de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pierre Lemaitre rallume l’incendie

Pierre Lemaitre rallume l’incendie

Un passage du long et instructif entretien avec Elena Ferrante publié ces jours-ci dans L’Obs devrait décourager toute analogie entre un écrivain contemporain et l’un de ses maîtres à écrire. Pourtant éditeurs et critiques y cèdent souvent tant la tentation est grande, pratique et paresseuse. Qu’a donc confié la romancière italienne à Didier Jacob qui fasse désormais hésiter avant toute recherche en paternité ?

« J’ai parfois recours à certains des puissants outils de la littérature : toutefois, que je le veuille ou non, je sais bien que nous vivons dans une période totalement différente de celle pendant laquelle cette littérature a exercé sa fonction. Autrement dit –même si c’est un peu dommage-, je ne saurais en aucun cas être Alexandre Dumas. S’inspirer de la grande tradition du roman populaire ne signifie pas écrire ce genre de texte narratif- que cela soit un bien ou un mal- mais simplement faire référence à cette tradition en la déformant, en violant ses règles et en trompant les attentes du lecteur, le tout afin de composer le récit de notre époque ».

La remarque m’a frappé alors que je refermais Couleurs de l’incendie (535 pages, 22,90 euros, Albin Michel), deuxième tome de la « Trilogie Péricourt » de Pierre Lemaître, lancée avec brio et le succès que l’on sait par Au revoir là-haut (Prix Goncourt 2013). La lecture de ces deux romans favorise un réflexe quasi naturel qui nous fait classer l’auteur en distingué héritier d’Eugène Sue –même s’il a toujours payé sa dette à Alexandre Dumas. La différence ? La critique sociale. Précisons pour les oublieux et les mauvaises langues qu’il faut le prendre comme un compliment : sens aigu de l’observation, goût du comique de situation, habileté dans la description, facilité à écrire la complexité etc Mais le grand art auquel Sue donna ses lettres de noblesse dans les Mystères de Paris (1843) est ailleurs : c’est celui du feuilleton, une technique devenue à son meilleur une esthétique dès lors qu’elle ne consiste pas seulement à laisser une porte ouverte à la fin d’un chapitre ou d’un volume.

Que raconte cette fois Lemaitre ? La suite, mais avec suffisamment d’habileté, de doigté, de savoir-faire pour qu’elle puisse se lire indépendamment de ce qui la précède. On l’imagine jubilant derrière son clavier tant son plaisir à raconter est contagieux. Un fil rouge qui a fait ses preuves dans tous les visages de la fiction : la vengeance. Elle se déploie là dans la France de l’entre-deux-guerres, celle des jeunes anciens combattants, où les affaires reprennent dans une époque de trahisons successives et de faillites morales.

L’héroïne Madeleine Péricourt, dont le mari croupit derrière les barreaux pour avoir grugé les municipalités avec un trafic de sépultures et de monuments aux morts, se remet de la mort de son père, richissime banquier. Un fondé de pouvoir l’aide à gérer l’empire reçu en héritage ; le précepteur de son fils l’aide, quant à lui, à combler la solitude ses nuits. Impossible d’en dire plus sans gâter l’ensemble. Le début est époustouflant. Ainsi réduite au châtiment d’une machination, l’intrigue fleure bon les lieux communs, d’autant qu’elle rappelle l’ambiance du Comte de Monte-Cristo. Or Pierre Lemaitre a l’incontestable talent de bousculer les codes, de surprendre le lecteur, de déjouer les dénouements les plus attendus grâce à des qualités de plus en plus rares dans l’actuel roman dit « populaire » : un sens inouï du détail, le souci d’être fidèle à l’esprit plus qu’à la lettre de l’époque, à l’air du temps, à sa violence et à sa propre musique des mots plutôt qu’à la marque d’une montre, une belle efficacité dans sa manière de ramasser la phrase pour lui faire rendre gorge en quatre mots bien sentis et surtout un vrai génie du rythme, quelque chose d’immédiatement visuel, de fouetté dans l’allant, de dense et de profond sous les habits anodins du divertissement, alternant la vision panoramique et le gros plan.

C’est bien documenté, puisé aux meilleures sources, mais cet effort-là ne se sent jamais. Pas de temps mort. S’il y a une clé à son succès, c’est bien dans son sens du rythme qu’il faut la chercher (comme chez un Arturo Perez-Reverte), même si elle n’est pas unique. Embarqués au début, on n’est débarqués qu’à la fin. Nombre de personnages secondaires sont plantés dans le décor avec finesse et ironie. Des femmes surtout ; d’ailleurs, sa conseillère historique Camille Cléret travaille à une thèse sur les femmes dans l’Action française. N’allez pas à en conclure pour autant qu’on est là dans l’usine à émotions d’un bon faiseur.

« Les lecteurs qui connaissent Madeleine savent qu’elle n’avait jamais été bien jolie. Pas laide, plutôt banale, le jour qu’on ne remarque pas » (…) « Le lecteur imagine sans peine ce que la perspective de chroniquer  les obsèques d’une gloire nationale avait représenté pour lui et de quel poids pesait maintenant l’impossibilité de le faire »…

Brassai-Nocturnal-view-over-Paris-from-Notre-Dame-1933-1934-c-Estate-BrassaiBien sûr qu’il a ses trucs et ses astuces, il ne s’en cache pas, mais elles sont d’un auteur qui voue autant de méfiance que de confiance en l’écriture. Tout est crédible parce que formidablement vivant, avec un irrépressible sens de l’humour et de la farce en sus, ce qui ne va pas de soi lorsqu’on sait que l’histoire s’ouvre sur l’enterrement du patriarche et la chute du corps de son petit-fils du balcon de leur hôtel sur le cercueil.

« Elles consultèrent chiromanciennes, voyantes, télépathes, numérologues et même un marabout sénégalais qui fouillait les entrailles de poulets de Bresse et qui assura que Paul avait voulu se jeter dans les bras de sa mère ici présente, qu’il l’ait fait du deuxième étage n’ébranla pas sa conviction, la volaille était formelle »

La force de Pierre Lemaitre est de savoir cueillir d’emblée le lecteur avec les armes du polar (l’autre corde à son arc), avec une liberté insolente tant elle manifeste le plaisir de l’écrivain, pour lui refiler ensuite en contrebande un roman au fond très politique, dénonciateur de la corruption morale des riches, du trafic d’influence comme une seconde nature et de la fraude fiscale considérée à l’égal d’un des beaux-arts.

N’allez pas chercher des clés ! (voilà que j’interpelle le lecteur comme lui et ses grands modèles du XIXème siècle…) ; mais il y a incontestablement des résonances avec notre époque dans cette histoire très française d’autrefois. Pas question de rabattre une époque sur une autre, même si on le sait, l’incendie n’est jamais loin. A propos, le titre est emprunté à la fin d’un poème d’Aragon « Les lilas et les roses » dans Le Crève-coeur (1941) :

« …Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l’ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l’incendie au loin roses d’Anjou »

(« Paris la nuit, années 30 » photos de Brassaï)

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commentaires

1 722 Réponses pour Pierre Lemaitre rallume l’incendie

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 11 h 17 min

En commentaire du vomi clopinesque :
« Mais nos filles sont mieux armées que leurs mères »
nous opposerons après un court fou-rire l’affirmation tout aussi sexuée, romantique, et rassurante :
« Nos fils sont mieux armés que leurs pères »

Ah ! ces mal baisées…..

Clopine dit: 28 janvier 2018 à 11 h 05 min

Oui, DHH, c’est ce qui lui donne cette belle assurance et cet allant qui sont nouveaux, à mon sens, sur ce blog, venant d’une personnalité féminine – c’est ce qui me plaît chez elle, puisqu’ hélas j’en suis à peu près dépourvue. En plus elle a l’air pleine de ce bon sens qui vous est commun, à Lavande et vous.

Nos filles sont mieux armées que leurs mères -regardez comme Ed s’est joué de la curiosité parfois un peu blessante de Jazzi (mais c’est que Jazzi ne peut pas s’empêcher d’être curieux, c’est viscéral chez lui, lui demander de ne pas poser de questions mi-candides mi-perfides revient à demander à Houellebecq d’être romantique), comment elle a très vite compris la méchanceté de celui-ci, la nervosité (nous appellerons ça comme ça) de telle autre, et comment elle reste droite sur ses pieds, là où moi j’aurais trébuché depuis longtemps…

Oui, ça sera passionnant, sans doute, d’assister à l’évolution des rapports sociaux, via un blog comme celui-ci, si les filles avancent désormais en se souciant comme d’une guigne de l’image qu’elles peuvent donner d’elles, si elles sont assurées et ne se laissent pas attaquer – et si elles n’ont même plus besoin de se battre pour prendre la parole, puisque cette parole leur est dorénavant acquise… C’est là qu’on voit le chemin parcouru !

Si je me retourne, j’aperçois encore , comme un écho, une fille qui me ressemble ! Et qui, prenant la parole à 22 ans devant un amphi plein à craquer pour défendre des thèses féministes « révolutionnaires » (je veux dire révolutionnaires à l’époque : droit à l’avortement, à l’égalité des salaires, juste répartition des tâches ménagères, vie féminine qui peut s’accomplir en-dehors de la sacro-sainte maternité, etc. On était instantanément traitées de « mal-baisée » quand on venait parler de ça…) n’a pas pu parler plus d’une demie-minute, car les cris de « à poil » et autres gracieusetés ont surgi instantanément et n’ont cessé que lorsque j’ai jeté l’éponge… Les larmes qui me sortaient des yeux étaient aussi brûlantes que ma colère et que mon indignation, quand j’ai quitté l’amphi : et c’est pour cela que les premiers « groupes femmes » excluaient la présence des mecs. Parce que, (même si certains, comme ceux avec qui on partageait nos vies, se hissaient au-dessus des enfoirés ordinaires), il était pratiquement impossible à une fille jeune et normalement constituée de prendre la parole, à moins d’être estampillée d’un pouvoir social quelconque (et encore ! Une Françoise Giroud s’avançait aussi derrière les larges épaules d’un Servan-Schreiber !)

On reprochera à Ed, ici, son outrecuidance, on la chargera de toutes les mauvaises intentions du monde, on tentera de l’humilier… Mais nos filles sont mieux armées que leurs mères, et il y a eu tant de chemin de parcouru qu’elles pourront, je l’espère de tout mon coeur, éviter les ornières…

DHH dit: 28 janvier 2018 à 10 h 38 min

Ed est effectivement belle et jeune, si on en juge sur la photo de son compte Facebook à laquelle renvoie son blog

Phil dit: 28 janvier 2018 à 10 h 34 min

Barrès, prince de la jeunesse de son temps. A l’époque de la guerre des étoiles, il faut savoir honorer ces princes noirs, les soustraire aux mauvais éditeurs.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2018 à 10 h 15 min

@ Charles Maurras,théoricien de l’Action Française, pétainiste ultra, condamné à la prison à vie à la Libération pour « intelligence avec l’ennemi ».

… dont la prose et l’idéologie ont très durablement gouverné les habitus de l’autre Charles, n’oublions pas le poids de cette généalogie.

Bloom dit: 28 janvier 2018 à 10 h 10 min

Maurras a été très lu et admiré par des intellectuels et ecrivains considérables, ce prestige est, je crois, assez semblable à celui dont bénéficia Barrés…

Pas question d’interdire ses écrits, mais d’ici à commémorer sa mémoire et le mettre sur le même plan que Debussy et al., sources de fierté nationale, il y a un gouffre qui a été à la fois franchi et condamné par « l’en-même tempisme » gouvernemental. Aucune clarté dans la position officielle, ce qui commence à devenir très inquiétant.

Bloom dit: 28 janvier 2018 à 9 h 59 min

@Bloom
je n’ai pas compris qui est ce personnage que la république s’apprête à honorer et qui n’en est pas digne

Charles Maurras,théoricien de l’Action Française, pétainiste ultra, condamné à la prison à vie à la Libération pour « intelligence avec l’ennemi ».

closer dit: 28 janvier 2018 à 9 h 34 min

Ed, vous nous alléchez en parlant de votre physique…Mettez une photo en ligne, qu’on en ait le cœur net!

closer dit: 28 janvier 2018 à 9 h 33 min

« Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi »
Attribué à Cocteau (comme souvent) et à dix autres.

Ça pourrait bien figurer dans Gide, « Les Nourritures Terrestres »…Non?

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 9 h 01 min

Il faut reconnaître que pour un Ministre de la Culture, interdire ça fait jouir à coup sûr. Et pour pas cher ! D’ailleurs, à la réflexion, je crois qu’il serait bon de reprendre ces sympathiques manifestations fascistes telle l’autodafé, ce moment de réjouissance morale.

Ah !… Brûler l’œuvre complète des écrivains qui ne pensent pas comme vous ? Miam miam !….Quel bonheur ! Et même faire souffrir les descendants ou les proches

Tondre la Veuve Destouches ? Ouais !

de nota dit: 28 janvier 2018 à 8 h 53 min

À propos de Maurras, est à paraître un volume de ses œuvres dans la collection Bouquins Laffont…Maurras a été très lu et admiré par des intellectuels et ecrivains considérables, ce prestige est, je crois, assez semblable à celui dont bénéficia Barrés…enfin, la prose de Maurras semble aujourd’hui un pastiche de la prose néo-classique, autrement dit ça vous tombe des mains…

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 8 h 21 min

De retour à l’étable, au bercail, à la villa, j’ajouterai à mon 6h17, à la décharge de la machinerie folle E.N. qui fait ce qu’elle peut c’est à dire peu, que les parents sont, eux aussi, bien en dessous de leur mission d’éducation ce qui fait que leurs marmots peuplent les prisons n’ayant pas bien saisi ce qui est le Bien et ce qui est le Mal en République non islamique*.
(*cf Etude Institut Montaigne)

Chaloux dit: 28 janvier 2018 à 8 h 20 min

Ed dit: 27 janvier 2018 à 23 h 15 min
Ah parce que l’imagination siège à cet endroit ? Je croyais que c’était dans la tête moi ! Décidément, on en apprend tous les jours.

Ed, c’est plus compliqué que ça. Blabla a une grosse tête mais ça n’a pas suffi à lui éviter le naufrage d’une œuvre littéraire inexistante.

renato dit: 28 janvier 2018 à 8 h 08 min

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l’abandonna à cause d’affaires urgentes et l’ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l’intrigue et le caractère des personnages. Ce soir­là, après avoir écrit une lettre à son fondé de pouvoir et discuté avec l’intendant une question de métayage, il reprit sa lecture dans la tranquillité du studio, d’où la vue s’étendait sur le parc planté de chênes. Installé dans son fauteuil favori, le dos à la porte pour ne pas être gêné par une irritante possibilité de dérangements divers, il laissait sa main gauche caresser de temps en temps le velours vert. Il se mit à lire les derniers chapitres. Sa mémoire retenait sans effort les noms et l’apparence des héros. L’illusion romanesque le prit presque aussitôt. Il jouissait du plaisir presque pervers de s’éloignent petit à petit, ligne après ligne, de ce qui l’entourait, tout en demeurant conscient que ça tète reposait commodément sur le velours du dossier élevé, que les cigarettes restaient à portée de sa main et qu’au-delà des grandes fenêtres le souffle du crépuscule semblait danser sous les chênes.
Phrase après phrase, absorbée par la sordide alternative où se débattaient les protagonistes, il se laissait prendre aux images qui s’organisaient et acquéraient progressivement couleur et vie. Il fut ainsi témoin de la dernière rencontre dans la cabane parmi la broussaille. La femme entra la première, méfiante. Puis vint l’homme le visage griffé par les épines d’une branche. Admirablement, elle étanchait de ses baisers le sang des égratignures. Lui se dérobait aux caresses. Il n’était pas venu pour répéter le cérémonial d’une passion clandestine protégée par un monde de feuilles sèches et de sentiers furtifs. Le poignard devenait tiède au contact de sa poitrine. Dessous, au rythme du cœur, battait la liberté convoitée. Un dialogue haletant se déroulait au long des pages comme un fleuve de reptiles, et l’on sentait que tout était décidé depuis toujours. Jusqu’à ces caresses qui enveloppaient le corps de l’amant comme pour le retenir et le dissuader, dessinaient abominablement les contours de l’autre corps, qu’il était nécessaire d’abattre. Rien n’avait été oublié: alibis, hasards, erreurs possibles. À partir de cette heure, chaque instant avait son usage minutieusement calculé. La double et implacable répétition était à peine interrompue le temps qu’une main frôle une joue. Il commençait à faire nuit.
Sans se regarder, étroitement liés à la tâche qui les attendait, ils se séparèrent à la porte de la cabane. Elle devait suivre le sentier qui allait vers le nord. Sur le sentier opposé, il se retourna un instant pour la voir courir, les cheveux dénoués. À son tour, il se mit à courir, se courbant sous les arbres et les haies. À la fin, il distingua dans la brume mauve du crépuscule l’allée qui conduisait à la maison. Les chiens ne devaient pas aboyer et ils n’aboyèrent pas. À cette heure, l’intendant ne devait pas être là et il n’était pas là. Il monta les trois marches du perron et entra. À travers le sang qui bourdonnait dans ses oreilles, lui parvenaient encore les paroles de la femme. D’abord une salle bleue, puis un corridor, puis un escalier avec un tapis. En haut, deux portes. Personne dans la première pièce, personne dans la seconde. La porte du salon, et alors, le poignard en main, les lumières des grandes baies, le dossier élevé du fauteuil de velours vert, et, dépassant le fauteuil, la tête de l’homme en train de lire un roman.

Julio Cortazar, Continuité́ des parcs, traduit de l’espagnol par C. et R. Caillois.

DHH dit: 28 janvier 2018 à 7 h 51 min

@Bloom
je n’ai pas compris qui est ce personnage que la république s’apprête à honorer et qui n’en est pas digne

Ed dit: 28 janvier 2018 à 7 h 08 min

zerbinette,
Oubliez-moi ! Je ne vous hais point.

WGG,
Voilà, un pistolet à eau. Mais à quel moment vous a-t-on demandé votre avis ?

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 6 h 35 min

Les émeutes Nutella partout en France, la fréquentation des lieux de culte de chacune des sectes autorisées, la vente 3.300 dollars US d’un gobelet en carton dans lequel Elvis Presley a trempé ses lèvres en 1956, témoignent de la qualité de jugement de nos humains les plus cultivés …

Le marché des reliques battant son plein, je garderai précieusement mes couches culottes usagées : on ne sait jamais. Elles peuvent prendre de la valeur. Rangées au coffre ! en compagnie d’un morceau de la vraie croix, un sein d’amazone, le dernier de Passou, le prépuce du Rabbin qui refuse de lire Ferdine…. et les photos d’identité d’Adam et Eve accompagnés du Serpent, ce qui est plus rare.

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 6 h 19 min

« Cette inscription est non seulement une honte, c’est une faute grave au regard de l’Histoire. » (Bloomie)

Ne nous énervons pas ! C’est pas grave ! on va mettre cette faute avec les milliers d’autres ….

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 6 h 17 min

Ce que dit Renaud Camus est fort juste :
« Affréter un charter, c’est fermer une prison »

J’ajouterai à l’attention de la monstrueuse machine E.N. :
« Ouvrir une école, c’est peupler une prison »

Bloom dit: 28 janvier 2018 à 5 h 25 min

Les compilateurs de la liste des commémorations nationales devraient méditer les propos d’Angela Merkel:

« l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.
Le Monde, 27/01/18

Quand la commémoration se borne à lister laborieusement des dates à fêter, elle devient une machine à produire de l’amnésie. L’extrême droite, les droites radicales, plutôt bien en jambes dans la France d’aujourd’hui, pouvaient-elles rêver d’une meilleure caution que celle que leur apporte benoîtement le Ministère de la culture? La machine infernale est-elle de retour?
Le comble est que l’alarme est sonnée par l’Allemagne (et même l’Autriche! cf.le même article), alors que la France considère normal d’accorder une place de choix à celui qui considérait juifs, protestants, francs-maçons et « métèques » comme « l’anti-France », une « anti-France » dont la République est l’incarnation politique. On ne joue pas impunément avec l’Histoire et la Mémoire. Cette inscription est non seulement une honte, c’est une faute grave au regard de l’Histoire.

Bloom dit: 28 janvier 2018 à 4 h 07 min

Etrange république qui commémore nationalement (rien que ça!) un de ses plus farouches ennemis, pour qui elle était « la gueuze ». Cette juteuse industrie de la commémoration perd le nord & se déshonore: comment peut-on mettre au Panthéon J.Zay et P.Brossolette et deux ans plus tard inclure dans la liste des « héros » nationaux un théoricien d’extrême droite raciste et antisémite?
Votre marque de fabrique est l’ambiguité? Choose France.

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 1 h 59 min

« Un charter qui s’envole c’est une prison qui ferme. »

Voilà ce qu’a tweeté Renaud Camus aujourd’hui, avec un cynisme sardonique extrêmement abouti. On peut difficilement faire mieux dans l’abjection morale.

P. comme Paris dit: 28 janvier 2018 à 1 h 55 min

Laissez le VéGéGèse tranquille,
ne le fâchez pas, Pôvre homme,
mon meilleur ami à Paris.
De l’Oderligne à la Bible
il m’en-chante…
Mais voyez son problème :
toujours pas compris que sa mère était pas juive.

Lavande dit: 28 janvier 2018 à 0 h 06 min

Ça carbure au café du commerce de la RDL ce soir.
Même Rose qui disait qu’elle se couchait avec les poules est encore là!
Je déclare forfait et vais retrouver Morphée.

Lavande dit: 28 janvier 2018 à 0 h 02 min

Wgg 20h15:
« Qui aura un jour l’audace et le courage de mettre en scène au théâtre Le Neveu de Rameau ?  »
Wgg 23h48:
Je n’ai pas pensé que ça n’avait jamais été mis en scène.

rose dit: 27 janvier 2018 à 23 h 58 min

c’est pas mal nasalisé, mais je ne suis pas sûre que ce soit cet accent là.
On mettra des prothèses à Élisabeth ; l’a les pieds gelés.

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 23 h 57 min

« Les mises en scène ne sont pas à la hauteur du texte, telle était la teneur de mon propos. »

Ceci étant, c’est un peu idiot d’écrire cela, car c’est un texte où il ne se passe pas grand chose en fait d’action. C’est presque un seul et unique monologue de Lui, Moi ne disant quasi rien. Ce qui compte, c’est non pas la mise en scène à proprement parler, mais le jeu de l’acteur. Bouquet était magnifique…

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 23 h 48 min

Je n’ai pas pensé que ça n’avait jamais été mis en scène. Je pensais surtout au jeu de pantomime. Les mises en scène ne sont pas à la hauteur du texte, telle était la teneur de mon propos.

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 23 h 46 min

Bonne nouvelle pour les amoureux du sport en montagne en général et de l’Himalaya en particulier :

« Himalaya : l’alpiniste française en perdition retrouvée par l’équipe de secours »

Ed dit: 27 janvier 2018 à 23 h 33 min

Manchester doit avoir quelque chose d’exceptionnel. Une ville banale ne peut pas avoir enfanté le féminisme, la révolution industrielle et un si grand nombre d’excellents groupes de pop/rock.

Petit souci, on comprend rien à ce que les gens racontent.

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 23 h 28 min

« je confirmais simplement (a priori en quelque sorte!) que wgg était dans l’erreur en disant que le Neveu n’avait jamais été adapté au théâtre. »

Je suis heureux que nous soyons d’accord sur ce point, Lavande.

raymond dit: 27 janvier 2018 à 23 h 23 min

@quelqu’un « Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi » de Cocteau est dans « Les mariés de la tour Eiffel », presque sûr, (je n’ai pas vérifié !)…

Lavande dit: 27 janvier 2018 à 23 h 21 min

Si, Delaporte, celui dont je donne le lien est celui de Bouquet. Mais peu importe.
Vous avez tous les droits que vous voulez: je confirmais simplement (a priori en quelque sorte!) que Wgg était dans l’erreur en disant que le Neveu n’avait jamais été adapté au théâtre.

christiane dit: 27 janvier 2018 à 23 h 21 min

C’est un personnage très étrange ce neveu de Rameau, « lui » face au « moi » du narrateur et ce neveu porte le nom d’un autre, célèbre, son oncle : Jean-Philippe… Rameau. Ils sont au Café de la Régence, au milieu des buveurs et des joueurs d’échecs, et ils dialoguent … Destin d’un homme (le neveu) qui se sent un raté, un médiocre. Musicien également mais sans envergure. Que va-t-il faire de ce dépit, de cette jalousie ? porter le masque du comédien, tricher, mener une vie chaotique, immorale, devenir un pique-assiette cynique. Mais c’est aussi le dialogue de Diderot avec lui-même. Il est ce « moi », il est ce « lui » (son inconscient ?). Un dialogue plein de faux-semblants qui s’épuise allant de la tirade aux petites phrases. Un dialogue qui s’inverse car ce « Moi » est fasciné par « Lui ».
C’est un livre étrange, qui tient de la satire (que d’attaques !), du théâtre et du roman qui n’a pas été publié du vivant de Diderot. On ne sait pour quelles raisons… L’émission de Finkielkraut nous apporte quelques réponses
Il y a juste un an, « Le neveu de rameau » était joué au lucernaire avec G.le Doze face à N.Vaude dans une mise en scène de J-P. Rumeau. Une belle joute oratoire !
https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=efZu4n6fAb0

Ed dit: 27 janvier 2018 à 23 h 15 min

chaloux avec sa petite bite, il a l’imagination peu fertile

Ah parce que l’imagination siège à cet endroit ? Je croyais que c’était dans la tête moi ! Décidément, on en apprend tous les jours.

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 23 h 12 min

Delaporte 22h41: c’est ce que j’ai dit à 20h37

Sauf, Lavande, que vous ne parliez pas du Neveu de Michel Bouquet. Et quant à celui de Fresnay, j’ai moi aussi le droit de dire ce que j’en ai pensé, non ?

Jean Langoncet dit: 27 janvier 2018 à 23 h 11 min

@The bouc of love…

Crumb a réinterprété son pendant : The Book of Genesis ; fidèle BD (et il vit en France le bougre ; pas folle la guêpe)

rose dit: 27 janvier 2018 à 23 h 09 min

vous ne le croiriez pas…

euh, non.
Non.

des petites bites.
j’ai téléphoné pour les rislan : ai demandé 26 ou 35 cm ; l’a répondu 26. Ai trouvé cela très raisonnable. Ai acheté 25 26.
Si pour vous ce sont des petits rislan vous pouvez avoir 35.
Après ça, d’accord, j’ai perdu mon téléphone.
Pourrai pas parler avec l’O de là. D’ici oui.

rose dit: 27 janvier 2018 à 23 h 03 min

ED

je ne suis jamais allée à Manchester, j’irai bien à vélo.

bérénice je ne suis pas sûre d’avoir vu ce film en tout cas revu c’est sûr que non ; une pudeur d’un autre temps, j’en suis convaincue aisément : ici ce soir c’est Pigalle.

agence matrimoniale dit: 27 janvier 2018 à 23 h 01 min

Chaloux, il y a de nombreux sites qui proposent à des occidentaux de rencontrer des Ukrainiennes…

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 23 h 01 min

Il est constant qu’un texte aussi essentiel à l’humanité que le Neveu, avec sa forme théâtrale privilégiée, ait attiré les metteurs en scène, les grands acteurs. Et ce, de multiples fois, évidemment, à travers l’histoire du théâtre.

rose dit: 27 janvier 2018 à 22 h 59 min

Pat V à 22h07

chauffe Marcel ce soir

à votre liste, rajoutez DHH et Christiane et vous avez les pacifistes de ce blog, croyé-je bien.

Mais qu’est ce qu’ils ont les autres ce soir ? La fièvre,

Jean Langoncet dit: 27 janvier 2018 à 22 h 58 min

The Book of Love (on pourrait s’arrêter là mais … ‘absolutely incendiary’ met sur la piste)

Lenore Kandel’s Collected Poems starts with her absolutely incendiary The Love Book which was published in 1966. Most of us don’t think of Kandel when we think of the Beats but no one was braver, more daring or more honest than Lenore Kandel. When you think of contemporary poetry in the United States you better start believing that Kandel was plowing the road for the future.

The Love Book was banned as obscene but when read today it is transcendentally illuminating and still stunningly vibrant for its’ joyous candor, optimism and freedom.

To Fuck with Love Phase III

to fuck with love
to love with all the heat and wild of fuck
the fever of your mouth devouring all my secrets and my alibis
leaving me pure burned into oblivion
the sweetness UNENDURABLE
mouth barely touching mouth

nipple to nipple we touched
and were transfixed
by a flow of energy
beyond anything I have ever known

we touched

and two days later
my hand embracing your semen-dripping cock
AGAIN!

the energy
indescribable
almost unendurable

the barrier of noumenon-phenomenon
transcended
the circle momentarily complete
the balance of forces
perfect

lying together, our bodies slipping into love
that never have slipped out
I kiss your shoulder and it reeks of lust
the lust of erotic angels fucking the stars

and shouting their insatiable joy over heaven
the lust of comets colliding in celestial hysteria
the lust of hermaphroditic deities doing
inconceivable things to each other and
SCREAMING DELIGHT over the entire universe
and beyond
and we lie together, our bodies wet and burning, and
we WEEP we WEEP we WEEP the incredible tears
that saints and holy men shed in the presence
of their own incandescent gods

I have whispered love into every orifice of your body
as you have done
to me

my whole body is turning into a cuntmouth
my toes my hands my belly my breasts my shoulders my eyes
you fuck me continually with your tongue you look
with your words with your presence
we are transmuting
we are as soft and warm and trembling
as a new gold butterfly

the energy
indescribable
almost unendurable

at night sometimes I see our bodies glow

In 1967 Kandel published Word Alchemy which contained the longer poem First They Slaughtered The Angels. It is a beautiful song of protest. During this same period Kerouac, Ferlinghetti, Ginsberg and Brautigan were all cutting their teeth and breaking new ground, San Francisco was the center of the poetry universe and Kandel was blistering the ears off everyone in town.

Eros/Poem

Praise be to young Eros who fucks all the girls!
Only the gods love with such generosity
sharing beatitude with all
Praise be to Eros! who loves only beauty
and finds it everywhere
Eros I have met you and your passing goddesses
wrapped in a haze of lovelust as true as any flower
that blooms its day and then is lost across the wind
I have seen your eyes lambent with delight
as you praised sweet Psyche’s beauty with your loving tongue
and then have seen them sparkle with that same deep joy
as other tender ladies lay between your hands
Praise be to Eros! who can hoard no love
but spends it free as water in a golden sieve
sharing his own soft wanton grace
with all who let his presence enter in
faithless as flowers, fickle as the wind-borne butterfly
Praise be to Eros, child of the gods!
who loves only beauty and find it
everywhere

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 57 min

22:41

Désolée de ne pas avoir lu tous les livres que vous avez lu. Je ne pense pas non plus que vous ayez lu autant d’écrivains germanophones que moi. And so what ? Je ne vous ferai pas la leçon, moi !

On peut faire un concours de zizi si vous le souhaitez.

Quel ton paternaliste (Reda, dédicace) !

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 50 min

rose dit: 27 janvier 2018 à 22 h 30 min
Vous ane savez pas ce que vous avez raté… des petites bites, vos mâles, pas très excitant tout ça, mes pauvres chéris. Je vous plains, si vous saviez les nuits de débauche sexuelle qu’il m’est arrivé de connaître, vous ne le croiriez pas…! Finalement vous n’avez que des expériences très planplan question sexe. Des petits bourgeois du cul, comme de l’esprit au fond… Rien d’excitant !

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 47 min

Deux fois monté au théâtre… j’appelle pas ça beaucoup, mon pauvre chéri ! C’est bien peu en vérité, je vous le dis…!

Claudio Bahia dit: 27 janvier 2018 à 22 h 41 min

Carson McCullers;
quelqu’un a mentionné récemment cette écrivain; à son sujet, il faut lire la très belle et poignante biographie de Josyane Savigneau.
A ce propos, es-ce vous Ed, qui avez dit il y a une semaine environ que vous n’aviez lu qu’un seul écrivain américain (je ne sais plus lequel). Cela me semble impossible, un mensonge; mais si c’est vrai tout de même, alors quittez tout et allez commander chez votre libraire:
–Carson McCullers: Frankie Addams, Reflet dans un œil d’or et Le cœur est un chasseur solitaire (au moins ces trois-là)
— Erskine Caldwell: Tobacco Road; Le petit arpent du bon Dieu
John Dos Passos: USA (la fameuse trilogie de JDP en un seul volume (englobant: Le 42ème paralèlle, 1919, et La Grosse Galette), chez Gallimard, 2002
— Cormack McCarty: La route
et pourquoi pas J. Steinbeck (Les raisins de la colère, Cannery row, etc, etc, Des souris et des Hommes,)
c’est impossible que vous n’ayez pas lu ça; c’est un monde, un autre monde, c’est de l’autre coté de la terre; ce sont des écrivains « somptueux », je ne trouve pas les mots en français, et je ne parle pas de Faulkner, mais un jour, plus tard il faudra bien vous y mettre.
Laissez tout tomber, laissez NOUS tomber, et allez à la prochaine librairie ou la prochaine bibliothèque municipale (vous ne connaissez pas votre chance, en Europe, et en plus c’est gratuito)
Ouvrez-vous, et quittez vos habits de certitudes inutiles et in-constructives

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 22 h 41 min

« Vers 1760, il compte parmi les familiers de Diderot.- »

Je m’en réjouis pour lui.
Il y a eu pour la TV la version du Neveu avec Fresnay, et, plus récemment, celle avec Michel Bouquet. J’ai une nette préférence pour cette dernière, mais les deux sont géniales. Le Neveu a donc fréquemment été monté au théâtre, contrairement à ce que croit savoir wgg…

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 22 h 40 min

Elle n’est donc pas objective et rationnelle, inutile de la défendre.

objectivement je mentionnerais votre gros cul.

Pat V dit: 27 janvier 2018 à 22 h 38 min

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 22 h 24 min

Comme il l’ avoue ici lui-même à quelques commentaires de distance, Wégégèze à l’ art de tout foutre en l’air!

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 35 min

Trop gentil, Pat V ! (Ouf. Tout n’est pas perdu).

« Prenez vos distances sans abdiquer. »

Je regrette déjà d’avoir passé autant de temps ici ce matin…Passer moins de temps sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur le Net faisait pourtant partie de mes résolutions 2018.

Pat V dit: 27 janvier 2018 à 22 h 27 min

Ed, vous êtes une battante, ici on veut vous faire passer un rite cruel de passage comme dans des institutions un peu fermées.
Prenez vos distances sans abdiquer.

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 22 h 24 min

En tout cas, Blabla n’a pas répondu à Lavande qui l’interrogeait sur ses amours, sa super minette de 26 ans et les enfants géniaux qu’il allait engendrer. Aussi vrai que le reste…

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 19 min

« Et alors quel mal y a-t-il à débuter »

+1

« débutante » devait être une insulte pour cette personne…Drôle de système de valeurs.

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 22 h 17 min

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 03 min
Enfin, vous savez, les trous du cul dans votre genre, on en rencontre pas mal par ici…

Je n’en doute pas, j’ai pu le constater. Mais, quoi que vous puissiez dire d’intéressant sur l’histoire des Hébreux, malgré le caractère très elliptique de votre documentation, quelqu’un qui parle des femmes comme vous le faites ne mérite aucun respect.
Quant au courage, ne me faites pas rire. En avez-vous ? Etes-vous allé insulter de face les auteurs et tous les gens que vous vilipendez ici ?

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 16 min

De quoi je me mêle ? C’est fini maintenant.

« Arrétez ce cirque, laissez les gens respirer, por l’amor de Deus. » Je m’étais arrêtée, alors d’où vous vous permettez de jeter de l’huile sur le feu.
Vous avez dû lire un peu vite par ailleurs, j’ai été la première à avoir été incendiée. Mes ripostes ont été à la hauteur des attaques. Je me moque qu’on ne soit pas d’accord avec moi. En revanche, la mauvaise foi m’agace oui. Et zerbinette était dans l’excès, quant à Bérénice, elle ne peut pas me voir. Elle n’est donc pas objective et rationnelle, inutile de la défendre.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 13 min

Si les billevesées de chaloux vous plaisent à ce point, ma petite chatte, c’est que vous n’êtes pas si excitante que vous le prétendez.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 12 min

« Avez-vous remarqué que personne, ou presque, ne signe ici de son nom ? Si vous connaissiez celui de certains commentateurs (qui, il est vrai, se sont faits rares ces dernières années), vous vous sentiriez, disons… débutante. »

Je suis comme Saint Thomas…Et comme je ne vois strictement rien mis à part des torrents de haine…

Claudio Bahia dit: 27 janvier 2018 à 22 h 12 min

@ Ed, zerbinette, Lavande et d’autres
Une fois par semaine, je viens voir s’il y a du nouveau chez Passou. La semaine passée, une nouvelle, Ed; elle parait normale, rien à en dire.
je reviens visiter passou aujourd’hui et je passe en diagonale les messages des dernières 24 h. et bien, il ne lui aura pas fallu longtemps à Ed pour étaler ici toute son arrogance, sa vulgarité langagière, son insultance envers tous ceux qui osent s’adresser à elle! même zerbinette, une personne interessante, de grande éducation, se fait fusiller, et je ne parle pas de Bérénice, noyée dans l’acide sulfurique. Je n’en crois pas mes yeux; mais qu’est-ce qui vous prend à insulter ici tous ceux qui ne sont pas de votre avis. Arrétez ce cirque, laissez les gens respirer, por l’amor de Deus.
Je n’ose imaginer qu’un jour vous vous en preniez à Lavande, une personne INTOUCHABLE, au même titre que DHH, mais votre hargne est telle que cela semble possible, si toutefois elles ne s’alignaient pas sur votre système de pensées. CHEGA!!!

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 12 min

« débutante » ? Et alors quel mal y a-t-il à débuter, petit trou du cul ? Toi, en revanche, t’es loin de débuter dans la co.nnerie !

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 10 min

Mais pas du tout, ma pauvre chérie ! J’ai eu une amante très sensuelle qui adorait ce genre de vocabulaire. Et elle était prof comme moi, et prof de lettres. Elle adorait me sucer et être ma putain. Ça peut vous étonner, mais des vraies femmes ça existe ! C’est autrement plus excitant que des culs bénis comme bérénice, je vous assure…!

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 22 h 09 min

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 02 min
4) Nous attendons tous votre production avec impatience ! Ah pardon. Vous n’avez rien fait.

Avez-vous remarqué que personne, ou presque, ne signe ici de son nom ? Si vous connaissiez celui de certains commentateurs (qui, il est vrai, se sont faits rares ces dernières années), vous vous sentiriez, disons… débutante.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 07 min

@WGG/Chaloux le choc quotidien des Titans

J’ai éclaté de rire en lisant « vous qui êtes pu.ceau de devant ». Et cette référence à Louis II de Bavière !!

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 06 min

Lisez plutôt quelque livre et faites-nous-en part, mes pauvres chéris ! Ce sera plus intéressant que vos chamailleries puériles de cour d’école primaire.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 22 h 05 min

WGG XXIème siècle, situation: occident civilisé. Votre vocabulaire date des cavernes ou du moyen-âge chez les gueux concernant les femmes. En empruntant vos considérations usuelles, je concluerai à une frustration sexuelle additionnée ou non à une impuissance liée à l’âge, du coup vous écumez de grossièreté pour les désigner.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 22 h 03 min

Justement, vous en êtes d’autant plus courageux…! Enfin, vous savez, les trous du cul dans votre genre, on en rencontre pas mal par ici…

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 02 min

@Chaloux
C’est déjà le cas, mais merci
@qqn
1)La jalousie n’est jamais rationnelle et les efforts que vous dépensez à « démontrer » qu’il n’y a aucune « raison » d’être jaloux de moi laissent à penser qu’il y a anguille sous roche
2) « khâgneuse ratée » Qu’en savez-vous ?
3) « talents littéraires » On pourrait vous mettre le nouveau Proust sous le nez que vous trouverez ca nul !
4) Nous attendons tous votre production avec impatience ! Ah pardon. Vous n’avez rien fait. C’est tellement facile de déverser sa haine sur un blog, surtout à l’encontre de quelqu’un qui essaie.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 22 h 00 min

@Chaloux

C’est déjà le cas, mais merci :)

@qqn

1)La jalousie n’est jamais rationnelle et les efforts que vous dépensez à « démontrer » qu’il n’y a aucune « raison » d’être jaloux de moi laissent à penser qu’il y a anguille sous roche

2) « khâgneuse ratée » Qu’en savez-vous ?

3) « talents littéraires » On pourrait vous foutre le nouveau Proust sous le nez que vous trouverez ca nul !

4) Nous attendons tous votre production avec impatience ! Ah pardon. Vous n’avez rien foutu. C’est tellement facile de déverser sa haine sur un blog, surtout à l’encontre de quelqu’un qui essaie.

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 21 h 59 min

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 53 min
Et pis courageux, le gars

Parce que je suis anonyme, comme les autres ? Mais, mon pauvre homme, si vous me croisiez dans la vie, vous n’oseriez même pas m’adresser la parole (alors même que vous m’avez parfois cité malgré moi dans vos commentaires).

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 59 min

Ed , la moindre critique déclenche une avalanche, je vous ai écrit il y a quelques jours que vous me plongiez dans le même genre de sensations à vous lire que celles que j’éprouvais dans des circonstances dont je ne pouvais m’extraire, ce qui est assez désagréable. Ensuite , second reproche j’ai émis l’idée que vous réussissiez à camper l’ambiance d’une réunion tupperware, c’est subjectif je vous l’accorde mais de là à m’ensevelir comme vous le faites, je ne m’y attendais pas.

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 21 h 54 min

« Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi »

Attribué à Cocteau (comme souvent) et à dix autres. Introuvable dans les écrits de Cocteau.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 54 min

quarante pour cent des intervenants sur ce blog sont d’anciens khâgneux.
_______
P’tain, il tient les stats du blog en plus !

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 54 min

En revanche, ceux qui pensent que Widerganger, quand il parle de « femelles » pour désigner les femmes, quand il dit que « les filles ne savent pas sucer »

WGG avoue avoir fréquenté les prostituées qui comme chacun sait proposent des services palliatifs, le sexe sans amour pour continuer de s’installer dans la formule: no sex last night, forcément ça rend bestial et vengeur. Il est miso parce qu’aucune femme ne veut de lui .

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 53 min

« un pied dans la gueule » (quelqu’un)
_______
Eh, ben dis donc, rien que ça…! Et pis courageux, le gars qui montre toute la bestialité qui est en lui et au nom de laquelle il prétend juger ce brave Widergänger, qui ne fait que dire des vérités toutes banales. On voit à quel genre de plouc on a affaire ici, le genre prêtre défroqué qui monte en chaire sans pantalon… (elle est drôle, celle-là, hein !)

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 21 h 52 min

Etonnant. Même Clopine n’imaginait pas qu’on pût être jaloux d’elle. Ed le croit.
Jaloux de quoi ? D’une khâgne ratée ? Mais quarante pour cent des intervenants sur ce blog sont d’anciens khâgneux. De son physique ? Personne ne le connaît. De son talent littéraire ? Ça fait rire tout le monde.
Maintenant, si elle pense vraiment qu’on peut la jalouser, c’est son droit, dirait bougereau, le meilleur ami de Chaloux.

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 21 h 52 min

Ed, répétez-vous la phrase de Cocteau : « Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi ».
Quand on pense à ce qu’ont entendu Jésus et Victor Hugo, on a bien raison de se fou… des critiques. Continuez et si nécessaire trouvez-vous tard, vous aurez la meilleure part.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 50 min

« Vous ne m’aimez pas, à votre aise »

Vous êtes dans le déni ou vous le faites exprès ? C’est vous qui ne m’aimez pas. Vous l’avez avoué, c’est votre « sensibilité ». Vous êtes ridicule à vouloir inverser les rôles à chaque commentaire. J’abandonne (même si je l’ai déjà dit 20 fois à votre sujet) ! Vous êtes trop butée.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 47 min

Le médecin, c’est Dieu, celui qui guérit : « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit » (Ex, 15,26). D’où la marginalité de Jésus dans le monde juif de son époque. C’est au prêtre, à l’époque, qu’était confié la tâche de diagnostiquer la lèpre et sa guérison. C’est aussi ce qu’indique l’Écrit de Damas, dans ls manuscrit de Qumran. Et outre les prêtres, les seuls guérisseurs autorisés étaient les prophètes, c’est-à-dire les représentants de Dieu : Elie, Elisée et Isaïe qui guérit les tumeurs d’Ezéchias grâce à un gâteau de figues…

Il faut attendre Ben Sira, auteur du livre apocryphe de l’Ecclésiastique au début du IIè siècle avant J.-C. pour que ça change : la guérison n’est plus entièrement dans les mains de Dieu, mais dans celles du médecin à condition que le médecin prie Dieu de l’aider à guérir le malade en sauvant une vie.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 46 min

ED, je ne suis pas à plaindre et que connaissez vous du véritable « visage » du sieur Chaloux? Nous portons tous un regard différent sur les êtres et les choses selon l’exposition, un peu comme ceux qui vivent loin des centrales nucléaires ne font qu’en profiter . Vous ne m’aimez pas, à votre aise. Nous ne sommes pas toujours maîtres de nos émotions et nos sentiments, il en est qu’on préférerait ne pas éprouver.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 46 min

@Chaloux,

Une fois n’est pas coutume, vos préférences rejoignent celles de la majorité des lecteurs du blog. Quant à la fiction, c’est une sacrée tannée, oui ! Mais aucune critique négative exprimée ici, aussi méchante soit-elle (ex : MC, jazzi, bloom, JC, bon tout le monde en fait), ne m’empêchera d’écrire. L’écriture n’est pas une envie soumise à et encouragée par l’approbation des autres, c’est un besoin.

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 21 h 42 min

Le pauvre Blabla est aussi pu.ceau -par-devant- que Louis II de Bavière. S’il en était autrement, il ne parlerait pas des femmes comme il le fait.

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 21 h 39 min

En revanche, ceux qui pensent que Widerganger, quand il parle de « femelles » pour désigner les femmes, quand il dit que « les filles ne savent pas sucer », etc. mérite des baffes, ils ont raison de le dire. Je ne dis pas que c’est un macho, non, macho n’est pas rigoureusement synonyme de torche-cul. Je dis simplement que Widerganger est un sale type, un porc, un individu sans dignité ne méritant rien d’autre qu’un pied dans la gueule.
Heureusement, on sait depuis Frédéric Dard que les salauds vont en enfer.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 39 min

« je ne suis pas comme vous khâgneuse »

Mon physique, ma jeunesse ET ca ! Tout s’explique. Mais nonnnn, vous n’êtes pas jalouse !

Et vous montrez votre vrai visage grâce à votre dernière remarque sur Chaloux. Pauvre femme…

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 35 min

« dit je trouve qu’elle va vite en besogne et qu’elle gagnerait à nuancer ses avis, et lire un peu plus attentivement ce qui est exprimé. »

Toujours pareil avec cette Bérénice. Elle parle d’elle à la troisième personne. Bon allez lâche-moi sorcière. Tu ne m’empêcheras pas d’avancer, ni toi ni ce vieux schnock de MC.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 34 min

Rose, j’ai vu ce film il y a quelques mois. Echec de l’entreprise amoureuse , une femme en deuil sans qu’il y paraisse , deux vies qui se croisent , connexion . Très belle Anouk Aimée, une pudeur d’un autre temps .

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 34 min

N’oublions pas que c’est la Folie qui parle, et que le texte est fortement ironique. Sinon, on va droit au centre-sens énorme !

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 33 min

ED pour dégoûter Chaloux il faudrait au moins être atteinte d’un herpès génital, en dehors de ce genre de MST il y a aussi WGG qui le désespère.

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 21 h 32 min

Ed, vous pouvez certainement écrire d’autres petites histoires qui m’intéressent. D’ailleurs, j’aime bien vos chroniques. La fiction, c’est une montagne qu’il faut gravir. Demandez à Blabla qui depuis quarante ans en est toujours à la première marche. Ni éloge, ni blâme, mais je ne trouve pas votre nouvelle détestable.

quelqu'un dit: 27 janvier 2018 à 21 h 32 min

Il y a des choses qu’il faut garder pour soi. Par exemple, tous les commentateurs qui disent « Ed est une c.onne » ont tort. Ça ne se dit pas. Ceux qui ont raison sont ceux qui le pensent sans le dire.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 32 min

ED je ne suis pas comme vous khâgneuse ce qui ne me réduit pas à la débilité et si vous vous souvenez si vous lisez vous devriez comprendre que ce que je tente d’exprimer n’est pas teinté de jalousie, pourquoi le serais-je? Vous n’éblouissez pas par votre finesse et la pertinence de vos vues et votre impertinence ne revêt pas le style que j’aime à y retrouver.

rose dit: 27 janvier 2018 à 21 h 31 min

pardon, je vais être un peu hors sujet, destiné à D. tout particulièrement, parce que je ne peux pas aller me coucher cmme cela, pardon
L’homme ne naît pas homme, il le devient Erasme, in De l’Éducation des enfants, 1529

[…]
L’erreur est énorme de faire résider le bonheur dans les réalités : il dépend de l’opinion qu’on a d’elles. Il y a tant d’obscurité, tant de diversité dans les choses humaines, qu’il est impossible d’en rien élucider, comme l’ont justement dit mes Académiciens, « les moins orgueilleux des philosophes » ; ou bien, si quelqu’un arrive à la connaissance, c’est bien souvent aux dépens de son bonheur.
L’esprit de l’homme est ainsi fait qu’on le prend beaucoup mieux par le mensonge que par la vérité. Faites-en l’expérience ; allez à l’église quand on y prêche. S’il est question de choses sérieuses, l’auditoire dort, bâille, s’embête. Que le crieur (pardon, je voulais dire l’orateur), comme cela est fréquent, entame un conte de bonne femme, tout le monde se réveille et se tient bouche bée. De même, s’il y a quelque saint un peu fabuleux et poétique, à la façon de saint Georges, de saint Christophe ou de sainte Barbe, vous verrez venir à lui beaucoup plus de dévots qu’à saint Pierre, à saint Paul ou même au Christ. Mais ces choses-là n’ont rien à faire ici.
Qu’un tel bonheur coûte peu ! Les moindres connaissances, comme la grammaire, s’acquièrent à grand-peine, tandis que l’opinion se forme très aisément ; et elle contribue tout autant au bonheur et même bien davantage. Tel homme se nourrit de salaisons pourries, dont un autre ne pourrait supporter l’odeur ; puisqu’il y goûte une saveur d’ambroisie, qu’est-ce que cela fait à son plaisir ? Par contre, celui à qui l’esturgeon donne des nausées n’y peut trouver aucun agrément. Une femme est laide à faire peur, mais son mari l’égale à Vénus ; c’est tout comme si elle était parfaitement belle. Le possesseur d’un méchant tableau, barbouillé de cinabre et de safran, le contemple et l’admire, convaincu qu’il est d’Apelle ou de Zeuxis ; n’est-il pas plus heureux que celui qui aura payé très cher une peinture de ces artistes et la regardera peut-être avec moins de plaisir ? J’ai connu quelqu’un de mon nom qui fit présent à sa jeune femme de fausses pierreries et lui persuada, étant beau parleur, qu’elles étaient non seulement vraies et naturelles, mais rares et d’un prix inestimable. Voyons, qu’est-ce que cela faisait à la jeune dame ? Elle ne repaissait pas moins joyeusement ses yeux et son esprit de cette verroterie ; elle n’en serrait pas moins précieusement ces riens comme un trésor. Le mari cependant évitait la dépense et profitait de l’illusion de sa femme, aussi reconnaissante que si elle avait reçu un cadeau princier.
Trouvez-vous une différence entre ceux qui, dans la caverne de Platon, regardent les ombres et les images des objets, ne désirant rien de plus et s’y plaisant à merveille, et le sage qui est sorti de la caverne et qui voit les choses comme elles sont ? Si le Mycille de Lucien avait pu continuer à jamais le rêve doré où il était riche, il n’aurait pas eu d’autre félicité à souhaiter. Il n’y a donc pas de différence ou, s’il en est une, c’est la condition des fous qu’il faut préférer.

Erasme in Éloge de la folie

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 30 min

pour justifier des conflits qui ne me concernent pas. Chaloux

Pour excuser aurait été plus juste s’il s’appliquait à la situation, ceci dit je trouve qu’elle va vite en besogne et qu’elle gagnerait à nuancer ses avis, et lire un peu plus attentivement ce qui est exprimé. Mais bon on ne va pas rejouer tempête dans un dé à coudre. Bien à vous.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 29 min

our Delaporte: – Quant à l’abbé Joseph Delaporte( 1718-1779), cause occasionnelle de la déconfiture de Rameau, directeur de l’éphémère Observateur littéraire( 1758-1761), il avait été d’abord le collaborateur de Fréron puis après s’être brouillé avec lui, avait conçu son périodique comme une concurrence à L’Année littéraire. A ce titre, il avait été amené à faire certaines avances aux philosophes. Vers 1760, il compte parmi les familiers de Diderot.-

porte dit: 27 janvier 2018 à 21 h 28 min

ED pour dégoûter Chaloux il faudrait au moins être atteinte d’un herpès génital, en dehors de ce genre de MST il y a aussi WGG qui le désespère.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 26 min

Pour prolonger la remarque de clopine, je dirais qu’un couple, c’est rire ensemble. J’ai surtout choisi Monsieur Ed parce que c’était le plus rigolo. Quant à lui, pourquoi moi ? Je n’en sais rien ! En tout cas, un homme ne choisira pas une femme pour son humour.

porte dit: 27 janvier 2018 à 21 h 26 min

ED je ne suis pas comme vous khâgneuse ce qui ne me réduit pas à la débilité et si vous vous souvenez si vous lisez vous devriez comprendre que ce que je tente d’exprimer n’est pas teinté de jalousie, pourquoi le serais-je? Vous n’éblouissez pas par votre finesse et la pertinence de vos vues et votre impertinence ne revêt pas le style que j’aime à y retrouver.

porte dit: 27 janvier 2018 à 21 h 21 min

pour justifier des conflits qui ne me concernent pas.

Pour excuser aurait été plus juste s’il s’appliquait à la situation, ceci dit je trouve qu’elle va vite en besogne et qu’elle gagnerait à nuancer ses avis, et lire un peu plus attentivement ce qui est exprimé. Mais bon on ne va pas rejouer tempête dans un dé à coudre. Bien à vous.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 21 min

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 05 min

Si vous êtes trop débile (et handicapée par votre jalousie viscérale) pour comprendre ce que je dis, n’en dégoûtez pas les autres.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 20 min

Jésus était un médecin, de même l’évangéliste Luc, comme l’indique le « Frgment de Muratori ». Or, la profession de médecin est mal vu à l’époque et dans la Bible. On en trouve un exemple dans l’Exode (21,19), où le juge le condamne à indemniser sa victime (parce qu’il ne l’a pas guéri) « pour lui avoir fait perdre son temps ».

Mais vers -1800, dans le code de Hammourabi, c’était bien pire, on coupait la main du médecin, pour l’empêcher de recommencer… Le recours à la médecine, sauf imposé par une ordonnance légale, encourait la réprobation, vraisemblablement parce que la médecine avait la réputation d’être intimement liée à la magie. Recourir à la médecine, c’est en quelque sorte se détourner de Dieu. Dieu est le seul maître de la maladie et de la santé. Un malade est quelqu’un qui est habité par les démons, qu’il s’agit d’exorciser pour les extirper de son corps. C’est ce qui explique que Jésus ait été médecin et exorciste. C’était donc un homme de mauvaise réputation pour cette raison.

Ed dit: 27 janvier 2018 à 21 h 20 min

@Chaloux,

Je répondais à Bérénice qui se comparait à vous. Or je pense que vous n’aimez pas mes petites histoires et n’avez rien contre mes réflexions en général (ce que vous confirmez dans votre dernier commentaire), tandis que Bérénice a, de son propre aveu, un problème avec ma personne d’origine purement irrationnelle et de l’ordre du ressenti.

@rose
Et oui ! La perspicacité rend beau !

@jazzi
Arrêtez de vous acharner sur moi roh ! Je n’ai rien jeté à la poubelle et je me fiche de vous attaques autant que de vos écrits pétris de platitudes.

@D.
Je suis traductrice.

porte dit: 27 janvier 2018 à 21 h 12 min

pour Delaporte: – Quant à l’abbé Joseph Delaporte( 1718-1779), cause occasionnelle de la déconfiture de Rameau, directeur de l’éphémère Observateur littéraire( 1758-1761), il avait été d’abord le collaborateur de Fréron puis après s’être brouillé avec lui, avait conçu son périodique comme une concurrence à L’Année littéraire. A ce titre, il avait été amené à faire certaines avances aux philosophes. Vers 1760, il compte parmi les familiers de Diderot.-

TRUOMPEU dit: 27 janvier 2018 à 21 h 09 min

aH! oui…

« 1768, Cession de la Corse à la France »

Là, ça promet… des festivités pour ce 250°

(le Guide vaut 10 euros, il faut se dépécher
de l’acheter avant qu’il parle au pilon…)

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 05 min

20h38 Chaloux, vous êtes surprenant si elle est « intéressante ». Vous connaissez cet anecdote, le copain qui vendait des pianos et qui quand les clients l’ennuyaient leur répondait un systématique et attentif: c’est intéressant.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 21 h 02 min

Le Neveu est un personnage à la fois abominable et fascinant. C’est un personnage d’aujourd’hui, très moderne, qui nous dit beaucoup de choses de notre monde contemporain, de ce qu’il est devenu, et de son avenir.

Et l’œuvre de Diderot pose déjà le grand problème de l’au-delà nietzschéen du bien et du mal à travers la persécution des Juifs séfarades, c’est déjà quelque chose qui a à voir avec la Shoah ici pour le coup réellement.

bérénice dit: 27 janvier 2018 à 21 h 00 min

Rose, j’ai vu ce film il y a quelques mois. Echec de l’entreprise amoureuse , une femme en deuil sans qu’il y paraisse , deux vies qui se croisent , connexion . Très belle Anouk Aimée, une pudeur d’un autre temps .

TRUOMPEU dit: 27 janvier 2018 à 20 h 58 min

« L’antisémitisme ‘à la royale’
Entre académiciens…
L’Action Française du 29 octobre 1938

IV. La Bonne Volonté et l’Autorité
On nous accuse de tout voir en triste. Non. Mais nous croyons pas qu’il suffise de se dire à midi quand il est minuit pour tout arranger.
Je ne crois même pas à l’efficace de la seule bonne volonté. Elle a besoin d’être mise sur le bon chemin. Il y a beaucoup de vérité dans ces mots de M. André Maurois* au Figaro:… etc.’
Charles Maurras
* Emile Herzog

Et le style! Le fameux style! Liquoreux? Änônonant… »

(LF. Céline, L’Ecole des cadavres)

Après les « commémorations » 2012, après l’édition des Pamphlets, voici les commémorations 2018 avec maintenant le tour de Charles Maurras !
Et A. Corbière est encore là
Et le préfet Potier prend les devants (la Dilcrahhhh coûte 150 millions d’euros par an et répète ce qu’à dit la Licra pour 60 millions elle)
En tout cas Nyssen la ministre de la Culture qui n’avait pas soufflé mot sur l’initiative de Gallimard (que l’on ne parle pas de devoir de réserve, puisque sitôt venue elle vit un Goncourt tomber dans sa maison d’édition Actes Sud), oui la ministreuse culturaleuse va devoir immanquablement se positionner (le neveu de tonton avait lui, choisi la position couchée)
et l’on se demande quand cela s’arrêtera.
Ou qui sera le prochain ?
———–
Le communautarisme étant sans limite, on signale aussi les pressions d’auteurs à succès (mais de seconde zone en tout cas) sur leurs éditeurs : Modiano sur Gallimard au sujet de Céline, et Nothombeux sur lArbin Michel quant aux mémoires de le Pain !
Dans la Pléiade il y a bien Marx, le Coran et qqls autres
Dans les années 30 autant Aragon que Céline publiaient chez Denoël copain copain – il est vrai que ce DenOele fut assassiné à la Libé, à deux pas du Ministère de la Justice

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 57 min

Lisez Marc Richir, qui est philosophe, pour comprendre le lien avec Heidegger, dont il parle longuement dans un chapitre de son livre. Un ouvrage remarquable pour qui veut comprendre quelque chose à la politique dans son sens philosophique, son sens profond.

Lavande dit: 27 janvier 2018 à 20 h 52 min

Clopine, une amie me demandait si la solitude ne me pesait pas trop depuis la mort de mon mari. Je lui ai répondu que vivre seule ne me pesait pas (surtout parce que j’ai la chance d’avoir beaucoup d’amis) mais que ce qui me pèse c’est son absence à LUI. Ce n’est pas la même chose. Souvent je me dis « je vais LUI demander ce qu’il en pense » « Il faut que je LUI raconte ça ». Pour la conférence exceptionnelle à laquelle je suis allée et que j’ai racontée (Delphine H. – Rachid B.) j’ai ressenti comme un flash de tristesse et de bonheur à la fois à l’idée du plaisir qu’il aurait pris à y assister.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 48 min

Oui, Lavande, mais c’est très loin, et très « académique », comme mise en scène.

Là, aujourd’hui, on pourrait faire quelque chose pour renouveler complètement le théâtre avec la pantomime, quelque chose de kleistien, avec son théâtre des marionnettes. L’homme comme une marionnette ! C’est un thème qui me passionne, parce qu’il est la manifestation précisément de cette schizophrénisation du monde moderne, dont Diderot a eu très certainement l’intuition confuse en écrivant Le Neveu de Rameau. Diderot annonce Kleist indéniablement.

Janssen J-J dit: 27 janvier 2018 à 20 h 47 min

@ z ! incroyab’…, je me demandais justement où était le lien avec Heidegger et Jacques Attali ?

« Et ce texte permet par ailleurs aussi de bien mieux comprendre l’origine politique de la folie de Hölderlin, qui, en France, a compris à quelle barbarie pouvait conduire cette esthétique du politique, ce sublime de la politique théorisé par Fichte et dont aujourd’hui a si bien parlé Marc Richir dans son grand livre Le sublime en politique ».

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 20 h 45 min

En lisant les commentaires du jour, je me suis rappelé une remarque de Claudel à Henri Guillemin.

« A vingt ans, on est plus amoureux qu’autre chose. A quarante ans, on est aussi amoureux qu’autre chose. A soixante ans, on est plus autre chose qu’amoureux ».

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 44 min

C’est à se dmander d’ailleurs si cette vulgarité n’est pas inscrite elle-même dans un ensemble plus vaste qui remonte à Jésus lui-même, qui était perçu par ses contemporains de Jérusalem comme un plouc du nord, un paysan au parler vulgaire de Galilée, comme le rappelle Geza Vermes dans son grand livre sur Jésus.

Jésus était un guérisseur, un thaumaturge, il faisait partie de ces « homme de Dieu » dont parle la Bible (ish ha-elohim), tels Élie et Élisée, honorés en leur temps tout comme Jésus en tant que thaumaturges, et qui déjà ramenaient à la vie les morts et guérissait de la lèpre (de nombreux passages dans Le Livre des Rois), ne respecte pas la Loi, voire la transgresse. Jésus appartient à cette longue tradition de « l’homme de Dieu », qui vient de la campagne et non des villes, c’est le contraire du Juif savant, le Pharisien, qui vit en ville et appartient au monde intellectuel de la ville, tandis que Jésus appartient aux paysans, aux humbles de la campagne qui ne savent ni lire ni écrire et les surplombe par ses pratiques thaumaturgiques et son savoir même flottant. C’est aussi un exorciste qui expulse les démons.

La lèpre est d’ailleurs le propre de Moïse quand il est chez Jétro, c’est lié au thème de la magie et des magiciens qui parcourt l’Exode. L’Éternel vient dire à Moïse qu’il mettra la main dans son sein et qu’elle en ressortira lépreuse, comme preuve qu’il est envoyé de l’Éternel auprès du peuple des Hébreux. La lèpre est une preuve de sainteté en somme.

Chaloux dit: 27 janvier 2018 à 20 h 38 min

« oui, j’ai répondu à Chaloux  »

Je n’avais pas l’impression d’avoir été si dur. J’ai écrit « ni éloge, ni blâme », ce qui ne constitue tout de même pas une condamnation sans appel.
Cela dit, j’aime bien lire Ed dont j’apprécie la réflexion, et je ne voudrais pas qu’on se serve de ces quelques lignes pour justifier des conflits qui ne me concernent pas.
Merci.

rf) dit: 27 janvier 2018 à 20 h 38 min

Ô sancta simplicitas ! Pour Wgg, l’idée que le monde ne puisse se résumer à un seul sexe ( et que l’éjaculation ne soit pas l’aboutissement de facto de la volupté chez la femme, wouarf, il aurait vraiment dû lire dans son jeune temps « notre corps nous-même »)cette idée, donc, aussi impossible à concevoir que pour Hergé, un monde qui serait parcouru par autant de femmes que d’hommes…

En fait, le problème psychiatrique de Wgg est qu’il ne peut tout bonnement concevoir l’autre. Les pires psychopathes, les « tueurs en série » veulent abolir l’autre. Wgg, lui, ne peut tout simplement même pas le concevoir. Ca fout les jetons, quand même.

zerbinette dit: 27 janvier 2018 à 20 h 37 min

Incroyable wgg ! même en parlant du Neveu de Rameau il réussit à nous caser encore une fois Hölderlin !!!

Ça se soigne docteur ?

Lavande dit: 27 janvier 2018 à 20 h 37 min

Le neveu de Rameau a déjà été adapté
au Théâtre de l’Oeuvre en 1964
Adaptation à la scène, en 1 acte, de l’oeuvre dialoguée de Denis Diderot ; par Jacques-Henri Duval et Pierre Fresnay ;
ainsi qu’au Théâtre de la Michodière

Distribution : Avec Pierre Fresnay : Lui (le neveu de Rameau) ; Julien Bertheau : Moi (Diderot)
puis repris à la télé par Jacques Santelli

http://www.ina.fr/video/CPA80054424

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 15 min

Ben évidemment que c’est une tendre conversation, mais qui doit toujours aboutir à une fulgurante éjaculation…! Qui nous conceptualisera un jour le lien indéfectible entre conversation et éjaculation… ? Il manque un chapitre : Du sperme et de la conversation, ou, comme on voudra, De la conversation et du sperme.

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 11 min

Qui aura un jour l’audace et le courage de mettre en scène au théâtre Le Neveu de Rameau ? Il y faudrait un acteur de tout premier plan pour jouer le Neveu de Rameau lui-même. Ce serait la revenge de la canaille sur le destin. Mais quel moment extraordinaire de théâtre ce serait !

Clopine dit: 27 janvier 2018 à 20 h 09 min

Il me semble (si je ne rougis pas en le disant, parce qu’un certain Clopinou prouve peut-être l’inverse) qu’un couple, c’est d’abord et avant tout, oui, même avant la sexualité, une… conversation… Pas n’importe laquelle, évidemment. Disons cette chose tellement rare, et qui ici, surtout ici, est tellement incongrue qu’elle peut faire sourire, enrager, ou être prise en en pitié : une tendre conversation.

J’aurais bien fini ce message par « je dis ça je dis rien », mais Lavande et Delerm aidant, je n’avancerais donc qu’un humble « à mon avis, quoi… »

Widergänger dit: 27 janvier 2018 à 20 h 06 min

Belle émission sur Diderot au contraire. En un temps très court, l’essentil a été dit sur cette œuvre géniale, faut le faire ! t grâce au savoir faire de Finkielkraut qui sait cntrer l’intérêt sur l’essentiel, et bien sûr grâce à Michel Delon, un de mes anciens profs de Nanterre, et Claude Habib. À ce propos il faut lire les bouquins de Michel Delon, sur l’idée d’énergie, sa thèse parue aux Puf, sur Diderot, sur le boudoir, merveilleux petit livre, sur le savoir-vivre des libertins, sur l’histoire littéraire du XVIIIè siècle et ses articles innombrables parus dans les revues savantes, c’est l’un de nos très bons dix-huitiémistes avec Claude Habib.

Et Claude Habib le dit merveilleusement bien, aujourd’hui le Neveu de Rameau ferait un tabac à la téléréalité. C’est un génie d’aujourd’hui, un génie de la vulgarité d’aujourd’hui et des criminels d’aujourd’hui avec l’histoire du renégat d’Avignon. Il y a aussi en germe l’esthétique du romantisme allemand, ce qui explique, à mon sens, la passion de Gœthe pour ce texte en grande partie. Et ce texte permt par ailleurs aussi de bien mieux comprendre l’origine politique de la folie de Hölderlin, qui, en France, a compris à quelle barbarie pouvait conduire cette esthétique du politique, ce sublime de la politique théorisé par Fichte et dont aujourd’hui a si bien parlé Marc Richir dans son grand livre Le sublime en politique.

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 19 h 11 min

J’ai commencé à écouter cette émission Répliques, sur le Neveu. C’est assez décevant, vu le sujet tellement grandiose.

rose dit: 27 janvier 2018 à 19 h 08 min

Ed à 17h02

CQFD
éblouissant de clarté et de lucidité à un moment donné vers les 6 mn, il est étonnamment beau? De tant de lucidité peut-on croire.
Pourtant, sur ce sujet, je voudrai bien, moi rose, créer un précédent.
Merci ED.

JAZZI dit: 27 janvier 2018 à 18 h 50 min

Ed, vous avez jeté votre dernière chronique à la poubelle ? Elle n’était pourtant pas pire que les autres et elle avait le grand mérite d’être courte !

Delaporte dit: 27 janvier 2018 à 18 h 49 min

« Le Neveu de Rameau », livre éblouissant, Christiane, mais pas si énigmatique que ça…

C’est un texte qui, à chaque relecture, a quelque chose de neuf à nous dire. Inépuisablement.

JAZZI dit: 27 janvier 2018 à 18 h 43 min

Oui JJJ, mais il y a un léger glissement entre le « Couleur de l’incendie » d’Aragon et les « Couleurs de l’incendie » chez Pierre Lemaire. Le singulier est plus fort…

JAZZI dit: 27 janvier 2018 à 18 h 37 min

Pas mal de nota, on sent que tu as le souci du mot juste.

Lucchini comme référent pour parler du couple, Ed, vous n’avez rien trouvé de mieux ? Là on sent que vous ne maitrisez pas vraiment le sujet !

« Le Neveu de Rameau », livre éblouissant, Christiane, mais pas si énigmatique que ça…

D. dit: 27 janvier 2018 à 18 h 35 min

Ed dit: 27 janvier 2018 à 16 h 00 min

D.

Ben…quel rapport ?

aucun, je suis curieux, vous m’intéressez alors je suis curieux, c’est tout.

Nicolas dit: 27 janvier 2018 à 17 h 47 min

Je n’ai pas d’élément de comparaison mais en tant que quidam de base j’ai apprécié le Macbeth de Mnouchkine, c’était vivant, les changements de décors par les acteurs et les actrices, le multi instrumentalobruitiste, l’hélicoptère, tout ça tout ça. Ça ne m’a pas semblé lourd dingue au contraire des pièces en costume d’époque oú l’on se prend très au sérieux. Et puis il n’y a pas que la lady mais aussi Macbeth qui se debrouillait bien dans sa descente aux enfers pour en surgir monstrueux d’un marécage de fumée. Peut être pas la Catarsis mais plaisant, j’ai passé un bon moment.

christiane dit: 27 janvier 2018 à 17 h 41 min

« Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon habitude d’aller, sur les cinq heures du soir, me promener au Palais Royal. C’est moi qu’on voit, toujours seul, rêvant sur le point d’Argenson. Je m’entretiens avec moi-même de politique, d’amour, de goût ou de philosophie (…) mes pensées ce sont mes catins. »
Ainsi commence l’une des œuvres les plus énigmatiques et étourdissantes de Diderot, Le Neveu de Rameau. Michel Delon et Claude Habib, ont retracé l’odyssée éditoriale de ce texte dans l’émission remarquable de ce matin, « Répliques », d’Alain Finkielkraut :
https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-neveu-de-rameau

Nicolas dit: 27 janvier 2018 à 17 h 32 min

« Tutti sistemati »
CASÉS. Le sujet amoureux voit tous ceux qui l’entourent « casés », chacun lui paraissant pourvu d’un petit système pratique et affectif de liaisons contractuelles, dont il se sent exclu; il en éprouve un sentiment ambigu d’envie et de dérision.
Roland Barthes – Fragments d’un discours amoureux

Janssen J-J dit: 27 janvier 2018 à 17 h 02 min

Ce poème d’Aragon, au fait, merci Passoul de nous l’avoir remis en mémoire … Bien à vous. Pourriez-vous changer de billet, ici, ça craint un peu. Merci.

____
O mois des floraisons mois des métamorphoses
Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé
Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses
Ni ceux que le printemps dans les plis a gardés

Je n’oublierai jamais l’illusion tragique
Le cortège les cris la foule et le soleil
Les chars chargés d’amour les dons de la Belgique
L’air qui tremble et la route à ce bourdon d’abeilles
Le triomphe imprudent qui prime la querelle
Le sang que préfigure en carmin le baiser
Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles
Entourés de lilas par un peuple grisé

Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l’énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru

Le démenti des fleurs au vent de la panique
Aux soldats qui passaient sur l’aile de la peur
Aux vélos délirants aux canons ironiques
Au pitoyable accoutrement des faux campeurs

Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d’images
Me ramène toujours au même point d’arrêt
A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages
Une villa normande au bord de la forêt
Tout se tait L’ennemi dans l’ombre se repose
On nous a dit ce soir que Paris s’est rendu
Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses
Et ni les deux amours que nous avons perdus

Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l’ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l’incendie au loin roses d’Anjou

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