de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Roger Grenier

Pour saluer Roger Grenier

« Il n’y a plus que toi qui a connu… ». C’est la phrase qui tue. Façon de parler, bien sûr, car celui auquel elle s’adressait invariablement, le doyen des établissements Gallimard au 5 rue Gaston-Gallimard, anciennement rue Sébastien-Bottin, vient de disparaitre à 98 ans. Jusqu’à l’année dernière, Roger Grenier recevait son quota de nouveaux manuscrits lors des rituels comité de lecture : « On me donne des vieilleries plutôt que des jeunes romancières, allez savoir pourquoi ! » soupirait-t-il. Généralement, lorsque qu’un collaborateur de la maison d’édition poussait la porte de son bureau et lui lançait « Il n’y a plus que… » (air connu), c’était signe qu’une célébration aller lui échoir. Normal : il était là, entre ces murs depuis le 1er janvier 1964.

Il y a quelques années, il a eu droit au centenaire de la naissance de la Nrf (il n’y était pas, tout de même, mais c’est tout comme) ; puis celui de la naissance de Romain Gary. En 2013, il avait double qualité pour officier ès-qualités lors du centenaire de la naissance d’Albert Camus. Toujours lui, les commémorations. « Dans le Cahier de l’Herne qui lui sera consacré, je signe trois articles : un record ! Ce qui me vaut d’être invité partout y compris dans les manifestations les plus improbables. Saviez-vous que l’hôpital de la Timone à Marseille organise un colloque sur « Camus et la surdité » parce qu’il comptait des sourds dans sa famille ? » demandait-t-il à voix si basse qu’il fallait tendre l’oreille. Ce n’était pas dû au thème du colloque mais à une tradition maison implicitement et naturellement instituée par le discret Jean Paulhan ; depuis, on n’y parle pas, on y chuchote. Grenier était donc comme ça, même à la radio où il avait chuchoté nombre de portraits d’écrivains à l’oreille des auditeurs.

Avec le recul que lui autorise l’âge, le fils de l’opticienne revoyait sa vie comme une succession de hasards, heureux ou malheureux. Le premier coup de chance de ce natif de Caen élevé à Pau, se produit à Clermont-Ferrand sous l’Occupation. Démobilisé en novembre 1942 après avoir passé trois ans sous les drapeaux, il poursuit des études et de Lettres et de philosophie, et fait le pion dans différents établissements scolaires pour gagner sa vie, lorsqu’une mathématicienne l’introduit dans un petit groupe d’intellectuels auquel appartient notamment Laurent Schwartz. Le second, c’est d’avoir été accepté par ce groupe lié à CDLR, le mouvement « Ceux de la Résistance » dont les rangs étaient si maigres que les mauvaises langues l’appelait « Celui de la Résistance ». Avec Léo Hamon et le surréaliste André Thirion, il fut du groupe qui prend l’hôtel de Ville de Paris à la Libération. « Ces deux coups de chance m’ont mis le pied à l’étrier dans la presse de l’après-guerre. Sans cela, j’aurais fini employé à la mairie de Tarbes » reconnaissait-il. Il est vrai qu’après, tout s’enchaîne.

C’est ainsi que celui qui se rêvait photographe ou pianiste de bar devient chroniqueur judiciaire à Combat, couvrant les procès de l’épuration. Il est assis sur le banc de la presse aux côtés de Madeleine Jacob de Franc-Tireur et Francine Bonitzer de l’Aurore, surnommées « Pancréas et Médisance ». Il est là pour Pierre Laval « le plus impressionnant car il a mis longtemps à comprendre qu’il était condamné d’avance alors que cela nous paraissait évident » ; encore là pour Joseph Darnand, chef de la Milice, et aussi pour la bande de Je suis partout « avec Rebatet le plus ignoble dans la lâcheté, il avait même dénoncé ses voisins » ; toujours là pour Jean Luchaire, l’homme de presse mondain qui nie sa présence à un massacre « et le procureur Lindon de se lever en le pointant du doigt : évidemment, vous étiez toujours à table ou au lit ! ». De cette expérience, il tire en 1949 l’un de ses tous premiers livres Le Rôle d’accusé : « A Combat,tout le monde écrivait. Une vraie succursale de la Nrf ! Alors moi aussi. J’ai donc fait un essai de phénoménologie du fonctionnement de l’appareil judiciaire. Camus l’a pris dans sa collection « Espoir » pleine de titres désespérants. »

Après Combat, il y a France-Soir (qui lui a inspiré La salle de rédaction, subtil recueil de nouvelles que devrait lire tout futur journaliste) et enfin Gallimard. Trois institutions dirigées par trois monstres sacrés à l’égard desquels sa reconnaissance est infinie. Pourtant, s’il y en a un à qui il dit tout devoir, c’est un homme de l’ombre : Pascal Pia, le sans-grade qui « faisait » vraiment Combat tous les jours, le vibrant Pascal Pia, ou le droit au néant (1989), que son regretté ami « JB » Pontalis publia dans sa collection, en témoigne. Etrangement, si ce parisien a un peu voyagé, ce n’est pas grâce à la presse : « Journaliste, j’ai bougé deux fois surtout : en 1946 pour la guerre civile grecque, et en 1962 sous Franco pour les premières grandes grèves des Asturies, clandestinement, grâce à Semprun et Goytisolo. Je voyage beaucoup plus pour Gallimard, dans le monde entier, pour des conférences et des débats. La commémoration, toujours ! »

Son goût de la lecture était demeuré intact. Heureusement car c’est toujours à lui qu’échoit la supervision des rééditions ; une activité plutôt calme sauf quand cela sent le souffre et que l’auteur a beau être mort de longue date, son texte est inédit et ce n’est pas un hasard :

 « On m’a demandé mon avis sur la correspondance entre Paul Morand et Roger Nimier. Négatif ! Ca suinte de partout la misogynie, l’antisémitisme et l’humour franchouillard. Vraiment pas à leur honneur et d’un intérêt littéraire très limité ». 

Dans son enfance il ne jurait que par Jack London jusqu’à ce que Le grand silence blanc de L.F. Rouquette le fasse durablement rêver. Il en reste des lueurs nostalgiques dans le regard, reflétant des couvertures d’antan. Tchékov, à qui il consacra un portrait des plus justes, et Faulkner n’ont pas quitté son chevet depuis toujours. En revanche, il s’était surpris à se déprendre d’anciennes lectures car son regard critique avait évolué. Les livres de Cesare Pavese par exemple. « Quand on aime, on invente et on embellit ; quand on aime moins, la réalité surgit » expliquait-t-il, comme pour justifier sa déception, dont il semblait exclure, tout de même, l’inoubliable Métier de vivre.

IMG_7438Il maitrisait comme peu d’écrivains l’art du portrait. Instantanés (Gallimard, 2007) en proposait un fameux bouquet, bien que le recueil favorisât trop son goût immodéré de l’anecdote littéraire. Plutôt que d’égrener ses souvenirs de journaliste, d’écrivain et d’éditeur sous la forme convenue du «  »racontage de mézigue » » (impérissable formule de Jacques Perret), il avait choisi de le faire sous la forme d’éclats de portraits. Romain Gary sous ses masques, Albert Camus au marbre de Combat, Marc Bernard et Claude Roy, et puis Queneau, Prévert parmi quelques autres. Autant d’anecdotes qui pourraient donner matière à portraits. C’est chaleureux, jamais rosse, à peine esquissé. Des ébauches de mémoires qui valent par leur sentiment d’inachevé. Chacun en retiendra ce qui le touche ou ce qu’il ignorait. En ce qui me concerne, deux ou trois choses. La raison du choix de son pseudonyme par James Hadley Chase, ancien libraire sous son vrai nom de René Raymond :

« J’ai longtemps observé les clients des librairires. Ils regardent les rayons, rangés par ordre alphabétique. Ils passent devant le A, hésitent devant le B et commencent à sortir des livres à C. Il fallait donc que mon nom commençât par C. Jusqu’à G, c’est bon . Après, ils sont fatigués. »

L’échange entre Gaston Gallimard et Isabelle Rivière, veuve de Jacques Rivière, pressée de lui succéder : « Dieu m’est apparu cette nuit. Il m’a dit de prendre la direction de la NRF. – Comme c’est curieux. Moi, il ne m’a rien dit » »... La présence de trois prêtres défroqués dans le haut personnel de Gallimard il y a quelques années encore, du temps de Jean Grosjean… Le suicide d’Ernest Hemingway avec le même fusil qui avait déjà servi à son père pour se suicider… Enfin un mot de Camus dans son dernier éditorial de Combat le 3 juin 1947 que je pourrais faire figurer en épigraphe des «  »Commentaires » » de ce blog :

Qui ne se trompe pas, parlant tous les jours ?

Son territoire de lecteur était immense mais son univers tenait en un mouchoir de poche. Le quartier de Saint-Germain-des-Près. Plusieurs centaines de mètres à peine le séparaient de son domicile de la rue du Bac. Pas plus germanopratin que lui. Même Ulysse, son chien adoré, était un braque saint-germain… A quelques années de son propre centenaire, il continuait à se rendre tous les jours à son bureau pour lire des manuscrits, rédiger des notes de lecture, répondre aux auteurs, les recevoir. A voir ce régent du Collège de Pataphysique traverser le boulevard, petit bonhomme échappé d’un dessin de Sempé, légèrement voûté, tête nue malgré le froid, un imperméable par-dessus son discret costume-cravate, on n’imaginait pas tout ce qu’il avait vécu, connu, lu et tout ce qu’il comptait encore écrire après quelques dizaines de romans, nouvelles, essais biographiques. Roger Grenier conjuguait le temps de l’Histoire à sa manière. Un jour, nous marchions entre son bureau et son domicile lorsqu’il avisa une enseigne : « C’est le restaurant préféré de Goering, à ce qu’on dit… » Il l’avait dit au présent, pas au passé, jamais.

(« Roger Grenier chez lui rue du Bac il y a quelques mois… et quelques années auparavant au restaurant à Bucarest  » photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

786 Réponses pour Pour saluer Roger Grenier

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 10 h 41 min

Okay, Nicolas, sachez que si un jour je vous traitais de pauvre type j’en serais rendue au niveau zéro de l’estime.

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 10 h 39 min

Remettez vous Bérénice, je ne l’ai pas insulté de tous les noms, prétentieux et pédant ne sont pas des insultes vulgaires tout au plus une critique virulente quant à vieux con, c’est court, ca claque et puis ça me fait du bien, y’a t’il du mal à se faire du bien? Certainement dirons ceux pour qui je ne suis qu’un insolent ce qui sous entendrait que le vieux con ne peut être. Ne nous voilons pas la face le vieux con existe et il n’y a pas cinquante façon de le dire, car l’exprimer poliement, y mettre les formes, n’est que contorsion hypocrite ne pensez vous pas ?
Qu’est ce qui me fait dire ça sur Pivot? Plein de chose, je ne vais pas passer ma journée sur Pivot. C’était juste un petit apparté parce que je trouve que Pivot troll superbement bien!

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 10 h 37 min

10h30 et c’est sans dire qu’une amitié peut être passionnée et qu’il était homosexuel, les homosexuels ne détestent pas les femmes et en tant que femmes je dirai qu’ils sont d’un commerce agréable, au moins vous êtes assurée qu’il ne sera question de coucherie, si c’est un problème cela ne se présentera pas.

Lacenaire (de passage) dit: 11 novembre 2017 à 10 h 32 min

« une petite bite ne deviendra jamais une grosse » écrit la vieille taupe de bouguereau, dame, il parle pour lui, vous avez déjà vu une bite de taupe ?

closer dit: 11 novembre 2017 à 10 h 30 min

Georges Sans était très sensuelle, elle adorait faire l’amour. Il est invraisemblable qu’elle ait eu une liaison avec Chopin pendant 9 ans, ce que personne ne conteste, sans relations sexuelles avec lui. Mais il est très possible que la maladie de Chopin ait réduit ses capacités dans ce domaine vers zéro à la fin de leur histoire…

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 10 h 26 min

c’est autre chose; on peut être poliment irrespectueux, et respectueusement impoli, irrespectueusement poli, irrespectueusement impoli

bordo il hantre pas dans ce genre de ratiocination de vieille tarlouze à langue de pute..le respect est total

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 10 h 23 min

Nico, autrefois c’était un signe, moins j’appréciais quelqu’un plus je lui témoignais de politesse ; maintenant j’estime que la beauté passe aussi par le langage et bien que ma langue soit pauvre, que trop souvent je suis grossière.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 10 h 22 min

Bernard Pivot est un gros matou qui ronronne dans le même panier depuis longtemps.

Comme tout le monde, c’est risqué ! Les conséquences peuvent être chiraquiennes…

Janssen J-J dit: 11 novembre 2017 à 10 h 21 min

(google translator, à 10.03)

[Tout à fait Barozzi.. Ce mot de ‘virilité’ n’a de sens que dans une ‘esthétique’ (par exemple la fasciste.., il est bien établi par exemple par le futurisme) ou dans une proaction psychologique qui, dans le propos, se veut un ‘dévoilement’ du cul de leurs auteurs… Et là, c’est le talent ‘délirant’ qui parle et le talent est extrêmement rare sur le sujet… On peut citer évidemment « Sexe et caractère » (d’Otto Weininger)…, un jeu de course à la mort… Sans talent, c’est difficile de faire plus affreux et abominable de platitude. Ceci dit, que les féministes se placent sur le terrain de l’esthétique…, elles n’ont pas tort, mais ne pouvant le dire, elles se ridiculisent comme Paul Edel quand il fait son laïus « gender » littéraire].

Passionnant ! BJ à toussent et à chacun-e,

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 10 h 20 min

Les gens pas respectables, les sales c.ons et les sales c.onnes?

tu transposes havec bite nico..et toudincou tu vois que le dévoilment dla dialectique a jicé qui se vautre havec retour de flamme dans le calbut..une petite bite ne deviendra jamais hune grosse

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 10 h 17 min

Nicolas, la politesse est une convention hypocrite sans laquelle le monde à feu et à sang croulerait de plus sous l’injure, le respect , c’est autre chose; on peut être poliment irrespectueux, et respectueusement impoli, irrespectueusement poli, irrespectueusement impoli .

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 10 h 14 min

Nicolas, vous auriez pu exprimer votre désaccord d’une autre façon, vous disposez des moyens à argumenter, de quoi s’agissait-il? Je n’ai pas lu en amont ce qui vous mène décider qu’il est un v… C…

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 10 h 07 min

Le respect Bérénice est bien souvent synonyme d’hypocrisie. Quand je dis « il en a les moyens » c’est là qu’est mon respect pour cet homme, quant à la critique que j’en fait, c’est une seconde marque de respect, je ne critique pas les gens qui ne sont pas respectable, aucun intérêt.

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 10 h 06 min

Pivot a raison. « Écrivaine » est une invention abominable. Je crois que si on avait informé Yourcenar qu’elle était une écrivaine, elle eût vertement répondu.

‘vertement répondu’..sapré larbin..il se contesctualise tout seul

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 10 h 05 min

Christiane, tu dois en tirer la conclusion évidente : Cesare Pavese était un déséquilibré de haute taille….

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 10 h 03 min

Tous les cas de figure existent Pablo75. Je connais des hommes efféminés parfaitement hétérosexuels et des homosexuels virils. Parmi ces derniers, certains sont actifs d’autres passifs…

toutafé baroz..ce mot de ‘virilité’ n’a sens que dans une ‘esthétique’ (par exemple la fachiss.. bien establi par exemp par le futurismo) hou dans une proaction spicilogique qui dans le propos se veut un ‘dévoilement’..du cul de leurs hauteurs..et là c’est le talent ‘délirant’ qui parle et le talent est estrémement rare sur le sujet..hon peut citer hévidemment zex hund charactère..un jeux de course à la mort..sans talent c’est difficile de faire plus affreux et habominabe de platitude
..ceci dit que les féminiss se place sur le terrain de l’esthétique..elles ont pas tord mais ne pouvant le dire elle se ridiculise comme polo quand qui fait son laius gendeur littéraire

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 10 h 03 min

« Que pensez vous des petites c.onnes? » (Nicolas)

Je me sens très proches d’elles … j’essaie de les aider : mariage, grossesse, époux petit con prenant de l’âge et du poids, leur sort n’est pas drôle !

Nous devons, en féministes courant historique, les lustrer de notre sagesse, de notre respect, de notre tendresse, de notre lubricité si nécessaire !

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 9 h 53 min

Quand je serai mort, ils pourront prendre mes livres et s’en servir pour torcher le cul des chats.
Bukowski
Plutôt la catégorie gros c.onnard <3

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 9 h 47 min

Celles comme Marie Lou ( Gainsbourg) – adorable petite conne – soit les « Lolita » ? qui éveillent la jalousie de toutes les madames Robinson?
l’expression me donne à voir une jeune fille plutôt sexy et qui ne se soucie pas de respecter les règles du jeu, insolente, sûre d’elle, limite tête à claques, odieuse, égoïste.

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 9 h 46 min

Nullement JC, j’essayais de montrer les différents cas de figure, c’est une question de contexte et de ton aussi. Vos arguments sont parfaitement valables mais un simple ajout.

christiane dit: 11 novembre 2017 à 9 h 46 min

Un article paru dans La London Review of Books le 11/02/2010. Traduit en français par Camille Fanier : « Cesare Pavese, l’écriture hors la vie. »
Il ne fait l’impasse sur rien de la vie de Pavese ses errements politiques, son impuissance sex.uelle, ses échecs sentimentaux, sa misogynie mais aussi la beauté de son écriture, la grandeur de ses romans. (défilement de droite à gauche, l’article est long)
Il se termine par une supposition éclairant son suicide à Turin, à l’hôtel Roma le 25 août 1950 : Pavese aurait écrit ses romans comme s’il construisait un souvenir de lui, comme si son suicide allait protéger son œuvre. « Au fond tu écris pour être comme mort, pour parler d’en dehors du temps, pour faire de toi un souvenir pour tous. », pour être comme ces écrivains morts qu’il admirait et traduisait : Melville, Dickens, Defoe. Sont rappelés aussi ces mots terribles qu’il écrivit sur la page de garde des « Dialogues avec Leuco » : « Je pardonne à tout le monde et je demande pardon à tout le monde. Ça va ? Pas trop de commérages. », avant d’avaler des somnifères… ou certaines paroles de son journal, une semaine avant cette nuit : « Tout cela me dégoûte. Pas de paroles. Un geste. Je n’écrirai plus. ». Un journal en contraste avec ses romans, tellement sombre.
https://www.pressreader.com/france/books/20120329/281655368618494

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 9 h 44 min

Je n’ai pas saisi les déclarations de Bernard Pivot, celles qui vous conduisent à le traiter de la sorte , il vieillit, vous aussi un jour aurez une perception que les plus jeunes jugeront dépassée cependant j’estime que cet homme mérite le respect.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 9 h 41 min

Pour des raisons qui vous appartiennent, Nicolas, vous faites preuve d’une indulgence coupable concernant le « grand con » tel que vous le percevez…

J’inverserai la donne !

Le petit con est un grand con en formation, qui apprend. Souvent vite s’il est doué. Il finira comme son mentor.

Non pas « niais », non pas « sympathique » mais « con achevé », comme tout grand con qui a réussi à oublier qu’il fut d’abord petit.

renato dit: 11 novembre 2017 à 9 h 36 min

bérénice, traduits :

Les Impardonnables, Gallimard
Le Tigre Absence, Arfuyen
Entre deux mondes. Poèmes liturgiques, Ad Solem
La noix d’or, Gallimard,
Lettres à Mita, Gallimard

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 9 h 31 min

Le petit con ébranle, il rue dans les brancards, ou alors il est bêtise crasse, le grand con est niais ou sympathique.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 9 h 21 min

allez, bon week-end, les hardeurs. Je vois qu’ils sont « en forme » encore de grand matin. Pas du genre à  » bander » mou.

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 9 h 18 min

Tous les cas de figure existent Pablo75. Je connais des hommes efféminés parfaitement hétérosexuels et des homosexuels virils. Parmi ces derniers, certains sont actifs d’autres passifs… La pédérastie est l’ancien nom de l’homosexualité. Mot généralement impropre. Si tu veux parler de pédophilie, il y a des pédophiles homos, porté exclusivement sur les gamins, et des pédophiles hétérosexuels, portés sur les gamines (l’inverse pour les femmes). Et aussi des pédophiles bi, qui aiment les garçons et les filles.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 9 h 18 min

Nicolas, avoir l’air et la chanson du petit con, pas mieux . d’ailleurs on pourrait s’interroger de notre perception de ces deux extrémités du spectre de la con.erie, quand on pense ou dit: grand c.n ou pet.t con, l’un a l’air installé mais n’échappe pas à la prétention, l’autre n’a pas les moyens de prétendre et en dépit de cette absence de moyens prétend.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 9 h 16 min

Pavese son oeuvre, reste une source d’études, et c’est très bien.
De ce petit moment  » en sa compagnie » ( des Poètes), à l’occasion de ce billet- ce qui n’avait peut-être pas été le cas précédemment, j’ai eu l’impression de moins mal le connaître.
« vivere è cominciare, sempre »

« (…)Deola siede mostrando il profilo a uno specchio
e si guarda nel fresco del vetro. Un po’ pallida in faccia:
non è il fumo che stagni. Corruga le ciglia.
Ci vorrebbe la voglia che aveva Marì, per durare
in pensione (perchè, cara donna, gli uomini
vengon qui per cavarsi capricci che non glieli toglie
né la moglie né l’innamorata) e Marì lavorava
instancabile, piena di brio e godeva salute.
I passanti davanti al caffè non distraggono Deola
che lavora soltanto la sera, con lente conquiste
nella musica del suo locale. Gettando le occhiate
a un cliente o cercandogli il piede, le piaccion le orchestre
che la fanno parere un’attrice alla scena d’amore
con un giovane ricco. Le basta un cliente
ogni sera e ha da vivere. (Forse il signore di ieri
mi portava davvero con sé). Stare sola, se vuole,
al mattino, e sedere al caffè. Non cercare nessuno. »

https://www.poesie.reportonline.it/poesie-di-cesare-pavese/index.html

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 8 h 45 min

Le féminisme prétentieux et pédant règne dans nos papotages de littérateurs n’ayant finalement rien à en foultre. Il a l’efficacité d’une rascasse restée longtemps au soleil…

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un féminisme sérieux, efficace et utile.

Que nous importe que Colette soit une grande écrivaine ou un grand écrivain ? Que Rachida soit une femme libre, ouverte, autonome est infiniment plus nécessaire que le blabla des amazones du nanisme sexiste !

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 8 h 24 min

@renato dit: 10 novembre 2017 à 12 h 29 min

tout simplement: merci.

C’est incroyable ce que ce témoignage enrichit le journal de Pavese, et met fin (pour moi) à cette énigme qui a fait coulé de… l’encre, sur l’entrée du 23décembre 1937.

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 8 h 21 min

Vu d’ici Pivot a l’air d’un vieux con prétentieux et pédant, certes il en a les moyens mais est ce une raison valable?

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 8 h 13 min

Ce qui déprécie la fonction d’écrivain ce n’est pas de la soi disant desuniversaliser en la feminisant, jouer sur les mots conforte les mauviettes imbéciles mais ne fait en aucun cas une réalité. Faut être un peu pragmatique, ce sont les grandes écrivaines et les grands écrivains qui font la grande littérature.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 7 h 57 min

Se poser la question de savoir si le pianiste de bar polonais était de la jaquette flottante est aussi ridicule que de se poser celle de savoir si le tiercé Yahvé/Allah/Dieu existe !

Les réponses sont connues : OUI/NON

P. comme Paris dit: 11 novembre 2017 à 2 h 40 min

« Je suis content qu’il y ait tous ces commentaires de votre part sur le Notre Père. »

Votre Pére n’est pas mon Père.

Pablo75 dit: 11 novembre 2017 à 1 h 20 min

@ Chaloux

« je crois qu’on peut être une nature extrêmement virile et homosexuel, il n’y a pas de contradiction. »

Cela, Jazzi pourrait le dire mieux que moi. Il faudrait déjà se mettre d’accord sur la définition d’homosexuel. Un pédéraste est un homo?
Montherlant disait que non, et lui était très viril. Peut-être les pédérastes actifs peuvent être très virils (existent des pédérastes passifs?).

Moi ce que j’ai vu le plus c’est des homos pas très virils. Mais c’est quoi la définition de virilité? C’est vrai qu’il y a des sportifs homo, des
joueurs de foot ou de rugby, et même des boxeurs.

En tout cas, pour moi Chopin n’était pas du tout viril. Et sa musique encore moins, même si elle est écrite avec beaucoup de rigueur (les féministes du blog vont me tomber dessus).

« Tu es de l’avis d’Alexandre Tharaud ».

Quel avis? Lui non plus n’est pas très viril et j’imagine que parce qu’il est homo.

Je ne vois pas pourquoi tu veux que Chopin soit bisexuel, alors qu’on sait qu’il fuyait les femmes (ses « fiancées ») et qu’il a été avec Sand
pour bien d’autres raisons que le sexe ou même l’amour. Et je ne sais pas pourquoi son homosexualité n’est pas plus connue et pourquoi elle n’est pas admise « officiellement », sans doute à cause du nationalisme polonais, comme les russes continuent de nier, à cause du nationalisme ruse et contre toute évidence, que Tchaikovski était homo aussi.

Le cas de Ravel est différent. Non seulement on ne lui connaît aucune liaison amoureuse mais aucune relation sexuelle non plus. On connaît par contre sa passion pour le monde de l’enfance et les jouets. Et pourtant sa musique est bien sensuelle, et même parfois sexuelle (le Boléro est un vrai orgasme musical, surtout dirigé par Celibidache ou chorégraphié par Bejart).

Voir ici la gestuelle érotique de Celibidache le dirigeant (à partir de la min. 12):
https://www.youtube.com/watch?v=rGy2BB87gug

Était-il un onaniste compulsif et honteux qui avait peur de femmes comme Dalí, quoique lui du genre exhibitionniste plutôt? Un asperger comme Glenn Gould et aussi chaste que lui? Je ne sais pas.

En tout cas, Cocteau, qui savait tout sur tout le monde dans ce domaine, qui l’a bien connu pendant très longtemps et qui le détestait, dans ses Journaux intimes ne parle jamais de sa sexualité. Le secret, si secret il y a, était bien gardé.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 novembre 2017 à 0 h 46 min


…Jeanne d’Arc,…et ses rêves éveillés avec les Stars – Wars,…
…complots et musiques,…de chambres,…
…aux instruments dressés,…la baguette magique ,…tous en cuisine,…
…à nos éclairs au chocolat,…etc,…

x dit: 11 novembre 2017 à 0 h 22 min

Écoutez l’enregistrement de Raul Koczalski, élève de Mikuli, au (palais du) Belweder, pour le 138e anniversaire de la naissance de Chopin

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 novembre 2017 à 23 h 38 min


…parlons d’égoïsmes de clans, de factions, et d’autres  » prises de têtes « , des mascarades, d’intérêts- privés,…les états de lieu, des  » raisons d’états « …il faut en passer, du grotesque,…

…enfin, cinq minutes, pour écrire, un mot,…

…vous avez compris,…je préf(re les arts de peintures et autres divers graphismes, qui émoustillent plus, les sens, dans ses variétés, aux choix, qui nous vont, comme des gants, pour nous réchauffer, des textes froids et lugubres, a la mode, dans nos héritages quotidiens,…du succinct,…bref,…

…formes et couleurs, après les lignes et les fusains clair-obscurs,…etc,…
…en passant,…
…attention, aux peaux de bananes,…
…public of course,…

Jean Langoncet dit: 10 novembre 2017 à 23 h 22 min

@Plus
Colette est l’une de nos grandes écrivaines.
Colette est l’un de nos grands écrivains.
La seconde formulation est plus flatteuse, non?

Pour les confrères, c’est indéniable

Chaloux dit: 10 novembre 2017 à 22 h 56 min

Pivot a raison. « Écrivaine » est une invention abominable. Je crois que si on avait informé Yourcenar qu’elle était une écrivaine, elle eût vertement répondu.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 22 h 37 min

Custine voyait toujours bien les choses :

« M. Chopin est tombé entre les bras de Mme Sand, cette vampire amoureuse ! »

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 22 h 35 min

Pour Chopin, très malade, coïter avec Sand était suicidaire. C’est George Sand, très gloutonne point de vue sexe, qui a tué Chopin, plus rapidement que la maladie.

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 21 h 53 min

Et sur Chopin, lui-même, toujours selon mon ami Michel Larivière, opus cité :

« Il est insupportable, quand quelque chose vous pèse, de ne pouvoir se décharger de son fardeau », écrit le compositeur Frédéric Chopin dans une lettre à Tytus Wojciechowski, le 3 octobre 1839.

« Je raconte au piano ce qu’il m’arrive de te confier. Mon véritable amour est malheureusement impossible à déclarer : je t’aime à la folie, j’aimerais te dorloter et l’être par toi. Reçois mes plus sincères étreintes, car je n’ai que toi. »

La vérité surgit lentement du puits ! Par quelle frénésie de dissimulation les historiens homophobes cachent-ils depuis toujours les amours masculines de Frédéric ? On prétend que si Chopin est si timide, si réservé à l’égard du sexe féminin, c’est à cause de sa mauvaise santé. Bien au contraire, dans sa jeunesse Chopin est en pleine forme, ce n’est que plus tard qu’il sera atteint de tuberculose.

Lorsque Frédéric naît, le 1er mars 1810, près de Varsovie, la Pologne est sous domination napoléonienne et son père y est professeur de français. Aux Français, succédera l’occupation russe. Les portraits de famille montrent un Frédéric peu viril, à l’allure aristocratique. Ses études musicales dévoilent une extraordinaire précocité comme pianiste et compositeur.

Dès sept ans, Frédéric surmonte avec aisance toute la difficulté des morceaux classiques auxquels il ajoute déjà quelques pièces de sa plume. Le directeur du Conservatoire de Varsovie a pressenti le génie du jeune garçon et il dit aux professeurs : « Le jeune Chopin possède sa propre technique, certes trop personnelle et qui s’éloigne des règles traditionnelles, mais aussi trop parfaite pour la modifier. Laissez-le jouer à sa façon. »

Au lycée de Varsovie, ses amis intimes Tytus Wojciechowski et Jan Matuszynski, un peu plus âgés que lui, sont d’une extrême beauté. Les deux copains raillent Frédéric en l’appelant « mon Chopinet ». Dans les lettres d’adolescent de Chopin, on ne trouve aucune confidence galante, aucune déclaration d’amour à une jeune fille. Il plaît aux demoiselles, mais la réciproque n’est pas vraie. En revanche, dans les correspondances avec ses condisciples, il emploie toujours le même ton exalté.

À l’âge de 21 ans, il écrit à Jan Matuszinski :

« Mon âme, mon chéri, mon Jeannot bien-aimé, je te baise cordialement la bouche. Aime-moi, mon bien-aimé, tends tes lèvres à ton ami. Je n’aime que toi, donne-moi ta bouche. » Mais ce n’est pas Jan qui deviendra son grand amour. Il va bientôt lui préférer Tytus.

Aussi, lorsque Frédéric rencontre Constance, une jeune cantatrice, il va l’aimer comme idole, une inspiratrice qu’il respecte mais ne désire pas (ce qui n’empêche pas des historiens d’inventer « le premier grand amour de Chopin »…). Une preuve ?

Cette autre lettre d’amour à Tytus à la même époque :

« Peut-être pour mon malheur; j’ai rencontré Constance Gladkowska. C’est sous son inspiration que j’ai composé l’adagio de mon Concerto en fa mineur, et la petite Valse en si mineur que je t’envoie. (…) Remarque le passage marqué d’une croix, il me serait doux de le jouer uniquement pour toi, mon Tytus bien-aimé. »

Chopin devient vite célèbre. Il donne à Varsovie deux concerts qui sont des triomphes. Un critique écrit : « L’oeuvre de M. Chopin possède indubitablement la marque du génie. Il ne joue pas comme les autres, chaque note passe des yeux à l’âme, et son âme la transmet à ses doigts ! » Après ce succès, Chopin n’a qu’une envie, retrouver celui qu’il aime. Pour dissimuler son amour pour Tytus, Chopin, soucieux du qu’en dira-t-on, s’affiche avec Mlle de Moriolles. Il écrit sans tarder à Tytus que c’est un alibi :

« Il faut être prudent et respecter le manteau des sentiments cachés. »

Tytus souhaite prendre en main l’avenir de son ami, l’obliger à quitter Varsovie pour entreprendre un long voyage en Allemagne et en Autriche, afin de faire connaître son talent. Chopin hésite et répond :

« Si nous nous en allions ensemble, si nous nous embrassions sur une terre étrangère, peut être alors ne saurais-je plus garder mon secret, peut-être alors oserais-je te dire ce à quoi je pense sans cesse ! » Tytus parvient finalement à convaincre Frédéric. Le couple part pour Dresde, Breslau, Vienne. Tytus, géant blond aux épaules de bûcheron, a certainement été surpris de découvrir que les déclarations enflammées de Frédéric cachaient un véritable amour.

Mais ce parfait amour va être troublé par la révolution française de 1830. Après trois journées d’émeutes à Paris, le roi Charles X est renversé. L’agitation révolutionnaire gagne la Pologne. Le grand duc Constantin, qui gouverne au nom du Tsar, s’inquiète de la contagion insurrectionnelle, il multiplie les arrestations d’opposants. Varsovie se soulève.

Le couple Tytus-Frédéric est à Vienne lorsque éclate la révolution polonaise, qui inspire à Chopin de nombreux morceaux, dont la célèbre Étude no 12 en ut mineur « Révolutionnaire », et il écrit à Tytus :

« Je confie à mon piano ce que je voudrais confier à toi seul. Je t’aime. »

Le compositeur sait qu’il ne pourra jamais revoir sa patrie, car il est considéré comme un exilé politique. Après beaucoup de difficultés, il obtient un passeport pour Paris. Il reste en contact épistolaire fréquent avec Tytus : « Sois persuadé que je ferai tous les sacrifices qu’il faudra afin que l’opinion, si tyrannique chez nous, n’arrive jamais à découvrir chez moi ce qui fait mon malheur. C’est en vain, je le sais, que je t’aime… »

Il est donc indéniable que c’est Tytus, l’amour de sa vie, qui inspire sa musique. Mais Tytus ne reverra jamais Frédéric, il se mariera, aura deux enfants dont l’un s’appellera… Frédéric. Quelle a pu être la vie sentimentale de Chopin pendant les dix-huit ans qu’il lui reste à vivre ? Dans aucune correspondance il ne mentionne une quelconque liaison. Un biographe, ne supportant pas l’idée de l’homosexualité de Chopin, a inventé un soidisant amour pour la comtesse Potocka sur la base de lettres qui sont des faux grossiers.

Chopin, arrivé à Paris le 11 septembre 1831, vit quelques mois difficiles avec l’argent que lui a donné son père, mais il renoue vite avec le succès. Il tourne la tête à toutes les femmes, on le gratifie d’une réputation de séducteur, mais en réalité il reste insensible à toutes ces dames enamourées, sinon il n’écrirait pas à Tytus :

« Comme je voudrais que tu sois ici. Je te prends la main et je pleure. Nous reverrons-nous ? Car, à vrai dire, ma santé est misérable. »

Chopin commence à souffrir de cette affection pulmonaire qui lui sera fatale, mais, courageusement, il poursuit ses concerts.

Il rencontre Custine, homosexuel notoire. Le marquis fait une cour effrénée à Frédéric, qu’il invite à s’installer dans sa magnifique propriété à côté d’Enghien. Un peu plus tard, quand sa santé exigera un repos complet, Chopin acceptera son hospitalité quelque temps, mais repoussera ses avances. Jaloux et dépité, Custine écrira : « M. Chopin est tombé entre les bras de Mme Sand, cette vampire amoureuse ! » »

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 21 h 50 min

A propos des amours de Sand et Chopin

« Née en 1804, George Sand est, à l’âge de 18 ans, mariée contre son gré au baron Dudevant, qui lui donne un fils et une fille. Elle divorce en 1831, quitte Nohant, la propriété familiale avec ses deux enfants pour s’installer à Paris. Elle est la maîtresse de Jules Sandeau puis de Musset, mais les historiens « oublient » de dire qu’elle assume également son goût pour les femmes. Vêtue d’habits masculins, fumant la pipe et le cigare, elle affiche son lesbianisme. Grande audace, pour l’époque ! La première rencontre entre Frédéric et George est rapportée par Frédéric Hiller :

« Quelle est antipathique, cette Sand. Est-ce bien une femme ? J’arrive à en douter », dit Chopin à son ami. Sand a également une mauvaise impression :

« Ce M. Chopin, est-ce une jeune fille ? » Deux réflexions expliquant les futurs rapports qui seront totalement inversés par un échange de leurs natures. Sand joue le rôle du mâle protecteur, Chopin celui de la femme protégée.

Le 13 décembre 1836, chez lui, le compositeur reçoit et joue à quatre mains avec Franz Liszt, qui raconte : « George Sand paraît subjuguée. En partant, elle invite Chopin à Nohant. » Frédéric refuse poliment, mais Sand revient à la charge : « Pour vous, je dépose à vos pieds mon cigare et mon coeur. » Pour le recevoir, elle va même accepter de sacrifier ses habitudes, renonce à s’habiller en homme et abandonne le pantalon pour une robe. Le grand amour dont parlent les historiens ? Une légende, que la correspondance de Sand confirme :

« L’ange au beau visage, semblable à une grande femme triste, ne peut franchir le pas entre une profonde amitié et un acte charnel avec une femme. »

Sand a littéralement été obligée de violer Chopin. Le premier rapport physique, il ne l’a pas souhaité, il n’est absolument pas attiré par Sand, mais il n’a pas la force de résister : « J’ai été obligé de faire mon devoir ! » Le malheureux poitrinaire va tomber dans le piège de cette mante religieuse.

Car Chopin est désormais souffrant presque en permanence. Et Sand va jouer les garde-malade, plus que les amantes. Elle avoue à des amis :

« Oh ! la répugnance de Chopette pour le corps féminin ! J’avais l’impression de coucher avec un cadavre ! »

Une autre preuve, s’il en était besoin, que les rapports physiques avec Chopin ont cessé rapidement, cette lettre écrite à son ami Grzymala, le 18 mai 1847 :

« Il y a sept ans que je vis comme une vierge avec Chopette. »

Dans ses correspondances avec son ami Tytus, comme avec ses parents, Frédéric n’évoquera jamais une quelconque union physique avec George, il parle de « Madame Sand, mon hôtesse, pour qui j’ai une grande amitié ». De toute façon, il est malade et son affection pulmonaire supprime tout désir sexuel. Mais Fréderic n’a pas de famille en France, et il a la chance de trouver là un foyer où il s’intègre totalement.

À Nohant, George le soigne lorsqu’il crache le sang, et le reste du temps elle écrit ses romans. Frédéric, lorsque sa maladie lui en laisse le répit, compose, joue et s’occupe de Solange et Maurice, les enfants de George, leur donne des leçons de piano et de théâtre. Aussi, lorsqu’il regagne Paris, Chopin décide de vivre avec sa nouvelle famille. Pour améliorer la santé du poitrinaire, Sand recherche un climat chaud et décide de passer l’hiver 1838-1839 aux Baléares. Elle écrit : « Chopin est un ange, il a fait à Majorque, étant malade à en mourir, de la musique qui sentait le paradis… » C’est à ce moment que Chopin compose ses magnifiques Préludes. Hélas, ce voyage « de santé » va se transformer en cauchemar.

La maladie de Chopin commence à s’ébruiter. On le dit tuberculeux, et la peur de la contagion se répand bientôt. Chassés comme des pestiférés, George et Frédéric auront toutes les peines du monde à regagner la France, à bord d’un navire de guerre français, dont le médecin parvient à stopper l’hémorragie de Chopin. Frédéric, conscient de n’être plus qu’une charge pour George, lui écrit : « Maintenant, je suis semblable à un champignon qui t’empoisonne quand tu le déterres et que tu le goûtes. » Toutefois, sa santé va s’améliorer suffisamment pour qu’il soit en état de donner un concert à la cour, et il en donnera d’autres jusqu’en 1841.

La vie commune avec Sand en revanche bat de l’aile. George prend ombrage des bonnes relations de Chopin avec sa fille. C’est la raison apparente de leur rupture. En fait, c’est plutôt un prétexte. Elle s’est lassée de jouer la soeur, la mère, la garde-malade. Chopin en convient lorsqu’il écrit : « Sept années, c’était trop ! » Le 11 novembre 1846, il quitte définitivement Nohant, saluant de manière distante cette femme qui l’a maternée.

À l’été 1847, Frédéric est bien seul à Paris. Privé de son séjour à Nohant, il ne compose plus, sa santé se détériore, il a des accès de fièvre et tousse beaucoup. Le 16 février, durant un concert à Paris, il a une syncope. Avec courage il réussit cependant à terminer brillamment. La vie de Chopin est également toujours en butte aux troubles politiques. La Révolution de 1848 le privera à la fois de ses appuis à la Cour de Louis-Philippe et de ses élèves fortunés. Le 20 avril, il embarque donc pour Londres, puis l’Écosse, où il donne quelques concerts publics et privés. Mais lorsqu’il il rentre à Paris, en novembre, cette équipée britannique a sérieusement aggravé son état de santé.

En octobre 1849, Chopin reçoit la dernière lettre de Tytus, son amour de toujours, qui souhaite le revoir. Le Polonais a réussi à venir jusqu’en Belgique, mais n’obtient pas de passeport pour entrer en France, en raison des troubles qui agitent le pays. Frédéric fait intervenir un ami bien placé pour hâter les formalités, et répond à Tytus : « Mes médecins m’interdisent de quitter Paris. (…) Sinon, je t’aurais rencontré quelque part en Belgique. J’aurais tellement aimé que nous passions ensemble un moment de bonheur complet. Je n’ai jamais été aimé comme je l’aurais voulu. » Mais les deux amis ne se reverront pas.

Chopin, mourant, est porté place Vendôme, chez son ami Albrecht. Ironie du sort, c’est l’emplacement de l’ancienne ambassade de Russie ! Durant les derniers jours, le tout-Paris défile. George Sand se sent obligée à une visite d’adieux. L’abbé Jelowicki arrache une confession au compositeur, qui consent à recevoir l’extrême-onction.

Chopin meurt sans un centime, ses amis payent les obsèques qui ont lieu au cimetière du père Lachaise. Sur sa tombe, on jette une poignée de terre polonaise, qu’il avait emportée et conservée. Théophile Gautier prononce l’oraison funèbre : « Repose en paix, noble artiste, l’âme de la musique a passé sur le monde, l’immortalité commence pour toi ! » Par ses compositions où gémit l’âme de sa patrie oppressée, Chopin a fait davantage pour la Pologne que ses camarades qui ont lutté les armes à la main contre l’occupation russe. Jean-Baptiste Clesinger, l’époux de Solange Sand, exécute un moulage du visage de Chopin, qui porte les signes de la torture d’un supplicié, de l’exilé qui n’a jamais retrouvé son paradis perdu. Masque mortuaire ? Non : tombé le masque ! »

Michel LARIVIERE, « Dictionnaire des homosexuel-le-s célèbres », éditions de la Musardine, octobre 2017.

Chaloux dit: 10 novembre 2017 à 21 h 09 min

Pas de sexualité avec Chopin, le mythe de la frigidité dans Lélia, c’était pour G. Sand s’assurer une certaine liberté pour la suite…

Chaloux dit: 10 novembre 2017 à 21 h 06 min

De plus, Henri Guillemin, dans La liaison Musset-Sand, a montré qu’il fallait se montrer extrêmement prudent dans la lecture de ce que Sand a pu dire de sa vie intime, coincée qu’elle était par son temps (Guillemin se montre très virulent mais il comprend en réalité très bien de quoi il retourne). Annoncer publiquement qu’il n’y avait pas eu de vie intime avec Chopin la dédouanait de cette énième liaison, à une époque où l’on pardonnait un amant à une femme mariée qui n’avait pas trouvé satisfaction dans le mariage, mais pas deux. Le livre de Guillemin est vraiment à lire.

Chaloux dit: 10 novembre 2017 à 20 h 42 min

Cher Pablo, je crois qu’on peut être une nature extrêmement virile et homosexuel, il n’y a pas de contradiction. Tu es de l’avis d’Alexandre Tharaud et je serais assez du tiens, à moins que tout simplement Chopin ait été un homme qui ne savait pas communiquer charnellement, d’où ses effusions amicales, rassurantes parce qu’il savait qu’elles n’iraient pas très loin. Est-ce que ça signifie vraiment qu’il n’aimait pas les femmes? Ce serait à voir. Bisexuel pourquoi pas (comme 80% des hommes selon Paul Veyne qui exagère peut-être un peu…). Je crois qu’il se prépare une nouvelle édition de la Correspondance chez Fayard. On verra quand ça paraîtra.

Quant à Zimerman, ce n’est pas un de mes préférés mais je l’écouterai avec attention.
Argerich , bien sûr mais entre elle et Nelson Freire (je les ai entendus ensemble et séparément) je ne choisis pas.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 20 h 02 min

D, c’est un scénario à la Tim Burton, on devra accepter de changer de décor cependant un peu de végétation ne nuit pas à la santé.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 19 h 51 min

ajouter « besoin » et « arbres » mis pour les, changez reformulez la phrase, et dégustez tiède accompagné d’une crème renversée.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 19 h 49 min

Quel chimiste vous faites, nous n’aurions plus besoin de toits, des cathédrales, des croisées improbables nous abriteraient partout m^me où nous aurions de rayons UV, les architectes en faillite se reconvertiraient pour percer des trous dans toutes ces calcifications d’où s’échapperaient comme par des cheminées le carbone nécessaire à la photosynthèse si par un heureux calcul vous ne les avez pas tous ossifiés.

D. dit: 10 novembre 2017 à 19 h 37 min

L’inconvénient de mon procédé, c’est qu’il risque à terme de transformer tous le carbone atmosphérique et végétal en pierre.
Arrivé à ce stade, on pourra de nouveau libérer du CO2 dans l’atmosphère en versant du vinaigre sur le calcaire.

christiane dit: 10 novembre 2017 à 19 h 33 min

@Janssen J-J dit: 10 novembre 2017 à 10 h 57 min
Oui, JJJ, Tombeau pour cinq cent mille soldats de Pierre Guyotat. Violence insupportable, sadisme, atrocités, hommes pervertis par la haine et la cruauté pendant la guerre (d’Algérie ?). Un délire de sexe et de sang. Sept chants écœurants de brutalité. C’est barbare, plein de violence sexuelle morbide. Monstrueux. Je pense que c’était une sorte d’exorcisme pour lui pour moi quelque chose de trop fort qui me faisait peur. Ce livre m’a hantée, longtemps, un vrai cauchemar que j’avais osé affronter.
Pourtant quelque chose dans la langue d’écriture, dans la musique du texte étaient intéressantes.

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 19 h 32 min

Intéressant ce Chopin homo, Pablo75, ça mériterait bien un essai, voire une exofiction. Prochain Goncourt garanti ! Au train, ou plutôt l’arrière-train, que prend la littérature…

Merci à ceux qui, ici, m’ont fait découvrir Raymond Carver. Je retranscris ce qu’il dit à propos de la littérature, et qui pourrait s’appliquer à Vuillard : «  »Pas d’artifices. » Les artifices, j’ai horreur de ça. Dès que je discerne l’ombre d’un artifice ou d’un procédé dans un ouvrage de fiction, qu’il soit grossier ou extrêmement astucieux, je prends la poudre d’escampette. Les trucs deviennent toujours fatigants à la longue, et je me fatigue assez vite, ce qui tient sans doute à ma capacité d’attention limitée. Mais quand l’écriture est très tarabiscotée, ou simplement un peu trop tape-à-l’oeil, je pique carrément du nez. Les écrivains n’ont pas besoin d’artifices et de procédés. Il n’est même pas nécessaire qu’ils soient plus malins que la moyenne des gens. Quitte à passer pour un imbécile, un écrivain a parfois besoin de rester béat d’émerveillement devant n’importe quel objet – un coucher de soleil ou une vieille chaussure. »

Je contresigne.

Nicolas dit: 10 novembre 2017 à 18 h 51 min

Bukowski redevient à la mode? Quoi en dire j’en sais rien et puis j’ai la flemme, j’en ai lu un dans Libé il se rappel qu’il bande mou et qu’il n’aurait pu nous cacher la tristesse de sa solitude ou un merdier de ce genre. Comme il disait dans son journal « un intello est un individu qui, pour dire quelque chose de simple, le fait en l’embrouillant; l’artiste est celui qui, pour rendre compte de la complexité, se sert des mots de tous les jours. » Y’en a ils entravent rien. Brefle n’oubliez pas de lire son « testament », « Shakespear n’a jamais fait ça », le mec a quand même fini sur la route de ses racines avec sa racli féministe à lire des poèmes en anglais a des allemands qui aimaient ça. C’est un peu émouvant. Et n’oubliez pas : « Comme pas une seconde ils n’admettaient leurs échecs, ils ne cessaient de les répéter. »
Bon week end

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 18 h 36 min

Puisqu’un type comme CHOPIN est convaincu de mœurs sodomites d’après PABLO, on évitera désormais de le jouer, de lui rendre hommage ! Un peu de pudeur, que diable.

J’aurais aimé, qu’à l’époque, on le prive de trois octaves, ou de ses blanches, ou de ses noires ! Déviation ? Punition !…….

Quant à George SAND, que j’ai connu personnellement à Tamaris, plutôt mourir que de lui passer sur le corps ! Un monstre, aux amours monstrueuses…

Janssen J-J dit: 10 novembre 2017 à 18 h 33 min

J’ignore si le nouveau Je vous salue Marine va susciter tant de bons débats pour nous faire du bien à toussent, je l’espère. D’autant que le passionnant débat sur le rivilité de Pincho risque de tourner court, je le crains, et mettre fin à une longue amitié forgée sur le dos de gwg. Je ne l’espère pas. Un peu de paix dans les ménages agenouillés autour du lit conjugal devant la croix ne saurait nuire à la rdl.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 17 h 43 min

Je suis content qu’il y ait tous ces commentaires de votre part sur le Notre Père. C’est un bon débat, qui ne peut que nous faire du bien à tous !

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 17 h 41 min

« Parce que ce petit chef-d’oeuvre des années stupres, comme tu dis, 1977, ne pourrait plus être tourné aujourd’hui, avec les procureurs aux bonnes moeurs de ton genre. »

Je ne sais, Jacuzzi. Je regretterais qu’on aille aussi loin dans la censure pour de telles raisons pseudo-morales. Un jour, ce film passait à la TV, et il y a eu une question au gouvernement à l’Assemblée pour protester contre cette décision. C’était bien entendu ridicule…

PS. Je crois que c’est avec ce film que Blier a eu l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Comme quoi, dans ce pays ultra-puritain, l’art primait. Et c’est tant mieux ! Et merde !

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 17 h 37 min

[Jusqu’au 3 décembre 2017 : « Et ne nous soumets pas à la tentation »]

c’est ahriman qui gouverne ce monde philippe

Pablo75 dit: 10 novembre 2017 à 17 h 34 min

[Chaloux-Chopin, 2]

Quant à sa virilité, Liszt peut dire la messe s’il veut, comme on dit en Espagne, mais là il se trompe totalement, peut-être pour occulter la vérité. Et la vérité est que Chopin était homosexuel. Beaucoup de biographes occultent qu’il a eu des amants (lettre à Jan Matuszinski : « Mon âme, mon chéri, mon Jeannot bien-aimé, je te baise cordialement la bouche. Aime-moi, mon bien-aimé, tends tes lèvres à ton ami. Je n’aime que toi, donne-moi ta bouche ») et surtout « oublient » sa relation avec l’amour de sa vie, Tytus Woyciechowski, avec lequel il aurait vécu à Vienne.Pourtant les lettres qu’il lui a écrites sont très claires de ce point de vue:

« Titus, mon chéri, je cache tes lettres comme le ruban d’une amante. Ecris-moi et nous nous dorloterons de nouveau dans une semaine. »

« Je raconte au piano ce qu’il m’arrive de te confier. Mon véritable amour est malheureusement impossible à déclarer : je t’aime à la folie,

j’aimerais te dorloter et l’être par toi. Reçois mes plus sincères étreintes, car je n’ai que toi. »

« Ma vie bien aimée,

Voici la deuxième année que mes vœux de fête doivent franchir dix frontières pour arriver jusqu’à toi. Te voir en chair et en os pendant la

durée d’un seul regard te conserverait mieux à mon cœur que dix lettres. »

« Comme je voudrais que tu sois ici. Je te prends la main et je pleure. Nous reverrons-nous ? Car, à vrai dire, ma santé est misérable. »

Quant à sa relation avec Sand, voici la présentation du livre « George Sand, Frédéric Chopin : La passion des contraires », de Pierre Brunel:

« George Sand et Frédéric Chopin se rencontrent lors d’une fête chez Franz Liszt, et une curiosité réciproque les pousse l’un vers l’autre. Frédéric Chopin s’interroge :  » Est-ce vraiment une femme ?  » George Sand s’ouvre à une amie :  » Ce monsieur Chopin, est-ce une jeune fille ?  » Une passion naît de la rencontre entre cette femme souvent vêtue d’habits masculins, qui fume volontiers la pipe en société, et cet
homme chétif, discret et génial. Une passion orageuse qui tisse et dénoue des liens, où chacun protège et revendique sa liberté. Pendant plusieurs années, Sand et Chopin vont vivre une relation secrète quelque peu  » incestueuse « , celle d’une mère avec son fils. Elle admire le talent exceptionnel du musicien, elle est sensible à sa fragilité. Il reconnaît la vigueur de l’esprit et le génie créateur de l’écrivain. »

Et c’est G.Sand, à la fin de leur relation, qui a dit: « Huit ans de chasteté, cela a été long ».

Non, Chopin n’était pas du tout viril et c’est pour cela que sa musique plaît autant aux femmes. Virils étaient Bach, Beethoven, Bruckner, Sibelius ou Chostakovich.

Tu dis aussi qu’il « n’est pas absolument pas un romantique. » Mais comment tu peux dire cela? Ce n’est pas parce qu’il est plus qu’un romantique qu’il n’est pas romantique du tout. C’est un romantique qui admire le « Clavier bien tempéré », mais romantique quand même.

Tu dis aussi que tu préfères d’autres pianistes à Trifonov. Mais tu les a entendus quand ils avaient une vingtaine d’années? Ou tu préfères
leurs disques enregistrés après 30-40 ans d’expérience? À 40, à 50 ans, il fera quoi Trifonov?

Quant à la version de Samson François dont tu mets le lien, j’écoute le Larghetto et je trouve cela glacial, distant, superficiel, frivole presque. Et joué trop vite, comme si on se méfait de sa beauté, de La Beauté. C’est ce que tu appelles « sans la moindre emphase » et qu’on pourrait traduire par: « surtout ne pas faire trop beau, cela sentirait trop le romantique, cela plairait trop au peuple inculte en général et aux femmes en particulier… faisons cela rapide, raide, froid, viril, rationnel, moche pour calmer les passionnés de la beauté sans filet, ces barbares… ».

L’interprétation de Freire est bien plus belle (je parle toujours du Larghetto seul), mais moins que celle de Martha Argerich, sublime:

https://www.youtube.com/watch?v=02Gn2GYR8B8

Pablo75 dit: 10 novembre 2017 à 17 h 20 min

@ Chaloux

« Ah Pablo, dois-je t’avouer que je trouve cette version parfaitement insupportable? Chopin est aérien, et si j’y comprends quelque chose, plein d’humilité. Mais extrêmement viril […] Trifonov possède une sonorité d’apparence sublime, mais je le trouve un peu chougnard de service qui prend son monde à témoin, et finalement très plat. Rien de Chopin. »

Moi j’ai découvert Trifonov sur Youtube il y a 2-3 ans en cherchant des interprétations de Scriabin, un compositeur que j’aime de plus en plus et que très peu de pianistes jouent comme je l’aime – le meilleur pour moi est évidement Richter, mais il y a aussi Kun-Woo Paik (personne joue comme lui, même pas Richter, l’Andante si beau de sa Sonate nº 2). Et je trouve très bon Trifonov en Scriabin.

Scriabin sonata-fantasy Daniil Trifonov Carnagie Hall Live
https://www.youtube.com/watch?v=owXajCT1hrc

Après, en cherchant sur le Net qui était ce type, j’ai lu les éloges que Martha Argerich lui a fait quand il n’avait que 20 ans (« Il possède tout et plus encore. Ce qu’il fait avec ses mains est techniquement incroyable. Je n’ai jamais rien entendu de semblable. »).

Il a une technique fabuleuse au service d’une sensibilité extraordinaire, dirait un mauvais journaliste de province. On peut le dire de façon plus pédante mais pas de façon plus claire. Il est comme Richter, la sauvagerie en moins. Je me demande, d’ailleurs, si notre ami Sviatoslav jouait à 26 ans aussi bien que Trifonov. Que tu le trouves « très plat » me laisse pantois. Tu ne serais pas un peu dogmatique, voire maniaque, dans le domaine du piano en général et dans celui de Chopin en particulier?

Quant à la nouvelle orchestration de Pletnev, tout le monde sait que celle de Chopin est pour le moins rudimentaire, voire maladroite. On
l’a beaucoup dit et écrit, et il suffit de l’entendre pour s’en rendre compte. Et rien à voir avec les versions différentes du concerto de piano de Dvorak, concerto qui n’est pas, entre nous soit dit, ce qu’il a fait de mieux l’ami Antonin.

Tu dis que Chopin est aérien, plein d’humilité et extrêmement viril. Moi je crois le contraire.

Aérien est Mozart. Moi Chopin je le vois plus du côté de l’eau, symbole de la sensibilité en astrologie. Les 3 signes d’Eau, souvent pathologiquement hypersensibles, sont Poissons, Cancer et Scorpion, et comme par hasard Chopin était un pur Poissons avec, en plus, Neptune comme planète dominante. Poissons est le signe des mystiques, des médiums et des poètes (c’est le signe aussi, quel hasard encore !, de Trifonov). Les « aériens » en art sont des cérébraux, capables de construire des grandes (par la taille) oeuvres, avec un côté « distant » (si visible dans les adagios de Mozart). Chopin c’est la sensation, l’émotivité, l’affectivité, la tendresse, la délicatesse, l’émotion pure.

Tu dis aussi qu’il était humble. Chopin est un éternel blessé, il avait mauvais caractère, il était très difficile à vivre, il était antipathique. C’est quelqu’un qui savait très bien ce qu’il valait et qui n’avait rien d’un homme humble et modeste, comme le montrent, si mes souvenirs sont bons, ses difficiles relations avec ses élèves.

[continue]

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 17 h 12 min

Une certitude ! Le scandale des riches et des pauvres qui respirent le même air va bientôt cesser ! Car, en effet, on ne voit pas pourquoi l’air ne serait pas plus pur pour les meilleurs d’entre nous, les plus cultivés, les plus raffinés ?!

Habitant des quartiers pourris, les pauvres, les sans-dents, continueraient à respirer l’air des crève-la-faim fainéants. Y a une justice : tu apportes ta pertinence ? tu respires le bon air ! Tu es assisté toute ta vie ? tu respires ce qui reste !….

Janssen J-J dit: 10 novembre 2017 à 17 h 11 min

Cogitation intéressante mais qui demanderait à être expérimentée empiriquement afin d’être dupliquée. Or tant que personne n’a compris ce qu’était un « milieu légèrement alcalines », il faut y renoncer. C’est l’éternel pb du manque de rigueur sur les blag- littéraires. Que mangez-vous ce soir en dehors des mollusques au calcium ? je ne crois pas l’avoir noté.

D. dit: 10 novembre 2017 à 17 h 04 min

Je viens de prendre la peine de réfléchir un quart d’heure à un procédé de fixation du carbone du CO2 en carbonates non oxydables sans le biais des mollusques et comme par hasard je l’ai trouvé.

Il s’agit du même processus que pour la formation de concrétions de calcite dans les grottes.

Il suffit de faire barboter dans l’eau le gaz d’échappement chargé en C02.
On obtient un bicarbonate dissous. On le fait précipiter en milieu légèrement alcalines en ajoutant de l’hydroxyde de calcium (chaux éteinte). Et hop le tour est joué. Il n’y a plus qu’à récupérer la calcite par décantation voire centrifugation.

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 16 h 43 min

https://ok.ru/video/200059521782
Pourquoi ?

Parce que ce petit chef-d’oeuvre des années stupres, comme tu dis, 1977, ne pourrait plus être tourné aujourd’hui, avec les procureurs aux bonnes moeurs de ton genre. De plus, on y voit bien que ce que femme veut… est plus complexe que tout ce que tu peux imaginer.

Janssen J-J dit: 10 novembre 2017 à 16 h 41 min

Il faut laisser les communs inappropriables, c’est la seule chose contre laquelle on puisse encore lutter (non littérairement parlant).
Les riches et les pauvres sont voués à respirer le même air par exemple, les premiers (même s’ils sont climato-négationnistes) ne pourront jamais totalement le confisquer aux seconds ou le lui faire payer, contrairement à ce qu’un Bruno Latour pourrait imaginer. Aucun d’entre eux ne survivra à ce qui survivra à notre espèce, ie. d’autres variétés d’êtres que strictement humains. Ce n’est très réconfortant pour l’optimisme béat d’un Michel Serres ou des internautes de la rdl qui n’ont plus qu’à ajuster leurs prières chrétiennes à « l’ordre du jour ».

Pablo75 dit: 10 novembre 2017 à 16 h 12 min

@ Delaporte

« Les Suisses, pays sanguinaire, toujours prêts à absoudre les pires crimes… »

Tu es ta.ré ou quoi?

(Tu me rappelles quelqu’un. Tu ne pourrais partir aussi dire des énormités ailleurs?)

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 16 h 10 min

Et c’est sans regarder du côté de l’industrie nucléaire civile et militaire qui polluera de façon invisible, inodore, inclore mais détruira de façon efficace: hommes, animaux, végétaux, minéraux ,océans rien ne sera épargné.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 16 h 05 min

il reste treize années selon les scientifiques pour ralentir de façon efficace ce processus, après il sera définitivement trop tard pour espérer rendre le monde dans l’état qui nous a vu naître .

D. dit: 10 novembre 2017 à 16 h 01 min

J’ai un grand parc dans le Cantal, avec de nombreux et grands arbres qui fixent le CO2. C’est mon droit le plus strict et élémentaire de rejeter dans l’atmosphère le CO2 que j’ai permis de fixer. Enfin j’aimerais bien savoir qui va m’en empêcher et comment, chère Bérénice ?
C’est pourquoi il faut planter, planter, planter des arbres. Je viens de l’écrire plus bas. Et développer les technologies fixant le CO2 en carbonates non oxydables (pierre). Etes-vous au courant que le carbone non oxydable qui se trouve aujourd’hui dans les couches géologiques calcaires, sous forme de carbonate de calcium CaCO3, était dans l’atmosphère sous forme de CO2 il y a des millions d’années? Que ce sont des coquilles à la base? De petits animaux rampants qui broutaient des algues marines elles-mêmes produites grâce au Soleil ? Ça ne vous donne pas envie d’essayer de reproduire le processus ? Ce qui c’est fait massivement sur des millions d’années peut sans doute,avec le savoir technologique actuel, se faire massivement sur une durée plus réduite ? Mais qui s’y emploie ? Hidalgo ?

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 15 h 59 min

D, si vous avez lu cet article , l’Allemagne et sa réussite industrielle ainsi que l’Europe économique ne sont pas les seuls responsables de la déroute française , j’entendais , enfant, que l’industrie n’investissait pas assez pour se mettre au goût du jour, la fiabilité des produits ou la spécificité des produits pas en mesure de rivaliser avec une qualité supérieure, leur coût de production s’ajoutent à ce retard mais ils ne sont pas seuls responsables dans certains secteurs de l’industrie , ajoutez la concurrence des pays européens où les filiales s’installent pour des coûts de main d’oeuvre inférieur aux coûts français entre autres pays et tout se passe à l’est de l’Europe, les pays émergents( l’Inde,la Corée)produisent massivement et se spécialisent et la Chine fauche sa couronne aux USA. Je vous concède que l’Europe si elle est garante de la paix ne garantie aucune unité sur d’autres plans qui me sont étrangers et auxquels je ne comprends pas grand chose si ce n’est que des disparités avantagent certains pays, que d’autres ne respectent pas les règlements et que dans nos conditions on se passerait bien de certaines libertés d’échanges et de circulation.

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 15 h 52 min

Comme à l’accoutumée, Delaporte des Chiottes se plante côté liturgie ! Voici la version nouvelle du Pater Noster:

« Notre Pépère qui est au pieu,
Que ton nom soit oublié,
Que ta géhenne vienne,
Que ta volonté se taise sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd’hui du pognon à rien foultre,
Des idées à revendre,
Des bons vins et du culte.
Laisse-nous entrer en tentation,
Car, bon dieu, c’est rudement bon !
Et occupe-toi de ce qui te regarde. Amen … »

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 15 h 51 min

Comme à l’accoutumée, Delaporte des Chiottes se plante côté liturgie ! Voici la version nouvelle du Pater Noster:

« Notre Pépère qui est au pieu,
Que ton nom soit oublié,
Que ta géhenne vienne,
Que ta volonté se taise sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd’hui du pognon à rien foutre,
Des idées à revendre,
Des bons vins et du cul(te).
Laisse-nous entrer en tentation,
Car, bon dieu, c’est rudement bon !
Et occupe-toi de ce qui te regarde. Amen … »

D. dit: 10 novembre 2017 à 15 h 45 min

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 15 h 05 min
D, un article dans le monde du jour expliquant que la France est bien mal partie pour retisser ses filières industrielles.
Le règne du made in ailleurs. Rubrique éco et entreprises.

Bérénice, tant que la France sera sous le joug de l’Allemagne par son adhésion à l’onion européenne et que nous conserverons cette monnaie soi-disant unique, mais qui étonnamment s’emprunte à taux différents suivant les pays utilisateurs, tant que nous n’aurons pas compris que ce système ne profite qu’au suzerain germanique, la France se désindustrialisera. Forcément. Le suzerain s’il veut le rester s’emploie à maintenir ses vassaux dans leur condition. C’est le ba-ba de la guerre économique. A quoi croyez-vous que les états jouent depuis des siècles, sinon à ça ? A moins qu’Arte vous ait présentée les choses tout autrement dans l’un des croustillants dossiers (croustillants mais également hilarant pour qui connaît les ficelles).

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 15 h 38 min

D, et ce CO2 ne serait pas du CO2 gênant? pour l’engrais, impeccable, on attaque toutes nos forêts primaires( Sibérie, Amazonie…Indonésie) pour nos couvrir de nouveaux besoins, en plus des brasiers gigantesques( Canada)et un peu partout, il va falloir que les arbres repoussent plus vite.

D. dit: 10 novembre 2017 à 15 h 28 min

Le chauffage au granulé de bois est performant, maitrisé et économique. Une vis sans fin amène les granulés de bois automatiquement dans la chaudière. La réserve prend un peu plus de place que pour le fioul, à terme cette énergie sera deux fois moins chère que fioul/gaz. Certaines chaudieres pzuvent accepter en plus le bois brut. Les cendres ne sont pas toxiques et peuvent etre recyclées pour servir d’engrais. Mais surtout elle est presque totalement neutre en terme de CO2. L’arbre fixe le carbone atmosphérique (CO2) grâce à la photosynthèse (c’est donc une énergie solaire!) au cours de sa vie. La combustion le remet dans l’atmosphère.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 15 h 16 min

Pour ceux qui, comme moi, font leur prière et récitent le Notre Père, à partir du 3 décembre les paroles changent, comme suit :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, [Jusqu’au 3 décembre 2017 : « Et ne nous soumets pas à la tentation »]
mais délivre-nous du Mal. Amen.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 15 h 05 min

D, un article dans le monde du jour expliquant que la France est bien mal partie pour retisser ses filières industrielles.
Le règne du made in ailleurs. Rubrique éco et entreprises.

D. dit: 10 novembre 2017 à 15 h 02 min

Ce qu’il faut faire pour faire diminuer l’empreinte carbone au niveau nationals c’est se chauffer au bois et planter, planter. Chauffage avec barbotage des fumées dans l’eau pour en extraire les particules. Facile à faire.
Et fixer le carbone sous forme de carbonates non oxydables (pierre calcaire).

Et continuer à rouler au Diesel Euro 6, avec FAP et SCR.

C’est ça qui est malin et réellement écologique.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 14 h 58 min

Dans ce domaine, Chloé Delaume avait relaté une expérience d’hôtesse dans un de ses premiers livres d’une façon assez humoristique, une façon d’accéder au CAPES, moins sordide que M Houellebecq et les club échangistes, Agde, la Thaïlande . Beaucoup d’étudiants fille ou garçon en sont réduits à la prostitution pour financer leur parcours, il y a aussi les crédits 0%, peu à peu on s’orientera vers un système à l’américaine où les gens s’endettent à moyen terme pour accéder au cycle supérieur; un roman,- Trois dollars-relate ces difficultés avec à la clé pas d’emploi même avec un niveau de qualification incroyable.

D. dit: 10 novembre 2017 à 14 h 54 min

Mon cher Sergio, l’hydrogène est la techonologie bête par excellence : sa combustion a un bon rendement et elle rejette zero CO2 zéro particules, mais on ne peut produire l’hydrogène qu’avec beaucoup de courant et un mauvais rendement. Sans compter son extrême dangerosité : le gaz s’il fuit monte vite et s’accumule en poches dans les recoins des plafonds, tunnels etc.. Ce qui fait qu’il serait interdit dans les parkings à Paris. Très pratique.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 43 min

« Un film pour toi, Delaporte. C’est cadeau ! »

Merci, Jacuzzi. J’avais ce film le jour de sa sortie. Pourquoi ?

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 14 h 42 min

Beaucoup d’actrices du x sont des filles qui ont été violées lorsqu’elles étaient encore enfants.

Une étude socio pornographique pour corroborer cette affirmation, Delaporte? Le porno paie bien mais j’imagine qu’il détruit aussi assez rapidement . Auriez vous eu vent du film consacré à la star masculine du porno, est-il en cours d’achèvement, a-t-il été diffusé ? Il doit bien exister des documentaires sur cette industrie, des interview relatant ou tentant d’expliquer les circonstances qui amènent à accepter ce genre d’emploi.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 36 min

Comment Polanski a procédé avec Renata Langer :

Lorsqu’elle entend parler d’un casting pour un film de Roman Polanski, elle se rend à Gstaad pour postuler. C’est là que le cinéaste de 38 ans l’aurait violée, puis lui aurait confié un rôle dans la comédie Quoi?, pour se « faire pardonner », raconte-t-elle. Polanski ne lui offre pas exactement le premier rôle: dans les crédits du film, on apprend que Renate Langer joue la « jeune fille nue au chapeau ».(L’Express)

D. dit: 10 novembre 2017 à 14 h 32 min

Les gens ne veulent pas comprendre que l’on ne peut aller que progressivement vers l’électricité motrice, que l’électricité motrice est coûteuse, bien plus que le thermique.
Le seul combat valable est celui de l’application rigoureuse des normes antipollution, l’équivalent du Euro 6 actuel renforcé par une limitation de la consommation (interdiction de circulation de véhicules dont le rapport poids/puissance) dépasse une limite vin (personne ne se soucie aujourd’hui de ce critère pourtant essentiel !)
Arrêtons avec la dénonciation du Diesel qui est une technologie performante et d’un meilleur rendement que l’essence (eh oui, ça on oublie toujours de le dire). Il faut continuer à raffiner et une fraction donnera forcément du Gasoil;que comptons-nous en faire ? Le vendre chez nous avec fortes taxes ajoutées, comme aujourd’hui ou le brader pour 3 sous à nos concurrents chinois et autres ? En d’autres termes,sommes-nous malins ou des vrais co.ns finis ?

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 25 min

« Il parait qu’elle ne s’en est jamais remise, Delaporte ! »

Non, on ne s’en remet jamais. Beaucoup d’actrices du x sont des filles qui ont été violées lorsqu’elles étaient encore enfants. Beaucoup finissent aussi par se suicider. Telle est l’âpre vérité. Noir c’est noir !

la vie dans les bois dit: 10 novembre 2017 à 14 h 24 min

@Puisque l’on parle encore de Pavese :

E perché no ?

Me semble qu’il y avait eu sur la RDL dans le passé, passé ancien, c’est à dire la RDL dans sa version bêta, un étripage, dans lequel Pavese n’avait servi que de prétexte…

Je ne sais pas pourquoi cette histoire d’éjaculation précoce leur est montée à la tête et les affole dans les commentaires.
Z’ont la trouille de se retrouver honteux dans leur falzar, ou quoi ?

J’ai lu la chronique de M. Rueff donnée sur la RDL.
c’est bien écrit, avec plein de mots importants et tout et tout, qu’on ne comprend pas tous, tellement c’est pensé…

j’ai aussi repris le dico amoureux, celui du je t’aime pas non plus, des écrivains et de la littérature, Plon, 23.75 euros, 08/2016.

Très beau texte, sur Pavese ( ce qui est un peu de réconfort quand on repense à d’autres si mal lus et par conséquent malmenés … non, pas de noms !)

On suit Pavese et cette belle découverte du dialogue avec Leuco, dont l’écriture a nécessité comme un retrait du monde

Et là patatras, y’a qu’un truc qui ressort: c’est un « secret », si ce n’est LE secret… couché là noir sur blanc, un 23 décembre 1937

Alors, vous préciser que la trad’ française est très mal faite puisqu’elle ne tient pas compte du manuscrit autographe « fragmentaire ».

A titre d’exemple, la fin de  » le métier de vivre » n’est pas cette phrase lyrique très longue, qui coule comme un fleuve tranquille, jusqu’au, en gros : basta , ça va bien, j’écris plus rien.

Pas du tout.

A a date du 18 août, la fin du journal s’étire en 5 fragments distincts.
Et plutôt secs.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 18 min

« censurer la correspondance de Nimier avec Morand est une belle idiotie »

C’est aussi mon avis, surtout pour la prose délicate de Morand, malgré ses idées antisémites. Cette correspondance, c’est tout un chapitre de l’histoire littéraire du XXe siècle. Ne pas la publier, sous un prétexte aussi idiot, est un crime contre la littérature.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 15 min

Une petite précision pour Jacuzzi, afin qu’il complète son dossier :

« Renate Langer, aujourd’hui âgée de 61 ans, est la quatrième femme à avoir accusé d’agression sexuelle Roman Polanski. » (Le Monde)

D. dit: 10 novembre 2017 à 14 h 13 min

Il restera toujours 2 ou 3 crétins pour ce précipiter en disant qu’il suffit de ne pas avoir de voiture, alors qu’elle est indispensable à 75 pour cent des gens, qu’il suffit de prendre les transports en commun, archi saturés et défaillants, ou pire, le vélo, pratique aussi quand il pleut, qu’on doit transporter des dossiers, un ordinateur, du matériel professionnel, sa mère de 80 ans, ses gosses de 2 et 3, sa bonne femme enceinte. Etc.. Etc..
Je les attendus en espérant qu’il ne m’auront pas devancé dans le commentaire.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 07 min

Quel bel univers univers humain, celui où la justice suisse laisse les criminels aller en liberté sans les juger. Ils ne seront même pas condamner s’ils font un mauvais film ! Heureusement, l’Amérique ne lâchera pas Polanski.

D. dit: 10 novembre 2017 à 14 h 05 min

En revanche sur les questions de l’énergie et des bagnoles, c’est le grand n’importe quoi.
J’ai fait un petit calcul des conséquences du tout électrique automobile à Paris en 2030 : sur Paris intramuros ce sont 5 millions de déplacements par jour, avec une moyenne de 4 km parcourus pour chaque déplacement. Donc 20 millions de km/jour. Avec 0,2 kw/km pour un véhicule moyen en usage urbain, la consommation est de 4800 megawatts par jour après avoir majoré avec les 20 pour cent de perte (rendement lors de la charge). Soit 200 megawatts/heures.
Cette consommation électrique considérable, calculée pour Paris intra muros seul, nécessiterait un renforcement conséquent du réseau de distribution, lignes à très haute tension, lignes souterraines moyenne tension, transfos intermédiaires et terminaux. Nécessiterait aussi l’installation d’une énorme quantité de bornes de chargement avec compteurs dans les rues, garages, parkings. Énormément d’argent, et un coût écologique pour la production de ces appareils, leur transport, leur installation, leur maintenance.
Pour des véhicules qui, même en 2030, coûteront encore 3 fois le prix de leur équivalent actuel thermique, à performances et gabarit similaire!
Enfin il apparait évident que les Terawatts/heure (car la consommation nationale supplémentaire se comptera en dizaines de Terawatts/heure) nécessaires ne seront pas produits par des éoliennes et des panneaux solaires.
Bref le coût de ce dogmatisme serait faramineux.

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 14 h 03 min

« censurer la correspondance de Nimier avec Morand est une belle idiotie »

D’autant plus que Grenier n’est la veuve ni de l’un ni de l’autre, Phil !

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 14 h 02 min

Les Suisses, pays sanguinaire, toujours prêts à absoudre les pires crimes, veulent faire jouer la prescription dans un viol commis par Polanski :

« Renate Langer accuse le réalisateur de l’avoir violée alors qu’elle était âgée de 15 ans, en 1972. La justice suisse a décidé que la prescription s’appliquait. »

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 14 h 00 min

Ce que la Une du Time dit surtout, Delaporte, c’est que Macron sera le leader de l’Europe, s’il s’impose en France !

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 13 h 54 min

Je l’ai déjà dit et, comme à mon habitude, j’ai testé quelques extraits ici : « Le goût de la Méditerranée ».

Phil dit: 10 novembre 2017 à 13 h 53 min

Laissez donc le jeune Président inaugurer ce qui a été décidé par ses vieux et corrompus prédécesseurs, Delaporte. Pendant ce temps la cinémathèque de France annule la rétrospective consacrée au cinéaste Brisseau et impose des gardes du corps pour Polanski.

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 13 h 52 min

A propos de Polanski, son nouveau film fait un flop. Tout simplement parce qu’il est mauvais. Désormais, Polanski ne pourra plus cacher ses frasques pédophiles derrière son génie. Tout ça est derrière lui. Désormais, il faut qu’il comparaisse pour que justice soit rendue :

« Ce nouveau film, adapté du roman de Delphine de Vigan, et avec Emmanuelle Seigner et Eva Green, n’a attiré que 68 000 spectateurs depuis sa sortie, il y a une semaine. Soit le pire démarrage historique pour un film de Roman Polanski… »

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 13 h 52 min

Suis d’accord avec toi, Sergio, je ne vois pas pourquoi les sites de ceux qui en ont un n’est plus activé comme autrefois ?

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 13 h 46 min

Macron était en Arabie. Il peaufine la politique étrangère, le prestige international, qui d’ailleurs ne repose que sur du vent, puisque la France est un pays très secondaire. Quant à la politique intérieure, Macron la laisse aller à vau-l’eau, se rattachant à ses dogmes ultra-libéraux inspirés de Bruxelles. Noir c’est noir !

Phil dit: 10 novembre 2017 à 13 h 43 min

Grenier a sûrement beaucoup de qualités mais censurer la correspondance de Nimier avec Morand est une belle idiotie sachant ce que le premier doit au second pour sa vie littéraire. Nous vivons assurément une basse époque. Consolons-nous en achetant le goût de la beauté à baroz, dans toutes les bonnes librairies de genre.

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 13 h 43 min

Quittons nous sur une réflexion iconoclaste : sans attouchements sexuels préliminaires, sans copulations dynamiques, sans fornications éhontées, sans grimpettes diverses, l’espèce humaine disparaitrait ce qui laisserait les ânes, et les hyènes, bien seuls….

Gloire aux harceleurs ! aux violeurs ! aux lubriques ramadanesques en tous genres ! aux crapules de sommiers ! aux renards du dortoir enchanteur, aux sordides papouilleurs, aux effrontés dragueurs !. Que Dieu les protège….

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 13 h 43 min

Macron fait preuve de lucidité :

« J’étais populaire au début de mon mandat parce que je n’avais rien fait », explique-t-il. Ajoutant : « Si vous agissez, et que vous perdez en popularité à cause de votre action, alors ça va. »

Le Time commente cette interview en annonçant le danger imminent du retour du populisme en France. Voilà finalement tout ce que risque de rapporter Macron à la France. Et voilà pourquoi son quinquennat se profile déjà comme un désastre… Noir c’est noir !

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 13 h 37 min

Tu as encore beaucoup d’idées pour d’autres « Goût de » ou tu en cherches?

pédro il t’offre tes services mais t’éconduis baroz..t’éconduis..note jvais pas tjeter la pierre a ta face de ton service commerciale..ça srait trop vachard

Sergio dit: 10 novembre 2017 à 13 h 37 min

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 13 h 00 min
son lien

Ben houi y a qu’un geste à faire ; Al Ceste (même réseau de blogs que Passou) avait réglé exactement la même affaire en dix minutes. C’est parfaitement incompréhensible d’en rester là…

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 13 h 33 min

J’ai déjà rendu le manuscrit du suivant, qui paraitra aux beaux jours, Pablo75. Des idées, j’en ai plein les tiroirs, encore faut-il qu’elles correspondent aux visées du service commercial…

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 13 h 31 min

grand chantre de l’acte gratuit

vla hoù qu’elle en est ta mise en scène dla propagande dla vérité baroz..lassouline propose de sidentifier par son site web..c’est lui qu’ça doit géner tu crois pas..et t’en aurais un..j’irai baroz..j’irai..mais voilà..t’en as pas

Delaporte dit: 10 novembre 2017 à 13 h 30 min

La une dubitative du Time sur Macron :

« Le prochain leader de l’Europe »… « Si tant est qu’il puisse diriger la France », douche une note en bas à droite.

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 13 h 28 min

..plus bon pour la mise en scène de ta propagande que de pas perde une goutte de dracul..slurp..sapré pédro

Pablo75 dit: 10 novembre 2017 à 13 h 14 min

@ Jazzi

« Ce qui m’étonne, Pablo75, c’est que le boug… »

Moi ce qui m’étonne c’est que quelqu’un lise encore « le boug »…

Ça m’intéresse ton « Goût de la beauté ». Je marque. Si j’avais son adresse j’enverrai un exemplaire à Pat V pour qu’il comprenne, enfin !, quel est le seul enjeu de l’Art et la seule chose qui restera de celui de notre époque (comme de toutes les époques).

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 13 h 01 min

PoPol…. la honte !

ton extrait lamentable nous conforte dans mon opinion de lecteur infantilement franc : ton Jules Cesare d’opérette est un fada, bon à jeter, chilliant par goût, et devant tout le monde.

Il a bien fait d’en finir rapidement !

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 12 h 54 min

« Il n’y en a aucune de ce genre en France ? »

Plus vraiment à Paris, peut-être encore en province, Pablo75 ?

Pablo75 dit: 10 novembre 2017 à 12 h 35 min

@ Jazzi

« Mercredi, je suis allé voir « Prendre le large » avec Sandrine Bonnaire. L’héroïne, ouvrière dans le textile, en voie de licenciement… »

Tu es maso, Barozzi?

Très belle la librairie de Budapest. Il n’y en a aucune de ce genre en France?

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 12 h 12 min

Sans le sympathique Monsanto et sa potion magique, on a connu des tas de monstres depuis les Borgia… N’affabulons pas

publicité monsongère..remboursez!

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 12 h 10 min

Il faut ajouter que pour Pavese il y a -comme chez Pasolini qui vient lui du Frioul..- une nostalgie d’un monde paysan en voie de disparition après-guerre.. – et qui a enchanté son enfance dans les collines

..belle mise en scène de la propagande dla terre qui ment pas du coté dchez polo..baroz en cazaque sombre et son bacroume faux cul saura til se ratrapper dans dans le virage des tribunes?

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 12 h 09 min

Sans le sympathique Monsanto et sa potion magique, on a connu des tas de monstres depuis les Borgia… N’affabulons pas.

(Liste sur demande. envoyez vos dons en espèces, Poste restante, isles Caïmans)

Paul Edel dit: 10 novembre 2017 à 12 h 06 min

Dans son récit « la prison «,qui fait partie intégrante du volume « avant que le coq chante » . Pavese raconte comment il est assigné à résidence par le gouvernement de Mussolini à Brancaleone , calabre. Pavese fut arrêté le 15 mai 1935 alors qu’il était le directeur par intérim de la revue « La Cultura » et qu’il était proche du mouvement « Giusticia et Liberta. »
Voilà ce qu’il écrit :
« Là-bas il y avait la mer. Une mer lointaine et délavée qui, aujourd’hui encore, s’ouvre derrière toutes mes mélancolies. C’est là que finissait toute terre, sur des plages désolées et basses, dans une immensité vague. Il y avait des jours où, assis sur le gravier, je fixais de gros nuages accumulés à l’horizon sur la mer, avec un sentiment d’appréhension. J’aurais voulu que tout soit vide derrière ce précipice humain. »
Il se fait envoyer par sa sœur des livres, des romans policiers, Shakespeare, Ovide, les tragiques grecs .Il corrige son recueil de poèmes « travailler fatigue » , il se baigne, fume la pipe, bavarde au café du village avec ces habitants de Brancaleone ; il écoute également le brigadier qui lui propose de l’emmener à la chasse.. C’est une méditation sur le temps, le vide, et aussi l’ennui et le désir. Il est fasciné par Elena, femme du village qui vient faire le ménage dans sa petite maison isolée face à la mer.
« Elena ne parlait pas beaucoup mais elle regardait Stefano en s’efforçant de lui sourire avec des alanguissements que son âge rendait maternels. Stefano aurait voulu qu’elle vint le matin et qu’elle entrât dans le lit comme une épouse, mais qu’ensuite elle partit comme un rêve qui n’exige ni mots ni compromissions. Les petits atermoiements d’Elena, l’hésitation de ses paroles, sa simple présence lui inspiraient un malaise coupable. Des propos laconiques s’échangeaient dans la chambre fermée.(..) des minutes savourées ave »c Elena ,il lui restait une fatigue oublieuse, repue, presque une stagnation de son sang. Comme si, dans les ténèbres, tout s’était passé en rêve. »
Il faut ajouter que pour Pavese il y a -comme chez Pasolini qui vient lui du Frioul..- une nostalgie d’un monde paysan en voie de disparition après-guerre.. – et qui a enchanté son enfance dans les collines .Il a vécu son enfance dans le milieu paysan comme idyllique avec ses rythmes saisonniers immuables-, ses bals, et une communion avec la nature si importante pur lui ,ce qu’il a exprimé si bien dans « la colline et les feux »‘

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 12 h 05 min

Dix des plus belles librairies du monde

tu sais mon couillon d’affrenchézado..prends n’importe quel top 10..cite 5 ricains..1 de chine et de java et t’es hautorisé a en citer trois dton pays..et ça fait miese en scène de propagande équilibré à la baroz

D. dit: 10 novembre 2017 à 12 h 02 min

Il faut assurément interdire le glyphosate qui est déjà responsable de la naissance de nombreux monstres.
Je ne peux que me féliciter de la position courageuse de la France.
Les britanniques ne devraient plus avoir leur mot à dire, pourquoi les ecoute-t-on encore à ce sujet ?

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 11 h 56 min

Simon de Monfort, quelle classe! Rien que pour ce nom j’aurais aimé l’embrasser sur les lèvres, comme c’est dommage qu’il nous ait quitté prématurément, je n’aurai désormais nul endroit où exercer mon sex-appeal.

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 11 h 55 min

Quoi ! L’Humanité serait un organe de propagande communiste ? Une Pravda franzousesque ? et on ne nous a rien dit ? …pendant des années ? … Misère !

PS : Edwyg Plenel vient de déclarer :  » On ne savait pas ! »

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 11 h 52 min

« Mon dernier livre n’est pas encore écrit que j’en cause déjà. Anticipe ! »

Tu devrais envoyer ce message à ton ami WGG, JC !

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 11 h 47 min

Closer 11h04
Excellent ! et tellement vrai …. Les littérateurs rêvent ils de moutons électriques tardifs ?

JiBé 11h04
Mon dernier livre n’est pas encore écrit que j’en cause déjà. Anticipe !

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 11 h 47 min

Mercredi, je suis allé voir « Prendre le large » avec Sandrine Bonnaire. L’héroïne, ouvrière dans le textile, en voie de licenciement, dit pis que pendre des syndicats. Pas un mot dans l’Humanité sur le film…

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 11 h 46 min

Non, Jazzi, pas dans cet extrait de ce qu’a communiqué ce matin Paul Edel, l’explication qui suit vient de lvdlb.

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 11 h 45 min

11h11 le nombre d’hommes agressés par les femmes est nettement insignifiant, de plus soulignons le poids du muscle, les femmes en général n’aime pas les branches faiblardes , aussi je ne vois guère qu’un malade pour subir cette offensive sans pouvoir sans défendre; probablement certaines sont aussi tordues que ces braves qui n’éprouvent que plus de satisfaction à forcer le passage, un baiser volé …pas de quoi monter cela en épingle .

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 11 h 42 min

« toutes tes questions sont des houvertures commerciales baroz.. »

Oui, le boug, mais il y a plusieurs sens au mot commerce :

« Littéraire
Relation avec autrui, comportement vis-à-vis des autres.
Exemple : Il est d’un commerce fort agréable.
Synonyme : relation »

bérénice dit: 10 novembre 2017 à 11 h 39 min

Parce que ce roman , de par son sujet , le poète Ovide, chassé de la cour par Auguste et réduit à un interminable et lamentable exil, était une critique à peine voilée de la manière tyrannique dont on gouvernait dans le bloc soviétique de l’époque, et surtout sa mise au pas des intellectuels et artistes sous ces régimes communistes .
Et nous savons aujourd’hui, que de Cioran à Ionesco, tous les exilés roumains en France étaient étroitement surveillés par le pouvoir de Ceausescu. Attribuer ce prix prestigieux à un livre si ouvertement anti- communiste et la claire mise en garde de Horia contre la dictature Ceaucescu devait être insupportable pour le régime roumain et une partie de la Gauche française.

explication de texte:
Edel qui a le culot de laisser planer un doute, quand à la mise en scène de la propagande communiste.

JAZZI dit: 10 novembre 2017 à 11 h 34 min

En 1960, Roland Dorgelès était président du prix Goncourt et Giono, Queneau, Philippe Hériat, Salacrou ou Bazin faisaient partie du jury.

Est-ce la première fois que le président n’est pas un écrivain ?

JC..... dit: 10 novembre 2017 à 11 h 31 min

DHH ! Ce fada de Pavese enfile des banalités faisant croire aux niais.e.s, si, si, que ce sont perles de culture !!!

bouguereau dit: 10 novembre 2017 à 11 h 16 min

Attribuer ce prix prestigieux à un livre si ouvertement anti- communiste et la claire mise en garde de Horia contre la dictature Ceaucescu devait être insupportable pour le régime roumain et une partie de la Gauche française

c’était l’bon temps..comme dirait cloclo..même les capitaliss tu peux les traiter d’hanculé pousse au crime phumier..le peuple paie la note..il est comme dieu..il aime les artistes..thinkovit polo

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