de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Montaigne à cheval

Pour saluer Montaigne à cheval

Jamais je n’aurais imaginé que j’aurais un jour à adresser un salut amical et fraternel à un internaute disparu. Je ne l’ai jamais rencontré et pourtant, par moments, je croyais bien le connaitre à force de le fréquenter, de le lire ci-dessous, au fond plus déroutant, déconcertant, déstabilisant que prévisible. Celui-ci n’était pas n’importe lequel. Aussi connu et populaire que contesté parmi les commentateurs réguliers de la « République des livres » depuis une dizaine d’années, en dépit de ses absences et de ses réapparitions sporadiques ces derniers temps sous d’autres pseudonymes, Jean-Philippe Goldschmidt, alias Montaigne à cheval, a succombé hier soir à 60 ans à l’hôpital de la Salpétrière à Paris à une irrémédiable défaillance cardiaque, rendant même une transplantation impossible, selon son père, l’écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldschmidt.

« Mac », comme on l’appelait familièrement même quand il ne donnait plus signe de vie depuis des mois en raison de graves dépressions, avait longtemps enseigné l’histoire-géo au collège Georges Brassens à Saint-Mard, commune de Seine-et-Marne qu’il appelait Saint-Merd. C’était un passionné tant comme prof que comme lecteur, observateur, agitateur. Doté d’une culture aussi vaste en littérature qu’en histoire, fin germaniste (en 2013, il avait traduit le Tristan und Isolde de Richard Wagner pour les éditions L’Escalier), esprit critique aux aguets, c’était un tempérament vif, emporté, coléreux, qui réfrénait rarement ses emportements et débordements, et pourtant d’une vraie discrétion. Nous profitions tous de ses excès tant il était généreux de ses connaissances, de son intelligence et de sa sensibilité. Il nous aura beaucoup apporté. Il est vrai qu’il fut des rares à qui sa popularité pour le moins contrastée, qui devait aussi à ses éclats, conféra une nouvelle identité en ligne.

Il avait un style percutant (que l’on retrouve jusque dans sa préface à une édition du Napoléon le petit de Victor Hugo), du panache jusque dans l’insulte, des fulgurances dans l’analyse littéraire, des intuitions dans les analogies de situations historiques, beaucoup d’humour et pas mal de grossièreté, sans oublier les calembours comme on n’en ose plus (« Degas et le nu. Deux nus et le gars ») même du côté de Pantin où il vivait. Il nous manquera vraiment, et Dieu sait qu’il ne m’aura pas épargné, moi non plus, comme me l’a fait observer son père, mais cela faisait partie de son charme.

Allez, salut Mac, un dernier pour la route. Son ultime commentaire signé Berguenzinc, le 1346ème sous ce pseudonyme, posté le 2 novembre 2016 à 20h54 à la suite d’un billet sur Réparer les vivants, le film et le roman, que j’avais intitulé à la Proust « Les intermittences du coeur ». On aurait pu croire que, comme tant d’autres dans ces colonnes, il nous faisait une fois de plus ses adieux à la Brel. Mais non : il sentait que c’était pour de vrai :

« Mes chers amis, je quitte le blog. Pour des raisons personnelles . Depuis 2004, je souffre d’insuffisance cardiaque et je vais, c’est le thème de ce billet, être transplanté ce mois-ci. Ce n’est pas mon genre d’en faire des tonnes. Amitiés vraies à presque tous.

y a des choses que je ne dis a Personne Alors
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c’est
Que moi
Le malheur le malheur c’est
Que moi ces choses je les sais

Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c’est que ce ne sont pas du tout des songes

Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n’en dis rien même si je n’en
Dis rien comprenez comprenez moi bien

Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez moi bien
Regardez ma bouche
Qui s’ouvre et ferme et ne dit rien

Penser seulement d’autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m’étonne
Qui ne font de mal à personne

Au lieu de quoi j’ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle

Je sais bien qu’il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j’y fasse
Ma bouche s’ouvre et l’âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre

O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c’est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c’est que c’est en moi
Même si n’en sait rien personne
Non laissez moi non laissez moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire

Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C’est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t’eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes

Pour peu pour peu que tu l’aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t’habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu’écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu’étais-je
Qu’étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu’il fait beau qu’il va pleuvoir qu’il faut qu’on aille
Où donc Même cela c’est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu’ils signifient

Ne me regardez pas dedans
Qu’il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu’il fait beau
Même s’il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l’eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent
Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord

Le malheur c’est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle

C’est en nous qu’il nous faut nous taire. »

 (Photo Raphaëlle Régnier)
Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

1 156 Réponses pour Pour saluer Montaigne à cheval

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 57 min

JJJ, vous prenez J. Attali pour un con. Vous avez tort ! Il a des infos que manifestement vous n’avez pas.

Lazarillo dit: 11 février 2017 à 18 h 55 min

La mort de Jean-Philippe je l’ai apprise il y a une heure par son neveu qui, hasard de l’existence, connaît mon fils. La dernière fois que nous nous sommes vus, chez lui, il était à la dérive et devenait ingérable. Les ponts furent coupés par l’impossibilité à communiquer avec un homme blessé psychologiquement, sentimentalement et malade de surcroît. Plusieurs fois je suis allé le voir à l’hôpital, et par deux fois je suis même allé le chercher en voiture. « Personne, en dehors de toi, ne me rend visite » me disait-il. La dernière fois que je l’ai vu c’était à la télé, dans l’émission médicale de la 5, il apparaissait en tenue d’hôpital, on venait de lui greffer une valve de porc et l’infirmière l’appelait gentiment « Jean-Phi ». Il était excessif en tout, surtout dans la détestation mais il n’y avait chez lui rien de pervers ou de mauvais. A la maison où il était venu dîner plusieurs fois, tout le monde l’adorait. Je m’en veux de n’avoir pas tenté de reprendre contact mais j’ai aussi eu mon lot de problèmes avec la maladie de mon épouse. Elle s’en remet doucement mais surement. Tu me manques Jean-Philippe et je voudrais que tu me pardonnes de t’avoir lâché. Il ne me reste plus que les larmes pour te rendre hommage. Tu étais un être hors normes et je suis heureux d’avoir été ton ami. Je serai mardi au Père-Lachaise pour te dire adieu.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 52 min

Mais le progrès on y croit sans même s’en rendre compte. C’est dans la nature des choses. Mêm Hamon, vous ne le comprenez pas, Delaporte. Lisez le papier d’Attali sur le revenu universel qu’il a publié sur l’un de ses blogs il y a déjà quelques années. Ce n’est ni la panacée comme le croit Hamon ni ce que vous croyez. Et, je vous en prie, ne nous affligez plus de votre ton polémique et infantile qui consiste à prendre le moule de l’adversaire en lui donnant un autre sens. Vous donnez l’impression d’être encore dans votre cour de récréation ; âge mental 8 ans. Soyez plus percutant. Mais vous ne le pourrez pas parce que l’histoire est contre vous. Vos idées, je le répète, sont en réalité très proche de Le Pen. C’est tragique pour notre pays.

bouguereau dit: 11 février 2017 à 18 h 50 min

Aussi étrangement constitué qu’un archange, je n’ai pas de trouducul

rien n’autorise à être haussi haffirmatif..il peut trés bien être décoratif dirait bonne clopine

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 18 h 50 min

C’est hélas la Chine et le monde asiatique qui a déjà tout compris du bien fondé d’investir dans la néo-colonisation de l’Afrique subsaharienne, en faisant attention à ne pas se heurter frontalement à l’islam, qui y est la religion la plus répandue… Elle a eu l’intelligence d’y mettre tous ses pions depuis deux décennies, d’une manière infiniment plus subtile que le vulgaire colonialisme prédateur européen du XIXe agissant au nom de la prétendue « civilisation ». Je pense que Jacques Attali a oublié cette nouvelle donnée géopolitique d’une partie de la configuration de la mondialisation économique actuelle… La France (dirigerait-elle l’Europe) n’a plus grand chose à y faire, sauf à s’y gargariser de sa puissance passée et croire encore à son influence bienfaisante par le truchement de sa langue.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 18 h 44 min

« Le plus grand obstacle, c’est l’archaïsme qui habite les têtes… »

Donc c’est vous, Wgg, le naïf qui croit encore au progrès ! La dose n’a pas suffi ???

Delaporte dit: 11 février 2017 à 18 h 41 min

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 01 min
Non en effet, pas la peine d’épiloguer, mais vous vous méprenez complètement, et les gens comme vous sont malheureusement « légion » en France, et cela ne m’étonnerait pas que ce soit eux qui votent pour Marine Le Pen – ce qui ne sera d’ailleurs pas mon cas, puisque, je l’ai dit, je voterai peut-être pour Hamon, et son revenu universel qui sera la fin du travail et le droit à la paresse pour tous.

benalors dit: 11 février 2017 à 18 h 37 min

la France comme du reste l’Europe est passée à côté de la révolution de l’Intelligence artificielle et est désormais condamnée au déclin et ce n’est certainement pas l »Afrique qui n’a pas deux chercheurs en IA qui représente l’avenir
Attali c’est comme Bayrou il ressort tout les 5 ans pour nous expliquer que si on met en oeuvre son programme la France sera sauvée et disparait le lendemain de l’élection pschittt!

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 33 min

Et le plus grand obstacle, ce ne sont pas les politiciens, qui ne sont jamais que le reflet de ceux qui les mettent au pouvoir. Le plus grand obstacle, c’est l’archaïsme qui habite les têtes d’une majorité de Français qui sont prêts à mettre au pouvoir des gens de gauche ou de droite qui veulent la régression de la France vers une époque complètement dépassée et des modes politiques d’un autre âge. C’est là où se trouve la vraie décadence, dans la tête des gens, nulle part ailleurs. Mais je suis confiant dans le peuple français qui se réveillera un jour. Espérons qu’il ne sera pas trop tard. Mais les potentialités sont bien présentes dans le peuple. Il manque juste un élan, une figure charismatique qui sache mobiliser les énergies. Attali est un homme de pensée, mais pas un homme politique. Il nous en manque un. Aucun de ceux qui se présente n’a la carrure.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 26 min

Certes, D., mais Attali fait partie du nombre. Lui il a une réelle vision de l’avenir, de ce qu’il faut faire pour sortir la France de sa misère actuelle. La France a de très considérables atouts, qui viendront de l’Afrique comme le dit Attali. Le grand continent, comme il le dit, de l’avenir n’est pas la Chine, mais l’Afrique. C’est bien dommage que Màc soit mort trop tôt, parce que ça l’aurait passionné comme géographie qui connaissait bien l’Afrique. La francophonie est un des atouts maîtres de la France. La puissance de l’Allemagne n’est qu’à court terme. C’est la France qui sera la locomotive de l’Europe. Mais les archaïsmes sont un obstacles à cette perspective. Moi, je crois à la renaissance de la France. C’est un grand pays qui trouvera l’énergie pour se reprendre un jour ou l’autre. Mais pour le moment on est au fond du gouffre. Tout est noir.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 20 min

Kafka a habité à deux endroits en fait dans la rue de Paris (ancienne rue St Nicolas). Il a habité au n°14 avec ses parents en 1887-1889, de 4 à 6 ans. Et au n°36 entre 1907 et 1913, au troisième et dernier étage de la « Maison au bateau », où il composa Le Verdict et >i>La Métamorphose, et où il habitait seul.

Cette grande et large artère a été percée dans le quartier juif qui était auparavant un labyrinthe de petites ruelles. C’était donc bien avant la naissance de Kafka. J’ai un vieux plan de Prague dans le bouquin sur Kafka que j’ai trouvé au Musée juif, avec les noms des rues tous en allemand. On peut y voir toutes les petites ruelles et voir du même coup que cette large artère n’existait pas encore.

D. dit: 11 février 2017 à 18 h 07 min

Je pense en tous cas que la France est réellement décadente. Elle est déjà passée par d’autres périodes de décadence et il y a toujours eu renaissance à un moment donné.
Mais là je crains qu’il ne puisse pas y avoir renaissance cette fois-ci. Et je vais expliquer pourquoi:
Il y a toujours eu de grands hommes et de grands penseurs même penéant les périodes de décadence. Prenons par exemple la Révolution française, qui est un summum de la décadence. Eh bien elle était portée par un esprit et il y avait derrière de grands penseurs, le résultat sur le terrain était une merde sans nom, mais derrière on imaginait, on concevait, on philosophait.
Là maintenant il n’y a quasiment plus rien. Les écrivains, les philosophes, les politiciens sont devenus incapablesvd’enthousiasme et de vision.
Cela va peut-être vous faire sourire mais parfois j’ai l’impression qu’ils viennent ici nous lire pour combler leurs lacunes et leur manque d’horizon et d’esprit. Mais même ici ceux qui savent où aller et comment, et pourquoi, qui savent identifier les maux, proposer des remèdes et des horizons viables, choisir des chemins sûrs même s’ils sont difficiles, ceux-ĺà sont 3 ou 4 tout au plus.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 18 h 01 min

Delaporte, on ne va épiloguer. Ça n’en vaut pas la peine. Attali vaut largement Chaunu. Chaunu était un hommed e droite tandis qu’Attali est un homme de gauche. Autrement il se valent bien. Vos préjugés vous aveuglent. C’est dommage pour tout le monde. Mais vous ne comprenez manifestement rien au monde dans lequel nous vivons. Et les gens comme vous sont légions en France, je le répète. Ce pays a un sombre avenir devant lui. Au fond vos idées ne guère éloignées de celle de Marine LP.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 17 h 51 min

Malheureusement, Widergänger, vous n’étayez pas vraiment vos dires. Et puis, je vous cite Chaunu, et vous, vous me citez Attali. Il y a quand même une différence nette de pointure… Ce qu’il y a, c’est que vous êtes converti à la vision économique de la mondialisation, que vous ne la remettez guère en cause, au lieu d’essayer de la critiquer. Comme si tout allait bien !

D. dit: 11 février 2017 à 17 h 46 min

Il ne faut pas se battre contre la mondialisation pour pour la rendre plus humaine, plus efficace, plus sociale.

Bon ok, faites-donc. On regarde.

D. dit: 11 février 2017 à 17 h 38 min

Je suis plutôt d’accord avec ce point de vue. Il y a une sacrée ressemblance avec Bérénice que j’aime bien quand même.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 17 h 25 min

Malheureusement, Delaporte, vous êtes de ces naïfs dangereux qui, voulant préserver le bien, conduisent les peuples au désastre et à la guerre. Mais vous ne vous en rendez pas compte, vous êtes un brave, un innocent aux mains pleines. La castrophe, c’est que les gens comme vous sont légions en France pour le plus grand malheur de tous. C’est ce qui rend l’horizon si sombre et désespérant.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 17 h 21 min

Vous ne savez pas tout Lavande. On n’incinère pas non plus les morts dans la tradition juive. Vous ne comprenez pas quelque chose.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 17 h 19 min

Si vous en êtes encore à cette naïveté-là, il n’y a pas évidemment grande possibilité de dialogue alors avec vous Delaporte. Vous êtes dépassé par l’histoire.

christiane dit: 11 février 2017 à 17 h 18 min

@Maniatis dit: 11 février 2017 à 15 h 24 min
Tout ce que vous avez dit est tellement juste… Je n’ai plus rien à rajouter. Merci pour cette deuxième information.

Sergio dit: 11 février 2017 à 17 h 16 min

Delaporte dit: 11 février 2017 à 16 h 35 min
la manifestation d’une décadence morale et éthique.

C’est une chose, mais en plus aller se faire toper sur quelque chose d’aussi surveillé, c’est à près comme les cyclistes, plus ils se font gauler plus ils chmokent du chmoke*…

De fins manoeuvriers, qu’on a là !

* Lauzier, voyons…

Delaporte dit: 11 février 2017 à 17 h 14 min

La bonne mondialisation, ce sont les échanges culturels. Quand les Etats ne s’intéressent plus qu’à l’économie, c’est la décadence, même si on essaie de prétendre qu’on peut mettre de l’éthique dans la toute-puissance de l’économie, ce que je ne crois pas. Au contraire, l’économie prend le dessus sur tout et devient une négation déshumanisante de l’homme aliéné. Oui à l’Europe des cultures, au cosmopolitisme européen du XIXe siècle, mais non à l’Europe de l’argent de Bruxelles.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 17 h 12 min

Mais non ! Vous vous trompez complètement, Delaporte, sur J. Attali. Il n’a guère besoin de moi pour le défendre. Mais enfin, il s’aoccupe de microcrédit depuis des lustres pour sortir les pauvres de leur misère partout dans le monde.

J. Attali n’est pas du tout l’homme que vous croyez. Vous oubliez que son père était un fervent communiste même si c’était aussi un riche joaillier juif qui fréquentait les hommes de pouvoir. Or, J. Attali a la plus grande admiration pour son père communiste. Son père lui avait demandé d’éradiquer la pauvreté, de trouver les moyens de le faire. Et Jacques s’y est employé. C’est une bonne partie de sa vie actuelle depuis longtemps. Vous êtes tout simplement victime de la propagande de dénigrement de J. Attali par ses ennemis qui ne sont pas des gens de gauche. J. Attali est un homme de gauche depuis toujours, et il le reste par sa conception de la mondialisation et par ses actions très concrètes, partout dans le monde. J. Attali est non seulement un de nos rares génie, mais un homme de bien. C’est un Juif qui fait honneur au Judaïsme dans ce qu’il a de plus libéral, de plus ouvert, de plus intelligent, de plus humaniste. C’est un grand homme. Si, si !

Widergänger dit: 11 février 2017 à 17 h 05 min

Non, je ne partage pas vos vues caricaturales du rôle de l’argent dans le monde, Delaporte. Les échanges économiques ont toujours été le moteur du progrès. Il y a toujours eu une éthique de l’argent quoi qu’on en dise dans la mondialistaion, et on le doit même aux Juifs qui ont eu une part importante dans ce mouvements de l’histoire, même s’il y a eu aussi des Juifs qui se sont accommodés trop facilement de l’esclavage aux colonies dans les grands mouvements économiques de la mondialisation aux 17è-18ème siècle par des Juifs hollandais. Le fameux Vanderdendur de Voltaire dans le fameux épisode du nègre de Surinam en est une illustration très sarcastique. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Il y a bien une éthique juive de l’argent. Lir le bouquin de J. Attali à ce sujet qui fait à peu près le tour de la question.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 17 h 00 min

Attali est le type même de l’intellectuel qui défend une mondialisation déshumanisée, où seule une petite minorité survit de manière privilégiée, au-dessus d’une flopée d’esclaves qui n’en peuvent mais. Attali, c’est le primat de l’économie sur le reste. C’est le cynisme absolu et criminel.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 16 h 58 min

Chaunu l’avait vu arriver, cette décadence de la France, depuis au moins 1981, date à laquelle il a publié son livre sur la décadence chez Fayard, dont j’avais parlé l’été dernier je crois et que Màc avait commenté aussi. Ça fait plus de 35 ans. L’intelligence et le savoir de Chaunu lui permettait de voir loin devant lui. Et il voyait clairement la situation où on est en train de s’enfoncer. On ne va pas tarder à en voir les effets dramatiques visibles par tout le monde, savant ou ignorant.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 16 h 56 min

« La mondialisation, c’est le mouvement de l’histoire. »

C’est surtout une dictature économique, qui rend les citoyens prisonniers d’un système profondément aliénés. La mondialisation économique repose sur une négation de l’éthique, il y en a des exemples flagrants chaque jour dans les journaux. L’économie toute-puissante, partout, voilà le cancer qui nous ronge.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 16 h 52 min

Màc avait l’édition complète originale des lettres de Flaubert Paris, G. Charpentier et Cie, 1887. Il me l’a montré en 2010 quand il habitait encore à Pantin.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 16 h 51 min

Qu’auraient dit des historiens comme Pierre Chaunu devant ce qui arrive à la France pour cette élection présidentielle ? Il y aurait vu certainement une forme de décadence à tous les niveaux. Chaque Français, quelle que soit sa position dans la société est concerné. C’est plus qu’un déclin : c’est la fin d’une civilisation, avec peut-être la guerre pour bientôt. Il est dommage que Patrick Buisson, face à Marine Le Pen l’autre jour à la TV, n’ait pas su exprimer cette inquiétude viscérale, qui hante pourtant les meilleurs observateurs de notre temps.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 16 h 46 min

La mondialisation, c’est le mouvement de l’histoire. Ça n’a pas grand rapport avec l’éthique. C’est de la politique, des rapports de force entre les grandes puissances. La politique et la morale sont deux choses qu’il ne faut pas confondre.

La mondialisation n’est pas la décadence. La mondialisation existe depuis quelque 3000 ans en réalité. Et elle a toujours été l’avant-garde du progrès. Encore faut-il veiller à ce qu’elle ne détruise pas les peuples. Il ne faut pas se battre contre la mondialisation pour pour la rendre plus humaine, plus efficace, plus sociale. Une mondialisation de gauche en somme. C’est ce que défendent des gens comme J. Attali.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 16 h 35 min

« En réalité, Delaporte, c’est toute la société française qui est en train de partir en vrille. »

L’affaire Fillon est en effet un épiphénomène. C’est, à l’aune de toute la société, et même de la mondialisation libérale, la manifestation d’une décadence morale et éthique.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 16 h 29 min

Oui, tout à fait Sergio, ne pas en sortir.
Dans le quartier de la rue d’Ulm/ Sorbonne,, il y a des petits cafés, brasseries bien fréquentés.

Bon week-end.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 16 h 24 min

Et si les services secrets russes parviennent à leur fin pour déconsidérer Macron auprès de l’opinion publique française, on risque fort de se retrouver avec Marine LP au pouvoir en mai prochain. Et ça va chauffer.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 16 h 23 min

Humainement, c’est bien triste, en revanche. Etre de nouveau survivant. Comme il ne le pensait sans doute pas.

Sergio dit: 11 février 2017 à 16 h 22 min

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 16 h 03 min
un voisin d’éternité comme M. Roger Godement.

Oui mais encore des notes, tous les lundis matins interro je vois ça d’ici… Sans documents, forcément !

Mais les maths c’est très bien on devrait jamais en sortir… Et en plus je savais même pas que Normale Sup sciences était rue d’Ulm avec l’autre…

Widergänger dit: 11 février 2017 à 16 h 18 min

En plus l’ancien ghetto juif, Josefov, c’était tout petit. Entre la rue St Nicolas (de Paris aujourd’hui) et la rue Kaprovna. Le centre c’était l’Ancienne-Nouvelle synagogue et le cimetière juif, et la place aujourd’hui appelé Jan Palach qui s’y est immolé en 68.

JiBé dit: 11 février 2017 à 16 h 11 min

Suite de la visite :

« La partie la plus ancienne du cimetière, la plus proche de l’entrée principale, a été classée en 1962 au titre des sites historiques et pittoresques. Là, 33 000 tombes sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. A l’intérieur de ce secteur, une zone importante d’environ dix hectares, la plus accidentée de la nécropole, est dite « romantique » en raison des nombreux représentants de ce courant qui y sont inhumés, tels Chopin ou Géricault. Enfin, ont été classés monuments historiques : le mur des Fédérés, la chapelle construite en 1823 par l’architecte Etienne -Hippolyte Godde (1781-1869) sur l’emplacement de l’ancienne maison des jésuites, la porte monumentale, boulevard de Ménilmontant, élevée par le même Godde en 1825, le monument aux morts de Bartholomé, ainsi que les tombes d’Héloïse et d’Abélard, de Molière, de La Fontaine et de l’abbé Delille.
Mentionnons encore le crématorium, de style néobyzantin, construit en 1886-1887, et le columbarium, dont les travaux ont débuté en 1894, deux œuvres de l’architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926). »

Delaporte dit: 11 février 2017 à 16 h 08 min

La visite de Fillon à La Réunion dégénère en troubles entre militants :

« Une bagarre a brièvement opposé des partisans de l’ancien Premier ministre a un groupe d’une quinzaine de manifestants « anti-corruption ». »

Fillon ne peut plus faire un déplacement sur le terrain sans provoquer une réaction épidermique lié au Penelopegate. Au lieu d’apporter la paix, il apporte la violence et la haine.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 16 h 07 min

« je n’aime pas du tout les crematorium , pour des raisons évidentes. j’y vais par ce que ne pas y aller , c’est pire. »

quel crétin, ce javert.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 16 h 03 min

Ce qui serait rigolo, Sergio, ce serait d’avoir un voisin d’éternité comme M. Roger Godement.
Il a été à la fête aussi, sur la RDL…

Widergänger dit: 11 février 2017 à 15 h 47 min

Clopine, vous n’avez pas bien les pieds sur terre. Kafka est né en 1883. Il n’y avait plus de chaînes aux portes du ghetto depuis bien longtemps. C’était juste un quartier insalubre. La fameuse « Maison au bateau » où Kafka écrivit Le Verdict et La Métamorphose se trouvait juste à l’entrée du vieux quartier juif. Aucune chaîne.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 15 h 38 min

« des photons qui se propagent »

C’est drôle, Sergio, en remontant quelques billets jusqu’au printemps 2016, j’ai trouvé une citation de votre ami sur la renommée en blog, qui pouvait se comparer à des photons, sous le réverbère. 5 SC7NE DE NUIT°

avec tous ces souvenirs de la coiffeuse, j’espère qu’il reposera assez loin de personnes qui ont eu à connaître « le bon vivant », poiur leur repos éternel respectif; je pense à Martine Broda, François Nourrissier, mais combien d’autres.

au poltergeist, mon message n’était pas pour Vôtre Boursouflure. Plutôt pour ceux qui ont fiché les commentaires de l’époque sur un billet très particulier, consacré à Philoctète.
Inoubliable.

Sergio dit: 11 février 2017 à 15 h 37 min

Clopine dit: 11 février 2017 à 15 h 14 min
Freud serait là…

On a déjà Heidegger su le dos, non va pas se ramasser tout le Cuvillier…

Widergänger dit: 11 février 2017 à 15 h 35 min

Le JC de 11h17 dit en effet beaucoup de choses vraies sur notre époque. Un monde où les pires imbéciles ont pris le pouvoir. JC est très lucide. Et dans l’EN maintenant il faut se méfier de tout le monde. Heureusement je n’ai plus que quatre années à passer dans ce cirque infâme.

Sergio dit: 11 février 2017 à 15 h 34 min

Le crématorium tout le monde veut y aller au galop en petite foulée et même en overdrive, puis quand i se ramène avec le jour ji que c’est le moment, les mêmes tout le monde i font comme Voltaire i changent d’havis ils y vont plus du tout…

Maniatis dit: 11 février 2017 à 15 h 24 min

JC….. dit: 11 février 2017 à 11 h 17 min
C’est ce que qu’il m’a dit , un proviseur à Carpentras , je crois , qui lui a filé une classe au 4 ème étage en lui demandant de ne pas prendre l’ascenseur . C’est un monde hors sol de la calomnie , et JP aimait le sol pour en rire.
Il en a beaucoup souffert.
Entre autres. La famille a été aussi pour beaucoup dans cette tristesse qu’il ne parvenait plus à masquer. WGG je ne crois pas comme je te l’ai dit que JP était un bon vivant, oui ici.
Merci Christianne, je n’aime pas du tout les crematorium , pour des raisons évidentes. j’y vais par ce que ne pas y aller , c’est pire.
Bonjour à vous tous

Comme il a dû souffrir de cette mort lente que vous offre l’Education Nationale, ce monstre d’imbécillité et de dévoiement institutionnel ! Qui n’est en rien « éducation », à plus forte raison « nationale » dans les quartiers fangeux, ou perdus …

Clopine dit: 11 février 2017 à 15 h 14 min

Bon sang, WGG, faites donc attention ! « Le vendre de ma mère ».

je ne sais pas, moi, m’enfin Freud serait là…

Lisez « Praga Magica ». C’est dans ce livre que j’ai lu l’anecdote des chaînes : et je pense sincèrement que l’histoire de Franz Kafka ne peut se comprendre que dans ce contexte. Son ombre n’a pas fini de s’étendre, quand il remontait se coucher dans la minuscule chambre de la minuscule maison de la ruelle d’or (au sein même du Château… Ah là là.)

j’espère au moins que vous avez apprécié la fontaine de David Cerny devant le musée Kafka. Ces maneken-piss sur le pays… dessiné à plat… j’ai vu aussi son « cheval » au passage du palais Lucerna, qui vaut le détour (en fait, les deux, le cheval et le passage), et j’aurais aimé voir son char peint en rose. Le cheval à l’envers me fait d’ailleurs penser à vous,WGG, plus qu’à n’importe quelle pipistrelle, coutumière du prodige de vivre la tête en bas. sacré Wenceslas quand même, isn’it ?

Widergänger dit: 11 février 2017 à 15 h 09 min

J’apprends à l’instant que Màc sera incinéré. Vous pouvez toujours envoyer des couronnes de fleurs au crématorium si vous le souhaitez par l’intermédiaire de n’importe quel fleuriste.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 15 h 01 min

Moi-même je me suis retourné dans le vendre de ma mère la veille de ma naissance. Ce monde me faisait sans doute déjà tellement horreur que je ne voulais pas naître. Mais on a su me remettre à ma place…

Sergio dit: 11 février 2017 à 15 h 00 min

herman dit: 11 février 2017 à 8 h 46 min
dans l’espace à -270°C

Je crois qu’il fait plus chaud, ce serait dans les moins cinquante en moyenne ; des photons qui se propagent… Hon vit en marcel !

Widergänger dit: 11 février 2017 à 14 h 57 min

Des chaînes barrant les rues d’accès ? À quelle époque ? Certainement pas à celle de Kafka.

Les livres, les guides, ça sert à quoi sinon à savoir d’avance ce qu’on va voir ? Vous en avez de bonnes…!

Widergänger dit: 11 février 2017 à 14 h 54 min

N’oublions pas que Philoctète était un des plus fameux argonautes qui alla à la recherche de la Toison d’Or qui est le symbole d’une forme supérieure de vie humaine. Pour la comprendre, il faut descendre au royaume des morts et vivre du côté de la mort. Ne pas savoir vivre est une calamité promise à de grandes récompenses.

Clopine dit: 11 février 2017 à 14 h 49 min

WGG, quand je suis allée à Prague, les guides indiquaient un quartier nommé « le ghetto ». On m’a raconté que, certes, il n’y avait pas de grilles à fermer le soir, mais qu’il y avait des chaînes, barrant les rues d’accès. on m’a raconté aussi que les rabbins, avec leur coiffe carrée spécifique, étaient victimes de lancers de légumes voire de cailloux, quand ils sortaient du ghetto. Celui-ci était une sorte de quadrilatère avec trois synagogues, plus le célèbre vieux cimetière juif, inconcevable amoncellement de pierres tombales qui se pressent les unes par-dessus les autres, comme des coquillages battus par les marées sur l’estran.

Je pense que j’aurais eu un peu de mal à parcourir Prague avec vous (si tant est !) : vous semblez savoir d’avance ce que vous allez y trouver…

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 14 h 23 min

« Chaque commentaire était un défi à comment taire ? »

voui, voui, je cogne d’abord, je réfléchis ensuite.

Allez me chercher Philoctète, et que ça saute.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 14 h 21 min

Màc était d’abord un bon vivant, avec une certaine rudesse de caractère mais pas avec tout le monde. Ce qui m’attirait en lui aussi, c’est qu’il était d’abord un bon vivant, ce que je ne suis pas. Je ne sais pas vivre, lui savait, j’ai toujours été fasciné par les gens qui savaient vivre. S’il était rude avec ses collègues qui le lui rendaient bien, il n’était pas rude avec ses élèves sauf avec les emmerdeeurs. Ce n’était pas un intellectuel, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il le disait lui-même. Il avait beau être très cultivé, les problèmes de l’esprit ne l’intéressaient pas. Il aimait le monde, la géographie, la terre, la vie des hommes, la politique. Mais pas les problèmes de l’esprit. Il ne comprenait rien à Heidegger et s’en fichait complètement. C’est vrai qu’il ressemblait énormément à Alexandre Adler. Pour un peu on aurait pu les croire presque jumeaux. Un gros bébé dodu bien en chair vivant encore dans l’intimité du corps de la mère dans le liquide amniotique inconsciemment, ce qui avait fait gonfler le corps qui n’avait pas su trouver ses limites et forcément endommagé la pompe, le cœur, qui n’arrivait plus à fournir. Sa voix (au sens littéraire du terme) en était comme l’expression et si elle était si haut perchée dans ses exigences, c’est aussi qu’elle émettait d’un sous-sol mental d’autant plus indicible qu’elle s’élevait tonitruante. Chaque commentaire était un défi à comment taire ? Il n’y réussissait pas toujours, parfois l’indicible arrivait à percer, à se manifester malgré lui. C’est ce qui le plus remarquable.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 14 h 08 min

« La germanistique lui a sans doute semblé comme un empêchement à écrire. »

Quand tu lis cela, tu recomptes le nombre de « sans doute » de l’imposteur. Et tu te dis, c’est certainement un boursouflé, qui ne sait plus quoi faire de sa vie.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 14 h 03 min

JC….. dit: 11 février 2017 à 5 h 59 min
Ce qu’il y a de bien avec JC, c’est qu’il comprend les choses à demi-mot, et vite et bien !

Il n’y a jamais eu à proprement parler de ghetto à Prague. Nombre de Juifs qui vivaient à Prague appartenaient à la bonne bourgeoisie commerçante de la ville, voire à la grande bourgeoisie patricienne, et ils habitaient dans les endroits chics. Mais il y avait vers le nord un quartier pauvre et insalubre peuplé de pauvres Juifs et de Juifs pauvres. Mais il n’y avait pas de grille.

Les parents de Kafka venaient de la campagne. Ils se sont élevés dans la société à force de travail dès le plus jeune âge. Julie Kafka, la mère, d’une famille un peu plus aisée que celle du père. À une certaine période, Hermann Kafka avait son magasin dans le palais Kinsky, là où Franz était allé au lycée… Cette confusion des lieux lui a peut-être inspiré celle qu’on retrouve dans le Procès. Hermann était un nouveau riche avide de respectabilité sociale. Franz avait de tous autres soucis mais il en a hérité sans doute quand même le sens de l’effort et du travail bien fait (ce qui manque à l’EN aujourd’hui comme le souligne à juste titre JC, l’EN étant devenue une institution complètement pourrie jusqu’à la moelle dont je parlerai aussi dans mon roman et comme vous le l’imaginez même pas).

Il a pas mal hésité dans le choix de ses études au sortir du bac. Il a d’abord fait un semestre de chimie puis un semestre de germanistique avant de choisir le droit qui était plus un choix social pour la perspective de gagner bien sa vie qu’un goût profond pour la matière elle-même. C’était plutôt un choix par défaut. La germanistique lui a sans doute semblé comme un empêchement à écrire.

Sa sœur Ottla est morte au camp de Teresienstadt et ses deux autres sœurs, Elli et Valli, sans doute à Auschwitz-Birkenau.

JC..... dit: 11 février 2017 à 14 h 00 min

Aussi étrangement constitué qu’un archange, je n’ai pas de trouducul, cet orifice inutile car, ne buvant pas, ne mangeant pas, à quoi pourrait bien me servir cette voie naturelle vers l’extérieur ?…

Ma seule distraction le week-end est l’étude du mouvement mentulaire perpétuel, au sens newtonien. Je profite de cette occasion pour remercier mes étudiantes assidues, en net progrès depuis le printemps dernier….

Lavande dit: 11 février 2017 à 13 h 59 min

Jibé, j’ai déjà dû raconter cette petite anecdote ici mais tant pis, comme je l’aime bien, je la remets. Dans un article sur le cimetière du Père Lachaise, le gardien racontait: « il y souvent des petits messages sur les tombes et je les ramasse pour qu’ils ne s’éparpillent pas. J’ai trouvé une fois sur la tombe de Musset cette déclaration:
« Alfred t’es un vrai pote: je te remercierai éternellement pour mon 14 au bac de Français! »
Et je vois bien un ancien élève de MàC écrivant: « Un immense merci pour vos cours passionnants et pour les découvertes faites avec vous » signé un abonné à la Vie du Rail.

bouguereau dit: 11 février 2017 à 13 h 52 min

j’ai été ému aux larmes de voir que JC avait du coeur !

..donc s’il a un troudballe..il est prenabe baroz

JC..... dit: 11 février 2017 à 13 h 49 min

On ne peut pas reprocher à un mort comme MàC la rudesse de son caractère ! Si peu de personnes ont le courage d’en jouir comme il en a joui, et souffert !

Sant"Angelo Giovanni dit: 11 février 2017 à 13 h 32 min


…mes meilleurs vœux à tous, de part nos bonnes volontés, à nous refaire à nos virginités d’esprits – saints,!…

…pour quelles parures à quels commerces des vertus,…
…les jeux sont faits,…le savoir et ses cinéma et a ses démocraties sur parchemins,…

…les passions et ses humeurs en décompositions,!…

…une autre société,…S.V.P.,…tout sent, les Pampers d’outre-tombe,…
…culbutons – nous en fosses sceptiques,!…
…etc,…
…que mes écrits ne dépassent pas mon esprit à l’écriture,!…
…trouver des motifs en tout à vomir,!…
…Go,…

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 13 h 31 min

merci barozzi, je verrai cela, lors d’une prochaine virée dans la capitale. La dernière s’étant déroulée par un froid glacial et venté.

Cette histoire que fait ressurgir F. Sureau, au détour d’une visite au cimetière est celle de Sir William Sidney Smith. Adversaire de Bonaparte, c’est pas rien.

JiBé dit: 11 février 2017 à 13 h 27 min

Bref rappel à l’adresse de LVDLB : il était une fois…

Le cimetière de l’Est, communément appelé cimetière du Père-Lachaise, est la nécropole la plus prestigieuse et la plus visitée de la capitale. Un million de personnes y ont été inhumées à ce jour et plus de deux millions de visiteurs s’y rendent chaque année. Pourtant, lorsque le cimetière ouvre ses portes le 21 mai 1804, les Parisiens se montrent réticents. En effet, onze ans plus tard, en 1815, on ne compte même pas 2 000 tombes sur 17 hectares, au point que les responsables imaginent une opération publicitaire d’envergure.
En 1817, les corps supposés être ceux de La Fontaine et de Molière sont rapatriés au Père-Lachaise (25e div.), ainsi que ceux d’Héloïse et d’Abélard (7e div.). Dès lors, les chiffres s’envolent. En 1830, 33 000 tombes sont dénombrées. Il faut songer à accroître le terrain. Entre 1824 et 1850, six agrandissements successifs permettent au Père-Lachaise d’atteindre sa surface actuelle, soit 44 hectares. Aujourd’hui le cimetière totalise 70 000 concessions environ.

Des vignes de l’évêque au domaine des jésuites

Mais le succès de cette nécropole est sans aucun doute lié à la beauté du site. Au XIIe siècle, la colline sur laquelle s’étend le cimetière est un vaste terrain cultivé. L’évêque de Paris y possède des vignes et un pressoir. En 1430, ce lieu-dit, « le Champ-l’Évêque », est racheté par un riche négociant en épices nommé Regnault de Wandonne. Il y installe sa maison de campagne, la Folie- Regnault, dont une rue du quartier perpétue le souvenir. En 1626, les jésuites de la rue Saint-Antoine acquièrent la propriété pour en faire leur maison de repos. C’est de là que, le 2 juillet 1652, Louis XIV, âgé de 14 ans, assiste aux combats de la Fronde qui font rage dans le faubourg Saint-Antoine. C’est en raison de cette visite royale que la colline aurait, d’après certains auteurs, pris le nom de Mont-Louis.
Plus tard, le père François d’Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV depuis 1675, vient souvent s’y reposer. Il contribue largement, grâce aux libéralités du roi, à l’embellissement et à l’agrandissement du domaine auquel son nom reste attaché. En août 1763, après l’expulsion des jésuites, le domaine est adjugé à un nommé Gratin qui le revend à la famille Baron en 1771. En 1803, ruiné par la Révolution, Jacques Baron cède le domaine à la Ville de Paris.
C’est à Brongniart (1739-1813), l’architecte de la Bourse, que Nicolas Frochot, préfet de la Seine sous l’Empire, confie les plans de la future nécropole. A partir du jardin à la française des jésuites, celui-ci conçoit un nouveau type de cimetière mêlant étroitement parc à l’anglaise et lieu de recueillement.

Des combats de 1814 aux massacres de la Commune

Au XIXe siècle, deux événements tragiques viennent troubler la sérénité des lieux, transformant ce champ de repos en véritable champ de… bataille.
Le premier se déroule le 30 mars 1814, après l’abdication de Napoléon, lors de l’invasion de Paris par les troupes alliées. Ce jour-là, les élèves des écoles militaires de Polytechnique et d’Alfort se retranchent dans le cimetière et y établissent leur ligne de défense en utilisant le mur d’enceinte, afin de repousser l’assaut des Russes. Les forces étant par trop inégales, ils sont écrasés. Les Russes, alors maîtres du terrain, installent leur bivouac au milieu des tombes, abattant de nombreux arbres.
Le second événement est plus tragique encore, car il est lié à l’histoire de la Commune, véritable guerre civile. Du 21 au 28 mai 1871, tous les Fédérés retranchés dans la nécropole y sont exécutés par les troupes gouvernementales. Ils sont ensuite sommairement inhumés dans des fosses creusées aux abords du mur qui porte leur nom, au nord-est du cimetière. Mur devant lequel 147 d’entre eux, qui n’ont pas été tués au cours des combats, sont fusillés le 28 mai 1871. Au même endroit, début juin, d’autres communards sont encore passés par les armes. Avec les derniers Fédérés fusillés rue de la Roquette et place Voltaire, ce sont 1 018 cadavres qui auraient été entassés dans ce coin du cimetière.

Le plus beau et le plus grand jardin de Paris

Même si les plans de Brongniart n’ont pas été suivis à la lettre, il n’en reste pas moins que le Père-Lachaise est aujourd’hui l’un des plus beaux espaces verts paysagers de la capitale, à coup sûr le plus grand (44 hectares). Ombragé de plus de 4 200 arbres, essentiellement des érables, des frênes, des thuyas et des marronniers auxquels s’ajoutent quelques platanes, robiniers, hêtres, tilleuls, acacias, sophoras, noyers…
Paradis des oiseaux et des chats, le Père-Lachaise dispose, depuis le 1er avril 1986, d’un « jardin du souvenir ». C’est une pelouse bordée d’arbustes, qui s’étire le long du mur situé du côté de la rue des Rondeaux (77e div.). Là sont répandues, à la demande des familles, les cendres des morts incinérés qui n’ont pas été déposées au Columbarium ni conservées par leurs proches.

Copiright, Jacques Barozzi, extrait de « Secret des cimetières parisiens », 2014.

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 13 h 26 min

A la décharge du  » tôlier », comme tu le dis vulgairement à 12h13, diago.nal, sachant qu’il ne connait les commentateurs que sous un format informatique, et que les multi-pseudos, dont tu fais partie, ont autant de « format » que de pseudos, tu peux bien comprendre qu’il pu être abusé par un gros pervers comme toi.

Et si c’était intentionnel, comme suggéré dans le message du 9 février 2017 à 17 h 55 min, eh bien, condoléances aux crétins.

JiBé dit: 11 février 2017 à 13 h 19 min

Il n’est pas forcément nécessaire d’aller au Père-Lachaise et laisser la famille dire adieu en toute intimité à MàC. La famille erdélienne n’a-t-elle pas déposé ici les éloges qu’il aurait été heureux de lire de son vivant ?

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 13 h 16 min

Non barozzi, je n’ai pas lu tous les commentaires.
Le fait est que je choisis les conteurs. C’est affaire de goût.

JiBé dit: 11 février 2017 à 13 h 11 min

« j’aurais surtout fait fructifier l’allure générale de ce blog sous mes deux pseudonymes, avec mes très intéressantes contributions à sa science de la vulgarisation littéraire. Merci. »

Tu as raison d’envoyer à l’avance ton éloge funèbre, JJJ, ici l’on ne salue que les personnes réelles, pas les virtuelles !

LVDLB, j’ai publié ici je ne sais combien de fois l’historique du Père-Lachaise, « ouvert au tout début du XIXe siècle sur la propriété de campagne des jésuites du faubourg Saint-Antoine… »
Vous ne suivez pas !

la vie dans les bois dit: 11 février 2017 à 12 h 53 min

Il est émouvant ce papier de Sureau dans La Croix, sur sa visite au cimetière du Père-Lachaise. Cimetière assez récent, finalement, ce que je ne savais pas.
Et comment d’un nom il fait ressurgir un pan de l’histoire, le nom d’un  » homme de bien »; cette expression est très belle.

ps: djavert, je mets cette méprise du billet, et que tu pointes avec une lourdeur bloguesque dont tu es coutumier, au finish, sur une indifférence. Au sens strict. Preuve que tu as bien fait ton job d’avatar. Mais vu tout ce que tu as as fiché, c’est sans mérite.

etudiant sérieux dit: 11 février 2017 à 12 h 38 min

Janssen J-J
Clopin est le cher et tendre de Clopine – ça fait des jaloux, fait fuser les sarcasmes des acariâtres de service
ça y va fort avec les délires haineux de deux ou trois dont le sac aviné à borborygmes
il arrivait à mac de pêter grave les plombs en direct du blog, mais il n’était pas mesquin ni médiocre contrairement à ces deux ou trois brêles
bon we

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 12 h 26 min

@ »malheureux infirmier de Clinique chargé de rassembler les manuscrits de Clopine afin de les brûler à son départ pour Ailleurs »

Tu confondrais pas avec Max Brod par hasard ? J’ai l’impression que ttes ces pragoiseries t’ont tourneboulé la goule, faut dire qui t’en faut pas beaucoup, c(l)opin des îles !

boudegras dit: 11 février 2017 à 12 h 25 min

« ce cher Màc » écrit JC… là où il est, il doit être drôlement emmerdé d’avoir un tel laudateur, il n’aimait pas les andouilles

Lavande dit: 11 février 2017 à 12 h 23 min

Autre prouesse, Jibé: ce sujet a suscité de la part de JC deux ou trois commentaires que j’ai trouvés très bien!

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 12 h 17 min

@ »A force de jouer au c.on, JJJ, on va te prendre au sérieux ! »

Une chose est au moins sûre, JC….., ça risque pas de t’arriver !

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 12 h 13 min

En relisant l’émouvant papier de Passoul, je tombe sur ce détail qui ne m’avait pas frappé prima facie :
« Son ultime commentaire signé Berguenzinc, le 1346ème sous ce pseudonyme »
Est-il possible que l’algorithme de la rdl donne instantanément à son tôlier une classification instantanée du nb des interventions de chacun-e depuis le début, à partir d’une même adresse IP ?
Si tel semble être le cas, j’aimerais qu’à ma mort (ou à ma prochaine mise en examen), la rdl puisse envoyer mon décompte à mon secrétariat pour prouver non seulement que je n’aurais pas indument bénéficié d’un salaire fictif, mais que j’aurais surtout fait fructifier l’allure générale de ce blog sous mes deux pseudonymes, avec mes très intéressantes contributions à sa science de la vulgarisation littéraire. Merci.

JiBé dit: 11 février 2017 à 12 h 07 min

Près de mille commentaires et pratiquement tous sur le sujet.
Mieux qu’une oeuvre, la vie de MàC emporte tous les suffrages.
C’est mérité.

JC..... dit: 11 février 2017 à 12 h 06 min

Comment peut on habiter un lieu où on a « une voisine de palier » alors que le monde est si vaste : NZ , AUS, USA, GR …

Quel manque d’imagination ! Quelle impuissance …

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 11 h 59 min

@ »Un jour, pendant un cours de dessin, Castorp cassa son crayon. Il eut le courage d’aller directement demander à Hippe un crayon. Castorp garda de ce moment, de cet emprunt (d’un crayon), un souvenir ineffaçable. De quoi longuement méditer sur ce crayon et cette attirance d’abord homo érotique de Castorp pour un adolescent slave, et que ranime de manière si violente, la slave Madame Chauchat ».
C’est drôle, monsieur Edelamette, je n’avais gardé aucun souvenir de ce détail de la Montagne magique, et partant, je trouve étonnant ce parallèle avec le magnétisme de Mme Chauchat (bravo pour votre papier sur ce personnage, et désolé de ne pas répondre directement sur votre blogue mais j’ai trop à craindre de vos censures légendaires). Elle ressemble étrangement à ma voisine de palier russe, Mme Kubavina.
Il se trouve à quelle page de l’édition primitive, au juste, ce passage ? Je crois que vous sur-interprétez.

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 51 min

A force de jouer au c.on, JJJ, on va te prendre au sérieux !

Tout le monde ici connaît Clopin …

C’est le nom du malheureux infirmier de Clinique chargé de rassembler les manuscrits de Clopine afin de les brûler à son départ pour Ailleurs …

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 47 min

Rendant hommage au parler franc de ce cher MàC, je me place en situation de ces comiques imitant devant des foules ravies les grands de ce monde, en posant une question qui lui aurait plu :

« Que cache, au fond de ses panties, ce jeune cochonnet, ce faisan, de Macron ? Que cache ce vice amoureux vicelard des vieilles dames qu’il exhibe, souriant comme un poisson rouge dopé dans son aquarium bancaire ?  »

Nous exigeons la vérité ! « Pourquoi parler d’amour quand il s’agit de tout autre chose ? » comme disait Siggie le Viennois !

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 11 h 38 min

Comme je n’ai pas toujours suivi le fil de l’eau, je n’ai jamais compris qui était « Clopin ». Or, il semble jouer un grand rôle à la rdl. D’aucuns pourraient-ils nous éclairer une bonne fois pour toutes si ce personnage existe et sous quel pseudo on pourrait s’exprimer sur sa peinture, à supposer qu’on nous donne des liens pour la visiter, merci.

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 27 min

« Clopin a réussi une photo magnifique à Prague. » (Clopine)

Pénélope admirant François ! … un must du théâtre de variétés courtelinesque et normand !

Lucy dit: 11 février 2017 à 11 h 27 min

En ouvrant la page du blog je tombe en premier sur :
JC….. dit:
Ce que j’aimais
Janssen J-J dit:
Donc, moi je vous hais

!!!

Et bien, quant à moi, j’aime beaucoup vos deux commentaires (qui non rien à voir l’un avec l’autre). Si tous ici pouvaient être de la même eau…

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 22 min

« Mais comment donc en sommes-nous arrivés là ? Comment en sommes-nous arrivés à nous en accommoder, et à avoir la passion de l’inégalité (Dubet) ? » (JJJ)

Mais quel c.on, celui là ? !… Le Jeignant Janséniste Jeignard mourra de son trop plein de verbe creux : l’inégalité est une loi de la nature, aussi intouchable que la Terre, qui court dans l’espace sans bouger de son orbite selon des lois immuables.

Clopine dit: 11 février 2017 à 11 h 22 min

A prague, j’ai lu « Praga Magica » d’Angelo Ripellino : bouquin aussi foisonnant que la ville elle-même. Une ville « juxtaposée », comme furent juxtaposées, au début du 20è, les populations de langues allemandes, tchèques et juives. Avec fermeture du ghetto le soir…

L’attendrissement devant les synagogues ne doit pas faire oublier que l’entassement et donc l’insalubrité était tels que pas un pouce de terrain n’était disponible pour un peu de verdure. Les habitants du ghetto en étaient réduits à peindre des arbres sur leurs murs, histoire de montrer à leurs enfants ce que c’était…

Il y a une statue qui représente le rabbin Loew, comme un atlante soutenant un immeuble que rien ne signale, et qui m’a beaucoup étonnée – parce qu’elle est assez monumentale et située en plein coeur d’un quartier « allemand ».

Clopin a réussi une photo magnifique à Prague. On y voit une de ces rues presque provinciales comme il y a là-bas, avec pierres blondes et rectilignes, et puis le mannequin noir et sans tête d’une femme, simplement revêtu d’une jupe rouge, évasée, détonant dans la droiture de la rue. On jurerait que l’oeil de Kafka s’est insinué entre la main de Clopin, et son objectif.

(je n’ai pas « aimé » Prague : c’est une ville qui m’a fascinée – et repoussée en même temps, malgré la beauté indiscutable des espaces, et le pêle-mêle des époques qui se bousculent ; je me souviens de Mucha, forcément, et des peintures du père d’Havel. Et comment ne pas avoir la gorge nouée, en pensant aux heures qui ont suivi l’exécution d’Heydrich ? C’est une ville qui donne le frisson, des statues de la contre-réforme au Château écrasant et monumental).

JC..... dit: 11 février 2017 à 11 h 17 min

Ce que j’aimais, j’admirais même chez MàC, en dehors des savoirs immenses de son créateur JPG – savoirs désormais si facilement accessibles par les outils numériques qu’on en oublie de les ordonner comme il le faisait si bien -, ce sont ses merveilleux « défauts ».

Défauts qui, pour moi, sont qualités : parole vraie, forte, non filtrée, discourtoise, irrespectueuse, violente et souvent colérique, pouvant être insultante par emportement, bref j’aimais son « expression non-contrainte » d’entité humaine au combat, à la régulière.

Qualité primordiale de MàC : la grande sincérité.

La longue houle d’un océan calme ou tempétueux selon l’humeur. Une farouche envie de sortir la tête de la boue quotidienne, d’en découdre avec le monde proche…

Comme il a dû souffrir de cette mort lente que vous offre l’Education Nationale, ce monstre d’imbécillité et de dévoiement institutionnel ! Qui n’est en rien « éducation », à plus forte raison « nationale » dans les quartiers fangeux, ou perdus …

C’est tout de même dommage que les meilleurs de sa trempe partent les premiers, car conséquence : Bousegrasse nous enterrera tous et toutes, et prononcera au Père Lachèvre ses homélies d’analphabète content de sa petite cervellei……

Janssen J-J dit: 11 février 2017 à 11 h 01 min

@0.49 / Donc, moi je vous hais, puisque c’est la condition pour vous de devenir l’écrivain de votre futur roman, càd ce besoin (puéril) de rester le grand incompris. Il est probable que l’imaginaire de la haine que l’on pourrait vous porter soit un carburant essentiel de votre créativité, ou du moins que vous vous en soyez auto-persuadé. Et/ou hétéro-persuadé. Donc, je me répète, personnellement je vous hais, comme Victor Hugo aimait la ronce et l’ortie parce que la société les haïssait. Kafka a fourni un effort intense pour se hisser dans la légitimité de la mentalisation de la langue allemande, nécessité de son écriture… là-dessus je me souviens que Klaus Wagenbach avait écrit un livre lumineux sur les 12 premières années de la vie scolaire de l’écrivain. Bien plus intéressant que les divagations des Deleuze-Guatta sur « la littérature mineure » (rien à voir avec la judaïté de K.).
A-t-on assez remarqué aujourd’hui combien la haine associée à la peur avait gangrené les couches moyennes de nos sociétés individualistes, dont nous avons ici, à la rdl, une très bel échantillon représentatif ? Nous en sommes arrivés à nous excuser en permanence d’avoir honte de sentiments élémentaires d’altruisme, de solidarité, d’amitié, de fraternité. Nous ne nous étonnons même plus de l’apparition de normes prohibitives aussi absurdes que celles de « délits de solidarité ». Mais comment donc en sommes-nous arrivés là ? Comment en sommes-nous arrivés à nous en accommoder, et à avoir la passion de l’inégalité (Dubet) ? Comment en est-on arrivés à prendre tout cela avec dérision et force ricanements, ou -dans le meilleur des cas-, sans rien faire nous-mêmes pour changer notre fusil d’épaule ? Quant à la minorité de ceux qui, ici, non seulement s’accommodent de la haine de soi et des autres comme d’un principe vital constitutif de leur survie, ils ne sont pas très intéressants. La meilleure chose qu’on peut leur souhaiter, je pense : qu’ils crèvent fissa de froid dans leurs îles martingales. Nous n’irons point nous recueillir sur leurs cendres chaudes, d’autant qu’aucun train ne nous conduira vers eux.

Lucien Bergeret dit: 11 février 2017 à 10 h 45 min

Depuis deux jours, Brassens trotte dans ma tête
« Mais où sont les funérailles d’antan, les petits corbillards… »
Allez savoir pourquoi!

Delaporte dit: 11 février 2017 à 10 h 11 min

Dans sa chronique de La Croix, l’écrivain François Sureau évoque le cimetière du Père-Lachaise des écrivains, belle balade pour un samedi matin désoeuvré :

« Je préfère le Père-Lachaise. Là-bas au moins tout est calme et l’on n’a pas à y redouter de mauvaises surprises. Chaque année à la Toussaint, j’y accompagne l’une de mes filles qui aime déposer une fleur sur la tombe de ses écrivains préférés. Il y a toujours du monde, et des bougies allumées, près de Balzac, Chopin ou Nerval. Apollinaire et Proust sont moins connus. Parfois, on voit une fleur fraîche sur la tombe d’un écrivain du second rayon, et l’on s’émeut de cette gratitude. »

Raymond dit: 11 février 2017 à 9 h 52 min

@Christiane: vous pourriez essayer directement ce lien
http://jepeinslepassage.lenep.com
Pour la trace, il m’a toujours semblé que les grands esprits avaient laissé à travers leur style (musique) une trace de leur corps sur la terre; comme un poids qui avait pesé un jour sur l’astre où nous sommes, nous, verticaux et vivants.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 9 h 48 min

Il ne faut pas sous-estimer Macron, qui a un potentiel d’évaluation plutôt fort, surtout avec la quasi-désaffection de Fillon, du moins sa chute vertigineuse dans les sondages. Certains électeurs déçus de Fillon vont en effet reporter leur vote sur Macron.

Delaporte dit: 11 février 2017 à 9 h 39 min

Il est raisonnablement très peu probable que Fillon devienne un jour président de la République. Le Penelopegate a arrêté son élan, et chacun dans son propre camp voudrait le voir abandonner, afin de mettre un autre candidat à la place. Une telle éventualité serait déjà un désastre, mais pas autant que Fillon dans la course, qui déshonore et outrage la droite en même temps que la République. Nixon a dû démissionner après le Watergate ; Fillon devra abandonner de même à cause du Penelopegate.

boudegras dit: 11 février 2017 à 9 h 30 min

Comme pour sa chatte morte quatre fois, JC nous fait le coup de la commisération pour Màc et ça marche auprès de mémères, quel tartuffe andouillère

boudegras dit: 11 février 2017 à 9 h 24 min

« Je prends mes repas à la villa ou au restau » écrit le JC…
la villa ? : un p’tit deux pièces-cuisine dans un hachélème du Camp à Nella reconnaissable à l’odeur

herman dit: 11 février 2017 à 8 h 46 min

Ce qui est glaçant, c’est qu’à Porquerolles à 15°C, comme dans l’espace à -270°C, personne ne vous entend crier.

JC..... dit: 11 février 2017 à 8 h 26 min

PORQUEROLLES NEWS

Parti comme chaque matin faire mon jogging en fauteuil roulant inox, motorisé Rolls Royce, j’ai été attaqué par des mouettes venues de la mer ! Certainement des migrantes se croyant tout permis …

Seul, immensément seul, car personne ne sort par petit vent d’est glacial et température polaire à 7h30, moins de 15°, je me suis battu comme dans un mauvais film d’Hitch pour sauver ma peau, et ne pas apporter de la joie à ma future veuve qui attend ma mort comme une délivrance … !

La plus coriace, sur une centaine de volatiles, m’a piqué au bras, de son énorme bec osseux et a poussé un cri effrayant proche d’un rugissement de fauve : toutes les autres sont parties immédiatement à tire d’aile. Pour moi, après avoir gouté le jogger elle a dû gueuler : « Pas bon ! on dégage ! Essayons de trouver un bébé à becqueter, ça rendra service à la mère qui n’en voulait pas … »

Je me demande qui manipule, qui a organisé cette attaque ? Un ou plusieurs erdéeliens ? J’en connais… un dauphin espérant me piquer mon fauteuil présidentiel à l’Institut Bartabacs… Va savoir ce qui trotte dans la cervelle des ambitieux !

Un ancien des services me renseignera !
(…méfions nous ! et si c’était lui ?…)

renato dit: 11 février 2017 à 8 h 24 min

« Rentier, je prend mes repas à la villa ou au restaurant. »

Dois-je comprendre que vous sollicitez un ticket restaurant à la hauteur de vos aspirations ?

JC..... dit: 11 février 2017 à 6 h 19 min

J’aime chez le futur Président de la République française, François FILLON, ce sourire fourbe et ravi venant clore sa détermination de professionnel de la politique en campagne … Il fera un excellent président !

Tout de même mieux que la Blonde bretonne, que l’immonde Hamon, que le double hologramme, l’ineffable Mélenchon.

Celui qui me manque pour cette pièce de théâtre quinquennale : Bayrou…. Ah ! Bayrou, il nous rend fou, le chanoine mou !

JC..... dit: 11 février 2017 à 6 h 06 min

J’ai d’autant plus détesté Le Cimetière de Prague, d’Umberto Eco – ouvrage insignifiant, indigeste, pompeux, pompant – que l’image du cimetière juif dans sa réalité étonnante restera à jamais gravée dans mon esprit de goy voyageur….

JC..... dit: 11 février 2017 à 6 h 01 min

Pourquoi se priver d’une méchanceté en début de journée ? Pourquoi agiter les vieilles marionnettes de la courtoise hypocrisie, hein ? Soyons franc, cornecul ! …

JC..... dit: 11 février 2017 à 5 h 59 min

Widergänger dit: 11 février 2017 à 0 h 50 min
« J’ai envoyé un mail à TKT. Il m’a répondu, il va bien. Toujours égal à lui-même… »

Une bonne et une mauvaise nouvelle : il va bien et il est toujours égal à lui-même …. uhuhu !

Widergänger dit: 11 février 2017 à 2 h 46 min

Aujourd’hui, je vais voir la tombe de Kafka et le saluer dans le nouveau cimetière juif, qui se tient à l’est de la ville. C’est assez loin, il faut prendre le métro pour y aller. Son père est mort en 1931, sa mère en 34. Et ses trois sœurs pendant la guerre dans les camps

Widergänger dit: 11 février 2017 à 1 h 27 min

Dans le petit livre que je me suis procuré ici, il y a une photo de la fameuse « Maison au bateau » qui se trouvait tout au nord de la rue St Nicolas (aujourd’hui la rue de Paris) près de la Moldau. Non seulement on la voit mais on voit exactement la façade où donnaient les fenêtre de l’appartement de Kfaka qui habitait le dernier étage. C’était en fait un immeuble de luxe pour la grande bourgeoisie allemande de Prague ou des classes moyennes pour ce dernier étage. On voit la fenêtre où il avait son bureau. C’est de là que son narrateur dans Le Verdict contemple la Moldau, la « rivière » dont le nom n’est pas nommer pour ne pas faire justement « littérature mineure » ou ethnique en somme. L’abstraction chez Kafka est toujours, me semble-t-il, une manière de ne pas être récupéré par aucun nationalisme qui ravageait son temps. Je n’avais pas compris ça avant d’être ici.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 1 h 15 min

On ne peut pas comprendre Kafka sans se référer d’une manière ou d’une autre à cet arrière-fond historique de ses romans alors qu’on les pense en général trop abstraitement comme refermés sur eux-mêmes, ce qu’ils ne sont pas du tout à mon avis. Blanchot, en France, y est pour beaucoup de ce malentendu.

Il s’est passé en son temps avec la montée des nationalismes ce qui se passe au nôtre avec la montée de l’islamisme, toutes choses égales par ailleurs.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 1 h 02 min

Deleuze a parler de « littérature mineure » à propos de Kafka, du fait qu’il était juif. Il ne faut pas se méprendre sur ce que ça veut dire. Il n’y a aucun mépris de la part de Deleuze dans cette conceptualisation de l’idée de « minorité ».

Mais Deleuze, selon sa propre conceptualisation de la littérature, se méprend. Les Allemands ont longtemps été majoritaires à Prague. Ce n’est qu’à partir des années 1860 que l’histoire a commencé à basculer en faveur de la minorité tchèque. Or, Kafka, avant d’être juif, était de langue allemande. Il appartenait à cette majorité de langue allemande qui est devenue minoritaire à partir de sa naissance. C’est un fait majeur dans l’histoire de la Bohème. Le nationalisme tchèque a commencé à faire ses ravages et c’est à partir de ce moment que le fait d’être juif ou pas est entré en jeu. Pas avant. Pour aboutir pour la génération de Kafka à ce que se pose la question juive, le sionisme dans le même mouvement de la montée des nationalismes puisqu’il s’agit d’un nationalisme juif qui était au départ complètement étranger aux juifs qui ne se pensaient pas du tout sous cet angle. Et le fait qu’à la fin de sa vie, Kafka se met à apprendre l’hébreu, à revendiquer son identité juive et à vouloir émigrer en Palestine. Cela était complètement impensable pour la génération de ses parents qui parlaient tchèque et se pensaient comme un sujet de l’Empire.

C’est à partir de ce moment-là que la calomnie comme lien sociale a commencé aussi à faire son travail de sape entre les nationalités. Le père de Kafka a été calomnié, ce fut toute une petite affaire dans la famille Kafka. Kafaka en a tiré une leçon, une vision du monde moderne qui était alors en train de se mettre en place qu’il transpose dans Le Procès.

Widergänger dit: 11 février 2017 à 0 h 49 min

Mais votre haine est un immense cadeau qui ne fait que confirmer ce que j’ai toujours pensé de vous. Vous verrez un jour dans mon roman ce que j’en fait. Vous comprendrez peut-être alors ce que c’est qu’un écrivain. La Rdl ne peut pas être dans mon roman. Et là, on va vraiment rire, vous serez gravé dans le marbre de l’éternité…!

Vous comprendrez aussi pourquoi ce qui me tient à cœur vous est odieux et ce qui m’est insignifiant vous intéresse toujours tellement aussi. Ce parfait décalage en dit long aussi sur ce qu’est un écrivain et sur ceux qui ne le sont pas.Et je comprends à travers c que vous dites qu’on ne pourra jamais se comprendre vous et moi. Nous ne sommes manifestement pas fait de la même eau. Et c’est ça aussi un écrivain. Il est irrémédiablement seul. La compréhension qu’on en a est presque toujours un malentendu. Il ne peut pas en être autrement. Là où il est allé, personne n’a pu le faire à sa place. Dans tout écrivain qui y est allé pour voir, il y a un héroïsme invisible dont les autres n’ont même pas idée. Ce qui l’a fait vivre durant tant d’années les aurait fait mourir.

Sant'Angelo Giovanni dit: 11 février 2017 à 0 h 29 min


…merci,!…pour Magellan,…en Robinson Crusoé,!…en tournée croquettes aux Philippines,!…

…savoir se ménager un espace réversible,!…

…nous vivons avec des carnivores, des sauvages, anthropophage, et cannibalisme,…le profit sur autrui a son travaille et a son existence,…dominé en servitude-abrutis,…

…partout en Europe, des générations perdues,!…pour faire  » son riche  » seigneur,…aux abois,…des grands, comme des chiens, ces voleurs de grands chemins,!…
…les cours d’Europz,!…les caniveaux du monde,!…
…excellence de sa réserve,!…

…des traités pour exploités son Europe,!… » Tutti frutti « ,!…

…le cadre, de nos actualités, se baigner dans ses rêves  » utopiques « ,…

…il était  » bo « , hier soir,!…le mot  » fessait « ,!…j’en rêve encore,!…

…la culture italienne, outragée, ravagée, ridiculisée,!…spoliée de sa base à nos aïeux, par les gangs mondiaux éduqués aux profits complices,…la bâtardise à coopérer,!…

…tout et le pire de tout à s’imaginer aux confins des libertés sans limites,!…etc,!…

…du savoir vivre, avec des étiquettes, encore aux fesses,!…et j’en passe, sur tout les dominés de tout,…à dormir debout,!…

…la maladie de l’égoïsme généralisé,!…
…tirer le monde vers le bas,!…en bouteille,!…Ah,!Ah,!…envoyez,!…

Claudio Bahia dit: 10 février 2017 à 22 h 33 min

Widergänger dit: 10 février 2017 à 18 h 29 min

j’aime bien vos textes sur votre séjour à Prague, et ces retours sur votre jeunesse. Continuez, c’est comme ça qu’on vous aime, et c’est aussi comme ça que vous vous aimerez.

sandgirl dit: 10 février 2017 à 20 h 56 min

@ rose dit: 9 février 2017 à 2 h 41 min

Oui, Rose, c’était la vraie 😉 Douceurs à vous également…

Et salutations à la RdL, and Mister Passou, tandis que j’y suis (j’y avais manqué, sur le coup de l’émotion, lors de mon autre commentaire).

la vie dans les bois dit: 10 février 2017 à 20 h 00 min

Oui, c’est super ce qu’écrit Diago.
Il aime bien venir au secours de sans papier; mais il faut qu’elle soit en  » formes ».

christiane dit: 10 février 2017 à 19 h 56 min

@Janssen J-J dit: 10 février 2017 à 19 h 39 min
C’est chouette ce que vous écrivez là.

A tous les mélomanes,
ce soir à 20h30 sur la chaîne « Mezzo » « Le Requiem » de Verdi, enregistré en 2013 à la Scala de Milan.
Dir. D. Barenboïm. Avec A.Harteros, E. Garanca et J. Kaufmann

Janssen J-J dit: 10 février 2017 à 19 h 39 min

@18.29 Pour la première fois, je vous trouve émouvant, car je suis sûr que vous recherchez des traces et vous le racontez avec beaucoup de simplicité. Vous me faites penser à la quête de Mendelssohn sur « les disparus » de ses ancêtres, tellement bouleversante. Et puis, je vous envie d’être allé sur les traces de kafka, comme je l’ai fait il y a 15 ans. Je vous remercie de nous raconter des fragments mémoriels de votre périple presqu’en temps réel, alors que personne ne vous a rien demandé. Finalement, je trouve cela assez généreux.
Excusez ce léger sentimentalisme vespéral, et ne vous inquiétez pas, il va pas durer. Je viens de boire trop de whisky pour fêter un heureux événement.
Ici on préfère en général vous haïr plutôt que de vous estimer, et vous le savez bien. Donc, bonne continuation…, essayez d’aller voir du côté de Brno si possible, c un conseil confraternel purement gratuit. Je crois qu’il vous arriverait qq chose d’insoupçonné et de très positif.

christiane dit: 10 février 2017 à 19 h 38 min

@rose dit: 10 février 2017 à 18 h 45 min
Bonsoir, Rose. Ne vous trompez pas sur l’emploi du mot « avatar » (employé par SMDR, la pudique) qui désigne le choix que certaines personnes font d’un ou plusieurs personnages dans le(s)quel(s)ils se glissent pour jouer sur le net avec d’autres personnages inventés par d’autres internautes. Tantôt ces pseudos ont leur voix profonde, tantôt c’est une création qui leur permet d’être différents, amplifiés, sonores ou presque murmurant.
J’ai essayé dans la citation de V.Jankélévitch d’approcher cela (même si JC et Bouguereau se sont moqués).
MàC, je crois l’avoir dit, se lâchait sur le net, faisait la grosse voix, exposait sans retenue ses colères, souvent nous faisait profiter de sa culture immense mais dans la rencontre, j’ai découvert -un peu- de l’homme silencieux, méditatif, tendre (quand il parlait de ses enfants, des enfants). Je me souviens qu’il évoquait d’une voix mal assurée, le petit ours qu’il avait vu dans une vitrine d’Auschwich. Ce petit jouet qui avait été arraché à un enfant, là-bas, le plongeait dans une détresse profonde. Il a dû en parler à W.
Et puis il racontait l’enfance, sa famille, les amis reçus, son père, auquel il vouait une telle admiration et dont il attendait tant, le reste de sa famille, ce frère. Je me souviens d’une bougie un vendredi dans sa jolie maison. Il ne voulait pas qu’elle s’éteigne. Son émotion devant un Christ de Rouault. Sa joie quand nous retrouvions ses amis dans une expo, les pots joyeux au café, ensuite. Son attente du bonheur, là-bas au sud… Autant de notes délicates que son avatar ne livrait pas. Ce n’est pas de la duplicité c’est la distance entre les échanges sur un blog aussi… vivant que la RDL et la richesse d’une âme mélancolique, pudique, cette impression de solitude fatiguée qu’il avait parfois et sur son corps de gros nounours habillé à la va-comme-je-te-pousse ce visage si pur, ce regard et ce sourire enfantin, la douceur de sa voix entre deux éclats de colère. Une belle personne comme on dit….

la vie dans les bois dit: 10 février 2017 à 19 h 35 min

C’est ç’la, désenfle djavert, tu vas péter une durite dans pas longtemps.

Eh bien, ça ne s’arrange pas.
J’ai peur de mal comprendre.
La rosse était amoureuse d’un mec qu’elle n’a jamais vu?
Le poltergeist aura encore exagéré.

Tout ce que je comprends, c’est que depuis 7 ans, plus personne ne sait où le Parrain avait fui.

J’y repensais tout à l’heure.
C’est à cause de cette histoire de chardonneret.
Une bise à qui retrouve ce commentaire, – peut-être en 2013 ?- où le « mec avatar, de rose » dit que même keupu a essayé de savoir. Et qu’il n’y est pas arrivé.

bouguereau dit: 10 février 2017 à 19 h 29 min

en tout il faut havoir une notion des grandeurs..

hévidemment jean marron va dire que la galaxie cr7 c’est pas possibe à pince..mortel résonne en mortel

bouguereau dit: 10 février 2017 à 19 h 20 min

alors pourquoi mille pensées positives viennent-elles nous « rassurer »?

pasque ça te distrait de tes salades et de tes rododindron qui font dl’ombe a tes fantomes de merde de chiottes..moi haussi jai vu ça comme un vague espoir..homo fabère..et pas que par derrière

bouguereau dit: 10 février 2017 à 19 h 17 min

c’est ce que dracul ne comprends pas..c’est un pécuché européen faisant son pti péripe généalogique..c’est lui qui se desespère..faut se désenfler dédé

bouguereau dit: 10 février 2017 à 19 h 12 min

les objets techniques sont des acteurs schwer de l’histoire dédé..s’y tromper c’est presque qu’ossi grave que de confonde françoué delpla havec un zingueur..en tout il faut havoir une notion des grandeurs..c’est ce que tous les grands physicien répètent..platon et son géométre..mais voilà le raporteur lui même carambouille

D. dit: 10 février 2017 à 18 h 46 min

Bouguereau : oui ce sont des Harrier, pardon pour cette méprise. Je le savais mais parfois tout se mélange en mon esprit, Mirages III, IV, V, 2000-N, Exocet, Mica, R330 magic, R530, Rafale B, F-3, M, ASMP, Étendard, Super-Étendard, SeaKing, F-16 block 20, veuille m’excuser.

rose dit: 10 février 2017 à 18 h 45 min

christiane

si vous l’avez rencontré de vive voix, pourriez-vous me confirmer si c’est le cas, ce que je crois, que Mâc n’est pas, mais alors pas du tout un avatar ?

Je vous remercie par avance de votre réponse christiane.

rose dit: 10 février 2017 à 18 h 38 min

jc et lvdlb un petit séjour devant votre miroir : ensemble ? Vos altercations avec Wgg sont pires.

——————

clopine tout à fait d’accord avec vous. Me suis trompée sur le qualificatif : sottes conviendrait mieux.

Pauvre Màc à peine mort que d’aucuns tentent déjà de le faire passer pour un avatar : un mec entier comme cui-là ! La récupération qui commence avant les funérailles.

Comme si Otto Dix dans sa peinture était qualifié d’avatar !

Widergänger dit: 10 février 2017 à 18 h 29 min

J’ai retrouvé le stalag où mon oncle avait passé la guerre. Cétait à Blatnice, un peu à l’ouest de Pilsen, à 117 kms de Prague. C’est une toute petite bourgade. Il était prisonnier dans une ferme allemande. Il s’était fait un bon copain tchèque qui en avait profité pour apprendre le français, qu’il écrivait sans une faute d’orthographe et parlait remarquablement bien. Il s’appelait Novotny. Il y a toujours un Novotny à Blanice mais ça doit être son fils qui a une entreprise. Je me souviens ils étaient venus nous voir en voiture à Contres en Sologne, toute la famille dans une voiture qu’ils avaient mis vingt ans à pouvoir acheter à force d’économie, et pour avoir l’autorisation de venir en France, les démarches administratives étaient kafkaïenne. Fallait avoir une caution en France et fallait vraiment le vouloir. Mais ils ont passé un mois en France allant d’un copain ancien prisonnier à Blanitce à un autre. Il avait un garçon et une fille, je parlais un peu allemand avec eux pour jouer ensemble. On jouait au badminton dans la grande cour de Contres. On leur avait fait visiter le château de Cheverny. J’était assez petit, ça devait être en 1967, j’étais juste entré en 6ème et je commençais d’apprendre l’allemand. On avait l’impression d’un autre monde. L’année d’après il y a eu 68 et les chars russes à Prague. On était tous ravagés pour eux. Josef Novotny, il s’appelait. Il est revenu seul en 1989 à Paris avec sa femme dans un groupe de touristes tchèque. À un moment j’ai eu envie de savoir s’il avait jamais entendu parler de Kafka. Il ne savait pas qui c’était bien sûr. Mais c’étaient de très braves gens. Et lui, il avait un véritable don pour apprendre les langues, incroyable. Blatnice, faudra que j’aille voir ça un jour, à Pâques peut-être après Sitges, j’ai envie de revenir.

christiane dit: 10 février 2017 à 18 h 19 min

@Raymond dit: 10 février 2017 à 17 h 38 min
Ca tient chaud tous ces humains, avant, comme d’imaginer ceux d’après.
Quand on veut aller chez vous, il y a un mot de passe demandé… Quant à votre monogramme, il m’évoque un livre de Georges Perec que j’aime relire W ou le souvenir d’enfance, ce livre où deux textes alternent, se cherchant, un récit mémoire, un délire imaginaire(Gallimard). Pour saluer vos traces (Tombeaux ?), quelques lignes de ce livre : « J’écris parce que nous avons vécu ensemble, parce que j’ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps près de leur corps ; j’écris parce qu’ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l’écriture… »

Widergänger dit: 10 février 2017 à 18 h 13 min

JC….. dit: 10 février 2017 à 16 h 36 min
Pauvre Montaigne à cheval, comme une viande morte dans son caisson froid …
__________
Ça c’est ce que tu crois ! Même dans son frigo il est capable de se fouutre en colère, ça va chauffer je ne vous dis qu’ça, et il va nous ressusciter des morts, vous allez voir !

christiane dit: 10 février 2017 à 18 h 07 min

C’est très beau, JC ( 17 h 24 min) mais je pense que son corps repose au funérarium où sa famille peut venir poser sur lui des pensées douces et tristes, lui confier ces mots, ces petits mots fragiles, encore.

christiane dit: 10 février 2017 à 18 h 03 min

@D. dit: 10 février 2017 à 17 h 39 min
Il y a du Michaux en vous mais ce n’est pas la nuit qui remue se sont les mots qui se font des grimaces dans les miroirs.
D, vous apportez avec vos espiègles réparties, vos menus et vos lectures du dimanche un pailleté de déraison qui adoucit les mœurs. Encore qu’avec JC, ça devient difficile. Il ressemble à une pierre de granit face au vent.

D. dit: 10 février 2017 à 17 h 45 min

Christiane, ça y est je viens de comprendre : vous pensiez à la sécurité. C’est la sécurité de ces routes qui est incertaine, à cause de la faiblesse de l’éclairage nocturne.

Nicolas dit: 10 février 2017 à 17 h 43 min

Oui Christiane, il y a celui ci également
https://www.google.fr/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fs-media-cache-ak0.pinimg.com%2F736x%2F75%2F63%2F8a%2F75638aed377ab170cc97cea0296062f5.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fuk.pinterest.com%2Fexplore%2Fwilliam-turner%2F&docid=KE89aWZzEL1i6M&tbnid=iL1ECA3IZg6mcM%3A&vet=1&w=478&h=656&bih=634&biw=1024&q=william%20turner%20&ved=0ahUKEwiy-5a5_IXSAhXJWBoKHcnTA5U4yAEQMwgzKDEwMQ&iact=mrc&uact=8#h=656&imgrc=iL1ECA3IZg6mcM:&vet=1&w=478

Delaporte dit: 10 février 2017 à 17 h 43 min

Le chiffre qui tue :

« Selon un sondage Odoxa pour France Info publié ce vendredi, 79 % des personnes interrogées n’ont pas été convaincues par les explications fournies par le candidat de la droite »

D. dit: 10 février 2017 à 17 h 39 min

Tout ce que vous énoncez me semble pourtant très certain, Christiane. Je me demande si l’incertitude ne porte pas là sur l’opportunité de l’emploi du mot incertain.

Raymond dit: 10 février 2017 à 17 h 38 min

On vient de découvrir au Soudan des pyramides étrangement arrondies qui dateraient de – 2000 ans avant JC. S’ouvre un nouveau pan de l’humanité quelque part en Afrique de l’Est. On espère qu’il y a deux mille ans ces êtres étaient plus heureux qu’au même lieu maintenant. Je m’interroge sur le bonheur que j’éprouve à « découvrir » de semblables découvertes. Est-ce une autre manière de s’aimer soi-même? Est-ce au fond un divertissement qui nous rassure sur notre fermeté à bâtir? Ce lieu de projection, pourquoi est-il si flatteur? Est-ce l’autre nom de la volupté du passé, ce temps où les êtres avaient envie de chanter? N’est-ce qu’un conte? Ce temps était peut-être effroyable, alors pourquoi mille pensées positives viennent-elles nous « rassurer »?

D. dit: 10 février 2017 à 17 h 33 min

si c’est fréquemment c’est qu’on peut le qualifier légalement sur une fiche de police..le site est légalement consultable..tu comprends? ha tu restras 3eme classes à ficher des coups de bottin avec coluche

non, sincèrement je ne comprends pas, Bouguereau. La finalité n’est pas d’obtenir une fiche de police mais une décision judiciaire qui protégera la population de la menace que l’ennemi de la Nation française fait peser sur elle. S’il y a un seul mot inadapté, signale-le moi

Janssen J-J dit: 10 février 2017 à 17 h 27 min

@cesser de jouer aux simplets de haut niveau…

y’en a qui voient juste en eux-mêmes, c TAF réconfortant.

JC..... dit: 10 février 2017 à 17 h 24 min

MàC,
Ce soir, au moment de vivre une nuit de plus, on allume des lumières qui ne t’éclaireront pas, on te fait un sourire que tu ne verras pas, on te fait une bise dont tu ne sentiras pas la chaleur, puisque tu es complètement mort. On pense à toi, encore présent dans ton apparat mortuaire, une boite, quasi insultant pour celui que tu fus et qui ne représente rien…

Repose en paix, camarade ! Bonne nuit !

Janssen J-J dit: 10 février 2017 à 17 h 24 min

D. dit: 10 février 2017 à 15 h 53 min Je n’ai aucun souvenir d’avoir écrit cela, JJJ. Je vous le dit avec la plus grande sincérité et droit dans les yeux : ce n’est pas moi.

Votre regard direct de big frère m’est presque insoutenable. Mais pourquoi vous êtes-vous visé, D., alors que ce message ne parlait nullement de vous, relisez-le… Il ne s’adressait qu’à des gens qui parlent en vous à votre insu, usurpant votre identité, au nom de la liberté octroyée à Daesch d’intervenir sur sur les blogs de littérature française quand ça lui chante.
Vous êtes sur une mauvaise pente zodiacale, on commence à vous craindre, ici. Qu’allez-vous encore nous manger de funeste ce soir, au juste ?

christiane dit: 10 février 2017 à 17 h 11 min

@D. dit: 10 février 2017 à 16 h 28 min
Ses routes sont incertaines, souvent de nuit ,lumière jaune faiblarde d’un réverbère, inquiétantes. « Gas » 1940. Une station service en rase campagne. Route déserte, se perdant dans une obscurité insondable, quelques pompes à essence, un no man’s land… Ou de jour, une route au loin,un pompiste méditatif, un soleil bas, une route déserte encore…

bouguereau dit: 10 février 2017 à 16 h 55 min

oui mais en même temps y’a pas plus sourd qui veut pas entende serdgio..et puis herr hitler a signé des papier..les écrits ça restent

Sergio dit: 10 février 2017 à 16 h 53 min

Delaporte dit: 10 février 2017 à 16 h 27 min
consulter un site djihadiste ?

Toutes manières il faut savoir ce qu’ils mijotent c’est le renseignement ouvert…

Si on avait mieux écouté oncle Wolf on aurait su qu’il allait se pointer havec ses Pointus ; pourtant on peut pas dire qu’il parlait doucement !

Delaporte dit: 10 février 2017 à 16 h 52 min

Je suis déjà aller sur des sites de Daesch, notamment la revue en ligne « Dabiq », par curiosité et pour savoir ce que prônait exactement l’ennemi. J’en ai conclu que seuls les convertis pouvaient se laisser influencer par une telle littérature, ou encore les esprits faibles. C’est vrai que l’interdiction est une mesure radicale, la seule efficace en temps de guerre. Churchill l’avait d’ailleurs préconisé ainsi, pendant la guerre : par patriotisme, il ne fallait pas, recommandait-il, écouter les communications de propagande des nazis. Certes, mais c’est laisser tomber un peu trop facilement la notion de liberté, que le Conseil constitutionnel a tout de même voulu défendre dans sa décision. L’arsenal de mesures antiterroristes est assez important, selon moi, pour se permettre de ne pas en rajouter une supplémentaire qui nierait un principe fondamental auquel la démocratie est attachée.

JC..... dit: 10 février 2017 à 16 h 49 min

Simplet doit être approché avec le sourire, en confiance, on abonde dans son sens unique, puis on s’en saisit rapidement afin de le déradicaliser fissa … uhuhu !

Et voila me travail : il comprend enfin que l’on doit cesser de jouer aux simplets de haut niveau car on est en guerre !

christiane dit: 10 février 2017 à 16 h 46 min

@Nicolas dit: 10 février 2017 à 16 h 39 min
Oui oui oui, mais là, il ne reste que la lumière jouant avec la fumée !

bouguereau dit: 10 février 2017 à 16 h 46 min

Consulter accidentellement un site djihadiste, admettons. Le consulter fréquemment c’est pour moi un acte guerrier manifeste. Tout comme fréquenter une mouvance salafiste

t’es un âne dédé..si c’est fréquemment c’est qu’on peut le qualifier légalement sur une fiche de police..le site est légalement consultable..tu comprends? ha tu restras 3eme classes à ficher des coups de bottin avec coluche

D. dit: 10 février 2017 à 16 h 45 min

Je suppose que vous plaisantez, JC.
uh ! uh ! uh !…comme vous dites. Enfin j’espère parce que j’ai eu le commencement de l’ombre d’un doute, très bref…mais tout de même.

D. dit: 10 février 2017 à 16 h 39 min

Mais ça, Delaporte, je le savais depuis bien longtemps. Notre constitution et notre appareil législatif actuels ne permettent pas de nous battre comme nous aurions légitimement le droit de nous battre.
Ils doivent donc être drastiquement modifiés. Parce que nous menons une guerre et nous avons tendance à l’oublier très vite. Consulter accidentellement un site djihadiste, admettons. Le consulter fréquemment c’est pour moi un acte guerrier manifeste. Tout comme fréquenter une mouvance salafiste.
Quand à Internet, en état de guerre, il doit être intégralement controlé, les fournisseurs d’accès forcés par la loi à filtrer les contenus listés par l’État. Aucun trou je doit exister dans le système. C’est parce que nous ne le faisons pas que nous risquons fort de perdre cette guerre à moyen et long terme. Et c’est aussi là que l’on reconnait facilement les inféodés au mondialislme, actifs ou passifs, des patriotes.

bouguereau dit: 10 février 2017 à 16 h 36 min

si on ne peut plus consulter un site djihadiste ou autre

autre..ça commence comme ça et haprés c’est les milf..hon connait la musique militaire dirait serdgio

bouguereau dit: 10 février 2017 à 16 h 32 min

Les mirages III argentins se sont pris une pâtée monumentale par les Tornado (et non pas tournedos, même si nous sommes chez les roatsbeefs)

nicht tornado..arieur..nicht mirage etc..jle sais j’étais chez les brits a chanter dont cri for mi argentina au péril de ma vie..

JC..... dit: 10 février 2017 à 16 h 30 min

Nous sommes d’accord, Delaporte : si on ne peut plus consulter un site djihadiste ou autre pour des raisons politiques il y a atteinte à la liberté d’expressions et aux libertés fondamentales.

Delaporte dit: 10 février 2017 à 16 h 27 min

Une décision heureuse du Conseil Constitutionnel, garant des libertés civiques en cette période sombre du tout-répressif :

« Peut-on sanctionner un justiciable pour le simple fait de consulter un site djihadiste ? Le Conseil constitutionnel, saisi de la question en décembre dernier, a tranché : c’est non. Les Sages ont en effet estimé ce vendredi que l’article du code pénal qui créé ce délit portait atteinte aux libertés fondamentales. »

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