de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Pierre Lemaitre rallume l’incendie

Pierre Lemaitre rallume l’incendie

Un passage du long et instructif entretien avec Elena Ferrante publié ces jours-ci dans L’Obs devrait décourager toute analogie entre un écrivain contemporain et l’un de ses maîtres à écrire. Pourtant éditeurs et critiques y cèdent souvent tant la tentation est grande, pratique et paresseuse. Qu’a donc confié la romancière italienne à Didier Jacob qui fasse désormais hésiter avant toute recherche en paternité ?

« J’ai parfois recours à certains des puissants outils de la littérature : toutefois, que je le veuille ou non, je sais bien que nous vivons dans une période totalement différente de celle pendant laquelle cette littérature a exercé sa fonction. Autrement dit –même si c’est un peu dommage-, je ne saurais en aucun cas être Alexandre Dumas. S’inspirer de la grande tradition du roman populaire ne signifie pas écrire ce genre de texte narratif- que cela soit un bien ou un mal- mais simplement faire référence à cette tradition en la déformant, en violant ses règles et en trompant les attentes du lecteur, le tout afin de composer le récit de notre époque ».

La remarque m’a frappé alors que je refermais Couleurs de l’incendie (535 pages, 22,90 euros, Albin Michel), deuxième tome de la « Trilogie Péricourt » de Pierre Lemaître, lancée avec brio et le succès que l’on sait par Au revoir là-haut (Prix Goncourt 2013). La lecture de ces deux romans favorise un réflexe quasi naturel qui nous fait classer l’auteur en distingué héritier d’Eugène Sue –même s’il a toujours payé sa dette à Alexandre Dumas. La différence ? La critique sociale. Précisons pour les oublieux et les mauvaises langues qu’il faut le prendre comme un compliment : sens aigu de l’observation, goût du comique de situation, habileté dans la description, facilité à écrire la complexité etc Mais le grand art auquel Sue donna ses lettres de noblesse dans les Mystères de Paris (1843) est ailleurs : c’est celui du feuilleton, une technique devenue à son meilleur une esthétique dès lors qu’elle ne consiste pas seulement à laisser une porte ouverte à la fin d’un chapitre ou d’un volume.

Que raconte cette fois Lemaitre ? La suite, mais avec suffisamment d’habileté, de doigté, de savoir-faire pour qu’elle puisse se lire indépendamment de ce qui la précède. On l’imagine jubilant derrière son clavier tant son plaisir à raconter est contagieux. Un fil rouge qui a fait ses preuves dans tous les visages de la fiction : la vengeance. Elle se déploie là dans la France de l’entre-deux-guerres, celle des jeunes anciens combattants, où les affaires reprennent dans une époque de trahisons successives et de faillites morales.

L’héroïne Madeleine Péricourt, dont le mari croupit derrière les barreaux pour avoir grugé les municipalités avec un trafic de sépultures et de monuments aux morts, se remet de la mort de son père, richissime banquier. Un fondé de pouvoir l’aide à gérer l’empire reçu en héritage ; le précepteur de son fils l’aide, quant à lui, à combler la solitude ses nuits. Impossible d’en dire plus sans gâter l’ensemble. Le début est époustouflant. Ainsi réduite au châtiment d’une machination, l’intrigue fleure bon les lieux communs, d’autant qu’elle rappelle l’ambiance du Comte de Monte-Cristo. Or Pierre Lemaitre a l’incontestable talent de bousculer les codes, de surprendre le lecteur, de déjouer les dénouements les plus attendus grâce à des qualités de plus en plus rares dans l’actuel roman dit « populaire » : un sens inouï du détail, le souci d’être fidèle à l’esprit plus qu’à la lettre de l’époque, à l’air du temps, à sa violence et à sa propre musique des mots plutôt qu’à la marque d’une montre, une belle efficacité dans sa manière de ramasser la phrase pour lui faire rendre gorge en quatre mots bien sentis et surtout un vrai génie du rythme, quelque chose d’immédiatement visuel, de fouetté dans l’allant, de dense et de profond sous les habits anodins du divertissement, alternant la vision panoramique et le gros plan.

C’est bien documenté, puisé aux meilleures sources, mais cet effort-là ne se sent jamais. Pas de temps mort. S’il y a une clé à son succès, c’est bien dans son sens du rythme qu’il faut la chercher (comme chez un Arturo Perez-Reverte), même si elle n’est pas unique. Embarqués au début, on n’est débarqués qu’à la fin. Nombre de personnages secondaires sont plantés dans le décor avec finesse et ironie. Des femmes surtout ; d’ailleurs, sa conseillère historique Camille Cléret travaille à une thèse sur les femmes dans l’Action française. N’allez pas à en conclure pour autant qu’on est là dans l’usine à émotions d’un bon faiseur.

« Les lecteurs qui connaissent Madeleine savent qu’elle n’avait jamais été bien jolie. Pas laide, plutôt banale, le jour qu’on ne remarque pas » (…) « Le lecteur imagine sans peine ce que la perspective de chroniquer  les obsèques d’une gloire nationale avait représenté pour lui et de quel poids pesait maintenant l’impossibilité de le faire »…

Brassai-Nocturnal-view-over-Paris-from-Notre-Dame-1933-1934-c-Estate-BrassaiBien sûr qu’il a ses trucs et ses astuces, il ne s’en cache pas, mais elles sont d’un auteur qui voue autant de méfiance que de confiance en l’écriture. Tout est crédible parce que formidablement vivant, avec un irrépressible sens de l’humour et de la farce en sus, ce qui ne va pas de soi lorsqu’on sait que l’histoire s’ouvre sur l’enterrement du patriarche et la chute du corps de son petit-fils du balcon de leur hôtel sur le cercueil.

« Elles consultèrent chiromanciennes, voyantes, télépathes, numérologues et même un marabout sénégalais qui fouillait les entrailles de poulets de Bresse et qui assura que Paul avait voulu se jeter dans les bras de sa mère ici présente, qu’il l’ait fait du deuxième étage n’ébranla pas sa conviction, la volaille était formelle »

La force de Pierre Lemaitre est de savoir cueillir d’emblée le lecteur avec les armes du polar (l’autre corde à son arc), avec une liberté insolente tant elle manifeste le plaisir de l’écrivain, pour lui refiler ensuite en contrebande un roman au fond très politique, dénonciateur de la corruption morale des riches, du trafic d’influence comme une seconde nature et de la fraude fiscale considérée à l’égal d’un des beaux-arts.

N’allez pas chercher des clés ! (voilà que j’interpelle le lecteur comme lui et ses grands modèles du XIXème siècle…) ; mais il y a incontestablement des résonances avec notre époque dans cette histoire très française d’autrefois. Pas question de rabattre une époque sur une autre, même si on le sait, l’incendie n’est jamais loin. A propos, le titre est emprunté à la fin d’un poème d’Aragon « Les lilas et les roses » dans Le Crève-coeur (1941) :

« …Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres
Douceur de l’ombre dont la mort farde les joues
Et vous bouquets de la retraite roses tendres
Couleur de l’incendie au loin roses d’Anjou »

(« Paris la nuit, années 30 » photos de Brassaï)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

1723

commentaires

1 723 Réponses pour Pierre Lemaitre rallume l’incendie

rose dit: 26 juin 2018 à 10 h 50 min

Hier Soir, ai mangé pissaladière et rouleau de printemps. dans ce désordre.
Et vous, l’étranger ?

DHH dit: 29 janvier 2018 à 10 h 02 min

@Passou 18 h 21
j’espère que vous excuserez z l’incongruité de ma question ,soulignée par le post sans appel de Paul Edel,mais n’étant pas du sérail je n’en connais pas les détours

DHH dit: 29 janvier 2018 à 9 h 58 min

@Christiane
vous écrivez:
« écrire au plus près de soi, dans la langue qui, bien que faite avec les mots de tous, sera votre invention, une façon tout à fait personnelle de jongler avec ce matériau pour exprimer au plus juste ce qui demande à être écrit. Cet écart, cette façon de jongler avec ces mots sera au service d’une nécessité : écrire quelque chose qui, impérativement cherche à se dire.
Belle analyse de l’accouchement laborieux d’une écriture personnelle qui rende ce qu’on a à dire dans sa singularité

Ed dit: 28 janvier 2018 à 23 h 32 min

@Christiane

Merci pour ces éclaircissement. Je n’étais pas certaine d’avoir compris…Alors c’était donc ca, « les mots des autres ». Je pensais qu’il voulait parler des mots d’autres personnages que soi et qu’il oscillait entre parler de tiers et parler de soi. Heureusement que je vous ai posé la question !

En tout cas, excellent commentaire, très pertinent et bien écrit comme d’habitude.

« Écrire dans cette tension entre le désir transgressif et la paix d’un travail d’écriture ». Oui, pour que le deuxième, de par l’effort, y-compris l’effort de structure, qu’il demande façonne le désir de transgression et in fine produise quelque chose qui se rapprocherait de la littérature.

christiane dit: 28 janvier 2018 à 22 h 28 min

@Ed dit: 28 janvier 2018 à 21 h 30 min
La façon dont je comprends le texte de Beckett ? c’est qu’il faut beaucoup de temps pour trouver sa langue d’écriture. Nous avons été formés, enfants, du temps des rédactions à n’écrire que selon des directives précises : orthographe, grammaire (dont les temps du passé en conjugaison), ponctuation, clarté… et si plus tard, l’envie d’écrire en reprend certains (dont vous), il faut beaucoup d’intrépidité pour écrire au plus près de soi, dans la langue qui, bien que faite avec les mots de tous, sera votre invention, une façon tout à fait personnelle de jongler avec ce matériau pour exprimer au plus juste ce qui demande à être écrit. Cet écart, cette façon de jongler avec ces mots sera au service d’une nécessité : écrire quelque chose qui, impérativement cherche à se dire. Dans ce livre, Le narrateur de l’Innommable s’épuise. Il n’arrive pas à nommer ces choses-là. dans un autre livre « La dernière bande » il tombe, vaincu par le langage, dans des sons inaudibles… On n’écrit pas pour rien. Cette insistance sur votre blog à créer est votre nécessité. Casser les codes anciens, libérez-vous avec les mots, la syntaxe, la ponctuation. Descendez dans votre être intérieur là où tout repose, où tout se dérobe… il faut aller à la rencontre de ce qui est enfermé, percer le silence, le trouer pour surgir et s’envoler. Relisez « Enfance » de Nathalie Sarraute. Les souvenirs évoqués surgissent dans le désordre, un mot entraînant un autre mot, parfois un son, une odeur. Vigilance et sensibilité pour aller vers cette écriture vacillante, palpitante, « qu’aucune parole n’a encore touchée ». Pas de « préfabriqué », pas de « replâtrage » mais de l’authenticité, de l’exactitude même si ça se dérobe. Vient un moment où il faut se défaire des apprentissages. Écrire dans cette tension entre le désir transgressif et la paix d’un travail d’écriture.
Et si tout cela vous paraît obscur, faites à votre façon.
Bonne soirée.

rose dit: 28 janvier 2018 à 22 h 17 min

et bien cela fait donc trois fois que je rate cela.
bénie des dieux
vais retrouver antoine de padoue
l’est même pas sur le tas de bois mon téléphone

closer dit: 28 janvier 2018 à 22 h 04 min

« Ainsi, j’ai lu, effarée la dernière création de Jazzi. »

Rose, cette « création » est ancienne. C’est peut-être la troisième fois qu’Annibal nous inflige ce texte pédophile…

rose dit: 28 janvier 2018 à 22 h 00 min

et l’on ne sait pas qui couche avec qui

non seulement on ne le sait pas mais en plus on préfère ne pas le savoir

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 52 min

en 2012, c’était hier
Claude Miler, dit Claude Miller, est un réalisateur de cinéma français né et mort à Paris ( 20 février 1942 – 5 avril 2012 )

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 43 min

Et ces femmes idéales qui meurent brutalement alors qu’elles venaient à peine d être trouvées.

voilà au moins un point de vue extrêmement positif : on pourrait lancer un crowfunding

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 41 min

elle n’a a jamais vraiment pardonné à CMC de n’avoir pas assumé son homosexualité

justement, le texte et seulement le texte

sauf dans le cas de gros porcs où là on jette tout : le porc et ses textes (je pense à camus et autres sales pédophiles)

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 38 min

son mari était un pauvre nul impuissant

je ne le connais pas ; en tout cas la sexualité de Carlson mccullers n’a pas à entrer en ligne de compte avec son écriture ; ai acheté plein de bouquins pas tout lu, je la trouve vibrante.

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 34 min

Ed, je l’imagine comme quelqu’un qui tout à la fois crée des précédents, et dénonce des poncifs et raconte une histoire vue de l’extérieur : in extenso, le narrateur chez Ed n’est pas le personnage ; et je crois cette distanciation générale chez ce bloggeur. Pas sûre : jeu ou identification ?

nota destiné à Clopine : ce qui est inouï sur ce blog sont les interactions avec la vie à côté : au moment où vous écriviez « à poil », je venais de finir le fantasme réjouissant de montrer mon cul à l’autoritariste forcéné rencontré la veille. Ouf, débarrassée de cela avec soulagement : j’aurais peut-être fini au mitard.

Ed dit: 28 janvier 2018 à 21 h 30 min

chrstiane,

Merci pour votre intervention. Vous faites bien d’arriver après la bataille, car ca n’était glorieux pour personne, y-compris pour moi.

« Je n’ai pu encore séparer dans vos textes l’imaginaire et l’intime »
Certains textes sont de purs délires (« La chevauchée acide »), d’autres ont une part autobiographique très importante (« Quelques coups dans le nez »). Et puis il y a les entre-deux, ceux pour lesquels il est impossible de démêler le vrai du faux (« Un 21 janvier).

J’ai du mal à saisir le sens de l’extrait de Beckett. Pour ce faire, j’aurais besoin de plus de contexte. Mais peu importe, en ce qui concerne la remarque de DHH, d’une part le texte a été retravaillé et le passé simple remplacé par un passé composé et d’autre part, je pense que cette remarque ne peut s’appliquer à mes autres textes.

Sur la publications de textes de création ici, je tiens à préciser à nouveau que je n’en publie aucun et que la discussion sur « Quelques coups dans le nez » avait été initiée par des protagonistes qui ont fait le choix de cliquer sur le lien vers mon blog et de lire mon dernier texte. Je n’ai donc rien imposé à personne, même si je ne porte aucun jugement sur les gens qui souhaitent poster des extraits de leurs écrits ici.

Je pense que « chrysalide » est déjà pris :)

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 26 min

car les cris de « à poil » et autres gracieusetés ont surgi instantanément (…) (et encore ! Une Françoise Giroud s’avançait aussi derrière les larges épaules d’un Servan-Schreiber !)

(…) Mais nos filles sont mieux armées que leurs mères, et il y a eu tant de chemin de parcouru qu’elles pourront, je l’espère de tout mon coeur, éviter les ornières…

réponse adressée à Clopine.
Ed n’est ni une femme, ni jeune ni belle.

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 24 min

la photo n’est pas Ed
<emcar les cris de « à poil » et autres gracieusetés ont surgi instantanément (…) (et encore ! Une Françoise Giroud s’avançait aussi derrière les larges épaules d’un Servan-Schreiber !)

(…° Mais nos filles sont mieux armées que leurs mères, et il y a eu tant de chemin de parcouru qu’elles pourront, je l’espère de tout mon coeur, éviter les ornières…

À poil se crie encore : un me l’a dit fin septembre ; je commençais à être fatiguée du machisme ordinaire du milieu dans le quel j’évoluais. Je sortais de la douche & j’étais à poil sous une combinaison d’aviateur une pièce : j’ai commencé à ouvrir la grande fermeture éclair de la combi ; le un s’est enfui de terreur dès l’apparition des seins ; j’ai remonté illico sous de grands éclats de rire : arroseur arrosé. Sans aller jusqu’aux Femen que je trouve extrêmement vulgaires.

Giroud : non, pas du tout ; femme extrêmement libre et intelligente. JJS l’a sûrement plus fait souffrir que protégée. Las.

Nos filles sont… : non, pas du tout. Ce qu’elles gagnent d’un côté, elles le perdent de l’autre et nous idem face à nos mères. Nous sommes loin encore de la parité attendue. Il y a un boulot monstre à abattre. Ce n’est pas gagné : pour l’instant, nous sommes dans des singeries. Osons espérer que ce soient des prolégomènes.

Nos fils non plus.

rose dit: 28 janvier 2018 à 21 h 09 min

Ainsi, j’ai lu, effarée la dernière création de Jazzi.

moi, j’ai refusé, sciemment de le lire. Au moins, ai été protégée de cette horreur.

de plus, lorsque widergänger, après toutes ces horreurs écrites sur les femmes, écrit ici il y a ce que je pense, ce que je dis et puis ce que j’écris il se trompe manifestement gravement : le tout est lié intimement. Et il n’y a pas la séparation cloisonnée qu’il veut tenter de nous faire croire.

Le résultat est assez catastrophique : pour le premier et pour le second ; mais continuons.

christiane dit: 28 janvier 2018 à 20 h 18 min

Ed,
j’arrive un peu après la bataille. Ces derniers jours, passionnants, ont surtout été vécus hors de blogs.
J’ai essayé de remonter les commentaires, de ne retenir que ceux qui m’intéressent, d’oublier ceux, lassants, qui s’attardent sur certaines pratiques se.xuelles réservant à la femme un rôle peu glorieux…
Donc, j’en reviens à l’essentiel vous et l’écriture, puisque c’est ici qu’on en parle. Je n’ai pu encore séparer dans vos textes l’imaginaire et l’intime. Ce que je ressens dans vos commentaires, plus que dans vos textes, c’est que vous liez l’acte d’écrire à une subversion aussi forte que votre désir d’écrire.
Je pense à un passage de « l’Innommable » de Beckett :
« Folie, celle d’avoir à parler et de ne le pouvoir, sauf de choses qui ne me regardent pas (…) et dont ils m’ont gavé pour m’empêcher de dire qui je suis, où je suis, de faire ce que j’ai à faire – Je suis en mots, je suis fait avec les mots des autres. (…) Et je les laisse dire, mes mots, qui ne sont pas de moi – Voilà la parole qu’on m’a donnée. »
Je crois que c’est cela que DHH a tenté de vous dire quand elle parlait de « rédaction » , de l’emploi du « passé simple » dans vos textes et de son attente d’autre chose de plus convaincant.
Vous me faites penser à une chrysalide qui s’efforce de sortir des habitudes d’apprentissage anciennes pour entrer dans une métamorphose. (Métamorphose pleinement réussie par Clopine ou Jazzi, pour qui seul le texte compte et non la question de vérité ou d’ego.). Écrire pour eux, me semble-t-il, ce n’est pas se dévoiler, c’est un jeu, c’est curieusement avoir droit au silence.
Comme DHH, je ne me hasarde pas dans des textes de fiction, je me contente de réagir à d’autres commentaires, à des billets, à des livres. La conversation m’importe plus, ici, que la création.
Comme C.P., je suis toujours étonnée quand le fil des commentaires reçoit des textes de création. Ma lecture alors est déroutée (au sens propre). J’entre dans un autre domaine. Je ne sais ce qu’attend l’auteur du texte, pour quelles raisons il l’a offert au regard de tous hors de son blog (s’il en a un).
Ainsi, j’ai lu, effarée la dernière création de Jazzi. Cet enfant vio.lé qui ne se défend pas contre ses assaillants – dont son père -, qui ressent même du plaisir lors de cette agression, j’ai dû le séparer de l’horreur réelle que m’inspirent, dans la réalité, des enfants vio.lés qui, eux, n’ont ressenti que douleur, solitude, effroi, culpabilité quand ils n’en sont pas morts. Enfances saccagées par des pervers. Futurs adultes qui auront bien du mal à s’épanouir, à oublier.
Je l’ai donc lu comme les « microfictions » de Regis Jauffret. Pour ceux de Clopine, c’est différent. Ses textes apportent du bonheur. (ainsi le dernier racontant ses exploits sous une douche récalcitrante).
Donc, nous voilà, commentateurs face à des créations désarçonnantes.
Votre pseudo sur votre blog (pas terrible…) pourrait être « chrysalide ».
Bonne soirée.

Chaloux dit: 28 janvier 2018 à 20 h 15 min

Je le dis sous pseudo, Séfarad est un très beau livre qu’il ne faut pas lire trop vite.

Il existe des livres qui vous lisent autant qu’on les lit, il faut leur en laisser le temps.

Chaloux dit: 28 janvier 2018 à 20 h 09 min

Pauvre Blabla, lui qui rêvait d’une grande plume pour remplacer la petite qu’il a déjà où vous savez (La Fontaine)…

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 18 h 28 min

Par toutes les naines lubriques du Purgatoire, Passou ! il y a « critiques de profession » et groupies de blog, qui aimeraient …

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 18 h 25 min

Delaporte est de la race des commissaires politiques des pires régimes totalitaires …

Lui manquerait il UNE seule case que nous essayerions de le sauver de la géhenne. ce n’est pas le cas ! Hélas, toutes les cases manquent, sauf celles nécessaire à l’écriture automatique .

Passou dit: 28 janvier 2018 à 18 h 21 min

DHH, Un écrivain doit se garder de critiquer la critique, et plus encore lorsqu’elle s’exprime sous pseudonyme

DHH dit: 28 janvier 2018 à 18 h 14 min

Nous sommes nombreux a nous être exprimés sur le dernier opus de Pierre Assouline,en général avec franchise et sans flagornerie et (presque) toujours avec courtoisie, bienveillance et souci de précision
Que ne dit-il pas ici comment il a perçu ces messages ,si dans l’ensemble il lui ont apporté quelque chose, ou bien sont tombés à plat et pourquoi ,si le regard critique qui s’est exercé sur son livre était pertinent ou pas

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 17 h 48 min

Le fondateur d’Ikea était un ancien nazi, faut-il le rappeler ? :

« En 1994, un journal révèle les liens du jeune Kamprad avec un groupuscule nazi suédois pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Il admet dans une lettre à ses collaborateurs « la plus grande erreur de sa vie », qu’il met sur le dos des accointances national-socialistes de sa famille paternelle, d’origine allemande. »

Ed dit: 28 janvier 2018 à 17 h 41 min

De nota,

Cette blague à déjà été illustrée par certains caricaturistes. Je crois que tous, nous n’avons pu nous empêcher d’y penser ! J’ai aperçu d’excellents dessins sur Twitter.

de nota dit: 28 janvier 2018 à 17 h 37 min

Mort du fondateur d’ÎKea
Pourquoi n’y a t il toujours pas dans leur catalogue le moindre cercueil bon marché ? Alors que ça coûte un bras, ça soulagerait les pauvres et leur éviterait de creuser un trou dans leur budget! ah, et puis j’imagine la scène, toute une famille s’echinant à monter le cercueil, avec les engueulades, les vieux contre les jeunes, les femmes contre les hommes, ce serait comme une sorte d’hommage rendu à la vie ingrate du défunt, car les pauvres ont un vie ingrate, seuls les riches croient le contraire.

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 17 h 34 min

RETOUR A SEFARAD est un livre magnifique de confessions amicales, confiantes, au lecteur.

Passou a bien fait de prendre le risque maximum de jouer avec l’Histoire de l’Espagne, avec l’Histoire du peuple juif, avec le milieu littéraire qui est le sien, bouleversant la donne.

Son plus grand courage, c’est sa confrontation avec l’image de lui-même qu’il conduit dans ce récit (surtout pas un roman au sens classique étroit du terme), image de lui-même tellement malmenée par son projet fou : lâcher les branches hautes, solides, d’une vie pour se rattraper aux racines faibles, lointaines, illusoires, d’un rêve de lignée …

Le toucher du cartable de son père, quand la crainte l’étreint, est inoubliable désormais pour moi !

Ed dit: 28 janvier 2018 à 17 h 16 min

Comme je l’ai dit précédemment, Prévert est daté et m’ennuie. Exception :

« Les paris stupides »

Un certain Blaise Pascal
etc…etc…etc…

Ce n’est pas la seule, mais l’art de la concision est honorable, d’autant que déteste ses longs poèmes qui partent dans tous les sens.

Phil dit: 28 janvier 2018 à 17 h 04 min

oui baroz, Camus coûte cher à ceux qu’il croise, amants, éditeurs et académiciens de franceculture. indéniablement, un certain sexe à piles et poils qui ne laisse pas insensible ces crypto-hétéros.

christiane dit: 28 janvier 2018 à 16 h 58 min

@Paul Edel
Merci. grâce à vous, j’ai acheté le JDD. Bel article concernant « Retour à Séfarade ». Bien aimé le lien cartable du père / Rosebud).

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 16 h 55 min

Sans POL, Phil, Renaud Camus, fils préféré prodigue, qui lui coûta plus cher que ce qu’il lui rapporta jamais, on peut se demander s’il aurait pu tenir son Journal ?

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 16 h 51 min

« il faudrait que le showbiz reprenne la main »

La nature ayant horreur du vide, Phil, le showbiz continuera !

Et pour les meubles Ikea, cheval ou caca ?

Paul Edel dit: 28 janvier 2018 à 16 h 42 min

jazzi tu as des interprétations de plus en plus étranges i.Je ne me suis aps du tout senti s’est senti insulté. j’ai dit que ces deux éditeurs (Lattes et P.O.L.) travaillaient dans des directions opposées et que l’un,selon moi, fut un simple épicier en livres et l’ autre un vrai éditeur, au sens vraiment noble, passionné du métier.

Phil dit: 28 janvier 2018 à 16 h 33 min

sûrement Baroz. les couvertures des livres Lattès sont toujours bien laides, comme celles des éditions europe 1 où je ne sais quelle maison gondoleuse. Celles de POL peuvent avoir le minimalisme prétentieux, surtout quand l’auteur livre ses galimatias comme parfois Renaud Camus sorti de son Journal. Ceci dit beaucoup de morts dans le monde de l’édition ces derniers temps, il faudrait que le showbiz reprenne la main.

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 16 h 30 min

Mort du fondateur d’Ikea. Mais qu’y avait-il dans les fameuses boulettes, à part de la viande de cheval ? Le mystère perdure :

« Impossible de ne pas parler d’Ikea sans mentionner ces fameuses boulettes de viande – köttbullar en suédois – vendues à des clients affamés par les heures de marche dans les allées du magasin. Grâce à son implantation mondiale, l’entreprise a réussi à exporter ce plat de la gastronomie suédoise. Les fameuses boulettes n’ont pourtant pas échappé au scandale de la viande de cheval en 2013. »

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 16 h 20 min

Ces deux éditeurs décédés, si opposés, et mis côte à côte, ne donnent-ils pas une image synthétique de l’édition actuelle ?

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 16 h 03 min

Sur la Toile, on peut lire gratuitement un autre roman de Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr, Sabina d’Herfeld, ou les dangers de l’imagination.

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 15 h 32 min

« Faut-il croire les étranges mémoires de guerre du mystérieux monsieur Serge, longtemps serveur à la brasserie Lipp ? »

Aujourd’hui, Saint-Simon est garçon de café !

Bloom dit: 28 janvier 2018 à 15 h 31 min

dont la prose et l’idéologie ont très durablement gouverné les habitus de l’autre Charles, n’oublions pas le poids de cette généalogie.

L’un était à Vichy, l’autre à Londres. Tout est dit.

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 15 h 30 min

Décidément, je dois très mal m’exprimer vu l’incompréhension de mes destinataires. Ed, que je pensais encourager (j’aurais dû m’abstenir de vouloir la conseiller) est persuadée que je déteste ses écrits. Paul, que j’interrogeais, se croit insulté ! Finirais-je par me taire ?

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 15 h 29 min

De 1743, avec la traduction par l’abbé Prévost de Pamela, de Richardson, à 1798, on a à peu près la courbe d’évolution du roman au cours de la seconde moitié du XVIIIè siècle. Une courbe peu favorable au XVIIIè siècle, on passe d’une perversion morale aux effets pathétiques à la perversion de l’expérimentation scientifique du matérialisme athée. C’est ce qu’on persiste néanmoins à appeler Les Lumières…

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 15 h 23 min

Le « roman » de Passou est nul d’un point de vue littéraire. Mais personne n’ose le dire dans la presse tellement eux-mêmes sont incapables d’analyser une œuvre qui se publie, c’est-à-dire ce pour quoi ils sont payés !

Une époque nulle.

Hier, je parlais de Michel Delon. On peut lire sa préface au roman de Révéroni Saint-Cyr, Pauliska ou la perversité moderne, Desjonquières, 1991. L’histoire se situe entre 1793 et 1795 au moment de l’envahissement de la Pologne par Catherin II.

Un roman qui a marqué Michel Foucault et son amant Hervé Guibert ainsi qu’Annie Le Brun. C’est l’autre Sade de son époque.

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 15 h 23 min

Paul, concernant Lattès, ma question se voulait dubitative. Il a été salué dans tous les journaux télévisés et par Bernard Pivot himself, le président de l’actuel Prix Goncourt…

Lu le papier d’hommage rendu à Paul O.L. dans le dernier numéro du Monde des livres. Où il apparait que tous ses auteurs se sentent aujourd’hui… orphelins ! Certains revendiquant la position de fils préféré. Un conflit d’héritage en perspective…

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 15 h 16 min

Autant dire, WGG, que toutes les bonnes plumes vierges, dont tu fais partie (injustement oublié par DHH), peuvent rester remisées sagement dans leurs tiroirs !

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 15 h 11 min

Himalaya : la Française a été sauvée, mais pas son compagnon de cordée :

« Alors que la tempête approche, la difficile décision a été prise par l’équipe de secours de ne pas envoyer les sauveteurs vers une mort quasi-certaine en montant chercher Tomek coincé à plus de 7000 m. »

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 15 h 03 min

En ce dimanche, lecture à la messe d’un passage du Deutéromone, où Moïse répète au peuple la prophétie suivante, qui lui vient de Dieu, et qui annonce le Christ :

« Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu
fera se lever un prophète comme moi,
et vous l’écouterez. »

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 15 h 03 min

Bien compris, Popaul. Je partage ton point de vue en tout cas pour Paul O.-L. et P.O.L. Pour le reste, je ne me prononcerai pas puisque je ne connais pas le milieu de l’édition. Mais si tu le dis, c’est que ça doit être juste.

TRUOMPEU dit: 28 janvier 2018 à 14 h 51 min

« J’ai demandé au directeur des publications du « Livre des Commémorations nationales 2018′ de rappeler l’ouvrage et de lancer sa réimpression après retrait de la référence à Maurras » 10.55
Framboise Niseins-nichonistouche -edit Actes-Cul

Eh attendez !!
Et s’il y en avait d’autres…
Laissez nous mieux regarder…
Oui, pourquoi se presser, et ne pas attendre sereinement 2019
pour fêter celles de 20DIXHUITE,
en étant bien sûr quueue t’y soit pas…
Et pour ce faire-faire un vrai livre mais à reliure spiralée (je tespirale, et dépsirale à bon escient…)
En tout cas, surtout que Jean-Noêeele JeannennenEZ
ne vienne pas nous expliquer qu’il avait eu raison de pas faire l’erreur de se tromperté… (il est mortel et indéboulonnable)

Remarquable QUE NOTRE MINSTRASEUSE ait pu en un nuit, se ranger à l’avise de Dom Sodo DE sos RACLURE :
« Ne laissons quiconque opérer une opération de réhabilitation de celles et de ceux qui par leurs écrits et leurs actions ont contribué à ASSOMBRIR
le siècle dernier »

Merci Suppo, avec toi au moins c’est clair (Ist Kläre !)

————
== « Abattre un européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé; reste un homme mort et un homme livre » (soit un salaud et un con en langage Popu)
Jean Paul Tarte, Préface à Frantz Fanon/ Maspero 1961
(Frantz Fanon détraqué notoire -il était psy- fut « commémoré » en 2012 sans que l’Associat de fils, filles et petits fils des massacrés parce qu’ils étaient blancs, n’aient eu le temps de se former)
== L’attentat contre l’équipe israelienne à Munich « … est parfaitement réussi »
Jean Paul Tarte, La cause du Peuple 15 oct 1972″

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 14 h 48 min

Qui est capable aujourd’hui de parler sérieusement de littérature dans la presse, c’est-à-dire de formes littéraires de la littérature qui se publie ? La complaisance l’emporte grandement sur l’analyse, quand celle-ci n’est pas purement et simplement un déni de réel, comme aime le pratique ce misérable et nullissime Antoine Perraud qui sévit avec son fouet sur Médiapart, qui lui va bien.

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 14 h 46 min

Mais aussi plus juste et moins « militant de gauche. »

Certes, Nourissier n’était pas vraiment à gauche, collaborant au Point et au Figaro-Magazine, où la promiscuité avec des têtes de la Nouvelle droite ne l’a jamais empêché d’écrire…

Paul Edel dit: 28 janvier 2018 à 14 h 40 min

Denlporte, Hamon et Rothman tapaient un peu dans le tas à aveuglette de l’ edition.. avec une visible méconnaissance de certains rouages et nuances. Nourissier,lui,ne ratait rien..en pro ayant travaillé à tous les niveaux (journalisme, lecteur, juré, et..) et il savait de quoi il parlait. et de « les chiens à Fouetter »(sur laz presse littéraire) au « Bar de escadrille », il était bien puis féroce que H et R.Mais aussi plus juste et moins « militant de gauche. »

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 14 h 40 min

Le roman voit en somme sa naissance au début du XVIIIè siècle, où il souffre encore d’une mauvaise réputation. Nous voyons aujourd’hui sa lente agonie souffreteuse.

Mais il est encore pris tout au long du XVIIIè siècle dans un dilemme, analysé par G. May, hésitant entre idéalisme et mauvais goût et immoralité. Montesquieu dans les Lettres persanes, en 1721, lui reproche un idéalisme conventionnel, soulignant l’imagination extravagante des faiseurs de romans « qui outrent également l langage de l’esprit et du cœur. » Pour Voltaire, de même, dans son Essai sur la poésie épique (1728), « si quelques romans nouveaux paraissent encore, et qu’ils font pour un temps l’amusement de la jeunesse frivole, les vrais gens de lettres les méprisent. » Finalement Voltaire devra tout aux Mille et une Nuits pour inventer un genre nouveau, le conte philosophique à l’écriture vive et farcie de rebondissements qui maintiennent l’intérêt et attachent, comme disait Galland à propos des Nuits, quand le roman se complaît dans les analyses de la vie intérieure à la manière de Mme de Villedieu.

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 14 h 36 min

L’Express nous rappelle cet épisode joyeux :

« En 1981, Les intellocrates des journalistes Hervé Hamon et Patrick Rotman essayaient de décrypter les arcanes du prix Goncourt, et comment celui-ci, par quelle corruption, passion, pression, parvenait systématiquement à un auteur des écuries Gallimard, Grasset et Le Seuil. La profession détesta largement ce livre. Croquis sur le vif et statistiques à l’appui, le «système GalliGrasSeuil» y était pourtant dénudé. »

Paul Edel dit: 28 janvier 2018 à 14 h 35 min

Wgg , expliquons nous.. notre ami Jazzi , sur mon blog consacré au meilleur livre écrit sur l’édition française « le bar de l’escadrille »,le livre le plus lucide et féroce , (1997)de François Nourissier, laisse un commentaire où il parle de la « la récente disparition de POL et de Lattès aujourd’hui ! » et je tiens à lui faire remarquer que l’un fut un vrai grand éditeur éclairé qui a construit un grand catalogue de bons auteurs d’une nouvelle génération.., de Darrieussecq à Jean Rolin, « POL » et donc chapeau ! et que l’autre fut un marchand de papier qui payait vraiment rien ses auteurs .et quel catalogue reste-t-il chez lattes ? De 1972 à 1981, cette maison publie près de 2000 titres et rencontre de grands succès avec Le sac de billes, de Joseph Joffo, L’amour aveugle, de Patrick Cauvin, Louisiane, de Maurice Denuzière . ensuite il vend sa boite à Hachette. Voilà. on ne peut pas les comparer .ils ne faisaient pas le même métier. l’un est un éditeur-découvreur , de littérature r au sens noble, et l’autre un banal commerçant .

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 14 h 30 min

Dans les années 80, Hamon et et Rotman avaient publié un best-seller dénonçant le copinage des milieux intellectuels et journalistiques. Un pavé dans la mare. Nourissier en était scandalisé, il avait crié avec une rage impuissante : « Ce livre est une bonne affaire, mais pas une bonne action ! » Impayable !

radioscopie dit: 28 janvier 2018 à 14 h 29 min

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 14 h 03 min
Je connais mal les dessous de l’édition, Paul Edel.

Vous vous adressez à un spécialiste. Didier Jacob vous dirait qu’il s’y entend à « cirer le coccyx sur trois colonnes » à son ancien boss.

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 14 h 21 min

J’aime bien… Passou refait son histoire dans une radio en guise de critique… Ce monde est vraiment absurde. Antoine Perraud, le fourbe, dit n’importe quoi dans LaCroix. Et ça se prétend critique littéraire… foutage de gueule.

Une anecdote de l’histoire littéraire : entre 1720 et 1750, quelque six cent titres d’ouvrages d’imagination furent publiés. Combien en reste-t-il de lisibles et qui ont traversé le temps ?

En février 1737, le chancelier d’Aguesseau a pris une mesure pour interdire le roman. Il était marié à une d’Ormesson… On a dit à l’époque que ce couple symbolisait le mariage du mérite et de la vertu…D’Aguessau est à l’origine du code Napoléon.

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 14 h 17 min

Dans ton excellent papier sur ton blog, Paul, tu nous annonces, via François Nourissier déjà, un monde de l’édition de plus en plus gris. Aucune lueur d’espoir pour les écrivains aujourd’hui ?

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 14 h 14 min

et ne mettait pas sur mon blog son nom à côté du grand éditeur Pop Otchakovski Laurens .. (Paul Edel)
_______
Ça veut dire qu’il venait poster sur le blog sans mettre son nom ? Je n’ai pas bien saisi. Et Otchatski-Laurens ?

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 14 h 03 min

Je connais mal les dessous de l’édition, Paul Edel. Un milieu où se pratique le grand écart visiblement et l’on ne sait pas qui couche avec qui. Que les témoins se lèvent et nous en disent plus ! Car c’est là que tout se joue, non ?

Paul Edel dit: 28 janvier 2018 à 13 h 52 min

jazzi.saluer jc lattes?vous plaisantez il se prenait pour un pharaon et payait ses auteurs en monnaie de singe!et ne mettait pas sur mon blog son nom à côté du grand éditeur Pop Otchakovski Laurens ..franchement

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 13 h 45 min

La ministre a dit que la compétence des experts n’était pas en cause… Disons plutôt qu’ils n’en sont même pas responsables étant donné qu’ils ne s’en sont même pas préoccupés. Ce qui en dit long sur le fonctionnement des commissions nommées par le gouvernement qui ne fichent rien mais sont payées grassement avec nos deniers à ne rien faire !

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 13 h 42 min

On devrait plutôt revenir à Tocqueville, écrivain politique supérieurement doué et visionnaire, qui continue à avoir tant à nous dire.

Widergänger dit: 28 janvier 2018 à 13 h 41 min

Au nord, à la frontière avec le Danemark, on trouve Flensburg, dont parle Th. Bernhard dans l’une de ses pièces suggérant que c’est comme le trou du cul du monde.

Delaporte dit: 28 janvier 2018 à 13 h 39 min

Finalement, on ne fêtera pas la mémoire de Maurras, ce qui aurait été, venant de la République, fort de café :

« Charles Maurras finalement retiré du livre des commémorations nationales 2018 » (Le Parisien)

Ed dit: 28 janvier 2018 à 13 h 10 min

@Paul Edel

Blankenese est un village très pittoresque, qui fait pourtant encore partie de Hambourg. Merci pour la référence à Siegrid Lenz, je ne connaissais pas ce roman.

D. dit: 28 janvier 2018 à 12 h 50 min

closer dit: 28 janvier 2018 à 11 h 35 min

Ed, je suis chercheur.

Et vous trouvez quoi, D?

_

Je vous ai trouvé vous sans vous avoir cherché, j’avoue que c’était pas souhaité. uhuhuh…comme dirait mon frère JC.

Clopine dit: 28 janvier 2018 à 12 h 47 min

JJJ, ceci, entre Anne-Marie et Carson : « Dans une lettre éperdue d’amour à Carson McCullers (qui vient de lui dédier Reflets dans un oeil d’or), Annemarie Schwarzenbach supplie son amie : «N’oublie jamais la terrifiante obligation d’écrire qui est la tienne. Ne t’en laisse jamais distraire. Ecris chérie, écris, et prends soin de toi, comme je vais le faire de mon côté»

Quant à la météo normande… Comme partout, le réchauffement climatique fait des ravages : nous n’avons pas eu d’hiver, et la pluie, qui pourtant nous est familière, a fait des ravages. Tout est lamentable. Les ploucs du coin, devant les berges effondrées des rus, accusent les malheureux ragondins qui n’en peuvent mais. Les perce-neige sont apparus la dernière semaine de décembre, et les jonquilles, à l’heure où je vous parle, poussent déjà devant le potager ! (pour être explicite : le perce-neige apparaît normalement fin janvier, la jonquille début mars). Côté abeilles c’est catastrophique, bien entendu. Non seulement elles doivent lutter contre le varroa, la loque américaine, le frelon asiatique et les néonicotinoïdes, mais encore un nouveau fléau a, paraît-il, atteint le sud de la Sicile : un acarien parasite encore plus dangereux que tout le reste… Quand on sait que le frelon asiatique était inconnu en Normandie il y a trois ans, qu’on a repéré vingt nids en 2015, 100 en 2016, et que les comptages se poursuivent pour 2017, on tremble véritablement. Nos moyens de lutte sont si dérisoires et contradictoires à la fois ! des traitements, toujours plus de traitements : on préconise désormais deux à trois traitements annuels contre le varroa…

Mais peut-être ne savez-vous pas ce qu’est le varroa ? Une bestiole sympathique, à 8 paires de pattes, qui se déplace comme elle veut dans les ruches, est aussi prolifique que l’espèce humaine avant la contraception, vit trois ou quatre jours et suce l’abeille, lui pourrit la vie et l’empêche de travailler (imaginez, toutes proportions gardées, un lapin suceur de sang qui vous fait un trou dans le dos et que vous devez porter toute la journée).

Le varroa, la loque, le frelon sont tous arrivés là où ils n’avaient que faire, à cause de l’activité humaine. Les néocotinoïdes sont répandus par les agriculteurs qui, suivant les consignes de leur syndicat majoritaire, la FNSEA, ont fait le choix de l’agriculture intensive qui, depuis les années 1970, ravage tout autour d’elle, à coup de « round up » (« on ne peut plus s’en passer, » soi-disant mon cul). Les ruches citadines sont désormais en meilleure santé que les rurales…

Tout va bien en Normandie, et certains se réjouissent, car l’absence d’hiver fait baisser la facture de leurs chauffages électriques…

Bon, si vous voulez participer quand même, un peu, à lutter contre tout ça, et à commencer à rembourser l’énorme dette que l’espèce humaine a contracté vis-à-vis de nos amis hyménoptères, eh bien, vous pouvez toujours soutenir le prochain film de Beaubec Productions « demain, l’abeille : la dette humaine ». Comment ? Vous vous rendez sur le site du SAHN (syndicat apicole de Haute Normandie) grâce à la barre google, vous notez l’adresse, vous envoyez un chèque de 14 euros (jusqu’en juin 2018, après, il vous en coûtera 18) plus les frais postaux, vous recevrez en échange un DVD qu’on espère (enfin, surtout moi, vu que c’est bibi qui a écrit le scénar) porteur d’espoir…

Ed dit: 28 janvier 2018 à 12 h 32 min

Je suis d’accord avec cette liste des 3 plumes. J’ai déjà émis un avis négatif sur les écrits de jazzi, mais il était plutôt porté sur les thèmes (dont je me fiche). À aucun moment je ne remets en cause ton talent jazzi. Et que tu n’aimes pas mes textes n’y changera rien…un de plus, un de moins. J’ai déjà l’habitude des critiques !

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 12 h 29 min

Portrait de la guerrière Ed sans armure

Native de la Beauce de père inconnu, Ed, a été élevée par sa mère au sein d’une fratrie très unie. Âgée de 32 ans, elle vit aujourd’hui à Hambourg où, après de brillantes études d’allemand et d’anglais, elle exerce l’honorable profession de traductrice. Cette passionnée de littérature, féministe de conviction, indépendante et rêveuse, vit en ménage dans un petit studio d’une vingtaine de m2 avec deux chats à poils longs. Les grands amours de sa vie. Elle a néanmoins pour compagnon un garçon doux, plus intello qu’Apollon, « gaulé comme un sandwich de la SNCF », qu’elle voit régulièrement, sans pour autant partager le même toit que lui. Plus rock’n roll que classique, elle aime à gratter sur sa guitare et voyager, de temps à autre, en compagnie de ses amis, européens de préférence, les Français lui paraissant généralement insipides…

Clopine dit: 28 janvier 2018 à 12 h 26 min

Oui, Jazzi, je me suis mal exprimée : je voulais dire que la filiation avec Carson était mentionnée dans la critique de Télérama lors de la dernière diffusion de l’Effrontée, mais que cette mention était plus que rapidement évoquée, comme si Miller ne l’avait jamais admis que du bout des lèvres. Voilà, voili.

Ed dit: 28 janvier 2018 à 12 h 24 min

DHH

J’ai plus de 30 ans. La plupart des écrivains ont été publiés avant la trentaine…Je ne pense pas avoir la vie devant moi, au contraire. Mais à ma décharge, je me suis remise à l’écriture il y a peu. Avant je travaillais plus.

DHH dit: 28 janvier 2018 à 12 h 20 min

ed est peut etre partie pour produire de vrais bons textes mais elle n’y est pas encore .
pour moi si je m’en réfère aux commentaires qui apparaissent, mis à part Paul Edel ,le professionnel,il y a trois vraies plumes dans les habitués du blog ;Christiane,Clopine et Jazzi
d’Ed disons pour l’instant qu’elle est un brin de duvet ,mais elle ,elle a l’avenir devant elle.

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 12 h 00 min

En toute sincérité, ne penses tu pas, closer, que l’érotisme est une pure perte de temps, voire un cadeau Bonux, accompagnant une saillie bien naturellement naturelle, nécessaire et suffisante ?

Jacques Chesnel dit: 28 janvier 2018 à 11 h 55 min

En ce qui concerne Carson McCullers, lire le livre de Jacques Tournier « A la recherche de Carson McCullere Retour à Nayack » (Editions Calmann Levy, 2001)

JAZZI dit: 28 janvier 2018 à 11 h 51 min

« Aujourd’hui, Miller le reconnaît enfin, mais on dirait que c’est du bout des lèvres… »

Claude Miller est mort depuis plusieurs années, Clopine !

Janssen J-J dit: 28 janvier 2018 à 11 h 49 min

@ je me dis que j’y arriverai.

Mais moi, je vous le souhaite de tout cœur, et j’y crois, même ! Qui serions-nous pour vous en décourager ?

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 11 h 47 min

zerbinette dit: 28 janvier 2018 à 11 h 43 min
« JC, c’est ce que vous croyez dans votre aveuglement. »

Comme tout le monde…non ? Pas vous ?….

closer dit: 28 janvier 2018 à 11 h 47 min

JC, ce ne serait pas plutôt Edwarda, cette très belle revue érotico chic que l’on pouvait feuilleter chez « L’Ecume des Jours »…Je ne sais pas si elle existe toujours.

Tu peux taper « Edwarda » dans Google. Belle surprise!

Ed dit: 28 janvier 2018 à 11 h 46 min

Zerbinette, ça fait deux fois qu’elle dit que c’est pas moi sur les photos mais qu’on s’en fiche. On a compris hein. J’espère que le mantra marchera un jour, mieux que celui de berenice « Je ne suis pas jalouse je ne suis pas jalouse ».

Ed dit: 28 janvier 2018 à 11 h 43 min

Copine. Je n’ai qu un mot à dire : merci.

Mais attention, Houellebecq est un écrivain romantique ! Ces héros solitaires toujours à la recherche du grannnnnd amour. Et ces femmes idéales qui meurent brutalement alors qu’elles venaient à peine d être trouvées. Bref. Il y a eu un livre à ce sujet, que je n’ai pas lu. Peut-être dit-il la même chose que moi. Sans doute même.

JJJ
Quand je vois le chemin parcouru entre Baise-moi et Vernon, je me dis que j’y arriverai. N’en déplaisent aux feneants, aux cyniques, etc.

zerbinette dit: 28 janvier 2018 à 11 h 43 min

JC, c’est ce que vous croyez dans votre aveuglement. Vous qui racontez tant de bobards par ici, vous croyez tout ce que les autres racontent ?!
A part Cristiane et Clopine bien identifiées, les autres….
Mais quelle importance ? Ici, le plaisir c’est d’échanger, par écrit naturellement, car je me méfie de vos propensions personnelles à l’échangisme sous toutes ses formes…

Janssen J-J dit: 28 janvier 2018 à 11 h 41 min

11.29, mais enfin, l’explication du portrait au vitriol de savigneau est beaucoup plus simple : elle n’a a jamais vraiment pardonné à CMC de n’avoir pas assumé son homosexualité jusqu’au bout, ce qui aurait exigé son démariage hétéro. Nous sommes bien d’accord que Savigneau a écrit pas mal de sottises au nom de la nécessité du biais de son propre tropisme, car comme par hasard, elle s’est montrée beaucoup plus « juste » à l’égard de Yourcenar et de sa copine Grace Freek (?). Cela dit, je ne vois pas le rapport de CMC avec AMS, expliquez-moi…, à moins qu gwg ne s’y colle, qui s’y connaît aussi en matière de Virginia.
Quel temps avez-vous en Normandine ?

closer dit: 28 janvier 2018 à 11 h 40 min

« Je ne suis pas d’accord. Tout en estimant profondément Josyane Savigneau, sa biographie de Cullers m’a scandalisée, tant le parti pris y éclate »

La recommandation était de Delaporte, Clopine…C’est assez simple: ce que Delaporte recommande est mauvais, ce qu’il démolit est bon. Cela se vérifie dans 99% des cas, au pif.

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 11 h 33 min

MESSAGE PERSONNEL

Très chère ED, je suis tombé amoureux de vous à l’instant exact où j’ai vu que vous étiez jeune, blonde aux yeux clairs, dodue et charnue dans les limites du raisonnable, et assez costaude pour pousser mon fauteuil roulant vers la falaise, juste avant la nuit de noces, une fois le passage en Mairie effectué ! ….

zerbinette dit: 28 janvier 2018 à 11 h 31 min

Hélas, une photo ne veut rien dire… Edouard peut très bien s’amuser à mettre en ligne la photo d’une copine, d’autant plus qu’étant donné la distance il n’est pas simple d’aller vérifier sur place 😉 ; mais peu importe, ici seuls comptent les écrits et opinions exprimés.

Clopine dit: 28 janvier 2018 à 11 h 29 min

Ah, et puis j’ai relevé ceci, posté hier au soir : « Carson McCullers; quelqu’un a mentionné récemment cette écrivain; à son sujet, il faut lire la très belle et poignante biographie de Josyane Savigneau. »

Je ne suis pas d’accord. Tout en estimant profondément Josyane Savigneau, sa biographie de Cullers m’a scandalisée, tant le parti pris y éclate – et tant Carson y est « descendue en flammes ». Cela fait longtemps que j’ai lu ce livre, mais je me souviens avoir été profondément irritée, parce qu’on aurait dit un procès à charge : Carson la méchante épouse qui brime son trop brillant mari, Carson la désaxée qui s’étourdit de drogues, Carson qui « copie » (tu parles Charles, c’est exactement l’inverse, c’est cette peste de Truman Capote qui lui a piqué des trucs…) bref un portrait rempli, à mon sens, de ce machisme inconscient qui n’autorisait pas à une femme écrivain sa liberté… Heureusement, j’ai lu par la suite d’autres biographies de Carson qui prenaient un parti tout autre, rappelaient à quel point les maladies ont pesé sur cette vie (presqu’autant qu’une barre de fer dans le dos de Frida Kalho…), et à quel point les rapports féminins entre la mère de Carson et sa fille, puis à la fin via l’analyste (femme) de Carson ont été la colonne vertébrale de cette vie dévouée à la littérature, et à quel point, aussi, son mari était un pauvre nul impuissant à écrire qui ne pouvait que jalouser, jusqu’à la haine, cette écrivaine illuminée qui était son épouse…

Non, Josyane Savigneau n’a pas écrit une « biographie poignante » : elle a instruit une sorte de procès, sans doute entraînée par les témoignages « à charge » de certains ayant connu Carson. Et puis sa biographie est si incomplète ! Si mes souvenirs sont bons (ma lecture est lointainte), elle n’évoque pas la figure d’Anne-Marie Schwarzenbach…

Soupir.

Ca n’aura d’ailleurs pas été la dernière fois que Carson Mac Cullers aura été spoliée.

Je me souviens avoir proprement halluciné à la sortie du film « L’effrontée » de Claude Miller, où je reconnaissais derrière chaque image les caractères et l’intrigue de Frankie Adams – vous remplacez le « mariage du frère » par « le concert de la jeune pianiste », la « petite ville du sud des Etats-unis » par « la petite ville de province française » et « la femme de service noire  » par  » Bernadette Lafont » et voilà, vous avez le film… Ce qui me heurtait complètement, c’est que personne ne faisait mention de la filiation pourtant absolument évidente entre le livre et le film , ça m’irritait au plus haut point. J’ai écrit à Télérama, à Miller lui-même, on aurait dit que je prêchais dans le désert : et pourtant, quel mal y’aurait-il eu à indiquer que le film était une adaptation de Cullers ?

Aujourd’hui, Miller le reconnaît enfin, mais on dirait que c’est du bout des lèvres…

JC..... dit: 28 janvier 2018 à 11 h 29 min

Nous venons de créer à Porquerolles en ce jour de soleil succédant au grain terrible d’hier, et bien entendu en l’honneur de Charles Maurras ce grand homme de la littérature vieillie, une République une et divisible la REPUBLIQUE DES LIBERTINS CHARLES MAURRAS.

Janssen J-J dit: 28 janvier 2018 à 11 h 25 min

@Mais nos filles sont mieux armées que leurs mères, et il y a eu tant de chemin de parcouru qu’elles pourront, je l’espère de tout mon coeur, éviter les ornières

Voilà une mise en perspective plutôt juste et encourageante… Mais je crains qu’il ne faille pas devoir généraliser. Les habiles de la trempe de Ed restent une espèce ultra minoritaire, ne reflètant certainement pas le modèle sociologique dominant des filles de sa génération (hélas ou tant mieux, je ne porte aucun jugement de valeur). Elle ne constitue qu’une infime minorité des jeunes intellectuelles socialement déclassées d’aujourd’hui qui n’ont guère que certains réseaux sociaux pour se justifier d’exister de leur écriture. Ce spécimen veut pourtant convaincre son auditoire de quelque chose de banal et d’invariant par delà les genres (son impossiblité de vivre sans écrire chaque jour). Certes, mais enfin, ce n’est pas en s’y prenant de la sorte qu’elle arrivera à s’imposer. Elle n’a pas encore trouvé sa juste place dans la littérature français qui compte après une Virginie Despentes. Il faut du temps et… et sans doute ne pas le perdre en réflexes paranoïdes un peu puérils. Je lui souhaite de le trouver, ce temps de traversée de l’écriture, mais pour l’instant, le compte n’y est pas. Et je le dis en toute sympathie, car on sent un potentiel chez cette internaute. Cela dit, il faudrait que le robot de la rdl désactive le lien d’avec son blog, car c’est énervant pour l’égalité.
BJ à Ed. Courage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*