de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Roger Grenier

Pour saluer Roger Grenier

« Il n’y a plus que toi qui a connu… ». C’est la phrase qui tue. Façon de parler, bien sûr, car celui auquel elle s’adressait invariablement, le doyen des établissements Gallimard au 5 rue Gaston-Gallimard, anciennement rue Sébastien-Bottin, vient de disparaitre à 98 ans. Jusqu’à l’année dernière, Roger Grenier recevait son quota de nouveaux manuscrits lors des rituels comité de lecture : « On me donne des vieilleries plutôt que des jeunes romancières, allez savoir pourquoi ! » soupirait-t-il. Généralement, lorsque qu’un collaborateur de la maison d’édition poussait la porte de son bureau et lui lançait « Il n’y a plus que… » (air connu), c’était signe qu’une célébration aller lui échoir. Normal : il était là, entre ces murs depuis le 1er janvier 1964.

Il y a quelques années, il a eu droit au centenaire de la naissance de la Nrf (il n’y était pas, tout de même, mais c’est tout comme) ; puis celui de la naissance de Romain Gary. En 2013, il avait double qualité pour officier ès-qualités lors du centenaire de la naissance d’Albert Camus. Toujours lui, les commémorations. « Dans le Cahier de l’Herne qui lui sera consacré, je signe trois articles : un record ! Ce qui me vaut d’être invité partout y compris dans les manifestations les plus improbables. Saviez-vous que l’hôpital de la Timone à Marseille organise un colloque sur « Camus et la surdité » parce qu’il comptait des sourds dans sa famille ? » demandait-t-il à voix si basse qu’il fallait tendre l’oreille. Ce n’était pas dû au thème du colloque mais à une tradition maison implicitement et naturellement instituée par le discret Jean Paulhan ; depuis, on n’y parle pas, on y chuchote. Grenier était donc comme ça, même à la radio où il avait chuchoté nombre de portraits d’écrivains à l’oreille des auditeurs.

Avec le recul que lui autorise l’âge, le fils de l’opticienne revoyait sa vie comme une succession de hasards, heureux ou malheureux. Le premier coup de chance de ce natif de Caen élevé à Pau, se produit à Clermont-Ferrand sous l’Occupation. Démobilisé en novembre 1942 après avoir passé trois ans sous les drapeaux, il poursuit des études et de Lettres et de philosophie, et fait le pion dans différents établissements scolaires pour gagner sa vie, lorsqu’une mathématicienne l’introduit dans un petit groupe d’intellectuels auquel appartient notamment Laurent Schwartz. Le second, c’est d’avoir été accepté par ce groupe lié à CDLR, le mouvement « Ceux de la Résistance » dont les rangs étaient si maigres que les mauvaises langues l’appelait « Celui de la Résistance ». Avec Léo Hamon et le surréaliste André Thirion, il fut du groupe qui prend l’hôtel de Ville de Paris à la Libération. « Ces deux coups de chance m’ont mis le pied à l’étrier dans la presse de l’après-guerre. Sans cela, j’aurais fini employé à la mairie de Tarbes » reconnaissait-il. Il est vrai qu’après, tout s’enchaîne.

C’est ainsi que celui qui se rêvait photographe ou pianiste de bar devient chroniqueur judiciaire à Combat, couvrant les procès de l’épuration. Il est assis sur le banc de la presse aux côtés de Madeleine Jacob de Franc-Tireur et Francine Bonitzer de l’Aurore, surnommées « Pancréas et Médisance ». Il est là pour Pierre Laval « le plus impressionnant car il a mis longtemps à comprendre qu’il était condamné d’avance alors que cela nous paraissait évident » ; encore là pour Joseph Darnand, chef de la Milice, et aussi pour la bande de Je suis partout « avec Rebatet le plus ignoble dans la lâcheté, il avait même dénoncé ses voisins » ; toujours là pour Jean Luchaire, l’homme de presse mondain qui nie sa présence à un massacre « et le procureur Lindon de se lever en le pointant du doigt : évidemment, vous étiez toujours à table ou au lit ! ». De cette expérience, il tire en 1949 l’un de ses tous premiers livres Le Rôle d’accusé : « A Combat,tout le monde écrivait. Une vraie succursale de la Nrf ! Alors moi aussi. J’ai donc fait un essai de phénoménologie du fonctionnement de l’appareil judiciaire. Camus l’a pris dans sa collection « Espoir » pleine de titres désespérants. »

Après Combat, il y a France-Soir (qui lui a inspiré La salle de rédaction, subtil recueil de nouvelles que devrait lire tout futur journaliste) et enfin Gallimard. Trois institutions dirigées par trois monstres sacrés à l’égard desquels sa reconnaissance est infinie. Pourtant, s’il y en a un à qui il dit tout devoir, c’est un homme de l’ombre : Pascal Pia, le sans-grade qui « faisait » vraiment Combat tous les jours, le vibrant Pascal Pia, ou le droit au néant (1989), que son regretté ami « JB » Pontalis publia dans sa collection, en témoigne. Etrangement, si ce parisien a un peu voyagé, ce n’est pas grâce à la presse : « Journaliste, j’ai bougé deux fois surtout : en 1946 pour la guerre civile grecque, et en 1962 sous Franco pour les premières grandes grèves des Asturies, clandestinement, grâce à Semprun et Goytisolo. Je voyage beaucoup plus pour Gallimard, dans le monde entier, pour des conférences et des débats. La commémoration, toujours ! »

Son goût de la lecture était demeuré intact. Heureusement car c’est toujours à lui qu’échoit la supervision des rééditions ; une activité plutôt calme sauf quand cela sent le souffre et que l’auteur a beau être mort de longue date, son texte est inédit et ce n’est pas un hasard :

 « On m’a demandé mon avis sur la correspondance entre Paul Morand et Roger Nimier. Négatif ! Ca suinte de partout la misogynie, l’antisémitisme et l’humour franchouillard. Vraiment pas à leur honneur et d’un intérêt littéraire très limité ». 

Dans son enfance il ne jurait que par Jack London jusqu’à ce que Le grand silence blanc de L.F. Rouquette le fasse durablement rêver. Il en reste des lueurs nostalgiques dans le regard, reflétant des couvertures d’antan. Tchékov, à qui il consacra un portrait des plus justes, et Faulkner n’ont pas quitté son chevet depuis toujours. En revanche, il s’était surpris à se déprendre d’anciennes lectures car son regard critique avait évolué. Les livres de Cesare Pavese par exemple. « Quand on aime, on invente et on embellit ; quand on aime moins, la réalité surgit » expliquait-t-il, comme pour justifier sa déception, dont il semblait exclure, tout de même, l’inoubliable Métier de vivre.

IMG_7438Il maitrisait comme peu d’écrivains l’art du portrait. Instantanés (Gallimard, 2007) en proposait un fameux bouquet, bien que le recueil favorisât trop son goût immodéré de l’anecdote littéraire. Plutôt que d’égrener ses souvenirs de journaliste, d’écrivain et d’éditeur sous la forme convenue du «  »racontage de mézigue » » (impérissable formule de Jacques Perret), il avait choisi de le faire sous la forme d’éclats de portraits. Romain Gary sous ses masques, Albert Camus au marbre de Combat, Marc Bernard et Claude Roy, et puis Queneau, Prévert parmi quelques autres. Autant d’anecdotes qui pourraient donner matière à portraits. C’est chaleureux, jamais rosse, à peine esquissé. Des ébauches de mémoires qui valent par leur sentiment d’inachevé. Chacun en retiendra ce qui le touche ou ce qu’il ignorait. En ce qui me concerne, deux ou trois choses. La raison du choix de son pseudonyme par James Hadley Chase, ancien libraire sous son vrai nom de René Raymond :

« J’ai longtemps observé les clients des librairires. Ils regardent les rayons, rangés par ordre alphabétique. Ils passent devant le A, hésitent devant le B et commencent à sortir des livres à C. Il fallait donc que mon nom commençât par C. Jusqu’à G, c’est bon . Après, ils sont fatigués. »

L’échange entre Gaston Gallimard et Isabelle Rivière, veuve de Jacques Rivière, pressée de lui succéder : « Dieu m’est apparu cette nuit. Il m’a dit de prendre la direction de la NRF. – Comme c’est curieux. Moi, il ne m’a rien dit » »... La présence de trois prêtres défroqués dans le haut personnel de Gallimard il y a quelques années encore, du temps de Jean Grosjean… Le suicide d’Ernest Hemingway avec le même fusil qui avait déjà servi à son père pour se suicider… Enfin un mot de Camus dans son dernier éditorial de Combat le 3 juin 1947 que je pourrais faire figurer en épigraphe des «  »Commentaires » » de ce blog :

Qui ne se trompe pas, parlant tous les jours ?

Son territoire de lecteur était immense mais son univers tenait en un mouchoir de poche. Le quartier de Saint-Germain-des-Près. Plusieurs centaines de mètres à peine le séparaient de son domicile de la rue du Bac. Pas plus germanopratin que lui. Même Ulysse, son chien adoré, était un braque saint-germain… A quelques années de son propre centenaire, il continuait à se rendre tous les jours à son bureau pour lire des manuscrits, rédiger des notes de lecture, répondre aux auteurs, les recevoir. A voir ce régent du Collège de Pataphysique traverser le boulevard, petit bonhomme échappé d’un dessin de Sempé, légèrement voûté, tête nue malgré le froid, un imperméable par-dessus son discret costume-cravate, on n’imaginait pas tout ce qu’il avait vécu, connu, lu et tout ce qu’il comptait encore écrire après quelques dizaines de romans, nouvelles, essais biographiques. Roger Grenier conjuguait le temps de l’Histoire à sa manière. Un jour, nous marchions entre son bureau et son domicile lorsqu’il avisa une enseigne : « C’est le restaurant préféré de Goering, à ce qu’on dit… » Il l’avait dit au présent, pas au passé, jamais.

(« Roger Grenier chez lui rue du Bac il y a quelques mois… et quelques années auparavant au restaurant à Bucarest  » photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

786 Réponses pour Pour saluer Roger Grenier

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 10 h 43 min

Il y a un fond franchouillard chez Clopine qui est absolument hilarant. Je trouve son ignoble petite histoire encore plus drôle ce matin qu’hier.

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 10 h 16 min

Delalourde à 9h40 : se lever si tard pour écrire de telles sottises qu’il nous faut lire, hélas !

Notre supplice est aussi grand que Delalourde est petit.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 9 h 29 min

Par ailleurs on a rarement vu une collections de crétins incultes comparable à celle qui présida aux sorts de l’Europe pendant ces années-là

les hitaliens hont montré lexempe comme à la rnaissance..

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 9 h 27 min

Comment en moins de quinze ans peut-on passer de la monstruosité de 14-18 à Berlin en 33 ?

c’est coup dcouteau dans l’dos à ludènedorph qu’était pas hassez profond..fallait conchyer l’américain..langlais..fallait aller lbuter jusque dans les chiottes à berlin!..jicé y voit pas que merquèle elle a juste a mettre une tourelle sur ses vévé popur en faire des panzères..je rappelle que depuis 70..las caisse prennent 500kg tous les 10 ans..réfléchissez..en 2050 le compte sra bon

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 9 h 26 min

Comment en moins de quinze ans peut-on passer de la monstruosité de 14-18 à Berlin en 33 ?

c’est coup dcouteau dans l’dos à ludendorf qu’était pas hassez profond..fallait conchier l’américain..langlais..fallait aller lbuter jusque dans les chiottes à berlin!..jicé y voit pas que merquèle elle a juste a mettre une tourelle sur ses vévé popur en faire des panzères..je rappelle que depuis 70..las caisse prennent 500kg tous les 10 ans..réfléchissez..en 2050 le compte sra bon

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 9 h 20 min

« En français, la langue reste attachée au phallus »

je veux mon nveux..c’est un parti comme hon dit en hestétique..faudrait henvoyer l’académie ‘à la cave’ comme on disait du temps du papa à polo..là elle srait un peu moins bête

Clopine de passage ! dit: 12 novembre 2017 à 9 h 16 min

Ah ahah, me voici c.onne, sacrilège, Bidochonne ou fenouillarde – mais bien sûr : je suis sur la Rdl !!!

(et la notion même de ‘sacrilège » me va comme un gant).

Oui, Jacky, cette partie du père Lachaise est vraiment très impressionnante, j’y retournerai, et souvent désormais, je pense.

Hier, j’ai remarqué trois oeillets rouges coincés sur le côté de la plaque ornant le mur des Fédérés, puis, le long de l’allée où tous les communistes staliniens reposent dignement – seul le porté volontaire au STO : Marchais me faisait un peu tiquer, tant la proximité des oeuvres dédiées aux différents massacres nazis vous interpelle ici – une autre stèle a attiré mon oeil : trois oeillets rouges, provenant de la même serre que ceux du Mur, étaient seuls posés là. Je me suis approchée : c’était celle dédiée aux brigades internationales…

Le vivant qui célébrait ainsi la Commune et la lutte anti-franquiste est évidemment un libertaire, me suis-je dit, et aussi, très certainement, quelqu’un à qui poigne l’abandon des luttes collectives. C’aurait (presque, si j’étais plus parisienne, plus sentimentale et plus courageuse que je ne le suis) pu être moi.

Car moi aussi je regrette la chaleur humaine des luttes collectives, qui apparaissent désormais si ringardes en nos temps connectés, et moi aussi je pleure les morts successives de toutes mes utopies, et moi aussi je me tourne vers les déchirés et déchirants perdants des deux siècles derniers, pour les saluer au passage.

L’inconnu (e?) du père Lachaise, en déposant ses oeillets rouges, soigneusement, ne savait pas que quelqu’un comme moi allait aussi recueillir, quelques jours plus tard, leur parfum… Merci à lui !

A part ça, j’ai trouvé le quartier de Charonne épatant. IL y a des « cités », comme la cité Aubry, où la boboïsation de l’ancienne vie ouvrière des faubourgs respecte le côté « villageois » des lieux, à mon sens.

Et puis novembre lui va comme un gant, à ce quartier. Vous vous éloignez de trois pas de la bruyante, familière et pressée rue de Bagnolet, et vous voilà un peu trébuchante sur les pavés disjoints des ruelles qui montent vers le cimetière – dont l’incarnat et tous les jaunes des frondaisons des arbres tissent, au bout de chaque rue, comme une tapisserie aubussonaise, médiévale et mémorielle. Oui, novembre va bien à Charonne, et aux chagrins que les pavés ont connus, comme les larmes vont bien au sang.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 9 h 16 min

Il n’y a vraiment pas de quoi en faire tout un fromage !

..si y a fromage c’est qu’elle sait faire le buzz elle baroz..les ptis scandale à bonne clopine..ha si qu’elle se l’était mise dans lognon la rose et qu’elle srait allé se translater a 4 patte et à l’amble jusqu’à sle coller au mur..polo aurait été inspiré pour écrire 3 lignes bien senti..mais voilà ces lignes ne naitront jamais

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 9 h 13 min

ECRITURE INCLUSIVE

« Alors que le débat s’enflamme sur l’écriture inclusive, « l’Obs » a demandé à plusieurs écrivains ce qu’ils en pensent. Chloé Delaume, romancière exigeante et audacieuse, s’exprime sur le sujet :
« En français, la langue reste attachée au phallus »

LA LANGUE RESTE ATTACHEE AU PHALLUS ? Misère ! …Quelle horreur ! … ça doit être horriblement douloureux, gênant, tragique !

On ne rit pas. On admire Chloé Delaume ! Une romancière exigeante et audacieuse de ce niveau, ça se respecte… uhuhu !

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 8 h 51 min

JiBé, ne t’associe pas à ce geste infâme, révoltant, ignoble, commis par cette garce et son nain conjugal ! Pense un peu…

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 8 h 47 min

« la parole est maintenant à la défense. »

Il n’y a vraiment pas de quoi en faire tout un fromage ! De Christiane, ça se comprend, mais de JC bouleversifié, on se marre…

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 8 h 46 min

@à 23 h 53 min

Merci M. Rueff.

J’ai lu par ailleurs des choses bien écrites sur la démarche poétique qui a présidé à l’écriture, à la réécriture du mythe, où Pavese a puisé son imaginaire poétique. Et sur laquelle il a donné des précisions ; il ressort que  » l’éternel retour  » féminin, lui a été un constant retour cruel à la case départ.
Ce recueil constitue aussi, compte-tenu de l’époque 1945/1947, où il a été écrit, une justification de son retrait du monde, à une période où d’autres faisaient face à l’histoire en marche
Qu’il ait donné un dernier signe de vie sur la page de ce recueil, au moment de la quitter est très pavésien et ne manque pas de panache.
Qui aurait pensé à aller le chercher dans le dialogue de « la bête sauvage » ?
Leuco est aussi une racine grecque, pour : blanc. Comme Bianca.

renato dit: 12 novembre 2017 à 8 h 46 min

Je conseille vivement à P. Edel de lire Donne in oggetto. L’antifascismo nella società italiana 1922-1939, Giovanni De Luna (Ed. Bollati Boringhieri), il se peut qu’il comprenne quelque chose, finalement.

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 8 h 45 min

« Comment en moins de quinze ans peut-on passer de la monstruosité de 14-18 à Berlin en 33 ? »(Jean Langoncet)
« Le Traité de Versailles a peut-être aidé. Non ? » (Lulu le Berger)

Evidemment, le Traité de Versailles a bien aidé, mais l’activisme « révolutionnaire » rouge dans l’Allemagne même, et à l’extérieur en Russie, a poussé les bolos teutons vers le fascisme national-socialiste plutôt que vers le fascisme communiste, en apparence plus effrayant ….

Choisis ton malheur, camarade !

renato dit: 12 novembre 2017 à 8 h 27 min

“Comment en moins de quinze ans peut-on passer de la monstruosité de 14-18 à Berlin en 33 ?”

Il suffit de déclarer finie une guerre qui ne l’était pas. Par ailleurs on a rarement vu une collections de crétins incultes comparable à celle qui présida aux sorts de l’Europe pendant ces années-là.

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 8 h 26 min

@6h37, Cette question est très intéressante.

Elle ressort d’un point de vue philosophique du dilemme. Du dilemme moral, qui n’a pas de solution évidente.
Il convient, avant d’émettre un avis sur la visite de la brayonne au cimetière, et sur sa très grande rouerie, dont plus personne ici n’est dupe, de ne pas confondre « sacrilège »

– qui pour les pros et anti-, laisse les autres non intéressés à la cause de ce condamné à mort ce 1945 de marbre, car l’ Histoire est là, et ce geste participe alors à une vaine tentative de révisionnisme,

et « dégradation de sépulture », geste opposable à tous et dont la brayonne s’est rendue coupable.

la parole est maintenant à la défense.

bas rosis ?

Lucien Bergeret dit: 12 novembre 2017 à 8 h 23 min

« Comment en moins de quinze ans peut-on passer de la monstruosité de 14-18 à Berlin en 33 ? »(Jean Langoncet 12 novembre 2017 à 0 h 02 min)

Le Traité de Versailles a peut-être aidé. Non?

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 novembre 2017 à 4 h 08 min


…rien en partage, ou, si peu,…passer outre, les ordres et compilations, de la doxa à jour,..

…lâcher, toute les amarres,…et se retrouver, sa pleine conception créatrice,…
…sa libre  » fusée « ,…comparative d’esprit,…
…enfin, libre de penser, et de tout pouvoir faire,…sauf aux caméristes, aucun bénéfices, aux satanés profiteurs de tout lucres à  » dévisser « ,…etc,…Ah,!Ah,!…
…impartial hobby,…

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 3 h 07 min

Il est sûr que ce scandale Weinstein à Hollywood va modifier profondément les méthodes de production et les projets à venir. Une nouvelle ère arrive, révolutionnaire par rapport à celle qui précédait, et qui se fondait sur le cynisme. Désormais, de nouvelles forces créatives, jusque là sous-employées ou carrément censurées, vont voir le jour. L’Académie des Oscars est en train d’évaluer ce changement global. Le cinéma va changer, le goût des spectateurs va changer en même temps que ceux des producteurs. Hollywood verra peut-être fleurir une nouvelle Athènes…

Jean Langoncet dit: 12 novembre 2017 à 3 h 00 min

Du monde entier:

« Ma danse

Platon n’accorde pas droit de cité au poète
Juif errant
Don Juan métaphysique
Les amis, les proches
Tu n’as plus de coutumes et pas encore d’habitudes
Il faut échapper à la tyrannie des revues
Littérature
Vie pauvre
Orgueil déplacé
Masque
La femme, la danse que Nietzsche a voulu nous apprendre
à danser
La femme
Mais l’ironie ?

Va-et-vient continuel
Vagabondage spécial
Tous les hommes, tous les pays
C’est ainsi que tu n’es plus à charge
Tu ne te fais plus sentir…
Je suis un monsieur qui en des express fabuleux traverse
les toujours mêmes Europes et regarde découragé par la portière
Le paysage ne m’intéresse plus
Mais la danse du paysage
La danse du paysage
Danse-paysage
Paritatitata
Je tout-tourne  »

Février 1914, Blaise Cendrars

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 2 h 47 min

Le journal Le Temps fait dans un article un parallèle entre l’affaire Weinstein (au fait, que devient-il ? sa cure de désintoxication sexuelle se passe-t-elle toujours de manière aussi houleuse, avec ses incroyables caprices de star et d’enfant gâté ?) et la pièce de Claudel, L’Echange (1914). Ce n’est pas très concluant, voire tiré par les cheveux, à la limite du stupéfiant, et la conclusion du journaliste laisse pantois :

« Pourtant, Claudel n’entend pas laisser tomber son personnage, ni surtout cette soif de réalité qui le caractérise. L’écrivain lui esquisse un sens positif, qui se matérialise dans la main que Marthe lui tend finalement et qu’il serre silencieusement avant que le rideau tombe. Difficile d’imaginer ce que sera l’avenir d’un Weinstein, ce fabricant d’imaginaire transformé en cauchemar. Est-il illusoire d’espérer qu’il aura permis l’assainissement au moins partiel d’un système dont il n’est qu’une des manifestations? »

Jean Langoncet dit: 12 novembre 2017 à 0 h 09 min

Que de monuments aux morts, que de noms de victimes inscrits dans le marbre, jusque dans le moindre petit village, le plus reculé… Et moins de quinze ans après, le temps d’un claquement de doigts, ça recommence de plus belle … une histoire de fous

Jean Langoncet dit: 11 novembre 2017 à 23 h 58 min

1918 + 15 = ?
par analogie comptable :
2002 + 15 = ?
(Je vous crois sur parole, Chirac fut sans doute un « grand » maire de Paris, à tout le moins un maire à votre goût, mais ce n’était pas l’objet de mes commentaires.)

christiane dit: 11 novembre 2017 à 23 h 53 min

La Leuco qui donne son nom au titre est l’abréviation de Leucothéa. Cette reine perfide qui met à mort les enfants de son mari, se jette d’une falaise pour échapper à la vengeance de son époux. Transformée en Néréide, déesse de l’embrun, elle devient la protectrice des naufragés. Leuco incarne ainsi la destruction et le salut, la blancheur de la mort et celle de la vie, le passage de la sauvagerie au secours (Leuco est aussi Bianca à qui Pavese fait lire ses dialogues).
Les dialogues avec Leuco sont un véritable chef-d’œuvre de beauté énigmatique : leur dispositif, la variété des tons qu’il permet, la science des mythes, la richesse vécue dont le poète est capable de les charger font de chacune de ces scènes une mine de réflexion et de tristesse parfois claire comme Apollon, parfois sombre comme Dionysos, toujours intense et bouleversante. » (Préface de Martin Rueff)

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 23 h 49 min

Tout faux, Jean Langoncet. Il faut partir de 1945 et plus de soixante-dix ans après on trouve la rose rouge des petits-enfants de l’Action française, toujours vivace aujourd’hui, translatée par Clopine…

Phil dit: 11 novembre 2017 à 23 h 07 min

Baroz, Gérard Bauër est plus connu comme critique littéraire que romancier. Trois volumes de chroniques chez Gallimard.
Clopine aurait-elle censuré l’histoire du cinéma de Brasillach pour imposer celle de Sadoul ? C’est à craindre avec l’épisode de la rose tombale translatée soixante-dix ans après les événements.

Chaloux dit: 11 novembre 2017 à 22 h 27 min

Clopine, votre histoire de rose et de cimetière se situe quelque part entre la famille Fenouillard et les Bidochon. Vous êtes impayable, décidément…

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 22 h 05 min

« Il s’appelait Fortuné… »
Fortuné Pouget pour être exact, mais contrairement à ce qui est indiqué là où il est tombé, il ne fut pas le « premier mort », le 4 août 1914.

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 21 h 55 min

Oui, Clopine, les monuments aux morts situés au proche voisinage du Mur des Fédérés, au Père-Lachaise, sont toujours honorés. On peut aussi y rencontrer :

« 97e DIVISION
– Henri Barbusse (1873-1935)
Il obtint le Goncourt en 1916 avec son roman le Feu, témoignage sur la férocité de la guerre de 1914-1918.
– Jacques Duclos (1896-1975)
Membre influent du parti communiste dont il fut le candidat aux élections présidentielles de 1969.
– Paul Eluard (1895-1952)
Poète de la tendresse et de la liberté, engagé dans la Résistance, dont témoignent notamment les Armes de la douleur.
– Benoît Frachon (1893-1975)
Secrétaire général de la C.G.T. de 1936 à la guerre, puis à nouveau de 1944 à 1967.
– Michel Leiris (1901-1990)
Ecrivain et ethnographe, il fréquenta très tôt les artistes d’avant-garde et publia des essais sur André Masson, Picasso, Wilfredo Lam, Bacon ou Giacometti, ainsi que des ouvrages plus personnels : L’Afrique fantôme ou Biffures.
– Edith Piaf (1915-1963)
Interprète de l’amour et du destin avec des chansons inoubliables comme la Vie en rose, Non, je ne regrette rien, Milord, etc. Avec elle repose son dernier mari, Théo Sarapo.
– Henri Salvador (1917-2008)
Chanteur, compositeur et guitariste de jazz, il s’est surtout illustré, au-delà des générations, grâce à ses chansons populaires ou fantaisistes, telles Syracuse, Maladie d’amour, le Travail c’est la santé, Zorro est arrivé…
– Maurice Thorez (1900-1964)
Secrétaire général du parti communiste de 1930 à sa mort.

D’impressionnants monuments aux morts, édifiés entre 1949 et 1969, rendent hommage, ici, à la mémoire des victimes des camps de concentration nazis : le Monument aux déportés du travail, œuvre de I. et J. Gallo ; le Monument aux morts d’Oranienburg- Sachsenhausen, de J.-B. Leducq ; le Monument aux morts de Buchenwald-Dora, par Louis Bancel ; le Monument aux morts de Ravensbrùck, par E. Morlaix ; le Monument aux 13 500 Français tués à Neuengamme, de Pierre Honoré ; le Monument aux Espagnols morts pour la Liberté, également de I. et J. Gallo et le Monument aux morts de Mauthausen, de Gérard Choain. »

christiane dit: 11 novembre 2017 à 21 h 50 min

Dans ces Dialogues avec Leuco, mon préféré est celui qu’évoque J-P.Ferrini : « L’inconsolable ». C’est un dialogue entre Orphée et la Bacchante qui ne comprend pas pourquoi Orphée s’est retourné.
« (…)
BACCHANTE – Et pourtant tu as pleuré par monts et collines, tu l’as cherchée et appelée, tu es descendu dans l’Hadès. C’était quoi cela ?
ORPHÉE – Tu dis être comme les hommes ? Sache donc que les hommes ne savent que faire de la mort. L’Eurydice que j’ai pleurée était une saison de ma vie. Là-bas je cherchais bien autre chose que son amour. Je cherchais un passé qu’Eurydice ne connaît pas. Je l’ai compris parmi les morts tandis que je chantais mon chant. j’ai compris que les morts ne sont plus rien.
BACCHANTE – La douleur t’a bouleversé, Orphée. Qui ne voudrait de nouveau son passé ? Eurydice était presque ressuscitée.
ORPHÉE – Pour ensuite mourir une autre fois, Bacchante ? Pour porter dans son sang l’horreur de l’Hadès, et trembler avec moi jour et nuit. Tu ne sais pas ce qu’est le néant.
BACCHANTE – Et ainsi, toi qui par ton chant avais retrouvé le passé, tu l’as repoussé et détruit. Non, je ne veux pas y croire. (…)
Tu dis des choses méchantes… Tu as donc perdu la lumière, toi aussi ?
ORPHÉE – J’étais presque perdu, et je chantais. Et en comprenant je me suis trouvé moi-même.
BACCHANTE – Est-ce que ça vaut la peine de se trouver de cette manière ? Il y a un chemin plus simple d’ignorance et de joie On s’abandonne à son ivresse, on déchire et on est déchiré. On renaît chaque fois, et on se réveille comme toi, au jour.
ORPHÉE – Ne parle pas de jour, de réveil. Peu d’hommes savent (…) »
(traduit par M.Fusco et alii – pour le Quarto-Gallimard)

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 21 h 40 min

C’est pas bien Clopine !

Malgré tout, voilà l’extrait de circonstance de mon « Secrets des cimetières parisiens », éditions Massin, 2012 :

« Et ceux que l’on mène au poteau
Dans le petit matin glacé,
Au front la pâleur des cachots,
Au cœur le dernier chant d’Orphée,
Tu leur tends la main sans un mot
O mon frère au col dégrafé. »
Poèmes de Fresnes- ROBERT BRASILLHAC

LE CIMETIERE DE CHARONNE

Entrée principale : 4 place Saint-Blaise.
20e arrondissement. Métro : Porte de Bagnolet.
Tél. : 01 43 71 40 66

Le cimetière de Charonne est, avec celui du Calvaire à Montmartre (ouvert au public uniquement le 1er novembre), le seul cimetière parisien à jouxter encore une église paroissiale, d’où l’aspect campagnard qu’il conserve aujourd’hui.
De tout temps, Saint-Germain-de-Charonne a possédé son propre enclos funéraire. A la Révolution, il n’excédait guère 25 ares. Des accroissements ultérieurs, qui se sont achevés en 1848 avec l’annexion d’une partie de l’ancien parc du château de Charonne, ont porté sa surface à 41 ares.
A la fin du siècle dernier, Edouard Vaillant (1840-1915), alors conseiller municipal du quartier, proposa de remplacer le cimetière par un square. Il faut croire que les morts trouvèrent suffisamment de défenseurs, puisque son projet avorta. A défaut de jardin, on y trouvera néanmoins des arbres, essentiellement des érables et des frênes, et plus de 650 sépultures.
Parmi celles-ci, mentionnons, tout d’abord, celles qui datent du temps où Charonne n’était encore qu’un paisible village des environs de la capitale, telle la tombe du sieur Thiroux – son nom est aujourd’hui illisible – inhumé en 1767 (1re div.), ou celles des anciens curés de Saint-Germain-de-Charonne, toutes situées derrière l’abside de l’église (1re div.). Le long de l’avenue principale, la tombe de l’écrivain Robert Brasillhac (1909-1945), dans la mouvance de Charles Maurras et de l’Action Française, fusillé pour son rôle dans la collaboration (1re div.) Son beau-frère, l’écrivain Maurice Bardèche (1907-1998), qui signa avec lui une Histoire du cinéma (1935) et œuvra à sa réhabilitation, repose désormais à ses côtés.
Dans la 2e division se trouvent les nombreux Fédérés, transportés en 1897 dans le vieux cimetière, le long du mur qui surplombe le presbytère. Tués dans le quartier au cours des combats de mai 1871, ils avaient été inhumés en toute hâte dans un terrain voisin, de l’autre côté du chemin du Parc-de-Charonne.
Dans la quatrième division, une autre tombe de l’ancien village de Charonne, celle de François Bègue, dit Magloire (1750-1837), un personnage haut en couleur, peintre en bâtiment et rebouteux à ses heures, qui prétendait faussement avoir été le secrétaire de Robespierre ; il repose sous le petit enclos au centre duquel trône la statue d’un personnage en habit du XVIIIe siècle.
Pour la période contemporaine, signalons encore, dans la 4e division, les tombes du romancier Gérard Bauër (1888-1967), il a rejoint son père l’écrivain Henri Bauër (1851-1915), le fils naturel d’Alexandre Dumas fils, qui fut déporté en Nouvelle Calédonie pour sa participation à la Commune ; de l’acteur Pierre Blanchar (1892-1963), jeune premier romantique très remarqué dans le rôle de Raskolnikov dans le Crime et Châtiment du cinéaste Pierre Chenal (1935) ; des deux fils et de la seconde épouse d’André Malraux (Josette Malraux-Clotis est morte happée par un train, en 1944 et ses deux fils, Gauthier et Vincent, ont perdu la vie dans un accident de voiture, en 1961).

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 21 h 29 min

Ironie du sort, Grenier n’aime plus Pavese, et sous sa nécrologie, qui voit-on ressurgir en beauté ? Le retour du refoulé !

Quand mon grand-père Prosper est parti à la guerre, il était déjà mariée à ma grand-mère, Joséphine, née Paul. Et ils avaient eu les deux premiers de leurs neuf enfants. Ma mère, née en 17, fut-elle le fruit d’une permission ? Plus personne ne pourrait me le dire…

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 novembre 2017 à 21 h 24 min


…pour faire court, très bref,…

…vous âvez du talent, vous n’avez rien, à partager, avec les communautés,…d’ou, vous vous hissez,…

…alors, ces banques, à vous discréditer,…la société, a vouloir tirer profits, de vos capacité, et vos compétences,…

…vous sortez du lot, avec allégresse, en tout points de vues,…vite une casserole, et son couvercle aux soumissions,…
…avoir des leurres,…pour nos faucons caméristes des états,…
…vivre sur votre dos, et vous faire porter, le chapeau, de tout les maux, et autres populistes,…

…je dis non,…plus intelligent qu’Archimède,…rien, plus à inventer,…guerroyez entre vous,…tuez-vous, massacrez-vous,…

…soyez, votre propre monarque, de toutes les comédies humaines,…
…l’égoïsme vaincra, continuons le combat,…à l’image des Dieux,…Ah,!Ah,!…
…etc,…

Clopine de passage ! dit: 11 novembre 2017 à 21 h 22 min

Pour Jacques Barozzi, à qui j’ai pensé cet après-midi, dans le quartier de Charonne : visitant le cimetière autour de l’église, nous avons remarqué une tombe fleurie, et qui avait même le privilège d’avoir encore reçu, très certainement le 1er novembre, une moderne rose, si rouge sous son papier transparent. Un hommage !

Nous avons été stupéfaits ! Il s’agissait de la tombe de Robert Brasillach, fusillé en 45 et avoisinant celles des membres de la famille Bardèche…

J’ai pensé très fort à mon arrière-grand’père, mort à quelques pas de là au mur des fédérés, pendant la Commune, et je me suis demandé qui pouvait encore honorer une telle tombe, et d’une rose rouge encore…

Alors j’ai fait quelque chose de répréhensible au niveau de la morale (car, après tout, il s’agissait peut-être d’un hommage disons « familial » ?) mais qui nous a passablement soulagés, Clopin et moi. J’ai pris la rose et l’ai transportée à quelques pas de là, au monument du père Lachaise si émouvant (entre quelques autres si effrayants !) : de minces silhouettes blanches et petites, en métal tordu, qui figurent tous les enfants juifs déportés et assassinés…

Et j’ai pensé à vous, guide inégalable du pavé parisien. Avez-vous localisé (aussi) les tombes d’aussi tristes mémoires, et sont-elles encore honorées (! soupir !) de nos jours ?

christiane dit: 11 novembre 2017 à 20 h 58 min

page 185/187/189
« Lire les Dialogues avec Leuco est une expérience étrange. Nous ne savons plus où nous sommes. Le lecteur ne dialogue pas avec Leuco. Il dialogue avec Pavese. Il entre progressivement dans le laboratoire de l’œuvre que le réalisme des poèmes ou des romans dissimulait. (…)
E tutto qui. Tout est là. Derniers mots du véritable dernier dialogue, « Les Hommes », qui affirme que Zeus approche les femmes ni en dieu ni en bête mais en homme pour connaître leur saveur, le fruit le plus riche de la vie mortelle…
Tout Pavese est dans la brièveté de ces derniers mots, è tutto qui, et j’éprouve en lisant l’ensemble des Dialogues le sentiment d’un inachèvement. Le pays de Pavese se referme sur ces confins. Ce qui reste une énigme. Les livres ne se suffisent jamais à eux-mêmes. Nous attendons d’eux qu’ils nous réveillent, nous tourmentent, nous mettent devant notre douleur et notre mystère, même s’ils n’épuisent ni douleur ni mystère.(…)
Eurydice est morte une première fois et Pavese refuse de la sauver une seconde fois car il sait qu’elle est mortelle, qu’elle mourra, de nouveau, que celle qu’il pourrait retrouver ne sera jamais celle qu’il a perdue. La sauver de cette mort, ce ne sera pas l’aimer d’un amour humain. Ce qui a été sera. En se retournant, il ne fait pas d’Eurydice un mythe, mais une femme. Inconsolable, il doit le demeurer, accepter de faire d’Eurydice un souvenir, comme l’homme dans le poème « Mythe » sourit devant la terre. Réveil d’une nuit d’été. »
C’est tout…
(J-P.Ferrini)ibid. 20h14

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 20 h 53 min

« Il s’appelait Fortuné… »

Mon grand-père maternel, qui est revenu vivant de 14-18 avec quelques médailles, que nous pouvions admirer sous verre dans un cadre du salon, à Lucéram (06), mais qui ne nous en a jamais parlé, s’appelait, Prosper, lui, Prosper Dalmas…

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 20 h 25 min

@et bouche un peu facilement les trous dans la biographie.

Oui, faut quand même suivre les suppositions hardies de Fernandez dont il tire des conclusions politico-sociologiques de la plus haute acrobatie.

Paul Edel dit: 11 novembre 2017 à 20 h 14 min

Le plus beau texte écrit sur Pavese par un français est de jean- pierre Ferrini, « le pays de Pavese » dans la collection « l un et l’autre » de JB Pontalis. Ferrini retourne sur les lieux frequentés par Pavese dans le Piemont mais surtout il lit Pavese et manifeste une connaissance si intime des textes, des lettres, des rencontres de Pavese que c’est un miracle d’intelligence et de sensibilité dans la compréhension intime des thématiques de Pavese. Bien sûr, la tres digne académie française compte deux pavesiens..et Rinaldi et Fernandez ont écrit de belles choses sur pavese .mais Fernandez » fernandezise » trop Pavese à mon gout, en bon romancier .. et bouche un peu facilement les trous dans la biographie.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 20 h 09 min

Au 4 novembre, le résultat du match- amical- de foot Autriche-Hongrie s’est soldé sur le score 1 à 2.
C’était en 1917,tout le monde aura corrigé.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 20 h 03 min

Que m’importe Clemenceau et la mort de millions d’hommes pour des causes stupides ! On pourrait peut être augmenter le nombre de retraités, non ?

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 19 h 56 min

@A tirer des larmes aux plus pacifistes d’entre nous.

J’ai trouvé celle-ci, très « anodine », comme il est indiqué, qui tranche avec l’horreur de la guerre qu’il aura retranscrite par la suite ( voir  » la faiblesse du guerrier », in « recherche de la pureté »):

« Aux armées le 30 mars 1917

Mes deux vieux chéris

J’ai reçu de vos nouvelles hier soir sur le cours de La Dépêche. Je suis heureux que votre rhume ait presque disparu. ici le temps est épouvantable. Cela ne m’empêche pas de me porter merveilleusement. Nous avons un peu plus à bouffer et nous desserrons un peu la ceinture. J’espère aller vous voir courant avril.
(…)
Grosses caresses de votre fiston qui vous aime par-dessus tout. »

Elle est signée : Jean.

Jean Giono
Radiotélégraphiste
140ème régiment d’infanterie.

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 19 h 34 min

« A question idiote, une vient à l’esprit: qui n’a pas à déplorer la disparition d’au moins un membre de sa famille dans cette guerre ? »

lmétier dmourir jicé..hévidemment havec la pénicilline et l’goncourt de quoi sfaire cmir qui dit lassouline

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 19 h 29 min

Dans ces « lettres de Poilus », déjà évoquées ici, je crois, il y a longtemps, c’est truffé de fautes. Mais des fautes émouvantes.
De ceux qui auraient zéro à la dictée de Pivot.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 19 h 23 min

« A question idiote, une vient à l’esprit: qui n’a pas à déplorer la disparition d’au moins un membre de sa famille dans cette guerre ? »

Dans le compteur des questions idiotes, on trouve deux corps.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 19 h 15 min

Bonne référence Fernandez, pour Pavese.

Surtout pour ce qu’il nous apprend sur la  » trahison » de Constance Dowling.
On croirait qu’il était dans la chambre d’hôtel, à côté. « il est permis de (le) supposer ».

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 19 h 08 min

Etes vous fier d’exister ?…

A question idiote, une vient à l’esprit: qui n’a pas à déplorer la disparition d’au moins un membre de sa famille dans cette guerre ?
La question n’est pas la même pour la seconde GM.

Au 4 novembre 2017, le résultat du match- amical- de foot Autriche-Hongrie s’est soldé sur le score 1 à 2.

Jean Langoncet dit: 11 novembre 2017 à 19 h 03 min

@JC….. dit: 11 novembre 2017 à 18 h 41 min
Nous n’avons rien à attendre des morts de ces guerres comme exemple, car ils suivaient le troupeau aux idées simples.

Sinon qu’on peut être fier d’exister. Mon grand père en est mort.

Etes vous fier d’exister ?…

Jacques Vaché, Clovis Trouille, Guillaume Apollinaire … Peut-on trouver dans des survivants, des pères spirituels ?

Passou dit: 11 novembre 2017 à 18 h 58 min

Christiane, Au cours de nos conversations, Roger Grenier m’avait parlé de Pavese en ces termes, mais j’ignore s’il a écrit quelque chose à ce propos. En revanche, je crois me souvenir que son grand ami JB Pontalis y avait consacré une longue étude dans une revue (?). J’ai également en mémoire des analyses lumineuses d’Angelo Rinaldi sur « Le métier de vivre » dans des critiques de L’Express. En France, l’un des meilleurs spécialistes de Pavese est le romancier Dominique Fernandez : agrégé d’italien, il lui a consacré sa thèse de doctorat « L’échec de Pavese »

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 18 h 41 min

Nous n’avons rien à attendre des morts de ces guerres comme exemple, car ils suivaient le troupeau aux idées simples.

Sinon qu’on peut être fier d’exister. Mon grand père en est mort.

Etes vous fier d’exister ?…

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 17 h 54 min

Il s’appelait Fortuné…

Et il a été enterré à proximité de ce qui était alors un hôpital de campagne, dans les bois…

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 17 h 48 min

Avant que les terroristes barbus tuent autant de Français en France que les terroristes français de la TERREUR (1792-1794, 100.000 exécutés), acte créateur soi-disant républicain, démocratique et populaire …. !

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 17 h 45 min

Au moins il nous aura été épargné pour ces commémorations, le triste spectacle  » j’irai courir sur vos tombes » donné l’an passé par le « prédecesseur ».

Cette histoire du soldat Fournier, une formidable enquête ?
Disons plutôt un très honnête travail de médecin légiste, à la morgue… sur terrain « miné »
Même pas un sujet pour le Goncourt 2013

Sinon, vous vous souvenez du nom du premier soldat tué, juste après la déclaration de guerre, en 1914 ?
Il s’appelait Fortuné…

Sergio dit: 11 novembre 2017 à 17 h 41 min

Pi au moins les terroristes ils écrivent en français comme tout le monde c’est que les lettrés qui savent l’arabe écrit…

Sergio dit: 11 novembre 2017 à 17 h 39 min

Pui normalement pas besoin d’y aller, donner son sang, c’est l’ennemi qui fait le déplacement i radine tout seul gratos y a qu’à voir…

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 17 h 22 min

« L’autre ne comprend rien » s’écria le Déserteur, étonné d’être mort, en s’écroulant dans la fosse commune du charnier, là où les terroristes avaient posé un petit écriteau sur lequel il était écrit en minuscule :
« Bienvenue aux idiots utiles humanistes ! »

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 16 h 55 min

A JC, qui ne comprend rien :

S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur l’internaute

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 16 h 36 min

L’ennemi pousse Delaporte des Chiottes et s’installe chez lui, commodément. La loi et l’ordre du passé ont disparu.

Menacé, il sert à manger aux hordes envahissantes qui exigent de lui, après avoir abusé de ses proches, qu’il chante une chanson occidentale qu’il aime.

Pris de court, l’armée ayant été défaite, la gendarmerie explosée, la police collaborant avec les hordes incultes, les magistrats en fuite à scooter, il entonne courageusement celle qu’il adore : « LE DESERTEUR ».

Les envahisseurs barbus le félicitent pour son jugement sûr, sa voix chaleureuse, son goût du Beau, rigolent un coup, l’enculent un brin et piquent tout son Haut Médoc avant de quitter les lieux de l’humaniste chantant…

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 16 h 17 min

l’président y pourrait terminer par ‘et un gros con fait bien drester inconnu’..faut ête de son temps dlalourde..vian c’est les 50’s

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 16 h 12 min

Quand un 11 novembre, au moment où le président de la République se recueille devant la tombe du soldat inconnu, on fera entendre et résonner cette chanson de Boris Vian, « le Déserteur », alors l’humanité aura fait un pas.

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 16 h 07 min

Adressé au président Macron, ce passage toujours actuel de cette chanson magnifique et grandiose :

« S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président »

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 16 h 02 min

et qui se donnent un air puissamment martial par devant, mais qui par derrière se planquent

sapré dsapré de dlalourde..à la tranchée c’est l’vente à la muraille..c’est ça lcourage mon couillon

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 16 h 01 min

c’est pas ahrimane c’est wotan bordel..hen tout cas faut pas habuser des bonnes choses dlalourde..tu peux remplacer 3 bouteilles par un ou deux pti pêt comme nico..c’est cachère dlalourde

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 59 min

Il y en a qui font comme Montherlant, et qui se donnent un air puissamment martial par devant, mais qui par derrière se planquent. Ils veulent rester en vie, et ne pas se faire avoir par ce piège à cons. Ils ont bien raison. Si au lieu de courir vers l’ennemi, chaque soldat courait vers le repli, il n’y aurait plus de guerres. Dieu aurait dû inscrire ça dans la nature humaine. Mais c’est une chose qui s’apprend…

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 15 h 58 min

Comme ça, le boug ?

..jusqu’aux pointes des feuilles de canabisse..hon hentend d’ici le bruit et l’odeur

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 15 h 55 min

J’ai oublié de faire mes courses hier en prévision, je n’ai plus rien à manger pour le week-end

tu voulais faire maig dlalourde..mais chte délive dlalourde : houblie pas qula ration du poilu c’était 6 lites par jour..6 lites!..dla piquette hévidemment..mais livraison estraprioritaire sur lambulance..un bon français doit havoir 12 bouteille d’avance nom de dieu..ha moins qutu sois un mauvais français dlalourde

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 53 min

Les petits jeunes qui se font soldats aujourd’hui peuvent craindre le casse-pipe comme hier ; ça devrait les faire réfléchir avant d’y aller… Eh bien, non ! on trouve toujours des candidats au suicide et à la chair à canon !

christiane dit: 11 novembre 2017 à 15 h 47 min

Passou, vous écrivez : « En revanche, il s’était surpris à se déprendre d’anciennes lectures car son regard critique avait évolué. Les livres de Cesare Pavese par exemple. « Quand on aime, on invente et on embellit ; quand on aime moins, la réalité surgit » expliquait-t-il, comme pour justifier sa déception, dont il semblait exclure, tout de même, l’inoubliable Métier de vivre. »
Comment un lecteur aussi fin que Roger Grenier a-t -il pu être déçu par les romans et nouvelles de Pavese ? S’en explique-t-il quelque part ?

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 45 min

14-18 n’a pas assez servi de leçon. Les hommes ont remis ça jusqu’aujourd’hui :

« Emmanuel Macron a honoré les cinq soldats français tués lors d’opérations pour la France en 2017 »

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 40 min

On ne sait d’ailleurs toujours pas pourquoi précisément cette guerre absurde a été déclenchée en 14, ni par qui. L’horrible mystère plane toujours.

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 36 min

Par une heureuse coïncidence, le 11 novembre 2018 tombera un dimanche. Tout le monde sera disponible pour commémorer cette épouvantable boucherie qui a ruiné l’Europe. Nous en subissons, aujourd’hui même, toujours les affreuses conséquences.

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 32 min

Pour le centenaire, la France mettra les petits plats dans les grands :

« A peine les commémorations terminées, l’Élysée réfléchit déjà aux commémorations du 11-Novembre 2018, qui sera l’occasion d’une grande cérémonie où seront invités les 80 pays belligérants, allant de l’Australie, au Canada et aux pays africains, avec pour fil rouge la figure de Georges Clemenceau. »

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 26 min

Finalement, aujourd’hui est un jour férié très suivi. De nombreux commerçants sont fermés. J’ai oublié de faire mes courses hier en prévision, je n’ai plus rien à manger pour le week-end.

Delaporte dit: 11 novembre 2017 à 15 h 21 min

Une bonne idée de Bernard Pivot :

« En 2018, pour le centenaire du 11 novembre, ce serait bien de lire, dans un lieu symbolique, les noms des 1 397 800 soldats français tués. »

christiane dit: 11 novembre 2017 à 15 h 02 min

Enfance et mémoire… Pavese l’évoque dans ce petit recueil « Vacance d’août » (traduit par Laroche et de Van) d’une façon subtile. Deux pages qui portent un nom : « La vigne ».
« Sous les pieds de la vigne, c’est de la terre rouge défrichée, les feuilles cachent des trésors, et derrière les feuilles, il y a le ciel. C’est un ciel toujours tendre et mûr(…) Tout cela est familier et lointain – enfantin, en un mot, mais cela secoue à chaque fois, comme si c’était tout un monde. (…)
Sur la vigne non plus le temps ne passe pas ; la saison, c’est septembre et elle revient toujours, elle semble éternelle. Seul un enfant la connaît vraiment ; les années ont passé, mais devant la vigne, en la contemplant, l’homme adulte retrouve l’enfant. L’idée de ce qui doit – de ce qui a dû – arriver, la garde inchangée et ressuscite l’enfance dans la mémoire. Mais rien n’est vraiment arrivé et l’enfant ne savait pas qu’il attendait ce qui échappe maintenant au souvenir. Et ce qui n’est pas arrivé au début ne peut plus jamais arriver.
A moins peut-être que ce soit précisément cette immobilité qui a enchanté la vigne. Un sentier la traverse de bas en haut, coupant les rangs et ouvrant une porte sur le ciel proche. L’enfant montait par ces sentiers, il y montait et ne pensait pas à se rappeler ; il ne savait pas que cet instant durerait comme un germe et qu’une angoisse de le saisir, de le connaître à fond le déchirerait à l’avenir plus tard que de raison. peut-être cet instant était-il fait de rien mais c’est justement en cela que résidait son avenir. Un rien simple et profond, qu’on ne se rappellerait pas parce qu’il n’en valais pas la peine, étendu au fil des jours puis perdu, affleure à nouveau devant le sentier, devant la vigne, et on découvre qu’il est enfantin, au-delà des choses et du temps, comme il l’était quand le temps n’existait pas pour l’enfant. Et alors quelque chose est réellement arrivé. C’est arrivé il y a un instant, c’est l »instant lui-même ; l’homme et l’enfant se rencontrent, ils savent et se disent que le temps s’est évanoui. (…)
Devant le sentier qui monte vers l’horizon, l’homme ne redevient pas enfant : il est enfant.(…) »

Sergio dit: 11 novembre 2017 à 14 h 19 min

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 14 h 06 min
Tu te réveilles de la sieste

En sursaut ! Et c’est dangereux je me dis…

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 14 h 06 min

lassouline serre non pas sur la chassette mais sur le triptique souverre..il cite même pas et signe photo ‘lassouline’ comme baroz..jvais allé faire une main courante

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 14 h 05 min

Jazzi, ne suis absolument pas cancanière , je n’ai pas d’opinion les concernant, je verrai plus tard à tenter de recueillir le bilan des mesures adoptées. Je crois aussi que si ces hommes sont habités d’une passion, d’une vision politiques la place n’en est pas moins confortable, convoitée et enviable .

Sergio dit: 11 novembre 2017 à 14 h 02 min

« Jusqu’à G, c’est bon . Après, ils sont fatigués. »

Bon ben quand on s’appelle Virginia Woolf hon est tranquille pour un moment alors…

C’est comme en classe, tiens… Quand on s’appelle Alain Ahmed à tous les coups l’on gagne !

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 13 h 57 min

gala s’affiche pas si qu’on désactive pas son bloqueur de pub..jdevrais pas dire ça pour pas donner d’idées à lassouline

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 13 h 56 min

Elle est le cancer de la République : non élue et rémunérée pour « rien » !

t’as balancé ta porcelette..c’était bien pour en faire commerce..un commerce à la baroz..en tout bien tout honneur

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 13 h 56 min

Le budget a plutôt été sensiblement revu à la baisse, JC :

« Dans un autre registre, la Cour des comptes avait pointé, s’agissant de Carla Bruni, des dépenses qui ne relevaient pas de la simple gestion du personnel dédié. Il était question notamment de la création du site Internet de la fondation de l’ex-première dame, qui avait coûté à lui seul à l’Etat, en 2011 et 2012, pas moins de 410.000 euros.
Dans le passé, c’est Bernadette Chirac qui a explosé tous les plafonds budgétaires, selon l’ancien député socialiste René Dosière. Le coût estimé de l’ancienne première dame, qui bénéficiait de 21 collaborateurs, se montait à 80.000 euros par mois, soit… 960.000 euros par an. Autres temps, autres moeurs ? »

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 13 h 51 min

Birgit Strognegneux est le cancer de notre Bébé Mousseux. Il en crèvera, politiquement parlant.

440.000 euros annuels !…. Honte pour les travailleurs et les travailleuses.

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 13 h 39 min

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 13 h 20 min

Tu viens de descendre le toboggan de la honte démocratique, républicaine, et populaire …

Cette momie est un cancer.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 13 h 38 min

13h27 et bien il faudrait aller chercher chez Ingmar Bergman peut-être pour en illustrer la fantaisie, il y a un film drôle de ce cinéaste, comédie d’amour ? un truc du genre.

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 13 h 30 min

Tout de suite les insultes ou insinuations, bérénice. Vous ne vous sentez pas bien représentée par cette femme de soixante ans passés ? Vous regrettez la femme hystérique et la femme cachée de la précédente mandature ?

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 13 h 27 min

De quelle autorité masculine pouvait-il s’agir dans un tel gynécée, bérénice ! D’ailleurs, qu’est-il advenu du pauvre beau-fils, mari et père ? Il a été mangé tout cru ?

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 13 h 23 min

Nico, 4 filles à la maison plus une mère ouvrière, cela devrait suffire à ce que vous situiez ma mentalité. Ceci dit cette situation de départ n’a pas servi à en distiller une fierté ni une fatalité mais nous devions lutter contre l’autorité masculine qui acceptait le dialogue ou la guerre.

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 13 h 20 min

Il faut arrêter de chercher des poux dans la chevelure de Brigitte Macron. Tout travail mérite salaire. Et elle s’acquitte plutôt bien du job de première dame, avec discrétion et distinction. Représentant avec élégance le savoir faire de la haute couture française et donnant une image particulièrement positive de la femme libérée, émancipée, et toujours aimée d’un mari beaucoup plus jeune qu’elle. Par les temps d’obscurantisme religieux actuels, c’est loin d’être négligeable !

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 13 h 19 min

Le concept du feministe fluctue comme une valeur à la Bourse . Chacun s’en fait sa propre idée et bien que comme pour la Beauté il y ait des traits universels.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 13 h 15 min

le début du Bel été

tentant n’est-ce pas, je n’ai rien lu de Pavèse, je me souviens avoir pensé ces mêmes mots, le bel été, quand par un été caniculaire je me rendais aussi tristement qu’un cortège mortuaire vers sa destination à mon travail prévoyant que j’en ressortirai comme un agrume auquel on aurait ôté le jus et la pulpe .

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 13 h 09 min

13h07 modéré, je revenais sur une partie d’un propos bien plus licencieux que ce qu’il réussit à extraire d’une mémoire.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 13 h 07 min

ceux qui bandent comme des ânes

lv, vous êtes partie et je ne les ai pas conservés mais on reçoit parfois de ces fichiers et l’envoi serait à coup sûr censuré, une horreur que certaines anatomies, en revanche côté femmes que de jolies tentations, je précise que je ne suis pas homosexuelle mais que j’apprécie l’effort esthétique et créatif de ces belles audacieuses.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 12 h 57 min

Nicolas, la règle s’appliquerait à toutes sortes de sujets et situations si j’ai bien compris, je n’ai lu de ce vague remue-ménage que la réflexion de Claro sur son blog, pour tout vous dire je vois ce vague projet comme un écran de fumée qui va tout brouiller et satisfaire quelques puristes féministes dont je ne suis, je suis femme et cela me suffit à ma propre opinion . Que cette idée émerge comme une île après le séisme Weinstein n’est pas un hasard néanmoins en plus de compliquer la vie aux pédagogues, aux élèves et de plus à tous ceux qui devraient réformer leur orthographe et grammaire périmées cela ne changerait pas à mon avis le machisme qui imbibe une partie de notre société, on devrait plancher sur d’autres pistes pour modifier le vécu des genres et le respect entre ces différents genres .

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 12 h 49 min

Que trouve-t-on dans la cave de Roger Grenier ?
Un Pavese en mal d’éjaculation et un Chopin homo !
Etonnant, non ?

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 12 h 46 min

Vous auriez pu également parler des anglo-saxonnes, on est là dans un débat franco francais, un débat qui se fait par le truchement de notre culture, changer la règle en soit ne change rien pas même la difficulté de la langue, le plus grand intérêt se trouve dans le débat qu’elle soulève, c’est un tout. Pivot veut sauver la figure de l’Ecrivain qui réunissant les deux sexes n’aurait pas de valeur plus haute, la plus grande des grandeurs. Le Un. C’est bien une vue de l’esprit parce que si changer la règle ne change rien alors dissocier l’écrivain de l’écrivaine ne va rien changer non plus. Le changement s’opère dans la volonté que l’on a d’appliquer telle ou telle règle. Or en appliquant la règle inclusive il n’y a pas de volonté de déprécier l’Ecrivain mais d’y inclure l’Ecrivaine. En soit on pourrait dire que si changer la règle ne change rien il n’y a aucune raison de la changer comme il n’y a aucune raison de ne pas la changer. Alors pourquoi tant de réticence au changement?

JAZZI dit: 11 novembre 2017 à 12 h 38 min

J’avais déjà mis cet extrait du « Le bel été »…

En voici un autre, tiré de mon « Goût de la campagne » :

CESARE PAVESE

Métaphysiques collines turinoises

Natif de Santo Stefano Belbo, un village des collines piémontaises, situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Turin, Cesare Pavese (1908-1950) déclame, dès les premiers vers de Travailler fatigue : «Car rien que le travail ne suffit ni à moi ni aux miens ;/ nous savons nous tuer à la tâche, mais le rêve de mes pères,/ le plus beau, fut toujours de vivre sans rien faire./ Nous sommes nés pour errer au hasard des collines,/ sans femmes, et garder nos mains derrières le dos. » Pour le poète italien de « l’incommunicabilité » entre les êtres, devenu le chantre mélancolique du Turin industriel de la fin de la première moitié du XXe siècle, qui s’est suicidé d’ennui et de lassitude à quarante-deux ans, la colline, lieu et personnage tout à la fois de plusieurs de ses romans (Par chez toi, La Maison dans les collines, Le Diable sur les collines…), est le cadre par excellence où s’incarne le mythe. Selon le critique Bakhtine, la colline représente dans l’œuvre de Pavese un « chronotope », un concentré d’espace-temps, qui répète un passé qui plonge plus loin que nous. Grimpons, avec le poète, au sommet d’une de ces collines, forcément métaphysiques, où : « on distingue, / au loin, quand la nuit est sereine, le reflet/ du phare de Turin » !

« Paysage

Ici sur la hauteur, la colline n’est plus cultivée.
Il y a les fougères, les roches dénudées et la stérilité.
Le travail ne sert plus à rien ici. Le sommet est brûlé de soleil
Et la seule fraicheur, c’est l’haleine. Le plus dur
C’est de monter là-haut : l’ermite est venu une fois
Et il y est resté depuis pour reprendre des forces.
L’ermite est vêtu de la peau d’une chèvre
Et il a une odeur faisandée de bête et de tabac
qui a imprégné la terre, les buissons et la grotte.
Quand il fume la pipe au soleil à l’écart,
Je ne peux plus le voir si je le perds des yeux, car il a la couleur
des fougères brûlées. Des visiteurs y montent
qui s’affalent sur une pierre, haletants et en nage
et le trouvent étendu, l’œil fixe dans le ciel,
respirant profondément. Son unique travail :
sur son visage hâlé, il a laissé sa barbe s’épaissir,
quelques touffes roussâtres. Il laisse ses excréments
dans un coin dénudé pour qu’ils sèchent au soleil.

Coteaux et vallées de cette colline sont verts et profonds.
Entre les vignobles, les sentiers conduisent des filles vêtues
de violentes couleurs qui viennent, en folles bandes,
pour cajoler la chèvre et crier vers la plaine.
Quelquefois apparaissent des files de paniers pleins de fruits
mais jamais ils ne montent jusqu’en haut : recroquevillés,
les paysans les emportent chez eux, sur le dos,
et ils plongent à nouveau au milieu du feuillage.
Ils ont bien trop à faire pour aller voir l’ermite.
Les paysans, ils montent, ils descendent, et ils bêchent sans trêve.
S’ils ont soif, ils lampent un peu de vin : le goulot enfoncé
dans la bouche, ils lèvent les yeux vers le sommet brûlé.
Le matin, à la fraiche, ils reviennent déjà, harassés
par le travail de l’aube, et si un pouilleux passe,
toute l’eau que déverse les puits au milieu des récoltes
est pour lui, pour qu’il boive. Ils ricanent vers les bandes
de femmes
et se demandent quand, vêtues de peaux de chèvres, on les verra
assises
sur toutes les collines se brunir au soleil. »
(« Travailler fatigue », traduction de Gilles de Van révisée par Martin Rueff, édition Gallimard, 2008)

Version hautement approuvée par Delaporte !

closer dit: 11 novembre 2017 à 12 h 27 min

Merci Popaul de nous resservir le début du Bel été qui m’avait tant ébloui.
On voit la différence entre un écrivain et un faiseur comme le Goncourt de cette année ou d’autres années…

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 12 h 23 min

Paul edel, je vais y regarder à deux fois, la prossima volta où pour l’apéritif, il sera servi un vin de Langhe.
Et ne vais que mieux l’apprécier…

Bon appétit, je me sauve, maintenant.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 12 h 22 min

En revanche le concept du salopard fluctue comme une valeur à la Bourse . Chacun s’en fait sa propre idée et bien que comme pour la Beauté il y ait des traits universels.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 12 h 20 min

Je suis toujours surprise que certains puissent denier à des salopards le talent d’user de la langue française, qui ne dit pas non.

je ne comprends pas votre ellipse, de quoi est-il question? Le non existe dans toutes les langues, un linguiste?

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 12 h 15 min

Phil, arrêtez je vous prie de me donner des ordres inconvenants.

Je suis toujours surprise que certains puissent denier à des salopards le talent d’user de la langue française, qui ne dit pas non.

Et je dirais même que cela leur est nécessaire, pour crypter dans un français élaborer, toutes leurs turpitudes. Sauf à risquer un lynchage « populaire ».
Moindre mal quand il n’ont aucune responsabilité sociale, autre que leur cul.

Mais ce n’est pas le cas de tous…

Pour Polanski, Phil, on a déjà dit beaucoup. L’essentiel est qu’un jour il ait assez de couilles pour se présenter devant la justice américaine, qui l’attend.

_______________

paul edel, arrêtez de colporter des ragots. Pavese n’avait pas de problème sexuel, enfin, pas au sens où ceux qui bandent comme des ânes, l’entendent.
Mais il avait un petit souci de cicatrice…

christiane dit: 11 novembre 2017 à 12 h 08 min

@Janssen J-J dit: 11 novembre 2017 à 11 h 04 min
Ben oui, vous me l’avez demandé. J’ai cherché longtemps car ma mémoire avait zappé le nom et de l’auteur et du livre. J’ai cherché sur internet à la rubrique « roman terrifiant », c’était idiot ce que ces pages proposaient et puis, c’est revenu, de loin, de si loin.
Je dormais chez des amis, lit d’appoint dans une pièce réservée aux livres. Des livres partout, en piles, en tas, sur les murs. Ça faisait un bruit pas possible tous ces mots. Je ne pouvais pas dormir.
Ce livre de Guyotat m’a attirée. J’y ai passé la nuit. Un vrai combat dont je suis ressortie perdue, éperdue. Quelque part cet homme avait dû souffrir dans sa chair, son cœur, ses yeux pour expulser tout cela. Je pensais aux Caprices de Goya et autres œuvres d’art convulsives mais c’était au-delà. Ça sentait le vécu torturé par des pulsions incontrôlables. Une sorte de folie glaçante puant le sang et les excréments. Et ces se.xes d’hommes qui me semblaient à l’époque comme oiseaux endormis et doux, étaient là déchirés, abimés, d’homme à homme et je ne comprenais pas pour quelles raisons on pouvait ainsi entrer dans le désastre. Les guerres, oui… et leur fantasmes d’impunité et de cruauté. Parfois, souvent, ce sont les femmes qui ont subi…
Donc une détestation épidermique et malgré cela, vous avez encore raison, une flèche ayant pour cible la douleur et l’inconscient, ce qu’il faut formuler pour affronter nos démons et j’ai senti (Paul, calmez-vous…) que ce Guyotat était terriblement honnête.
Voilà, heureuse que nos expériences de lecteurs aient pu se rencontrer. Merci pour votre question qui m’a obligée à creuser profond dans ma mémoire.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 11 h 59 min

10h56, avant on nous enseignait cette règle avec le verbe  » l’emporte » , Pivot a voulu éviter d’utiliser un verbe qui conforterait l’esprit de domination masculin trop souvent persistant; je la trouve pratique cette règle en grammaire et la laisser inchangée ne signifie pas que la place des femmes dans la société est restée figée aux années 60, c’est visible partout; changer cette règle pour les élèves qui sont trop souvent en difficulté va compliquer les choses. Je pense qu’il y a des problèmes plus importants à résoudre, à commencer par la place qu’occupe ou que devrait continuer d’occuper les femmes dans l’esprit, l’imaginaire et la vie – des hommes, des entreprises, des foyers, des différentes communautés qui forment notre société.

Paul Edel dit: 11 novembre 2017 à 11 h 56 min

Le paradoxe de Cesare Pavese, c’est que son suicide et son problème sexuel ont caché quelque chose qui marque toute son œuvre : l’amour de son enfance, dans les collines du Piémont, dans les Langhe, son amour des baignades dans le PÔ , ses soirées dans les petits bals de village, puis à son arrivée à Turin, son amour des camaraderies et flirts dans les cafés , entre jeunes gens et jeunes filles dans le Turin d’avant-guerre . Il raconte bien ça dans « le bel été », son élan vital, cette frénésie de sortir le soir et de passer les nuits dans des discussions, des virées en voiture, jusqu’à l’aube.. et les jeux de séduction, entre garçons et filles .il y a dans ses romans, à côté d’une analyse de soudains moments un peu nus, un torrent d’émotions fraiches, délicates, des « ragazzi di vita » ; oui une vitalité pavesienne s’exprime avec un sens des escapades en groupe sur les routes, vers des rivières, des bals, des aubes succulentes,des renconrtres entre la jeunesse urbaine et le monde paysan ; ne jamais oublier chez lui cet hymne d’une fraicheur étonnante à cette vie étudiante dans les cafés. Elle traverse ses plus belles pages et se retrouve souvent évoque dans ses lettres.. C’est sans doute dans « le Bel été » », que se résume son adhésion si ardente à cette jeunesse pour qui tout devenait occasion d’une fête. C’est dans le début du roman « le bel été »qu’il exprime le mieux ce sentiment de la vie intense et des émotions fraiches , presque un excès de joie immédiate dont rend bien compte son écriture si précise et si traversée d’émotions intimes.. sans oublier son sens aigu du dialogue. On entend ces années-là…dans les grands cafés de Turin, colorés,chamùmarrés, immenses percolateurs, pleins de verreries, avec leurs banquettes d’un rouge théâtre….
Et c’est dans ce début du roman, « le bel été » qu’il exprime, selon lui, le mieux, sa philosophie de la vie. Dans ce bref extrait en ouverture , c’est une narratrice qui se souvient :
« A cette époque-là, c’était toujours fête. Il suffisait de sortir et de traverser la rue pour devenir comme folles, et tout était si beau, spécialement la nuit, que, lorsqu’on rentrait, mortes de fatigue, on espérait encore que quelque chose allait se passer, qu’un incendie allait éclater, qu’un enfant allait naitre dans la maison, ou, même, que le jour allait soudain venir et que tout le monde sortirait dans la rue et que l’on pourrait marcher, marcher jusqu’aux champs et jusque de l’autre côté des collines. » Bien sûr disaient les gens, vous êtes en bonne santé, vous êtes jeunes, vous n’êtes pas mariées, vous n’avez pas de soucis » Et même l’une d’entre elles, Tina, qui était sortie boiteuse de l’hôpital et qui n’avait pas de quoi manger chez elle, riait, elle aussi, pour un rien et, un soir où elle clopinait derrière les autres, elle s’était arrêtée et s’était mise à pleurer parce que dormir était idiot et que c’était du temps volé à la rigolade. » (Traduction de Michel Arnaud)

Phil dit: 11 novembre 2017 à 11 h 53 min

Dans « les quartiers sécurisés » dear Bérénice 11h43, le viol est plus institué que dans le reste du pays. Atmosphère confinée à la brésilienne, celle des quartiers blancs à serviteurs coloured services sexuels compris (« Casa grande »).

Chaloux dit: 11 novembre 2017 à 11 h 48 min

JC, je suis très étonné aussi. 440000 euros de plâtre par an, ça doit faire du plâtre. Elle va finir emmurée.

bérénice dit: 11 novembre 2017 à 11 h 43 min

vaguement violés… vous risquez les ennuis par les temps qui courent mais peut-être éprouvez vous une nécessité à provoquer, sûrement vivez-vous dans un quartier sécurisé et hors d’atteinte des manifestations et sans même chercher à réveiller Delaporte qui va ressortir ses banderoles, son avion et tout le bazar.

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 11 h 38 min

vois cette grosse phiotte de bouguereau, qui croit qu’il roule des épaules mais ne fait que rouler du c…

queue..queue..sapré larbin

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 11 h 35 min

que tarzoune fonde du cul pour son phiancé phil..passe..mais au dsus de nos têtes!..comme dirait l’àcheval

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 11 h 34 min

« Qui pense que la tradition est indépassable ? »
Moi !
C’est notre caverne…

pas mal..
gaia sent rien queue des ptites bites

Lacenaire (de passage) dit: 11 novembre 2017 à 11 h 33 min

et Dame Christiane aime toujours Guyotat ? hé bé …

tiens, la vieille taupe bouguerale est partie se recoucher !

bouguereau dit: 11 novembre 2017 à 11 h 31 min

mon dieu…, ne me dites pas que l’on voit Patti Smith sur le dernier touite !

si c’est l’esthétique tranquille dlassouline..t’as quekchose a rdire?

Phil dit: 11 novembre 2017 à 11 h 29 min

Lavie, laissez l’apanage du mélange aux cafés viennois. A tout prendre, Polanski n’est pas dans de beaux draps qui n’ont rien à voir avec ceux de Spacey.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 11 h 21 min

Souvenirs de guyotat ?

https://aivi.org/vous-informer/actualites/1856-souvenirs-des-celebrites-signent-pour-la-decriminalisation-de-la-pedophilie.html

Voici un article qui date de 1977. C’est un appel à libérer trois hommes ayant eu des relations sexuelles sans violence’ avec des mineurs de 15 ans, garçons et filles. En plus, ces trois hommes se sont amusés à photographier leurs ‘jeux sexuels’. Tout cela n’est pas bien grave, selon les signataires… on y retrouve des politiciens (Jack Lang,), des médecins (Bernard Kouchner), des psychiatres et psychologues, des intellectuel-le-s (J-P Sartre, Simone De Beauvoir). Ces signataires défendaient alors un discours similaire à celui tenu aujourd’hui par des associations pro-pédophilie (NAMBLA aux USA , Paidika aux Pays Bas, … en France?) plaidant pour la décriminalisation de la pédophilie.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 11 h 17 min

Phil fait dans le pointu. Du ciné gay pour invertis, c’est pas tout le monde qui a ses références.
Et Bellegueule, il est dans le casting, du film  » je couche, donc je suis » ?

JC..... dit: 11 novembre 2017 à 11 h 15 min

Je me tue à dire autour de moi qu’il y a une grande différence entre « violer vaguement des jeunes gens inconsistants » – ce qui n’est pas si grave, compte tenu de leur ambition de limace – et violer un Préfet de la République.

Et bien, personne ne veux l’admettre !…..

Phil dit: 11 novembre 2017 à 11 h 07 min

De quand date cette dichotomie bêtement comptable actif/passif appliquée aux invertis ?
Jules César uniquement débiteur de Pompée, le ridicule ne tue plus.
Aujourd’hui l’admirable acteur de « Midnight in the garden of.. » voit son dernier film dénumérisé à cause de quelques jeunes hommes inconsistants vaguement violés alors qu’ils ambitionnent d’exercer la profession prostituante d’acteur.

Janssen J-J dit: 11 novembre 2017 à 11 h 04 min

@19.33 « Ce livre m’a hantée, longtemps, un vrai cauchemar que j’avais osé affronter. Pourtant quelque chose dans la langue d’écriture, dans la musique du texte étaient intéressantes ».

Vous êtes Ch., comme jazzman, le personnage le troublant et désarmant que je connaisse de ce blog. N’hésitant pas une seconde à vous mettre à nu sur invitation, vous répondez automatiquement à une question très intime, ici vos détestations littéraires, en montrant (à votre insu ?) votre incapacité à vraiment détester ou à haïr quiconque… Un peu comme s’il y avait toujours chez vous quelque chose de positif à sauver, pour peu qu’on soit en présence d’un auteur toujours bien vivant derrière la chose imprimée, dont l’œuvre hanterait bien des consciences totalement cloisonnées les unes les autres. Car enfin, pour Tombeau, vous n’évoquez pas une « détestation absolue ni définitive », comme je l’imaginais. Vous ne faites état, au contraire, que d’une expérience affective trop précoce, une épreuve de lecture intense et douloureuse, peut-être traumatique. Mais au fond, les seules qui comptent réellement, ne croyez vous pas ?
Allant dans votre sens, et bien que nous n’ayons sans doute pas grand chose de commun à partager du point de vue de nos itinéraires respectifs, je peux vous dire qu’étant jeune, j’ai fait la même expérience avec Tombeau. Je n’ai pas compris ce que je lisais, mais des traces en sont restées durables et définitives, le choc fut tel que que j’ai persisté avec triple Eden… et puis, beaucoup plus tard, j’ai compris que Guyotat était un immense. Il avait commencé par des petits romans classiques, puis poursuivi par la recherche formelle d’un langage poétique qui lui fût propre, totalement inclassable et quasi inaccessible… ce qui ne l’empêcha pas de se raconter et confier avec simplicité à des journalistes bienveillants, et su faire état de l’expérience d’une longue dépression traumatique (Coma). enfin su rebondir avec un très décevant « Joyeux animaux de la misère »…, mais qu’importe…
Pour moi, Guyotat, un écrivain difficile, mais un de nos écrivains majeurs.
Ainsi, je vous suis gré d’avoir évoqué pareil souvenir avec autant de franchise, de clarté et de simplicité.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 10 h 58 min

Pivot fait le buzz, avec sa vieille dictée ?
Et pis alors ?
Fait comme Birgitt, instit’ pour crétins.

Nicolas dit: 11 novembre 2017 à 10 h 56 min

Il est de tradition dans la langue française que le masculin englobe le féminin.
Pivot
« englobe » est ce bien sérieux pour un lettré de son niveau? Quand Pivot pratique la novlangue n’est ce pas une forme de déperdition liée à l’aveuglement de l’indépassable « tradition »? Qui pense que la tradition est indépassable?

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 10 h 55 min

« Le président de la République n’a pas embauché Brigitte Macron, il l’a épousée »

Et il la rétribue pour cela, et plutôt bien. De quoi compenser certaines « frustrations » peut-être…

Chaloux dit: 11 novembre 2017 à 10 h 48 min

Tu as raison, Jacquot, vois cette grosse phiotte de bouguereau, qui croit qu’il roule des épaules mais ne fait que rouler du c…

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2017 à 10 h 44 min

Je voulais ajouter quelque chose à propos de Tina- Pazzardo- Rieser.
Outre qu’elle fut une brillante mathématicienne, elle a eu le privilège de connaître, et Pavese, et de recevoir Primo Levi.
Je recommande à « Passou » de repenser deux fois la rédaction de son portrait de Pavese, pour une prochaine édition…

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