraisonnez.

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 21 h 32 min

cette phrase
« Mais c’est avant tout un lieu. Dans l’Ancien Testament, Séfarad est une contrée lointaine qui servira de refuge aux Juifs. Les
commentateurs hébraïques ont ensuite assimilé ce lieu à l’actuelle Espagne, alors qu’il se situait probablement du côté de l’Irak. »

mérite un développement que j’ai trouvé interessant.

Je suis allée un peu vite, lors de mes voeux. Et je trouve bien sympa d’y revenir…

« une contrée lointaine qui servira de refuge aux Juifs. »
Dans ce roman il est fait référence explicite au livre d’Abdias.
Qui commence ainsi:
« Prophétie d’Abdias. Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, sur Édom : -Nous avons appris une nouvelle de la part de l’Éternel, Et un messager a été envoyé parmi les nations : Levez-vous, marchons contre Édom pour lui faire la guerre ! –  »
et se poursuit ainsi:
« Mais le salut sera sur la montagne de Sion, elle sera sainte,
et la maison de Jacob reprendra ses possessions.
La maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph une flamme ;
mais la maison d’Ésaü sera du chaume,
qu’elles allumeront et consumeront ;
et il ne restera rien de la maison d’Ésaü,
car l’Éternel a parlé.
Ceux du midi posséderont la montagne d’Ésaü,
et ceux de la plaine le pays des Philistins ;
ils posséderont le territoire d’Éphraïm et celui de Samarie ; et Benjamin possédera Galaad.
Les captifs de cette armée des enfants d’Israël posséderont le pays occupé par les Cananéens jusqu’à Sarepta,
et les captifs de Jérusalem qui sont à Sepharad posséderont les villes du midi. »

si vous avez bien suivi » Passou » et depuis longtemps: Jacob c’est le frère sanitaire de Delafon…
Et le midi, ce n’est pas la côte d’Azur.

Alors donc, où était Edom et quelles étaient ces contrées ?
Apparemment bien loin de l’ Irak…

« Édom (ou en Hébreu : אֱדוֹם ‘Ĕdôm « rouge ou roux », en Syriaque : ܐ ܕ ܘ ܡ, en Grec : ‘lδουμαία Idoumaía, en Latin : Idumæa ou Idumea ou Idumée) fut un nom donné à Ésaü dans le Tanakh (ou Bible Hébraïque), ainsi qu’à la nation, aujourd’hui disparue, qui en fut descendante. La région possédant beaucoup de grès rouge, aurait donné lieu au nom d' »Édom »?. Une autre variante de l’origine de ce nom viendrait Ésaü, premier-né des jumeaux d’Isaac et Rebecca, qui naquit recouvert d’une toison rouge. Enfin selon une autre étymologie, Esaü aurait reçu ce surnom après avoir vendu son droit d’aînesse contre un plat de lentilles rouge. Chez les Assyriens, les Édomites son nommés Udumi et ils sont parfois appelés Iduméens dans les textes Gréco-romains.  »

Et je vous invite à voir la carte pour avoir un aperçu du territoire..
http://www.antikforever.com/Syrie-Palestine/Divers/edomite.htm

Par ailleurs dans la Genèse , chap 10 on trouve ceci, avec le verset 30 qui renvoie à Sephar:
26 Jokthan engendra Almodad, Schéleph, Hatsarmaveth, Jérach, 27 Hadoram, Uzal, Dikla, 28 Obal, Abimaël, Séba, 29 Ophir, Havila et Jobab. Tous ceux-là furent fils de Jokthan. 30 Ils habitèrent depuis Méscha, du côté de Sephar, jusqu’à la montagne de l’orient. 31 Ce sont là les fils de Sem, selon leurs familles, selon leurs langues, selon leurs pays, selon leurs nations.
32 Telles sont les familles des fils de Noé, selon leurs générations, selon leurs nations. Et c’est d’eux que sont sorties les nations qui se sont répandues sur la terre après le déluge.

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 21 h 25 min

Moi, je veux qu’on me la donne cette nationalité espagnole, je l’exige ! S’il faut galérer comme un malade pour l’obtenir, qu’ils aillent se faire voir ! Je les laisserai dans leur repentir et leur déchirure, tous ces gens de pouvoir, qui se moquennt de nous pour faire une loi et dresser autant d’obstacles en même temps ! C’est grotesque ! Et j’écrirai au roi pour lui dire ce que je pense de cette loi qui est une imposture, une forfaiture ! Une honte de plus qui entache l’Espagne.

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 21 h 22 min

« Mais quand je vais à Sitges, je ne suis pas du tout blessé ni déchiré. Je suis heureux tout simplement. »

Ne cherche pas, c’est l’effet relaxant des établissements de bains.

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 21 h 16 min

Et puis toute cette fantasmagorie de la blessure mal refermée, ça fait rire n’importe qui pour autant qu’il a encore deux sous de bon sens !

Une blessure après plus de 500 ans ?????!!!!! Mais ce n’est pas vrai ! C’est du rêve, du cauchemar qu’on nous vend.

Est-ce que je suis blessé par l’Espagne de mes ancêtres ? Absolument pas ! Je n’ai jamais entendu parler de l’Espagne à la maison. Est-ce que je suis blessé de la Pologne ? Certainement pas ! De la Russie ? De l’Ukraine ? Pas le moins du monde. Mais j’ai été ému profondément de retourner en Pologne dans la bourgade où est né mon grand-père, ça oui ! Profondément ému aussi de retourner à Odessa, de voir l’adresse exacte où a vécu ma grand-mère, ému jusqu’au tréfond du fion de prier dans la petite synagogue où elle a très certainement un jour mis les pieds, ça oui ! Emu d’aller écouter le ballet de Tchaïkovski, Casse-Noisettes, à l’Opéra à Odessa, où Tchaïkovski est venu diriger en personne sa symphonie pathétique alors que ma grand-mère y vivait, ça oui ! Déchiré jusqu’aux tripes quand je suis allé à Auschwitz, ça oui ! Mais quand je vais à Sitges, je ne suis pas du tout blessé ni déchiré. Je suis heureux tout simplement.

DHH dit: 15 janvier 2018 à 21 h 08 min

bientôt 3000 commentaires et ce fil doit durer jusqu’au 21 mars comme Pierre Assouline l’annonce dans le titre du billet

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 21 h 08 min

Non, ce bouquin n’a rien de structuraliste !

« Hors de question pour autant de déballer mon moi ». (p. 20)

C’est écrit en toutes lettres qu’il refuse d’emblée de parler de lui.

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 21 h 06 min

Il faut dire que se précipiter sur un roman sous prétexte qu’on se sent -le pauvre- plus ou moins proche d’un écrivain, est un exercice qui peut avoir quelque chose de très violent pour le lecteur, certainement pour l’auteur, et même pour le livre. Il faudrait laisser un peu plus longuement l’encre sécher sur le papier. Je serais assez tenté de relire Job aujourd’hui, maintenant qu’il en est moins question, pour savoir ce que j’en pense vraiment. Pour celui-ci, il n’est pas temps.

Chantal dit: 15 janvier 2018 à 21 h 02 min

C’est peut -être de la littérature réparatrice, j’espère pour lui que les points de souture tiendront l’hiver …

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 21 h 01 min

@un livre qui refuse d’emblée de parler de soi !

C’est totalement faux. Il est écrit à la première personne du singulier, et le narrateur est l’auteur, nom, prénom, identifiés. C’est la première fois dans les livres de  » Passou » », à noter. On a une pensée pour Remi, Julius, Job, toussa.

@Y va publié ensuite la version avec commentaires…

Un pb de grammaire ?
Mais pas que.
Maintenant que j’ai avalé les yeux du bouillon ( du pot-au-feu), je salue au contraire, sur la forme, le work in progress qu’a été le blog, pour ce livre.

Pat V dit: 15 janvier 2018 à 20 h 58 min

Pour le reste, c’est de la métaphysique.WGG.

JAZZI dit: 15 janvier 2018 à 20 h 49 min

Paul Edel dit que c’est un roman structuraliste, WGG.
Moi je dirais plutôt post structuraliste, c-à-d déstructuré, éclaté !

Là, il faut vous entendre les gars!

Un peu ridicule d’ accoler des schèmes de pensées philosophiques sur de la littérature…dites post-moderne et on repart alors pour 1000 autres commentaires.

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 20 h 53 min

Ce qui est intéressant avec les interventions de Blabla, c’est que personne ne l’attaque quand il parle d’un livre qu’il a vraiment lu. C’est comme des vacances, pour tout le monde…

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 20 h 50 min

La seule question à poser à Pierre Assouline est en définitive celle-ci :

– Avez-vous écrit le livre que vous désiriez écrire?

Si la réponse est « oui », alors tout va bien. Le reste n’a aucune importance.

JAZZI dit: 15 janvier 2018 à 20 h 49 min

Paul Edel dit que c’est un roman structuraliste, WGG.
Moi je dirais plutôt post structuraliste, c-à-d déstructuré, éclaté !

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 20 h 44 min

Non, Passou se paie de mot !

On ne peut pas prétendre écrire un roman sur l’identité en écrivant un livre qui refuse d’emblée de parler de soi !

Faut arrêter un peu le n’importe quoi !

Ce livre n’a aucun intérêt au sujet du débat sur l’identité ni au sujet de Séfarad.

C’est d’ailleurs pareil pour Ashkénaz, qui, dans la Bible, ne renvoie pas à l’Allemagne mais qui a été interprété comme ça par les rabbins au Moyen-Âge, et c’est devenu ensuite une tradition qui s’est imposée.

Il y a d’ailleurs chez ceux qui poussent des cris d’orfraie dès qu’on lur parle d’identité parce que ce sont en général ceux qui refusent la mondialisation sous prétxte qu’elle produirait une uniformisation des identités et des univers, Shanghaï ressemblant furieusement à un mégalopole américaine.

L’identité est une intrrogation sur l’identité. Clément Rosset a écrit un livre sur l’identité, Loin de moi pour dire au fond que c’est un pur fantasme. C’est un dialogue avec l’autre en nous. On est toujours différnt de ce qu’on croit être,; Je est un autre…! Rien n’est figé, tout bouge sans cesse, y compris l’identité. Mes ancêtres étaient séfarades puis sont devenus ashkénazes. Ils ont parlé je ne sais combien de langues. Ils ont oublié le judéo-espagnol pour parler le yiddish, ils ont même oublié d’être juifs pour devenir calvinistes, puis redevenir juifs. L’identité est un abîme. Être juif c’est vivre cet abîme de l’identité, cette interrogation permanente au sujet de l’identité. Personne ne sait ce que c’est l’identité. On sait seulement ce que sont des papiers d’identité. Pour le reste, c’est de la métaphysique.

Mais au lieu de nous parler de tout ça, Passou s’est contenté de nous écrir un long articl de 400 pages comme il en a l’habitude. Je n vois vraiment pas où est l’audace là-dedans ! C’est d’un conformisme affligeant au contraire ! Et je suis gentil…

Chaloux dit: 15 janvier 2018 à 20 h 44 min

Ed, pas compris : » où est l’escroquerie ».

Qui oublierait C.P? Il arrive qu’on se gourme un peu mais j’attends toujours avec intérêt ses rares interventions.

Et puis, je vous le dis, DHH qui exprime souvent l’étrange idée qu’elle se fait d’elle-même, est pour moi la reine des hôtes de ces bois. C’est ma préférée.

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 20 h 31 min

Y va publié ensuite la version avec commentaires… C’est là pour le coup que ça risque d’être démiurgiques, les ricanements…

christiane dit: 15 janvier 2018 à 20 h 24 min

Bonsoir Gisèle,
vous rappelez »… un petit épisode qui la concerne: une histoire diaboliquement loof inventée par elle et qui accusait « lola » des pires turpitudes, un 24 déc vers 15h. J’étais là pour le réveillon.Clopine, bonne copine ??!!… »
Si elle n’avait inventé que celle-là !!! PMB, DB, MàC et S. auraient eu moins d’horreurs à me raconter. Cette sainte-Nitouche est une hypocrite de première classe ! Elle trompe bien son monde et en particulier DHH et J, qu’elle manipule avec ses chatteries.
M.C. ne s’ est jamais trompé à son égard !
Bonne soirée et mon bon souvenir à Olga et Lola.

JAZZI dit: 15 janvier 2018 à 20 h 23 min

Passou, l’interview

Que recouvre le mot Séfarad ?

Pierre Assouline :
Ce n’est pas un mystère, « séfarade » désigne les descendants
de Juifs expulsés d’Espagne, plus précisément,
pour les Français, les Juifs d’Afrique du Nord. Mais c’est
avant tout un lieu. Dans l’Ancien Testament, Séfarad est
une contrée lointaine qui servira de refuge aux Juifs. Les
commentateurs hébraïques ont ensuite assimilé ce lieu à
l’actuelle Espagne, alors qu’il se situait probablement du
côté de l’Irak.

Plus on avance dans le livre, plus Séfarad devient
flou. Serait-ce un mirage ?

PA : Après l’expulsion, les séfarades sont partis les uns vers le
Maroc, puis l’Algérie, la Tunisie, les autres se sont dirigés
vers l’Empire ottoman.
Au fi l du temps, le terme « séfarade » s’est galvaudé : est séfarade
celui qui n’est pas ashkénaze, donc d’Europe centrale.
Pourtant les séfarades sont présents en Bulgarie, en Bosnie…
Ce qui défi nit encore aujourd’hui les séfarades ? Les noms
et les prénoms, souvent à consonance hispanique, certains
particularismes dans la prière, et le plus important,
la pratique du vieux castillan, l’espagnol du xve siècle. Un
attachement qui a toujours ébloui les Espagnols.

Le deuxième mot important du titre, c’est « retour »…

PA : Le discours du roi Juan Carlos a tout déclenché. Quand
j’ai découvert qu’une loi prévoyait d’attribuer la nationalité
espagnole aux séfarades, j’ai décidé, par fantaisie
romanesque et pour des raisons symboliques, de faire la
démarche et de la raconter.

Si les Juifs ont été expulsés, les convertis se sont
mêlés aux catholiques au point de créer des généalogies
indémêlables…

PA : Surtout chez les nobles et chez les aristocrates, mais pas
seulement. Les Espagnols disent n’avoir pas vus de Juifs
depuis cinq siècles, alors qu’un nombre hallucinant
d’entre eux est d’origine juive.

Derrière un ton léger perce une certaine gravité…

PA : Je me suis beaucoup amusé en écrivant ce livre, mais son
vrai sujet, ce ne sont ni les séfarades, ni l’Espagne. C’est
une réfl exion sur l’identité. Je suis français, né au Maroc
avec une double filiation séfarade et judéo-berbère, et
très européen. Je supporte mal que toute revendication
d’identité soit aujourd’hui rejetée comme meurtrière et
nationaliste par essence, bloquant tout débat. L’identité,
ce n’est pas là où on habite, c’est ce qu’on a à l’intérieur.
Sauf sur un point : en tant qu’écrivain, ma vraie patrie,
c’est ma langue. Je ne suis pas esclave de ma langue, mais
je l’habite. Jamais je n’écrirai dans une autre langue que
le français.

Au fond, ce retour a-t-il un sens ?

PA : C’est symbolique, pour moi comme pour les Espagnols.
Quel chemin de croix pour obtenir ce passeport que je
n’ai pas encore, mais le roi a bien fait de créer cette ouverture.
Pour moi, ça a été une aventure formidable, éclairée
par la lecture du Quichotte, qui traverse le livre et qui est
mon livre de chevet depuis longtemps.

Widergänger dit: 15 janvier 2018 à 20 h 23 min

« ricanements démiurgiques »… oui, ça c’est très drôle…! la Rdl sur 400 pages, ricanements démiurgiques, très très drôle…

gisèle dit: 15 janvier 2018 à 20 h 12 min

Une remarque qui touche de près ou de loin aux propos échangés,ici. Sur « Sundance » cet après-midi, 2 films documents ou -taires, en anglais remarquablement sous-titrés .
-mea maxima culpa (la loi du silence) 1h 50mn
film sur les prêtres pédophiles et l’attitude des papes successifs; retransmis le 26/01 à 16h 05
– the united films of amnesia un portrait de Gore Vidal, 1h50 , ou de la démocratie américaine, fort réjouissant. Retransmis le 20/01 à 22h25.
— j’ai lu le post de Clopine qui retrace le parcours des bloggueurs de la RdL. Je veux lui rappeler un petit épisode qui la concerne: une histoire diaboliquement loof inventée par elle et qui accusait « lola » des pires turpitudes, un 24 déc vers 15h. J’étais là pour le réveillon.Clopine, bonne copine ??!!
— je ne suis pas Lola ni Olga, n’en déplaise à M.Court( petit rappel petit pseudo chineur breton …) et à Christiane.Ils sont mal renseignés, doivent changer d’informateur. Je ne suis que Gisèle, chargée de surveiller le courrier et les chutes d’eau dans sa maison, pendant qu’elle est en balade, dans le monde. Les discussions savantes de DHH par ex, m’échappent complètement, c’est pourquoi je vais acheter « Sefarad » de P.A.
Je ne poste rien ou à peu près, je ne lis pas les posts immenses, trop d’efforts à faire,et je ne suis chez Olga que tous les deux ou trois jours . Je suis d’une médiocre banalité et n’ai pas grande importance.J’ai eu envie de signaler les 2 émissions que j’ai vues cet après m’ car elles secouent bien les neurones et Gore Vidal a un bel humour.
Pour Schubert il y a tout ce qu’il faut chez Olga. Je n’ai pas encore le livre, cela ne saurait tarder
— j’ai vu,you tube, un entretien de Céline avec P.Dumayet: il explique qu’il a écrit « le Voyage » pour se faire un peu d’argent et s’acheter un p’tit appartement, car le « terme » lui faisait atrocement peur et …. Excellent P.Dumayet.

la vie dans les bois dit: 15 janvier 2018 à 19 h 34 min

Trop facile Paul Edel de crier à l’agression alors qu’avec votre brouet insipide, vous prenez les lecteurs de ce livre  » retour à Séfarad » pour des cons, nothing more, nothing less.

Sorry, ce soir pas d’humeur à soigner des vieilles blessures d’égo.

https://www.youtube.com/watch?v=RUmdWdEgHgk

Paul Edel dit: 15 janvier 2018 à 19 h 31 min

LVDB votre agressivité à mon égard,répétée, ne m’incline pas à répondre à votre injonction.faites là, vous, la critique du livre de Passou.

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